Public Finance — 7 December 2017 (41st Legislature, 1st Session)
CFP 2017-12-07
Quebec — Committees
M. le secrétaire, y
a-t-il des remplacements?
Le Secrétaire :
Oui, M. le Président. Mme Léger (Pointe-aux-Trembles) est remplacée par Mme Poirier
(Hochelaga-Maisonneuve).
Président (M. Bernier) :
Merci beaucoup. Donc, bienvenue à tous les parlementaires
qui vont participer à cette commission fort importante. Donc, bienvenue également
aux recherchistes, et aux gens du ministère
des Finances qui nous accompagnent et
d'autres organismes, peut-être, qui sont présents, et notre personnel, bien sûr,
de l'Assemblée nationale, qui nous assiste. Bienvenue aux différents groupes
qu'on aura l'occasion d'entendre et bienvenue
également à la population qui nous écoute, les Québécoises et les
Québécois.
Donc,
sans plus tarder, voici l'ordre du jour. Ce matin, nous allons débuter par des
remarques préliminaires, par de courtes remarques préliminaires. Par la
suite, nous entendrons le Conseil des professionnels en services financiers, le
Groupe de franchiseurs immobiliers, composé de Sutton, RE/MAX, Royal Lepage et
Via Capitale. Donc, c'est notre menu de cet avant-midi.
Donc,
sans plus tarder, M. le ministre, je vous cède la parole pour quelques minutes
de remarques préliminaires.
M. Leitão :
Très bien, M. le Président. Alors, bonjour, tout le monde. Bonjour, chers
collègues de l'Assemblée nationale,
donc les deux partis d'opposition, opposition officielle, deuxième groupe
d'opposition, nos collègues du groupe gouvernemental ainsi que les
membres du ministère des Finances et nous tous, mesdames et messieurs.
Alors, nous voilà arrivés à l'étape des
consultations particulières sur le projet de loi n° 141, Loi visant
principalement à améliorer l'encadrement du secteur financier, la
protection des dépôts d'argent et le régime de fonctionnement des institutions financières. Je veux, dans un premier
temps, saluer, donc, tous mes collègues. Je veux aussi remercier tous
les groupes qui viendront nous présenter
leur point de vue au cours des trois journées de consultations prévues. Ils
sont près d'une trentaine, ce qui témoigne bien de l'importance de ce
projet de loi.
signale également qu'il est possible pour tout groupe ou citoyen intéressé de
déposer un mémoire par l'entremise du site Web de l'Assemblée nationale
afin de commenter cet important projet de loi.
Permettez-moi
maintenant de vous présenter les grandes lignes du projet de loi n° 141,
qui a été déposé le 5 octobre dernier
et qui sera l'assise de la réforme de notre secteur financier. Ce projet de loi
était attendu par tous les acteurs du
milieu financier et répond à un grand nombre de préoccupations exprimées tant
par les consommateurs que par les
entreprises. Il est aussi le fruit d'une réflexion s'échelonnant sur plusieurs
mois, voire même plusieurs années. Je ne vous apprendrai rien en vous disant qu'un bon fonctionnement du secteur
financier doit reposer sur des lois modernes menant à un encadrement efficace, et qui tient compte de
l'évolution des affaires, et qui maintient la confiance du public. C'est
dans cet esprit que nous avons élaboré ce projet de loi qui révise l'ensemble
des lois du secteur financier d'une manière intégrée et cohérente.
Permettez-moi
par ailleurs d'insister sur le fait que les intérêts des consommateurs et leur
protection ont été au centre de nos préoccupations tout au long de ce
processus.
Pour
refaire le fil des événements, cette démarche fait suite au dépôt à l'Assemblée
nationale de plusieurs rapports d'application
sur différentes lois, soit la
loi sur l'assurance et la
Loi sur les sociétés de
fiducie, la
Loi sur les coopératives de services financiers, la
Loi sur la distribution de produits et services
financiers, la
Loi sur les valeurs mobilières, la
Loi sur les instruments dérivés et la
Loi sur le courtage
immobilier. Nous avons donc reçu un grand nombre de commentaires à la suite de la publication de ces rapports
d'application et nous leur avons apporté toute l'attention nécessaire. Nous
avons aussi travaillé en proche
collaboration avec d'autres ministères et organismes sur certains aspects
précis du projet de loi, notamment l'Office des professions du Québec et
le ministère de la Justice.
Maintenant, je pense que nous pouvons...
Parce qu'il y a plusieurs descriptions, et je pense qu'on n'a pas besoin
de faire ça maintenant. J'aimerais juste
ajouter que nous touchons aussi à la
Loi sur le courtage immobilier, et donc
nous prévoyons de modifier cette loi afin de
clarifier la notion de courtage et de transférer à l'Autorité des marchés
financiers l'encadrement du courtage hypothécaire.
Alors,
en conclusion, donc, nous voilà rendus à cette étape-ci d'un projet de loi qui
marquera un tournant important pour
l'encadrement du secteur financier. Nous sommes maintenant prêts à entendre les
différents groupes inscrits à cette consultation,
qui couvrent toutes les sphères du secteur financier. Cet exercice est très
important, et je veux vous assurer que nous l'abordons dans un esprit
d'ouverture. Un secteur financier fort est essentiel au développement
économique du Québec, et je suis convaincu qu'en travaillant ensemble nous
pourrons créer un environnement d'affaires moderne et compétitif, et cela... propice à l'essor des entreprises
dans lequel les consommateurs seront
mieux protégés et auront la plus grande confiance. Alors, merci, M. le
Président.
Le Président
(M. Bernier) : Merci. Je veux simplement apporter une
précision en ce qui regarde les gens qui
nous écoutent. S'il y a des groupes qui ont des commentaires, ils peuvent le
faire sur Internet. Cependant, s'il y a des groupes qui ont des mémoires à déposer, qui ne sont pas entendus en
commission ici, ils n'ont qu'à le déposer au secrétariat de la commission, et nous recevrons ces mémoires-là
pour que nous puissions les rendre disponibles à tous les
parlementaires. Merci. M. le député de Rousseau.
M. Marceau :
Merci, M. le Président. Alors, bonjour à vous, bonjour à tous les collègues, et
merci à l'avance à tous les groupes qui vont se joindre à nous.
Alors,
écoutez, je vais être très bref. Trois choses à dire. La première, évidemment
c'est un projet de loi qui est extrêmement
important pour le Québec, pour l'économie du Québec. Évidemment, les marchés
financiers, ça représente un secteur
qui contribue énormément à la création de richesse au Québec, des dizaines de
milliers d'emplois. Ne serait-ce que
cela, ça imposerait qu'on en prenne soin correctement. Mais en plus les marchés
financiers qui sont efficaces, c'est le meilleur moyen de permettre à nos familles de réaliser leurs projets, de
s'acheter une maison, de mener à bien leur retraite et puis c'est également le meilleur moyen de
s'assurer que les entreprises sont capables d'emprunter les fonds
nécessaires ou bien d'aller chercher les
fonds nécessaires à la réalisation des projets qui permettent le développement
économique du Québec. Alors, c'est évidemment fondamental de s'assurer
que tout cela fonctionne bien.
Québec, malheureusement, avait pris un certain retard. Pas un grand retard,
mais, dans certains secteurs de l'encadrement,
il y avait des lacunes à corriger. Évidemment, moi, j'accueille très positivement
le fait que nous rénovions notre
régime d'encadrement. Je le fais de manière très constructive. Soyons quand
même clairs quant au fait que tout ne sera pas nécessairement facile. Il
y aura des débats à faire sur certains enjeux, mais j'aborde le débat de façon
très, très constructive.
Peut-être deux choses
à dire, deux remarques. Il y a eu, à peu près en même temps que le dépôt du
projet de loi n° 141, le dépôt du
projet de loi n° 150, qui est un autre projet de loi important. Celui-là,
c'est un projet de loi budgétaire, mais
qui contient des dispositions extrêmement importantes aussi concernant le
secteur financier, entre autres le courtage. Et, bon, écoutez, on a eu beaucoup de représentations. Moi, j'ai eu
énormément d'intervenants qui se sont adressés à moi. Puis je vois mes collègues qui sourient et je me
doute bien que ça a été la même chose pour eux aussi. Alors, évidemment,
il y a des gens qui sont inquiets que nous
fassions l'analyse du 141 sans tenir compte de ce qu'il y a dans le 150. Alors,
moi, je veux simplement vous dire, M. le
Président, sans faire outrage à votre... au jugement que vous porterez au
moment où on sera rendus là, qu'il
est quand même important de garder en tête, au moment où on va discuter du 141,
de ce qu'il y a dans le 150, et il y
a des éléments, là, dont il faudra tenir compte dans notre analyse des
dispositions du 141, en tout cas, mais on aura l'occasion d'en reparler
un peu plus tard.
Peut-être,
dernier point, rapidement. Nous nous apprêtons donc à faire... enfin, nous
débutons nos consultations. Le ministre a mentionné le fait qu'il y
avait 28 groupes. Nous aurions voulu encore plus de groupes. On était
prêts à en accueillir plus, de notre côté.
Et il y a des groupes, il y a des gens qui aimeraient se faire entendre encore
aujourd'hui, là, qui... Vous leur offrez la
possibilité de déposer un mémoire, et c'est très bien. Mais moi, je peux vous
dire que, de notre côté, en tout cas,
on n'a pas de difficulté... en fait, on est prêts à être très collaborants. Si
vous receviez des demandes qui permettraient de mettre une quatrième
journée de consultations, on n'aurait pas de problème avec ça, de notre côté. On pense que l'enjeu est suffisamment important.
Des réformes importantes comme celles-là, on n'en fait pas à tous les ans. Alors, de notre côté, en tout cas, je sais
qu'il y a des groupes qui sont en ligne puis qui aimeraient bien venir, là,
si ça s'y prête, nous autres, on est ouverts à ce qu'il y ait une quatrième
journée qui s'ajoute pour entendre peut-être une dizaine de groupes
supplémentaires. Moi, j'ai une belle liste ici, là, si vous voulez.
Président (M. Bernier) : Nous recevons votre message, et, comme
vous le savez, ce sont des négociations entre leaders de chacune des
formations politiques. Merci.
le député de Granby, vous avez fait mention que vous n'aviez pas de commentaire
précis au départ, donc nous allons
débuter immédiatement nos échanges. Et, comme je l'ai annoncé tout à l'heure,
nous avons le plaisir de recevoir le Conseil
des professionnels en services financiers, représenté par M. Mario
Grégoire. Alors, bienvenue, M. Grégoire. Vous avez 10 minutes pour votre présentation, par
la suite vont suivre des échanges avec les parlementaires. La parole est
à vous.
M. Grégoire
(Mario) : Merci, M. le Président, membres de la commission. Au nom des
membres du conseil d'administration et de l'ensemble des membres du Conseil des
professionnels en services financiers, CDPSF, bien, permettez-moi de vous exprimer ma gratitude pour nous avoir donné
l'occasion de vous faire part de nos commentaires dans le cadre des consultations particulières et
auditions publiques sur le projet de
loi n° 141. Cependant,
je suis au regret de vous informer
que, dans le cadre de l'entente du règlement avec la Chambre de la sécurité
financière, notre organisme s'est engagé,
en décembre 2016, à ne pas commenter publiquement toute mesure ou
disposition relative à l'encadrement des membres de la CSF. Mais il me fait toutefois plaisir de vous
présenter la mission et la vision du conseil quant à l'avenir de la profession et la pertinence de son offre de
services pour l'ensemble des professionnels en services financiers, au
bénéfice notamment de tous les Québécois.
Regroupant
plus de 12 000 professionnels en services financiers à travers le Canada
et plus d'une douzaine de membres
corporatifs regroupant plusieurs dizaines de milliers de professionnels et aussi
allié à de grands partenaires, le conseil
est l'une des plus importantes associations professionnelles au Québec en termes d'adhérents. Ses positions sont
adoptées par son conseil d'administration à la suite d'analyses et