CRC — 31 March 2026 (43rd Legislature, 2nd Session)
CRC 2026-03-31
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Accueil > Travaux parlementaires > Travaux des commissions > Journal des débats de la Commission des relations avec les citoyens
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37e législature, 1re session (4 juin 2003 - 10 mars 2006)
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36e législature, 1re session (2 mars 1999 - 9 mars 2001)
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34e législature, 2e session (19 mars 1992 - 10 mars 1994)
34e législature, 1re session (28 novembre 1989 - 18 mars 1992)
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32e législature, 4e session (23 mars 1983 - 20 juin 1984)
32e législature, 3e session (9 novembre 1981 - 10 mars 1983)
32e législature, 2e session (30 septembre 1981 - 2 octobre 1981)
32e législature, 1re session (19 mai 1981 - 18 juin 1981)
31e législature, 6e session (5 novembre 1980 - 12 mars 1981)
31e législature, 5e session (24 octobre 1980 - 24 octobre 1980)
31e législature, 4e session (6 mars 1979 - 18 juin 1980)
31e législature, 3e session (21 février 1978 - 20 février 1979)
31e législature, 2e session (8 mars 1977 - 22 décembre 1977)
31e législature, 1re session (14 décembre 1976 - 23 décembre 1976)
30e législature, 4e session (16 mars 1976 - 18 octobre 1976)
30e législature, 3e session (18 mars 1975 - 19 décembre 1975)
30e législature, 2e session (14 mars 1974 - 28 décembre 1974)
30e législature, 1re session (22 novembre 1973 - 22 décembre 1973)
29e législature, 4e session (15 mars 1973 - 25 septembre 1973)
29e législature, 3e session (7 mars 1972 - 14 mars 1973)
29e législature, 2e session (23 février 1971 - 24 décembre 1971)
29e législature, 1re session (9 juin 1970 - 19 décembre 1970)
28e législature, 5e session (24 février 1970 - 12 mars 1970)
28e législature, 4e session (25 février 1969 - 23 décembre 1969)
28e législature, 3e session (20 février 1968 - 18 décembre 1968)
28e législature, 2e session (20 octobre 1967 - 20 octobre 1967)
28e législature, 1re session (1 décembre 1966 - 12 août 1967)
27e législature, 6e session (25 janvier 1966 - 18 avril 1966)
27e législature, 5e session (22 octobre 1965 - 23 octobre 1965)
27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
27e législature, 3e session (14 janvier 1964 - 31 juillet 1964)
27e législature, 2e session (21 août 1963 - 23 août 1963)
27e législature, 1re session (15 janvier 1963 - 11 juillet 1963)
26e législature, 2e session (10 novembre 1960 - 10 juin 1961)
26e législature, 1re session (20 septembre 1960 - 22 septembre 1960)
25e législature, 4e session (18 novembre 1959 - 18 mars 1960)
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25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
25e législature, 1re session (14 novembre 1956 - 21 février 1957)
24e législature, 4e session (16 novembre 1955 - 23 février 1956)
20e législature, 1re session (7 octobre 1936 - 12 novembre 1936)
18e législature, 2e session (10 janvier 1933 - 13 avril 1933)
18e législature, 1re session (3 novembre 1931 - 19 février 1932)
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16e législature, 4e session (11 janvier 1927 - 1 avril 1927)
16e législature, 3e session (7 janvier 1926 - 24 mars 1926)
16e législature, 1re session (17 décembre 1923 - 15 mars 1924)
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15e législature, 3e session (10 janvier 1922 - 21 mars 1922)
15e législature, 2e session (11 janvier 1921 - 19 mars 1921)
15e législature, 1re session (10 décembre 1919 - 14 février 1920)
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13e législature, 3e session (7 janvier 1915 - 5 mars 1915)
13e législature, 2e session (11 novembre 1913 - 19 février 1914)
13e législature, 1re session (5 novembre 1912 - 21 décembre 1912)
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Journal des débats de la Commission des relations avec les citoyens
Version préliminaire
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43 e législature, 2 e session
(30 septembre 2025 au 8 avril 2026)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
mardi 31 mars 2026
Vol. 48 N° 34
Étude détaillée du projet de loi n° 12, Loi instituant la prestation de services de garde éducatifs à l’enfance par les personnes reconnues à
titre de responsables d’un service de garde éducatif en communauté
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
9 h 30
10 h
10 h 30
11 h
11 h 30
12 h
15 h 30
16 h
16 h 30
17 h
18 h
Journal des débats
9 h 30 (version non révisée)
(Neuf heures cinquante-cinq minutes)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît. Ayant constaté le quorum, je
déclare...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...la séance de la... la séance, c'est ça, de la Commission
des relations avec les citoyens ouverte.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 12, Loi instituant la
prestation de services de garde éducatifs à l'enfance par les personnes
reconnues à
titre de responsables d'un service de garde éducatif en communauté.
Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, Mme la
Présidente. Mme Blais (Abitibi-Ouest) est remplacée par M. Provençal
(Beauce-Nord); Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac), par M. Asselin
(Vanier-Les Rivières); M. Morin (Acadie), par Mme Cadet
(Bourassa-Sauvé); M. Tanguay (LaFontaine), par Mme Maccarone
(Westmount—Saint-Louis); et M. Fontecilla (Laurier-Dorion), par M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve).
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Bien, alors, bienvenue à tout... toutes les nouvelles...
bien, «les nouvelles personnes»... les nouvelles personnes pour cette
commission. Alors, lors de l'ajournement de nos travaux, jeudi dernier, nous en
étions à l'article 37, qui n'avait pas été encore lu. Alors, Mme la ministre,
je vais vous inviter à en faire la lecture.
Mme Champagne Jourdain : Merci.
Règlement d'application de la Loi visant à aider les personnes victimes
d'infractions criminelles et à favoriser leur rétablissement.
L'article 212 du Règlement
d'application de la Loi visant à aider les personnes victimes d'infractions
criminelles et à favoriser leur rétablissement (chapitre P-9.2.1, r. 1) est
modifié :
1° par le remplacement, dans le paragraphe
1°, de «dans un centre de la petite enfance, une garderie ou chez une personne
responsable d'un service de garde éducatif en milieu familial reconnue» par
«fournis par un centre de la petite enfance, une garderie ou une personne
reconnue à
titre de responsable d'un service de garde éducatif en milieu
familial ou en communauté»;
2° par le remplacement, dans le paragraphe
2°, de «dans une garderie ou chez une personne responsable d'un service de
garde éducatif en milieu familial reconnue» par «fournis par une garderie ou
une personne reconnue à
titre de responsable d'un service de garde éducatif en
milieu familial ou en communauté».
Alors, au niveau des commentaires :
L'article 212 du Règlement d'application de la Loi visant à aider les personnes
victimes d'infractions criminelles et à favoriser leur rétablissement énonce la
nature des frais de garde d'enfant qui sont remboursables aux personnes
victimes et les montants qui y sont associés.
L'article 37 du projet de loi y apporte
des modifications de concordance en lien avec le nouveau mode de prestation de
services de garde éducatifs introduit par le projet de loi. Voilà.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup, Mme la ministre. Alors, y a-t-il des
questions ou des interventions sur l'article 37? Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Moi et tous
mes amis, on a plein de questions. Juste... tout à fait à l'aise avec... avec
l'article en question, mais juste pour saisir un peu la mise en scène de
l'application de cet article, est-ce que nous avons des statistiques qui nous
indiquent combien de places sont en vigueur en lien avec le règlement, combien
de personnes, des victimes entre autres, qui sont des bénéficiaires de ceci, et
ciblées par région? Est-ce que ça, c'est des statistiques qui existent?
Mme Champagne Jourdain : On
va vérifier. Je vérifie.
(Consultation)
Mme Champagne Jourdain : Non,
on n'a pas ces données-là, là, non. C'est vraiment pour... C'est vraiment...
C'est vraiment des données que Justice aurait, en fait, là, tu sais, si elles
les ont, là, si elles les tiennent. On est dans de la concordance ici, là, donc
on n'a pas ça.
Mme Maccarone : Pourquoi la
Justice aurait ces chiffres-là et non Famille? Parce que, là, on parle des
places en services de garde éducatifs à l'enfance, en garderie, ça fait que
c'est eux qui vont réserver les places, entre autres, qui vont faire...
Mme Champagne Jourdain : ...je
ne peux pas vous dire s'ils les ont, mais on n'a pas ces données-là, non.
Une voix : ...
Mme Champagne Jourdain :
Voulez-vous... Voulez-vous que... qu'on... une explication plus technique, là,
peut-être, là.
Mme Maccarone : Avec plaisir.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Alors...
Mme Maccarone : Ça fait
longtemps depuis qu'on est... on s'est jasé.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Consentement? Consentement. Je vais vous demander de vous
présenter pour cette séance.
• (10 heures) •
M. Boily (Mathieu) : Oui.
Mathieu Boily, avocat au ministère de la Justice, à la direction qui dessert le
ministère de la Famille.
Simplement une mise en contexte, là, de
cette... c'est une modification réglementaire qu'on apporte par le projet de
loi, c'est le règlement d'application de la
Loi sur l'IVAC, là, qui vise à
aider les personnes victimes d'infractions criminelles. Dans ce règlement-là,
une personne qui est victime d'une...
Haut de la page
10 h (version non révisé
e) M. Boily (Mathieu) : ...va
être admissible au remboursement de ses frais de service de garde dans
certaines situations. Exemple, elle participe à une... à une activité de
réhabilitation psychothérapique, elle assume seule la garde de son enfant. Son
conjoint est dans l'incapacité. Donc, tout... tout ce qui est lié avec la
perpétration de... de l'infraction criminelle. Et l'article 212 ici dit :
Bien, les frais de garde d'enfant sont remboursables dans la mesure où il s'agit
d'une dépense supplémentaire en raison de l'infraction criminelle. Et là on
vient établir la liste des... des frais qui donnent droit à ça. Et donc on
détermine la liste des prestataires de services de garde. Donc, pour l'enfant
qui reçoit des services de garde subventionnés, c'est des services fournis par
un CPE, une garderie ou... et c'est là que s'inscrit la concordance dans notre
projet de loi, ou une responsable d'un service de garde éducatif en milieu
familial ou en communauté.
Mme Maccarone : ...ça veut
dire qu'ils font application à... bien, ils font l'application dans le fond
pour le fonds. Après, qu'il reçoit des factures ou des prestations par la
suite, des dépenses qu'ils ont dans le réseau... Parce que ma question
supplémentaire, comme je dis, je trouve que c'est bien, j'essaie juste de
comprendre la mécanique, la mise en œuvre de ceci. Est-ce que ça fonctionne?
Combien de personnes bénéficient de ceci? Parce qu'il ne fait pas
partie de la
liste de priorisation, mettons, des enfants sur... dans le guichet unique. Ça fait
que c'était de comprendre la mise en œuvre. Ça fait que comment ça fonctionne?
Ça fait que je suis victime, je fais application. Est-ce que c'est par le biais
du CPE ou est-ce que c'est parce que je fais application auprès du fonds?
M. Boily (Mathieu) : Non, ça
va être au niveau de l'IVAC que ça va être remboursé. Dans le fond, les frais
de garde d'enfant s'inscrivent au même
titre que d'autres types de frais, là,
il y a les frais de transport, les frais de déplacement, les frais de séjour, dus
à la préparation de l'infraction criminelle. Donc, c'est vraiment dans... dans
cette perspective-là.
Mme Maccarone : Mais ils...
ils ne sont pas priorisés, ils ne font pas
partie de la liste de priorisation
des places qui sont réservées. Mettons, les places pour les familles en
situation ou... de vulnérabilité. On a le 5 %, mettons.
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : ...protocoles,
là, vous êtes au courant de ça. Ça pourrait... Ces places protocole là pourraient
être recouvertes, dépendamment de la situation, là, de la famille en question,
là, ou des parents.
Mme Maccarone : Ça fait que
ça, ça veut dire l'IVAC est en lien avec le CLSC ou le CIUSSS, qui vont faire
la recommandation pour les places protocoles ou la DPJ.
Des voix : ...
Mme Maccarone : Parce que la
recommandation pour les places protocoles, ils viennent du DPJ ou...
Mme Champagne Jourdain : Bien,
les places protocoles sont... les enfants qui ont... qui accèdent à des places
protocoles, je vais le dire comme ça, sont référés par le réseau de la santé,
puis ce ne sont pas nécessairement... tu sais, ce n'est pas nécessairement des
personnes ou des enfants référés par... Je ne veux pas dire «référés par l'IVAC»,
mais comment je pourrais le dire pour...
Une voix : ...
Mme Champagne Jourdain : Oui, ce
n'est pas nécessairement les familles ou les parents qui ont subi une
infraction criminelle qui vont être référés. Tout ça a été question d'analyse,
puis...
Mme Maccarone : ...des places
protocoles.
Mme Champagne Jourdain : Bien,
ils peuvent en faire partie, ça dépend du cas, de la situation ou... voilà.
Mme Maccarone : Vraiment
individuel. OK. Ça fait que, dans le fond, ceux qui sont remboursés par le
biais de l'IVAC, il faut... il faut qu'ils ont aussi un dossier auprès de DPJ
ou du CLSC pour avoir les références, il faut qu'ils soient dans les deux
places.
Mme Champagne Jourdain : Les
dossiers... les cas et les dossiers sont analysés pour voir s'ils peuvent être
référés puis remboursés éventuellement. OK.
Mme Maccarone : OK. Merci.
La Présidente (Mme Maccarone) :
Alors, il n'y a pas... s'il n'y a pas d'autre intervention à l'article 37,
est-il adopté? Adopté. Alors, on passe maintenant à l'article 38. Mme la
ministre, je vais vous inviter à en faire la lecture.
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : Donc,
on disait, 32...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Non, 38.
Mme Champagne Jourdain : 38, pardon.
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : Merci
beaucoup. 38 : À moins que le... le contexte ne s'y oppose, dans toute loi
ou tout règlement, incluant le
titre et dans tout autre document n'étant pas
visé au deuxième alinéa de l'article 42 :
1 : L'expression « bureau
coordonnateur de la garde éducative en milieu familial » est remplacée par
l'expression « Bureau coordonnateur de la garde éducative en milieu
familial et en communauté »...
Mme Champagne Jourdain :
2° l'expression «responsable d'un service de garde éducatif en milieu familial» est remplacée par l'expression «responsable d'un service de garde éducatif»;
3° les expressions «dont le service de garde éducatif en milieu familial est établi» et «dont le service de garde est établi» sont remplacées par l'expression «qui fournissent des services de garde éducatifs»;
4° l'expression «home educational childcare providers association» est remplacée par l'expression «association of persons responsible for an
educational childcare service», partout où cela se trouve dans le texte anglais.».
Les remplacements visés au premier alinéa s'appliquent également à la forme plurielle de l'expression qui y est remplacée, en faisant les adaptations nécessaires. Toutefois, ils ne s'appliquent pas :
«1° aux articles de loi ou de règlement modifiés par la présente loi, que la modification porte sur le texte français ou anglais de la loi, sauf pour les articles modifiés par le paragraphe 2° de l'article 29, pour lesquels les remplacements s'appliquent;
2° aux règlements édictés en vertu de la
Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance (chapitre S-4.1.1) et de la
Loi sur la représentation de certaines personnes responsables d'un service de garde éducatif en milieu familial et sur le régime de négociation d'une entente collective les concernant (chapitre R-24.0.1).»
Au niveau des commentaires,
l'article 38 du projet de loi consiste en une disposition... modificative de
type omnibus afin d'assurer la concordance des dispositions de toute loi, de
tout règlement ou tout autre document qui n'aurait pas, par ailleurs, été
modifié par l'une des dispositions modificatives particulières du projet de
loi. Les modifications de concordance proposées sont toutes reliées au nouveau
mode de prestation de services de garde éducatifs par des RSGE en communauté.
Mme Lecours (Les Plaines) : Merci
beaucoup, Mme ministre. Alors, y a-t-il des questions, des commentaires sur cet
article? Alors, s'il n'y a pas de question ni de commentaire, est-ce que
l'article 38 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. On passe donc à l'introduction d'un nouvel article.
On va ouvrir l'amendement, qui serait l'article 38.1, que vous avez déjà
dans... dans Greffier, mais on va l'afficher. Le voici. Mme la ministre, je
vais vous demander d'en faire la lecture.
Des voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : 38.1.
Mme Champagne Jourdain :
Article 38.1. Insérer, avant l'article 39 du projet de loi, le
suivant :
«38.1. Le ministre peut, s'il l'estime
approprié pour assurer la mise
en œuvre ordonnée de la présente loi, prolonger la
durée du Projet pilote de
responsables d'un service de garde éducatif en
communauté et en entreprise,
autorisé en vertu de l'article 122 de la Loi
sur les services de garde éducatifs à
l'enfance (chapitre S-4.1.1) et entré en vigueur
le 1er avril 2022, d'une période additionnelle d'au plus 18 mois s'ajoutant à
la durée initiale de celui-ci et à sa prolongation, prévues au premier alinéa
de l'article 124 de cette loi.
L'entrée en vigueur de l'article 56 de la Loi
sur les services de garde
éducatifs à l'enfance, édicté par
l'article 13 de la présente loi, entraîne sans autre formalité la fin du
projet pilote, dans la mesure où il n'a pas pris fin autrement auparavant.»
• (10 h 10) •
Les articles 39 à 41 établissent la
séquence... Au niveau des commentaires, pardon, les articles 39 à 41
établissent la séquence transitoire permettant de statuer sur la conformité
avec le nouveau cadre juridique de la reconnaissance des RSGE, accordé en vertu
du projet pilote. Il est proposé de restructurer, par amendements, ces
dispositions afin d'obtenir une séquence plus linéaire, des délais plus
circonscrits, une entrée en vigueur seulement lorsque sera terminée la séquence
transitoire. Les modifications proposées par le présent amendement visent à
regrouper, à l'article 38.1, les dispositions sur la prolongation et la
fin du projet pilote. Le premier alinéa proposé reprend presque intégralement
l'article 41 du projet de loi, alors que le deuxième alinéa...
Mme Champagne Jourdain : ...est
une copie du deuxième alinéa de l'article 39. Dans le contexte, ce nouvel
article, d'une part, prévoit le pouvoir de la ministre de prolonger d'un
maximum de 18 mois la durée du projet pilote et, d'autre part, établit que
l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions sur la reconnaissance des RSGE
en communauté entraînera... entraînera la fin du projet pilote, voilà.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Des questions, commentaires sur le 18.1? Mme la
députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Merci
beaucoup. Encore une fois, j'aurais des questions par rapport à la mise en
œuvre de cet prolongement, puis je suis contente de le voir parce que, lors des
auditions, on a beaucoup entendu des groupes qui disaient que, le délai, il
n'était pas assez long, ça fait que le 18 mois, je pense que c'est...
c'est bienvenu. Mais pourquoi un maximum? Parce que, si je comprends, c'est
ceux qui sont en milieu résidentiel qui vont falloir... qui font le transfert
puis, si jamais ils font face à des difficultés pour faire le transfert, puis
là on est rendu 19, 20 mois, puis ce n'est pas à cause d'un manque de
volonté de leur part, on a moins de souplesse. Ça fait que je voulais savoir,
ça vient d'où le 18 mois?
Mme Champagne Jourdain : Le
18 mois a été estimé en fonction que ce serait un laps de temps suffisant
pour permettre à tout le monde de faire la transition, en fait, là.
Mme Maccarone : Oui, mais, ma
question, c'est déterminé par qui? Ça vient d'où le 18 mois? Est-ce que
c'est parce que c'est le réseau qui vous demande le 18 mois? Est-ce que
c'est basé sur cette évaluation? Est-ce que c'était le CQSEPE qui ont fait
cette recommandation? Ça vient d'où?
Mme Champagne Jourdain : Parfait.
Ça ne sera pas bien long, je vais...
(Consultation)
Mme Champagne Jourdain : Merci.
La durée de 18 mois a été déterminée par le groupe de travail en fait et
puis je pense que c'est important de rappeler que le projet pilote a déjà une
durée, qui est prévue par la loi, de trois ans, on ne peut pas le prolonger de
plus de deux ans puis on estime, par le groupe de travail, que 18 mois
sera un échéancier ou un laps de temps suffisant pour permettre, là, de... à
tous de faire la transition, en fait.
Mme Maccarone : ...vous
entend pour le trois ans, c'est juste parce que c'est pour ça qu'on dépose...
que le gouvernement a décidé de déposer le projet de loi, c'est parce que là
c'était temps de pérenniser, le trois ans étant terminé. C'est pour ça que je
questionnais le 18 mois, c'est juste pour s'assurer que c'est assez de
temps, parce qu'on a beaucoup... on était ensemble, on a beaucoup entendu les
groupes qui ont dit : Ce serait difficile, je souhaite continuer, mais ça
se peut que je fais face à des difficultés. Et j'ai été... je suis quand même
surprise de voir qu'on utilise une terminologie comme «maximale», au lieu de
dire que... «à l'intérieur de 18 mois», parce que ça enlève tout le
souplesse pour vous de poursuivre s'il y a une demande particulière. Au lieu de
dire : Mais là je dois utiliser mon pouvoir ministériel, parce qu'il y est
quelqu'un qui n'a pas pu poursuivre à l'intérieur le 18 mois, encore une
fois, pas faute de leur part, de poursuivre avec les directives et de vouloir
faire le transfert du milieu résidentiel à milieu communautaire. C'est... c'est
parce que là on est rendu avec un terme fixe et on sait, dans le réseau, des
fois, ce qu'ils souhaitent, c'est de la flexibilité puis un peu de souplesse.
Mme Champagne Jourdain : Peut-être
pour me faire rassurante, là, je comprends le point que vous apportez, puis je
comprends aussi, là, les inquiétudes qui ont été soulevées...
Mme Champagne Jourdain :
...18 mois, lui, commence à la fin du projet pilote. Donc, il commencerait, là,
au 1er avril 2027. Ça fait que, tu sais, on... le projet pilote va s'étendre à
sa fin, ce à quoi on ajoute un 18 mois supplémentaire puis...
Mme Maccarone : ...vous
dites : Après le 1er janvier.
Mme Champagne Jourdain : Après
le 1er avril. 1er avril 2027, c'est là que le projet pilote se termine. Et là
on
part le compteur, je vais le dire comme ça, pour le 18 mois, donc ça devrait
être amplement suffisant pour pouvoir accompagner tout le monde dans la
transition, là.
Mme Maccarone : Puis, est-ce
qu'il y a un accompagnement du ministère pour ceux qui vont faire ce transfert?
Est-ce qu'il y a quand même une mise en œuvre de... la mise en marche pour
ceci? Je comprends qu'on va avoir des projets qui sont... qui ne sont pas tous
identiques parce que, là, on parle des projets pilotes, mais est-ce qu'il y a
des règles à suivre pour s'assurer que le ministère garde un œil par rapport à
la transition? Parce qu'on parle quand même des places. On ne veut pas perdre
les places puis on veut assurer que les parents sont couverts à l'intérieur de
tout ce processus. Alors, est-ce qu'il va y avoir une mise en marche, un
processus en... à suivre, un accompagnement des étapes?
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : Dans...
Les RSGE qui participent au projet pilote, là, sont déjà, pour la plupart,
conformes. Il faut comprendre ça. Les bureaux coordonnateurs, puis on a eu la
chance de l'expliquer de fond en large, je le souhaite, vont les accompagner
dans cette transition-là et vont s'assurer qu'ils puissent faire la transition
dans le temps requis ou de pouvoir les soutenir dans les changements, là, ou
dans les... les obstacles qu'ils pourraient, dans le fond, rencontrer dans leur
transition, là, pour se conformer, quand c'est le cas, je dis bien, là, parce
que, la plupart du temps, ce sont des des RSGE qui sont déjà conformes.
Mme Maccarone : ...qu'ils
doivent déménager. Parce que, quand on déménage, bien là la conformité n'est
plus là. Il faut retrouver la conformité. Il faut être évalué encore une fois,
soumettre les plans.
Ça fait que c'est un peu ça que je
souhaitais savoir, surtout quand on sait qu'on va avoir un autre amendement qui
s'en vient à l'article 43, où on parle d'avoir le besoin d'avoir une autre
extension. Ça fait que, ça, ça veut dire que ceux qui ne sont pas couverts par
le projet pilote, bien, eux, ils vont avoir le temps d'attendre encore plus
longtemps pour la mise en marche de leur propre projet.
Mme Champagne Jourdain : Bien,
il y a une période d'ajustement après le projet pilote puis il y a un... il y a
un accompagnement aussi qui est offert par le bureau coordonnateur. Autrement
dit, elles ne sont pas laissées à elles-mêmes, là. Elles ont... Elles ont un
encadrement d'accompagnement du bureau coordonnateur pour s'assurer, entre
autres, par exemple, là, qu'elles trouvent un local qui... qui est conforme
avant de signer un bail ou ce genre de choses là.
Mme Maccarone : OK. Ça va
pour moi, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Ça va? Oui, Mme la députée de... attendez, je ne m'en
souviens juste plus, D'Arcy-McGee.
Mme Prass : Merci, Mme la
Présidente.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : C'est lundi. Bien, mardi.
Mme Prass : Je voudrais
savoir : Ça concerne combien de projets pilotes? Il y en a combien d'entre
eux qui vont... qui vont devoir avoir besoin du 18 mois parce que leur projet
ne sera pas complété?
Une voix : Pardon?
Mme Prass : Je voudrais savoir
combien de projets pilotes ça concerne, combien d'entre eux vont devoir
avoir... bien, pas «devoir», mais que leur projet ne sera pas terminé d'ici le
1er avril 2027, donc auraient besoin du 18 mois additionnel?
Mme Champagne Jourdain : Des
données au 31 août au niveau des projets pilotes, là, pour les RSGE qui sont
non-conformes, dans la forme actuelle, le projet de loi aurait pour effet, là,
de rendre non conforme des projets suivants. C'est pour ça qu'on a cette
discussion-là ce matin. Il y a 33 projets en activité qui sont situés dans une
résidence habitée et qui sont offerts par deux RSGE qui travaillent en
collaboration. Alors, ces projets-là représentent 14 % de l'ensemble des
236 projets en activité du projet pilote, et elles offrent, ce 14 % là,
236 projets, 294 places. Alors, il y a 33 RSGE qui devraient modifier leur
statut afin de se conformer aux nouvelles dispositions, notamment en devenant
des RSGE en communauté dans un local... ou RSGE en milieu familial, dans une
autre résidence, si tel est le choix, leur choix.
• (10 h 20) •
Mme Prass : Et comme ma
collègue l'a évoqué, par exemple, les...
Mme Prass : ...les RSGE qui
font
partie du projet pilote, qui auraient besoin d'accompagnement, parce
qu'ils vont déménager dans un lieu communautaire, combien de temps à... Est-ce
que c'est le bureau coordonnateur qui va les contacter pour leur dire :
On... on vous offre de l'accompagnement, votre projet pilote prend à sa fin?
Est-ce que c'est la personne... le responsable de la garderie qui doit... qui
doit contacter le bureau coordonnateur? Comment est-ce que ce travail va se
faire justement pour s'assurer qu'on rentre dans le 18 mois?
Mme Champagne Jourdain : ...on
vient le déterminer dans les... dans les 39 à 41, tout ce qui est transitoire,
là, on va avoir la chance d'en... d'en discuter aussi quand on sera rendus là,
peut-être de manière générale...
Mme Prass : ...est-ce que ça
va être les bureaux coordonnateurs qui vont, eux, contacter les responsables
des bureaux... responsables des services de garde, ou est-ce que c'est les
responsables de services de garde qui doivent contacter le bureau
coordonnateur? Parce qu'on veut juste s'assurer qu'ils aient les bonnes
informations aussi. Par exemple, si le 18 mois vient à sa fin... tu sais,
le bureau coordonnateur pourrait dire : Écoute, il vous reste quatre mois,
six mois avant la fin. Avez-vous besoin qu'on vous aide? On vous offre de
l'accompagnement.
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : Donc,
à partir du 1ᵉʳ avril, les bureaux coordonnateurs ont six mois pour évaluer la
conformité. Là, on parlait de 33 RSG », là, au total dans le projet
pilote, donc il a six mois pour évaluer la conformité et ensuite de ça
rendre... rendre leur analyse, là, aux RSGE concernés. Et ensuite les RSGE
auraient deux mois pour se conformer.
Mme Prass : ...est-ce que
c'est à partir du 1ᵉʳ avril 2027 ou de l'entrée en vigueur?
Mme Champagne Jourdain : C'est
à partir du 1ᵉʳ avril...
Une voix : ...
Mme Champagne Jourdain : ...du
règlement, pardon.
Mme Prass : Édiction du
règlement qui pourrait être...
Mme Champagne Jourdain : C'est
ça, qui peut arriver... qui peut arriver avant le 1ᵉʳ avril.
Mme Prass : ...ou aprés, parce
qu'on se donne 18 mois de plus, donc, potentiellement.
Mme Champagne Jourdain : Oui,
si on prolonge le projet pilote, c'est... c'est après, mais donc, à partir de
l'édiction, bien, c'est là que le compteur, six mois, si vous voulez, pour
l'évaluation de la conformité des RSGE qui... ces 33 RSGE là, précisément,
débute.
Mme Prass : OK. Donc, le
bureau coordonnateur a quand même une responsabilité également pour s'assurer
que ça rentre dans les 18 mois... bien, pour faire de l'accompagnement.
Parce que vous avez mentionné, tu sais, s'il y a des obstacles pour la
transition, le bureau coordonnateur va être là pour offrir de l'accompagnement.
Ça fait qu'on veut juste s'assurer qu'eux, ils comprennent bien, tu sais,
18 mois après le 1er avril ou quand ce sera édicté, parce qu'on ne veut
pas que, tu sais, pour des questions plus logistiques... que ça ne se fasse pas
à temps et qu'il y ait un retard à la réalisation de ces RSGE.
Mme Champagne Jourdain :
Nécessairement, nous, on... que le... que le ministère va s'assurer que tout
soit très clair pour les bureaux coordonnateurs puis que la communication
puisse se faire.
Mme Prass : Pardon?
Mme Champagne Jourdain : Le...
de... nécessairement que le ministère va s'assurer que ce soit très clair, là,
pour les bureaux coordonnateurs et que la communication soit à son tour très
claire, là, des bureaux coordonnateurs aux RSGE. Donc, c'est sûr que le
ministère va faire en sorte que ce soit clair pour que les bureaux
coordonnateurs transmettent les bonnes directives... les bonnes informations,
disons-le comme ça.
Mme Prass : C'est ça, parce
qu'on ne veut pas qu'une RSGE soit pénalisée, parce qu'ils n'ont pas été bien
informés, par exemple, par le bureau coordonnateur ou trop tard, justement,
pour...
Mme Champagne Jourdain : Tout
à fait. On veut que la bonne information leur... leur leur soit rendue. Tout à
fait. On va en reparler aussi à l'article 40, 41.
Mme Prass : Oui, on va y
revenir. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention à l'amendement
introduisant l'article 38.1, est-il adopté? Adopté. Merci beaucoup. On
passe donc à l'article 39. On va lire l'article, puis après ça,
l'amendement. D'accord?
Mme Champagne Jourdain :
Parfait...
Mme Champagne Jourdain : ...une
reconnaissance accordée par un bureau coordonnateur de la garde éducative en
milieu familial dans le cadre du projet pilote de responsables d'un service de
garde éducatif en communauté et en entreprise autorisée par le ministre de la
Famille en vertu de l'article 122 de la
Loi sur les services de garde
éducatifs à l'enfance (chapitre S-4.1.1) demeure régie par les
dispositions du projet pilote tant que celui-ci est en vigueur, sans égard à la
décision rendue par le bureau coordonnateur en vertu de l'article 40 de la
présente loi.
L'entrée en vigueur de l'article 56
de la
Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance, édicté par
l'article 13 de la présente loi, entraîne sans autre formalité la fin du
projet pilote dans la mesure où il n'a pas pris fin autrement auparavant.
Néanmoins, tant qu'un bureau coordonnateur ne s'est pas prononcé sur la
conformité d'un projet en vertu de l'article 40 de la présente loi, et
sans excéder le délai prévu au premier alinéa de celui-ci, la personne reconnue
demeure régie par les directives applicables au projet pilote.
Au niveau des commentaires : Les
articles 39 à 41 sont des dispositions de droit transitoires qui prévoient
le processus permettant à une RSGE autorisée à exercer dans le cadre du projet
pilote des responsables d'un service de garde éducatif en communauté et en
entreprise.
L'article 39 du projet de loi prévoit qu'une RSGE qui a été
reconnue par un bureau coordonnateur dans le cadre du projet pilote demeure régie
par les dispositions du projet pilote tant que celui-ci est en vigueur. Il
précise que l'entrée en vigueur des dispositions du projet de loi qui... qui
institue le nouveau mode de garde met fin sans autre formalité au projet
pilote. Il prévoit par ailleurs que la continuité d'application des directives
du projet pilote à une RSGE qui a été reconnue dans le cadre de ce dernier tant
qu'une décision finale n'a pas été prise par un bureau coordonnateur quant à la
conformité de sa reconnaissance avec les nouvelles règles.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...beaucoup, Mme la ministre. On va maintenant passer à
l'amendement. Alors, le voici à l'écran. Je vais vous demander d'en faire la
lecture.
Mme Champagne Jourdain :
Article 39.
Dans l'article 39 du projet de loi :
1 insérer, dans le premier alinéa et après
«article 40», «ou de l'article 41»;
2 supprimer les deuxième et troisième
alinéas.
Au niveau des commentaires : Comme
pour l'amendement précédent à l'article 38.1, cet amendement s'inscrit
dans la restructuration des dispositions établissant la séquence transitoire
permettant de statuer sur la conformité avec le nouveau cadre juridique de la
reconnaissance des RSGE accordée en vertu du projet pilote. La modification
faite au premier alinéa est requise puisqu'un amendement à venir fera en sorte
que les décisions du bureau coordonnateur pourront être prises en vertu de
l'article 40 ou de l'article 41. La suppression du deuxième alinéa
est nécessaire car son contenu a été pris... repris à l'article 38.1.
Aussi, le troisième alinéa n'est plus requis, car il est prévu que la séquence
transitoire permettant de statuer sur la conformité de la reconnaissance des
RSGE soit terminée avant que les nouvelles dispositions entrent en vigueur. Et,
en définitive, l'article 39, tel qu'amendé, prévoit que les
reconnaissances accordées dans le cadre du projet pilote demeurent régies par
celui-ci tant qu'il est en vigueur.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup, Mme la ministre. Je prends les
interventions sur l'amendement à l'article 39. Oui, Mme la députée de
D'Arcy-McGee.
Mme Prass : Merci, Mme la
Présidente. Je veux juste bien comprendre, parce que, là, on dit que «le projet
pilote demeure régi par les dispositions du projet pilote tant que celui-ci est
en vigueur, sans égard à la décision rendue par le bureau coordonnateur en
vertu de l'article 40 ou l'article 41 de la présente loi.» Pourquoi
est-ce que la décision du bureau coordonnateur, par exemple, à l'article 41,
qui serait de prolonger pour une période additionnelle de plus de
18 mois... pourquoi est-ce qu'on dit «sans égard à la décision rendue par
le bureau coordonnateur»? Parce que, OK, je comprends, là, on est en période de
projet pilote, mais on comprend aussi que le bureau coordonnateur ait un rôle à
jouer dans tout ce qui est la transition. Donc, pourquoi est-ce que la décision
rendue par le bureau coordonnateur ne serait pas tenue compte à l'intérieur de
la... de la réalité du projet pilote?
• (10 h 30) •
Mme Champagne Jourdain : ...que...
pouvez-vous la reformuler, votre question? Je veux juste être sûre de bien la
comprendre.
Mme Prass : Oui...
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10 h 30 (version non révisé
e) Mme Prass :
...donc on dit que le projet pilote, tant
qu'il est en vigueur, ne sera pas... demeure régi par les dispositions du
projet pilote sans égard à la décision rendue par le bureau coordonnateur en
vertu de l'article 40 ou l'article 41, mais le bureau coordonnateur est supposé
être là pour accompagner, justement, pour la transition. Donc, pourquoi est-ce
que les décisions ou la décision du bureau coordonnateur n'est pas prise en
compte dans la réalité du projet pilote, qui permettrait justement, une
transition plus plus douce, disons?
Mme Champagne Jourdain : ...Me
Boily... réponse.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...Me Boily, vous pouvez prendre le micro.
M. Boily (Mathieu) : Oui.
Alors, bon, les dispositions transitoires, la ministre l'a indiqué, sont
restructurées par amendements, grandement restructurées par amendements. Il
faut voir... Je vais essayer de dresser un portrait d'ensemble de la situation
transitoire.
L'article 38.1, qu'on vient d'adopter, permet
de prolonger le projet pilote. Le projet pilote, c'est un... c'est un ouvrage
du ministère... de la ministre de la Famille. Elle édicte un projet pilote qui
s'applique à l'ensemble des responsables d'un service de garde éducatif.
L'article
39 actuel dit que, tel que l'amendement nous le propose... établit que les
reconnaissances accordées dans le cadre du projet pilote vont demeurer régies
par le projet pilote tant qu'il est en vigueur.
Le projet pilote, il est prévu prend fin
quand la loi et les règlements vont eux-mêmes entrer en vigueur. Donc, tant que
la loi et les règlements ne sont pas en vigueur, si on a reconnu une RSGE dans
le cadre du projet pilote, même si le BC estime qu'elle ne se conforme pas à la
future loi, il va pouvoir continuer le projet pilote tant qu'il... tant qu'il
existe. On va voir les articles suivants, là, mais le cœur du processus
transitoire, c'est l'article 40, qui prévoit un processus décisionnel pour que
le BC statue sur la conformité de la reconnaissance des RSGE. Il va devoir...
Il a un délai de trois mois à partir de l'édiction du règlement pour statuer, est-ce
que c'est conforme aux nouvelles règles ou est-ce que ça ne l'est pas? Si ça ne
l'est pas, il donne un délai de deux mois pour apporter des modifications, et
ensuite il a un mois pour rendre sa décision. Tout ça se fait avant que la loi
entre en vigueur, et c'est pour ça qu'il y a un délai de six mois qui est prévu
à partir de l'édition du règlement à l'article d'entrée en vigueur... Le... en
tout cas, le seul cas qui pourrait être tranché après l'entrée en vigueur, c'est
le cas d'une RSGE qui est suspendue, par exemple, pour un congé de maternité, on
ne lui impose pas des mesures pendant son congé, mais, pour le reste, on vise à
faire toute cette transition-là avant que le nouveau régime soit effectif, mais
à partir du moment où le nouveau régime va être connu, c'est-à-dire que la loi
va être adoptée, le règlement va être édicté sans être en vigueur.
Mme Prass : ...dit, il y a
une période de trois mois initiale avec une possibilité d'un deux mois
additionnels, justement, une fois que la loi est en vigueur, pour s'assurer qu'on
s'adapte à la conformité.
M. Boily (Mathieu) : Ça se
fait avant l'entrée en vigueur de la loi, mais, oui, c'est un trois mois avec
un deux mois puis un mois suivant, là. C'est l'article 40 qui va régir ça.
Mme Prass : Donc, dans ce cas-là,
les projets pilotes... pourraient être informées avant l'entrée en vigueur de
la loi s'ils sont considérées conformes ou non.
M. Boily (Mathieu) : Oui,
oui, ils le seraient, effectivement, sauf le cas... il n'y en a sûrement pas
beaucoup, mais...
Mme Prass : Congé de
maternité.
M. Boily (Mathieu) : ...une
ou deux qui sont peut-être suspendus actuellement, pour x raison, mais toutes
les autres vont le savoir avant, c'est juste que tant que le projet pilote est
en vigueur, bien, ce n'est pas la décision qui les empêche de poursuivre leur
travail. Ils vont pouvoir le faire jusqu'à la toute fin du projet pilote.
Mme Prass : Puis est-ce qu'il
y a une période minimale qu'on va les prévenir à l'avance, par exemple, soit
leur donner le temps pour se conformer, si jamais il y a des enjeux, ou de
savoir, par exemple, qu'ils seront...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Chers collègues, je vais juste devoir vous arrêter, on va
suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 10 h 34)
(Reprise à 10 h 47)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! Au moment de suspendre, nous en
étions à la période... à la période de questions... aux questions et aux
commentaires sur l'amendement à l'article 39. Et, Mme la députée de D'Arcy-McGee,
vous aviez la parole.
Mme Prass : Oui, je vous
avoue... on a terminé les discussions. Mais, OK, donc, la question du projet
pilote qui continue et la décision du bureau coordonnateur. Je suis curieuse,
quels seraient des éléments qui feraient en sorte qu'un bureau coordonnateur
estimerait qu'un projet pilote n'est pas conforme?
Mme Champagne Jourdain :
...qui ne serait pas retenu du projet pilote. Entre autres, on a eu la chance
d'en parler long en large. Pour ce qui est des résidences privées, on a...on a
eu le temps d'aller dans les détails, puis des deux RSGE qui opéraient dans une
résidence familiale, en fait. Donc, c'est tout ce qui n'est pas retenu du
projet pilote qui serait... qui ferait en sorte que des RSGE qui ne sont pas
conformes, selon le projet de loi n° 12,
devraient s'ajuster.
Mme Prass : OK. Et on
comprend, encore une fois, que, dépendamment de la situation, le bureau
coordonnateur va informer quand même le RSGE à l'avance pour qu'il puisse
savoir si, justement, il va devoir entamer des étapes, par exemple, pour la
période de transition.
Mme Champagne Jourdain : Mais
comme je vous l'expliquais tout à l'heure, il y aura... On disait tout à
l'heure qu'après...
(Consultation)
Mme Champagne Jourdain : ...à
partir de l'édiction, il y avait un six mois où les bureaux coordonnateurs
faisaient des... bien, faisaient le suivi de la conformité, là, des
responsables des services de garde en milieu communautaire pour évaluer, là,
celles qui étaient conformes et celles qui ne l'étaient pas, pour pouvoir leur
signaler aussi leur conformité ou non. Puis il y avait un deux mois, par la
suite de ça, six mois, c'est pour faire l'évaluation, rendre l'évaluation aux
RSGE, puis, ensuite de ça, il y a un deux mois qui est prévu pour se conformer,
Mme Prass : Donc, pour la
période de transition, en fait, c'est cinq mois, vous avez mentionné trois mois
et ensuite un deux mois. Parce que, je comprends, le 18 mois, c'est pour
permettre au projet pilote de se terminer, mais, pour la période de transition
en tant que telle, quelle est la période de temps? Parce que là j'entends,
bien, six mois ici, un 18 mois là, un deux mois, un trois. Je veux savoir, une
fois qu'une RSGE...
• (10 h 50) •
Mme Champagne Jourdain : ...le
projet pilote, là, pour pouvoir étendre le projet pilote. Ensuite, on l'a
expliqué tout à l'heure, là, à partir du 1er avril ou à l'édiction... en
fait, si l'édiction est le 1er avril, ça sera le 1er avril, si c'est
avant, si c'est après. Mais, à partir de l'édiction, les bureaux coordonnateurs
ont six mois pour évaluer la conformité des participantes, je vais le dire
comme ça, au projet pilote, qui veulent continuer, donc, six mois pour faire
l'évaluation. On parle de 33, là, qui seraient concernés par les modifications
du projet de loi n° 12, sur l'ensemble des
participantes. Ils auraient six mois, les bureaux coordonnateurs, pour faire
l'évaluation, leur rendre les conclusions de cette évaluation-là qui inclut les
changements à faire, puis après... après qu'elles aient reçu...
Mme Champagne Jourdain : ...dans
le fond, leur analyse, là, elles ont... leur analyse de conformité, elles ont
deux mois pour s'ajuster.
Mme Prass : OK. Donc, la
période de transition est de deux mois suite à la confirmation de...
Mme Champagne Jourdain : À
l'analyse de conformité, là, une fois le résultat de l'analyse de conformité,
là, reçu.
Mme Prass : OK. Et deux mois
et... Est-ce que vous... Est-ce que, par exemple, les bureaux coordonnateurs
jugent que deux mois... Est-ce que ça pourrait aller au-delà de deux mois s'il
y a des obstacles, s'il y a des...
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : Je
le reprends. Je l'avais expliqué d'une autre manière la semaine passée, et
c'est cette manière-là, je m'excuse de... qui est... qui est la bonne. Dans le
six mois, en fait, le bureau coordonnateur a trois mois pour analyser la
conformité, statuer. On parle de 33, là, on parle de 33. Puis c'est
l'explication que j'ai donnée la semaine... la semaine dernière. Il y a deux
mois qui sont donnés pour permettre aux RSGE concernées par ces changements-là
de se conformer, de faire les ajustements nécessaires, et il y a un mois
supplémentaire, là, de plus, pour les bureaux coordonnateurs, pour qu'une deuxième
analyse soit faite et confirme que les responsables de services de garde en
communauté qui avaient des changements à faire sont maintenant conformes.
Mme Prass : Et, si, après
cette deuxième analyse, il y a des éléments qui ne sont toujours pas conformes,
est-ce que le bureau coordonnateur va les informer? Ils pourront retourner de
nouveau pour remédier ces enjeux?
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : ...pourraient
reproposer un projet... un nouveau projet à la suite de ça qui est conforme,
qui répond, là, aux critères. À la suite de ça puis dans... si besoin il y a,
elles pourraient aussi présenter une demande au tribunal administratif pour
révision, révision, c'est bien ça, révision ou... si elles ne sont pas d'accord
avec la décision, là, qui aurait été donnée.
Mme Prass : Et, si le bureau
coordonnateur leur informe : Bien, OK, voici les changements que vous
devez faire suite à la deuxième analyse, quelle est la période de temps qu'ils
auront pour, justement, amener ces ajustements? Parce que, là, on parle de
deux... trois mois d'analyse, la première fois, par le bureau coordonnateur,
deux mois pour faire les changements, ensuite un autre mois pour la
réévaluation. Combien de temps par la suite?
Mme Champagne Jourdain : Après
la deuxième analyse, la décision est rendue. Donc, c'est là qu'elles ont le
choix de redéposer un projet qui répond aux critères, là, en fait, ou de
déposer, là, c'est ça, une demande au tribunal administratif si elles ne sont
pas d'accord avec la décision de l'analyse.
Mme Prass : Est-ce que c'est
déposer tout un nouveau projet? Ou, là, avec les recommandations du bureau
coordonnateur, on refait le travail sur le même projet? Ou est-ce qu'on
commence un nouveau projet, on commence tout le processus?
Mme Champagne Jourdain : Bien,
elle peut... elle pourrait repartir du même projet puis faire les
ajustements qui auraient été soulevés dans la deuxième analyse, peut-être.
Mme Prass : Et là ça
prendrait... ça serait toujours... Est-ce que ça serait évalué dans le cas d'un
nouveau projet ou... Parce que ce que j'essaie de comprendre : c'est quoi,
le... les délais de temps? Donc, trois mois faire l'analyse, deux mois les...
faire ses devoirs, les ajustements, ensuite un mois pour la nouvelle analyse.
Alors, disons qu'après la deuxième analyse on dit : OK, là, il faut que
vous faisiez ça, ça, ça pour être conforme... Parce que vous avez dit que, là,
ils doivent déposer un nouveau projet. Donc, est-ce que... Donc, on recommence
du début le processus ou est-ce que c'est une extension du processus.
Mme Champagne Jourdain : Non,
on redépose une nouvelle demande.
Mme Prass : OK. Puis là c'est
le trois mois et le deux mois, etc.
Mme Champagne Jourdain : Oui,
c'est ça, mais il y a des éléments qui vont être pareils, là, la personne qui
dépose le projet... peut-être que le local va avoir changé, peut-être que non,
peut-être qu'il va y avoir eu des améliorations au local, mais on redépose un
nouveau projet, là. C'est ce qui est fait.
Mme Prass : Et...
Mme Champagne Jourdain : Puis,
tu sais, on va... on va couvrir les détails de tout ça aussi à l'article 40,
là, peut-être l'amener pour précision.
Mme Prass : OK. On va voir...
l'amendement que vous allez... on y reviendra.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Donc, est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'amendement à l'article 39? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-il
adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. On revient à l'article 39 tel qu'amendé. Est-il
adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. On passe justement à l'article 40. On va lire...
bien, vous allez lire, Mme la ministre, l'article et, par la suite,
l'amendement.
Mme Champagne Jourdain : 40.
Un bureau coordonnateur qui a reconnu une personne responsable d'un service de
garde éducatif selon les directives... les directives applicables au projet
pilote visé à l'article 39 doit statuer sur la conformité de la reconnaissance
de cette personne avec la
section III du
chapitre III...
Mme Champagne Jourdain : ...de
la
Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance (chapitre S-4.1.1)
et ses règlements, au plus tard trois mois après l'édition du premier règlement
pris en vertu du paragraphe 21° du premier alinéa de l'article 106 de
cette loi, tel que modifié par le paragraphe 7° de l'article 27 de la
présente loi. Si le bureau coordonnateur statue que la reconnaissance est
conforme, celle-ci est réputée avoir été délivrée en vertu de l'article 56
de la
Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance, édicté par
l'article 13 de la présente loi, aux mêmes conditions prévues pour une
telle reconnaissance, à compter de la date d'entrée en vigueur de cet
article 56 ou de celle de la décision de conformité du bureau
coordonnateur selon la plus tardive des deux dates. Si le bureau coordonnateur
statue que la reconnaissance n'est pas conforme, il doit... dans le même... il
doit, dans le même délai, indiquer à la personne responsable les correctifs
requis pour que celle-ci soit conforme et attribuer un délai de trois mois pour
apporter des correctifs... les correctifs demandés. Il peut statuer de nouveau
sur sa conformité de sa propre initiative ou à la demande de la personne
responsable.
Commentaires : Au niveau des
commentaires à... l'article 40 prévoit le processus par lequel un bureau
coordonnateur statue la conformité d'une reconnaissance accordée à une RSGE
dans le cadre du projet pilote des responsables d'un service de garde éducatif
en communauté et en entreprise, avec les nouvelles règles applicables aux RSGE
en communauté. Si le bureau coordonnateur juge la reconnaissance conforme,
celle-ci sera réputée avoir été délivrée en vertu des nouvelles dispositions.
Si le bureau coordonnateur juge la reconnaissance non conforme. Le bureau
coordonnateur requerra de la RSGE d'apporter les correctifs requis s'il en est.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Là, on va voir à l'écran l'amendement à l'article 40,
qui est long. Prenez une petite gorgée d'eau, puis on poursuit la lecture.
Mme Champagne Jourdain :
Article 40 :
Remplacer l'article 40 du projet de loi par le suivant :
Sous réserve de l'article 41, un
bureau coordonnateur qui a reconnu une personne responsable d'un service de
garde éducatif selon les directives applicables aux projets visés dans
l'article 39... projet pilote, pardon, visés à l'article 39, doit
statuer sur la conformité de la reconnaissance de cette personne avec la
section III du
chapitre III de la
Loi sur les services de garde
éducatifs à l'enfance (chapitre S-4.1.1) et ses règlements. Au plus tard
trois mois après l'édition du premier règlement pris en vertu du paragraphe 21°
du premier alinéa de l'article 106 de cette loi, tel que modifié par le
paragraphe 7° de l'article 27 de la présente loi, il doit statuer que la
reconnaissance est conforme ou àviser la personne qu'il estime qu'il ne l'est
pas. Si le bureau coordonnateur statue que la reconnaissance est conforme,
celle-ci est réputée avoir été délivrée en vertu de l'article 56 de la Loi
sur les services de garde éducatifs à l'enfance, édicté par l'article 13
de la présente loi, à compter de la date de l'entrée en vigueur de cet... de
cet
article 56, Si le bureau coordonnateur estime que la reconnaissance
n'est pas conforme, il doit aviser par écrit cette... la personne responsable
et lui indiquer les motifs justifiant cet avis. S'il y a... s'il y a lieu... le
bureau coordonnateur peut également lui indiquer les correctifs requis pour que
cette reconnaissance soit conforme. Le bureau coordonnateur accorde à cette
personne un délai de deux mois pour présenter ses observations, produire tout
document qu'elle estime utile et apporter les correctifs demandés s'il en est.
Le bureau coordonnateur doit ensuite statuer sur la conformité de cette
reconnaissance au plus tard dans un délai d'un mois suivant l'expiration du
délai mentionné au quatrième alinéa. S'il le statut que la reconnaissance est
conforme, le troisième alinéa ne s'applique pas. S'il statut qu'elle n'est pas
conforme...
Des voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : S'applique, pas s'applique pas.
• (11 heures) •
Mme Champagne Jourdain : S'applique.
Pardon, s'applique. S'il statut qu'elle n'est pas conforme, elle est révoquée
avec effet suspensif jusqu'à la fin du projet pilote.
L'article 39 de la
présente loi et avec les adaptations nécessaires les articles 104 et 105
de la
Loi sur les services de garde éducatifs...
Haut de la page
11 h (version non révisé
e) Mme Champagne Jourdain : ... à
l'enfance s'appliquent.
«Si, en tout temps au cours du processus
prévu par le présent article, le bureau coordonnateur estime que la personne
visée se conforme ou pourrait apporter certains correctifs pour se conformer
aux règles relatives à la reconnaissance des personnes responsables d'un
service de garde éducatif en milieu familial, il peut l'en informer et lui
proposer de formuler une demande de reconnaissance à ce titre. Celle-ci est
alors traitée conformément aux dispositions de la
Loi sur les services de garde
éducatifs à l'enfance applicables à ce type de personnes responsables et une
reconnaissance ainsi accordée à cette personne annule toute reconnaissance lui
ayant été accordée dans le cadre du projet pilote.»
Alors, au niveau des commentaires, comme
pour les amendements précédents aux articles 38.1 et 39, cet amendement s'inscrit
dans la restructuration des dispositions établissant la séquence transitoire
permettant de statuer sur la conformité, avec le nouveau cadre juridique, de la
reconnaissance d'une RSGE accordée en vertu du projet pilote. D'abord, l'article
serait désormais introduit par les mots «sous réserve de l'article 41», car un
amendement à l'article 41 proposera une règle transitoire particulière dans le
cas de personnes responsables dont la reconnaissance est suspendue.
Aussi, il propose certains ajustements au
processus amenant un BC à statuer sur la conformité de la reconnaissance d'une RSGE,
particulièrement quant aux délais. Ainsi, dans tous les cas, le BC aura... aura
trois mois pour prendre une décision initiale, et, dans le cas où le BC a rendu
une décision de non-conformité, la RSGE aura deux mois pour apporter des
correctifs, et il est précisé qu'elle pourra à ce moment, présenter ces
observations, produire tout document qu'elle estime utile. Par la suite, le
bureau coordonnateur va disposer d'un délai d'un mois pour rendre une décision
finale quant à la conformité ou non de la reconnaissance. Ces délais seront les
mêmes dans tous les cas de figure. Les reconnaissances seront réputées avoir
été délivrées au premier jour où le nouveau mode de prestation des services de
garde sera en vigueur.
D'autre part, l'amendement ajoute un
alinéa précisant que le Tribunal administratif du Québec est compétent, en cas
de litige, sur la décision de conformité du bureau coordonnateur en rendant
applicables les articles 104 et 105 de la
Loi sur les services de garde
éducatifs à l'enfance, attribuant à ce tribunal la compétence en cas de refus de
reconnaissance d'une RSGE par un bureau coordonnateur.
Enfin, le dernier alinéa de l'article, tel
qu'amendé, prévoit expressément la possibilité qu'une RSGE reconnue dans le
cadre du projet pilote puisse devenir une RSGE en milieu familial.
Mme Lecours (Les Plaines) : Merci
beaucoup, Mme la ministre. Alors, je vais prendre les interventions sur l'amendement
à l'article 40. Y a-t-il des interventions? Alors, s'il n'y a pas d'intervention,
est-ce que l'article 40... l'amendement à l'article 40 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. Conséquemment, l'article 40, tel qu'amendé, est-il
adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. On passe donc à 41, Mme la ministre, et l'amendement
qui va suivre, on va le lire après.
Mme Champagne Jourdain : «41.
Le ministre peut, s'il l'estime approprié pour assurer la mise en oeuvre
ordonnée de la présente loi, prolonger la durée du Projet pilote de responsables
d'un service de garde éducatif en communauté et en entreprise, entré en vigueur
le 1er avril 2022, d'une période additionnelle d'au plus 18 mois
s'ajoutant à la durée initiale de celui-ci et à sa prolongation, prévues au
premier alinéa de l'article 124 de la
Loi sur les services de garde éducatifs à
l'enfance (chapitre S-4.1.1).»
Alors, au niveau du commentaire, l'article
41 du projet de loi permet à la ministre de la Famille, si elle l'estime
approprié, de prolonger la durée du projet pilote des responsables de services
de garde éducatifs en communauté et en entreprise pour une période
additionnelle d'au plus 18 mois. Et...
Mme Lecours (Les Plaines) : ...l'amendement,
mais vous pouvez en commencer la lecture. Allez-y.
Mme Champagne Jourdain :
Article
41 :
Remplacer l'article 41 du projet de loi
par le suivant :
«41. Dans le cas où la reconnaissance d'une
personne responsable d'un service de garde éducatif accordée dans le cadre...
Mme Champagne Jourdain : ...pilote
visé par l'article 39 est... Ça va-tu? Voulez-vous je recommence du début?
On va le reprendre. Reprise : 41... Il manque des mots dans la...
Une voix : ...
Mme Champagne Jourdain : Oui,
c'est ça, exactement.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) :
Dans le cadre d'un projet pilote.
Mme Champagne Jourdain : Ici,
là, il manque des mots.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce que ça vous va si on fait juste une correction de
forme? Il manque le mot «d'un» projet pilote.
Une voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Oui, c'est ça. On va suspendre deux petites secondes.
(Suspension de la séance à 11 h 06)
(Reprise à 11 h 07)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Alors, à l'ordre, s'il vous plaît! On reprend nos travaux.
Je vais vous demander de reprendre la
lecture de l'amendement en rajoutant le mot... le petit mot qui manque. Et avec
votre consentement, ça va être une correction de forme seulement. Consentement?
Des voix
: Consentement.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Parfait. Allez-y, Mme la ministre.
Mme Champagne Jourdain :
Article 41 :
Remplacer l'article 41 du projet de loi par le suivant :
41. Dans le cas où la reconnaissance d'une
personne responsable d'un service de garde éducatif accordée dans le cadre du
projet pilote visé à l'article 39 est suspendue au jour de l'édiction du
règlement mentionnée au deuxième alinéa de l'article 40, le bureau
coordonnateur doit, après la reprise des activités de la personne responsable,
statuer sur la conformité de sa reconnaissance avec la
section trois du
chapitre trois de la
Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance
(chapitre S4.1.1) et ses règlements.
Au plus tard trois mois après la reprise
des activités de la personne responsable suspendue, il doit statuer que la
reconnaissance est conforme ou aviser la personne qu'il estime qu'elle ne l'est
pas. Si le bureau coordonnateur statue que la reconnaissance est conforme,
celle-ci est réputée avoir été délivrée en vertu de l'article 56 de la Loi
sur les services de garde éducatifs à l'enfance, édicté par l'article 13
de la présente loi, à compter de la date d'entrée en vigueur de cet
article 56 ou de celle de la décision de conformité du bureau
coordonnateur, selon la plus tardive des deux dates. Si le bureau coordonnateur
estime que la reconnaissance n'est pas conforme, il doit en aviser par écrit la
personne responsable et lui indiquer les motifs justifiant cet avis. S'il y a
lieu, le bureau coordonnateur peut également lui indiquer les correctifs requis
pour que cette reconnaissance soit conforme. Le bureau coordonnateur accorde à
cette personne un délai de deux mois pour présenter ses observations, produire
tout de tout document qu'elle estime utile et apporter les correctifs demandés
s'il en est. Le bureau coordonnateur doit ensuite statuer sur la conformité de
cette reconnaissance au plus tard dans un délai d'un mois, suivant l'expiration
du délai mentionnée au quatrième alinéa.
Il communique sa décision motivée par
écrit à la personne visée. S'il statue que la reconnaissance est conforme, le
troisième alinéa s'applique. S'il statue qu'elle n'est pas conforme et que le
projet pilote n'a pas pris fin, elle est révoquée avec un effet suspensif
jusqu'à la fin du projet pilote et l'article 39 de la présente loi
s'applique. Si le projet pilote a pris fin, la reconnaissance est révoquée avec
l'effet immédiat. Les articles 104 et 105 de la
Loi sur les services de
garde éducatifs à l'enfance s'appliquent, avec les adaptations nécessaires à
une décision prise en vertu du présent alinéa.
• (11 h 10) •
Si en tout temps, au cours du processus
prévu par le présent article, le bureau coordonnateur estime que la personne
visée se conforme ou pourrait apporter certains correctifs pour se conformer
aux règles relatives à la reconnaissance des personnes responsables d'un
service de garde éducatif en milieu familial, il peut l'en informer, lui
proposer de formuler une demande de reconnaissance à ce titre. Celle-ci est
alors traitée conformément aux dispositions de la
Loi sur les services de garde
éducatifs à l'enfance, applicable à ce type de personne responsable...
Mme Champagne Jourdain : ...et
une reconnaissance ainsi accordée à cette personne annule toute reconnaissance
lui ayant été accordée dans le cadre du projet pilote.
Dans le cas où la reconnaissance d'une
personne responsable d'un service de garde éducatif accordée par un bureau
coordonnateur selon les directives applicables au projet pilote visées à
l'article 39 est suspendue après le jour de l'édiction du règlement...
mentionné au deuxième alinéa de l'article 40 et avant que ne soit terminé
le processus prévu par ce même
article visant à statuer sur la conformité d'une
reconnaissance, ce processus est alors suspendu jusqu'à la date de la reprise
des activités de la personne responsable. Il est alors régi par le présent
article avec les adaptations nécessaires.
Dans le cas où le projet pilote a pris fin
après... Dans le cas où le projet pilote a pris fin avant la reprise, après
suspension des activités d'une personne reconnue visée au présent article, les
directives applicables au projet pilote tel qu'elles... tel qu'elles se
lisaient à la date où elle a pris fin continuent de s'appliquer à cette
personne jusqu'à ce que le bureau coordonnateur ait statué sur la conformité de
sa reconnaissance en vertu du troisième, du cinquième ou du sixième alinéa.
Alors, au niveau des commentaires :
Comme pour les amendements précédents aux articles 38.1, 39 et 40, cet
amendement s'inscrit dans la restructuration des dispositions établissant la
séquence transitoire permettant de statuer sur la conformité avec le nouveau
cadre juridique de la reconnaissance des RSGE accordée en vertu du projet
pilote.
L'article 41 portait sur le pouvoir
de la ministre de prolonger la durée du projet pilote. Ce pouvoir est désormais
prévu par l'article 38.1 qui a été proposé par amendement, de sorte que ce
pouvoir n'est pas retenu ici. Par ailleurs, le nouvel
article proposé en
remplacement de l'article actuel introduit une règle transitoire particulière
pour la personne responsable dont la reconnaissance est suspendue. Cette règle
s'inspire de celle de l'article 40, tel qu'amendé, mais les délais sont ajustés
pour ne pas imposer à une RSGE dont la reconnaissance est suspendue des
démarches administratives au cours de sa suspension.
Il faut aussi par ailleurs noter que le
mot «suspension» ici n'est pas nécessairement péjoratif. La «suspension de la
reconnaissance» est l'expression retenue par la loi qui englobe notamment les
suspensions au motif de retrait préventif, de congé de maternité ou parental,
ou encore de participation aux négociations ou activités associatives...
associatives prévues par la
Loi sur la représentation.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...beaucoup, Mme la ministre. Alors, questions,
commentaires sur l'amendement à l'article 41? Mme la députée de
D'Arcy-McGee.
Mme Prass : Merci, Mme la
Présidente. Je sais que ce seraient des situations assez rares, mais au premier
alinéa de l'article, quand on parle d'«une personne responsable d'un service de
garde éducatif accordée dans le cadre du projet pilote visé à l'article 39
est suspendue au jour de l'édiction du règlement», avez-vous une idée de
combien de cas ça représenterait?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...
Mme Prass : Combien de cas.
(Consultation)
Mme Champagne Jourdain : ...on
peut revenir avec l'information. Ça va prendre quelques instants pour le...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...on revient avec l'information, on poursuit? Alors...
Mme Prass : Mais je poserai
mes autres questions parce que ça va dans le même sens. Par exemple, quelles
sont les situations qui pourraient mener à la suspension? Et ensuite, bien,
dépendamment de la réponse des situations, est-ce qu'il est possible qu'à
part
ceux que vous avez identifiés, il y en a d'autres qui puissent entrer dans
cette catégorie, mettant en lumière les situations qui feraient en sorte qu'il
y aurait...
Mme Prass : ...suspension en
premier lieu.
Mme Champagne Jourdain : ...écoutez,
on a... comme je le disais, on l'a expliqué, entre autres, je pense que c'est
quand on faisait l'article 13, probablement, les... les... les raisons
pour lesquelles, là, pourrait... il pourrait y avoir une non-reconnaissance,
là, en vertu des changements qui auront été faits à travers le... le présent
projet pilote... le présent projet... projet de loi, je vais le dire comme ça,
et qui aurait pour effet, là, de devoir... devoir faire en sorte que certaines
RSGE aient à procéder à des changements pour pouvoir rester conformes. On
parlait, entre autres, du cas où deux RSGE étaient en milieu familial, bien, ce
n'est plus permis avec le projet de loi actuel. Donc, elles devraient soit
prendre la décision que l'une devienne assistante et se restreindre à neuf
enfants, comme le permet la loi, ou devoir aller en... en local, dans un local,
en communauté. Alors, c'est ce genre de... de... c'est ce genre de... de
critère là qui ferait en sorte qu'elle ne serait pas... ne serait plus
conforme.
Mme Prass : Et la période de
suspension pourrait durer jusqu'à combien de temps avant que le bureau coordonnateur
leur revienne avec les ajustements à apporter?
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : Ça
dépend toujours de la situation, là. Par exemple, un retrait préventif, un
congé maternité, on... ça pourrait s'étendre plus longtemps, ça dépend, c'est
du cas par cas, je dirais, là.
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : Je
laisserais peut-être Me Boily le... vous apporter des précisions.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Bien sûr. Alors, Me Boily, on vous laisse la parole.
M. Boily (Mathieu) : Oui. En
fait, la réponse se retrouve dans le règlement sur les services de garde
éducatifs à l'enfance aux articles 77.1 et suivants qui régissent la... la
suspension.
L'article 79 énonce que la responsable qui veut interrompre
ses activités peut demander par écrit au bureau coordonnateur de suspendre sa
reconnaissance. Donc, il n'y a pas de conditions, ça peut être pour une
sabbatique ou... ou quoi que ce... un congé de ressourcement ou quoi que ce
soit d'autre. Par contre, il y a... il y a, dans certains cas, par exemple, en
cas de retrait préventif... c'est-à-dire qu'à l'article 79.1, on plafonne
à 24 mois la durée de la suspension, sauf en cas de retrait préventif ou
de maladie, ou en vue de permettre à la personne responsable de participer à la
négociation collective des... des RSGE. Il y a aussi d'autres cas de
suspension, donc, à 77.1, c'est-à-dire quand il y a signalement retenu pour
évaluation par le directeur de la protection de la jeunesse, il y a suspension
de la RSGE. Lorsqu'une enquête menée par le ministère en raison de faits qui
pourraient compromettre gravement la santé et sécurité, il y a suspension, là,
également.
Mais, de façon générale, la suspension, je
pense, ça date de 2022, a été libéralisé. Avant, les cas étaient très, très
limités. Puis maintenant on permet de suspendre aussi pour... pour prendre une
sabbatique, pour essayer un cheminement de carrière différent, ou autre.
Mme Prass : OK. Et si
jamais... tu sais, je vous donne un exemple, parce que vous parlez d'un délai
maximal de 24 mois, disons, il y a une... une responsable qui quitte parce
qu'elle est enceinte, elle va avoir son... son congé de maternité puis ensuite
elle tombe enceinte. Je suis juste curieuse. Est-ce que le... Est-ce qu'on peut
aller au-delà du 24 mois? Là, j'ai compris que pour des raisons de
maladie, etc., mais est-ce que ça pourrait être aussi considéré, tu sais, comme
vous avez dit, des raisons familiales, personnelles, ou sabbatiques, quoi ce
soit? Est-ce que ça peut aller au-delà du 24, ou est-ce que ça requiert, par
exemple, une dérogation de la part du ministère?
M. Boily (Mathieu) : ...peut
aller au-delà de... au-delà de 24 mois. Maladie. C'est les deux cas.
Mme Prass : ... puis ça
pourrait tomber dans cette catégorie-là.
M. Boily (Mathieu) : Oui. Effectivement.
Mme Prass : OK. C'est beau.
Merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Alors, y a-t-il d'autres... Oui, allez-y, Mme la
ministre.
• (11 h 20) •
Mme Champagne Jourdain : ...que
vous aviez posé, là, sur, dans le fond, le nombre de suspensions, là,
peut-être, là. Les responsables de service de garde n'ont pas à donner le
motif, là, au bureau coordonnateur, là, pour la suspension... pour suspendre
leur reconnaissance, en fait. Mais on sait que c'est souvent pour des motifs de
maternité, par exemple, de maladie, ou, par exemple, qu'elles quittent plus
vont vers un autre emploi. On n'a pas la donnée pour le projet pilote. Ceci étant
dit, peut-être pour vous donner une... une idée de grandeur, sur les... les
quelque 12 000 RSG au 28 février 2026, c'est...
Mme Champagne Jourdain : ...1321
qui sont suspendues.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci, Mme la ministre. Alors, est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'amendement à l'article 41? S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'amendement à l'article 41 est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. Conséquemment, l'article 41, tel qu'amendé, est-il
adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. On passe donc à l'article 42.
Mme Champagne Jourdain : «42.
Une reconnaissance accordée par le Tribunal administratif du travail à une
association de personnes responsables d'un service de garde éducatif en milieu
familial en vertu de l'article 18 de la
Loi sur la représentation de certaines
personnes responsables d'un service de garde éducatif en milieu familial et sur
le régime de négociation d'une entente collective les concernant (chapitre
R-24.0.1) est réputée viser les personnes responsables d'un service de garde
éducatif en communauté pour le territoire visé par la reconnaissance à compter
de la date de l'entrée en vigueur de l'article 56 de la
Loi sur les services de
garde éducatifs à l'enfance, (chapitre S-4.1.1) édicté par l'article 13 de la
présente loi.
«Jusqu'à ce qu'une entente collective au
sens de la
Loi sur la représentation de certaines personnes responsables d'un
service de garde éducatif en milieu familial et sur le régime de négociation
d'une entente collective les concernant soit modifiée ou renouvelée et à moins
que le contexte ne s'y oppose, toute disposition d'une telle entente visant une
personne responsable d'un service de garde éducatif en milieu familial
s'applique également, avec les adaptations nécessaires s'inscrivant en
conformité avec la présente loi, à une personne responsable d'un service de
garde éducatif en communauté.»
Alors, au niveau des commentaires,
l'article 42 du projet de loi prévoit qu'une association déjà reconnue par le
Tribunal administratif du travail pour représenter les RSGE en milieu familial
dans un territoire donné représentera également de plein droit toute nouvelle
RSGE en communauté reconnue par le bureau coordonnateur de ce territoire après
l'entrée en vigueur du projet de loi.
De même, toute entente collective conclue
par une telle association qui s'applique aux RSGE en milieu familial d'un
territoire donné s'appliquera également de plein droit aux RSGE en communauté
qui seront reconnues au moment de l'entrée en vigueur du projet de loi ou après
celle-ci, jusqu'à ce que l'entente collective soit modifiée ou renouvelée. Les
parties doivent interpréter leur entente en appliquant les dispositions en
conformité avec les nouvelles dispositions de la
Loi sur les services de garde
éducatifs à l'enfance relative aux RSGE en communauté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup, Mme la ministre. Y a-t-il des interventions
sur l'article 42? Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Merci. Bonjour,
Mme la Présidente. Bonjour, Mme la ministre. Juste ici, à l'article 42, parce
que, là, on parle, donc, de dispositions en matière de droit du travail, ici,
donc, je comprends, donc, qu'il y a quand même, donc... dans le commentaire,
c'est quand même assez clair qu'il y a deux... il y a deux paragraphes, ici,
donc, bien, en fait, deux alinéas, donc, à l'article 42, mais deux paragraphes
aux commentaires. Donc, d'une part, on parle, donc, du devoir, donc, de
représentation, donc, qui inclura donc les RSGE en communauté. Donc, ça, ça me
semble assez clair.
On se dit : Toute entente collective,
donc, s'appliquerait, donc, de plein droit. Donc, ici, donc, ça veut dire
qu'une personne responsable d'un service de garde en milieu familial qui
décide, donc, d'aller... de faire le saut, là, en communauté, là, qui avait
déjà, donc, sa disposition, son... que sa... qui occupait déjà, qui jouait
déjà, donc, ce rôle-là en milieu familial qui décide de faire le saut en
communauté, d'offrir plus de services, donc, ne sera pas pénalisée sur le plan
de ses acquis en matière de droit du travail si elle fait ce saut-là. C'est ça,
l'objet de la disposition?
Mme Champagne Jourdain : Oui.
Non, elle ne sera pas pénalisée... entente collective en vigueur va s'appliquer
pour tout le monde, c'est ça.
Mme Cadet : OK. Ça fait que,
donc, avec les mêmes... avec les mêmes droits, les mêmes privilèges, donc,
l'entente collective qui est en vigueur va s'appliquer. Et là vous dites, donc,
jusqu'à ce qu'une entente collective, bon, au sens de la
loi sur la
représentation... soit modifiée ou renouvelée, à moins que le contexte ne s'y
oppose... Donc, la disposition actuelle va s'adapter avec les adaptations
nécessaires, mais là je comprends, donc, vous dites qu'il y a quand même, donc,
une... il y a quand même une ouverture. On ouvre la porte, quand même, avec ces
dispositions-là, donc, pour la suite, donc, disons. Donc, il pourrait y avoir,
donc, une disparité dans...
Mme Cadet : ...la...
la... la représentation, donc, qui est donnée, donc, aux personnes responsables
de services de garde en milieu... en communauté par la suite, hein?
Mme Champagne Jourdain : ...juste
reformuler votre question, oui?
Mme Cadet : Oui, je vais
reprendre ma question ici. C'est que, dans le fond, ici, donc, vous dites
l'entente actuelle s'applique, bien évidemment, donc, il y aura... Donc, les
parties, donc, pourront s'entendre, donc, pour toute entente contractuelle,
donc, pour la suite. Donc, s'il y a renouvellement de l'entente collective,
donc, ils devront s'entendre avec les modalités nécessaires, mais... il y a...
Est-ce que... Dans le fond, si vous vous dites : Bien là, en ce moment,
donc, les dispositions s'appliquent, mais là, pour la suite, il pourrait y
avoir disparité dans les... les dispositions qui concernent les personnes
responsables de services de garde en milieu familial et celles qui sont
responsables d'un milieu de services de garde en communauté.
Mme Champagne Jourdain : Bien,
effectivement, là, c'est un peu prévoir le futur. Ça, je ne peux pas. Mais
l'entente collective, là, elle est en vigueur jusqu'au 31 mars 2028.
Alors, les mêmes dispositions s'appliquent, là, aux deux RSGE, je dirais, là,
jusqu'au... jusqu'au 31 mars 2028. S'il y a des changements qui auraient
lieu à ce moment-là, bien, il pourrait y avoir des disparités, dépendamment de
ce qui aura été négocié, là, dans la prochaine entente collective.
Mme Cadet : Mais celle
actuelle, elle est en vigueur jusqu'au 31 mars 2028, vous dites?
Mme Champagne Jourdain : Oui.
Mme Cadet : OK.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...d'autres interventions sur l'article 42? S'il n'y a
pas d'autre intervention, est-il adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. Merci. On passe à l'article 43. Mme la
ministre.
Mme Champagne Jourdain : Merci...
on va le garder à la toute fin, alors il faudrait aller à 30.1, je crois? 30.2.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Consentement pour maintenant passer aux
amendements 30.1 et 30.2?
Des voix
: Consentement.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Consentement. Parfait. Donc, on va suspendre le 43 pour
passer à 30.1... Ce sont des amendements pour introduire des nouveaux articles.
Mme Champagne Jourdain :
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Pardon, Mme la ministre?
Mme Champagne Jourdain : Est-ce
que ce serait possible de débuter par 30.2, puisque 30.1 c'est le droit acquis,
ça fait que...
Mme Cadet : ...Mme la
Présidente.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Oh! on aime ça quand on a du consentement comme ça. On
passe donc à 30.2, c'est un amendement introduisant un nouvel article. Je vais
vous demander, Mme la ministre, dès que vous êtes prête, à en faire la lecture.
Pour celles et ceux qui veulent le lire à l'écran, vous le voyez.
Mme Champagne Jourdain : Parfait.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Peut-être juste le remonter une petite affaire. Encore.
Parfait, c'est bon.
Mme Champagne Jourdain :
Article 30.2.
Annexe II de la
Loi sur la laïcité de l'État. Insérer, après
l'article 30.1 du projet de loi tel qu'amendé, l'article suivant :
30.2. L'annexe II de cette loi est
modifiée, par l'ajout à des fins... des... à la fin, pardon, à la fin des
paragraphes suivants :
10.1. Une personne responsable d'un
service de garde éducatif en communauté dont les services de garde sont
subventionnés, de même qu'une personne qui assiste cette dernière visée par la
Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance (chapitre S-4.1.1);
10.2. Une personne qui fournit des
services de garde... des services dans un emplacement ou une personne
responsable d'un service de garde éducatif en communauté visée par cette même
loi fournit des services de garde lorsqu'elle se trouve dans cet emplacement
pendant la prestation des services de garde;
10.3. Une personne lorsqu'elle fournit des
services de garde aux enfants dans un emplacement ou une personne responsable
d'un service de garde éducatif en communauté visée par cette même loi fournit
des services de garde.
Alors, au niveau des commentaires.
L'annexe II de la
Loi sur la laïcité de l'État énumère les personnes
visées par l'interdiction de porter un signe religieux dans l'exercice de leurs
fonctions. La modification proposée par cet amendement vise à inclure dans
cette
annexe les RSGE en communauté, de même que les personnes appelées à
fournir des services dans les emplacements où les RSGE en communauté
fournissent des services de garde éducatifs. L'objet de cet amendement est
d'assurer la cohérence avec les mesures proposées par le projet de loi n° 9 sur le renforcement de la laïcité au Québec.
• (11 h 30) •
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Alors, je vais prendre les interventions
sur...
Haut de la page
11 h 30 (version non révisé
e) La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...l'amendement 30.2. Mme la députée de
Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Merci, Mme la
Présidente. D'abord, ici, Mme la ministre, donc, évidemment, je vais souligner
ma propre absence, donc, n'ayant pas siégé un peu plus tôt ce projet-ci. Donc,
je veux juste bien saisir, puis je pense que c'est... puis même à des fins de
clarté, là, parce que, quand même, donc, les... la rédaction est un peu lourde.
Puis ce n'est pas... ce n'est pas un reproche, là, c'est juste pour qu'on en
saisisse bien l'essence. Peut-être bien, donc, nous expliquer, donc, qui
seraient les personnes visées par 30.2 ici. Donc, 10.1, ça me semble assez
clair, mais 10.2, ce qu'on... 10.2 puis 10.3, là, juste bien saisir ce que ça
signifie concrètement.
Mme Champagne Jourdain : Parfait.
«Une personne qui fournit des services de garde dans un placement ou une
personne responsable d'un service de garde éducatif en communauté visée dans ce
même... dans cette même loi fournit des services de garde, lorsqu'elle se
trouve dans cet emplacement pendant la prestation des services de garde». Je
comprends votre... je comprends votre... votre questionnement puis votre
besoin, là, de clarté. Alors, ici, on serait dans le... dans le...
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : ...fait
bien sûr référence à des gens qui fournissent des services de garde, ça, c'est
clair, là, là-dessus, on s'entend. Puis, au niveau de la prestation, là, de
services dans un emplacement, c'est là où peut-être vous avez des questions, on
parle de services, par exemple, d'entretien, ce genre de services là, là, qui
sont autres que ceux des services de garde, là.
Mme Cadet : ...de services de
garde. Donc, on dit vraiment une personne qui fournit des services.
Mme Champagne Jourdain : Dans
un emplacement.
Mme Cadet : Donc, c'est toute
personne qui entre dans un RSGE en communauté. Là, je ne sais pas si cette...
Là, je viens d'inventer cette abréviation-là, je n'étais pas sur le projet-là,
mais je... on... quand je dis ça, est-ce que c'est...
Mme Champagne Jourdain : Oui,
c'est ça.
Mme Cadet : ...conforme?
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain : ...pour
fournir des services dans un emplacement ou une personne responsable d'un
service de garde en communauté est visée, là.
Mme Cadet : Donc, c'est ça.
Donc, ici, par exemple, on... je dirais un plombier... bien, je ne sais pas s'il
y a une cuisinière, là, je n'ai pas... c'est possible, ou un service de
traiteur qui vient.
Mme Champagne Jourdain : Oui.
Mme Cadet : OK.
Mme Champagne Jourdain : Oui.
Bien... Puis c'est bien précisé, là, pendant la prestation des services de
garde. Donc, s'il y avait de l'entretien qui était fait en dehors de la
prestation des services de garde, ça ne s'appliquerait pas, là, à ce niveau-là.
Mme Cadet : OK. Donc, c'est...
c'est ce à quoi fait référence... fait référence 10.2, mais...
Mme Champagne Jourdain : Peut-être
pour...
Mme Cadet : Merci d'abord
pour cette clarté-ci, parce qu'effectivement, quand on connaît peu la
nomenclature du projet de loi... je veux dire, pour quelqu'un qui... qui
voudrait, donc, regarder l'annexe II puis qui lit ça, je pense que cette
clarté-là, elle est nécessaire. Et ensuite, 10.3.
Mme Champagne Jourdain : Peut-être
vous dire aussi que ce sont des calques, là, des paragraphes 16 et 17
ajoutés à l'annexe, là, par le PL n° 9, là, à ce niveau-là.
Mme Cadet : Et ensuite, peut-être,
juste 10.3, Mme la ministre.
Mme Champagne Jourdain : Vous
voulez une précision aussi?
Mme Cadet : Juste... Oui, c'est
ça, juste une précision sur 10.3, là, parce qu'ici on ne parle pas non plus,
donc, de service de garde... Ah! non, non, on parle de services aux enfants.
Mme Champagne Jourdain : ...par
exemple, je vais... je vais donner un exemple, un orthophoniste, là.
Mme Cadet : ...10.2, donc, c'est
vraiment des services qui ne sont pas des services aux enfants, donc... et
10.3, ce sont vraiment les services aux enfants. Donc, c'est cette
distinction-là.
Mme Champagne Jourdain : Oui,
les services directement fournis aux enfants. Puis, à 10.2, on est dans les
services dans l'environnement.
Mme Cadet : Donc, par
exemple, donc, une remplaçante, donc, elle, elle entrerait à quel paragraphe?
Parce que, là, on parle... Donc, vous dites, donc, une orthophoniste, donc d'autres
types de services. Donc, la remplaçante, donc celle qui fournit des services de
garde... ou l'assistante, là?
Mme Champagne Jourdain : ...qui
est à 10 point... une personne qui l'assiste est à 10.1.
Mme Cadet : OK, l'assistante
est à 10.1. OK. Et la remplaçante alors?
Des voix : ...
Mme Champagne Jourdain :
...des services aux enfants, donc ce serait 10.3.
Mme Cadet : OK. Donc, déjà,
donc, merci... au moins, ça cadre la... ça cadre la discussion, là, parce que
je trouve que c'est toujours important qu'on puisse savoir de quoi on parle,
là, lorsque l'on commence l'analyse ou l'étude détaillée d'une disposition,
d'un projet de loi ou d'un amendement à un... à un projet de loi. Donc, ça,
ici, c'est... c'est sur la forme.
Puis peut-être juste une autre question de
forme, là, avant d'y aller sur le fond, j'aurais une petite question
légistique... ici, je me suis déjà demandé ce que... je sais qu'au projet de
loi neuf est venu ajouter, donc, des notions à... aux articles 15, là.
Donc, c'est à ce moment-là qu'on parle, donc, des CPE, et tout. Pourquoi est-ce
que la... la numérotation est à 10.1, 10.2, 10.3 et pas 15.1, 15.2, 15.3?
Mme Champagne Jourdain :
Comme... comme le projet de loi neuf n'est pas encore adopté, on inscrit ça
dans la loi actuelle, mais il y aurait des changements, là, suite à l'adoption
de la loi.
Mme Cadet : Il y aurait
possible une numérotation automatique, c'est comme ça que ça fonctionne?
Mme Champagne Jourdain : Oui,
oui. Voulez-vous y aller, Me Boily? Je peux laisser Me Boily répondre, si vous
voulez.
Mme Cadet : Oui, il y a
consentement.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...Me Boily, allez-y.
M. Boily (Mathieu) : Oui,
juste sur la renumérotation, on sait qu'à la fin d'une étude détaillée, il y a
une motion de renumérotation qui est prise. Par contre, je ne crois pas, dans
ce cas-ci, qu'elle viserait nos paragraphes 10.1, 10,2, 10,3, parce que,
comme on modifie la
loi sur la laïcité actuelle, le dernier paragraphe de
l'annexe deux, c'est 10. Donc, on s'inscrit à 10,1, 10,2, 10,3. Et le projet de
loi neuf, par contre, ajoute une série de... une série de paragraphes, là, 16,
17 jusqu'à 19, là. Donc, on... on ne défait pas le... on ne peut pas s'inscrire
à 20, parce que, quand on ouvre la loi aujourd'hui, il n'y a pas de paragraphe 19.
Donc, c'est vraiment l'enjeu qui est à ce niveau-là.
Mme Cadet : Je comprends.
Merci. Merci. Donc, ça, c'étaient les questions que j'avais sur... sur la
forme. Maintenant, ici, sur... sur le fond, puis, tu sais, je l'ai mentionné, donc,
moi, j'ai... je n'ai pas eu le loisir de siéger sur ce projet de loi ci, mais
j'imagine, Mme la ministre, c'est l'objectif de déposer la Loi instituant la
prestation de services de garde éducatifs à l'enfance par les personnes
reconnues à
titre de responsable d'un service de garde éducatif en communauté,
bien, l'objectif, c'est d'offrir un peu plus de places aux familles. Je
voudrais vous entendre là-dessus.
Mme Champagne Jourdain : Entre
autres, oui. De répondre aussi à des besoins qui sont particuliers dans des
milieux particuliers aussi. Je pense aux régions éloignées, aux régions plus
rurales aussi, où parfois la demande ne justifie pas la construction d'une plus
grande installation. De permettre aussi à des employeurs d'être des partenaires
puis de créer aussi des places pour leurs employés, entre autres, puis, oui, de
créer plus de places. Au final, la majorité des places qui sont créées, on le
disait, on a eu la chance d'en... d'en discuter, sont à 98 %
subventionnées à travers le projet pilote. Il demeure un choix de de... C'est
au choix de la RSGE d'offrir des places subventionnées ou non. Alors, toutes
ces raisons-là, là, nous permettent effectivement, là, de vouloir proposer ce
nouveau mode de garde là.
• (11 h 40) •
Mme Cadet : Merci, Mme la
ministre. Donc, je vous entends, donc, sur le principe ici, l'objectif, en
fait, du projet de loi, donc, qui est d'offrir, tu sais, plus de places aux
familles, puis on... on s'entend que, tu sais, c'est une grande priorité de la
grande majorité des familles québécoises. Mais j'aimerais peut-être vous
entendre sur les... justement, ce que les familles québécoises considèrent
comme priorité en matière de prestation de service de garde. Parce qu'on le
voit, donc, dans le... un très récent sondage Léger, les parents, il est noté
que, donc, que les parents priorisent nettement les dimensions directement
liées au bien-être de l'enfant et son évolution en... dans un milieu éducatif
sain. Et, essentiellement, ils nous disent : Bien, nous on veut plus de
places. Donc, nous, on trouve ça très important d'avoir plus de places. On
trouve que c'est tellement nécessaire qu'à notre... à notre avis, bien, les...
les questions, donc, de port de signes religieux...
Mme Cadet :
...visibles,
à visage découvert, là, bien évidemment, mais pour, tu sais, ça revient pas
mal, donc, d'abord, au dernier rang des priorités, on parle de... de 8 %,
là, en termes de priorité, ici, qui est noté de la part des parents, donc, dans
ce sondage Léger là, puis on nous dit : Bien, 62 % des parents jugent
acceptable que des éducateurs, des éducatrices portent des signes religieux
visibles à visage découvert dans les services de garde éducatifs à l'enfance,
et 68 % disent se sentir à l'aise à ce qu'un membre du personnel éducateur
portant un signe religieux visible, à visage découvert, s'occupe de leurs
enfants dans un service de garde éducatif à l'enfance. Donc, qu'est ce que vous
pensez de ces dispositions-là?
Mme Champagne Jourdain : Bien,
écoutez, je pense que les efforts qui ont été faits au courant des dernières
années, depuis le grand chantier sur les familles, par notre gouvernement, ont
permis la création de nombreuses places, notamment bientôt
34 000 nouvelles places subventionnées qui ont été créées. Il y a
actuellement environ 11 500 places qui sont en réalisation, donc qui vont être
offertes aux familles dans les prochaines semaines, dans les prochains mois,
dans la prochaine année. Alors, ça, ça vient s'ajouter en surplus, et on a
aussi converti, jusqu'à maintenant, 11 000 places, des places non
subventionnées en places subventionnées. On a annoncé la conversion de
5000 autres places au dernier budget. Alors, on a... on aura créé plus de
45 000 nouvelles places subventionnées pour répondre aux besoins des familles.
Oui, on a une liste, avant que vous, peut-être, vous me référer à la liste
d'attente qui est de 30 000 enfants, on aura une meilleure lecture, meilleure
connaissance, plus précise de cette liste d'attente là, aussi, au fur et à
mesure que vont s'épurer les dossiers de Ma place 0-5, qui ont été
transférés vers le nouveau portail d'inscription au service de garde. On va
avoir une liste très à jour de la liste d'attente actuelle, alors, on a... Puis
je prends la liste d'attente, si on part du chiffre 30 000, on a
11 500 nouvelles places qui vont être livrées dans les prochaines
semaines, prochains mois, prochain... prochaines années, des projets qui sont
en train de se réaliser. Alors, on a fait en sorte de pouvoir répondre aux
besoins des familles. On continue en ce sens là. Aussi, depuis 2021, on a près
de 15 000 nouvelles éducatrices qui se sont ajoutées au réseau,
alors, ce sont des embauches nettes. Alors, on travaille sur tous les fronts
pour répondre, là, aux besoins des familles qui s'inquiètent, comme vous me
disiez, là, de ne pas avoir leur place, là.
Mme Cadet : Je vous entends,
Mme la ministre, bien, d'abord, juste un certain point, parce que vous avez
parlé, d'une part, donc, de... des conversions de places. On se rappellera que des
conversions de places, ce ne sont pas des nouvelles places, mais aussi, dans
tous les cas, je veux dire, si on est assis ici, autour de la table, à parler,
donc, de ce projet de loi ci, puis à voir, donc, d'autres... d'autres
mécanismes, parce que les besoins sont grands, puis les besoins sont là,
donc... et ils sont... et ils sont en augmentation. Donc, je comprends, donc,
qu'avec le projet de loi 12, ici, OK, on essaie de faire preuve de...
d'une certaine forme, donc, de créativité pour répondre à ce besoin-là.
Et je reviens, donc, à la demande des
familles, qui disent : Bien, nous, on veut des places, on veut s'assurer
de maximiser notre capacité à pouvoir offrir ce service-là, qui est un service
qui est fondamental. Tu sais, au Québec, on est chanceux, je veux dire, c'est
notre... c'est le modèle dont on s'est doté. Donc, mettons... faisons tout ce
qui est nécessaire, tu sais, pour ne pas mettre des bâtons dans les roues
des... de ceux qui sont prêts, donc, à offrir cette prestation de places. Et les
familles, à travers ce sondage qui a été commandé par l'Association des
garderies privées du Québec, là, je vous nommais les chiffres de tantôt, bien,
ils nous disent : Bien, nous, on a... nous, on a sondé, à travers Léger,
qui est bien évidemment, donc, une firme réputée. Puis c'est ce qu'on nous dit.
Tu sais, je pense aussi à un autre sondage, donc, qui a défrayé les manchettes
il n'y a pas si longtemps aussi, celui de Ma place au travail, qui nous
disent : Bien, 65 % des parents sondés sont en désaccord, ou plutôt
en désaccord avec l'interdiction de port de signes religieux du personnel. Mais
plutôt, donc, ils sont en accord avec, donc, l'obligation, donc, ..., donc,
d'être à visage découvert. Donc, quand vous regardez ces chiffres-là puis qu'on
voit, donc, quelles sont les priorités des familles, puis il nous disent :
Nous, on souhaite obtenir des services, on veut qu'on fasse preuve de
créativité, on veut être en mesure de s'organiser pour pouvoir offrir plus de
services aux familles qui nous entourent. Mais on ne veut certainement pas des
bâtons dans les roues pour que ça puisse, pour que les services puissent
atterrir. Qu'est-ce que vous répondez au 65% des familles...
Mme Cadet : ...sont sondés par
Ma Place au travail aux... % de parents qui ont essentiellement, donc, émis des
points de vue similaires dans le sondage de l'Association des garderies privées
du Québec?
Mme Champagne Jourdain : Bien,
je pense que je vous ai démontré, là, l'immense travail qui a été fait par
notre gouvernement, les pas de géant qui ont été faits par notre gouvernement.
Vous savez, moi, j'ai eu la chance de l'expliquer ici plus tôt, de l'exprimer,
j'ai eu mes enfants en 2006, en 2008, j'ai attendu des places subventionnées,
je les ai tellement attendues que je ne les ai jamais eues. Donc, j'ai été
prise dans un milieu, parce qu'à ce moment-là on donnait des permis pour des
garderies privées, puis qu'il ne se développait pas de places. Notre
gouvernement a pris ça à bras-le-corps, puis on a livré. Puis on va continuer
de le faire dans les prochains mois, dans les prochaines semaines, pour
qu'enfin il y ait des places. Et il y en a, il y en a des milliers, des
dizaines de milliers de plus. Vous savez, ce qu'on fait aujourd'hui, à travers
les articles 30.2 et 30.1, c'est de la concordance avec le projet de loi
neuf. Alors, ce ne serait pas équitable si les principes de laïcité
s'appliquaient dans une installation de garderie... dans une installation
subventionnée, une garderie subventionnée, mais pas dans un projet pilote en
communauté. Alors, ce qu'on vient faire aujourd'hui, là, c'est de la
concordance en ce sens-là. Merci.
Mme Cadet : Justement, Mme la
ministre, vous parlez de concordance, mais quand on regarde les différentes
dispositions du projet de loi neuf, il y a quand même des dispositions qui
s'appliquent, d'une part, aux CPE et aux garderies... aux garderies privées
subventionnées, et d'autres dispositions qui s'appliquent aux personnes
reconnues à
titre de responsables de services de garde éducatifs en milieu
familial subventionnés. Donc, on a quand même, donc, deux régimes distincts.
Donc, à mon sens, si on parle de concordance avec ce qui se retrouve dans la
Loi sur la laïcité de l'État, d'une part, et également, donc, dans le projet de
loi neuf, donc le projet de
loi sur le renforcement de la laïcité au Québec,
donc, en tout cas... dans tous les cas portant cet intitulé-là, on pourrait
débattre de sa véritable portée. À mon sens, si on veut vraiment parler de
concordance, on devrait y aller avec les dispositions qui concernent, bien,
justement, donc, la prestation de services de garde éducatifs en milieu
familial subventionnés. C'est... C'est... Il me semble, dont, c'est à partir de
ce cadre-là. Si on prend l'exemple d'un arbre, là, puis qu'on se dit, bien, il
y a différentes branches, bien, on a la branche CPE, on a la branche garderies
privées subventionnées, puis ensuite, bien, on a la branche, bien, services de
garde éducatifs en milieu familial. Puis, à partir de ça, on sort de là puis on
se dit : OK, bien, on ajoute la sous-branche en communauté à partir du
principe d'une personne responsable d'un service de garde éducatif en milieu
familial. Donc, si on parle de concordance, à mon sens, on devrait y aller avec
ces dispositions-là.
Mme Champagne Jourdain : Bien,
on a eu la chance de l'expliquer. Puis vous le dites, là, vous n'aviez pas eu
la chance d'assister à tout ce... à tout... à tout le travail sur le PL Douze.
On a eu la chance d'exprimer aussi puis d'expliquer le fait que le mode de
service de... le mode des services de garde en communauté se veut aussi un peu
un hybride ou à mi-chemin entre le mode de garde en... en milieu familial et
celui en installation, en plus grande installation. Là, on n'est plus dans
un... dans une résidence familiale, mais on veut garder certaines... certaines
valeurs, comme les petits groupes, ces choses-là. Mais on est sortis de la
résidence familiale. On est dans un lieu en communauté, alors c'est ce qui...
c'est ce qui explique un peu cette différence-là, si vous me permettez.
Mme Cadet : Qui seront les
prestataires de services en communauté? C'est-à-dire, puis j'emploie, je veux
dire, un temps de verbe au futur simple, là, mais qui... C'est parce que je...
Mais, en fait, je sais très bien qu'il y a déjà... Donc, ça a été testé, donc,
dans certaines communautés. Donc, en ce moment, donc, qui sont ou qui seront
alors, donc, les prestataires de services de garde éducatifs en communauté?
Mme Champagne Jourdain : ...en
communauté.
• (11 h 50) •
Mme Cadet : Donc, peut-être
si je précise ici ma question, je veux dire, si on y va, donc, très
concrètement, si je vous entends bien, donc, en ce moment, donc, par exemple,
on a des personnes qui sont des responsables de services de garde en milieu
familial qui se disent : Bien, moi, donc, j'ai pris cette décision-là, de
pouvoir offrir, donc, des services, bon, oui, je l'ai fait, donc, dans ma
résidence privée, mais, si je veux être en mesure, donc, d'accueillir plus
d'enfants ou de le faire, donc, dans un endroit où est-ce que, bon... qui est
peut-être plus près, donc, des besoins des parents, je suis donc ce même
individu-là, qui, là, donc, offre ces services en communauté. Puis là je dis ça
puis... mais... Et je reviens, donc, sur l'article, je pense que c'était le 41
ou le 42, là, qu'on vient de voir, on s'est dit : OK, la convention
collective actuelle qui touche les personnes responsables de services de garde
en milieu familial, bien, on l'étend...
Mme Cadet : ...qui s'applique
de facto aux personnes responsables de services de garde en communauté. Donc,
on vient de faire cette adéquation-là en matière de relations de travail. Donc,
j'essaie de comprendre, donc, comment est-ce qu'on ne fait pas... comment
est-ce qu'on ne poursuit pas, donc, dans cette lancée-là, alors que l'article
qu'on vient d'adopter, donc, vient précisément d'énoncer qu'il y a un parallèle
très fort au niveau du statut des personnes qui sont responsables de services
de garde. On vient de dire : Bien, leur convention collective, elle est...
celle qui... celle dont l'échéance, donc, sera au 31 mars 2028, je pense
que c'était la date que vous avez nommée, j'y vais de mémoire, bien, puisque
qu'elles sont... puisque les personnes responsables de services de garde en
communauté sont assimilables à des personnes responsables de services de garde
en milieu familial, bien, elles sont sous la houlette de la même convention
collective. Celle qui est en vigueur, en ce moment, continue de s'appliquer et
elle... et jusqu'à la prochaine, donc, négociation, donc, les termes, les...
donc, les différents droits, les différents privilèges, donc, seront les mêmes.
Donc, j'essaie de comprendre, donc,
l'adéquation entre l'article 41 et 42 qu'on vient d'adopter à l'unanimité,
et la différenciation que vous faites ici au niveau de la conformité, parce que
je suis d'accord avec vous, l'objectif ici, c'est d'avoir de la concordance.
Mme Champagne Jourdain : Bien,
pour reprendre l'exemple que vous avez donné par rapport à l'entente
collective, j'ai été précise là-dessus, ça pourrait changer. Je veux dire, il
pourrait y avoir des distinctions qui seraient faites en fonction des RSGE en
milieu familial ou celles en communauté, à la négociation de la nouvelle
entente collective. Ça, le futur nous le dira. Maintenant, au niveau... au
niveau du choix qui a été fait, on s'est aussi collé sur la recommandation du
rapport Rousseau-Pelcha, qui recommandait que le milieu familial ne soit pas
inclus. Donc, dans... si je me permets, là... pas l'étendage, mais dans
l'élargissement de la laïcité, alors on a aussi respecté cette cette
recommandation-là. Puis faut comprendre qu'elles sont, comme je l'expliquais
tout à l'heure, à l'extérieur de leur domicile, donc, en communauté. Alors, voilà,
c'est une question aussi d'équité. Merci.
Mme Cadet : Mais, encore une
fois, je vous entends, Mme la ministre, bien, je pense que le rapport...
Rousseau-Pelchat, évidemment, donc, ne pouvait pas mentionner, donc, la
situation des personnes responsables en services de garde éducatifs, en
communauté, le concept n'existait pas ou, du moins, n'était pas dans notre
cadre législatif à ce moment-là. Donc, je vous entends, donc, sur ces
dispositions, donc, relatives, donc, au milieu familial. Mais, justement, je
reviens donc à la question de la concordance. Ce que j'entends, c'est que
les... les personnes qui sont, donc, responsables, donc, des services de garde
éducatifs là, donc, son statut, donc... ce sont des travailleuses autonomes.
Est-ce que votre intention, c'est de préserver le statut de travailleuse
autonome pour celles qui sont en communauté aussi?
Mme Champagne Jourdain : Oui.
Mme Cadet : Donc, à ce
moment-ci, donc, si l'objectif, c'est de... de préserver ce statut-là, donc,
sur la durée, j'ai de la difficulté à saisir comment est-ce que... Vous dites
que la concordance devrait se faire avec les obligations qui sont ajoutées aux
travailleuses, aux employés, aux salariés, là, plutôt, des CPE ou des... des
garderies privées subventionnées. Vous dites : OK, donc, ça, c'est
assimilable à ça et non pas aux obligations que l'on octroie aux travailleuses
autonomes qui... qui, elles, sont et demeureront des travailleuses autonomes à
titre de personnes responsables de services de garde éducatifs. Je comprends
que c'est le bureau coordonnateur qui gère les deux, hein, c'est... Ça, j'ai
saisi un petit peu... que ça, ça demeure.
Mme Champagne Jourdain : Comme
je l'ai expliqué tout à l'heure, les RSGE, en milieu familial, sont dans leur
résidence. Les RSGE, en milieu... en milieu communautaire ou en communauté — je
ne l'ai pas assez dit dans la présente étude — ne travaillent pas
dans leur domicile. Ils peuvent ouvrir un service de garde en communauté dans
des installations de la santé, par exemple dans un hôpitaux, dans un édifice
communautaire, ça peut être dans une entreprise. Alors, elles ne sont pas chez
elles. Comme je l'expliquais, c'est... on est à mi-chemin entre les
installations, oui, le milieu familial...
Mme Cadet : ...merci, Mme la
ministre. Vous comprenez que... ce que je comprends... qu'ici on est vraiment,
donc, dans un
article de concordance, en effet, là. Puis je... puis je reviens,
donc, au principe... donc, à l'intention du législateur ou ce qui semble être,
ici, donc, l'intention du législateur.
Donc, vous nous dites, donc, les RSGE,
donc, en milieu familial, donc, sont des travailleuses autonomes, celles qui
sont en communauté, l'objectif, c'est qu'elles soient aussi des travailleuses
autonomes. On parle ici de la même personne, là, donc, c'est... donc le même
individu, donc, pourrait offrir, je comprends, pas en même temps, là, c'est ce
que je saisis, donc, du projet de loi, rapidement, du PL n° 12... et puis
vous me corrigerez si je me trompe, je comprends qu'elles ne peuvent pas
nécessairement le faire en même temps, mais une personne, donc, qui offre ce
service-là à domicile, donc, en milieu familial, qui se dit : Bien, moi,
je pense que c'est possible d'offrir ce service, donc, en communauté, donc, de
pouvoir, donc, décupler la capacité d'impact, mais toujours en préservant,
donc, son statut de travailleuse autonome, et ce qui vient avec, et toutes les
dispositions, donc, qui ont été adoptées et discutées dans le cadre de l'étude
de ce projet loi-ci pour préserver, donc, cette... l'assimilation des deux
concepts... mais dire, donc, que cet... ce même individu aurait des obligations
différenciées en matière de laïcité, donc, d'un endroit à l'autre.
Mme Champagne Jourdain : Oui,
parce que la ligne, elle a été tracée sur le fait qu'elles soient en milieu
familial, donc dans leurs domiciles, ou en communauté.
Mme Cadet : Bien, c'est ça,
vous dites : Elle a été tracée. Je veux dire, on est en train d'en
discuter en ce moment, donc la ligne est encore en train d'être définie.
Mme Champagne Jourdain : Par
rapport au PL n° 9, puisque, là, on l'a expliqué, là, on est en
concordance, là... cette ligne-là a été tracée dans le PL n° 9, puis on
est en concordance, ici, là.
Mme Cadet : ...la ligne, je
veux dire, j'essaie... c'est juste sur le projet de loi n° 9, Mme la
ministre, donc, évidemment, donc, le concept de prestation de services de garde
éducatifs à l'enfance par les personnes reconnues à
titre de responsables d'un
service de garde éducatif en communauté n'a pas été traité dans le cadre du
projet de loi n° 9. Donc, ici, on est quand même... puis je vous entends,
donc, on est dans une situation hybride.
Puis je l'ai dit, je pense que c'est
une... On fait preuve d'une certaine forme de créativité pour offrir plus de
services. L'objectif, c'est d'aller rejoindre les familles puis d'offrir plus
de services, donc, aux familles, qui nous disent, dans le cadre autant du
sondage de l'Association des garderies privées du Québec que dans celui de Ma
place au travail : On a besoin, donc, de ces services de garde là, i nous
en manque, la conversion de places, ce n'est pas assez, on a besoin de
nouvelles places, donc, offrez-nous... on a besoin d'une soupape d'air pour que
ça puisse se réaliser, et ne mettez pas de contrainte face à cet enjeu-là puis
à cette priorité-là.
Moi, ce que j'entends des familles
québécoises puis ce qu'elles nous disent à travers ces deux sondages, ici,
c'est : S'il vous plaît, donc, les contraintes, donc, relatives à
l'interruption, donc, de port de signe religieux, tant que ça se fasse à visage
découvert, bien, à notre sens, ça ne répond pas, donc, à ce besoin-là. Puis on
se rappellera que, lors de l'étude du projet de loi n° 9, lors des
consultations, on avait quand même, donc, les représentantes, donc, à ce
moment-là... c'était quand même, donc, des CPE, c'était l'Association des CPE
du Québec et des... l'association, donc, représentant, donc, les travailleuses
dans ces CPE là, qui nous disaient : Bien, il nous faut un moratoire parce
qu'on ne connaît pas l'impact, bon. Ça, c'est un débat qu'on a fait dans le
cadre du projet de loi n° 9, on ne le refera pas ici, mais certainement on
ne saisit pas plus l'impact, donc, de cette disposition-ci.
Puis, encore une fois, donc, si on est à
parler de concordance, à mon sens, donc, la concordance, donc, elle doit se
faire en assimilant, donc, le rôle de travailleuse autonome des prestataires de
services de garde éducatifs à l'enfance par les personnes... en fait de
prestation de services éducatifs à l'enfance par les personnes reconnues à
titre de responsables des services de garde éducatifs en communauté, à celles
qui le font en milieu familial. Donc, ce sont les mêmes individus, puis vous
l'avez dit, donc, la même personne en même temps, mais la même personne
pourrait décider de sortir de son domicile pour pouvoir offrir ce service-là en
communauté. Vous avez nommé le fait que ça puisse se faire dans un
établissement, donc, de santé, là, par exemple, là, mais, à mon sens, donc,
dans les dispositions, tant de la
Loi sur la laïcité que de la loi... que du
projet de loi n° 9, bien, il y a déjà, donc, des dispositions sur les
organismes et les obligations qui leur sont assujetties.
• (12 heures) •
Bien, dans tous les cas, donc, ces
travailleuses autonomes là, lorsqu'elles sont dans un espace privé,
lorsqu'elles sont dans un espace communautaire, donc, toutes sortes d'espaces
qui ne sont pas assujettis, donc, au projet de loi n° 9 ou à la loi n° 21,
il me semble qu'elles devraient avoir, donc, les mêmes types d'obligations que
celles qui le font en milieu...
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12 h (version non révisé
e) Mme Cadet : ...familiales. Puis,
je reviens à l'article 42, encore une fois, là, je l'ai de nouveau sous
mes yeux. On l'a dit, donc il y a une reconnaissance qui est accordée par le Tribunal
administratif du travail, une association de personnes responsables de services
de garde éducatifs en milieu familial. Et cette reconnaissance-là est réputée
viser les personnes responsables de services de garde éducatifs en communauté
pour le territoire visé en ce moment. Donc, je pense qu'ici tout le... le projet
de loi est construit pour qu'on puisse véritablement assimiler ces deux
concepts-ci. Puis, c'est la raison pour laquelle je dépose un amendement, Mme
la Présidente.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Il vous reste deux minutes, c'est pour ça.
Mme Cadet : Ah! d'accord. OK.
Merci, Mme la Présidente. Donc, à ce... Je vais terminer à ce moment-ci, donc,
ma... ma... mon... mon... mon argumentaire ici, là, de vraiment vous dire, bien,
de ma compréhension, le projet de loi n° 12 est construit pour qu'on
puisse véritablement assimiler les deux concepts, pour qu'on puisse préserver le...
le rôle et le
titre de travailleuse autonome des personnes responsables d'un
service de garde éducatif en communauté. Et, par souci de concordance. Mme la
Présidente, moi, je dépose un amendement. Il est déjà sur Greffier. Un sous-amendement,
un sous-amendement, pardon, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Parfait. On va suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 12 h 02)
(Reprise à 12 h 10)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses
travaux.
Donc, juste avant de suspendre, nous en
étions au dépôt d'un sous-amendement par la députée de Bourassa-Sauvé, il nous
fallait le temps d'en faire la lecture et là nous l'avons devant nous. Mme la
députée, je vais vous demander de lire...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...le sous-amendement.
Mme Cadet : Merci be