CAT — 27 June 2014 (41st Legislature, 1st Session)

CAT 2014-06-27

Quebec — Committees

CAT — 27 June 2014 (41st Legislature, 1st Session)

CAT 2014-06-27

Quebec — Committees

le Président, bien sûr, il est d'usage, ici, dans cette commission qu'on fasse

ça de façon très, très cordiale et que la présidence vérifie à ce que

les échanges soient mesurés dans le temps pour qu'on puisse partager.

Bon,

écoutez, quelques sujets que je veux aborder. Le premier, bien sûr, est

d'actualité, c'est celui du dossier de l'autoroute Henri-IV. Il y a eu

quelques déclarations qui semblaient contradictoires. Je pense qu'il serait

peut-être intéressant, ce matin, de nettoyer un peu le portrait pour qu'on

sache où on en est véritablement sur l'autoroute Henri-IV. Je le fais pour la population. Le ministre des Transports avait

dit d'abord qu'Henri-IV, les travaux se termineraient en 2028. Ensuite, il a dit que les travaux — le même ministre des Transports — se termineraient en 2025, ce que nous saluons. Déjà, c'était une avancée

intéressante. Toutefois, le ministre responsable de la Capitale-Nationale

a dit qu'il ferait ça en 2024‑2025, et on parle de 2024.

que je voudrais comprendre... Et la nécessité, à ce moment-là, si on veut que

ce soit prêt en 2024‑2025, il faut que

le début des travaux soit 2016. Or, présentement dans le PQI, le dossier de

l'autoroute Henri-IV est à l'étude. Or, s'il est à l'étude dans la

planification 2014‑2016, ça veut dire qu'il n'y a pas d'investissement pour

démarrer les travaux en 2016, donc

l'échéancier de 2024 tombe. Je veux vérifier si le gouvernement vient de

décider de mettre dans son PQI 2014‑2016 le début des travaux de l'autoroute Henri-IV pour répondre à

l'échéancier du ministre, le nouvel échéancier du ministre.

Le Président (M.

Auger) : M. le ministre.

Hamad : Merci, chère collègue, merci d'être là, et je salue

mes collègues, comme elle dit, les «amigos» et mes collègues ici du côté

ministériel, puis...

Une voix :

Blainville.

Hamad : ...Blainville, le député de Blainville. Alors,

j'espère que vous voulez déménager à Québec bientôt parce que vous êtes

là pour la Capitale-Nationale. Vous allez voir, ça bouge à Québec.

Donc,

merci pour la question. C'est, je pense, une question importante pour la

région, et ça mérite aussi quelques clarifications. En fait, on a fait une

annonce de conférence de presse. On va vous conter l'histoire, là. On a fait

une conférence de

presse, à une question sur Henri-IV, et le directeur régional nous a donné une

réponse pour l'échéancier, et c'est là

qu'on a dit que ça prenait 10 ans, et finalement la réponse qui a été

donnée — c'est à

partir de quelle année? — finalement, le fonctionnaire nous a

dit : À partir de 2018, on ajoute 10 ans.

Évidemment, moi aussi, j'ai trouvé ça long et

j'ai été très surpris. Et on a fait les vérifications après avec le ministère pour être sûrs qu'on parle des mêmes

choses, et finalement c'est l'échéancier que nous avons maintenant,

selon les données du ministère des

Transports et le ministre des Transports. Actuellement, il y a deux ans

d'infrastructures prévus qui étaient prévus déjà par l'ancien

gouvernement, des structures qui vont avoir... Il y a deux travaux de

structures pendant deux ans qui étaient mentionnés

dans le PQI, qui ont été annoncés d'ailleurs. Ça, ça dure deux ans. Et, après

ça, il va y avoir les travaux d'Henri-IV qui vont durer huit ans. Ça fait un

total de 10 ans. Alors, ça finit en 2024, peut-être au début de 2025, mais on

est à 10 ans.

Maintenant, pour parler de PQI, c'est une

question très pertinente : Est-ce qu'il est dans le PQI? Oui, il est dans le PQI parce que le PQI maintenant il a

changé. C'est la première présentation qu'on fait selon la loi qui a été

adoptée, dans le Conseil du trésor, où on a

trois catégories : les travaux en cours, des planifications et des études.

Donc, ce qu'on ne voit pas dans le PQI, c'est les projets à l'étude, et

Henri-IV, définitivement, tel qu'il a été promis... D'ailleurs, il a été mentionné dans le budget, le discours du budget.

Et, comme vous le savez, mes collègues, vous avez assez d'expérience pour savoir que, lorsqu'il est dans un discours de

budget, ça donne toute l'importance. Ici, l'information que j'ai et je me suis assuré d'avoir ça, il est dans

l'étude, donc ça nous donne maintenant... Pendant qu'on fait les travaux

de structure actuellement pour deux ans, les études qui vont commencer,

l'échéancier qui m'a été fourni, c'est huit ans.

Maintenant, c'est important d'ajouter, si vous le permettez, M. le Président, parce

que c'est une question importante pour la

compréhension... Évidemment, les gens qui nous écoutent, ils pensent qu'on va

fermer l'autoroute pendant la période de

construction et on va l'ouvrir en 2024, ce qui n'est pas la question.

Ce qu'il va arriver, comme la même chose, les gens à Québec qui ont vécu

Robert-Bourassa... Robert-Bourassa, il y a eu des travaux pendant six ans, et

il n'a pas été fermé, Robert-Bourassa,

pendant la durée. Donc, il y a des voies qui vont être fermées, il y a

des voies qui vont rester ouvertes pour permettre la circulation. Le

grand défi que nous avons, que le ministère des Transports a actuellement, c'est vraiment gérer les entraves qui vont faire des entraves de

circulation. Donc, il faut vraiment travailler... Et ce qu'ils ont comme

directive claire : de planifier en fonction de ça, de ne pas fermer, parce

que c'est une affaire importante. Et on prendra l'exemple de Robert-Bourassa,

qui a bien été à ce niveau-là. Je veux être court, mais c'est une question

importante, M. le Président.

Le Président (M. Auger) : Merci. Mme

la députée de Taschereau.

Maltais : Oui.

Merci, M. le Président. Donc, je comprends que le gouvernement s'engage donc à

ce que la planification d'Henri-IV soit dans le PQI. La planification, pas

l'étude. L'étude, c'est 2014‑2016. Planif, on commence en 2016‑2017. On va le

voir dans le PQI de 2016‑2017, pour atteindre la date qui est 2024‑2025. O.K.

Il y a un

autre débat, au sujet d'Henri-IV, qui m'intéresse beaucoup, c'est celui sur le

covoiturage, parce que l'actuel premier ministre a déjà un peu

contredit, je dirais, le ministre responsable de la Capitale-Nationale en disant que, du covoiturage, c'était deux adultes.

Or, on a déjà eu des discussions dans la région. Et le ministre de la

Capitale-Nationale disait : «Nous

autres — et je

vais le citer — un

enfant, ça compte.» Là, je ne sais plus qui croire. Ça fait que la

question de base : Est-ce qu'il y aura du covoiturage? Est-ce qu'il y aura

des voies de covoiturage? Est-ce que le ministre

responsable de la Capitale-Nationale a vérifié qu'il y aura des voies de

covoiturage? Et, deuxièmement, est-ce qu'un enfant, ça compte?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Hamad : J'ai

l'impression, M. le Président, qu'on fait les débats sur la campagne

électorale. Et la campagne électorale est terminée, M. le Président. Mais ce

n'est pas grave, on a quatre ans et demi à pratiquer pour la prochaine campagne. Et donc c'est la pratique

aujourd'hui pour quatre ans. En fait, là, ce n'est pas compliqué, c'est

deux personnes. Un enfant compte, contrairement à son collègue, d'ailleurs,

l'ancien ministre des Transports que, pour

lui, les enfants ne comptaient pas. Donc, c'est deux. Et ça a été confirmé par

le ministère des Transports, par mon collègue

le ministre des Transports aussi qui a dit la même chose. Et je regarde le

député de Chauveau, là, il n'y a pas de confusion, là, là, O.K., pour ne

pas qu'il soit confus encore une fois. Mais, vraiment, deux personnes. Et un

enfant compte pour le covoiturage.

Le Président (M. Auger) : Mme la

députée de Taschereau.

Maltais :

...la déclaration du 20 mars du premier ministre : «Pour moi, c'est deux

personnes, deux adultes», qui était

en campagne électorale, ne fonctionne plus. Remarquez, ceci dit, j'avais été

des personnes qui disaient qu'un enfant, ça compte, parce que c'est déjà

ce qui se fait sur le boulevard Montmorency. Je remarque juste qu'il y a un petit problème d'ajustement de l'autre côté et

qu'il continue à y avoir des petits problèmes entre ce que le ministre

dit, ce que le premier ministre dit, ce que

le ministre des Transports dit. On souhaite... Ils ont quatre ans pour

s'ajuster quand même et réussir à retrouver un discours commun. On va

les laisser s'ajuster tranquillement.

Je suis sûre

qu'il y a d'autres collègues qui vont poser des questions encore sur Henri-IV,

mais je voulais que la population comprenne bien puis qu'on s'entende bien sur

les dates, les dates de chiffres et sur le fait qu'il y aura du covoiturage.

Moi, pour moi, c'est très important.

Le dossier qui est très

important dans la région, c'est, pour moi puis pour beaucoup de gens, le projet

du Diamant de Robert Lepage. C'est un projet

qui avait été annoncé par deux gouvernements précédents, c'est-à-dire par le gouvernement libéral. C'est un

projet qui était financé, endossé, appuyé par le gouvernement libéral. Aujourd'hui, on ne retrouve plus le projet

Diamant. Il n'est pas au PQI de cette année. Or, il y a eu une grande

campagne de financement dans le privé qui a été lancée. Il y a des gens tels

Jacques Ménard, de la Banque de Montréal, ou BMO, il y a des gens comme Monique Leroux, la présidente des caisses

Desjardins, qui est actuellement en train de faire le tour du Québec, le tour des États-Unis. Ils lèvent des

fonds pour un théâtre qui s'appelle le théâtre Diamant de Robert Lepage.

Le problème qu'il y a : Comment pouvez-vous

lever des fonds quand votre propre gouvernement vous retire son appui? Il y a un doute actuellement dans la

population sur : Est-ce que le gouvernement appuie le projet Diamant

et est-ce qu'il va investir dedans rapidement? Est-ce que le ministre s'engage

à faire que son gouvernement appuie le projet

Diamant et, dès l'année prochaine, pas un jour de retour des équilibres

financiers, là, dès l'année prochaine, le projet Diamant se retrouve

dans les cartons du gouvernement? C'est important, parce que, sans ça, comment

ils vont faire, les gens qui sont en train de lever des fonds? C'est un

signal — moi,

je vous le dis, là, je suis très au courant du dossier — très

dangereux qui a été donné.

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Hamad : Une bonne,

très bonne question. Je remercie la députée. C'est important de clarifier s'il

y a des doutes dans la tête de certains. En

fait, on l'a promis aussi pendant la campagne électorale, puis la députée de

Taschereau, elle a tout à fait raison. On a même annoncé ça dans le budget

2012, si ma mémoire est bonne, 2012‑2013. Ça a été réannoncé dans le budget au

mois de novembre 2012. Et, en fait, actuellement, il y a deux présidents,

coprésidents qui travaillent très fort pour

faire une campagne de financement de 8 millions... 10 millions, dont

8 pour la construction, et ils travaillent très fort, les deux

personnes. On a eu des discussions avec le maire aussi pour rassurer tout le

monde qu'il est reporté, mais il n'est pas

cancellé, le projet. De toute façon, il faut faire la campagne de financement. Alors, ça va bien, les deux

présidents travaillent très fort. Et, quand la campagne de financement va

être terminée, ça va permettre davantage d'investir dans ce projet-là pour

nous. Il n'est pas cancellé, ce projet-là, il n'est pas annulé, il est juste reporté, c'est-à-dire, dans le PQI, il est

reporté, mais ça ne veut dire pas qu'il ne se fera pas; il va se faire

lorsque le financement, aussi, privé va se faire. Alors, simplement ça.

Et je sais, je sais, avant qu'elle me pose la

question, je sais qu'il y a un impact aussi, parce qu'il y a le théâtre Les

Gros Becs, j'ai entendu parler aussi que les autres attendent pour le projet

Diamant pour s'installer dans la vieille caserne, si ma mémoire est bonne. Et

on comprend l'impact aussi de ce projet-là sur les plans économique, culturel pour la région du Québec. Nous sommes conscients

de ça. Actuellement, c'est juste... on a reporté. Donc là, pour le

moment, on laisse le financement privé avancer, on a parlé au maire aussi puis

on agira en temps opportun.

Le Président (M. Auger) : Merci. Mme

la députée de Taschereau.

Maltais :

M. le Président, reporter en temps opportun, je demeure devant un vide abyssal

quant à la date d'échéancier. Moi, quand on me dit «en temps opportun»,

je crains. Ça veut dire que c'est un dossier qui n'est pas dans les priorités

ministérielles.

Robert

Lepage, c'est un intrant dans la région. Je l'ai répété souvent. 90 % du

financement de cette compagnie Ex Machina,

90 % du financement d'Ex Machina ne vient pas du public. C'est seulement

10 %, l'argent public, qui vient des

subventionneurs. Donc, c'est un intrant dans la région, c'est des emplois,

c'est du rayonnement, c'est un sujet de fierté.

Deuxièmement,

sur le projet de 50 millions qu'est le Diamant, actuellement, il y a près

de 10 millions de dollars qui

sont déjà dépensés. Ces 10 millions de dollars là, ce n'est pas de

l'argent public, c'est le privé, à 95 %, qui l'a mis. Donc, le

projet, il est démarré, parce que le gouvernement libéral avait dit go et que

nous avons continué, parce qu'il faut qu'à un moment donné des entreprises, des

organismes, des organisations fassent confiance à un gouvernement. Ça fait deux fois qu'il y a des gouvernements qui

leur disent : Go! Voici l'argent. Et, tout à coup, l'argent de ce dossier-là

important, il disparaît.

Je vais

donner une idée au ministre. Il y a 10 milliards de dollars dans le PQI

qui n'est pas attribué actuellement, et c'est pour les projets qui sont

en bas de 50 millions de dollars. Si le ministre donne un petit coup de

collier, il va aller chercher l'argent dans

ce 10 milliards là dans le PQI 2014‑2016. Parce qu'il faut que ce soit

dans le PQI 2014‑2016. Si ce n'est

pas dans le PQI 2014‑2016, ça veut dire qu'on se retrouve avec un report qui

est dangereux pour la région. Moi, je plaide pour la région. Je suis

sûre que le ministre veut faire la même chose. Est-il prêt à s'engager à aller

chercher l'argent dans le PQI, dans la marge de manoeuvre de 10 milliards

que se garde le gouvernement?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Hamad : Alors, la

députée me demande d'aller à la rencontre des politiques qu'ils ont approuvées

eux-mêmes. Je vais l'expliquer. Le projet présentation stratégique a été

approuvé au mois de juin 2012. Il y a un dossier d'affaires initial. La politique du Conseil du trésor pour un projet de

40 millions et plus, il y a trois étapes : étude stratégique,

étude d'affaires initiale puis étude d'affaires finale. Alors, 2012, c'est le

gouvernement libéral qui approuve l'étude stratégique.

13 février 2014, c'est l'étude initiale, d'affaires initiale, approuvée par

l'ancien gouvernement. Actuellement, ils sont en train de procéder à l'étude de dossier affaires final. Il est en

cours. Donc, on ne peut pas, demain matin, le construire; il y a un

dossier d'affaires final; il est en cours. La preuve qu'il est en cours? Le

concours d'architecture a été lancé le 26 mai 2014. Donc, il y a des étapes d'étude

avant d'investir de l'argent, et ces étapes-là sont en cours

actuellement. Donc, il n'y a pas d'arrêt des

travaux d'études. Actuellement, les études se font, la campagne de financement

se fait, et là on est à cette étape-là. Même si on sort l'argent demain

matin, M. le Président, on ne peut pas l'investir nulle part. Il y a

actuellement des choses qui se font.

Et aussi ce

projet-là, ça a toujours été pas conditionnel, mais un des éléments du

projet, c'est le financement privé de 10 millions. Le financement est en

cours, les études sont en cours, et là, bien, on va prendre étape par étape.

Alors, lorsque l'autre étape viendra, on planifiera.

Le Président (M. Auger) : Merci. Mme

la députée de Taschereau, vous avez encore un quatre minutes à votre

disposition.

Maltais : M. le

Président, le PQI est pour 2014‑2016. Est-ce que le ministre peut aller

chercher, dans les 10 milliards... peut s'engager à aller plaider pour

aller chercher cet argent pour que ce soit investi à temps dans le

10 milliards qui reste?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Maltais :

...dire : Bonne idée, Mme la ministre... Mme la députée. Excusez-moi, on a

trop changé souvent. Bonne idée, Mme la députée. On va y aller.

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Hamad : ...en

France, je vais lui dire : Bonne idée, Mme la ministre, parce que là-bas

ils sont ministres à vie. Mais, en fait,

c'est que ça ne donne rien. Ça ne donne rien parce qu'on fait des études, là.

Même l'argent est là, il va rester là encore pour ne rien faire. On est

mieux de mettre l'argent où on en a besoin pour les besoins actuels. Surtout qu'on n'a pas beaucoup d'argent. On ne peut pas

juste dire qu'on a de l'argent puis qu'on ne le dépense pas, là. Ce

n'est pas ça, le jeu, là. Ce qui est

important, c'est de dire : Quand ça arrive, le moment où le financement

est terminé, privé, lorsque les

études sont terminées, là, la question : Est-ce que l'argent va être là?,

bien sûr, il va être là. Mais, pour aujourd'hui, on n'a pas besoin de

Et un PQI, elle

le sait très bien... La députée de Taschereau, elle sait très bien qu'un PQI,

c'est 2014-2024. Mais, en 2015, il va y en avoir un, PQI, 2015-2025, et

etc. Donc, lorsqu'on va en avoir besoin, on mettra de l'argent. Pour le moment, ça ne donne rien de bloquer d'autres

projets en réalisation aujourd'hui pour un projet qui n'est pas encore

en réalisation en termes de dépenses de construction. Alors, là, pour le

moment, ça ne donne rien; on pénalise d'autres projets. On peut pénaliser, par

contre, par ailleurs, d'autres projets à Québec. Alors, ça ne donne rien de

faire ça.

Donc, pour le

moment, on suit la procédure, c'est-à-dire : l'étude stratégique, c'est

fait; l'étude affaires initiale, c'est

fait. On est à l'étude d'affaires finale. Et l'appel d'offres, l'architecture,

concours d'architecture, est lancé, donc on est dans la démarche

d'études. Alors, ça ne donne rien de réserver de l'argent qu'on n'a pas besoin.

Le Président (M. Auger) : Merci. Mme

la députée de Taschereau.

Maltais : Alors,

M. le Président, si ce que le ministre disait était une réalité — mettons,

je vais être polie parce qu'on a un langage ici qui est important — pourquoi

l'ont-ils annoncé il y a deux ans? Pourquoi est-ce qu'il y a deux ans il était là, l'argent, et là, tout à coup, il est

disparu? Il y a deux ans, c'était encore bien plus loin du début des travaux. Pourquoi? Parce qu'il faut, à un

moment donné, qu'un gouvernement appuie pour que les choses démarrent et

pour que la campagne de financement réussisse.

Mais ce que je viens d'entendre, c'est :

L'argent va être là quand on va être rendus au moment de démarrer les travaux. Je prends ça comme un signal positif

et comme un engagement du gouvernement que l'argent va être là. Puis je

suis très contente de ça, c'est quelque chose d'important.

Le projet Les Gros Becs, qui est attaché à ça,

est-ce qu'il existe encore dans la tête du ministre?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Hamad : Bien, en

fait, j'ai compris... Le projet Gros Becs, là, je n'ai pas le détail, mais je

sais qu'ils attendent après le... Vous êtes

plus au courant que moi dans cette question-là. Eux autres attendent qu'ils

déménagent pour prendre possession...

Alors, moi, je trouve que c'est une bonne idée parce que ça va remplir la

vieille caserne. C'est la vieille caserne, qu'on appelle? Alors c'est

correct. Je n'ai pas de problème avec ça.

Le Président (M. Auger) : Mme la

députée de Taschereau.

Maltais : Avec

l'investissement qui va avec pour le réaménagement pour des enfants? C'est

parce que des toilettes pour les adultes

puis des toilettes pour des tout-petits, puis des sièges pour des adultes puis

des sièges pour les tout-petits, ce n'est pas pareil.

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre, 30 secondes.

Hamad :

Bien, si on est rendus aux toilettes, on va s'en occuper.

Maltais :

...tout-petits.

Hamad : Oui. C'est

correct. On va tenir compte de ça.

Président (M. Auger) : Merci. Je cède maintenant la parole à un député

du groupe parlementaire formant le gouvernement. M. le député de

Montmorency, la parole est à vous.

Bernier : Merci, M. le Président. Alors, bon matin à tous. Ça me fait

grand plaisir d'être de retour avec vous tous pour étudier les crédits

de la Capitale-Nationale.

Un sujet fort important pour le Québec, qui

concerne la Capitale-Nationale, mais qui concerne l'ensemble du Québec. Ce matin, aux nouvelles... en me rendant

ici, à l'Assemblée nationale, j'écoutais les nouvelles en ce qui regarde

l'industrie de la construction. On sait que,

l'an passé, on a dû subir une grève qui a des impacts économiques

importants pour l'ensemble du Québec. On

sait que notre économie est fragile. Donc, les nouvelles qu'il y avait ce matin

à la radio ne me semblaient pas très encourageantes, mais, somme toute,

en ce qui nous concerne et qui concerne nos grands chantiers... Puis je pose la question parce qu'ici, à Québec, on a un

grand chantier qui s'appelle l'amphithéâtre, pour lequel nous avons travaillé très fort, la députation

gouvernementale, au moment de l'obtention de cette subvention et de

cette aide financière gouvernementale pour la construction du nouvel amphithéâtre

à Québec, et on en est très, très fiers du travail

qui a été réalisé par l'ensemble des collègues. Je veux vous féliciter, féliciter M. le ministre, qui était également à ce moment-là ministre responsable de la

Capitale.

Mais là, il y a encore une menace de grève sur

la tête des Québécoises et des Québécois et sur l'économie du Québec. M. le ministre, vous portez le chapeau, bien

sûr, du ministre responsable de la Capitale, mais le ministre du Travail aussi et vous avez une responsabilité en ce

qui concerne ce dossier. Donc, ce

matin, j'aimerais vous entendre en ce qui regarde ce dossier au niveau

des négociations dans le secteur de la construction.

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Hamad : Merci, M.

le Président. Je veux remercier mon collègue, qui prend à coeur l'intérêt de la

région, surtout les investissements qu'on aimerait avoir... voir continuer ces

investissements-là dans la région de Québec. Vous

savez, la négociation touche les travaux institutionnels, commerciaux et

industriels, et évidemment les négociations... On souhaite tous ici, à la table, une entente négociée entre les

parties, et c'est très important, et moi, j'ai encore l'espoir... J'ai confiance aux deux parties. Je pense que les

deux, ils essaient d'avoir une entente négociée, ce qu'on a vu

aujourd'hui dans les journaux : les deux disaient qu'ils souhaitent une

entente négociée.

Maintenant, on ne peut pas rester les bras

croisés si jamais ils n'arriveront pas à une entente. Et je vais citer quelques

projets qui peuvent être affectés dans la région de Québec, pour comprendre

l'ampleur de cette convention collective là pour la région de Québec.

Exemple : construction de l'amphithéâtre de Québec, c'est 400 millions;

un autre exemple : modernisation de

l'aéroport de Jean-Lesage en cours, c'est 225 millions, c'est en cours; la

rénovation de La Citadelle, 165 millions; l'agrandissement du Musée

national des beaux-arts, c'est 90 millions; la construction des copropriétés

Vert Mezzanine, c'est 85 millions; développement résidentiel le Domaine du

Ruisseau, 80 millions; réaménagement du siège social du ministère

Ressources naturelles, 69 millions; rénovation du centre de détention de Québec, 40 millions. Et je peux en nommer

plusieurs d'autres projets, M. le Président, c'est juste en citer quelques-uns,

de voir l'impact de cette convention-là sur l'économie particulièrement dans la

région de Québec.

En fait, il y a plusieurs millions de

projets, et ces projets-là, M. le Président, ça affecte soit le résidentiel, le

six logements et plus, soit les écoles, les CHSLD, les infrastructures de

transport, par exemple, comme l'aéroport de Québec, le colisée où tout le monde

attend vraiment, et on sait que l'échéancier est très serré, et il y en a

plein, M. le Président, il y a des immeubles

à bureaux, il y a des ponts d'étagement, il y a des réfections de musées.

Alors, il y a plusieurs infrastructures actuellement qui sont en cours

ou en construction. Et imaginez, demain matin, si on laisse aller un arrêt de

travail... Et je suis très spécifique là-dessus : un arrêt de travail, ça

inclut la grève ou ça inclut le lockout des deux

parties. Alors, si une des deux parties, si... Actuellement, c'est juste la

partie syndicale qui peut arrêter les travaux, mais il peut arriver aussi que la

partie patronale peut arrêter les

travaux. Alors, si les deux parties arrêtent les travaux, voici un

impact important à la région de Québec.

Je ne pense

pas que les citoyens de la région de Québec, qui payent la majorité de ces

travaux-là — parce

que, la majorité, c'est des travaux financés

par le public — accepteront

d'avoir des retards pour aller à l'école, dans un hôpital, dans un CHSLD ou voir l'aéroport de Québec être en

retard — et on

sait l'impact important de l'aéroport de Québec pour l'économie de la

région de Québec.

Donc,

comme gouvernement, ce que nous avons décidé, M. le Président, c'est de faire

confiance aux deux parties qui

négocient, mais en même temps de ne pas laisser aucune porte ouverte pour

aucune autre alternative, c'est-à-dire de ne pas laisser... de ne pas accepter... La population ne trouvera pas ça

acceptable d'avoir un arrêt de travail qui va causer des dommages à

l'économie du Québec. Donc, nous avons demandé au ministère de préparer une loi

spéciale, et cette loi-là, si jamais on en a

besoin, elle va être prête pour régler le problème. Et, bien sûr,

lorsque le gouvernement arrive

à cette étape-là, pour préparer une loi spéciale, normalement, dans les

relations de travail, cette loi-là ne doit pas favoriser ni une

partie ni l'autre, et on n'a pas l'intention

de favoriser aucune partie, mais en même temps, on n'a pas l'intention...

Ça veut dire que, lorsqu'on ne favorise pas

des deux parties, bien, ça sera sûrement moins bon qu'une entente négociée. Et, malheureusement, c'est ça qu'on veut faire et on ne souhaite

pas, on ne souhaite pas l'utiliser. On ne souhaite

pas convoquer l'Assemblée nationale et, évidemment, cette loi-là, ça demande l'approbation de tous

les collègues de l'Assemblée nationale, donc je suis prudent à ce niveau-là, parce que c'est l'Assemblée qui va décider de

l'adoption ou non. Mais, comme gouvernement, c'est une des solutions qui est

sur la table, et il est en préparation, et il est avancé pas mal, et, donc, on

souhaite encore que les deux parties s'entendent.

Là, il faut

comprendre que la convention se termine le 30 juin. Ils peuvent avoir 21 jours,

donc ça peut aller jusqu'au 21 juillet. Je suis et nous suivons la négociation

de près. Les négociations, il faut faire attention. Il y a des journées, ça va mal; il y a

de journées, ça va bien. Il y a des heures, des moments, ça va bien ou ça va mal.

Alors, ce n'est pas stable, et on

sait très pertinemment que les derniers jours, c'est les journées les plus

importantes. Alors, nous suivons ceci de

près, mais le message que nous, de notre côté ici de l'Assemblée nationale... Nous n'accepterons pas aucun arrêt de

travail. Et donc on souhaite que les deux parties s'entendent et je dis encore,

je répète encore : Les deux parties, malheureusement, par une loi spéciale, ils pouvaient plus gagner en ayant une entente

négociée qu'avoir une loi spéciale. Malheureusement, c'est ça, le jeu et

c'est à eux à s'entendre.

C'est

sûr que c'est deux parties, il faut que les deux parties s'entendent, ce n'est

pas juste une, mais les deux. Alors, une

partie peut déposer des offres, mais il faut que les offres soient raisonnables

pour l'autre partie, enfin, la négociation, il faut que les deux parties s'entendent et, M. le Président, vous

comprendrez que les gens qui attendent après la copropriété de Vert Mezzanine, dans Lebourgneuf, dans le comté

de mon collègue de Vanier, c'est 85 millions. C'est un investissement majeur. Et un autre dans le comté de Chauveau,

développement résidentiel Le Domaine du Ruisseau. Je ne sais

pas si le député, il a fait, pendant

la campagne électorale, du porte-à-porte, mais il va être content, peut-être

à la prochaine campagne, d'aller voir les porte-à-porte là, mais là,

s'il y a des retards, il va attendre.

Aussi,

dans Les Jardins de Vérone... Les Rivières — c'est dans le comté encore de Vanier — ça bouge pas mal dans ce comté-là, hein? Ils sont tous dans son

comté. Alors, il y a aussi, évidemment, dans Lévis, et, bien sûr,

n'oublions pas le Colisée à Québec, M. le Président, où on a un échéancier

très, très serré, et des retards comme ça sont dommageables pour l'économie. Il y a aussi la restauration, le

réaménagement du monastère des Augustines, M. le Président. Je sais que,

la députée de Taschereau, est importante pour elle, la rénovation des

Augustines, 36 millions. Alors, ça, ça peut être affecté. Le palais de justice, dans Montmagny, c'est un peu loin, là,

mais ça touche ici. La côte de Sillery, ça, c'est un autre collègue.

J'essaie de voir les comtés, là, un petit peu juste en écrivant les rues, là,

en voyant les rues. Alors, terminal de granules de bois, je ne sais pas si la

députée de Taschereau veut qu'on retarde ça. C'est 22 millions.

Hamad :

Vas-y. Je n'entends pas.

Le Président (M.

Auger) : Monsieur, monsieur, monsieur...

Hamad :

O.K. En terminant, oui. Alors, le député de Chauveau est d'accord avec ça. Dans

mon comté, M. le Président, dans mon comté, c'est Humania, condos nature, phase

II, 18 millions. Alors, voilà quelques dossiers importants dans la région

de Québec, M. le Président.

Le Président (M.

Auger) : Juste un instant, Mme la députée de Taschereau. Oui.

Maltais :

Est-ce que je pourrais avoir la liste que vient de lire le ministre, s'il vous

plaît. Est-ce qu'il peut la déposer?

Hamad :

Réponse traditionnelle, c'est des notes personnelles, M. le Président.

Le Président (M. Auger) :

Ce n'est pas une question...

Maltais :

...réponse traditionnelle, mais c'est le ministre qui...

Président (M. Auger) : Excusez-moi. Ce n'est pas une question de

règlement. Je pense que le ministre peut déterminer si, oui ou non, le

document peut être remis ou pas, dépendamment de...

Président (M. Auger) : Merci. Excusez-moi. Moi, je vais accepter la

parole. Il me dit que ce sont des notes personnelles. Donc, je...

Président (M. Auger) : Mais

c'est sa parole. Donc, je me fie à sa parole, donc, si ce sont des notes

personnelles, ce sont des notes personnelles.

Hamad : ...les

galées peuvent lui donner toute l'information.

Le Président (M. Auger) : Merci, M.

le ministre. M. le député de Vanier-Les Rivières, la parole est à vous.

M. Huot : Merci, M. le Président.

Huot : Neuf minutes. Bon, on va faire ça court. Malheureusement, je

trouve toujours qu'on n'a pas assez de temps

pour faire les crédits Capitale-Nationale. On passe beaucoup, beaucoup de temps

sur plusieurs sujets. Deux heures pour

crédits Capitale-Nationale, ça m'apparaît peu, on aurait beaucoup de choses à

dire, malheureusement. Mais ce n'est pas nous qui décidons, c'est

l'opposition qui fait le choix. Parce qu'il me semble que, les prochaines fois,

on pourrait en faire... on pourrait passer plus de temps là-dessus.

Mais on a vu,

là, par les propos du ministre, qu'il se passe encore beaucoup de choses à

Québec. Québec est encore, quand même, très dynamique, malgré... On a vu

un certain ralentissement au Québec. À Québec, peut-être dans la dernière année, les deux dernières années, on

avait vu peut-être le niveau de confiance du milieu des affaires

diminuer un petit peu. On le sentait quand

on discutait avec les gens. Je suis obligé de dire que les gens étaient très

heureux de nous revoir au pouvoir, d'assurer une certaine stabilité pour

les quatre prochaines années et demie. Donc, c'est le temps, là, de réinvestir dans plusieurs milieux. On voit

qu'il y a beaucoup de projets, mais les gens sont conscients aussi qu'il

y a un effort à faire, avec le dernier budget, d'équilibre. Pour atteindre

l'équilibre budgétaire 2015‑2016, il y a un effort

à faire. Les gens en sont conscients et sont prêts à faire... Ils sont rendus

là. Les gens de Québec, quand on leur parle, disent : Oui, on le sait, qu'il y a un effort à faire. Ça se peut

que ça fasse mal, mais on est rendus là, on est conscients. Oui, on est

prêts à faire... à mettre un effort.

Bon, on a

dit, entre autres... On parle beaucoup d'Henri-IV comme projet majeur. On a

parlé beaucoup du statut de capitale nationale. On avait parlé beaucoup

de l'anneau de glace en campagne électorale. Les gens ont dit : Bon, on est d'accord, on va reporter... Ça demeure une

priorité, mais, compte tenu de l'état des finances publiques... Je pense

que le député de Chauveau est content de

m'entendre dire ça... C'est quelque chose qu'on va faire, qui demeure une

priorité. Mais la priorité ultime était Henri-IV, on en a parlé, la députée de

Taschereau en a parlé tout à l'heure. On en a parlé beaucoup, hier ou

avant-hier, avec le ministre des Transports aussi. J'étais là pour les crédits

de transport.

On a parlé de

voie réservée, on a même parlé de voie réservée... peut-être des études à faire

sur Robert-Bourassa pour des modifications aux voies réservées parce

qu'il y a quand même... il y a des problèmes actuellement. Voies réservées uniquement aux autobus : on veut

permettre le covoiturage, surtout dans cette période-ci où est-ce que

l'université est terminée. C'est

principalement la Cité universitaire qui est desservie par Robert-Bourassa,

Cité universitaire, cégep, les centres d'achats aussi, donc beaucoup

moins de personnes qui prennent l'autobus à cette période-ci, à partir de la

mi-mai. Donc, ça, c'est des choses dont on a discuté beaucoup.

Je parlais

d'Henri-IV. On a parlé du site Dalhousie et du statut de la capitale nationale

aussi. C'est les principales choses qui sont ressorties après le dernier

budget. Henri-IV, statut de la capitale nationale, on en a discuté avec le

ministre des Affaires municipales hier. Même, un

article de Simon Boivin, ce

matin, dans Le Soleil , sur le statut de la capitale nationale, les propos du ministre qui étaient rapportés. Mais

il y a d'autres choses aussi, dans le dernier budget, qui ne ressortent

pas nécessairement, mais qui sont excellentes pour la région de la

Capitale-Nationale.

On voit que le ministre a fait son travail

auprès de ses collègues du Conseil des ministres et l'importance qui est

accordée à la région de la Capitale-Nationale. On le constate : trois

ministres de la Capitale-Nationale, ça faisait des années qu'on n'avait pas vu ça. Trois ministres, c'est quand même un

signal assez important, un signal fort qu'on accorde de l'importance à

la région de la Capitale-Nationale.

Donc, le Plan Nord. Puis le Plan Nord, il y a

des choses qui, pour la... On a l'impression que la capitale, la région de Québec... Le Plan Nord, c'est loin, mais

il y a des choses spécifiquement pour la Capitale-Nationale. Stratégie

maritime aussi, il y a des choses. Toutes les dépenses d'infrastructures autres

qu'Henri-IV, ça crée des emplois, c'est des investissements majeurs. On a

encore le Fonds des grands événements. On a de l'argent qui est donné à

titre

de capitale nationale, on a de l'argent pour le fonctionnement de

l'agglomération. Donc, il y a un paquet de choses. La Commission de la capitale

nationale aussi.

Donc, on voit

que le ministre a fait son travail; les ministres ont fait leur travail pour la

région de la Capitale-Nationale. Donc,

peut-être faire un petit... Au-delà d'Henri-IV, au-delà du site Dalhousie, tout

ce qui est mis, dans le dernier

budget, pour la Capitale-Nationale, peut-être faire un petit — vous allez me prêter l'expression — «wrap-up» de ça pour montrer toute

l'importance que le gouvernement du Québec accorde à la Capitale-Nationale.

Le Président (M. Auger) : M. le...

pas «le président», mais le ministre, excusez-moi.

Hamad : Merci, M.

le Président. Je veux remercier le député de Vanier-Les Rivières pour sa

question.

En fait, globalement, le budget avait cinq axes

d'action, particulièrement pour la région de Québec. D'abord, le premier, c'était de mettre l'accent sur les

PME, et le député de Jean-Lesage le sait, comment c'est important,

les PME dans la région de Québec,

et aussi la stratégie maritime. L'autre axe, c'est le Plan Nord,

et évidemment les Québécois doivent miser sur les ressources

naturelles. Le député de Chauveau, il sait l'importance des ressources naturelles. Et, l'autre élément : investir

dans les infrastructures.

Alors, si on

regarde la stratégie maritime, bien, le réaménagement du site Dalhousie en est

un bon exemple pour la région de

Québec. Si on regarde le Plan Nord, on regarde un exemple seulement, c'est le

nouveau centre de recherche du développement nordique à l'Université

Laval, où l'Université Laval a mis le pôle de recherche sur les aspects

nordiques ici au Québec.

Si on voit

évidemment l'intervention dans les régimes de retraites, on va attendre le

projet de loi, qu'il soit adopté. Mais aussi la ville de Québec, la

région de Québec étaient gagnantes par rapport à l'ancien budget qui était

prévu, et ça, c'est important, M. le Président, dans un contexte budgétaire

très, très difficile. Nous avons quand même réussi à ramener à la ville de Québec, pour la stratégie de développement

économique de la ville de Québec, 5,3 millions de dollars qui n'étaient pas versés dans les autres années.

Donc, on a réussi à amener 5,3 millions de plus pour la ville de

Québec. Et aussi le Fonds de grands

événements, un autre 5 millions. Donc, la ville de Québec, elle a gagné

10,3 millions de plus de ce qui était prévu, et ce n'est pas pour

rien que le maire était très heureux et content de voir ça, il ne s'attendait

pas à en avoir autant.

Et, finalement,

c'est bien sûr, pourquoi qu'on fait ça, M. le Président? Parce que le

développement économique, c'est important. Les grands événements dans la

région de Québec ont un impact économique, aussi culturel et social, dans la région de Québec, important, et c'est là

qu'il faut maintenir. En fait, notre défi, M. le Président, c'est assainir

les finances publiques, mais, en même temps, il ne faut pas tuer l'économie,

donc il faut continuer à alimenter notre économie

puis continuer à développer. Ce n'est pas l'État qui va développer l'économie,

c'est les partenaires économiques. Nous

sommes des partenaires avec eux pour les aider à développer, mais il faut

qu'ils aient de l'air, de l'oxygène pour développer davantage. Alors,

c'était une très bonne nouvelle pour maintenir ça.

L'autre

élément aussi, nous avons réussi, grâce à mes collègues dans la région de

Québec, à maintenir des budgets importants.

Par exemple, au Centre des congrès, une augmentation de 3 millions, parce

qu'il y a des projets particuliers, il y a la construction.

L'institution culturelle Musée de la civilisation, son budget, c'est

24 390 000 $ par rapport à

24 320 000 $; Musée national des beaux-arts, c'est

15 millions par rapport à 14 — là, je fais fi aux virgules, là — Société du Grand Théâtre, c'est

5,3 millions avant, c'est maintenant 6,2 millions, donc il y a des

augmentations qu'ils ont eues. C'est sûr

qu'on ne peut jamais dire que c'est assez, mais quand même on est dans les

augmentations pour aider ces

institutions-là dans la région de Québec, et évidemment on tient compte, bien

sûr, des projets de construction dans le Musée des beaux-arts, et ça,

c'est important, M. le Président.

L'autre élément qu'on a : évidemment, il y

a plusieurs projets d'investissement dans la région qui vont continuer à se

développer. Lorsqu'on voit... mettons, la ville a engagé 22 millions dans

divers projets et programmes, comme, par exemple, Héma-Québec et d'autres

programmes comme le programme Entrepreneur en résidence avec l'Institut national d'optique, le développement de

mentorat des affaires, le Service d'aide aux gestionnaires et

entrepreneurs, SAGE, entente-cadre avec Québec international, programme de

soutien des sociétés de développement commercial, et d'autres projets aussi, M.

le Président.

Donc, notre objectif, c'est maintenir le

développement économique malgré le contexte économique, quand même, qui n'est pas facile. Et il faut quand même

que la ville et la région... pas juste la ville, M. le Président, mais la

région continue son développement. Et, dans un contexte de gestion budgétaire

très difficile, nous n'avons pas le choix de demander

à nos partenaires de faire l'effort aussi, comme le gouvernement. Alors, vous

savez, le gouvernement fait un effort de plusieurs milliards de dollars,

et, bien sûr, les autres partenaires, on n'a pas le choix, on fait ces

efforts-là, M. le Président, pour nous

donner une marge de manoeuvre dans quelques années qui va nous permettre de

réinvestir et continuer à supporter nos partenaires dans la région de

Québec.

Et, M. le Président, pour ça, c'est important

d'aider les organismes, d'aider les gens qui sont là dans un objectif, c'est de développer, c'est le

développement, c'est les supports au développement dans le domaine

économique, dans le domaine social et dans

le domaine culturel. Et je le répète encore une fois... Ça termine? Alors,

voilà, la ville de Québec, elle a eu 10,3 millions de plus cette

année dans son budget de ce qu'ils avaient prévu avant.

Le Président (M. Auger) : Merci, et

je cède maintenant la parole au député de Chauveau, et porte-parole du deuxième

groupe d'opposition responsable de la Capitale-Nationale pour un bloc d'échange

d'environ 23 minutes. M. le député, la parole est à vous.

Deltell : Merci

beaucoup, M. le Président, Alors, oui, en effet, c'est avec grand plaisir qu'on

participe à l'étude des crédits aujourd'hui, et d'une certaine façon, M. le Président, je pense qu'on peut dire qu'on se retrouve tous en famille, hein? La région de Québec,

c'est une grande famille et, comme une grande famille, des fois on se chicane,

mais en bout de ligne on vise le même objectif, on veut que la région de Québec

s'améliore, on veut que la région de Québec progresse. Et puis, oui, en effet,

des observateurs estiment qu'on est les trois «amigos», la députée de Taschereau,

le député et ministre de Louis-Hébert,

moi-même depuis déjà 2008, alors je pense qu'on travaille bien ensemble, non

sans avoir nos points de vue différents et nos tiraillements tout à fait

nécessaires dans un débat démocratique, mais on le fait pour l'avancement de la

ville de Québec, de la région de Québec.

Salutations aux collègues ministériels.

Salutations aux gens de la fonction publique, qui nous servent bien ici, dans la capitale. Salutations particulières à Mme

la Présidente de la Commission de la capitale nationale,

Mme Mercure. Et je sais, M. le

Président, que le mandat de Mme Mercure se termine dans un an et demi. Un petit

peu plus longtemps que ça? 2017, ah!

Alors là, j'ai vraiment un petit peu de difficulté avec les dates, ces

temps-ci. Toujours est-il, M. le Président, que ce que je veux dire par

là, c'est que nous estimons que Mme Mercure fait un bon travail. Il est

malheureusement de

tradition que, lorsqu'on arrive à un nouveau gouvernement, bien, on tasse les

gens qui ont été nommés par le gouvernement précédent. Je crois que,

dans le cas présent, Mme Mercure mérite notre confiance, et nous souhaitons que le gouvernement en prenne compte et que,

justement, il est arrivé à M. Langlois... Le départ l'année passée, on

sait que c'était une question de fin de

mandat, et tout ça, mais nous, on pense que, dans le cas présent, Mme Mercure

mérite notre confiance, et on souhaite que le gouvernement en prenne

acte. Bien.

Parlons

maintenant des dossiers financiers, M. le Président, et de la région de la

Capitale-Nationale. Rarement aura-t-on

vu, dans l'histoire politique, une dichotomie tout à fait aussi forte et

évidente, au cours de la dernière campagne électorale. Rarement

aura-t-on vu un parti politique dire une chose et faire le contraire une fois

qu'il est au pouvoir. On l'a vu dans la

question des tarifs d'électricité : le premier ministre s'était engagé à

maintenir la hausse pas plus haute que les

taux de l'inflation. Promesse rompue. On l'a vu avec les taxes scolaires :

on voulait rembourser. Promesse rompue. Ici, dans la région de Québec, on a vu le Parti libéral qui disait :

L'anneau de glace, on va le faire, alors que nous, on disait : L'anneau

de glace, on va le faire quand on va avoir l'argent. Qu'est-ce qu'il est

arrivé? Le Parti libéral a adopté notre propos : on va le faire quand on

va avoir l'argent.

Diamant, la députée de Taschereau, on le sait, elle le tient à coeur, et c'est

beau de voir quelqu'un qui défend un point

de vue. Nous, nous estimions que nous n'avions pas les moyens du Diamant. C'est

une position qui était audacieuse, qui

prêtait à examen, mais qui faisait

partie du débat public. Le Parti libéral

disait : C'est un beau projet, il faut le garder. Aujourd'hui, ce qu'on fait, il n'est même pas dans

le PQI. Que disait l'actuel premier ministre en campagne électorale? Il faut continuer à développer nos infrastructures

sportives et culturelles, nous, on y croit, à ces projets-là, c'est

important pour l'économie du Québec; une

infrastructure est un outil de développement pour la société. C'est tellement

important que ce n'est même pas dans le PQI. C'est triste, M. le

Président, de voir un parti politique qui a dit une chose et qui fait le

contraire quelques semaines après. C'est dommage.

Dans

la région de Québec, M. le Président, nous, on estime que l'enjeu prioritaire,

c'est le transport. C'est un choix. Certains

peuvent dire que c'est autre chose. Nous, on estime que c'est le transport. Et

il y a trois engagements qui ont été pris,

lors de la campagne électorale, qui aujourd'hui se prêtent à examen et qui, il

faut le dire, ont été l'objet de confusion. Je pense que même le

ministre le reconnaissait : dans le cas d'Henri-IV, il y a eu confusion.

Ça arrive, mais disons que trois dossiers en trois, c'est beaucoup. La moyenne

au bâton est un peu trop élevée dans ce dossier-là.

Regardons dans un

premier temps, M. le Président, Henri-IV. Henri-IV, il faut l'agrandir. Il faut

permettre à Henri-IV de désengorger. On le sait, c'est là où ça se passe, c'est

là où il est, l'entonnoir au Québec pour le transport, Henri-IV. Il faut donc l'élargir. Consensus à Québec là-dessus. C'est de

savoir quand et comment on va le faire. Alors, quand c'est prioritaire, on met tous les efforts pour que ce soit vite

fait et bien fait, mais rapidement. Un premier jet, la semaine dernière, 15 ans. Le ministre disait à ce

moment-là : C'est énorme, c'est un grand projet. Il ne contestait pas

le 15 ans, c'est arrivé un petit peu plus

tard, quand tout le monde s'est mis à taper du pied. Le ministre a dit :

Le délai, moi aussi, je trouve ça long. Correct, c'est beau. Bonne

direction. Dans l'espace de quelques jours, M. le Président, on est passé de 15 ans à 11 ans ou 10 ans, dépendant

comment on regarde ça. Toujours est-il que là on a réussi à réduire.

Donc, ce n'est quand même pas pire. On peut

se poser des questions : Comment ça se fait que le premier jet partait à

15 ans puis qu'en quelques jours à peine on est capable de réduire ça du

tiers? Peut-être que ça a été fait un petit peu trop vite, la préparation de

Mais

là ma question, M. le Président, on voit qu'on a un horizon d'une dizaine

d'années devant nous. Nous, on estime

que c'est trop long. On n'est pas tous seuls à penser ça. On n'est pas tous seuls

à penser ça, que c'est trop long. Est-ce que le ministre pense que c'est

trop long aussi?

Le Président (M.

Auger) : M. le ministre...

Deltell :

Ce n'était pas tout à fait ça, ma question.

Le Président (M.

Auger) : Ah! Vous n'aviez pas terminé? Ah! Je pensais que vous étiez...

Deltell :

Je n'avais pas fini. Je n'avais pas fini.

Le Président (M.

Auger) : ...vous aviez fini votre élan. Excusez-moi.

Deltell :

Je n'avais pas fini.

Le Président (M.

Auger) : M. le député de Chauveau.

Deltell : Je

n'avais pas fini. Mais, en fait, ce que je veux savoir, M. le Président... En fait, ma question est tout à fait corollaire à ça. Nous, on estime que c'est trop long et qu'on

devrait faire tous les efforts pour que, justement, on réduise cet

échéancier-là. Et ça, ça peut amener à faire passer au peigne chacun des

projets d'infrastructure routière dans la région

de Québec, parce que, si on dit que c'est prioritaire, il faut le mettre en

haut de la liste et peut-être même retarder certains projets. Alors, ma question au ministre : Est-ce qu'il

trouve que 10 ans, c'est assez long ou trop long? Et est-ce qu'il a un

échéancier plus serré, tel que le demande la majorité des gens de Québec?

Le Président (M.

Auger) : M. le ministre.

Hamad : M. le Président, je vais reprendre les termes du mondial actuellement. Le député de Chauveau, il est complètement hors jeu. Il

est vraiment hors jeu, et l'arbitre le lui a dit, mais ce n'est pas grave, il

est encore hors jeu. Premièrement, M. le Président, on ne peut pas nous reprocher que, quand on a appris par le

fonctionnaire que la durée est longue, on a travaillé pour réduire la

durée. On ne peut nous reprocher ça, là. Ça, c'est clair.

Le deuxième

élément, M. le Président, quand il dit que c'est trop long... parce que je

suppose que le député de Chauveau, il a des données en main, il a une analyse, il

ne s'est pas fié à la météo le matin, là. Il ne s'est pas levé avec sa gang pour dire : Bien là, c'est trop long,

là. Alors, moi, j'aimerais lui demander, M. le Président, puis, après

ça, je vais répondre aux autres questions : Quand il trouve ça trop

long, il est basé sur quoi? Est-ce que c'est son expérience dans la

construction des routes? Est-ce que... l'expérience de la CAQ dans les appels

d'offres? Est-ce qu'ils ont bâti des routes

avant puis ils savent que tels types de travaux, ça prend six ans au lieu de

huit ans? C'est sur quoi, là? Est-ce

qu'à

part la météo ou JoJo Savard il a d'autres données qu'il nous confirme

pour dire pourquoi c'est long? Alors, ça, c'est une chose que je vais

lui demander de répondre.

L'autre

élément, M. le Président, quand il dit, on souffre de confusion, les

autres, ils souffrent de contradiction puis ils se baignent dans la contradiction. La CAQ, M. le Président, la dernière élection, ils disaient : Il ne faut pas

investir dans les infrastructures. Son

collègue de Lévis, là, sur l'autre rive, là, il voulait investir, faire un

tunnel de 5 milliards de

dollars. Ça, ce n'est pas l'infrastructure, c'est un tunnel. 5 milliards

peut-être, peut-être 4, peut-être 3, mais, en tout cas, ce n'est pas 200 millions, c'est quelques

milliards. De l'autre côté, il dit : Il faut faire la piscine dans le

comté de Chutes-de-la-Chaudière. Il y avait une piscine publique à faire. Là, ils

se sont levés puis ils disent : Il faut faire ça. C'est une autre infrastructure, ça, là, M. le Président. Henri-IV aussi, ils veulent faire Henri-IV. Mais avez-vous remarqué, M. le Président, que les trois projets d'infrastructure de plusieurs milliards ensemble

sont juste dans les comtés caquistes? Donc, quand il y a un projet d'infrastructure en dehors, ce n'est

pas bon pour les finances publiques, M.

le Président. Pour eux, là, ce

n'est pas bon. Là, on a un problème de

finances publiques, puis deux minutes après, là on parle d'investissements de

plusieurs milliards. Là, à un moment donné, là, on se baigne trop, là, on est

quasiment... De faire des contradictions de même, M. le Président... Il faut

être constant, puis, la constance... C'est plutôt la cacophonie que la

constance de l'autre côté.

Et, M. le Président, c'est le fun, dire : On fait ci, c'est plus court, c'est plus

long. Puis ça, là, c'est le fun dire ça. Ça, c'est un gérant d'estrade ou quelqu'un qui est hors jeu, là. Il peut

dire n'importe quoi. Moi, là, à part d'être gérant d'estrade puis faire

des commentaires sur des choses qu'on ne sait même pas c'est quoi, moi, je mets

au défi, M. le Président, je mets au défi aujourd'hui le député de Chauveau de

me dire dans sa tête l'élargissement d'Henri-IV, ça inclut quoi comme travaux,

juste pour commencer, là, pour savoir de quoi on parle. Alors, s'il me donne la

réponse là-dessus, le deuxième défi, je le

lance pour qu'il soit vraiment dans le jeu, là, parce qu'il est hors jeu, dire,

bien, c'est quoi, la durée de chaque

travail que vous pensez de faire. Puis, l'autre défi, je le lance, M. le Président : Combien ils ont estimé, leurs chercheurs émérites, qui ont fait, tu sais, le petit

livre, là, de Saint-Laurent, là... Je ne sais pas combien il est rendu

dans les ventes, mais peut-être faire un autre livre sur Henri-IV. Combien ça

coûte, chaque phase?

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Chauveau, la parole est à vous.

Deltell : Merci, M.

le Président. Je cite un texte :

«C'est encore trop long. Ça ne peut pas être 11 ans à partir aujourd'hui, alors que le monde est pris dans le

trafic et qu'on a un plan de mobilité qui sort avec la fin de l'année.»

Fin de la citation. Qui a dit ça, M. le Président? Régis Labeaume. Alors, M. le

Président, ce qu'on constate, c'est

quoi? C'est que ce que le député de Chauveau a dit a écho auprès du maire

de Québec. Alors, est-ce que, M. le Président, le ministre responsable de la Capitale-Nationale

est prêt à répéter toutes les insultes qu'il a dites à mon endroit, en me

traitant de météo, de JoJo Savard, à l'endroit du maire de Québec?

Le Président (M. Auger) : Un

instant! Oui, M. le député de Montmorency.

M. Bernier : 35. Il faut permettre

au député de se calmer et d'être capable d'utiliser des termes corrects.

Le Président (M. Auger) :

Effectivement, on avait bien débuté nos...

M. Bernier : Sinon, s'il s'emporte, M.

le Président, ça ne va pas bien.

Président (M. Auger) : Oui,

merci, effectivement. Donc, c'était bien commencé. Je suis convaincu que

mes collègues vont collaborer et que ça va se ramener à un ton très

raisonnable. Merci, messieurs.

Président (M. Auger) : Pas

de discussion, s'il vous plaît. Vous vous adressez à moi, s'il vous plaît. Merci. Député de Chauveau...

Le Président (M. Auger) : Un

instant! Est-ce que vous... Un instant!

Le Président (M. Auger) : Un

instant! S'il vous plaît!

Président (M. Auger) : S'il vous plaît! Oui, c'est justement, c'est ce

que je viens de dire. Pas de discussion entre vous. Vous vous adressez au président. Puis, lorsque ce sera votre

tour, la parole va venir, ne soyez pas inquiets. M. le député de

Chauveau, la parole est à vous.

Deltell :

M. le Président, oui, en effet, je me suis emporté, mais je pense que c'est

tout à fait humain, lorsqu'on se fait

traiter de Jojo Savard, puis de météo, puis : Que c'est que je connais

là-dedans? Est-ce qu'il a une expertise là-dedans?

J'aimerais

reprendre mot à mot tous les commentaires... «insultes», je ne sais même

pas si c'est parlementaire. J'aimerais

que le ministre reprenne mot à mot et qu'il les adresse à qui? Au maire de

Québec. Parce que, M. le Président, le propos

que j'ai tenu est exactement celui que tient également le maire de Québec.

Alors, quand il dit : Qu'est-ce qu'il connaît là-dedans, lui, Jojo

Savard, sa météo? C'est quoi, sa gang de ratés à la CAQ a décidé ça?, M. le

Président, est-ce que le ministre peut s'excuser auprès du maire de Québec de

l'avoir traité de Jojo Savard?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre, s'il vous plaît.

Hamad :

M. le Président, puisqu'on cite M. le maire, alors je vais citer M. le maire.

M. le maire, ce qu'il a dit de la CAQ. On ne va pas personnaliser, là,

M. le maire a dit, de la CAQ, le 30 avril 2014, il dit : «[La CAQ] — je ne

nomme pas personne, là, M. le Président, il dit la CAQ — ne

fait pas

partie de l'équation. Nous, on travaille avec le gouvernement. Je ne sais pas de quoi il parle,

a-t-il lancé. Pouvez-vous lui dire que la campagne est finie, en passant?

Il n'y a plus de vote à aller chercher.» Ça, c'est le maire qui envoie ça à la

CAQ, M. le Président, pas à moi, là.

M. le

Président, si on est capables de réduire l'échéancier, y a-tu quelqu'un ici,

dans la salle, qui pense qu'on ne doit

pas faire l'effort pour réduire l'échéancier? Pensez-vous, là, quelqu'un de

responsable ici, le député de Chauveau, la députée de Taschereau, on est tous d'accord si on peut réduire

l'échéancier d'un projet, on est tous d'accord pour travailler là-dessus, c'est clair. Puis d'ailleurs, quand

j'ai parlé au maire, cette semaine, lundi, on s'est dit, ensemble... mardi,

je pense, on s'est dit ensemble : On va essayer de réduire les échéanciers

le plus possible.

De l'autre

côté, il faut vraiment faire attention : réduire l'échéancier juste au

niveau théorique, il faut être réaliste là-dessus, M. le Président, il faut faire des appels d'offres, il faut

suivre le cheminement pour avoir toute probabilité, M. le Président. Et, évidemment, des travaux de cette

envergure-là... parce que mon collègue de Vanier me disait : Il est

clair qu'il y a des gens qui pensent

qu'Henri-IV, c'est comme l'autoroute 20, et on ajoute une voie à côté puis

c'est fini. Alors, Henri-IV, malheureusement, c'est plus compliqué. Il y

a beaucoup de structures dans Henri-IV, et la circulation d'Henri-IV, elle est majeure. C'est un axe majeur

dans la région de Québec. Puis il faut le prendre étape par étape.

Alors, c'est majeur. C'est pour ça que j'ai

posé la question : Est-ce que ses recherchistes... Parce que je sais que

ce n'est pas lui, là, ce n'est pas

personnel, M. le Président, c'est un ami, le député de Chauveau, mais je

parlais des recherchistes qui ont préparé les questions, qui ont donné

des citations, est-ce que les recherchistes de la CAQ, ils ont une idée de

l'envergure de quoi on parle? Alors, si vous n'avez pas l'envergure de quoi

qu'on parle... Là, ce n'est pas le député de Chauveau, j'ai comparé, loin de là, M. le Président, loin de là. Je vais comparer

quand quelqu'un parle d'une envergure puis il ne sait pas quoi qu'il

parle. Pas le député de Chauveau, mais quelqu'un qui fait ça, bien, ça se

compare un peu, c'est comme JoJo Savard vous donne la météo le matin.

Alors là, ce

qu'il est important de savoir, c'est complexe, l'autoroute, et vous le savez,

M. le Président, vous l'avez probablement pris, Henri-IV, c'est des

structures dans les airs, et c'est compliqué de le faire. Alors, M. le

Président, c'est clair qu'on va travailler pour réduire l'échéancier, c'est

normal qu'on fait ça, mais dans les règles de l'art.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Chauveau.

Deltell : Eh bien,

M. le Président, je pense que les masques viennent de tomber. Le ministre s'est

rendu compte qu'il est allé trop loin.

Alors, à vouloir faire une attaque politique un peu rapide, bien là, on insulte

tous les gens de Québec qui pensent

que 11 ans, c'est beaucoup trop long. Je l'invite à se resaisir, à se resaisir

sur ce dossier-là. Je sais que c'est

un homme de bonne volonté, mais je pense qu'il est allé trop loin. Puis ça

arrive à tout le monde. Je le sais, j'ai déjà joué dans le film. Alors,

on doit se resaisir, tout le monde, puis aller de l'avant.

On s'entend tous pour dire que 15 ans, ça

n'avait aucun bon sens. En l'espace de quelques jours, on a réussi à réduire ça du tiers. Tant mieux. On est capables

de réduire ça davantage, mais, pour ça, il faut la volonté. Et nous, on

pense qu'on est capables de réduire ça,

comme le maire, comme tous celles et ceux qui prennent l'auto le matin puis qui

sont pris dans la circulation. C'est lourd. Alors, il faut le faire. On

souhaite que le gouvernement le fasse.

Deuxième point, M. le Président, la

question — et

il en a parlé un petit peu — du

troisième lien. Je tiens à rappeler, M. le

Président, au ministre, que je n'ai jamais dit que moi, j'étais prêt à investir

5 milliards de dollars dans un tunnel.

J'ai dit par contre qu'il fallait faire une étude là-dessus. Et ça, ce n'est

pas nouveau, M. le Président. Cette étude-là, du troisième lien, moi, j'y pensais dès 2011, et nous avions pris

l'engagement politique le 4 septembre 2013, donc presque six mois avant l'élection. Mais voilà que, quelques jours avant l'élection,

le député de Louis-Hébert, candidat ministre, était lui aussi d'accord avec ça. Subitement, il

était d'accord. Qu'avait-il dit à la radio? Il avait dit : «On ne peut pas

dire non à une étude. Au moins d'actualiser

l'étude qui a été faite il y a une dizaine d'années, savoir où on s'en va,

combien ça coûte, c'est quoi, le

potentiel et comment on peut faire ça. On n'a pas le choix de faire une étude

là. Mais il faut regarder ça dans un ensemble qui inclut comment on va

faire ça, qui inclut l'île. Puis là ça pourrait être intéressant, parce qu'on

revient de l'autre côté. Donc, ça devient

complémentaire aux deux ponts.» Ça, M. le Président, c'est ce qu'a dit l'actuel

ministre quelques jours avant les élections, quelques jours avant les

élections, alors qu'avant il était contre. C'est une chose.

Alors,

il est au pouvoir. Est-ce qu'on va la faire, oui ou non, l'étude? Voilà que, le

13 juin dernier, à l'Assemblée nationale, le ministre des Transports

dit : «...cette étude-là de faisabilité pourrait friser les

5 millions[...]. La capacité des

Québécois actuellement [...] d'engager 5 millions de dollars [dans] la

carte de crédit des Québécois [...] nous n'irons pas là...» Alors, encore une fois, M. le Président, on

dit une chose quelques jours avant la fin de la campagne électorale et

on fait le contraire une fois au pouvoir. M. le Président, pourquoi le ministre

a changé d'idée?

Le Président (M.

Auger) : M. le ministre.

Hamad :

M. le Président, on n'a pas changé d'idée. Le mot clé dans l'intervention de

mon collègue le ministre des Transports, c'est le mot actuellement. Et on n'a

jamais dit qu'on ne fera pas d'étude, M. le Président. Il n'y a personne de

notre côté qui a nié qu'on ne fera pas d'étude. Le contexte est simple. C'est

qu'on avait tous de la bonne volonté en

fonction de l'état des finances publiques qu'on avait tous en main, qu'on avait

les moyens de faire l'étude maintenant.

L'état des finances publiques ne nous permet pas de faire l'étude maintenant,

actuellement. Il n'y a rien qui empêche

qu'on peut le faire. Et le mandat est quatre ans et demi, quatre ans et demi,

M. le Président. Ça fait qu'on a le temps

de faire l'étude. Actuellement, on n'a pas le moyen. On a d'autres priorités.

Puis une des priorités, c'est Henri-IV. Alors, là, il est d'accord avec nous, faire Henri-IV. Donc, là, là, s'il veut

qu'on fasse Henri-IV, on n'a pas le moyen de faire d'autre chose pour le moment. Mais ça veut dire pas que,

lorsqu'on aura la marge de faire les études... Mais je constate par

contre ce que le député de Chauveau a dit,

il dit : On n'a pas le moyen de payer 2 milliards, 3 milliards

ou 5 milliards. Donc, lui, si je comprends, il veut juste qu'on

fasse l'étude, faire plaisir à son collègue député de Lévis. Puis, après ça,

bien, on va mettre ça sur une tablette puis on s'en va ailleurs, ce que j'ai

compris, là.

Alors,

là, je veux comprendre exactement... J'aimerais ça qu'il explique, là. On fait

l'étude pour faire le projet ou on fait

l'étude pour faire plaisir au député de Lévis que lui, il dit qu'on n'a pas

d'argent à investir, là? Mais lui, il veut qu'on investisse dans les études puis il veut qu'on fasse 3 milliards.

C'est le même député, là, de Lévis, qui disait qu'on n'a pas d'argent d'infrastructure. Mais, pour un tunnel,

bien sûr, on a de l'argent. Je ne sais pas où, mais à quelque part dans

le plan Saint-Laurent. Ça doit être... Ah

oui! C'est ça. Ça va être dans le livre Saint-Laurent. Il y a un nouveau

chapitre qui s'en vient, M. le Président, qui s'appelle Le tunnel de

Lévis , dans le plan Saint-Laurent. Alors, ça, ça fait

partie du plan

Saint-Laurent.

Le Président (M.

Auger) : M. le député de Chauveau.

Deltell : M. le Président, c'est vraiment malheureux de voir

comment le ministre utilise à ses fins des paroles qui ont été prononcées et en détourne le sens.

Nous, on veut savoir qu'est-ce qui peut être fait. Et, nous, il faut le voir

dans l'ensemble. Et c'est pour ça qu'avant

d'investir, quoi, 400, 450 millions de dollars pour le nouveau pont de

l'île d'Orléans, on peut-u juste se

poser la question si on pourrait avoir un troisième lien entre la rive nord et

la rive sud? C'est une question qui

se pose. Je ne rappellerai pas les paroles du ministre qui était très

convaincant lors de l'entrevue à la radio quelques jours avant les

élections, qu'il n'avait jamais prononcées avant, d'ailleurs, pour dire que,

oui, il faudrait faire une étude. Ça, on est

pour ça, une étude, bien entendu. Mais, quand le ministre veut détourner les

propos que je tiens, je trouve ça malheureux

et ça n'avance personne. Maintenant, on voit que le gouvernement a promis de

faire une étude, puis il dit : Bon, on va la faire plus tard, à un moment donné, pendant le mandat. Nous, on

pense que ça pourrait être fait immédiatement. La volonté n'est pas là.

Maintenant,

le temps file, voies réservées. Alors, la ministre... la députée de Taschereau,

pardon, la députée de Taschereau a parlé tout à l'heure de la confusion

qui existait à un certain moment entre le nombre de coeurs battants qu'on pouvait compter à l'intérieur de la

voiture : Est-ce que c'est un enfant ou pas un enfant? Toujours est-il

que, là, bon, maintenant c'est clair, c'est deux personnes. Enfant, pas

enfant, c'est correct, ça compte. Bon.

Maintenant, la

question est de savoir, M. le Président, pourquoi on ne permet pas le

covoiturage sur Robert-Bourassa? Pour nous,

c'est logique, on devrait le faire, le covoiturage sur Robert-Bourassa. C'est

un projet qui a été initié, si je me souviens bien, alors que le député

de Louis-Hébert était ministre des Transports. Pourquoi on ne met pas le covoiturage sur Robert-Bourassa? Encore là,

cette semaine, le ministre des Transports a dit : Ça fait

partie de

l'étude. M. le Président, j'en prends sur

mon compte, j'ai déjà dit en campagne électorale, ça me fait plaisir de le

répéter : L'étude, on va la faire en temps réel. Permettez le

covoiturage puis vous allez voir. Puis, je vous le dis, là, ça va marcher.

Alors,

pourquoi attendre une étude sur le covoiturage de Robert-Bourassa? D'un trait

de plume, M. le Président, on serait

capable de permettre le covoiturage sur Robert-Bourassa. Les gens de Québec le

veulent. Ceux qui sont pris dans le trafic

le matin sur Robert-Bourassa le souhaitent, et on a l'espace pour le faire.

Pourquoi ne pas faire un projet réel plutôt que d'attendre une étude?

Le Président (M.

Auger) : M. le ministre.

Hamad :

Bien, je trouve l'idée est bonne, de mon collègue. Je trouve que soulager

Henri-Bourassa pour les mamans puis les papas, le matin, qui amènent leurs

enfants dans le trafic le matin... Je les comprends, moi, M. le Président. Et je

trouve que, si le covoiturage, en n'ayant aucun problème de sécurité, peut être

une bonne idée, moi, je le rejoins.

Et ce qu'on

va faire, avec le député de Chauveau puis le député de Vanier, parce que

le député de Vanier travaille

très fort pour ça aussi, M. le Président — parce que ça le touche pas

mal puis lui, il m'en parle plus souvent — on va transmettre ça au collègue, là, le ministre des Transports. On va lui

soumettre l'idée, on va dire : Regardez donc ça, c'est une bonne idée. Évidemment, le député de Chauveau

affirme que c'est faisable, c'est réglé, là. Alors là, encore une fois, c'est, bien sûr, son sondage interne qui lui dit

que ça marche. Mais quand même, il faut soumettre l'idée, puis je le

rejoins.

L'autre élément... Je reviens sur les paroles du

député de Chauveau, M. le Président. Il a dit : 2 milliards, 3 milliards...

il ne le ferait pas. À 500 millions, peut-être qu'il va regarder le pont

de l'île d'Orléans, etc. Mais, M. le Président, j'aimerais ça qu'il soit clair

pour ne pas que j'interprète mal, là. Alors, j'aimerais ça qu'il me dise à quel

niveau de montant d'argent, le tunnel de Lévis, le député de Chauveau sera

d'accord pour le faire immédiatement.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Chauveau, vous avez trois minutes à votre disposition.

Deltell :

Alors, M. le Président, c'est dommage de voir que le ministre il peut être

animé de bonnes intentions concernant le covoiturage mais il n'agit pas.

À quoi ça sert d'être au pouvoir si c'est pour ne pas agir?

Tout à l'heure,

le député, je crois que c'était de Vanier, était tout fier de dire :

Jamais la région de Québec n'a été aussi

forte dans un Conseil des ministres, trois ministres, des ministres seniors,

qui sont là, le ministre de l'Éducation, le ministre du Travail, le ministre de l'Emploi et de la Solidarité

sociale, des ministres importants. À quoi ça sert d'avoir des ministres

de la région de Québec, trois des ministres seniors, si c'est pour ne pas

prendre des décisions dans le sens des gens de Québec?

Moi, ce que je veux savoir de la part du

ministre, M. le Président, il me reste juste trois minutes, c'est un engagement

qui touche des milliers de personnes. Il a même cité à témoin le député de

Vanier. Il a tout à fait raison : on

doit permettre le covoiturage. Est-ce qu'il pourrait dire au ministre des

Transports... Ça a de l'air qu'ils se jasent pas mal ces temps-ci. Est-ce qu'il pourrait dire au

ministre des Transports : M. le ministre, permettez le covoiturage

maintenant?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre, un maximum de deux minutes pour le bloc.

Hamad :

J'ai répondu, là. Il s'agit juste de prendre les galées, là, parce que j'ai

répondu à sa question. Je le mets au

défi, le député de Chauveau, devant tout le monde ici, là : Est-ce que la

région de Québec, avec notre gouvernement, a été mal traitée? Oui ou

non?

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Chauveau, 1 min 30 s.

Deltell : M. le

Président, il m'a fait plaisir de le

dire lors de la campagne électorale de 2012 : La région de Québec,

quand on a des bons projets, on pousse tous dans le même sens. Alors, on va y

aller de l'avant. Et c'est pour ça qu'il

faut continuer à pousser dans le même sens. On est d'accord.

Mais ce n'est pas moi qui décide, c'est vous autres qui êtes au pouvoir.

Vous avez trois ministres de la région de Québec au Conseil des ministres,

allez donc voir le ministre des Transports pour lui dire : Eh, mon ami, plutôt

que de dire de faire une étude, fais-le donc tout de suite. Pourquoi vous ne le

faites pas tout de suite?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre, une minute pour terminer le bloc.

Hamad : La question est claire : Est-ce que la région de Québec a

été bien ou mal traitée? C'est une réponse oui ou non. Alors, j'aimerais

ça qu'il me donne... il a encore quelques secondes.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Chauveau.

Deltell : Mais je l'ai dit en campagne. Et, si le ministre

veut me poser des questions, dans quatre ans, ça risque fort d'arriver. Mais, moi, ce que je veux savoir immédiatement, pour les milliers de citoyens qui sont pris dans le trafic, là... Là,

on ne fait pas de la politique, on fait dans la réalité. Est-ce que vous êtes

prêt immédiatement à permettre le covoiturage sur Robert-Bourassa, oui ou non?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Hamad : Alors, j'ai

répondu. Mais, je reviens, j'aimerais ça avoir une réponse, oui ou non, est-ce

que la région de Québec a

été bien traitée? Il a fait un sourire, M. le Président. Mais, un

sourire, souvent, ça veut dire oui, comme à un mariage, là. Alors, est-ce

que c'est oui ou non, la région de Québec a été bien traitée ou maltraitée?

Deltell : ...c'est avec grande tristesse que les gens de Québec

se rendent compte que le ministre

responsable de la région de Québec préfère faire de la politique

plutôt que de s'occuper des besoins des citoyens qui sont pris dans

le trafic le matin sur Robert-Bourassa. C'est vraiment dommage.

Le Président (M. Auger) :

C'est terminé. Merci.

Président (M. Auger) : C'est

terminé, merci beaucoup. Merci. Je

cède maintenant la parole à un député

du groupe parlementaire formant le gouvernement. M. le député de Portneuf, la

parole est à vous.

Matte : Merci, M. le Président. Mais je voudrais également souhaiter un bon matin à mes collègues

députés ainsi qu'au ministre et à son équipe.

Sur une note un peu plus positive, je voudrais tout

simplement vous rappeler, puis vous êtes au courant, M. le Président, que la

Capitale-Nationale puis la ville de Québec, au cours des dernières années, a

connu un succès et un développement, là, soutenu, tant au point de vue économique, culturel... Tu sais, la région de Québec,

la ville de Québec fait même l'envie

de d'autres maires de d'autres municipalités. Alors, pour concrétiser puis réussir ce développement, là, tant culturel qu'économique,

c'est grâce à des partenaires qui ont su ensemble travailler au développement, là, des différentes voies d'accès, que ça soit le transport

aérien, ferroviaire, maritime ou terrestre.

M. le Président, j'aimerais entendre de la part du ministre quelles sont les

actions qui ont été posées récemment pour

faire en sorte que le transport... l'accès à la Capitale-Nationale, à la ville

de Québec soit plus fluide, là, autant au niveau de

la marchandise que des personnes.

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Hamad : Je veux remercier mon collègue député de

Portneuf pour sa question, M. le Président, et ça,

c'est une question... Peut-être,

on peut s'entendre tous ici, M. le

Président, une capitale, un des

éléments, un facteur important du développement économique, c'est

l'accès, l'accès, et, on a entendu souvent, les acteurs économiques dans la

région demandent d'améliorer davantage

l'accès à Québec. Et l'accès à Québec, M. le Président, c'est un dossier important pour nous, et je pense que l'ancien gouvernement

a poursuivi les efforts qui ont été mis dans ce niveau-là, M. le Président. Et là — le

député de Chauveau

va être d'accord avec nous, c'est certain, M. le Président, je n'ai pas besoin

d'interpréter ses paroles, mais c'est clair,

il va être d'accord avec nous — l'accès à Québec, ça commence par

l'aéroport. On se rappelle, on a investi 225 millions dans

l'agrandissement de l'aéroport de Québec, et, je me souviens, M. le Président,

en 2003, le président de l'aéroport me disait qu'il y avait 700 000

passagers en 2003. Là, on est rendu dans quelques millions de passagers, M. le Président, dans l'aéroport de

Québec. Quelle belle progression, évidemment, quand cette progression-là

impose des infrastructures, et on sait

qu'aujourd'hui, si on a pris une photo en 2003 de l'aéroport de Québec puis on

prend une photo aujourd'hui de l'aéroport de

Québec, on voit la grande, grande différence et le développement qui a eu

lieu, bien sûr grâce au dynamisme des gens

de l'aéroport, mais aussi au support du gouvernement du Québec à deux

reprises pour les projets d'agrandissement. Ça, c'est l'aéroport de Québec.

On a

l'autoroute 73 du Saguenay, M. le Président, la fameuse autoroute, qui a été

aussi un facteur important pour lier

les régions à Québec de l'autre côté, et ça, c'est un projet qui a coûté 1

milliard quelque, et c'est un projet majeur aussi qui a amélioré aussi

la sécurité dans le parc, comme on l'appelle, l'autoroute du parc.

Et aussi, M.

le Président, lorsqu'on regarde l'autre aussi, l'entrée des ponts, l'entrée des

ponts, M. le Président — c'est là où le

gouvernement du Parti québécois a poursuivi les travaux là-dessus — l'entrée des ponts... Vous savez, dans

les années, on a investi beaucoup dans la Vieille Capitale, dans le Vieux-Québec,

puis c'était normal et justifié, parce

que c'est notre histoire, notre culture, notre patrimoine, puis il y avait

comme une image à Québec : l'image de l'histoire, à Québec,

c'était le Vieux-Québec. Mais il y a aussi l'image de modernité de la ville de Québec,

c'est l'entrée des ponts, et l'entrée

des ponts, ça a été un petit peu... il y

a eu beaucoup moins de travaux avec

les années. Et, avec la ville de

Québec, nous avons travaillé ensemble pour développer l'axe, l'entrée des

ponts, boulevard Laurier jusqu'à, évidemment, le côté... le Vieux-Québec, et, dans ce développement-là, évidemment, il y

avait un développement commercial, économique, résidentiel, mais aussi

toute l'entrée, en fait, avec l'autoroute qu'on a et les ponts, le lien avec

cette partie-là. Et l'objectif, c'était,

avec la ville de Québec, que ce soit une signature aussi de Québec, l'entrée

des ponts, que ce soit une signature,

que les gens, quand ils arrivent de Montréal, de Rivière-du-Loup et ailleurs,

quand ils rentrent à Québec, ils voient

comment... l'image de la modernité aussi de la ville de Québec, et ça, c'est un

accès important aussi pour la région.

Donc, on a parlé d'aéroport, on a parlé des

routes. Il y a aussi Henri-IV, qui est un accès important pour le commerce avec la Rive-Sud. Et il reste maintenant

l'eau, par la voie de l'eau; c'est les croisières. Et les croisières

aussi, Québec a un développement très

important, et on se rappelle lorsqu'on a investi 1 million en 2009 dans le

développement des croisières

internationales, en 2010-2013, et aussi on a continué d'investir pendant

plusieurs années, en 2012 aussi,

et, lorsqu'on regarde l'augmentation de nombre de croisières à Québec — 2011,

75 croisières, 2012, 102 croisières, 2013, 103 croisières — et l'augmentation de nombre de

passagers — 2011,

114 000, 2013, 164 000 passagers — donc, c'est beaucoup, et on sait très bien que ces touristes-là, quand ils viennent

à Québec par les croisières, bien, c'est des gens qui dépensent, donc

c'est bon pour l'économie, pour Québec, et surtout les commerçants autour et la

région. En 2013, M. le Président, ça a

généré près de 26 millions de dépenses touristiques, M. le Président. Alors,

c'est là l'importance et pour ça, M. le Président, que, dans notre

politique du gouvernement, M. le Président, la politique... la stratégie

maritime inclut les croisières, parce que le développement des croisières est

important.

Et je sais

que c'est l'autre gouvernement qui a développé ce projet-là avec la ville de Québec,

Dalhousie, qui était un projet très

intéressant pour Québec, et c'était une bonne idée, M. le Président, qui a été

développée, parce que c'était l'entrée des croisières, et on se rappelle qu'il

était annoncé dans le budget de l'ancien gouvernement. On l'a réannoncé, nous autres aussi, M.

le Président, parce que c'est un projet important pour Québec. Alors, c'est le

travail de l'ancien gouvernement, mais les bonnes idées, ça mérite d'être

poursuivi, et c'est une bonne idée qu'il

y a eu entre la ministre dans le temps, Mme la députée de Taschereau,

et le maire. Alors, l'ancien gouvernement, donc, c'était une bonne idée pour le développement puis ça fait

partie d'un ensemble.

Puis définitivement, dans ce coin-là, lorsqu'on s'en va dans ce coin-là dans le Vieux-Québec, c'est la seule

partie

qu'il reste à aménager. Alors, tout est bien aménagé, et, je pense,

c'est une

partie importante qui va augmenter les choses.

Mais il faut le dire, et je dis aussi à la députée

de Taschereau... au député de Chauveau en même temps, les bonnes idées, là, il n'y a pas de propriétaire,

là, pour les bonnes idées, à part qu'on peut leur dire : Non, non. Alors,

c'est... Ça me fait plaisir de prendre les bonnes idées de la CAQ quand ils ont des

bonnes idées, et ils en ont, en passant, de temps en temps, des bonnes idées, puis on les prend.

Puis on n'est pas gênés de faire ça. Pourquoi? Parce que c'est l'intérêt

du citoyen, qu'on prend ça. Et, s'ils ont des bonnes idées, on le fait. C'est les mêmes

qui disaient qu'ils n'avaient pas d'argent pour l'infrastructure. Alors,

une fois qu'il y a eu le rapport du Vérificateur général, on s'est aperçus vraiment...

le vérificateur nous a confirmé. Donc, c'est

une bonne idée, M. le Président. Je pensais qu'ils allaient voter pour le

budget avec nous, parce qu'avec le discours du député de Lévis, j'étais

impressionné, même si on l'avait écrit pour lui, c'était de difficile de dire

mieux, mais, enfin, c'est... vous savez, c'est la CAQ. Des fois, c'est bon,

mais, en fin de journée, ça peut être différent.

Par contre,

je peux vous le dire que la stratégie Saint-Laurent, là, on ne l'a pas copiée,

là. Ça, là, malheureusement, on ne l'a pas prise parce que c'était un projet de

développement immobilier, celui-là, ça fait

que, là, on a décidé... et que le gouvernement investit puis fait le

développement immobilier. Le gouvernement vient faire le traitement des sols, il fait des bâtisses puis il demande aux

autres d'arriver, là, après. Alors, ça, on ne l'a pas pris, on leur a

laissé.

Alors donc,

l'entrée de la région de Québec, ou l'accès, c'était ça, M. le Président,

l'accès de la région de Québec, bien

là on a parlé au niveau maritime, l'aéroport, on a parlé au niveau des voies,

et, je pense, c'est important, parce

que, si vous voulez attirer davantage des entreprises dans la région de Québec,

bien, c'est important d'avoir ces

infrastructures. Si vous voulez attirer des touristes, c'est important d'avoir

des infrastructures, et, pour la qualité de vie des citoyens dans la région de Québec, c'est important. Puis nous sommes

très conscients de la qualité de vie des citoyens, M. le Président.

Quand le député de Chauveau dit qu'on n'est pas conscients de ça, ce n'est pas

vrai, M. le Président. Et malheureusement je ne sais pas où il a pris ça, M. le

Président, puisque tout ce que nous faisons...

Le covoiturage, en passant, sur Henri-IV, il

n'en a pas parlé, ils sont contre le covoiturage sur Henri-IV. En passant, M. le Président, le député de

La Peltrie, là, il n'a pas arrêté de dire qu'il est contre le covoiturage.

Il ne veut pas avoir des voies

réservées pour le covoiturage. Et, on l'a vu, on se rappelle, pendant la

campagne électorale, ils ont essayé de mettre

une pancarte puis finalement ils sont fait ramasser les pancartes, tout le

monde, partis ensemble, mais ils étaient contre le covoiturage. Puis

c'est drôle que le député de Chauveau, il est pour le covoiturage ce matin.

Puis le député de La Peltrie, alors on

va l'appeler, selon sa conférence de presse, son communiqué de presse, c'est la

confusion puis c'est une... comment

on appelait ça, dans son communiqué de presse ce matin, c'est la confusion,

c'est une... Alors, ça, c'est une comédie d'erreurs, de confusions

multiples aussi, là. Là, il vient de voir aujourd'hui, le député de Chauveau,

il est...

Hamad :

Non, covoiturage. Le député de Chauveau me dit Henri-IV, mais moi, je me souviens

très bien, le député de La Peltrie puis la députée de Taschereau...

Président (M. Auger) : S'il vous plaît! Messieurs! Messieurs, pas de

discussion entre vous, O.K.? La parole est au ministre. On s'adresse à

moi. Merci.

Hamad : ...que le

député de La Peltrie, il était contre le covoiturage sur Henri-IV. Puis là

le député de Chauveau, aujourd'hui, il est pour le covoiturage sur

Robert-Bourassa, mais c'est le même principe. Si c'est bon pour les citoyens à Robert-Bourassa, pourquoi

qu'il n'est pas bon, Henri-IV? C'est-u parce que le monde qui prennent l'autoroute Henri-IV ne sont pas les

mêmes personnes, ou mentalités différentes, ou c'est d'autres personnes

qui prennent Robert-Bourassa? Moi, je ne pense pas, M. le Président. Moi, je

pense, là, maman, là, le matin qu'elle part

de chez elle pour aller porter son enfant — puis, je pense, ça mérite d'avoir l'accès,

la facilité pour aller porter son enfant à la garderie, à l'école, puis après ça aller travailler, M. le

Président — ce n'est

pas parce qu'elle est sur Henri-IV puis elle n'a pas le droit, puis elle s'en va sur Robert-Bourassa, elle

a le droit, M. le Président. Voyons! Il faut être constant là-dedans. Là,

c'est une confusion, mais... pas multiple, mais confusion, hein?

Et donc, M.

le Président, il faut être prudent dans ça, il faut être constant. Lorsqu'on me

dit qu'on est contre les infrastructures

puis on veut un tunnel de quelques milliards, il faut être constant. Est-ce

qu'on est contre l'infrastructure puis

on veut une piscine olympique dans l'autre côté parce que c'est un comté de

quelqu'un? Il faut être constant, M. le Président.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Portneuf.

M. Matte : J'ai terminé.

Le Président (M. Auger) : Terminé?

Une voix :

Saint-François.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Saint-François.

Hardy : Merci, M. le Président.

Permettez-moi de vous saluer, M. le

ministre, ainsi que tous les gens qui

vous accompagnent. Je salue aussi mes collègues de l'opposition et du côté

ministériel en même temps.

M. le

Président, depuis les célébrations du 400e anniversaire de la ville de Québec,

en 2008, je peux sans problème vous affirmer que la région fait preuve

d'une très grande créativité afin de non seulement rayonner à l'international

mais aussi afin d'améliorer sans cesse la fierté des gens de la capitale

nationale. Et, lorsque je regarde tout le chemin parcouru depuis 2008, je ne peux que constater l'apport et le dynamisme

que les gouvernements libéraux des dernières années ont apportés. Le

ministre a brièvement effleuré le sujet lors de son intervention à propos des

accès à la région, mais j'aimerais qu'il nous revienne plus en détail à propos

du projet de place Dalhousie.

Mes questions

portent en trois volets. Je vous pose les deux premières et je reviendrai pour

la troisième : Le ministre responsable de la région de la

Capitale-Nationale peut-il nous expliquer le projet? Et peut-il nous expliquer

l'apport de l'actuel gouvernement au projet?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Hamad :

Merci, M. le Président. Je veux remercier mon collègue le député de

Saint-François de sa question. Je pense

que c'est un projet intéressant pour la région et, je l'ai dit, ça a commencé

avec l'ancien gouvernement. Je pense qu'on

est tous fiers de développer cette partie-là de la ville de Québec, et c'est

une continuité aussi de l'ancien développement de Samuel-De Champlain et

tout le développement du côté du Vieux-Port aussi.

Alors, la participation financière était d'un

montant de 31 millions puis, la ville de Québec, c'est 8 millions. Donc, le terrain visé, c'est au bord du fleuve

Saint-Laurent, face au Musée de la civilisation de Québec. Il y a

quelqu'un qui me l'a dit, Mme Martine

Tremblay, je pense, quand ils ont fait la conception du Musée de la

civilisation, dans cette conception-là, ça a

l'air qu'il y avait une extension du musée vers le fleuve et il y avait une

utilisation de l'eau, dans le temps,

mais c'était trop cher dans les années où on l'a bâti, les années 90, et

c'était vraiment l'idée dans le temps de faire ça, avec M. Arpin, qui était le directeur général du musée. Alors,

c'est un coin qui était... Après,

on l'a laissé comme stationnement. Et évidemment, aujourd'hui, bien,

c'est une bonne idée. D'ailleurs, on voit, quand il y a des gros bateaux de

croisière, beaucoup de touristes qui descendent, puis c'est vraiment la porte

d'entrée. Mais vous savez, en marketing, là, la première impression, c'est

l'impression la plus importante. Alors, quand le touriste arrive, puis il

descend, puis il voit un parking en avant de lui, bien, c'est un peu moins, je

pense que... et ça va être un bon projet.

Donc, dans ce

projet-là, il y a l'aménagement d'une vaste place publique intégrant art

public, plantations, éclairage et

mobilier urbain. Et aussi le terrain, ça va être une véritable fenêtre sur le

fleuve Saint-Laurent, M. le Président. Puis, aussi, on va éliminer le stationnement de surface au

centre-ville pour minimiser l'utilisation de ces espaces-là. C'est aussi

une opportunité de requalifier et mettre en

valeur le site stratégique que sont les terrains en façade du Musée de la

civilisation. Cette place aménagée créera une synergie avec le musée et une

opportunité de se doter d'un lieu de prestige pour les cérémonies et aussi les événements. Parce que, je me souviens, lorsque

nous avons accueilli le prince William et la princesse Kate, bien là on est allés sur le terrain à côté,

c'était vraiment le terrain qui appartient à la Garde côtière. Alors donc,

là, vraiment, c'est une place aussi intéressante et, bien sûr, pour les

citoyens et pour le touriste, et aussi c'est une entrée importante. Et ce projet-là, en fait, va contribuer probablement au

rayonnement international et à la renommée de la ville de Québec :

la possibilité de réduire les îlots de chaleur aussi au centre-ville et un

attrait touristique important; aussi, la réfection

des quais Riviera et de l'allée du quai 22; aussi, un potentiel de

développement économique majeur pour la ville de Québec; puis

l'implantation de commerces ou de points de vente de billets de croisière, ce

qui stimulera une nouvelle économie à

Québec, le marché de croisières; puis, à terme, la ville de Québec pourra

compétitionner avec aussi l'élite mondiale de la croisière. Et c'est

toute la région de la Capitale-Nationale, M. le Président, qui pourra profiter

de ça.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Saint-François.

Hardy : Merci, M. le Président. Je demanderais au ministre s'il peut

nous expliquer les bénéfices futurs qui profiteront non seulement à la

ville de Québec, mais également à toute la région.

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre, encore un quatre minutes à votre disposition.

Hamad : Oui.

Toujours sur Dalhousie, hein, c'est ça?

M. Hardy : Toujours sur Dalhousie.

Hamad : O.K. Alors, c'est clair que ce projet-là, en fait, lorsqu'on

dit : Une des stratégies économiques — et c'est toute la

région qui le réclame aussi — c'est l'augmentation des croisières. Et

on a vu les résultats intéressants, là, une

augmentation substantielle du nombre de croisières de 2012 à 2013, et depuis

2009, 2008 aussi. Je pense que c'est un

projet intéressant pour l'économie de Québec et pour aussi aider les

commerçants dans ce coin-là, parce que les touristes des croisières,

quand ils arrivent à Québec, ils s'en vont magasiner, ils s'en vont manger, et

c'est important de gérer ça. Il y a aussi

l'aspect esthétique. Vous savez, actuellement, comme on le voit, là, c'est un

stationnement, du béton. Alors, c'est un élément aussi

pour l'amélioration du coin là-bas. Et aussi, en même temps, bien, c'est pour

les festivités de la ville de Québec. Je pense que c'était pour le — si ma

mémoire est bonne — 175e

anniversaire de la ville de Québec, c'est-u ça?

Hamad : 175e

anniversaire de la ville de Québec. Alors, c'est un autre événement qui est

important pour rappeler la ville de Québec.

Le Président (M. Auger) : M. le

député de Vanier-Les Rivières.

Huot : 2 min 30 s. J'aurais voulu parler des grands

événements, mais, je pense, je vais prendre le temps pour reparler de Robert-Bourassa. M. le Président, un

court 2 min 30 s. Il y a eu plusieurs discussions, dans les

crédits, il y a deux jours, je pense, là, avec le ministre des

Transports. Robert-Bourassa, à partir du secteur de l'autoroute Charest,

Versant-Nord, autoroute Charest jusqu'à boulevard Bastien, c'est le comté de

Vanier-Les Rivières, M. le Président. Et je

le vis au quotidien, moi, je l'emprunte quotidiennement — vous aussi, M. le Président — la

partie autoroute qui est

principalement un problème.

Il y avait une ouverture de la part du ministre

des Transports de procéder assez rapidement. Moi, ce que je suggérais, c'était de faire des tests, par

exemple, en direction nord. En direction nord, il y a un gros problème au

retour à la maison. La voie réservée est là,

en direction nord, pour la période du retour à la maison... de peut-être

commencer par ça. La période du trafic

du matin est un petit peu plus longue. Oui, il y a un certain problème de

congestion qui est là aussi, mais c'est peut-être encore plus important

au moment du retour à la maison. Ça part des centres d'achats souvent, pare-chocs à pare-chocs, jusqu'au secteur Hamel,

environ. Donc, c'est quand même quelque chose, passer là au moment du retour à la maison. Donc de commencer par ça.

Peut-être le tester une semaine, à un moment donné, dire : On fait

une semaine pas de voie réservée. On fait

des tests pour voir comment les automobilistes se comportent. On permet... Pas

de voie réservée du tout, on pourrait

l'essayer, voie réservée en covoiturage, faire certains tests pendant certaines

semaines. Il y avait une ouverture.

Il y a un

problème aussi dans le secteur en direction sud le matin. Principalement, ce

n'est pas Robert-Bourassa, c'est la

voie d'accès de l'autoroute de la Capitale. Ceux qui arrivent ou qui veulent

aller prendre Robert-Bourassa Sud, autoroute

de la Capitale, ça peut congestionner très, très loin pour ceux qui veulent

emprunter Robert-Bourassa Sud, parce qu'on

a fait une nouvelle bretelle uniquement réservée aux autobus, même pas les

taxis, même pas les véhicules d'urgence, c'est uniquement aux autobus. Ouverture aussi d'essayer des choses le matin,

sur cette portion-là, de la part du ministre des Transports, de procéder

assez rapidement. Puis c'est important de le faire. Il faut essayer des choses.

On a dit : On permet ça juste aux

autobus, mais il y a une revendication pour le faire en covoiturage et il y a

une ouverture pour le faire. Et comptez sur nous, les députés de la

région de Québec, comptez sur moi, parce que c'est dans mon comté que ça part. Oui, les gens de la grande région de Québec sont

touchés, mais principalement les gens du comté de Vanier-Les Rivières

sont touchés par ça. Et moi, je vais continuer à faire des revendications

auprès du ministre des Transports pour qu'on

permette du covoiturage, entre autres, mais faire des essais, même permettre la

libre circulation pour voir la différence que ça peut faire. Et il y a

une ouverture au ministère des Transports. Et je veux rassurer le monde et le

répéter.

Le Président (M. Auger) : Merci.

Merci, M. le député. Je cède maintenant la parole à Mme la députée de Taschereau et porte-parole de l'opposition

officielle pour un bloc d'échange d'environ 15 minutes. La parole est à

vous.

Maltais : Merci.

Merci, M. le Président. Alors, je veux aborder deux sujets fort importants pour

moi là-dedans. Je le dis tout de suite au ministre, là. Hôtel-Dieu et promenade

Samuel-De Champlain sont des choses importantes. Je sais que le ministre a salué tout à l'heure le fait qu'effectivement

on a travaillé avec le maire de Québec pour avoir le site Dalhousie,

c'est repris. Henri-IV, c'est là où on était rendus, c'est parfait. Je

comprends aussi que les Nouvelles-Casernes — en passant, là, les

Nouvelles-Casernes, l'argent est là, ça va pouvoir se faire, ça, c'est ce que

j'ai compris.

Maltais :

On me signifie que oui. Donc, les nouveaux argents pour les Nouvelles-Casernes

sont là. Je voulais juste que ce soit dit publiquement.

Est-ce qu'on peut confirmer au micro, dans les

galées, que l'argent pour les Nouvelles-Casernes est là?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Hamad : En fait,

les Nouvelles-Casernes, on va revoir le... C'est un dossier important, et on va

le voir avec la ville de Québec à nouveau, qu'est-ce qu'on peut faire ensemble.

Alors, pour le moment...

Maltais : M. le

Président...

Le Président (M. Auger) : Un

instant.

Maltais :

...c'est l'argent qu'on avait versé, nous, 20 millions qu'on avait mis

pour les travaux, pour ne pas perdre le bâtiment. Est-ce que cet argent-là est

toujours là?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Maltais : Oui?

O.K.

Hamad : Oui, oui,

oui.

57 5847 Le

Président (M. Auger) : Mme la députée de Taschereau.

Maltais :

J'écoutais tout à l'heure les propos sur JoJo Savard. Moi, ce type de «picossage»

là, je trouve que ça n'a pas lieu

d'avoir lieu entre nous. Et je parle à mes deux collègues, là : Je

considère que c'est du «picossage» et que les Québécois méritent mieux

que ça. Ils méritent qu'on se penche sur les dossiers véritablement.

Ça fait que,

moi, un des sujets que je veux aborder — je l'ai dit — c'est l'Hôtel-Dieu. L'Hôtel-Dieu, là, le déplacement de l'Hôtel-Dieu à l'Hôpital de

l'Enfant-Jésus, il y a eu des études là-dessus, il y a eu des documents.

Je regarde et je ne trouve pas ça à Projets en planification. J'ai un problème

ministre... le président du Conseil du trésor a dit ceci, je vais le

citer : «Il y a des projets qui ont été reportés.» Il parlait de la phase III de la promenade Samuel-De

Champlain... Oh! Là, je viens de me... Il parle aussi de l'hôtel... du

nouvel hôpital à l'emplacement de

l'Enfant-Jésus. Il dit : «Il y a des projets qui ont été reportés. [...]Il

reste tout à fait possible que le gouvernement choisisse de relancer ces

projets à un moment ultérieur. [...]Nous prenons une pause.» Et il parlait des

deux projets : la promenade Samuel-De Champlain et le déplacement de

l'Hôtel-Dieu à l'Enfant-Jésus.

Là, je veux

être rassurée parce que, dans les deux cas, il y a eu énormément de temps mis,

il y a eu énormément d'études mises. Ce sont des projets de

développement économique aussi. Quand on parle de la promenade Samuel-De Champlain, on parle d'une réussite, on parle

d'attirer du tourisme, on parle d'un endroit majeur. Puis, quand on veut

développer les croisières, ça fait partie,

là, de toute notre réappropriation du fleuve. C'est important, c'est

100 millions de dollars. C'est de

l'argent, c'est un investissement dans une région, ça, 100 millions de

dollars et plus. L'autre, l'Hôtel-Dieu, bien là, on compte en milliards

le déplacement de l'Hôtel-Dieu à l'Enfant-Jésus.

Comment ça se

fait que ces projets-là ne sont pas en planification? Ils devraient être en

planification, dans l'état où nous les avons laissés. Alors, qu'est-ce

qui se passe avec ces projets-là?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Hamad : Deux bonnes

questions, M. le Président. Moi aussi, j'ai trouvé que c'est une bonne décision

de ramener l'Hôtel-Dieu avec l'Enfant-Jésus

et partir un centre. L'avantage de ce projet-là, avec la nouvelle version,

c'est qu'on va développer aussi un centre de

recherche important. Et je pense que... D'ailleurs, je l'ai dit à l'ancien

ministre de la Santé : C'était une très bonne décision qui a été prise. Et

cette décision-là, elle suit une logique aussi. Il y a eu la fusion entre les deux organismes, ce qui permet

davantage d'aller de l'avant, procéder pour cette décision-là.

Évidemment, il faut s'occuper de leur ancienne installation, l'Hôtel-Dieu. Je

pense qu'on est tous d'accord, et d'ailleurs, le premier ministre, le caucus de la région de Québec, on est

tous d'accord pour ce projet-là. Il faut qu'il se maintienne et que ça continue.

Dans le PQI,

M. le Président, ce projet-là, il est à l'étude. Il est là, dans le PQI, mais

sous le volet Étude. Il y a Exécution, Planification, Étude, et il est

en étude, ce projet–là. Vous comprendrez, là, c'est un nouveau projet de 2 milliards cent quelques millions.

C'est un gros projet maintenant qui est complètement différent de tout ce qu'on

a fait avant à l'Hôtel-Dieu comme agrandissement. Donc, il est à

l'étude, il n'est pas oublié. C'est un projet important pour Québec, puis je pense même que les gens de

l'Enfant-Jésus, et les gens de l'Hôtel-Dieu en ont besoin, et c'est un

projet majeur pour Québec et, d'ailleurs, dans notre vision, on le voit comme

aussi l'équilibre avec Montréal, avec tous les grands centres hospitaliers à Montréal — le CHUM, le CUSM — et ça devient un levier pour Québec, qui

s'ajoute à ce que nous avons déjà investi. Alors, lui, je pense que ce

projet-là est important et continue.

Pour Samuel-De Champlain... Est-ce que le

deuxième, c'était Samuel-De Champlain?

Hamad : Samuel-De

Champlain, juste une chose, parce que, dans les journaux, je lisais que ma

collègue et d'autres gens parlaient de coût du projet de 100 millions. Le

coût de projet de Samuel-De Champlain, ce n'est pas 100 millions, c'est estimé à 127 millions. Alors, ça, c'est

important aujourd'hui, la valeur estimée du projet, elle est autour de

120... mettons, 130 millions. Alors, ça, c'est la valeur estimée du projet

actuellement. Ce n'est pas 100 millions.

Maintenant,

on sait qu'on est allés devant le BAPE. Le BAPE a amené des recommandations. Il

y a des questions additionnelles qui n'étaient pas prévues, puis la

députée de Taschereau, elle le sait très, très bien, parce qu'il y a quelques mois, elle avait le briefing là-dessus.

Elle a les chiffres en main, elle a les données, elle a tous les chiffres

du projet. Donc, il y a eu le BAPE. Le BAPE a recommandé des choses. Donc, il

fallait revoir le projet en fonction du BAPE, en fonction aussi des nouveaux

éléments de sécurité relativement au transport ferroviaire.

Donc, ça,

c'est des éléments qui nous demandent de réfléchir, et la présidente de la

Commission de la capitale nationale,

avec son équipe, travaille là-dessus. Il y a des rencontres, il y a des

évaluations, il y a des croquis, des plans qu'ils sont en train de

préparer pour voir le nouveau projet, comment il peut s'intégrer avec les

nouveaux éléments, les contraintes d'ailleurs, parce que

ça devient plus de contraintes qu'on avait avant en termes de sécurité

ferroviaire. Alors, le projet, il n'est pas mort. Au contraire, c'est un

projet... Nous aussi, on tient à coeur de le faire. Pour nous, c'était la suite

des autres phases. Maintenant, on est en train de travailler là-dessus, et donc

il n'y a pas de dépenses d'immobilisations maintenant — pour

ça, il n'est pas là — mais

il va y en avoir quand on arrive au moment où il faut dépenser.

Le Président (M. Auger) : Merci. Mme

la députée de Taschereau.

Maltais :

Je vais citer le député de Louis-Hébert, aujourd'hui ministre responsable de la

Capitale-Nationale.

Article publié le

21 novembre par Le Soleil , un journaliste qu'on connaît bien,

qui est Simon Boivin : « Promenade Champlain : le PQ

soupçonné de vouloir retarder la phase III ». Ça, c'est le titre. Que

dit le député? «"Je pose de sérieuses questions à savoir si le

gouvernement a de l'argent pour faire le projet ou s'ils ont envoyé le rapport

du BAPE pour le retarder", martèle

[celui qui est ministre aujourd'hui]. "C'est un projet qui faisait

l'unanimité. Est-ce qu'ils ont l'argent?"» Et il continue et il en rempile : «Ce que j'ai vu, ce n'est pas un

rapport du BAPE[...]. Il demande des études économiques sur ci et sur

ça. C'est un choix public qu'on a fait et qui répond à plein d'attentes.»

Alors là,

aujourd'hui, il dit : Ah! mais il y a un rapport du BAPE. On ne met pas

l'argent, on a un rapport du BAPE, les

études ne sont pas finies. Ce n'est pas ça, la réponse qu'on attend. On attend

que le gars qui était dans l'opposition soit le même gars qui est au pouvoir. Il n'est pas supposé y avoir de

changement. On est supposé être cohérent. Moi, à l'époque, j'ai dit : Ce n'est pas seulement le problème

du BAPE, il y a le problème du transport, O.K.? Mais je me questionnais

sur le rapport du BAPE puis je disais : Il y a des affaires qu'ils

n'auraient pas dû faire, les études économiques.

maintenant, ce que je veux savoir : Qui dit vrai? Est-ce que c'est le

président du Conseil du trésor? Et je vais le reciter : «Il y a des

projets qui ont été reportés. [...]Nous prenons une pause.» Est-ce que la

promenade Samuel-De Champlain est en mode pause, comme le dit le président

du Conseil du trésor, ou si elle est en mode «on y va, on investit, on continue», ce que nous dit le

ministre responsable de la Capitale-Nationale? Ça, c'est important pour les

gens de la région parce que je le sais, que

le ministre, il l'aime, le projet, je le sais, qu'il veut qu'il se réalise

aussi. Mais qui actuellement est aux commandes de ce dossier-là?

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Hamad :

Je trouve que la citation de ma collègue est très bonne, en passant, puis c'est

des bonnes remarques. Puis là je

viens d'entendre pour la première fois que la députée de Chauveau est d'accord

avec nous, ce qu'elle n'a pas dit nécessairement

quand elle a reçu le rapport... la députée de Taschereau, quand elle a reçu le

rapport. Ce qu'on a dit dans le temps,

puis je le tiens encore aujourd'hui, c'est que le BAPE s'est mêlé des affaires

comme l'étude économique, etc., puis moi,

je pensais que c'est... Puis la question de transport, tout le monde est

conscient, après Lac-Mégantic, que c'est un facteur important, alors

donc il faut en tenir compte.

Ceci étant

dit, on a demandé de l'argent parce qu'on sentait qu'il n'y a rien qui

bougeait, là, dans le temps, puis ils ne nous disaient pas pourquoi que

ça ne bougeait pas. Alors, on avait la légitimité de demander où il est,

l'argent, mais on n'a jamais eu de réponse

pourquoi qu'il n'y avait pas d'argent. Aujourd'hui, avec le Vérificateur

général, on a compris pourquoi la

députée de Taschereau et son équipe ne répondaient pas à nos questions. Dans le

fond, là, c'était dans le trou, le

budget, là. Le budget du gouvernement du Québec, là, c'est, si on ne faisait

rien, 5 milliards de déficit. Puis je comprenais que la députée de Taschereau était mal prise dans le temps,

elle ne pouvait pas en parler, puis elle ne pouvait pas bouger, puis

elle voulait gagner du temps pour ne pas répondre à la question.

Mais,

aujourd'hui, on a eu les réponses par le Vérificateur général, alors il faut

comprendre tous, là, qu'avec le rapport

du Vérificateur général qui nous dit qu'il n'y a pas d'argent, donc ce qu'on a

décidé en attendant... Mais on ne perd pas

de temps, M. le Président. On ne perd pas de temps. Pourquoi? Parce qu'on

continue à évaluer la question de sécurité pour le transport, puis je pense que personne dans la région de Québec

ne va nous blâmer de faire le travail de s'assurer de la sécurité puis de travailler avec les

partenaires. Et l'autre élément aussi, M. le Président, une autre donnée qui a

changé depuis deux, trois ans, que moi, je

l'ai apprise, je ne le savais pas, ce n'était pas public, les activités du port

aussi sont développées davantage, alors il faut tenir compte de ces

facteurs-là pour faire un beau projet pour les citoyens.

Pour bien

faire les projets, il fallait bien les planifier, bien les étudier. Puis, une

fois qu'on arrive au moment d'avoir l'argent, bien on va travailler pour

l'avoir, l'argent pour ça, M. le Président. Je pense que le gouvernement n'a

pas annulé le projet. Je vais être clair, le gouvernement actuellement, on

regarde la faisabilité du projet en fonction des commentaires et les nouvelles données de sécurité, et après ça on va

faire un projet. Puis, lorsqu'on arrive là, là, on va être dans les

planifications. Mais, en terminant, juste dire : La réponse que j'ai posée

dans l'article à Mme la députée, je n'ai jamais eu de réponse, mais je l'ai eue

une fois que j'ai vu le rapport du Vérificateur général.

Le Président (M. Auger) : Mme la

députée de Taschereau.

Maltais :

M. le Président, Plan québécois des infrastructures, page 13, j'invite tout le

monde à aller lire ça, on décrit très bien

qu'est-ce qu'un projet à l'étude, qu'est-ce qu'un projet en planification,

qu'est-ce qu'un projet en réalisation.

Un projet à l'étude, c'est un projet en démarrage priorisé par un ministère ou

un organisme. Ce n'est même pas rendu

à l'état gouvernemental. Et des sommes sont réservées pour l'étude de ces

projets dans le plan québécois, O.K.? Un projet en planification, c'est classé dans une catégorie particulière.

«Le total de l'investissement fait alors l'objet d'une évaluation préliminaire.» Préliminaire. Ça, ça

veut dire que, d'habitude, quand tu es même en évaluation préliminaire,

tu n'arrives pas à sortir un chiffre précis comme

127 millions, là, tu es même rendu plus loin que ça. Mais ça, c'est en

préliminaire : «Ces projets n'ont donc pas encore été approuvés sous une

forme définitive. Cependant, ils suscitent suffisamment

d'intérêt, et l'information les concernant est suffisamment documentée...» Ça,

c'est un projet en planification.

que je veux noter de l'étude de crédits qu'on vient de faire, M. le Président,

là, puis le ministre aura le temps de me

répondre, là, le projet Diamant, moi, je lis, là, les propres classifications

du gouvernement, il devrait être à planification.

Les Gros Becs, là, il devrait être à planification. Samuel-de-Champlain, il est

à... Comment ça se fait qu'il n'est

pas à planification, qu'il n'est pas là? Enfant-Jésus, l'Hôpital de

L'Enfant-Jésus, les études ont été faites, comment ça se fait qu'on va retarder encore une fois cet

investissement-là? Il devrait être à planification. L'hôpital de La

Malbaie, il est rendu où, l'hôpital de La

Malbaie? Il est perdu dans les études. Le président du Conseil du trésor

dit : On met la région en mode

pause. C'est ça qui se passe, là. Je lis tous ces projets-là puis je sais où

ils sont rendus, on le sait tous, ce sont des projets qu'on discute, on a vu les études, et tout, ils devraient être

non pas à l'étude, ils devraient être en planification.

Alors,

moi, là, la question que je pose au ministre, c'est : Allez-vous lever le

frein que votre président du Conseil du

trésor vient de mettre sur la région? Il y a un frein sur le développement

économique de la région, sur le développement touristique, sur le

développement culturel. Ce sont nos axes de travail.

je vais dire une dernière chose au ministre. J'avais développé, avec les

partenaires de la région... et c'est eux qui l'avaient demandé, de

développer une nouvelle vision. Il y a des comités de travail qui se sont mis

en place. Il y a des gens qui ont travaillé

très fort. Puis les gens de la région, ils ont embarqué. Il y a des documents

qui sont sur le bureau du ministre à

titre de responsable de la Capitale-Nationale. À l'époque, il disait : Ah!

encore des comités. Aujourd'hui, je lui dis : Dans le trouble comme il est, avec les freins comme le gouvernement

est en train de mettre dans la région, est-ce qu'il pourrait se rasseoir avec les gens de la région,

écouter ce qu'ils ont développé comme mission puis s'asseoir sur

quelqu'un pour s'aider? Parce qu'actuellement le frein, il est mis sur les

grands projets de la région. Tant qu'on ne les verra pas en planification, ça

veut dire que c'est le président du Conseil du trésor qui gagne et que le

frein, il est posé. La région est en mode pause.

Le Président (M.

Auger) : M. le ministre, une réponse en maximum une minute.

Hamad : Bien, je comprends que la députée de Taschereau fait semblant... fâchée, parce qu'elle n'a pas réussi, dans le temps,

d'amener de l'argent pour la région de Québec. Exemple, le maire, 10 millions qu'elle a coupé, son gouvernement qui a coupé 10 millions

dans les apports pour le développement économique, les grands événements. 5,2 millions

et 5 millions, vous le savez...

Hamad : Bien non,

ce n'est pas faux. Vous regardez les chiffres. M. le Président, elle ne peut

pas dire : C'est faux, quand c'est vrai. Puis, même, je comprends

qu'elle est touchée par ça, premièrement.

Deuxièmement, M. le

Président, l'acteur, dans la région de Québec, là, un acteur important dans la

région de Québec, c'est le maire de Québec. Le maire de Québec,

lui, là, il n'est pas en train de faire de la politique, entre nous

deux, M. le Président, le maire de Québec, ce qu'il disait le

5 juin dernier, là, juste le lendemain des journées : «On est

parti très, très bas dans les espoirs.» Pourquoi?

Parce qu'avec ce qu'il a vécu avec

l'ancien gouvernement, je comprends qu'il était très, très bas dans les espoirs. «Je veux rendre hommage...» Je ne vais

pas nommer c'est qui, M. le Président, mais «rendre hommage [au gouvernement du Québec, parce que

c'est toute une équipe, derrière] qui a fait un travail extraordinaire»,

M. le Président. Ça fait que tout ce que

vient de dire la députée de Taschereau, c'est malheureusement... c'est le

maire qui vient de dire que c'est un travail extraordinaire, extraordinaire, M.

le Président.

Président (M. Auger) : Merci. Je cède maintenant la parole à un député

du groupe parlementaire formant le gouvernement. Je reconnais le député

Le Président (M. Auger) :

La députée de Charlevoix pour un bloc d'un maximum de 18 minutes. Mme la

députée, la parole est à vous.

Mme Simard :

Merci, M. le Président. Avant de passer au prochain sujet, j'aimerais simplement

faire une parenthèse pour dire à la députée

de Taschereau qu'en ce qui concerne l'hôpital de La Malbaie

nous travaillons, mon équipe et moi-même, très fort sur le dossier.

Donc, vous pouvez en être rassurés, le dossier suit son cours.

Maintenant,

j'aimerais m'entretenir avec le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale

au sujet de tourisme, puisque

le tourisme revêt une importance majeure dans ma région, qui présente d'ailleurs

plusieurs attraits parmi les plus beaux au Québec.

La région de la Capitale-Nationale

a la chance d'avoir deux sites reconnus par l'UNESCO, d'abord celui de la ville de Québec, une ville du

patrimoine mondial qui possède l'arrondissement historique du Vieux-Québec,

reconnu sur la liste du patrimoine mondial, et celle de la région naturelle de

Charlevoix, qui a été reconnue par l'UNESCO en 1988 comme réserve de la

biosphère dans le cadre de son programme de L'homme et la biosphère. Alors, ces

labels de l'UNESCO ont une valeur. Et je suis heureuse de constater que

certains s'y intéressent de très près.

Au cours des

premières semaines de notre mandat, j'ai eu l'opportunité, d'ailleurs,

de travailler en collaboration avec

les membres du cabinet du ministre

responsable de la région de la Capitale-Nationale sur plusieurs dossiers, mais sur un dossier plus spécifiquement. Alors, en détail,

j'ai rencontré un représentant de l'Université

Laval puis un organisme afin de discuter d'un projet portant sur l'attrait des

régions de Québec et de Charlevoix. J'ai rencontré également

un membre du cabinet du ministre, puis nous avons discuté avec des

partenaires financiers à plus d'une reprise, ce qui a conduit à la rédaction de

lettres d'appui pour un projet.

Et j'aimerais entendre le ministre à ce sujet.

J'aimerais qu'il nous parle dudit projet.

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Hamad : Merci, M.

le Président. Je voudrais souligner le travail exceptionnel de ma collègue députée

de Charlevoix. Je me souviens, la première rencontre, après nos nominations au Conseil

des ministres, la députée de Charlevoix est venue nous voir pour parler de ses dossiers

dans son comté. Entre autres, c'était la chaire de recherche sur l'attractivité et l'innovation en tourisme de Québec à

Charlevoix, M. le Président. Et, bien

sûr, moi, je suis rassuré...

Je le sais, que la députée

de Charlevoix s'occupe aussi de son hôpital et elle continue à

travailler là-dessus. Et elle a l'appui de ses collègues, le

caucus et aussi les ministres, M. le Président.

Alors, la

chaire de Charlevoix, il s'agit d'une chaire de recherche et, à mon avis,

cette chaire devrait correspondre à l'outil

que ma collègue recherche. En fait, l'Université Laval veut créer un pôle de recherche de renommée internationale sur

l'attractivité et l'innovation touristique. Cette chaire de recherche, basée

sur le patrimoine et les reconnaissances de

l'UNESCO de la région, donc de Québec et de Charlevoix, aura pour mission de développer

les connaissances et des outils de

recherche scientifique. La chaire utilisera une approche interdisciplinaire

ainsi qu'une collaboration étroite entre les chercheurs universitaires

et les partenaires touristiques des régions de Charlevoix et de Québec.

Les axes

suivants seront étudiés : l'attractivité des territoires, l'innovation

touristique, l'intelligence des marchés et le transfert de

connaissances. Puis la chaire viendra ensuite supporter et orienter, par ses

recherches, les actions qui seront mises en place par l'Office du tourisme de

Québec, Tourisme Charlevoix et toute l'industrie. Alors, la chaire permettra

une meilleure collaboration et un travail de concertation entre les deux

régions touristiques visées.

Les chaires

pourraient permettre aussi, par ces recherches, de cibler certains éléments

reliés à la compétitivité de notre institut touristique et développer de

nouvelles pistes de réponse aux défis touristiques de demain. Les régions de Québec et de Charlevoix auront également une

meilleure visibilité au niveau mondial pour la diffusion des recherches

faites par la chaire dans les réseaux universitaires internationaux.

D'ailleurs, on croit que la chaire permettrait le perfectionnement et la venue de chercheurs et étudiants de deuxième,

troisième cycle dans la région. Actuellement, la plupart des organismes

identifiés comme partenaires de la chaire ont déjà donné un accord de principe

à participer au projet. Un comité de gouvernance sera mis en place dès cet

automne, auquel le Secrétariat à la Capitale-Nationale va participer,

M. le Président.

Le Président (M. Auger) : Merci, M. le

ministre. Nous allons donc passer... Est-ce que vous avez d'autres questions, Mme

la députée?

Mme Simard : Je vous remercie, M. le

Président.

Le Président (M. Auger) : Non, ça

va. M. le député de Vanier, vous avez des questions importantes?

Huot : Tout le temps, tout le temps, M. le

Président. Revenir sur le PQI. Je

l'ai avec moi ici, là. On en a parlé tantôt,

des projets en planification, des projets en valorisation, où est-ce qu'on en était rendus, là. On a reçu beaucoup de documents, M. le Président, dans le cadre

de... au dépôt du budget, bon, avec

tout ce qu'étaient les crédits. Celui-là est particulièrement

intéressant à regarder. On a beaucoup, beaucoup de détails là-dedans, mais

j'aimerais ça entendre le ministre, là, j'ai

comme cru comprendre qu'il n'avait pas pu terminer toutes les réponses

nécessaires dans l'échange avec la députée de Taschereau sur les projets, mais

on a parlé de l'hôpital de La Malbaie, on a parlé de L'Enfant-Jésus,

Hôtel-Dieu.

Donc, où est-ce que

ça en est, là, tous les projets de la Capitale-Nationale avec le PQI? Parce qu'on a quand même une

part importante, là, dans le PQI qui a été déposé, 2014-2024. La

Capitale-Nationale a quand

même une grosse portion, on le

voit beaucoup. Bon, évidemment dans le réseau routier, là on s'entend, là, qu'il

y a beaucoup de choses, mais, notamment en santé et services sociaux aussi, il

y a des montants importants. Donc, peut-être entendre le ministre sur ces questions-là,

là, sur le PQI.

Le Président (M. Auger) : M. le

ministre.

Hamad :

Merci, M. le Président. Je suis très déçu. Tantôt, j'ai posé... j'ai dit à la députée

de Taschereau : Est-ce qu'il y a 10,2 millions de plus? Puis elle a

dit non, et je suis très surpris, très surpris de sa réponse, M. le Président. Même le journaliste, là, émérite, là, du journal du Soleil , il le sait, il l'a écrit déjà : c'est 10,2 millions

de plus dans les coffres de la ville, M. le Président. Pourquoi? Parce

qu'il y a un montant d'argent, qui était la stratégie de développement économique de la ville de Québec, ils ne l'ont pas

versé, M. le Président, c'est

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCAT 2014-06-27
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cat-41-1 journal-debats CAT-140627
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifierc2e40a61d99870c43396557e32fc401656f5f39a

Source file is stored in the law ingest library (html).