Agriculture, Fisheries, Energy and Natural Resources — 30 October 2024 (43rd Legislature, 1st Session)
CAPERN 2024-10-30
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39e législature, 1re session (13 janvier 2009 - 22 février 2011)
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37e législature, 2e session (14 mars 2006 - 21 février 2007)
37e législature, 1re session (4 juin 2003 - 10 mars 2006)
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36e législature, 1re session (2 mars 1999 - 9 mars 2001)
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35e législature, 1re session (29 novembre 1994 - 13 mars 1996)
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34e législature, 2e session (19 mars 1992 - 10 mars 1994)
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32e législature, 3e session (9 novembre 1981 - 10 mars 1983)
32e législature, 2e session (30 septembre 1981 - 2 octobre 1981)
32e législature, 1re session (19 mai 1981 - 18 juin 1981)
31e législature, 6e session (5 novembre 1980 - 12 mars 1981)
31e législature, 5e session (24 octobre 1980 - 24 octobre 1980)
31e législature, 4e session (6 mars 1979 - 18 juin 1980)
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31e législature, 2e session (8 mars 1977 - 22 décembre 1977)
31e législature, 1re session (14 décembre 1976 - 23 décembre 1976)
30e législature, 4e session (16 mars 1976 - 18 octobre 1976)
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30e législature, 2e session (14 mars 1974 - 28 décembre 1974)
30e législature, 1re session (22 novembre 1973 - 22 décembre 1973)
29e législature, 4e session (15 mars 1973 - 25 septembre 1973)
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29e législature, 2e session (23 février 1971 - 24 décembre 1971)
29e législature, 1re session (9 juin 1970 - 19 décembre 1970)
28e législature, 5e session (24 février 1970 - 12 mars 1970)
28e législature, 4e session (25 février 1969 - 23 décembre 1969)
28e législature, 3e session (20 février 1968 - 18 décembre 1968)
28e législature, 2e session (20 octobre 1967 - 20 octobre 1967)
28e législature, 1re session (1 décembre 1966 - 12 août 1967)
27e législature, 6e session (25 janvier 1966 - 18 avril 1966)
27e législature, 5e session (22 octobre 1965 - 23 octobre 1965)
27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
27e législature, 3e session (14 janvier 1964 - 31 juillet 1964)
27e législature, 2e session (21 août 1963 - 23 août 1963)
27e législature, 1re session (15 janvier 1963 - 11 juillet 1963)
26e législature, 2e session (10 novembre 1960 - 10 juin 1961)
26e législature, 1re session (20 septembre 1960 - 22 septembre 1960)
25e législature, 4e session (18 novembre 1959 - 18 mars 1960)
25e législature, 3e session (19 novembre 1958 - 5 mars 1959)
25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
25e législature, 1re session (14 novembre 1956 - 21 février 1957)
24e législature, 4e session (16 novembre 1955 - 23 février 1956)
20e législature, 1re session (7 octobre 1936 - 12 novembre 1936)
18e législature, 2e session (10 janvier 1933 - 13 avril 1933)
18e législature, 1re session (3 novembre 1931 - 19 février 1932)
17e législature, 2e session (8 janvier 1929 - 4 avril 1929)
16e législature, 4e session (11 janvier 1927 - 1 avril 1927)
16e législature, 3e session (7 janvier 1926 - 24 mars 1926)
16e législature, 1re session (17 décembre 1923 - 15 mars 1924)
15e législature, 4e session (24 octobre 1922 - 29 décembre 1922)
15e législature, 3e session (10 janvier 1922 - 21 mars 1922)
15e législature, 2e session (11 janvier 1921 - 19 mars 1921)
15e législature, 1re session (10 décembre 1919 - 14 février 1920)
14e législature, 3e session (21 janvier 1919 - 17 mars 1919)
14e législature, 2e session (4 décembre 1917 - 9 février 1918)
14e législature, 1re session (7 novembre 1916 - 22 décembre 1916)
13e législature, 4e session (11 janvier 1916 - 16 mars 1916)
13e législature, 3e session (7 janvier 1915 - 5 mars 1915)
13e législature, 2e session (11 novembre 1913 - 19 février 1914)
13e législature, 1re session (5 novembre 1912 - 21 décembre 1912)
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12e législature, 3e session (10 janvier 1911 - 24 mars 1911)
12e législature, 2e session (15 mars 1910 - 4 juin 1910)
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Journal des débats de la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles
Version préliminaire
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43 e législature, 1 re session
(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
mercredi 30 octobre 2024
Vol. 47 N° 39
Étude détaillée du projet de loi n° 63, Loi modifiant la
Loi sur les mines et d’autres dispositions
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
11 h
11 h 30
12 h
12 h 30
15 h
15 h 30
16 h
16 h 30
17 h
17 h 30
18 h
Journal des débats
11 h (version non révisée)
(Onze heures vingt-sept minutes)
Le Président (M. Ciccone) : O.K.,
collègues, à l'ordre s'il vous plaît! Alors, ayant constaté le quorum, je
déclare la séance de la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie
et des ressources naturelles ouverte.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi no 63, Loi modifiant la
Loi sur
les mines et d'autres dispositions.
Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. M. Bernard (Rouyn-Noranda-Témiscamingue) est remplacé par M. Caron
(Portneuf); M. Montigny (René-Lévesque), par Mme Haytayan (Laval-des-Rapides);
et Mme Rizqy (Saint-Laurent), par Mme Dufour (Mille-Îles).
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup. Lors de l'ajournement de nos travaux d'hier, nous étions à l'étude de
l'article 65. Je vous rappelle également que l'article 61 est suspendu.
Alors, Mme la ministre, ce que je
comprends, c'est qu'il y a une entente avec la députée de Verdun pour un
amendement qui serait déposé dans le 65.
Mme Blanchette Vézina : Nous
étions rendus au 65.
Le Président (M. Ciccone) : Mais
ce qu'on va faire... pour bien suivre nos travaux, on va terminer le 61. Par
consentement, on retourne au 61. Consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
On va retourner au 61. Alors, est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article
M. Fortin : ...secondes pour me remettre dans le bain, M. le Président.
On avait d'autres interventions sur le 61, qui n'étaient pas en lien avec la
question des tourbières, qu'on avait abordée de long et en large et qui mènera,
fort probablement, là, à l'amendement qui sera présenté par soit l'équipe
gouvernementale ou la députée de Verdun.
Parce que la
partie sur laquelle on a
passé beaucoup de temps hier, au 61, c'était la
partie de l'exploitation de la
tourbe, mais l'exploitation de la tourbe, c'est l'exception à la règle qui est
introduite au 61. Alors, nous, ce qu'on voulait comprendre, ici, là... la
ministre rajoute, à l'article 142 du projet de loi, le fait que le bail ne peut
être conclu avant que l'autorisation ministérielle, si elle est nécessaire,
prévue à l'article 22 de la LQE... pardon, je suis sur deux pages, ne soit
délivrée. La raison de l'introduction de cet... du fond de cet amendement-là, est-ce
que vous pouvez nous l'expliquer?
Mme Blanchette Vézina : En
fait, dans la séquence, donc, il y avait l'autorisation... le bail qui était
donné, et ensuite l'autorisation environnementale était demandée. Puis là on se
retrouvait avec des situations où on ne savait pas si l'autorisation
environnementale allait être accordée sur un territoire qui, parfois, causait
certaines difficultés de conciliation d'usages. Doncm les citoyens et les gens,
les municipalités demandaient mais : Faites le processus environnemental
et ensuite donnez... donc, donnez le bail, mais, dans la loi, c'était la
séquence inverse. Donc, dans la logique... et on trouve logique que ce soit l'autorisation
environnementale qui soit donnée en fonction du territoire projeté pour l'exploitation
de substances minérales de surface avant de donner le bail. Donc, ça vient...
ça vient avec une séquence qui est plus logique.
• (11 h 30) •
M. Fortin : ...d'exploitation quand même, là. On avait quand même
besoin des autorisations de la LQE pour faire de l'exploitation. Ce n'est...
Dans le concret de ce qui va se produire, là, les demandeurs vont faire une
étape avant l'autre, mais il n'y avait pas plus... il n'y avait pas de travaux
qui se faisaient avant d'avoir... avant d'avoir, pardon, soit le bail ou soit l'autorisation
environnementale, là.
Mme Blanchette Vézina : Ça
prenait les deux.
M. Fortin : C'est ça. C'est juste l'ordre.
Mme Blanchette Vézina : Exact.
M. Fortin : O.K. Sauf dans le cas des tourbières, pour les raisons qu'on
a discutées hier.
Mme Blanchette Vézina : Tout
à fait.
M. Fortin : O.K. Ça va, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 61? Non. Parfait. Alors,
je vais mettre aux voix l'article 61. Est-ce que l'article 61 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
l'article 61 est adopté. Nous allons poursuivre avec l'article 65 maintenant.
Alors, Mme la ministre, pouvez-vous nous en faire la lecture, s'il vous plaît?
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Merci, M. le Président. Donc, 65 :
L'article 145 de cette loi est remplacé
par les suivants :
«145. Le périmètre du terrain qui fait l'objet
d'un bail exclusif, à l'exception...
Haut de la page
11 h 30 (version non révisé
e) Mme Blanchette Vézina : ...de
celui pour l'exploitation de la tourbe, est déterminé par le ministre
conformément aux critères suivants :
«1° il est compris à l'intérieur d'un seul
périmètre;
«2° sa superficie n'excède pas 100
hectares;
«3° il est compris dans le périmètre
autorisé en vertu de l'article 22 de la
Loi sur la qualité de l'environnement
(chapitre Q-2) ou déclaré conformément à l'article 31.0.6 de cette loi.
«Le ministre peut conclure un bail pour
une superficie inférieure à celle demandée, s'il le juge nécessaire, pour
garantir l'approvisionnement pour l'exercice d'un bail déjà conclu ou d'autres
baux qui pourraient être ultérieurement conclus.
«145.1. Le périmètre du terrain qui fait l'objet
d'un bail exclusif pour l'exploitation de la tourbe est déterminé par le
ministre conformément aux critères suivants :
«1° il est compris à l'intérieur d'un seul
périmètre;
«2° sa superficie n'excède pas 300
hectares.
«Malgré le premier alinéa, le ministre
peut conclure un tel bail sur un terrain d'une superficie supérieure à 300
hectares dans le but d'assurer un approvisionnement en tourbe pour une période
approximative de 50 ans, en tenant compte du taux de production projeté et de
la capacité de production de l'exploitation.
«Le périmètre du terrain est ajusté en
fonction du périmètre autorisé en vertu de l'article 22 de la
Loi sur la
qualité de l'environnement (chapitre Q-2) ou déclaré conformément à l'article
31.0.6 de cette loi.»
Cet
article vise à remplacer l'article 145
de la
Loi sur les mines par concordance avec ce qui est prévu à l'article 142
de cette loi, modifié par l'article 61 du projet de loi, et afin de prévoir les
critères applicables pour déterminer le terrain faisant l'objet d'un bail
exclusif de substances minérales de surface.
Le terrain faisant l'objet du bail devra
être compris dans le périmètre autorisé en vertu de l'article 22 de la
Loi sur
la qualité de l'environnement (chapitre Q-2) ou déclaré conformément à l'article
31.0.6 de cette loi. Ça permettra d'éviter qu'un bail soit conclu pour un
périmètre supérieur à l'autorisation environnementale, et qu'une
partie du
terrain faisant l'objet du bail ne puisse être exploitée.
Enfin, le dernier alinéa de cet
article
permettra à la ministre des Ressources naturelles et des Forêts de conclure un
bail pour une superficie inférieure à celle demandée, si elle le juge
nécessaire, pour garantir l'approvisionnement pour l'exercice d'un bail déjà
conclu ou d'autres baux qui pourraient être ultérieurement conclus. À l'heure
actuelle, la ministre peut refuser la conclusion d'un tel bail pour ce motif,
mais ne peut réduire la superficie demandée. Cette modification donnera
davantage de flexibilité selon les circonstances.
Concernant l'article 145.1, cet
article
vise également à introduire l'article 145.1 de la
Loi sur les mines afin que le
bail pour l'exploitation de la tourbe soit conclu avant que l'autorisation
ministérielle soit émise ou que la déclaration de conformité soit faite en
vertu de la
Loi sur la qualité de l'environnement, considérant que le bail doit
être conclu plusieurs années avant le début des travaux d'exploitation. Par
contre, le périmètre du terrain sera ajusté ultérieurement en fonction du
périmètre autorisé ou déclaré.
Et, bon, M. le Président, nous avons un
amendement, mais il y aura également un autre amendement, là. Ça fait que, je
ne sais pas, nous. De notre côté, c'est vraiment ce sur 145.
Le Président (M. Ciccone) : ...
Mme Blanchette Vézina : Nous,
bien, de notre côté, c'est vraiment... c'est sur 145.
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
bien, on va commencer avec votre amendement, Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : O.K.
Donc, c'est de supprimer le deuxième alinéa de l'article 145 de la
Loi sur les
mines, qui est proposé par l'article 65 du projet de loi.
Alors, ça vise à éviter un dédoublement
des pouvoirs de la ministre des Ressources naturelles et des Forêts...
Le Président (M. Ciccone) : ...Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Oh!
pardon, oui, oui.
Le Président (M. Ciccone) : On
va... Ce n'est pas le bon amendement qui était à l'écran.
Mme Blanchette Vézina : D'accord.
Le Président (M. Ciccone) : On
va mettre le bon. Parfait. Alors, vous pouvez poursuivre, Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Vous
voulez que je poursuive ou que je relise l'article?
Le Président (M. Ciccone) : Oui...
Non, commencez, commencez, oui.
Mme Blanchette Vézina : Oui?
D'accord. Donc, l'article 145 de la
Loi sur les mines, qui est modifié :
Supprimer le deuxième alinéa de l'article
145 de la
Loi sur les mines proposé par l'article 65 du projet de loi.
Donc, ça vise à éviter un dédoublement des
pouvoirs de la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, qui pourrait
notamment conclure un bail pour une superficie inférieure à celle demandée en
vertu de 142.0.2 de la
Loi sur les mines, qui... proposé par l'article 62 du
projet de loi afin de permettre la priorisation ou la conciliation des
utilisations et de la protection du territoire. Voilà.
Le Président (M. Ciccone) : Y
a-t-il des interventions sur cet amendement? Mme la... Ah! excusez-moi, M. le
député. Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Là, juste
pour bien suivre, là, c'est amendé dans le 145 : Supprimer le deuxième
alinéa, et là c'est celui qui fait référence à la superficie?
Mme Blanchette Vézina : Exact.
Mme Zaga Mendez : Pourquoi?
Mme Blanchette Vézina : Parce
que c'est déjà prévu à 142.0.2.
Mme Zaga Mendez : 142.0.2. Et
ça, on l'a discuté dans l'article 64... 63?
Mme Blanchette Vézina : C'est
le paragraphe 3 de 142.0.2. C'est l'article 62 du projet de loi...
Mme Zaga Mendez : ...mais
dans l'article, de ce que je vois, il n'y a pas de référence à une limite
d'hectares, à moins que je ne me trompe. Si je me trompe, corrigez-moi.
Mme Blanchette Vézina : Le
paragraphe 3° «conclure un bail pour une superficie inférieure à celle
demandée»...
Le Président (M. Ciccone) : On
va demander le consentement. Est-ce qu'on peut avoir le consentement pour
reconnaître maître...
Mme Blanchette Vézina : Tremblay-Parent.
Le Président (M. Ciccone) : ...Tremblay-Parent,
oui. Consentement?
Des voix : Consentement.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Est-ce
que je me présente vu que c'est première intervention?
Le Président (M. Ciccone) : Oui,
oui.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : O.K.
Oui. Gabriel Tremblay-Parent, je suis avocat pour le ministère de la Justice du
Québec. Mais, en fait, c'est que la personne va faire une demande pour son
bail, pour une superficie déterminée. Mais ce que prévoit, là, finalement, le
dernier alinéa, c'est qu'il y a des cas où, malgré la demande qui est faite, la
ministre pourrait le conclure pour une superficie inférieure, tu sais,
notamment, si c'est important de réserver des substances pour un autre bail. Mais
ce qu'on a vu plus tôt à l'article 62, c'est qu'il va avoir un pouvoir général
pour prioriser ou concilier des utilisations du territoire, là. La ministre
faisait référence au paragraphe 3° de l'article 142.0.2 qui permet, justement,
d'accepter de conclure le bail, mais pour une superficie inférieure.
Donc, l'objectif, c'est d'essayer d'éviter
de dédoubler les pouvoirs un peu partout dans la loi, là, puis de les centrer
ou aux mêmes articles, de là l'amendement.
Le Président (M. Ciccone) : Mme
la députée.
Mme Zaga Mendez : Je
comprends la logique, l'intention. Ce qui n'est pas clair pour moi, c'est...
D'abord, ma question avant l'amendement, c'était : Pourquoi on met une
superficie de 100 hectares? Quelle est... Est-ce que c'est une norme? Est-ce
que c'est quelque chose qui est déjà établi? Parce que là, on l'enlève... on
l'enlève, il n'y a pas de superficie de référence, il n'y en a pas d'aire de
référence. Est-ce que c'est ça, la compréhension que j'ai de l'amendement ou...
Mme Blanchette Vézina : Bien,
on n'enlève pas... Non, c'est ça, on n'enlève pas.
Mme Zaga Mendez : Parce que
là vous dites... mais l'amendement, vous enlevez le deuxième paragraphe...
deuxième alinéa, deuxième paragraphe.
Mme Blanchette Vézina : C'est
le deuxième alinéa et non le paragraphe.
Mme Zaga Mendez : C'était ça,
la question...
Des voix : ...
Mme Zaga Mendez : ...c'était
ça, ma question au tout début...
Des voix : ...
Mme Blanchette Vézina : C'est
l'alinéa, donc.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : C'est
la toute fin, le dernier paragraphe, en bon français, de l'article, mais c'est
l'alinéa en termes législatifs.
Mme Zaga Mendez : On essayait
de vous suivre... les deux.
Mme Blanchette Vézina : On ne
parlait pas de la même chose.
Mme Zaga Mendez : Non, pas du
tout.
Le Président (M. Ciccone) : C'est
beau, Mme la députée de Verdun?
Mme Zaga Mendez : C'est plus
clair. Toute l'explication a du sens.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
M. le député de Pontiac.
• (11 h 40) •
M. Fortin : Oui, merci, M. le Président. Dans le petit bout qu'on
enlève, là, je vais appeler ça comme ça, on vient dire que la ministre peut
conclure un bail pour une superficie inférieure à celle qui est demandée pour
garantir l'approvisionnement. On faisait référence à... On parlait de quoi, là,
pour garantir l'approvisionnement? Ça voulait dire quoi, ça?
Mme Blanchette Vézina : ...le
consentement...
Le Président (M. Ciccone) : ...pour
entendre M. Gaudreau.
M. Fortin : Ça faisait
partie de mes questions avant que la ministre
propose son amendement. Mais là, j'ai d'autant plus...
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'on a le consentement pour entendre M. Gaudreau?
M. Fortin : Oui, bien sûr.
Le Président (M. Ciccone) : M.
Gaudreau, voulez-vous vous présenter, s'il vous plaît.
M. Gaudreau (Roch) : Oui,
Roch Gaudreau, directeur du Développement et du contrôle de l'activité minière,
ministère des Ressources naturelles et des Forêts. C'est une coquille qu'il y
avait dans le projet de loi, là. Parce que, dans le fond, c'est qu'on avait
déjà le texte qui était prévu pour les tourbières. Pour les tourbières, eux
autres, on pouvait accorder des superficies, là, supérieures à 300 hectares
pour garantir l'approvisionnement à long terme, parce qu'eux autres, ils ont
des planifications sur 30, 40, 50 ans. Puis là ils ont repris ce texte-là pour
les autres exploitations de substances minérales de surface. C'est une
correction qu'on fait. Mais ce qui était déjà présent dans la loi actuelle,
c'est que, pour l'exploitation de la tourbe, c'est 300 hectares et moins.
Puis, pour ce qui est des substances, des
autres substances minérales de surface, c'est 100 hectares et moins. Puis la
raison, c'est pour éviter d'avoir des situations de monopole ou de trop grande
superficie, parce que la plupart des carrières ont entre deux et 10 ou 15
hectares, maximum.
M. Fortin :
15 hectares, maximum. O.K.
Gaudreau (Roch) : Oui, c'est ça... Parce que ce qui se passe, c'est
qu'ils n'ont pas les autorisations...
M. Gaudreau (Roch) : ...de la
même superficie, là, donc. Puia là, bien, dans ce projet de loi, on vise justement
à avoir une plus grande cohérence entre les autorisations environnementales
octroyées, les superficies, les polygones d'autorisations environnementales et
le bail.
M. Fortin : O.K., mais la ministre a tous les pouvoirs à travers le
142.0.2, là, qui était à l'article 62, pour conclure, peu importe... bien, en
fait, avec les raisons citées, là, motif d'intérêt public et autres, pour
permettre la conclusion d'un bail d'une superficie de moins de 100 hectares.
Vous avez tous les pouvoirs que vous avez besoin pour faire ça. O.K. Ça va pour
l'amendement.
Ah! en fait, non, ce n'est pas vrai. La
question des autres baux qui pourraient être ultérieurement conclus, là, ça
aussi, c'est inclus dans le 142.0.2? Parce que, quand je reviens à l'article
62, là, je m'excuse, moi, je ne vois pas cette notion-là.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
en fait, on est dans la priorisation des utilisations, là, donc, tu sais, s'il
y a d'autres baux pour d'autres objectifs. Là, on a vu, mettons, l'approvisionnement
industriel ou d'autres choses comme ça qui pourraient être conclues plus tard,
mais, tu sais, il pourrait être choisi par la ministre de dire : Bien, on
va... on va garder un volume, mettons, pour... qui va être disponible, ça
pourrait être pour un approvisionnement industriel, mais, tu sais, ça pourrait
être pour la construction d'une route à proximité ou quelque chose comme ça.
Donc, il peut y avoir, des fois, des enjeux de priorisation, justement, des
utilisations du territoire qui pourraient justifier une telle décision.
M. Fortin : Donc, elle peut conclure un bail pour quand même s'assurer
qu'il y ait le matériel nécessaire, là, que ce soit le gravier ou, peu importe,
là, nécessaire pour un projet éventuel.
Mme Blanchette Vézina : Pour
une superficie inférieure.
M. Fortin : Oui, oui, c'est ça. On parle... on est toujours dans le
concept de la superficie.
Mme Blanchette Vézina : Dans
le concept de réduire la superficie.
M. Fortin : C'est ça. Vous pouvez conclure quand même un bail de
superficie inférieure. Mais c'est la dernière notion, là, «d'autres baux qui
pourraient être ultérieurement conclus», que je ne vois pas nulle part au
142.0.2.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
je pense qu'avec 143... pardon, 142.0.2... là, je n'ai pas le numéro devant
moi, mais 142.0.2, on vient... bien, on vient donner ce pouvoir-là déjà. Si on
dédouble, ici, même pour d'autres raisons, l'idée, c'est qu'on a comme deux
types d'autorisations puis on vient créer de la confusion, là, puis encore des
pouvoirs discrétionnaires.
M. Fortin : Mais le 142.0.2, il est plus large, dans le fond. Ce que
vous me dites, c'est qu'il est plus large puis il vous donne plus de pouvoirs
que ce qui était circonscrit dans 145 avant l'amendement que vous proposez.
Mme Blanchette Vézina : Voilà.
M. Fortin : O.K. C'est bon.
Le Président (M. Ciccone) : C'est
bon? Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement à l'article 65?
Non. Alors, je vais mettre aux voix l'amendement à l'article 65. Est-ce que
l'amendement de l'article 65 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Adopté.
Alors, nous allons poursuivre sur l'article 65. Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Oui. Je
vais présenter un amendement, qui est déjà disponible, oui. Je vais faire la
lecture.
Le Président (M. Ciccone) : Juste
un instant. On va le mettre à l'écran. Parfait. Vous pouvez y aller, Mme la
députée.
Mme Zaga Mendez : Merci.
Alors, c'est remplacer le troisième alinéa de l'article 145.1 de la
Loi sur les
mines, proposé par l'article 65 du projet de loi, par le suivant :
«Le ministre, selon le cas :
1° met fin au bail lorsque :
a) la demande d'autorisation ministérielle
prévue à l'article 22 de la
Loi sur la qualité de l'environnement (chapitre
Q-2) pour cette activité est refusée; et
b) l'activité n'est pas admissible à une
déclaration de conformité prévue à l'article 31.0.6 de cette loi; et
2° ajuste le périmètre du terrain en
fonction de l'autorisation ministérielle délivrée en vertu de l'article 22 de
la
Loi sur la qualité de l'environnement ou de la déclaration de conformité
produite conformément à l'article 31.0.6 de cette loi.
Et, bon, ce commentaire fait suite à une
discussion que nous avons eue en long et en large sur les exceptions et vise à
permettre à la ministre des Ressources naturelles et des Forêts de mettre fin à
un bail exclusif délivré pour l'exploitation de la tourbe si les autorisations
requises en vertu de la
Loi sur la qualité de l'environnement ne sont pas
obtenues.
Le Président (M. Ciccone) : ...interventions?
Oui, Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui. Comme on ne
voit... Je vais attendre le micro...
Mme Dufour : ...comme on ne
voit pas exactement qu'est-ce qu'on remplace, est-ce qu'on peut... Bien, on dit
«remplacer le troisième alinéa», donc est-ce que...
Une voix : ...
Mme Dufour : Non. C'est ça.
Moi, j'aimerais savoir exactement c'est lequel, pour ne pas me tromper.
Mme Zaga Mendez : C'est «le
périmètre du terrain»... En fait, c'est le dernier, là : «Le périmètre du
terrain est ajusté en fonction du périmètre autorisé.» C'est ça qui est
remplacé. Et cette idée se retrouve dans le point deux de l'amendement.
Mme Dufour : O.K.
M. Fortin : Bien, dans les faits, là, vous venez introduire le premier
point, là, de mettre fin, parce que le deuxième, c'est celui qui est déjà...
qui est déjà dans l'amendement, là. Il est écrit un petit peu différemment,
mais c'est la... c'est la même chose, là, si je comprends bien. Mais la notion
que la députée de Verdun introduit, c'est celle qui est au premier paragraphe,
alinéa, peu important, là, à l'effet qu'on peut mettre fin au bail lorsque la
demande d'autorisation ministérielle est refusée. Mais là, on est vraiment
circonscrit aux tourbières, là, dans cet article-là?
Une voix : Exact.
M. Fortin : Parce... Parce qu'on a vu à l'article précédent que le
processus est inversé pour tous les autres. C'est ça?
Mme Blanchette Vézina : ...
M. Fortin : O.K. Mais là, aujourd'hui, là, il y en a... il y a... il y
a des demandes de baux qui ont déjà... qui ont déjà été approuvées sans avoir
l'autorisation environnementale. Vous avez dit tantôt que c'est ça, la façon de
faire actuelle, là. Parce qu'à l'article 64, là, on est venu remplacer la
façon de faire, là. On a dit : On va faire la demande environnementale
avant de faire le bail, ce qui n'est pas le cas en ce moment. Donc là, il y a
des... il y a des baux qui ont été alloués jusqu'à maintenant, là, sans avoir
l'autorisation environnementale.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
M. Fortin : O.K. Alors là, est-ce que, pour tous ces baux-là, eux, ils
ne vont pas tomber nécessairement à cause de l'article, là? Ils vont quand même
attendre la conclusion de la demande de la LQE, là?
Mme Blanchette Vézina : C'est
vraiment circonscrit. Effectivement, là, c'est vraiment circonscrit à la
demande d'autorisation pour cette activité est refusée ou l'activité n'est pas
admissible, là, selon le type d'autorisation, là, en vertu de la
Loi sur la
qualité de l'environnement, qui est demandée. Mais donc, c'est si c'est refusé,
M. Fortin : Oui. O.K. Mais je vous avoue, M. le Président, une de nos
préoccupations, là, puis c'était juste de l'écrire comme il faut, parce que le
fondement de l'amendement, il nous convient tout à fait, là, l'idée du moins,
le principe de l'amendement, c'est... c'était juste de s'assurer que c'était
effectivement au moment du refus complet, là, c'est... c'est... ce n'est plus
discutable, là, c'est terminé, le processus est terminé, il n'y en aura pas,
d'extraction de minerai ou de gravier ou de sable, ou peu importe, là.
Mme Blanchette Vézina : On
est pour la tourbe...
M. Fortin : Mais ce n'est pas... ce n'est pas le ministère qui vous
revient en disant : Là, O.K., vous avez des changements à faire dans votre
projet pour que ce soit accepté. C'est vraiment juste : c'est refusé puis
c'est final et sans appel.
Mme Blanchette Vézina : Et
c'est uniquement pour la tourbe. Vraiment pour la tourbe.
M. Fortin : Oui, exact, vous avez raison.
Mme Zaga Mendez : ...si ma
mémoire est bonne, de répondre, soit c'est accepté, accepté avec modifications
ou refus. Il n'y a jamais de condition, là.
• (11 h 50) •
M. Fortin : C'est ça. Mais quand vous dites : C'est uniquement
pour la tourbe, c'est uniquement pour la tourbe dans le nouveau contexte du
projet de loi. Mais là, pour les demandes qui sont existantes, là, celles qui
ont déjà un bail mais qui n'ont pas d'autorisation, ça s'applique quand même à
eux aussi, là, qui sont en processus, là, disons, mais on comprend que ça va se
finir bientôt, une fois que toutes les autorisations vont avoir été acceptées
ou refusées, là.
Mme Zaga Mendez : Si je peux
ajouter. Dans l'article précédent, dans ma compréhension, cette situation-là
demeure. Parce que, pour la tourbe, il y a déjà une exception pour laquelle le
bail est donné, et parallèlement, il y a une demande d'autorisation. Donc, ça,
ça continue. Ce qu'il vient d'ajouter, c'est que, si l'autorisation auprès du
ministère de l'Environnement est refusée, la ministre met fin au bail.
M. Fortin : Je pense qu'on dit la même affaire. Je pense qu'on dit tous
la même chose, là, dans le...
Mme Blanchette Vézina : Si
vous me permettez, on va faire la vérification aussi dans la mesure, parce
qu'il y a certaines mesures transitoires déjà qui sont prévues, juste pour
s'assurer, s'il y a des...
M. Fortin : S'il y a des baux qui sont ouverts puis qui attendent la
réponse de leurs demandes environnementales.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
on est, à cet article-là, 145.1, là, vraiment dans l'exploitation de la tourbe.
Donc, cette possibilité-là serait uniquement pour la tourbe.
M. Fortin : Parce que 145.1, il est uniquement, déjà... il est déjà
uniquement pour la tourbe.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Exact.
M. Fortin : O.K., Mais...
O.K.. Mais, mon point, sur le reste, là, vous allez faire la vérification pour
les autres projets qui sont un peu en attente.
Mme Blanchette Vézina : Exact.
M. Fortin : O.K. Je vais attendre vos explications.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Oui...
Mme Blanchette Vézina : Voulez-vous
qu'on suspende ou...
Le Président (M. Ciccone) : Bien
oui. On va suspendre quelques instants. Oui. Merci.
(Suspension de la séance à 11 h 52)
(Reprise à 11 h 53)
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
nous sommes de retour. Juste avant de passer la parole à la ministre, juste
deux petites recommandations. Je vous demande, s'il vous plaît, de fermer le
son de vos ordinateurs, «laptops», parce qu'on les entend depuis tantôt, et,
deuxièmement, aussi, là, pour aider notre régisseur qui est là, qui est avec
les... de parler un à la fois, si possible, parce qu'on sait que les mines soulèvent
les passions au Québec et ici, juste un à la fois, s'il vous plaît, pour aider
notre collègue à distribuer le son convenablement à ceux qui nous écoutent en
masse aujourd'hui.
Alors, je passe la parole à la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Je
suis certaine qu'on est très écoutés, M. le Président. Et donc concernant la
mesure transitoire, là. Donc, les baux, actuellement, par exemple, de
substances minérales de surface qui ne sont pas la tourbe, là, bon, ou la...
celle de la tourbe, là, il y a une mesure transitoire qui dit que les baux sont
conclus. Donc là, juste m'assurer que je dis la bonne chose, là. Mais donc
c'est le régime au moment de la conclusion du bail qui s'applique. Donc, cette
mesure-là ne s'appliquerait pas à ce moment-ci, c'est pour les nouvelles
demandes.
M. Fortin : D'accord. Mais, au moment, par exemple, du refus de la LQE,
pour des projets comme ceux-là, qu'est-ce qui va se passer?
Mme Blanchette Vézina : C'est
quoi, l'article?
Une voix : ...
Mme Blanchette Vézina : Mettons...
Ça dépend si c'est la tourbe.
M. Fortin : Non, non. Non, les autres projets, là, sur...
Mme Blanchette Vézina : Là,
les autres substances, là...
M. Fortin : La tourbe, c'est... La tourbe, ça me semble clair, là.
Pardon, M. le Président.
Une voix : ...
Mme Blanchette Vézina : Je
pense que je peux céder la parole, vous allez pouvoir l'expliquer. Mais...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
en fait, là, mettons qu'on va avec la tourbe, là, tu sais... En fait, les
articles 145 et 145.1, là, donc, qui prévoient le... tu sais, le régime où
on doit, pour les autres baux, avoir une autorisation avant d'avoir le bail ou
qui feraient en sorte qu'il pourrait y avoir... le bail pourrait... pour la
tourbe, pourrait se terminer si l'autorisation est refusée, bien, ça, ça
s'applique aux baux qui vont être conclus après la sanction du projet de loi.
Donc, c'est le régime actuel qui va s'appliquer... Bien, en fait, c'est ça,
c'est le régime qui a cours actuellement qui va s'appliquer pour les baux qui
sont déjà conclus. Donc, il n'y aura pas de... tu sais, de modification de la
superficie du bail ou de fin au bail, là, en fonction de la décision de la LQE.
M. Fortin : O.K. Donc, pour ceux qui ont un... juste pour... je veux
juste m'assurer de comprendre. Pour ceux qui ont un bail en ce moment, mais qui
n'ont pas l'autorisation environnementale nécessaire, que ce soit par la LQE ou
par la... une déclaration de conformité, là, et qui se verraient refuser, et là
je mets les tourbières de côté, là, pardon... sablière par exemple, eux, ils ne
voient pas leur bail retiré, là, ils ne verront pas leur bail retiré parce que
c'est le régime actuel qui va s'appliquer pour eux.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : C'est
exact.
M. Fortin : Mais je...
M. Fortin : ...O.K., mais je pense honnêtement, dans ce que vous êtes
en train de proposer, que ce n'est pas ça que vous voulez. J'ai comme
l'impression qu'à travers ce que vous êtes en train de proposer là, avec
l'article 64 et le 65, là, c'est de dire : Mais l'autorisation
environnementale ne devrait pas... Il ne devrait pas y avoir de bail s'il n'y a
pas d'autorisation environnementale. Là, vous êtes en train de dire :
Bien, le bail va continuer, même si l'autorisation environnementale est
refusée. Pourquoi dans ce cas-là?
Mme Blanchette Vézina : Je
vais juste faire une vérification. Parce que, dans le régime actuel, il y a
quand même une séquence, là. Donc, s'il y avait un refus... Mais c'est ça, je
vais suspendre, je vais vérifier, puis je vous reviens.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
On va suspendre quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 11 h 57)
(Reprise à 12 h 01)
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
nous sommes de retour. Alors, Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Merci,
M. le Président. En réponse à la question du député de Pontiac, dans le fond,
actuellement, les baux d'exploitation de substances minérales de surface sont
beaucoup moins longs, donc, ce qui fait que, s'il y avait... Donc, ils vont
avoir le régime transitoire qui fait que c'est le bail au moment conclu, le
régime, au moment où le bail a été conclu, qui va s'appliquer. Et donc, s'ils
n'ont pas l'autorisation environnementale, ils ne respecteront pas les
conditions de renouvellement. Donc, par la suite, après la fin du bail, ça peut
être un, deux, cinq ou 10 ans, maximum...
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12 h (version non révisé
e) Mme Blanchette Vézina : ...donc,
le bail va tomber, là. Il y a aussi la possibilité de réduire en fonction de ce
que le certificat de... environnemental, par exemple, aurait permis comme
autorisation. Ça fait que ça, c'est déjà... c'est déjà ce qui s'applique. Comme
je vous dis, vu que le bail est plus court, il y aura cette transition-là qui
se fera, mais qui va rapidement tomber sur le régime... le nouveau régime.
M. Fortin : O.K., je... parce qu'on est dans l'amendement, là, parce qu'on
est sur les tourbières, là, je vais laisser aller l'amendement, mais je vais
revenir au... à l'article principal, là, parce que je pense que j'ai encore des
questions.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement, le deuxième
amendement à l'article 65? Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Merci, M. le
Président. Alors, on dit qu'on doit mettre fin au bail lorsque l'activité n'est
pas admissible à une déclaration de conformité prévue à l'article 31.0.6
de cette loi. Est-ce qu'on peut m'expliquer pourquoi exactement cet article-là?
Puis en quoi, là, le fait qu'il ne soit pas admissible à cette déclaration de
conformité là viendrait mettre fin au bail?
Mme Blanchette Vézina : Je cèderais
la parole à Me Tremblay-Parent.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Je
n'attends pas qu'on... C'est bon? O.K. Non, c'est juste... à la suite de vos
commentaires, M. le Président, là, je voulais juste m'assurer de le faire au
bon moment. Bien, en fait, la... en ce moment, là, tu sais, concrètement, il n'y
a pas de possibilité de faire des déclarations de conformité, là, que c'est
comme... finalement, une procédure accélérée pour pouvoir réaliser des
activités conformément à la
Loi sur la qualité de l'environnement, il n'y en a
pas pour la tourbe. Cela dit, nos... à la suite de nos vérifications, là, avec
le MELCCFP, il se pourrait éventuellement qu'une modification réglementaire
permette ce régime-là. Évidemment, une modification, là, qui serait... qui
devrait faire l'objet de consultations, et autres. Donc, on veut juste être
certain de viser toutes les situations. Parce que, de façon hypothétique, si c'était
possible de faire une déclaration de conformité, ce qui serait un refus, à ce
titre-là, ce serait le fait d'en être pas admissible. Donc, on voulait juste
être certain de couvrir toutes les situations, mais concrètement, pour la
tourbe, actuellement, c'est une autorisation qui doit être demandée. Et puis ça
va être vraiment le refus, là, qui va être le déclencheur de la mesure qui
aurait été proposée, là.
Mme Dufour : J'ai lu l'article 31.0.6
de la
Loi sur la qualité de l'environnement et on dit, dedans : «La
personne doit produire cette déclaration de conformité au ministre, puis là je
vous épargne les détails, dans les cas déterminés par règlement du
gouvernement.» Ça fait que, là, si on est un... si on veut faire un projet de
tourbière puis que, là, on lit cet... ce nouveau bout de loi là, là, on dit :
Ah! L'activité n'est pas admissible à une... Si l'activité n'est pas
admissible, là, il faut aller voir dans cette loi-là. Et là on découvre que :
Ah non! Ça, c'est déterminé par règlement. Là, il faut trouver le règlement. Je
vous avoue que ça fait pas mal de cascades. Je ne sais pas si c'est supposé d'être
complexe comme ça pour savoir si on... finalement, on va avoir un bail ou pas,
Mme Blanchette Vézina : Mais
je pense que, juridiquement, il est important de référer au bon
article qui
réfère au bon règlement. C'est comme ça que les lois sont montées au Québec,
là. Je comprends que ça peut avoir l'air compliqué, mais c'est comme ça que les
lois sont faites au Québec.
Mme Dufour : Oui, c'est juste
que la réponse que j'ai reçue, je n'étais pas convaincue que c'était nécessaire
de faire référence à cet article-là. J'ai entendu... on dit : Parce qu'on
veut être sûr de couvrir tous les cas, mais on a déjà le cas de si l'article 22
est refusé. J'essaie de voir qu'est-ce que ça rajoute. Puis, en même temps,
moi, je me posais la question : Si on n'avait pas une commission pour
quand on s'était rendu compte qu'il fallait avoir des... peut-être des éléments
différents au nord du 50ᵉ parallèle, là, ce qu'on... l'amendement que j'avais
proposé à l'article 44, je pense. Donc, je voulais attacher les angles,
mais, ce faisant, je me rends compte que c'est assez complexe, là, l'article 31.0.6.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui.
Bien, en fait, c'est effectivement un régime très complexe, là, celui de la
réglementation au niveau de... tu sais, qui encadre finalement les
autorisations environnementales. L'objectif, là, derrière la modification qui
veut couvrir toutes les situations, c'est de ne pas avoir à procéder à une
modification législative s'il y a une modification réglementaire qui est faite
au niveau de la LQE. Donc, si jamais il y avait une modification réglementaire
qui faisait en sorte que c'est un cas qui... qui pouvait faire l'objet d'une
déclaration de conformité, bien, on... Ce serait...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : ...ce
serait complexe, à ce moment-là, de devoir faire une modification législative
pour viser cette situation-là aussi.
Mme Dufour : Disons que ce
n'est pas simple, ce n'est pas simple de savoir qu'est-ce qu'on veut dire ici,
là, en toute franchise, là, parce que moi, je ne connais pas ce qu'on... ce que
contient ce règlement-là auquel on référera. En tout cas, je fais... je le
mentionne.
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur le deuxième amendement de
l'article 65? Non. Parfait. Je vais mettre aux voix l'amendement. Le
deuxième amendement de l'article 65 est-il adopté?
Mme Blanchette Vézina : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Adopté.
Parfait. Nous retournons maintenant à l'article 65 tel qu'amendé.
M. Fortin : Merci, merci, M. le Président. Là, je... je pense que la
question pourrait se poser, là, à l'article 64, l'article 65 ou
l'amendement, là, qui a été déposé, là. Mais tantôt la ministre nous
disait : Bien, pour des gravières, sablières, là, les baux sont de plus
courte durée, là. Ça peut être deux, cinq ou 10 ans, alors qu'une
tourbière, ça peut être plus long, là. Mais...
Une voix : ...
M. Fortin : Pardon?
Mme Blanchette Vézina : 15 ans.
M. Fortin : Oui, 15 ans. Mais là, ici, on vient... on est venu
changer le processus, c'est-à-dire, le processus administratif, là, pour dire
qu'au lieu d'avoir un bail qui est émis, puis une autorisation
environnementale, après, on fait le contraire. Qu'est-ce qui se passe pour les
renouvellements de ces baux-là? Tu sais, quelqu'un qui opère une sablière, là,
pendant cinq ans, disons, à la fin de son cinq ans, elle doit obtenir un
nouveau bail, une nouvelle autorisation environnementale...
Mme Blanchette Vézina : ...ça
respecte les critères.
M. Fortin : ...ou est-ce que c'est... est-ce que ces autorisations
environnementales là sont automatiquement renouvelées?
Mme Blanchette Vézina : Sur
les obligations, là, tu sais, je vais laisser M. Gaudreau vous répondre.
M. Fortin : Oui.
Mme Blanchette Vézina : Mais
s'ils remplissent leurs obligations qu'on va voir un peu plus loin.
M. Fortin : Oui.
Mme Blanchette Vézina : Il y
a un renouvellement qui se fait. Quelqu'un qui n'a pas opéré, donc n'a pas
exploité...
M. Fortin : Oui.
Mme Blanchette Vézina : ...c'est
comme la base du renouvellement donc, mais je veux juste m'assurer qu'on puisse
vous répondre correctement avec les termes, les activités précises, là.
Le Président (M. Ciccone) : M.
Gaudreau, à vous la parole.
M. Gaudreau (Roch) : Juste
une... juste un instant.
Des voix : ...
Mme Blanchette Vézina : Oui,
bien, je peux prendre la relève.
Le Président (M. Ciccone) : Oui,
oui.
Mme Blanchette Vézina : Bon
paragraphe, là. Il faut qu'elle ait extrait la quantité minimale de substances
minérales prévues par le règlement.
M. Fortin : Pour qu'il y ait un renouvellement automatique.
Mme Blanchette Vézina : Exact.
M. Fortin : Oui, ça... ça...
M. Gaudreau (Roch) : Oui.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
que vous voulez que M. Gaudreau ajoute quelque chose?
Mme Blanchette Vézina : Ça
M. Fortin : Non, non, c'est...
Mme Blanchette Vézina : Mais
je pense que, la réponse, elle est là.
M. Fortin : O.K. Alors, si on n'a pas extrait le minimum requis ou
obligé, là, alors là, il doit recommencer le processus de bail et d'autorisation
environnementale, les deux.
Mme Blanchette Vézina : Exact.
M. Fortin : O.K. L'autorisation environnementale ne tient pas. Elle
tient pour quelque chose qui est déjà en exploitation à l'expiration du bail,
mais elle ne tient pas si on n'a pas extrait le minimum requis.
Mme Blanchette Vézina : S'il
n'y a pas l'autorisation initiale, c'est sûr que... Tu sais, dans le cas que
vous vous proposiez tout à l'heure, que vous mentionniez tout à l'heure,
c'est-à-dire s'il n'y avait pas eu d'autorisation environnementale, qu'est-ce
qui arrive? Bien il n'y aura pas eu d'autorisation environnementale.
• (12 h 10) •
M. Fortin : O.K. Non, je m'excuse, on... je recommence à zéro.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
M. Fortin : Dans le contexte de la loi qui est proposée ici, là,
quelqu'un obtient... un propriétaire de sablière ou de gravière obtient son
certificat d'autorisation en vertu de la LQE. Il obtient donc éventuellement
son bail. Il opère pendant cinq ans et il extrait le minimum requis. Tout est
renouvelé automatiquement, tant le bail que l'autorisation environnementale.
Mme Blanchette Vézina : Sur
la technicalité, je... on va faire la vérification pour s'assurer de vous
répondre.
M. Gaudreau (Roch) : Il y a
différents types d'autorisation. Il y a des certificats d'autorisation qui sont
valides jusqu'à l'épuisement de la ressource, d'autres qui ont des dates
d'échéance.
M. Fortin : O.K.
M. Gaudreau (Roch) : Donc,
c'est au titulaire de s'assurer, quand il arrive à la date d'échéance de son
autorisation, d'aller chercher ses renouvellements ou s'il y a des
modifications à apporter. Mais ce n'est pas nécessairement en lien avec la date
d'échéance du bail.
M. Fortin : O.K. Mais... O.K. O.K. D'accord. Je vais le prendre comme
ça, là, puis je vais vous dire le... où je m'en vais, là, le fond de ma pensée,
là, puis je pense qu'il y a des députés en milieu rural, entre autres, qui vont
reconnaître la situation, là. Les délais d'obtention des certificats au
ministère de l'Environnement, là, ce n'est pas simple, c'est long, c'est long,
puis c'est long longtemps dépendamment du projet. Alors, peut-être que,
d'expérience, vous pouvez me dire ce qui se passe, là, au moment d'un
renouvellement comme ça...
M. Fortin : ...tu sais, un certificat d'autorisation qui est émis, qui
arrive à échéance, ceux qui ont une date, là, d'échéance, comme le disait M.
Gaudreau, et donc qui doivent reprendre le processus, est-ce qu'il y a des
enjeux à ce niveau-là? Parce que là, on change l'ordre des choses, là, on vient
dire : Afin de renouveler le bail, ça prend un renouvellement de la LQE ou
du certificat d'autorisation avant. Je veux juste m'assurer qu'on n'est pas en
train de dire à une sablière ou une gravière, là : Bien, il va falloir que
tu arrêtes ton exploitation parce que ta LQE a passé en avant de ton bail, puis
là on ne sait pas combien de temps ça va prendre au ministère de
l'Environnement. Dans le fond, est-ce que...
Mme Blanchette Vézina : Bien,
soyez... soyez assuré que mon collègue de l'Environnement, là, travaille pour
que son... ses équipes soient efficaces sur le terrain lorsque c'est
prioritaire. Mais je vous ai parlé aussi des... du travail de coordination
entre ministères, là. Il est certain que, s'il arrivait une situation qui
empêcherait une entreprise d'opérer, on travaillerait de manière à ce que... à
ce que le dossier puisse cheminer, trouver des façons de faire cheminer. Ça
fait que je tiens à vous... à rassurer que le ministre de l'Environnement
travaille ardemment pour s'assurer de l'efficacité des équipes du ministère.
M. Fortin : Je l'apprécie. Je ne doute pas du travail du ministre de
l'Environnement.
Mme Blanchette Vézina : Mais
on me dit que les délais ne sont pas si longs s'ils respectent les règles puis
c'est un renouvellement d'une entreprise déjà autorisée.
M. Fortin : O.K. Donc, ce qu'on décrit là ce n'est déjà pas un
problème, puis vous n'entrevoyez pas que ça serait un problème en changeant
l'ordre des choses?
Mme Blanchette Vézina : Exact.
Une voix : ...
Mme Blanchette Vézina : Ça va
même accélérer.
M. Fortin : Pourquoi?
M. Gaudreau (Roch) : Je peux
l'expliquer.
Mme Blanchette Vézina : Peut-être
M. Gaudreau pourrait le mentionner.
Le Président (M. Ciccone) : M.
Gaudreau.
M. Gaudreau (Roch) : Oui.
Parce que, dans le processus, là, d'autorisation environnementale,
présentement, c'est qu'ils doivent, avant de commencer l'analyse d'une demande
d'autorisation environnementale... que le bail soit émis, donc on engendre un
délai, là, alors que là, avec le processus d'harmonisation, sur lequel on s'est
déjà entendu avec le ministère de l'Environnement, c'est qu'on va pouvoir...
ils vont pouvoir analyser la demande d'autorisation environnementale dès que la
demande de bail va être arrivée, et nous, on va finaliser la délivrance du bail
quand l'autorisation environnementale va être délivrée. Donc, ça nous permet
d'entreprendre simultanément les processus, environnemental et
Loi sur les
mines, pour conclure plus tôt les doubles autorisations.
Mme Blanchette Vézina : Donc,
un allègement, une facilité... On est plus efficaces.
M. Fortin : Bonne réponse, M. Gaudreau. Du moins, c'est celle qu'on
souhaitait entendre. Ça va, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : ...dans
l'article, moi, j'ai deux questions. Chaque fois que je vois des chiffres dans
un article, je me pose la question : Comment et... ils sont choisis et
dans quel objectif? Donc, ma question est double. Lorsqu'on parle du périmètre
du terrain qui fait l'objet d'un bail d'exception pour l'exploitation de la
tourbe, on voit : «La superficie n'excède pas 100 hectares.» Donc, quels
sont les critères pour choisir le 100 hectares? Et ma deuxième question, c'est
au 145.1, deuxième picot : «La superficie n'excède pas 300 hectares», et
ça, c'est pour... le bail exclusif d'une exploitation de la tourbe est
déterminée... le périmètre du terrain. Bref, là, je vois... je veux juste mieux
comprendre comment ces aires de répartition là sont choisies et sur quels
critères.
Mme Blanchette Vézina : Peut-être
préciser, là, à la députée de Verdun que ce sont déjà ces distances-là qui sont
en ce moment, là, dans la loi. Donc, on vient se coller à ce qui est déjà dans
la loi, là, pas changer... changer pour changer.
Mme Zaga Mendez : Je
comprends. Ma question est plus : Pourquoi on... Pourquoi les 100 hectares
demeurent ou pourquoi les 300 hectares demeurent?
Mme Blanchette Vézina : Je
vais laisser la parole à M. Gaudreau.
Le Président (M. Ciccone) : M.
Gaudreau.
M. Gaudreau (Roch) : Oui.
L'objectif, comme je disais tout à l'heure, au niveau des... l'exploitation des
substances minérales de surface, là, dans les carrières, les bancs d'emprunt de
sable et gravier, c'est généralement des petites superficies, là, de quelques
hectares. Donc, on ne veut pas avoir des situations de monopole qui pourraient
empêcher des tiers d'obtenir des droits. Donc, c'est pour ça qu'on va limiter à
100 hectares maximum, mais, dans les faits, c'est beaucoup plus bas que ça.
Pour ce qui est de la tourbe, compte tenu
des investissements requis pour développer le projet d'exploitation de
tourbières, ça prend des superficies minimums pour que ça soit rentable. Donc,
c'est... c'est la raison pour laquelle on a fixé à l'époque le 300... 300
hectares. Mais effectivement c'est des... c'est des limites qui sont... qui
sont déjà dans la loi actuelle.
Mme Zaga Mendez : Puis est-ce
que...
Mme Zaga Mendez : ...les
choses changent au Québec et j'imagine que depuis le temps qu'on utilise ces
limites-là et qu'on... Je me demande juste si c'est... les mettre à jour ou
pas. Parce que j'entends vos explications. Je comprends que c'est pour laisser
une marge de manœuvre. Mais des fois on peut trouver les chiffres assez
arbitraires pour dire : Ah! C'est un peu plus bas, un peu plus haut. Et
puis on trouve un... C'est bien de justifier un peu les paramètres du 100 et
300. Je comprends que, dans le cas des tourbes, ça doit être des superficies
plus grandes pour la rentabilité. Mais est-ce que c'est basé, par exemple, sur
une étude de faisabilité, une étude des comparaisons des exploitations qui sont
déjà en place? Je ne sais pas si ce type d'information peut nous être donnée.
Mme Blanchette Vézina : Alors,
on n'a pas d'information à savoir depuis quand, mais je pense que ce qu'il faut
retenir, c'est que ce n'est pas un enjeu à ce moment-ci. On ne veut pas changer
ce qui n'est pas un enjeu non plus. Donc, on considère que c'est des chiffres
qui sont raisonnables.
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : Au moins depuis 1988.
Mme Blanchette Vézina : Au
moins depuis 1988.
Mme Zaga Mendez : O.K.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 65 tel qu'amendé?
M. Fortin : Il y aurait peut-être un truc. En fait, ma collègue me l'a
glissé à l'oreille avant de devoir quitter. Je pense que sa question est
légitime. Quand on... Quand on site qu'il doit être à l'intérieur du périmètre,
le point 3°, là, du 145, «il est compris dans le périmètre autorisé en vertu de
l'article 22», il doit être entièrement dans le périmètre? Je comprends
que l'ensemble du projet doit être dans le périmètre autorisé, là, n'est-ce
pas? C'est bien ça?
Une voix : C'est le
corollaire.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Donc, c'est la même chose que dans l'article 61 qu'on a regardé un petit
peu plus... un peu plus tôt.
M. Fortin : Oui. Ça fait que c'est l'entièreté du projet qui doit être
dans le périmètre autorisé par la LQE.
Mme Blanchette Vézina : C'est
exact.
M. Fortin : O.K. C'est bon.
Le Président (M. Ciccone) : Ça
va? Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 65 tel
qu'amendé? Non? Alors, est-ce que l'article 65 tel qu'amendé
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Adopté.
Parfait. Nous allons maintenant passer à l'article 66. Mme la ministre,
nous en faire la lecture, s'il vous plaît.
Mme Blanchette Vézina : Merci,
M. le Président :
L'article 148 de cette loi est
modifié :
1° par le remplacement du paragraphe 2° du
deuxième alinéa par le paragraphe suivant :
«2° ait extrait la quantité minimale de
substances minérales prévue par règlement»;
2° par l'insertion, dans le quatrième
alinéa et après «peut» de «aux mêmes conditions»;
3° par l'insertion, après le quatrième
alinéa, du suivant :
«Malgré ce qui précède, lorsque le
locataire n'a pas extrait la quantité minimale de substances minérales prévue
par règlement, le ministre peut prolonger le bail pour une seule période de
deux ans afin de lui permettre d'enlever les substances minérales de surface
déjà extraites et mises en réserve.»
Cet
article vise à modifier
l'article 148 de la
Loi sur les mines pour adapter les cas dans lesquels
un bail exclusif est prolongé. Si le locataire ne peut pas renouveler son bail
pour la raison qu'il n'a pas fait l'exploitation minière pendant le cinquième
de sa durée, il pourra demander la prolongation du bail pour une période de
deux ans. Pendant cette période, le locataire ne pourrait... ne pourra pas
faire d'extraction de nouvelles substances minérales. Il pourra uniquement
enlever les substances minérales déjà extraites et mises en réserve au cours
des périodes précédentes.
• (12 h 20) •
Cette prolongation permettra d'empêcher
qu'un nouveau droit soit octroyé à un tiers sur le terrain, et le locataire
bénéficiera d'un délai supplémentaire pour enlever ses biens et les substances
minérales extraites. En effet, en vertu du troisième alinéa de
l'article 216 de la
Loi sur les mines, celles-ci doivent être enlevées
avant l'expiration du droit. De plus, cet
article vise à permettre aux
titulaires de baux exclusifs d'exploitation de substances minérales de surface
pour la tourbe de renouveler leur bail au terme de la première période de
validité sans avoir fait l'exploitation pendant au moins le cinquième de la
durée du bail. La mise en place d'une exploitation de tourbe est parfois très
longue et nécessite beaucoup de travaux préparatoires. Me permettez-vous de
suspendre quelques instants, M. le Président?
Le Président (M. Ciccone) : Oui,
pas de problème. On va suspendre.
(Suspension de la séance à 12 h 21)
(Reprise à 12 h 22)
Le Président (M. Ciccone) : Merci,
nous sommes de retour. Suite à la lecture de l'article 66, je comprends qu'on
avait un... on voulait introduire un nouvel
article 65.1. Par consentement, je
vais demander aux collègues : Est-ce qu'on... par consentement... on peut
suspendre l'article 66 pour revenir introduire l'article 65.1, par
consentement?
Des voix : ...
Le Président (M. Ciccone) : Consentement?
Parfait. Alors, Mme la ministre, nous faire la lecture de 65.1... votre
amendement pour ajouter un article.
Mme Blanchette Vézina : Oui,
c'est ça, exact. Donc, il y a un amendement supplémentaire, M. le Président,
que vous devez avoir, là. Donc, c'est :
Insérer, après l'article 65 du projet de
loi, l'article suivant :
«65.1.
L'article 146 de cette loi est
modifié par le remplacement, dans le paragraphe 2°, de "à l'article
145" par "aux articles 145 et 145.1".»
Alors, ça vise à s'assurer d'avoir une
concordance, là, suite à... suite aux changements qui ont été apportés aux deux
articles.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Y a-t-il des interventions sur 65.1, l'amendement? Non? Parfait. Alors, est-ce
que l'article 65.1 est adopté?
Mme Blanchette Vézina : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Adopté.
Parfait. Alors, on va revenir à l'article 66. Vous en avez fait la lecture
déjà, et l'explication également. Alors, est ce qu'il y a des interventions à
l'article 66? M. le député.
M. Fortin : C'est bon? O.K. Oui, oui, M. le Président. En fait, on a
quelques... quelques commentaires ici, M. le Président. Sur... sur la notion
de... Dans le fond, on enlève, là... Non, ce n'est pas vrai. Je recommence. «La
ministre renouvelle le bail exclusif au plus deux fois pour des périodes de
cinq ans, pourvu que le locataire»... et là il y a une série de critères, là.
Ces critères-là, ils sont cumulatifs? Ils doivent... ils doivent remplir tous
ces critères-là, si je comprends bien. C'est bien ça, oui?
Mme Blanchette Vézina : ...c'est
exact.
M. Fortin : O.K. On vient remplacer, au point 2, «ait fait de l'exploitation
pendant au moins le cinquième de la durée du bail» par «ait extrait la quantité
minimale de substances minérales prévue par règlement». Moi, je veux comprendre
la raison de ça, parce qu'à première vue le cadre était clair, puis là il est
moins clair, je vais le dire comme ça.
Mme Blanchette Vézina : En
fait, c'est l'inverse. Le cadre, avec... Le terme «exploitation», là, venait
porter... venait être... amener de la confusion. Donc, on vient préciser, avec
«extrait la quantité minimale de substances minérales prévue par règlement»...
bien, on vient déterminer... puis c'est des données qu'on a en main, également,
au sein du ministère... on vient déterminer de manière plus précise qu'est ce
que c'est, de l'exploitation, en fait.
M. Fortin : Mais ce règlement-là, il n'existe pas pour l'instant, il
n'y en a pas, de règlement. Parce que tout ce que vous demandez, c'est de faire
de l'exploitation... exploitation, extraction, là, peu importe le terme, mais
vous demandez de l'exploitation pendant le cinquième de la durée du bail. Un
bail de cinq ans, vous faites de l'exploitation un an, c'est... vous pouvez le
renouveler, là, vous faites... vous avez coché le critère deux de la liste de
critères de la
Loi sur les mines. Là, ici, on va venir dire, par règlement, la
quantité minimale de substances minérales à extraire. J'imagine que, selon le
type de... d'exploitation... j'imagine que, selon la... la superficie
autorisée... j'imagine que, selon les besoins, ça va varier, ça va être du cas par
cas, presque, ça, là, là.
Mme Blanchette Vézina : Oui,
ça va varier, effectivement, là, selon le type d'exploitation. Mais là on
parle, bien sûr, des substances minérales de surface, là. J'aimerais, avec le
consentement de la commission, pouvoir donner la parole à Mme Renée Garon.
M. Fortin : Ah! bien sûr. Comme... comme toujours, ce serait apprécié.
Le Président (M. Ciccone) : Oui,
consentement? Parfait. Alors, Mme Garon, vous présenter, s'il vous plaît.
Mme Garon (Renée) : Oui,
bonjour. Renée Garon, directrice générale de la gestion du milieu minier. On
vous a dit, d'entrée de jeu, qu'un des éléments du projet de loi c'était de
professionnaliser l'industrie. Ce qu'on a constaté au fil des années, c'est
que, quand on avait l'obligation de faire l'exploitation pendant au moins le
cinquième de la durée du bail, on n'avait pas de quantité. Là, je ne vous
dirais pas que, dans les cas, c'était une cuillère à soupe, là, mais ça
ressemblait à ça, il y a des fois où il y avait vraiment très peu de quantités
extraites. Alors, on s'est... on s'est questionné sur la meilleure façon de le
faire. Et ils déposent, quand ils demandent un bail, leur... leur programme de
production, donc on va se baser là-dessus pour...
Mme Garon (Renée) : ...la
quantité minimale qui devrait être produite. Ce qui sera... ce qui devra... ce
qui donnera quand même une valeur additionnelle au permis que l'on octroie.
M. Fortin : Je vous réfère aux commentaires qui nous ont été faits par
l'ACRGTQ, là, et j'y vais de mémoire, mais je pense que c'est l'association de
la construction routière... GT, et grands travaux, peut-être, là, du Québec,
qui nous ont essentiellement dit : L'exploitation en carrière, c'est
cyclique, c'est très dépendant de la demande. C'est fort possible que la
quantité exploitée, ça varie d'année en année. Alors, eux, ils disent :
Bien... ils ne disent pas que... Je pense qu'ils aimeraient le modèle actuel,
Puis je comprends, je comprends votre
préoccupation qu'on en soutire très peu, mais qu'est-ce que ça vient changer,
honnêtement, là? Qu'est-ce que ça vient améliorer, le fait de dire : Plus
tu en prends, plus tu as un renouvellement automatique? Puis, tu sais, je
comprends qu'il peut... à un moment donné, peut-être que ça prend une certaine
activité, mais là de dire : Oui, bien, on va venir décider par règlement,
selon la substance ou ce qu'on extrait, ce que ça va être, c'est vrai que ça
peut varier beaucoup, là, puis c'est très possible que les conditions fassent
en sorte qu'on en extrait la première année et la dernière année, et qu'on
n'arrive peut-être pas, à travers tout ça, à la substance, la quantité minimale
de substance nécessaire. C'est là mon questionnement.
Le Président (M. Ciccone) : Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Je
pense que vous l'avez très bien nommé. Il y a un certain seuil qui doit être
atteint. Là, ça va nous donner les leviers pour avoir ce certain seuil. Il y a
un règlement qui va être mis en consultation au moment où on sera prêt à
l'adopter. Puis je pense qu'ici on vient clarifier des règles du jeu, ce sera
fait en collaboration, comme tout règlement, là, on va entendre ce que les
partenaires auront à dire sur ce qu'on va proposer, mais l'idée, rappelons-le,
c'est de ne pas... de ne pas restreindre l'usage du territoire avec des joueurs
qui ne feraient pas un minimum de travaux nécessaires pour avoir un bail qui
leur donne certains droits sur le territoire.
M. Fortin : Mais ça va être... Qu'est-ce que... Le règlement, là, est-ce
qu'il va venir spécifier un pourcentage de ce qui est dans la demande de
chaque... Parce que, tu sais, si on vient juste dire une quantité minimale
prévue par règlement, là, bien, la carrière... la carrière qui est dans un
petit village dans ma circonscription, là, elle va extraire pas mal moins que
la grosse carrière qui est à Montréal-Est, là. Comment est-ce qu'on va
s'assurer qu'on arrive à un équilibre dans un règlement comme ça?
Mme Blanchette Vézina : Bien,
comme pour tout règlement, on va consulter les partenaires, puis, bien sûr,
qu'on va tenir compte de situations comme celle-là. L'objectif, ce n'est pas de
fermer des carrières partout au Québec, dans les régions, là, bien sûr, là,
mais donc on pourra, au moment de la mise au jeu de ce règlement-là, vous
revenir avec des mesures.
• (12 h 30) •
L'idée, c'est vraiment de s'assurer qu'il
y ait une quantité minimale. Le terme exploitation, comme je vous le disais
d'entrée de jeu, portait à confusion, là, va venir clarifier les règles du jeu.
Ça va être... et ça va être fait avec les partenaires, bien sûr, directement
touchés.
M. Fortin : La réalité, c'est que vous n'allez pas nous revenir, là.
L'opportunité d'en discuter, c'est maintenant.
Mme Blanchette Vézina : Non,
bien, le règlement sera mis en consultation.
M. Fortin : Oui, le règlement va être mis à la disposition, il va y
avoir des commentaires qui vont être faits, puis je suis certain qu'il y a des
groupes, comme l'association des constructeurs routiers, qui vont dire la même
affaire qu'ils disent en ce moment, avec peut-être des commentaires plus précis
au moment où vous proposez quelque chose de plus précis, mais j'aimerais quand
même avoir une certaine orientation, là, parce que moi, je vous... En toute
bonne foi, là, j'ai confiance que ce n'est pas votre objectif, là, de fermer
les petites carrières, là. Je ne pense pas que c'est ça, votre point, votre
idéal, à travers ce que vous proposez ici, mais le bulldozer gouvernemental,
là, pour bien des gens en région, là, il passe souvent puis il passe vite. Puis
disons qu'ils se retrouvent souvent pris dans des règlements, même si ce n'est
pas l'intention initiale du législateur. Alors, j'aimerais ça, avoir un minimum
d'explications, à savoir comment on peut s'y prendre pour un règlement comme
Mme Blanchette Vézina : On
vous a mentionné, Mme Garon vous a mentionné, là, qu'il y a le plan d'affaires
qui est déposé, là. Donc, ça pourrait être un point de départ. Ceci étant dit,
tu sais, je pense qu'il faut mettre au jeu un règlement au bon moment. Puis on
va tenir compte, bien sûr, de ce que les principaux intéressés nous disent, là,
dans la rédaction de ce document-là, de ce règlement-là.
M. Fortin : O.K., Mais là ce que les principaux intéressés vous disent,
c'est qu'ils veulent avoir de l'information, à savoir ça va être quoi, cette
quantité minimale là? Et...
Haut de la page
12 h 30 (version non révisé
e) M. Fortin : ...et sur quelle base. Est-ce que ça va être une quantité
minimale annuelle? Est-ce que ça va être une quantité minimale pour la durée
totale du bail? Qu'est-ce que ça va être? C'est ça, les questions qu'ils ont
aujourd'hui. Alors, je vous demanderais réponses à leurs questions qu'ils sont
aujourd'hui, mais sans rentrer dans le précis de...
Mme Blanchette Vézina : Bien
que je sois très sensible, puis effectivement, mais on va regarder les
commentaires dans la rédaction du règlement. L'idée, c'est de s'assurer qu'on
continue d'avoir des carrières qui sont actives, mais que celles qui ne font
pas vraiment d'activité, bien, puissent avoir... ne puissent pas avoir un
renouvellement automatique, là.
M. Fortin : Bon, on est d'accord. Donc, on est d'accord sur l'objectif.
La question n'est pas là. La question, c'est : Comment on va s'y prendre?
Et là ce que ce que vous proposez, c'est de changer la façon dont on va s'y
prendre. Très bien. Mais là, ici, là, on a une façon de faire, peut-être le
terme «exploitation», là, prête à confusion, là, peut-être que ça permet une
certaine interprétation d'un côté ou de l'autre, mais le fait est que... Quand
on lit le point deux, on vient dire : Pendant au moins le cinquième de la
durée du bail. J'ai un bail de cinq ans, j'exploite pendant un an. Moi, c'est
clair dans ma tête, là, je comprends que, rendu au 366e jour, bien, je
coche le point deux. Ici, «ait»... avec ce qui est proposé maintenant, «ait
extrait la quantité minimale de substances minérales prévues par règlement», je
ne suis pas capable de vous dire, en lisant l'article de loi, à quel moment je
suis capable de cocher puis de dire : J'ai rempli l'obligation en vertu de
l'article 2.
Alors, je ne demande à savoir c'est quoi,
la quantité minimale, je ne demande pas à savoir comment le règlement va être
écrit dans le détail, je demande juste à savoir qu'est-ce que le gouvernement a
en tête pour s'assurer dans un règlement comme celui-là... Et je suis convaincu
qu'ils y ont déjà pensé, M. le Président, je suis convaincu qu'ils ont déjà eu
ces discussions-là à l'interne avant de proposer la modification qu'ils font
aujourd'hui, mais je veux... j'aimerais avoir une certaine direction quant à ce
que pourrait contenir le règlement indiqué au deuxième paragraphe.
Mme Blanchette Vézina : Je
pense avoir répondu à votre question. Il y avait... Il y a eu une proposition
de la part de Mme Garon, là, de tenir compte du plan d'affaires. Donc, ça
pourrait être un point de départ, donc le plan d'affaires, de chacun, d'une
carrière qui est déposé. Avec la quantité projetée, est-ce que c'est
100 %, 50 %? Là, tu sais, là, il y a beaucoup de réflexion à avoir
autour de ça, puis je pense que le bon moment pour le faire, ça sera au moment
de la mise au jeu du règlement.
M. Fortin : Ça pourrait ou ça sera?
Mme Blanchette Vézina : Vous
voulez dire que ce sera... Bien, je vous ai... je vous ai mentionné que c'était
le plan d'affaires qui serait déposé par les carrières, donc une carrière, par
exemple, dans une petite municipalité, là, il y a sûrement une vision d'utilisation.
M. Fortin : Donc, on va se baser sur le plan d'affaires.
Mme Blanchette Vézina : C'est
une des options. Bien, je... Écoutez, je ne veux pas fermer la porte à ce qu'il
y ait d'autres options, mais je vous dis celles qui sont réfléchies... celle
qui est réfléchie.
M. Fortin : O.K. C'est quoi? C'est quoi, les autres options réfléchies?
Mme Blanchette Vézina : Bien,
elles seront mises au jeu au moment du règlement, c'est ça.
M. Fortin : Mais non, mais moi, je... Regarde, là, on est rendus à l'article 60...
quoi, 66, là, 66. Moi, je vais le donner à la ministre, là. Depuis le début du
projet de loi, je sens qu'on a une écoute, une ouverture, qu'on a des réponses
de la ministre, de son équipe, que ça progresse et que ça progresse, puis qu'on
réussit à comprendre l'entièreté de ce sur quoi on, collectivement, légifère.
Là, ici, je ne comprends pas la réponse de la ministre, je ne comprends pas ce
qu'elle veut faire. Je cherche à avoir un minimum d'information à savoir
comment on peut s'y prendre.
La question de l'ACRGTQ à savoir est-ce
que ça va être sur une base annuelle, est-ce que ça va être sur une base aux
cinq ans, c'est légitime comme question. Alors, si la ministre nous dit aujourd'hui :
On n'y a pas réfléchi, on ne le sait pas, c'est une chose, mais... s'il y a eu
la réflexion, qui semble y avoir eu, du moins en partie, là, peut-être pas
complètement, mais je pense que c'est légitime d'avoir des réponses pour des
groupes qui sont venus nous dire : On aimerait avoir des réponses.
Le Président (M. Ciccone) : Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Ce
qui est projeté, mais je garde une nuance parce que, bien sûr, le règlement n'est
pas rédigé, donc, ce qui est projeté, c'est qu'il y a un plan d'affaires avec
des quantités projetées, planifiées et qu'il y ait un pourcentage minimal d'extraction.
Là, je vous disais, le pourcentage, je ne le sais pas en date d'aujourd'hui,
là, très franchement, avec vous. Ce n'est pas par manque de transparence, c'est
que je veux travailler ce document-là avec...
Mme Blanchette Vézina : ...les
partenaires. Au delà de regarder un
article de loi qui peut parfois susciter
des réactions, Il y a une nécessité de regarder réellement comment on va le
faire avec eux par l'entremise du règlement. Donc, ce serait, probablement, par
rapport à... Puis là je me garde une nuance, parce qu'on va continuer de
discuter avec eux. Mais pourcentage minimal d'extraction, en fonction du plan
d'affaires, sur la durée du bail, ça pourrait être la bonne... une des idées
qui serait déposée dans le règlement.
M. Fortin : O.K. Sur la durée du bail, ça, c'est... Je comprends, là,
on est dans les hypothèses. La ministre se garde une large marge de manœuvre
pour des discussions à suivre, mais elle nous dit un scénario...
Mme Blanchette Vézina : Là,
je vous donne...
Le Président (M. Ciccone) : ...laisser
terminer le député.
M. Fortin : ...un scénario à envisager possible, qui n'est pas écarté
par le gouvernement, c'est que cette quantité minimale là soit basée sur
l'entièreté du bail et pas : On doit faire 20 % la première année et
20 % la deuxième année, 20 % la troisième année. C'est un peu la
question de l'ACRGTQ.
Mme Blanchette Vézina : Bon,
et l'objectif, c'est de permettre qu'ils réalisent aussi leur planification
puis qu'ils rencontrent leurs obligations. Peut-être mettre en parallèle ce
qu'on fait là, c'est aussi parce que les droits exclusifs d'exploration, ils
ont des minimums de travaux à faire. L'objectif étant de s'assurer que,
toujours, qu'on a une meilleure utilisation du territoire, qu'on s'assure qu'il
y a une réelle utilisation du territoire en fonction des droits qui sont
donnés. Donc, c'est en basant sur... en se basant sur ce principe-là, pour les
droits exclusifs d'exploration, qu'on le fait aussi pour les baux exclusifs
d'exploration pour les substances minérales de surface.
M. Fortin : D'accord. D'accord.
Le Président (M. Ciccone) : Avez-vous
d'autres interventions, monsieur...
M. Fortin : Bien, je ne sais pas si la députée de Verdun a d'autres
choses sur cet article-là, sinon, je passerais peut-être un peu plus loin dans
l'article. La MRC de l'Abitibi, qui est venue en commission parlementaire, nous
a fait valoir un point, je vais vous le lire, parce que je veux bien refléter
leur pensée, là, et pas... et paraphraser pourrait... pourrait défaire leur
propos : La modification de l'article 148 sur la
loi sur les mines
introduit une notion de quantité minimale de substances minérales à extraire
pour le renouvellement d'un bail exclusif, cette quantité devant être établie
par règlement - ça, on vient d'en parler. De plus, selon l'article 141 de la
Loi sur les mines, un bail est considéré comme exclusif lorsqu'il est conclu
pour l'extraction et l'exploitation de sable, de gravier, d'argile commune ou
d'autres substances minérales, à l'effet naturel, sous forme de...» Ça, c'est
factuel, je pense qu'effectivement ils ont raison.
Là, ils viennent dire : «Ce caractère
exclusif est accordé si le ministre constate qu'une garantie
d'approvisionnement est nécessaire pour une activité industrielle, une activité
de concassage assurant l'approvisionnement d'une activité industrielle ou pour
une activité d'exportation commerciale à l'extérieur du Québec.» Ils ont encore
raison, c'est encore factuel, ça?
• (12 h 40) •
Mme Blanchette Vézina : Tout
à fait.
M. Fortin : Oui. O.K. «Un bail exclusif peut également être sollicité
par l'État pour la construction ou l'entretien d'un chemin public ou d'autres
ouvrages publics - on a vu ça. La MRC Abitibi recommande d'intégrer
explicitement la notion d'approvisionnement d'une activité industrielle ou
d'une activité d'exportation commerciale à l'extérieur du Québec, concernant
les substances minérales extraites d'un bail exclusif, afin d'en garantir le
renouvellement. Actuellement, cette exigence est implicitement mentionnée dans
la loi, mais ne figure pas clairement parmi les critères requis pour le
renouvellement. La clarification du critère contribuerait à éviter des erreurs
lors des procédures de renouvellement.» Est-ce que vous avez considéré leur
demande?
Mme Blanchette Vézina : Oui.
M. Fortin : Est-ce que vous êtes d'accord avec ce qui est énoncé? Et
est-ce que...
Mme Blanchette Vézina : Tu
sais, je pense, d'un point de vue juridique, là, on peut... Je laisserai la parole
à Me Tremblay-Parent.
M. Fortin : Aucun problème.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
en fait, comme comme ils indiquent, là, effectivement, ça, va donner lieu à un
bail exclusif. Donc, c'est sûr que là, on est au renouvellement, donc, on est
dans un bail qui a été délivré de façon exclusive pour ces types d'exploitation
là. Donc, c'est sûr qu'il va être... S'il est renouvelé, bien, tu sais, ça va
être finalement pour le même objectif, là. Donc, tu sais, ça va être pour
garantir un approvisionnement pour des...
Donc, peut-être qu'il y a quelque chose
que je cerne mal dans la question, là, c'est quoi, le critère comme tel qu'on
voudrait? Qu'est-ce que ça amènerait d'ajouter ça dans l'article, alors que le
bail, c'est pour cet objectif-là qu'il est donné et renouvelé?
M. Fortin : Mais, si je comprends leur propos, là... Effectivement,
quand ils sont venus, je ne peux pas dire qu'on a passé énormément de temps
sur...
M. Fortin : ...provisions, là, avec eux, malgré qu'ils étaient ici.
Mais, si je comprends bien, leur point de vue, c'est qu'ils veulent s'assurer
que c'est toujours et uniquement pour ces raisons-là que le renouvellement, il
est permis. Et je pense qu'ils n'ont pas tort de dire que ça devrait être pour
une activité industrielle ou d'exportation commerciale à l'extérieur du Québec,
à moins que vous voyiez autre chose, là, mais ça me semble être les deux usages
principaux.
Mme Blanchette Vézina : Me
permettez-vous de suspendre?
M. Fortin : Bien sûr.
Le Président (M. Ciccone) : On
va suspendre quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 42)
(Reprise à 12 h 50)
Le Président (M. Ciccone) : Alors
nous sommes de retour. Et il semble y avoir une voie de passage ici. Alors, ce
qu'on va faire, Mme la ministre, si vous le voulez bien, on va suspendre
l'article 66 par consentement.
Mme Blanchette Vézina : Avec
consentement. Oui, oui, tout à fait.
M. Fortin : ...
Le Président (M. Ciccone) : Oui.
M. Fortin : Si vous le permettez, M. le Président, je veux juste...
avant qu'on le suspende, puis on va le faire à l'instant, là.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
M. Fortin :
Je veux juste dire que j'ai apprécié l'ouverture de la
partie ministérielle sur
cet enjeu-là. Et je pense qu'on va travailler, là, au cours des prochaines
heures, là, peu importe, une résolution pour s'assurer que, lorsqu'il y a
renouvellement exclusif, c'est parce qu'on l'a fait aux conditions qui avaient
été prévues initialement lors de l'émission première.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Merci de le mentionner, M. le député.
Mme Blanchette Vézina : Effectivement.
Merci.
Le Président (M. Ciccone) :
Alors, par consentement, on suspend l'article 66?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Ciccone) : Consentement.
Parfait. Mme la ministre nous fait la lecture de l'article 67. S'il vous
plaît.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
L'article 149 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le
premier alinéa, de «a droit d'accès au terrain qui fait l'objet de son bail»
par «ou celui qui a obtenu une autorisation en vertu du deuxième alinéa de
l'article 140 ou de l'article 140.0.1 a droit d'accès au terrain qui fait
l'objet de son droit».
Alors, cet
article vise à modifier
l'article 149 de la
Loi sur les mines en concordance avec la nouvelle
autorisation prévue à 140.0.1 de cette loi par l'article 57 du projet de
loi qui permet à un ministre ou à un organisme mandataire de l'État d'extraire
ou d'exploiter une substance minérale de surface pour la construction ou
l'entretien d'un ouvrage de l'État. Donc, c'est un
article de concordance. Mais
me... J'aimerais introduire un amendement, là, concernant l'article, qui vous a
été transmis.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Oui...
Le Président (M. Ciccone) : Allez-y,
Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Alors,
l'article 67 est... Donc, remplacer l'article 67 du projet de loi par
le suivant :
L'article 149 de cette loi est
modifié par le remplacement du premier alinéa par le suivant :
«Le locataire ou celui qui a obtenu une
autorisation en vertu du deuxième alinéa de l'article 140 ou du premier
alinéa de l'article 140.0.1 a droit d'accès au terrain qui fait l'objet de
son droit et peut y extraire ou y exploiter les substances minérales de
surface. Dans les cas visés au deuxième alinéa de l'article 140.0.1, le
ministre peut accéder à un terrain pour y extraire ou y exploiter les substances
minérales de surface.»
Alors, cet amendement vise à s'assurer que
la ministre des Ressources naturelles et des Forêts puisse accéder au périmètre
sur lequel elle peut extraire ou exploiter des substances minérales de surface
en vertu du deuxième alinéa de l'article 140.0.1, proposé par amendement.
Le Président (M. Ciccone) : Y
a-t-il des interventions sur l'amendement à l'article 67?
M. Fortin : Donnez-moi juste une seconde. Je vais retourner voir le
140.0.1, M. le Président, ce ne sera pas bien long. Puis, en fait, pouvez-vous
remettre l'amendement à l'écran?
Des voix : ...
M. Fortin : 100... C'est-tu ça, 55?
Des voix : ...
M. Fortin : Non.
Mme Zaga Mendez : Non? 57.
M. Fortin : Ah oui!
Mme Zaga Mendez : 140.0.1,
c'est ça?
M. Fortin : Ah oui! Ça, c'est... c'était... c'était la proposition pour
que le ministre puisse...
Une voix : ...
M. Fortin : O.K. Parce que... Et...
Une voix : ... Des images de
moi-même...
M. Fortin : Moi, je n'avais pas cette image-là en tête encore. Mais,
maintenant que vous le dites...
Une voix : ...
Mme Blanchette Vézina : Oui,
effectivement. Dans le pit de sable...
M. Fortin : En talons hauts? Oui, O.K. Mais...
Bien là, vous ne l'aviez pas... vous n'y
aviez pas accès, là, vous ne pouviez pas le... Il y avait la barrière, vous ne
pouviez pas rentrer, là. C'est ça? Là, là, vous vous donnez l'accès?
Mme Blanchette Vézina : Voilà.
M. Gaudreau (Roch) : Voilà.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
M. Fortin : Voilà.
Le Président (M. Ciccone) : M.
Gaudreau.
M. Fortin : O.K. Mais c'est un peu ça, c'est que la... le ministre
n'avait pas ce pouvoir-là de dire : Moi-même... Bien, moi-même... Le
ministère peut accéder à un terrain pour aller chercher ce dont il a besoin
d'aller chercher.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
tu sais, il faut avoir en tête que ça peut être des activités qui vont avoir un
impact aussi, là, tu sais, sur d'autres utilisateurs. Donc, tu sais, c'est de
là l'importance de s'assurer que, dans le cas que ce serait une utilisation,
là, pour, tu sais, des constructions publiques, des routes, ces choses-là ou,
dans le cas de la ministre, peut être la restauration de sites, bien, à ce
moment-là, qu'il puisse y avoir un accès, là, conformément à
l'article 140.0.1 tel qu'amendé.
M. Fortin : Est-ce que les autres ministères y ont également accès? La
ministre peut amener le ministre... la ministre des Transports avec elle, si ça
lui tente, là?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Ceux
qui auront une autorisation en vertu du premier alinéa de 140.0.1,
effectivement.
Mme Blanchette Vézina : Exact.
M. Fortin : O.K. Mais, quand on vient dire «le ministre», ça inclut
tous ceux qui sont inclus dans le 140.0.1?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien
ça, c'est l'amendement comme tel, là. Mais, tu sais, dans la...
Mme Blanchette Vézina : Le
locataire, non?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Non,
non, mais en fait c'est qu'on... on vient viser finalement autant le ministre
au deuxième alinéa de 140.0.1 que les autres au premier alinéa de 140.0.1.
M. Fortin : Ah! oui, O.K., puis le premier alinéa, il est inclus...
O.K.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Le
premier alinéa, qui prévoyait le... un autre ministre ou un organisme
mandataire de l'État, là, qui peut être autorisé à extraire ou exploiter des
substances, là, pour des constructions, des ouvrages publics.
M. Fortin : Très bien. Je n'ai pas d'autre commentaire. Je souhaite bon
pelletage à Mme la ministre.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'il y a d'autres commentaires sur l'amendement...
article 67? Non?
Alors, je vais mettre aux voix maintenant... L'amendement de l'article 67
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Adopté.
Parfait, puis on poursuit avec l'article 67.
Mme Zaga Mendez : J'ai une
question...
Le Président (M. Ciccone) : Oui,
Mme la députée.
Mme Zaga Mendez :
L'article 67
amendé, c'est les deux... le dernier paragraphe, là, qui n'est pas amendé, mais
je veux juste bien comprendre : «Ces droits ne peuvent être exercés que
suivant l'article 235, à des fins...» Parce qu'on a beaucoup d'articles,
et là, c'est 235 de la
Loi sur les mines. Si on pouvait juste nous informer de
la nature de cet
article et les fins... non, et les droits.
Mme Blanchette Vézina : Oui,
on va venir vous... On va chercher l'article, ce ne sera pas très long. ...
Des voix : ...
Mme Blanchette Vézina :
C'est... l'article 235 le mentionne. En fait, ça vient viser, disons,
les... la nécessité d'obtenir l'autorisation d'un propriétaire lorsqu'on
souhaite accéder à un terrain qui est privé, c'est ça?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Notamment.
Mme Blanchette Vézina : Notamment.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Il
y a d'autres cas visés, du moment que c'est visé finalement par un... tu sais,
un droit comme tel, tu sais, une autre utilisation, là. Tu sais, il est
question d'une terre, tu sais, concédée ou louée à des fins autres que
minières, là. Donc, tu sais, on est, mettons, dans un bail de location qui
pourrait être donné sur une terre du domaine de l'État, mais on est aussi... on
vise également évidemment la terre privée, mais, à ce moment-là, ça prend
l'autorisation, là, de la personne qui est titulaire du droit, là, pour y
accéder.
Le Président (M. Ciccone) : Mme
la députée.
Mme Zaga Mendez : Oui, c'est
bon, ça répond à ma question.
Le Président (M. Ciccone) : C'est
bon. Y a-t-il d'autres interventions sur l'article 67 tel qu'amendé? Non.
Parfait. Alors, je vais mettre aux voix l'article 67 tel qu'amendé. Est-il
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Adopté.
Formidable. Collègues, il est 12 h 58.
M. Fortin : ...donc, j'apprécierais, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) : Pas
de problème. Alors, collègues, compte tenu de l'heure, la commission suspend
ses travaux jusqu'à 15 heures. Merci beaucoup. Bon lunch.
(Suspension de la séance à 12 h 59)
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15 h (version non révisée)
(Reprise à 15 h 06)
Le Président (M. Rivest) : C'est
avec toute cette belle énergie que nous reprenons l'étude à la Commission de l'agriculture,
des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles. Nous allons reprendre
les travaux. Nous poursuivons l'étude détaillée du projet de loi n° 63,
Loi modifiant la
Loi sur les mines et d'autres dispositions.
Lors de la suspension des travaux, cet
avant-midi, nous étions à l'étude de l'article 68. De plus, je vous rappelle
que l'étude de l'article 66 était suspendue. Nous avons pris la décision et,
par consentement, nous reprendrions l'étude de l'article 66.
Une voix : Consentement.
Le Président (M. Rivest) : Alors,
Mme la ministre, 66.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Merci, M. le Président. Donc, suite à des...
Mme Blanchette Vézina : ...discussions
concernant, là, notamment des demandes qui avaient été formulées par la MRC
d'Abitibi, il y avait des questions qui avaient été soulevées, là, quant à...
au renouvellement des baux puis au fait que le renouvellement devrait
s'effectuer seulement s'il y avait... l'exploitation des substances avait été
faite conformément aux objets visés. Donc, j'aurais un amendement à déposer
pour faire suite à ces discussions et à cette demande.
Le Président (M. Rivest) : Il
est déjà, je crois, déposé.
Mme Blanchette Vézina : Il
est déjà là, hein? Parfait.
Le Président (M. Rivest) : Il
va... Il va être à l'écran à l'instant. Mme la ministre, vous pouvez en faire
la lecture.
Mme Blanchette Vézina : Merci.
Donc,
article 66, qui touche l'article 148 de la
Loi sur les
mines :
Remplacer le paragraphe 1° de
l'article 66 du projet de loi par le suivant :
1° par le remplacement du paragraphe 2° du
deuxième alinéa par les paragraphes suivants :
«1.1° ait exploité les substances minérales
exclusivement aux fins visées au deuxième alinéa de l'article 141;
«2° ait extrait la quantité minimale de
substances minérales, prévue par règlement;»
Alors, cet amendement vise à confirmer que
le bail exclusif ne sera pas renouvelé si son titulaire n'a pas exploité les
substances minérales exclusivement aux fins visées au deuxième article...
pardon, deuxième alinéa de l'article 141 de la
Loi sur les mines. Merci.
Le Président (M. Rivest) : Bravo!
Est-ce qu'il y a des interventions?
M. Fortin : ...M. le Président.
Le Président (M. Rivest) : M.
le député de Pontiac.
M. Fortin : Oui. Effectivement, là, la MRC de l'Abitibi avait émis une
préoccupation quant à l'effet essentiellement qu'il était possible que des
entreprises aient pu, pendant la durée du bail, exploiter ou extrait des
substances minérales à des fins autres et qu'automatiquement ce bail-là ne
devrait pas être renouvelé. Alors, ils nous avaient demandé d'émettre...
d'ajouter un alinéa pour dire : «ait extrait ou exploité des substances
minérales à des fins d'approvisionnement d'activités industrielles, d'une
activité de concassage assurant l'approvisionnement d'une activité
d'exportation commerciale à l'extérieur du Québec», ce qui, je crois, est le but
initial de l'émission du bail.
Alors, je lève mon chapeau à la
partie
gouvernementale, qui a trouvé une façon peut-être plus simple, plus claire et
qui arrive aux mêmes objectifs visés par la MRC de l'Abitibi, du moins selon
nous. Alors, moi, je n'ai pas de problème avec le nouveau 1.1 qui serait
introduit par l'amendement. Je remercie la
partie gouvernementale de son
ouverture.
Le Président (M. Rivest) : Merci
à vous. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Alors, s'il n'y a pas d'autre
intervention, je serais prêt à mettre aux voix l'amendement de
l'article 60.
M. Fortin : Par appel nominal, M. le Président?
Le Président (M. Rivest) : Par
appel nominal.
• (15 h 10) •
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Blanchette Vézina (Rimouski)?
Mme Blanchette Vézina : Pour.
La Secrétaire
: M. Bussière
(Gatineau)?
M. Bussière : Pour.
La Secrétaire
: M. Tremblay
(Dubuc)?
M. Tremblay : Pour.
La Secrétaire
: M. Caron
(Portneuf)?
M. Caron : Pour.
La Secrétaire
: M. Sainte-Croix
(Gaspé)?
M. Sainte-Croix : Pour.
La Secrétaire
: M. Fortin
(Pontiac)?
M. Fortin :
Pour.
La Secrétaire
: Mme Dufour
(Mille-Îles)?
Mme Dufour : Pour.
La Secrétaire
: Mme Zaga
Mendez (Verdun)?
Mme Zaga Mendez : Pour.
La Secrétaire
: M. Rivest
(Côte-du-Sud)?
Le Président (M. Rivest) : Abstention.
Alors, l'amendement est adopté. Nous passons maintenant à l'article 66 tel
qu'amendé.
Mme Blanchette Vézina : ...68,
monsieur...
Des voix : ...
Mme Blanchette Vézina : Ah
oui!
L'article. Pardon.
Le Président (M. Rivest) : Il
faut voter l'article actuellement, le 66 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des
interventions?
M. Fortin : ...une question, M. le Président, là. On avait eu une
question pour le point deux qu'on a... de laquelle on a débattu, longuement
débattu, même. On avait la question sur le point six. Et là, ici, la ministre
vient ajouter, à l'article 66, là, un peu plus... un peu plus bas :
«Malgré ce qui précède, lorsque le locataire n'a pas extrait la quantité
minimale de substances minérales prévue par règlement, le ministre peut
prolonger le bail pour une seule période de deux ans afin de lui permettre
d'enlever les substances minérales de surface déjà extraites et mises en
réserve.» Est-ce qu'on peut nous l'expliquer, là, cette disposition-là qui
semble nouvelle dans le projet de loi?
Mme Blanchette Vézina : Oui.
En fait, l'objectif, c'est de s'assurer que les quantités qui ont été extraites
pour des utilisations, là, puissent être retirées. Donc, peut-être pour
expliquer, là, plus en détail, là, j'inviterais M. Gaudreau, là, à prendre la
parole.
Le Président (M. Rivest) : Alors,
M. Gaudreau.
M. Gaudreau (Roch) : Oui.
Effectivement, dans... on a des cas...
M. Gaudreau (Roch) : ...qui...
sur lesquels il y a eu des... les quantités minimales n'ont pas été exploitées.
Quand qu'on dit exploitées, c'est vraiment une extraction au niveau du banc
d'emprunt. Et il y a donc, dans certains cas, des réserves qui ont été laissées
sur place, et les sociétés n'ont pas été en mesure de renouveler. Donc, pour
leur permettre d'aller piger dans leurs réserves, on leur permettrait de
prolonger le bail pour la partie... pour leur permettre, là, d'enlever les
substances minérales de surface qui sont déjà extraites sur leurs travaux
prévus, là.
M. Fortin : Mais le... Cette période-là de... c'est une période de deux
ans, ce n'est pas une période maximale de deux ans, c'est toujours deux ans,
qu'on leur offre...
M. Gaudreau (Roch) : Oui.
Oui.
M. Fortin : ...pour aller chercher cette substance minérale là. Et,
dans ce cas-là, le prolongement, il est explicitement mentionné que ce n'est
que pour aller chercher ce qui a déjà été extrait mais qui est encore sur le
site?
M. Gaudreau (Roch) : Oui.
Mme Blanchette Vézina : Exact.
M. Fortin : O.K., on ne peut pas aller faire des travaux de zone
d'exploitation, là, c'est vraiment juste pour venir chercher ce qu'on a déjà
extrait.
M. Gaudreau (Roch) : Parce
que, dans une exploitation de sable et gravier, il y a du tamisage, il y a du
concassage, on a les différentes classes granulométriques puis... donc, qui
sont prêtes à être utilisées, mais quand le besoin n'est pas là immédiatement,
là, ça peut rester. Donc, ça permet d'éviter cette perte-là, parce qu'il y a un
coût relié au tamisage et au concassage.
M. Fortin : O.K., donc il n'y a plus de pelle qui creuse, c'est juste
des pelles pour remplir des camions.
M. Gaudreau (Roch) : Oui.
M. Fortin : O.K.
Le Président (M. Rivest) : Mme
la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui, merci.
Juste pour bien comprendre, on dit que «lorsque le locataire n'a pas extrait la
quantité minimale de substances minérales prévue par règlement...». S'il n'a
pas atteint la quantité minimale parce qu'il a tardé à commencer mais que, là,
il est en action... Dans le fond, je veux juste comprendre, là. Je comprends
qu'on laisserait juste la possibilité de prolonger le bail pour aller chercher
ce qu'il a déjà extrait, mais, tu sais, est-ce qu'il y a une possibilité pour
la ministre de dire : Bien là, maintenant que c'est vraiment en action, on
vous permet de continuer? Tu sais, il n'y a pas... il n'y a pas un risque qu'on
perde du temps, finalement, à devoir trouver quelqu'un d'autre pour faire cette
extraction-là. Je veux juste comprendre.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
on se rappelle qu'on est dans la
section des baux exclusifs, là, qui sont
réservés pour certains types d'activités. Il y a toujours d'autres baux, les
baux non exclusifs, notamment, là, qui sont prévus. Et on me dit que non, il
n'y aurait pas de possibilité, là, autrement, parce qu'on est dans une
section
aussi spécifique, là, pour l'usage, un usage qui est spécifique aussi.
Mme Dufour : C'est ça, ça
fait fait, c'est des... Pour les substances minérales, mais, si on a besoin de
ces substances minérales là pour une raison x puis, comme je disais, que
peut-être que, des fois, la raison du délai est peut-être hors de contrôle du
locataire... On parlait, ce matin, notamment, des... des fois, les délais pour
obtenir des autorisations environnementales, par exemple. Est-ce qu'à ce
moment-là... C'est ça, il n'y a aucune possibilité, avec cet article-là, de
dire : Bien, si la quantité minimale... Tu sais, il y a une distinction
entre : il n'y a pas d'intention d'aller les extraire ou ça... ils ont
manqué de temps, puis là ils commencent, puis là ils sont en pleine action. Ils
n'ont pas encore la quantité minimale, mais ils l'obtiendraient s'ils avaient
eu un petit peu plus de temps, tu sais.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
on se rappelle que les autorisations environnementales devraient avoir été
données avant, là. Bon. Il y aura ceux pour qui ce ne sera pas le cas, en ce
moment, mais, normalement...
Mme Dufour : Bien, j'ai donné
ça comme exemple, mais, tu sais, une grève dans le secteur, ah! ils ne peuvent
pas commencer pour... x, y, z, tu sais, des raisons, il peut y en avoir
plusieurs qui peuvent retarder un chantier.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
en fait, il y a des conditions. Là, c'est sûr que la quantité minimale, là, on
va prévoir par règlement les balises, là, bien sûr, tu sais. Donc, pour moi,
j'ai l'impression qu'on a des conditions d'émission d'un bail, il faut s'y
tenir, puis les joueurs respectent, mais il y a toujours les cas de force
majeure, là, j'imagine, qu'on fait preuve de latitude, là.
Mme Dufour : Bien, en fait,
c'est parce que c'est ça. Mon point : je n'ai pas l'impression que
l'article donne cette latitude-là.
Mme Blanchette Vézina : On a
un article, plus loin, qui nous permet d'aménager... les situations, dans les
cas de force majeure, là. Donc, il y a quand même une certaine... un
article de
loi précis, là...
Mme Dufour : C'est quel
article?
Mme Blanchette Vézina : On va
vous trouver...
Des voix : ...
Le Président (M. Rivest) : ...quelques
instants... on peut suspendre ou on peut...
Mme Blanchette Vézina : Oui.
On va suspendre.
Le Président (M. Rivest) : On
peut suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 15 h 17)
(Reprise à 15 h 20)
Le Président (M. Rivest) : Alors,
nous allons reprendre. Là, on en est toujours à l'étude de l'article 66.
Puis il y avait une précision qui était à apporter, Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : On
introduit à l'article 121 du projet de loi l'article 305.7, là, qui
va venir donner certaines balises dans les cas de...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Mais
c'est des cas extrêmes, là, de force majeure.
Mme Blanchette Vézina : Dans
des cas extrêmes de force majeure, donc.
Le Président (M. Rivest) : Merci.
Est-ce que... D'autres interventions? Oui, Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : ...j.'attendais
le micro. Donc, oui, mais c'est... O.K.. Là, on vient dire : Des cas extrêmes
de force majeure. C'est quoi, ça, les... tu sais, je ne sais pas si c'est
défini.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
on va pouvoir le regarder quand on sera rendu là, là.
Mme Dufour : Oui, mais, moi,
c'est parce que je veux le savoir avant. Parce que peut-être que je proposerais
un amendement sur l'article qu'on est en train d'étudier, voyez-vous? Donc,
c'est pour ça que j'ai besoin de savoir si vraiment l'article 121 répond.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
vous pouvez aller le voir, moi, ça me...
Mme Dufour : Il est très,
très... il est long, là, ce que je comprends, là. Si vous voulez que je prenne
le temps de le lire.
Mme Blanchette Vézina : On
peut resuspendre, je n'ai pas d'enjeu.
Le Président (M. Rivest) : On
va suspendre. Merci.
(Suspension de la séance à 15 h 21)
(Reprise à 15 h 26
Le Président (M. Rivest) : Alors
on va... on va reprendre des travaux. On est toujours à l'étude de
l'article 66. Est-ce qu'il y a, à ce stade, d'autres interventions? Mme la
députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui. Merci, M.
le Président. Comme je le mentionnais un peu, je ne pense que... je ne suis pas
sûre si, avant qu'on ferme le micro, je l'ai dit, mais l'article 121 ne
correspond pas vraiment à ce que... à ce que je soulignais. J'aurais aimé
effectivement un peu plus de souplesse, là, dans... dans l'article qu'on est en
train de regarder. Je comprends que ce n'est pas l'orientation que la ministre
souhaite faire. Donc, au lieu de faire un amendement pour rien, je vais
m'abstenir. Mais je pense qu'il y aurait... il y aurait eu moyen de donner un
petit peu plus de souplesse ici. Merci.
Le Président (M. Rivest) : Interventions...
Le Président (M. Rivest) : ...Alors,
est-ce que l'article 66, tel qu'amendé, est adopté?
Une voix : Par appel nominal.
Le Président (M. Rivest) : Par
appel nominal.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Blanchette Vézina (Rimouski)?
Mme Blanchette Vézina : Pour.
La Secrétaire : M. Bussière
(Gatineau)?
M. Bussière : Pour.
La Secrétaire : M. Tremblay
(Dubuc)?
M. Tremblay : Pour.
La Secrétaire : M.
Sainte-Croix (Gaspé)?
M. Sainte-Croix : Pour.
La Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
M. Fortin : Abstention.
La Secrétaire : Mme Dufour
(Mille-Îles)?
Mme Dufour : Abstention.
La Secrétaire : Mme Zaga
Mendez (Verdun)?
Mme Zaga Mendez : Pour.
La Secrétaire : M. Rivest
(Côte-du-Sud)?
Le Président (M. Rivest) : Abstention.
Alors, merci, nous allons poursuivre l'étude de l'article 66... 68,
pardon. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Oui,
merci, M. le Président.
L'article 151 de cette loi est modifié par le
remplacement de «ou de pierre» par «de pierre ou de résidus miniers inertes».
Cet
article vise à modifier
l'article 151 de la
Loi sur les mines pour favoriser, lorsque possible,
l'utilisation des résidus miniers inertes pour la construction ou l'entretien
des ouvrages de l'État. Ces résidus pourront être extraits sans indemnité aux
titulaires de bail d'exploitation de substances minérales de surface situé sur le
terrain visé. Alors, vraiment, on est ici, M. le Président pour améliorer
l'économie circulaire, l'utilisation des résidus miniers, donc.
Le Président (M. Rivest) : Très
bien. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Oui. Par
curiosité, dans les... parce qu'on est dans l'extraction en surface, quels
types de résidus miniers inertes qu'on trouve?
Mme Blanchette Vézina : Je
vais céder la parole à M. Gaudreau, qui pourra vous expliquer le type de
résidus.
Le Président (M. Rivest) : M.
Gaudreau.
M. Gaudreau (Roch) : Oui. Les
résidus miniers qui seraient recherchés pour les travaux en infrastructure,
c'est finalement la roche stérile qui a été extraite pour atteindre les zones
minéralisées, donc la
partie libre de minéralisation et de sulfure, là. En
fait, c'est... c'est... c'est de la pierre de construction, là.
Le Président (M. Rivest) : Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : On a
des situations où on souhaiterait pouvoir l'utiliser, que ce soit plus simple,
donc ça vient... ça vient permettre cette utilisation.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Merci, M. le
Président. J'ai déjà mentionné, au début, là, de l'étude du projet de loi,
qu'il y a des groupes qui soulignaient qu'on devrait peut-être préciser ce
qu'on veut dire par «inerte», la définition. Il y en a plus qu'un, même, qui en
ont parlé. Donc, je sais qu'on ne l'a pas fait, là, que... en tout cas, le
ministère... avoir sa définition, mais ça aurait été bien, là, de le préciser.
Mme Blanchette Vézina : On
n'en voit pas l'importance à ce stade ici, considérant, là, les connaissances
et la caractérisation qui est faite, là, par le ministère.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention,
nous allons passer à la mise aux voix. Est-ce que l'article 68 est adopté?
• (15 h 30) •
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Rivest) : Alors,
l'article 69. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Merci,
M. le Président.
L'article 152 de cette loi est remplacé par le
suivant :
«Le locataire doit respecter les
conditions d'exercice du bail fixées par règlement.»
Alors, cet
article vise à modifier
l'article 152 de la
Loi sur les mines, par concordance. En effet, des
conditions et des obligations visant à permettre la priorisation ou la
conciliation des utilisations et la protection du terrain visées par la demande
de bail pourront être imposées au titulaire au moment de sa conclusion en vertu
de l'article... de cette loi, remplacé par l'article 62 du projet de loi.
Le Président (M. Rivest) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui. Merci.
Donc, l'article qui est ici propose... en fait, retire des éléments qui étaient
quand même beaucoup plus définis précédemment. On parlait donc de respecter non
seulement les conditions d'exercice du bail fixées par règlement, mais on
disait «toute autre condition que le ministre peut, lors de la conclusion du
bail, lui imposer dans l'intérêt public ou en raison de l'existence d'autres
droits miniers affectant le terrain que fait l'objet du bail.» Ça, ce que je
comprends, c'est qu'on les a envoyés dans un autre article.
L'article 142.0.2. C'est ça?
Mme Blanchette Vézina : Oui,
62 du projet de loi, 142.0.2.
Mme Dufour : O.K. O.K.
J'essaie juste de comprendre. C'est que, dans le fond, c'est la... c'est à la
deuxième section, «toute autre condition», qui ont été envoyées dans l'autre
article. On n'aurait pas pu juste simplifier la chose puis tout mettre ça dans
le 142.0.2?
Mme Blanchette Vézina : Je
vais laisser le juriste, là, répondre sur la mécanique.
Le Président (M. Rivest) : M.
Tremblay-Parent.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui.
En fait, c'est que 142.0.2, là, ce n'est pas des conditions de nature
réglementaire, là, qui sont prévues justement dans le Règlement sur les mines
puis qui vont encadrer l'exercice...
Haut de la page
15 h 30 (version non révisé
e) M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : ...ça, c'est des... Ce qui est prévu à 142.0.2, c'est des
conditions qui vont être données dans un bail en particulier, là. Donc, c'est
une décision qui est individualisée par rapport à des conditions qui sont
générales, applicables sur tous les baux, qui vont être prévues en vertu de
Mme Dufour : Merci. C'est
clair. Les conditions actuelles qui sont fixées par règlement, ça ressemble à
quoi?
Des voix : ...
Le Président (M. Rivest) : On
va suspendre.
(Suspension de la séance à 15 h 32)
(Reprise à 15 h 33)
Le Président (M. Rivest) : Merci.
Nous reprenons les travaux. Nous en sommes toujours à l'étude de l'article 69.
Précisions de M. Tremblay-Parent.
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : Bien, en fait, l'habilitation est déjà là à l'heure
actuelle, mais il n'y a pas de dispositions réglementaires qui sont prévues,
là, en vertu de cette habilitation-là. Donc, avec la modification, la capacité
reste, là. Donc, il n'y a pas de changement sur l'habilitation, mais il n'y a
pas de dispositions réglementaires qui sont prévues, mettons, dans le projet de
loi, là, qui seraient en vertu de cette disposition-là.
Le Président (M. Rivest) : Mme
la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Ah! Voilà
le micro. Donc, c'est... Donc, actuellement, il n'y a pas de conditions fixées
au bail. Il y a un bail juste, et ça vient avec... C'est sûr qu'un bail vient
avec des conditions.
Mme Blanchette Vézina : Là,
bien, je pense que là, ici, ça serait fixé par règlement. Ça serait d'autres...
d'autres mesures, mais il n'y a pas de règlement, et je n'ai pas d'intention
réglementaire, là, de supplémentaire associée à cet article-là à ce moment-ci,
là. C'est déjà prévu. On est venus enlever ce qui n'était plus nécessaire
considérant l'adoption de l'article 62 du projet de loi. On garde la même
intention, là. C'est un
article de concordance, donc qui ne change pas les
pouvoirs. On fait juste s'assurer que c'est cohérent avec ce qu'on vient de
faire comme changement.
Mme Dufour : Mais on n'a
pas l'intention de s'en servir.
Mme Blanchette Vézina : Pas
à ce moment-ci.
Mme Dufour : O.K.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce
que l'article 69 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Rivest) : Nous
allons passer à l'étude de l'article 70.
Mme Blanchette Vézina :
L'article 155
de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, dans le premier alinéa
et après «aliénées» de «ou mises en réserve»;
2° par la suppression du paragraphe 3° du
troisième alinéa.
Alors, cet
article vise à modifier l'article 155
de la
Loi sur les mines pour permettre à la ministre des Ressources naturelles
et des Forêts de suivre l'enlèvement des substances minérales extraites,
notamment dans le cas où le bail exclusif serait prolongé pour deux ans à cette
fin, suivant l'article 148 de cette loi modifiée par l'article 66 du
projet de loi. Alors, c'est pour... aller chercher, pardon, des informations
pour mieux connaître les substances minérales qui sont extraites.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Monsieur...
Mme Blanchette Vézina : J'ai,
pardon, un amendement.
Le Président (M. Rivest) : Oui,
on a un... Je crois qu'on a un...
Mme Blanchette Vézina : Oui,
on a un amendement, M. le Président. Merci.
Le Président (M. Rivest) : Là,
on va vérifier si on peut le mettre tout de suite. Vous pouvez en faire la
lecture, Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Merci.
Alors, remplacer, dans le paragraphe 2° de l'article 70 du projet de loi
«du paragraphe 3°» par «des paragraphes 2° et 3°».
Donc, cet amendement vise à supprimer les
paragraphes 2° et 3° du troisième alinéa de l'article 155 de la
Loi sur
les mines, en concordance avec la modification à l'article 140 de la Loi
sur les mines, qui est elle-même proposée à l'article 56 du projet de loi.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a des interventions sur l'amendement?
M. Fortin : ...
Le Président (M. Rivest) : O.K.
M. Fortin : Juste peut-être une petite seconde, M. le Président, là.
Le Président (M. Rivest) : Oui,
il n'y a pas... Il n'y a pas de souci.
M. Fortin : O.K. Alors, on vient dire : Aucune redevance n'est
exigible sur le sable, les graviers ou la pierre extraits d'une sablière ou d'une
carrière pour la construction ou dans...
M. Fortin : ...entretient sur des terres du domaine de l'État», et là
on enlève «d'un chemin forestier». Alors, je dois en comprendre quoi? Qu'il y a
une redevance qui est exigible pour le sable, le gravier ou la pierre extraits
d'une sablière ou d'une carrière pour la construction d'un chemin forestier?
Mme Blanchette Vézina : ...les
modifications qu'on a faites concernant l'utilisation... Je pense que c'est à
l'article 50... 66 du projet de loi... point 56, pardon. Donc, à l'article 56
du projet de loi, on est venu permettre l'utilisation de substances de surface
pour faire des chemins forestiers, donc on vient, par cohérence aussi, là,
retirer le paragraphe 2°, qui est en lien avec le... celui... le paragraphe 3°.
M. Fortin : O.K. Mais si je lis ce qui est à... ce qui est à l'écran,
là : «Aucune redevance n'est exigible sur les produits pour la
construction ou l'entretien d'un chemin forestier», et là ce n'est plus là.
Alors, la... je comprends qu'on peut utiliser le sable de gravier, là, pour des
chemins forestiers, mais il n'y a pas de redevance quand même, là, il n'y en a
pas qui s'applique.
Mme Blanchette Vézina : Je
vais faire la vérification, pour être certaine, là. On va vous répondre.
Permettez-moi de suspendre deux minutes.
Le Président (M. Rivest) : Nous
allons suspendre.
(Suspension de la séance à 15 h 38)
(Reprise à 15 h 43
Le Président (M. Rivest) : Nous
en sommes toujours à l'étude de l'article 70. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions?
Mme Blanchette Vézina : En
fait, c'était pour répondre à la question, là. On a... on a clarifié, là, la...
ou le «aucune redevance». Comme ils n'ont pas besoin de baux, on a adopté cette
disposition-là. Ceux qui font des chemins forestiers en milieu forestier, là
donc, on a adopté cette disposition-là à l'article 56 du projet de loi.
Donc, ils n'ont plus besoin d'être exclus du paiement de la redevance. Ils
étaient déjà exclus, mais là, considérant qu'il aura plus de baux nécessaires,
donc on n'a plus besoin de les exclure à cet... à cet article.
M. Fortin : On a besoin d'un bail pour un chemin minier. Ça, on en a
besoin d'un. Alors, c'est pour ça que ça reste, j'imagine.
Mme Blanchette Vézina : Exact.
M. Fortin : On a besoin d'un bail pour «tout ou partie, d'un chemin
pour lequel une municipalité a une autorisation pour voir à son entretien et à
sa réfection», comme à l'article 66. Ça, on a besoin d'un bail pour ça?
Mme Blanchette Vézina : Oui.
M. Fortin : Puis c'est quoi «un chemin par un organisme sans but lucratif»?
Mme Blanchette Vézina : Ça
pourrait être une pourvoirie, là, ou on pourrait vérifier, là.
M. Fortin : Ah!
Mme Blanchette Vézina : Je
n'ai pas la réponse à ce moment-ci.
Une voix : Une zec.
M. Fortin : Ah! une zec.
Mme Blanchette Vézina : Mais
on peut peut-être...
M. Fortin : Peut-être.
Mme Blanchette Vézina : Une
zec? C'est la zec.
M. Fortin : C'est ça?
Mme Blanchette Vézina : Oui,
zec.
M. Fortin : Merci, merci.
Une voix : ...
M. Fortin : Non, non, il est sharp aujourd'hui.
Mme Blanchette Vézina : Oui,
oui.
M. Fortin : Il est toujours, toujours, toujours sharp.
Mme Blanchette Vézina : Toujours,
toujours.
Des voix : Ha, ha, ha!
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions?
Une voix : ...
Des voix : Ha, ha, ha!
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement de l'article 70?
M. Fortin : Pas sur... pas sur l'amendement. Mais mes hommages et mes
excuses au député de Gatineau.
Le Président (M. Rivest) : Alors,
s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement à
l'article 70 est adopté?
Mme Blanchette Vézina : Adopté.
Le Président (M. Rivest) : Alors,
est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 70? M. le député de
Pontiac.
M. Fortin : Oui, merci. Là, je veux juste compren