CRC — 27 May 2025 (43rd Legislature, 1st Session)
CRC 2025-05-27
Quebec — Committees
Journal des débats de la Commission des relations avec les citoyens - Assemblée nationale du Québec
sur les médias sociaux, Facebook, X, Youtube
Députés
La présidente
Les députés depuis 1764
Coordonnées des députés
La fonction de député
Fonctions parlementaires des députés
Composition des commissions
Indemnités et allocations
Cercle des femmes parlementaires
Cercle des jeunes parlementaires
Cercle des ex-parlementaires de l’Assemblée nationale du Québec
Fondation Jean-Charles-Bonenfant
Fondation des parlementaires québécois Cultures à partager
Travaux parlementaires
Calendrier hebdomadaire des travaux
Journal des débats
Index du Journal des débats
Règlement et autres règles de procédure de l'Assemblée nationale
Propos non parlementaires
Assister aux travaux
Travaux de l'Assemblée
Toutes les séances
Documents déposés
Projets de loi
Cheminement des projets de loi
Registre des votes
Travaux des commissions
Liste des commissions
Mandats en cours
Documents déposés
Rapports et documents de réflexion
Exprimez votre opinion!
Pétitions
Signer une pétition électronique
Consulter une pétition présentée à l'Assemblée
Lancer une pétition
Suivre le cheminement d'une pétition
Consultations publiques
Comment participer à une consultation
Liste des consultations publiques
Commenter un sujet à l'étude
Présenter un projet de loi d'intérêt privé
Vidéo
En direct et webdiffusions à venir
Archives des travaux et activités parlementaires
Travaux de l'Assemblée
Travaux des commissions
Activités de presse
Activités spéciales et institutionnelles
Députés
Le Canal de l'Assemblée
Émissions et capsules promotionnelles
Espace jeunesse
Commander un extrait
Calendrier
Ouvrir
En direct
Calendrier détaillé
_date_du_jour
Aujourd'hui
_heure_en_cours
En cours
Activités du jour
Exposition(
s) Drapeau(
x) sur l'hôtel du Parlement
L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements
L'ABC de l'Assemblée
Visiteurs
Restaurants
Actualités et salle de presse
Bibliothèque
Publications
Éducation
Diplomatie
Histoire
Accueil > Travaux parlementaires > Travaux des commissions > Journal des débats de la Commission des relations avec les citoyens
Travaux parlementaires
Journal des débats
Index du Journal des débats
Travaux de l'Assemblée
Registre des votes
Travaux des commissions
Administration publique
Agriculture, pêcheries, énergie et ressources naturelles
Aménagement du territoire
Assemblée nationale
Culture et éducation
Économie et travail
Finances publiques
Institutions
Relations avec les citoyens
Santé et services sociaux
Transports et environnement
Mandats en cours
Rapports et documents de réflexion
Cheminement des projets de loi
Projets de loi
Documents déposés
Dépôts du jour
Calendrier hebdomadaire des travaux
Mots clés
Type de documents
Tous les documents
Documents déposés
Feuilletons et préavis
Journaux des débats
Mémoires
Procès-verbaux de l'Assemblée
Projets de loi
Rapports et documents de consultation des commissions
Type de travaux
Travaux de l'Assemblée et des commissions
Travaux de l'Assemblée
Travaux des commissions
Commission de la culture et de l’éducation
Commission de la santé et des services sociaux
Commission de l'administration publique
Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles
Commission de l'aménagement du territoire
Commission de l'Assemblée nationale
Commission de l'économie et du travail
Commission des finances publiques
Commission des institutions
Commission des relations avec les citoyens
Commission des transports et de l'environnement
Sous-commission de la réforme parlementaire
Période
De</b> et <b>À</b> sont remplis, le résultat se situe entre les dates indiquées.<br/>
Si seul le champ <b>De</b> est rempli, le résultat se situe entre la date indiquée jusqu’à aujourd’hui.<br/>
Si seul le champ <b>À</b> est rempli, le résultat se situe avant la date indiquée.
" class="champsDate choisirDate BulleInfo PeriodeFin" />
La date de début doit précéder la date de fin.
Session
Toutes les sessions
Session en cours - 43e législature, 3e session (5 mai 2026 - )
43e législature, 2e session (30 septembre 2025 - 8 avril 2026)
43e législature, 1re session (29 novembre 2022 - 10 septembre 2025)
42e législature, 2e session (19 octobre 2021 - 28 août 2022)
42e législature, 1re session (27 novembre 2018 - 13 octobre 2021)
41e législature, 1re session (20 mai 2014 - 23 août 2018)
40e législature, 1re session (30 octobre 2012 - 5 mars 2014)
39e législature, 2e session (23 février 2011 - 1 août 2012)
39e législature, 1re session (13 janvier 2009 - 22 février 2011)
38e législature, 1re session (8 mai 2007 - 5 novembre 2008)
37e législature, 2e session (14 mars 2006 - 21 février 2007)
37e législature, 1re session (4 juin 2003 - 10 mars 2006)
36e législature, 2e session (22 mars 2001 - 12 mars 2003)
36e législature, 1re session (2 mars 1999 - 9 mars 2001)
35e législature, 2e session (25 mars 1996 - 21 octobre 1998)
35e législature, 1re session (29 novembre 1994 - 13 mars 1996)
34e législature, 3e session (17 mars 1994 - 17 juin 1994)
34e législature, 2e session (19 mars 1992 - 10 mars 1994)
34e législature, 1re session (28 novembre 1989 - 18 mars 1992)
33e législature, 2e session (8 mars 1988 - 9 août 1989)
33e législature, 1re session (16 décembre 1985 - 8 mars 1988)
32e législature, 5e session (16 octobre 1984 - 10 octobre 1985)
32e législature, 4e session (23 mars 1983 - 20 juin 1984)
32e législature, 3e session (9 novembre 1981 - 10 mars 1983)
32e législature, 2e session (30 septembre 1981 - 2 octobre 1981)
32e législature, 1re session (19 mai 1981 - 18 juin 1981)
31e législature, 6e session (5 novembre 1980 - 12 mars 1981)
31e législature, 5e session (24 octobre 1980 - 24 octobre 1980)
31e législature, 4e session (6 mars 1979 - 18 juin 1980)
31e législature, 3e session (21 février 1978 - 20 février 1979)
31e législature, 2e session (8 mars 1977 - 22 décembre 1977)
31e législature, 1re session (14 décembre 1976 - 23 décembre 1976)
30e législature, 4e session (16 mars 1976 - 18 octobre 1976)
30e législature, 3e session (18 mars 1975 - 19 décembre 1975)
30e législature, 2e session (14 mars 1974 - 28 décembre 1974)
30e législature, 1re session (22 novembre 1973 - 22 décembre 1973)
29e législature, 4e session (15 mars 1973 - 25 septembre 1973)
29e législature, 3e session (7 mars 1972 - 14 mars 1973)
29e législature, 2e session (23 février 1971 - 24 décembre 1971)
29e législature, 1re session (9 juin 1970 - 19 décembre 1970)
28e législature, 5e session (24 février 1970 - 12 mars 1970)
28e législature, 4e session (25 février 1969 - 23 décembre 1969)
28e législature, 3e session (20 février 1968 - 18 décembre 1968)
28e législature, 2e session (20 octobre 1967 - 20 octobre 1967)
28e législature, 1re session (1 décembre 1966 - 12 août 1967)
27e législature, 6e session (25 janvier 1966 - 18 avril 1966)
27e législature, 5e session (22 octobre 1965 - 23 octobre 1965)
27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
27e législature, 3e session (14 janvier 1964 - 31 juillet 1964)
27e législature, 2e session (21 août 1963 - 23 août 1963)
27e législature, 1re session (15 janvier 1963 - 11 juillet 1963)
26e législature, 2e session (10 novembre 1960 - 10 juin 1961)
26e législature, 1re session (20 septembre 1960 - 22 septembre 1960)
25e législature, 4e session (18 novembre 1959 - 18 mars 1960)
25e législature, 3e session (19 novembre 1958 - 5 mars 1959)
25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
25e législature, 1re session (14 novembre 1956 - 21 février 1957)
24e législature, 4e session (16 novembre 1955 - 23 février 1956)
20e législature, 1re session (7 octobre 1936 - 12 novembre 1936)
18e législature, 2e session (10 janvier 1933 - 13 avril 1933)
18e législature, 1re session (3 novembre 1931 - 19 février 1932)
17e législature, 2e session (8 janvier 1929 - 4 avril 1929)
16e législature, 4e session (11 janvier 1927 - 1 avril 1927)
16e législature, 3e session (7 janvier 1926 - 24 mars 1926)
16e législature, 1re session (17 décembre 1923 - 15 mars 1924)
15e législature, 4e session (24 octobre 1922 - 29 décembre 1922)
15e législature, 3e session (10 janvier 1922 - 21 mars 1922)
15e législature, 2e session (11 janvier 1921 - 19 mars 1921)
15e législature, 1re session (10 décembre 1919 - 14 février 1920)
14e législature, 3e session (21 janvier 1919 - 17 mars 1919)
14e législature, 2e session (4 décembre 1917 - 9 février 1918)
14e législature, 1re session (7 novembre 1916 - 22 décembre 1916)
13e législature, 4e session (11 janvier 1916 - 16 mars 1916)
13e législature, 3e session (7 janvier 1915 - 5 mars 1915)
13e législature, 2e session (11 novembre 1913 - 19 février 1914)
13e législature, 1re session (5 novembre 1912 - 21 décembre 1912)
12e législature, 4e session (9 janvier 1912 - 3 avril 1912)
12e législature, 3e session (10 janvier 1911 - 24 mars 1911)
12e législature, 2e session (15 mars 1910 - 4 juin 1910)
12e législature, 1re session (2 mars 1909 - 29 mai 1909)
11e législature, 4e session (3 mars 1908 - 25 avril 1908)
Partager
Diagramme de l'Assemblée
En direct sur le Web
Journal des débats de la Commission des relations avec les citoyens
Version préliminaire
Retour à la liste des séances du Journal des débats
43 e législature, 1 re session
(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
mardi 27 mai 2025
Vol. 47 N° 84
Étude détaillée du projet de loi n° 95, Loi favorisant l’équité dans l’accès aux services de garde éducatifs à l’enfance subventionnés dispensés par les titulaires de permis
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
10 h
10 h 30
11 h
11 h 30
15 h 30
16 h
16 h 30
17 h
17 h 30
Journal des débats
10 h (version non révisée)
(Dix heures trois minutes)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Alors, à l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le
quorum, je déclare la séance de la Commission des relations avec les citoyens ouverte.
La commission est réunie une nouvelle fois
afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 95, Loi favorisant
l'équité dans l'accès aux services de garde éducatifs à l'enfance subventionnés
dispensés par les titulaires de permis.
Mme la secrétaire, est-ce qu'il y a des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, Mme la Présidente.
Mme Prass (D'Arcy-McGee) est remplacée par Mme Maccarone
(Westmount—Saint-Louis); M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve) est remplacé par
Mme Labrie (Sherbrooke); M. Bérubé (Matane-Matapédia) est remplacé
par M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine).
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Alors, Mesdames et M., bienvenue à la
commission. Lors de l'ajournement de nos travaux jeudi dernier, nous en étions
à l'étude d'un amendement proposé par la députée de Westmount—Saint-Louis à l'article
10 du projet de loi. Mme la députée, le micro est à vous.
Mme Maccarone : Oui. Bien,
bon matin, collègues. J'espère que ce sera une bonne semaine pour tout le
monde.
Mais, juste pour nous situer, l'amendement,
dans le fond, c'était de parler de ce qu'on souhaite faire. Évidemment, c'est
de favoriser l'intégration des enfants présentant... avec des besoins
particuliers dans les groupes réguliers. La raison de ça, c'est parce qu'encore
une fois c'est toujours meilleur, pour ces enfants-là, quand ils sont avec leurs
pairs, quand ils peuvent apprendre avec eux. Ça développe aussi une certaine
tolérance des enfants qui sont neurotypiques ou des enfants qui ne sont pas en
situation de handicap, ça fait que c'est l'inclusion. Et je comprends que c'est
probablement les orientations qui sont déjà en place, mais, nous, ce qu'on
souhaite avoir, c'est une mention dans la loi, comme c'est une mention dans le
règlement. Alors, ce n'est pas une question de dénaturer, c'est une question d'avoir
un certain respect pour ces enfants. Ici, on parle vraiment de mixité. C'est
aussi la demande de l'OPHQ, alors, encore une fois, une autre raison pour
laquelle que je souhaite l'aborder.
Je comprends que, la semaine passée, la
ministre, elle avait des inquiétudes par rapport à l'utilisation du mot «doit»,
mais «doit favoriser», ce n'est pas «doit intégrer», c'est «doit favoriser». Ce
n'est pas le favoriser, ce n'est pas une obligation. Le favoriser, c'est de la
mention de ce qu'on souhaite, c'est de prendre en considération. C'est ça qu'on
veut, c'est : Est-ce qu'on doit prendre en considération? Oui. Est-ce qu'on
doit assurer qu'on a des groupes qui sont hétérogènes et pas nécessairement
homogènes? Bien, ça, c'est vraiment la liberté de choix des installations...
Mme Maccarone : ...des détenus
de permis. Parce qu'on comprend qu'à quelque part on souhaite respecter aussi
leur façon de faire. Mais, moi, je pense que le libellé est bien. Je suis
toujours ouverte, s'il y a une autre façon de le libeller, pour rejoindre et
adresser les préoccupations de la ministre ainsi que les équipes
ministérielles. Mais, pour moi, je trouve que c'est la bonne place, c'est la
chose à faire. Et, je répète encore une fois, c'est quelque chose qu'on
retrouve dans le règlement, la notion de groupe aussi. C'était un élément qui
était aussi soulevé par la ministre. Mais la notion de groupe paraît dans le
Règlement sur les services de garde éducatifs à l'enfance. Alors, c'est déjà
une notion et quelque chose qui existe.
Ça fait qu'on a dit, dès le début, dans
toutes nos remarques préliminaires, que tout le monde voulait travailler en
collaboration. C'est un enjeu, les gens savent, ça fait sept ans, presque huit
ans depuis que j'en parle, pour moi, c'est... c'est quelque chose qui est
fondamental. Et j'espère qu'on va avoir une écoute favorable pour faire ce type
d'intégration la prochaine fois.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci, Mme la députée. Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Bien,
je considère encore que c'est vraiment une question de régie interne,
d'organisation des groupes à l'intérieur de la réalité de chacun des services
de garde. Je dis que je ne suis pas... puis je l'ai mentionné la semaine
dernière, je ne suis pas contre le principe. Je pense que c'est plus d'ordre de
sensibilisation auprès des services de garde que ça devrait se faire plutôt que
d'intégrer ça dans un projet de loi. Dans un projet de loi où on dit qu'«un
service de garde doit», bien, c'est clair que là, il y a une indication claire
du législateur de dire que le service de garde doit. Ça veut aussi dire que le
ministère de la Famille doit faire des vérifications sur la mise en place de ce
moyen de favoriser ou pas.
Alors, étant donné que vraiment c'est de
la régie interne, mais que l'objectif est très bon, moi, je peux m'engager à ce
qu'on en fasse la promotion au niveau administratif, à l'intérieur des services
de garde éducatifs à l'enfance, d'une autre façon, avec plaisir. Mais je pense
vraiment que c'est... ça appartient au service de garde au niveau interne. Ça
se fait déjà. Moi, en tout cas, ce que j'ai vu à l'intérieur des services de
garde, j'ai vu qu'il y... Puis je n'ai pas senti de demandes non plus à ce
niveau-là, mis à part, là, l'office qui dit : Ce serait important
d'améliorer l'intégration, ce avec quoi je suis d'accord. Ce n'est pas le
principe, mais c'est d'intégrer ça dans un projet de loi, d'y mettre une
obligation de favoriser. Et ça veut dire une obligation de favoriser pour les
services de garde, ça veut dire, pour le ministère, de vérifier qu'il y a
effectivement une favorisation de cette façon de faire. On est vraiment dans la
gestion très interne du service de garde. Alors, quoique le principe est
intéressant, il n'y a pas de problème à ce niveau-là actuellement dans les
services de garde. Je ne reçois pas de plaintes à l'effet que les enfants sont
mis de côté, ils ne sont pas intégrés dans les groupes. Au contraire, je pense
que c'est exactement le phénomène inverse qu'on constate. Alors, je trouve que
c'est moins approprié à l'intérieur du projet de loi.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Mme la députée.
Mme Maccarone : ...ensemble,
l'article que je propose... ou l'amendement que je propose. Ce n'est pas
uniquement le mot «doit». On parle de «doit favoriser», pas «doit intégrer».
C'est pour ça que nous, on respecte toujours leur choix, puis ça leur
appartient toujours, le choix de faire les groupes, la composition de groupes de
leur manière. «Doit favoriser», ce n'est pas «doit intégrer». Selon moi, le
plus possible qu'on peut parler des enfants avec des besoins particuliers dans
les lois, le plus que nous aurons une sensibilité à l'intégration, le plus que
nous allons parler des enfants qui font face à beaucoup de difficultés, qui
sont souvent défavorisés, qui sont... font face à beaucoup de difficultés.
C'est pour ça que, moi, je trouve qu'encore une fois cela ne dénature pas la
loi. On ne parle pas d'une obligation de le faire, on parle d'une obligation de
penser à le faire. C'est vraiment ça. Puis encore une fois, la notion de
groupe, parce que ça aussi, c'était quelque chose qui a été soulevé, ça existe
déjà. Ça existe déjà dans tout ce qui existe auprès du gouvernement, dans les
documents du règlement.
• (10 h 10) •
Alors, je comprends ce que la ministre a
dit, mais il faut vraiment lire l'amendement au complet. Ce n'est pas juste le
mot «doit» qu'on devrait sortir. C'est... Il faut... Il faut lire l'ensemble de
l'article pour bien comprendre ce qu'on souhaite faire. Tu sais, le titulaire
de permis doit favoriser l'intégration, pas «doit intégrer». Ça fait que c'est
pour ça qu'on respecte vraiment leur choix, le choix de gestionnaires de
poursuivre de leur manière. Parce qu'on comprend que c'est... oui, c'est des
règles internes, c'est leur façon de faire. On ne souhaite pas remplacer ceci.
Mais, ce qu'on souhaite, c'est...
Mme Maccarone : ...une
considération. Encore une fois, je répète, à tous les moments, si on veut
intégrer les enfants avec des besoins particuliers, juste avoir une notion
écrite dans les lois, je pense que c'est une avancée des droits de ces enfants
qui sont souvent négligés, mis à part, exclus. Pas parce qu'il manque de la
bonne volonté, mais souvent parce qu'on ne pense pas à eux de la manière que
nous devons.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'amendement? Alors, s'il n'y a pas d'autres.. .Un vote par appel nominal.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis)?
Mme Maccarone : Pour.
La Secrétaire
: Mme Roy
(Verchères)?
Mme Roy (Verchères) : Contre.
La Secrétaire
: Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice)?
Mme Tardif : Contre.
La Secrétaire
: Mme Gendron
(Châteauguay)?
Mme Gendron : Contre.
La Secrétaire
: Mme Schmaltz
(Vimont)?
Mme Schmaltz : Contre.
La Secrétaire
: Mme Blais
(Abitibi-Ouest)?
Mme Blais : Contre.
La Secrétaire
: Mme Labrie
(Sherbrooke)?
Mme Labrie : Pour.
La Secrétaire
: Mme Lecours
(Les Plaines)?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Absention. L'amendement est donc rejeté. On poursuit
donc...on revient donc à l'étude de l'article 10. Je vous rappelle qu'on a...
l'article 10, pardon, introduit trois nouveaux articles. On en était au 59.7.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Oui, Mme la députée de Sherbrooke.
Mme Labrie : Merci, Mme la
Présidente. On aurait un amendement à déposer sur la notion de proximité. Ça
fait qu'à moins que la ministre en ait elle-même préparé un de son côté, je
demanderais une courte suspension pour vous l'envoyer.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Alors, nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 10 h 12)
(Reprise à 10 h 18)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses
travaux. Donc, Mme la députée de Sherbrooke, vous déposez un amendement, que
nous voyons actuellement. Pour ceux qui ne l'ont pas, vous pouvez regarder sur
Greffier. Je vais vous demander d'en faire la lecture.
Mme Labrie : Avec plaisir,
Mme la Présidente. Donc :
L'article 10 du projet de loi modifie
l'article 59.7 de cette loi, édicté par l'article 35 du
chapitre 9 des lois de 2022, est amendé au cinquième paragraphe par :
1° l'insertion, après «locale» de «ou d'un
arrondissement dans lequel se situe le titulaire de permis»;
2° la suppression de :
«avec laquelle le titulaire de permis a
conclu une entente écrite visant à prioriser l'admission de tels enfants dans
son installation en échange d'une contrepartie.»
...se lirait ainsi : «5° enfants dont
un parent réside sur le territoire d'une municipalité locale ou d'un
arrondissement dans lequel se situe le titulaire de permis;».
Donc, on avait eu déjà quelques
conversations en lien avec ça. Je pense que tout le monde ici partageait
l'objectif de la ministre de régler l'enjeu des codes postaux trop restrictifs
pour une priorisation d'admission. Par contre, moi, j'avais le souci qu'on
puisse quand même créer la possibilité qu'il y ait une priorisation pour un
territoire local de proximité. Ce que je propose ici, c'est que ce
territoire-là puisse être la municipalité locale ou encore un arrondissement.
Ça me semble être un bon point d'équilibre au sens où il y a une mixité
assurément dans un arrondissement ou dans une municipalité locale. Je viens
rayer ici la question de l'entente ou de la contrepartie parce que...
L'objectif, c'est vraiment...
• (10 h 20) •
Pour moi, c'est comme si les municipalités
n'ont rien à voir là-dedans dans le sens où, pour plein de bonnes raisons, un
CPE ou une installation peut vouloir prioriser la proximité, notamment pour
s'assurer que les partenaires de la communauté vont être les bons, là, pour les
enfants qui vont être dans leur installation par exemple, on peut penser à
l'école, on peut penser aux CISSS ou aux CIUSSS, on peut penser à des organismes
communautaires qui sont dans le quartier ou dans la municipalité, pour qu'eux
puissent intervenir au besoin auprès des enfants. Donc, il y a très souvent des
CPE, en ce moment, qui ont des critères de priorisation de quartier comme ça
puis ils n'ont jamais... ils ne se sont jamais entendus avec la ville pour ça.
C'est juste eux, sur leur propre base, qui ont décidé, pour justement leur
gestion interne, que c'était facilitant d'avoir des enfants qui sont du
quartier.
Donc, pour moi, c'est comme si cette
conversation-là, elle est différente des situations pour lesquelles une
municipalité décide de fournir un terrain...
Mme Labrie : ...ou de
financer, là, une
partie des installations, à ce moment-là, bien, on peut en
discuter aussi, comme, par ailleurs, là. Mais moi, ce que je veux créer ici,
c'est la possibilité, pour une installation, de continuer, finalement, là, de
prioriser les enfants qui font
partie de la communauté dans laquelle ils se
trouvent, tout simplement, une installation qui est déjà existante, là.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Oui.
D'abord, dire que je suis d'accord avec la première
partie de l'amendement, où
on ajoute l'arrondissement, là, ville ou arrondissement. Effectivement, ça
donne un ordre de grandeur. Par contre, le fait de retirer la contrepartie...
Je pense que c'est un incitatif... On se rappelle, hein, la première étape de
tout, c'est le choix du parent, alors, le choix du parent. Quand il s'en va sur
le portail, il regarde quels sont les services de garde qui répondraient à son
besoin. Alors là, ça peut être, oui... Souvent, dans la très grande majorité,
c'est la proximité avec la résidence, mais ça peut aussi être la proximité avec
le lieu de travail d'un des deux parents, par exemple, ça peut être la
proximité avec un membre de la famille, parce que, par exemple, on a un horaire
atypique, et, effectivement, c'est un membre de la famille qui va au service de
garde à proximité. Alors, c'est sûr que cet élément là de contribution des
municipalités, c'est un élément qui est quand même important.
Je vous dirais que, dans, probablement, la
très, très grande majorité des contributions... des contreparties dont on
parle, c'est souvent le terrain. Moi qui ai été mairesse pendant 30 ans, j'ai
beaucoup, beaucoup milité pour qu'aussitôt qu'on développe un nouveau quartier
résidentiel, des nouveaux logements, des condos, qu'on s'assure qu'à proximité
il y ait des terrains disponibles pour des écoles et des services de garde,
parce que c'est des éléments qui, pour moi, sont fondamentaux. Quand on
développe un quartier, un milieu de vie, alors, de donner des terrains, ça fait
partie de ça. Alors, effectivement, cette contrepartie-là, elle est souvent intéressante.
Puis, dans plusieurs régions où on n'a à
peu près pas de terrains accessibles, à des prix abordables, souvent, les
municipalités vont trouver un terrain dont ils sont déjà propriétaires, ou
même, dans certains cas, contribuent et achètent des terrains auprès de
certains promoteurs, ils s'entendent avec au moment même où ils font le
développement du terrain. Donc, la contribution de... que peut apporter la
municipalité est souvent très importante, puis fait souvent la différence,
alors, et montre, justement, cette volonté du milieu de faire
partie de la
solution, en émettant, justement, une contrepartie.
Donc, c'est un peu ça. La première partie,
on y ajoute l'arrondissement, ça me va, sans problème, mais de retirer, je
dirais, l'élément positif de la contrepartie... Parce que ce n'est pas
nécessairement une obligation, là, la ville n'a pas une obligation de
contribuer, mais dans un cas où on souhaiterait, justement, faire un petit
plus, bien, je pense que c'était une bonification qui était intéressante, de
dire, bien, ça contribue à la priorisation. Là, ce qu'on dit, c'est que, bon,
il y aura priorisation — c'est ce que dit l'amendement — sans
contribution supplémentaire ou sans contrepartie. Alors, c'est le retrait de la
contrepartie qui, pour moi, est plus complexe, là. Puis, on le sait, là, ça se
fait, puis ça doit continuer de se faire, parce que cette contribution là, au
niveau des municipalités, elle est importante, et dans la planification,
d'abord, dans la planification, parce que, trop souvent, on a vu des quartiers
se développer, puis, après ça, il n'y avait plus de place pour entrer, par
exemple, un service de garde ou une école. Alors, c'est des éléments qui sont
importants.
Mme Labrie : Mais...j'attends
mon... Merci. Je suis contente d'entendre la ministre dire à quel point c'est
un incitatif important au développement, la question de la contrepartie. On va
en parler abondamment aujourd'hui et, honnêtement, je suis très d'accord avec
elle. Moi, je pense qu'il doit pouvoir y avoir une priorisation des places
quand il y a eu une contrepartie, puis il faut garder ça, puis on en discutera
quand il sera question du 50 %.
Moi, l'enjeu que je veux régler ici, c'est
que, pour des installations déjà existantes... Je vais donner un exemple très
précis, disons, dans Hochelaga-Maisonneuve, il y a un CPE qui veut prioriser
les enfants de l'arrondissement d'Hochelaga-Maisonneuve, ça peut faire des
décennies qu'il est là, ce CPE là. O.K. Puis une des raisons pour laquelle ils
préfèrent faire ça, c'est qu'eux, ils en font du dépistage dans leurs
installations. S'ils se rendent compte qu'il y a un enfant pour lequel il y
aurait des services à aller chercher auprès du CIUSSS, bien, l'enfant, s'il
habite sur la Rive-Sud puis qu'il fréquente cette installation-là, bien, le
CISSS de l'est de Montréal ne va pas vouloir offrir des services à l'enfant
parce qu'il n'habite pas sur ce territoire-là, il n'habite pas...
Mme Labrie : ...territoire du
CISSS de l'est de Montréal. Ça fait que c'est précisément le genre de situation
que moi, je veux essayer de régler avec mon amendement. Je veux que ce soit
possible pour des installations qui sont déjà là de pouvoir prioriser des
enfants de leur communauté, parce qu'eux autres, ils le savent, que s'ils ne
peuvent plus faire ça puis qu'il y a des enfants qui viennent de peut-être plus
loin dans leurs milieux, ils ne seront pas en mesure de déployer les services
autour de l'enfant, dont celui-ci pourrait avoir besoin, s'ils identifient, par
exemple, des besoins particuliers. Ça fait que moi, ça m'apparaît très, très
important.
Puis, si, par ailleurs, la ministre veut
aussi qu'on permette de prioriser quand il y a eu contrepartie, bien, moi, je
suis d'accord avec ça. Moi, je suis d'accord avec ça, c'est juste que je pense
aussi que ça doit être possible pour une installation, même s'il n'y en a pas
eu, de contrepartie, de prioriser les enfants de la communauté, puis communauté
au sens très large, là, de l'arrondissement ou de la municipalité. Je pense
que... Je pense que c'est important.
Puis ça vient aussi régler un peu l'enjeu
dont la ministre nous parlait. Elle nous relatait qu'elle avait eu des
témoignages de parents qui disaient : Bien là, moi, il y a un CPE dans mon
quartier, puis je ne peux même pas y aller parce que les priorisations ne le
permettent pas, je trouve ça dommage d'être obligé d'aller plus loin. Bon,
bien, si on permet aux installations de prioriser leurs quartiers, ça, ça va
faciliter la vie des parents qui, du fait d'habiter proche, dans le même
secteur ou dans la même municipalité, vont pouvoir être priorisés aussi pour
avoir accès à cette place-là à laquelle ils peuvent se rendre très facilement à
pied, en transport actif. Ça fait que, pour moi, on ne devrait pas exiger absolument
qu'il y ait eu une contrepartie de la part de la municipalité, parce qu'il y a
des centaines d'installations, là, qui sont déjà là, là, ils n'ont pas
besoin... Ils n'en ont peut-être pas eu, des contreparties, dans le temps, ils
n'en ont pas nécessairement besoin pour fonctionner en ce moment, mais ils ont
des excellentes raisons de vouloir prioriser des enfants de leurs quartiers.
Donc, à la limite, si ça travaillait moins
en silo dans le réseau de la santé, ce n'est peut-être pas un problème qu'on
aurait besoin de régler, mais c'est le cas, là, il y a des exemples avérés de
ça. Puis, dans un territoire de l'ordre de l'Estrie, où le territoire du CIUSSS
est tellement grand... moi, je ne rencontre pas ça, sur mon territoire, c'est
le même CIUSSS, là, peu importe, là, même si l'enfant vient d'East Angus puis
qu'il est dans un service de garde à Sherbrooke, il va être desservi pareil,
mais, dans des territoires plus denses, là, notamment en milieux comme dans la
région de Montréal, ça peut faire une extrêmement grosse différence pour cet
enfant-là, qui ne l'aura pas, le service, parce que là, ça va se renvoyer la
balle... ah non, mais ce n'est pas là qu'il habite.
Ça fait que moi, je pense qu'il faut
régler ça. Puis on peut tout à fait trouver une formulation dans laquelle ça
prévoit aussi la possibilité que, quand il y en a une, contrepartie, bien sûr,
le CPE peut vouloir mettre ce critère de priorisation là aussi, là. Moi, j'ai
toute ouverture pour ça, je suis d'accord qu'il faut prévoir ça, mais il faut
aussi prévoir la possibilité de prioriser un territoire même quand il n'y a pas
de contrepartie.
Mme Roy (Verchères) : Bien,
je rappelle que la première étape, c'est les choix des parents. Donc, les
parents choisissent la proximité. Vous avez beaucoup mentionné le quartier.
C'est ce qu'on veut éliminer justement, la notion de quartier. Je pense que ce
n'est pas l'objectif. C'est un peu plus large. Puis, dans la vraie vie, il n'y
a pas de gens de la Rive-Sud, à moins de travailler dans Hochelaga-Maisonneuve,
qui vont effectivement...
Mme Labrie : Bien, il y en a
plein.
Mme Roy (Verchères) : Mais je
pense que c'est intéressant pour un parent qui travaille dans Hochelaga-Maisonneuve
de dire : Oui, mon enfant va être à proximité. Si je dois partir, je dois
aller le chercher, je suis à proximité. Quand on parle de proximité, je le
mentionnais, la grande majorité, c'est proximité de la résidence, mais c'est
aussi vrai proximité du lieu de travail, proximité de la famille ou de d'autres
membres de la famille ou des gens aidant à l'intérieur de la famille. Donc, de
remettre sans contrepartie, parce que, là, c'est vraiment ça, c'est le
signal... c'est ce qu'on dit, c'est qu'il n'y aura plus de contrepartie de la
part de la municipalité. On retire cet incitatif-là, qui est un incitatif dont
on a souvent besoin dans les régions, particulièrement dans les régions,
effectivement. Et cette notion-là, je pense, de proximité, le parent la fait au
départ en choisissant à quelle installation il s'inscrit pour avoir des places.
Alors, si, par exemple, je travaille dans Hochelaga-Maisonneuve, je suis de la
Rive-Sud, mais que les places sont réservées pour la proximité, bien, je ne
pourrai pas avoir cet accès-là. Dans le cas là, il y aurait 50 %, mais c'est
le retrait de la contrepartie qui est dérangeant.
• (10 h 30) •
Mme Labrie : Bien, moi, comme
je le dis à la ministre, si elle veut rajouter la possibilité de le faire aussi
avec contrepartie, moi, je suis d'accord, là, je n'en ai pas, de problème avec
Mme Roy (Verchères) : Mais
elle était là, la contrepartie.
Mme Labrie : C'est juste que
c'est deux... c'est deux conversations différentes, c'est deux choses
différentes. Puis le parent, là, qui travaille dans Hochelaga-Maisonneuve puis
qui habite sur la Rive-Sud, c'est vrai que ça peut l'arranger d'avoir une place
là, puis c'est son choix, mais ça peut aussi être un enjeu si cet enfant-là,
finalement, il en a, des besoins particuliers, puis que le parent ne réussit
pas à avoir des services, par exemple un orthophoniste qui va aller voir
l'enfant dans...
Haut de la page
10 h 30 (version non révisé
e) Mme Labrie : ...milieu de garde,
parce que ce n'est pas sur le bon territoire des services de santé. Il va
trouver ça plate, ce parent-là, rendu là. Puis quand le lien va devoir être
fait avec l'école plus tard, si ce n'est pas possible d'assurer cette
transition-là, parce que, finalement, l'enfant, il va aller à l'école,
probablement, sur la Rive-Sud, bien, ça va être un peu plus compliqué aussi, sa
vie.
Donc, moi, je suis très ouverte, si la
ministre veut sous-amender pour qu'on rajoute la question de la contrepartie,
moi, je ne veux pas enlever ça. Je l'ai dit des dizaines de fois depuis le
début de l'étude du projet de loi, je pense que les contreparties, puis la
priorisation associée à ça, il faut le maintenir puis il faut même dépasser
largement 50 %. Je n'ai aucun problème avec ça. J'ai un problème avec le
fait qu'on n'empêche un CPE qui fonctionne déjà, qui est déjà établi dans sa
communauté, de prioriser l'arrondissement ou la municipalité dans laquelle il
se trouve. Parce qu'eux, là, même s'ils n'en ont pas eu de contrepartie, ils
peuvent voir au quotidien des raisons excellentes de privilégier les enfants
qui habitent sur le territoire de la municipalité ou de l'arrondissement pour
recevoir dans leurs installations, même si on n'a pas eu de contrepartie. Ça
fait
partie des raisons pour lesquelles, dans leur gestion interne, ils peuvent
préférer vouloir ça.
Mme Roy (Verchères) : Bien, ça
revient au même, parce qu'on avait un amendement aussi pour ajouter l'arrondissement...
Aathieu, est-ce que les deux concordent pour ce qui est de l'arrondissement, de
la notion même de ville et d'arrondissement?
Des voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce que vous voulez qu'on suspende quelques instants? On
va suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 10 h 33)
(Reprise à 10 h 51)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses
travaux. Donc, au moment de suspendre, Mme la ministre, vous aviez l'idée de
déposer un sous-amendement à l'amendement de la députée de Sherbrooke. Nous le
voyons à l'écran. Je vais vous demander d'en faire la lecture.
Mme Roy (Verchères) : Alors,
c'est d'insérer dans le paragraphe 5°... Là, je vois que je n'ai pas le même
texte que sur mon courriel, le sous-amendement... Voilà.
L'article 10, le
projet de loi : Modifier l'article 59.7 de cette loi, édicté par
l'article 35 du
chapitre 9 de la loi de 2022, est amendé au cinquième
paragraphe par l'insertion, après «locale», de «ou d'un arrondissement dans
lequel se situe le titulaire de permis;», par «de celle-ci» et la suppression
de la suppression de l'article 2 qui était amendé, là, où on retirait la
contrepartie.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Parfait. Donc, est-ce qu'il y a des questions? Mme la
députée de Westmount--Saint-Louis.
Mme Maccarone : Est-ce que,
par hasard, la ministre avait préparé l'article tel qu'amendé pour qu'on puisse
le voir? Parce que la suppression de la suppression, est-ce que ça veut dire...
ça... on ramène le paragraphe?
Mme Roy (Verchères) : Le
paragraphe 5° se lirait : «enfants dont les parents résident sur le
territoire d'une municipalité locale ou d'un arrondissement de celle-ci; avec
lequel le titulaire de permis a conclu une entente écrite visant à prioriser
l'admission de tels enfants dans son installation en échange d'une contrepartie.»
Mme Maccarone : On n'a pas ça
sur l'écran. O.K., merci. Je veux juste savoir, pendant que vous avez fait les
recherches en ce qui concerne le sous-amendement de l'article, que j'appuie, de
la collègue, c'est des excellents arguments, moi, quand je regarde l'estimation
de l'offre de places... parce qu'on sait, on parle de la priorisation, le
développement de places, comment que nous allons établir où on a besoin de
faire ce développement. Puis je regarde la
section de territoire sur le
document du site Web du gouvernement. On dit que les délimitations des
territoires des BC sont constituées à partir des frontières à la fois des...
oui, les territoires des municipalités régionales du comté mais aussi les
territoires des centres de santé et de services sociaux, en tout ou en partie,
les villes et arrondissements. Ça fait qu'est-ce que ça, c'est des éléments qui
vont être importants de prendre en considération? Parce que ce je comprends, il
y a une volonté d'amender et de prendre en considération les préoccupations de
proximité, mais, ces trois éléments, est-ce que nous devons aussi prendre ça en
considération, tant que nous sommes en train de faire ces amendements? C'est
juste une question de même. Je n'ai pas le sous-amendement du sous-amendement
de l'amendement. C'est juste que je veux m'assurer, tant qu'à le faire, qu'on
n'a pas à revenir encore.
Mme Roy (Verchères) : Bien,
pour ce qui est des territoires des BC, souvent un territoire de BC n'est pas
uniforme ni à la MRC ni au CISSS. Je prends ma région à moi, là. Par exemple,
le bureau coordonnateur couvre la municipalité de Sainte-Julie, couvre la ville
de Varennes, mais ne couvre pas les autres... les autres éléments de la MRC.
Dans le CISSS Montérégie Est, on a beaucoup de BC, donc une multitude de BC et
une multitude de MRC, et on a des MRC qui sont là en partie, en entier. Dans la
région métropolitaine, on a tout fait pour que ça soit un peu hétéroclite. Ça
marche, c'est très hétéroclite. Donc, en termes de territoire, ce n'est pas les
mêmes territoires pour les BC que pour les MRC que les CISSS, puis je dirais
même, pour les circonscriptions. Je suis chanceuse, je suis l'exception, où
j'ai une MRC, une circonscription électorale, mais ce n'est pas vrai ailleurs.
Donc, c'est très, très rare. C'est pour ça qu'on utilisait vraiment... pour ça
qu'on utilisait vraiment des termes très légaux, là, qui sont la municipalité
locale et l'arrondissement. Voilà.
Mme Maccarone : O.K. C'est
juste que, pour faire le lien avec l'amendement de la députée de Sherbrooke...
parce qu'elle, elle a parlé beaucoup de la proximité au... en santé et services
sociaux, puis c'est pour ça, c'est déjà soulevé quand on parle de délimitations
pour l'estimation de l'offre de places. Ça fait que j'entends ce que vous
dites, sauf que, quand on est en train de... Peu importe c'est qui qui est au
pouvoir, quand on est en train de faire l'estimation, avons-nous des besoins,
comment allons-nous le faire, on prend en considération le territoire des
centres de services de santé et services sociaux. Puis c'est déjà dans les
documents existants. Ça fait que j'ai juste... j'ai l'impression qu'il y a un
élément qui nous manque, tant que nous sommes en train de faire ces
modifications, pour s'assurer que la proximité est prise en considération,
directement en lien avec l'amendement en question. Ça fait que, tant qu'à
faire, je me demande si nous devons...
Mme Maccarone : ...de ne pas
prendre en considération, parce qu'on est en train d'ajouter «arrondissement»,
comme il existe déjà dans l'identification du modèle d'estimation, x'est
vraiment dans le modèle d'estimation, territoire d'une municipalité régionale
de comté, MRC, territoire des centres de santé et de services sociaux en tout
ou en partie. Ça fait que je pense que ça rejoint un peu les préoccupations de
la ministre que ça peut aller au-delà d'un BC, toucher plusieurs BC et villes
ou arrondissements. Puis là je lis le texte qui existe déjà dans le document
Estimation, offre, demande, places à services de garde éducatifs à l'enfance.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Bien, je
ne comprends pas toute l'intervention. Est-ce qu'elle souhaiterait qu'on
utilise territoires, bureaux coordonnateurs plutôt que municipalités, arrondissements?
Municipalités et arrondissements est, pour moi, un terme très clair. Quand on
va dans les territoires de bureau coordonnateur, on peut avoir deux
municipalités, on peut avoir une
partie de municipalités. Sud de Montréal, on a
une multitude de territoires de bureaux coordonnateurs. Là, on s'en tenait
vraiment à l'instance juridique parce qu'on se rappelle que c'est en échange
d'une contrepartie. Donc, on s'en tenait à l'entité juridique qui est soit
l'arrondissement, soit et/ou la ville. J'essaie juste de comprendre l'objectif,
mais...
Mme Maccarone : Moi, mon
objectif, c'est, dans le fond, c'est d'appuyer la collègue dans son
intervention, mais aussi de sortir ce qui, je sais, existe déjà en termes de
s'assurer qu'on va capter tous les enfants en termes de proximité. Parce que je
sais qu'on prend aussi la question de proximité puis l'estimation de l'offre.
Ça fait que le développement de places, on prend aussi en considération la
proximité des centres de santé, services sociaux. C'est juste ça. Ça fait
partie de l'identification, du développement de places. Ça fait que, moi, je
trouvais qu'il y avait vraiment bel alignement. Ça existe déjà, c'est déjà
notre façon de faire. On est en train de prendre des éléments de qu'est-ce qui
existe déjà, avec le sous-amendement de la ministre, qui sont directement en
lien avec l'amendement de la collègue. Juste... J'ai vraiment l'impression que
c'est quelque chose qui nous manque.
Mme Roy (Verchères) : Notre
sous-amendement, mis à
part la
partie sur la contrepartie, dit la même chose,
que ce soit celle de la collègue de Québec solidaire ou de nous, c'est vraiment
«municipalités et arrondissements». Ce qu'on ne souhaitait pas, puis on en a
parlé lors de notre dernière rencontre, c'est de pouvoir utiliser le code
postal qui permet véritablement de faire une... un découpage géographique qui
peut être autre, pour s'assurer, par exemple, de ne pas avoir de mixité
sociale. Alors, c'est pour ça qu'on avait vraiment utilisé tant «l'amendement
de la collègue de QS, que la nôtre, c'est vraiment «villes et arrondissements».
Mme Maccarone : Je vais passer
la parole à ma collègue. Mais, en tout cas, j'entends la ministre, mais,
sincèrement, j'ai vraiment l'impression qu'il nous manque un élément par rapport
à le débat dont nous avons actuellement.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Mme la députée de Sherbrooke.
Mme Labrie : Merci, Mme la
Présidente. Merci pour le sous-amendement. Là où j'aurais besoin, peut-être, d'éclaircissements,
pour être rassurée par rapport à ça, c'est qu'on le sait que, plus tard, dans
le projet de loi, la ministre va venir intervenir sur la valeur des
contreparties pour exiger un seuil minimal de ces contreparties-là, parce
qu'elle nous l'a dit, bon, des fois, la contrepartie, elle utilise souvent
l'exemple de fournir le papier toilette, puis c'est tout, en échange de
100 % des places. Ça fait que je comprends pourquoi elle veut intervenir
là-dessus. Mais, dans ce cas-ci, en particulier, c'est parce que là on a plein
d'installations qui sont déjà existantes, ça fait qu'eux autres, ils ne se
feront pas céder un terrain, ils ont déjà leurs bâtiments, personne ne va payer
leur loyer.
• (11 heures) •
Ça fait que, moi, j'aurais un problème si
la valeur de la contrepartie pour signer une entente était trop élevée, parce
qu'il y a plein d'installations déjà existantes qui ne pourraient jamais signer
une entente de contrepartie comme ça avec une municipalité ou un
arrondissement, puis là ils ne pourront donc pas prioriser leurs territoires.
Ça fait que, si la ministre me dit qu'il y aura de la souplesse pour les
ententes puis les contreparties, en particulier pour des situations comme ça,
quand une installation est déjà existante, on pourrait peut-être le dire comme
ça. Moi, je pense que ça va rassurer ma crainte, mais c'est parce que j'essaie
de voir, tu sais, un CPE qui existe déjà, qui est dans un arrondissement donné,
quel genre de contrepartie il va pouvoir demander à l'arrondissement, là, tu
sais. Ils sont là, ils ont déjà une cour, ils ont déjà... tu sais, ça fait que
ça aura forcément une faible valeur.
Donc, je veux juste m'assurer que ça va
pouvoir être admissible éventuellement. Ça fait que j'aimerais l'entendre là-dessus.
Mme Roy (Verchères) : Dans le
projet de loi, on prévoit la...
Haut de la page
11 h (version non révisé
e) Mme Roy (Verchères) : ...possibilité
de réglementer. Donc, il n'y a pas d'objectif à court terme de réglementer sur
la valeur.
Mme Labrie : O.K.
Mme Roy (Verchères) : Donc, c'est
la possibilité pour le gouvernement de réglementer éventuellement, s'il le
souhaite. Puis je me suis posé la même question que vous. J'ai fait une
nomenclature de ce que ça pourrait être, par exemple : par exemple, bon,
service de déneigement, entretien du bâtiment, près d'installations
municipales, par exemple, pour les activités du service de garde, ça pourrait
être par exemple des heures à disposition dans des installations sportives
appartenant à la municipalité. Ça pourrait être même certains terrains qui
pourraient être réservés à certaines heures. On a... On parle beaucoup... Hier,
justement, j'étais chez ma collègue à Shawinigan. On parle beaucoup d'enfants
matures, donc d'avoir un espace réservé, où pourrait être accessible de façon
exclusive à un service de garde pour faire des activités nature particulière.
Alors, vous voyez, c'est une nomenclature. Il y a... Je vous donnais l'exemple
du terrain, parce qu'au moment de la création, c'est souvent ce qu'on voit.
Mais la nomenclature au niveau d'un arrondissement peut être effectivement très
diverse. Et actuellement, l'objectif, c'est juste de dire le pouvoir de
réglementer pour ne pas arriver avec des éléments comme le papier toilette, là,
l'exemple qu'on donnait. Mais je pense que ça peut être plus large que ça. Ça
peut être un... on vous donne des exemples ici, là. Tu sais, j'ai une
municipalité, je ne la nommerai pas, mais il y avait eu un terrain, mais il y a
l'entretien, il y a tout le paysage qui est fait, on fournit des arbres, il y a
des locaux d'entreposage, alors il y a vraiment différentes possibilités
justement pour pouvoir avoir des ententes avec un arrondissement ou une
municipalité, là, dans le sens où vous l'entendez, effectivement,
particulièrement dans un cas où c'est déjà en place.
Mme Labrie : Bien, ça me
rassure quand même, Mme la Présidente. Parce que c'est ça, tu sais, j'avais la
crainte qu'on se dirige vers un scénario où ça prend une entente avec
contrepartie qui représente plusieurs centaines de milliers de dollars. Puis,
ça, ce ne sera pas possible pour des installations déjà existantes.
Donc là, premièrement, je comprends qu'il
n'y a pas de projet de règlement, là, à court terme. Ils sont... Le ministère n'est
pas en train de travailler là-dessus. C'est juste, ils veulent se créer la
possibilité, un jour, de le faire? D'accord.
Puis il n'y aura pas... Le seuil minimal,
là, va être... va pouvoir inclure des choses comme accès à des installations
sportives d'une municipalité. Ça fait que le... en termes de valeur monétaire,
ça va être bas, quand même.
Mme Roy (Verchères) : Oui.
Parce que ce n'est pas nécessairement une valeur monétaire. Je vous donnais l'exemple,
par exemple, d'un terrain qui pourrait être mis à la disposition d'un CPE qui
fait Enfant Nature, alors le terrain appartient toujours à la municipalité,
mais en fait, il le protège et l'aménage pour que le CPE y ait toujours accès,
ça peut être des éléments comme ceux-là. Puis, c'est pour ça, on a pris la
décision à cette étape-ci de ne pas aller vers un projet de règlement mis en
place maintenant, mais de le prévoir si un jour ça s'avérait nécessaire. Mais
ce n'est pas ce qui est prévu à l'heure actuelle. Puis on n'a pas décidé de
gérer les seuils non plus à cette étape-ci.
Mme Labrie : Bien, avec les
explications que le ministre me donne, moi, je suis confortable avec ça parce
que je pense que ça va être encore possible de conclure des ententes de cette
nature-là, là. Ça fait que moi, ça me convient. Merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
O.K. Je vais juste m'assurer qu'on s'est
tous bien entendu, d'accord, avant de procéder au vote, si vote il y a. Donc,
dans le sous-amendement, il y a la proposition de rajouter «de celle-ci» et de
ne pas... bien, en fait, de supprimer, mais de ne pas supprimer la partie. On s'entend
bien? Parfait. Parce que je le voyais autrement. Je voulais juste être sûre que
tout le monde le voyait de la même façon que moi. C'est bon? O.K.
Alors, est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur le sous-amendement? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
le sous-amendement est adopté? Adopté. On revient donc à l'amendement tel que
sous-amendé. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement
sous-amendé de la députée de Sherbrooke? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce
que le sous-amendement, tel qu'amendé, est adopté? Adopté. Merci. On revient
donc à l'article 10 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a d'autres...
Mme Roy (Verchères) : ...Mme
la Présidente?
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) :
Oui! On va prendre une petite pause.
(Suspension de la séance à 11 h 06)
(Reprise à 11 h 11)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses
travaux. Donc, au moment de la suspension, nous étions... nous en étions à
l'article 10, tel qu'amendé, dans la
partie introduisant l'article 59.7. Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Mme la députée de Sherbrooke.
Mme Labrie : Merci, Mme la
Présidente. Cette fois-ci, c'est des questions, parce qu'il y a certaines
modalités de priorisation qui sont prévues ici, mais on a porté à mon attention
des situations pour lesquelles je n'arrive pas à voir si ça rentre là-dedans ou
comment ça va être considéré par le ministère. Je pense à des exemples où c'est
des organismes communautaires qui priorisent des places, souvent pour des mères
en difficulté, des mères monoparentales, des choses comme ça. Et il y en a
plusieurs, mais j'en ai un sous les yeux, là, La petite Maison de la Miséricorde,
qui, eux, ont un permis de service de garde subventionné, et donc qui serait
soumis à ces nouvelles dispositions là de la loi. Puis eux, bien, donc, ils
priorisent des mères qui s'identifient... mais ça ne se trouve pas à être des
employés de l'organisme. Ça rentre où, dans le fond? Moi, je... Ce n'est pas un
établissement d'enseignement non plus.
Ça fait que j'aurais besoin de savoir,
dans des situations comme cet exemple-là, est-ce que ça va encore être possible
pour des organismes comme ça qui... soit qui, eux-mêmes, ont des places en
service de garde subventionné, ou bien qui avaient une entente, pas
nécessairement... Un organisme communautaire, ça n'a pas nécessairement les
moyens d'offrir une contrepartie, là, on s'entend, avec le financement qu'ils
ont, là. Ça fait que moi, je veux savoir, pour ces situations-là, est-ce que ça
va être possible encore de prioriser leur clientèle?
Mme Roy (Verchères) : Je vais
prendre une petite... une petite pause, juste pour m'assurer qu'on a la bonne
réponse.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...
(Suspension de la séance à 11 h 13)
(Reprise à 11 h 16)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses
travaux. Donc, nous en étions à la réponse de la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Oui,
tout à fait. Alors, je ne peux pas répondre sur le cas de La Miséricorde, particulièrement,
puis je...
Mme Roy (Verchères) : ...pas.
À l'intérieur... Il y a deux éléments. Il y a à l'intérieur du projet de loi,
donc on arrive avec six priorités claires, déterminées. Il y a d'autres cas,
puis ça, c'est à l'intérieur de la loi 1, au moment où on a adopté la loi
sur les services de garde éducatifs, où il est possible, à la ministre, dans
des cas exceptionnels... on prend par exemple des mères vulnérables qui sont
dans un organisme de réinsertion particulier où là ils perdraient par exemple
la garde de leur enfant s'ils n'avaient pas le service. Alors, ça, c'est le...
J'essayais de ne pas donner d'exemple, c'est dur de ne pas en donner, là, mais,
pour bien faire comprendre, il existe cette possibilité-là d'avoir des
dérogations dans des cas exceptionnels, dédiés, qui ont un impact,
effectivement... qui aura un impact majeur si on n'avait pas ça, de pouvoir
obtenir une dérogation, mais ce n'est pas à l'intérieur de ce projet de loi là,
c'est vraiment dans la
loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance.
Mme Labrie : Donc, si je
comprends bien la réponse de la ministre, même si ce n'est pas prévu dans le
projet de loi qu'on étudie en ce moment, il existe par ailleurs des
dispositions qui vont permettre à la ministre d'accorder des exceptions pour
Mme Roy (Verchères) : Oui. Et
ce n'est pas amendé. Ce projet de loi là n'amende pas cette disposition-là,
elle reste en place.
Mme Labrie : O.K. Parce qu'il
y a quand même plusieurs situations. Il y a celle-là, c'est la garderie La
Rosée, puis eux autres, ils se disaient... ils nous ont même dit : Bien,
si on avait su qu'en devenant subventionnés on ne pourrait plus, un jour,
garder cette priorisation-là, on y aurait pensé à deux fois, là. Tu sais, ils
s'inquiétaient vraiment beaucoup. Ça fait qu'il y en aura plusieurs,
situations. Je n'ai aucune idée du volume, bien sûr, là, mais je...
Mme Roy (Verchères) : Mais il
y en a quelques-unes, même, qu'on a en tête, là, oui.
Mme Labrie : Oui, CPE
Carcajou, qui répond aux besoins des mères adolescentes, qui n'a pas
nécessairement d'entente avec la CSSDM, là, dans laquelle ils logeaient avant
mais qui ne peuvent plus les loger pour toutes sortes d'autres raisons.
Mme Roy (Verchères) : Ça,
c'est un dossier de relocalisation.
Mme Labrie : Oui, mais je dis
ça dans le sens où, en tout cas, eux autres, ils n'auront pas une entente pour
se faire fournir des locaux, ça, c'est sûr, là.
Mme Roy (Verchères) : Non, tout
à fait. C'est sûr.
Mme Labrie : Tu sais, c'est
mal parti pour ça. Eux autres, ils veulent pouvoir continuer de prioriser ces
mères-là. Donc, la ministre compte utiliser ce pouvoir-là qu'elle a?
Mme Roy (Verchères) : Ah oui!
On l'a puis on peut l'utiliser, mais il faut vraiment que ça réponde, là, parce
que l'objectif, il ne faut pas ramener... Tu sais, là on en met six, critères,
qui vont capter beaucoup d'enfants, là, que ça soit les enfants à besoins
particuliers, contexte de précarité socioéconomique, les enfants, bon, au
niveau des établissements d'enseignement, les employeurs, les territoires. Mais
effectivement il existe d'autres cas... puis je vais le dire comme ça, il faut
vraiment que ça soit particulier parce qu'on ne veut pas arriver à remultiplier
les critères. Probablement que, dans bien des cas, on va pouvoir, à l'intérieur
des six critères là... de pouvoir rentrer, mais dans des cas qui sont justement
d'intérêt public. C'est l'objectif de cette dérogation-là. Et on n'y a pas
touché dans la loi, on ne l'a pas enlevée non plus.
Mme Labrie : Juste pour que
j'aille la vérifier, la formulation, est-ce que la ministre peut me nommer
l'article dans la loi?
Mme Roy (Verchères) : Oui.
C'est l'article 108 sur la dérogation de la
loi sur les services de garde
éducatifs à l'enfance. Je peux vous le lire, le libellé, je l'ai.
Mme Labrie : Oui?
Mme Roy (Verchères) : «Le
ministre peut, en cas exceptionnel, s'il juge d'intérêt public, autoriser
l'application d'une mesure différente d'une norme prévue à la présente loi.»
Mme Labrie : O.K. D'accord.
Parfait. Bien, ça répond à ma question. Puis, ensuite, j'avais d'autres
questions, parce qu'on a eu des échanges hors micro la semaine dernière puis
plus tôt ce matin avec le collègue de la ministre par rapport à l'utilisation
du mot «autochtones» dans le projet de loi. On sait que les communautés
privilégient qu'on utilise «Premières Nations et Inuits». Donc, je me demandais
pourquoi, là, le gouvernement a choisi d'utiliser «autochtones» ici puis si le gouvernement
pouvait l'expliquer.
Mme Roy (Verchères) : ...plus
d'ordre juridique que d'ordre de choix, j'inviterais peut-être notre légiste
à...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...vous demander de vous présenter, et le micro va être à
vous.
• (11 h 20) •
M. Boily (Mathieu) : Mathieu
Boily, avocat au ministère de la Justice dans la direction qui dessert le
ministère de la Famille.
Effectivement, bon, le projet de loi
n° 95 et la
loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance emploient
le mot «autochtones» et non «Premières Nations et Inuits». Le mot
«autochtones», c'est le mot qui prédomine dans les lois et règlements du
Québec, mais effectivement, dans certaines lois, on va employer «Premières
Nations et Inuits». La différence qu'on nous signale, c'est que le mot
«autochtones» inclut les Métis. On sait tous qu'il n'y a pas de nation métisse
reconnue au Québec. Par contre, il peut y avoir des gens présents au Québec
issus d'une nation métisse du Manitoba ou de la Saskatchewan et... de sorte
que, si on emploie «Premières Nations et Inuits», on...
M. Boily (Mathieu) : ...on se
trouve à exclure, par exemple, un métis qui serait, par exemple, à Montréal, en
milieu urbain. On se rappelle que notre disposition, elle vise les prestataires
de services de garde subventionnés en milieu urbain, donc c'est une situation...
c'est possible que cette situation-là soit présente.
Aussi, le mot «autochtone», c'est le mot
qui est employé à l'article 35 de la charte canadienne, là, qui protège les
droits existants ancestraux ou issus de traités des peuples autochtones du
Canada. Donc, selon le contexte, on peut employer «Premières Nations ou
Inuits». Si, par exemple, on veut régir les relations entre les nations
elles-mêmes, parce que... comme il n'y a pas de nation métisse, ce serait
correct. Quand on est sur les individus, à ce moment-là, c'est plus justifié
d'employer «autochtone». Voilà.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup.
Mme Labrie : Merci pour les
explications. J'ai une question sur l'application de cet article-là,
concrètement, parce qu'on sait que, des fois, les nations autochtones déplorent
que des personnes usurpent l'identité autochtone, se font passer pour membres
de nations autochtones sans l'être vraiment. C'est quelque chose qu'ils
dénoncent quand même régulièrement, cette appropriation-là de leur culture. Ça
fait que je me demande, dans l'application, disons, pour attribuer les places,
comment c'est vérifié dans le fond, ils demandent la... ce n'est pas une
autodéclaration, j'imagine, ils demandent une carte de statut d'indien ou...
Mme Roy (Verchères) : On va
vérifier, mais ce n'est pas inscrit dans la loi. Deux éléments, c'est d'être
autochtone ou d'être de parent autochtone. Alors, mais on peut vous donner la
réponse, mais, normalement, c'est le service de garde, un peu comme tous les
autres statuts, là.
Mme Labrie : Oui, oui, bien
sûr, c'est le service de garde.
Mme Roy (Verchères) : Qui doit
faire la vérification.
Mme Labrie : Je ne m'attends
pas que ce soit écrit dans la loi, mais je veux juste savoir, de manière
concrète, quand ils le font, est-ce que... je veux juste m'assurer qu'ils ne
vont pas seulement se baser sur une autodéclaration. Parce que moi, je le vois,
en Estrie, en tout cas, il y en a, des groupes qui s'autoproclament, puis, bon,
c'est dénoncé régulièrement par la nation d'Odanak, là, bon. Ça fait que
j'imagine que c'est la même chose dans d'autres régions.
Mme Roy (Verchères) : Parfait,
alors on va faire la vérification puis on va revenir.
Mme Labrie : Merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce que c'est beau? Avez-vous d'autres questions?
Mme Labrie : Non. Quand on me
reviendra là-dessus, je vais prendre la réponse, mais, pour l'instant, j'ai
terminé ici.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : O.K. Est-ce qu'il y a d'autres questions, commentaires sur
l'article 10, tel qu'amendé, dans la première portion? Non. On va passer, donc,
à la deuxième. On était dans le 59.7.1.
Mme Roy (Verchères) : Mme la
Présidente, on est en train de travailler des éléments à ce niveau-là, donc, on
est en train de regarder des éléments. On se demande s'il serait possible de
faire plutôt 59.7.2 puis avancer. On devrait vous revenir, là, probablement d'ici
24 heures, avec des éléments supplémentaires d'amendements.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Consentement?
Mme Maccarone : Avant de
consentir, vous travaillez sur quoi, exactement? Pour nous orienter.
Mme Roy (Verchères) : Des
éléments qui pourraient toucher le 59.7.1 ou d'autres articles importants, mais
pas le 59.7.2. C'est l'art de ne pas le dire, hein?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Alors, est-ce qu'il y a consentement?
Mme Maccarone : ...consentement...
je vous dirais, on a
vraiment dit, c'est le nœud de ce projet de loi.
On a reçu énormément de lettres. Il y a une revue de presse par rapport à la
59.7.1, parce qu'on sait que ça cause beaucoup de préoccupations dans le réseau
d'enseignement supérieur.
Ça fait que, juste avant de suspendre,
j'aurais juste peut-être quelques questions pour la ministre. Moi, je voulais
savoir, par rapport à cette... segment de l'article, la deuxième partie, s'il y
a eu des discussions avec le ministre de Santé, le ministre de Services
sociaux, le ministre d'Enseignement supérieur. Parce qu'on sait qu'il va y
avoir un impact majeur sur leurs réseaux, ça fait que je voulais juste savoir
si ces discussions ont eu lieu.
Mme Roy (Verchères) :
Le projet de loi a été présenté au Conseil des ministres avec le mémoire. Donc,
tout a été présenté à l'ensemble du Conseil des ministres, et tous les
ministres que vous avez mentionnés siègent au Conseil des ministres.
Mme Maccarone : Mais est-ce
qu'il y a eu des avis qui ont été déposés au comité ministériel?
Mme Roy (Verchères) : Non, je
n'ai pas eu d'avis.
Mme Maccarone : O.K. Parce
qu'on sait que ça fait
partie des préoccupations du milieu universitaire, du
milieu de santé du milieu services sociaux, le milieu d'emploi, mais nous,
quand on a lu le document qui a été préparé pour le Conseil des ministres, le
mémoire, il n'y a pas de mention de Santé dans le document. Alors, c'est pour
ça qu'on se questionnait, quand on avait parlé de l'impact de l'article en
question, qui va avoir cet impact. Ça fait que je voulais savoir s'il y avait
une discussion avec les ministères concernés, surtout Santé et Services
sociaux...
Mme Maccarone : ...parce
qu'il n'y a pas des discussions dans la mémoire préparée pour le Conseil des
ministres, santé, du tout, du tout.
Mme Roy (Verchères) : ...qui
ont lieu au Conseil des ministres et ont toujours lieu au Conseil des
ministres.
Mme Maccarone : Oui, mais
vous comprenez où je m'en vais, là. C'est juste parce qu'encore une fois, nous,
quand on prend en considération les documents qui ont été préparés, il y a...
il n'y a vraiment pas de discussion. Ça fait que moi, je voulais m'assurer que
le ministre, il est au courant, surtout en santé, qu'il va y avoir un impact
majeur sur leur réseau. Moi, j'ai passé la moitié de ma journée au CUSUM hier
et je peux vous dire qu'il y a une grande préoccupation, en particulier par
rapport à cet article, juste cet élément de la loi, et, comme on a vu, ça
sortait aussi ce matin dans la revue de presse. Mais il n'était même pas au
courant. C'est pour ça que je me demandais comment ça se fait. Parce qu'on
était là, on jasait, et, quand j'ai soulevé de quoi, on était en train d'en
débattre ici, en commission, il n'avait aucune idée de qu'est-ce que je
parlais. Ça fait que, quand on parle de la priorisation et le seuil de
50 %, il va y avoir un impact sur le réseau. Mais il n'était pas au
courant de rien. Ça fait que, là, c'est le CHUM, qui a deux CPE, c'est le
CUSUM, c'est Sainte-Justine qui vont potentiellement être impactés. Ça fait
que, pendant que la ministre est en train de faire cette discussion, on a
des... on a eu des discussions avec eux, puis ils ont soulevé des grandes
préoccupations, et aussi le milieu universitaire. On a tous reçu ces
lettres-là. Je présume que le réseau de santé, maintenant qu'ils sont au
courant, ils vont probablement nous envoyer aussi des avis ou des lettres pour
partager leurs préoccupations. Mais je voulais juste m'assurer, avant qu'on
suspende l'article, que c'est des éléments qui vont aussi être pris en
considération, étant donné le manque d'information sur le terrain en ce qui
concerne le projet de loi n° 95.
Mme Roy (Verchères) : Je ne
présumerai pas du manque d'information sur le terrain, mais tout ça est pris en
considération.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...pour le moment, l'idée n'est pas de suspendre l'article,
on a encore la portion...
Mme Maccarone : Cet élément
de l'article.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...oui, cet élément de l'article. Ça vous va?
Mme Maccarone : Oui, je
comprends.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : On continue avec le 59.7.2 de l'article 10.
Mme Roy (Verchères) : On a la
réponse de...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Oui? La réponse. Allez-y, Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Alors,
c'est Me Boily.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) :
Me Boily.
M. Boily (Mathieu) : Alors,
effectivement, là, la conservation des preuves, on... le règlement ne parle pas
spécifiquement des autochtones ou quoi que ce soit, mais c'est
l'article 46 du règlement qui dit que, lorsqu'un enfant est admis dans
l'une des situations visées par des articles du règlement qui réfèrent aux
priorités, le titulaire de permis doit conserver la preuve que l'enfant
correspond aux critères déterminés en vertu de la disposition applicable. Donc,
il doit conserver cette preuve-là pendant six ans, puis ensuite les inspections
ministérielles peuvent contrôler la validité de ça, ce qui préviendrait des
fraudes de places... fausses places autochtones, disons, ou fausses places
d'autres nations.
Mme Labrie : Oui, donc du
fait qu'ils conservent quelque chose, ils ont reçu un document, forcément. Ce
n'est pas juste de l'autodéclaration, on devine. Parfait. Merci beaucoup.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...on poursuit avec le 59.7.2, là, qui fait
partie
toujours, on s'entend, de l'article 10, on introduit cette nouvelle
portion. Est-ce qu'il y a des interventions, des commentaires, des questions?
Mme la députée de Wesmount Saint-Louis.
Mme Maccarone : Merci. Alors,
pour le 59.7.2, je voulais juste que la ministre nous explique pourquoi on
avait besoin d'avoir cette modification, s'il vous plaît.
• (11 h 30) •
Mme Roy (Verchères) : Oui.
Alors, c'est vraiment à la demande des services de garde. On a développé au
cours des années... Quand le réseau s'est développé, il s'est développé des
services de garde subventionnés où il n'y avait que des poupons et il s'est
développé des services de garde où il n'y avait pas de poupons. Alors,
évidemment, c'est pour permettre, justement, des ententes entre des services de
garde où il y aurait seulement des poupons avec des services de garde où il n'y
aurait pas de poupons pour que, quand l'enfant passe les 18 mois, puis
toujours au choix du parent, il faut que le parent ait choisi aussi... puisse
aller, donc être priorisé pour continuer dans un service de garde subventionné
là où il n'y a pas de poupon. Puis, quand, par exemple, l'enfant a trois ans
puis qu'il arrive un petit frère ou une petite sœur, que la fratrie... même
s'il n'y a pas de poupon dans cette installation-là, s'il y a une entente entre
deux installations, le poupon va être considéré dans la fratrie, donc il va
pouvoir entrer dans ce service de garde. Donc, c'était pour pouvoir permettre
ces ententes-là et aussi de pouvoir les permettre à un même titulaire de permis
qui aurait les deux installations différentes subventionnées de pouvoir faire
à... il n'ait pas besoin de faire d'entente, dans ce cas-là, une simple
résolution du conseil d'administration. Ça fait qu'effectivement il pourrait
passer du poupon à l'installation sans poupon et la fratrie pourra entrer, par
exemple, en...
Haut de la page
11 h 30 (version non révisé
e) Mme Roy (Verchères) : ...même
si l'enfant est dans une installation sans pouponnière, s'il y a une entente
qui est convenue à ce niveau-là.
Mme Maccarone : Puis est-ce
que les éléments côté territorial sont pris en considération pour ceci? Par
exemple, je connais des... bien, pas des propriétaires, mais des CPE qui sont
dans les régions distinctes. Ça fait que... est-ce que c'est pris en
considération, malgré que ça se peut que ce n'est pas dans le même
arrondissement, comme on vient d'en discuter?
Mme Roy (Verchères) : Il n'y a
pas de restrictions, mais on se rappelle que c'est toujours l'autorité
parentale qui fait le premier choix. Donc, si le parent décide, par exemple, de
dire oui, il sait qu'il entre, par exemple, dans une installation poupons et qu'après
18 mois il y a plus d'installation, puis que c'est, par exemple, dans la ville
d'à côté, ou dans l'arrondissement d'à côté, là, il faut que le parent souhaite,
effectivement, que ce transfert se fasse.
Mme Maccarone : Mais le
ministère... Parce que c'est le ministère qui va approuver ces ententes, où ils
ont la liberté de juste développer...
Mme Roy (Verchères) : Ils ont
la liberté, maintenant, de le faire.
Mme Maccarone : Sans passer
par le ministère pour approbation?
Mme Roy (Verchères) : Ils n'ont
pas besoin d'approbation. Ils doivent répondre, là, aux critères. Par exemple, dans
ce cas-ci, c'est la complémentarité, la fratrie, pouvoir accueillir la fratrie.
Et dans le cas où c'est le même titulaire de permis, c'est d'avoir une
résolution mentionnant qu'il peut le faire.
Mme Maccarone : Puis dans le
cas de l'estimation des places à développer, si ce n'est pas le même
arrondissement, est-ce que ça va créer une autre façon de comptabiliser les
besoins dans un territoire, étant donné qu'on a des nouvelles ententes? Parce
qu'une pouponnière, on sait que c'est vraiment le nerf de la guerre, là, tout
le monde souhaite avoir ces places, difficile d'en développer. Ça fait que... est-ce
que ça change les méthodes de calcul?
Mme Roy (Verchères) : Bien
là, on parle d'unités, là. Je ne pense pas que ça puisse avoir un impact
majeur, par exemple, sur le calcul. Puis quand on fait, justement, le calcul
pour les places sur les différents territoires, on y va par territoire de
bureau coordonnateur. Alors, ce serait surprenant qu'on en ayant à Lanaudière,
puis l'autre, à Laurentides... puis je ne suis pas certaine que les parents
voudraient faire ce chemin-là non plus, là.
Mme Maccarone : Non, je ne
parle pas de si loin que ça.
Mme Roy (Verchères) : Généralement,
c'est plus des ententes de proximité, là, tu sais, par exemple, dans la région
métropolitaine, où ça va être proche, ou même, dans une même municipalité, souvent,
on va voir ça. C'est vraiment des anciens modèles, je dirais, où il y a eu des
développements de services de garde juste poupons ou sans poupons.
Mme Maccarone : Entendez-vous,
plusieurs ententes? Est-ce que vous avez une idée de combien d'ententes seront
mises en place, selon les demandes...
Mme Roy (Verchères) : Bien, la
grande, grande majorité ont et poupons et 18 mois et plus.
Mme Maccarone : Oui, c'est ça.
Mme Roy (Verchères) : Donc, c'est
la très, très grande majorité. Mais, malheureusement... On avait le chiffre
exact, là, je ne m'en rappelle pas, Karl va peut-être nous le retrouver... on
avait le chiffre exact de... du nombre d'installations que ça touchait. Mais c'est...
c'est minoritaire, et ça va rendre des services aux parents de façon importante,
quand même.
Mme Maccarone : Oh! non, je
trouve intéressant... Ça fait que ce n'est pas une question d'être contre. C'est
juste une question d'avoir une bonne compréhension de ça représente quoi comme
changement. Et si, mettons, on a des demandes pour le développement de places,
mettons, je vous soumets une demande, est-ce que je peux faire des... partager
que j'ai cette entente? Est-ce que, peut-être, ce type d'entente sera priorisé?
Parce que moi, par exemple, je sais que j'ai un partenaire dans tel territoire
qui a juste le 18 mois et plus. Moi, là, je sais qu'il y a une pénurie de
pouponnières. Ça fait que, peut-être, je souhaite avoir cette entente même
avant de procéder. Ça fait que ça fait
partie de ma demande qui serait envoyée
au ministère.
Mme Roy (Verchères) : Il n'y
a pas de restrictions, là, c'est vraiment... Cette possibilité-là n'existait
pas avant, malheureusement, puis ça nuisait pour la fratrie, entre autres.
Alors là, c'est vraiment... Puis, comme le premier choix revient toujours aux
parents... Donc, c'est là l'élément, là, qui est central.
Mme Maccarone : O.K. Mais j'ai
hâte de savoir le pourcentage ou le nombre de potentielles.
Mme Roy (Verchères) : On a le
nombre exact, même, je l'ai lu, alors on va vous le retrouver. Mais c'est... c'est
peu d'installations, mais ça va rendre des grands services.
Mme Maccarone : Parfait.
Merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Oui?
Mme Labrie : Très brièvement.
Moi, je n'ai pas d'enjeu avec ça. Je me demande juste : Dans le
développement actuel, est-ce que la ministre en autorise encore, des créations
d'installations dans lesquelles il n'y a pas de places pour tous les groupes d'âge?
Mme Roy (Verchères) : Non.
Mme Labrie : Non. Parce que
là, on règle un problème du passé, mais...
Mme Roy (Verchères) : Vraiment,
non. Et, je dirais, il y a même une bonification à l'analyse quand il y a des
places poupons de façon supplémentaire. On voyait... de façon traditionnelle, c'était,
souvent, du 15 sur 100. Maintenant, on voit du 20 puis du 25 sur 100 dans les
projets qui rentrent.
Mme Labrie : O.K., parfait. Bien,
ça répond à ma question, merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, je vais vous
demander le consentement pour suspendre l'article 10, on pourrait poursuivre...
à l'article 10, amendé. On pourrait se... poursuivre avec l'article 11. Est-ce
que j'ai consentement?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Consentement, parfait. On va passer à l'article 11. Mme la
ministre, je vais vous demander d'en faire la lecture.
Mme Roy (Verchères) : Peut-être,
juste avant, Mme la Présidente, si vous me permettez, j'ai déjà la réponse...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Ah! oui, allez-y.
Mme Roy (Verchères) : ...donc,
pour transmettre à la collègue la réponse. Donc, sur... on a 10 installations,
donc quatre de CPE et six en garderie subventionnée, qui ont seulement des
poupons, puis on en a 59, soit 40 en CPE, puis 19 en...
Mme Roy (Verchères) : ...subventionnées
qui reçoivent entre 30 % et 70 % de poupons. Alors... Et, après ça,
il y avait-tu un autre chiffre? Oui. Puis il y a également sept garderies non
subventionnées qui ne reçoivent que des poupons.
Mme Maccarone : ...question
que j'avais, est-ce que ça s'applique au réseau en entier ou c'est uniquement
subventionné. Merci.
Mme Roy (Verchères) : Non. Ça
ne s'appliquera pas au réseau en entier. On ne peut pas passer d'une place non
subventionnée puis aller...
Mme Maccarone : Non, non,
mais je veux dire une entente entre garderie privée puis garderie privée. Oui,
je comprends, on ne peut pas les mêler ensemble, mais entre eux.
Mme Roy (Verchères) : O.K.,
O.K., oui. Parfait. Tout à fait. Excellent.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. On passe donc à la lecture de l'article 11. Mme
la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Merci,
Mme la Présidente. Donc, à l'article 11, l'article 59.9 de cette loi,
édicté par l'article 35 du
chapitre neuf des lois de 2022, est modifié par
le remplacement, dans le premier alinéa, de «l'administrateur du guichet unique
pour obtenir de celui-ci la référence d'enfants» par «le ministre pour obtenir
la référence d'enfants inscrits au guichet unique».
Donc, c'est :
L'article 59.9 de
la
Loi sur les services de garde éducatifs porte sur la référence d'enfants par
le guichet unique et par leur rapatriement avec un titulaire de permis de CPE
et de garderie subventionnée.
L'article 11 du projet de loi y
propose les modifications requises afin de confirmer le rôle de la ministre à
titre d'administratrice du guichet.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Est-ce que j'ai des interventions sur
l'article 11? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 11
est adopté? Adopté. On passe donc à l'article 12. Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Alors,
à l'article 12, Mme la Présidente, l'article 59.10 de cette loi,
édicté par l'article 35 du
chapitre neuf des lois de 2022, est modifié par
le remplacement de «l'administrateur du guichet unique» par «le ministre».
Alors, c'est l'article 59.10 de la
Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance qui prévoit l'obligation,
pour un prestataire de services de garde, d'aviser l'administrateur du guichet
unique de toute admission d'enfant.
L'article 12 du projet de loi propose
les modifications requises à cet
article pour confirmer le rôle de la ministre
de la Famille à
titre d'administratrice du guichet unique.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Est-ce que l'article... Y a-t-il des interventions
sur l'article 12? S'il n'y a pas d'intervention, est-il adopté? Adopté.
Merci.
L'article 13. Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Alors,
merci, Mme la Présidente. À l'article 13, l'article 59.12 de cette
loi, édicté par l'article 35 du
chapitre neuf des lois de 2022, est
modifié par le remplacement de «l'administrateur de celui-ci» par «le
ministre».
Donc, l'article 59.12 de la
Loi sur
les services de garde éducatifs à l'enfance impose au titulaire de permis de
CPE ou de garderie subventionnée l'obligation, lorsqu'il refuse un enfant
référé par l'administrateur du guichet, d'en aviser celui-ci et le parent de
l'enfant, et d'indiquer par écrit aux parents les motifs justifiant le refus.
L'article 13 du projet de loi propose
les modifications requises à cet
article pour confirmer le rôle de la ministre
de la Famille à
titre d'administratrice du guichet unique.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Y a-t-il des interventions sur l'article 13?
Alors, s'il n'y a pas d'intervention, est-il adopté? Adopté.
L'article 14.
Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Alors,
merci. Donc, à l'article 14... Ah! On avait l'amendement, là. Je le lis
avant, hein?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Oui.
Mme Roy (Verchères) : Oui.
Alors, l'article 90.1 de cette loi est modifié par l'insertion du
paragraphe deux du premier alinéa, après «activité et le matériel». Cet
article
vient préciser que le matériel éducatif employé par le prestataire de services
de garde éducatifs subventionné ne doit pas avoir pour objectif l'apprentissage
d'une religion, d'une croyance ou d'un dogme.
On devait revenir ici pour un article,
mais il n'est pas terminé, hein? C'est ça.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...
Mme Roy (Verchères) : C'est
ça. Mais l'article... l'amendement n'est pas déposé encore. Alors, on...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Moi, je l'avais. Il était déjà là.
Mme Roy (Verchères) : Il est
Une voix : ...
• (11 h 40) •
Mme Roy (Verchères) : Ah!
c'était celui du député des îles-de-la-Madeleine. Puis on avait dit qu'on
revenait justement avec le libellé ici pour inclure, là, la laïcité. On était
en train de travailler sur un amendement, voir les différentes possibilités.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Donc, est-ce que vous voulez qu'on suspende l'article 14?
On va suspendre l'article 14. Consentement? Consentement. On va passer à
l'article 15.
Mme Roy (Verchères) : Alors,
Mme la Présidente, l'article 15 : l'article 97 de cette loi est
modifié par l'ajout, à la fin du premier alinéa, du paragraphe suivant :
«10° fournit des services de garde
subventionnés dans une installation de manière à contourner les dispositions du
chapitre 4.1, notamment en refusant d'admettre des enfants conformément à
l'objectif de mixité sociale visé au premier alinéa de l'article 59.4 et
offre de tels services de manière à...
Mme Roy (Verchères) : ...ces
dispositions.
L'article 97 de la
Loi sur les services de garde éducatifs à
l'enfance est l'article qui permet à la ministre, dans certaines situations,
d'annuler, de diminuer ou de suspendre une subvention consentie.
L'article 15 du projet de loi ajoute une situation permettant une telle
sanction lorsqu'un CPE ou une garderie subventionnée fournit des services de
manière à contourner les dispositions du
chapitre portant sur l'accès aux
services de garde, entre autres, s'il refuse d'admettre des enfants
conformément à l'objectif de mixité sociale, ou s'il offre des services d'une
telle manière... ces services d'une telle manière.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions sur
l'article 15? Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui. La
ministre a, sans doute, pris en considération, l'AQCPE nous demande d'ajouter,
à l'article 97, le point n° 10, de faire des modifications,
«fournit des services de garde subventionnés dans une installation de manière à
contourner les dispositions». C'est ça, ils souhaitent changer le libellé de
qu'est-ce qui existe pour que ça lit «fournit des services de garde
subventionnés dans une installation de manière à contourner les dispositions du
règlement sur l'accès aux services de garde éducatifs à l'enfance — ou
l'article 90.1 — de les représenter, notamment en refusant
d'admettre des enfants conformément à l'objectif de mixité sociale ou offre de
tels services de manière à contourner ces dispositions». Alors, est-ce que ça a
été pris en considération, les modifications proposées par l'AQCPE.
Mme Roy (Verchères) : Mais là
c'est dans le libellé, ce n'est pas tout à fait le même libellé que proposé par
l'AQCPE, mais ça va dans le même esprit, dirais-je, c'est-à-dire de s'assurer
justement que les services de garde subventionnés dans les installations de
manière à contourner les dispositions du chapitre. Donc, c'était la même chose,
«en refusant, par exemple, d'admettre des enfants de l'objectif de mixité
sociale visé au premier alinéa ou offre de tels services de manière à
contourner ces dispositions».
Mme Maccarone : Si je comprends
bien, c'est parce qu'ils souhaitent aussi que les dispositions s'appliquent au
règlement, puis le règlement n'est pas évoqué dans le paragraphe 10. Je
vois... Parce que je suis d'accord avec vous, là, je pense que le sentiment,
c'est à peu près le même...
Mme Roy (Verchères) : On est
dans la nuance, là, oui.
Mme Maccarone : ...mais ici on
parle de la loi et, eux, ils font référence au règlement.
Mme Roy (Verchères) : Bien, on
va peut-être... Il faudrait peut-être avoir... Faites-vous un amendement à ce
niveau-là, parce qu'on est dans la subtilité du libellé, là.
Mme Maccarone : Non, mais...
Je pourrais juste pour... Parce que je sais qu'on ne veut pas tout suspendre,
suspendre, mais j'ai trouvé intéressant parce qu'il y a une autre place où on
évoque le règlement parce qu'on a des nécessités de faire des modifications. Ça
fait que j'ai dit, peut-être, ce serait prudent de faire cet ajout. On pourrait
le suspendre pendant que vous êtes en train de faire des validations ou je
pourrais déposer un amendement à cet égard, mais je trouve logique la
recommandation de l'AQCPE.
Mme Roy (Verchères) : Mais
c'est important de savoir quelle implication ça a, de changer le libellé. C'est
ce que je veux faire vérifier.
Mme Maccarone : Ou bien un
ajout.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce que vous voulez qu'on suspende.
Mme Roy (Verchères) : On a une
réponse technique...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Ah oui! Bon, parfait.
Mme Roy (Verchères) : ...parce
c'est sur le libellé vraiment, là.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Me Boily.
M. Boily (Mathieu) : Oui, en
fait, parce que là j'ai, sous les yeux, l'amendement proposé par l'AQCPE. Ils
proposent, d'abord, d'aborder l'article 90.1. Quand on regarde
l'article 97 au complet de la loi, le paragraphe 9° est déjà à
l'effet de permettre des sanctions pour le titulaire qui refuse ou néglige de
se conformer à l'article 90.1. Donc, ça n'a pas à se retrouver de nouveau
dans l'article 10. Et, plus fondamentalement dans l'article 10...
dans le paragraphe 10° de l'article 97, on parle de fournir des
services de garde subventionnés dans une installation de manière à contourner
les dispositions du
chapitre IV.1 de la loi. Le
chapitre IV.1, c'est
le
chapitre sur l'accès aux services éducatifs à l'enfance. C'est le
chapitre
aussi qui... qui comporte toutes les habilitations réglementaires, c'est-à-dire
les habilitations réglementaires, on les voit à l'article 106, mais elles
sont toutes aussi intégrées dans le chapitre.
Donc, quand on lit le chapitre, à de
nombreuses reprises, on dit «conformément aux normes déterminées par le
gouvernement par règlement», ce qui fait que la mention ici inclut aussi le
fait de contourner les dispositions réglementaires.
Mme Maccarone : Ça fait que
ça veut dire que nous sommes au paragraphe 9°, où on dit... on évoque
l'article 90.1, on parle directement du règlement. Si je comprends bien,
ça veut dire, on n'a pas la nécessité de l'évoquer à quelque part...
Mme Maccarone : ...dans cet
article 90.1, dans le paragraphe neuf parle déjà du règlement, parce que
je ne l'ai pas, le 90.1, devant mes yeux.
M. Boily (Mathieu) : O.K.
Bien... Non, dans le paragraphe neuf, il parle d'une directive, donc c'est
autre chose. Mais, de façon générale, quand on emploi, dans la loi, qu'on parle
des dispositions de la loi, on inclut... C'est inclus implicitement que ça
couvre les dispositions réglementaires parce que les dispositions
réglementaires, c'est de la législation déléguée, donc qui prend son origine
toujours d'une disposition de la loi.
Mme Maccarone : D'abord, il
va falloir que vous m'expliquiez pourquoi qu'il y a des éléments où on parle
uniquement de modifier le règlement si on peut juste dire : Les
dispositions de la loi. C'est peut-être... Pour moi, c'est l'écart. Il y a des
places où on parle vraiment des modifications auprès du règlement mais aussi on
parle des dispositions de la loi. Alors, pourquoi ici on n'a pas ce besoin,
mais il y a des places ailleurs, même dans ce projet de loi, où on parle des
deux éléments?
M. Boily (Mathieu) : Bien,
c'est-à-dire que, dans le présent projet de loi, on a une série, effectivement,
de modifications explicites aux articles du règlement. Donc, ça, c'est toujours
possible de faire ça dans le cadre d'un projet de loi. Par contre, la question
que vous vous posez puis... avec le relais de l'AQCPE, c'était plus de dire
quand on réfère...
Mme Maccarone : Une référence
à. Ce n'est pas une modification de la loi...
M. Boily (Mathieu) : ...aux
dispositions de la loi, on inclut celles du règlement aussi.
Mme Maccarone : O.K. O.K., je
comprends. Merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : C'est bon? Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions
sur l'article 15? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. On va passer à l'article 16. Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Comme
le 16 traite 59.7.1, 59.7.2, 59.7.3, est-ce que vous préférez qu'on
le suspende puis qu'on revienne?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...
Mme Roy (Verchères) : Ah! je
peux en faire la lecture, avec plaisir. Alors, merci, Mme la Présidente. Donc,
l'article 16 :
L'article 101.3 de cette loi, modifié par
l'article 49 du
chapitre 9 de la loi de 2022 et par l'article 22
du
chapitre 6 des lois de 2024, est de nouveau modifié par l'insertion,
dans le premier alinéa et après «5.2», de «, 59.7 à 59.7.2».
Donc : Cet
article rend passible
d'une pénalité administrative le titulaire de permis qui contrevient aux
nouveaux articles 59.7 à... 59.7.1... j'ai dit 59.7... c'est correct... et
de la loi introduit par l'article 10 du projet de loi.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Donc, est-ce qu'il y a consentement pour suspendre
l'article 16? Consentement. Donc, l'article 16 est suspendu.
On va passer à l'article 17. Mme la
ministre.
• (11 h 50) •
Mme Roy (Verchères) : Ah!
merci, Mme la Présidente.
L'article 17 :
L'article 106 de cette
loi, modifié par l'article 58 du
chapitre 9 des lois de 2022 et par
l'article 28 du
chapitre 6 des lois de 2024, est de nouveau modifié,
dans le premier alinéa :
1° par le remplacement, dans le paragraphe
14°, de «désigné» par «établi»;
2° par leur remplacement, dans le
paragraphe 14.0.2°, de «, critères de priorité» par «et critères»;
3° par le remplacement des
paragraphes 14.0.4° à 14.0.6° par les suivants, donc :
«14.0.4° déterminer les renseignements et
les documents qui doivent être fournis au ministère par les prestataires de
services de garde éducatifs ou les parents, notamment en ce qui a trait à
l'admission, à l'exclusion, à la fréquentation ou à l'arrêt de fréquentation
des enfants et prévoir lesquels doivent être publiés par le ministre au guichet
unique d'accès aux services de garde éducatifs à l'enfance; en
«14.0.5° déterminer les conditions et
modalités suivant lesquelles un titulaire de permis dont les services de garde
sont subventionnés peut admettre un enfant en vertu des priorités d'admission
prévues à l'article 59.7 et compléter ces priorités pour faciliter
l'organisation des services en cohérence avec la présente loi; en
«14.0.6° prévoir les conditions et
modalités suivant lesquelles des enfants admis par... dans une installation
peuvent être admis prioritairement dans une autre installation en vertu d'une
entente ou résolution visée par l'article 59.72;
«14.0.7° définir l'expression "enfants
vivant dans un contexte de précarité socio-économique" aux fins de
l'application du deuxième... du paragraphe 2° du premier alinéa de
l'article 59.7...
Mme Roy (Verchères) : ...en
14.0.8°, «déterminer la nature et la valeur de la contrepartie qui doit être
prévue en échange de la priorisation d'enfants pour s'occuper des... pour
occuper des places dont les services de garde sont subventionnés dans le cadre
de toute entente visée par le paragraphe trois, quatre, cinq du premier alinéa
de l'article 59.7, incluant toute entente en cours à la date de l'entrée
en vigueur des dispositions par règlement pris en vertu du présent paragraphe;
«14.0.9° prévoir un mécanisme d'évaluation
de la valeur de toute contrepartie prévue en échange de la priorisation
d'enfants pour occuper des places dont les services de garde sont subventionnés
dans le cadre de toute entente visée au paragraphe 14.0.8° ou en mode de
calcul de cette contrepartie;
Et, en 14.0.10°, «prévoir un mécanisme de
révision de l'évaluation de toute contrepartie visée au paragraphe 14.0.9°
et effectuée conformément à celui-ci;».
L'article 17 propose une série de
modifications au pouvoir habilitant du gouvernement à prendre des règlements.
En cohérence avec les modifications apportées à la Loi des services de garde
éducatifs à l'enfance par le présent projet de loi, cet
article adapte
certaines habilitations et en ajoute des nouvelles.
Ainsi, le paragraphe un modifie le
paragraphe 14 de l'article 106 en raison du rôle de la ministre de la
Famille à
titre d'administratrice du guichet unique. Il n'est plus approprié de
traiter du guichet unique qu'elle désigne, mais plutôt du guichet unique
qu'elle établit.
Le paragraphe deux modifie le
paragraphe 14.0.2° de l'article 106 pour s'ajuster à la situation selon
laquelle les priorités d'admission sont établies par la loi et non par
règlement.
Quant au paragraphe trois du présent
article du projet de loi, il remplace trois paragraphes habilitant le Règlement
sur l'accès des services de garde éducatifs à un enfant par sept paragraphes,
en tenant compte des ajustements proposés par le projet de loi concernant
l'admission des enfants et le guichet unique plus particulièrement.
Le paragraphe 14.0.4° reprend le
paragraphe actuel sur la possibilité de requérir des renseignements et
documents en ajustant son vocabulaire au rôle de la ministre à
titre
d'administratrice du guichet unique et en prévoyant que le règlement puisse
déterminer les renseignements à publier au guichet unique.
Le paragraphe 14.0.5° permet de
déterminer les conditions et les modalités entourant l'admission d'un enfant en
vertu des six priorités établies à l'article 59.7 et de compléter
celles-ci pour faciliter l'organisation des services de garde.
Le paragraphe 14.0.6° permet de
déterminer les conditions et modalités entourant les ententes de
complémentarité entre deux titulaires de permis visés à l'article 59.7.2.
Le paragraphe 14.0.7° prévoit le
pouvoir de définir l'expression «enfant vivant dans un contexte de précarité
socioéconomique» aux fins de la priorisation de ces enfants.
Le paragraphe 14.0.8° à 14.0.10°
permet au gouvernement d'encadrer par règlement la contrepartie exigible dans
le cadre d'une entente avec un tiers partenaire en échange de la priorisation
de l'admission d'enfants, notamment pour ce qui est de déterminer la nature, la
valeur, la contrepartie, 14.0.8°, un mécanisme d'évaluation ou mode de calcul
de celle-ci, 14.0.9°, ou un mécanisme de révision de l'évaluation de la
contrepartie en 14.0.10°.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Donc, étant donné que ça réfère à 59.7, j'imagine que
c'était votre demande, Mme la députée, on va suspendre l'article 17.
Consentement? Consentement. On va donc poursuivre à l'article 18.
Mme Roy (Verchères) : Alors,
merci, Mme la Présidente. Donc, à l'article 18, cette loi est modifiée par
l'insertion, à l'article 115.7, du suivant : alors
«115.8. Le titulaire de permis, dont les
services de garde sont subventionnés, qui priorise l'admission d'un enfant dans
son installation en contravention d'une disposition de l'article 59.7 à
59.7.2 est passible d'une amende de 500 $ à 5 000 $.»
Donc, cet
article introduit une infraction
pénale pour le CPE ou la garderie subventionnée qui priorise l'admission d'un
enfant en contravention aux nouvelles...
Mme Roy (Verchères) : ...dispositions
de l'article 59.7 à 59.7.2. Le montant des infractions est le même que pour
les infractions visées à l'article 116 de la
Loi sur les services de garde éducatifs
à l'enfance, qui inclut des infractions relatives au guichet unique.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Alors, Mme la députée.
Mme Maccarone : Merci
beaucoup. Je voulais savoir, parce qu'on a entendu la CSN... quand ils ont
passé en audition, ils nous ont parlé d'un rehaussement des pénalités, ça fait
que je voulais savoir si c'était pris en considération, s'il y a eu des
discussions avec eux. Ils ont quand même soulevé qu'ils trouvaient que les
pénalités étaient trop basses. Ça fait qu'on continue avec des infractions. Ça
fait qu'il y avait cette demande qui était aussi évoquée dans leur mémoire.
Mme Roy (Verchères) : Oui,
effectivement, il y a des cas où ils trouvaient... certains trouvaient que
c'est trop beau, d'autres trouvaient que c'était trop haut.
Mme Maccarone : En effet.
Mme Roy (Verchères) : On vit
souvent ça. Alors, non, on ne l'a pas modifié, mais on se rappelle qu'il y a
les dispositions au niveau des amendes, mais que quelqu'un qui serait en
contravention, par exemple, de prioriser les enfants tel que prévu pourrait
aussi... ça peut aller aussi jusqu'à la suspension du permis. Alors, il y a,
oui, les amendes monétaires, mais il y a des conséquences encore beaucoup plus
graves, qui pourraient être, là, la suspension ou l'arrêt même du permis.
Mme Maccarone : Pourquoi
qu'on ne le mentionne pas? Pourquoi que, quand on parle des pénalités, puis on
parle de... Je comprends que c'est des montants, mais pourquoi qu'on ne fait
pas cette mention pour que ce soit vraiment clair : ça peut aller au-delà?
Peut-être que ça va rassurer les gens qui disent : 5 000 $, ce
n'est pas assez, parce qu'il y a des gens qui répètent les mêmes erreurs, on va
dire, de bonne foi.
Mme Roy (Verchères) : C'est
sûr.
Mme Maccarone : Ça fait que
pourquoi ce n'est pas écrit dans ce tel élément ou ces articles, que ça peut
aller jusqu'à la suspension, ou la révocation, je présume, aussi, du permis?
Mme Roy (Verchères) : Oui.
Tout à fait. C'est écrit dans un autre article, on l'a passé, je ne sais plus
si c'est aujourd'hui ou la semaine dernière. Il est écrit ailleurs dans le
projet de loi. Donc, effectivement, il y a la
partie amende qui est à un
endroit, et la
partie révocation-suspension du permis est ailleurs. On pourrait
retrouver l'article exact pour le... pour nous y référer, mais on l'a dans le
traité, cet article-là.
Mme Maccarone : Ça fait que
pendant que le sous-ministre est en train de faire des vérifications, deuxième
question, d'abord : Pourquoi qu'on ne fait pas référence à cet article?
Mme Roy (Verchères) : Bien,
parce que ça a été mis à deux endroits différents dans la loi, là. Donc, les
deux éléments s'y retrouvent, dans l'élément suspension du permis... aller
jusqu'à, puis, dans la
section des amendes, c'est une autre section. C'est dans
la façon dont on a bâti la loi à ce moment-là.
Mme Maccarone : Oui. Dans mon
expérience, souvent on dit «ou tel que mentionné dans l'article 57.1», tu sais,
on fait référence juste pour que ce soit global. Je n'en doute pas, que c'est
écrit ailleurs, j'essaie juste de me situer, mais question de même :
Pourquoi qu'on ne fait pas la référence... ou bien le noter, là?
Mme Roy (Verchères) : On
cherche encore, mais, en fait, ce ne serait pas... ce ne serait pas identique
parce que les amendes, c'est un élément, puis la possibilité de pouvoir aller
jusqu'à la suspension du permis, c'est un autre élément qui est dans un autre
ordre d'idée que celui, là, purement des amendes, là. Mais on peut retrouver
l'article, exactement. Maître, vouliez-vous ajouter quelque chose pour
compléter?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Me Boily.
M. Boily (Mathieu) : Bien, en
fait... l'article 18, c'est le montant pour les infractions pénales, donc, tout
simplement. Et puis, tout à l'heure, on discutait des sanctions
administratives, pécuniaires, ce qui est autre chose, là, ce qui n'est pas
imposé par un tribunal et quoi que ce soit. Donc, c'est peut-être ça, les deux
niveaux, là, comme tels, d'infractions. Puis il y a aussi des infractions
pénales et des sanctions administratives dans le règlement, là, donc.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup pour cette explication.
Et compte tenu de l'heure, je suspends les
travaux. Bon dîner à tous et à toutes.
(Suspension de la séance à 12 heures)
Haut de la page
15 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 15 h 39)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La Commission des relations
avec les citoyens reprend ses travaux. Nous poursuivons, je vous le rappelle, l'étude
détaillée du projet de loi n° 95, Loi favorisant l'équité dans l'accès aux
services de garde éducatifs à l'enfance subventionnés dispensés par les
titulaires de permis.
Donc, au moment de notre suspension ce
matin, nous en étions rendus à l'article 18, si ma mémoire est bonne.
Alors, Mme la ministre, la parole était à vous.
Mme Roy (Verchères) : On était
rendus à lire l'article 18, hein, c'est ça? Non, on était...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Oui, il était déjà lu.
Mme Roy (Verchères) : C'était
déjà lu, effectivement.
Des voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Bien, est-ce que... est-ce qu'il y avait des interventions
sur le 18? On était sur la question des amendes, mais il y a quand même un lien
avec le 59... C'est ça, l'article 10. Est-ce que... Mme la députée de
Sherbrooke.
Mme Labrie : Bien, très
brièvement. Moi, je le dis à chaque fois, là, qu'on adopte des articles avec
des montants comme ça puis qu'il n'y a pas d'indexation prévue, ça vieillit mal
quand il n'y a pas d'indexation prévue pour des montants d'argent dans un
projet de loi. Je trouve que l'habitude devrait être prise, quand on formule
des articles comme ça, de prévoir une indexation des montants. Ce n'est jamais
ça qu'ils font dans aucun projet de loi, mais je trouve que ça vieillit mal, puis
après on se retrouve des fois avec des pénalités qui n'ont plus de sens, là,
dans le contexte de la vie réelle. Donc, c'est... encore une fois, j'aurais
préféré voir une clause de ce genre-là. Ça fait que je le nomme comme un
commentaire général.
• (15 h 40) •
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce qu'il y a d'autres commentaires? Mme la ministre?
Non? Donc, compte tenu qu'il y a un élément en lien avec le 10, je comprends
que nous allons suspendre l'article. Consentement? Donc, suspendu. On va donc
passer à 18... 19, mais je pense, Mme la ministre, que vous avez un amendement
introduisant un
article 18.1. On va le mettre à l'écran, et je vais vous
demander d'en faire la lecture.
Mme Roy (Verchères) : Alors...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Attendez une seconde, juste le temps que tout le monde
puisse le voir.
Mme Roy (Verchères) : Pas de
problème.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Allez-y.
Mme Roy (Verchères) : Alors,
18.1...
Mme Roy (Verchères) : ...insérer,
après l'article 18 du projet de loi, ce qui suit :
«La Loi modifiant la
Loi sur les services
de garde éducatifs à l'enfance afin d'améliorer l'accessibilité au réseau des services
de garde éducatifs à l'enfance et de compléter son développement.
«18.1.
L'article 99 de la Loi
modifiant la
Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance afin
d'améliorer l'accessibilité du réseau des services de garde éducatifs à l'enfance
et de compléter son développement, 2022
chapitre neuf, est remplacé par le
suivant :
«99. Tous les résultats du processus
d'évaluation et d'amélioration de la qualité éducative des services de garde
obtenus par le ministère avant l'entrée en vigueur du cinquième alinéa de
l'article 5.1 de la
Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance
(chapitre S-4.1.1) édicté par l'article cinq de la présente loi et modifié
par l'article deux de la Loi favorisant l'équité dans l'accès des services de
garde éducatifs à l'enfance subventionnés dispensés par les titulaires de
parmis... permis, plutôt (indiquer ici le numéro du chapitre, l'année de la
sanction de la présente loi), sont publiés sur le site internet de son
ministère dans les 60 jours de l'entrée en vigueur de cet alinéa.»
Alors, cet amendement retire la règle qui
reportait la première publication du résultat de l'évaluation de la qualité des
services de garde au moment où l'ensemble des prestataires d'une catégorie
avaient été évalués. Cet
article 99 devrait se lire en corrélation avec le
cinquième alinéa de l'article 5.1 de la
Loi sur les services de garde
éducatifs à l'enfance. Tous deux n'étant pas en vigueur, l'amendement propose
que la publication des évaluations déjà complétée se fasse dans les
60 jours de l'entrée en vigueur de l'obligation de publication prévue au
cinquième alinéa de l'article 5.1 de la
Loi sur les services de garde
éducatifs à l'enfance.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Alors, y a-t-il des questions? Mme la députée.
Mme Maccarone : Pas des
questions, mais je voulais remercier la ministre et de saluer le dépôt de cet
amendement. Je pense que ça rejoint parfaitement les inquiétudes que nous avons
eues la semaine passée sur toute, toute la confusion qu'on était en train de
débattre d'un
article qui n'est pas en vigueur à l'intérieur d'une loi qui
n'est pas adoptée encore. Ça fait que... Puis je trouve que c'est bien. Je
pense aussi, le Vérificateur général sera content de voir cette évolution.
Alors, je voulais juste saluer l'effort et remercier la ministre et son équipe.
Mme Roy (Verchères) : Merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup, Mme la députée. Est-ce que vous avez des
commentaires? Oui.
Mme Labrie : Oui. Bien, moi
aussi, je veux remercier la ministre et son équipe. C'est un gain vraiment
important, je pense, là, que les parents puissent avoir accès à ces... à ces
évaluations-là, pardon, avant qu'elles soient désuètes. Tout le monde veut
savoir c'est quoi, le niveau de qualité dans le milieu de garde de son enfant
avant de l'avoir choisi, mais aussi pendant que son enfant s'y trouve, hein?
Les enfants ne peuvent pas tous raconter leur journée dans le détail. Donc,
j'apprécie beaucoup qu'il y ait eu de la souplesse là-dessus, puis qu'on puisse
rendre ça disponible, là, avant la fin de l'année, si j'ai bien compris ce que
la ministre nous disait la semaine dernière.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Alors, est ce qu'il y a... Donc, je
comprends que l'amendement introduisant l'article 18.1 est adopté? Adopté.
Parfait. On a un nouvel amendement introduisant cette fois l'article 18.2.
Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Merci,
Mme la Présidente.
Article 18.2 : Insérer, après l'article 18.1
du projet de loi, tel qu'amendé, l'article suivant :
«18.2.
L'article 108 de cette loi est
modifié par le remplacement, dans le paragraphe trois, de
"déterminer" par "ou aux dates déterminées".»
Cet amendement apporte une précision à
l'article d'entrée en vigueur du
chapitre neuf des lois de 2022. Il s'agit de
la loi ayant notamment introduit le
chapitre sur l'accès aux services de garde
éducatifs à l'enfance dans la
Loi sur les services de garde éducatifs à
l'enfance. Le libellé du paragraphe trois n'employait pas la formule usuelle
pour la fixation de l'entrée en vigueur de la disposition d'une loi, ce que
l'amendement corrige.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Est-ce qu'il y a des questions sur le nouvel
article 18.2? Oui.
Mme Maccarone : ...Mme la
Présidente. Ça fait qu'on prévoit plusieurs dates qui sont déterminées. Est-ce
qu'on a une idée de quand, si c'est plusieurs dates, puis ce n'est pas une date
ou... pour la mise en œuvre de ces articles en question?
Mme Roy (Verchères) : C'est...
C'est pour l'entrée en vigueur du guichet unique, là. On va...
Mme Maccarone : Ça, c'est une
date?
Une voix : ...
Mme Roy (Verchères) : Oui.
C'est ça. Alors, c'est vraiment quand on va mettre en place le guichet. On n'a
pas la date exacte, là, parce qu'on se donne des temps de rodage,
d'appréciation par les différents intervenants, donc, ce n'est pas une date
fixe, mais ça va être cet automne. Alors, la date va être fixée.
Mme Maccarone : Puis on a
besoin de faire ce changement parce qu'on a plusieurs étapes dans le règlement
qui nécessitent des dates puis parce que ce n'est pas une date? Juste parce que
je n'ai jamais vu ça.
Mme Roy (Verchères) : Il y en
a quelques... Il y a... Oui mais vous allez être meilleur que moi pour
l'expliquer.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...
M. Boily (Mathieu) : ...oui,
en fait, c'est vraiment une correction d'une erreur qu'il y a eu dans l'article
d'entrée en vigueur de... en 2022. Habituellement, quand on prévoit que le...
le pouvoir du règlement de fixer l'entrée en vigueur de certaines dispositions,
on dit que ces dispositions-là entrent en vigueur à la date ou aux dates
déterminées par le gouvernement. Dans... En 2022, on avait juste dit «à la date
déterminée par le gouvernement», donc ça donne l'impression que tout devait
entrer en vigueur d'un coup. La très grande majorité va entrer en vigueur au
moment du lancement du guichet unique, mais il y a d'autres articles, le
règlement sur le chevauchement des cohortes, entre autres, qu'on modifie par le
présent projet de loi, qui n'entrera pas en vigueur, qui n'est pas lié au
guichet unique. Donc, pour avoir la certitude juridique, on estimait utile de modifier
cet article.
Mme Maccarone : Parfait.
Merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Alors, y a-t-il d'autres interventions sur
le nouvel
article 18.2? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'amendement introduisant le 18.2 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. Merci beaucoup. Nous en sommes maintenant à
l'article 19.
Mme Roy (Verchères) : ...Présidente.
Donc,
article 19 :
L'article 2 du Règlement sur l'accès
aux services de garde éducatifs à l'enfance, édicté par le décret numéro
863-2024 du 22 mai 2024, est modifié par le remplacement de «à l'administrateur
du guichet unique visée par le présent règlement doit être faite en utilisant
les services en ligne» par «au ministre visée par le présent règlement doit
être faite en utilisant les services en ligne du guichet unique».
Alors, cet article, elle vise à confirmer
le rôle de la ministre de la Famille à
titre d'administratrice du guichet
unique dans l'article du règlement portant sur les communications avec le
guichet unique.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Y a-t-il des interventions sur
l'article 19? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 19
est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. On passe donc à l'article 20.
Mme Roy (Verchères) : Alors,
article 20, Mme la Présidente :
L'article 4 de ce règlement est
modifié, dans le premier alinéa :
1° par le remplacement, dans ce qui
précède le paragraphe 1°, de «L'administrateur» par «Le ministre»; et
2° par le remplacement, dans les
paragraphes 2° et 3°, de «le ministre» par «il».
Alors... 1° et 2°, 1° et 2°.
Une voix : ...
Mme Roy (Verchères) : Oui, une
bonne question. Cet
article vise à confirmer le rôle de la ministre de la
Famille à
titre d'administratrice du guichet unique.
Mme Maccarone : ...féminine,
ça devrait être indiqué «elle», mais, écoute, je comprends...
Des voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Et c'est toujours, malheureusement, le masculin qui
prévaut.
Mme Roy (Verchères) : Un
jour, ça changera.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Alors, est-ce qu'il y a... sur l'article 20? S'il n'y
a pas de question, est-ce que l'article 20 est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. On passe à l'article 21.
Mme Roy (Verchères) : Alors,
article... oui, 21 :
L'article 6 de ce règlement est
modifié :
1° par l'insertion, dans le premier alinéa
et après «inscrivant», de «, pour chacune de ses installations, le cas
échéant,»;
2° par le remplacement, dans le deuxième
alinéa, de «administrateur» par «le ministre».
Donc, le paragraphe 1° de cet
article
apporte une précision visant à ce que certains renseignements (les heures
d'ouverture, numéro de téléphone, etc.) qu'un prestataire de services de garde
doit inscrire au guichet unique peuvent varier pour chacune de ses
installations.
Et le deuxième paragraphe de cet
article
vise quant à lui à confirmer le rôle de la ministre de la Famille à
titre
d'administratrice du guichet unique.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...interventions sur l'article 21? S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 21 est adopté?
Des voix
: Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté.
L'article 22.
• (15 h 50) •
Mme Roy (Verchères) :
L'article 13
de ce règlement est modifié par le remplacement du quatrième alinéa par le
suivant :
«Lorsque le titulaire de permis a indiqué
au ministre, en application du premier alinéa de l'article 23, son choix
de prioriser l'admission d'enfants dans cette installation pour toute situation
visée à l'article 59.7 de la Loi, le parent doit indiquer au guichet
unique si la situation de son enfant correspond ou non à la situation qui donne
ouverture à la priorité d'admission. Dans l'affirmative, le parent est informé
qu'il devra, au moment où ses coordonnées seront communiquées à un titulaire de
permis conformément à l'article 31, fournir à ce dernier les documents,
informations et attestations qu'il requiert pour établir que la situation de
l'enfant, à ce moment, correspond à la situation qui permet de bénéficier de
cette place et que, à défaut de les fournir, son enfant ne pourra pas en
bénéficier.»
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Commentaire?
Mme Roy (Verchères) : Alors,
cet
article propose une reformulation du...
Mme Roy (Verchères) : ...alinéa
de l'article 13 du règlement, soit l'article qui porte sur l'inscription d'un
enfant sur une liste d'attente d'un CPE ou d'une garderie subventionnée. Cette
reformulation est rendue nécessaire en raison de la confirmation du rôle de la
ministre de la Famille à
titre d'administratrice du guichet unique, de la fin
de la possibilité pour un CPE ou une garderie subventionnée de fixer ses
propres critères pour qu'un enfant bénéficie d'une place priorisée et de la nécessité
pour un CPE ou une garderie subventionnée d'indiquer au ministre la situation
suivant laquelle il fait le choix de prioriser certains enfants pour occuper
une place subventionnée en vue de publier cette information au guichet unique.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Des questions sur l'article 10. Mme la
députée de Westmount-Saint-Louis? Pas 10, 22. Je faisais une projection.
Mme Maccarone : On avait
compris.
Mme Maccarone :
L'article 22.
Mme la députée.
Mme Maccarone : ...juste que
la ministre explique un peu les orientations, le plan pour partager, le
fonctionnement, c'était quelque chose qui était soulevé par l'association des
cadres, pour que les parents comprennent bien la façon de fonctionner avec la
priorisation à l'intérieur du guichet. Parce qu'ils ont dit qu'il est question
de perdre son rang, un élément potentiellement lié, ici, spécifiquement à cet
article. Ça fait que c'est quoi, la vision du ministère pour informer les
parents, pour s'assurer que tout le monde a la même compréhension de comment ça
va fonctionner?
Mme Roy (Verchères) : On a
déjà commencé la sensibilisation auprès des parents. Il y a déjà des courriels
qui ont été envoyés à tous les parents qui sont déjà inscrits à Place 0-5,
entre autres, pour les inciter à s'inscrire au service de certification
gouvernemental, dans un premier temps. Alors, il va y avoir des vidéos qui vont
être disponibles, il va y avoir de la formation. On va avoir des agents à la
clientèle formés exprès pour pouvoir soutenir les parents. Et comme on fait un
déploiement séquentiel, donc. on a prévu une période quand même assez
importante, de quelques semaines, où, là, les parents vont pouvoir aller
vérifier, nous appeler, prendre des informations, puis on va pouvoir les
accompagner pour qu'ils comprennent bien.
Au niveau des services de garde éducatifs
à l'enfance, bien, eux vont devoir effectivement entrer les informations pour
que ce soit très visible pour le parent. Donc, par exemple, quand il y a une
contrepartie, quand il y a des places priorisées, alors, pour que ce soit bien
clair, là, pour chacun des parents. Alors, ça va être fait installation par
installation.
Mme Maccarone : Est-ce que ça
veut dire qu'il faut engager plus de personnel pendant la période de transition
pour prendre les appels des parents?
Mme Roy (Verchères) : Bien,
il y a effectivement du personnel supplémentaire qui est prévu. On se rappelle
qu'on a décidé de faire le déploiement après l'ouverture des nouveaux groupes,
donc, pour ne pas être dans une période importante de déplacement, donc les
groupes vont être faits... beaucoup moins nombreux.
Mme Maccarone : C'est une
bonne décision.
Mme Roy (Verchères) : Puis,
effectivement, il va y avoir du personnel service à la clientèle. À l'intérieur
même du... à l'intérieur même du ministère, on va réaffecter certaines
ressources pour pouvoir soutenir, et les services de garde, et les parents, en
plus de personnel temporaire, là, qui vont être mis à contribution. Les budgets
ont été octroyés dans le cadre, justement, du dernier budget.
Mme Maccarone : Est-ce qu'il
y a des campagnes de publicité qui sont prévues aussi, parce qu'il y a des
familles en planification, ce n'est pas tout le monde qui est inscrit sur la
liste, pour qu'ils comprennent un peu la transformation.
Mme Roy (Verchères) : Exact.
Oui, il va y avoir des campagnes de sensibilisation qui vont être faites au
niveau des parents. Il y a différents moyens qui vont être utilisés. Même,
déjà, on incite, dans certains médias, médias sociaux, je pense à certains
sites où vont les parents, pour s'assurer, justement, que les parents sont bien
informés de ce qui s'en vient. Et toute la banque de courriels aussi, on a fait
des premiers envois, mais il va y avoir des rappels, des suivis qui vont être
faits.
Mme Maccarone : Je vous fais
une demande que, probab