Labour and the Economy — 4 February 2020 (42nd Legislature, 1st Session)
CET 2020-02-04
Quebec — Committees
M. Hudon
(Alain) : Merci, Mme la Présidente. Alors, Alain Hudon, juriste au ministère
de la Justice.
Alors, le règlement
actuel de la Régie des installations olympiques prévoit qu'une absence à cinq
rencontres du conseil d'administration va entraîner une vacance de la personne
en question.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Merci. Y a-t-il d'autres interventions? Oui, le député de Viau.
M. Benjamin :
On parle de combien de séances d'absence?
M. Benjamin : Cinq? D'accord.
Et c'est cette même... Donc, il y aura... On reprendra ce même nombre
d'absences dans le cadre du projet de loi... de la loi actuelle. Est-ce
qu'on parle d'absences motivées ou non motivées?
Présidente (Mme IsaBelle) :
Mais, avant de suspendre, ça va vous permettre... Écoutez,
on vient de m'aviser qu'il y aura un
remplacement non prévu, mais on va l'annoncer tout de suite avant de
suspendre, si vous êtes d'accord, pour poursuivre les travaux. Alors, est-ce
que vous pouvez l'annoncer, Mme la secrétaire, oui?
Secrétaire : M. Kelley
(Jacques-Cartier) est remplacé par
monsieur... M. Rousselle
(Vimont), pardon, est remplacé
par M. Kelley (Jacques-Cartier).
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Alors, oui, nous allons suspendre quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 10 h 11)
La Présidente
(Mme IsaBelle) : Alors, nous
reprenons. Alors, ça sera M. Privé qui va répondre. Veuillez vous
présenter avant de répondre.
M. Privé (Denis) : Denis Privé, vice-président,
affaires juridiques et corporatives, au Parc olympique.
En fait, effectivement, c'est un règlement de régie interne qui est adopté par le conseil d'administration, en matière de bonne gouvernance. Et on parle de cinq séances qui... Après une
absence de cinq séances, le conseil
d'administration pourrait effectivement intervenir à l'égard d'un membre qui n'est pas disponible, là, pour
pouvoir occuper ses fonctions au sein du C.A.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Député de Viau.
Benjamin : Merci, Mme la Présidente. Mais, autour de cette absence de cinq séances, est-ce qu'on parle d'absences motivées ou non motivées?
M. Privé
(Denis) : En fait, c'est non
motivé. Mais, même si c'était motivé, dans la mesure où, pour des raisons
personnelles importantes, là, qui lui
appartiennent, un membre pourrait se retrouver, après cinq séances, à ne pas
pouvoir occuper son rôle, le conseil d'administration pourrait quand
même décider d'intervenir à l'effet
qu'en matière de bonne gouvernance on a besoin d'avoir les gens en
nombre suffisant autour de la table pour être capables de faire avancer les
opérations et les affaires de la société.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci.
Benjamin : Merci, Mme la
Présidente. Lorsqu'on parle de cette série de cinq absences motivées comme
membre du conseil d'administration, est-ce que ça inclut les séances de
travail des comités?
M. Benjamin : D'accord. Donc, quelqu'un pourrait être absent... Je ne sais pas, quelqu'un
qui est sur le comité RH pourrait
être absent trois fois sur le comité RH plus deux fois sur le conseil d'administration. Donc, ça devient cinq absences?
M. Benjamin : D'accord. Merci. Ma prochaine question,
c'est sur la... Quand ces personnes-là... Donc, on avait compris que, dans les études d'articles
précédents... Donc, quand il y a absence, donc, vacance, à ce moment-là, on constate une vacance.
Donc, c'est les articles qu'on avait adoptés précédemment qui
s'appliquent, donc, pour ce qui est du remplacement
des membres à ce moment-là. D'accord.
Le règlement de régie interne auquel vous faites allusion tout à l'heure, donc, ça a été adopté. Quand est-ce que ça a été adopté?
M. Privé
(Denis) : Je pourrais vous
donner l'information un
petit peu plus tard. Je ne l'ai pas actuellement, mais, d'ici la fin de l'avant-midi, je vais vous donner cette
information-là.
M. Benjamin :
D'accord. Peut-être que... quand est-ce que ça a été adopté, donc, s'il y a
eu... la dernière mise à jour date de quand. Donc, j'apprécierais.
M. Privé (Denis) : Aucun
problème, oui.
M. Benjamin : D'accord. C'est
bon pour moi.
Présidente (Mme IsaBelle) : C'est tout?
La Présidente (Mme IsaBelle) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'article 24? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 24 est adopté?
La Présidente
(Mme IsaBelle) : Adopté. Parfait. Nous allons maintenant à
l'article 25. Mme la ministre.
Mme Proulx
(Berthier) : Merci, Mme la Présidente.
Article 25 :
«Le quorum aux séances du conseil d'administration
est constitué de la majorité de ses membres, incluant le président-directeur
général ou le président du conseil.
«Les décisions du conseil sont prises à [...]
majorité des voix exprimées par les membres présents.
En cas de partage
des voix, la personne qui préside la séance dispose d'une voix prépondérante.»
Donc, l'article 25 du projet de loi va
maintenir la règle de quorum aux séances du conseil d'administration de la
nouvelle société qui s'applique
aujourd'hui au sein de la Régie des installations olympiques. Dans
l'article 25, il précise de quelle façon doivent se prendre les décisions du conseil. Des ajustements
mineurs sont proposés de façon à ce que les dispositions soient similaires à ce qu'on retrouve dans les
lois plus récentes constituant des organismes publics. Donc, ce qu'on vient
préciser, là, lorsqu'on parle d'ajustements mineurs,
on exige qu'il y ait soit le président du conseil soit le président-directeur
général... soit présent, un des deux. C'est la précision qu'on vient apporter
par rapport à l'article sur la RIO.
La Présidente
(Mme IsaBelle) : Merci. Y a-t-il des interventions? Oui, député
de Nelligan.
M. Derraji : Aïe! Ça fait longtemps, Mme la Présidente. On a
oublié les circonscriptions. Bonjour, Mme la Présidente. Merci pour me
donner la parole.
J'ai juste une
question par rapport à la présence des membres. On parle d'une présence
physique. Est-ce que ça arrive... Est-ce que le conseil d'administration, pour
une raison x, fait des réunions par téléconférence? Donc, quand on parle «par les membres présents», donc,
peu importe, physique ou au téléphone, c'est au sens large de la présence?
La Présidente
(Mme IsaBelle) : Mme la ministre.
Mme Proulx
(Berthier) : Merci, Mme la Présidente. Bien, M. le député de Nelligan,
les articles suivants vont venir préciser, parce que, oui, on est en
2020, et il y aura d'autres façons de pouvoir tenir des séances du conseil
d'administration. On y revient de façon plus précise à l'article 26 et à
l'article 27 également, si ça peut vous rassurer.
La Présidente
(Mme IsaBelle) : Merci.
M. Derraji : ...nous rassure, parce que, justement, nous
sommes en 2020, et la technologie aide parfois les réunions des conseils
d'administration. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente
(Mme IsaBelle) : Y a-t-il d'autres interventions sur
l'article 25? Député de Viau.
M. Benjamin :
Merci, Mme la Présidente. Donc, dans cet article, Mme la ministre vient de nous
dire justement qu'il y a eu des
ajustements mineurs, à savoir que c'est de prévoir l'absence des deux
présidents. Donc, un des deux... Non? Pouvez-vous préciser pour moi,
oui?
La Présidente
(Mme IsaBelle) : Voulez-vous donner la... Oui, Mme la ministre,
vous pouvez préciser.
Mme Proulx
(Berthier) : Merci, Mme la Présidente. En fait, on exige que soit le
président-directeur général ou le président
du conseil soient présents avec l'article 25, un des deux ou les deux,
mais un minimum, de la présidence du conseil ou du P.D.G., doit être
présent lors de la tenue du conseil d'administration.
M. Benjamin :
Donc, s'il advenait que les deux soient absents, à ce moment-là, qu'est-ce qui
est prévu?
Mme Proulx
(Berthier) : Le conseil ne siégera pas à ce moment-là.
M. Benjamin :
Le conseil ne siège pas à ce moment-là?
Proulx (Berthier) : C'est
l'exigence. Donc, dans l'article 25, la nouvelle exigence qu'on apporte,
c'est que les deux ou, au minimum, un des deux soit présent pour la
tenue du conseil d'administration.
M. Benjamin :
Et, actuellement, sur la situation
actuelle du conseil d'administration de la régie des installations du Parc
olympique, est-ce que,
donc, le conseil d'administration est présidé... Les rencontres du conseil d'administration sont présidées par la présidente du conseil d'administration ou est-ce
qu'il peut y avoir des situations où est-ce que la présidente ne soit
pas disponible? Qui préside, à ce moment-là, le conseil d'administration?
Mme Proulx
(Berthier) : La vice-présidente du conseil d'administration.
M. Benjamin :
Et le président-directeur général est toujours là à ce moment-là?
Proulx (Berthier) : Le président-directeur général est toujours là. En
fait, la précision qu'on vient apporter, M. le député de Viau, c'est
que, dorénavant, on exige que soit le président du conseil soit le P.D.G. soit
présent.
M. Benjamin :
Donc, s'il advenait que la vice-présidente du conseil d'administration du
conseil est présente et que le P.D.G. n'est
pas présent, donc, il ne peut pas y avoir de rencontre du conseil
d'administration. C'est bien ça?
Mme Proulx (Berthier) : Il va falloir qu'il y ait soit le président du
conseil qui soit présent soit le président-directeur général qui soit
présent.
La Présidente (Mme IsaBelle) : Y a-t-il d'autres interventions sur
l'article 25? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 25 est adopté?
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Adopté. Merci. Mme la ministre, l'article 26.
Mme Proulx (Berthier) : Merci, Mme la Présidente. Le conseil...
Article 26, pardon : «Le conseil d'administration de la
société peut tenir ses séances à tout endroit au Québec.»
Donc, je veux juste préciser que son siège social
demeure à Montréal, mais que les séances du conseil de la nouvelle
société d'État peuvent se tenir à tout endroit au Québec.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Merci. Y a-t-il des interventions sur l'article 26?
Député de Viau.
M. Benjamin :
Non. En fait, je ne serai pas très long, Mme la Présidente, en fait, et
simplement pour... à
titre comparatif, pour savoir, je fais référence peut-être
à la mémoire du conseil d'administration. Pourquoi cet article-là? J'aimerais
comprendre.
Mme Proulx (Berthier) : Est-ce qu'on donne l'autorisation du P.D.G. de la
société d'État de pouvoir s'exprimer, Mme la Présidente?
La Présidente (Mme IsaBelle) : Merci. Est-ce qu'on a le consentement? Parfait,
nous avons un consentement. Veuillez vous présenter, M. Labrecque.
M. Labrecque (Michel) : Michel Labrecque. Je suis président-directeur
général du Parc olympique et membre du conseil d'administration.
La raison est très simple, c'est qu'on a un siège
social, 4141, Pierre-De Coubertin, mais on a tenu des réunions, par exemple, dans un hôtel montréalais, avec
repas. On a tenu une réunion du conseil d'administration chez nos partenaires
au Château Dufresne-Nincheri, qui est à côté, pour faire des...
Donc,
c'est pour ça qu'on dit : Partout au Québec, on pourrait tenir une réunion
du conseil, donc, à Québec même, suivi d'une rencontre avec la ministre.
C'est exactement... Ça s'est fait dans le passé. Vous savez, sur les
40 années, ça s'est fait que le conseil a dû se déplacer, a tenu sa
réunion du conseil en bonne et due forme et, après, a rencontré députation et
ministres. C'est pour ça.
La Présidente (Mme IsaBelle) : Merci. Y a-t-il d'autres interventions sur
l'article 26? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 26 est adopté?
La Présidente (Mme IsaBelle) : Adopté. Parfait. Nous poursuivons maintenant avec
l'article 27. Mme la ministre.
Mme Proulx (Berthier) : Merci, Mme la Présidente. Au grand plaisir du
député de Nelligan, donc,
article 27 :
«Sauf disposition contraire du règlement
intérieur, les membres du conseil d'administration peuvent, si tous y
consentent, participer à une séance
du conseil à l'aide de moyens permettant à tous les participants de communiquer
immédiatement entre eux. Ils sont alors réputés présents à la séance.»
Donc,
c'est une nouvelle disposition qui vise essentiellement l'article 27... à
permettre la tenue de séances du conseil d'administration qui pourraient, par exemple, s'effectuer à distance en
utilisant les nouvelles technologies. Donc, il pourrait y avoir une situation familiale, des
conditions météorologiques qui font en sorte que la séance doit être tenue
avec, par exemple, des outils tels que FaceTime ou encore par téléphone.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Merci. Y a-t-il des interventions? Député de Viau.
M. Benjamin :
Merci, Mme la Présidente. Je vais m'arrêter à l'article 27, à ce segment
de l'article où il dit : «...si tous y consentent...» En fait, ma question
pour Mme la ministre : Pourquoi, à ce moment-là, on cherche tant
l'unanimité, dans cet article-là, et non pas, peut-être, la majorité? Pourquoi
pas la majorité, si la majorité y consent?
Mme Proulx
(Berthier) : Bien...
Mme Proulx
(Berthier) : Oui, vas-y, vas-y, Michel... M. le président.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : ...par article, est-ce qu'on... Je demande : Est-ce
qu'on a le consentement pour M. Labrecque? Oui. Alors, M. Labrecque,
à vous la parole.
M. Labrecque
(Michel) : Je ne sais pas, est-ce que je dois me représenter?
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Non, vous l'avez déjà fait une fois.
M. Labrecque (Michel) : Désolé, député de Viau. C'est une règle de bonne
gouvernance générale. C'est-à-dire, contrairement
au... Quand tous les gens sont réunis physiquement, un membre est en vacances,
pas au sens de l'article précédent, mais pendant cette période... puis
il veut se joindre...
Donc,
on a toujours, en bonne gouvernance, quand il y a Zoom, ou il y a FaceTime, ou
il y a une pieuvre au centre de la
table, demandé à tout le monde : Est-ce que vous êtes en accord à ce que
les gens puissent se joindre comme ça? Et
c'est toujours, toujours agréé. C'est comme une obligation qu'on se donne,
supplémentaire, que tout le monde sont conscients
que tout le monde n'est pas présent physiquement. C'est juste un ajout
supplémentaire de bonne gouvernance en
disant : Tout le monde est conscient, là, qu'on n'est pas présent
physiquement dans la discussion, oui, on est d'accord? Quelqu'un pourrait dire : Je tiens à être
présent physiquement, l'enjeu est trop important, je veux être présent et je ne
donne pas mon accord. Et donc on reporterait la réunion.
C'est tout à fait, je dirais, une règle de
gouvernance sage de se dire : Quand c'est par des moyens électroniques,
tout le monde est d'accord, tout le monde est conscient, parce que la présence
physique peut faire des interventions... Il
peut y avoir... Vous savez, ce n'est pas la même chose. Ça fait que, pour ça,
on a ajouté, si vous voulez, une couche supplémentaire d'agrément de
tous les membres.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Merci.
Benjamin : Merci, Mme la Présidente. Merci, M. Labrecque, pour
l'intervention. Donc, si je comprends bien, donc, corrigez-moi, donc, quelqu'un pourrait vouloir intervenir dans le
cadre d'un conseil d'administration à distance, mais qu'autour de la
table il y a une personne qui s'y oppose, il n'y aura pas, à ce moment-là, de
rencontre du conseil d'administration.
M. Labrecque
(Michel) : Oui.
M. Benjamin :
D'accord. Oui, vas-y.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Député de Nelligan.
M. Derraji :
Oui, merci, Mme la Présidente. J'ai juste une petite remarque. Je comprends la
logique derrière les séances à distance et l'utilisation de la technologie.
Avez-vous pensé... Parce que je n'ai pas eu le temps de lire les autres articles, juste pour être honnête avec
vous. Avez-vous eu le temps de valider aussi le vote? Je sais qu'au niveau
du... Si ma mémoire, elle est bonne, Mme la Présidente, le p.l. n° 36... ça a été évoqué même dans cette salle, le vote
électronique, le vote à distance. Donc, qu'en est-il par rapport à ce cas au
sein de votre organisation? Est-ce qu'il y a des
votes d'une manière anonyme? Est-ce que c'est à main levée? Je pense qu'à main
levée, s'il y a FaceTime ou quelque chose,
on se voit, c'est facile pour le président de voir le tout. Mais qu'en est-il
si le vote est demandé pour un vote anonyme des membres du conseil
d'administration? Comment vous allez procéder à le mettre en place?
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Oui, vous pouvez y aller.
M. Labrecque
(Michel) : Lorsque... De façon générale, là, dans la très, très grande
majorité des décisions, c'est à l'unanimité
des membres, je vous dirais, hein, dans les conseils. Lorsqu'il y a vote, la
présidente... c'est un vote où il va
y avoir... la présidente du conseil va dire : Bon, vous pouvez enregistrer
votre vote. Les gens vont demander : Je veux que mon vote soit
enregistré au procès-verbal. Ensuite de ça, il y a possibilité de voter de
façon électronique. C'est-à-dire,
à une résolution que les membres ont déjà agréée, ils vont dire : Oui,
nous sommes favorables. Et ça va se faire en nuagique, de façon anonyme.
Ça peut se faire de façon anonyme si la demande est faite. Oui, il y a les
moyens technologiques maintenant de le faire.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Merci. Député de Nelligan, oui.
M. Derraji :
Oui, je suis au courant des moyens technologiques, mais pensez-vous que c'est
nécessaire ou pas nécessaire de l'ajouter
dans l'article, que, justement, on peut voter d'une manière électronique tout
en prenant en considération les moyens technologiques que nous avons?
Parce que je comprends que, dans la majorité des cas, c'est le consensus qu'on recherche au niveau des membres du conseil
d'administration, et, si, le consensus, il est là, bien, il n'y a pas de problème.
Mais nous avons l'occasion devant nous
d'éviter... même si c'est 1 % de cas, mais c'est plus pour vous donner les
moyens... Donc, je ne sais pas qu'est-ce que vous en pensez. J'ai
vraiment... Je réfléchis juste avec vous à haute voix, hein? C'est des cas qui
arrivent parfois, et je ne sais pas si vous avez eu l'occasion de penser à ça.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Mme la ministre.
Mme Proulx
(Berthier) : Est-ce qu'il est possible de suspendre quelques minutes,
Mme la Présidente?
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Oui. Alors, nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
10 h 29)
La Présidente (Mme
IsaBelle) : ...
Mme Proulx
(Berthier) : Merci, Mme la Présidente. Donc, au règlement interne,
pour répondre au député de Nelligan,
l'article 3.17 — on
va le faire imprimer, Mme la Présidente, on pourra le donner aux collègues de
l'opposition officielle — donc :
«Le vote est pris à main levée [ou par moyen faisant appel aux technologies de
l'information permettant l'identification
des membres]. Cependant, un administrateur peut demander un vote secret — ce
à quoi M. le P.D.G. faisait référence — qui
se fait alors par scrutin sur des bulletins dont le décompte est confié au
secrétaire du conseil. Nul ne peut se faire représenter ni exercer son
droit de vote par procuration à une séance du conseil.»
Donc,
il est vrai de dire, M. le député de Nelligan... On ne sait pas quelles technologies de
l'information nous auront dans 20, 25
ans d'ici, mais, déjà, dans le règlement du conseil d'administration,
l'article 3.17 vient préciser les questions auxquelles... les
questions que vous nous avez demandées un peu plus tôt.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Merci. Y a-t-il d'autres interventions? Député de Nelligan.
Derraji : Merci, Mme la
Présidente. En fait, quand je faisais référence au p.l. n° 36, c'est parce que ça a été évoqué,
le vote électronique. Et je comprends la référence au règlement intérieur. Nous
avons une proposition par rapport à
l'article 27, c'est d'ajouter le vote. Donc, si vous êtes d'accord, on
peut vous soumettre un amendement dans ce sens.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Parfait. Est-ce qu'il est prêt, votre amendement? Est-ce
qu'il est rédigé?
M. Derraji :
Oui, il est rédigé.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Oui, il est déjà rédigé? Parfait. Vous l'avez déjà, mais
il n'est pas imprimé. Alors, vous voulez qu'on suspende quelques instants?
M. Benjamin :
Oui, absolument, tout à fait.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Parfait. Alors, nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
10 h 34)
Présidente (Mme IsaBelle) :
Alors, nous aurons un amendement qui sera déposé par le député
de Nelligan, mais,
avant ça, nous devons suspendre, si tout
le monde est d'accord.
Est-ce que nous avons le consentement de suspendre l'article 27? Consentement. Maintenant, l'amendement veut être déposé à l'article 25. Est-ce que nous
avons le consentement pour rouvrir l'article 25? Consentement, parfait. Alors, député de Nelligan, est-ce que vous voulez lire votre amendement?
Derraji : Merci, Mme la Présidente. Donc, l'article 25 du projet
de loi est modifié par l'ajout, après
le deuxième alinéa, du suivant :
«Un vote d'un
membre du conseil d'administration peut être tenu par tout moyen de
communication permettant, à la fois,
de recueillir les votes de façon à ce qu'ils puissent être vérifiés
subséquemment et de préserver le caractère secret du vote, lorsqu'un tel
vote est demandé.»
Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Y a-t-il des interventions sur l'amendement? S'il n'y a pas d'intervention, nous allons procéder à
la mise aux voix. Est-ce que l'amendement proposé est adopté?
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Parfait. Nous revenons maintenant à l'article 25. Est-ce qu'il y a...
La Présidente (Mme IsaBelle) : 25.
Il faut revoter. Attention, on reste à l'article 25, s'il vous plaît. Merci.
Alors, est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 25? Alors, nous allons
procéder à la mise aux voix de l'article 25 tel qu'amendé. Alors, est-ce que l'article
25, tel qu'amendé, est adopté?
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Alors, nous revenons à l'article 27. Est-ce qu'il y a des interventions
pour l'article 27? Alors, député de Viau.
M. Benjamin : Merci, Mme la Présidente.
Donc, tantôt, donc, lorsqu'on était sur l'article 27, donc, il y avait un
échange entre moi et le président, donc, l'actuel P.D.G. de la Régie des
installations olympiques, sur ces mots qu'on
retrouve à l'article 27 : «...si tous y consentent...» Alors,
j'ai bien compris l'explication qui m'avait été donnée.
Toutefois, je
reviens encore à la charge, parce qu'on est en train de faire un... C'est une
loi qu'on n'a pas touchée depuis une quarantaine d'années. Ce qu'on
veut, c'est avoir une loi pérenne qui va pouvoir permettre à cette société de pouvoir travailler, fonctionner convenablement.
Et je me rends compte, Mme la
Présidente, justement,
qu'il y a d'autres lois
qui peuvent être inspirantes, donc, à cet effet, et notamment
la
Loi sur les services de santé et les services sociaux.
Notamment, je
vais lire et je vais donner lecture à cet article, qui est l'article 530.28,
qui dit ceci : «En outre de ce qui est prévu à l'article 409, les membres du conseil d'administration
peuvent, en cas d'urgence et si les deux tiers des membres sont d'accord, participer à une séance du conseil
à l'aide de moyens permettant — etc., de participer — aux participants de communiquer
oralement entre eux...» Ça se poursuit.
Donc, je
reviens encore. Ma question, c'était la suivante : Pourquoi est-ce qu'on
recherche l'unanimité et non pas une majorité? Dans le cas qui est
devant nous, ce sont les deux tiers dont on parle. Donc, moi, j'aimerais
comprendre quel est l'argument qui est derrière ça.
La Présidente (Mme IsaBelle) : Mme
la ministre.
Mme Proulx
(Berthier) : Merci, Mme la Présidente. Non pas que votre comparatif soit boiteux, M. le député de Viau, mais là on parle de société d'État à vocation commerciale. Pour faire du pouce un peu sur ce que vous avez
amené comme exemple, moi, je tiens à préciser que la loi constitutive, par
exemple, sur Investissement Québec, l'article 48 sur la Loi d'Investissement
Québec, le permet et fait le libellé
de «tous». Idem pour la Société du
Plan Nord. À son
article 40,
on y va également avec «si tous y
consentent». Donc, ici, c'est important de préciser qu'on parle d'une société
commerciale pour le libellé de l'article 27.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Député de Viau.
M. Benjamin : Merci, Mme la
Présidente. Donc, ma question pour Mme la ministre, j'essaie de voir et j'essaie de comprendre qu'est-ce qui fait que cette unanimité, elle est
nécessaire absolument dans le cas qui est devant nous, lorsqu'on sait
qu'on aura un conseil d'administration avec des personnes venant de différents
horizons, différentes compétences, différentes implications dans la société,
dans le milieu. Or, des cas où il pourrait y avoir absence ou que ces personnes-là aient à participer à distance
à une séance du conseil, ce ne sont pas des cas particuliers, ça pourrait
arriver, et plus rapidement. Et pourquoi
est-ce qu'on tient absolument à ce que soit l'unanimité et non pas à une
majorité ou aux deux tiers comme la
Loi sur la santé et les services
sociaux?
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Mme la ministre? Oui, M. Labrecque.
M. Labrecque
(Michel) : Oui, député de Viau, vous... Par exemple, il y a un conseil
qui se réunit... d'administration. La
personne... Les moyens technologiques existent, mais elle n'est pas capable...
Donc, elle tient à y être, mais elle
ne peut pas... Pour toutes sortes de raisons techniques, elle va indiquer
qu'elle ne veut pas que la réunion se tienne. C'est dans ces cas-là, exceptionnels, ce n'est pas dans un cas où... Si
quelqu'un dit : Je ne peux pas être présent au conseil, mais il peut se tenir de façon électronique, tout va bien.
Un autre exemple que je peux vous donner, les réunions. C'est arrivé, là, on
est en... Il y a quelqu'un qui est en appel conférence. On perd la
communication sur la route. Il y a eu discussion. On était... La personne
n'était pas présente. On ne savait pas qu'elle n'était plus au centre de la
table, au sens où je m'exprime. Elle
revient, elle dit : Je n'ai pas entendu, ça a coupé à ce moment-là, je
veux qu'on reprenne la décision.
C'est parce que la technologie n'est pas
toujours... Donc, on veut que tous les membres qui sont présents au conseil...
Si je n'y suis pas puis que j'indique que je
n'y serai pas, mais je consens à ce que ça se tienne électroniquement, il n'y a
pas de problème. Si je veux être en
réunion électronique puis j'ai un problème technique, bien, je dis : Je ne
pourrai pas y être puis je ne veux pas que la réunion se tienne. Vous me
comprenez? Il faut être capable de dire : Vous me convoquez, et je veux y
être, je ne peux pas être présent physiquement à Montréal à ce moment-là pour
raisons x, x. Les moyens électroniques
sont permis, mais, si tout le monde consent, puis je ne peux pas me joindre à
vous pour des raisons techniques, des raisons... il faut que je puisse
dire : Je ne veux pas que la réunion se tienne.
Vous me suivez? C'est dans ces cas extrêmement...
Mais on l'a vécu, là, quelqu'un sur la route, la communication a été coupée, je ne sais pas où il était, puis il nous
est revenu : Woups! Je vous ai perdus, est-ce qu'il y a eu une décision?
La présidente, elle dit oui. J'aimerais que
la décision se reprenne, je voulais y être. Je vous donne un exemple très
pratique, mais c'est pour ça que nous autres, on... Quand la décision
est prise, il faut qu'il y ait un consentement de tous pour des raisons comme
celles-là.
La Présidente
(Mme IsaBelle) : Député de Viau, oui, merci.
M. Benjamin :
Merci, Mme la Présidente. Je reviens encore. En fait, je comprends les aléas
technologiques qu'évoque M. Labrecque,
mais là n'est pas le sens de mon intervention. Mon intervention est sur le
principe que quelqu'un... Je pars de
l'hypothèse que la personne a accès aux moyens technologiques, et ça
fonctionne, et cette personne veut participer au conseil
d'administration.
L'article que j'ai devant moi nous dit : Si cette
personne-là qui a accès aux moyens technologiques...
cette technologie-là fonctionne correctement, donc c'est l'unanimité. Si cette
personne-là n'obtient pas l'unanimité,
elle ne peut pas participer au conseil d'administration. C'est ce que dit cet
article-là aussi. Donc, un membre du conseil d'administration... Donc,
ça dit... Donc, si un membre du conseil d'administration... Un membre peut...
Un membre... Donc, on va le mettre au singulier. Un membre du conseil
d'administration peut, si tous y consentent, participer à une séance du
conseil. C'est ça? C'est bien ça?
Mme Proulx (Berthier) : Je pense que c'est important, M. le député de
Viau, de ne pas changer le libellé, singulier, pluriel, parce qu'il a
été composé comme ça.
M. Benjamin :
D'accord, oui.
Mme Proulx (Berthier) : Donc, juste pour précision : «Sauf disposition contraire du règlement[...], les
membres du conseil d'administration
peuvent, si tous y consentent, participer à une séance du conseil à l'aide de
moyens permettant à tous les participants de communiquer immédiatement
entre eux. Ils sont alors réputés présents à la séance.»
Je comprends qu'il peut y avoir l'intention de quelqu'un
de participer à une séance du conseil
d'administration via téléphone, comme vous l'avez mentionné, mais on ne
peut pas garantir que la ligne ne coupera pas. On ne peut pas garantir qu'il n'y aura pas un bris de
communication. C'est la raison pour laquelle Michel... M. Labrecque,
pardon, l'a expliqué, qu'on
demande... et que le nouvel article,
l'article 27, demande que tous y
soient présents... y consentent, pardon.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Député de Viau.
M. Benjamin : Bien, merci,
Mme la Présidente. Je ne suis pas sur
l'enjeu des questions technologiques. On comprend très bien que Skype,
FaceTime, nommez la plateforme que vous voulez, pour toutes sortes de raisons,
peuvent ne pas fonctionner. La ligne téléphonique peut ne pas fonctionner. Je
ne suis pas sur cet aléa-là. L'enjeu que j'ai, c'est l'idée qu'un membre du conseil d'administration...
Donc, est-ce qu'un membre... Je vais donner l'exemple... Un membre
du conseil d'administration qui veut participer, il est prêt, il est disponible à participer, il a
les moyens technologiques pour participer. Donc, le téléphone, ou Skype, ou FaceTime, peu importe l'outil que vous
allez désigner, fonctionne. Est-ce
que je comprends, à la lumière de l'article 27, que cette
personne ne pourra pas participer au conseil dans la mesure où tous n'y
consentent pas? C'est ce que je comprends?
Mme Proulx
(Berthier) : Oui.
M. Benjamin :
Donc, c'est-à-dire qu'il faut qu'il y ait unanimité pour que cette personne
puisse y participer. Donc, c'est là que
je... Bien, alors, j'avais bien compris, donc, et c'est là que je reviens avec
mon enjeu. Pourquoi est-ce
que ça requiert l'unanimité et non pas une majorité aux deux tiers?
C'est ce que j'essaie de comprendre.
M. Labrecque (Michel) : Voyons-le des deux côtés, si vous me permettez, le député de Viau. Voyons-le du côté... Là, vous voyez, le membre veut y participer. Il a
les moyens technologiques pour y participer. Et les autres membres réunis,
un ou quelques-uns, décident de ne pas
agréer avec la participation électronique. Ils tiennent à ce que tout le monde
soit là compte tenu du niveau de
décision qui va être pris et des échanges qui vont avoir lieu. Donc, ils
disent : On ne tiendra pas le conseil. On va
attendre que vous soyez disponible. On va attendre que vous vous déplaciez. On
va attendre que tout le monde soit autour de
la table du conseil pour prendre cette décision-là. Elle est trop importante.
Il y a une obligation, dans ce cas-là, de se retrouver.
Donc, je vous
le donne du côté des membres du conseil qui n'acceptent pas que cette
personne-là communique à distance de façon électronique même si elle le
veut puis même si elle a les technologies, ce que vous me dites. Vous me suivez? A contrario, la personne peut être
capable de communiquer, et puis peut être capable de rentrer en contact avec tous les membres du conseil de son point de
vue, puis elle peut décider que, non, elle veut que la réunion se tienne
en bonne et due forme, puis, même si je suis
capable de communiquer, je ne veux pas que ça se fasse de façon électronique.
C'est pour ça qu'on ajoute un niveau, pour
éviter qu'un conseil se réunisse rapidement sur des décisions très importantes en disant : Bien, vous êtes
capable de vous joindre de façon électronique, la majorité est favorable. On
veut que tout le monde soit d'accord dans ce cas-là et on reportera le
conseil. Puis ce n'est pas de reporter de plusieurs mois. Parfois, c'est de quelques jours : Non,
attendons, on a déjà discuté du point, on se revoit lundi prochain, on veut que
ça se... Ça se fait dans des délais
très, très courts, hein, vous savez. Et on tient à ce que tout le monde soit
présent physiquement.
C'est des
notions qu'on a en gouvernance, je vous dirais, à l'Assemblée nationale, qu'on
a en... C'est des notions de :
Vous devez être présent. Je ne... Compte tenu de la gravité et de l'importance,
on comprend que vous voulez être... mais
les membres tiennent à ce que tout le monde soit là. C'est pour ça qu'on a,
dans les sociétés publiques, parce que nous ne sommes pas la seule...
cette règle-là a été mise en place.
La Présidente (Mme IsaBelle) : Merci.
M. Benjamin : Merci, Mme la
Présidente.
Présidente (Mme IsaBelle) :
Y a-t-il d'autres interventions sur l'article 27? S'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 27 est adopté?
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci.
L'article 28. Mme la ministre.
Mme Proulx (Berthier) : Merci, Mme
la Présidente.
L'article 28 :
«Les procès-verbaux des séances du conseil
d'administration, approuvés par celui-ci et certifiés conformes par le président du conseil, le
président-directeur général ou toute autre personne autorisée à cette fin par
le règlement intérieur, sont authentiques. Il en est de même des
documents et des copies émanant de la société ou faisant
partie de ses archives
lorsqu'ils sont signés ou certifiés conformes par l'une de ces personnes.»
Donc, Mme la
Présidente, l'article 28 du projet de loi établit les conditions requises pour qu'un document
qui émane de la société
ait une valeur probante.
L'article n'apporte aucun changement eu égard au régime
applicable actuellement au
sein de la Régie des installations olympiques du Québec.
Présidente (Mme IsaBelle) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 28?
S'il n'y a pas d'intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'article 28 est adopté?
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci.
L'article 29. Mme la ministre.
Mme Proulx
(Berthier) : Merci, Mme la Présidente. «Aucun document n'engage la société ni ne peut
lui être attribué s'il n'est signé
par le président du conseil d'administration, le président-directeur général ou
un membre du personnel de la société,
mais, dans ce dernier cas, uniquement dans la mesure déterminée par le
règlement intérieur de [ladite] société.
«Le règlement intérieur peut prévoir la
subdélégation du pouvoir de signature et ses modalités d'exercice.
«Sauf
disposition contraire du règlement intérieur, une signature peut être apposée
sur un document par tout moyen.
«Un règlement pris en vertu du présent
article
est publié à la Gazette officielle du Québec .»
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Y a-t-il des interventions sur l'article 29? Député de Viau.
M. Benjamin : Merci,
Mme la Présidente. Donc, je vais
m'attarder au troisième paragraphe, en fait, ou troisième alinéa, je ne sais
trop, où on dit : «Sauf disposition contraire du règlement intérieur, une
signature peut être apposée sur un document par tout moyen.» J'aimerais peut-être
demander à la ministre de me préciser quels sont les moyens à ce moment-là.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Mme la ministre.
Mme Proulx (Berthier) : On
définit tout autre moyen... Une signature électronique. Ça peut être également,
Me Hudon... manuscrite, lithographiée également.
Ça peut être un sceau également qui pourrait définir la signature apposée
sur le document.
La Présidente
(Mme IsaBelle) : Merci. Député de Viau.
M. Benjamin : Merci, Mme la
Présidente. Donc, merci à Mme la ministre, donc, pour ces précisions. Donc, je pense
que ce qu'on... Je rappelle encore que, dans le travail que nous faisons, donc,
il faudrait s'assurer que tous les articles de ce projet de loi puissent permettre justement aux gestionnaires,
aux dirigeants, aux membres du conseil
d'administration de bien faire leur
travail. Donc, à ce stade-ci, Mme la
Présidente, je vais déposer un amendement,
un amendement qui va venir confirmer, donc, ce que nous
a précisé Mme la ministre. Donc, je vais vous demander une suspension.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Alors, nous allons suspendre quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 10 h 58)
Présidente (Mme IsaBelle) :
Alors, nous recommençons. Est-ce que nous avons... Suite à des discussions
entre Mme la ministre et le député de Viau, de l'autre parti, alors nous allons
suspendre, avec votre consentement, l'article 29. Nous avons le
consentement? Parfait. Alors, nous allons maintenant à l'article 30. Mme
la ministre.
Mme Proulx (Berthier) : Merci, Mme
la Présidente.
Article
30 : «La société peut, dans son règlement intérieur, [prévoir] à sa régie
interne et notamment fixer les modalités de fonctionnement de son conseil d'administration, constituer un comité
exécutif ou tout autre comité et leur déléguer l'exercice de ses
pouvoirs.
«Ce règlement peut également prévoir la
délégation de pouvoirs du conseil d'administration à un membre de son
personnel.»
L'article 30,
donc, du projet de loi vient constituer une nouvelle disposition qui précise
certains éléments qui pourront être régis par le règlement intérieur de
la société d'État.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Y a-t-il des interventions? Député de Viau.
Benjamin : Merci, Mme la Présidente. Donc, nous sommes bien à
l'article 30? Alors, j'aimerais peut-être... À ce stade-ci, est-ce
qu'on peut nous fournir quelques exemples de délégation de pouvoirs?
Mme Proulx (Berthier) : ...par
exemple — pardon,
Mme la Présidente — comment
les votes sont pris, entre autres, la façon dont on peut prendre des votes.
Avec l'autorisation de l'opposition officielle, Me Privé pourrait apporter
des précisions à la question du député de... Pardon, Me Hudon.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Alors, Me Hudon, allez-y. Merci pour le consentement.
M. Hudon
(Alain) : Merci, Mme la
Présidente. Comme exemple qu'on pourrait donner, très concret, actuellement,
il y a un comité des immobilisations à la
RIO, et ce comité-là n'est pas prévu autrement qu'en application d'un tel
pouvoir où que le C.A. peut se créer
lui-même un comité particulier pour... avec un mandat spécifique. Donc, on le
verra plus loin dans la loi. On veut
concrétiser législativement la création de ce comité-là, mais c'est un comité
des immos qui existe actuellement.
C'est une façon pour le conseil d'administration de créer un comité et de
déléguer à ce comité-là certaines fonctions en matière de gestion de
projets.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Député de Viau.
M. Benjamin : Merci pour la
précision, Me Hudon. Donc, est-ce que c'est le même... Quand on parle de
cette délégation de pouvoirs à ce comité-là, est-ce que c'est le même mode de
délégation de pouvoirs qu'on retrouve, par exemple, au C.A., dans le centre du
C.A.?
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Me Hudon.
M. Hudon
(Alain) : ...si vous pouvez
préciser votre question quand vous parlez de même délégation de pouvoirs.
Donc, le C.A., dans le fond, au lieu de
gérer des projets de façon... avec la globalité du C.A., bien, il crée un
sous-comité des membres du conseil
d'administration qui va être chargé d'analyser des projets puis de rendre des
comptes au C.A. dans la gestion de ces projets-là. Ça va être, dans un
certain sens, les yeux et les oreilles de l'ensemble du conseil
d'administration.
M. Benjamin :
Et, ici, quand on parle de cette délégation de pouvoirs par rapport... Prenons
les différents comités. Vous avez
abordé le comité des immobilisations. Donc, quelles sont les règles
d'encadrement de ces délégations de pouvoirs?
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Alors, M. Labrecque, vous voulez répondre? Allez-y, M. Labrecque.
Labrecque (Michel) : Oui.
Donc, on parlait du comité des immos. Le comité des immobilisations n'est pas
prévu par la loi comme les trois autres comités. Vous le savez, il a été créé
par le conseil et il a une feuille de route avec
les obligations qu'il a de prendre le plan d'immos, le programme annuel de
gestion des investissements du gouvernement
du Québec, de le préparer. Il remonte, bien évidemment, au conseil ultimement,
mais il va faire tout le travail puis il va avoir une feuille de route.
Il n'est pas décisionnel puisque c'est le conseil qui l'est, mais il va faire
tout le prétravail.
Si, par
exemple, le conseil d'administration, dans le cas de la réfection de la tour, décide
que ça prend un comité ad hoc
d'architecture au comité des immos, bien, il va lui dire : Bien, voici, le
mandat est très simple, vous devez vous assurer que les personnes autour de la table ont... l'intégrité
architecturale, le respect de l'oeuvre de M. Taillibert, et vous
nous revenez après.
Donc, c'est un mandat qui est circonscrit, le
temps et la durée étant souvent... le projet. On a... On veut faire une nomination toponymique. Le conseil d'administration
peut dire : Plutôt que d'aborder ça au conseil d'administration, on aimerait que des membres du conseil fassent le
suivi. Et donc ça revient au conseil, mais le prétravail est fait par un membre
du conseil avec des membres de la direction et des membres ad hoc qui peuvent
venir de l'extérieur.
Benjamin : Maintenant...
Merci, Mme la Présidente. Donc, je pense que, dans les articles subséquents, il
sera grandement question du comité des immobilisations. Mais, pour
l'instant, on va peut-être regarder l'article 30, donc, pour ce qui a trait au... quand on parle des
modalités de fonctionnement, leur fixer les modalités. Donc : «La société
peut, dans son règlement intérieur, pourvoir à sa régie interne et
notamment fixer les modalités de fonctionnement...» Quelles sont ses modalités
de fonctionnement?
Présidente (Mme IsaBelle) :
Alors, oui, vous voulez suspendre? Alors, nous allons suspendre quelques
instants.
(Suspension de la séance à 11 h 11)
La Présidente (Mme IsaBelle) : Nous
allons reprendre. C'est Mme la ministre qui répond?
Mme Proulx (Berthier) :
Me Privé pourrait répondre de façon très, très précise à la question que
vous aviez sur l'article 30.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Alors, nous avons le consentement? Oui, Me Privé.
M. Privé
(Denis) : Oui. En fait, ce
que la loi prévoit, c'est que le conseil d'administration peut, par délégation
de pouvoirs, permettre à certains membres du personnel de pouvoir exercer
certaines fonctions, parce qu'à la base, comme
société, évidemment, le conseil d'administration a le pouvoir et est le seul à
pouvoir tout décider et à tout faire.
Donc, par le
règlement de régie interne en matière de délégation, elle vient donner
certaines... Elle autorise, en fait, certains
membres du personnel à exercer certaines tâches en matière d'adoption de
politiques et de règlements, en matière de règlements de réclamation, en matière de signature de contrats. Donc,
elle vient préciser, dans le fond, par son règlement interne, via ce que
la loi prévoit, les paramètres dans lesquels la société peut fonctionner.
Donc, je vous donne un exemple. À la base, seul
le conseil d'administration peut autoriser un règlement pour une réclamation, ce qu'elle vient préciser par les
règlements de délégation. C'est qu'en dessous de 10 000 $ le
vice-président, affaires juridiques,
peut seul autoriser ce type de règlement là. Entre 10 000 $ et
100 000 $, le P.D.G., avec le vice-président,
affaires juridiques, peut le faire. Toute
réclamation, tout règlement au-dessus de 100 000 $ doit faire l'objet
d'une approbation du C.A.
Donc, le C.A.
s'est gardé certains pouvoirs où il considère... Le C.A. considère, pardon,
qu'il est le seul légitime à pouvoir
aller jusque-là. Mais, dans le cadre de nos opérations, pour qu'on puisse
fonctionner à tous les jours, il y a une série de tâches et de
responsabilités que le conseil d'administration a bien encadré dans le cadre
d'un règlement... permet ou délègue aux membres de la société.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Député de Viau.
Benjamin : Merci, Mme la Présidente. Merci, Me Privé, pour ces précisions. Donc, il y a plusieurs
comités au sein de la société, donc, actuellement. Donc, par exemple,
quel serait le type de délégation accordé au comité RH, par exemple?
Privé (Denis) : En fait, il n'y a
pas de délégation d'accordée parce
que les membres qui sont sur le
comité RH, ce sont tous des membres
du conseil d'administration, et ce sont, donc, à la base, des membres qui ont
tous les pouvoirs. Donc, en fait, les
membres du conseil d'administration ayant tous les pouvoirs à la base, ils n'ont pas
besoin, par le biais d'un règlement ou de la loi, de se faire déléguer
quoi que ce soit, c'est plus à partir du moment où on sort du conseil d'administration. Et là on parle plus des membres du personnel,
incluant le P.D.G. Dans ce cas-ci, on se doit de le faire de
façon légale pour permettre à ces gens-là d'intervenir ou d'agir pour exercer
un pouvoir qui, à la base, appartient à un membre du conseil d'administration.
comités qui sont prévus par la loi et qui relèvent du conseil d'administration, les trois officiels, qui sont RH, éthique et gouvernance et vérification, on a aussi des règlements à l'interne qui viennent préciser le rôle des
gens qui siègent sur ces comités-là.
C'est en lien avec la
loi sur la société... pardon, la
loi sur la gouvernance, là, qui
vient aussi donner des paramètres bien précis. Mais ce qu'il faut
savoir, c'est que ces gens-là, à la base, ont tous les mêmes pouvoirs. Ce sont
des membres du conseil d'administration qui ont été...
M. Privé (Denis) : ...oui, rigoureusement choisis, oui, on pourrait
dire ça, mais, j'allais dire, nommés par le gouvernement, et qui, une
fois nommés, donc, ont toute la latitude pour exercer les pouvoirs de la société.
C'est dans un deuxième temps, lorsqu'on parle vraiment de régie interne, que
ces gens-là viennent déléguer ou autoriser les membres du personnel à exercer
certaines fonctions qui, normalement, auraient dû être faites par eux.
Benjamin : Merci. Vous avez
parlé, donc, Me Privé, donc, de types de fonctions, ensuite de types de tâches.
Est-ce qu'actuellement le règlement de régie
interne de la Régie des installations olympiques prévoit déjà des types de
fonctions, des postes pour lesquels
il y a une délégation de tâches? Il y a une délégation qui est réservée, par
exemple, je ne sais pas, à votre secrétaire général, à votre comptable?
Est-ce que c'est déjà précisé dans le règlement de régie interne?
Privé (Denis) : En fait, ce que le règlement de régie interne va
plus... On va plus parler de président-directeur général ou de dirigeant, parce que la notion de dirigeant est bien
définie. Ce sont des gens qui sont nommés par le conseil d'administration, sous l'autorité directe du
président. Donc, on a... Le règlement va venir préciser dans des cas bien précis
lorsque ce sont ces personnes-là qui peuvent
exercer des fonctions bien particulières. Et, si on allait... Et, si on devait
être plus précis pour d'autres types,
là, d'emplois au sein de la société, ça sera fait également dans le cadre de la
délégation de pouvoirs.
Donc,
en fait, il y a des sous-délégations qui sont également prévues. Donc, il y a
certaines responsabilités qui sont déléguées au président, que le
conseil d'administration délègue au président. Et le président, par la suite,
peut aussi, dans le cadre d'une délégation
qui sera préparée et faite dans les règles de l'art, sous-déléguer aussi ce
pouvoir. Je vous donne un exemple, le
pouvoir de dépenser. C'est clair que, par exemple, en matière
d'approvisionnement, on a besoin d'avoir
des acheteurs qui ont l'autorisation de dépenser pour peut-être
1 000 $, 5 000 $ avant d'avoir une autorisation
supplémentaire de la part d'un des dirigeants un peu plus haut placé.
Donc, on va venir
également bien encadrer les titres et les responsabilités de chacune de ces
personnes-là. Et, comme c'est prévu dans le
règlement, il y a également un registre qui est tenu. Donc, l'ensemble des
délégations qui sont faites au sein de la société sont bien notées,
peuvent être consultées à n'importe quel moment, et, ultimement, aussi, font
l'objet d'une présentation au conseil d'administration.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Merci. Député de Viau.
Benjamin : Merci, Mme la Présidente. Dans différentes organisations,
donc, effectivement, il y a ce genre de
registre là. Donc, je présume que, par exemple, si on vous demandait, pour
2019, par exemple, le nombre de délégations, donc, de la Régie des
installations olympiques, ce sont des informations publiques, disponibles?
M. Privé
(Denis) : Si elles étaient demandées, on pourrait les fournir parce
qu'effectivement elles existent. Tout ce qui
est de délégation au sein de la société est fait, là, sur des formulaires qui
sont bien précis et qui sont signés par deux dirigeants et le P.D.G. Et
c'est de l'information, si ça nous était demandé, qu'on pourrait fournir, oui.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Merci.
M. Benjamin :
Au niveau du pouvoir de dépenser, Me Privé, donc, hormis le président-directeur
général, lorsqu'il y a sous-délégation, donc, à ce moment-là, on parle d'un
montant maximum de combien?
Privé (Denis) : En fait, ça dépend vraiment... Il faudrait que j'aille
vous chercher des exemples bien précis, là. Ça dépend de la nature, là,
de ce à quoi on fait référence.
que je peux vous dire, cependant, c'est qu'il y a un règlement qui existe au
sein du Parc olympique, qui fait en sorte qu'on ne peut engager, pour
quelque raison que ce soit, les intérêts du Parc olympique, à moins que ça soit...
le document soit signé par deux dirigeants, donc, quel que soit le montant de
la dépense.
Donc,
au-delà du fait que des gens pourraient être autorisés à... Effectivement, dans
le cadre du processus, ce qu'on appelle, chez nous, la DBS ou le bon de
commande, là... Il y a un processus administratif qui se fait à l'interne.
Ultimement, tout ce qui va engager ou qui va amener une dépense de deniers
publics au sein du Parc olympique, jusqu'à maintenant, on s'est toujours donné
comme règle que tout ça doit être signé et autorisé par deux dirigeants. Donc, ultimement, il y a toujours... tout ce qui va être fait va être vu par deux
personnes au sein de l'équipe de direction.
Benjamin : Parfait. Merci.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Merci. Y a-t-il d'autres interventions? S'il n'y a pas
d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 30 est adopté?
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Adopté. Parfait. Nous passons maintenant à l'article 31. Mme
la ministre.
Mme Proulx
(Berthier) : Merci, Mme la Présidente.
Donc : «Section
II. Comité des immobilisations.»
Article 31 : «Le conseil d'administration doit, outre les comités qu'il doit constituer en
vertu de la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, constituer un
comité des immobilisations.»
Donc, depuis le début
du projet de loi n° 15, on fait abondamment référence
au comité des immobilisations. Donc, ce
qu'on fait... Parce qu'il est important de préciser que le comité a été constitué au sein
du conseil d'administration de
la Régie des installations olympiques le 17 septembre 2008.
Donc,
actuellement, il est composé de cinq membres.
L'article 31 du projet de loi n° 15
vient consacrer de façon législative
la création du comité des immobilisations. Très important. On en a fait
référence depuis l'étude de ce projet de
loi. Donc, le projet de loi... l'article 31, pardon, du projet de loi propose
la mise en place de ce fameux comité particulier d'administrateurs qui va être chargé des dossiers relatifs aux
immobilisations. C'est clair que les immos, c'est ce qui occupe
évidemment la plus grande place dans les activités de la société d'État.
Donc, le comité va s'ajouter aux trois comités qui
ont été créés en vertu de l'article 19 de la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État. Donc, on a le comité de
gouvernance et d'éthique qui existe déjà. M. le député de Viau, vous avez fait
également référence au comité de
vérification. Le comité des ressources humaines... Et donc on vient ajouter ce
fameux comité qu'on appelle des
immobilisations. Donc, extrêmement important, ce comité des immobilisations. On
comprend que c'est, j'allais dire, la plus grande charge de travail de
la société.
La Présidente (Mme IsaBelle) : Merci, Mme la ministre. Y a-t-il des
interventions sur l'article 31? Député de Viau.
M. Benjamin :
Merci, Mme la Présidente. Donc, voici, je crois, un des articles très
importants... non, tous les articles sont importants, mais un des articles les
plus importants de ce projet de loi. Donc, alors, on a quelques questions de précision, d'éclaircissement. Mme la
ministre a raison lorsqu'elle dit qu'effectivement, au niveau de la
Loi sur
la gouvernance des sociétés d'État, il y a déjà trois comités qui sont prévus
au sein de cette loi-là, mais que ce comité des
immobilisations, c'est une nouveauté, en fait, pas pour la Régie des
installations olympiques, mais en regard à la loi. Donc, c'est autre
chose.
première question que j'ai pour Mme la ministre : Ce comité
d'immobilisations, comment sera... Puisqu'il s'agit d'une nouvelle loi, d'une nouvelle instance, et on
passe d'une régie à une société de développement et de mise en valeur,
comment sera composé et de qui sera composé ce fameux comité?
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Mme la ministre.
Mme Proulx
(Berthier) : Merci, Mme la Présidente. C'est une très bonne question,
parce qu'effectivement il y a des gens qui doivent avoir des habiletés très,
très particulières par rapport... dans la constitution du comité des
immobilisations. On comprend que le Stade olympique, c'est particulier.
Donc, il va falloir qu'il y ait, M. le député de
Viau, sur ce comité-là, par exemple, des experts en architecture,
patrimoine et urbanisme. Il va falloir qu'il y ait une expertise en génie, en
construction, en entretien d'ouvrages majeurs.
Il va falloir également qu'il y ait, dans ce comité de gouvernance là, la
connaissance de l'environnement social, de l'environnement
communautaire, connaissance également du développement durable.
Donc, le modèle de matrice de compétences du
conseil d'administration des comités de gouvernance, d'éthique, de vérification, et là des immos, la liste des compétences... sont très, très
précises et très... sont très nichées, j'allais dire, entre autres en
construction et en entretien d'ouvrages majeurs.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Merci. Y a-t-il d'autres interventions? Député de Viau.
Benjamin : Oui, merci, Mme la Présidente. Donc, lorsque Mme la ministre évoquait tout
à l'heure l'article 19
de la
Loi sur la gouvernance des sociétés
d'État, dans cet article-là, on prend le temps de déterminer les fonctions
des trois comités, c'est-à-dire les comités gouvernance et éthique, RH et
vérification. Donc, est-ce que nous allons avoir l'opportunité, donc, et là
je demande à Mme la ministre... elle peut même déposer un amendement
si elle le souhaite, de déterminer, au sein de cette loi, de
cette nouvelle loi, les fonctions du comité des immobilisations?
Mme Proulx
(Berthier) :
L'article...
La Présidente (Mme
IsaBelle) : ...
Mme Proulx (Berthier) : Pardon, Mme
la Présidente, je suis désolée.
L'article 32, vous allez avoir les détails,
M. le député de Viau.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : C'est bien. Alors...
M. Benjamin :
Alors, oui, il y a d'autres questions, Mme la Présidente. Ce comité des
immobilisations, Mme la Présidente, donc... Et, évidemment, pour avoir
participé, lors des différentes consultations, notamment lorsqu'il y a eu des groupes qui sont venus faire
valoir, en fait, leur vision, leurs enjeux, même parfois, pas beaucoup,
mais quelques petites préoccupations par rapport à l'avenir de cette belle
installation, de cette grande installation qu'est
le Parc olympique... et plusieurs groupes ont partagé avec nous leur vision de
ce fameux comité des immobilisations.
Notamment, il y a des groupes qui ont souhaité
même qu'il y ait... qu'ils soient représentés, qu'ils soient présents
sur le comité des immobilisations. Je pense, entre autres, à l'institut du
sport qui pensait qu'il fallait y avoir au moins un locataire du Parc olympique, donc, sur cette instance. Maintenant,
j'ai entendu les expertises que Mme la ministre nous a dit qui seront considérées, donc, dans la
composition. Ma question : Est-ce que les locataires, donc, du Parc
olympique, de cette installation, seront représentés, donc, au sein de
ce comité?
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Mme la ministre.
Mme Proulx (Berthier) : Dans les consultations particulières, Mme la
Présidente, oui, il y a des gens qui se sont montrés très favorables à la législation, si vous voulez,
du comité des immobilisations, entre autres, en consultations particulières,
l'Institut national du sport du Québec, en page 13 de son mémoire, qui
disait : «Tant par son ampleur que par sa complexité architecturale, le Parc olympique est unique, et on doit
collectivement en assurer la pérennité. En ce sens — dit l'institut
national — la
création d'un comité des [immos] inscrite dans la loi apparaît être un outil
tout aussi approprié qu'efficace.»
a rajouté, du côté d'Héritage Montréal... qui soulignait, lors des
consultations particulières, que c'était un élément qui était digne de mention, qu'un comité comme
celui-là va permettre d'assurer un suivi qui va être très, très serré des
projets de maintien d'actifs, des
infras, faire l'analyse en profondeur des problématiques qui sont liées, donc,
aux infras, aux projets de maintien.
Ce que rajoutait, en terminant, Héritage Montréal, c'est que la nature
exceptionnelle... Vous l'avez mentionné, M. le député de Viau, que l'architecture du stade... et les défis
techniques que peuvent engendrer, donc, une telle structure.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Merci. Y a-t-il...
M. Benjamin : Merci, Mme la Présidente. Donc, je pense que
nous... Pour ce qui est des différentes composantes, donc, que ça soit en matière de génie ou
compétence en termes de patrimoine, on partage absolument la vision de la
ministre à ce niveau-là. Donc, il y a
certaines compétences, je pense, qui doivent être au sein de ce comité des
immobilisations.
Mais là je reviens encore au mémoire de l'Institut
national du sport du Québec, à la page 5, et je lis, Mme la Présidente :
«Le comité des immobilisations prévu dans la loi apparaît être un outil tout
aussi approprié qu'efficace.» Mais, dans ce
même paragraphe, l'institut dit : «...l'institut recommande qu'un des
membres du comité des immobilisations soit issu des organisations résidentes du Parc olympique.» Et c'est là ma
question. Donc, est-ce qu'il est prévu qu'un des locataires du Parc
olympique puisse siéger au sein de ce comité?
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Mme la ministre.
Proulx (Berthier) : Merci, Mme la Présidente. Ce n'est pas exclu. Ça
pourrait faire partie... Dans les matrices de compétences, M. le député
de Viau, ça pourrait être inscrit.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Merci. Député de Viau.
Benjamin : Alors, je comprends que la réponse de Mme la
ministre, Mme la Présidente, c'est : Ça pourrait l'être. Est-ce qu'on peut le faire?
Est-ce qu'on peut l'inscrire?
Mme Proulx
(Berthier) : ...suspendre quelques minutes, Mme la Présidente? Merci.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
11 h 30)
La Présidente (Mme
IsaBelle) : ...reprendre. Alors, Mme la ministre, à vous la parole.
Proulx (Berthier) : Merci, Mme la Présidente. Donc, il faut rappeler ici que le comité des immos, et tous les autres comités qui existent, de gouvernance, d'éthique, de vérification, de
ressources humaines, qu'«il doit constituer en vertu de la
Loi sur la gouvernance des sociétés
d'État». C'est la première précision à laquelle on doit s'attarder ici. Sur aucun autre comité qui existe déjà, le comité
de gouvernance, d'éthique, le comité de vérification, le comité de ressources
humaines... Ce ne sont que des membres du conseil d'administration qui siègent
sur ces trois comités-là.
Donc, on
souhaite, pour la création de ce nouveau comité là, qui, je le rappelle, là,
existe déjà, a été constitué en 2008, aujourd'hui
on vient le mettre dans le cadre de la loi, que la même logique, la même rigueur doit s'appliquer pour le comité des
immos, et que ce sera des membres du conseil d'administration qui siégeront sur
le comité des immobilisations.
Je veux
rassurer les collègues de l'opposition. Les profils de compétence seront
extrêmement rigoureux. Ils le sont pour
les trois autres comités qui sont en place et qui existent. Les critères de
compétence seront exactement les mêmes pour
les comités des immobilisations, mais il y a surtout un risque de conflit
d'intérêts dans les immos. Un gros projet qui pourrait être présenté par le conseil d'administration... Je vois
mal comment un membre nommé, ce à quoi vous faites référence, doive se retirer continuellement du
comité des immobilisations parce qu'il pourrait se retrouver en conflit
d'intérêts. Donc, la constitution de
ce nouveau comité là est bâtie exactement de la même façon que les trois autres
comités qui ont été créés.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Député de Viau.
M. Benjamin :
Merci, Mme la Présidente. Puisque l'expérience du comité des immobilisations
n'est pas nouvelle pour la Régie des
installations olympiques, j'aimerais peut-être, à ce stade-ci, peut-être,
entendre soit M. Labrecque ou... avec le consentement de Mme la
ministre, sur la composition de l'actuel comité des immobilisations.
La Présidente (Mme IsaBelle) : ...M. Labrecque
qui prendra la parole? Parfait, M. Labrecque.
M. Labrecque (Michel) : Donc,
le conseil d'administration, c'est des membres qui sont délégués au comité des
immobilisations, aux membres du conseil. Et, je dirais, la qualité principale
recherchée, compte tenu des enjeux, c'est des notions de génie : génie de
construction, génie de projet. Donc, livrer des projets à l'intérieur des
budgets, de l'envergure, d'échéanciers et de la qualité, ça, c'est un des
premiers critères.
Il y a un
deuxième critère, je dirais, qui est financier en gestion de projets, encore
une fois, parce que c'est des projets importants en... Il y a des
éléments qu'on commence de plus en plus à rechercher, c'est des compétences en
ce que j'appellerais patrimoine,
architecture, quartier. Donc, des membres se sont formés, qui étaient au
conseil, en l'histoire du quartier,
l'histoire du patrimoine, le parc Maisonneuve, la ville de Maisonneuve. Donc,
ils sont allés chercher des compétences dans comment s'inscrit le stade
dans son voisinage.
Ça fait que
je vous dirais que c'est l'essentiel, ce que... Comme vous le savez, M. le
député, au début du projet de loi, on a ajouté des membres du conseil en
nombre justement pour aller chercher des qualités d'administrateurs et d'administratrices dans des champs connexes pour
le comité des immos, patrimoine... beaucoup patrimoine architectural contemporain, ce qui est une notion complexe au
Québec, tout ce qu'on appelle voisinage riverain, quartiers limitrophes.
Donc, je vous dirais que, présentement, c'est
des gens, là, qui ont... Et le président du comité des immos, M. Dépelteau, est un ingénieur qui a une
grande compétence en gestion de projets. Et c'est une exigence, je vous dirais,
aussi du gouvernement, hein? Le
gouvernement, avec le plan d'investissement puis le PAGI, s'attend à ce que les
sociétés d'État livrent les projets à
l'intérieur des budgets, d'envergure, échéanciers et de qualité. Ça fait que
c'est un effet miroir de l'exigence
du Conseil du trésor, je vous dirais, puis de la Société québécoise des
infrastructures, mais les qualités sont celles-là présentement.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci.
Benjamin : Merci, M. Labrecque. Merci, Mme la Présidente. Donc,
ma prochaine question, en fait, toujours en lien avec le comité des
immobilisations, quand... déjà, même... Mme la Présidente, donc, je vais vous
prendre quasiment à témoin. Lorsque nous
avions... lorsque ce projet de loi... nous avions commencé l'étude de ce projet
de loi là, un des sujets privilégiés, donc, du grand public, en lien
avec ce projet de loi, c'est le toit du Stade olympique. J'aimerais peut-être que Mme la ministre nous
parle du toit, la situation actuelle, sa vision pour ce qui est de son pouvoir...
à une réfection du toit. Et quel sera, à ce moment-là, le rôle du comité des
immobilisations en lien avec ça?
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Mme la ministre.
Mme Proulx
(Berthier) : Comme on l'a annoncé, Michel également, à l'automne
dernier, on a lancé un appel à
qualification. Vous comprendrez que c'est une toiture. Ce n'est pas juste une
toile. C'est littéralement toute la toiture du Stade olympique qui doit être changée. D'ailleurs, l'automne dernier,
donc, toute la Régie des installations olympiques a lancé un appel à
qualification. Vous comprendrez que de créer un comité des immobilisations...
C'est extrêmement important, dans le souhait
et dans le désir de la société, de changer la toiture et de devoir... à terme,
devoir la changer. En marge, donc, du
changement de la toiture, on vient appuyer encore plus fortement sur
l'importance de la constitution du comité des immobilisations. C'est
toute une structure à changer.
Donc, l'appel à qualification a été lancé à
l'automne dernier. Dans les prochaines semaines, dans les prochains
mois, il y aura davantage d'information qui sera partagée avec le public. Mais
je peux vous dire que je suis heureuse de
savoir qu'il y a des gens qui ont levé la main pour cet appel à qualification
pour le changement de la toiture du Stade olympique.
Présidente (Mme IsaBelle) : Merci. Député de Viau.
M. Benjamin :
Merci, Mme la Présidente. Donc, je comprends qu'on parle bien d'un changement
de toiture, c'est bien ça, et non pas d'une réfection de toiture?
Proulx (Berthier) : Non. D'ailleurs, ça avait été accordé par le
précédent gouvernement qu'il devait donc, d'ici 2024, changer la toiture
du Stade olympique de Montréal.
M. Benjamin : Lorsqu'on sait... Je comprends... En fait, tout à
l'heure, Mme la ministre a évoqué un risque perpétuel, donc, ou constant — peut-être, c'est... perpétuel, peut-être,
était trop fort — de
conflits d'intérêts. Mais dois-je rappeler que les premières personnes, les premiers groupes, donc, qui sont
touchés par tout type d'intervention au Parc olympique, c'est avant tout
les personnes qui y vivent, qui y travaillent, qui y résident, donc ce sont les
résidents, les locataires, si vous voulez,
donc. Or, qu'est-ce que prévoit... Parce qu'il y aura probablement beaucoup de
suivis qu'il y aura à faire auprès de ces gens-là. Actuellement, est-ce
que c'est le comité des immobilisations qui fait les suivis? Comment
l'opérationnalisation se fait?
La Présidente (Mme
IsaBelle) : M. Labrecque.
M. Labrecque (Michel) : Donc, député de Viau, au sujet de tous les
locataires du parc, il y a donc une personne dont c'est la responsabilité à temps plein, qui s'occupe de tous les
locataires, surtout avec l'arrivée de Desjardins, donc, rencontres quotidiennes, rencontres sur leurs
besoins. Elle fait vraiment, vraiment le travail avec l'équipe ensuite...
d'appui, là, électriciens, mais... pour faire les travaux, mais on a
quelqu'un qui a la responsabilité de tous les locataires et de... On a même des rencontres pour leur préparer...
leur présenter ce qui s'en vient dans les années à venir, comment améliorer
leur sort, négocier pour d'autres locataires pour les étages...
Vous
savez que Desjardins a exercé l'option huit et neuf, et on est en négociation...
10 à 14. Donc, on a une équipe qui
s'occupe de ça et qui fait tous les liens. Et on les invite habituellement au
moins une fois par année pour leur présenter... On essaie d'élargir le quartier, les interventions qu'ils peuvent faire,
les fournisseurs auxquels ils peuvent s'approvisionner dans le voisinage.
Ça fait que c'est quelqu'un qui fait ça au Parc olympique et qui a la
responsabilité des locataires, de leur bien-être, de leur satisfaction, dans
une approche client.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Député de Viau.
M. Benjamin : Merci, Mme la Présidente. Je me réfère encore à
l'avant-dernière intervention de M. Labrecque au sujet de... lorsqu'il nous déclinait l'éventail des compétences qu'on
retrouve actuellement au sein du comité des immobilisations de l'actuelle RIO. Et je vais référer, Mme la
ministre, à au moins deux interventions de deux membres d'organisations
qui ont comparu devant nous pour nous dire l'importance de veiller... tout en
saluant... évidemment, tout en saluant les
différents amendements qu'on a apportés, notamment au niveau patrimonial. Je
pense qu'on a fait du bon travail là-dessus.
Mais il y a un aspect important que je n'ai pas
entendu, c'est le patrimoine sportif. Donc, on a parlé de patrimoine architectural, quartier. C'est excellent. C'est
extraordinaire. Mais il y a aussi des organismes, deux, entre autres, qui sont
venus nous parler que Montréal porte un
patrimoine sportif, et ce patrimoine sportif là, évidemment, sa vitrine
principale, c'est le Parc Olympique, et qu'il fallait absolument veiller
à la protection, à la valorisation de ce patrimoine sportif. Qu'en est-il, à ce moment-là, des compétences au
sein de ce comité des immobilisations qui veillera à ce que ce patrimoine
sportif soit mis en valeur au niveau des
interventions qui auront... qui seront faites, notamment au niveau des travaux?
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Mme la ministre.
Proulx (Berthier) : Merci, Mme la Présidente. Donc, plus tôt, Michel
faisait référence... M. le président-directeur général, pardon, faisait
référence sur l'expertise en génie, en construction, en entretien d'ouvrages
majeurs, pour siéger sur le comité des immos, en architecture, en patrimoine,
en urbanisme. Très évidemment, la connaissance du sport est impérative à la constitution du comité des immobilisations.
C'est quand même un pôle sportif extrêmement important, le stade et le
Parc olympique de Montréal.
Donc, ça fait...
Évidemment, ça va faire
partie des connaissances obligatoires pour siéger sur
le comité des immobilisations, qui fait déjà
partie du modèle de matrice de
compétences des membres du conseil d'administration. Donc, déjà, au sein des membres du conseil d'administration, dans les
expertises qui sont exigées pour siéger sur le conseil d'administration, le sport, évidemment, y fait...
est obligatoire, donc, des compétences très importantes... des compétences
importantes au niveau du sport, et,
implicitement, ces gens-là, sur le comité des immobilisations, auront cette
connaissance-là.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Merci. Député de Viau.
M. Benjamin :
Merci, Mme la Présidente. Il me reste combien de temps?
M. Benjamin : Ah! d'accord. Sur la
connaissance, justement, du sport, puisque c'est quand même important, on parle du Parc olympique, donc, alors je
comprends qu'actuellement c'est une compétence demandée, donc, alors, exigée.
Bon, alors, je
comprends aussi... Est-ce que c'est toutes les personnes qui siègent au conseil
d'administration qui répondent à cette exigence ou, du moins, certaines
personnes? Si oui, j'aimerais bien avoir... Est-ce qu'on est prêts à me fournir
une ventilation, donc, de qui, et pour qui,
qui répondent à ça, donc, en termes de nombre de membres? Je n'ai pas besoin
de renseignements nominatifs.
M. Labrecque
(Michel) : Si je regarde,
là, dans... On a... Donc, si je prends tous les membres, là, on a deux membres
dont... qui ne viennent pas du milieu du
sport professionnel, mais dont les... qui ont des compétences en connaissances
sportives, soit en ce que j'appelle la vente de billets, ce qui attire les
événements, ce qui... et, dans une... des passions personnelles, là, qui font en sorte qu'ils connaissent probablement
mieux que bien des gens ce qu'est un terrain de soccer et ce qu'est...
Donc, des fois,
ce n'est pas : J'ai fait ma carrière dans ça, mais : Je connais ça
sur le bout des doigts, je peux vous nommer
la largeur de toutes les lignes des terrains. Et donc c'est important, dans les
discussions, en termes de configuration de terrains, en termes d'aménagement des gradins, en termes de ce que
sont, quand on fait une visite, la salle... les douches, les salles des
joueurs, les arbitres, des gens qui ont des connaissances de ce qu'ils ont vu
ailleurs puis qui vont dire : Bon, bien, c'est de qualité ou pas.
Donc, c'est
des... Ce n'est pas, je dirais, des compétences professionnelles historiques,
bien qu'on ait eu, par exemple, Bruny
Surin au conseil d'administration, qui était présent quand j'y étais. Bruny
Surin, je peux vous... Je vais vous donner cet exemple-là. On a eu Jean-Marc Chouinard — est-ce que les gens ici, les députés, sont
familiers... — grand
escrimeur canadien qui est... Bon,
mais Bruny Surin était au conseil, et Bruny a été extrêmement important
lorsqu'on a fait la réflexion du centre sportif.
Je vous
rappelle, député de Viau, qu'on a refait l'INSQ, l'institut national des
sports, à l'intérieur du centre sportif et qu'on a refait le centre sportif, le tout pour une cinquantaine de
millions. Bruny Surin était là. Et donc, par exemple, l'équipement
nouveau... Je me souviens d'une intervention de Bruny au conseil, très, très
claire : Il n'est pas question qu'on réouvre un centre sportif avec les
vieux équipements. Et donc c'est un membre du conseil qui dit : Ça prend
des nouveaux équipements, représentez-nous un projet avec des nouveaux...
Donc, c'est dans ce sens-là... Dans le cas de
Bruny, c'est sûr que c'est un coureur de 100 mètres, puis, comme je dis,
il était sur les... Ce n'est pas un marathonien. C'est quelqu'un qui veut de l'action
rapide. Mais c'est des exemples. Là, on a un
sportif, nommément. Il y en a eu d'autres qui ont siégé au conseil. D'autres
fois, c'est des membres qui, par leurs compétences en vente de billets,
en connaissances professionnelles ou personnelles, vont influer...
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Député de Viau.
M. Benjamin : Merci, Mme la
Présidente. Merci à M. Labrecque pour ces précisions. Ma question est pour
Mme la ministre. Comment allons-nous nous assurer, à ce moment-là, qu'au sein
du comité des immobilisations... Parce que je constate que c'est un comité...
On n'est pas encore arrivés à l'article 32, mais on y arrive, mais c'est un
comité qui va avoir de grandes responsabilités au sein de la nouvelle société.
Comment va-t-on s'assurer que toute cette
compétence au niveau du patrimoine sportif puisse être représentée, mais
vraiment bien représentée, au sein du comité des immobilisations?
Mme Proulx (Berthier) : À l'article
32, on aura beaucoup de détails, M. le député de Viau... avec la même rigueur... qu'un comité de gouvernance et
d'éthique a été constitué avec la même rigueur pour une société d'État telle
que la Régie des installations olympiques du Québec. On a mis en place
un comité de vérification, idem pour le comité des ressources humaines.
La liste des compétences, on y avait fait
référence à l'article 17. La liste des compétences est extrêmement rigoureuse, M. le député de Viau. Je
vais vous en faire une nomenclature, là, qui va couvrir les
quatre différents comités : expertise
en planification stratégique, en relations publiques, en communication, en
développement durable et en patrimoine; connaissance des enjeux pertinents reliés au Parc olympique et dans le domaine de l'événementiel; membre de l'Ordre des administrateurs agréés du Québec;
expertise dans la fonction publique;
expertise en ressources humaines, en gestion organisationnelle;
connaissance des enjeux pertinents liés au Parc olympique; membre de l'ordre des conseillers de ressources humaines et en relations industrielles;
administrateur public; activité physique; titulaire de la Chaire de tourisme
Transat.
Bref, je pourrais vous donner toutes les
compétences de la constitution présente du conseil d'administration de la Régie
des installations olympiques. Je veux
juste vous rassurer qu'il n'y aura
pas moins de rigueur pour la constitution du comité des immobilisations qu'il n'y en a aujourd'hui, et que ceux
qui ont été... pour les trois autres comités, pardon.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Député de Viau.
Benjamin : Merci, Mme la Présidente. Donc, je pense bien que la Régie
des installations olympiques innovait lorsqu'elle
a pensé à mettre un comité des immobilisations, puisque, quand on fait des...
dans les recherches assez
sommaires que j'ai faites, qu'on a faites, il
n'y a pas beaucoup de références à d'autres sociétés d'État ou d'autres
organismes gouvernementaux qui ont un comité
des immobilisations. Il n'y en a pas beaucoup. Je pense que la seule qu'on a
vue, c'est la Banque du Canada. Donc,
on est dans un autre registre. On a besoin d'autres paliers. Et je pense que
c'est très bien, donc, que la Régie des installations olympiques ait
innové.
Mais,
cependant, on a l'opportunité, je crois, dans le cadre de cette loi qui va
faire de la régie maintenant une société, de faire mieux, de mieux penser ce comité des immobilisations. Sans
rentrer dans la composition des membres qui seront au sein de ce comité des immobilisations, est-ce
que le comité des immobilisations, Mme la ministre... Il y a une société
québécoise qui est la Société québécoise des infrastructures. Est-ce qu'il y a
des liens entre la... Quels sont les liens qui
existent entre la régie, actuellement, ou le comité des immobilisations, et la
Société québécoise des infrastructures?
Mme Proulx
(Berthier) : Est-ce qu'on peut prendre une pause, suspendre? Merci.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Parfait. Nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
11 h 53)
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Mme la ministre, à vous la parole.
Proulx (Berthier) : Merci, Mme la Présidente. Bonne question, merci au député de Viau. Alors, la question était : Est-ce qu'il y a
un lien, est-ce que... entre la SQI et la Régie des installations olympiques?
La réponse est oui. Alors, oui, il y a une collaboration
entre la SQI et la RIO. Comme vous le savez, le dossier d'opportunité, le DO, a
été déposé par le précédent gouvernement libéral en novembre 2017. Et,
puisqu'on parle ici de grands projets, donc, d'une valeur de plus de
50 millions de dollars, implicitement, la SQI doit travailler avec la RIO.
C'est l'attestation. Je tiens à préciser aussi, et je ne le savais pas, qu'un
des vice-présidents de la SQI siège sur le comité directeur pour le
remplacement de la toiture du Stade olympique. Ça fait que c'était une bonne
question.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Merci. Y a-t-il d'autres interventions? Oui, député de
Viau.
M. Benjamin :
Merci, Mme la Présidente. Donc, ce représentant, donc, n'est pas membre du
comité des immobilisations?
Mme Proulx
(Berthier) : Bien, il siège sur le comité directeur...
M. Benjamin :
Directeur.
Mme Proulx
(Berthier) : ...pour le remplacement de la toiture du Stade olympique.
Benjamin : À ce stade-ci, Mme la Présidente, j'aurais aimé peut-être
demander quelques éclaircissements. Je ne
sais pas, Mme la ministre décidera qui pourra me les apporter. Je fais
référence à ce fameux texte de référence de la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État. On dit que
«le conseil d'administration doit constituer les comités suivants :
un comité de gouvernance [...] éthique, un
comité de vérification, un comité des ressources humaines. Ces comités ne
sont composés que de membres indépendants.» J'aimerais entendre peut-être un
des avocats sur l'interprétation de cette dernière phrase.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Alors, Mme la ministre, la parole sera à... Me Hudon, à
vous la parole.
Hudon (Alain) : Merci, Mme la Présidente. Effectivement, à l'article
19 de la
Loi sur la gouvernance, on précise que les membres de ces sous-comités-là du conseil d'administration
doivent être indépendants, et le critère d'indépendance est déterminé dans la
Loi sur la gouvernance en
tant que telle. Donc, il y a des dispositions dans la loi qui viennent
qualifier un membre d'un C.A. comme
étant un membre indépendant, et c'est les membres qui vont faire
partie du
comité de gouvernance, du comité de vérification et du comité des
ressources humaines... devront respecter ces critères-là.
M. Benjamin :
Est-ce qu'on peut connaître ces critères-là à ce moment-là, Mme la Présidente?
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Me Hudon.
M. Hudon
(Alain) : Excusez-moi, j'ai...
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Pardon...
M. Hudon
(Alain) : ...répéter votre question?
Benjamin : Les critères auxquels Me Hudon fait référence, est-ce qu'on
peut les connaître? Est-ce qu'il peut les déposer pour nous?
M. Hudon (Alain) : Oui, absolument. Je vous donnerai une copie des
dispositions de la
Loi sur la gouvernance qui prévoient...
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Parfait. Vous pourrez nous en faire une copie pour cet après-midi. C'est bien
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Excellent. Merci.
M. Benjamin : Maintenant, je sais qu'à l'article 32 nous allons
regarder les fonctions du comité des immobilisations, mais je veux
m'attarder sur la composition, parce que je pense qu'au niveau de la
composition l'article... Au niveau de l'article 19 de la
Loi sur la gouvernance
des sociétés d'État, on dit clairement, pour les trois comités... On parle de la composition de ces trois comités là, que ce
soit pour les RH, la vérification et la gouvernance et l'éthique. Nous sommes
en train de faire une nouvelle loi où nous
allons pérenniser le comité des immobilisations. Donc, le comité des
immobilisations au sein de la
nouvelle loi... N'y a-t-il pas, et c'est la question que je pose à Mme la
ministre, une opportunité, pour nous,
de tout de suite préciser la composition, donc, du comité des immobilisations
dans...
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Alors, si vous êtes d'accord, compte tenu de l'heure, nous
allons ajourner nos travaux, et vous aurez la réponse cet après-midi. C'est
bien? Merci. Merci pour votre belle collaboration.
(Suspension de la séance à
12 heures)
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Alors, nous sommes en ondes, c'est bien ça? Parfait.
À l'ordre, s'il vous plaît! La Commission de
l'économie et du travail reprend ses travaux. Je demande à toutes les
personnes dans la salle de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs appareils
électroniques.
Je vous rappelle que
la commission est réunie afin de procéder à l'étude détaillée du projet de loi
n° 15,
Loi sur la Société de développement et de mise en valeur du Parc
olympique.
Avant la suspension de nos travaux, nous étions
toujours à l'étude de l'article 31 du projet de loi. Nous avions eu
une question posée par le député de Viau. J'invite le député de Viau, s'il vous
plaît, à reposer la question pour que Mme la ministre puisse y répondre. Merci.
M. Benjamin :
Merci, Mme la Présidente. Donc, la question était à savoir... Donc, lorsqu'on
regarde ce que l'article 19, qui est
l'article en référence, de la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État nous
dit en lien avec les trois comités prévus dans cette loi-là, donc,
comité ressources humaines, comité éthique et gouvernance, comité de
vérification... Dans cette loi-là, on
prévoit la composition, donc, de chacun de ces comités. Et, comme il s'agit,
pour nous, maintenant, d'insérer le
comité des immobilisations à l'intérieur du projet de loi, donc ma question
était à savoir quelle était la composition, donc, de ce comité des
immobilisations, donc, dans cette loi.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Merci. Mme la ministre.
Mme Proulx
(Berthier) : En fait, le comité des immobilisations, je ne suis pas
certaine... Je ne veux pas vous corriger, mais je pense qu'on était plus sur la
nature de membres indépendants... sur laquelle on avait parlé. Peut-être que je
fais erreur, là. Remarquez que peut-être que je fais erreur, parce qu'on avait
parlé de la composition. On avait dit, pour
le comité des immos... Évidemment, il allait y avoir des expertises beaucoup
plus pointues qui allaient être exigées sur le comité des immos, qui
existent déjà, là, qu'on souhaite, donc, rendre légales à travers cette loi-là.
M. Labrecque,
moi-même, on avait stipulé qu'il devait y avoir, donc, des gens en patrimoine,
en architecture, des gens aussi en
construction, en entretien d'ouvrages majeurs, également des gens qui vont
siéger au sein de ce comité des immos
là qui vont être en génie également. De mémoire, mais, bon, ça se peut que je
fasse erreur, je pense que vous étiez sur
«ces comités ne sont composés que de membres indépendants», dans l'actuelle
loi, et que vous aviez questionné, je crois, quelle était la
composition, est-ce qu'ils seraient des membres indépendants ou pas. Peut-être,
je fais erreur.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Oui, député de Viau.
Benjamin : Merci, Mme la Présidente. En fait, je pense que Mme la
ministre fait référence à mes échanges avec Me Privé, où je lui ai posé
la question sur les critères d'indépendance, et il était question qu'il me
revienne, qu'on dépose les critères...
M. Benjamin :
...c'est Me Hudon... qu'il me dépose les critères d'indépendance.
Mme Proulx
(Berthier) : Oui, exact.
M. Benjamin : Et, par
la suite... Donc, ma prochaine question, et c'est là qu'on s'est arrêtés,
c'était sur la composition... Donc, la composition du comité des
immobilisations, donc, conformément, par exemple, aux trois autres comités qu'on retrouve, par exemple, dans l'article...
dans la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, donc, c'était ça, ma
question.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Alors, merci pour la précision. Alors, Me Hudon.
M. Hudon (Alain) : Ça ne prend pas
le consentement, Mme la Présidente?
Présidente (Mme IsaBelle) : Non, pas du tout. Nous sommes à
l'article 31. Il a posé la question. Vous pouvez répondre.
M. Hudon
(Alain) : Merci, Mme la
Présidente. Alors, peut-être juste, d'entrée de jeu, avant de répondre à votre question concernant les critères d'indépendance
qui sont prévus dans la
Loi sur la gouvernance, là, je m'étais engagé ce matin
à déposer à la commission les critères qui sont prévus dans la loi. C'est à
l'article 4 de la
Loi sur la gouvernance. Je les ai entre les mains. Je ne sais pas si vous voulez que je lise
l'article en question ou tout simplement déposer... C'est comme vous voulez.
Alors, ce
n'est pas très long, là. Donc, à l'article 4 de la loi, on dit : «Un
membre se qualifie [de membre indépendant]...» Puis il y a plusieurs critères. Le premier, c'est : «...s'il n'a
pas, de manière directe ou indirecte, de relations ou d'intérêts, par
exemple de nature financière, commerciale, professionnelle ou philanthropique,
susceptibles de nuire à la qualité de ses décisions eu égard aux intérêts de la
société.» Donc, c'est un critère général ici.
Et ensuite il
y a trois éléments, trois présomptions qui sont établies dans la loi, où on
présume que, si ces conditions-là sont
rencontrées, le membre est réputé ne pas être indépendant. Donc, un membre...
«Un administrateur est réputé ne pas être indépendant :
«1° s'il est ou a été, au cours des trois années
précédant la date de sa nomination, à l'emploi de la société ou de l'une de ses
filiales[...];
«2° s'il est
à l'emploi du gouvernement ou d'un organisme du gouvernement au sens de
l'article 4 de la
Loi sur le Vérificateur général; ou encore
«3° si [c'est] un membre de sa famille immédiate
fait
partie de la haute direction de la société ou de l'une de ses filiales.»
Donc, lorsque
ces conditions-là... une ou l'autre de ces conditions-là sont rencontrées, le
membre est réputé ne pas être indépendant. Donc, je pourrais le déposer
à la commission, l'article en question.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci.
M. Hudon (Alain) : Pour
répondre à votre question, je voudrais apporter une précision. Donc,
effectivement, dans la
Loi sur la gouvernance, on prévoit la création de
trois... la constitution de trois comités d'administrateurs, comité de gouvernance, comité de vérification,
comité des ressources humaines, mais il y a uniquement à l'égard du comité
de vérification où la
Loi sur la gouvernance vient imposer des normes de
composition.
Donc, à
l'égard du comité de gouvernance et d'éthique et à l'égard du comité des
ressources humaines, il n'y a aucune
disposition, sauf erreur de ma part, dans la
Loi sur la gouvernance, qui
prévoient que ces comités-là doivent être composés de x nombre de membres qui ont telles compétences. Mais, à
l'égard du comité de vérification, il y a deux précisions qui sont
ajoutées dans la loi, que je peux mentionner.
Notamment, on exige que «doit compter parmi ses
membres des personnes ayant une compétence en matière comptable ou financière» et qu'«au moins un des membres du comité [soit]
membre de l'ordre professionnel de comptables mentionné au Code des
professions». Mais, dans les deux autres comités, il n'y a pas de prescription
ou d'obligation à rencontrer au niveau que ce soit de la compétence, de
l'expérience, ou encore au niveau du nombre de personnes.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Mme la ministre.
Mme Proulx
(Berthier) : Il ne faut pas oublier que tous les comités de
gouvernance sont des gens qui siègent sur
le conseil d'administration, on le rappelle, et que ces gens-là ont été
rigoureusement choisis aux profils des compétences qu'ils ont pour avoir un équilibre pour couvrir
toute la Société de développement et de mise en valeur du Parc olympique.
Donc, il faut toujours se rappeler que la
composition des membres du conseil d'administration qui siègent et qui
siégeront sur chacun des comités ont déjà un profil à compétences qui a
été établi par... qui a été établi, et qu'ils doivent, donc, répondre à ces
critères-là.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Y a-t-il d'autres interventions? Député de Nelligan.
M. Derraji : Merci, Mme la Présidente. Écoutez, j'ai deux
questions. J'ai entendu les propos concernant les qualifications des membres qui doivent être membres du comité de
vérification. J'ai été moi-même président d'un comité de gouvernance et d'éthique et laissez-moi vous dire que,
parfois, si les personnes n'avaient pas un minimum de connaissances, elles vont
trouver le temps très long, très, très, très long.
Donc,
oui, parfois, ce n'est pas nécessaire, mais, parfois, c'est obligatoire, parce
que, sinon, les gens, ils vont avoir un
problème à suivre le contenu, mais même aussi jouer leur rôle en tant
qu'administrateurs. Je ne suis pas là pour faire un cours 101 sur
le rôle d'un administrateur, mais nous souhaitons, avec la loi que nous sommes
en train de discuter, que
les administrateurs vont jouer leur rôle en parfaite synergie, notamment avec
le président-directeur général, mais avec l'ensemble des membres.
La question que j'ai, c'est qu'il y a un pourquoi
derrière le raisonnement que vous ramenez aujourd'hui d'ajouter un comité des immobilisations. Moi, j'en suis sûr
et certain, que ce n'est pas juste un ajout, Mme la ministre, juste comme ça.
Il y a un raisonnement derrière l'ajout de
ce comité. Donc, moi, j'aimerais bien, Mme la Présidente, que la ministre nous
explique un peu le raisonnement derrière l'ajout d'un comité des
immobilisations. Et, par la suite, ça va nous orienter davantage à l'aider ou à cheminer ensemble pour que ce soit... que... et
la société d'État soit protégée, mais aussi qu'on se donne, nous tous,
et respectons, nous tous, les bonnes règles de gouvernance.
La Présidente
(Mme IsaBelle) : Merci. Mme la ministre.
Mme Proulx (Berthier) : Sans porter ombrage aux comités de vérification,
de ressources humaines, de gouvernance et
d'éthique, le comité des immobilisations... celui-là sera un des plus
importants aux yeux de la société et de la Régie des installations olympiques. Tous les dossiers relatifs aux
immobilisations, à la construction, au suivi de construction, au suivi des dossiers, de la rigueur des dossiers,
tous les dossiers relatifs aux
projets, tout ce qui concerne la construction, l'entretien, le maintien, vous allez voir, à l'article 32, M. le député de Nelligan, on va en faire la nomenclature de façon assez précise. Et vous avez raison de soulever la
question. Son job, au comité, ça va être de suivre les projets de construction
et d'entretien du parc et de la Société de développement et de mise en valeur
du Parc olympique.
tiens à dire également que le comité des immos est déjà en place depuis
septembre 2008. Je rappelle aussi que le gouvernement libéral du Québec
avait déposé en 2017 le dossier d'opportunité pour le remplacement de la
toiture du Stade olympique, qui est plus
qu'uniquement la toile. C'est une structure à changer. Donc, le comité des
immobilisations devient extrêmement important dans ce dossier-là qui va
suivre de près toute la réfection du stationnement intérieur, entre autres, du Stade olympique, qui est le plus
grand stationnement au Canada. Il y a des changements de dalles qui devront
être faits également, où le comité des
immobilisations va s'assurer que les travaux sont bien faits. Presque
4 milliards, l'actif du Parc olympique. Extrêmement important, le
comité des immos.
Puis
je salue, d'ailleurs, le travail de la Régie des installations olympiques, qui,
avant même qu'on songe à rouvrir cette
loi-là, avait déjà conceptualisé les travaux à venir du stade... et qu'on
devait avoir en place un comité des immos.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Merci, Mme la ministre. Député de Nelligan.
Derraji : Merci, Mme la Présidente. Et je tiens à remercier Mme le
ministre pour les explications. C'est très, très clair. C'est très pertinent. Et je pense que, là, maintenant, j'ai
compris l'ampleur de l'ajout de ce comité. Je pense que c'est un comité qui va épauler le conseil
d'administration, qui va l'aider à avoir une autre vision. Bravo! Sérieux, moi,
au début, parce que je n'étais pas là, j'ai quitté plus tôt ce matin... C'est
un très bon ajout.
Je veux juste
réfléchir avec vous, comme ce matin, à haute voix, et je ne vais pas juste
utiliser les mots de Mme la ministre.
Extrêmement important, le comité. Je suis comme... Je pense que, sans n'enlever
rien aux autres comités... Le comité de vérification aussi joue un rôle
très important. Le comité des ressources humaines aussi joue un rôle très important. Le comité de gouvernance et d'éthique
joue un rôle très important. Là où j'aimerais bien vous ramener, c'est que,
ces trois comités, on dit déjà qu'ils ne
sont composés que de membres indépendants. Le comité de vérification, au niveau
de la loi, comme Me Hudon l'a mentionné
tout à l'heure, la composition, elle est déjà claire, et on parle de
compétences.
Moi, ce que je vous
suggère... Je vais être beaucoup plus précis au niveau des compétences
recherchées dans ce comité
d'immobilisations, parce que moi, j'en suis sûr et certain, que vous voulez les
meilleures personnes. Moi, j'en suis sûr
et certain, que le P.D.G. actuel aimerait avoir... S'il y a quelqu'un qui aime
le soccer autour de la table... Il y a Messi, les meilleurs joueurs... À moins... S'il y a quelqu'un fan d'une autre
équipe, il va me dire Ronaldo, qui était avec eux, mais j'en suis sûr, que le P.D.G. aimerait avoir
que... les Messi de ce monde dans ce comité. Moi, je pense, il y a vraiment
matière à préciser la compétence que vous
voulez avoir au sein de ce comité, parce que, malheureusement, la loi ne nous
permet pas... la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État ne nous permet pas
d'avoir ce profil de compétences.
Mais, du moment que
vous avez innové, je vous salue. Moi, je pense que... Même, mon collègue, je
lui dis : Écoute, tu étais là, est-ce
que tu es pour ce comité d'immobilisations? Je pense que c'est... Sur le volet
innovation, moi, je pense, on peut continuer à ajouter un autre pas de
plus et être beaucoup plus précis sur les membres qu'on veut dans ce comité, être beaucoup plus précis sur les
compétences qu'on aimerait dans ce comité, et, comme ça, on ne va pas
laisser ça au hasard. On va cerner la composition de ce comité qui est très
important. On ne peut pas juste le laisser à n'importe
qui, parce que les gens vont trouver, un, le temps très long. Deux, moi, pour
éviter tout conflit, je pense que la
volonté... Votre volonté, je l'ai comprise en écoutant votre explication, Mme
la ministre. C'est extrêmement important, le rôle que ce comité va
jouer.
Donc, si vous êtes d'accord sur le principe,
donnez-nous juste un petit moment. On va vous présenter un amendement, si
vous êtes d'accord, et on en discute.
Proulx (Berthier) : Bien, Mme la Présidente, avec votre permission,
nous aussi, on vous... À la lumière de vos commentaires, vous avez déjà
commencé à rédiger des amendements pour, député de Nelligan, arriver avec des
précisions. Alors, on peut suspendre, comparer les notes et voir comment on
peut... Merci.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Alors, nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
16 h 20)
Présidente (Mme IsaBelle) :
Nous allons reprendre. C'est bien. Alors, nous en étions à l'article
31. Mme la ministre, vous avez déposé un amendement. Alors, je
vous demande si c'est possible de lire l'amendement, s'il vous plaît.
Mme Proulx
(Berthier) : Merci, Mme la Présidente. Donc, l'article 31 du projet
de loi est modifié par l'ajout,
à la fin, de l'alinéa suivant :
«Le comité
des immobilisations doit compter parmi ses membres des personnes ayant une
expertise dans les domaines de la gestion de projets, [d'architecture,
d'ingénierie], de la construction, de l'entretien d'ouvrages majeures ainsi
qu'en matière de patrimoine et d'urbanisme.»
Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Y a-t-il des interventions sur l'amendement déposé? Oui, député de Viau.
M. Benjamin : Merci, Mme la
Présidente. Donc, je salue, donc, l'arrivée, donc, de cet amendement, donc, amendement
qui nous permettra justement, comme nous sommes en train de préparer une
nouvelle loi, de pouvoir bien encadrer, donc, le travail, donc, le
mandat, donc, et même la composition de ce fameux comité des immobilisations.
J'aurai une
ou deux questions pour Mme la ministre, si vous le permettez, Mme la
Présidente. Donc, la première question,
donc, on avait... On aurait aimé voir... Donc, pour le bénéfice des gens qui
nous regardent ou qui nous écoutent, donc,
on aurait aimé voir un représentant d'une des organisations résidentes,
locataires, donc, du Parc olympique, donc, sur ce fameux comité là,
comme, d'ailleurs, nous l'avait demandé l'INSPQ, par exemple. Donc, alors, je
ne sais pas si Mme la ministre pourrait nous dire pourquoi est-ce que c'est
possible ou ce n'est pas possible. Voilà.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Mme la ministre.
Mme Proulx
(Berthier) : Merci, Mme la Présidente. Avec la permission de
l'opposition officielle, M. Labrecque, P.D.G. de la société d'État,
pourrait arriver, dans le détail, pour répondre à la question du député de
Viau.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
D'accord. M. Labrecque.
Labrecque (Michel) : Michel
Labrecque. Je suis président-directeur
général du Parc olympique de la Régie des
installations olympiques.
Il y a un élément, bien évidemment, de
non-indépendance. Cette personne-là serait locataire chez nous. On a déjà une
personne au Parc olympique responsable des locataires, avec des rencontres
bilatérales très, très fréquentes. Et l'information des locataires, que ce soit le Regroupement Loisir Québec, l'INSQ, Desjardins,
maintenant qui est dans sept des étages de la tour, est constante. Dans ce sens-là, on en tient bien compte. Et
ça n'empêche pas qu'on a eu des membres du conseil qui ont été des
locataires quelques années auparavant. Vous savez, dans la loi de bonne
gouvernance, on ne peut pas, si on a été à l'emploi du parc... Mais donc on a
retrouvé des gens qui avaient ces préoccupations-là, qui ont été dans des
organismes... du Regroupement Loisir Québec, par exemple.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Oui, député de Viau.
Benjamin : Merci,
M. Labrecque, pour la précision. Donc, ma prochaine question, c'est un...
Le Parc olympique, au cours des
dernières années ou, même, des dernières décennies, c'est un parc qui a eu...
où il y a eu beaucoup de travaux. Donc,
comment se font les suivis de dossiers avec les locataires? Est-ce qu'ils sont
informés régulièrement? Est-ce qu'il y a un bulletin? Comment ça
s'opère, à part d'avoir une personne pour...
M. Labrecque (Michel) : Donc, député
de Viau, il y a, oui, un bulletin interne, publié de façon électronique maintenant,
qui tient compte des travaux, de tous les travaux qu'il y a au Parc olympique,
donc pas spécifiquement à un locataire.
Deuxièmement,
il y a un comité des entraves qui a été mis sur pied avec, donc, l'ensemble des
partenaires du Parc olympique,
locataires et partenaires, Château Dufresne, Espace pour la vie, où on aborde
toutes les questions de mobilité, de chantiers fermés avec la STM. Par
exemple, Desjardins — station
Viau est présentement en travaux importants — au comité des entraves, ils
sont présents.
Donc,
bulletins d'information, et ensuite il y a des rencontres très spécifiques sur
des projets qui vont être reliés, par exemple, à des coupures
d'électricité pour des travaux de nuit. Il y a des avis qui sont envoyés par
courriel quotidiennement à des représentants
des locataires. Pour Desjardins, il y a un représentant. Pour Regroupement Loisir Québec, il y a un
représentant. Pour l'INSQ, il y a un représentant. Donc, ça se fait
hebdomadairement par courriel, par téléphone, par bulletin mensuel et par
rencontre sur les entraves.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci.
M. Benjamin : Merci, Mme la
Présidente. Merci, M. Labrecque, pour ces précisions. L'autre question que
j'adresserais à Mme la ministre... Donc, on
avait pensé amener aussi comme proposition, donc, l'idée qu'il puisse y avoir
un membre observateur de la SQI auprès du comité des immobilisations. Donc,
peut-être, pour le bénéfice encore de nos téléspectateurs
et de nos auditeurs, est-ce que la ministre pourrait nous dire pourquoi est-ce
que... en quoi cela est possible ou impossible.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Mme la ministre.
Mme Proulx
(Berthier) : Merci, Mme la Présidente. Encore une fois, je demande
l'autorisation de permettre au P.D.G. de la
société d'expliquer la particularité ici qu'on a de la SQI, parce
qu'effectivement, un peu plus tôt, on a dit que la vice-présidente de la SQI siégeait sur le comité directeur du
remplacement de la toiture. Alors, votre question, c'est : Pourquoi est-ce qu'il n'y aurait pas une personne
de la SQI qui pourrait siéger sur le fameux comité des immobilisations?
C'est ça?
Mme Proulx
(Berthier) : O.K. Michel?
M. Labrecque
(Michel) : Donc, la Société québécoise des infrastructures, c'est une
grande société d'État qui a une grande expertise dans ces domaines-là. Elle est
partenaire du Parc olympique dans plein de dossiers, surtout les dossiers
majeurs de 50 millions et plus, comme celui de la toiture, du
remplacement, qui a fait l'objet d'un dossier d'opportunité et qui est en
cheminement d'un dossier d'affaires qui sera présenté à la ministre.
Donc, effectivement,
il y a une vice-présidente qui est là. Il y a des professionnels de la SQI qui
siègent sur les comités techniques. Il y a également de la consultation, par
exemple, sur... Lorsqu'on doit mettre en place un comité de sélection pour les qualifications ou pour les appels d'offres,
la SQI nous accompagne dans cette matière. On a également, donc, de la SQI, des travaux, des allers-retours sur toutes
sortes de sujets de compétence de grands projets.
vous dirais, être observateur, je pense que la SQI, comme le Trésor... Je
considère qu'ils ont un «step back», en anglais. Ils doivent être à la
fois présents, impliqués, nous fournir leur expertise, mais toujours garder un
pas... parce que c'est eux qui certifient.
C'est eux qui homologuent. C'est eux, en bout de ligne, qui jugent. Et c'est
préférable que, dans les discussions
du comité, qui peuvent parfois parler de choses très... Par exemple, on est en
remplacement de surface artificielle.
La SQI, dans ce domaine-là, elle ne serait pas pertinente. Donc, on considère
que c'est une bonne position, donc, accompagnement, expertise, mais un
bras de distance quand vient le temps d'autoriser et de certifier.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Merci.
M. Benjamin :
Merci, Mme la Présidente. Merci, M. Labrecque, pour ces précisions. Donc,
encore une fois, sur l'amendement, donc,
notamment, donc, je reprends quelques mots utilisés par Mme la ministre tantôt,
lorsqu'elle parle du mandat de ce
comité des immobilisations, donc, en termes de construction, de maintien,
d'entretien, et donc on comprend pourquoi...
Et c'est important, d'ailleurs, que les profils, les compétences qu'on a devant
nous, c'est-à-dire que des gens qui
travailleront sur la... qui ont une expertise dans les domaines de la gestion
de projets, de l'architecture, de l'ingénierie, de la construction et de
l'entretien des ouvrages majeurs ainsi qu'en matière de de patrimoine et
d'urbanisme... Donc, pour nous, ça répond à nos à attentes. Donc, je salue
l'ouverture de Mme la ministre par cet amendement.
Présidente (Mme IsaBelle) : Parfait. Y a-t-il d'autres
interventions sur l'amendement? S'il n'y a pas d'autre intervention,
nous allons procéder au vote. Est-ce que l'amendement... Oui, Mme la ministre?
Mme Proulx
(Berthier) : ...une faute d'orthographe. Je ne connais pas la
procédure. Est-ce qu'il va y avoir un projet de loi avec une faute
d'orthographe dedans ou pas?
La Présidente
(Mme IsaBelle) : Oui, elle pourra le corriger.
Mme Proulx
(Berthier) : Donc, biffer... O.K., parfait. Merci.
La Présidente
(Mme IsaBelle) : Dites-nous...
Mme Proulx
(Berthier) : «Entretien d'ouvrages majeures.»
La Présidente
(Mme IsaBelle) : C'est «majeures», oui, effectivement. Alors,
merci, Mme la ministre. Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement... Oui?
M. Benjamin :
Excusez-moi. Donc, peut-être que Mme la ministre est peut-être meilleure en
français que moi. Je me demande : Est-ce «qu'en matière de
patrimoine et d'urbanisme...» Est-ce qu'il n'y a pas un «s» à «matière»?
M. Benjamin :
Non, il n'y a pas de «s»?
Mme Proulx
(Berthier) : En la matière.
M. Benjamin :
En la matière? Donc, ce n'est pas : En les matières de...
Mme Proulx
(Berthier) : Non.
M. Benjamin :
O.K., parfait.
Présidente (Mme IsaBelle) : Alors, on se reprend pour une
troisième fois. S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement est adopté?
La Présidente (Mme IsaBelle) : Adopté. Parfait. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'article 31? S'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 31, tel qu'amendé, est adopté?
Présidente (Mme IsaBelle) : Adopté. Parfait. Avant d'aller à
l'article 32, nous allons revenir, avec votre consentement, à
l'article 29 que nous avions suspendu.
Mme Proulx
(Berthier) : Nous allons maintenir la suspension, Mme la Présidente,
si c'est possible pour vous.
La Présidente
(Mme IsaBelle) : C'est ça, vous voulez suspendre quelques instants.
C'est bien ça?
Mme Proulx
(Berthier) : Oui.
La Présidente
(Mme IsaBelle) : Alors, nous allons suspendre quelques instants.
Merci.
(Suspension de la séance à
16 h 52)
La Présidente
(Mme IsaBelle) : Parfait. Alors, d'abord, est-ce que nous avons
le consentement pour revenir à
l'article 29 que nous avions suspendu ce matin? Nous avons le
consentement. Maintenant, nous avons reçu un amendement pour
l'article 29. Le député de Viau, je vous invite à lire l'amendement.
M. Benjamin :
Merci, Mme la Présidente. Donc, alors, l'article... l'amendement se lirait
comme suit, donc :
«Aucun document
n'engage la société ni ne peut lui être attribué s'il n'est signé par le
président du conseil d'administration, le président-directeur général ou un
membre du personnel de la société, mais, dans ce dernier cas, uniquement dans
la mesure déterminée par le règlement intérieur de la société.
«Le règlement
intérieur peut prévoir la subdélégation du pouvoir de signature et ses
modalités d'exercice.
«Sauf
disposition contraire du règlement intérieur, une signature peut être apposée
sur un document par tout moyen, y compris tout procédé faisant appel aux
technologies de l'information.
«Un règlement pris en
vertu du présent
article est publié [dans] la Gazette officielle du Québec. »
Voilà.
La Présidente
(Mme IsaBelle) : Merci. Y a-t-il des interventions sur
l'amendement? Député de Viau.
M. Benjamin :
Merci, Mme la Présidente. Donc, je salue encore l'ouverture, donc, de la
ministre, donc, pour le dépôt de ce
nouvel amendement qui nous permet de préciser justement... de préciser un
élément important. Et puis ça nous permet aussi en même temps de voir l'importance du travail que nous faisons au
sein de cette commission parlementaire, qui est un travail, évidemment, lorsqu'il y a un projet de loi qui arrive devant
nous, de nous assurer ensemble que le travail qui est fait dans d'autres projets de loi puisse
correspondre à ce que nous faisons ici aussi en même temps. Donc, alors, je
suis très content et je salue, donc, cet amendement présenté maintenant
à l'article 29.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Parfait. Y a-t-il d'autres interventions? S'il n'y a pas
d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix de l'amendement. Est-ce
que l'amendement à l'article 29 est adopté?
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Adopté. Parfait. Est-ce qu'il y a d'autres interventions
pour l'article 29? S'il n'y a pas
d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 29, tel qu'amendé, est adopté?
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Parfait. Mme la ministre, nous allons maintenant à l'article 32.
Proulx (Berthier) : J'aimerais, d'entrée de jeu, Mme la Présidente,
déposer un amendement. Sur le texte en anglais, il y a un correctif à
apporter.
Présidente (Mme IsaBelle) :
Parfait. Alors, on va distribuer les feuilles. Tout est déjà prêt? Je vais rapidement...
Alors, Mme la ministre, est-ce que vous pouvez lire l'amendement?
Mme Proulx (Berthier) : Donc,
l'article 32, c'est le texte... la version anglophone, donc, de
l'article 32. Dans le
paragraphe 1° du texte anglais de l'article 32, remplacer
«infrastructure asset maintenance and to eliminate asset maintenance deficit projects» par «infrastructure
asset maintenance projects and projects to eliminate the asset infrastructure
maintenance deficit».
La Présidente (Mme IsaBelle) : Merci.
Mme Proulx
(Berthier) : Maintenant, je demanderais à tous les membres de cette
commission autour de la table de bien
vouloir également, comme moi, lire l'amendement en anglais, s'il vous plaît, de
l'article 32. Merci pour les volontaires, c'est apprécié.
Présidente (Mme IsaBelle) : Mais nous comprenons que c'est seulement
qu'il y a un terme en anglais qui avait été mal traduit. C'est bien ça?
Mme Proulx
(Berthier) : En fait, c'est une demande qui venait du service de
traduction de l'Assemblée nationale pour que le libellé respecte la
portée de la version française telle qu'inscrite, donc, à l'amendement de
l'article 32.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Parfait. Alors, y a-t-il des interventions sur l'amendement? S'il n'y a pas
d'intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'amendement déposé à l'article 32 est adopté?
Présidente (Mme IsaBelle) :
Adopté. Parfait. Maintenant, Mme la ministre, je vous invite à lire
l'article 32.
Mme Proulx (Berthier) :
Article 32. Donc, on revient plus en détail sur le comité des
immobilisations. Donc :
«Le comité des immobilisations a notamment pour
fonctions :
«1° dans le
cadre de projets de maintien d'actifs et de résorption du déficit de maintien
d'actifs des infrastructures que la société qualifie comme étant
majeurs :
«
a) d'assurer le suivi des projets pendant toute
la période de leur réalisation et en faire rapport au conseil d'administration;
«b) [étudier] tous les dossiers relatifs à ces
projets;
d'examiner le plan d'immobilisations et les prévisions budgétaires annuelles
relatives à l'entretien et à la mise à
niveau des infrastructures du Parc olympique, en recommander l'approbation au
conseil d'administration et en assurer le suivi;
«3° d'assurer le suivi des décisions du conseil
d'administration concernant tous les projets de construction, d'entretien et de
mise à niveau des infrastructures du Parc olympique;
«4° d'examiner les contrats relatifs aux
immobilisations et en recommander l'approbation au conseil d'administration;
«5° d'étudier
tous les dossiers relatifs à l'entretien et à la sécurité des installations de
la société et recommander au conseil d'administration toute décision à
cet égard;
d'examiner les dossiers de location d'espaces impliquant des améliorations
locatives nécessitant des investissements importants ou des engagements de nature technique et formuler des
recommandations au conseil d'administration à cet égard;
«7° d'assurer
le suivi du plan d'action en matière de développement durable de la société
dans les matières relatives à la
protection du patrimoine immobilier et aux activités de construction,
d'entretien et de mise à niveau des infrastructures;
«8° d'exécuter tout autre mandat que peut lui
confier le conseil d'administration.»
Donc,
l'article 32. On vient préciser les fonctions que sera appelé, on en
discute depuis deux articles, à exercer le comité des immobilisations. On vient préciser les fonctions. On vient
définir son rôle, tout ce qui concerne la construction, l'entretien, le maintien d'actifs, donc, les
suivis de projets, également, en construction. On vient, ici, donc, définir le
comité des immobilisations.
Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci, Mme la ministre. Alors, je souligne qu'il y a un alinéa ainsi que huit
paragraphes dans l'article 32. Est-ce qu'il y a des interventions?
Député de Nelligan.
Derraji : Oui, merci, Mme la
Présidente. Je ne sais pas si... En fait, c'est plus... Probablement, je vais
demander à la ministre, si elle le
permet, d'avoir des clarifications par rapport au comité qui existe déjà
maintenant. Il y a un comité d'immobilisations.
J'ai deux questions. La nature des rapports que le comité dépose au conseil
d'administration, les fréquences... Parce que, quand je lis le descriptif, qui est
très bien détaillé et qui est très bien fait, j'ai le réflexe de voir les
livrables de ce comité, c'est quoi,
et, une fois c'est livré, c'est quoi, le degré d'urgence et de fréquence, parce
que je vois, par exemple : «Dans le cadre des projets de maintien
d'actifs et de résorption du déficit de maintien d'actifs des infrastructures...»
Je pense, il y a quand même un tableau de bord où il y a des choses urgentes et
moins urgentes. Donc, la nature de cette fréquence va probablement nous
éclaircir un peu sur qu'est-ce qu'on veut de ce comité, au-delà de le nommer et
d'écrire sa composition. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : D'accord. Merci. Alors, la parole est à M. Labrecque.
M. Labrecque (Michel) : Merci, Mme la Présidente. Donc, ces comités-là,
quand on lit bien, hein, recommandent au
conseil d'administration. Donc, ils sont presque toujours préparatoires à un
conseil d'administration. Sur cette base-là, exception faite de la période, je dirais, estivale, là, juillet, il y a
à peu près une réunion par mois, par mois et demi du comité des immos
qui a lieu, de façon générale.
Il peut y avoir... S'ajoutent à ça des réunions du
comité des immos qui vont avoir lieu... Vous savez, nous, on termine
notre année au 31 octobre, ce qui est particulier. Donc, il va y avoir des
réunions plus serrées en automne, septembre, octobre, à cause de la fin de
notre année budgétaire du comité des immos, parce qu'il y a reddition de
comptes. Donc, c'est la fréquence générale.
Il y a... Ensuite, en préparation de ces
réunions-là, il y a toujours, avec la haute direction, notre premier vice-président, construction, une rencontre avec le président ou la présidente du comité
des immos. Donc, on est à huit conseils, huit réunions, un autre... On
est donc à 24 réunions sur ces sujets-là.
Ensuite, il y a des tableaux de bord. Les tableaux
de bord, bien évidemment, sont des tableaux de bord que, je dirais, là, au cours des dernières années, se sont
grandement améliorés. Ils font
partie des tableaux de bord dans les meilleures
pratiques en gestion de projets. Ils
s'inspirent de ce qu'on voit au gouvernement du Québec, à la STM. Donc, c'est
avec des indicateurs, hein, est-ce que...
avec des rouges, verts, jaunes, donc, des tableaux de bord qui permettent, pour
un administrateur, de... Très rapidement, quelqu'un qui est familier, il
peut plonger... mais, pour le conseil, c'est très synthétique.
Donc, chaque mois ou
chaque réunion, le tableau de bord est mis à jour, est-ce que les projets sont...
budget, envergure, échéancier, qualité. Donc, c'est des documents... On vient
de se voir remettre le premier prix du PMI, Project
Management Institute, pour la tour, donc, et ce prix-là, on l'a reçu justement
à cause de nos indicateurs, parce que c'est là qu'on va voir si le
projet était bien suivi, bien documenté, et comment on accompagne les
décisions.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Député de Nelligan.
Derraji : Premièrement, mes félicitations. Je l'ai vu passer. Donc,
avoir gagné le prix du PMI, ce n'est pas donné à tout le monde. Donc,
mes félicitations à l'ensemble des personnes qui ont travaillé pour ça.
Mais, justement, vous avez répondu à ma question.
C'est justement par rapport à ces tableaux de bord... parce que c'est beaucoup plus clair. Quand on parle de
comité de vérification, on sait c'est quoi... les attentes, c'est quoi, et les
suivis, c'est quoi. Donc, c'est beaucoup plus clair. Donc, moi, ça me
rassure par rapport au comité des immobilisations. Donc, s'il y a des
indicateurs, s'il y a des tableaux de bord, voilà ma question. Alors, nous
sommes chanceux que vous êtes là. Donc, vous
comprenez toute la game. Moi, toujours, je di