Transportation and the Environment — 10 April 2025 (43rd Legislature, 1st Session)
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36e législature, 1re session (2 mars 1999 - 9 mars 2001)
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34e législature, 2e session (19 mars 1992 - 10 mars 1994)
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32e législature, 2e session (30 septembre 1981 - 2 octobre 1981)
32e législature, 1re session (19 mai 1981 - 18 juin 1981)
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31e législature, 5e session (24 octobre 1980 - 24 octobre 1980)
31e législature, 4e session (6 mars 1979 - 18 juin 1980)
31e législature, 3e session (21 février 1978 - 20 février 1979)
31e législature, 2e session (8 mars 1977 - 22 décembre 1977)
31e législature, 1re session (14 décembre 1976 - 23 décembre 1976)
30e législature, 4e session (16 mars 1976 - 18 octobre 1976)
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30e législature, 2e session (14 mars 1974 - 28 décembre 1974)
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25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
25e législature, 1re session (14 novembre 1956 - 21 février 1957)
24e législature, 4e session (16 novembre 1955 - 23 février 1956)
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18e législature, 2e session (10 janvier 1933 - 13 avril 1933)
18e législature, 1re session (3 novembre 1931 - 19 février 1932)
17e législature, 2e session (8 janvier 1929 - 4 avril 1929)
16e législature, 4e session (11 janvier 1927 - 1 avril 1927)
16e législature, 3e session (7 janvier 1926 - 24 mars 1926)
16e législature, 1re session (17 décembre 1923 - 15 mars 1924)
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15e législature, 3e session (10 janvier 1922 - 21 mars 1922)
15e législature, 2e session (11 janvier 1921 - 19 mars 1921)
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13e législature, 2e session (11 novembre 1913 - 19 février 1914)
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Journal des débats de la Commission des transports et de l'environnement
Version préliminaire
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43 e législature, 1 re session
(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
jeudi 10 avril 2025
Vol. 47 N° 94
Étude détaillée du projet de loi n° 81, Loi modifiant diverses dispositions en matière d’environnement
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
11 h 30
12 h
12 h 30
14 h
14 h 30
15 h
15 h 30
16 h
Journal des débats
11 h 30 (version non révisée)
(Onze heures cinquante-huit minutes)
Le Président (M. St-Louis) :
À l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de
la Commission des transports et de l'environnement ouverte. La commission est
réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 81, Loi
modifiant diverses dispositions en matière d'environnement. Mme la secrétaire,
il y a-t-il des remplacements?
La Secrétaire
: Oui, M.
le Président. M. Bernard (Rouyn-Noranda—Témiscamingue) est remplacé par Mme Dorismond
(Marie-Victorin); M. Montigny (René-Lévesque), par M. Caron
(Portneuf); M. Derraji (Nelligan), par Mme McGraw
(Notre-Dame-de-Grâce); M. Grandmont (Taschereau), par M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve); et M. St-Pierre Plamondon, par M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine).
Le Président (M. St-Louis) :
Merci, Mme la secrétaire. Lors de la journée des travaux, hier, nous en étions
à l'étude de l'article 138 du projet de loi. M. le ministre, je vous
invite à en faire la lecture, s'il vous plaît.
M. Charette : Merci, M.
le Président. Tout d'abord, bonjour à vous, mais également bonjour aux
collègues qui sont avec nous ce matin. Donc :
L'article 95.3 de cette loi est
modifié, dans le premier alinéa :
1° par le remplacement, dans le paragraphe 1°,
de « ou la modification d'une autorisation, d'une approbation » par « , la
modification, la suspension ou le maintien d'une autorisation, d'une
approbation, d'une attestation »;
2° par le remplacement, dans le paragraphe 2°,
de « des articles 31.0.6 ou 31.68.1 » par « de la présente loi ».
Et le commentaire. Cet
article modifie le
paragraphe 1° du premier alinéa de l'article 95.3 de cette loi pour
habiliter le ministre à déterminer par règlement différents frais liés à l'application
de cette loi. La modification élargit la portée du pouvoir réglementaire du
ministre aux demandes de suspension et de maintien de divers actes dont une
autorisation. La modification permet aussi de s'assurer que les demandes liées
à une attestation, notamment celles liées à la délivrance d'une attestation de
non-assujettissement à l'une ou l'autre des procédures environnementales
applicables dans la région de la Baie-James et du Nord québécois en vertu des
articles 156 et 190 de la
Loi sur la qualité de l'environnement sont
susceptibles de faire l'objet de frais déterminés par règlement du ministre. Il
modifie le paragraphe 2° du premier alinéa pour élargir la possibilité de
déterminer les frais exigibles pour produire toute déclaration de conformité
prévue à la
Loi sur la qualité de l'environnement et non pas uniquement celles
prévues à certains articles. Et peut-être mentionner, et j'aurais dû le faire
dès le départ, un petit amendement qui serait aussi proposé à l'article 138.
Ça vient tout juste de partir. On pourrait suspendre, ou, si tout est prêt, en
faire la lecture maintenant.
Le Président (M. St-Louis) :
D'accord. Nous allons suspendre quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 01)
Haut de la page
12 h (version non révisée)
(Reprise à 12 h 04)
Le Président (M. St-Louis) : La
commission reprend ses travaux. Au moment de la suspension, il y a eu dépôt d'un
amendement de la part de la banquette ministérielle. M. le ministre, je vous
invite à nous le présenter, s'il vous plaît.
M. Charette : Merci, M. le
Président. Ajouter, à la fin de l'article 138 du projet de loi, le
paragraphe suivant :
«3° par l'ajout, à la fin, du
paragraphe suivant :
«3° les frais exigibles de celui qui
soumet son plan ou son programme à l'évaluation environnementale sectorielle ou
régionale prévue à la sous-section 5 de la
section II.»
Commentaire. Cet amendement octroie au
ministre le pouvoir de déterminer par règlement les frais exigibles de celui
qui soumet son plan ou son programme à l'évaluation environnementale
sectorielle ou régionale, de la même manière que des frais sont exigibles
notamment d'un demandeur d'autorisation.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée de
Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui. Merci, M.
le Président. Peut-être... Là, on ajoute. Là, c'est un amendement pour des
frais qui n'étaient pas prévus au préalable. Peut-être avoir une idée des
intentions. Qu'est-ce qu'on prévoit que ça pourrait être, ces frais-là, puis ça
va couvrir quoi exactement?
M. Charette : Je peux amorcer
la réponse et on complétera, là, avec nos ministères. C'est réellement de faire
ce qui est prévu pour les demandes plus traditionnelles d'autorisation. On se souvient
des... Les évaluations environnementales, sectorielles ou régionales sont une
nouvelle formule d'évaluation dorénavant possible avec les articles qui ont été
adoptés. Cependant, on n'avait pas prévu, dans le texte original, là, de
préciser la détermination, là, des frais exigibles, comme c'est le cas pour les
autorisations, là, qui sont déjà couvertes par ce type de frais là.
Mme Dufour : Oui, mais, c'est
ça, on peut... Est-ce qu'on peut avoir un ordre de grandeur? On parle de quoi?
M. Charette : Avec
consentement, on pourrait laisser notre experte répondre.
Mme Dufour : Consentement.
Le Président (M. St-Louis) : Merci.
Donc, nous avons consentement pour qu'une membre de la banquette ministérielle puisse
répondre. Donc, je vous invite à vous présenter, nom et fonction, s'il vous
plaît.
Mme Gagnon (Mélissa) : Bonjour.
Mélissa Gagnon, directrice générale adjointe aux évaluations environnementales
et stratégiques.
Donc, effectivement, là, on vient... Bien,
entre autres, pour l'évaluation environnementale sectorielle ou régionale, je
ne sais pas si c'était surtout de ce côté-là qu'on va avoir des précisions, donc,
on a déjà des frais qui sont applicables dans... qui sont exigibles dans le
cadre de la... dans le cadre de la procédure par projet. Donc, pour l'évaluation
environnementale sectorielle ou régionale, les frais vont être déterminés en...
par règlement, là, par le ministre. Ça va s'apparenter à ce qu'on a pour la
procédure, donc, aux différentes étapes. Pour donner un ordre de grandeur, là,
quand on est, exemple, au niveau du dépôt de l'avis d'intention, on parle d'environ
1 000... entre 1 500 $ et 2 000 $. Après ça, là, il y
a des frais au niveau du dépôt du rapport...
Mme Gagnon (Mélissa) : ...rapport
d'évaluation qui, là, pourrait... Dans le cadre de l'évaluation par projet, on
a des frais qui sont variables en fonction de catégories de projet. Donc, on
pourrait s'imaginer que, dans le cadre de l'EESR, ça va être quelque chose de
similaire. Donc, en fonction de : est-ce qu'on est dans quelque chose de
plus circonscrit, très large portée, bien, les frais vont être ajustés, là. On
peut... Ça peut varier entre 50 000 $ et peut-être
150 000 $, là, en fonction de l'étendue de l'évaluation. Parce qu'il
faut se rappeler que l'objectif, c'est que ce soit quand même correspondant par
rapport à l'investissement requis, là, du côté du ministère, en termes
d'analyse. Donc, c'est ça.
Mme Dufour : Donc, le barème,
la façon que c'est... c'est calculé, c'est en fonction du temps. Et est-ce que
ça couvre 100 %, généralement, 100 % de la... des heures mises à
l'interne, là, pour faire ce genre d'évaluation là?
Mme Gagnon (Mélissa) : Je
n'ai pas le pourcentage exact, là. Je sais, pour avoir participé à de nombreux
processus, là, il y a quand même... l'idée, c'est que ce soit sur une base
d'évaluation équitable, donc d'un certain pourcentage, mais on n'est pas, non,
à 100 %, là, de... du réel effort investi. Je pense que... Je n'ose pas
m'avancer sur un chiffre. Peut-être un 50 %, là, qu'on me mentionne, là,
du coût réel.
Mme Dufour : O.K. Et puis
est-ce que c'est mis à jour, recalculé? Parce que j'imagine qu'il y a... bien,
veux veux pas, si les normes changent, il y a peut-être certains... certaines
exigences, là, qui vont faire en sorte qu'il va y avoir plus de temps à mettre
du côté du ministère, par exemple, ou moins. Donc, est-ce que c'est évalué, ça,
à une certaine fréquence, pour revoir les frais qui sont exigibles dans le
règlement?
Mme Gagnon (Mélissa) : Oui,
il y a une révision, en fait, là, de la tarification qui est faite sur une base
régulière, puis aussi, bien, c'est une des... tu sais, c'est un pouvoir
habilitant du ministre, là, de venir réglementer. Donc, ça facilite aussi
justement une mise à jour en fonction, là, de... du vécu, disons ça comme ça,
Mme Dufour : Et, quand on
dit : C'est fait sur une base régulière, on parle de quelle fréquence
environ?
Mme Gagnon (Mélissa) : J'attends
encore la réponse, mais je dirais que ce n'est pas... ce n'est quand même pas
sur une base hebdomadaire, là, on n'est vraiment pas dans cet ordre de grandeur
là, plus peut-être sur une base, je dirais même, annuelle. Donc, c'est fait au
besoin, mais là je n'ai pas de... je n'ai pas d'espace-temps précis.
Mme Dufour : Puis est-ce que
les frais sont écrits dans le règlement ou ils réfèrent à une... un tableau qui
est à l'extérieur du règlement? Je pose la question parce que j'ai la référence
de comment on fonctionnait au niveau de la municipalité, là, on avait comme une
table, puis, tu sais, le règlement de la municipalité référait à cette table de
frais là, mais je ne sais pas, au niveau du gouvernement, comment ça
fonctionne.
Mme Gagnon (Mélissa) : ...décrit dans le règlement.
Mme Dufour : C'est... O.K.
Les chiffres sont indiqués dans le règlement. Donc, ça veut dire que... si on
le révise de façon... annuellement, ça veut dire qu'à chaque année ce
règlement-là serait mis à jour.
• (12 h 10) •
Mme Gagnon (Mélissa) : En
fait, c'est indexé annuellement, mais la révision peut se faire, là... C'est
vraiment au besoin. Donc, ça... c'est... ça peut arriver, là, que ça ne soit
pas nécessairement fait sur une base annuelle, mais donc annuelle, aux deux
ans, trois ans, selon le besoin. Mais il y a une indexation qui est prévue...
qui est prévue annuellement.
Mme Dufour : O.K. Parfait.
Moi, ça complète pour l'amendement.
Le Président (M. St-Louis) : Alors,
nous allons procéder à la mise aux voix de l'amendement. Est-ce que cet
amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. St-Louis) :
Adopté. Comme l'amendement a été adopté, nous allons retourner à l'étude de
l'article 138 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la
députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Merci, M. le
Président. Alors, on ajoute la suspension d'une... et on ajoute «attestation».
On pouvait déjà... Ça disait déjà qu'on pouvait modifier une autorisation. Là,
on rajoute la suspension d'une autorisation. Est-ce qu'il y a eu des cas où on
aurait voulu suspendre puis que, finalement, il s'est avéré que de modifier une
autorisation n'impliquait pas la potentielle suspension de celle-ci?
Mme Gagnon (Mélissa) : En
fait... Mais il faut se rappeler que c'est vraiment des frais qui sont
exigibles lorsque le détenteur de l'autorisation fait une demande. Donc, s'il
fait une demande, bien, la demande d'autorisation, c'est déjà couvert, demande
de modification. Là, on ajoute la suspension ou le maintien. Donc, c'est à la
demande... si le détenteur fait ce type de demande là, là on ajoute des frais
qui sont exigibles. On est dans des cas qui sont quand même assez isolés, mais
c'était aussi par... pour une question de cohérence, là. À partir du moment où
il y a une intervention qui est nécessaire par rapport à une...
Mme Gagnon (Mélissa) : ...une
autorisation, bien là, on vient prévoir des frais exigibles.
Mme Dufour : O.K. Donc, ça...
ça, c'est vraiment la suspension, c'est à la demande, donc, d'un... de celui
qui aurait eu l'autorisation.
Mme Gagnon (Mélissa) : Exact.
Mme Dufour : Et ça, est-ce
que ça implique des frais de la même ampleur qu'une... Parce que, là, tout à
l'heure, on parlait de frais pour le EESR, de peut-être de 150 à
100 000 $. Pour une suspension, on peut s'attendre à quoi?
Mme Gagnon (Mélissa) : En
fait, on est plus... EESR et procédure d'évaluation par projet, on est... tu
sais, on est dans les processus qui sont quand même plus énergivores, là, donc
c'est... les frais sont largement supérieurs, là, par rapport à ceux qu'on a
qui sont rattachés plus au processus d'autorisation ministérielle. Donc, on est
plus dans l'ordre de... J'essaie de voir si j'ai des chiffres exacts, là, mais
de centaines, quelques centaines de dollars à, peut-être, là,
1 500 $, là. Donc, on nous mentionne que les frais ne me devraient
pas dépasser le 668, c'est très précis, 668 $, quand on est dans ce type
d'intervention là.
Mme Dufour : O.K. Peut-être une
dernière question, là, c'est les commentaires qui m'ont amené une question.
Quand on a parlé d'une... Dans le fond, ça permettrait de s'assurer que les
demandes liées notamment à une attestation de non-assujettissement à l'une ou
l'autre des procédures environnementales applicables dans la région de Baie
James du Nord du Québec... et du Nord du Québec, oui, c'est ça. C'est...
Pourquoi on les... on le cite comme une attestation distincte? En fait, c'est
quoi, ce genre d'attestation là, une attestation de non-assujettissement?
Mme Gagnon (Mélissa) : En
fait, quand on est... pour les territoires qu'on a mentionnés, il y a des
dispositions qui sont prévues dans... La Convention de la Baie-James et du Nord
québécois vient établir le régime de protection applicable pour le Nord du
Québec. Donc là, il y a plusieurs dispositions par rapport à l'évaluation
environnementale de projet. Donc là, on est vraiment dans ce cadre-là. On n'est
pas dans l'application du Québec méridional, on est sur les territoires conventionnés.
Puis là l'évaluation environnementale est un petit peu... le cadre est un petit
peu différent. On a des projets qui sont obligatoirement assujettis, des
projets qui sont obligatoirement soustraits. Puis, entre les deux, il y a une
zone grise qu'on appelle, là. Donc, tous les projets qui ne sont pas dans ni
une ni l'autre des listes doivent faire l'objet d'une décision des comités en
place à savoir si c'est assujetti ou non. Donc là, lorsque la décision est
de... que ce n'est pas assujetti à une évaluation environnementale, il y a une
attestation de non-assujettissement qui est prévue dans ce cadre-là qui est
repris dans le
titre II de la loi. Et là c'est ce qu'on vient tarifer. En
fait, les autres... les autres actes sont déjà tarifés, mais l'attestation de
non-assujettissement n'était pas tarifée. Là, on vient ajouter ça, finalement,
à la liste.
Mme Dufour : O.K. Puis le
fait qu'on vienne tarifer, est-ce que ça peut... Est-ce que, d'abord, les
Premières Nations ont été consultées sur le fait de l'ajouter ici? Parce que...
en fait, j'imagine... Je ne sais pas quels genres d'entreprises vont être
touchés, là, ici, mais est-ce que ça pourrait être des entreprises de propriété
autochtone?
Mme Gagnon (Mélissa) : En
fait, il y a déjà... Tu sais, comme je le mentionnais, il y a déjà une liste
d'activités qui sont non assujetties. Donc, souvent, on est dans des... tout ce
qui est plus d'ordre communautaire ou... bon, il y a... Je ne veux pas
nécessairement aller dans le détail de la liste, mais là on est en fait... Donc
là, on parle vraiment de projets qui sont en zone grise, qui sont... qui
doivent faire l'objet d'une décision, décision qui est prise par les comités en
place, qui impliquent les entités locales, là, les communautés. Donc... Puis,
naturellement, il y a eu des consultations sur le projet de loi. Puis on ne
parle pas de frais qui sont excessifs, là. On n'est pas dans l'ordre de frais
applicables pour la procédure en soi, on est vraiment... des frais qui sont
plus de... tu sais, je dirais de quelques centaines de dollars jusqu'à
1 500 $ à peu près, là, tout au plus.
Mme Dufour : O.K. Parfait,
merci.
Le Président (M. St-Louis) : Alors,
comme il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux
voix de l'article 138 tel qu'amendé. Est-ce que cet
article est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. St-Louis) : Adopté.
Nous allons poursuivre avec l'article 139. M. le ministre.
M. Charette : Merci, M. le
Président. Donc :
L'article 95.10 de cette loi est modifié par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de «exceptionnellement» par «, à la
demande de l'Administration ou exceptionnellement de sa propre initiative».
Et le commentaire : Cet
article
modifie le deuxième alinéa de l'article 95.10 de cette loi afin d'établir
quels sont les programmes de l'administration qui doivent faire l'objet d'une
évaluation environnementale stratégique. La modification a pour effet de
formaliser la possibilité pour un ministère ou un organisme...
M. Charette : ...mais
notamment de demander au gouvernement d'assujettir un de ses programmes qui ne
l'est pas d'emblée, tout en maintenant la possibilité qu'il a de faire
exceptionnellement de sa propre... qu'il a de le faire, pardon,
exceptionnellement de sa propre initiative.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée de
Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui. Pour moi,
c'est très nébuleux, de quoi on parle ici. Donc, je ne sais pas si on pouvait
peut-être donner des exemples concrets. Parce que, même la note, le commentaire
ne m'a pas vraiment éclairée, là.
Mme Gagnon (Mélissa) : En
fait, ici, on est dans l'évaluation environnementale stratégique qui est déjà
en place, là, dans la loi qui a été introduite en 2017. Et, ce que ça... ce que
ça prévoit, tu sais, c'est déjà en vigueur. Mais il n'y a pas de règlement qui
vient cibler, qui vient assujettir obligatoirement, là, à ce processus-là. Donc
là, tout ce qu'on vient changer, c'est de le rendre possible sur une base
volontaire. Le gouvernement avait déjà le pouvoir, là, exceptionnellement, de
venir cibler un programme ou un... de l'administration... d'une administration,
là on vient simplement le rendre aussi accessible sur une base volontaire.
C'est la seule... C'est le seul effet, finalement, de la modification.
Mme Dufour : O.K. Mais, ça,
ça existait déjà. C'était... On dit «pour l'évaluation stratégique qui n'a
jamais été utilisée.»
Mme Gagnon (Mélissa) : Exact.
Mme Dufour : Est-ce qu'on la
modifie... Est-ce qu'on modifie cet article-là dans le but de s'en servir?
Parce que ça n'a jamais servi. Puis c'était le gouvernement qui pouvait s'en
servir. Est-ce que le gouvernement a l'intention de s'en servir?
M. Charette : On a eu
l'occasion d'en discuter, là, lors d'articles précédents. Ultimement, c'est un
outil qui peut être intéressant effectivement, mais qui n'était pas
nécessairement applicable à travers... à travers une démarche, là, qui était
absolument nécessaire. On peut arriver à ces fins-là, sans le retenir le
vocable, sans retenir la procédure officielle. On a évoqué la possibilité de ne
pas l'utiliser à l'avenir. On a même évoqué la possibilité, éventuellement, d'enlever
de la législation cette possibilité-là. Mais la décision n'est pas prise à ce
moment-ci, donc elle y est toujours avec une possibilité supplémentaire qui est
proposée, là, à travers l'article 139. Mais, au final, on n'a pas besoin
de cette formule d'évaluation là en particulier pour faire ce qu'elle permet de
faire. On avait donné quelques exemples, que ce soit... possiblement qu'on
avait donné l'exemple, là, de la feuille de route en économie circulaire, où on
a mobilisé plusieurs ministères, où on a participé avec plusieurs parties
prenantes à l'élaboration, là, de cette politique-là. Donc, c'est un petit peu
ce que permet aussi de faire ce type d'évaluation là, mais on ne l'a pas appelé
comme ça. On ne l'a pas inscrit comme tel. Ça fait que, bref, la possibilité y
est, on se donne un avantage supplémentaire, là, mais sans prendre
l'engagement, là, que ce sera nécessaire à l'avenir, là, d'y recourir.
• (12 h 20) •
Mme Dufour : O.K. Mais il y
avait déjà la possibilité d'y recourir. Là, ici, j'avoue, là, je ne suis pas
certaine, ce que ça rajoute plus.
M. Charette : Bien, ce que ça
donne, c'est un petit peu comme l'autre type d'évaluation, là, qu'on abordait à
l'article précédent, ça peut être sur une base volontaire, donc ça peut être le
promoteur ou l'initiateur qui demande de se soumettre à cette forme-là.
Mme Dufour : La... On parle
bien de l'évaluation stratégique, là?
M. Charette : Exact. Exact.
Mme Dufour : Donc... Parce
que la façon que l'évaluation stratégique était... était établie, c'était le
gouvernement qui devait l'initier. Là, ce changement-là, ici, ce serait le
promoteur qui pourrait le demander?
M. Charette : Bien, je dis
«promoteur», mais c'est mentionné «la demande de l'administration, exceptionnellement,
de sa propre initiative.».
Mme Dufour : Mais, ça, c'est
le gouvernement.
M. Charette : Donc, selon le
porteur du dossier, ça pourrait être effectivement un ministère.
Mme Dufour : Mais ça ne peut
pas être quelqu'un à l'externe, là.
M. Charette : Ce n'est pas...
Par contre, c'est une précision importante, là, c'est uniquement pour les
programmes de l'administration et non pas pour...
Mme Dufour : C'est ça.
M. Charette : Effectivement.
C'est une bonne remarque.
Mme Dufour : O.K. C'est ça.
Je voulais être certaine, je n'avais pas... je n'avais rien manqué. Parfait.
Bon, bien, c'est bon. Mais...
M. Charette : J'ai
malheureusement le réflexe d'employer le mot «promoteur» ou «initiateur» au
mauvais
article par moments. Mes excuses.
Mme Dufour : Merci.
Le Président (M. St-Louis) : Alors,
merci. Nous allons donc procéder à la mise aux voix de l'article 139.
Est-ce que cet
article est adopté? Merci. Nous allons poursuivre avec
l'article 140. M. le ministre.
M. Charette : Merci, M. le
Président. Donc, 140 :
L'article 95.18 de cette loi est...
M. Charette : …1° par la
suppression du premier alinéa;
2° par le remplacement, dans le deuxième
alinéa, de «ces documents et ces renseignements sur le site Internet de son
ministère et» par «les rapports et les documents produits dans le cadre d'une
évaluation environnementale stratégique réalisée en application du présent
chapitre au registre des évaluations environnementales».
Et le commentaire. Cet
article modifie
l'article 95.19 de cette loi pour en supprimer le premier alinéa en
concordance avec l'intégration du registre des évaluations environnementales
stratégiques à celui des évaluations environnementales à
l'article 118.5.0.1 de la loi, modifié par l'article 153 du projet de
loi. Le deuxième alinéa est aussi modifié pour des raisons de concordance afin
de retirer l'obligation de publication sur le site Internet du ministère et de
la remplacer par celle de publication au registre des évaluations
environnementales.
Le Président (M. St-Louis) :
Merci, M. le ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Donc,
précédemment, on disait que les rapports et les documents, dans le cadre d'une
évaluation environnementale stratégique, étaient rendus publics dans un
registre des évaluations environnementales stratégiques. Là, dans le fond, qui
n'a jamais existé, parce qu'il n'y en a jamais eu. Là, maintenant, ça va être
au registre… des évaluations environnementales, si jamais il y en a. C'est bien
M. Charette : Exact.
Mme Dufour : Et est-ce qu'on
peut m'expliquer ce que ça veut dire, à la fin, «sous réserve du rapport
environnemental final qui est publié dans les 15 jours de sa réception»,
«sous réserve»?
Mme Gagnon (Mélissa) : En
fait, c'est que l'ensemble des documents sont publiés avec diligence, donc dans
les meilleurs délais, là. On peut penser à quelques jours, sous réserve du rapport,
le rapport environnemental final de l'administration, là. Il y a toute la
mécanique qui est établie dans les articles sur les ESR, mais, à la fin, il y a
un rapport final qui est produit par l'administration. Bien, ce rapport-là, il
y a un 15 jours pour la publication, finalement. Donc, sous réserve de ce
rapport-là, qui, lui, est publié à l'intérieur de 15 jours.
Mme Dufour : O.K. Mais ça ne
veut pas dire qu'on va attendre que le rapport final soit publié avant de
publier le reste des documents, là.
Mme Gagnon (Mélissa) : Non,
c'est vraiment juste… l'ensemble des documents sont publiés avec diligence,
sauf le rapport qui, lui, est publié à l'intérieur d'un 15 jours, bien,
d'un délai maximum de 15 jours.
Mme Dufour : O.K. Merci.
Le Président (M. St-Louis) :
Alors, nous allons procéder à la mise aux voix de l'article 140. Est-ce
que cet
article est adopté? Adopté. Nous allons poursuivre l'étude avec
l'article 141. M. le ministre.
M. Charette : Merci, M. le
Président. 141 :
L'article 115.2 de cette loi est modifié par la
suppression, dans le deuxième alinéa, de «pour empêcher ou diminuer une telle
atteinte ou un tel risque d'atteinte».
Et le commentaire. Cet
article modifie le
deuxième alinéa de l'article 115.2 de cette loi afin de retirer la
contrainte applicable aux types de mesures que peut ordonner une personne à qui
le ministre délègue le pouvoir d'ordonnance prévu au paragraphe 1° du premier
alinéa de l'article 114 de la
Loi sur la qualité de l'environnement relatif
à la cessation, à la modification ou à la limitation de l'exercice d'une
activité lorsqu'une personne ne respecte pas une disposition de cette loi, de
ses règlements, d'une autorisation délivrée en vertu de cette loi et de
différentes autres décisions s'y… s'y apparentant.
Le Président (M. St-Louis) :
Merci, M. le ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? Il n'y a pas
d'intervention. Nous allons procéder à la mise au… oh! Excusez-moi. J'avais
compris «non».
Mme Dufour : Prenez pour
acquis que j'ai toujours une intervention à faire.
Le Président (M. St-Louis) :
C'est ce que j'ai tendance à faire. Mais cette fois-ci, je me suis trompé, je
m'en excuse. Je vous cède la parole, Mme la députée de Mille-Îles. Merci.
Mme Dufour : Je vous avoue que
je ne suis pas certaine de comprendre, la note, le commentaire, j'ai de la
misère à le comprendre. On enlève «les mesures requises pour empêcher ou
diminuer une telle atteinte ou un tel risque d'atteinte. Est-ce qu'on peut
l'expliquer dans des mots moins juridiques? Qu'est-ce qu'on veut… Pourquoi on a
besoin d'enlever ça, ces mots-là?
M. Charette : Nous aurions une
nouvelle experte pour cet article. Donc, avec le consentement, on pourrait lui
laisser la parole.
Mme Dufour : Consentement.
Le Président (M. St-Louis) :
Donc, avec le consentement, nous allons poursuivre. Je vous demanderais de vous
présenter, nom et fonction, s'il vous plaît.
Mme Lasalle (Catherine) :
Oui, bonjour, Catherine Lasalle, je suis directrice générale au contrôle
environnemental. Donc, ce qu'il faut comprendre, c'est une ordonnance qui est
déléguée aux directeurs régionaux. Donc, on se veut de pouvoir prendre des
mesures rapidement en situation d'urgence, des mesures temporaires. En…
Mme Lasalle (Catherine) : ...en
2022, il y a eu une modification qui a été faite à l'article. Donc, au premier
alinéa, on pouvait lire que cette ordonnance-là pouvait être prise lorsqu'il y
avait atteinte ou risque d'atteinte sérieuse aux espèces vivantes, à l'être
humain ou à l'environnement. Puis ça a été retiré pour ne pas être obligé
d'avoir un rapport d'expertise à chaque fois qu'on voulait prendre une
ordonnance rapidement, mais on avait oublié d'enlever au second alinéa la
référence, là, à une telle atteinte ou à un tel risque d'atteinte. Donc, on
vient corriger cet oubli-là à l'article 115.2.
Mme Dufour : O.K. Ça fait que
l'objectif, c'est de pouvoir intervenir rapidement et de ne pas avoir à
démontrer pourquoi on intervient. C'est ça?
Mme Lasalle (Catherine) : Bien,
pas avoir à démontrer qu'il y a un risque d'atteinte sérieux à l'environnement.
Là, l'urgence de la situation fait en sorte qu'on sait ce qui se passe sur le
terrain, on a des constats, des gens qui vont sur place, mais pas avoir un
rapport scientifique, là, qui vient le démontrer, pour éventuellement si c'est
contesté à la cour. Donc, ça nous facilite la prise d'une telle mesure.
Mme Dufour : Parfait. Merci
beaucoup.
Le Président (M. St-Louis) : Merci.
Nous allons donc procéder à la mise aux voix de l'article... 141, pardon.
Est-ce que cet
article est adopté.
Des voix : Adopté.
Le Président (M. St-Louis) : Merci.
Nous allons poursuivre l'étude avec l'article 142. M. le ministre.
M. Charette : ...M. le
Président.
L'article 115.3 de cette loi est modifié par l'insertion,
dans le paragraphe 2° du premier alinéa et après «liste», de «, un bilan».
Et le commentaire : Cet
article
modifie le paragraphe 2° du premier alinéa de l'article 115.23 de cette
loi pour que la sanction administrative pécuniaire prévue puisse aussi être
imposée à toute personne qui fait notamment défaut de conserver un bilan alors
que la loi le prévoit.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui. Là, on
parle du bilan.. en fait, on... Est-ce qu'on parle du bilan comme des matières
résiduelles qu'on a vu précédemment?
Mme Lasalle (Catherine) : Oui.
En fait, ça peut être tout type de bilan, mais celui qu'on a vu à
l'article 136 du projet de loi, là, pour les matières résiduelles... les
matières dangereuses résiduelles, ça pourrait s'appliquer notamment.
Mme Dufour : O.K. Puis ici,
c'est tenir à jour un bilan, mais on parle de conserver. Est-ce que c'est à
quelque part, les délais qu'on... qu'ils doivent les conserver? Puis est-ce
qu'il y a des moyens électroniques qui ont été établis? C'est... Est-ce que
c'est par règlement? Je ne le sais pas.
Mme Lasalle (Catherine) : En
fait, il y a plusieurs articles de loi ou de règlement qui peuvent faire
référence à la tenue d'un bilan. Donc, dans chacun de ces articles-là, il va y
avoir les modalités applicables pour le bilan. Puis, si ces articles-là ne sont
respectés, bien, c'est à ce moment-là qu'on va pouvoir imposer une sanction
administrative pécuniaire.
• (12 h 30) •
Mme Dufour : Merci.
Le Président (M. St-Louis) : Merci.
Nous allons donc procéder à la mise aux voix de l'article 142. Est-ce que
cet
article est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. St-Louis) : Merci.
Nous allons poursuivre à l'article 143. Je vous cède la parole, M. le
ministre.
M. Charette : Merci, M. le
Président.
L'article 115.24 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, à la fin du paragraphe
4° du premier alinéa, de «selon les modalités de la présente loi»;
2° dans le deuxième alinéa :
a) par l'insertion après le paragraphe 1°,
du suivant :
«1.1° fait défaut d'aviser le ministre de
tout changement à ses coordonnées en contravention avec
l'article 31.0.1;»;
b) par l'insertion, dans le paragraphe 5°
et après «l'article 31.63», de «, au troisième alinéa de
l'article 70.5.2»;
c) par l'insertion dans le paragraphe 7°
et après «l'environnement», de «ainsi que toute infrastructure, toute
installation, tout ouvrage, tout aménagement, tout appareil ou tout équipement
visé par la présente loi ou ses règlements».
Et le commentaire : Cet
article
modifie le paragraphe 4° du premier alinéa de l'article 115.24 de cette
loi pour que la sanction administrative pécuniaire prévue puisse aussi être
imposée à toute personne qui fait défaut de respecter les modalités relatives à
une inscription au registre foncier et non seulement à celle qui fait défaut
d'y procéder.
De plus, il modifie le deuxième alinéa
pour y introduire un nouveau paragraphe 1.1° qui prévoit qu'une telle sanction
peut être imposée à toute personne qui fait défaut d'aviser le ministre de tout
changement à ses coordonnées alors qu'elle y est tenue en vertu de
l'article 31.0.1 de la loi en tant que...
Haut de la page
12 h 30 (version non révisé
e) M. Charette : ...titulaire
d'une autorisation délivrée par le ministre.
En outre, il modifie le paragraphe 5° de
ce même alinéa afin qu'une telle sanction puisse aussi être imposée au gardien
d'un terrain qui n'en permet pas l'accès au responsable d'un rejet accidentel
de matières... de matières dangereuses dans l'environnement tenu d'y accéder
pour procéder à une étude de caractérisation du terrain concerné en vertu de
l'article 70.5.2 de la loi.
Finalement, il modifie le paragraphe 7° de
cet alinéa en concordance avec la modification proposée à l'article 123.5 de
cette loi par l'article 157 du projet de loi, relatif à l'obligation de
maintien en bon état de fonctionnement et d'utilisation de matière... de
manière optimale de toute infrastructure, de toute installation, de tout
ouvrage, de tout aménagement, de tout appareil ou de tout équipement visé par
la loi ou ses règlements.
Le Président (M. St-Louis) :
Merci beaucoup, M. le ministre. Est-ce que nous avons des interventions? Mme la
députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui. Est-ce qu'on
comprend que c'était un oubli, qu'on vient faire une... juste une correction de
forme?
Mme Lasalle (Catherine) : Oui.
Bien, c'est surtout de la concordance avec des articles où on a ajouté ou
modifié qu'on vient faire de la concordance, là, pour être sûr qu'on soit
capable d'intervenir et de sanctionner tout manquement aux articles qui ont été
revus dans le cadre du présent projet de loi.
Mme Dufour : O.K. Merci. Puis,
quand on réfère «à toute infrastructure», à la fin, là, le sept, là, «fait
défaut de maintenir en bon état de fonctionnement toute infrastructure», c'est
quoi qu'on a en tête? Est-ce qu'on le définit à quelque part? Parce qu'«infrastructure»,
c'est très large. Un hôpital, c'est une infrastructure, un viaduc aussi,
donc...
Mme Lasalle (Catherine) : Bien,
ça va être... cet ajout-là va se faire à l'article 157 un peu plus loin.
Donc là, on vient l'inclure au niveau de la sanction. Je ne crois pas qu'il y ait
de définition en tant que telle, mais c'est sûr qu'on veut se donner les
possibilités, là, les plus larges possible pour intervenir dans des cas où le
rejet de contaminants n'est pas bien balisé, puis il y a des... il y a des
interventions à prendre puis des sanctions à émettre par rapport à ça.
Mme Dufour : O.K. Donc, ce n'est
pas le défaut de maintenir en bon état de fonctionnement une infrastructure,
mais c'est plutôt le fait qu'il y aurait des rejets de contaminants dans l'environnement
provenant de cette infrastructure.
Mme Lasalle (Catherine) : C'est
les deux. C'est vraiment les deux, là, le défaut de maintenir en bon état ou un
équipement pour réduire le rejet de contaminants.
Mme Dufour : O.K. «Fait
défaut de maintenir en bon état de fonctionnement une infrastructure», mais il
faut... il faut qu'il y ait un angle environnemental, j'imagine.
Mme Lasalle (Catherine) : Attendez,
là... Bien, c'est sûr que c'est en lien avec le rejet de contaminants, l'environnement,
là, oui, oui.
Mme Dufour : C'est ça. O.K. Merci.
Le Président (M. St-Louis) : Nous
allons donc procéder à la mise aux voix de l'article 143. Est-ce que cet
article est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. St-Louis) : Adopté.
Nous poursuivons avec l'article 144. M. le ministre.
M. Charette : Merci, M. le
Président.
L'article 115.25 de cette loi
est modifié, dans le premier alinéa :
1° par le remplacement, dans le paragraphe
2°, de «, 31.1, 31.51, 31.51.1, 31.54» par «31.1, du quatrième alinéa de
l'article 31.1.1 ou de l'article 31.51, 31.51.1, 31.54, 31.1»;
2° par le remplacement, dans le paragraphe
4°, de «ou 31.0.12, de l'article» par «, de l'article 31.0.12, 31.4.3,»;
3° par l'insertion, à la fin du paragraphe
9.2°, de «ou 53.29».
Et le commentaire : Cet
article
modifie le paragraphe 2° du premier alinéa de l'article 115.25 de cette
loi afin que la sanction administrative pécuniaire prévue puisse... puisse être
imposée notamment à toute personne qui réalise un projet ou exerce une activité
sans avoir préalablement obtenu l'autorisation requise en vertu de l'article 31.1.1,
qui permet au gouvernement, exceptionnellement, d'assujettir à la procédure
d'évaluation et d'examen des impacts sur l'environnement un projet qui ne l'est
pas...
M. Charette : ...et de
l'article 31.1 qui détermine des préalables à respecter avant l'obtention
d'un permis de lotissement d'une municipalité pour quiconque souhaite réaliser
certains développements domiciliaires ou de villégiature. Il modifie le
paragraphe quatre de ce même alinéa en concordance avec les modifications
proposées à cette loi par l'article 88 du projet de loi afin qu'une telle
sanction puisse aussi être imposée à toute personne qui ne respecte pas une
condition déterminée par le gouvernement en vertu de l'article 31.4.3 de
la loi, lorsqu'il permet que certains travaux préalables requis dans le cadre
du projet assujetti à la procédure d'évaluation et d'examen des impacts sur
l'environnement soient entrepris sans la suivre et sans obtenir une
autorisation. Finalement, il modifie le paragraphe 9.2° de ce même alinéa
afin qu'une telle sanction puisse aussi être imposée à toute personne qui, dans
le cadre d'une opération commerciale, offre en vente, vend, distribue ou
autrement met à la disposition des utilisateurs les produits visés par
l'article 53.29 de la loi.
Le Président (M. St-Louis) :
...M. le ministre. Est-ce que nous avons d'autres interventions? S'il n'y a pas
d'intervention, nous allons mettre cet
article aux voix. Est-ce que
l'article 144 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. St-Louis) :
Adopté. Merci. Nous allons poursuivre l'étude avec l'article 145. M. le
ministre.
M. Charette : M. le
Président :
L'article 115.29 de cette loi est modifié, dans le
paragraphe 1° :
1° par la suppression de « à
l'article 31.0.1, »;
2° par l'insertion, après «
l'article 31.38, à l'article », de « 31.47.1 ou »;
3° par la suppression de « 70.7, ».
Et le commentaire. Cet
article modifie le
paragraphe 1° de l'article 115.29 de cette loi pour retirer l'article
.0.1 de la liste des dispositions visées par cet article, puisqu'il sera
maintenant visé par l'article 115.30 de cette loi, dans le but
d'harmoniser les gravités objectives des infractions et conséquemment, les
montants des amendes. Ce paragraphe 1° est aussi modifié pour prévoir que
toute personne qui contrevient à l'article 31. 47.1, ajouté par
l'article 99 du projet de loi et portant sur l'obligation de tenir un registre
des résultats des inspections, des mesures correctives mises en œuvre et des
suivis effectués conformément à un plan de réhabilitation de terrain est
passible de l'amende prévue. Finalement, ce même paragraphe est modifié en
concordance avec les modifications proposées à cette loi par l'article 136
du projet de loi, en ce qu'il supprime l'article 70.7 de la loi, la peine
n'étant plus... n'étant donc plus requise.
• (12 h 40) •
Le Président (M. St-Louis) :
Je vous remercie, M. le ministre. Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme McGraw : Oui. C'est
juste pour clarifier si c'est... Effectivement, est-ce que c'est une question
de concordance selon les articles qu'on vient de changer, les derniers
articles?
M. Charette : En fait, le
commentaire aurait pu être aussi simple que ça, de dire : C'est une
question de concordance.
Mme McGraw : Merci.
Le Président (M. St-Louis) :
Nous allons donc mettre cet
article aux voix. Est-ce que l'article 145 est
adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. St-Louis) :
Merci. Nous allons poursuivre avec l'article 146.
M. Charette : Merci, M.
le Président :
L'article 115.30 de cette loi est modifié, dans le
paragraphe 1° :
1° par l'insertion, avant « 31.0.4 », de «
31.0.1, »;
2° par le remplacement de « à
l'article 31.47 ou » par « au premier alinéa de l'article 31.47, à
l'article »;
3° par le remplacement de « à
l'article 31.58 » par « au premier ou au deuxième alinéa de
l'article 31.58 »;
4° par le remplacement de « ou 70.5.4 » par
« , au troisième alinéa de l'article 70.5.2, au premier ou au deuxième
alinéa de l'article 70.5.4 ».
Et le commentaire. Cet
article modifie le
paragraphe 1° de l'article 115.30 de cette loi pour ajouter l'article
le 31.0.1 à la liste des dispositions visées par cet article, puisqu'il a été
retiré de l'article 115.29 de cette loi dans le but d'harmoniser les
gravités objectives des infractions...
M. Charette : ...et
conséquemment les montants des amendes. Ce paragraphe un est aussi modifié pour
limiter la référence au premier alinéa de l'article 31.47, au premier et
au deuxième alinéa de l'article 31.58 et au premier et au deuxième alinéa
de l'article 70.5.4 toujours dans le but d'harmoniser les gravités
objectives des infractions et, conséquemment, les montants des amendes. Les
alinéas visés portent sur l'obligation d'inscrire certains avis au registre
foncier dans un contexte de réhabilitation de terrains contaminés, ainsi que
sur les modalités qui y sont afférentes, alors que les alinéas exclus portent
plutôt sur la transmission au ministre et au propriétaire du terrain concerné
d'un double de l'avis inscrit. Le défaut de respecter cette dernière obligation
sera plutôt passible de la peine prévue au paragraphe trois de
l'article 115.29 de cette loi qui vise déjà des infractions similaires. Et
finalement, ce même paragraphe est modifié pour ajouter à la liste des
dispositions visées à cet
article le troisième alinéa de l'article 70.5.2
portant sur l'obligation de permettre le libre accès à un terrain pour procéder
à une étude de caractérisation à la suite d'un rejet accidentel de matières
dangereuses.
Le Président (M. St-Louis) : Merci
beaucoup, M. le ministre. Est-ce que nous avons des interventions? Comme il n'y
a pas d'intervention, nous allons procéder à la mise aux voix de
l'article 146. Est-ce que cet
article est adopté? Merci. Nous allons
poursuivre avec l'article 147. Je cède la parole à M. le ministre.
M. Charette : Merci, M. le
Président.
L'article 115.31 de cette loi est modifié :
1 dans le paragraphe un :
a) par l'insertion, après «31.1», de «au
quatrième alinéa de l'article 31.1.1 à l'article»;
b) par l'insertion, après «33», de «33.1»;
c) par le remplacement de «66, 70.5.2» par
«53.29 ou 66 au premier alinéa de l'article 70.5.2 à l'article»;
2 par l'insertion, dans le paragraphe
trois et après «31.0.12» de «31.4.3».
Et le commentaire : Cet
article
modifie le paragraphe un de l'article 115.31 de la loi, d'abord pour
ajouter la liste des dispositions visées... visées, le quatrième alinéa de
l'article 31.1.1 de la loi, modifié par l'article 83 du projet de
loi, qui porte sur l'impossibilité d'entreprendre un projet exceptionnellement
assujetti à la procédure d'examen... d'évaluation et d'examen des impacts sur
l'environnement sans les suivre et obtenir une autorisation du gouvernement. Ce
paragraphe un est aussi modifié pour ajouter à la liste des dispositions visées
l'article 53.29 de la Loi portant sur la commercialisation de certains
produits. Finalement, ce même paragraphe est modifié pour limiter la référence
au premier alinéa de l'article 70.5.2, en concordance avec les
modifications effectuées à l'article 115.30 de la loi par
l'article 146 du projet de loi, dans le but d'y viser le troisième alinéa
de ce même article.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée Mille-Îles?
Non. Ça va.
Mme Dufour : ...de la
concordance, donc...
Le Président (M. St-Louis) : Donc,
nous allons procéder à la mise aux voix de l'article 147. Est-ce que cet
article est adopté? Merci. Nous poursuivons avec l'étude de l'article 148.
M. le ministre.
M. Charette : Merci.
Peut-être vous aviser qu'il y a un amendement aussi qui sera procédé. Et, comme
j'ai souvent l'habitude de le faire, je transmets mes excuses à l'avance, une
longue lecture nous attend, donc je demande la patience et la compréhension des
collègues.
148. Cette loi est modifiée par
l'insertion, après l'article 115.33, du suivant :
«115.33.1. L'amende minimale dont est
passible une personne morale qui commet une infraction dans le cadre de l'une
des activités déterminées par règlement du gouvernement est 10 fois plus
élevée que ce qui est prévu au présent
chapitre lorsque cette personne :
1 contrevient à l'article 20 ou 22 au
premier ou au deuxième alinéa de l'article 30, au deuxième alinéa de
l'article 31.0.5, à l'article 31.1, 31.7, 31.10, 31.26, 31.51, 31.53,
31.54 ou...
M. Charette : ...au premier
alinéa de l'article 70.5.1 ou à l'article 70.5.3, 70.8, 70.9, 123.1,
123.5, 154 ou 189;
«2° fait défaut de respecter toute forme
ou toute condition, toute restriction, toute interdiction ou toute exigence
liée à une approbation, à une autorisation, à une attestation, à une
accréditation ou à une certification délivrée par le gouvernement ou le
ministre en vertu de la présente loi, dans les cas où aucune autre peine n'est
autrement prévue par la présente loi ou par l'un de ses règlements;
«3° fait défaut d'appliquer ou ne respecte
pas un plan de réhabilitation approuvé par le ministre en vertu de la présente
loi;
«4° ne respecte pas un programme
correcteur imposé par le ministre en application de l'article 31.28;
«5° ne respecte pas un programme
d'assainissement approuvé par le ministre en vertu de l'article 124.3;
«6° fournit une information fausse ou
trompeuse pour l'application de la présente loi ou de ses règlements;
«7° réalise un projet, exerce une activité
ou fait une chose sans avoir préalablement obtenu toute autre forme
d'autorisation requise par la présente loi ou ses règlements, dans les cas où
aucune autre peine est autrement prévue par la présente loi ou par l'un de ses
règlements;
«8° étant responsable d'un rejet
accidentel d'un contaminant ou d'une matière dangereuse, fait défaut de faire
cesser le rejet, en contravention avec le paragraphe 1° du deuxième alinéa de
l'article 21;
«9° étant responsable d'un rejet
accidentel d'un contaminant, fait défaut de récupérer, de nettoyer ou de
traiter sur place les matières contaminées par le rejet d'enlever les matières
contaminées de la zone affectée par le rejet et de les expédier vers un lieu
autorisé, en contravention avec le paragraphe 2° du deuxième alinéa de
l'article 21;
«10° fait défaut de prendre les mesures
prescrites par le ministre conformément à un plan d'urgence élaboré en vertu de
l'article 49 en cas de pollution de l'atmosphère;
«11° fait défaut de se conformer à une
ordonnance qui lui a été imposée en vertu de la présente loi ou, de quelque
façon, en empêche l'exécution ou y nuit;
«12° réalise un projet, exerce ou poursuit
une activité ou fait une chose, alors que :
«
a) la délivrance ou le renouvellement de
l'approbation, de l'autorisation, de l'attestation, de l'accréditation ou de la
certification exigée en vertu de la présente loi a été refusé;
«
b) l'approbation, l'autorisation,
l'attestation, l'accréditation ou la certification exigée en vertu de la
présente loi a été suspendue ou révoquée;
«13° exerce une activité ou fait une chose
à l'encontre de toute autre décision rendue à son égard par le gouvernement ou
le ministre en application de la présente loi.»
Et je vous annonce que je ne lirai pas le
commentaire, quoiqu'il est bien simple, étant donné que chacun des éléments est
bien explicité.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. Si vous permettez, pour ce qui est de l'amendement, je vous
propose que nous débattions peut-être avant de l'article en soi.
• (12 h 50) •
M. Charette : Sans problème.
Le Président (M. St-Louis) : Bien,
je ne sais pas. C'est parce que, si vous lisez l'amendement, nous devrons
débattre sur l'amendement en soi...
M. Charette : Oui.
Effectivement, ce n'est pas un ajout à l'article comme tel, c'est-à-dire ce n'est
pas un nouvel
article qui est introduit. Donc, je pourrais en faire la lecture
maintenant, comme on le fait d'habitude, et en discuter par la suite.
Le Président (M. St-Louis) : D'accord.
Allez-y.
M. Charette : Merci.
Donc : Dans l'article 115.33.1 de la
Loi sur la qualité de
l'environnement proposé par l'article 148 du projet de loi :
1° remplacer ce qui précède le paragraphe
1° par «Est passible d'une amende minimale 10 fois plus élevée que ce qui
est prévu au présent
chapitre quiconque, autre qu'une personne physique, dans
le cadre d'une activité déterminée par règlement du gouvernement :»;
2° ajouter, à la fin, l'alinéa
suivant :
«Lorsque le gouvernement détermine, en
vertu de l'article 45 de la
Loi sur certaines mesures permettant
d'appliquer les lois en matière d'environnement et de sécurité des barrages,
les dispositions de règlement qu'il prend en vertu de la présente loi dont la
violation constitue une infraction, il peut aussi déterminer que quiconque,
autre qu'une personne physique, est passible d'une amende minimale 10 fois
plus élevée que ce qui est prévu dans ce règlement si l'infraction est commise
dans le cadre d'une activité déterminée par règlement du gouvernement en
vertu...
M. Charette : …en vertu du
premier alinéa.
Le Président (M. St-Louis) :
Merci, M. le ministre. Est-ce que nous avons des interventions? Bien sûr. Mme
la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui. Si on
regarde la première
partie de l'amendement, c'est, dans le fond, une reformulation,
si je comprends bien, de… il n'y a rien qui a changé dans l'essence de ce qui
était prévu. C'est bien ça? On dit «autre qu'une personne physique». Ça, c'est
un ajout, par contre, peut-être nous l'expliquer.
Mme Lasalle (Catherine) :
Oui, en fait, initialement, on visait uniquement les personnes morales. Mais
ça, ça venait exclure les autres types d'entreprises, notamment les sociétés en
nom collectif. Ça fait qu'on voulait y aller un peu plus large, là, pour tout
type d'entreprise.
Mme Dufour : O.K., mais une
personne individuelle, citoyen chez lui, ça ne le concerne pas.
Mme Lasalle (Catherine) : Ça
ne le concerne pas.
Mme Dufour : O.K., parfait. Et
la fin, ce qu'on a rajouté à la fin, c'est quand même long, là, il peut…
Mme Lasalle (Catherine) : En
fait, c'est la possibilité d'aller viser également des règlements où les
amendes minimales pénales vont être rehaussées fois 10 pour les secteurs
d'activité visés. Donc là, ce qu'on a visé dans l'article, c'est uniquement des
articles en lien avec la loi. On voulait aussi pouvoir viser des articles de
règlements.
Mme Dufour : O.K. Puis, de
façon générale… moi, je n'ai pas d'enjeu avec l'amendement, mais, de façon
générale, pourquoi le fois 10? Peut-être juste comprendre d'où on vient.
Parce que, tu sais, on… pourquoi on n'a pas augmenté l'amende… l'amende pour
ces infractions-là, plutôt? Juste comprendre, là.
Mme Lasalle (Catherine) :
Bien, l'intention est de pouvoir augmenter l'amende minimale vraiment pour la
grande industrie, donc viser des secteurs de la grande industrie où,
actuellement, il peut arriver des situations où ça va être encore plus rentable
de contrevenir et de payer l'amende que de se conformer à la loi. Donc, on veut
vraiment éviter cette situation-là, puis cibler secteur… certains secteurs
d'activité, parce qu'il y a des secteurs pour lesquels c'est… il n'y a pas lieu
d'augmenter. Les amendes sont… ont déjà, au minimum, jusqu'à
30 000 $. Donc, il n'y a pas lieu, par exemple, d'avoir des amendes
minimums de 300 000 $, là, pour certains secteurs d'activité. Donc,
on est vraiment venu cibler, en fait, ça va se faire par règlement, là, la
grande industrie, qui a un risque d'émission encore plus énorme au niveau des
contaminants.
Mme Dufour : O.K., ça… puis on
va l'encadrer par règlement?
Mme Lasalle (Catherine) :
Exactement.
Mme Dufour : O.K. Parce que
les cas de figure sont quand même assez larges. Là, c'est sûr, je suis rendue
sur le corps de l'article, là, ça fait que, si on veut adopter l'amendement,
là, on pourra aller sur le cœur de l'article, là, peut-être.
Le Président (M. St-Louis) :
Nous allons procéder à la mise aux voix de l'amendement tel que déposé. Est-ce
que cet amendement est adopté?
Des voix : …
Le Président (M. St-Louis) :
Merci. Donc, nous allons poursuivre l'étude, de retour à l'article 148 tel
qu'amendé. Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Merci. Donc,
c'est ça, c'est quand même… je disais, là, les possibilités sont quand même
assez larges. Tu sais, un programme… quelqu'un qui ne respecte pas un programme
d'assainissement, quelqu'un qui ne respecte pas un programme correcteur, un
plan de réhabilitation. C'est très, très large. Moi, ce que je comprends,
l'intention c'est de… ce n'est pas de… pour n'importe qui, c'est de le faire
plutôt pour la grande industrie, c'est ce que je comprends.
Mme Lasalle (Catherine) : …de
cibler vraiment des infractions qui sont susceptibles d'avoir un impact
significatif sur l'environnement. On ne va pas, par exemple, cibler le fait de
ne pas voir tenu un registre à jour, on est vraiment venu cibler certains types
d'infraction, puis, par règlement, on va venir cibler certains types
d'industrie.
Mme Dufour : O.K. C'est quoi,
un programme correcteur par rapport à un plan de réhabilitation? Juste…
Mme Lasalle (Catherine) : Un
programme correcteur versus un plan de réhabilitation, je pense que dans… tu
sais, lorsqu'il y a une infraction, on va exiger des plans correcteurs pour se
conformer, là. Ça peut être un plan de remise en état, par exemple, suite à la
destruction d'un milieu humide. On va exiger un plan correcteur pour la remise
en état.
Mme Dufour : O.K. Un
programme, quelqu'un qui ne respecte pas un programme d'assainissement, on en
voit beaucoup dans des municipalités. Est-ce qu'une municipalité pourrait être
visée par cet article-là?
Mme Lasalle (Catherine) : Ce
n'est pas l'intention, de viser les municipalités par règlement.
Mme Dufour : Mais la façon que
l'article est écrit, il ne l'empêcherait pas, ce serait dans le règlement qu'on
viendrait préciser.
Mme Lasalle (Catherine) : Ça
va être dans le règlement, exactement.
Mme Dufour : O.K. O.K…
Mme Dufour : ...un rejet
accidentel d'un cas de contaminant, donc être responsable d'un rejet accidentel
d'un contaminant de matières dangereuses, comment détermine la responsabilité?
Mme Lasalle (Catherine) : Vous
voulez dire, là, qui a commis le rejet? Mais habituellement...
Mme Dufour : Parce qu'on
parle d'un rejet accidentel.
Mme Lasalle (Catherine) : Oui.
Bien, tu sais, je peux vous donner une minière, par exemple, qui, dans le cadre
de ses opérations, va avoir une fuite de diesel ou autre type de contaminants.
Habituellement, c'est assez facile de déterminer qui a commis l'infraction, là,
c'est l'exploitant industriel qui est responsable du rejet.
Mme Dufour : OK. Mais prenons
le cas par exemple du transport de sols contaminés. Qui est responsable à ce
moment-là si des sols se déversent par... malencontreusement à un endroit que
ce n'était pas prévu?
Mme Lasalle (Catherine) : Bien,
pour les dépôts du sols contaminés, habituellement, ne sera pas un rejet
accidentel, là, si on parle, la problématique de dépôts sauvages de sols
contaminés. Ce n'est pas de ça que vous voulez parler?
Mme Dufour : Non, non, pas du
tout. Je parlais vraiment d'un accident, le camion se vire à l'envers, ça
s'épend... ça se répand, plutôt. Est-ce que c'est le transporteur? Est-ce...
Mme Lasalle (Catherine) : C'est
le transporteur, oui, c'est le transporteur.
Mme Dufour : Donc, ce n'est
pas ça... Puis, si le transporteur ne sait pas qu'il transporte des sols
contaminés? Ça, c'est l'autre questionnement aussi. Il reste quand même
responsable, même si ce n'est pas ce qu'on lui avait dit?
Mme Lasalle (Catherine) : Bien,
absolument. Puis... Mais, tu sais, on ne vise pas ce genre de situation là. On
va vraiment viser la grande industrie, les... comme je le disais, l'industrie
minière, les pâtes et papiers, les alumineries. Donc, ça va être... pas le
transporteur qui transporte dans son camion, là. Ce n'est vraiment pas ce cas
de figure là. Puis c'est sûr que le transporteur peut être responsable, mais
avoir des moyens de défense, de diligence, l'accident ou autre, qui feraient en
sorte qu'il ne serait pas tenu responsable d'une infraction.
Le Président (M. St-Louis) :
...quelques secondes.
Mme Dufour : Bien, je vais
avoir d'autres questions, ça fait qu'on va...
Le Président (M. St-Louis) : Parfait.
Donc, merci à tous pour votre collaboration.
Compte tenu de l'heure, la commission
suspend ses travaux jusqu'à 14 h. Merci!
(Suspension de la séance à 12 h 59)
Haut de la page
14 h (version non révisée)
(Quatorze heures huit minutes)
Le Président (M. St-Louis) : Alors,
bonjour, tout le monde! La Commission des transports et de l'environnement
reprend ses travaux.
Nous poursuivons l'étude détaillée du projet
de loi n° 81, Loi modifiant diverses dispositions en matière d'environnement.
Lors de la suspension de nos travaux, cet avant-midi, nous en étions à l'étude
de l'article 148 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
Mme Dufour : ...
Le Président (M. St-Louis) : Si
je me souviens bien, vous étiez pour intervenir, donc je vous cède la parole.
Mme Dufour : Oui. Et mon
cartable n'est pas redescendu. Ça fait que je vais essayer de deviner ce que j'avais
comme questions. Ah oui! la... J'avais-tu posé des questions sur les
attestations? Je pense que oui. Mon Dieu! Bon. Bien, écoutez, je pense qu'on va
le passer parce que là, je ne retrouve pas mes notes qui sont restées en haut
puis qui s'en viennent, malheureusement. Ah oui! le rejet. Je m'excuse. On
était rendus dans les rejets. Voilà. Ça me revient. Rejets accidentels. Qu'en
est-il, par exemple, des sites d'enfouissement qui... il y a du lixiviat qui
sort, mais ce qui sort comme lixiviat, on s'entend que ce n'est pas leur
responsabilité. Parce qu'ils accueillent des déchets et, des fois, c'est des
sites qui datent de très longtemps. Et donc là, s'il sort des contaminants qui
sont déterminés comme des contaminants aujourd'hui, mais qui ne l'étaient pas à
l'époque, comment on les... ce serait considéré en regard de cet article? C'était
ça, ma question.
• (14 h 10) •
Mme Lasalle (Catherine) : Bien,
en fait, les sites d'enfouissement ne seront pas visés. C'est vraiment les
établissements industriels qui... l'intention, là, est de viser vraiment ce
secteur d'activité là pour les amendes rehaussées.
Mme Dufour : Mais, ça, c'est
fait par règlement. Ça, c'est ce qu'on a l'intention. Mais reste qu'en regard
de cet article, la façon qu'il est écrit, le règlement pourrait être modifié et
élargi à d'autres secteurs. Ça fait que ma question, c'est plutôt sur le sens
de «rejet accidentel», tu sais. Est-ce que ça pourrait être dans un futur...
admettons que c'est une autre administration qui voyait ça autrement, est-ce qu'on
pourrait considérer ça comme un rejet accidentel dans un cas comme ça?
Mme Lasalle (Catherine) : Là,
vous faites référence à des sites d'enfouissement où il y aurait du lixiviat?
Mme Dufour : Contaminé, mais
qui est d'une époque où ce qui était accepté, ce n'était pas considéré des
contaminants à l'époque par exemple.
Mme Lasalle (Catherine) : Bien,
en fait, tu sais, je pense que ça pourrait être vraiment visé par l'article 20,
là, «émissions de contaminants», au premier alinéa, l'article 20, c'est
«toute émission de contaminants dans l'environnement.» Puis là, je ne pense pas
que le caractère accidentel soit là.
Mme Dufour : Accidentel. Non.
O.K. Parfait. Merci. C'était ça, ma question.
Le Président (M. St-Louis) : Merci.
Donc, ceci complète les interventions à l'article 148. Nous allons mettre
l'article aux voix. Est-ce que cet
article est adopté? Merci. M. le ministre,
nous allons poursuivre avec l'étude de l'article 149. La parole est à
vous.
M. Charette : Merci, M. le
Président. C'est un
article et des sujets, là, qui ont fait l'objet de
plusieurs réactions à travers les consultations, les mémoires également. Donc,
149 :
L'article 118.3.3 de cette loi est remplacé par les suivants :
«118.3.3. Toute disposition d'un règlement
municipal inconciliable avec une disposition de la présente loi ou de ses
règlements est inopérante. Le gouvernement peut, par règlement, déterminer que
toute disposition d'un règlement municipal portant sur le même objet que toute
ou
partie d'un règlement prise en vertu de la présente loi est inopérante.
«118.3.3.1.
Malgré l'article 118.3.3,
le ministre peut approuver une disposition d'un règlement de la Communauté
métropolitaine de Montréal concernant la contamination et la pollution de l'atmosphère
et les sources de contamination et de pollution de l'atmosphère pour la
partie
de son territoire équivalant...
M. Charette : ...équivalente
à celui de la... en fait, de la CUM, à l'époque, prévu au deuxième alinéa de
l'article 2 de la
Loi sur la Communauté urbaine de Montréal, tel qu'il se
lisait le 27 mai 1981.
«Le ministre peut également approuver une
disposition d'un règlement de la Communauté métropolitaine de Montréal
concernant les rejets dans un ouvrage d'assainissement par des personnes autres
que la Communauté métropolitaine de Montréal et les municipalités qui en font
partie pour la
partie de son territoire équivalente à celui de la Communauté
urbaine de Montréal prévu au deuxième alinéa de l'article 2 de la
Loi sur
la Communauté urbaine de Montréal, tel qu'il se lisait le 28 janvier 1987.
«La disposition approuvée par le ministre
en vertu du premier alinéa... du premier ou du deuxième alinéa prévaut sur tout
autre... sur tout ou
partie d'un règlement pris en vertu de la présente loi
dans la mesure que détermine le ministre.
«Le ministre peut, en tout temps, modifier
ou révoquer une approbation délivrée en vertu du premier ou du deuxième alinéa.
«Un avis d'approbation en vertu du premier
ou du deuxième alinéa ou un avis de modification ou de révocation en vertu du
quatrième alinéa est publié sans délai à la Gazette officielle du Québec.
L'approbation, la modification ou la révocation prend effet au moment de sa
publication, à moins qu'il n'en soit prévu autrement par l'avis.»
Et le commentaire : Cet
article
remplace l'article 118.3.3 de cette loi pour instaurer un changement aux
règles applicables en matière d'interaction entre les règlements municipaux et
les règlements adoptés en vertu de la
Loi sur la qualité de l'information.
Auparavant, sauf pour quelques exceptions, tout règlement municipal portant sur
le même objet qu'un règlement pris en vertu de cette loi était inopérant, à
moins que le ministre ne l'ait approuvé. Dorénavant, de façon générale, les
règlements municipaux devront être conciliables avec les règlements adoptés en
vertu de la
Loi sur la qualité de l'environnement. Le gouvernement pourra toutefois,
par règlement, déroger à cette règle afin qu'un règlement adopté en vertu de la
Loi sur la qualité de l'environnement ait préséance sur un règlement municipal
portant sur le même objet.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée de
Mille-Îles.
Mme Dufour : Merci. Ça, c'est
l'article qui vient dire que les municipalités peuvent adopter des lois...
Bien, en fait, c'est la conciliabilité, voilà, le terme, avec les municipalités.
Ça, c'est l'article dans son ensemble.
M. Charette : ...Allez-y.
Mme Dufour : Mais, quand on
commence, on commence en disant que... en fait, l'article n'est pas modifié en
tant que tel, au début, où on disait : Toute disposition d'un règlement
municipal inconciliable avec une disposition de la présente loi est inopérante.
Donc, il n'y a pas... Tu sais, les municipalités, ce que je comprends, c'est
qu'il va falloir quand même cogner à la porte du ministre, là, pour avoir
autorisation d'approuver des règlements qui iraient... qui iraient jouer dans
tout ce... quoi que ce soit, là, qui touche à la
Loi sur la qualité de
l'environnement.
M. Charette : Je vais pouvoir
débuter de façon plus générale, et, avec le consentement, on pourra s'en
remettre à notre spécialiste au ministère sur ces questions-là. C'est,
effectivement, le fameux
article que les municipalités réclamaient, là,
depuis... depuis un bon nombre d'années, nous disaient-elles. Ce que l'on a eu
l'occasion de mentionner également, c'est une réglementation qui sera
développée, là, au cours des prochaines années pour venir baliser cette marge
de manœuvre qu'auront les municipalités. Et elles s'attendent à avoir ce délai,
là, à attendre... Même, je pense que, si je me souviens bien, c'est le
président de l'UMQ qui disait espérer, là, que ce soit dans un horizon, là, de
deux ans, sinon un petit peu plus. Donc, il y a du travail à faire pour établir
ces balises-là. On l'a mentionné aussi, on l'a entendu, il y a plusieurs
groupes qui s'inquiètent de ce pouvoir-là qui serait octroyé aux municipalités
pour éviter le... En fait, leur souhait, c'est d'éviter qu'il y ait une
multitude de règlements, à travers le milieu municipal, très différents d'un
secteur à l'autre, ce qui serait difficile, là, pour plusieurs entreprises ou
répondants d'uniformiser leurs pratiques. Donc, le milieu municipal a aussi des
devoirs à faire...
M. Charette : ...entre-temps,
et on les a invités au moment de la consultation, rassuré, par exemple, le milieu
agricole, rassuré, le secteur industriel aussi ou sinon le milieu des affaires
sur vos intentions réelles. Donc les villes ont un travail à faire. Et, de
notre côté, dans l'intervalle, c'est un travail de développement, de règlement
qui se fera naturellement avec l'ensemble des parties impactées, que ce soit
les municipalités dans un premier temps, mais également, justement, ceux et
celles qui ont pu démontrer des inquiétudes, que ce soit les gens du secteur
agricole ou un peu importe le domaine. Donc, on se donne un pouvoir, pouvoir
qui était demandé et attendu par le milieu municipal avec un travail
d'élaboration de la réglementation, là, dans un premier temps.
Mme Dufour : Oui. On a
discuté à maintes reprises, dans l'étude détaillée du projet loi 81, qu'il y
avait beaucoup de règlements qui devaient être mis en place un peu partout, là,
et qu'il restait peu de temps avant la fin de cette législature, de
disponibilité aussi des légistes. Est-ce que c'est probable qu'on le voie avant
la fin de cette législature?
M. Charette : Ce serait
étonnant, et on est... On parle ouvertement, là, on est dans des articles et un
projet de loi qui est bien plus grand, sans nous enlever aucune importance,
bien bien plus grand que la présente législature. Ce sont des dispositions,
dans certains cas, qui sont travaillés depuis des années. Et on l'a vu dans
plusieurs domaines, une fois le pouvoir accordé, une fois le principe reconnu,
il reste encore un bon travail à faire au niveau de la préparation de la réglementation,
on en a parlé au niveau de l'efficacité énergétique des bâtiments, et tout ça.
Donc c'est beaucoup, beaucoup de travail une fois que le projet de loi ou les
projets de loi sont adoptés.
Et, en toute franchise, ce ne sera
vraisemblablement pas au cours de la présente législature, et le milieu
municipal ne s'attend pas à ce que ce soit non plus à l'intérieur d'une année
et demie, là. Ils sont bien conscients qu'il y a encore beaucoup de travail à
faire avant l'entrée en vigueur de règlements qui mettraient en forme cette
volonté à travers... exprimée à travers l'article 149.
Mme Dufour : Oui, de mémoire,
ils avaient demandé un moment limite, de mémoire, ils parlaient de trois ans...
M. Charette : Je pense, M.
Damphousse avait parlé de deux à trois ans, si je me souviens bien.
Mme Dufour : ...deux à trois
ans, exactement, par crainte justement que ça tombe dans l'oubli.
• (14 h 20) •
M. Charette : Ce n'est pas
l'intention du gouvernement que ça tombe dans l'oubli. Mais étant donné
qu'eux-mêmes fixent un horizon qui est réaliste, confiant, là, que ça puisse se
faire à l'intérieur de deux à trois ans, à l'inverse, celles et ceux qui
pensent que c'est pour demain, on leur réitère, à travers l'échange, qu'il
reste un travail de débroussaillage à faire avant d'en voir une application
concrète réelle. Mais on leur a confié le devoir, même publiquement, le milieu
municipal aura à rassurer aussi beaucoup d'intervenants dans ce dossier-là.
Mme Dufour : Oui, mais un de
ces intervenants, c'est l'Union des producteurs agricoles qui avaient... qui
ont émis de grandes craintes et avec raison, avec raison. Il y a plus de 1 100
municipalités au Québec et certains agriculteurs chevauchent leurs terres,
chevauchent plusieurs municipalités. Donc, ils craignent des différences
importantes. D'autres acteurs aussi du milieu des industries nous ont fait part
de cette même crainte là. Mais les agriculteurs, c'est une classe un peu à part
dans le sens qu'ils opèrent, par exemple, avec des pesticides. Et ça, c'est
quelque chose qu'ils craignaient notamment, que des municipalités... pour,
finalement, d'une certaine façon, exproprier ou éloigner certains agriculteurs,
ils pourraient être tentés de limiter l'usage des pesticides, ce qui...
actuellement, c'est possible pour les municipalités. Ça fait que je ne sais pas
si cette crainte-là, particulièrement, vous l'avez regardée puis comment on
compte y répondre.
M. Charette : C'est une
crainte qui nous a été effectivement partagée avec beaucoup d'insistance, et on
le comprend, ne serait-ce que certaines terres qui peuvent être à ce point
grandes qu'elles se retrouvent sur plus qu'une municipalité. Donc, si, pour, et
ça, c'est peut-être un cas extrême, mais si, pour une même terre agricole, il y
a différents règlements qui devaient s'appliquer, on comprend, là, que ça
devient difficilement conciliable. Donc, dans le travail d'élaboration de la
réglementation qui est à venir, ces questions-là seront certainement... en
fait...
M. Charette : ...certainement,
assurément, considéré. On n'est pas prêts à dire... et notamment à travers un
amendement, de dire qu'on exclut le secteur agricole en entier parce que ça
pourrait couvrir des éléments de moindre importance, là, qui pourraient relever
de la compétence des municipalités. Mais, sinon, très certainement qu'il va y
avoir des balises, on parlait de pesticides, entre autres, mais de d'autres...
d'autres préoccupations du milieu agricole. Donc, pas au point de dire :
C'est totalement, totalement exempté, mais oui, il y aura assurément des
balises, là, par rapport au secteur agricole.
Mme Dufour : Mais j'ai
souvenir, quand on avait eu les échanges, à un moment donné, il me semble que
vous aviez dit : Bien, le milieu municipal, là, ils n'iront pas jusque-là.
Mais on est... on ne peut jamais prédire jusqu'où ira un conseil municipal.
Parce que, tu sais, dans les prochaines années, on n'a aucune idée qui sera
élue et des valeurs qu'ils porteront. Donc, compte tenu, là, de l'importance de
notre milieu agricole, je pense que c'est... c'est important d'avoir une
attention particulière pour cette... c'est ça, pour cet élément-là. Parce que
je comprends qu'il y a des enjeux de rejets dans les rivières, tou ça, qu'il
faut contrôler, puis, ça, que les municipalités, les bandes riveraines veulent,
des fois, aller plus loin. Je ne pense pas qu'il est là, l'enjeu. C'est
vraiment la question des pesticides.
M. Charette : ...c'est encore
très, très pertinent. Il y a aussi une loi qui encadre les pesticides, qui
serait une protection supplémentaire, là, pour le secteur agricole.
Mme Dufour : Mais, la
Loi sur
les pesticides, en quoi elle protège le secteur agricole?
M. Charette : Bien,
c'est-à-dire, ça évite aux... ça balise ce qui serait possible ou pas de faire.
Est-ce que vous pouvez... À ce niveau-là, on pourrait se référer à quelqu'un
de... avec une acuité encore plus grande.
Mme Dufour : Oui, parce que,
pour... en tout cas, il me semble que les municipalités peuvent vraiment mettre
en place, là, des contrôles des pesticides, ils le font présentement.
Le Président (M. St-Louis) : Pour
la prochaine fois intervention...
Mme Dufour : Oui, consentement.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
c'est gentil. Donc, je vous invite à vous présenter, nom et fonction.
Mme Robert (Caroline) : Bonjour.
Donc, Caroline Robert, directrice générale des politiques de l'eau au ministère
de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune
et des Parcs. Donc, effectivement, il y a une loi spécifique sur les pesticides
qui contient son propre cadre sur la conciliabilité. Donc, elle intègre déjà
l'aspect de conciliation qu'on cherche à introduire dans la
Loi sur la qualité
de l'environnement. Donc, c'est sûr qu'il y a un cadre spécifique aux
pesticides qui est déjà en place, qui permet effectivement cet élément-là de
conciliabilité, qui permet aux municipalités d'aller plus loin. Mais quand on
dit aller plus loin, évidemment, il y a d'autres balises pour éviter, par
exemple, des réglementations abusives, etc. Donc, ce qu'on... ce n'est pas le
seul garde-fou, si on veut, qui existe.
Mme Dufour : Est-ce qu'en ce
moment il y a quelque chose qui empêcherait une municipalité de mettre un
règlement qui interdirait les pesticides sur une terre agricole de son
territoire?
Mme Robert (Caroline) : Ce n'est
pas dans la
Loi sur les pesticides, ni dans la
Loi sur la qualité de l'environnement,
mais effectivement, dans les lois qui régissent le milieu municipal, de
l'expropriation déguisée, par exemple, ce n'est pas des choses qui peuvent être
faites. Donc, il y a d'autres recours qui existent.
Mme Dufour : Mais ça, ça peut
être long, là, c'est d'aller devant les tribunaux, là. Si on est rendus dans la
loi sur l'expropriation déguisée, si on invoque ça, on est dans d'autres
recours, vaudrait mieux prévoir d'avance, éviter qu'on s'y rende.
M. Charette : Au niveau des
pesticides, l'usage actuel, certaines municipalités ont légiféré, mais en
milieu urbain.
Mme Dufour : Oui, exact.
M. Charette : À ma
connaissance, je n'ai pas d'exemple en tête, sauf erreur, de municipalités qui
auraient tenté de le faire en milieu proprement agricole. Mais que ce soit, et
là je ne veux pas tomber dans les exemples précis, mais on a des municipalités
qui sont venues encadrer, voire interdire certains types de pesticides, encore,
avec une liste plus restrictive que celle qui est en placem, mais en milieu
urbain spécifiquement et non pas, là, pour les terres agricoles.
Mme Dufour : Non, exact. Et
quand, moi, je l'avais regardé à Laval, on avait la certitude qu'on pouvait le
faire pour le milieu agricole, mais par souci justement de conciliation et
de... tu sais, de maintenir notre territoire agricole, on n'avait pas été là.
Mais j'ai la certitude qu'on pouvait le faire, mais qu'on a choisi de ne pas le
faire. La plupart des municipalités qui ont légiféré, ce n'est pas nécessairement
des municipalités qui ont des vastes territoires agricoles non plus. Mais, tu
sais, si la crainte nous a été exprimée, c'est parce que ça discute, c'est
parce qu'il y a des conseils municipaux qui en ont parlé puis que les
producteurs agricoles...
Mme Dufour : ...cette
crainte-là. Ceci dit, moi, je dois le dire, je pense qu'il faut s'éloigner le
plus qu'on peut des pesticides parce qu'il y a d'autres enjeux que ça crée,
mais... il existe des options peut-être moins dommageables pour l'environnement,
mais, à ce jour, dans certains cas, ce n'est pas possible.
M. Charette : Mais, sans
faire le débat des pesticides ici, c'est vrai que la question, elle est
importante, mais je pense que c'est hier qu'on parlait des fausses bonnes idées,
il y en a aussi dans le domaine des pesticides. Donc, c'est là où ça peut
difficilement être dans la loi comme telle, le fin détail ou la liste des
interdictions, parce que ça change avec les années. On va, et il y a de
nombreux exemples, là, penser interdire ou interdire un type de pesticides.
Donc, on a un produit de remplacement et, avec le temps, on se rend compte que
le produit de remplacement peut être aussi, sinon plus dommageable que le
produit qu'on a tenté d'éradiquer ou d'éliminer. Donc, c'est pour ça que ce
n'est pas le degré de détail qu'on met dans la loi, mais clairement, là, qu'à
travers l'élaboration de la réglementation pour ce qui est de cet article-là,
on va prendre un temps, réellement, là, de... pas d'arrêt, mais un temps de
réflexion avec les parties prenantes. Et clairement, je le réitère, le milieu
municipal a des devoirs à faire à ce niveau-là pour rassurer, justement, là,
que ce soit son secteur agricole, que ce soient aussi les autres parties, là,
qui interviennent sur leur territoire.
Mme Dufour : Puis,
évidemment, l'Union des producteurs agricoles sera consultée pour l'élaboration
du règlement?
M. Charette : Naturellement.
Naturellement.
Mme Dufour : O.K. Excellent.
Peut-être une question... Quand je lis le début, là, parce que là on change le
118.3.3, le début : «Toute disposition d'un règlement municipal
inconciliable avec la présente loi est inopérante.» Puis, par la suite, on
rajoute qu'on peut déterminer par règlement que «toute disposition d'un règlement
municipal portant sur le même objet que la présente loi est inopérante». Juste
comprendre pourquoi on a mis le deuxième paragraphe quand déjà d'emblée on dit
que toute disposition d'un règlement municipal inconciliable avec la loi est
inopérante. Pourquoi on a besoin de rajouter le deuxième paragraphe, qui vient
prévoir par règlement?
Mme Robert (Caroline) : Il y
a un élément là-dessus, c'est-à-dire qu'à l'intérieur des règlements il pourra
y avoir des dispositions pour lesquelles on applique la conciliabilité et des
dispositions pour lesquelles on choisira d'appliquer la préséance, justement
dans des situations comme celles que vous avez décrites. Donc, c'est...
• (14 h 30) •
Mme Dufour : ...je m'excuse,
je veux vous arrêter, parce que, la conciliabilité, on la trouve plutôt dans le
118.3.3.1, mais, dans le 118.3.3, on parle juste d'inopérant, là. Les deux
paragraphes, on parle que c'est inopérant, on ne dit pas qu'on peut... tu sais,
rendre opérante une portion. Ça fait que c'est pour ça que j'essaie de
comprendre. Le deuxième paragraphe semble superflu compte tenu du premier, qui
a l'air vraiment, tu sais... c'est ça, c'est le gros article, là, qui dit que
c'est inopérant. Je ne sais pas...
Mme Robert (Caroline) : C'est
la... oui, la notion de même objet qui intervient ici, puis ça, ça
devient un élément important parce que c'est vraiment... notre optique, c'est
vraiment de rendre inopérantes des dispositions des règlements qui viseraient
le même objet que ce qu'on vise, donc c'est pour venir apporter ce niveau de
précision là, et non pas n'importe quel règlement municipal qui porterait sur
le même... disons, sur un sujet environnemental. C'est vraiment la notion de
même objet.
Mme Dufour : O.K. Mais, au
départ, on dit : Toute disposition qui est inconciliable avec la présente
loi. Donc, tout ce qu'il y a dans la loi, s'il y a un règlement municipal qui
touche à ça, c'est inopérant.
Mme Robert (Caroline) : Il y
a la loi et il y a ses règlements, donc...
Mme Dufour : Oui, mais ça dit
«de la présente loi ou de ses règlements». Bien...
M. Charette : Mais, moi, en
termes différents, ce que je dirais, le... la première phrase, quand on lit
«inconciliable», donc tout ce qui est contraire à la
loi sur l'environnement
est qualifié ou considéré comme inopérant, inconciliable, donc c'est différent.
Mais ce qui est semblable peut... et c'est là où la distinction est faite dans
le deuxième, dans le deuxième, ce n'est pas inconciliable, ça peut être un même
objet, mais ça peut... ça peut être réputé comme étant inopérant aussi.
Mme Dufour : O.K. Donc,
ça serait des éléments qui pourraient toucher à quelque chose de semblable à ce
qu'il y a dans la loi, mais qui est... qui est sur un même objet, mais qui
n'est pas nécessairement dans la loi, et là, ça, on pourrait le prévoir par
règlement.
M. Charette : Exact. Donc, la première...
Haut de la page
14 h 30 (version non révisé
e) M. Charette : ...donc la
première partie, ce n'est pas la... c'est-à-dire, c'est inconciliable, donc c'est...
On pourrait le dire autrement. C'est contraire à la réglementation. Donc, une
municipalité ne pourrait pas aller dans le sens contraire, là, d'une
disposition de la loi, ce qui est logique. C'est une formulation, là, qui est
logique. Puis, dans le deuxième cas, lorsqu'on est sur un même objet, par
règlement, il peut y avoir aussi des éléments, là, qui font dire au
gouvernement que c'était... c'est inopérant.
Mme Dufour : O.K. Et là on
tombe après ça dans le 118.3.3.1, où on vient dire que le ministre peut
approuver une disposition concernant la contamination, la pollution de l'atmosphère,
les rejets dans un ouvrage d'assainissement, etc. Donc là, c'est... En fait, on
n'englobe pas tout là, ici. Là, on limite quand même à certains éléments qui
pourraient être autorisés. Puis pourquoi on a besoin de venir préciser ici la
contamination, les rejets dans un ouvrage d'assainissement.
M. Charette : ...à la CMM ou
à la CUM, c'est que c'est des ententes spécifiques, là, qui ont été convenues.
Dans le premier cas, on parle de 1981. Donc, c'est en vigueur, là. C'est-à-dire,
ça a été convenu il y a plus d'une quarantaine d'années. Dans le deuxième cas,
on parle d'une entente intervenue, là, en janvier 1987, donc légèrement plus
récemment. Mais, pour le reste, c'est les parties suivantes, là, qui sont d'application
plus générale.
Mme Dufour : Je pense qu'on a
des articles en suspend qui sont liés à cet article-ci. Est-ce que ce sont ceux
qui vont venir permettre à chacune des municipalités? Je vais vous dire c'est
lesquels.
Des voix : ...
M. Charette : ...29 à 35.
Mme Dufour : Oui. Exact, 29 à
35 sont...
M. Charette : Oui. Donc, on a
des chartes de villes, donc, pour des villes spécifiquement, et avec un cadre
peut-être un petit peu plus général pour les suivants. Mais le principe général
est au 118.3.3.1.
Mme Dufour : O.K. Mais, si on
le regarde, c'est le principe général, c'est jusqu'on semble limiter ça à la
CMM. Oui, c'est ça, la CMM. Mais il est où, l'article dans cet... la portion de
l'article qui concerne l'ensemble des municipalités du Québec dans le
118.3.3.1?
M. Charette : On règle surtout,
là, les ententes CMM, CUM. Mais, pour expliquer le cadre plus précisément, on
peut s'en remettre, là, à notre collègue.
Mme Robert (Caroline) : Mais
donc 118.3.3, c'est vraiment l'article de base pour établir, justement, faire l'évolution
puis permettre aux municipalités d'exercer les compétences qui leur ont été
octroyées en matière d'environnement. Donc, c'est l'article qui jette les
bases.
L'article subséquent, il y a vraiment une portée plus restreinte pour
conserver une approbation des règlements dans le secteur de... finalement, l'ancienne
CUM. Donc, il y a vraiment... Ce secteur-là a un cadre très particulier parce
qu'ils sont visés par des ententes que n'ont pas les autres municipalités.
Mme Dufour : O.K. Je... C'est
peut-être moi qui ai de la misère, mais, quand je lis 118.3.3, on parle juste
que toute disposition est inopérante. On ne dit pas : La municipalité peut
demander au ministre ou avoir une approbation du ministre, là, pour opérer dans
un même objet, là.
Mme Robert (Caroline) : Je
confirme qu'il n'y a plus d'approbation du ministre pour les municipalités.
Donc, les municipalités, lorsque... à moins qu'on applique le principe de
préséance, vont se gérer avec le principe de conciliabilité et n'auront pas à
venir cogner à la porte du ministère pour obtenir une approbation. Donc, le
principe d'approbation n'existe plus pour l'ensemble des municipalités, il est
conservé uniquement sur l'ancien territoire de la Communauté urbaine de
Montréal. Donc, quand on...
Mme Robert (Caroline) : ...soit
qu'on applique la préséance, soit qu'on applique la conciliabilité. Mais, dans
les deux cas, les municipalités n'ont plus à se... à venir faire valider auprès
du ministre.
Mme Dufour : C'est ça. Mais
là on parle de... pour ce qui est «tout objet» qui n'est pas dans cette loi,
mais «tout objet» qui est dans cette loi, là il est où, le mécanisme? Il n'y en
a pas?
Mme Robert (Caroline) : Il
n'y a pas... Il n'y a pas de mécanisme d'approbation. L'idée, c'est
effectivement qu'on sort du mécanisme d'approbation. Soit que c'est conciliable
et que la municipalité applique sa réglementation, soit que c'est
inconciliable, dans ce cas-là, évidemment, c'est inopérant, ou soit qu'on a
prévu, nous, de conserver la préséance, et, dans ce cas-là, la municipalité ne
peut pas réglementer sur le même objet. Si, par exemple, on conserve la
préséance pour une norme quelconque dans un des règlements, la municipalité ne
pourra pas réglementer, ne pourra pas venir voir le ministère pour faire approuver
un règlement dans ce cas-là. Donc, on change vraiment la dynamique et on permet
aux municipalités vraiment d'exploiter leurs compétences en environnement sans
toujours dépendre de nous pour une approbation qui était peut-être nécessaire
dans les... lorsque la loi a été édictée dans les années 70, mais là, les
compétences des municipalités en environnement se sont vraiment beaucoup
développées, et elles peuvent les exercer. Donc, on fait vraiment cette
évolution-là. C'est pour ça que vous ne trouvez plus de mécanisme
d'approbation... d'approbation générale des règlements municipaux.
Mme Dufour : Bien, je vais
poser une question, là, générale. Si une municipalité a un règlement municipal
qui porte sur un même objet que la
Loi sur la qualité de l'environnement, c'est
au... c'est... ça va devenir inopérant? Ou, si ça va être... c'est ça qu'on va
contrôler par règlement, qu'est-ce qu'on permet, qu'est-ce qu'on ne permet pas?
Mme Robert (Caroline) : Donc,
si par exemple on a un règlement qui vise par exemple des dispositions de...
qui touchent... On peut prendre un exemple de façon générale, l'aménagement du
territoire, par exemple, des règles de distances séparatrices. Donc, si on dit,
dans le règlement, c'est des règles où on applique la conciliabilité, donc, à
ce moment-là, une municipalité pourra choisir de réglementer plus sévèrement,
d'augmenter la distance. Elle ne pourra pas avoir une distance moindre, bien
sûr, parce qu'à ce moment-là ce serait inconciliable. Mais, si elle met une
distance plus grande que le règlement, donc on... les règlements de
gouvernement deviennent la base. Et la municipalité peut réglementer. Mais elle
n'a pas à venir chercher une permission auprès de nous. Mais, si, au contraire,
dans un règlement, par exemple, une norme d'émission de rejets, on applique la
préséance, bien, la municipalité ne pourrait pas réglementer pour mettre une
norme plus sévère. Donc, c'est vraiment les règlements qui vont déterminer
quelles... à quelles dispositions s'applique la conciliabilité et à quelles
dispositions s'applique la préséance. Donc, on conserve les deux mécanismes,
mais c'est un ou c'est l'autre. Et il n'y a pas d'approbation outre les codes
de la communauté urbaine.
• (14 h 40) •
Mme Dufour : Ça fait que ça,
c'est pour quelque chose qui touche un même objet. Mais, dans le cas où une
disposition est inconciliable avec la loi, c'est automatiquement inopérant. Il
n'y a aucune possibilité de la façon que c'est écrit de changer ça, même pas
par règlement, là.
Mme Robert (Caroline) : C'est...
C'est le principe, effectivement, parce que, par exemple, si on établit que la
norme, vous avez évoqué les bandes riveraines un peu plus tôt, c'est par
exemple 10 mètres, bien, on ne voudrait pas qu'une municipalité
dise : On va mettre cinq mètres ou on va mettre deux mètres. Donc, elle
pourrait mettre 15 mètres, elle pourrait mettre 20 mètres, mais elle
ne pourrait pas venir plus faible parce qu'à ce moment-là ce serait
inconciliable.
Mme Dufour : O.K. Mais il n'y
a pas aucun cas ce que ça pourrait être nécessaire d'avoir une... de se donner
une porte de flexibilité comme on s'est donné dans à peu près tous les autres
articles? Puis, tu sais, ça, c'est... la Fédération québécoise des
municipalités le mentionnait. Ils disaient... Parce que pour eux, ils
disaient : Il faudrait permettre à une MRC de continuer à pouvoir demander
une dérogation advenant l'impossibilité de respecter le principe de
conciliabilité. On pourrait... tu sais, dans le cas... Parce qu'ils disaient :
«La diversité des territoires ou des situations fait en sorte qu'il faudrait
peut-être prévoir un mécanisme pour des cas exceptionnels.» Là, ici, il n'y en
a pas, là. Ça va impliquer de réouvrir la voie... la loi, là.
Mme Robert (Caroline) : C'est...
C'est effectivement... La loi, elle détermine qu'il y a la préséance, il y a la
conciliabilité. Après ça, dans les règlements, ça peut... ce que vous évoquez
peut amener à se questionner dans le règlement, s'il y a lieu, que le
règlement, lui, permette par exemple des normes adaptées à des situations
particulières. Mais le règlement pourra... peut... peut tout à fait établir
que, dans certains contextes, une telle norme s'applique et, dans un autre
contexte, une telle norme supérieure s'applique aussi. Donc, ça n'empêche pas
que, par règlement, on puisse venir préciser et donc éviter le concept de
dérogation, là, qui amène une étude au cas à cas.
Mme Dufour : ...façon que je
le lis, là...
Mme Dufour : …s'il y a une
disposition, un règlement municipal qui est inconciliable avec la loi en
question ou ses règlements, c'est inopérant. C'est ça que ça dit. Le seul
élément qui se fait par règlement, c'est si un règlement municipal porte sur un
même objet que tout ou
partie d'un règlement, mais, d'emblée, tout ce qui est
municipal, qui est inconciliable avec la loi ou ses règlements, c'est
inopérant, il n'y a aucune possibilité d'en déroger, même par règlement, là, la
façon que c'est écrit.
M. Charette : C'est de voir ce
qui est contraire à la réglementation… pas à la réglementation, mais à la
législation, puis là, on est en vertu de la LQE, de la
Loi sur la qualité de
l'environnement, on a aussi, là, la loi, naturellement, là, sur les compétences
municipales qui s'applique et qui a des dispositions de conciliabilité aussi.
Mais là on est uniquement… nous, on ne touche pas, on ne modifie pas la loi,
là, sur la… sur les compétences municipales et sur la conciliabilité
municipale en vertu de cette loi-là. Mais, pour ce qui est des aménagements, si
c'est… Ça ne peut pas être contraire à la LQE, mais les aménagements peuvent
être et seront précisés, là, à travers la réglementation. Mais ça ne peut
pas... ça ne peut pas être contraire à ce que dit la LQE, ça, c'est une base
qui est… et c'est déjà le cas présentement, là. C'est déjà le cas. Et on ne
remet pas ça en question, et d'ailleurs les municipalités, là, de façon… autant
FQM qu'UMQ se disaient, là, confortables avec l'esprit, là, de
l'article 149.
Mme Dufour : Et c'est un
commentaire qui vient de la FQM, là, que je viens de lire.
M. Charette : Je ne dis pas
qu'ils ne souhaiteraient pas avoir encore davantage, mais l'esprit, tel qu'il
est décidé, je leur ai posé la question à plus d'une reprise, là, la lecture
elle-même de l'article leur convient. Et, si on leur offre la possibilité
d'avoir encore plus de pouvoir, c'est bien certain, là, et on les comprend,
qu'elles ne les refuseraient pas, là. Mais la disposition, telle que proposée,
là, leur convient.
Mme Dufour : Bien, je pense qu'on
verra dans l'avenir, mais qu'il y a des cas exceptionnels que, peut-être,
effectivement, ce serait nécessaire de… d'être différent que la LQE, dans
certains cas. Je n'ai pas d'exemple en tête en ce moment, mais, la FQM, ce
qu'ils ont, eux, comme expérience, c'est une vaste variété de territoires bien
plus différents que ce que j'ai connu. Donc, je… en tout cas, à l'usage, on
verra. Mais moi, j'ai l'impression qu'on se… qu'on manque peut-être une
possibilité d'avoir de la flexibilité dans un cas qu'on n'aurait pas pensé.
M. Charette : Mais juste
réitérer, là, cette disposition-là, elle est… elle est présente, et il y a…
actuellement, elle n'a… on n'a jamais, au niveau du ministère, autorisé une
action qui était contraire à la LQE. Et ce n'est pas… je veux dire, ça se
justifie, ça s'explique aisément. Mais, encore aujourd'hui, là, il n'y a jamais
eu de cas où on est allé en deçà de ce que prévoit la loi. C'est logique. Ce
n'est pas un règlement, avoir des aménagements à travers la réglementation, c'est
logique, mais on ne peut pas aller à l'encontre d'une de nos lois.
Mme Dufour : Mais peut-être
que c'est moi, là, qui saisis mal la portée du mot «inconciliable». Peut-être
que c'est là l'enjeu, peut-être qu'on peut l'expliquer.
Mme Robert (Caroline) : Le
principe est en dessous de ça, c'est… inconciliable, c'est lorsqu'on… pour
respecter un règlement, on doit contrevenir à un autre règlement. Donc, l'idée
de la conciliabilité, c'est… effectivement, on ne peut pas être en deçà. Parce
que, si, par exemple, la norme pour le Québec est de 10 mètres pour la
fameuse bande de protection et que la municipalité met cinq mètres, je me…
j'applique la bande de cinq mètres, évidemment, je contreviens à la
réglementation provinciale. Donc, c'est vraiment de se retrouver dans une
situation de contrevenir à un des deux. C'est pour ça que, de manière générale,
quand on l'explique, on dit que les réglementations municipales vont être plus
sévères. C'est la façon de s'assurer d'une conciliabilité.
Mme Dufour : Non, mais dans…
actuellement, de la façon que c'est écrit, là, inconciliable, ça veut dire que,
s'ils ont une disposition qui va au-delà de ce que la LQE prévoit, c'est
correct? Parce que de la façon… «inconciliable», j'avais l'impression que c'était…
bien…
Mme Dufour : ...bien, que,
finalement, ça touche aux... bien, ce n'est pas objet là, mais que c'est... que
ça porte sur la même chose mais que c'est... comment dire. J'essaie de
l'expliquer, là, ce que j'ai en tête, mais...
M. Charette : À travers les
rencontres, le milieu municipal participe à beaucoup de nos forums de
discussion. Moi, à travers les dernières années, là, les revendications à ce
niveau-là du milieu municipal, c'est d'avoir la possibilité d'être plus sévères
et non pas moins sévères. C'est ce qu'on vient leur consentir. Ils auront la
possibilité d'être plus sévères, en autant que ça respecte la réglementation à
développer. Mais ce n'est pas... ce n'est pas, au contraire, pour être plus
laxiste que prévoit la loi ou la réglementation qui en découle.
Mme Dufour : O.K. Je vais
réfléchir à des exemples, mais on peut voir par contre que «le ministre peut,
en tout temps, modifier ou révoquer une approbation...», puis là on est...
«...délivrée en vertu du premier ou deuxième alinéa». Là, c'est... on est dans
la CMM, l'atmosphère, les rejets. Pourquoi on a senti le besoin de se donner ce
pouvoir?
Mme Robert (Caroline) : On
pourrait, par exemple, se retrouver dans une situation où, entre temps, la
réglementation du gouvernement a évolué de sorte que, malheureusement, ce qu'on
aurait approuvé deviendrait un peu obsolète, si on veut. Donc, de... on
pourrait se trouver à devoir révoquer pour éviter un... une iniquité qui
s'appliquerait, à ce moment-là, la réglementation qui aurait été approuvée à un
certain moment pour la Communauté urbaine de Montréal deviendrait finalement à
la traîne par rapport à ce qu'on aurait édicté pour le reste du Québec. Donc,
on voudrait quand même s'assurer d'avoir un mécanisme pour permettre de ne pas
faire face à des situations comme ça.
Mme Dufour : O.K. Puis là,
ici, on parle concernant la contamination et la pollution de l'atmosphère et
les sources de contamination. Il y a des contaminants que la province n'a pas
encore encadrés. Est-ce qu'à ce moment-là la CMM aurait la possibilité
d'encadrer de leur côté?
• (14 h 50) •
M. Charette : Avec les
nouvelles dispositions de l'article 149, lorsque la réglementation sera
développée, possiblement. Et là on réfère à des ententes, là, qui datent d'un
certain nombre d'années, qui visent davantage... là, je vais... je vais élargir
le cadre un petit peu, au niveau de la qualité de l'air. Mais, avec le
nouveau 118.3.3 point... ce qu'on apporte au 118.3.3, on aura la possibilité,
ce cadre réglementaire le permet pour... L'exemple, c'est de la CMM, mais ça
pourrait être des autres municipalités, là, d'aller chercher leur propre cadre
réglementaire encore plus contraignant, si la réglementation le permet,
naturellement. Mais ça ne se limitera pas uniquement à la CMM, c'est pour le
milieu municipal dans son ensemble.
Mme Dufour : Sanimax, est-ce
que ça, c'est le genre d'élément qui est couvert par... ici?
M. Charette : En fait, le cas
de Sanimax, puis je ne rentrerai pas trop dans le détail, là, parce que, bon,
c'est judiciarisé. Comme on le sait, on a offert, du côté du gouvernement, là,
une offre de médiation, mais, justement, c'est ces mêmes dispositions là, donc
ces mêmes pouvoirs qui ont été octroyés, là. Anciennement la CUM, aujourd'hui
CMM, qui permet à la CMM d'établir ses propres règles au niveau de la qualité
de l'air.
Mme Dufour : O.K. On a des
commentaires... Bien, c'est sûr que, là, c'est ça, il y a beaucoup de groupes
qui ont posé des... qui ont des craintes par rapport à l'élargissement
potentiel. Qu'est-ce qu'on a en tête comme règlement?
M. Charette : C'est là où la
première étape était de se dire : On a entendu les revendications
traditionnelles du milieu municipal, on est prêt à développer une
réglementation en conséquence. Pour ce faire, il fallait, effectivement,
adopter des modifications législatives, mais, pour ce qui est du détail
lui-même, je ne me commettrai pas aujourd'hui. Il y a beaucoup de travail à
faire. Et la première responsabilité, je le...
M. Charette : ...c'est relié
au milieu municipal pour rassurer les gens qui pourraient s'en inquiéter. Par
la suite, comme on le fait pour chacun de nos règlements, il va avoir un
travail qui va se faire de cocréation, c'est-à-dire on va consulter avant même
de prépublier pour avoir une base qui est assez solide dès le départ, ensuite,
une consultation officielle suite à la prépublication et, ultimement,
l'édiction de ce ou de ces règlements-là.
Mme Dufour : O.K. Est-ce que
les enjeux émergents, stratégiques, c'est quelque chose qui va être pris en
compte?
M. Charette : PFAS, ces
questions-là, est-ce que c'est ce que la collègue sous-entend?
Mme Dufour : Non, en fait, je
réfère à un mémoire, le mémoire, CQDE, oui, le Centre québécois du droit en
environnement qui... Je ne sais pas si c'est parce qu'ils l'ont lu dans un...
peut-être, dans le mémoire au ministre, ou quelque chose, là. Mais, tu sais,
qu'est-ce qui pourrait, dans le fond, venir... C'est sûr que la santé publique,
ça, c'est clair, là ils nous parlent des enjeux émergents et stratégiques, que
ça pourrait être une une préoccupation du Québec.
M. Charette : Des nouvelles
réalités, en quelque sorte, ou une science qui se développe, et c'est l'avantage
de ne pas avoir le fin détail uniquement dans la législation. La
réglementation, elle finit par s'adapter, s'il y a des nouvelles réalités, s'il
y a des nouvelles connaissances par rapport à une norme. On le mentionnait tout
à l'heure à travers l'exemple de la CUM, sinon de la CMM, il y a des éléments
qui peuvent être autorisés et permis aujourd'hui, parce que, lorsque
l'autorisation a été donnée, ça semblait être la bonne référence. Mais si la
science devait se développer, qu'on devait se rendre compte qu'au contraire il
faut renforcer telle ou telle norme, c'est là où la réglementation peut être
assez agile, là, pour se moderniser.
Donc, si on parle d'enjeux émergents, moi,
je le dis comme étant de nouvelles réalités, Je n'ai peut-être pas la bonne
interprétation par contre, mais, dans tous les cas, la réglementation peut
s'ajuster en fonction de nouvelles données, de nouvelles connaissances ou une
nouvelle science qui devait se confirmer.
Mme Dufour : Un autre élément
qui avait été mentionné puis qu'on avait eu des échanges, c'était la crainte
de... On a parlé des municipalités... une disparité, ça fait qu'il y avait une
recommandation de différents groupes, de dire : Bien, peut-être qu'on
pourrait le regarder au niveau régional, donc... bien, régional, étant plutôt
une MRC. Est-ce que ça, c'est quelque chose qu'on a regardé du côté du
gouvernement?
M. Charette : Comme je le
mentionnais, on est très conscient des... bien, je dis «craintes», ce n'est pas
tant une opposition systématique des groupes qui ont besoin d'être rassurés sur
les intentions des municipalités et les intentions du gouvernement du Québec de
leur donner davantage de pouvoirs. Donc, on n'exclut pas d'emblée quelque
formule que ce soit, mais on est conscient qu'il y a un grand travail de
communication qui devra se faire pour que la portée de cette réglementation-là
soit saisie de la même façon par tout le monde, et que ça puisse rassurer le
plus d'acteurs possible. C'est des éléments qui pourront être très certainement
considérés.
Mme Dufour : Donc, dans un
règlement, on pourrait considérer que certains... certaines dispositions soient
déléguées plutôt aux MRC, plutôt qu'individuellement aux municipalités.
M. Charette : C'est quelque
chose qui pourrait être considéré.
Mme Dufour : O.K.
Intéressant. Je pense que ça complète mes interventions sur cet article, M. le
Président.
Le Président (M. St-Louis) : Merci
beaucoup, Mme la députée. Merci, M. le ministre. Nous allons mettre l'article
aux voix. Est-ce que l'article 149 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. St-Louis) : Adopté.
Nous allons donc poursuivre avec l'article 150. M. le ministre.
M. Charette : Merci, M. le
Président.
L'article 118.3.4 de cette loi est modifié par le remplacement de
«alinéa de l'article 118.3.3» par «au deuxième alinéa de l'article 118.3.3.1».
Le commentaire. Cet
article modifie
l'article 118.3.4 de cette loi en concordance avec les modifications proposées
à l'article 118.3.3 de cette loi et l'ajout de l'article 118.3.3.1 par
l'article 149 du projet de loi. Comme ça, la Communauté métropolitaine de
Montréal pourra maintenant faire approuver sa réglementation afin que celle-ci
prévale sur la réglementation provinciale. Il importait de modifier la portée
de l'exception à l'article 118.3.4.3... c'est-à-dire 118.3.4 de la loi, de la
concordance...
M. Charette : ...
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. Est-ce que... Il n'y a pas d'intervention. Donc, nous allons
mettre l'article aux voix. Est-ce que cet
article est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. St-Louis) :
Merci. Nous poursuivons avec l'article 151.
M. Charette : Merci, M. le
Président.
L'article 118.3.5 de cette loi
est modifié par le remplacement de «portant sur les matières visées dans les
règlements susmentionnés a été approuvé conformément à l'article 118.3.3» par
«a été approuvé en vertu du premier ou du deuxième alinéa de l'article 118.3.3.1».
Cet article... Commentaire : Cet
article modifie l'article 118.3.5 de cette loi en concordance avec les
modifications proposées à l'article 118.3.3 de cette loi et l'ajout de
l'article 118.3.3.1, par l'article 149 du projet de loi. Comme seule
la Communauté métropolitaine de Montréal pourra désormais faire approuver
certains de ses règlements afin que ceux-ci prévalent sur un ou plusieurs
règlements adoptés en vertu de la loi, il importait de restreindre la portée de
l'exception à l'article 118.3.5 de la loi.
Concordance également ici.
Le Président (M. St-Louis) :
Merci, M. le ministre. Mme la députée.
Mme Dufour : Oui. Bien, le commentaire, je pense, c'est... je trouve ça intéressant parce qu'on vient
dire : «Comme seule la CMM pourra désormais faire approuver certains de
ses règlements afin que ceux-ci prévalent sur un ou plusieurs règlements
adoptés en vertu de la loi...» C'est ce que j'exprimais dans... j'essayais...
difficilement, mais j'essayais d'exprimer qu'on semblait donner des pouvoirs
seulement à la CMM, alors qu'aux municipalités on ne semblait pas leur
permettre ça du tout, là. Puis c'est écrit dans le commentaire.
M. Charette : Oui, mais là on
est en lien avec une entente qui était intervenue dans les années 80. Et
la modification ici, c'est... on... Dans l'article 149, on évoquait CUM.
La CUM n'existe plus, c'est la CMM. Donc, l'entente qui était intervenue à
l'époque continue de s'appliquer, parce qu'elle est toujours en vigueur, mais
avec le même principe, là, qui a été mentionné tout à l'heure pour les autres
municipalités, c'est des autorisations qui ne seront plus nécessaires, en
autant qu'on respecte les deux critères, là, qu'on a... qu'on a discutés. Là,
on fait juste référer à une entente qui n'a pas été... qui n'a pas été abrogée,
qui est toujours en vigueur. Donc, on doit le réitérer, là, à travers l'article
en question.
• (15 heures) •
Mme Dufour : Ce n'est pas
tout à fait ça que c'est écrit dans la note, là. Je veux juste rappeler, là,
que ce n'est pas tout à fait ça que ça dit. Mais, bon, je comprends qu'on est
dans de la concordance, là, je n'insisterai pas davantage.
Le Président (M. St-Louis) : Merci.
Donc, nous allons mettre l'article 151 aux voix. Est-ce que cet
article
est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. St-Louis) :
Merci. Et on poursuit avec l'article 152.
Des voix : ...
M. Charette : S'il y a
consentement, pour éviter qu'on ait à changer d'équipe de façon répétée, on l'a
évoqué tout à l'heure, on avait suspendu les articles 29... qui étaient en
lien avec ces notions-là, c'était 29 à...
Le Président (M. St-Louis) :
M. Charette : ...35, on
pourrait les faire immédiatement. Vous allez voir, là, c'est des aménagements,
là, qui ne sont pas... qui n'apportent pas de grands changements, mais on
pourrait régler ça avec l'équipe qui est en place actuellement.
Des voix : Consentement.
Le Président (M. St-Louis) : Est-ce
que nous avons consentement? Oui?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. St-Louis) :
Merci. Donc, comme il y a consentement, nous allons revenir à l'étude de
l'article 29. M. le ministre.
M. Charette : Merci. Je ne me
souviens plus si je les avais lus. Je ne prendrai pas de chance.
Le Président (M. St-Louis) :
Non, non, ils avaient été suspendus.
M. Charette : Non? Parfait.
Donc :
L'article 60 de la Charte de la
Ville de Gatineau est modifié par la suppression du deuxième alinéa.
Et le commentaire : Cet
article modifie
l'article 60 de la Charte de la Ville de Gatineau pour retirer
l'obligation pour la Ville de Gatineau de faire approuver certains de ses
règlements par le ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les
changements climatiques, de la Faune et des Parcs.
En fait, ça vient confirmer ce qu'on vient
se dire, là. Il n'y a plus d'obligation pour la Ville de Gatineau d'obtenir une
autorisation, là, pour faire approuver, là, certains de ses règlements par le
ministre... le ministère de l'Environnement.
Le Président (M. St-Louis) :
C'est bon? Donc...
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15 h (version non révisé
e) Le Président (M. St-Louis) : ...que...
est-ce que cet
article est adopté? Adopté. On poursuit avec l'article 30,
s'il vous plaît.
M. Charette : Merci, M. le
Président. 30. Les articles 97 et 98 de la Charte de la ville de Québec,
capitale nationale du Québec, sont modifiés par la suppression du deuxième
alinéa.
Même explication comme commentaire :
Donc, cet
article modifie les articles 97 et 98 de la Charte de la Ville
de Québec, capitale nationale du Québec, pour retirer l'obligation pour la
Ville de Québec de faire approuver certains de ses règlements par le ministre
de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune
et des Parcs.
Le Président (M. St-Louis) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Mme la députée?
Mme Dufour : Non.
Le Président (M. St-Louis) : Non.
Donc, est-ce que cet
article est adopté? Adopté. Nous poursuivons avec l'article 31.
M. Charette : Même principe avec
le 31. Donc, l'article 159.1 de la
Loi sur la Communauté métropolitaine de
Montréal est modifié :
1 par la suppression du deuxième alinéa;
2 par la suppression, dans le quatrième
alinéa, de «approuvé par le ministre du Développement durable, de l'Environnement
et des Parcs».
Le commentaire : Dans la même
logique, cet
article modifie l'article 159.1 de la
Loi sur la Communauté
métropolitaine de Montréal pour retirer l'obligation pour la Communauté
métropolitaine de Montréal de faire approuver certains de ses règlements par le
ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de
la Faune et des Parcs.
Le Président (M. St-Louis) : S'il
n'y a pas d'intervention sur cet article, je le mets aux voix. Est-ce que cet
article est adopté?
Article 32. M. le ministre.
M. Charette : Merci. Donc, 32 :
L'article 159.8 de cette loi est abrogé.
Commentaires : Cet
article abroge l'article 159.8
de cette loi pour retirer l'obligation pour la Communauté métropolitaine de Montréal
de faire approuver cer