House Proceedings — 26 September 2019 (42nd Legislature, 1st Session)
2019-09-26
Quebec — Debates (Hansard)
(Neuf heures quarante minutes)
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Bonjour. Vous pouvez vous asseoir.
Alors nous
allons débuter les travaux aux affaires courantes avec la rubrique de déclarations de députés, et nous allons entendre Mme la députée d'Huntingdon.
IsaBelle : Bonjour, Mme la Présidente. Je désire exprimer toute ma reconnaissance à M. Serge Bouchard,
qui a reçu le
titre de gestionnaire
d'exception en travaux publics au Québec pour l'année 2019. M. Bouchard travaille au service de la municipalité de Napierville
depuis 41 ans. Je souligne d'ailleurs la présence avec nous de la mairesse,
Mme Pelletier, et de ses conseillers.
M. Bouchard est un gestionnaire de coeur,
passionné et disponible 24/7 pour assurer une bonne gérance de sa municipalité.
Il détient des connaissances hors du commun sur celle-ci et son réseau. Qui
plus est, il est toujours à l'écoute de tous les gens qui gravitent autour de
lui. M. Bouchard travaille avec dévouement et acharnement afin de répondre aux besoins des citoyennes
et citoyens de sa municipalité. Gestionnaire minutieux, patient et très
respectueux, il inspire la confiance et représente une grande fierté
pour tous les citoyens et citoyennes de sa municipalité.
Félicitations à M. Bouchard!
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Maintenant, nous poursuivons avec Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Maccarone : Merci, Mme la Présidente. Je suis très heureuse, aujourd'hui, de souligner le 25e anniversaire de La Rue des femmes, qui se situe dans mon comté
de Westmount—Saint-Louis. Cet organisme à but non
lucratif accueille et soigne des femmes en état d'itinérance ou à risque
d'y sombrer. Fondé en 1994 par Léonie Couture, ce centre a pour vocation d'assurer aux femmes en état d'itinérance
ou à risque de le devenir des soins curatifs, mais également préventifs en santé relationnelle, tant au niveau de la santé
physique que mentale. Le centre effectue de la recherche et de la formation dans le domaine de la santé
relationnelle auprès des différents intervenants en situation d'itinérance.
Enfin, La Rue des femmes travaille à accueillir
des femmes qui ont perdu leur capacité à être en lien avec elles-mêmes et avec les autres. Je tiens à souligner leur implication, à les
féliciter pour leurs 25 ans passés à accueillir et offrir des soins de
proximité à toutes ces femmes. Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Merci, Mme la députée. Maintenant, nous poursuivons avec M. le député de Dubuc.
Tremblay : Merci, Mme la Présidente. Il y aura eu L'homme qui plantait des arbres
de Frédéric Back; l'histoire faunique
devra, cette fois, ouvrir son portail à M. Daniel Gagnon, l'homme qui sauve des
animaux. On parle du Zoo de Falardeau,
alors que lui parle d'un refuge d'amour. J'aurai eu le privilège, cet été, une
fois encore, de visiter cet attrait touristique incontournable au Saguenay—Lac-Saint-Jean,
plus précisément situé dans la dynamique municipalité de Falardeau.
Ingénieur de formation, enseignant, homme
passionné, généreux et qui véhicule des valeurs qui viennent rejoindre nos
familles de partout... Sans aide gouvernementale, sa contribution à l'économie
locale est extraordinaire. C'est 100 000 visiteurs, avec l'ambition de doubler à
court terme et sur les bases de projets équilibrés. Notre histoire se devait
d'en témoigner. Merci, Daniel. Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. Je suis prête à
reconnaître maintenant Mme la députée de Saint-Laurent.
Rizqy : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Je désire souligner la
Journée nationale du personnel de soutien scolaire, qui se déroule
aujourd'hui, le 26 septembre, partout au Québec. Chaque jour, des milliers de
gens dévoués franchissent les portes de nos écoles et contribuent, à leur
façon, à la réussite éducative de nos jeunes, du primaire au secondaire. Je parle de tout le personnel
administratif, technique et paratechnique, notamment les techniciennes en
éducation spécialisée, les
éducateurs, éducatrices en service de garde, des secrétaires d'école, qui font
partie des 81 corps d'emploi qui oeuvrent auprès des jeunes souvent dans
l'ombre, trop souvent dans l'ombre.
À vous tous,
merci de prendre soin de nos jeunes. Merci de contribuer, à votre façon, tous
les jours, à leur réussite éducative. Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Merci, Mme la députée. M. le député de Papineau.
M. Lacombe : Merci beaucoup, Mme
la Présidente. C'est avec fierté que je tiens à reconnaître, ce matin, le 50e anniversaire de fondation d'un club d'âge
d'or de ma circonscription, la belle circonscription de Papineau,
Le Club de l'âge d'or de Templeton .
Près d'un demi-siècle... en fait, plus d'un demi-siècle d'activité
et de présence pour les aînés de chez
nous, ça se fête, et c'est un honneur pour moi, ce matin, de le reconnaître
ici, au salon bleu de l'Assemblée
nationale.
Le Club d'âge d'or de Templeton a toujours
porté, à travers les années, des projets qui sont en phase avec les besoins et
les réalités des aînés. On pense, bien sûr, à toutes les activités de loisirs,
de divertissement et de voyage organisées
pour ses membres afin de s'assurer que ceux-ci s'épanouissent au quotidien. Je
suis donc très fier de pouvoir compter sur une organisation solide comme
la vôtre dans notre circonscription.
En terminant,
aux membres du Club d'âge d'or de
Templeton, évidemment je vous souhaite un bon 50e anniversaire et plusieurs autres belles années
devant vous. Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Merci, M. le député. Nous poursuivons maintenant avec M. le député de
René-Lévesque.
M. Ouellet : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Je désire
souligner, aujourd'hui, l'engagement exceptionnel d'un citoyen de ma
circonscription. Jean-Pierre De Champlain est un homme engagé dans sa
communauté, où il s'est impliqué dans
différentes causes sociales au fil des années. Cette implication a été reconnue
par ses pairs alors qu'il s'est vu
décerner le prix d'excellence Jean-Louis-Lévesque de la Financière Banque
Nationale. Cet honneur vise à reconnaître le conseiller en placement qui, par son ardeur au travail, son intégrité
et son implication sociale, en fait un modèle pour sa communauté. Par ailleurs, la succursale de
M. De Champlain dirige... a aussi reçu différentes reconnaissances
d'excellence au fil des années pour son
engagement social, son rayonnement et le rendement exceptionnel de celle-ci.
Au nom des
citoyens de la circonscription de René-Lévesque, je tiens à remercier
M. Jean-Pierre De Champlain pour toutes ces années d'engagement envers sa communauté et sa grande
contribution à la vitalité sociale et économique de notre milieu. C'est un homme de coeur, c'est un homme vrai, qui
défend, avec vigueur et humanité, sa Côte-Nord. Chapeau, Jean-Pierre!
Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Merci, M. le député. Maintenant, nous poursuivons avec Mme la députée de
Chicoutimi.
Mme Laforest : Merci, Mme la
Présidente. Alors, aujourd'hui, je tenais à souligner l'impact et l'implication
remarquable de Jean Delisle, un
véritable pilier du tennis dans ma région, le Saguenay—Lac-Saint-Jean. M. Delisle vient d'être honoré par
Tennis Canada le 7 août dernier sur le court central de la
coupe Rogers.
de 78 ans, le président de l'organisation du challenge Banque Nationale
de Saguenay a vu défiler, au cours
des quatre dernières décennies, les talents
de la nouvelle génération du tennis. Au fil du temps, il a contribué à la
promotion et au développement de ce sport, qui gagne en popularité
chaque année.
Chez les
Delisle, le tennis est une affaire de famille. Son épouse Denise, et leur
fille, bien connue, Caroline qui a fait
sa marque au tennis féminin aux
niveaux national
et international, se sont toujours impliquées dans l'organisation et la
mise en place des différentes compétitions.
Je terminerai en remerciant M. Delisle, qui est ici
présent, pour avoir contribué à faire rayonner le Saguenay—Lac-Saint-Jean
à travers sa passion pour ce sport magnifique qu'est le tennis. Merci, Mme la
Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Maintenant, nous
poursuivons avec Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.
Massé : Merci, Mme la Présidente. Mme la Présidente, à 17 ans, je ne
voyais pas plus loin que le bout de mon
nez. Avoir 17 ans en 2019, c'est chercher l'horizon, mais tomber sur un mur. Une
fille de cet âge-là m'a dit dernièrement : Manon, moi, quand j'aurai ton âge puis que je serai députée, là,
j'espère qu'on va parler d'autre chose que du climat. Pas parce qu'elle ne trouve pas ça important, au contraire,
mais elle s'est rendu compte que le climat risque probablement d'être le
seul sujet à l'ordre du jour.
Moi, je ne
serai plus ici. La majorité d'entre vous non plus ne serez plus ici. Je vous
casse les oreilles avec le climat pour
dégager l'horizon de la génération qui s'en vient. Regardez ce dont ils sont
capables puis imaginez ce qu'ils vont faire
demain si on leur laisse une chance. Si nos enfants jouent aux adultes, c'est
parce que nous, les adultes, on se comporte en enfants. Et ma place,
demain, va être à leurs côtés, dans la rue, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Merci, Mme la députée. M. le député de Granby, nous vous écoutons.
Bonnardel :
Merci, Mme la Présidente. Donc, aujourd'hui, j'ai le grand plaisir de souligner
le 50e anniversaire du Club Optimiste
de Granby. Fondé le 27 mai 1969 par son premier président, le regretté
Paul Nadeau, le club Optimiste a
comme mission, notamment, d'aider et soutenir notre jeunesse, mais il
s'implique également de manière active dans notre communauté.
À travers les
années, de nombreuses activités, dont l'inscription était gratuite pour les
jeunes, ont eu lieu, que ce soit le concours d'art oratoire, le cercle de
lecture Réjean Veillette, la dictée pour les élèves du primaire, les courses de
boîtes à savon ainsi que le fameux dîner de Noël, qui permet à centaines
d'enfants de familles moins bien nanties de vivre
un avant-midi de rêve. De plus, au-delà de ses 95 membres qui viennent en aide
bénévolement à plusieurs centaines de
jeunes à travers une vingtaine d'activités gratuites par année, le club est
également une occasion de tisser des liens entre les membres lors du
déjeuner du dimanche.
Je profite
donc de ce moment pour souligner le travail de Marie-Andrée Hubert, la
présidente, et qui s'apprête à céder les rênes de l'organisation, après un
deuxième mandat complété, ainsi que de l'ensemble des administrateurs,
donateurs et bénévoles qui ont permis de faire passer un bon moment à des
milliers de jeunes à travers les années.
Merci pour votre implication, et bon 50e
anniversaire!
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. Maintenant, nous
poursuivons avec Mme la députée de Laporte.
Mme Ménard :
Merci, Mme la Présidente. Je tiens à féliciter un organisme de Jean-Talon, qui
célèbre, cette année, son 75e anniversaire, Le Cercle de fermières
Notre-Dame-de-Foy.
C'est pendant la guerre, le 15 février 1944,
dans une salle paroissiale, que s'est tenue la première rencontre regroupant 45 femmes issues de tous les milieux.
Au fil des ans, des membres du cercle ont travaillé ensemble à être des personnes avant-gardistes et innovatrices. En plus
du tissage, du tricot et de la broderie, des recettes culinaires bien connues
des Québécoises furent non
seulement recueillies et préservées,
mais aussi diffusées. Le cercle s'est démarqué par son implication sociale
auprès d'organismes et hôpitaux de la région.
Je rends
hommage aux membres du Cercle de fermières Notre-Dame-de-Foy pour leur héritage
aux générations futures. Joyeux anniversaire! Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée.
Ceci met fin à la
déclaration de députés, et je suspends les travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à
9 h 52)
Le Président :
Mmes et MM. les députés, nous allons nous recueillir quelques instants en ayant
une pensée particulière pour l'ancien
président de la République française, M. Jacques Chirac, qui s'est éteint ce
matin. Cet homme d'État a marqué le
paysage politique français depuis le début des années 1960. Il
a été président pendant 12 ans, premier
ministre à deux reprises, premier maire de la ville de Paris et titulaire de
nombreux ministères.
Promoteur
de la Francophonie et des valeurs qu'elle sous-tend, il a participé au deuxième
Sommet de la Francophonie, tenu à Québec en 1987. C'est dans ce contexte
qu'il a été reçu officier de l'Ordre national du Québec.
Recueillons-nous donc
quelques instants.
Je vous remercie.
Veuillez vous asseoir.
Mmes,
MM. les députés, j'ai le plaisir de souligner la présence, dans les tribunes,
du consul général de Belgique à Montréal, M. Hendrik Van de Velde,
à l'occasion de sa visite de prise de poste. Monsieur, bienvenue.
J'ai
également le plaisir de souligner la présence, dans les
tribunes, de Mme Diane Lemieux, ancienne députée de Bourget.
Nous poursuivons les
affaires courantes.
Aujourd'hui, il n'y a
pas de déclarations ministérielles.
À la rubrique
Présentation de projets de loi, M. le leader du gouvernement.
Jolin-Barrette : Oui. M. le Président, je vous demande d'appeler
l'article a, s'il vous plaît.
Le Président :
À l'article a du feuilleton, M. le ministre responsable de
l'Administration gouvernementale et président
du Conseil du trésor présente le projet de loi n° 38,
Loi modifiant certaines lois instituant des régimes de retraite du
secteur public. M. le ministre.
Dubé : Alors, merci beaucoup, M. le Président. Ce projet de loi
modifie différentes lois qui instituent des régimes de retraite du secteur public afin de reconduire les
dispositions de dérogation à l'article 15 de la Loi constitutionnelle de
1982 prévues par la
Loi sur le régime de
retraite de certains enseignants, la
Loi sur le régime de retraite des employés
du gouvernement et des organismes publics,
la
Loi sur le régime de retraite des enseignants, la
Loi sur le régime de
retraite des fonctionnaires et la
Loi sur le régime de retraite du
personnel d'encadrement.
Enfin,
le projet de loi modifie également la
Loi sur le régime de retraite du
personnel d'encadrement afin de prévoir la possibilité d'établir, par
règlement, les conditions et modalités relatives au retour au travail d'un
pensionné qui ne participe pas de nouveau au régime de retraite. Merci, M. le
Président.
Le Président :
M. le leader de l'opposition officielle.
Tanguay : Merci beaucoup, M. le Président. Alors, nous allons prendre connaissance, bien évidemment,
du projet de loi, et nous nous réservons le droit de demander des consultations
particulières.
Le Président :
M. le leader du gouvernement.
Jolin-Barrette : Pas de problème, M. le Président.
Le Président : Est-ce que
l'Assemblée accepte d'être saisie de ce projet de loi?
Le Président :
Adopté. M. le leader du deuxième groupe d'opposition.
Nadeau-Dubois : Merci, M. le Président. Je vous demanderais d'appeler
l'article b du feuilleton.
Le Président :
À l'article b du feuilleton, Mme la députée de Sainte-Marie-Saint-Anne
présente le projet de loi n° 490, Loi
instaurant l'électrification progressive du parc automobile québécois. Mme la
cheffe du deuxième groupe d'opposition.
Mme Massé :
Merci, M. le Président. Oui, bien sûr, Sainte-Marie—Saint-Jacques.
Président :
Permettez-moi de reprendre. Sainte-Marie—Saint-Jacques, Mme la cheffe du deuxième
groupe d'opposition.
Massé : Merci. Alors, M. le Président, ce projet de loi a pour objet d'instaurer l'électrification
progressive du parc automobile québécois
afin de diminuer les effets néfastes des véhicules à combustion interne sur
l'environnement.
projet de loi prévoit qu'à partir du 1er janvier 2030
la vente de véhicules neufs n'est autorisée que pour les véhicules hybrides rechargeables ou entièrement électriques et qu'à partir du 1er janvier 2040 la vente de
véhicules neufs n'est autorisée que pour les véhicules entièrement
électriques.
Également,
le projet de loi précise que les véhicules à combustion interne ne
seront plus autorisés à circuler sur tout chemin ou terrain à partir du
1er janvier 2050.
Le Président :
Est-ce que l'Assemblée accepte d'être saisie de ce projet de loi?
Le Président :
Adopté.
À la rubrique Dépôt
de documents, Mme la ministre de la Santé et des Services sociaux.
Mme McCann :
Merci, M. le Président. Alors, je dépose le rapport annuel de gestion 2018-2019
du CHU de Sainte-Justine ainsi que le rapport annuel de gestion 2018-2019
du CISSS du Bas-Saint-Laurent accompagné de son rapport annuel portant sur l'application de la procédure d'examen des
plaintes et l'amélioration de la qualité des services. Merci, M. le
Président.
Le Président :
Ces documents sont déposés. M. le ministre des Finances.
M. Girard
(Groulx) : M. le Président, je dépose le rapport d'activité 2019
de la Société de financement des infrastructures locales du Québec. Merci, M.
le Président.
Président : Ce document
est déposé. M. le ministre de
l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.
Charette : Merci, M. le Président. Je dépose le rapport annuel de gestion 2018-2019 du Conseil de gestion du
Fonds vert.
Le Président : Ce document
est déposé. M. le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale.
Boulet : M. le Président, je dépose le rapport annuel de gestion 2018-2019
du ministère du Travail, de l'Emploi
et de la Solidarité sociale. Merci, M. le Président.
Le Président :
Ce document est également déposé. Mme la ministre de la Culture et des
Communications.
Roy : Oui, merci beaucoup,
M. le Président. Alors, je dépose le rapport annuel de
gestion 2018-2019 du ministère de la Culture et des
Communications. Merci, M. le Président.
Le Président :
Ce document est maintenant déposé. M. le leader du gouvernement.
Jolin-Barrette : Oui. M. le Président, permettez-moi de déposer, au
nom de ma collègue la ministre de la Sécurité
publique, le rapport annuel de
gestion 2018-2019 de la Commission
québécoise des libérations conditionnelles.
Et, M. le Président,
je dépose les réponses du gouvernement aux pétitions présentées en Chambre le
3 juin par le député de Jonquière, le 5 juin par le député de Matane-Matapédia,
ainsi qu'à la question inscrite au feuilleton le 5 juin par le député de Jean-Lesage.
Merci, M. le Président.
Le Président :
Ces documents sont donc déposés.
Pour
ma part, je dépose le rapport annuel
d'activité 2018-2019 du Protecteur du citoyen. Je dépose également le
rapport annuel de gestion 2018-2019 du Protecteur du citoyen, également.
Il n'y a pas de dépôt
de rapports de commissions.
À la rubrique Dépôt
de pétitions, M. le député de D'Arcy-McGee.
Birnbaum : M. le Président, vous me permettrez de souligner la
présence, dans nos tribunes, de Michaëlla Étienne et Florence
Charlebois-Villeneuve, auteures de la pétition qui suit.
dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par
quelque 5 693 personnes. Désignation : citoyens et
citoyennes du Québec.
«Les
faits invoqués sont les suivants :
«Considérant
que le diabète de type 1 est une maladie auto-immune chronique qui peut
causer des complications à court
terme — convulsion,
perte de connaissance, acidocétose, coma, mort — et à long terme — dommages nerveux, au coeur, aux reins
et aux yeux, fractures osseuses — en l'absence d'un contrôle rigoureux des
niveaux glycémiques et [hémoglobine] glyquée;
«Considérant
qu'un diagnostic précoce peut avoir une incidence profonde et permanente sur
l'état de santé des enfants, car,
leur cerveau étant en pleine croissance, des épisodes [hypoglycémiques] et
[hyperglycémie] sévères peuvent causer des déficits neurocognitifs;
«Considérant qu'un
faible revenu familial cause une disparité dans l'accès aux soins des enfants
et affecte négativement leur contrôle glycémique et leur hémoglobine glyquée;
«Considérant
que l'utilisation d'un système de surveillance du glucose en continu est le
seul outil qui contribue à améliorer
le style de vie et le contrôle glycémique, à réduire l'hémoglobine glyquée, à
prévenir et à réduire les risques d'hypoglycémie et d'hyperglycémie
sévères;
«Considérant
que [...] les cas d'incapacité de se soigner seul — condition labile, état asymptomatique, maladies
mentales — le seul outil permettant de prévenir des
complications à court terme demeure le système de surveillance du
glucose en continu;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons que le gouvernement du Québec inscrive les systèmes de
surveillance du glucose en continu
approuvés par Santé Canada au
titre d'accessoires médicaux remboursés par la
RAMQ, et qu'il s'engage à mettre de l'avant toute mesure similaire pour
soutenir financièrement les patients atteints du diabète [du] type 1.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition, M. le Président.
Le Président : Cet extrait de
pétition est déposé. À nouveau, M. le député de D'Arcy-McGee.
Birnbaum : M. le Président, je dépose l'extrait d'une
pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par quelque
741 pétitionnaires. Désignations : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits
invoqués sont les suivants :
«Considering
that type 1 diabetes is a chronic autoimmune disease that can lead to
short-term complications — ketoacidosis, injury to self or others, seizures,
coma, death — and long-term complications — heart, blood vessel,
nerve, kidney and eye damage, bone fractures — in the absence of tight glycemic
control and glycated hemoglobin levels;
«Considering
that early-onset type 1 diabetes can have profound and permanent adverse
outcomes on children's health and that, due to the vulnerability of their developing brain,
severe hypoglycemia and hyperglycemia episodes can cause neurocognitive
damage;
«Considering
that low income families suffer from disparate access to [healthcare] services
and care for children, negatively affecting their
glycemic and glycated hemoglobin levels;
«Considering
that the use of a continuous glucose monitoring system is the only tool that
contributes to improving lifestyle and glycemic control, reducing glycated hemoglobin levels,
preventing and reducing the risks of severe hypoglycemia and
hyperglycemia;
«Considering that in cases
where persons do not have the capacity to care for themselves — labile
diabetes, symptom unawareness, mental
illnesses — the only tool which prevents short-term
complications is the continuous glucose monitoring
system;
«Et l'intervention réclamée se
résume ainsi :
«We, the undersigned, ask the Québec Government to include continuous glucose monitoring systems
approved by Health Canada as medical accessories reimbursed by the RAMQ,
and to commit to putting forth similar measures to
financially support patients suffering from type 1 diabetes.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition.
Le Président : Cet extrait de
pétition est déposé. M. le député des Îles-de-la-Madeleine.
Arseneau : Merci, M. le Président. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à
l'Assemblée nationale, signée par 702 pétitionnaires.
Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont les suivants :
«Considérant l'engagement du gouvernement de
brancher toutes les régions du Québec;
«Considérant l'importance d'un réseau Internet
fiable et rapide pour pallier les contraintes de l'insularité;
«Considérant
que l'infrastructure [des] câbles sous-marins de fibre optique,
déployée en 2004 grâce au soutien des gouvernements, devait permettre
d'atteindre un niveau de service équivalent à celui disponible sur le
continent;
«Considérant
que le service Internet résidentiel régulier plafonne à huit mégabits par
seconde aux Îles, alors que, pour le même prix, il atteint
250 mégabits par seconde à Gaspé et 1 000 mégabits par seconde à
Montréal;
«Considérant que l'absence de la très haute
vitesse porte de plus en plus préjudice aux entreprises, freine leur
développement et nuit à leurs opérations et leur compétitivité;
«Considérant
que la solution hybride fibre coaxiale retenue par le gouvernement, annoncée le
31 juillet 2018, ne répondra pas aux besoins évolutifs des
Madelinots et des entreprises du territoire;
«Considérant
que les investissements consentis pour ce projet, avec DERYtelecom, sont
largement inférieurs à ce qui a été consenti dans plusieurs communautés
du Québec, pour des solutions technologiquement plus évoluées;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous, soussignés, demandons au gouvernement du
Québec :
«De prendre
des mesures nécessaires pour déployer à court terme l'Internet à très haute
vitesse par un réseau de fibre à la maison aux Îles-de-la-Madeleine;
«De s'assurer
que ce déploiement permette d'offrir aux Madelinots un service Internet rapide
et fiable à des tarifs équivalents aux centres urbains du Québec.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition.
Président : Cet extrait de pétition est déposé. J'ai reçu une
demande de M. le député des Îles-de-la-Madeleine pour la présentation d'une pétition non conforme. Y a-t-il consentement
pour la présentation de cette pétition? Consentement. M. le député.
M. Arseneau : Merci, M. le
Président. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale,
signée par 1 315 pétitionnaires. Désignation : citoyens et
citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont
les suivants :
«Considérant l'engagement du gouvernement de
brancher toutes les régions du Québec;
«Considérant l'importance d'un réseau Internet
fiable et rapide pour pallier les contraintes de l'insularité;
«Considérant que l'infrastructure de câbles sous-marins de fibre optique, déployée
en 2004 grâce au soutien des gouvernements, devait permettre d'atteindre
un niveau de service équivalent à celui disponible sur le continent;
«Considérant que le service Internet résidentiel régulier
plafonne à huit mégabits par seconde aux Îles, alors que, pour le
même prix, il atteint 250 mégabits par seconde à Gaspé et
1 000 mégabits par seconde à Montréal;
«Considérant que l'absence de la très haute vitesse porte de plus en plus
préjudice aux entreprises, freine leur développement et nuit à leurs opérations
et [à] leur compétitivité;
«Considérant
que la solution hybride fibre coaxiale retenue par le
gouvernement, annoncée le 31 juillet 2018, ne répondra pas aux
besoins évolutifs des Madelinots et des entreprises du territoire;
«Considérant
que les investissements consentis pour ce projet, avec
DERYtelecom, sont largement inférieurs à ce qui a été consenti dans
plusieurs communautés du Québec, pour des solutions technologiquement plus
évoluées;
«Et l'intervention réclamée se
résume ainsi :
«[...]De
prendre des mesures nécessaires pour déployer à court terme l'Internet à très
haute vitesse par un réseau de fibre à la maison — FTTH — aux Îles-de-la-Madeleine;
s'assurer que ce déploiement permette d'offrir aux Madelinots un service
Internet rapide et fiable à des tarifs équivalents aux
centres urbains du Québec.»
Je certifie que cet extrait est
conforme à l'original de la pétition.
Le Président : Cet extrait de pétition est également déposé.
n'y a pas de réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une
violation de droit ou de privilège.
Je vous avise
qu'après la période des questions et réponses orales seront tenus les votes
reportés sur l'amendement proposé
au rapport de la Commission des
institutions sur le projet de loi n° 25, Loi
modifiant principalement la
Loi sur l'immatriculation des armes à feu,
ainsi que sur ce rapport.
Je vous avise
qu'après la période de questions et de réponses orales sera aussi tenu le vote
reporté sur la motion du chef du troisième groupe d'opposition débattue
hier aux affaires inscrites par les députés de l'opposition.
Nous en sommes maintenant à la période de
questions et de réponses orales. Je cède la parole au chef de l'opposition
officielle.
Arcand : M. le
Président, nous sommes présentement confrontés à un gouvernement qui improvise
dans tous les dossiers. C'est très
inquiétant pour la population. Lorsqu'on tente d'obtenir les vrais coûts, les Québécois
se font répondre n'importe quoi. On
le voit avec les maternelles quatre ans, on le voit maintenant
clairement avec la question des tarifs d'Hydro-Québec. On ne parle pas
ici de dossiers mineurs, ce sont des engagements-phares.
M. le Président, après avoir intentionnellement sous-estimé les maternelles quatre ans
de centaines de millions de dollars,
il faudrait se fier aveuglément aux mêmes comptables pour nos tarifs
d'électricité. Un signe qui ne ment pas, Hydro-Québec, le monopole, est
le seul qui se réjouit du projet de loi de la CAQ.
M. le Président, les groupes qui représentent les consommateurs sont pourtant unanimes.
Si le premier ministre ne
donnait pas un passe-droit à Hydro-Québec, c'était une baisse de tarifs qui
attendait les Québécois. Les experts le disent, c'est un projet de loi qui va entraîner les
hausses de tarifs deux fois plus élevées par rapport à l'ancien système.
Est-ce que le premier ministre peut aujourd'hui
finalement avouer, comme son ministre d'ailleurs, que non seulement il n'y aura
pas de chèque comme promis, mais qu'en plus ça va coûter plus cher aux
Québécois?
Le Président : M. le premier
ministre.
M. Legault : M. le Président,
en 2014 et en 2015, le Parti québécois et le Parti libéral ont augmenté les
tarifs d'électricité de plus que
l'inflation. Et, M. le Président, on s'est engagés durant la campagne
électorale à ce qu'il n'y ait aucun impôt, taxe ou tarif, pour la durée
du mandat, qui augmente de plus que l'inflation.
Donc,
contrairement à ce qu'a fait le Parti libéral, on va modifier la loi pour qu'à
l'avenir l'augmentation des tarifs d'électricité soit l'inflation, donc
l'augmentation du coût de la vie. M. le Président, on a déjà les tarifs
d'électricité à peu près les plus bas au monde puis on vient garantir, avec
cette loi, qu'à l'avenir on va continuer de garder les tarifs d'électricité les plus bas au monde. On a de la
prévisibilité et, contrairement au Parti libéral, on n'augmentera pas les
tarifs d'électricité de plus que l'inflation.
Le Président : Première
complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.
M. Arcand :
M. le Président, tous les groupes sont contre. Il y a un projet de loi qui est
devant nous, qui a été complètement démoli durant les consultations. Je
vais simplement vous citer l'expert Jean-François Blain qui dit : «Même avec un crédit de 500 millions en 2020,
on se retrouve avec des coûts plus élevés pour l'ensemble des clients par
une marge de 478 millions.» Je n'appelle pas ça un remboursement, M. le
Président.
Pourquoi le premier
ministre tient absolument à piger dans les poches des Québécois?
Le Président :
M. le premier ministre.
Le Président :
S'il vous plaît! S'il vous plaît!
M. Legault :
M. le Président, la vraie question, c'est pourquoi le Parti libéral a de la
difficulté à ce qu'à l'avenir les
augmentations de tarifs d'Hydro-Québec n'excèdent pas l'inflation. C'est quoi,
le problème du Parti libéral? M. le Président, on a une loi
actuellement...
Le Président :
S'il vous plaît!
M. Legault :
On a une loi actuellement qui n'incite pas à la bonne gestion. Si, demain
matin, Hydro-Québec augmentait ses dépenses
de 5 %, elle pourrait augmenter ses tarifs de 5 %. Ça ne fonctionne
pas. Ce n'est pas comme ça qu'il faut
mettre en place des incitatifs pour la bonne gestion. Ce qu'on dit, c'est qu'à
l'avenir ce sera l'inflation, puis ils devront gérer en conséquence.
Le Président :
Deuxième complémentaire. La parole n'appartient qu'au chef de l'opposition
officielle.
M. Arcand :
M. le Président, les experts prévoient... tout le monde dit que ça va coûter
moins cher à l'avenir à Hydro-Québec, mais
ce que le premier ministre impose, c'est cinq ans de hausses de tarifs aux
Québécois, cinq ans de nouveaux
trop-perçus, cinq ans de bonis assurés pour les dirigeants d'Hydro-Québec. Que le premier
ministre le dise donc, c'est Hydro-Québec
qui a écrit le projet de loi.
Pourquoi enrichir Hydro-Québec
et ses hauts dirigeants sur le dos des Québécois?
Président : S'il vous plaît, pas de commentaire, encore! Vous
connaissez les règles. On les connaît tous, d'ailleurs. M. le premier
ministre, la parole vous appartient, en réponse. Merci.
M. Legault :
M. le Président, on n'est pas le premier gouvernement à se pencher sur le rôle
de la Régie de l'énergie. La Régie de
l'énergie va garder des pouvoirs importants pour s'assurer qu'il n'y ait pas
d'intersubvention pour ce qui est des
exportations d'électricité, pour respecter les règles internationales. Mais ce
qu'on dit aux Québécois pour leurs
résidences, ce qu'on dit aux entreprises au Québec, dans le marché domestique,
à l'avenir, l'augmentation sera égale à l'inflation. Je pense que c'est
le gros bon sens.
Président : Troisième complémentaire. La parole n'appartient
qu'au chef de l'opposition officielle, on l'a tous compris.
Arcand :
M. le Président, les experts, ils ont été très clairs en commission, ça va
coûter 100 millions de trop par année pendant cinq ans. Ça, ça fait
500 millions, M. le Président.
Est-ce
que le premier ministre peut finalement nous avouer une chose aujourd'hui, que
c'est une taxe déguisée pour financer ses promesses électorales
irréalistes?
Le Président : M. le premier
ministre, en réponse, la parole vous appartient.
M. Legault : M. le Président, ce
n'est pas sérieux d'entendre un parti, le Parti libéral, qui a augmenté, une
année, là, de 4,3 % les tarifs d'électricité, le double de l'inflation,
venir nous accuser de piger dans les poches des Québécois, alors qu'on propose un
gel pour l'année prochaine puis l'inflation pour toutes les années suivantes.
M. le Président, c'est le grand bon sens, là. Même l'ancien ministre des
Finances doit comprendre ça.
Le Président : Question
principale.
Le Président :
Question principale. Merci. La parole n'appartient maintenant qu'à la députée
de Maurice-Richard.
Montpetit : Merci, M. le Président. Il y a un fait, le Québec a, au
cours des dernières années, assumé un leadership
en matière de lutte aux changements climatiques, un leadership au-delà des
frontières du Québec, un leadership au-delà
des frontières du Canada. Prenez le seul exemple de la bourse du carbone. Le
Québec n'a jamais ménagé aucun effort
pour aller chercher des partenaires, pour embarquer des entreprises pour qu'on
obtienne des résultats tangibles, M. le Président.
Ça, ça a été le rôle du Québec au cours des
dernières années. Vous, vous êtes en train de reléguer le Québec au dernier de
classe. Ça fait un an, M. le Président, que le gouvernement de la CAQ est au
pouvoir, et force est de constater qu'en
environnement c'est un constat d'échec. Demain, des centaines de milliers de
Québécois vont marcher dans les rues.
On a même questionné la présence du gouvernement, la présence du ministre de
l'Environnement à cette marche où
tout le monde est invité. Ici, au-delà des perceptions, ça traduit votre
inaction et votre manque de plan. On a déjà fait perdre un an au Québec
dans la lutte aux changements climatiques.
Allez-vous vous ressaisir et enfin poser des
actes...
Le Président : M. le ministre
de l'Environnement.
Charette : Merci, M. le Président. C'est dommage que la collègue ne m'ait pas accompagné sur le côté de New York,
au cours des derniers jours, où j'ai eu l'occasion de rencontrer, par exemple, les gouverneurs de la Californie, du Maine, mais également de l'État de Washington et bon nombre d'autres
décideurs en matière et économique et environnementale de premier plan aux États-Unis. Et tous vantaient
la démarche du gouvernement du Québec en matière d'environnement. Les
invitations à nous entendre étaient nombreuses tellement on fait office d'école
pour bon nombre de ces États américains qui souhaiteraient suivre notre exemple,
d'une part.
Et je leur ai
beaucoup parlé de la stratégie qui est en vigueur
actuellement, qui vise à mettre sur la table un plan d'action
ambitieux en début d'année, qui nous permettra d'indiquer clairement
comment on va arriver à atteindre nos cibles
de réduction de gaz à effet de serre, ce que le gouvernement précédent a
lamentablement échoué à faire, d'ailleurs.
Donc, c'est
une stratégie qui est attendue. On souhaite développer de
belles occasions de partenariat avec les États voisins à ce niveau-là.
Bref, nous allons mettre en place une stratégie qui nous permettra...
Le Président : En terminant.
M. Charette : ...de faire une
différence dans le dossier environnemental.
Le Président : Première
complémentaire, Mme la députée, à vous la parole.
Montpetit : Un déluge de
mots dans un désert d'idées, M. le
Président. C'est ça
qu'on vient d'entendre.
Le Président : S'il vous
plaît!
Mme Montpetit : Puis on va revenir
là-dessus, M. le Président, parce que ce n'était pas anodin, l'absence du premier ministre au Climate Week. C'est une autre démonstration de leur manque de
leadership. Il y a une soif de leadership au Québec, M. le
Président, c'est demandé, c'est nécessaire.
Est-ce
que vous prenez l'ampleur de l'urgence climatique? Est-ce que vous mesurez toute
l'importance de ce défi? Bien, je pense que non, M. le Président, parce
que, s'ils le faisaient, là, ils auraient un bilan beaucoup plus proactif,
beaucoup plus...
Président : M. le ministre de l'Environnement. Je vais vous
demander de vous adresser, évidemment, à la présidence. Vous connaissez
également la règle. M. le ministre.
Charette : Peut-être que la collègue n'en est pas informée, mais le
Québec avait de loin, au niveau des provinces canadiennes notamment, et
des États américains, la plus grande délégation de haut rang.
Le Président : S'il vous
plaît!
M. Charette : J'ai mon collègue des
Ressources naturelles qui a multiplié les rencontres, j'ai multiplié les rencontres. Aucune autre province canadienne
n'était aussi bien représentée que le Québec ne l'était. Et le programme — il est
disponible, si jamais vous voulez vous en convaincre — illustre fort bien l'attrait que cette
délégation a pu générer au cours des
derniers jours. Et je lui rappellerais que l'action qui se pose maintenant en
est une qui réunit de nombreux acteurs...
Le Président : En terminant.
Charette : ...autant au niveau environnemental que de la classe
économique. Et tous vantent la démarche que nous proposons actuellement.
Le Président : Deuxième
complémentaire, Mme la députée.
Mme Montpetit : Je suis contente que
le ministre de l'Environnement souligne l'excellent travail que notre gouvernement a fait au cours des dernières années
parce que, si on a le meilleur bilan en Amérique du Nord, au niveau des GES, bien, c'est grâce à nous, M. le
Président. Même Dominic Champagne, qui vous a tendu la main, dont le premier
ministre s'est tant enorgueilli
de rencontrer, bien, même lui, vous
l'avez perdu, hein? Dominic Champagne, qui était à vos côtés, il a eu
des mots extrêmement durs, extrêmement sévères. Vous avez fait perdre un an au Québec
en lutte aux changements climatiques.
Qu'est-ce que ça vous prend pour vous ressaisir?
Président : M. le
ministre de l'Environnement. Mme la députée, vous vous adressez toujours à la
présidence, s'il vous plaît. M. le ministre.
Charette : Clairement, la collègue ne sait pas quelles sont les
démarches qui sont en cours et clairement la collègue n'est pas en contact avec les groupes environnementaux
eux-mêmes qui collaborent à notre démarche actuellement. Nous sommes à compléter, dans les prochains jours,
avec mes collègues des Ressources naturelles, du Développement
économique régional, de l'Économie, une tournée des régions qui est parrainée,
justement, par le réseau national des conseils
régionaux de l'environnement du Québec et la Fédération des chambres de
commerce du Québec, c'est un partenariat
jamais vu. Parce que, l'environnement, si on veut créer une division comme les
oppositions le font, ça ne nous mènera à rien. Pour arriver à des
résultats concrets, il faut unir...
Le Président : En terminant.
M. Charette : ...et c'est ce que
nous parvenons à faire actuellement.
Le Président : Question
principale, Mme la députée de Saint-Laurent.
Rizqy : Ça fait maintenant quatre jours que le ministre de l'Éducation
refuse d'inscrire dans la loi un ratio d'un
enseignant pour un maximum de 10 élèves, il refuse d'entendre les experts.
Alors, je me suis dit, peut-être qu'il va écouter son collègue le député de Chauveau, 4 juin 2013 :
«Moi, je pense que, l'Assemblée nationale, les parlementaires, on est en droit de
regarder, d'écrire la loi de la manière dont on l'entend, évidemment en
collaboration, et ça, je pense que
c'est une valeur qui est importante[...]. Alors, ce n'est pas les conventions
collectives qui doivent dicter, surtout qu'on ne parle pas du ratio d'élèves par classe, mais on parle vraiment,
encore une fois, je le répète, du nombre d'adultes qui sont présents
dans les classes pour offrir les services aux enfants.
«[...]Moi,
le compromis qui est apporté [à] 10, je suis [bien] à l'aise avec ça. [...]je
suis [pas mal] à l'aise.» 10. C'est superimportant.
À défaut d'écouter
l'opposition, les experts, est-ce qu'il va écouter son collègue?
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation.
Roberge : Bonjour, M. le Président. Alors, je suis bien content que ma
collègue revienne sur les services de qualité qu'on offre dans nos
classes de maternelle quatre ans.
veux préciser qu'on a réussi à en ouvrir plus de 250 en une seule année, c'est
une hausse de plus de 60 % du nombre
d'enfants qui bénéficient de ce service. Et c'est tout un changement avec la
lenteur avec laquelle nos voisins d'en face
déployaient le service. Ils y croyaient mais à moitié, juste en milieu
défavorisé aussi, hein, il ne fallait pas aider les familles et les enfants à l'extérieur des milieux
défavorisés, c'était bien important de concentrer l'aide à cette place-là,
selon les codes postaux, hein, et non pas selon les besoins des élèves. Ça,
c'était la politique précédente.
Pour ce qui est du
ratio, bien, je veux informer ma collègue qu'en ce moment le nombre moyen
d'enfants par classe, dans les classes qui
se sont ouvertes cette année, c'est à
peu près 11,3, donc 11 élèves
par classe, en ce moment, en maternelle quatre ans. Mais l'enseignante n'est pas seule, elle est
utilisée par une ressource à demi-temps, ce qui donne un ratio
inférieur à 10, pour un ratio adultes-enfants.
La qualité est au rendez-vous.
Arrêtez de défoncer des portes ouvertes, le ratio est excellent.
Le Président :
Première complémentaire.
Le Président :
S'il vous plaît! La parole n'appartient qu'à la députée de Saint-Laurent en ce
moment.
Rizqy : Moi, je ne comprends
pas. Ça fait quatre jours que le ministre s'obstine et refuse de réduire les
ratios alors que tout le monde s'entend. Même le ministre
de la Famille, son ratio est de un
pour 10 dans les services de CPE. Mais
peut-être qu'il va écouter sa collègue qui est assise juste
derrière lui, la députée de Montarville. Elle dit : «[Moi], je trouve que l'argument de dire qu'on ne peut pas
mettre [ça] dans [une]
Loi sur l'instruction
publique, il est boiteux et il ne tient pas du tout la route.»
Est-ce que vous êtes
capables de vous entendre entre vous?
Le Président :
S'il vous plaît! M. le ministre de l'Éducation, à vous la parole.
M. Roberge :
Écoutez, si on veut faire le festival des déclarations passées, du passé, etc.,
je peux vous dire...
Le Président :
S'il vous plaît!
Roberge : ...on peut bien se
dire que ma collègue oublie que le Parti
libéral a adopté une résolution... Avant
qu'elle ne se joigne au parti et qu'elle veuille en prendre la tête, le Parti
libéral avait adopté une position disant qu'il fallait déployer la maternelle
quatre ans à la grandeur du Québec.
C'est ce qu'on fait, nous, avec le projet
de loi qui est ici. Et on va
le faire avec un ratio d'une grande qualité. En ce moment, il y a en moyenne...
Le Président :
En terminant.
M. Roberge :
...moins de 10 enfants par adulte dans le réseau.
Le Président :
Je vais vous demander encore une fois votre collaboration. Je pense, on
l'oublie un petit peu. Attention, question et réponse. Je pense, c'est une question
de respect également. Mme la députée de Saint-Laurent.
Rizqy : C'est rare que je
suis très d'accord avec la
députée de Montarville. Votre argumentaire, il est boiteux, mais vraiment boiteux. C'est dommage que, de son côté de
la Chambre, ils écoutent très peu la
députée de Montarville; des fois, elle a raison. Moi,
je vous invite à vous écouter de temps en temps. Puis un
ratio d'un élève pour 10... pardon, un enseignant
pour 10 élèves, c'est le maximum qu'on devrait avoir dans nos classes. Ils l'ont
dit tellement souvent : En prendre moins, en
prendre soin. Il ne faut pas juste que ce soient des slogans, il faut que ce
soit applicable dans nos écoles.
Le Président : M. le ministre
de l'Éducation.
Roberge : M. le Président, des fois, il faut regarder les effets, là, de ce qu'on dit. Elle veut absolument
un ratio de 10 enfants pour un
adulte. Si on faisait ça, on couperait dans la qualité des services qu'on offre
aux jeunes aujourd'hui, on ne
garderait qu'une enseignante pour 10 enfants, on évacuerait la notion de
travail d'équipe, de complémentarité entre les enseignantes et soit les
éducatrices ou les techniciennes en éducation spécialisée. On enlèverait ces ressources
complémentaires qui font la différence, on tuerait la complémentarité et on
mettrait des femmes à pied.
Le Président : S'il vous
plaît! En terminant.
M. Roberge : Quelle mauvaise idée!
Le Président : Question
principale, M. le chef du troisième groupe d'opposition. Votre attention à
tous.
Bérubé : M. le Président, les employés de notre fonction publique sont une richesse pour le Québec,
ils contribuent à notre développement.
Le gouvernement de la CAQ a promis de couper 5 000 employés dans la fonction
publique. On apprend maintenant
que le nombre de fonctionnaires a en réalité augmenté de 2 000 au cours de
la dernière année.
Il a
aussi promis de déployer 5 000 fonctionnaires dans les régions du Québec.
Ça nous intéresse beaucoup, cet enjeu.
Alors,
j'aimerais que le premier ministre nous parle de son plan de déploiement de ces
5 000 emplois en région. Et
j'aimerais également lui faire une proposition au nom de ma formation politique. Nous, on pense que, tant qu'à déplacer
des fonctionnaires, bien, on devrait
déplacer des blocs de fonctionnaires. Des secteurs comme les mines, les forêts,
la faune, l'agriculture et les
pêcheries, des ministères complets, du sous-ministre jusqu'à la dernière
personne embauchée, devraient être déployés dans les régions du Québec.
C'est notre proposition, et j'invite le premier ministre à la considérer.
Le Président : M. le
président du Conseil du trésor.
M. Dubé : Alors, M. le Président,
c'est un des engagements que nous avons pris, de...
Le Président : M. le
président du Conseil du trésor.
Dubé : Merci. Alors, c'est un des engagements que nous avons pris, de
notre gouvernement, de respecter les régions.
Alors, j'apprécie beaucoup la question du député de Matane parce qu'en fait
cette région-là est une des régions, par
exemple, dans le domaine des pêcheries, où il serait important de faire ce
genre d'analyse que nous faisons présentement.
Alors, notre
défi, au cours des prochains mois, sera justement d'analyser par ministère, par
organisme quelle est la situation
actuelle, parce que, ce qui est intéressant, et je le dis souvent, cette
information-là, aujourd'hui, dans l'ensemble de la fonction publique et
des réseaux, n'est pas connue, où sont nos fonctionnaires, pour avoir,
justement, cette représentation-là totale.
Alors,
j'aimerais bien dire au député de Matane que nous sommes intéressés à le faire,
que nous allons arriver avec un plan pour justement considérer certains
emplois en région...
Le Président : En terminant.
Dubé : ...et les modifier au besoin.
Président : Première
complémentaire, M. le chef du troisième
groupe d'opposition. Vous êtes le
seul à avoir la parole.
Bérubé : Oui. M. le Président, je comprends qu'il est important de faire l'analyse, pour laquelle ils sont en
analyse, c'est ce que le président du Conseil du trésor a dit. Je réitère notre
proposition. 5 000 employés de l'État, il faut que ce soit significatif, là où se prennent les
décisions qui ont un impact dans les secteurs. Alors, en faune, mines, forêts,
agriculture et pêche, on est capable
d'envoyer le signal que, dans notre capitale nationale, on va partager la
présence de la fonction publique avec des régions qui pourront être
désignées capables d'accueillir ça.
Le Président :
M. le premier ministre.
Legault : M. le Président, effectivement, on a pris l'engagement de transférer 5 000 emplois vers les régions. On va le faire par attrition. Ça adonne bien. Actuellement, ceux qu'on
appelle les baby-boomers prennent leur retraite, donc on prévoit
plusieurs retraites volontaires au cours des prochaines années.
Donc,
le président du Conseil du trésor, et je le lui rappelle régulièrement, est en
train de préparer un plan pour transférer 5 000 emplois vers
les régions. C'est souhaité par les régions, c'est souhaitable pour offrir des
meilleurs services à la population. Et, comme toutes les autres promesses qu'on
a faites, celle-là va être respectée.
Président : Deuxième complémentaire, M. le chef du troisième
groupe d'opposition. C'est à vous qu'appartient la parole.
Bérubé : Ce que le premier ministre nous indique pourrait
prendre 10 ans. Moi, je lui propose de poser un geste spectaculaire, volontaire comme il les aime,
de décréter qu'il y a cinq ministères qui sont présentement dans notre capitale nationale qui déménagent dans les régions
du Québec. Je les ai identifiés, il pourrait y en avoir d'autres. Qu'on aille avec cette proposition, il peut compter sur
notre appui. Ça va être accueilli comme étant un vrai pouvoir qui s'en va
dans les régions du Québec puis ça va être beaucoup plus rapide que la méthode
d'attrition sur 10 ans.
Le Président :
M. le président du Conseil du trésor.
M. Dubé :
Alors, monsieur...
Dubé : Toujours un plaisir d'entendre les commentaires du député de
La Pinière, ça me fait tellement plaisir de l'écouter. Mais, par
exemple, je vais répondre au député de Matane. Alors, non seulement nous
apprécions votre suggestion... la suggestion
du député de Matane, mais je pense qu'au lieu de faire un geste spectaculaire
il faut analyser comme il faut quels sont les ministères qui pourraient
être...
Le Président :
C'est à vous la parole, M. le président du Conseil du trésor.
Dubé : Puis en plus je le rencontre demain! Vous allez voir, ça va
être vraiment intéressant, ça va être vraiment intéressant.
Mais
je m'excuse, M. le député de Matane, parce que votre question, elle est très
bonne. Et, pour terminer ma réponse...
M. Dubé :
Est-ce que ça...
Président : Non, je m'excuse, j'aimerais seulement revenir à
une règle très, très, très fondamentale... s'il vous plaît, M. le président du... une règle
fondamentale, et on la connaît tous : d'abord, le respect, d'avoir le
loisir et la volonté d'écouter les questions et les réponses. Et ça, ça demande une
collaboration, je la demande de tout le monde. M. le député, je suis
obligé de vous dire que j'aimerais ça que vous mettiez en pratique aussi cette
règle-là.
M. le leader du
troisième groupe d'opposition.
M. Ouellet : Merci beaucoup, M. le Président. J'aimerais que vous soyez peut-être
plus incisif, considérant le fait
que, dans la période de questions, la troisième opposition n'a pas le loisir
d'avoir plusieurs questions. La question de mon chef, elle est
importante, c'était une proposition. Nous attendons la réponse, pour laquelle
on attend une collaboration. Et,
malheureusement, de voir l'opposition officielle faire du brouhaha nous
empêche, comme opposition, d'avoir la collaboration sur nos propositions
par rapport à l'action gouvernementale.
Le Président :
S'il vous plaît! S'il vous plaît! Non. S'il vous plaît! Je pense que vous
connaissez aussi cette règle-là. Je vais
vous demander à nouveau, à nouveau votre collaboration. Je pense que, de fait,
nous sommes là pour faire en sorte
que tout se passe bien, qu'on donne des réponses à des questions; les citoyens
et citoyennes le souhaitent également. Alors, collaboration. Et ceux qui
le savent, bien, aussi prennent part à cette volonté de faire mieux.
M. le président du
Conseil du trésor.
M. Dubé :
On oubliait un peu la suite des choses, M. le Président. Le...
Le Président :
Question principale, Mme la députée de Mercier.
Mme Ghazal :
M. le Président, cette année, on assiste à la naissance d'une histoire d'amour
entre la CAQ et l'industrie gazière, et
cette romance est en train de faire perdre complètement la tête au
gouvernement. Les scientifiques sont extrêmement clairs, le gaz naturel
n'est pas une énergie renouvelable ni une énergie de transition. Ça, c'est des
histoires que raconte l'industrie pour séduire les gouvernements, et la CAQ est
totalement en train de tomber sous le charme.
problème, c'est que toute cette opération de séduction se base sur une illusion
invalidée par la science depuis très longtemps. L'industrie nous
promettait presque pas de fuites de méthane, alors que les études, maintenant,
nous démontrent que c'est près de 5 %
de fuites, et ça, c'est amplement suffisant pour annuler tous les gains
environnementaux. Je vais déposer ici une étude du
Global Energy Monitor qui est très claire à ce sujet.
Alors, qu'est-ce que
le ministre préfère, la science ou l'industrie gazière?
Président : Consentement pour le dépôt du document?
Consentement, je comprends. M. le ministre de l'Énergie et des
Ressources naturelles.
Julien : Oui, merci, M. le Président. Écoutez, pour nous, clairement,
le gaz naturel constitue une énergie de transition. Quand on se promène sur la Côte-Nord et on voit, par
exemple, des usines de bouletage, des alumineries, des entreprises majeures du Québec, majeures pour le
développement économique du Québec qui, par l'utilisation potentielle du gaz naturel... Par exemple, pour une usine de
bouletage, transformer le processus, qui est au mazout, pour le gaz naturel
résulterait en une diminution de 30 % des émissions de GES. 30 %,
pour une usine de bouletage, ça peut représenter 100 000, 100 000 tonnes de GES, l'équivalent de 25 000 voitures électriques,
l'équivalent de la moitié de la flotte des véhicules électriques du Québec.
Alors, on pense, nous, effectivement que le gaz
naturel est une énergie de transition
qui peut permettre d'atteindre nos objectifs.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée.
Le Président :
S'il vous plaît!
Ghazal : Il ne s'agit pas de
penser que c'est une énergie de transition mais plutôt de le prouver, et c'est
ce que je viens de faire avec l'étude.
J'ai
amené une autre lecture de chevet pour le ministre. Donc, c'est le
rapport du GIEC déposé hier. Selon le GIEC, pour avoir une chance crédible de modérer le réchauffement climatique,
il faut réduire la production de gaz naturel de 15 % d'ici 2030 et de 43 % d'ici
2050. Réduire, pas augmenter. L'urgence climatique a été déclarée hier.
Est-ce que ça veut dire quelque chose pour le
ministre?
Le Président : M. le ministre
de l'Environnement.
M. Charette : Merci, M. le
Président. La collègue se dit intéressée par la science. Je vais l'inviter à
lire une étude qui a été publiée il y a quelques jours à peine par un
scientifique environnementaliste de renom, le scientifique Claude Villeneuve, qui a publié une étude en
compagnie de collègues scientifiques sur la question et qui laisse entendre
qu'un projet comme celui dont parle la collègue pourrait se réaliser en étant
carboneutre.
Ce qu'il est intéressant de savoir, et les
scientifiques sont unanimes à le dire : Si on souhaite réaliser nos diminutions de gaz à effet de serre pour 2030, ce
sera en large
partie à cause de technologies qui n'existent pas en 2019.
Le Président : En terminant.
Charette : Ça veut dire à quel point la science va évoluer rapidement. Pour laisser place
à la science, il ne faut pas dire non dès le départ.
Le Président : Deuxième
complémentaire, Mme la députée.
Ghazal : Pour que les ministres
me comprennent bien, je vais leur donner un exemple très, très
simple. Selon eux, est-ce qu'un camion de diesel pollue plus ou un camion au gaz naturel? Qu'est-ce qui pollue plus? J'ai ici une étude
qui le dit et qui est très, très claire et
je vais divulgâcher la conclusion de cette étude : Les camions au GNL
polluent cinq fois plus que les camions au diesel, cinq fois plus.
Comment les ministres peuvent-ils continuer,
sans rire, à dire que le gaz naturel, c'est l'avenir?
Le Président : M. le ministre
de l'Énergie et des Ressources naturelles.
Julien : Merci, M. le Président. Alors, cette semaine, mon collègue et
moi, nous sommes allés à New York pour différentes rencontres. Hier, je
participais à un panel avec des personnes intéressantes, dont la gestionnaire
des principaux ports et aéroports de New York, et, pour eux également, on doit
additionner, on doit additionner toutes les mesures
pour pouvoir atteindre nos objectifs, qui sont audacieux. Réduction de
37,5 % des GES d'ici 2030, c'est audacieux. Et la transition énergétique, avec les résultats qu'elle procure, fait
partie intégrante de la solution pour y arriver, M. le Président, et
c'est comme ça qu'on va travailler.
Le Président : Question
principale, M. le député de Marquette.
Président : La parole n'appartient qu'à vous. Tous, s'il vous
plaît, votre attention, encore une fois. Je compte sur votre
collaboration.
M. Ciccone :
Merci, M. le Président. Nos jeunes ne bougent pas assez, leur sédentarité est
un véritable fléau. Il y a un réel problème quant à l'augmentation des troubles
de déficit d'attention et des problèmes de concentration. Plusieurs parents s'inquiètent de l'apport des
tablettes, téléphones et jeux vidéo sur le développement de leurs enfants.
Une étude de l'Université de l'Alberta a récemment
fait un lien entre le TDAH et le temps d'écran. Or, pendant ce temps, dans nos écoles, on développe des
programmes de e-sports, c'est-à-dire une concentration dans un programme d'études pour jouer à des jeux vidéo à l'école.
Donc, au lieu de les encourager à bouger, on les incite à jouer à encore plus
de jeux vidéo.
Est-ce que la
ministre déléguée à l'Éducation est
d'accord avec l'orientation de son gouvernement qui permet le
développement de ces programmes sans savoir les impacts?
Le Président : M. le ministre
de l'Éducation.
Roberge : M. le Président, c'est une question intéressante, une
question qui anime les débats, les discussions. Il faut savoir que le e-sport, là — c'est un mot marketing — ce n'est pas du sport, hein, on s'entend,
c'est une activité. Je n'aime pas beaucoup le terme «e-sports». En plus,
c'est en anglais, je préférerais quelque chose en français.
Mais,
ceci dit, il y a moins d'une dizaine de ces programmes dans l'ensemble du
réseau québécois. Maintenant, s'ils ne sont pas bons, ce ne serait pas
tolérable. J'ai fait des vérifications pour constater qu'il y a très peu
d'heures de jeu électronique dans ces programmes, même s'ils portent ces
noms. Et ensuite ça a été monté par des enseignants, des équipes-écoles, des professionnels de l'éducation,
en gros, je vous dirais, des adultes bienveillants, qui sont en train de
s'approprier ce qu'on a rendu public au printemps dernier, la compétence
numérique. Et, dans le cadre de ces cours-là, qu'est-ce qu'ils font? Ils outillent les jeunes à s'autodiscipliner.
Donc, loin de créer de la cyberdépendance, ils font de la prévention. Ils outillent les jeunes à ne pas être
dépendants de ces jeux, à compter le temps d'heures qu'ils peuvent passer
devant un écran et même à compenser par de l'activité physique.
Le Président :
En terminant.
M. Roberge :
Souvent, pour chaque heure de jeux vidéo, il y a du temps prévu d'activité
physique.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député.
M. Ciccone : M. le Président, j'aimerais entendre la ministre déléguée, qui est une
ancienne athlète olympique, soit dit
en passant. Plus d'études sont nécessaires avant de développer le programme
e-sports. D'ailleurs, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux a dit, le 16 septembre dernier, et je
le cite : «On a besoin de plus d'information[...]. Les données qu'on a présentement, c'est sur les
enfants de moins de cinq ans, le temps d'exposition à l'écran. On a vraiment
besoin de plus d'information.» Fin de la citation.
M. le Président, la
ministre est-elle d'accord avec son collègue délégué à la Santé, tout
simplement?
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation.
Roberge : Je veux préciser une chose. Comme je le disais tout à
l'heure, dans la plupart de ces programmes, sinon tous ces programmes — on est en train de faire les
vérifications — il y a
du temps de compensation. Donc, si on fait, dans toute la semaine, pas chaque
jour mais dans toute la semaine, une heure et demie, deux heures de jeux
électroniques sous supervision
d'adultes, bien, il va souvent y avoir une heure, 1 h 30 min,
2 h 30 min d'activité physique de plus que les autres élèves, pour bien comprendre et amener les jeunes à trouver
un équilibre. Donc, l'interdiction totale ne rime pas toujours avec
éducation, prise de conscience et autodiscipline, M. le Président.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député de Marquette.
M. Ciccone : M. le Président, les e-sports,
ça crée une dépendance. Sur les e-sports dans les écoles, la Dre Véronique Bohbot, professeure et chercheuse à
McGill et à l'Hôpital Douglas, a dit, je la cite : «C'est sûr que c'est
surprenant de voir qu'on va amener dans nos
écoles quelque chose qui va être défavorable au bien-être de nos enfants.»
Fin de la citation. Comme tous les parents, nous sommes très, mais très
préoccupés.
Pour le bien de nos
enfants, à quand un moratoire sur les jeux vidéo dans les écoles?
Le Président :
Mme la ministre déléguée à l'Éducation.
Mme Charest :
Bien, merci, M. le Président.
Le Président :
S'il vous plaît!
Charest : Je vais d'emblée
répondre à une question, au député de Marquette, concernant le e-sport et
ma définition de ce qu'est le
e-sport. Je pense que ce serait une question de sémantique, se dire pourquoi ce n'est pas moi
qui traite cette priorité ou ce développement de cette activité. Il y a une chose qui est essentielle à comprendre, c'est
que le e-sport n'a de sport que le
nom, il ne sera jamais reconnu comme un sport. Je n'ai aucune intention
de développer cette activité-là. Et je vais continuer à poursuivre les
efforts pour que nos jeunes soient actifs, pour qu'ils soient...
Le Président :
En terminant.
Le Président : S'il vous
plaît!
Président : Non, non,
mais je vais vous demander, tout le
monde, encore une fois... Non, non,
mais je le répète encore une fois, je vous demande votre collaboration. Moi... Ça devient incommodant. Alors, que tous travaillent
à faire en sorte qu'on puisse être attentif et aux questions et
réponses. Je vous demande votre collaboration.
La parole appartient maintenant à la députée de Marie-Victorin.
Fournier : M. le Président,
mardi, j'ai déposé une motion pour que l'Assemblée nationale demande
aux partis fédéraux de s'engager à
rembourser les Québécois pour leur portion de l'achat de l'oléoduc Trans
Mountain, mais le gouvernement a refusé d'en débattre.
Je résume la situation.
Les Québécois ont dû payer plus de 1 milliard de dollars pour se porter acquéreurs d'un oléoduc, dans l'Ouest canadien, qui transporte le
pétrole le plus polluant de la planète. C'est totalement contraire aux
actions que commande l'urgence
climatique. Hier, on a parlé d'un oléoduc qui n'existe pas encore; là, on parle
de quelque chose de concret.
M. le Président, le pire, dans tout ça, c'est que ce n'est pas fini. Avec les travaux
d'expansion qui sont prévus, à terme,
les Québécois vont avoir payé plus de 4 milliards de dollars pour soutenir ce projet complètement irresponsable.
Ma question
est simple : Comment le gouvernement
du Québec peut-il accepter que
l'argent des Québécois soit utilisé par le gouvernement du Canada
pour développer, et je cite le premier ministre, l'énergie sale?
Le Président : Mme la
ministre de la Justice.
LeBel : Merci, M. le Président. Tout le monde sait ici qu'au Québec on s'oppose vivement au
passage d'un gazoduc ou un oléoduc
sur notre territoire, et on va continuer à défendre nos compétences en
matière d'environnement. D'ailleurs,
nous sommes intervenus auprès du pourvoi, auprès de la Cour suprême, sur le
pouvoir de la Saskatchewan pour justement défendre notre compétence en
cette matière.
Donc, on peut
rassurer les Québécois : sur cet enjeu-là, nous sommes présents. Nous avons d'ailleurs
fait part de nos priorités. Mais,
dans nos priorités, le pouvoir du fédéral de dépenser, on demande de l'encadrer
également, et ça en fait partie. Donc, on continue ce combat-là. On va continuer ce
combat-là et ces discussions-là avec le gouvernement qui sera légitimement élu par les Canadiens après le
21 octobre. Et nous serons présents pour défendre les Québécois,
M. le Président.
Le Président : Mme la députée
de Marie-Victorin, première complémentaire.
Fournier : M. le Président, les Québécois vont payer 4 milliards pour cet oléoduc-là.
D'un côté, la CAQ nous dit que c'est
possible de défendre les intérêts du Québec au Canada, mais, de l'autre, elle reste silencieuse pour un
projet comme celui de l'oléoduc Trans Mountain, qui va contrairement...
complètement, pardon, à l'encontre de nos objectifs climatiques et à l'encontre de nos intérêts
économiques. Je donne une chance à la ministre de se reprendre et de se tourner vers
l'avenir.
Qu'est-ce que
le Québec compte faire pour que l'argent des Québécois
cesse d'être investi dans le pétrole par le gouvernement du Canada?
Président : Mme la ministre responsable des Relations
canadiennes. Non, je m'excuse. M. le ministre des Finances.
M. Girard
(Groulx) : Bon, d'abord, j'aimerais clarifier qu'il s'agit d'augmenter
la capacité d'un gazoduc existant et
non de construire un nouveau gazoduc. Le gouvernement fédéral a décidé, pour
faciliter l'augmentation de la capacité du gazoduc, de faire un investissement. C'est son intention de le revendre,
notamment aux populations autochtones qui sont le long du gazoduc. C'est leur argent, leur décision. Oui, nous sommes
23 % de la population canadienne et 19 % de son économie. Bien
sûr, nos dollars...
Le Président :
En terminant.
M. Girard (Groulx) : ...contribuent
à cet achat.
Le Président : Deuxième complémentaire,
Mme la députée.
Fournier : M. le Président, ce n'est pas leur argent, c'est
l'argent des Québécois dont il est question. Moi, j'aimerais rappeler au premier ministre les
paroles qu'il a prononcées lors de son discours inaugural, en novembre dernier.
Il a dit, et je cite : «...je ne peux
ignorer [le] défi de l'urgence climatique et continuer de regarder mes deux
fils dans les yeux.» Eh bien, si le
premier ministre était sérieux et sincère à ce moment-là, je lui demande de se
lever, aujourd'hui, et de nous dire qu'il fera entendre la voix du
Québec au Canada pour combattre le projet Trans Mountain.
Le Président : M. le ministre
des Finances.
M. Girard
(Groulx) : Il s'agit d'un pipeline
en Colombie-Britannique. Et il y a un débat entre la province de la Colombie-Britannique et le gouvernement fédéral sur cette augmentation de capacité. Et, oui, le gouvernement fédéral a décidé d'investir dans ce pipeline. C'est leur
intention de le revendre, notamment aux populations autochtones. Et, bien sûr, puisque nous sommes 23 % de la population
canadienne et 19 % de son économie, de facto nous contribuons à cet
achat, mais nous recevons aussi 13 milliards de péréquation, de transferts
fiscaux généreux.
Le Président : Question
principale, Mme la députée de Rouyn-Noranda—Témiscamingue.
Mme Lessard-Therrien : Merci, M. le
Président. Hier, encore une fois, le premier ministre a accusé Québec solidaire
d'être déconnecté de la réalité des régions. J'ai une petite nouvelle pour le député de
L'Assomption : Moi, je n'habite
pas à Montréal, je n'habite même pas à Rouyn-Noranda, j'habite
sur le chemin du 1er rang à Duhamel-Ouest. Dans ma MRC, c'est un habitant par kilomètre carré. Je ne me
ferai pas donner de leçons sur la ruralité, M. le Président, par la
CAQ.
Puis ce n'est
pas vrai qu'on veut juste plus de routes et d'autoroutes. On veut, nous aussi,
des alternatives à la voiture. On y a droit comme tous les Québécois.
Savez-vous
c'est quoi, la réalité sur le terrain? Nos aînés, au Témiscamingue, qui ont des
rendez-vous médicaux à Rouyn doivent prendre l'autobus la veille, à six
heures le soir, aller à leur rendez-vous le lendemain et attendre le surlendemain pour revenir chez eux. C'est trois
jours de voyage pour un rendez-vous médical, on a l'impression d'être au
XIXe siècle.
C'est quoi, leur plan pour le transport
collectif en région? Et je leur donne un petit indice...
Le Président : M. le ministre
des Transports.
Bonnardel : M. le
Président, je comprends très bien la problématique du transport interurbain.
J'ai même entendu Québec solidaire, voilà quelques semaines, qu'il fallait nationaliser le transport
interurbain et y investir 2 milliards
de dollars. On va investir des sommes importantes, on investit déjà des
sommes. Je vis le même problème que chez vous, il y a des dessertes, chez nous, qui ont été
abandonnées, en Estrie. Tout le monde le vit. Il
y a une crise, dans une certaine
mesure.
Maintenant,
on doit le faire de bonne façon, préparer un plan. Il y aura
un sommet sur le ferroviaire avant Noël. Il y aura aussi, dans les
prochains mois, une analyse complète sur le transport interurbain au Québec
pour être capable de répondre à tous
ces besoins immenses, que j'ai bien entendus, en Abitibi, quand je suis allé,
voilà quelques mois déjà. Encore
une fois, laissez-nous le temps de faire le travail, et on pourra répondre,
encore une fois, aux inquiétudes de la députée.
Le Président : Première
complémentaire, Mme la députée.
Lessard-Therrien : Le gouvernement dit qu'il a de la volonté, mais il
ne met pas d'argent. Savez-vous combien
d'argent est dédié au transport interurbain? 0,67 % du budget de transport
collectif, 0,67 %. C'est ça,
avoir de la volonté,
M. le Président? Le transport collectif régional, c'est pour les
jeunes, c'est pour les aînés, c'est pour les immigrants qui viennent
s'installer chez nous et qui n'ont pas de permis de conduire.
C'est le
congrès de la Fédération québécoise des municipalités aujourd'hui. Êtes-vous à l'aise de n'avoir aucun plan
à leur présenter sur le transport collectif régional?
Le Président : Mme la
ministre des Affaires municipales.
Laforest : Oui. Alors,
merci, M. le Président. Ça me fait plaisir de répondre à votre question,
chère députée de Rouyn-Noranda—Abitibi-Témiscamingue.
Alors, je peux vous dire que nous, tantôt, mon premier
ministre et moi, allons au congrès de la Fédération québécoise des municipalités
pour leur annoncer que, oui, nous avons pensé aux régions dans notre pacte
fiscal. Dans le pacte fiscal, vous
allez voir, il y a un montant qui a été accepté, de la part du ministre des Finances et de mon collègue aux Transports pour la voirie locale pour les plus petites régions.
Également, il va y avoir un fonds, vous allez le découvrir, un fonds
pour les régions qui va s'appeler Fonds régions et ruralité.
Alors, je
vous remercie de votre question, et vous serez vraiment réconfortée parce
qu'on a travaillé pour vous, pour votre région.
Le Président : Deuxième
complémentaire, Mme la députée...
Le Président : Encore une
fois, la parole n'appartient...
Le Président : Pas de commentaire! La
parole n'appartient qu'à la députée.
Mme Lessard-Therrien : Je parle
de transport collectif régional ici. Hier, le premier ministre nous a dit que Chaudière-Appalaches n'était pas assez densifiée
pour un tramway. Quel raccourci! En région, là, ce n'est pas ça qu'on demande. Le transport collectif, ce n'est
pas juste des tramways puis des métros, c'est aussi des autobus, c'est des systèmes
d'autopartage.
Est-ce que la CAQ, votre opinion des régions,
c'est qu'elles veulent faire comme en ville?
Le Président : M. le ministre
des Transports.
M. Bonnardel : M.
le Président, Québec solidaire mettra toujours en opposition le tunnel Québec-Lévis
contre tout autre projet au Québec. On est capable d'avancer, et de comprendre
la situation du transport collectif, et d'y
investir les sommes adéquates dans le futur, répondre, encore une fois, à des besoins des communautés en région. Je mesure très bien, je
suis extrêmement sensible face à ces
dossiers.
J'ai
rencontré des intervenants, des propriétaires de transport chez vous voilà
quelques mois en campagne électorale, la dernière fois avec mon collègue le président du Conseil du trésor. On mesure la situation, on la comprend. Donnez-nous le temps, encore une fois, de préparer un plan de match pour répondre encore une fois aux besoins
des populations en région et de votre inquiétude.
Le Président : Question
principale, M. le député de Robert-Baldwin.
M. Leitão : Merci,
M. le Président. Alors, la
spéculation immobilière a eu des impacts importants pour les villes
de Vancouver et de Toronto. Cette bulle a
poussé les prix des résidences à la hausse pendant des années, tellement
qu'il devenait très difficile de se
loger convenablement. D'ailleurs, ces deux villes ont imposé une taxe aux
acheteurs n'habitant pas leur logement afin de calmer la situation.
Au Québec et plus particulièrement à Montréal,
nous ne sommes pas à l'abri de vivre cette même situation. D'ailleurs,
cet été, Royal LePage est venue nous confirmer qu'un impact commençait à se
faire sentir à Montréal. Je cite : «La demande [par des] acheteurs étrangers commence, pour la première
fois, à avoir un impact tangible sur le marché immobilier montréalais.»
Fin de citation.
Nous connaissons donc les impacts que
la spéculation immobilière peut avoir sur l'accès à la propriété. J'ai déjà
posé cette question au ministre en juin, il préférait attendre.
Alors, quand
choisira-t-il d'agir : maintenant ou trop tard?
Le Président :
M. le ministre des Finances.
M. Girard
(Groulx) : Merci pour cette question.
Effectivement, l'économie du Québec va très bien, et le marché immobilier de Montréal
reflète cette situation : pour les six premiers mois de l'année, M. le
Président, 2,7 % de croissance au
Québec contre 1,5 % au Canada. L'emploi, nous sommes la province avec le
plus bas taux de chômage au Canada, M. le Président. Alors, évidemment,
le marché immobilier de Montréal reflète ce dynamisme.
Quant
aux acheteurs étrangers, je crains qu'on confonde les acheteurs immigrants et
les acheteurs étrangers parce que les statistiques que nous avons
montrent qu'il y a moins d'acheteurs étrangers en 2019 qu'en 2018.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de Robert-Baldwin.
M. Leitão :
Merci, M. le Président. Je parle d'acheteurs non résidents, je ne parle pas
d'immigration. Je vous dis aussi que
la situation ne doit pas être prise à la légère. Ce qui s'est produit à
Vancouver et à Toronto au fil des années a eu des répercussions majeures
sur l'accessibilité à la propriété.
Montréal est la
prochaine ville sur cette liste et elle réclame que vous imposiez les acheteurs
non résidents. Qu'attendez-vous pour agir?
Le Président :
M. le ministre des Finances.
M. Girard
(Groulx) : Oui. J'aimerais juste corriger l'affirmation du député de
Robert-Baldwin parce que je suis en
contact avec la mairesse de Montréal précisément sur cette question, et
Montréal ne demande pas une intervention au gouvernement du Québec. Et la principale raison est que le phénomène des
acheteurs étrangers, en 2019, est inférieur à 2018. Nous sommes inférieurs à 3 % d'acheteurs
étrangers à Montréal. Lorsque Vancouver a intervenu, c'était 15 %, lorsque
Toronto a intervenu, ça avoisinait 10 %. Alors, on se prépare, on
considère les mesures que nous utiliserions si le phénomène était dominant,
mais les statistiques que nous avons montrent que ce n'est pas le cas.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député Robert-Baldwin.
M. Leitão :
Deux choses. Les statistiques, on aimerait aussi les avoir, ce serait la
moindre des choses qu'elles soient partagées avec les parlementaires,
première chose. Deuxièmement, ce qu'on parle ici, c'est du centre-ville de
Montréal. On ne parle pas de la région de Montréal. On parle du nombre
d'acheteurs non résidents au centre-ville de Montréal, où la situation commence
maintenant, déjà, à s'approcher de ce qu'elle était à Vancouver et à Toronto.
Pourquoi
attendre? On sait très bien ce qui va se passer si on attend. Donc,
qu'attendez-vous pour agir quand on a encore le temps?
Le Président :
M. le ministre des Finances.
M. Girard
(Groulx) : Oui, mais, M. le Président, on se prépare. Bien sûr, on se
prépare. Je suis en contact avec la
mairesse de Montréal. On partage l'information, on est conscient de ce qui a
été fait à Toronto et Vancouver, et ce n'est tout simplement pas la même
situation.
Alors,
je le répète, le Québec va très bien, les statistiques économiques sont
excellentes, et Montréal reflète ça, et son marché immobilier est en équilibre avec une croissance de prix de
l'ordre de 5 %, et tout ceci reflète tout simplement...
Le Président :
En terminant.
M. Girard
(Groulx) : ...le dynamisme de l'économie québécoise. Il n'y a pas de
problème d'acheteurs étrangers présentement.
Le Président :
Cela met fin à la période de questions et réponses orales. Merci à tous.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Alors, nous sommes à la rubrique des votes reportés.
Comme annoncé précédemment, nous allons
maintenant procéder au vote reporté sur l'amendement...
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Je vous demanderais de garder le silence, s'il vous plaît. Merci.
Nous allons
maintenant procéder au vote reporté sur l'amendement proposé par la députée de
Vaudreuil au rapport de la Commission
des institutions sur le projet de loi n° 25, Loi modifiant principalement
la
Loi sur l'immatriculation des armes à feu, ainsi que sur ce rapport.
Je mets donc aux voix l'amendement proposé par
la députée de Vaudreuil. Que les députés en faveur de cette motion veuillent
bien se lever.
Secrétaire adjoint : M. Arcand (Mont-Royal—Outremont), M. Tanguay (LaFontaine), M. Leitão
(Robert-Baldwin), M. Barrette (La Pinière), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), Mme Weil
(Notre-Dame-de-Grâce), Mme Nichols (Vaudreuil), M. Rousselle
(Vimont), Mme Montpetit (Maurice-Richard), Mme Melançon (Verdun),
Mme Ménard (Laporte), Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Fortin (Pontiac),
M. Kelley (Jacques-Cartier),
Mme Charbonneau
(Mille-Îles), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis),
M. Benjamin (Viau), M. Derraji (Nelligan), M. Polo
(Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent),
M. Ciccone (Marquette).
Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois (Gouin),
Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal (Rosemont), Mme Labrie (Sherbrooke), Mme Lessard-Therrien
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue),
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau),
M. Zanetti (Jean-Lesage).
M. Bérubé
(Matane-Matapédia), M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski),
M. Roy (Bonaventure), Mme Hivon
(Joliette), M. Gaudreault (Jonquière), M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine), Mme Perry Mélançon (Gaspé).
Mme Fournier
(Marie-Victorin).
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Que les députés contre cette motion
veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint :
M. Jolin-Barrette (Borduas), M. Laframboise (Blainville),
Mme D'Amours (Mirabel), Mme Chassé (Châteauguay), M. Girard (Groulx), Mme McCann
(Sanguinet), M. Fitzgibbon (Terrebonne), Mme Roy
(Montarville), M. Lemay (Masson), M. Simard (Montmorency),
M. Martel (Nicolet-Bécancour), M. Roberge (Chambly), Mme LeBel (Champlain), M. Bonnardel (Granby),
M. Lévesque (Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse), M. Charette (Deux-Montagnes),
M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant (Taillon), Mme Blais
(Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre
(Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Laforest (Chicoutimi),
Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), M. Skeete
(Sainte-Rose), Mme Samson (Iberville), Mme Hébert (Saint-François),
M. Dufour (Abitibi-Est), M. Lacombe (Papineau), Mme Charest (Brome-Missisquoi), M. Schneeberger
(Drummond—Bois-Francs),
Mme Girault (Bertrand), M. Julien
(Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières), Mme Proulx (Côte-du-Sud),
M. Lafrenière (Vachon), M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond
(Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon),
M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger (Orford), Mme Jeannotte
(Labelle), M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata),
M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Reid (Beauharnois),
Mme Dansereau (Verchères), M. Lévesque
(Chapleau), M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais
(Abitibi-Ouest), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice),
M. Caron (Portneuf), Mme Grondin (Argenteuil), M. Girard
(Lac-Saint-Jean), Mme Lecours (Les Plaines),
M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac),
M. Lamothe (Ungava), M. Bussière (Gatineau), M. Allaire
(Maskinongé), Mme Guillemette (Roberval), M. Provençal (Beauce-Nord).
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Y a-t-il
des abstentions ? M. le secrétaire... M. le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : Mme la Présidente, je vous permettrais...
demanderais de permettre au député de Bourget
d'enregistrer son vote, s'il vous plaît.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : M. le député de Bourget. Y
a-t-il...
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Oui, y
a-t-il consentement pour enregistrer le vote ? Alors, s'il vous plaît.
Le Secrétaire adjoint :
M. Campeau (Bourget).
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : M. le
secrétaire général, pour le résultat du vote.
Secrétaire : Pour : 42
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Alors, la
motion est rejetée.
Je mets maintenant aux voix le
rapport de la Commission des institutions sur le projet de loi n° 25, Loi
modifiant principalement la
Loi sur l'immatriculation des
armes à feu. Que les députés en faveur de cette motion veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Jolin-Barrette (Borduas),
M. Laframboise (Blainville), Mme D'Amours (Mirabel), Mme Chassé (Châteauguay),
M. Girard (Groulx), Mme McCann (Sanguinet), M. Fitzgibbon
(Terrebonne), Mme Roy (Montarville), M. Lemay (Masson),
M. Simard (Montmorency), M. Martel (Nicolet-Bécancour),
M. Roberge (Chambly),
Mme LeBel (Champlain), M. Bonnardel (Granby), M. Lévesque
(Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse), M. Charette
(Deux-Montagnes), M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant (Taillon),
Mme Blais (Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre
(Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Rouleau
(Pointe-aux-Trembles), M. Skeete (Sainte-Rose),
Mme Samson (Iberville), Mme Hébert (Saint-François), M. Dufour
(Abitibi-Est), M. Lacombe (Papineau), Mme Charest
(Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), Mme Girault (Bertrand), M. Julien
(Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières), Mme Proulx (Côte-du-Sud),
M. Lafrenière (Vachon), M. Poulin (Beauce-Sud),
M. Émond (Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle
(Huntingdon), M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger
(Orford), Mme Jeannotte (Labelle), M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata), M. Asselin
(Vanier-Les Rivières), M. Reid (Beauharnois), Mme Dansereau
(Verchères), M. Lévesque (Chapleau), M. Thouin (Rousseau),
M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau
(Bourget), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice),
M. Caron (Portneuf), Mme Grondin (Argenteuil), M. Girard
(Lac-Saint-Jean), Mme Lecours (Les Plaines),
M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac),
M. Lamothe (Ungava), M. Bussière (Gatineau), M. Allaire
(Maskinongé), Mme Guillemette (Roberval), M. Provençal (Beauce-Nord).
M. Arcand (Mont-Royal—Outremont), M. Tanguay (LaFontaine), M. Leitão
(Robert-Baldwin), M. Barrette (La Pinière),
Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee),
Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce), Mme Nichols
(Vaudreuil), M. Rousselle (Vimont), Mme Montpetit (Maurice-Richard),
Mme Melançon (Verdun), Mme Ménard
(Laporte), Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Fortin (Pontiac),
M. Kelley (Jacques-Cartier),
Mme Charbonneau (Mille-Îles), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis), M. Benjamin (Viau), M. Derraji (Nelligan),
M. Polo (Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent),
M. Ciccone (Marquette).
Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois (Gouin),
Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal (Rosemont), Mme Labrie
(Sherbrooke), Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue),
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau),
M. Zanetti (Jean-Lesage).
M. Bérubé
(Matane-Matapédia), M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski),
M. Roy (Bonaventure), Mme Hivon
(Joliette), M. Gaudreault (Jonquière), M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine),
Mme Perry Mélançon (Gaspé).
Mme Fournier
(Marie-Victorin).
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Que les députés contre cette motion
veuillent bien se lever. Y a-t-il des abstentions? M. le secrétaire général,
pour le résultat du vote.
Secrétaire : Pour : 107
Contre :
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Alors, cette motion est adoptée. En conséquence, le rapport de la Commission des institutions sur le projet de loi n° 25, Loi
modifiant principalement la
Loi sur l'immatriculation des armes à feu, est adopté.
Maintenant, nous allons
procéder au vote reporté sur la motion du chef du troisième groupe d'opposition, débattue hier aux affaires inscrites par les députés de l'opposition
et qui se lit comme suit :
«Que
l'Assemblée nationale s'oppose au projet de "corridor énergétique
national", tel que le propose le Parti conservateur
du Canada, qui permettrait au gouvernement fédéral d'imposer la construction
d'un oléoduc sur le territoire québécois, sans son consentement.»
Que les députés en faveur de cette motion
veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Bérubé
(Matane-Matapédia), M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski),
M. Roy (Bonaventure), Mme Hivon (Joliette), M. Gaudreault
(Jonquière), M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine),
Mme Perry Mélançon (Gaspé).
M. Arcand (Mont-Royal—Outremont),
M. Tanguay (LaFontaine), M. Leitão (Robert-Baldwin), M. Barrette
(La Pinière), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel),
M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce), Mme Nichols (Vaudreuil), M. Rousselle (Vimont),
Mme Montpetit (Maurice-Richard), Mme Melançon (Verdun), Mme Ménard (Laporte), Mme Anglade
(Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Fortin (Pontiac),
M. Kelley (Jacques-Cartier),
Mme Charbonneau (Mille-Îles),
Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis), M. Benjamin (Viau),
M. Derraji (Nelligan), M. Polo (Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé
(Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent), M. Ciccone (Marquette).
Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois (Gouin),
Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal (Rosemont), Mme Labrie (Sherbrooke), Mme Lessard-Therrien
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue),
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau),
M. Zanetti (Jean-Lesage).
Mme Fournier
(Marie-Victorin).
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Que les députés contre cette motion
veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint :
M. Jolin-Barrette (Borduas), M. Laframboise (Blainville),
Mme D'Amours (Mirabel), Mme Chassé (Châteauguay), M. Girard
(Groulx), M. Fitzgibbon (Terrebonne), Mme Roy (Montarville),
M. Lemay (Masson),
M. Simard (Montmorency), M. Martel (Nicolet-Bécancour), M. Roberge
(Chambly), Mme LeBel (Champlain), M. Bonnardel (Granby),
M. Lévesque (Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse), M. Charette
(Deux-Montagnes), M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant (Taillon),
Mme Blais (Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre
(Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Rouleau
(Pointe-aux-Trembles), M. Skeete (Sainte-Rose), Mme Samson
(Iberville), Mme Hébert (Saint-François), M. Dufour (Abitibi-Est),
M. Lacombe (Papineau), Mme Charest (Brome-Missisquoi),
M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs),
Mme Girault (Bertrand), M. Julien (Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières), Mme Proulx
(Côte-du-Sud), M. Lafrenière (Vachon), M. Poulin (Beauce-Sud),
M. Émond (Richelieu),
M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon), M. Chassin
(Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger (Orford), Mme Jeannotte
(Labelle), M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata), M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Reid
(Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères), M. Lévesque (Chapleau),
M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais
(Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget), Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice), M. Caron (Portneuf),
Mme Grondin (Argenteuil), M. Girard (Lac-Saint-Jean), Mme Lecours (Les Plaines), M. Lemieux (Saint-Jean),
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe (Ungava),
M. Bussière (Gatineau), M. Allaire (Maskinongé), Mme Guillemette
(Roberval), M. Provençal (Beauce-Nord).
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Y a-t-il des abstentions? M. le secrétaire général,
pour le résultat du vote.
Secrétaire : Pour : 42
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci. Donc, la motion est rejetée.
Maintenant,
nous sommes rendus à la rubrique des motions
sans préavis. En fonction de nos règles et de l'ordre de
présentation des motions sans préavis, je reconnais maintenant un membre du groupe
formant l'opposition officielle. Mme la députée de Saint-Laurent, la parole
est à vous.
Mme Rizqy :
Merci beaucoup, Mme la Présidente.
motion suivante est très importante, et j'aurais bien aimé que le premier ministre lui-même puisse l'entendre, puisqu'il s'agit d'un dossier qui
est fort préoccupant pour lui.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Mme la députée de Saint-Laurent, je
vous rappellerai que notre règlement, l'article 35, prévoit que vous ne
devez pas mentionner l'absence d'un député en Chambre.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Est-ce que je pourrais avoir le
silence? Il y a une seule personne qui a la parole, et c'est moi. Je vous rappellerai que vous ne
devez pas mentionner l'absence d'un député en cette Chambre. Merci. Vous
pouvez poursuivre.
Rizqy : Je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de
présenter la motion suivante conjointement avec la députée de
Sherbrooke, la députée de Joliette, le député de Chomedey et la députée de
Marie-Victorin :
«Que
l'Assemblée nationale demande au gouvernement de prendre acte des demandes des
partenaires concernant les ratios enseignants-élèves dans le cadre des
consultations sur le projet de loi n° 5;
«Qu'elle
rappelle au gouvernement que la vaste majorité des experts entendus en
commission parlementaire en mai dernier ont recommandé un ratio de 1
enseignant pour un maximum de 10 élèves en tout temps;
«Qu'elle
souligne que l'actuel sous-ministre de l'Éducation a également été entendu en
commission parlementaire le 29 mai
dernier, à
titre de président de l'ADIGECS, et a recommandé au
gouvernement — et je
cite : "Que l'écart entre les ratios intervenant-enfant de
4 ans et celui des services de garde éducatifs soit harmonisé afin
d'assurer un service approprié aux enfants visés par cette mesure" — fin
de citation — c'est-à-dire
1 enseignant pour 10 élèves;
«Qu'elle
rappelle au ministre de l'Éducation qu'il dispose de tous les pouvoirs
nécessaires pour déterminer les ratios
de qualité dans la
Loi sur l'instruction publique et, par conséquent, il n'a
pas à attendre les négociations de conventions collectives afin de
prévoir des ratios réduits;
«Qu'elle
rappelle au gouvernement que le ministère de la Famille a par ailleurs préféré
la voie législative afin de déterminer les ratios pour les enfants de
4 ans dans les services de garde éducatifs à l'enfance et qu'ils sont de
1-10;
«Enfin, qu'elle
demande au gouvernement caquiste, par cohérence gouvernementale, d'intégrer le
ratio d'un enseignant pour un maximum
de 10 élèves dans son projet de
loi n° 5, Loi modifiant la
Loi sur l'instruction publique et d'autres dispositions à l'égard des services de l'éducation
préscolaire destinés aux élèves âgés de 4 ans.»
Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette motion? M. le leader du gouvernement.
M. Schneeberger :
Il n'y a pas de consentement.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Alors, je vous demanderais... Il
n'y a pas de consentement pour débattre de cette motion.
Je vous demanderais de ne pas vous interpeller d'un bord à l'autre de la
Chambre, s'il vous plaît!
Alors, un
membre du deuxième groupe d'opposition. Alors, Mme la députée de Rouyn-Noranda—Témiscamingue, la parole est à vous.
Mme Lessard-Therrien :
Merci, Mme la Présidente. Je demande le consentement de la Chambre pour
débattre de la motion suivante
conjointement avec le député de La Pinière, le député des Îles-de-la-Madeleine,
le député de Chomedey et la députée de Marie-Victorin :
«Que
l'Assemblée nationale reconnaisse la nécessité pour les municipalités des
régions du Québec d'être desservies par des services de transport
collectif de qualité, notamment dans le contexte de la dispersion des services
de santé et d'éducation, particulièrement pour les aîné-e-s, les jeunes, les
immigrant-e-s et les personnes à mobilité réduite;
«Qu'elle
affirme l'importance de développer une stratégie gouvernementale globale de
transport collectif interurbain dans les régions du Québec;
«Qu'elle affirme la nécessité d'augmenter le
financement public pour réaliser une telle stratégie;
«Que
l'Assemblée nationale demande au gouvernement d'organiser un sommet national
sur le transport collectif régional interurbain.»
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Est-ce qu'il
y a consentement pour débattre de cette motion? M. le leader du
gouvernement.
M. Schneeberger :
Il n'y a pas de consentement.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Il n'y a pas de consentement pour
débattre de cette motion. Alors, nous allons poursuivre avec un membre
du troisième groupe d'opposition. M. le député de René-Lévesque, la parole est
à vous.
Ouellet : Mme la Présidente,
je sollicite le consentement des membres de cette Assemblée afin de présenter,
conjointement avec le député de
La Pinière, le député de Gouin, le député de Chomedey et la députée de
Marie-Victorin, la motion suivante :
«Que
l'Assemblée nationale rappelle l'importance que les communications des
organismes publics soient exemptés de tout caractère partisan;
«Qu'elle
déclare qu'une communication est partisane, notamment, si elle critique
directement ou indirectement un parti
politique ou un membre de l'Assemblée nationale ou si elle a pour objectif
principal de promouvoir les intérêts du parti politique formant le
gouvernement;
«Que, malgré la dissolution de l'Assemblée
nationale proclamée le 23 août 2018, celle-ci accepte de se saisir de
nouveau du projet de loi n° 1193, Loi encadrant les communications des
organismes publics, présenté au cours de la 41e législature par le député
de La Peltrie.»
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. Est-ce qu'il y
a consentement pour débattre de cette motion? M. le leader du
gouvernement.
M. Schneeberger :
Il n'y a pas de consentement. Pas de consentement.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Alors, comme il n'y a pas de consentement pour
débattre de cette motion, nous allons
poursuivre avec un membre du groupe formant le gouvernement. M. le ministre de
l'Énergie et des Ressources naturelles, la parole est à vous.
M. Julien :
Oui. Mme la Présidente, je demande le consentement de cette Assemblée pour
déposer la motion suivante conjointement
avec le député de Laval-des-Rapides, le député de René-Lévesque, la députée de
Marie-Victorin, le député Chomedey :
«Que
l'Assemblée nationale souligne le 50e anniversaire
de l'inauguration du complexe hydroélectrique Manic-5, le
26 septembre 1969;
«Qu'elle rende hommage aux milliers de travailleurs qui ont participé à la construction de ce symbole fort de la Révolution
tranquille et du génie québécois;
«Qu'elle honore la mémoire du premier ministre
Daniel Johnson père, décédé le 26 septembre 1968 sur le chantier
du barrage qui porte désormais son nom.»
Merci, Mme la
Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le ministre. Est-ce qu'il
y a consentement pour débattre de cette... monsieur... excusez-moi. M.
le leader.
M. Nadeau-Dubois : ...nous assurer que la députée
de Mercier est bien conjointe dans le dépôt de
cette motion.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Alors, la députée de Mercier sera conjointe sur cette motion. M. le leader du gouvernement.
M. Schneeberger : Oui. Alors, Mme la Présidente, il y a consentement pour un débat de deux minutes par intervenant, en commençant par
le ministre de l'Énergie et des
Ressources naturelles, le député de Laval-des-Rapides, la députée de
Mercier et le député de René-Lévesque.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le leader. Alors, je
comprends qu'il y a consentement pour débattre de cette motion, qu'il y
aura quatre intervenants, pour une... la durée des interventions soit limitée à
un maximum de deux minutes chacune. Et nous allons commencer par le ministre de
l'Énergie et des Ressources naturelles. Allez-y.
M. Julien :
Oui. Merci, Mme la Présidente.
Alors,
chers collègues, il y a 50 ans, un événement a marqué le Québec comme
nation. Il y a 50 ans, le barrage Daniel-Johnson était inauguré. Ce
symbole de la volonté des Québécois
d'être en charge de leurs propres ressources était inauguré. Effectivement, il aurait dû être
inauguré l'année précédente, mais malheureusement M. Johnson est décédé la
veille de son inauguration. C'est d'ailleurs pour cette raison que le barrage
porte son nom.
Nous
devons être fiers, nous devons être reconnaissants envers les visionnaires de
l'époque, ceux qui ont fait en sorte que nous sommes collectivement
propriétaires d'une richesse naturelle renouvelable et propre. C'est grâce à
eux, Mme la Présidente, que nous
sommes dans le peloton de tête des États les plus inspirants en matière
d'hydroélectricité.
Cet ouvrage fut le
premier d'une longue série de projets hydroélectriques d'envergure à voir le
jour dans le Nord québécois. Il a permis de faire du Québec une nation qui fait aujourd'hui, qui fait aujourd'hui, Mme la
Présidente, l'envie de toutes les
nations du monde. Nous sommes des meneurs dans ce domaine encore aujourd'hui, 50 ans après.
Hydro-Québec est aujourd'hui un leader mondial en production et en
distribution d'électricité renouvelable, et c'est en grande
partie grâce
à l'ingénierie qui a été développée à la construction de cet ouvrage.
D'ailleurs, Mme la
Présidente, il faut souligner le travail extraordinaire de tous les
travailleurs qui ont permis d'ériger ce pan de notre histoire. Merci à votre
vision. Merci, tous et toutes, pour votre travail fantastique.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le ministre. Maintenant, nous allons poursuivre avec M. le député de Laval-des-Rapides. La
parole est à vous.
M. Polo :
Merci beaucoup, Mme la Présidente.
Manic-5
est un chef-d'oeuvre du génie québécois. Manic-5 est un chef-d'oeuvre du génie de notre
société québécoise.
Effectivement, l'anniversaire ou, en fait, les 50 ans de l'inauguration de
Manic-5 nous rappellent quel pas de géant nous avons fait comme société non seulement sur la question du développement économique de notre développement
énergétique, mais aussi en termes d'émancipation et en termes d'affirmation de
ce que nous sommes comme société québécoise.
Cette
fameuse phrase de l'ancien premier ministre libéral Jean Lesage, Maîtres
chez nous , ne sont pas que de belles paroles partagées par un politicien. En fait, ça a été la démonstration,
grâce à l'ensemble du travail fait, non seulement Manic-5, mais l'ensemble du projet de
Manic-Outardes, qui s'est échelonné sur une vingtaine d'années... ça a commencé
à la fin des années 50, qui a abouti à la fin des années 70, et dont
un des chefs-d'oeuvre, c'est Manic-5.
C'est
cette affirmation que, comme société à cette époque, c'était un point charnière
dans notre histoire, la Révolution tranquille,
nous souhaitions démontrer de ce que nous étions capables, qu'est-ce que
notre génie était capable de faire. Qu'est-ce que
notre génie était capable de faire non seulement sur le plan énergétique, mais
nous l'avons démontré à d'autres niveaux depuis ce temps-là et nous
allons continuer à le faire dans le futur.
C'est aussi
la démonstration que plus de 4 000 travailleurs ont mis leurs
efforts, leur sueur et même leur vie pour démontrer ce que nous étions
capables de faire non seulement au Québec, mais dans le monde entier.
C'est aussi
le génie d'un ingénieur, à l'époque inconnu, Jean-Jacques Archambault, qui a,
grâce à son exploit de mettre sur pied... en fait, a mis sur pied une
technologie innovante à l'époque, qui était une première ligne électrique de
735 kilovolts. Sans cette ligne électrique, Manic-5 n'aurait pu voir le
jour.
C'est aussi
un hommage aujourd'hui à trois grands anciens premiers ministres, notamment Jean Lesage, mais
aussi M. Daniel Johnson père et également un ancien ministre libéral de l'époque, René Lévesque. Et donc, aujourd'hui, je
pense que nous soulignons non
seulement Manic-5, mais nous soulignons aussi la grandeur et surtout l'ambition
de notre société québécoise non seulement au Canada, mais dans le monde
entier.
Merci beaucoup, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Merci, M. le député. Mme la députée de Mercier, la parole est à vous.
Mme Ghazal : Merci, Mme
la Présidente. Il me fait plaisir de
souligner aujourd'hui cet anniversaire important pour la société québécoise. Manic-5, c'est un
symbole fort de la nationalisation de l'hydroélectricité, et il y a
de quoi être fier, fier de cette affirmation économique du Québec.
50 ans plus
tard, on doit s'inspirer de ce genre de volonté politique, d'audace et de
vision pour l'avenir, se rappeler collectivement que la nationalisation
permet de faire de grandes choses.
Ceci étant
dit, je tiens à souligner ma grande déception face au gouvernement, qui a refusé d'intégrer à sa motion : «Que l'Assemblée nationale reconnaisse les impacts majeurs de ce projet sur les territoires
ancestraux et les populations des Premières Nations.»
Ce symbole de
fierté pour la nation québécoise a oublié les Premières Nations. Aucun
emploi, aucun contrat aux Innus, des
cimetières inondés sans déplacer les sépultures, et j'en passe. Rendu en 2019,
et surtout à la veille du dépôt du rapport
de la commission Viens, ce refus nous apparaît comme une omission historique
importante, et c'est inacceptable. À
l'avenir, continuons de réaliser des grands projets, des projets ambitieux et
soucieux de l'environnement, mais cette fois-ci en collaboration avec
nos frères et nos soeurs autochtones. Merci.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Maintenant, nous poursuivons avec M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Merci beaucoup, Mme la
Présidente. C'est à plus de
210 kilomètres au nord de Baie-Comeau, en territoire innu, que se trouve l'ouvrage qui fait la fierté des Québécois
depuis maintenant 50 ans, le complexe hydroélectrique Manic-5. Nous soulignons aujourd'hui l'anniversaire de son inauguration, mais il faut aussi se rappeler à
quel point la construction fut un chantier d'envergure dans lequel furent
engagés des milliers de travailleurs ainsi que toute la volonté d'un peuple. Deux ans de travaux préliminaires, deux
ans pour couler le béton nécessaire au barrage puis une éternité pour remplir le réservoir Manicouagan
à sa pleine capacité. Je peux vous dire, Mme la Présidente, qu'en tant que
député de René-Lévesque Manic-5, c'est dans ma cour arrière et c'est surtout
aussi... ici, à l'Assemblée nationale, lorsque
vous rentrez dans mon bureau ici, à l'Assemblée, vous allez pouvoir constater
le barrage majestueux que représente Manic-5.
Mme la
Présidente, Manic-5, dans ma région, on en est fiers, car on est pleinement
conscients que cette richesse naturelle
et renouvelable que le barrage nous permet de produire, tout le Québec en
dépend et en profite. Oui, on a dû faire d'importants aménagements pour
y arriver, oui, notre territoire a été transformé à jamais, nos rivières ont
été harnachées, nos terres ont été inondées,
mais en retour nous sommes devenus une force économique essentielle pour le
Québec, l'épine dorsale, une garantie pour l'avenir.
J'invite tous
les Québécois et Québécoises à se rendre sur place au moins une fois. Le voyage
en vaut le coût. La vision est spectaculaire et fait naître une émotion
particulière, un sentiment de vertige. Devant une telle immensité, on reste
forcément fasciné, hypnotisé. C'est là qu'on comprend comment un barrage a pu
inspirer tant d'artistes et pourquoi il fait désormais
partie de notre culture
populaire.
Manic-5, c'est bien plus qu'un barrage, c'est
bien plus que du béton, c'est un symbole fort de la Révolution tranquille, une facette incontournable de
l'identité québécoise, une démonstration grandiose de notre génie collectif et
de ce qu'on peut accomplir comme
peuple. Et, quand on y songe, c'est vraiment pas mal pour un ouvrage qui doit
notamment sa venue suite à un
météorite qui a frappé la terre par hasard il y a de ça 244 millions
d'années. Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. Est-ce que cette motion est adoptée? M. le leader de l'opposition officielle.
M. Tanguay : ...un vote
par appel nominal, s'il vous plaît.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Alors, on me demande un vote par appel nominal. Qu'on appelle les
députés.
On va suspendre les travaux quelques instants.
Qu'on appelle les députés.
(Suspension de la séance à
11 h 34)
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Alors, nous allons maintenant procéder à la mise aux voix de la motion présentée par le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, conjointement avec le
député de Laval-des-Rapides, le député de René-Lévesque, la
députée de Marie-Victorin, le député de Chomedey et la
députée de Mercier, proposant :
«Que l'Assemblée
nationale souligne le
50e anniversaire de l'inauguration du complexe hydroélectrique Manic-5,
le 26 septembre 1969;
«Qu'elle
rende hommage aux milliers de travailleurs qui ont participé à la construction de ce
symbole fort de la Révolution tranquille et du génie québécois;
«Qu'elle
honore la mémoire du premier ministre Daniel Johnson père, décédé le 26 septembre
1968 sur le chantier du barrage qui porte désormais son nom.»
Que les députés en faveur de cette motion
veuillent bien se lever.
Secrétaire adjoint : Mme Chassé
(Châteauguay), M. Fitzgibbon (Terrebonne), Mme Roy (Montarville),
M. Lemay (Masson), M. Simard (Montmorency), M. Roberge
(Chambly), Mme LeBel (Champlain), M. Bonnardel (Granby),
M. Lévesque (Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse), M. Lamontagne
(Johnson), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre
(Arthabaska), M. Skeete (Sainte-Rose), Mme Hébert (Saint-François),
M. Lacombe (Papineau), Mme Charest (Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs),
Mme Girault (Bertrand), M. Julien (Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières), Mme Proulx
(Côte-du-Sud), M. Lafrenière (Vachon), M. Poulin (Beauce-Sud),
M. Émond (Richelieu),
M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon), M. Chassin
(Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger (Orford), Mme Jeannotte (Labelle),
M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata),
M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Reid (Beauharnois),
Mme Dansereau (Verchères), M. Lévesque (Chapleau), M. Thouin
(Rousseau), M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest),
M. Campeau (Bourget), Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice), M. Caron (Portneuf),
M. Girard (Lac-Saint-Jean), Mme Lecours (Les Plaines), M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe (Ungava), M. Bussière (Gatineau),
M. Allaire (Maskinongé), Mme Guillemette (Roberval).
M. Arcand
(Mont-Royal—Outremont), M. Tanguay (LaFontaine), M. Leitão
(Robert-Baldwin), M. Barrette (La Pinière),
Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee),
Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce), Mme Nichols
(Vaudreuil), M. Rousselle (Vimont), Mme Montpetit (Maurice-Richard),
Mme Melançon (Verdun), Mme Ménard
(Laporte), Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Fortin (Pontiac),
M. Kelley (Jacques-Cartier),
Mme Charbonneau (Mille-Îles), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis), M. Benjamin (Viau), M. Derraji (Nelligan),
M. Polo (Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent),
M. Ciccone (Marquette).
M. Nadeau-Dubois
(Gouin), Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal (Rosemont),
Mme Labrie (Sherbrooke), Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue),
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau),
M. Zanetti (Jean-Lesage).
M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski),
M. Roy (Bonaventure), M. Gaudreault (Jonquière), M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine), Mme Perry Mélançon (Gaspé).
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Que les députés contre cette motion
veuillent bien se lever. Y a-t-il des abstentions? M. le secrétaire général,
pour le résultat du vote.
Secrétaire : Pour : 88
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
La motion est adoptée à l'unanimité.
Alors,
nous allons poursuivre à la rubrique Avis
touchant les travaux des commissions.
M. le leader du gouvernement.
M. Schneeberger :
Oui, Mme la Présidente. Alors, j'avise cette Assemblée que la Commission de
l'économie et du travail poursuivra
les consultations particulières sur le projet de loi n° 27, Loi concernant
principalement l'organisation gouvernementale en matière d'économie et
d'innovation, aujourd'hui, après les affaires courantes, pour une durée de
1 h 30 min et ainsi que de 15 à 17 h 15, à la salle du
Conseil législatif;
Cette même
commission entreprendra l'étude détaillée du projet de loi n° 33, Loi modifiant le Code du travail concernant le maintien des services
essentiels dans les services publics et dans les secteurs public et parapublic, le mardi 1er octobre, de
10 heures à midi, à la salle Hippolyte-La Fontaine;
La Commission des transports et de
l'environnement poursuivra l'étude détaillée du projet de loi n° 17, Loi
concernant le transport rémunéré de personnes par automobile, aujourd'hui,
après les affaires courantes jusqu'à 13 heures
et de 15 à 18 heures, à la salle Louis-Joseph-Papineau, ainsi que le mardi
1er octobre, de 10 à midi, à la salle Marie-Claire-Kirkland;
La Commission
de la culture et de l'éducation poursuivra l'étude détaillée du projet de loi
n° 5, Loi modifiant la
Loi sur l'instruction publique
et d'autres dispositions à l'égard des services de l'éducation préscolaire
destinés aux élèves âgés de 4 ans, aujourd'hui, après les affaires
courantes jusqu'à 13 heures et de 15 à 18 heures, ainsi que le
vendredi 27 septembre 2019, de
9 h 30 à 12 h 30, à la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine, ainsi que le mardi 1er octobre, de
10 heures à midi, à la salle
Pauline-Marois;
La Commission de l'aménagement du
territoire poursuivra l'étude détaillée du projet de loi n° 16, Loi visant
principalement l'encadrement des inspections
en bâtiment et de la copropriété divise, le remplacement de la dénomination
de la Régie du logement et l'amélioration de
ses règles de fonctionnement et modifiant la
Loi sur la Société d'habitation
du Québec et diverses dispositions
législatives concernant le domaine municipal, le mardi 1er octobre, de
10 heures à midi, à la salle Louis-Joseph-Papineau. Voilà, Mme la
Présidente.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Merci, M. le leader.
Alors, aux
avis de la présidence, pour ma part, je vous avise que la Commission de l'agriculture, des pêcheries,
de l'énergie et des ressources naturelles se réunira aujourd'hui, après les affaires
courantes et jusqu'à 13 heures puis de 15 heures à 18 heures, à la salle
Pauline-Marois, afin de procéder aux
auditions publiques dans le cadre de la consultation générale sur les impacts des pesticides sur la
santé publique et de l'environnement, ainsi que les pratiques de remplacement
innovantes disponibles et à venir dans le secteur de l'agriculture et de
l'alimentation, et ce, en reconnaissance de la compétitivité du secteur
agroalimentaire québécois.
Je vous avise que la Commission de
l'administration publique se réunira en séance de travail aujourd'hui, de 13 heures
à 15 heures, à la salle des Premiers-Ministres, afin de procéder à
l'analyse de rapports annuels de gestion.
M. le leader du gouvernement, pour la suite des
travaux.
M. Schneeberger :
Oui, alors, Mme la Présidente, je vous demanderais d'appeler l'article 2
du feuilleton.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Juste avant d'appeler l'article 2 du feuilleton, je vais continuer sur
l'avis touchant les travaux des commissions.
Alors, je
vous avise que la Commission des
institutions se réunira en séance de
travail le mardi 1er octobre, de midi
à 12 h 30, et à la salle RC.161, afin de statuer sur la possibilité
que la commission se saisisse de pétitions concernant l'installation de caméras
dans les autopatrouilles et du port de caméras corporelles par les agents
patrouilleurs.
Je vous avise enfin que la Commission de la
culture et de l'éducation se réunira en séance publique le lundi 30 septembre, de 9 heures à midi et de
13 h 30 à 16 h 35, à la salle Estuaire du Riôtel Matane,
afin de procéder aux auditions publiques
dans le cadre des consultations particulières en région concernant le mandat
d'initiative portant sur l'avenir des médias d'information. Est-ce qu'il y a consentement pour déroger à l'article 143 du règlement concernant l'horaire
des travaux des commissions? Alors, consentement.
Je vous
rappelle que, lors de l'interpellation prévue pour demain, vendredi le
27 septembre 2019, M. le député
de La Pinière s'adressera à M. le ministre responsable de l'Administration
gouvernementale et président du Conseil du trésor sur le sujet suivant : L'improvisation du gouvernement
caquiste dans la gestion des dossiers relevant du Secrétariat du Conseil
du trésor.
Je vous avise de plus que l'interpellation
prévue pour le vendredi 4 octobre 2019 portera sur le sujet suivant :
Le nécessaire renforcement de la loi 101. M. le député des
Îles-de-la-Madeleine s'adressera alors à M. le ministre responsable de la
Langue française.
La période
des affaires courantes étant terminée, nous allons maintenant passer aux
affaires du jour. M. le leader du gouvernement.
M. Schneeberger :
Mme la Présidente, je...
M. Schneeberger :
Oui, ça va? O.K. Alors, je vous demanderais d'appeler l'article 2 du
feuilleton, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : À l'article 2 du feuilleton,
M. le ministre de la Famille propose l'adoption du principe du projet de loi n° 18, Loi modifiant le
Code civil, le Code de procédure civile, la
Loi sur le curateur public
et diverses dispositions en matière de protection des personnes. M. le
ministre, la parole est à vous.
M. Lacombe : Merci beaucoup,
Mme la Présidente. C'est effectivement avec grand plaisir que je propose
aujourd'hui l'adoption du principe du projet de loi n° 18,
projet de loi visant à modifier le Code civil, le Code de procédure civile, la
Loi sur le curateur public et
diverses dispositions en matière de protection des personnes. Ce projet de loi a fait l'objet de consultations
particulières les 17, 18, 19 et 24 septembre dernier devant la Commission
des relations avec les citoyens.
D'abord, évidemment,
je tiens à souligner et à saluer la participation d'une vingtaine
d'intervenants, de groupes et
d'associations professionnelles. Je les remercie d'avoir participé à cet
important exercice démocratique et d'avoir, bien sûr, enrichi la réflexion. Leur présence témoigne de leur souci de
protéger encore mieux les personnes inaptes et en situation de
vulnérabilité.
Je tiens
également à remercier mes collègues de l'opposition pour leur contribution à
ces travaux de consultation. Leurs
interventions ont aussi contribué à bonifier cette démarche, et je dois dire
que cette contribution s'est faite dans un esprit d'ouverture que j'ai
beaucoup apprécié.
Au terme de
ces consultations, je me réjouis donc de constater le grand consensus qui se dessine
autour de la volonté de créer de bien
meilleures conditions pour préserver au maximum l'autonomie des personnes, à
respecter leurs volontés et leurs
préférences et à préserver l'exercice de leurs droits. Nos échanges témoignent
d'un commun accord pour dire qu'il est
temps d'adopter une nouvelle vision
de l'inaptitude au Québec, de miser sur les forces et les facultés des
personnes plutôt que de souligner leurs limitations.
J'aime dire
que le projet de loi n° 18, c'est plus qu'un projet de loi. On a eu l'occasion de le répéter, c'est un appel qu'on lance à
la société québécoise pour porter un regard nouveau sur les personnes qui ont
des vulnérabilités, sur la protection, donc, de ces personnes vulnérables.
Les fondements du projet de loi sont solides,
ils s'appuient sur les grandes tendances internationales qui reconnaissent le droit à la capacité juridique
pour tous. Ce projet de loi s'inscrit dans un mouvement visant à remettre
les personnes au coeur de leurs propres
choix. Il met en place les conditions pour préserver l'égalité des droits de
toutes les personnes au Québec.
Ce projet de
loi tient également compte du fait que la société a changé depuis la dernière
réforme du dispositif de protection
des personnes inaptes. Au cours des 30 dernières années, on a assisté à de
profondes mutations sociales, par
exemple le vieillissement de la population, les nouvelles réalités familiales
ou encore le profil même des personnes inaptes et en situation de
vulnérabilité.
En 1990, le Québec était avant-gardiste
lorsqu'il a mis en vigueur la
Loi sur le curateur public. Je souligne qu'auparavant les législations s'attachaient à la
maladie mentale pour décréter l'incapacité juridique. À cette époque, le
Québec avait plutôt mis l'accent sur l'inaptitude de la personne à décider pour
elle-même. C'est d'a