CAT — 7 May 2024 (43rd Legislature, 1st Session)
CAT 2024-05-07
Quebec — Committees
(Neuf
heures quarante-sept minutes)
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, bon matin à tous. Il y a le quorum. Je déclare
la Commission de l'aménagement du territoire ouverte.
Alors, la commission
est réunie ce matin afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi
n° 50, la loi édictant la... sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres et modifiant
diverses dispositions relatives notamment aux centres de communications
d'urgence et à la protection contre les incendies de forêt.
Est-ce que nous avons
des remplaçants ce matin?
La Secrétaire :
Oui, M. le Président. Mme Setlakwe (Mont-Royal—Outremont)
est remplacée par Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis).
Le Président (M.
Schneeberger) : Merci beaucoup. Alors, lors de la dernière session,
nous en étions... nous avions adopté le... l'article 90. Nous en étions à
l'article 91 de l'article 1. Alors, je ne sais pas où en étaient les
discussions. Je laisse la place aux... M. le ministre, oui.
Bonnardel : J'avais lu... j'avais lu... j'avais lu le... Bien,
voulez-vous que je relise le paragraphe?
Le Président (M.
Schneeberger) : Non. Ça va? Alors, est-ce qu'il y avait des questions
sur l'article 91? Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Maccarone : Merci, M. le Président. Bon matin, tout le monde. Lors des
fins des travaux, la semaine passée, j'avais demandé si on avait des précisions
en ce qui concerne la traduction en anglais de «special partners», parce
qu'ici, quand on dit «à l'exception des commanditaires». Puis j'avais posé la
question, puis on avait dit que probablement on avait eu le temps, entre la
pause des travaux, d'avoir une réponse.
Bonnardel : La légiste va vous donner un élément de réponse, là, mais
c'est une traduction qui vient des autres lois. Je vais laisser la légiste,
Noémi, vous expliquer.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, ça prend le consentement pour que madame puisse intervenir.
Alors, je vous demanderais de vous nommer avec votre titre.
Mme Potvin (Noémi) : Oui, bonjour. Noémi Potvin,
avocate aux affaires juridiques du ministère de la Sécurité publique.
On a fait des
recherches, on a aussi discuté avec le Secrétariat à la législation. Il faut
savoir que cette expression-là est traduite
ainsi depuis le Code civil, qui a été adopté en 1991. Alors, partout dans nos
lois, il est traduit de cette façon-là. Vous comprenez que c'est un petit
peu délicat ici de venir le traduire autrement, là, en raison de la cohérence
du corpus législatif, là, mais tout ça découle du Code civil.
Maccarone : Je comprends. C'est bon. C'est ma réponse... le moins
aimé, vous le savez, je pense que je l'ai déjà exprimé, mais je comprends. Je
comprends la complexité, mais ça reste que, pour moi, en tout cas, là, la
traduction d'«à l'exception des commanditaires», «special partners», c'est...
Je comprends qu'on ne changera pas ça aujourd'hui. Bref, merci beaucoup pour
les explications, mais ce n'est vraiment pas une bonne traduction, là, c'est...
Moi, il me semble, ça devrait être quelque
chose autre, on met des «partnerships», je ne sais pas, quelque chose de
différent, mais voilà. Merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : D'autres questions? Député de Laurier-Dorion.
Fontecilla : J'aurais une question, M. le Président. Bonjour, tout le
monde. Qu'est-ce qu'on désigne par «une association non personnalisée», s'il
vous plaît?
Mme Potvin
(Noémi) : Oui, une association non personnalisée, c'est un groupement
de personnes liées par contrat mais qui est
non doté d'une personnalité juridique. C'est défini à l'article 2186, le
deuxième alinéa, du Code civil
du Québec. Donc, il y a vraiment, là... On a plusieurs personnes qui sont liées
par contrat, qui vont faire une entreprise, mais il n'y a pas de
personnalité juridique. Voilà.
M. Fontecilla : Très bien. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? D'autres questions? Est-ce que l'article 91 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
L'article 92. M. le ministre.
M. Bonnardel :
L'article 92 se
lit comme suit :
«Les montants
des amendes prévues par la présente loi ou ses règlements sont portés au double
en cas de récidive.»
Commentaire. Cet
article vise à punir plus
sévèrement les récidives.
Le Président (M. Schneeberger) :
Questions? Non. Est-ce que l'article 92 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté.
Article 93.
M. Bonnardel : 93 se lit comme
suit :
«Un juge peut ordonner à un contrevenant de
remédier à tout manquement pour lequel celui-ci a été déclaré coupable.
poursuivant doit donner au contrevenant un préavis d'au moins 10 jours
pour toute demande d'ordonnance, sauf si les parties sont présentes
devant le juge. Le juge doit, avant de rendre une ordonnance et sur demande du
contrevenant, lui accorder un délai qu'il juge raisonnable pour lui permettre
de présenter une preuve relative à la demande du
poursuivant.»
Commentaire. Cet
article permet à un juge, en
plus d'imposer une amende à un contrevenant, de lui ordonner de remédier à un
manquement pour lequel il a été déclaré coupable et prévoit les modalités pour
ce faire.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui, juste très
rapidement. Je vois qu'on est en train de changer la formulation de... la rédaction de l'article en question puis on ajoute
le «avant de rendre une ordonnance». Pourquoi qu'on fait ce changement?
Mme Potvin
(Noémi) : Bien, c'est une question de... c'est pour que ça
soit équitable. C'est une amélioration, en fait, de la rédaction, là. Donc, on donne des préavis pour que la
personne qui serait visée par une demande d'ordonnance comme ça puisse
se préparer en conséquence.
Mme Maccarone : OK. Chose qui
n'était pas possible auparavant.
Mme Potvin (Noémi) : Bien, ça aurait
pu être possible, ça aurait été une bonne pratique de le faire, mais la loi ne
l'obligeait pas.
Mme Maccarone : OK, c'était moins
clair. OK, merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? D'autres questions? Est-ce que l'article 93 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 94.
Bonnardel : 94.
Nous avons un amendement, mais je vais lire l'article principal en
premier :
«Une poursuite pénale pour une infraction à une
disposition du règlement pris en application de l'article 11 peut être
intentée par une municipalité locale lorsque l'infraction est commise sur son
territoire.
«Le cas échéant, la poursuite peut être
[tentée...] intentée devant la cour municipale compétente.
«Les amendes imposées appartiennent à la
municipalité poursuivante.
«Lorsque la poursuite est intentée devant une
cour municipale, les frais relatifs à la poursuite appartiennent à la
municipalité dont dépend cette cour, sauf la
partie des frais remis par le
percepteur à un autre poursuivant en vertu de l'article 345.2 du Code de
procédure pénale (chapitre C‐ 25.1)
et sauf les frais remis au défendeur ou imposés à la municipalité poursuivante
en vertu de l'article 223 de ce code.»
Commentaire. Cet
article
permet aux municipalités locales qui sont chargées de veiller à l'application
du règlement concernant les personnes dont les biens ou les activités peuvent
être à l'origine d'un sinistre de poursuivre les
personnes qui contreviennent à ce règlement sur leur territoire et prévoit
qu'elles conservent les amendes imposées.
Le Président (M. Schneeberger) : ...OK,
l'amendement est là, parfait. Il a été reçu. Allez-y.
Remplacer, dans le premier alinéa de
l'article 94 de la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la
résilience aux sinistres, proposé par
l'article 1 du projet de loi, «[à une disposition] du règlement pris en
application de l'article 11» par «[pour une infraction à une
disposition] de la présente loi ou d'un règlement pris pour son application».
Donc, vous voyez, le libellé est modifié au
premier alinéa.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions?
Bonnardel : En réalité, c'est une erreur, comme telle, là,
d'avoir mis ça juste pour l'application de l'article 11, donc, la
«poursuite pénale pour une infraction à une disposition de la présente loi ou
d'un règlement pris pour son application». On ne se concentre pas seulement sur
l'article 11.
Président (M. Schneeberger) : Est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement?
Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Ça fait que... si je
comprends bien, on enlève le 11 parce que le 89 aussi est interpelé par cet
article. Ça fait que ça... dans le fond, c'est plus conforme avec tout ce qui
est lié avec cet article?
M. Bonnardel : Oui. Voulez-vous une
réponse plus... plus...
Mme Maccarone : Allez-y, Me Potvin.
Mme Potvin
(Noémi) : Bien, c'est ça, c'est que, vous savez, les projets
de loi, on continue toujours d'y réfléchir, même après sa présentation. Finalement, en regardant ça, on se
disait : Mais là on ne permettrait pas à une municipalité de
poursuivre, dans un cas d'entrave à un inspecteur municipal, par exemple, qui
aurait voulu aller inspecter un générateur de risque, ou on ne permettrait pas
à une municipalité de poursuivre pour toutes sortes d'autres infractions qui
pourraient la concerner directement. Donc, ça a été jugé préférable de
présenter un amendement pour lui donner toutes les possibilités dans les cas
d'infraction à la loi.
Maccarone : OK, c'est clair. Merci.
Président (M. Schneeberger) : Ça va? D'autres questions? Alors, est-ce que
l'amendement de l'article 94 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Est-ce que l'article 94 tel qu'amendé, il y a des questions? Non. Est-ce
que l'article 94 tel qu'amendé est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 95.
«Dispositions transitoires et finale
«95. Aux fins de l'application du deuxième
alinéa de l'article 7, le Règlement sur les procédures d'alerte et de
mobilisation et les moyens de secours minimaux pour protéger la sécurité des
personnes et des biens en cas de sinistre (chapitre S-2.3, r. 3) est
réputé avoir été pris en vertu du paragraphe 1° de l'article 10 de la
présente loi.»
Commentaire.
Cet
article vise à maintenir en vigueur le Règlement sur les procédures
d'alerte et de mobilisation et les
moyens de secours minimaux pour protéger la sécurité des personnes et des biens
en cas de sinistre, édicté en vertu de
l'article 194 de l'actuelle
Loi sur la sécurité civile, jusqu'à ce que le
contenu du plan de sécurité civile, que doivent adopter les
municipalités locales en vertu du deuxième alinéa de l'article 7, soit
déterminé par un règlement du gouvernement qui doit être pris en vertu du
paragraphe 1° de l'article 10.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Juste
très rapidement. Définition de «secours minimaux», ça peut être quoi?
Le Président (M. Schneeberger) : Mais,
monsieur... Je dois avoir le consentement pour que vous puissiez prendre la
parole. Alors, consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, veuillez vous nommer par votre nom, prénom et votre titre.
M. Savard (Jean) : Alors, bonjour.
Jean Savard, sous-ministre associé sécurité civile, sécurité incendie.
Exemples de secours minimaux dont fait référence
le règlement, ici, c'est, pour une municipalité, avoir identifié un centre de
services aux sinistrés, centres d'hébergement, des mesures de contingence,
génératrices pour alimenter, ce genre... Il y en a... Il y a une liste, là,
de...
Mme Maccarone : OK, OK, merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
Le Président (M. Schneeberger) : D'autres
questions? Est-ce que l'article 95 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 96.
M. Bonnardel : «96. Le Comité de
sécurité civile du Québec et l'Organisation de la sécurité civile du Québec
formés le (indiquer ici la date de la sanction de la présente loi) deviennent
respectivement, à compter de cette date et
avec les mêmes compositions et modalités de fonctionnement, le Comité de
sécurité civile et de résilience aux sinistres
du Québec formé par le gouvernement en vertu de l'article 38 de la
présente loi et l'Organisation de la sécurité civile du Québec formée
par le gouvernement en vertu de l'article 39 de celle-ci.»
Commentaire. Cet
article vise à assurer la
continuité de l'existence du Comité de sécurité civile du Québec et de
l'Organisation de la sécurité civile du Québec, suivant leur composition et
leur mode de fonctionnement actuel, en prévoyant
qu'ils deviennent respectivement, sans autre formalité, le Comité de sécurité civile et de résilience aux
sinistres du Québec et l'Organisation de la sécurité civile du Québec
devant être formés en vertu des articles 38 et 40 de la
Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres, édictés par
l'article 1 du projet de loi.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Aucune? Ça va? Alors, est-ce que l'article 96 est adopté?
Mme Maccarone : ...pour introduire
un nouvel article.
Le Président (M. Schneeberger) : Une?
Excusez-moi.
Mme Maccarone : Un amendement pour
introduire un nouvel article. Ça fait que, si on peut suspendre juste...
Le Président (M. Schneeberger) : Suite
au 96 ou qui...
Mme Maccarone : Oui, un 96.1.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Alors, allez-y.
Mme Maccarone : Je ne sais pas...
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il a été déposé?
Mme Maccarone : C'est écrit, mais je
pense que vous ne l'avez pas reçu encore.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Alors, nous allons suspendre, le temps que... de le recevoir.
Nous suspendons quelques instants.
(Suspension de la séance à 9 h 59)
Président (M. Schneeberger) : Alors, nous reprenons les travaux. Alors, députée
de Westmount—Saint-Louis, je vous laisse lire... en tout
cas, l'article qui... bien, l'amendement qui introduit l'article 96.1.
Mme Maccarone : Oui, merci. Alors,
article 96.1. Le projet de loi est modifié par l'ajout, après
l'article 96, de l'article suivant :
«96.1. Le
ministre doit, 5 ans après l'adoption de la loi, faire au gouvernement un
rapport sur la mise en oeuvre de la présente loi et sur l'opportunité de
la maintenir en vigueur ou de la modifier.
«Ce rapport
est déposé par le ministre dans les 30 jours suivants à l'Assemblée
nationale ou, si elle ne siège pas, dans les 30 jours de la reprise
de ses travaux.»
Alors, c'est un amendement assez simple, je
pense que ça s'autodécrit. On s'est inspirés des autres lois, entre autres, la
Loi sur l'équité salariale, puis autres
projets de loi où on a demandé un compte rendu. On est en train d'édicter
une nouvelle loi, ça fait qu'on a trouvé
juste d'avoir un rapport en ce qui concerne la mise en situation suite à
l'adoption. Cinq ans, ce n'est pas deux ans, je pense que c'est assez de
temps. Puis, si on mise sur... on est en train de gérer les exceptions puis on
ne souhaite jamais avoir à évoquer la loi en question suite à son adoption,
bien, ça se peut que le rapport va être très léger, mais chose que j'ai aussi
remarquée, lors de nos échanges, surtout avec les employés du gouvernement puis
du ministère, c'est que les choses vont bien, puis ça s'améliore année après
année, alors ça se peut que ça va être très favorable de voir comment on
continue à s'améliorer. Alors, voilà, c'est de s'assurer la transparence puis
la fluidité de l'information.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des questions?
M. Bonnardel : ...commentaire.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
M. le ministre.
M. Bonnardel : Oui. Rapidement, on
n'a pas l'intention d'aller de l'avant de ce côté. Je pense qu'on a un projet
de loi qui répond bien, qui répond bien à l'ensemble... à l'ensemble des
organismes qui se sont déplacés et qui sont intervenus, avec ceux qu'on a...
avec ceux avec lesquels on a eu la chance de discuter puis de préparer cette
loi. On a, encore une fois, assez d'agilité,
dans cette loi, avec les règlements qui seront mis en place, pour s'ajuster si,
en temps et lieu, on a à s'ajuster dans tout ça. Donc, voilà.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : J'appuie
l'amendement de la collègue de Westmount—Saint-Louis, je crois que les choses
changent à travers le temps, et en particulier lorsqu'il s'agit de sinistres
causés par les changements climatiques, qui, en soi, est un processus
dynamique. Et on ne sait pas ce que l'avenir nous... Ce qui paraît tout à fait
approprié et pertinent aujourd'hui peut l'être moins demain. Et cette
disposition-là va permettre au gouvernement de jeter un regard rétrospectif sur
l'application de cette loi-là, et ça va nous donner... ça va... oui, on va
utiliser le terme, ça va les forcer à
réviser, à voir si les dispositions adoptées aujourd'hui sont toujours
pertinentes et, éventuellement, recommander au gouvernement de modifier
un certain nombre de choses.
Donc, dans un souci de... comment on appelle ça,
dans le monde de la gestion, d'amélioration permanente ou continuelle, je ne sais plus trop, je pense que
cette disposition-là a toute sa pertinence. Elle devrait, d'ailleurs, être
utilisée beaucoup plus souvent dans les différentes lois adoptées par
l'Assemblée nationale, là. Cela force, encore une fois, le gouvernement à avoir
une vision évaluative, là, sur son travail législatif. Et on va se rappeler que
c'est le même ministère qui exige des organismes de... des organismes qu'il
subventionne dans différents domaines des pratiques évaluatives assez poussées. Le gouvernement devrait se donner la même...
la même obligation. Donc, je pense que c'est un
article pertinent qui
devrait être adopté.
Président (M. Schneeberger) : Merci pour les commentaires. Députée de Westmount—Saint-Louis, vous vouliez intervenir aussi?
Mme Maccarone : Oui. Bien, merci au
collègue pour son intervention. Bien, dans le fond, je trouve que l'amendement
est assez inoffensif. On demande une reddition de comptes à chaque cinq ans.
Puis c'est un excellent point de mon
collègue, en ce qui concerne les demandes du gouvernement auprès de
partenaires, de fournir des rapports, des redditions de comptes. On fait
ça avec des schémas de couverture, on fait ça à l'intérieur même de tout ce qui
est sous la responsabilité de la Sécurité
publique. Alors, je suis quand même... j'avoue, je suis surprise que cet
amendement n'est pas accepté. On demande une reddition de comptes une
fois chaque cinq ans. Ça va être important. Puis je ne nie pas que le projet de loi est complet, c'est quelque chose qui peut
être relayé puis écrit dans le rapport, dans le fond.
Je pense que c'est important, non seulement une
mesure de transparence mais aussi de gestion, de s'assurer que les choses vont
bien. Ça ne fait pas mal. On le fait dans plusieurs autres ministères, dans
plusieurs autres projets de loi. Si le projet de loi est si bon après son
adoption, bien, ça va être un rapport qui va être léger, que le ministre pourrait écrire même lui-même, tu sais. Le but, c'est de...
ce n'est pas faire la démonstration que les choses ne vont pas bien, le but, c'est de mesurer pour gérer,
pour voir si on a autre place à s'améliorer, surtout que c'est une nouvelle loi.
Je pense qu'on ne fait pas fausse route de faire une demande de s'assurer qu'on
produit ce rapport, qui peut être public.
Voilà, une auto-évaluation de nos travaux, je pense que c'est juste de la saine
gestion de qu'est-ce qu'on fait quand on
est au gouvernement. Puis, quand on parle, surtout, de la sécurité civile puis
la protection de nos citoyens, la résilience, la prévention, etc., ce
serait ici que, je dirais même, ça va être un des éléments les plus importants,
alors, parce qu'on doit toujours être en mode réévaluation quand on parle de la
sécurité civile.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
D'autres commentaires? Alors, nous allons mettre aux voix...
Mme Maccarone : Un vote par appel
nominal, s'il vous plaît, M. le Président.
Président (M. Schneeberger) : Oui. Nous allons mettre aux voix l'amendement qui
introduit l'article 96.1, par vote nominal. Alors, est-ce que
l'amendement est adopté?
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Maccarone, Westmount—Saint-Louis?
La Secrétaire : M. Bonnardel
(Granby)?
La Secrétaire : Mme Jeannotte
(Labelle)?
La Secrétaire : M. Gagnon
(Jonquière)?
La Secrétaire : M. Girard
(Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Contre.
La Secrétaire : M. Fontecilla
(Laurier-Dorion)?
La Secrétaire : M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs)?
Président (M. Schneeberger) : Abstention. Alors, l'amendement est rejeté. Nous poursuivons
nos travaux avec l'article 97.
M. Bonnardel : «97. Le ministre de
la Sécurité publique est responsable de l'application de la présente loi.»
Commentaire. Cet
article prévoit que
l'application de la nouvelle
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la
résilience aux sinistres relèvera du ministre de la Sécurité publique.
Le Président
(M. Schneeberger) : Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 97?
Aucune? Est-ce que l'article 97 est adopté?
Président (M. Schneeberger) : Adopté. Il y a... Il restait un article... un
amendement, 90.1, dans mes notes.
M. Bonnardel : Oui, c'est parce
qu'il n'est pas... Parfait. Alors, je m'excuse, c'était une erreur. Alors, à ce
moment-là, nous allons au niveau du préambule de l'article 1. Alors, M. le
ministre, si vous pouvez lire le préambule de l'article 1.
M. Bonnardel : Donc, préambule de
l'article 1 :
«Considérant que le Québec est confronté à une
augmentation de la fréquence et de l'ampleur des sinistres, notamment en raison
des changements climatiques;
«Considérant
que les sinistres engendrent des préjudices aux personnes, jusqu'à des pertes
en vie humaine, des dommages aux biens et à l'environnement ainsi que des
perturbations sociales et économiques qui entraînent des coûts importants pour
la société québécoise;
«Considérant que la
sécurité civile s'entend de l'ensemble des mesures planifiées et mises en place
pour connaître les risques de sinistre, pour prévenir les sinistres et pour
préparer la réponse à ceux-ci et de l'ensemble des mesures d'intervention et de
rétablissement déployées pour répondre aux sinistres afin d'en limiter les
conséquences;
«Considérant que la
sécurité civile entretient des liens indissociables et interdépendants avec les
autres domaines qui y concourent, dont l'aménagement et le développement
durables du territoire, l'environnement, la lutte contre les changements
climatiques, la santé et l'économie;
«Considérant que la
sécurité civile constitue une responsabilité partagée entre les différents
acteurs de la société qui doit être abordée selon une approche globale et
intégrée afin de favoriser leur concertation et la cohérence de leurs
décisions;».
Commentaire. Il est
proposé d'insérer un préambule dans la
Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres afin d'exposer le contexte dans lequel
elle devra être interprétée.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Aviez-vous d'autres commentaires ou ça va? Je
pense qu'avant l'adoption il faudrait lire l'amendement du préambule, là, pour
qu'on puisse l'adopter.
M. Bonnardel :
L'article 1 : Dans le
préambule, insérer, dans le dernier alinéa... Oh! attends... je vais attendre
qu'il apparaisse, oui.
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui. Alors, est-ce qu'il y a des questions sur le
préambule et/ou son amendement?
Bonnardel : Je n'ai juste pas lu l'amendement encore. Je vais lire
l'amendement.
Article 1, préambule : insérer,
dans le dernier alinéa du préambule de la
Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres, proposé par l'article 1 du projet
de loi et après «société», «, notamment les citoyens, les entreprises et
les autorités agissant dans ce domaine, dont les autorités municipales et
celles des communautés autochtones,».
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, à ce moment-là, est-ce qu'il y a des questions
sur l'amendement?
Maccarone : Est-ce qu'on peut juste voir le préambule, tel qu'amendé,
s'il vous plaît. Désolée.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Juste... Pouvez-vous revenir... Voilà, exactement. Parfait. Si on est capables
de... Est-ce que vous vouliez, des fois... Il y avait-tu une explication sur
l'amendement ou...
Bonnardel : ...«communautés autochtones», qu'on a ajouté.
Le Président (M.
Schneeberger) : OK. Ça va, oui? On va commencer. Député de
Laurier-Dorion.
Fontecilla : ...d'inclure les communautés autochtones. La question que
je me pose... on parle d'autorité, donc, responsabilité partagée entre... avec
les différentes autorités, mais on nomme les autorités municipales, autochtones,
agissant dans ce... Est-ce qu'il y en a... est-ce qu'il y en aurait d'autres?
Parce que ça laisse présager qu'il y en a
d'autres. Dans le sous-entendu... les autorités en général et, plus
précisément, les autorités municipales et les autorités autochtones.
Quelles autres?
Le Président (M.
Schneeberger) : Est-ce que nous avons une réponse?
Bonnardel : ...MRC, gouvernementale.
Fontecilla : Pourquoi ne pas les nommer, s'il y en a juste deux?
Bonnardel : Ça doit être encore un contexte libellé législatif, là,
j'imagine, là.
Bonnardel : C'est ça. On me confirme que oui. Les autorités
englobent...
Le Président (M.
Schneeberger) : Souhaitez-vous intervenir?
M. Bonnardel :
...ce qu'on vient de dire, là.
Fontecilla : Est-ce que... Par exemple, on sait que la
Croix-Rouge joue un rôle important dans ce type de... dans les
sinistres. Est-ce qu'elle est considérée dans ces considérants-là?
Fontecilla : Donc, la sécurité civile n'est pas une
responsabilité partagée, entre autres, avec une organisation telle que
la Croix-Rouge?
M. Bonnardel : Ce n'est pas une
autorité.
M. Fontecilla : Le citoyen non plus.
M. Bonnardel : Ça fait partie,
comme... c'est un acteur, mais ça ne fait pas
partie des autorités comme
telles.
M. Fontecilla : OK. Donc, c'est
compris dans les acteurs de la société.
M. Bonnardel : Et on pourrait
ajouter Ambulance Saint-Jean dans votre question aussi, là, mais...
M. Fontecilla : Oui. J'approfondis
pour avoir une idée précise de votre pensée, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : ...députée
de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui. Merci. Moi,
dans le fond, j'ai deux questions. La première question, c'est pourquoi qu'on... Je comprends qu'on dit «les autorités
agissant dans ce domaine», mais on mentionne expressément les autorités
municipales, mais on ne mentionne pas les autorités gouvernementales. Pourquoi?
M. Bonnardel : C'est «les
autorités», si je ne me trompe pas. Bien, ça fait
partie des autorités, là,
c'est...
Mme Maccarone : Oui, mais on est
allé spécifiquement pour mentionner. Si c'est juste «les autorités», bien,
pourquoi qu'on a ajouté «autorités municipales», d'abord? Parce que, là, on
ajoute «autorités municipales», au-delà de
«les autorités». Pourquoi ne pas mettre «autorités gouvernementales»? Être à la
place des municipalités, on dirait... ça donne l'impression qu'il y a
plus de responsabilités sur leurs épaules que sur les épaules du gouvernement.
Je comprends
qu'on a un «notamment», mais, tant qu'à avoir un amendement, moi, j'ajouterais
les autorités... «les autorités agissant dans ce domaine, dont les
autorités gouvernementales, municipales et celles des communautés autochtones»,
parce qu'on n'ajoute pas juste «autochtones», ici.
M. Bonnardel : On va l'ajouter. Ça
ne change rien dans la définition, là. On va ajouter «gouvernementales» après
«autorités».
Le Président (M. Schneeberger) : Bien,
dans le fond, je vais suspendre quelques instants pour faire les modifications.
(Suspension de la séance à 10 h 19)
Président (M. Schneeberger) : Alors, nous reprenons les travaux. Alors, suite
aux discussions, M. le ministre, ça
me prend le consentement pour pouvoir retirer l'amendement du préambule et
pouvoir en remettre un nouveau. Alors, amendement... alors, M. le
ministre, je vous écoute pour relire le nouveau.
Bonnardel : Alors, le nouvel amendement se lit comme
suit : insérer, dans le dernier alinéa du préambule de la
Loi sur
la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres, proposé par
l'article 1 du projet de loi et après
«société», «, notamment les citoyens, les entreprises et les autorités agissant
dans ce domaine, dont les autorités municipales et gouvernementales
ainsi que celles des communautés autochtones,».
Président (M. Schneeberger) : OK. Est-ce qu'il y a des questions? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui. Merci beaucoup
pour la modification à l'article. Question simple : Est-ce que les
communautés autochtones ont été consultées, pour cet amendement, par... ce
qu'on est en train de leur évoquer ici?
M. Bonnardel : ...c'est une
volonté... une volonté.
Maccarone : C'est une volonté, mais on ne sait pas si eux, ils
vont être à l'aise qu'on est en train de leur inclure dans...
M. Bonnardel : ...ou Abénakis, et
autres, ceux qui sont venus en commission voulaient être considérés, donc on a
considéré que c'était important d'ajouter «communautés autochtones».
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : M. le Président,
donc, je salue également la volonté du ministre d'inclure les communautés
autochtones dans le... dans le préambule. Justement, c'est... le préambule, ce
n'est pas la loi en elle-même, on a discuté de cet... de cet aspect-là à
quelques reprises pendant l'étude détaillée. On sait que... à moins que le
ministre m'informe que ce n'est pas le cas, là, que, jusqu'à présent, on n'a
pas vu «communautés autochtones» ou... dans le projet de loi, sous une forme ou une autre. Donc, ça apparaît dans le
préambule, et les personnes membres des communautés autochtones qu'on a
entendues ici en commission nous ont très clairement dit que, concernant les
communautés autochtones, elles évoluent dans un monde parallèle, en quelque
sorte, concernant la sécurité civile, elles dépendent tout d'abord de liens avec le gouvernement fédéral. Il n'y a pas de...
il y a peu de liens formels avec... il y a des liens, mais des liens
formels, notamment dans la loi, avec les communautés autochtones.
Donc, c'est,
en quelque sorte, une zone très grise et, évidemment, on doit... pour
clarifier, pour établir des liens plus
formels, assurer une coordination ou une responsabilité partagée, tel que nommé
dans le texte qui nous est présenté, on doit absolument compter avec la
participation et la construction partagée, là, avec les communautés
autochtones. Ce n'est pas le cas jusqu'à présent dans le projet de loi. On le
nomme dans le préambule, mais j'aimerais savoir quelle est la... quelles sont
les actions prévues ou la vision du ministre concernant ce partage de
responsabilités avec les communautés autochtones. Est-ce qu'il va y avoir une
démarche quelconque? Est-ce que c'est prévu que, dans le règlement, il y ait...
il y ait des liens qui sont formalisés? Comment le ministre entend concrétiser
cette responsabilité partagée avec les communautés autochtones?
Le Président (M. Schneeberger) : M.
le ministre.
M. Bonnardel : Bien, vous avez
vous-même répondu à votre propre question, M. le député. C'est une
responsabilité fédérale, la sécurité civile sur les territoires autochtones.
Maintenant, nous avons des ententes avec Services autochtones Canada, exemple,
suite aux incendies de forêt, l'année passée, aux évacuations que nous avons dû autoriser et avoir avec différentes
communautés. Donc, le partenariat, comme tel, avec Services autochtones Canada et
les communautés va continuer d'être comme on le connaît présentement.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Oui, députée de Westmount—Saint-Louis.
Maccarone : Oui. Je soumets une recommandation, pas pour
changer quoi qu'il soit, mais de suspendre l'amendement en question,
étant donné que la communauté autochtone n'a pas été consultée. Puis je suis
d'accord que, quand c'est dans le préambule, c'est le début, où on explique
c'est quoi, ce projet de loi, puis on parle d'une responsabilité puis on parle...
Dans le fond, ça peut être interprété comme leur responsabilité.
Moi, je pense que ce serait prudent que le
ministre... on suspend, puis le ministre fait juste un appel... juste de parler
avec eux. Je suis de la même... d'avis que, je pense, c'est une mesure de
respect, puis c'est important de faire la démonstration qu'ils sont inclus dans
le processus, mais ça ne fait pas mal de juste faire un appel, juste de
dire : Regarde, on est rendus là, qu'en pensez-vous? Puis là, quand on
revient, cet après-midi, bien, on peut continuer avec l'article en question,
mais juste de lâcher un coup de fil pour leur dire que nous sommes rendus là,
c'est juste une recommandation que je fais.
M. Bonnardel : C'est une demande que
certaines autorités nous ont demandée. C'est un fait, c'est dans le préambule,
c'est dans le texte de loi, mais ce n'est pas un
article de loi. Puis je pense
que c'est une question de bonne volonté,
comme tel, même si, oui, comme le
député de Laurier-Dorion l'a mentionné, là, il y a une différence entre les pouvoirs que nous avons versus ceux du fédéral
versus les communautés autochtones, bien, je pense que c'était une bonne... une
bonne chose pour nous de l'ajouter. C'est tout.
M. Bonnardel : À leur demande. Donc,
je ne vois pas en quoi on...
Mme Maccarone : Bien, mon point, ce
n'est pas parce que ce n'est pas bon. Ce n'est pas une question d'être contre. C'est juste qu'ils n'ont pas été consultés
suite à cet amendement. Ça fait qu'eux, ils ne l'ont pas vu. Ça fait que,
moi, mon point, c'est que, juste par mesure
de prudence, je pense que c'est aussi une mesure de respect, de dire : On
va suspendre juste pour donner la chance au ministre de leur appeler, de jaser
de ça, question de respect en ce qui concerne les modifications d'un
amendement qu'on n'a pas vu avant, eux non plus.
Puis
ce ne serait pas la première fois. Je sais que, lors du débat d'un des derniers
projets de loi que le ministre de l'Éducation a eu en commission cet hiver, la
même question s'est produite. Il y avait un amendement où on ajoutait
«autochtone», puis lui-même, il a dit : Oui, pas de trouble, on va le
suspendre, on revient à 15 heures. Ça lui a donné assez de temps de faire
un appel juste de validation, mesure de respect. Puis, quand ils ont repris les
travaux, bien là, ils ont continué parce que cette démarche était faite. Alors,
c'est la raison que je le soumets, M. le Président, parce que je trouve que
c'est un moyen de travailler en collaboration avec toutes les parties prenantes.
Le Président (M.
Schneeberger) : M. le ministre.
Bonnardel : On les reconnaît comme partenaires déjà, là, donc c'est...
ce n'est pas... il n'y a pas... ça n'engage à rien formellement dans les
articles de loi. On le sait que c'est de compétence fédérale, la sécurité
civile. Mais il reste quand même, comme les
acteurs de W8banaki qui sont venus nous mentionner, ils ont leurs propres
structures, puis on leur a dit, là,
que, dans tout ça, le partenariat avec le MSP et leur volonté de s'améliorer
dans tout ça est important. Donc, pour nous, il était juste de bon aloi
d'ajouter... d'ajouter ça. C'est tout.
Mme Maccarone :
Bien, c'est le choix du ministre.
Moi, mon point, c'est que le mot «autochtone» n'apparaît nulle part dans
ce projet de loi.
Bonnardel : ...je l'ai expliqué à la question du député de
Laurier-Dorion. Sécurité civile, communautés autochtones, c'est de compétence
fédérale. On a des ententes avec Services Autochtones Canada, lorsqu'il y a des
catastrophes malheureuses, là, sur certains... certains territoires ou
communautés. C'est là que notre partenariat... Comme, exemple, aux feux de forêt de l'année passée, on a pris en
charge, donc, les communautés avec l'autorisation de Services Autochtones Canada et nécessairement
des communautés et des chefs qui ont... qui ont collaboré dans tout ça
avec nous.
Maccarone : Puis c'est pour moi... Le ministre vient de dire
lui-même : c'est normal qu'ils ne sont pas inclus dans le projet de loi.
Mais on vient de leur inclure, on vient de leur nommer, puis on parle d'une
responsabilité partagée. Encore une fois, ce n'est pas une question d'être
contre, je ne dis pas que ce n'est pas bon comme article.
Ma préférence, ce
serait qu'on suspend l'article en question, juste pour donner le chance au
ministre ou son équipe de faire des appels, mesure de courtoisie, de respect
envers les membres de la communauté. Parce que, là, on est en train de les nommer, puis ils ne figurent nulle part dans ce
projet de loi, à part d'aujourd'hui, maintenant. Pas une question d'être
contre, juste une question de bonne collaboration avec toutes les parties
prenantes.
Mais, encore une
fois, c'est le choix du ministre. Je ne vote pas contre le préambule du projet
de loi. C'est juste une question de rassurance, je pense, pour ces parties,
pour ces... la communauté autochtone. On vient de leur nommer puis ils ne sont
même pas au courant parce qu'on ne les a pas consultés. C'est juste ça. Je
pense que ça serait une façon de travailler
en collaboration avec eux. Mais c'est le choix du ministre, s'il ne souhaite
pas faire ça, c'est son choix à lui.
Bonnardel : C'est juste... C'est juste faux, là, dire qu'ils ne sont
pas au courant, là. C'est juste faux, là. On ne peut pas dire ça, là. Les
partenaires de W8banaki sont venus ici, là, et ils le savent, ils le savent,
là. Ce sont des partenaires, je l'ai expliqué tantôt. On ne peut pas
dire : Ils ne sont pas au fait. W8banaki nous ont mentionné jusqu'à quel point
ils souhaitaient... puis il y a une différence dans la loi entre le préambule,
considérants, versus les articles, j'ai
expliqué qu'ils ne peuvent pas être dans le projet de loi comme tel parce
qu'ils sont de compétence fédérale. Donc, il y a une différence entre le
préambule et les articles de loi.
Le Président (M.
Schneeberger) : ...
Maccarone : Et moi, je parle de l'amendement. Et moi, je parle de
l'amendement. Ils n'ont pas vu cet amendement, le ministre lui-même a dit
qu'ils n'ont pas été consultés pour cet amendement. C'est mon seul point. On
est en train de potentiellement adopter un amendement qui leur concerne, mesure
de respect, bonne pratique de travail, de faire un appel pour dire : suite
à vos interventions, votre lecture du projet de loi, vous avez déposé un mémoire, vous avez passé en commission... C'est
vrai, mais ils n'ont pas vu cet amendement, ils n'ont pas été consultés sur
cet amendement.
ne parle pas du projet de loi, je parle de l'amendement en question. C'est juste
une bonne pratique. Je dirais que ce serait bien de faire un appel, de leur
dire : On est rendu ici, on a suspendu l'article pour nous donner
l'occasion de vous parler, on a l'intention de continuer cet après-midi,
avez-vous des questions, je ne sais pas, mais juste de dire qu'on est rendu là,
façon de travailler avec les communautés concernées.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? D'autres commentaires? Non? Député de
Laurier-Dorion.
Fontecilla : Merci, M. le Président. Donc, on est ici dans un
amendement qui concerne le préambule, qui, grosso
modo, est un... est un énoncé d'intention, sans aller plus loin. Bon. Il
faudrait... il faudrait remercier quand même le ministre d'avoir
finalement nommé le mot «autochtone», lorsqu'on va faire Ctrl+F, dans cette
loi-là, on va voir que ça apparaît dans la... dans le préambule, là, mais il
n'y a pas de... dans le projet de loi lui-même, il n'y a pas de concrétisation
de cette volonté-là.
On a eu un intervenant,
là, un organisme qui est venu en commission parlementaire, il s'agit des
W8banaki, qui travaille dans le domaine de la sécurité publique, mais d'un
point de vue autochtone, là. Ils nous ont fait une proposition, là, qui est la
production d'un document-cadre identifiant des méthodes de coordination avec
des Premières Nations afin de faciliter les
interventions d'urgence à grande échelle. Et ce document-cadre pourrait
contenir les rôles, responsabilités
et normes applicables devant être rédigées afin de soutenir le bon déroulement
des opérations d'évacuation et assurer que les standards applicables
soient compris lors de toute évacuation. Il cite un exemple, ça existe déjà
ailleurs, c'est le Joint Emergency Management Standards de l'Ontario,
qui couvre ces éléments-là. La question... Le ministre nous dit que tout est
dans les ententes qui ont été passées avec... qui ont été établies avec le
gouvernement fédéral.
Premièrement, est-ce que ces informations-là,
tout d'abord, sont publiques, là, c'est des ententes qu'on peut consulter?
Est-ce que le ministre pourrait nous informer là-dessus? Et deuxièmement,
est-ce que le ministre pourrait s'engager au
moins à considérer la production, en négociation avec les communautés
autochtones, d'un document-cadre qui nomme ce que l'organisme W8banaki nous a
proposé, là, donc établissant très clairement les rôles et responsabilités,
ou c'est déjà contenu dans les... dans les documents qui ont été signés avec le
gouvernement fédéral?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
M. le ministre.
M. Bonnardel : On
est déjà en train d'opérationnaliser, donc, avec W8banaki et Services
Autochtones Canada et, nous, donc, leur cadre... leur cadre, comme tel,
de sécurité civile.
Le Président (M. Schneeberger) : Député
de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Parfait. Donc, c'est
une information qui a une valeur, là. Il y a déjà la... comment dire, la... le
processus de production d'un document... d'un document-cadre qui va être
préparé avec l'organisme W8banaki. Mais est-ce que le ministre... peut-il
s'engager aussi à consulter, par exemple, l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador? Parce que ce n'est pas
seulement un organisme, c'est l'ensemble des communautés autochtones du
Québec.
M. Bonnardel : ...délégué W8banaki.
M. Fontecilla : Très bien. Quand
est-ce que ce document-là, vous envisagez qu'il va être...
M. Bonnardel : On laisse le temps au
temps de bien faire son travail, donc les organismes concernés qui sont
Services Autochtones Canada et W8banaki et nous-mêmes. Donc, on est au travail
pour opérationnaliser puis préparer le document.
M. Fontecilla : Très bien.
Dites-moi, M. le ministre, ce document-cadre, est-ce que c'est un document, un protocole de coordination? Est-ce qu'il va... il
va y avoir une traduction dans le règlement? Parce que, de toute évidence, ce
n'est pas dans la loi qu'on va traiter ce sujet-là, mais est-ce qu'il va y
avoir quelques éléments qui vont se traduire dans le règlement, ou c'est
vraiment un document qui ne touche pas le règlement, qui va découler de cette
loi-là?
M. Bonnardel : Pas... Ça ne touche
pas les règlements comme tels, là. C'est dans l'opération, donc, des travaux de sécurité civile. Donc, c'est une sorte
de document qui va être vivant, qui va être opérationnel, qui va bouger
dans le temps, selon les tragédies, catastrophes que certaines communautés
pourraient subir, dues aux aléas de la météo, là.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? OK, parfait. Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui. Juste avant de
procéder au vote, un, j'ai l'intention de demander un vote par appel nominal
puis je veux juste m'expliquer. Ce n'est pas une question d'être contre cet
article, mais, honnêtement, je trouve particulier qu'on... il n'y a pas
d'ouverture de juste faire un appel de courtoisie, étant donné les arguments
que j'ai déjà évoqués, que c'est la première fois qu'on mentionne «autochtone»
dans ce projet de loi, puis qu'ils n'ont pas
été consultés sur l'amendement en question. C'est un appel de deux minutes, on
l'a déjà vu dans autres commissions, pour autres projets de loi,
notamment en éducation, puis ça a porté fruit. Alors, je voulais juste
expliquer la raison que je souhaite avoir un vote par appel nominal, s'il vous
plaît.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, s'il n'y a pas d'autre question, nous allons mettre aux voix
l'amendement du préambule. Est-ce que l'amendement du préambule est adopté? Par
vote... vote nominal, c'est ça?
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Bonnardel (Granby)?
Bonnardel : Pour.
La Secrétaire : Mme Jeannotte
(Labelle)?
La Secrétaire :
M. Gagnon (Jonquière)?
La Secrétaire :
M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis)?
Maccarone : Abstention.
La Secrétaire :
M. Fontecilla (Laurier-Dorion)?
La Secrétaire :
M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs)?
Le Président (M. Schneeberger) : Abstention.
Alors, l'amendement est adopté. Alors, est-ce que le préambule, tel
qu'amendé, est adopté?
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté? Adopté. Alors, nous en sommes maintenant au
niveau... juste sur ma section... Est-ce que les intitulés des chapitres de la
section sont adoptés?
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Est-ce que le
titre de la loi édictée est
adopté?
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Alors, est-ce que... Les éléments de la loi
édictée ont été traités par la commission, est-ce que l'article 1 du
projet de loi est adopté, tel qu'amendé?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Bon, alors, nous en sommes maintenant à l'article 2 du projet de loi.
Juste, peut-être, pour ceux qui nous
écoutent, l'article 1 introduisait 97 articles, nous allons passer...
Là, nous en sommes maintenant à l'article 2 du projet de loi, les
articles réguliers. Voilà. M. le ministre.
Bonnardel : ...Dispositions modificatives,
Section I, Modifications
relatives à la sécurité civile.
Article 2, Loi
sur les accidents du travail et les maladies professionnelles.
L'article
12 de la
Loi sur les accidents du travail et les maladies
professionnelles (chapitre A-3.001) est modifié par le remplacement des
premier, deuxième et troisième alinéas par les suivants :
«Toute personne qui,
lors d'un événement visé par la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser
la résilience aux sinistres (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de
la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la Loi
sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres), aide
bénévolement les effectifs déployés en application de mesures d'intervention ou
de rétablissement alors que ses services ont été acceptés par l'autorité responsable de ces mesures est
considérée un travailleur à l'emploi de cette autorité sous réserve du deuxième
alinéa.
«Toute personne qui
aide les effectifs déployés alors que ses services ont été requis ou acceptés
en vertu de l'article 23 ou 57 de la
Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres est considérée un travailleur à l'emploi
de la municipalité locale ou du gouvernement, selon qu'un état d'urgence local
ou national a été déclaré, ou un travailleur à l'emploi de la municipalité
locale lorsque le ministre de la Sécurité publique a déclaré l'état d'urgence à
sa place.»
Cette disposition
apporte une modification de concordance à l'article 12 de la
Loi sur les
normes du travail, vu les nouvelles dispositions de la
Loi sur la sécurité
civile visant à favoriser la résilience aux sinistres. Donc, c'est les questions que vous aviez... qu'on avait déjà
eues, là, sur si une personne est assurée ou non, là, suite au fait qu'elle va
travailler, exemple, dans une compagnie forestière, sous l'égide d'une
municipalité, ou de la SOPFEU, ou autres.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
pour les explications. Est-ce qu'il y a des questions? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Maccarone : On ne fait pas une référence à l'article 84 dans
l'article 1? Parce que moi, j'avais noté, lors de la lecture, que c'était ici, dans le fond, qu'on parlait des...
«toute personne mobilisée en application des mesures établies». Mais on n'a pas le besoin de faire une
référence? Parce qu'on fait la référence à l'article 23 ou 57, mais on ne
fait pas la référence à l'article 84 de la nouvelle loi, qu'on vient de
terminer.
Le Président (M.
Schneeberger) : M. le ministre.
Bonnardel : Mme la légiste...
Le Président (M.
Schneeberger) : Me Potvin.
Mme Potvin
(Noémi) : En fait, ici, là, on n'a pas référé à l'article 84, parce
qu'on n'a pas modifié le fond de l'article 12 de la
Loi sur les accidents
de travail et les maladies professionnelles. Cette loi-là visait les personnes
qui aidaient bénévolement les effectifs dans le cas de... dans le cas où les
mesures d'intervention ou de rétablissement avaient été acceptées ou requises
par l'autorité responsable. On prend la même présomption, mais on l'adapte avec
le nouveau vocabulaire de la loi.
Puis le deuxième
alinéa aussi fait la même chose, là. Si on regarde le texte actuel de
l'article 12, qu'on voit à la page de gauche, bien, on avait, là, les
personnes qui assistaient les effectifs déployés dans le cadre des mesures prévues par l'article 47 ou 93. 47, c'était
la déclaration d'état d'urgence locale. 93, c'est les pouvoirs de la
déclaration d'état d'urgence
nationale. Donc, on vient vraiment faire la même chose, là. Ce n'est que de la
concordance qu'on fait ici.
Maccarone : C'est juste qu'on change la formulation.
Mme Potvin
(Noémi) : Comme on a reformulé aussi l'article 84, versus son
équivalent dans la loi actuelle.
Maccarone : OK. Puis, dans le fond, si je comprends bien, c'est de
s'assurer que ces personnes sont couverts,
c'est ça le but. Le but, c'est de s'assurer que tout le monde est couvert, si
jamais il y a une urgence puis on doit intervenir. Ça fait que...
Mme Potvin
(Noémi) : Oui. Puis il y a l'article 13 de la... de cette loi-là,
là, de la LATMP, qui va pouvoir venir
compléter pour les cas de tout bénévole qui... ça s'applique aux bénévoles de
façon générale, là, dans un cas où... s'il n'était pas expressément visé
par l'article 12.
Maccarone : OK. OK, merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? D'autres questions? Député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla :
Donc, on touche, ici, plus
précisément, les lois sur le travail. J'ai quelques questions à éclaircir...
d'éclaircissement, là. Donc, on dit que «toute personne qui [...] aide
bénévolement les effectifs déployés en application de mesures d'intervention
[...] est considérée un travailleur à l'emploi de cette autorité sous réserve
du deuxième alinéa». La question que je me
pose, «est considérée comme un travailleur à l'emploi», ça implique le paiement
d'un salaire ou ça implique seulement la question des assurances, des
protections et etc.? Parce qu'on parle d'une aide-bénévole. Juste m'éclaircir.
Le Président (M.
Schneeberger) : Merci. Oui.
Bonnardel : Ça, c'est accident... accidents et maladies
professionnelles, là, qui sont couverts.
M. Fontecilla :
Donc, si la personne a un
accident dans le cadre de cette activité-là, elle est protégée par la loi
sur les accidents du travail, là, mais ça n'implique pas la question du
salarial, là.
M. Fontecilla :
Très bien.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Oui, députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone :
Oui. Peut-être une dernière
question. Quand je fais la comparaison avec le texte actuel puis le texte
proposé, on n'utilise plus maintenant «assiste», on a changé pour «aide».
Est-ce qu'il y a une valeur ajoutée?
Mme Potvin
(Noémi) : Non. C'est que, quand on a reformulé les articles, là, par
exemple, dans le coin de 84 ou dans les pouvoirs de déclaration d'état
d'urgence locale ou nationale, on avait plusieurs expressions qui voulaient dire la même chose, au final. Donc, on a vraiment
fait un effort pour parler toujours du même concept, par exemple, quand on voulait quelqu'un qui venait aider. Donc, c'est
ça, ça a été reformulé pour tenir compte de ça, là, mais ça ne change
pas le fond.
Mme Maccarone : OK,
OK, merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Parfait. Alors, est-ce que l'article 2 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 3.
Bonnardel :
Article 3, nous avons un amendement que je
vous lirai par la suite, donc, se lit comme suit : la
Loi sur
l'aménagement et l'urbanisme (chapitre A-19.1) est modifiée par
l'insertion, après l'article 145.43, du suivant :
«145.44.
Malgré toute autre disposition, le
conseil d'une municipalité doit suspendre la délivrance d'un permis ou d'un certificat lorsqu'il existe des
motifs sérieux de croire que les usages, activités, constructions ou ouvrages
projetés doivent être régis ou prohibés, pour des raisons de sécurité publique,
par un règlement pris en vertu de la présente loi.
«Si un règlement
à cet effet n'est pas adopté dans les 12 mois suivant la demande, le
permis ou le certificat est délivré dans la mesure où la demande est
conforme aux normes en vigueur au moment où elle a été soumise.
«Le fait que la demande de permis ou de certificat
ait été soumise avant que les motifs ne soient connus n'empêche pas
l'application du premier alinéa.»
Commentaire. Cet
article prévoit les
circonstances dans lesquelles le conseil d'une municipalité doit, pour des raisons de sécurité publique, suspendre la
délivrance d'un permis ou d'un certificat relatif à un usage, une activité,
une construction ou un ouvrage et détermine les modalités alors applicables.
L'amendement est simple, mais... Est-ce qu'il
est déjà là? Ah oui. Alors, remplacer...
Le Président (M. Schneeberger) : Il
est déjà affiché, vous pouvez le lire.
Bonnardel : Oui. Remplacer, donc, dans le premier alinéa de
l'article 145.44 de la
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme,
proposé par l'article 3 du projet de loi, «existe» par «a».
Donc, il se lit maintenant : «...ou d'un
certificat [lorsque a...] lorsqu'il a des motifs sérieux de croire que les usages...» C'est un contexte où on donne une plus
grande marge de manoeuvre entre les mots «existe» et «a» aux municipalités.
Président (M. Schneeberger) : Est-ce qu'il a des questions sur l'amendement?
Aucune. Alors, est-ce que l'amendement est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Est-ce que l'article 3, tel qu'amendé... Il y a des questions? Questions?
Alors, députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Question rapide.
Parce qu'on dit, dans le deuxième paragraphe, «si un règlement à cet effet
n'est pas adopté dans les 12 mois», est-ce qu'il va y avoir un règlement
du gouvernement qui leur oblige d'adopter un règlement? C'est quoi, le
pratico-pratique, la mise en oeuvre de ceci? Parce que, si je... si je
comprends bien, il n'y a pas une obligation,
dans le fond, d'avoir un règlement parce que ce n'est pas toutes les
municipalités qui en ont, ça fait qu'il n'y a pas comme une règle à
suivre du côté du gouvernement, un accompagnement : Regarde, vous, on souhaite, suite à la
Loi sur
l'aménagement et l'urbanisme, que je n'ai pas lue... Mais il n'y a pas des
consignes, déjà, qui existent, en place?
Le Président (M. Schneeberger) : M.
le ministre.
Bonnardel : ...par règlement municipal, là. On ne va pas
régir, par règlement, l'obligation d'un règlement municipal, là. Donc,
c'est leur pouvoir à eux, là.
Mme Maccarone : Ça fait que, dans la
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, il n'y a pas un règle à suivre. Ça arrive
dans plusieurs cas, je peux imaginer, quand on parle de... Ici, on est en train
de dire... Bien, je comprends le sens de l'article, on doit suspendre un permis
si on comprend que ce n'est pas bon, ça ne suit pas les usages, activités et
constructions, etc. Mais, s'il n'y a pas de... s'il n'y a pas de règlement...
Est-ce que c'est courant qu'on n'a pas de règlement pour ça? Est-ce qu'il y a
un traitement différent, au niveau d'une municipalité, s'ils n'en ont pas?
Le Président (M. Schneeberger) : Me
Potvin.
Mme Potvin
(Noémi) : C'est un nouvel article, celui-là, donc c'est dur
de voir si ça va être courant qu'il n'y ait pas de règlement pris dans cette
situation-là. Il remplace l'article 7 de la
Loi sur la sécurité civile,
mais de façon plus claire, là, en s'inscrivant dans la
Loi sur l'aménagement et
l'urbanisme. Je ne pourrais pas vous dire si c'est courant,
malheureusement, qu'il n'y ait pas de tels règlements qui soient pris, là.
Maccarone : Ça fait que, peut-être une dernière question, si jamais un
municipalité n'a pas de règlement, puis ici, on dit que vous êtes quand même
couverts... Vous n'avez pas de règlement, puis, si on tombe dans les critères
dans le paragraphe 1°, puis la personne qui offre le service, par l'entremise
d'un permis ou le certificat... est-ce
qu'eux sont mieux protégés? Si, mettons, il décide que, bien, moi, je ne suis
pas d'accord avec vous... Vous, vous êtes en train de retirer mon permis
ou mon certificat parce que vous êtes en train de dire que vous ne me croyez pas en ce qui concerne l'usage, les
activités. Mais là nous, on a un règlement en place, ça fait qu'on est
protégés. Est-ce que la municipalité est moins bien protégée suite à une
action que... je ne sais pas, le service... la personne qui offre le service,
qui peut dire : Bien, je ne suis pas d'accord avec vous, je vous amène
devant le tribunal, mettons?
Mme Potvin
(Noémi) : Vous voulez dire, si je comprends bien, dans un cas où la
municipalité voudrait prendre un règlement
parce qu'elle a des motifs sérieux de croire qu'elle devrait le faire, là, pour
les motifs prévus, mais que la personne qui demande le permis, elle
n'est pas d'accord avec ça?
Mme Potvin
(Noémi) : C'est sûr que tous les règlements municipaux peuvent être
contestés. Prendre des règlements en soi...
Au même
titre que les règlements du gouvernement peuvent être contestés, les
lois aussi. Donc, on ne peut pas prémunir la municipalité de ça.
Par contre, c'est
quand même sérieux, les motifs pour lesquels on le dit. C'est quand même
exceptionnel, de dire : Je n'ai pas encore de règlement, mais là j'ai des
motifs sérieux de croire que c'est pour des raisons de sécurité publique que je
devrais en prendre un, on vient de porter à ma connaissance telle situation,
mais je n'ai pas encore eu le temps de
prendre mon règlement. Donc, c'est sûr qu'un citoyen pourrait le contester.
Maintenant, ça va être au tribunal d'évaluer est-ce que c'était
vraiment... est-ce que c'était déraisonnable, par exemple, de prendre ce
règlement-là?
Maccarone : Ça fait que, nous, l'attente que nous avons ici, dans le
fond, c'est parce que c'est nouveau. Je ne savais pas que c'était complètement
nouveau, puis qu'on remplace l'article sept. Mais, parce que c'est nouveau, il
n'y a aucune municipalité qui a, actuellement, un règlement en place. Ça fait
que, dans le fond, le deuxième paragraphe, c'est parce qu'on souhaite qu'il y
ait des règlements, mais, entre-temps, voici une mesure de protection?
Mme Potvin
(Noémi) : Les municipalités peuvent déjà avoir fait des règlements
pour interdire des usages, constructions, ou autres. C'est un pouvoir qui
existe dans la
loi sur l'aménagement durable et l'urbanisme, là. Je n'ai pas
l'article exact, là, mais il me semble que c'est dans le coin de 113. Donc là,
ici, là, c'est vraiment le cas de : elle n'a pas encore eu le temps de le
faire, elle a un motif raisonnable de croire qu'elle devrait prendre un tel
règlement. Ça se peut qu'au terme de son
analyse elle ne le prenne pas, le règlement, que, finalement, son motif
sérieux, il s'avère que ce n'était
pas un motif sérieux, et qu'il n'y a aucun problème à permettre la
construction. Donc, dans un cas comme celui-là, il n'y aura jamais de
règlement.
Maccarone : OK. Oui, non, je comprends.
Mme Potvin
(Noémi) : Ça répond?
Maccarone : Oui, merci.
Mme Potvin
(Noémi) : OK.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Député de Laurier-Dorion.
Fontecilla : Je me pose des questions sur un cas de figure. C'est que
le conseil... on octroie au conseil d'une municipalité le pouvoir de suspendre
la délivrance d'un permis ou d'un certificat. Et donc je veux juste comprendre,
que ce soit lors du renouvellement d'un permis, à savoir si le permis, bon, il
y a... peut-être que... certaines catégories de permis qui arrivent à échéance
et qui doivent être renouvelés ou lors d'une nouvelle demande de permis pour
une activité. Mais je me pose la question : Qu'arrive-t-il lorsque, par
exemple, une municipalité passe en revue les activités pouvant constituer un
risque de sinistre, se rend compte qu'il y a une activité qu'il n'avait pas considérée avant, qu'il y a un permis, mais...
Qu'est-ce... Qu'arrive-t-il dans ces cas de figure là? Est-ce que la
municipalité pourrait, par exemple, révoquer un permis existant? Parce
qu'on parle ici de délivrance. J'aimerais bien comprendre la mécanique.
Bonnardel : Bien, j'imagine que oui, la municipalité peut révoquer,
s'il y a matière à. Maintenant, légalement...
légalement, là, il y a des recours aussi du côté de la personne ou la personne
morale, là, qui a déjà entrepris des travaux. Mais là on tombe dans une
question juridique, là. Je ne sais pas si Mme la...
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui. Me Potvin.
Mme Potvin
(Noémi) : Oui. Peut-être préciser quand même que l'article ici parle
d'«usages, activités, constructions ou ouvrages projetés». Donc, on est
vraiment plus dans un cas où ce n'est pas encore exercé sur le terrain, par exemple, où est-ce qu'on veut
l'envisager. Puis, évidemment, bien là, il y a plusieurs choses qui encadrent,
il y a plusieurs dispositions qui encadrent
les pouvoirs des municipalités par rapport aux délivrances de permis ou aux
renouvellements. Là, ici, c'est sûr qu'on n'a pas l'ensemble de ces
dispositions-là sous les yeux, là, mais, pour cet article-là, on parle
d'éléments qui vont être projetés.
M. Fontecilla : OK. Vous voyez, j'ai
peut-être mal lu, mais c'est parce qu'on dit «les usages, activités,
constructions ou ouvrages projetés». Moi, j'assimile le «projetés» à
«ouvrages», j'exclus tous les autres éléments, là.
Mme Potvin (Noémi) : Ah! Bien...
M. Fontecilla : Est-ce qu'il y
aurait peut-être... Moi, c'est ce que je... c'est... Donc, c'est par rapport...
Donc, c'est les usages en vigueur, les
activités exercées en ce moment, les constructions existantes en ce moment ou
des ouvrages projetés. Le texte m'induit en erreur, moi.
Mme Potvin
(Noémi) : Bien, nous, dans... de la façon dont on l'a rédigé
et réfléchi, c'est tout ça qui est projeté.
M. Fontecilla : Mais est-ce que le
ministre est ouvert à trouver une formulation qui fait en sorte de rendre très
explicite que c'est les usages projetés, les activités projetées, les
constructions ou ouvrages projetés?
Bonnardel : Non, mais comme mentionné, ça inclut tout ce
que... tout ce qui est mentionné à usages, activités, constructions.
M. Fontecilla : Pour moi, les usages
ou activités, là, c'est... ça ne fait pas
partie du «projetés», là. C'est les
constructions ou ouvrages.
M. Bonnardel : Oui, mais...
M. Bonnardel : On va... On suit ce
que la légiste nous mentionne. Selon le texte de loi, l'ouvrage projeté inclut
les usages, les activités, la construction. Corrigez-moi, là, mais c'est ça.
C'est ça.
Le Président (M. Schneeberger) : D'autres
questions, M. le député de Laurier-Dorion?
M. Fontecilla : Je n'ai pas d'autre
question.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va. Alors, s'il n'y a pas d'autre question, nous allons mettre aux voix
l'article, tel qu'amendé. Est-ce que l'article 3, tel qu'amendé, est
adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 4.
M. Bonnardel : M. le Président, les
articles 4, 5, 6 et 7 sont similaires. Je ne sais pas si vous voulez les
adopter en bloc ou vous voulez que je les lise un après l'autre, là, mais c'est
la même chose. Outre le fait qu'il y ait quatre villes différentes, là, Lévis,
Longueuil, Montréal et Québec, c'est quatre articles pareils.
Président (M. Schneeberger) : Bien, de toute façon, il faut les adopter, de
toute... de toute manière, alors...
Bonnardel : Oui. Bien, on aurait pu les faire en bloc. C'est
juste ça que je voulais... je voulais mentionner.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Bien, moi, s'il y a le consentement. Est-ce que vous voulez les faire en bloc,
étant donné... Dans le fond, c'est le même
article avec un nom de ville
différent?
M. Bonnardel : C'est le même
article, mais avec le nom... C'est ça.
Président (M. Schneeberger) : C'est ça. Ça fait que, dans le fond, c'est
chaque... On peut... Moi, ça me prend le consentement pour le faire en
bloc, là. Mais, de toute façon, chaque
article doit être adopté,
indifféremment.
Mme Maccarone : ...c'est juste que
juste... d'abord, bien, on va le lire?
Mme Maccarone : Bien,
si on le lit, je n'ai pas de problème. Parce que, là, c'est juste parce que le
titre est différent. On parle de la Charte
de la Ville de Lévis, Charte de la Ville de Longueuil, ça fait que, tant qu'ils
sont lus, moi, ça, je n'ai pas de problème.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
fait qu'allez-y avec l'article 4, M. le ministre.
M. Bonnardel :
L'article 4 se
lit comme suit :
L'article 89 de la Charte de la Ville de Lévis
(chapitre C-11.2) est remplacé par le suivant :
«89. Le
conseil d'arrondissement participe, par ses recommandations, à l'élaboration du
schéma de couverture de risques, à ses modifications et à ses révisions
et favorise la mise en oeuvre, dans l'arrondissement, des mesures qui y sont
prévues.
«Il participe également, par ses
recommandations, à la réalisation de la démarche régionale de gestion des
risques de sinistre de la ville ainsi qu'à l'élaboration de son plan de
sécurité civile et favorise la mise en place, dans l'arrondissement, des
mesures qui y sont établies.»
Commentaire. Cette disposition effectue une
modification de concordance en lien avec le remplacement des dispositions de la
Loi sur la sécurité civile
concernant les schémas de sécurité civile par les dispositions de la nouvelle
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres
concernant la démarche régionale de gestion des risques de sinistres.
Donc, c'est le même libellé, outre le fait qu'on
parle de Lévis à cet
article 4, on parle de la ville de Longueuil à
l'article 5, ville de Montréal à l'article 6 et ville de Québec à
l'article 7.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Alors, est-ce qu'il y a des questions sur l'article 4?
Le Président (M. Schneeberger) : Députée
de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui. Juste
rapidement. On est en train d'ajouter un deuxième paragraphe. Ça, c'était
quelque chose... Dans le fond, on a consulté les municipalités? Elles sont au
courant? Est-ce qu'il y a eu... Non, mais le deuxième paragraphe... Parce
qu'avant... maintenant, on dit : «Il participe également, par ses
recommandations, à la réalisation de la démarche régionale de gestion des
risques et de sinistres de la ville ainsi qu'à l'élaboration de son plan de
sécurité civile...»
M. Bonnardel : ...deux plans qu'on a
ajoutés dans la loi, là, qui remplacent les schémas de sécurité, là, qui n'ont
jamais été mis... qui n'ont jamais été mis en place.
Mme Maccarone : Et, la raison qu'on
le fait uniquement pour ces villes, c'est parce que c'est des MRC?
M. Bonnardel : Non, c'est des villes
à charte, c'est pour ça...
Mme Maccarone : Ah! OK. OK.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Est-ce qu'il y a des questions? Non. Alors, est-ce que l'article 4 est
adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 5.
M. Bonnardel : Est-ce que vous
voulez que je lise 5, 6 et 7 aussi, là? Non.
Le Président (M. Schneeberger) : Non.
Comment?
M. Bonnardel : Je suis obligé de le
lire ou...
Le Président (M. Schneeberger) : Bien...
bien, il faut... il faut le lire, habituellement, là.
Bonnardel : Oui, bien, il faut le lire? Je vais les lire.
L'article 5 se lit comme suit : l'article 75 de la Charte de
la Ville de Longueuil (chapitre C-11.3) est remplacé par le suivant :
«Le conseil d'arrondissement participe, par ses
recommandations, à l'élaboration du schéma de couverture de risques, à ses
modifications et à ses révisions et favorise la mise en oeuvre, dans
l'arrondissement, des mesures qui y sont prévues.
participe également, par ses recommandations, à la réalisation de la démarche
régionale de gestion des risques de sinistre de la ville ainsi qu'à
l'élaboration de son plan de sécurité civile et favorise la mise en place, dans
l'arrondissement, des mesures qui y sont établies.»
Cette disposition
effectue une modification de concordance en lien avec le remplacement des
dispositions de la
Loi sur la sécurité
civile concernant les schémas de sécurité civile par les dispositions de la
nouvelle
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux
sinistres concernant la démarche régionale de gestion des risques de sinistre.
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, c'est le même... même genre d'article. Ça va?
Alors, est-ce que l'article 5 est adopté?
Le Président (M.
Schneeberger) :
Article 6.
Bonnardel :
Article
L'article 135 de la Charte de la
Ville de Montréal, métropole du Québec (chapitre C-11.4) est remplacé par
le suivant :
«Le conseil
d'arrondissement participe, par ses recommandations, à l'élaboration du schéma
de couverture de risques, à ses modifications et à ses révisions et favorise la
mise en oeuvre, dans l'arrondissement, des mesures qui y sont prévues.
«Il participe
également, par ses recommandations, à la réalisation de la démarche régionale
de gestion des risques de sinistre de la ville ainsi qu'à l'élaboration de son
plan de sécurité civile et favorise la mise en place, dans l'arrondissement,
des mesures qui y sont établies.»
Commentaire. Cette
disposition effectue une modification de concordance en lien avec le
remplacement des dispositions de la
Loi sur la sécurité civile concernant les
schémas de sécurité civile par les dispositions de la nouvelle
Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres concernant la
démarche régionale de gestion des risques de sinistre.
Le Président (M.
Schneeberger) : Est-ce que l'article 6 est adopté?
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté.
Article 7.
Bonnardel :
Article 7 :
L'article 118 de la Charte de
la Ville de Québec, capitale nationale du Québec (chapitre C-11.5) est
remplacé par le suivant :
«Le conseil
d'arrondissement participe, par ses recommandations, à l'élaboration du schéma
de couverture de risques, à ses modifications et à ses révisions et favorise la
mise en oeuvre, dans l'arrondissement, des mesures qui y sont prévues.
«Il participe
également, par ses recommandations, à la réalisation de la démarche régionale
de gestion des risques de sinistre de la ville ainsi qu'à l'élaboration de son
plan de sécurité civile et favorise la mise en place, dans l'arrondissement,
des mesures qui y sont établies.»
Commentaire. Cette
disposition effectue une modification de concordance en lien avec le
remplacement des dispositions de la
Loi sur la sécurité civile concernant les
schémas de sécurité civile par les dispositions de la nouvelle
Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres concernant la
démarche régionale de gestion des risques de sinistre.
Le Président (M.
Schneeberger) : Merci beaucoup. Alors, est-ce que l'article 7 est
adopté?
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté.
L'article 8.
Bonnardel :
L'article 8, Code de la sécurité routière.
L'article 470.1
du Code de la sécurité routière (chapitre C-24.2) est modifié par le
remplacement, dans le troisième alinéa, de «du paragraphe d de l'article 1
de la
Loi sur la protection des personnes et des biens en cas de sinistres (chapitre P-38.1)» par «de
l'article 2 de la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la
résilience aux sinistres (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre
de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres)».
Cette disposition
apporte une modification de concordance à l'article 470.1 du Code de la
sécurité routière, vu les nouvelles dispositions de la
Loi sur la sécurité
civile visant à favoriser la résilience aux sinistres.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
pour les spécifications. Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 8?
Est-ce que l'article 8 est adopté?
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté.
L'article 9.
M. Bonnardel :
Article 9, Loi
sur les coroners.
L'article 183
de la
Loi sur les coroners (chapitre C-68.01) est modifié par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de «sinistre faisant l'objet
d'une déclaration d'état d'urgence au sens de la
Loi sur la sécurité civile
(chapitre S-2.3)» par «événement pour lequel l'état d'urgence a été déclaré
en vertu de la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux
sinistres (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi
ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la
Loi sur la sécurité
civile visant à favoriser la résilience aux sinistres)».
Commentaire. Cette disposition apporte une
modification de concordance à l'article 183 de la
Loi sur les coroners, vu
les nouvelles dispositions de la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser
la résilience aux sinistres.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 9? Est-ce que l'article 9 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) :
Article 10.
Bonnardel :
Article 10,
Loi sur l'exercice de certaines
compétences municipales dans certaines agglomérations.
L'article 19 de la
Loi sur l'exercice de
certaines compétences municipales dans certaines agglomérations
(chapitre E-20.001) est modifié, dans le paragraphe 8° :
1° par la suppression, dans le sous-paragraphe
a, de «de sécurité civile,»;
2° par la suppression, dans le sous-paragraphe
c, de «du schéma de sécurité civile et»;
3° par l'ajout, dans... après le sous-paragraphe
c, du suivant :
«
d) la réalisation de la démarche régionale de
gestion des risques de sinistre et l'adoption du plan régional de résilience
aux sinistres;».
Commentaire. Cette disposition propose des
modifications de concordance au
chapitre 8° de l'article 19 de la Loi
sur l'exercice de certaines compétences municipales dans certaines agglomérations.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions sur l'article 10? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui. Pourquoi qu'on
supprime «sécurité civile»? Dans le fond, c'est le 8°, a, on dit : «les
éléments de la sécurité publique que sont les services de police» Auparavant,
c'était : «de sécurité civile, de sécurité incendie et de premiers répondants», puis là, on... ce serait :
«les services de police, de sécurité incendie et de premiers
répondants».
M. Bonnardel : Oui, c'est ça. C'est
une modification au
chapitre 8°, là. C'est un élément de concordance avec
la suppression de l'article 56 de la
Loi sur la sécurité civile.
Mme Maccarone : De la nouvelle loi
qu'on vient...
M. Bonnardel : L'ancienne loi.
L'ancienne loi.
Mme Maccarone : Mais... Oui, mais
dans la loi actuelle, c'est écrit «sécurité civile».
Le Président (M. Schneeberger) : Me
Potvin.
Mme Potvin (Noémi) : C'est vrai
qu'on parle de «sécurité civile» dans la loi actuelle... bien, dans la nouvelle
loi qu'on est en train d'étudier. Par contre, il y avait l'obligation, à
l'article 56, et je vais... je vais vous le lire, si ça vous convient,
étant donné que vous ne l'avez pas sous les yeux, là. C'était...
L'article 56 disait : «Une municipalité locale peut, par règlement,
établir un service de sécurité civile chargé de la protection des personnes et
des biens contre les sinistres.» Cet article-là n'a pas été repris. Il faut
savoir que la
Loi sur la sécurité civile date de 2001. Il y a eu la
Loi sur les
compétences municipales qui est arrivée dans le coin de 2007, 2008, ce qui fait
que les municipalités n'ont pas besoin d'être habilitées en vertu de notre loi
pour établir un service de sécurité civile. Donc, par concordance, vu que cette
mention-là était là en lien avec l'article 56 de notre loi, on l'a
retirée.
Maccarone : Alors, c'est pour la même raison qu'on est en
train de supprimer le «schéma de sécurité civile»?
Mme Potvin (Noémi) : C'est ça. Parce
qu'on n'en aura plus dans la loi. Ça va être une démarche régionale de gestion
des risques.
Mme Maccarone : OK.
OK. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Oui. D'autres questions? Non. Est-ce que l'article 10 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) :
Article 11.
M. Bonnardel : Donc, on est dans le
même contexte, là, des éléments de concordance pour les prochains articles, là.
Là, on est sur la
Loi sur l'instruction publique, l'article
L'article 315 de la
Loi sur l'instruction
publique (chapitre I-13.3) est modifié par le remplacement, dans le
quatrième alinéa, de «visé à la
section II du
chapitre VII de la Loi
sur la sécurité civile (chapitre S-2.3)» par «établi en vertu de la Loi
sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres (indiquer
ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de
l'article de cette loi qui édicte la
Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres)».
Commentaire. Cet
article propose une
modification de concordance avec les nouvelles dispositions de la
Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 11? Est-ce que l'article 11 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 12.
M. Bonnardel :
Article 12,
Loi sur
les normes du travail.
L'article 81.17.1 de la
Loi sur les normes
du travail (chapitre N-1.1) est modifié par le remplacement, dans le sous-paragraphe a du paragraphe 2° du premier
alinéa, de «majeur, au sens de la
Loi sur la sécurité civile
(chapitre S-2.3)» par «au sens de la
Loi sur la sécurité civile
visant à favoriser la résilience aux sinistres (indiquer ici l'année et le
numéro de
chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette
loi qui édicte la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience
aux sinistres)».
Commentaire. Cet
article propose une
modification de concordance avec les nouvelles dispositions de la
Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 12? Est-ce que l'article 12 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
M. Bonnardel :
Article 13,
Loi sur
les services préhospitaliers d'urgence.
L'article 6 de la
Loi sur les services préhospitaliers d'urgence
(chapitre S-6.2) est modifié par le remplacement du paragraphe 6°
du premier alinéa par le paragraphe suivant :
«6° de collaborer à la réalisation de la
démarche gouvernementale de gestion des risques de sinistre prévue par la
Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi ainsi que
le numéro de l'article de cette loi qui édicte la
Loi sur la sécurité civile
visant à favoriser la résilience aux sinistres);».
Commentaire. Cet
article propose une
modification de concordance avec les nouvelles dispositions de la
Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres.
Président (M. Schneeberger) : Questions sur l'article 13? Est-ce que
l'article... Oui. Députée de Westmount—Saint-Louis.
Maccarone : Oui. Je fais juste la mention ici, parce que, là,
je comprends, on fait une minimodification. C'est de la concordance. Mais, dans l'article 6 en question, on
parle de «le directeur médical national a, en outre, pour fonctions», puis c'est une longue, longue liste de
c'est quoi, toutes les responsabilités et les fonctions de cette personne.
Puis je veux juste revenir sur ce que nous avons entendu lors des auditions, la
mention des gens qui oeuvrent au sein du
réseau, qui disaient qu'ils ne sont pas nécessairement consultés, qu'ils
voulaient être mentionnés, si jamais il y a un sinistre. Je sais qu'il n'y a pas nécessairement une modification à
faire ici, mais on ne parle pas de le mot «consulter», ici. On parle de,
tu sais, participer, collaborer, mais ils ne sont pas consultés à préalable
avant d'agir. Est-ce qu'il y a moyen de faire cette modification suite à leur
intervention puis leur souhait qu'ils ont exprimé lors des auditions?
Le Président (M. Schneeberger) : ...
Bonnardel : Bien, quand on parle de collaborer, ils vont
nécessairement faire
partie de la discussion, là. Alors...
Maccarone : Oui, mais c'est parce qu'eux ils ont parlé
beaucoup de consulter avant. Tu sais, le «collaborer», je pense que leur
interprétation, c'est que c'est l'après et pas nécessairement l'avant.
M. Bonnardel : Oui, mais le
ministère de la Santé est partenaire dans tout ça, dans l'organisation de la
sécurité civile. Donc, comme j'ai déjà mentionné à des articles précédemment,
on fait confiance au ministère et puis à tous ceux qui sont sous l'égide du
ministère de la Santé, exemple, l'Institut national de santé publique, d'être
des acteurs importants pour la suite des choses.
Mme Maccarone : Je fais juste la
mention parce qu'on les a entendus lors de nos auditions. Ça fait
partie des
mémoires qu'ils ont déposés, et ça fait
partie de leur souhait d'être intégrés
d'une autre manière, comme les premiers répondants, et de faire
partie des
décisions qui sont prises à préalable, et pas nécessairement l'après. Mais
j'entends ce que le ministre dit. Ce n'est pas une question de ne pas avoir
confiance dans les gens qui travaillent au sein... à l'intérieur de tout le
processus, c'est juste une mention parce que ça faisait
partie de leur souhait.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce que l'article 13 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 14.
M. Bonnardel :
L'article 7 de cette loi est modifié par le remplacement du paragraphe 6°
du premier alinéa par le paragraphe suivant :
«6° collaborer à la réalisation de la démarche
gouvernementale de gestion des risques de sinistre prévue par la
Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres (indiquer ici
l'année et le numéro de
chapitre de la
présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la Loi
sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux
sinistres);».
Commentaire. Cet
article propose une
modification de concordance avec les nouvelles dispositions de la
Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions? Est-ce que l'article 14 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 15.
M. Bonnardel :
Article 15, Loi
sur le traitement des élus municipaux.
L'article 30.0.4 de la
Loi sur le
traitement des élus municipaux (chapitre T-11.001) est modifié par le
remplacement, dans le quatrième alinéa, de «Loi sur la sécurité civile
(chapitre S-2.3) ou un événement pour lequel est mis en oeuvre un programme d'assistance financière conformément à
l'article 109 de cette loi» par «Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi ainsi que le
numéro de l'article de cette loi qui édicte la
Loi sur la sécurité civile
visant à favoriser la résilience aux sinistres) ou un événement pour lequel est mis en oeuvre un
programme d'aide financière ou d'indemnisation conformément à l'article 68
de cette loi».
Commentaire.
Cet
article propose une modification de concordance avec les nouvelles
dispositions de la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la
résilience aux sinistres.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va comme ça? Alors, est-ce... est-ce que l'article 15 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) :
Article 16.
M. Bonnardel :
Article 16, Loi
instituant le Tribunal administratif du travail, chapitre... Non.
Article 16. L'annexe I de la Loi
instituant le Tribunal administratif du travail (chapitre T-15.1) est
modifiée par le remplacement du paragraphe 21° par le suivant :
«21° du
deuxième alinéa de l'article 88 de la
Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres (indiquer ici l'année et le numéro
de
chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi
qui édicte la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux
sinistres);».
Commentaire.
Cet
article propose une modification de concordance avec les nouvelles
dispositions de la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience
aux sinistres.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions sur l'article 16? Est-ce que l'article 16 est adopté?
Président (M. Schneeberger) :
Article 17.
Bonnardel : 17, Règlement sur l'aide aux personnes et aux familles.
L'article 109 du Règlement sur l'aide aux personnes et aux familles
(chapitre A-13.1.1, r. 1) est modifié par
le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «à un programme d'aide financière
ou d'indemnisation aux sinistrés établi en vertu de l'article 100
ou 101 de la
Loi sur la sécurité civile (chapitre S-2.3)» par «par un
programme d'aide financière ou
d'indemnisation établi en vertu de la
Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres (indiquer ici l'année et le numéro
de
chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi
qui édicte la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux
sinistres)».
Commentaire.
Cet
article propose une modification de concordance avec les nouvelles
dispositions de la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la
résilience aux sinistres.
Le Président (M.
Schneeberger) : Est-ce que l'article 17 est adopté?
Bonnardel :
Adopté.
Maccarone : J'ai une question.
Le Président (M.
Schneeberger) : Vous avez une question?
Maccarone : Oui. Puis on dit bonjour à des gens qui nous regardent.
Mais, pendant que
nous sommes en train de modifier le texte actuel du 109, je me questionne si on
a évalué aussi les prestations que... puis les... dans le fond, la compensation
qui est accordée. Parce qu'on parle des montants de 1 000 $, de 500 $, 4 000 $,
1 500 $. Puis, tant qu'à faire toutes les évaluations, est-ce qu'on
l'a fait? Parce que, là, c'est ouvert maintenant comme article. Ça fait
que est-ce que ces évaluations ont été faites?
Bonnardel : Ce n'est pas notre compétence à nous, là, comme telle. Ce
n'est pas notre loi à nous, ça, là. C'est pour ça que...
Maccarone : Bien, je comprends. C'est juste que, maintenant qu'on a
l'article qui est ouvert devant nous, je questionne. Je comprends que ce n'est
pas nécessairement à l'intérieur de Sécurité publique, mais, tant qu'à modifier
un article...
Bonnardel : On est vraiment dans... sous le chapeau d'Emploi, du
ministère de l'Emploi, là.
Mme Maccarone :
Ça fait que ça veut dire qu'on
n'a pas fait des évaluations pour voir si les prestations sont à jour, actuelles?
Bonnardel : C'est ça.
Maccarone : OK. Ça fait qu'on n'a pas validé?
Bonnardel :
Non.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Est-ce que l'article 17 est adopté?
Le Président (M.
Schneeberger) :
Article 18.
M. Bonnardel :
Article
L'article 138 de ce règlement est modifié par le remplacement, dans le
paragraphe 15°, de «à
titre de frais
excédentaires d'hébergement temporaire, de ravitaillement ou d'habillement dans
le cadre d'un programme d'aide financière
ou d'indemnisation établi en application de la
Loi sur la sécurité civile
(chapitre S-2.3)» par «pour des besoins de première nécessité dans
le cadre d'un programme d'aide financière ou d'indemnisation établi en vertu de la
Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre
de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres)».
Commentaire. Cet
article propose une modification de concordance avec les nouvelles dispositions
de la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux
sinistres.
Le Président (M.
Schneeberger) : Commentaires, questions? Oui. Député de Laurier-Dorion.
Fontecilla : Est-ce que vous savez, M. le ministre, si les
programmes d'aide financière aux... indemnisations établis en fonction
de cette loi sont plus généreux, moins généreux, équivalents des prestations
spéciales, là, selon la
Loi sur la sécurité du revenu?
Le Président (M. Schneeberger) : ...
Mme Potvin (Noémi) : Bien...
Le Président (M. Schneeberger) :
Mme Potvin.
Mme Potvin (Noémi) : Oui. Bien, en
fait, c'est... Je ne suis pas certaine de comprendre votre question. Parce que
l'article 138 qu'on modifie, il vient dire ce qu'on doit prendre en compte
ou ce qui sont exclus de la prise en compte finalement de la détermination des
avoirs aux fins de déterminer un montant d'aide financière qui va être versé en vertu du Règlement sur l'aide aux
personnes et aux familles. Donc, ici, ce n'est pas... Le point, c'est qu'on
vient vraiment dire que l'argent que tu as reçu en vertu d'un programme
d'aide financière ou d'indemnisation, il n'est pas comptabilisé, il ne va pas
avoir d'impact sur la prestation que tu vas recevoir en vertu de cet autre
règlement.
M. Fontecilla : Très bien.
Mme Potvin (Noémi) : Donc, c'est ce
que je peux dire, seulement.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Est-ce que l'article 18 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) :
Article 19.
M. Bonnardel :
Article
L'article 146 de ce règlement est modifié :
1° par le remplacement, dans le paragraphe 10°,
de «Loi sur la sécurité civile (chapitre S-2.3)» par «Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la
résilience aux sinistres (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de la
présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres)»;
2° par le
remplacement, dans le paragraphe 11°, de «qu'à
titre de frais excédentaires
d'hébergement temporaire, de ravitaillement ou d'habillement ou de» par
«que pour des besoins de première nécessité ou en».
Commentaire. Cet
article propose une
modification de concordance avec les nouvelles dispositions de la
Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres.
Président (M. Schneeberger) :
Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'article 19? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : ...sur l'aide aux
personnes et aux familles, est-ce que ça, c'est Sécurité publique?
M. Bonnardel : C'est ça. C'est
encore... Oui, c'est ça. C'est encore l'Emploi, là... Emploi, Solidarité
sociale.
Mme Maccarone : OK. Ça fait que
c'est... ce n'est pas Sécurité publique, mais on est en train de faire des
modifications dans le paragraphe 11°.
M. Bonnardel : De concordance, oui,
c'est ça.
Maccarone : Paragraphe 11°, le deuxième paragraphe qui dit
qu'on remplace dans le paragraphe 11°, ça, c'est de la concordance?
M. Bonnardel : Avec notre nouvelle
loi à nous. Oui.
Mme Maccarone : La concordance avec
quel
article qu'on a déjà adopté?
M. Bonnardel : ...oui, 63.
Maccarone : Moi, j'avoue, ça aiderait beaucoup, je pense, dans
les démarches, quand on regarde tout ce qui est les dispositions à la fin d'un projet de loi, si ces
références... Je comprends que c'est... Vous, vous avez peut-être ça dans vos documents, mais nous, l'autre côté de la salle, on
n'a pas les références. Puis c'est très aidant de savoir. Moi, je creuse, j'aime comprendre qu'est-ce qu'on
fait. Puis ça évite des questions pour moi, si je dis : Ah! c'est de la
concordance, parce que c'est en lien avec
l'article 6, que ça peut être dans le commentaire. En tout cas, point de
même. Mais, si c'est une possibilité, je dirais que ce serait bienvenu
pour ceux qui aiment ça, l'étude détaillée.
M. Bonnardel :
En réalité, on a remplacé «frais
excédentaires d'hébergement, de ravitaillement ou d'habillement» par
«besoins de première nécessité». C'est ça.
Maccarone : Oui. Puis... c'est bien. Ce n'est pas une question de ne
pas comprendre. Puis là je comprends maintenant que c'est de la concordance,
mais, sans avoir la référence, sans avoir une équipe de légistes derrière nous, c'est difficile, des fois, de
suivre. Ça fait que ça m'amène à poser des questions que je pourrais peut-être
éviter, parce que je vais dire : Ah!
oui, je comprends, parce que je comprends le lien parce que c'est écrit dans le
commentaire.
Le Président (M. Schneeberger) :
...députée de Laurier-Dorion.
Fontecilla : Oui. Donc, on remplace des éléments très, très précis,
«de frais excédentaires d'hébergement temporaire, de ravitaillement ou
d'habillement» par «des besoins de première nécessité». Est-ce que, quelque
part, il est défini qu'est-ce que c'est,
«des besoins de première nécessité», ou c'est une compréhension globale, avoir
un toit, avoir à manger ou que sais-je?
Le Président (M.
Schneeberger) : Me Potvin.
Mme Potvin
(Noémi) : Oui. Quand on a étudié les termes à retenir pour,
justement... pour rédiger le projet de loi,
on regardait, là, dans la Vitrine linguistique du gouvernement du Québec, par
exemple, là, les «biens de première nécessité», ça dit que «ça satisfait
notamment des besoins essentiels d'ordre alimentaire, sanitaire,
vestimentaire». Il y a des exemples qui sont donnés aussi. Donc, comme c'est un
concept qui existe déjà, qu'on trouve facilement, on ne l'a pas défini. En ne
le définissant pas aussi, ça permet de s'adapter selon la situation, là,
qu'est-ce qui va être de première nécessité dans tel ou tel cas. Ça nous donne
une idée c'est quoi. Tandis que l'expression qu'on retrouvait avant, le «frais
excédentaires d'hébergement[...], [...]ravitaillement ou [...] habillement»,
c'était très, très restreint. Par exemple,
là-dedans, «ravitaillement», c'est quoi, exactement, «ravitaillement»? Tandis
que «première nécessité», on va aller même dans du shampoing ou du
savon, des choses comme ça. Est-ce que ça vous éclaire?
Fontecilla : Oui. Vous avez parlé de la vitrine linguistique. Est-ce
que, dans l'exemple que vous avez donné, les
biens... les besoins de première nécessité incluent, dans la vitrine
linguistique, la question de l'hébergement?
Mme Potvin
(Noémi) : Bien, c'est sûr que se loger, c'est vraiment un bien de
première nécessité.
Fontecilla : On s'entend, on s'entend, mais est-ce que c'est indiqué
dans la vitrine linguistique? Est-ce que c'est explicité?
Mme Potvin
(Noémi) : Ce n'est pas explicité dans l'exemple que j'ai là. Mais, par
contre, ça ne peut pas faire autrement que
de couvrir ça, là, se loger, se nourrir, se vêtir, c'est certainement des
besoins de première nécessité.
Fontecilla : Très bien.
Président (M. Schneeberger) :
Ça va? Alors, on n'a pas d'autres questions? Est-ce que l'article 19 est
adopté?
Le Président (M.
Schneeberger) :
Article 20.
Bonnardel :
Article
L'article 177.96 de ce règlement est
modifié :
1° par le remplacement,
dans le paragraphe 6°, de «Loi sur la sécurité civile (chapitre S-2.3)»
par «Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres
(indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi ainsi que le
numéro de l'article de cette loi qui édicte la
Loi sur la sécurité civile
visant à favoriser la résilience aux sinistres)»;
2° par le
remplacement, dans le paragraphe 7°, de «qu'à
titre de frais excédentaires
d'hébergement temporaire, de ravitaillement ou d'habillement ou de» par «que
pour des besoins de première nécessité ou en».
Commentaire. Cet
article propose une modification de concordance avec les nouvelles dispositions
de la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux
sinistres.
Le Président (M.
Schneeberger) : Questions? Est-ce que l'article 20 est adopté?
Le Président (M.
Schneeberger) :
Article 21.
Bonnardel :
L'article 177.108 de ce règlement est
modifié par le remplacement, dans le paragraphe 10°, de «à
titre de
frais excédentaires d'hébergement temporaire, de ravitaillement ou
d'habillement dans le cadre d'un programme
d'aide financière ou d'indemnisation établi en application de la
Loi sur la
sécurité civile (chapitre S-2.3)» par «pour des besoins de première
nécessité dans le cadre d'un programme d'aide financière ou d'indemnisation
établi en vertu de la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience
aux sinistres (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi
ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la
Loi sur la sécurité
civile visant à favoriser la résilience aux sinistres)».
Commentaire. Cet
article propose une
modification de concordance avec les nouvelles dispositions de la
Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Alors, est-ce que l'article 21 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Bonnardel : 22. Règlement d'application de la loi concernant
les propriétaires, les exploitants et les véhicules de... les
conducteurs de véhicules lourds.
L'article 1
du Règlement d'application de la Loi concernant les propriétaires, les
exploitants et les conducteurs de véhicules lourds (chapitre P-30.3, r. 1)
est modifié par le remplacement, dans le paragraphe 1°, de «majeur ou
d'un sinistre mineur au sens de l'article 2 de la
Loi sur la sécurité
civile (chapitre S-2.3)» par «au sens de l'article 2 de la
Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres (indiquer ici
l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de
l'article de cette loi qui édicte la
Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres)».
Commentaire. Cet
article propose une
modification de concordance avec les nouvelles dispositions de la
Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres, plus
particulièrement avec la nouvelle définition de «sinistre» ainsi que la
disparition des notions de sinistre majeur et de sinistre mineur.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 22? Non. Alors, est-ce que l'article 22 adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 23.
M. Bonnardel :
Article 23.
Règlement sur la sécurité des barrages.
23. Les articles 33 et 39 du Règlement sur
la sécurité des barrages (chapitre S-3.1.01, r. 1) sont modifiés par la
suppression, dans le premier alinéa, de «ou au ministre de la Sécurité
publique, tel que le prévoit l'article 8 de la
Loi sur la sécurité civile
(chapitre S-2.3)».
Commentaire. Cet
article propose une modification
de concordance avec les nouvelles dispositions de la
Loi sur la sécurité civile
visant à favoriser la résilience aux sinistres.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 23? Député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : J'essaie de
comprendre, je lis le texte proposé, les amendements. Si le barrage est situé
dans un territoire non organisé en
municipalité, le
sommaire est alors transmis à l'autorité régionale compétente
sur ce territoire, mais non pas au
ministère de la Sécurité publique, c'est parce que, maintenant, cette
responsabilité relève uniquement de l'autorité régionale compétente?
M. Bonnardel : Excusez-moi?
M. Fontecilla : On enlève la
référence, le devoir d'informer... le plan... le plan modifié doit être
transmis par le propriétaire. Si le barrage
est situé dans un territoire non organisé en municipalité, il est transmis à
l'autorité régionale compétente et non pas au ministre de la Sécurité
publique. Est-ce que c'est... le fait d'enlever le devoir d'informer le ministre de la Sécurité publique découle de la
disposition qui relaie... délègue cette responsabilité-là aux seules autorités
régionales compétentes.
Bonnardel : ...c'est la MRC qui a la compétence, qui va
recevoir la... bien, qui a la compétence comme telle de prendre acte de
la situation, là.
M. Fontecilla : OK. Très bien.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, est-ce que l'article 23 est adopté?
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté.
Bonnardel : M. le Président, on a terminé la
partie 1, on arrive
dans la
partie 2. Je propose juste un petit cinq minutes de pause avant...
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui, une petite pause... une petite pause santé pour
certains.
Alors, nous
suspendons quelques instants.
(Suspension de la séance à
11 h 33)
Le Président (M.
Schneeberger) : Nous reprenons les travaux. Nous en étions à
l'article 24. M. le ministre.
Bonnardel : Alors,
article 24. Nous sommes donc maintenant au...
à la
section II, Modifications relatives aux centres de communications
d'urgence.
Article 24, Loi
sur la sécurité civile. Le
titre de la
Loi sur la sécurité civile
(chapitre S-2.3) est remplacé par le suivant : «Loi sur les centres
de communications d'urgence».
Commentaire. Cet
article vise à remplacer la... le
titre de la
Loi sur la sécurité civile
puisque seules les dispositions concernant les centres de communications
d'urgence y sont conservées.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 24? Non. Alors, est-ce que l'article 24 est adopté?
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté.
Article 25.
Bonnardel : 25. Le
chapitre I de cette loi en devient la
section I.
Commentaire. Cet
article vise à modifier le niveau de la division du
chapitre I de la Loi
sur la sécurité civile afin qu'il devienne une
section de la
Loi sur les
centres de communications d'urgence.
Le Président (M.
Schneeberger) : Est-ce qu'il y a des questions? Est-ce que
l'article 25 est adopté?
Le Président (M.
Schneeberger) :
Article 26?
Bonnardel :
L'article 26 se lit comme suit :
l'article 1 de cette loi est remplacé par le suivant :
«1. La présente loi a
pour objet d'assurer une réponse appropriée, [d'efficience...] efficiente et de
qualité aux communications que reçoivent les centres de communications
d'urgence.
«Elle s'applique aux
centres de communications d'urgence suivants :
«1° un centre d'urgence 9-1-1,
soit un centre qui reçoit les communications qui requièrent une ou plusieurs interventions d'urgence, détermine la nature de
l'urgence pour chaque communication et la transmet, avec les renseignements pertinents dont il dispose, au
centre secondaire de communications d'urgence approprié, qu'il s'agisse d'un
centre de répartition d'un service de sécurité incendie ou d'un corps de police
ou d'un centre de communication santé au sens de la
Loi sur les services
préhospitaliers d'urgence (chapitre S-6.2) ou, lorsque requis, à un autre
centre d'urgence 9-1-1;
un centre secondaire de communications d'urgence qui est un centre de
répartition d'un service de sécurité incendie ou d'un corps de police.»
Commentaire.
Cet
article établit l'objet et le champ d'application de la
Loi sur les centres
de communications d'urgence.
Le Président (M.
Schneeberger) : Questions? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone :
Merci, M. le Président. Quand on
dit que la loi, ça s'applique aux centres d'urgence 9-1-1, on parle d'un centre secondaire de communications
d'urgence approprié. Est-ce que c'est ici qu'on parle du téléphonie IP?
Est-ce que c'est ça que ça veut dire?
Maccarone : Parce que... D'abord, mettons quelqu'un qui fait affaire
avec une compagnie, puis ils ont leur téléphone IP, puis les
services 9-1-1 IP, eux sont visés où ici? C'est-tu un centre de... je
ne sais pas, un centre d'urgence 9-1-1, ce n'est pas un centre de répartition
d'un service?
Bonnardel :
C'est ça, ce n'est pas un centre d'urgence 9-1-1, là.
Maccarone : Oui, c'est ça.
Bonnardel : Ça, c'est une technologie comme telle... Bien là, je sais
ce que vous parlez, là, vous parlez de ceux qui... par IP, là...
Maccarone : Oui, exact, téléphonie IP.
Bonnardel : ...vont avoir... vont avoir... Donc, ce n'est pas
applicable à ceux-ci, là.
Maccarone : Ça fait qu'eux ils ne sont pas assujettis par cette loi?
M. Bonnardel : C'est pour ça que la problématique qui a été
soulevée — vous
m'aviez déjà posé la question — c'est une problématique
fédérale, qui est sous le CRTC, là.
Maccarone : Oui, mais là je ne parle pas de c'est qui répond puis
quelle langue, ce n'est pas ça que je veux dire. C'est parce que, quand on
parle de la loi, ça s'applique aux centres de communications d'urgence
suivants... Parce que là on va parler de beaucoup d'articles en ce qui concerne
la nature de... Attends, je vais lire le
titre
bien comme il faut, là, parce qu'on a changé aussi le
titre quand on parle des
centres de communications d'urgence.
Mais eux ils ne sont
pas affectés du tout par ce projet de loi parce que c'est quand même... C'est
vrai, ce n'est pas un 9-1-1, ce n'est pas un
répartiteur, ça fait que c'est pour ça que je pose la question. Quand on parle
d'un centre secondaire de communications d'urgence approprié, est-ce que
ça, ça peut être considéré comme la téléphonie IP puis le service qui est
offert par eux, le 9-1-1 qui est offert par eux?
M. Bonnardel :
Ils vont recevoir l'appel quand
vous avez IP, puis eux vont transférer, par la suite, aux centres qui
sont là.
Maccarone : Ça fait qu'exemple quelqu'un qui répond... un
sous-traitant en Ontario qui répond...
M. Bonnardel :
Voilà. Qui, lui, va transférer,
par la suite, l'appel selon la nature... la nature de l'appel, que ce
soit... que ce soit incendie, ou ambulancier, ou autres, là.
Maccarone : Ça fait que ça, ça s'appelle un centre secondaire de
communications d'urgence?
Bonnardel : C'est ça.
Maccarone : OK. OK.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va?
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, s'il n'y a pas d'autre question, est-ce que
l'article 26 est adopté?
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté.
Article 27.
Bonnardel : Les articles 2 à 52 de cette loi sont abrogés.
Commentaire. Cet
article vise l'abrogation des articles 2 à 52 de la
Loi sur la sécurité
civile, qui ne doivent pas être conservés dans la
Loi sur les centres de
communications d'urgence, étant donné qu'ils ne concernent pas les centres de
communications d'urgence.
Le Président (M.
Schneeberger) : OK. Questions? Oui, député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla :
La question qui se pose :
Qu'est-ce que... Vous les envoyez où, les... la matière des articles 2 à
Bonnardel : Dans la
Loi sur la sécurité civile.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Est-ce que l'article 27 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Bonnardel : 28. La
section II.1 du
chapitre IV de
cette loi en devient la
section II et son intitulé est remplacé par
le suivant : «Centres de communications d'urgence».
Commentaire. Cet
article vise à renuméroter la
section II.1 de la loi et à remplacer son titre.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur 28? Est-ce que 28 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 29.
M. Bonnardel :
L'article 52.1 de cette loi est numéroté 2 et est remplacé par le
suivant :
«2. Toute municipalité locale doit, afin de
répondre aux communications d'urgence sur son territoire, être desservie par un
centre d'urgence 9-1-1 ayant obtenu un certificat de conformité
conformément à la présente section, à moins que l'accès à un service de télécommunication
permettant de joindre directement le service d'urgence 9-1-1 ne soit pas
disponible sur son territoire.»
Commentaire. Cet
article vise à modifier le
numéro de l'article 52.1 de la
Loi sur la sécurité civile afin qu'il devienne l'article 2 de la
Loi sur les
centres de communications d'urgence et à remplacer la disposition afin notamment
de ne pas exclure nommément les villages nordiques de son application.
Président (M. Schneeberger) : Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 29?
Oui, députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Est-ce qu'il y a une
ouverture ici de modifier l'article 29 qui modifie l'article 2, de
s'assurer qu'il y a quelqu'un qui va répondre à la ligne, qui parle français
ici?
M. Bonnardel : Bien,
c'est dans le règlement, là, tu sais, comme tel, là. Il n'y a pas... il n'y a
pas de problématique là-dessus, à savoir que ces gens qui vont répondre
aux centres d'urgence vont parler français. Ça, c'est...
Mme Maccarone : Oui, mais c'est
parce qu'on sait que ce n'est pas tout le temps le cas, tu sais, on...
M. Bonnardel : Non, mais là vous
faites...
Mme Maccarone : On a déjà jasé de
ça. On sait que ça a été médiatisé, qu'il y a des gens qui font appel, parce qu'eux, ils font affaire avec la
téléphonie IP. Et maintenant que le ministre, il a confirmé que la
téléphonie IP est quand même comprise dans ce projet de loi, parce
que ça tombe sous le centre secondaire de communications d'urgence, est-ce qu'on peut... prévoyez de le
modifier pour s'assurer qu'il y a des services qui sont offerts en français,
même si c'est de la téléphonie IP?
M. Bonnardel : Ce n'est pas de notre
ressort, là, c'est pour ça que je vous ai déjà répondu qu'on a fait appel... On
a écrit au ministre fédéral, parce que c'est de... c'est sous juridiction
fédérale que l'application du 9-1-1 vis-à-vis
les services que les sociétés offrent à certains clients au Québec, là, la
téléphonie IP, comme on la connaît. Donc, on ne peut pas... on ne peut
pas définir ce qui est de juridiction fédérale dans cet article-là.
Mme Maccarone : Sauf que 9-1-1 puis
la responsabilité de centres de communications d'urgence, ça, c'est sous la
responsabilité de la Sécurité publique provinciale.
M. Bonnardel : Oui, mais, comme je
vous expliquais tantôt, lorsqu'il y a un appel qui est fait sur... par un
téléphone, une adresse IP, il y a une société qui a embauché une
organisation x, qui, elle, par la suite, va transférer l'appel, soit pour
une nature... de nature x, là, pour une ambulance, un incendie ou la
police, là.
Mme Maccarone : Mais on n'a pas de
moyen du tout, même par le biais d'un règlement, de dire que toutes ces compagnies... Je comprends que c'est un
service qui est offert, puis ce n'est pas une question de dire qu'on ne veut plus
à avoir ça. Je comprends qu'il y a un besoin pour quelques citoyens, on ne veut
pas limiter les choix, mais que, si on fait affaire avec la téléphonie IP
puis le service qu'eux offrent, 9-1-1, mais qu'il y a quand même un règlement ou quelque chose qui est écrit ici, qui
dise : C'est correct, vous voulez faire affaire avec eux, pas de trouble,
mais eux, parce qu'il y a une obligation de leur part d'offrir le 9-1-1,
ça, c'est une obligation, parce que chaque citoyen doit avoir recours si jamais
il y a une urgence dont ils font face. Et on sait qu'ils font face à des
difficultés parce qu'on est en train de rapatrier des contrats à l'extérieur du
Québec, souvent en Ontario. On n'a pas de moyen de dire : Écoute, pas de trouble, mais, si
vous faites ça, vous avez une obligation de faire affaire avec une entreprise
locale, québécoise, avec des gens qui peuvent répondre et parler en
français.
Bonnardel : Bien, c'est un problème... votre question est bonne, mais
c'est un problème qu'on a adressé au fédéral, qu'on souhaite... qu'on souhaite
que le fédéral aille de l'avant pour trouver des pistes de solution pour que
ces organisations qui sont... qui sont sous l'égide d'une société x, là,
qui offrent des services IP, puissent répondre en français aux Québécois.
Il n'y a pas beaucoup de monde, mais une personne, c'est une personne de trop
qui reçoit un appel... qui reçoit un appel en anglais, qui se voit répondre en
anglais lors d'un appel d'urgence.
Mme Maccarone :
Puis on sait que c'est beaucoup
plus qu'une personne, «right», c'est... je pense que c'est... C'est ça.
Ça fait que c'était quoi, la réponse du fédéral, eux, ils vont faire quoi?
Bonnardel : Bien, c'est ça. On a écrit au fédéral, mon collègue... mon
collègue et moi, pour ne pas le nommer,
François-Philippe Champagne. Donc, on souhaite que, dans les prochaines
semaines, prochains mois, il prenne acte de la situation et qu'il trouve
les moyens législatifs ou autres pour que ça ne se reproduise plus.
Maccarone : Puis ça, la réponse est-tu écrite? C'est-tu quelque chose
qu'on peut déposer ici?
Bonnardel : Non, mais c'est ce que nous... c'est ce que nous, on a
demandé. On a demandé au fédéral de prendre acte... pas juste prendre acte, de
réagir face à la situation puis de s'assurer que... de s'assurer que ça ne se
reproduise plus. Mais un corpus législatif fédéral ou des engagements qu'eux
vont prendre, je ne peux pas répondre pour eux.
Maccarone : J'ai vu sur X ce qui était affiché par le ministre
Champagne à cet égard. J'ai vu ces échanges-là. Moi, ce que je souhaite savoir,
c'est quoi, les réponses qu'on a reçues ici. Est-ce qu'ils ont répondu
formellement? Parce que j'ai vu que vous aussi, vous avez envoyé une lettre. On
n'a pas eu de réponse à ça?
Bonnardel : On n'a pas eu de réponse encore...
Bonnardel : ...à ma connaissance, non.
Maccarone : Parce que ça fait des mois. Est-ce qu'il y a eu des suivis
de notre part, de la part du gouvernement?
Bonnardel : Oui, oui, oui, téléphoniques, et autres, oui.
Maccarone : Il n'y a toujours pas de réponse?
Bonnardel : Bien, ils travaillent, vous savez, entre... répondre par
une lettre officielle versus les appels qu'on a du côté de l'administratif,
administratif, il y a des appels qui se font entre le fédéral et nous.
Maccarone : Puis est-ce qu'il y a au moins un échéancier qui est en
place?
Bonnardel : Non, non.
Maccarone : Même pas?
Bonnardel : Ce serait prématuré de répondre pour eux, là, mais on
force le pas.
Mme Maccarone :
Ça ne donne pas un levier au
gouvernement, d'avoir une modification ici pour dire que regarde, nous
aussi, c'est notre loi?
Bonnardel : On fait tout en notre pouvoir... on fait tout en notre
pouvoir pour qu'ils prennent... Ils prennent au sérieux la situation, je ne
peux pas dire le contraire. Ils prennent au sérieux la situation. J'en ai déjà
parlé de vive voix avec le ministre lorsque je l'ai rencontré. Maintenant, ils
ont un travail à faire avec le CRTC aussi de l'autre côté. Donc, je m'attends,
avec les outils qu'ils ont, qu'ils puissent répondre... qu'ils puissent
répondre le plus rapidement possible... le plus rapidement possible face à ces
quelques cas que nous avons entendus à date.
Maccarone : OK. Bien, moi, je trouve honnêtement qu'on a une
responsabilité ici des compétences provinciales. Je l'ai déjà vu, dans le fond,
quand on a adopté la
loi sur les soins de fin de vie. On était un précurseur.
On a mis en place les demandes anticipées avant que le gouvernement fédéral a
agi. Ça amène quand même des conversations qu'on peut
avoir avec le... Je ne sais pas si ça vous donne un levier, mais moi, je pense
que c'est quelque chose qui...
Mme Maccarone : Excusez-moi, c'est
mes enfants qui m'appellent. Mais je pense qu'on a quand même une
responsabilité envers ces citoyens qui se retrouvent souvent loin des services,
d'au moins faire la démonstration qu'on a
vidé la question ici, en commission, puis qu'on fait des propositions,
peut-être ça donne aussi au ministre un levier qu'il peut utiliser quand
il fait des négociations avec son homologue.
Je souhaite déposer un amendement. J'ai quelque
chose qui est déjà prêt. Ça fait que, si... M. le Président, si on peut suspendre juste quelques instants, le
temps de l'envoyer en transmission... Mais moi, je pense, c'est important
de faire la démonstration de ça, puis, peut-être, ça peut aider.
Président (M. Schneeberger) : Nous allons suspendre quelques instants, le temps de
recevoir l'amendement de la députée de Westmount—Saint-Louis.
(Suspension de la séance à 11 h 55)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous reprenons les travaux. Alors, je vais laisser la députée de Westmount—Saint-Louis,
dans le fond, lire son amendement qu'elle veut faire adopter.
Mme Maccarone : Oui. Alors,
l'amendement à l'article 29 :
L'article 29 du projet de loi est modifié
par l'ajout, après le premier alinéa, de l'alinéa suivant :
«Un centre
d'urgence 9-1-1 doit offrir [des] services de télécommunication en
français. La présente disposition n'a pas pour effet d'empêcher
l'utilisation d'une autre langue que le français.»
Alors, c'est clair, je pense, c'est simple.
C'est directement en lien avec ce que nous venons de discuter. Si ce projet de loi vise, comme on a dit, tous les
centres de communications d'urgence 9-1-1, les répartiteurs,
téléphonie IP, bien, moi, je pense qu'on ne fait pas fausse route
en adoptant quelque chose comme ça. On ne nuit pas tout ce qui est services
d'urgence. Ça fait que, si jamais il y a quelqu'un que leur langue maternelle
est anglais puis ils souhaitent aussi d'être
servis en anglais, eux ne sont pas pénalisés du tout, mais on assure quand même
que les francophones ici, au Québec, sont protégés, puis il y a
quelqu'un qui va répondre au bout de la ligne en français.
Puis je comprends les particularités de ce que
le ministre nous a dit lors de nos échanges précédents, mais, si la loi vise
vraiment toutes ces instances, c'est un levier, moi, je pense, de plus, avec
les négociations qu'il y a à faire avec le gouvernement fédéral que... parce
que ça vise le CRTC. Mais je comprends aussi très bien cette particularité, mais j'aurais... Quand on a adopté la
loi sur les soins
de fin de vie, on a quand même adopté quelque
chose qui n'était pas dans la
loi, au niveau fédéral encore une fois. Puis ça amène une autre discussion, ça
amène peut-être un niveau de pression qu'on peut aborder, lors de nos échanges
avec le gouvernement fédéral, pour dire : Nous, ici, c'est une
particularité, c'est une urgence, c'est nécessaire.
Je ne sais même pas combien de cas qu'on a,
mais, on l'a dit aussi, un cas, c'est un cas de trop. Ça fait que, si c'est 10, si c'est 12, si c'est 20, bien, c'est 20
de trop. Nous, on a une responsabilité, puis ça fait
partie de ce qu'on
souhaite ici. Bien, je pense que tout le monde est comme en accord.
Alors, je souhaite qu'on l'adopte puis qu'on poursuit avec cette mesure de protection, en sachant tout à fait que ça se peut
qu'on ne pourra pas mettre à l'oeuvre tout de suite puis que ça prend
quand même une prochaine étape de négociation avec le gouvernement fédéral.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement?
M. Bonnardel : Un petit commentaire.
C'est un bon point, mais c'est déjà prévu à l'article 13 du règlement,
donc les centres de services d'urgence doivent communiquer en français, là.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Ça va? Alors... Oui, députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui, mais ce n'est
pas dans une loi. Ça fait que je comprends qu'il y a... c'est visé dans un
règlement, mais, tant que le règlement, il est... Bien, le règlement est là, mais
le règlement, dans le fond, il n'est pas respecté. Ça fait que pourquoi ne pas
le mettre dans la loi? Parce que ce qu'on voit exactement, c'est que, le règlement qui est là, de toute évidence, les gens
ne respectent pas ceci. Alors, pourquoi ne pas le mettre dans la loi? Je ne vois
pas pourquoi on ne peut pas l'inclure.
M. Bonnardel : Il