Culture and Education — 24 September 2015 (41st Legislature, 1st Session)
CCE 2015-09-24
Quebec — Committees
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Merci, Mme la ministre. Y a-t-il des commentaires sur l'article 32?
Hivon : Ça va, Mme
la Présidente.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Ça va? Mme la députée d'Iberville, oui?
Mme Samson : C'est beau.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Alors, est-ce que l'article 32 est adopté?
La Présidente (Mme Rotiroti) :
L'article 33, Mme la ministre.
Mme David
(Outremont) : «33. Le
conseil d'administration doit constituer un comité de vérification, un comité
de gouvernance et d'éthique, ainsi qu'un comité des ressources humaines.
«Le comité de
gouvernance et d'éthique et le comité des ressources humaines doivent être
formés, à la majorité, de membres
indépendants et être présidés par un membre indépendant.
Le directeur général
ne peut être membre de ces comités.
«Le comité de vérification n'est composé que de
membres indépendants.
«Les
responsabilités et les règles applicables à ces comités sont celles que
prévoient les articles 22 à 27 de la
Loi sur la gouvernance des sociétés
d'État (chapitre G-1.02), compte tenu des adaptations nécessaires.»
Dans les notes : à l'instar de ce qui est maintenant
prévu pour plusieurs sociétés et organismes dans différents secteurs d'activité, l'article
33 de la loi consacrera l'exigence de constituer sous l'autorité du conseil
d'administration trois comités dédiés à des enjeux de gestion
particuliers, soit la vérification, la gouvernance et l'éthique, ainsi que les ressources humaines. De manière à faire bénéficier
le conseil d'administration d'une certaine valeur ajoutée, des travaux au sein de ces comités et d'une certaine distance,
l'article prévoit que ces comités devront comporter un
nombre important de membres
indépendants. Voilà.
Présidente (Mme Rotiroti) : Merci. Merci, Mme la ministre. Alors, y a-t-il d'autres commentaires sur le 33? Oui, Mme la députée d'Iberville?
Samson : Bien, moi, je pense
que pour des raisons d'efficience, là, c'est beau, les comités, puis les gens
sont de bonne foi puis tout ça, mais il me
semble que le directeur général devrait assister sans droit de vote, mais devrait
au moins assister aux réunions de ces comités-là.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Comme observateur, j'imagine?
Samson : Bien, comme
observateur. Il est membre du conseil, là, c'est aussi beaucoup des comités sur
les opérations de la société,
du Conservatoire. Et les membres du conseil, là, ils n'ont pas les mains sur la
gestion courante de l'organisme. Il me semble que le directeur général
serait à même de leur fournir des renseignements, sans droit de vote,
j'en conviens, là, mais...
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Mme la ministre.
Mme David
(Outremont) : Alors, écoutez, dans la pratique, ce qui arrive
fréquemment, et nous sommes d'accord avec
ça, c'est que le directeur général peut tout à fait être invité à ces
comités-là, mais on doit absolument, et ça j'y crois, et pour avoir vécu des problèmes précis où
justement il y a un problème avec le directeur général ou le P.D.G., là — des fois
c'est D.G., P.D.G. — le
comité de gouvernance, ou le comité de vérification, ou le comité d'éthique
particulièrement est extrêmement heureux d'avoir le droit de se rencontrer sans la personne
des fois qui est concernée. Je ne dis pas que ça arrive à tous les ans puis à tous... Mais, pour avoir des cas
récents, c'est très, très important qu'un comité de membres indépendants ou le président siège ou peu siéger
dans tous les cas... et plus la situation est, disons, délicate, plus il peut
s'avérer absolument essentiel et fonctionnel de ne pas avoir... de ne pas
inviter le directeur général.
Donc,
s'il est d'office présent, même sans droit de vote, ça peut vouloir dire que ça
bloque les travaux de façon importante
s'il y a un problème avec le D.G. Puis on ne se souhaite pas ça, jamais, dans
une institution, mais nous savons tous
que, quand un problème, c'est majeur, et que donc il faut qu'il y ait des
outils de gouvernance pour pouvoir donner la latitude à ces comités-là de travailler en toute transparence et
honnêteté, je dirais, ou... parce que, si le directeur général est là, bien ils ne peuvent pas dire un certain
nombre de choses le concernant. C'est ça, l'idée, en fait. Ça ne les empêche
pas de dire... de l'inviter à siéger sans
droit de vote pour assister à certaines rencontres, voire même plusieurs
rencontres, mais ça, c'est du
règlement interne. Ce n'est même pas du règlement. C'est eux qui décident si,
le D.G., c'est pertinent qu'il soit
là ou pas. Mais c'est tellement précieux qu'ils aient la possibilité de ne pas
avoir le D.G. avec eux si ça concerne le D.G. C'est ça, la...
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Mme la députée d'Iberville, oui?
Samson : Compte tenu que ce n'est quand même pas des situations qui
sont si fréquentes que ça, je pense que
les conseils d'administration — puis s'il faut l'écrire, on peut
l'écrire — peuvent
toujours demander une rencontre in
camera en l'absence... ou qu'on le formule autrement, qu'on dise que le DG peut
assister à la réunion sur invitation des membres du comité, mais qu'il
n'a pas droit de vote.
Mme David
(Outremont) : Il peut.
Mme Samson :
Mais là ce que ça dit, c'est qu'il ne peut même pas y aller, là.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Mme la ministre.
Mme David
(Outremont) : Oui, mais... Non, non, non, parce que c'est... Bien là,
le libellé exact, c'est...
Mme Samson :
«Ne peut être membre».
David (Outremont) : ...«ne
peut [pas] être membre». Alors, tout est sur le mot « membre ». Parce que,
s'il est invité, il n'est pas membre; s'il
est observateur, il n'est pas membre. Alors, le législateur, dans sa grande
sagesse... Ce que ça veut dire — parce que, dans des articles de loi, il faut
comprendre chaque terme : un membre, c'est un membre permanent d'un comité. Alors, oui, le D.G. peut
être invité ou peut demander même d'y assister pour un point particulier,
évidemment toujours sans droit de vote, mais il n'est pas membre. Tout est dans
la définition du mot « membre ».
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Merci, Mme la ministre. Mme la députée d'Iberville.
Mme Samson :
Bien, je veux bien, là, mais c'est parce que là ça dit qu'il est toujours absent.
David (Outremont) : Non, il
n'est pas toujours absent.
Le directeur général ne peut être
membre de ces comités. «Membre», ça veut dire : un membre permanent
avec droit de vote.
Samson : Mais il me semble qu'il y a un compromis, peut-être,
là : c'est qu'il peut être présent, il peut être appelé à se
retirer si les membres veulent discuter entre eux et in camera.
Mme David
(Outremont) : Bien, écoutez, c'est ça. On a fait quelques vérifications
dans la pratique, là, de certaines de nos sociétés d'État — restons
dans le domaine de la culture, il peut y avoir des pratiques ailleurs
qui sont peut-être un peu différentes — et,
effectivement, c'est comme ça que c'est libellé dans toutes nos sociétés
d'État, qu'on a passées à la
moulinette de la
loi sur les sociétés d'État, et, par exemple, au Conseil des arts et des lettres, qui est quand même une grosse organisation, une grosse société d'État, soit à sa demande — le D.G., le P.D.G. — ou à la demande du comité, il se trouve à être présent environ 50 % du temps dans les comités, les différents
comités comme ça. Mais, des fois,
c'est à sa demande, en disant : Je voudrais aller vous soumettre quelque
chose, ou les autres fois, c'est à la demande des comités, et les autres fois, le comité n'a pas de demande du P.D.G.
ou décide de le faire sans le P.D.G. Donc, je pense qu'on s'entend sur le fond, que le P.D.G. peut être présent et que ça peut certainement être efficient pour expliquer des dossiers, pour partager des
dossiers, mais il faut en même temps garder l'indépendance de ces comités.
C'est l'esprit de l'IGOPP.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Merci, Mme la ministre. Mme la députée d'Iberville.
Samson : Bien, c'est parce qu'on parle d'une loi ici, là. Alors, je me mets dans la peau de quelqu'un
qui est D.G. du Conservatoire et puis
moi, je demande juste à ce que ce soit clair pour les gestionnaires aussi, pour
que le gestionnaire puisse comprendre
en lisant la loi qu'il peut demander ou qu'il peut être appelé à y assister,
mais qu'en aucun temps il n'aura droit de vote sur ces trois comités-là,
Présidente (Mme Rotiroti) : Mme la ministre.
David (Outremont) : J'ai
compris avec le temps, quand on lit des lois, que ce qui n'est pas là est
permis. Là, je parle à des juristes,
je ne veux pas mal dire les choses. Mais ce qui n'est pas là, ça ne veut pas
dire que ça n'existe pas, c'est-à-dire qu'il n'est pas membre. Donc, pour des juristes, ça veut dire de facto
qu'il n'a pas le droit de vote, qu'il n'est
pas un membre à part entière. Mais, comme ça ne dit pas qu'il n'a pas le droit
d'y être, quand le président du C.A. ou
de ces comités-là lisent ça, ils disent : Bien, on a le droit de
l'inviter, il n'est pas écrit qu'il n'a pas le droit d'être là, il est écrit simplement qu'il n'est pas membre. C'est
subtil, la façon dont les juristes, souvent, écrivent ça, mais ils doivent
avoir des bonnes raisons, c'est-à-dire qu'il n'est pas désigné par le
C.A. comme étant un des membres.
Alors,
est-ce que, si on disait : Le... Parce qu'on réfléchit, là, à voix haute, là. Est-ce qu'on pourrait
dire : Le P.D.G. ou le directeur
général ne peut être désigné comme
membre? Mais là vous allez trouver que c'est encore pire, ça. On dit :
Ne peut être désigné comme membre... Parce que
les gens ne comprennent pas spontanément que le mot «membre» est
différent d'«assister à la rencontre».
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oui, Mme la députée de Joliette.
Hivon : Je fais
une suggestion, mais je ne suis pas sûre que les légistes
vont... Mais ce que je comprends, c'est
que la députée d'Iberville aimerait
qu'on puisse dire quelque chose comme : Bien qu'il puisse y être invité à
titre d'observateur, le directeur général n'est pas membre, comme pour
faire de la pédagogie, en quelque sorte. C'est ça?
Mme David
(Outremont) : ...tant qu'à faire.
Hivon :
Mais, si tu es observateur, tu n'as pas le droit de vote, là.
Mme David
(Outremont) : Oui. C'est peut-être implicite pour des juristes.
Hivon :
Mais là je...
Mme Samson :
Observateur sans droit de vote.
David (Outremont) : Le
juridique s'inquiète de dire : Est-ce
qu'on dit «venir comme observateur»
ou «collaborer aux travaux»? Ce que j'ai compris des juristes,
c'est : moins tu en dis, mieux c'est dans la vie.
Des voix :
Ha, ha, ha!
Mme David
(Outremont) : Parce que... Non, mais on finit par...
Mme Samson :
C'est pour ça qu'on aime tant les avocats.
Mme David
(Outremont) : Puis qu'on ne l'est pas ni l'une ni l'autre.
Mme Samson :
Non, on ne l'est pas ni l'une ni l'autre.
David (Outremont) : Mais j'essaie de décoder. Et ce qu'on ne dit pas...
Ça veut dire que, légalement, c'est permis,
quasiment, là. C'est-à-dire que... Alors, ce que vous voulez, c'est qu'il soit
rassuré de dire que, oui, il peut être invité
ou s'inviter lui-même à l'occasion. On va toujours avoir ce problème, dans
différents articles de loi, de : ce qu'on ne dit pas, faudrait-il le dire? Parce qu'implicitement, ce qu'on ne dit
pas, c'est permis. Parce que ce qu'on dit, c'est...
Présidente (Mme Rotiroti) : Oui, Mme la ministre.
Mme David (Outremont) : Et
c'est vraiment la formulation d'à peu près tous les conseils d'administration
sous l'égide de la gouvernance des
sociétés publiques. Et, on me dit, effectivement, qu'entre autres le comité de
vérification, il n'a pas le droit
d'être là. Ça, c'est très clair. Donc, si on rentre dans ces détails-là, il va
falloir dire qu'il y a un comité, il peut peut-être être invité, puis un
autre comité, il ne peut pas, parce que la vérification doit être faite. Vous
vous souvenez qu'on a parlé d'un comptable
qui était membre d'un ordre professionnel. Donc, celui-là doit être dans le
comité de vérification.
Présidente (Mme Rotiroti) : Mme la députée d'Iberville, est-ce
que vous avez un amendement à apporter à l'article, finalement, ou
est-ce que...
Mme Samson : Bien, c'est
parce que j'essaie de comprendre le rôle du D.G., là. Si le rôle du D.G., c'est
d'être limité dans son interaction avec les membres du conseil
d'administration, là, bien vous n'avez pas besoin de D.G., là.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Ce n'est pas l'objectif, là, de l'article. Je ne
crois pas que c'est l'objectif de l'article, mais je vais laisser la ministre
ou les juristes vous éclairer là-dessus.
David (Outremont) : Alors, on a deux commentaires additionnels. Dans
la pratique... Et effectivement les
gens comprennent très vite, à lire ces choses-là, parce qu'ils ont tous des
juristes dans leur entourage. Donc, ils disent «ne peut être
membre», ça veut dire : membre votant, membre nommé par le C.A. Parce
qu'il ne faut pas oublier que ces trois
comités, les membres sont nommés par le conseil d'administration. Ce sont des
membres indépendants. Vérification : c'est vraiment... le D.G. ne
peut pas être là jamais.
Mais
«ne peut être membre», ils comprennent qu'ils peuvent soit l'inviter ou il peut
s'inviter, le cas échéant, ce qui
pourrait, dans certains cas, faire dire au comité : Non, non, non, ce
n'est pas nécessaire. Autrement dit, ils ne veulent pas le voir parce qu'ils veulent discuter de
quelque chose qui peut-être le concerne. Et il faut leur laisser cette
possibilité. Sinon, là, on vient de
complètement trahir l'esprit de la loi, qui est : un conseil
d'administration, et puis tu as l'administratif. Puis l'administratif, il se mêle au conseil jusqu'à un certain point,
mais, quand il y a vraiment un dossier très chaud, là c'est très
embêtant d'avoir le D.G.
Alors,
oui, on peut dire : Bien qu'il puisse être invité à collaborer aux travaux
dans certains cas. Bien là, c'est parce qu'il faut faire attention, il ne faut pas en dire trop parce que là on
tombe dans les détails, de dire : Oui, mais pas dans le comité de
gouvernance. Alors, on pourrait peut-être être ouverts à dire : Bien qu'il
puisse être invité à collaborer aux travaux,
mais il faut se fier un peu à la bonne gouvernance de ces sociétés d'État là.
Et, dans toutes les vérifications qu'on a faites, il n'y a aucune société d'État qui a un problème avec ce
libellé-là. Et, comme on a dit, par exemple, le CALQ, qui est là 50 % du temps... Puis il n'est pas
étonné de ne pas être là d'autres 50 % parce qu'ils parlent entre eux. Et
je répète : Quand on a un petit
souci de gouvernance, c'est bien utile que les comités du conseil
d'administration puissent se réunir sans le principal individu visé quand
ça arrive, malheureusement.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Je vous remercie, Mme la ministre. Alors, y a-t-il
d'autres commentaires?
Hivon :
Oui, j'ai d'autres commentaires, mais pas sur cette question-là...
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oui, pas sur cet article-là...
Hivon :
...mais en lien avec...
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oui, sur l'article?
Hivon : Oui, sur l'article, mais je ne sais pas si la
collègue a encore des commentaires sur ce point-là. Ou je peux
poursuivre avec...
Samson : Bien là, je pense qu'on n'en fera pas un marathon, là. Moi,
je voulais juste aider à l'efficience de la chose et je me demande dans quel forum le directeur général peut-il
échanger avec les membres du conseil d'administration, à part au conseil
d'administration.
Mme Samson :
Avec les membres du comité? Il ne peut jamais intervenir avec les membres du
comité.
David (Outremont) : Bien non, c'est... Non, non, non, il peut intervenir à sa demande. Il peut se faire inviter
et il peut être invité, puis, quand ça fonctionne
très bien entre le D.G. et le conseil d'administration, croyez-moi, les comités ont le goût d'entendre le P.D.G. ou le
D.G. sur un certain nombre de sujets. Mais ils peuvent aussi, à un moment donné, dire : Bien là, pour la deuxième
heure, on va rester entre nous, entre les membres. Merci beaucoup, vous nous
avez éclairés, mais là on a un certain nombre de choses à discuter.
Mme Samson :
De dossiers, c'est sûr.
David (Outremont) : Puis là on parle gouvernance, éthique, là. Par
définition, ce n'est pas des dossiers le
fun d'habitude, là. Quand on parle d'éthique puis de gouvernance, ça risque de
toucher le D.G. de près ou de loin, qui n'a peut-être pas fait sa job dans un dossier lié à la nomination de je
ne sais pas quoi. Donc, par
définition, ce n'est pas des
dossiers, dans ces trois comités-là, très, très faciles, ou les ressources humaines, par exemple, mais ça ne veut pas dire qu'exemple ressources
humaines ils ne soient pas invités 80 % du temps, ou que lui vienne toujours.
Ça, c'est leur règlement... ce n'est pas,
même pas leur règlement, c'est leur pratique interne à eux. Mais de l'obliger,
c'est très, très délicat.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Ça va?
Mme Samson : J'abandonne.
Présidente (Mme Rotiroti) : Mais on ne veut pas que vous
abandonniez, on veut que vous compreniez l'essence de l'article, là,
c'est important.
Mme Samson : Je ne la comprends pas.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Oui, vous ne la comprenez pas.
Samson : Dans mon sens à moi de gestionnaire, là, puis j'en ai eu, des
conseils d'administration, puis des comités
de vérification, puis d'éthique, puis de RH, là, et puis il n'y a pas un comité
de RH, là, qui peut travailler intelligemment
en l'absence de l'opérateur, c'est impossible. C'est du pelletage de nuages,
ils vont se parler de je ne sais pas quoi, mais c'est supposé
être des comités qui sont liés aux opérations; si l'opérateur n'est pas là, là,
ça ne donne pas grand-chose. C'est tout. Ça fait que je ne la veux pas,
la job de directeur général de l'observatoire.
Mme David
(Outremont) : Pour avoir assisté à pas mal de conseils
d'administration moi aussi et avoir été membre de plusieurs, dans le domaine, par exemple, de l'éducation, là, on parle
de comités qui sont des comités obligatoires du conseil d'administration. Il y en a bien d'autres, comités, il y en a
beaucoup d'autres, comités. Par exemple, là, le P.D.G., il peut avoir, lui, à l'interne, son propre comité
de ressources humaines, de toutes sortes d'affaires. Mais gouvernance et
éthique, par définition, d'habitude, ils ne
gouvernent pas pour la dernière secrétaire qui a été engagée de telle affaire,
de telle affaire, ce sont des comités
qui se réunissent quand il y a des problèmes de gouvernance, d'éthique ou, par
exemple : Ressources humaines,
est-ce qu'on renomme le D.G. ou pas? Bien, c'est un peu normal qu'il ne fasse
pas
partie de sa renomination. Vérification, c'est même prévu :
Est-ce que c'est quelqu'un qui gère bien la place? Bien, il peut venir expliquer les choses, il peut envoyer les
dossiers, ils peuvent l'inviter à venir pendant une heure présenter ses choses,
mais il faut qu'ils puissent se
parler entre eux après. Alors, je ne suis pas d'accord de dire : C'est
plate, être P.D.G., parce que normalement
le conseil d'administration, c'est le lieu où il est là, il est membre d'office
et il présente vraiment tous ses dossiers.
Ce n'est pas des comités, ça, qui se réunissent à toutes les semaines, puis
c'est souvent des comités qui se réunissent quand il y a vraiment des soucis. Puis, quand il y a des soucis
particuliers, si ça ne touche pas le D.G., bien, c'est sûr qu'ils vont l'inviter pour avoir l'éclairage. Mais il faut
qu'ils aient la marge de manoeuvre pour pouvoir prendre des décisions
sans lui.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Bon. C'est correct, madame? Non.
Mme Samson : C'est terminé pour moi.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
C'est terminé. Bon. Alors, Mme la députée de Joliette.
Hivon :
Oui. Moi, je voulais savoir pourquoi on ne précise pas, par exemple, le nombre
de membres par comité ou qu'on ne
donne pas plus, je vous dirais, d'encadrement dans la loi. J'imagine que tout
ça va se déterminer par règlement interne du conseil d'administration.
Mais parce qu'en fait à la lecture de la loi on n'a aucune idée que... Ça vient
plus loin? Non. O.K. Je voulais juste être sûre que je n'avais pas manque
quelque chose. On n'a aucune idée de l'ampleur
un peu en termes de nombre de ces comités, là. Je me demandais juste pourquoi
on fait un choix comme ça.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Merci, Mme la députée. Mme la ministre.
Mme David
(Outremont) : Bien, c'est parce qu'il faut peut-être faire
confiance... C'est parce que l'ensemble du projet de loi, à un moment donné, si on balise tout, j'ai peur qu'on
devienne les espèces de commandants en chef, où un C.A. n'a plus
beaucoup de marge de manoeuvre, puis là on lui dit : Tu vas en mettre
trois là, puis tu vas en mettre quatre là,
puis tu va faire ci, puis tu vas faire ça. Ce n'est pas tellement dans l'esprit
d'un C.A. que de dire : Tu es une société
d'État, oui, mais tu es autonome jusqu'à un certain point : tu as un président, tu as des comités. Là, déjà, on
régit le nombre de membres au total
puis on régit un peu toutes sortes d'affaires, puis là on va parler tout à
l'heure des profils de compétence puis on dit : On veut la parité,
la parité hommes-femmes, on veut les régions, on veut ci, on veut ça.
Alors, il me semble que c'est assez évident que
ça va être plus que deux et moins que huit, là, mais c'est peut-être
par une espèce de souplesse, on ne donne pas... d'habitude, c'est par régie
interne. C'est la seule réponse que je
peux donner. Mais c'est peut-être pour ne pas être trop intrusif puis laisser quand même
quelques affaires au C.A. pour qu'ils décident eux-mêmes.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Mme la députée de Joliette.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Ça va? Parfait. Alors, y a-t-il d'autres commentaires sur l'article...
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oui.
Hivon : ...la ministre, elle dit : Ça va être moins que huit. Je veux
dire, plus que deux. C'est-à-dire que moi, je
comprends, là, l'idée là-dedans, c'est avoir un équilibre. Donc, ils sont
responsables, ils sont imputables, donc ils se gouvernent. Je comprends tout ça, c'est toujours où on met, je dirais,
la ligne de l'équilibre et la recherche de l'équilibre, et tout ça. Mais, quand la ministre
dit — je veux juste comprendre — quand elle dit : Logiquement, plus que
deux, moins que huit... Logiquement
pour que ça soit la moitié? Logiquement parce que c'est ça, la pratique?
Logiquement parce que, de l'expérience des conseils d'administration ou
des sociétés d'État...
Mme David
(Outremont) : Bien, moi,
l'expérience que j'ai, c'est que les gens sont habituellement trois, parce
qu'on a six membres indépendants. Deux, ça
fait un peu un contre l'autre, là, ça devient un peu... Et on ne met pas tout
le monde. Et puis, comme il y a six
membres, il y en a neuf indépendants, bien, à un moment donné aussi c'est du
bénévolat, alors ils ne peuvent pas
être sur tous les comités. On ne veut pas qu'ils soient sur tous les comités,
parce que, là, il y a des raisons
aussi de mandat, on va parler de longueur des mandats, puis, à un moment donné,
il y a un membre qui devient tellement partout parce qu'il est à la
retraite, puis il adore ça, puis il en met, puis il en met, puis il veut être
partout, bien, on se demande qui est le D.G.
puis qui est le P.D.G., qui est le président du C.A. Alors, je pense qu'il faut
une certaine souplesse aussi, une
certaine sagesse aussi du C.A. et de son président pour essayer d'équilibrer
les choses puis mettre quelqu'un qui
peut être compétent. Là, on va parler plus tard de profil de compétences, mais
il faut faire attention de ne pas
épuiser le monde aussi qui fait ça bénévolement, puis d'avoir des ressources
pour chacun de ces trois comités-là, comme je dis, qui ne se réunissent pas nécessairement 10 fois par année, là.
Et ils peuvent avoir des dossiers extrêmement chauds s'il y a un grave problème de gouvernance, s'il y
a un grave problème d'éthique, s'il y a un grave problème de ressources humaines ou de vérification. Mais sinon, si les
choses sont bien gérées, bien gouvernées, bon P.D.G., bien, ils peuvent
être trois puis ils vont avoir trois réunions ou deux réunions par année.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Ça vous va, Mme la députée de Joliette?
Présidente (Mme Rotiroti) : Oui. Y a-t-il d'autres questions
pour l'article 33? Non. Alors, est-ce que l'article 33 est adopté?
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Mme la députée d'Iberville, est-ce que l'article 33 est adopté?
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Merci.
L'article 34, Mme la ministre.
Mme David (Outremont) : Merci.
L'article 34 :
«Le conseil
d'administration peut constituer d'autres comités que ceux prévus par la
présente loi pour l'étude de questions particulières ou pour faciliter
le bon fonctionnement du Conservatoire.
«Le conseil détermine la composition de ces
comités, leurs fonctions, devoirs et pouvoirs, les modalités d'administration
de leurs affaires ainsi que toute autre mesure utile à leur fonctionnement.»
L'article 34
reprend le pouvoir actuel du conseil d'administration du Conservatoire de constituer tout comité
interne utile à son fonctionnement.
Et je rajouterais que cet article-là va probablement permettre à ma
collègue d'Iberville de vouloir redevenir président-directeur
général d'un organisme.
Des voix : Ha, ha, ha!
Mme Samson : ...Mme la ministre.
Mme David
(Outremont) : Parce qu'on
peut constituer tout autre comité que ceux prévus par la présente loi pour
l'étude des questions particulières ou
pour le bon fonctionnement, autrement dit, bien au-delà des trois comités, je
dirais, statutaires, qu'il faut
prévoir en cas vraiment de problème dans différents aspects extrêmement importants à la gouvernance. Donc, il peut y avoir des comités autres de grands projets, des comités,
enfin, de toutes sortes. Et c'est le conseil, dans sa sagesse, qui
détermine qui doit être là-dessus, et pourquoi, et le mandat, et tout ça.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Merci, Mme la ministre. Y a-t-il des questions? Madame...
Hivon : Je ne veux pas revenir sur comment on écrit une
loi et tout, mais tantôt on a dit : Quand quelque chose n'est pas écrit, en fait, c'est comme si c'était
possible. Pourquoi on prend le soin
d'écrire qu'il peut former d'autres comités?
Parce que, évidemment, on peut penser que ça va dans ses pouvoirs réguliers
comme conseil d'administration, à qui
on donne une large latitude et tout ça. Donc, pourquoi ça, il faut l'écrire
nommément? En fait, c'est pour m'instruire, là, je ne suis pas en train de dire que je veux
qu'on enlève ça. Mais pourquoi, là, ce pouvoir-là doit être écrit noir sur
blanc, alors qu'on pourrait plaider que ça va de soi que le conseil peut
évidemment former d'autres comités?
Mme David
(Outremont) : C'est vrai, c'est tout à fait vrai. Une juriste
redoutable, mais je dirais élégamment, ou
politiquement qu'on a dit, dès les notes introductives, qu'on voulait garder un
peu... ne pas bousculer complètement les pratiques, et ils avaient ça
dans l'ancien. Puis, si on compare dans le texte actuel, c'était encore plus
prescriptif, c'était «constitution d'un
comité exécutif», et ça, c'est l'objet d'immenses débats, d'avoir des comités
exécutifs. On ne le retrouve pas, et
je suis d'accord qu'on ne le retrouve pas, moi, personnellement. J'aime mieux
des comités qui peuvent être ad hoc pour des choses, des... Mais,
effectivement, il ne serait pas là, puis, par défaut, n'importe quel conseil d'administration pourrait conclure qu'il peut
constituer n'importe quel comité. Mais comme il y a quelque chose de ça
qui existait, mais qu'on en enlève une
partie dans l'esprit, on garde un peu la
lettre de d'autres choses, mais c'est...
Hivon : C'est un
choix.
Mme David
(Outremont) : C'est un choix. À moins que vous me donniez des
arguments, moi, je... C'est un choix qui,
effectivement, a contrario, parce qu'on a discuté de tout ce qui n'était pas là
par définition peut être là, c'est-à-dire, tout ce qui n'est pas nommément dit, on pourrait probablement l'enlever,
et qu'il pourrait se constituer n'importe quel sous-comité. Est-ce que
j'ai raison?
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Elle pourrait prendre le micro, si elle veut l'expliquer, là.
Mme David
(Outremont) : C'est comme une mesure de protection pour se dire, leur
dire : Vous pouvez faire d'autres comités.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Ça va, Mme la députée de Joliette?
Hivon :
Oui, oui, ça va. Mais cette disposition-là, en fait, c'est toujours là, ça
découle de la loi mère sur la
gouvernance. Donc, on la retrouve dans tout, cette mention expresse qu'on peut
former d'autres comités, j'imagine, c'est ça aussi, ça découle d'un modèle
général. O.K.
Hivon : C'est un
classique.
Présidente (Mme Rotiroti) : Mme Saint-Martin, voulez-vous le
dire au micro? Vous avez le droit, si j'ai le consentement des membres,
de le dire au micro. C'est comme vous voulez, là, ou, si la ministre
voudrait...
Saint-Martin (Françoise) : En fait, c'est le principe qu'à partir du
moment où le Parlement parle il y a un danger
que les gens voient comme... ça a épuisé tout ce qu'il y avait comme
possibilité de comité, parce que c'est quand même une réforme de venir créer trois comités, on pourrait avoir
l'impression que c'est juste ceux-là. Donc, même dans les lois, c'est généralement dit, c'est la régie interne,
mais le sujet, notamment pour créer des comités, c'est souvent des illustrations utiles de jusqu'où peut aller le
règlement intérieur et pas voir, dans les dispositions particulières de la loi,
un empêchement d'aller au-delà de ça pour la régie interne.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Parfait. Merci, Mme Saint-Martin. Alors, Mme la députée de Joliette.
Hivon : Non, ça
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Ça va?
Hivon : C'est
juste que, je pense, quand... c'est ça, quand on rédige une loi, c'est aussi
une question d'équilibre de jusqu'où on va,
puis tout ça. Donc, on a quand même une latitude ici, des fois, se demander si
c'est un plus ou un moins, et tout ça. Mais ça va, ça, c'était pour
m'instruire. Merci, Mme la Présidente.
Présidente (Mme Rotiroti) : Ça me fait plaisir. Mme la députée
d'Iberville, ça va? Alors, est-ce que l'article 34 est adopté? Adopté.
L'article 35, Mme la ministre.
Mme David
(Outremont) : «Le président du conseil d'administration peut
participer à toute réunion d'un comité.»
L'article 35
complète les autres dispositions portant sur le rôle du président du conseil
d'administration. Il reprend le contenu de l'article 21 de la
Loi sur la
gouvernance des sociétés d'État, qui est au même effet.
Et je pense
que, là aussi, c'est une question pourquoi on le dit, mais, dans ce cas-ci,
c'est peut-être encore plus important
même que le 34, au sens où les gens ne savent pas nécessairement qu'il y a
cette latitude-là, cette liberté-là d'un président de C.A., quand ça va mal, ou quand ça va
bien, ou parce qu'il aime ça, ou parce que ça l'intéresse passionnément,
tout ce qui se passe dans l'institution, il
peut participer à toute réunion d'un comité, ce qui, des fois, peut surprendre,
que le président du C.A. se présente
à un comité qu'il a formé sur un sujet x ou y. Mais, dans sa sagesse, on se dit
qu'il calibre ses interventions, mais
ça peut être important de le préciser parce que des gens pensent que sa
fonction n'est que de présider le C.A. une fois par mois et pas plus que
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Est-ce que ça va? Commentaires?
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oui, allez-y, Mme la députée d'Iberville.
Samson : Qu'advient-il lorsque le comité d'éthique et gouvernance veut
discuter du président du conseil d'administration et que celui-ci peut
assister à toute réunion?
David (Outremont) : C'est une bonne question. Je ne sais pas. Si le
président du C.A... parce que j'essaie de voir... Si un président de
C.A. est vraiment très... n'est pas à la satisfaction, c'est le gouvernement
qui nomme le président du C.A.
Samson : Bien, si les membres du comité d'éthique et de gouvernance
pensent qu'il a eu une conduite...
David (Outremont) : Il ne peut pas. C'est vraiment nommé par le
gouvernement, c'est le gouvernement qui
nomme un président de C.A., et donc c'est au gouvernement à dénommer un
président de C.A. Donc, probablement, sur
information, si ce n'est pas... l'information vient de quelque chose, de
quelque part. Le comité ne pourrait pas le démettre.
Samson : ...comité de gouvernance et d'éthique ne peut jamais se
réunir en excluant le président du conseil d'administration.
Mme David
(Outremont) : Je pense qu'il n'a même pas la permission, il n'a
aucunement l'autorité.
David (Outremont) : Il peut participer, pas nécessairement comme
membre, mais la question, c'est : Si c'est lui qui est l'objet du
questionnement...
Mme Samson :
C'est lui qui est en cause.
Mme David
(Outremont) : ...ce n'est pas de la gouvernance d'un comité de
gouvernance...
Mme Samson :
De gouvernance...
David (Outremont) : ...ce n'est pas de pouvoir démettre un président.
C'est au gouvernement à le faire.
Mme Samson :
Oui, mais je ne vous dis pas...
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oui, oui, allez-y, madame.
Samson : ...Mme la ministre : Ils veulent le démettre, mais
admettons qu'ils ont des soupçons, ils ont des inquiétudes, avant de les formuler au ministère, ils veulent en jaser en
l'absence du président du conseil d'administration. Est-ce qu'ils
peuvent le faire et, si oui, dans quel contexte?
David (Outremont) : Bien, le président n'est pas membre, il s'invite à
une réunion ou il est invité à une réunion.
Alors, j'imagine que... ce n'est pas un très beau scénario que vous évoquez là,
mais, si ça arrivait, j'imagine que le comité dirait : On...
Mme Samson :
On se réunit en secret.
David (Outremont) : Bien, d'abord, c'est peut-être ce qu'ils feraient,
j'imagine, là, si ça ne va pas, mais ils
informeraient probablement... le seul choix qu'ils ont, si ça ne va vraiment
pas bien puis que là ils pensent... ils se sont parlé entre eux, ou je ne sais pas quoi, c'est d'informer la ministre.
C'est la ministre qui peut faire une recommandation de fin de...
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Ça vous va, Mme la députée d'Iberville? Non? Pas
plus qu'avant, non?
Mme Samson : Pas plus qu'avant, là,
mais regardez bien, là...
Mme David (Outremont) :
Mais c'est parce que l'implicite de votre question est sérieuse... est sérieux,
l'implicite. Ce n'est pas la
question, c'est l'implicite qui est sérieux. Ça veut dire que vous pensez qu'un
comité de gouvernance pourrait dire : On va démettre le président du
C.A. Mais à qui ils le diraient?
Samson : Non, un comité de gouvernance pourrait vouloir alerter le
ministère sur un problème x, y, z de comportement d'un président du
conseil d'administration.
Mme David
(Outremont) : Oui.
Mme Samson :
«Right»? Ça se peut, ça, ça peut arriver puisqu'il est nommé par le
gouvernement.
Mme David
(Outremont) : Oui, absolument.
Samson : Donc, s'il y a un problème et s'ils décident de se rencontrer
pour en discuter, avant de formuler leur
inquiétude ou leur soupçon auprès du ministère, ils veulent s'en parler, ils
n'ont aucune assurance qu'ils pourraient... pour l'articuler comme il faut puis vérifier des choses, ils ne
pourraient jamais le faire en absence du président du conseil d'administration
si celui-ci le souhaite.
Mme David
(Outremont) : C'est-à-dire, si celui-ci décide d'assister tout le
temps...
David (Outremont) : ...et qu'eux veulent que le sujet à l'ordre du
jour soit : Ça ne marche pas avec notre président de C.A. pour x ou
y raison, d'après moi, ce n'est pas le comité de gouvernance qui doit se
réunir. Il faut qu'il y ait une lettre
envoyée à la ministre ou quelque chose comme ça. On comprend que c'est un cas
tout à fait exceptionnel. Parce que
le patron dans la place, c'est le président du C.A. Donc, de prévoir de façon
législative un
article de loi qui dit qu'en
cas où ils ne sont pas contents il faut qu'ils se réunissent. Mais ils se
réunissent, c'est un comité du conseil d'administration
avec un président. Donc, je ne vois pas d'autre façon que de se... que
quelqu'un écrive une lettre et sensibilise le ministère ou la ministre.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Mme la députée d'Iberville.
Mme Samson :
Pas d'autre question.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Non, ça va? Mme la députée de Joliette, ça va?
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Alors, est-ce que l'article 35 est adopté?
La Présidente (Mme
Rotiroti) :
L'article 36. Mme la ministre.
Mme David
(Outremont) : «Le conseil d'administration peut, par règlement,
pourvoir à la régie interne du Conservatoire.
règlement intérieur peut notamment prévoir que constitue une vacance — virgule, qu'il devrait y avoir — l'absence
à un nombre de réunions qui y est fixé, dans les cas et circonstances qui y
sont déterminés.»
L'article
36 propose donc une reformulation du pouvoir du Conservatoire reconnu à l'article
13 actuel de se doter d'un règlement intérieur. Comme il était indiqué
précédemment à l'article 22, cette disposition consacre également la possibilité pour l'institution de régir par son règlement la problématique que crée l'absence ou le défaut récurrent d'un membre d'assister
aux réunions pour lesquelles il est convoqué.
je rajouterais : C'est, je dirais, un des aspects ou un des facteurs qui
est le plus souvent évoqué dans... Quand on a un questionnement sur un membre, ce n'est pas sa trop bonne
participation, c'est sa trop mauvaise participation, et souvent son absence, qui se... «Mauvaise» voulant
dire qu'il est trop souvent absent, et là, quand il n'y a pas de règlement qui
va avec ça, bien il n'y a personne qui est capable s'entendre, à quel
moment on lui signifie que peut-être il pourrait faire autre chose qu'être membre de ce C.A. là. Et souvent ça bloque des
places très précieuses à des gens qui voudraient apporter un apport
significatif et constructif.
évidemment le premier alinéa dit, peut-être
là aussi... par défaut on n'aurait pas besoin de le dire, mais... et on dit bien qu'on peut pourvoir à la régie interne du
Conservatoire par règlement. Autrement
dit, on introduit la notion de
règlement interne, qui n'est pas la
même chose que la notion de
composition ou de ce qui est régi, les articles de loi qui régissent le C.A. C'est du règlement interne, on va le voir tout à l'heure, entre autres, pour un
certain nombre de choses.
Président (M. Fortin, Sherbrooke) : Alors, est-ce qu'il y a des commentaires à l'article 36? Non? Est-ce
que l'article 36 est adopté?
Le Président (M. Fortin, Sherbrooke) :
Article 37. Mme la ministre.
Mme David
(Outremont) : «Le quorum aux réunions du conseil d'administration est
de la majorité des membres, dont le président du conseil ou le directeur
général.
«Les
décisions du conseil d'administration sont prises à la majorité des voix
exprimées par les membres présents.
«En cas de partage, la personne qui préside a
voix prépondérante.»
Alors, cet
article reprend largement l'article 10 actuel, il énonce les règles applicables
au quorum, à la prise des votes et confère un vote prépondérant à la
personne qui préside en cas d'égalité des voix. Voilà.
C'est assez classique. Et c'est sûr qu'il faut
avoir quelqu'un qui tranche, là, quand il y a égalité, et c'est tout à fait normal que ce soit le président. Et on
redit, puisqu'ils sont membres à part entière du conseil d'administration, que
le quorum comprend le président du conseil ou le directeur général.
Le Président (M. Fortin, Sherbrooke) :
Est-ce qu'il y a des commentaires à l'article 37?
Une voix : Ça va pour moi.
Le Président (M. Fortin, Sherbrooke) :
Mme la députée de... Ça va? Est-ce que l'article 37 est adopté?
Le Président (M. Fortin, Sherbrooke) :
Adopté.
L'article 38, Mme la ministre.
Mme David
(Outremont) : Mon Dieu, ça va vite quand M. le député... Ce n'est pas
de corrélation, c'est un pur hasard. On a presque fini, Mme la
Présidente.
Des voix : Ha, ha, ha!
Une voix : On adopte le tout!
Mme David (Outremont) :
Article
38 :
«Aucun acte,
document ou écrit n'engage le Conservatoire s'il n'est signé par son directeur
général ou, dans la mesure et aux conditions prévues par règlement du
Conservatoire, par une autre personne autorisée.
«Le règlement
peut pareillement permettre, aux conditions et sur les documents qu'il
détermine, qu'une signature requise
soit apposée au moyen d'un appareil automatique ou qu'un fac-similé d'une
signature soit gravé, lithographié ou
imprimé. Toutefois, le fac-similé n'a la même valeur que la signature elle-même
que si le document est contresigné par une personne autorisée par le
président ou le directeur général.»
Alors,
l'article 39 est très lié, mais, en tout cas, on peut le prendre un par un si vous voulez, mais les deux reprennent
à quelques variantes près le libellé des articles
actuels, 17, 18, qui concernent l'exigence d'un écrit pour engager financièrement l'institution, la souplesse
possible pour déléguer à l'interne la signature de documents
liant juridiquement le Conservatoire ainsi que la possibilité
d'authentifier des documents du Conservatoire.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Là, vous n'avez pas fait la lecture de l'article 39...
Mme David (Outremont) : Je n'ai pas
fait le 39?
La Présidente (Mme Rotiroti) :
...mais vous avez donné l'explication.
Mme David (Outremont) : Pour les
deux. Oui.
Présidente (Mme Rotiroti) : Pour les deux. Alors, je veux juste qu'on suive. Alors, est-ce que
vous voulez, chers collègues,
que la ministre fasse la lecture de l'article
39 vu qu'on peut traiter les deux articles ensemble? Puis on pourrait faire l'adoption de chaque
article par la suite. Parce qu'ils
sont interreliés. Ça vous convient? Alors, vous pouvez faire la lecture
de l'article 39 aussi, Mme la ministre.
Mme David (Outremont) : O.K. Merci.
«Les
procès-verbaux des séances du conseil d'administration, approuvés par celui-ci
et certifiés conformes par le président du conseil d'administration ou
par toute autre personne autorisée à le faire par le Conservatoire, sont
authentiques. Il en est de même des documents et copies émanant du
Conservatoire ou faisant
partie de ses archives lorsqu'ils sont signés ou
certifiés conformes par l'une de ces personnes.»
Présidente (Mme Rotiroti) : Merci. Y a-t-il des commentaires sur l'article 38 ou 39? Non. Ça va, Mme la députée? Oui, Mme la députée de Joliette.
Hivon :
Non, ça va. C'est juste que j'essaie de bien comprendre l'article 38, deuxième
alinéa, là, toute l'histoire du fac-similé
et... J'imagine que c'est toujours écrit comme ça, là. Mais en fait, c'est que, pour
avoir la même valeur, il faut qu'ils soient contresignés par une
personne autorisée. Donc, en fait, il faut une autre signature.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Deux signatures. C'est ça.
Mme David (Outremont) : J'ai un commentaire
intéressant.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Oui, allez-y, Mme la ministre.
Mme David (Outremont) : Bien,
j'espère qu'ils sont intéressants, la plupart du temps. Mais ça va peut-être répondre à ça. Parce qu'on est dans une institution d'enseignement où on décerne beaucoup de diplômes, et ça
devient très important, la question
de la signature, parce qu'on a vécu trop souvent, on le vit dans les institutions d'enseignement, des faux diplômes.
Hivon : Oui. Ça va.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Ça va? Alors, est-ce que l'article 38 est adopté?
La Présidente (Mme Rotiroti) :
L'article 39 est-il adopté?
Présidente (Mme Rotiroti) : Bon. Voyez-vous, Mme la
ministre, nous, on en adopte deux à
la fois avec moi en tant que... à la présidence.
Des voix : Ha, ha, ha!
Mme David (Outremont) : Oh, la, la,
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Ça, ça s'appelle être efficace.
Mme David (Outremont) : Ça s'appelle
être efficace. J'avoue, là, que...
La Présidente (Mme Rotiroti) :
C'est dur à battre.
Mme David (Outremont) : C'est
imbattable, Mme la Présidente. Vous êtes irremplaçable.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Alors, on passe à l'article 39.1.
Mme David
(Outremont) : «Le directeur
général assume la direction et la gestion du Conservatoire dans le cadre
de ses règlements et de ses politiques;
«Il propose
au conseil d'administration — là,
on parle du directeur général, c'est important — les orientations stratégiques ainsi que les
plans d'immobilisation et d'exploitation du Conservatoire;
«Il exerce, en outre, toute autre fonction que
lui confie le conseil.»
Je peux lire le 39.2 si ça vous sied. Je peux
lire l'article 39.2. Je pense avoir...
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Est-ce que j'ai le consentement? Oui. Alors, allez-y, Mme la ministre.
Mme David
(Outremont) : «39.2. Le
directeur général doit s'assurer que le conseil d'administration dispose,
à sa demande et en vue de l'accomplissement de ses fonctions et de celles de
ses comités, de ressources humaines, matérielles et financières adéquates.»
Présidente (Mme Rotiroti) : Moi, je vous dirais que vous pouvez continuer jusqu'à
39.5 vu que ça traite du directeur général, là, dans l'ensemble de ses
exercices. Je ne sais pas qu'est-ce que vous en pensez, chers collègues.
Hivon : Moi, je ne veux pas vous freiner dans votre élan
de montrer votre efficacité comme présidente, mais, pour nous, ce serait
plus facile si on peut les...
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Hivon : Oui, oui.
Présidente (Mme Rotiroti) : Parfait, pas de problème. C'est
vous qui décidez.
David (Outremont) : Alors, écoutez,
les notes de ça, c'est que c'est assez typique de la Loi de la gouvernance
des sociétés d'État, et je n'ai pas tellement d'autre chose à dire, je vais
attendre les commentaires de mes collègues.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Mme la députée d'Iberville. Non, ça va?
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oui.
Hivon :
Pour nous, ça va pour 39.1 et 39.2.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : O.K. Alors, est-ce que l'article 39.1 et l'article
39.2... sont-ils adoptés?
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Adoptés.
L'article 39.3, Mme la ministre.
David (Outremont) : Oui, il
n'est pas très long. «Le directeur général exerce ses fonctions à temps plein.»
Est-ce que vous
voulez qu'on aille à l'article 39.4 tout de suite?
Hivon :
39.3, moi, ça va.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oui? 39.3, ça va? Est-il adopté?
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Adopté. 39.4, Mme la ministre.
David (Outremont) : «Le gouvernement détermine la rémunération,
les avantages sociaux et les autres conditions de travail du directeur
général.»
Alors, ça décrit le
régime applicable aux principales conditions de travail du directeur général.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Ça va?
L'article 39.4 est-il adopté?
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Adopté. 39.5, Mme la ministre.
David (Outremont) : «En cas
d'absence ou d'empêchement du directeur général, le conseil d'administration
peut désigner un membre du personnel du Conservatoire pour en exercer
temporairement les fonctions.»
Alors, cet
article
prévoit une règle souple permettant au conseil d'administration de pallier les difficultés
que peut causer une absence temporaire du directeur
général en lui trouvant un suppléant. Je pense que c'est un classique,
un peu.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Ça va, chers collègues? Oui?
L'article 39.5 est-il
adopté?
Présidente (Mme Rotiroti) : Adopté. Alors là, on s'en va,
section 5, Directeur des études et autres
membres du personnel.
L'article 39.6, Mme la ministre.
David (Outremont) : «Le
conseil d'administration nomme, après avoir pris l'avis de la Commission des
études, un directeur des études.
«Le directeur des
études, sous l'autorité du directeur général, s'occupe des questions d'ordre
pédagogique.»
Alors là, déjà, nous
allons parler de singulier ou de pluriel?
Mme David
(Outremont) : Non?
David (Outremont) : Je suis devenue un oeil de lynx.
Mme David
(Outremont) : Mais là c'est parce qu'il ne faut pas mettre la charrue
avant nos animaux.
Hivon : Il faudrait peut-être aller du côté de la Commission
des études et suspendre celui-ci? Je ne sais pas.
Mme David
(Outremont) : Voilà.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oui, parfait. Si j'ai le consentement, il n'y a pas
de problème.
Mme David
(Outremont) : Si vous êtes d'accord, on reviendra sur la grammaire.
Présidente (Mme Rotiroti) : Oui. Alors, on va aller à la
section... Oui. On va aller à la
section II, Commission des études.
Alors, c'est l'article 39.9. Mme la ministre.
Mme David (Outremont) :
O.K., on saute aussi 39.7 et 39.8?
Présidente (Mme Rotiroti) : Est-ce que vous voulez qu'on... Bien, j'avais compris qu'on sauterait
la
section au complet puis on
reviendrait à la section. Mais, si
vous voulez traiter l'article 39.7 et
39.8, il n'y a pas de problème.
Mme David
(Outremont) : Bien, c'est parce que ça n'a pas rapport avec le reste, dans
le fond.
Hivon :
Oui, on peut les traiter.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Parfait. Alors, 39.7, Mme la ministre.
David (Outremont) : Alors,
«les autres membres du personnel du Conservatoire sont nommés selon le plan
d'effectifs et les normes qu'il établit».
39.8 : «Sous réserve des dispositions d'une convention collective, le Conservatoire
détermine les normes et barèmes de rémunération, les avantages sociaux
et les autres conditions de travail des membres de son personnel conformément
aux conditions définies par le gouvernement.»
Alors, ça reprend
textuellement les articles 28 et 29 actuels.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Là, vous avez fait la lecture de 39.7 et 39.8, Mme
la ministre, là.
Mme David
(Outremont) : Oui.
Présidente (Mme Rotiroti) : O.K. Parfait. Est-ce qu'il y a des commentaires? Ça va?
Est-ce que les articles 39.7 et 39.8... sont-ils adoptés?
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oui? Parfait. Alors là, on va passer à la
section
II, Commission des études. À l'article 39.9, Mme la ministre.
David (Outremont) : Alors,
on demande une suspension pour vous apporter quelques éléments de papier.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oui, on suspend les travaux quelques instants, s'il
vous plaît.
Présidente (Mme Rotiroti) : Alors, on va reprendre les travaux. Merci beaucoup pour votre
patience. On était rendus dans la
section II, Commission des études, à l'article
39.9. Mme la ministre, si vous voulez faire la lecture.
Mme David
(Outremont) : Bien, la
lecture, c'est... Il faut bien que je lise le titre, parce que
la commission prendra, si mes collègues sont d'accord,
mais je crains fort qu'elle s'objecte, mais ce serait «Commissions» au pluriel.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Alors, c'est l'amendement que vous avez, je
crois...
Mme David (Outremont) : C'est le
premier amendement.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
...que vous avez déposé, intitulé... Oui.
Mme David (Outremont) : ...dans le document
du dossier vert.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Dans les documents dans votre chemise verte.
Mme Samson : Dans les nouveaux
papiers, OK.
Mme David
(Outremont) : Dans la première page,
article 2 dans l'intitulé de la
section II du
chapitre 3 introduit par l'article 2 du projet de loi,
remplacer «Commission» au singulier par «Commissions» au pluriel.
Cette simple
modification de forme a toute son importance. C'est en fait la première d'une
série d'amendements qui vous seront
présentés pour effectuer un retour au régime actuel de deux commissions des
études au sein du Conservatoire,
l'une dédiée aux études musicales, l'autre aux études en arts dramatiques.
Comme il y a juste les fous qui ne
changent pas d'idée, dit-on, je veux quand même introduire, parce que ça dit...
je veux dire, un petit «s», veut dire beaucoup de choses, dans ce
cas-ci.
Après avoir
entendu, et je pense qu'en démocratie, s'il y a au moins un bon point et il y a
plusieurs bons points en démocratie,
c'est un, écouter les collègues et deux, écouter aussi ce que les gens viennent
nous dire. Et ce que les gens viennent nous dire, moi, il y a des choses
que j'ai apprises. Et je pense que je n'ai pas une expérience de 25 ans en commission parlementaire, mais l'expérience de vie
montre quand même, nous montre à tous que, des fois, on écoute des choses puis on se dit : Ah! je n'avais
pas vu ça comme ça, ou je n'avais pas compris ça comme ça, ou j'ai appris des
choses. Et, dans les choses qu'on a apprises,
il me semble qu'il y a matière et justification de par leur culture, leur façon
de travailler ou de ne pas travailler dans
certains cas — mais ça,
ça sera d'autres amendements — de dire : Ça ne justifie pas, pour le moment en tout cas, et là on verra s'il
y a lieu de leur offrir éventuellement possibilité, s'ils le souhaitent,
d'avoir une seule commission — je le dis bien, s'ils le souhaitent, mais
ça, on discutera de ça plus tard — mais on pense que, pour l'instant, il n'y a aucune pertinence à avoir une seule
commission des études. Et il n'y a pas un état de situation qui justifie
ça, selon ce que nous avons appris, et donc on vous propose — puis
là il y a des détails à ça, évidemment, composition,
etc. — d'être à
deux commissions des études avec au moins une réunion par année d'une
délégation des deux commissions, vous
allez voir, là, pour qu'ils commencent un peu quand même à se parler, mais sans
aller drastiquement à : vous
allez avoir... vous allez, tous ensemble... Et j'ai l'impression que, dans la
culture de l'institution et ce qu'on a vu, ce ne serait pas souhaitable,
d'où le «s». Ce n'est pas un gros article, là, mais...
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Ce n'est pas un article, mais...
Mme David (Outremont) : Ça veut dire
beaucoup.
Présidente (Mme Rotiroti) : Oui. En effet. Est-ce qu'il y
a des commentaires sur l'intitulé de la
section II?
Samson : C'est pour le bien de l'organisation, de toute façon et, dans
le respect de la nature de cette bête-là, là, qu'est le Conservatoire,
là, puis je pense c'est sage.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Mme la députée de Joliette.
Hivon :
Oui, bien je pense que c'est à ça qu'on sert, d'améliorer le projet de loi,
même si, des fois, ça veut de revenir
à l'ancienne formule. Et puis moi, je souligne l'ouverture de la ministre.
Donc, je pense que, oui, on serait tous arrivés dans ce sens-là avec des
commentaires.
La seule
chose, ça, c'est juste pour notre fonctionnement, mais, si jamais c'est
possible, à l'avenir, de nous fournir, quand
il y a une liasse d'amendements, juste un petit peu avant, parce que ça nous
permet de se faire une tête et, des fois, d'être plus efficaces dans nos travaux quand il y a une bonne
collaboration, comme c'est le cas, là. Mais ce n'est pas la fin du
monde, mais, des fois, pour l'avenir, ça peut aider.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
C'est noté.
Mme David
(Outremont) : Non seulement je le note, et je l'aurais vraiment,
vraiment souhaité, c'est un peu parce que
l'horaire est tellement rapide que, honnêtement, il y a eu une finalisation à
peu près à l'heure du lunch et donc ça aurait été mon plus ardent souhait et soyez certaines que, si on avait eu le
temps, nous l'aurions fait. Mais, en même temps, on avait l'opportunité de pouvoir
passer le projet de loi maintenant avant que éducation s'en vienne, et donc on
a profité de cette ouverture pour
travailler le mieux possible et le plus rapidement possible. Alors,
effectivement, c'est un effet collatéral un peu malheureux, mais on va
prendre tout le temps qu'il faut pour expliquer et discuter.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Merci, Mme la ministre. Alors, est-ce que l'intitulé de la
section II est
adopté tel qu'amendé?
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Adopté. Merci. Alors, l'article 39.9, Mme la
ministre.
Mme David
(Outremont) : Moi, je suis à...
Mme David
(Outremont) : Ah! on aurait un nouvel article.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oui, O.K. Un instant.
Mme David
(Outremont) : Que vous avez, donc, la deuxième page, qui s'appellerait
l'article 39.8.1.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : O.K. Qui viendrait remplacer l'article... Non,
c'est un nouvel
article appelé l'article... Oui.
Hivon : Oui. Donc, on insère, après l'intitulé de la
section
II du
chapitre 3, introduit par l'article 2 du projet de loi, l'article suivant,
article 39.8.1 : «Une Commission des études musicales et une Commission
des études en art dramatique sont instituées au sein du Conservatoire.»
la disposition proposée reprend le texte de l'article
31 actuel, lequel prévoit l'existence de deux commissions des études
au sein du Conservatoire.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Merci.
Hivon :
Ça va pour moi, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Ça va, c'est beau. Est-ce que l'article 39.8.1... est-il
adopté?
Une voix :
Est-ce que l'amendement, l'amendement.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oh! est-ce que l'amendement... Bon, est-ce que l'amendement
est adopté?
Présidente (Mme Rotiroti) : Oui, parfait. Merci. Alors, on
passe à l'article 39.9, et je vois que vous avez un autre amendement.
David (Outremont) : Oui. Donc, l'article : Remplacer, dans
l'article 39.9, introduit par l'article 2 du projet de loi, virgule, entre guillemets, «La Commission
des études a pour fonction», fermez les guillemets, par — ça va être beaucoup, beaucoup, beaucoup, hein, de mises à niveau de singulier,
pluriel, là — «Les
Commissions des études ont pour fonction, dans leur domaine respectif,».
Alors,
évidemment que c'est pour être en concordance avec les amendements précédents
et ça sera toujours pour tenir compte de l'existence de deux
commissions.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Merci.
Hivon :
Là, la seule chose que je veux éviter, c'est que des fois, quand on travaille,
on adopte les amendements, puis des fois ça fait qu'on ne traite plus comme de
l'article.
Une voix :
L'article en tant que tel.
Hivon : C'est ça. Donc, je veux juste, pour notre bonne
marche, s'assurer que... Je ne sais pas comment on veut fonctionner.
D'habitude, on amène l'amendement en premier.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : C'est ça.
Hivon :
Mais, après, on traite de l'article.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
On revient à l'article. C'est ça, exactement. Alors, est-ce que vous voulez
faire la discussion sur l'amendement avant, Mme la députée de Joliette?
Avez-vous des commentaires sur l'amendement?
Hivon :
Non. Pour l'amendement, ça va.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Ça va. Mme la députée d'Iberville, ça va? Oui. Et
l'article en tant que tel?
Mme David
(Outremont) : Je comprends que je dois lire...
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Donc, l'amendement...
Mme David
(Outremont) : ...l'article 39.9 aussi avant de lire l'amendement.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oui.
David (Outremont) : Alors, je lis l'article 39.9 : «La commission
des études a pour fonction de conseiller le Conservatoire sur toute
question concernant les régimes pédagogiques, les programmes d'études offerts
par le Conservatoire et l'évaluation des apprentissages, y compris les
procédures de sanction des études.»
Alors,
évidemment qu'on remplace «La Commission...» par «Les Commissions [...] ont
pour fonction, dans leur domaine respectif».
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Exact. Ça vous va?
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Ça va. O.K. Alors, est-ce...
Hivon :
...le libellé intégral de l'ancienne loi.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : O.K. Est-ce que l'amendement... est-il adopté?
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Est-ce que l'article 39.9, tel qu'amendé... est-il
adopté?
Présidente (Mme Rotiroti) : Parfait. Alors, l'article 39.10,
puis vous avez un autre amendement, Mme la ministre.
Mme David
(Outremont) : Exactement. Donc, là, j'ai bien compris, je lis
l'article 39.10 tel qu'on a...
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Plus.
Mme David
(Outremont) : Plus l'amendement.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oui, exactement, exactement.
David (Outremont) : Donc, 39.10 : «La commission donne son avis
au conseil d'administration sur toute question
que celui-ci lui soumet dans ses domaines de compétence; elle peut en outre lui
faire des recommandations et saisir le directeur général de toute
question qui, selon elle, appelle l'attention du conseil d'administration.
«Doivent être soumis
à la commission, avant une décision par le conseil d'administration :
«1° les projets de
règlement relatifs au régime pédagogique;
«2° les projets de [règlement]...»
Non. «...les projets de programmes d'études du Conservatoire;
«3° les projets
concernant les ‘‘Prix du Conservatoire'' et les concours du Conservatoire;
«4° les projets de
bourses ou d'autres formes d'aide financière pour encourager l'excellence;
les projets de politique cadre sur les critères d'association et d'affiliation
avec un organisme donnant de la formation dans le domaine des arts de la
scène ou de l'audio-visuel;
«6° le projet de plan
stratégique pour les matières qui relèvent de la compétence de la commission;
[et]
«7° les critères de
sélection et la nomination du directeur des études.»
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Merci. L'amendement. Ça va?
Mme David
(Outremont) : Je lis l'amendement?
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Mme la députée d'Iberville, voulez-vous que la ministre fasse la lecture de
l'amendement? Dans le fond, c'est...
Mme Samson : Non, non, c'est encore
une question de...
La Présidente (Mme Rotiroti) :
C'est encore, exactement. Ça vous convient?
Mme Samson : Ça me convient tout à
fait.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Est-ce que l'amendement est adopté?
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Non. Oui. Mme la députée.
Hivon : Un instant,
un instant, là, je suis... On a lu l'amendement?
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Non. La ministre, elle vient de lire l'article 39.10.
Hivon :
L'article,
oui. Oui, moi, j'ai des commentaires sur l'article.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Vas-y. Allez-y.
Hivon : Oui. Donc, je vois, là, je compare avec
l'ancienne version, puis il y a quand
même plusieurs nouveaux alinéas, là : 4°, 5°, 6°, 7°. Donc,
pourquoi avant on ne parlait pas de bourses? En tout cas, peut-être
juste expliquer ce qui fait en sorte qu'on énumère davantage de pouvoirs
pour la commission.
Mme David
(Outremont) : C'est peut-être
mon souci avoué, public de donner un rôle comme il se doit, je pense,
à une commission des études dans une
institution d'enseignement, et c'est pour nous assurer que tous ces
sujets-là passent obligatoirement par la Commission des études... les commissions des études pour
qu'ils aient leur mot à dire et pour éviter que le conseil
d'administration prenne des décisions
d'ordre académique et pédagogique
sans que les commissions des études
aient pu avoir, bon, même pris connaissance et avoir donné leur avis. Ce ne
sont pas des décisions que la Commission des études renvoie au C.A., mais ce sont au moins des recommandations,
et ça permet d'éviter des choses qui ont pu se passer, c'est-à-dire que tout soit centralisé dans un organisme de
gouvernance qui s'appelle le conseil d'administration sans que ceux qui
sont nommés pour s'occuper de pédagogie aient leur mot à dire sur des affaires
pédagogiques.
Alors, c'est
peut-être un excès de prudence, mais, dans ce cas-là, je trouvais que c'est...
je, nous trouvions, qu'on vous soumet
humblement que c'est peut-être important que... Par exemple, les prix du
Conservatoire, ça, ils étaient déjà là, mais les politiques-cadres sur les critères d'association d'affiliation
avec un organisme... on peut penser, un organisme, ça peut être un cégep, ça peut être une école, ça
peut être tout ce qui touche à de l'association des organismes dans le domaine
des arts... c'est habituellement pour la
formation... et donc je trouve ça normal de donner un rôle à la Commission des
études digne de ce nom, c'est-à-dire qu'elle
puisse se prononcer sur tout ce qui a trait au pédagogique et à l'académique.
Et, je le
répète, dans des institutions universitaires, ils sont totalement autonomes;
ils ne soumettent même pas ça au C.A.
Là c'est l'espèce de compromis, qui est très viable d'habitude, parce qu'un
C.A., ça s'occupe de la vérification, on
en a parlé, éthique, gouvernance, budget. Il y a des membres indépendants. Ce
n'est pas des spécialistes nécessairement de la pédagogie. Moi, je trouve ça important qu'ils aient l'éclairage
des gens des commissions des études avant de prendre des décisions sur
ce qui concerne les études.
Alors, c'est
peut-être un excès de prudence, mais je trouve que ça donne une circulation
qu'on a trouvée absente jusqu'à maintenant, beaucoup trop absente, entre
le volet pédagogique, académique, qui doit être assumé par les Commissions des
études et le C.A. — à
preuve, ils ne se réunissaient pas assez, selon nous, donc on va proposer plus tard qu'ils se réunissent un peu plus
souvent — et donc
qu'ils aient des choses sur lesquelles ils sont obligatoirement obligés de se pencher. Et ça va peut-être donner une
atmosphère un peu plus saine et décentralisée à la gouvernance du
Conservatoire.
Hivon :
Justement, j'ai une question sur le 5°, les projets de politique-cadre sur les
critères d'association et d'affiliation. Est-ce qu'il existe déjà de
telles politiques-cadres? Est-ce que ça existe déjà? On veut le formaliser?
Est-ce que c'est un souhait?
Mme David
(Outremont) : Non, mais, c'est ça, on me dit qu'il n'y a pas vraiment
de politique-cadre sur les critères d'association,
mais, si jamais ils en développaient, ça serait important que la Commission des
études soit saisie de ça, les
commissions des études. C'est vraiment un renforcement de leur rôle. Et, dans
une institution d'enseignement, ça me semble
être tellement évident qu'il faut que des commissions des études aient un rôle
à jouer, qui, je le répète, n'est pas un rôle décisionnel, est un rôle
de recommandation. Mais on voit, dans la composition du conseil
d'administration, qu'il y a quand même des
gens, dont le directeur des études qui est là, qui peut s'en faire le
porte-parole. Et, s'il y a des politiques-cadres de critères d'association, il
faut prévoir ça. Parce qu'on sait que le Conservatoire veut développer encore
plus... et en a développé dans les 10
dernières années, mais veut en développer plus, des associations. Et je
pense à des D.E.C.-bacs, par exemple, ou à des doubles
D.E.C., là. Quand on est dans des choses aussi sérieuses que ça, que de donner
des nouveaux diplômes en partenariat avec
une université ou un collège, bien,
ça devient vraiment important que les gens pertinents soient au moins
consultés.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Merci.
Hivon : Donc, en fait, il y a déjà... on en a déjà parlé,
mais il y a déjà de telles associations ou affiliations qui existent dans certains cas. L'idée, ici, c'est
de dire : Ça pourrait être souhaitable de formaliser un peu les critères
et ça serait souhaitable que, dans un tel cas, la Commission des études
se penche là-dessus.
Mais
l'initiative... ça, c'est pour comprendre — selon vous, l'initiative d'une telle
démarche pour formaliser les critères, ça proviendrait du C.A. ou ça
proviendrait de la commission?
Mme David
(Outremont) : Bien, on dit effectivement que, dans, je dirais, dans la
circulation, c'est dans les deux sens. Alors, la Commission des études... les
commissions peuvent soumettre aux conseils d'administration des recommandations
et pourraient développer, par exemple, une nouvelle affiliation, on pourrait
dire. Je pense que là on a un bon filon.
C'est demandé par le milieu, c'est une bonne idée, ça peut être avec une école
secondaire, ça peut être avec une
école d'art, une école d'enseignement de la musique, par exemple, ou de l'art
dramatique. Et ça peut venir, donc, des commissions des études ou ça
peut venir du C.A., mais automatiquement, si ça vient du C.A., ça doit être
soumis à la commission des études pertinente.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Mme la députée de Joliette.
Hivon :
C'est beau.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Ça va. Mme la députée d'Iberville.
Mme Samson :
C'est beau.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Ça va. Alors, est-ce que l'amendement de l'article
39.10... est-il adopté?
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Est-ce que l'article 39.10 tel qu'amendé...
est-il adopté?
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Alors, Mme la ministre,
article 39.11, et vous
avez un amendement à cet article-là aussi. Alors, vous pouvez faire la lecture
de l'article 39.1, et on passera à l'amendement par la suite.
David (Outremont) : Donc, 39.11 : «Sous réserve des mesures
prévues à la présente section, la composition et les règles de
fonctionnement de la commission, ainsi que celles de ses comités sont
déterminées par règlement du Conservatoire.
règlement doit prévoir la constitution d'au moins deux comités, l'un portant
sur les questions liées à la formation dans
le domaine de la musique et l'autre, dans le domaine de l'art dramatique. Ces
comités doivent être majoritairement formés de membres internes du
Conservatoire.»
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Merci. Alors, l'amendement, Mme la ministre.
Mme David
(Outremont) : Alors, l'amendement, donc :
«39.11.
Sous réserve des mesures prévues à la présente section, la composition et les
règles de fonctionnement des Commissions des études sont déterminées par
règlement du Conservatoire.»
Le deuxième alinéa
est supprimé en concordance avec le nouvel
article 39.0.1. Dans le cadre du
maintien des deux commissions, la création de comités spécialisés n'est plus de
mise.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Merci. Y a-t-il des commentaires soit sur l'article
ou l'amendement?
Hivon :
Sur l'article.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Mme la députée de Joliette, oui.
Hivon : Donc, sur l'article — parce que là j'assimile au fur et à
mesure — je
comprends que la... Mais là on
abolit... on va voir qu'il n'y aura plus de comité parce qu'il y a deux
commissions, donc on revient à ça. Là, je veux juste comprendre qu'on
vient dire que le règlement va prévoir la...
Hivon :
O.K., tout ça est aboli. C'est beau, c'est correct.
O.K.,
non, premier alinéa, excusez-moi, «la composition et les règles de
fonctionnement de la commission, ainsi que
[des commissions] sont déterminées par règlement du Conservatoire», ça, ça
tient? Oui. Donc, ça, en fait, c'est de venir prévoir la composition,
donc...
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oui, allez-y, Mme Saint-Martin.
Hivon :
Je ne suis même pas obligée d'aller au bout de ma question.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Non, c'est ça, il lit dans vos pensées, Mme la
députée de Joliette. Allez-y.
Saint-Martin (Françoise) : Vous avez mis le doigt sur un oubli. Il
faut faire l'ajustement compte tenu de la correction qui a été apportée
à 39.12.
Hivon :
...ma question juste pour que ça soit clair pour les personnes en liesse...
La Présidente (Mme
Rotiroti) : ...qui nous écoutent.
Hivon :
...qui doivent nous écouter.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Bien oui, les 700 000 auditeurs.
Hivon : Oui. 39.12, c'est que là on vient prévoir la
composition. Donc, j'imagine qu'à 39.11 on ne parle pas de la
composition puisqu'il y a un
article qui va venir en parler clairement. C'est
parce qu'avant on parlait des comités qui
allaient être déterminés par règlement, mais là, vu qu'on a juste des
commissions, je veux juste comprendre que, par la suite, on va voir que
c'est la loi qui va venir prévoir la formation des commissions.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Vous avez très bien compris, Mme la députée de Joliette,
je crois.
Mme David
(Outremont) : C'est tout à son honneur, pour quelqu'un qui vient d'en
prendre connaissance, et effectivement on va leur enlever la question de la
composition dans l'amendement. Donc :
«Sous
réserve des mesures prévues à la présente section, les règles de fonctionnement des Commissions des études sont déterminées par règlement
du Conservatoire.» Et non pas la composition.
Présidente (Mme Rotiroti) : Alors, juste pour bien comprendre pour que tout le monde suit, vous
allez retirer l'amendement et me soumettre un nouvel amendement?
Mme David
(Outremont) : C'est un amendement de l'amendement...
La Présidente (Mme
Rotiroti) : De l'amendement, exactement.
David (Outremont) : ...en
enlevant deux mots. En enlevant «la composition et». En enlevant trois mots.
Et donc on soumet, c'est ça?
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oui. Il faudrait que, oui, vous le soumettiez. Oui,
s'il vous plaît. Merci. Moi, j'ai compris, il faudrait enlever «la commission
et les».
Présidente (Mme Rotiroti) : «Et», point. Alors, je veux juste... Est-ce que vous comprenez
l'amendement que la ministre
vient d'apporter à l'amendement, le sous-amendement? Ça veut dire qu'on
enlèverait «la composition et», les trois mots. Ça vous convient?
Présidente (Mme Rotiroti) : Oui? Alors, y a-t-il d'autres commentaires sur l'amendement ou l'article 39.11? Ça
va? Est-ce que l'amendement... est-il adopté? Est-ce que l'article 39.11...
est-il adopté?
Présidente (Mme Rotiroti) : Adopté. Alors, l'article 39.12, Mme la ministre, et je crois
que vous avez un autre amendement.
David (Outremont) : Alors,
l'article 39.12, donc, on y arrive, effectivement, est formé d'au plus neuf membres parmi lesquels... oh! non, O.K.,
excusez. Ça, c'est l'ancien, mais il faut que je le lise — là, je ne comprenais plus ce que je lisais : «La commission est formée d'au plus neuf membres, parmi lesquels
doivent se trouver les personnes suivantes :
«1° le directeur des études du Conservatoire,
qui en assure la présidence;
«2° deux
directeurs d'établissements d'enseignement du Conservatoire, nommés par le
conseil d'administration;
«3° deux
enseignants oeuvrant dans les établissements d'enseignement du Conservatoire,
élus à la majorité des voix exprimées par leurs pairs, selon les
règlements du Conservatoire;
«4° deux
élèves à temps plein du Conservatoire, nommés conformément à l'article 32 de la
Loi sur l'accréditation et le financement des associations d'élèves ou
d'étudiants (chapitre A-3.01) ou, si cette disposition ne peut trouver
application, élus à la majorité des voix exprimées par leurs pairs, selon les
règlements du Conservatoire.»
Alors, nous
proposons de remplacer l'article 39.12, introduit par l'article 2 du projet de loi, par les articles suivants :
«39.12. La Commission des études musicales est
composée des membres suivants :
«1° le directeur des études du Conservatoire,
qui en assure la présidence;
«2° un
directeur d'un établissement d'enseignement de la musique du Conservatoire
nommé par le Conservatoire;
«3° un
enseignant de chacun des établissements d'enseignement de la musique du
Conservatoire, élu à la majorité des voix exprimées par ses pairs, selon
les règlements du Conservatoire;
«4° deux
élèves en musique à temps plein du Conservatoire, nommés conformément à
l'article 32 de la
Loi sur l'accréditation et le financement des associations
d'élèves ou d'étudiants (chapitre A-3.01) ou, si cette disposition ne peut
trouver application, élus à la majorité des voix exprimées par leurs pairs,
selon les règlements du Conservatoire;
«5° un ancien élève en musique du Conservatoire
ou du Conservatoire de musique et d'art dramatique de la province de Québec
institué par la
Loi sur le Conservatoire (chapitre C-62), nommé par le
Conservatoire;
«6° une personne nommée par les autres membres
de la commission en fonction.
«Les représentants des élèves doivent provenir
d'établissements distincts.»
39.12.1 ou on le fait un à la fois?
Présidente (Mme Rotiroti) : Non. On va traiter... Vous avez
fait la lecture de l'ensemble des deux articles, Mme la ministre, mais
on va traiter chaque
article un à la fois. Est-ce que ça vous convient?
Mme David (Outremont) : Parfait.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Oui. Alors, y a-t-il des commentaires sur l'amendement 39.12?
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Oui, Mme la députée de Joliette.
Hivon :
Là, je veux juste qu'on me confirme, parce que je le lis en même temps, qu'on
revient au libellé exact de l'ancienne loi.
Mme David (Outremont) : ...sous
réserve de la mention que le directeur des études assume la présidence de chacune des commissions, ces deux articles
reprennent intégralement le texte des articles 32 et 33 actuels de la loi.
Quand on les a relus attentivement, en fonction de notre réflexion profonde sur cette question,
on trouvait que, tant qu'à être à deux
commissions, on trouvait que ça se tenait bien, la
composition, et évidemment d'avoir un enseignant de chacun des établissements d'enseignement de la musique, qui est élu par ses pairs, autrement dit, par... moi, j'en déduis par ses pairs de son pôle d'enseignement. Si tu es à Rimouski, c'est tes collègues
de Rimouski qui t'envoient à la Commission
des études musicales du Conservatoire, etc. Ça donnait une représentation
équitable pour tous les pôles d'enseignement.
Évidemment, le directeur des études qui, c'est
normal, préside, et d'avoir un directeur d'un établissement d'enseignement, je
pense que c'est suffisant, et deux élèves, bon, c'est ce qu'ils avaient et
puis... c'est le président de l'association
ou bien ils se font élire eux autres aussi. Et puis l'ancien élève, là, bien là
c'est compliqué, mais je pense que c'est
un truc légal, là, de dire que c'est un élève en musique du conservatoire
actuel ou du Conservatoire de musique et d'art dramatique institué... ça, c'est sous l'ancien régime. Donc, si
c'est un diplômé avant 2006, probablement, genre 2004, ça s'appelait autrement que maintenant. Ça, c'est
un artifice de juriste pour être sûr que ça puisse être quelqu'un de diplômé,
que ça puisse inclure des gens diplômés avant 2006.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Mme la députée de Joliette.
Hivon : Donc, ça, ça
va. Je pense qu'on répond à la demande aussi, du même coup, du Syndicat des professeurs d'État, qui demandait donc d'avoir la
représentation des professeurs de tous les établissements du Conservatoire.
Ma question, c'est : Avant, qui
assumait la présidence? Ça pouvait être n'importe quel membre de la commission,
puis là on vient préciser que ça doit
être le directeur des études. C'est ça, la différence? Avant, ils se
choisissaient leur président à même les membres de la commission?
David (Outremont) : Oui.
Puis je pense, encore une fois, c'est dans l'esprit de donner un rôle important au
directeur des études, qui préside tout ce qui est académique, pédagogique et
qui peut aussi faire le lien à la fois avec la commission en question — ici,
on parle de musique — mais
il sera aussi président, si vous l'acceptez, de l'autre commission. Donc, faire le
lien entre les deux commissions, d'une part, ce qui m'apparaît très défaillant actuellement, c'est vraiment...
je pense qu'ils ne pourraient jamais se côtoyer ou se
fréquenter, donc il y a ça, et il fait le lien aussi au conseil
d'administration. Alors, ça, ça paraissait quelque chose d'intéressant.
Hivon : Est-ce que,
dans les faits, à travers l'histoire des commissions des études, est-ce que
c'était généralement le directeur des études qui était président? Je
veux juste comprendre si, en fait, on vient consacrer une pratique, là. C'est juste que, vu que ce n'était pas prévu,
puis on n'a pas eu de commentaire là-dessus, je me questionne quand même, à savoir : Est-ce qu'on veut vraiment
faire en sorte qu'il n'y ait pas de marge
de manoeuvre par rapport à ça? Est-ce que c'était une
pratique... Bien là, on vient déterminer, dans la loi, il faut que ce soit le
directeur des études en tout temps. Dans la pratique actuelle,
j'aimerais juste avoir une idée de qui assumait la présidence généralement.
Mme David (Outremont) : C'est entre
eux, ils se nomment un directeur.
Hivon : Oui, ça, je comprends, ce qui était prévu, je
dirais, dans la loi, mais, dans la pratique, dans les faits, on a vu
qu'ils ne se réunissaient pas souvent, mais ils devaient quand même avoir un
président.
Mme David (Outremont) : C'est ça,
ils se le nomment.
Hivon : Ils se le
nommaient, mais est-ce que, dans la pratique, on peut avoir une idée, est-ce
que généralement c'était la personne qui était choisie, le
directeur des études? Est-ce que ça variait énormément à travers le
temps?
Mme David
(Outremont) : Bien, on ne va
pas le nommer, mais ça va quasiment jusque-là. Dans les faits, c'était
un prof de piano de Rimouski, semble-t-il, qui faisait le travail de directeur
et comme... rappelons-nous...
Hivon :
...président?
Mme David
(Outremont) : Oui, probablement, nommé par... Mais n'oublions vraiment pas que, d'une part, ils ne se réunissaient
pas souvent et n'avaient pas, donc, beaucoup de pouvoir, ni d'imputabilité, ni
de rôle comme ceux qu'on a acceptés
dans l'article précédent, là. Et donc il apparaît, comme on pourrait dire, à
l'ordre collégial, dans les cégeps, c'est toujours le directeur des
études qui préside les commissions des études. Dans les universités, la même
chose, c'est... Cette personne-là, elle
exerce habituellement à temps plein, d'ailleurs, et c'est un rôle important
dans une institution pour qu'il y ait une cohérence de l'aspect
académique.
Hivon :
Puis vous me dites qu'ailleurs c'est toujours prévu formellement dans la loi?
Ou si c'est, en fait, ce qui s'exerce...
Mme David
(Outremont) : Oui, c'est écrit dans la loi pour les cégeps. Depuis
50 ans que c'est comme ça. Et toutes
les commissions des études que j'ai connues au niveau universitaire, c'est la
même chose; le directeur des études qui est en le président, à l'article
17 point quelque chose.
Hivon :
Puis est-ce qu'on sait pourquoi, dans la loi actuelle, l'ancienne loi, on ne
prévoyait pas qui assumait la
présidence? En fait, la raison pour laquelle je m'arrête à ça, c'est que je me
dis que c'est quand même un changement. On n'a pas pu consulter les groupes qui sont venus sur cette question-là,
évidemment, de formaliser la présidence. On a vu que plusieurs tenaient aux deux commissions des études, ils tenaient
aux commissions des études et espéraient que ça se réunisse plus souvent, tout ça. Donc, j'essaie juste de
comprendre : Est-ce qu'on va un peu provoquer un changement de
culture qui pourrait bouleverser quelque chose? J'essaie de comprendre dans la
logique actuelle.
Mme David
(Outremont) : Mais notre discussion est importante et intéressante.
Parce qu'en fait, oui, on provoque quelque
chose, on provoque quelque chose qui aurait dû exister et qui n'existait pas,
c'est-à-dire une décentralisation et une séparation des pouvoirs entre, d'une certaine façon... puis ce n'est pas
tant le pouvoir, parce que je trouve qu'on ne donne pas un pouvoir
décisionnel aux études, mais on leur donne certainement une présence beaucoup
plus importante.
Et les gens
qui sont venus nous voir ont surtout parlé de ce qui existait et qu'ils
voulaient conserver... Parce qu'ils ont
compris, à travers les années, que... Bon, les étudiants sont venus dire :
On est nommés là, mais ça ne se réunit jamais. Les professeurs, certains ont dit au syndicat : Bien, si on avait
eu un peu plus de réunions puis il y avait eu un peu plus de rôles des études,
peut-être que les choses ne se seraient pas passées de la même façon. Et ce
qu'on en comprend, dans le modus
vivendi, en tout cas, des dernières années, et probablement de toujours...
encore plus probablement quand c'était géré par le ministère... ce n'est
pas un reproche, là, mais c'était une gouvernance administrative avec des profs
qui enseignaient, mais sans réaliser que
c'est une école d'enseignement supérieur. Mais, quand tu enseignes au
collégial, au bac et à la maîtrise,
bien, c'est des professeurs qui doivent avoir aussi une responsabilité
pédagogique de réfléchir à ce qu'ils font, d'avoir un rôle à jouer dans
l'institution.
Alors,
ils ne sont pas venus nous parler de ça, parce que j'ai l'impression qu'ils ne
pensaient pas que peut-être on
redonnerait une sorte de lustre à la commission... à leur Commission des
études, chacun la leur, mais ils sont venus protéger ce qu'ils aimaient et ce qu'ils trouvaient important, c'est-à-dire :
Laissez-nous ensemble, l'art dramatique séparé de la musique. Ça, on l'a entendu. Puis, bien, les étudiants l'ont dit.
C'étaient des courriels, en fait, au directeur général. Ça se limitait à peu près à ça, les rapports entre
étudiants. Et moi, je pense qu'il y a toute une couche qui n'avait pas sa
place suffisamment, puis c'est la couche des
études. Alors, peut-être parce que j'ai trop oeuvré en enseignement supérieur
puis je respecte trop la question des études
pour dire... mais il faut que ces gens-là aient une place pour réfléchir à leur
programme, réfléchir au défi.
Puis la place
du C.A., c'est beaucoup plus large que ça, c'est beaucoup plus large. Puis,
avec des membres externes, avec la
façon dont on dit qu'on veut respecter une bonne gouvernance, bien il faut
qu'ils s'occupent de plein de choses : de financement, de bonne gouvernance de l'argent public, éthique... On a
parlé de tout ça. Alors, oui, le directeur des études serait le
président, parce qu'il aurait un rôle vraiment beaucoup plus central dans la
gouvernance du conservatoire.
Hivon :
Puis je suis juste curieuse de... Parce que la logique aurait pu vouloir que ça
allait de soi que, dans le passé,
c'était le directeur des études qui assume. Puis je comprends que ce n'était
pas ça. Il y avait deux commissions, quand même. Donc, il y avait deux
présidences.
Mme David (Outremont) : Oui.
Hivon :
Puis on me dit que ce n'était pas le directeur des études qui assumait. Comment
on explique ça, que...
Mme David (Outremont) : Bien,
comment on explique qu'ils ne se sont pas réunis pendant...
Hivon : Non, non,
pas qu'ils ne se sont pas réunis.
Mme David (Outremont) : Non, non, je
le sais, mais c'est parce que...
Hivon :
Moi, je parle vraiment de la question
de la présidence. Puis l'idée, ce n'est pas de... Je ne suis pas en train de vouloir mettre le doigt sur une personne. Ce n'est pas ça. C'est plus
la logique interne. Est-ce qu'il y a des raisons qui expliquent, je ne sais pas, dans la culture du... C'est parce que
là c'est un changement. Donc, je veux juste m'assurer que ça ne sera pas quelque chose qui va créer des
remous, de venir dire statutairement dans la loi : Voilà, c'est ça. Donc,
j'essaie de comprendre comment on peut
expliquer que, même si la pratique dans les autres établissements d'enseignement, c'est toujours que c'est le directeur des études... ce n'était
pas ça au Conservatoire. Est-ce qu'on a une explication pour ça? Que c'était un enseignant,
que c'était...
Mme David
(Outremont) : La meilleure
explication que je peux donner, c'est l'histoire du Conservatoire, passer
d'une école gouvernementale, c'est-à-dire une école gérée par le ministère
de la Culture, à une école autonome,
mais où... Ce qu'on a entendu beaucoup puis ce que moi, j'ai compris en
les fréquentant puis en les visitant : grande, grande centralisation sur le directeur général, immense centralisation, avec un directeur des études, mais qui n'est
pas nécessairement à l'avant-plan puis qui n'a pas probablement le rôle que normalement il devrait jouer. Alors, le directeur général, qui est un ancien prof, justement,
qui prend beaucoup la place...
Et moi, j'ai
l'impression, et je ne peux pas... Je n'étais pas là dans les dernières années
pour voir dans le détail comment les
choses se passaient, mais je pense que les profs se référaient à leur directeur
d'établissement, qui se référait au directeur général. J'ai l'impression que ça se passait comme ça puisqu'ils
n'ont pas senti, par exemple en art dramatique, le besoin de se réunir dans les deux, trois dernières années et de se
réunir, ma foi, pas très, très souvent en musique. C'est comme si c'était par site que ça se passait. Puis
là, bien, le directeur qui, lui aussi, gère...
Le directeur d'un site, là,
disons Rimouski ou Trois-Rivières, bien, il gère autant son budget,
il gère les engagements, il gère les contrats donnés pour faire le ménage, il gère toutes sortes de choses. Et
donc là on remet à l'académique ce qui devrait à l'académique. Et ça les
oblige aussi à se parler un peu plus entre sites et à parler plus études.
Moi, c'est
vrai que c'est un changement, de mettre le directeur des études, mais je ne
sais pas pourquoi, mais ça ne m'inquiète pas. Je vois ça comme une valeur ajoutée, de leur dire :
Écoutez, vous allez avoir une commission par discipline avec beaucoup
d'enseignants, neuf enseignants, un directeur d'établissement, deux élèves, un
troisième élève, une personne qui pourrait
être cooptée, dans le fond, et puis on va vraiment se parler du développement du Conservatoire, parce que le Conservatoire doit aussi toujours
être en mouvement. Chaque site doit être en mouvement, mais l'ensemble du Conservatoire. Et je pense qu'on doit parler beaucoup
plus études qu'on en parlait avant, parce
que c'est ça, le nerf de la guerre. Il faut recruter des étudiants, il faut
être présent sur la scène publique, il faut susciter des vocations, il faut
faire plein de choses et... Puis ça,
bien, c'est une institution d'enseignement. Mais il
n'y a pas 10 000 façons de bien gérer une
institution d'enseignement que d'avoir des gens qui ont la pédagogie à coeur.
Et normalement le directeur des études devrait être nommé sur la base de ses
compétences pédagogiques et de leadership académique.
Hivon :
Puis évidemment il y a toujours eu un seul directeur des études. Il n'y a
jamais eu deux directeurs, un par discipline. Il y en a un seul pour
l'ensemble de l'institution.
Mme David (Outremont) : Oui.
Hivon : O.K. Pour l'instant, ça va.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Alors, y a-t-il d'autres commentaires pour
l'amendement à l'article 39.12?
Présidente (Mme Rotiroti) : Non. Alors, on va passer... Est-ce
que l'amendement à 39.12... est-il adopté?
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Adopté. Est-ce que l'article 39.12 est adopté?
Présidente (Mme Rotiroti) : Alors, l'amendement... bien, qui
introduit un nouvel article, dans le fond, le 39.12.1, y a-t-il des
commentaires sur ce nouvel article?
Mme David
(Outremont) : Je ne l'ai pas lu, par exemple.
Présidente (Mme Rotiroti) : Non. Vous allez faire la lecture.
Oui? Ah bien! Allez-y. Faites. Oui, vous l'avez lu, Mme la ministre.
Non?
Une voix :
C'est l'autre.
Présidente (Mme Rotiroti) : C'est l'autre? Bon. Allez-y. Alors,
faites. Vous pouvez faire la lecture, puis on en discutera par la suite.
David (Outremont) : Je perds la mémoire, mais pas trop, trop, là
encore. Mais je n'ai pas lu l'amendement.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Parfait. Allez-y.
Mme David
(Outremont) : Alors là, je ne lis que l'amendement, parce que j'ai
déjà lu le 39.12.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oui. Ça, c'est l'article 39.12 qui a été adopté.
Là, c'est un nouvel article, là.
David (Outremont) : «39.12.1. La Commission des études en art
dramatique est composée des membres suivants :
«1° le directeur des
études du Conservatoire, qui en assure la présidence;
deux directeurs d'établissements
d'enseignement d'art dramatique du Conservatoire, nommés par le Conservatoire;
quatre enseignants d'établissements d'enseignement
d'art dramatique du Conservatoire,
deux de Montréal et deux de Québec, respectivement élus à la majorité des voix exprimées par leurs pairs, selon les
règlements du Conservatoire;
«4° deux élèves en
art dramatique à temps plein du Conservatoire, un à Montréal et un à Québec,
nommés conformément à l'article 32 de la
Loi sur l'accréditation et le
financement des associations d'élèves ou d'étudiants (chapitre A-3.01) ou, si cette disposition ne peut trouver
application, respectivement élus à la majorité des voix exprimées par
leurs pairs, selon les règlements du Conservatoire;
un ancien élève en art dramatique du Conservatoire ou du Conservatoire de musique et d'art dramatique de la
province de Québec institué par la
Loi sur le Conservatoire (chapitre C-62),
nommé par le Conservatoire;
«6° une personne
nommée par les autres membres de la commission en fonction.»
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Les notes explicatives demeurent les mêmes?
Mme David
(Outremont) : Reprennent intégralement...
Présidente (Mme Rotiroti) : Reprennent l'ancien texte des articles 32 et 33 actuels de la loi.
Alors, y a-t-il des commentaires sur le nouvel
article 39.12.1? Oui,
allez-y, Mme la députée d'Iberville.
Samson : Si je comprends bien, il y a sept personnes qui sont membres du comité musique
et il y en a 11 sur le comité d'art dramatique. C'est
Mme David (Outremont) :
Ma chère collègue, l'alinéa 3° de 39.12 égale neuf personnes, parce que c'est
un enseignant de chacun des établissements d'enseignement, puis il y en a neuf...
Mme Samson :
Ah! vous avez raison.
Mme David (Outremont) : Donc, ça fait 13... C'est sept, excuse-moi, ce
n'est pas neuf, c'est sept, donc ça fait 13 en tout pour le 39.12 puis
11 pour le...
Mme Samson :
11 pour le 39.12.1.
David (Outremont) : Ce n'est
pas exactement proportionnel, mais, comme il y a
deux sites, on va dire : Deux
enseignants de Montréal, deux de Québec, en art dramatique, puis deux élèves, un ancien
élève... Je ne vous répéterai pas pourquoi c'est si compliqué, l'alinéa
Samson : Non, c'est mon
calcul qui n'était pas bon, il y en avait moins en musique qu'en art dramatique,
alors que c'est le contraire.
Mme David
(Outremont) : Oui, mais c'est parce que moi aussi, je me suis trompée...
Mme Samson :
Là, ça fait plus de...
Mme David
(Outremont) : ...c'est l'alinéa 3° qui comprend sept personnes.
Mme Samson :
Oui. Merci.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Ça va? Oui?
Mme Samson :
C'est tout.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : On va juste attendre de voir... Ça va, Mme la
députée de Joliette?
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Alors, est-ce que l'article 39.12.1... est-il adopté?
Présidente (Mme Rotiroti) : Adopté. Parfait. Alors, l'article 39.13, et, je crois,
il y a un autre amendement, Mme
la ministre? Alors, vous allez lire l'article tel quel, et on va passer à l'amendement
par la suite.
David (Outremont) : «39.13.
La personne qui agit comme secrétaire du Conservatoire agit comme secrétaire
de la commission. Elle peut cependant
déléguer à une autre personne qu'elle désigne tout ou
partie de cette
fonction.»
Donc,
l'article 39.13 vise à offrir un meilleur soutien aux
travaux de la Commission des études en prévoyant un support administratif
fourni par le secrétariat du Conservatoire. Et évidemment, l'amendement :
39.13. Remplacer,
dans l'article 39.13 introduit par l'article 2 du projet de loi, «de la commission»
par «des commissions des études».
Et c'est un amendement
de concordance.
Présidente (Mme Rotiroti) : Exact. Merci. Y a-t-il des commentaires sur l'article 39.13? Non. Ni sur l'amendement? C'est une
concordance. Parfait. Est-ce que l'amendement... est-il adopté?
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Est-ce que l'article 39.13, tel qu'amendé... est-il
adopté?
Présidente (Mme Rotiroti) : Parfait. Alors, l'article 39.14, Mme
la ministre, et la même chose, vous avez un amendement, ça fait que je vous demande de lire l'article
tel quel et l'amendement par la suite.
David (Outremont) : Merci, Mme la Présidente : «39.14. Les membres de la Commission et des
comités ne sont pas rémunérés. Ils
ont cependant droit, sur présentation des pièces justificatives, au
remboursement des dépenses raisonnables
faites dans l'exercice de leurs fonctions, aux conditions et dans la mesure
prescrites par le Conservatoire.»
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Merci. L'amendement, s'il vous plaît.
David (Outremont) : «39.14.
Les membres de la commission et des comités ne sont pas rémunérés. Ils ont cependant droit, sur présentation des pièces justificatives,
au remboursement des dépenses raisonnables faites dans l'exercice de
leurs fonctions, aux conditions et dans la mesure prescrites par le
Conservatoire.»
C'est donc une simple concordance.
Présidente (Mme Rotiroti) : Oui, vous avez lu le texte actuel. L'amendement dit : Vous remplacez l'article 39.14.
Mme David
(Outremont) : Introduit par l'article 2 du projet de loi, «de la
commission et des comités» par «des commissions des études».
Excusez-moi.
Présidente (Mme Rotiroti) : Alors, c'est un autre
article de
concordance. Est-ce que ça va, chers collègues? Oui. Est que
l'amendement... est-il adopté?
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Est-ce que l'article 39.14 tel qu'amendé... est-il adopté?
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Adopté. 39.15. Mme la ministre, même chose, vous lisez l'article tel quel et l'amendement
par la suite.
Mme David (Outremont) : Oui. Je vais
essayer de ne pas me tromper. Merci beaucoup.
Mme Samson : On va vous donner une
autre chance.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Oui. Bien oui! Elle fait très bien ça.
Mme David
(Outremont) : «39.15. Les
directeurs d'établissements d'enseignement peuvent se faire représenter,
avec plein exercice de leurs pouvoirs, à la
Commission des études ou l'un des comités par le responsable pédagogique
de l'établissement.»
Remplacer,
dans l'article 39.15, introduit par l'article
2 du projet de loi, «à la Commission des études ou l'un des
comités» par, j'ouvre les guillemets, «à une commission des études», je ferme
les guillemets.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
C'est un autre
article de concordance?
Mme David (Outremont) : Concordance.
Hivon : J'ai une
question sur...
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Oui, allez-y, Mme la députée de Joliette.
Hivon : ...l'article en lui-même. «À la Commission des études ou l'un
des comités» : on veut dire un des comités de la Commission des
études? Parce qu'il me...
Mme David (Outremont) : Bien, c'est
qu'on vient de l'enlever justement dans l'amendement...
Hivon : O.K., oui.
C'est beau.
Mme David (Outremont) : ...puisqu'il
n'y en a plus, de comité.
Hivon : C'est mon
tour. Ça va.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
L'article avant vient de...
Mme David (Outremont) : On achève,
on achève.
Hivon : Là, je me disais : La Commission des études
a le pouvoir de se créer des comités qu'on vient de dire que... C'est
beau.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Qu'il n'y avait pas.
Hivon : Il n'y
aura pas de comité. Pour être clair, il n'y aura
pas de comité de la Commission des études?
Mme David (Outremont) : Non.
Hivon : Parfait.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Parfait?
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Alors, est-ce que l'amendement à l'article 39.15... est-il adopté?
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Oui. Est-ce que l'article 39.15 tel qu'amendé... est-il adopté?
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Adopté. Là, vous introduisez un nouvel article, Mme la ministre, 39.15.1.
Mme David (Outremont) : Oui.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Alors, voulez-vous faire la lecture?
Mme David (Outremont) : Alors :
Insérer, après l'article 39.15, introduit par l'article 2 du projet de loi, l'article
suivant :
«39.15.1. Les commissions des études doivent
chacune se réunir au moins deux fois par année — au moins deux fois par
année.
«Elles
peuvent en outre maintenir tout mécanisme ou lieu d'échanges propre à permettre
la mise en commun de problématiques et de propositions liées à la
formation des élèves.
«Elles doivent tenir une réunion conjointe au
moins une fois par année.»
Donc, note
explicative : cette disposition vise à s'assurer du bon fonctionnement des
commissions. Elle vise en outre à prendre acte qu'elles peuvent, par
leurs travaux et leurs réflexions, s'enrichir mutuellement.
Alors, on est
dans le «elles peuvent». «Elles doivent» puis «elles peuvent», puis «au moins».
Il y a quelques mots importants dans ça.
Présidente (Mme Rotiroti) : Oui, très, très importants.
D'ailleurs, on a déjà passé plus que 20 heures sur le mot «doit» et «peut» dans une commission
parlementaire. Alors, effectivement, c'est des mots qui sont très, très
importants.
Mme David (Outremont) : Mais pas
nous?
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Non, non, dans une autre commission. Non, pas nous.
Hivon : ...faire
20 heures sur un mot.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Exactement.
Mme David (Outremont) : 20 heures?
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Sur un mot : «peut» ou «doit».
Mme Samson : C'est une invitation
que vous nous annoncez?
Mme David (Outremont) : Oui, mais
c'est parce que c'est...
Hivon : Mais, des
fois, ça peut être très important.
Présidente (Mme Rotiroti) : Non, non, non, je veux juste vous
dire à quel point c'est des mots qui sont très importants puis qui
portent une ampleur...
Mme David (Outremont) :
Philosophiquement, c'est une énorme différence.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Exactement.
Mme David (Outremont) : Fais ce que
dois. Mais «doit» et «peut», ce n'est pas la même chose.
Présidente (Mme Rotiroti) : Doit et qu'est-ce qu'on peut,
effectivement. Alors, y a-t-il des commentaires sur le nouvel
article
39.15.1?
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Oui, Mme la députée de Joliette.
Hivon : Donc, l'idée derrière ça, c'est de prévoir un
minimum de rencontres. Ça, c'est très bien. Je pense, à la lumière de ce
qu'on a entendu, c'est rassurant.
Le deuxième
alinéa : «Elles peuvent en outre maintenir tout mécanisme ou lieu
d'échanges propre à permettre la mise
en commun...» Donc, l'idée, c'est de se dire : Outre le fait qu'elles
doivent ensemble faire une réunion commune une fois par année, elles peuvent se créer des mécanismes, parce que
«maintenir», en fait, j'imagine que ça, c'est un terme qui ne veut pas dire «maintenir quelque chose qui
existe déjà», là, c'est comme : Elles peuvent en outre se doter — c'est ça, là...
Mme David (Outremont) : Oui.
Hivon :
... — de tout
mécanisme... O.K. Mais est-ce que ça, ça va avoir une existence... En fait, on
veut que ça soit plutôt informel que
formel? Je reviens, en fait... Est-ce qu'ils peuvent se créer un comité formel,
une instance comme elles le souhaitent?
Mme David
(Outremont) : C'est une façon subtile, mais peut-être pas tellement
subtile, là, suite à ce qu'on a vu, constaté,
que... Bon, elles pourraient, donc, on n'est pas très prescriptifs... mais
«maintenir — au cas
où elles en aient, mais,
effectivement, je soupçonne qu'elles n'en ont peut-être pas beaucoup, mais
admettons — tout
mécanisme ou lieu d'échanges propre à permettre la mise en commun de
problématiques...» bon, il y a la
formation des élèves, mais au moins se voir ensemble une fois par année.
Donc, c'est un paragraphe de bonne volonté ou
de... Au cas où elles n'y pensent pas, on leur suggère qu'elles pourraient peut-être réfléchir à avoir des
échanges, parce qu'on ne sait pas que réserve l'avenir, mais tout d'un coup
que... Et je le crois, là, ce n'est
pas de la boutade, que, vraiment, il y a beaucoup de liens entre la musique et
l'art dramatique dans la vie réelle.
C'est rare qu'on aille à une pièce de théâtre où il n'y a pas un peu
d'accompagnement musical, et puis il y
a de plus en plus de multidisciplinarité. Alors, ça pourrait être sympathique
de leur faire penser que, dans la formation des élèves, elles pourraient
mettre en commun un certain nombre de problématiques.
Est-ce que
c'est nécessaire de mettre cette réflexion-là? Bien, ça montre que le
législateur veut leur faire penser à ça, au cas où elles n'y aient pas
pensé. Moi, je pense qu'elles y pensent de toute façon, mais...
Hivon :
L'objectif, c'est un peu de favoriser cet échange un peu continu, donc, de leur
dire : Vous partez peut-être de loin à cet égard-là, donc on va en
mettre plus que moins pour vous encourager à avoir des échanges.
Mme David
(Outremont) : C'est ça. Mais moi, en toute transparence, j'aimerais
qu'avant qu'on adopte ça madame puisse — Mme la députée, on peut-u
dire ça? Oui? Mme la députée...
Présidente (Mme Rotiroti) : Oui, oui. Vous ne pouvez pas la
nommer, mais vous l'appeler avec son
titre de comté, oui.
Mme David
(Outremont) : ...je peux l'appeler madame — aller à l'article 39.15.3., mais... Parce
qu'en toute transparence il y a un
petit lien entre les deux. C'est que, si jamais, un jour, elles s'aiment
tellement d'amour qu'elles ne voient plus... J'ai-tu le droit de dire
ça, là, d'annoncer un peu ce qu'il y a dans un sans l'avoir lu?
Mme David (Outremont) : Je ne le
sais pas.
Hivon : Oui, oui,
complètement.
Mme David
(Outremont) : J'ai le droit? Donc, parce que ce qui va s'en venir,
c'est que, si, un jour... on n'oblige rien,
mais, si elles s'aiment d'amour et qu'elles voient une pertinence évidente à
avoir une seule commission, si elles sont d'accord aux deux tiers, elles pourraient se fusionner. Mais on ne
l'oblige pas, mais on le prévoit pour ne pas être obligés de se
retrouver dans deux ans, tout d'un coup, en face les unes des autres, à se
dire : Bien là, il faut revenir faire une modification législative, parce
que finalement, elles se sont découvert tellement de points en commun qu'elles
ne comprennent plus pourquoi elles sont
séparées. Mais peut-être que ça n'arrivera jamais, mais ça va un peu dans cet
esprit-là. C'est pour ça que je me
dis : J'aime autant ouvrir là-dessus pour dire : Est-ce que, si on
adopte ce qui suit, on a besoin de ce
paragraphe-là? C'est dans la même mouvance, disons, de dire : Si jamais
ils veulent se parler un peu plus, on leur ouvre toutes sortes de
possibilités sans les obliger.
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Ça va, Mme la députée de Joliette?
Hivon : Oui, ça
Présidente (Mme Rotiroti) : Ça va? Y a-t-il d'autres
commentaires sur l'article 39.15.1? Mme la députée d'Iberville, ça va?
Mme Samson : ...commentaire.
Présidente (Mme Rotiroti) : O.K. Est-ce qu'on peut passer à la
mise aux voix de l'article 39.15.1? Oui? Mme la députée de Joliette, elle?
Hivon :
Oui, oui.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oui. Est-ce que l'article 39.15.1... est-il adopté?
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Adopté.
L'article 39.15.2, qui est aussi un nouvel
article.
Mme David
(Outremont) : C'est nouveau. Alors :
Insérer, après
l'article 39.15.1, introduit par l'article 2 du projet de loi, l'article
suivant...
Excusez, je ne sais
plus lire...
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Prenez votre temps.
David (Outremont) : «39.15.2.
Le directeur des études soumet chaque
année au conseil d'administration, selon
les modalités déterminées par ce dernier, un rapport des activités des
commissions des études pour l'année précédente.»
Alors,
dans la note explicative, cette disposition vise à assurer une meilleure
transparence et permettre un suivi des travaux des commissions des études.
C'est en toute cohérence, évidemment, avec le fait d'avoir à se réunir au moins
deux fois par année et d'en rendre compte,
parce que je pense que là aussi c'est donner un rôle important aux deux
commissions des études s'il faut qu'ils fassent rapport. Puis, en plus, c'est
de faire penser au C.A. qu'il y a deux
commissions des études qui travaillent fort et qui soumettent des rapports. Et
donc c'est, encore une fois, pour cette circulation bilatérale entre les commissions des études et le C.A., ce
qui n'existait pas avant et ce qui montre à quel point ce n'est pas à
travers ces créneaux-là que circulaient les réflexions académiques.
Mais,
comme les écrits restent et comme il
faut soumettre un rapport sur ce
qu'on a fait, bien, d'habitude, il
faut faire quelque chose avant de pouvoir écrire un rapport. Donc, déjà,
leur demander de se réunir deux fois par année, bien, ils vont se
parler, ils vont avoir un ordre du jour, ils vont avoir un secrétaire mis à la disposition,
il va y avoir un procès-verbal puis ça va s'en aller au C.A. Et là, si j'étais
le directeur des études, je serais très content de ça parce que ça lui donne un réel rôle à jouer
et, je dirais, une belle occasion de faire valoir le rôle des deux disciplines
au conseil d'administration.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Alors, est-ce que ça va, chers collègues?
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oui. Allez-y, Mme la députée d'Iberville.
Samson : Vous savez que je
me préoccupe d'un directeur général de cette organisation. Mais est-ce
qu'il peut assister à ces réunions?
La Présidente (Mme
Rotiroti) : C'est une bonne question.
Mme David
(Outremont) : Vous m'aidez beaucoup, là! C'est parce qu'il faut revoir
tous les articles.
David (Outremont) : L'esprit
de ça, c'est qu'il laisse le directeur des études travailler puis faire sa job,
là, et que lui a bien d'autres, normalement, fonctions à assumer.
Moi,
si j'étais directeur des études, j'assumais la présidence, j'aimerais ça être
président. Et là je vais répéter ce
que j'ai dit tout à l'heure : Si ce
n'est pas écrit qu'il n'a pas le droit, probablement qu'il a le droit d'aller
s'asseoir là. Ce n'est pas
nécessairement bon signe, comment on dit ça, de confiance qu'il a envers son directeur
des études s'il sent le besoin d'aller là. Mais il n'est pas dit
nommément qu'il n'a pas le droit d'y être, hein?
Samson : Ça s'est déjà vu, des D.G. qui ont des idées, aussi, tu sais?
Puis ils connaissent leur affaire. Ça s'est déjà vu.
Mme David
(Outremont) : Bien, ils ont le droit d'avoir des idées, mais ils ont
des lieux pour ça. Ils ont, à l'interne,
dans le règlement interne, des comités de direction, et j'ose croire que le
directeur du conservatoire a son comité de direction où siège le comité,
le directeur des études.
Donc,
normalement, un P.D.G., il ne s'en va pas dans tous les comités de
l'institution; c'est ça que je pense. Mais de l'empêcher d'y aller ou d'y dire d'y aller par
article de loi, je
trouverais ça un petit peu particulier. Mais c'est clair que tout P.D.G. a son comité
de direction où siège, dans les cas des institutions d'enseignement, le
directeur des études, donc c'est là
qu'il apprend d'habitude ce qui s'est passé. Mais, s'il a des soupçons, ou je
ne sais pas quoi, ou quelque chose ne marche pas, notre projet de loi
n'interdit pas qu'il y aille. Mais il n'est pas dit nommément qu'il doit y
aller.
Mme Samson : Bien, Mme la
Présidente...
La Présidente (Mme Rotiroti) :
Oui, allez-y, Mme la députée.
Samson : Je ne suis pas inquiète qu'il y ait des soupçons ou des
magouilles, des choses comme ça, mais je pense que, pour un directeur général qui se doit d'être épris de son
organisation et de son institution, il me semble que de se mêler et
d'être présent, ce n'est pas... Moi, je ne vois rien de négatif là-dedans, là.
Mme David
(Outremont) : Bien, à ce moment-là, comme il est au-dessus du
directeur des études, il faudrait qu'il préside, s'il y va
statutairement puis qu'on prévoit qu'il y est.
Il ne faut pas oublier que le directeur des
études est aussi non seulement probablement dans son comité de direction, mais il est au C.A. en plus, et le
directeur des études rapporte ce qui est dit au C.A. Puis au C.A., là, c'est
vraiment le P.D.G. qui est assis
d'habitude à côté du président du conseil. Donc, je pense, moi, que, quand on
est directeur des études, on est un
directeur important, surtout que c'est un réseau, et c'est donc sept
conservatoires où il voit à la bonne marche des affaires académiques.
Mais il y a plein d'autres lieux où ils rencontrent le P.D.G.
Moi, je
ne mettrais jamais le P.D.G. statutairement; sinon, on le met président de la
commission, des deux commissions des études. Je ne l'empêcherais pas de
venir, s'il est épris de...
Samson : Moi, maintenant, je n'irais pas jusque-là pour laisser au
directeur des études d'exercer ses pleins pouvoirs, puis sa pleine expertise, puis tous ses talents. Je n'ai pas
de problème avec ça. Mais j'ai l'impression qu'on essaie de corriger... Peut-être qu'avant tout était très
centralisé au bureau du directeur général, puis que ce n'était pas correct,
puis je comprends qu'on veuille améliorer ça, puis on va donner des réunions
statutaires, puis un nombre de réunions statutaires. Mais, dans une organisation,
est-ce que c'est bon d'isoler un directeur général et des comités du conseil d'administration et des comités des études quand
on est dans une institution d'études? C'est ça qui m'inquiète un peu.
Vraiment, cette job-là, ce n'est vraiment pas drôle. Il n'y a vraiment pas de
fun à avoir là, là.
Mme David (Outremont) : Non, non,
mais...
Samson : «God forbid» que
vous ayez un directeur général du Conservatoire qui aime ça, qui s'intéresse
à ça, puis à l'art dramatique, puis à la musique. Il me semble que de côtoyer
ces employés, ces étudiants, des gens de l'externe, des anciens étudiants, ça
ne peut pas être néfaste.
Mme David
(Outremont) : Ça ne peut pas
être néfaste, mais — là je
vais compliquer la chose — dans
les institutions d'enseignement, il y a la notion, qui existe depuis la création de l'enseignement supérieur... Puis n'oublions pas
qu'au Québec, quand on parle de cégep, ça n'existe nulle part
ailleurs dans le monde, et donc je suis obligée de parler plutôt
d'université, mais comprenons que ça implique aussi le cégep, mais là on ne
rentrera pas dans toute l'histoire de la
création des cégeps, mais ça équivaut... le cégep, 2, niveau 2, correspond à la
première année d'université partout dans le monde, ou à peu près.
Et donc il
existe une notion, mais ultrasacrée, là, mais sacrée comme aussi sacrée que la
démocratie peut l'être dans des pays démocratiques, qui s'appelle la
liberté académique. Puis le mot «liberté» a tout son sens, mais le mot «académique» a tout son sens, c'est-à-dire que les
professeurs ont l'opportunité et même le pouvoir dans les universités, ce qu'on ne met même pas là, là, de réfléchir aux
programmes, d'enseigner de la façon dont ils veulent enseigner et surtout
au Conservatoire, c'est du... un prof avec
un étudiant, qui lui enseigne le chant, ou le violoncelle, ou le hautbois,
ou... mais il n'y a personne qui va
venir lui dire comment enseigner. Et même, bon, au primaire, secondaire, la
formation des maîtres leur donne
quand même assez d'autonomie. Même si les programmes sont assez régis par le
ministère de l'Éducation, dans ce cas-ci, on est encore à un niveau
beaucoup plus élevé de liberté académique.
Et, pour discuter pédagogie, pour discuter programme,
pour discuter académie, ça se passe habituellement à l'intérieur du corps
enseignant, ce qui ne veut pas dire que le D.G. ne s'intéresse pas à ça; ça
veut dire que le D.G., il a accepté sa job
de D.G., parce qu'il acceptait aussi de faire le bilan annuel, le plan
financier, le suivi budgétaire, de se taper,
là, beaucoup de jobs qu'il n'y a pas un professeur qui veut, puis souvent il
n'y a pas un directeur des études qui veut
ça. Ceux qui veulent faire ça, de l'administration, ils deviennent P.D.G. Ceux
qui aiment faire la gestion académique, ils deviennent directeurs des études, puis ceux qui sont des passionnés
d'enseignement, ils restent en enseignement, point à la ligne. Puis eux autres, ils disent :
Regarde, là, demandez-moi pas de gérer, j'ai déjà assez de gérer mon
enseignement.
Donc, oui,
c'est bicaméral, oui, c'est bicéphale, oui, il y a un P.D.G. qui fait le lien
avec son conseil d'administration, qui fait le lien avec ses directeurs,
parce qu'en plus c'est un réseau, il fait le lien avec ses directeurs des conservatoires, il fait le lien pour mille et
un problèmes, y compris la gouvernance, y compris toutes sortes d'affaires
dont le directeur des études ne doit pas
avoir à s'occuper.
Le directeur des études, lui, il en a plein les bottines de
s'occuper de la pédagogie sur sept sites différents avec deux
programmes, deux commissions des études et s'assurer que les programmes sont de bon niveau. Puis, dans ce
cas-ci, il y a le niveau préparatoire, le niveau collégial, le niveau premier
cycle universitaire, deuxième cycle universitaire. Il en a plein les bottines.
Alors, je pense que, s'ils s'entendent bien ensemble, le P.D.G. fait sa job, le directeur des
études fait sa job, puis il y a au moins six, sept fois par semaine qu'ils sont
ensemble pour partager, parce qu'ils ont des
lieux de rencontre, que ce soit le comité de direction ou plein d'autres trucs.
Ceci dit, je
répète : Si on voulait que le P.D.G. soit là statutairement, moi, je ne
supporterais pas d'être directeur des études alors que le P.D.G. est là
statutairement parce que j'aurais l'impression d'avoir...
Mme Samson : Non, non, je ne
proposais pas qu'il y soit statutairement.
Mme David (Outremont) : Tu sais, le
P.D.G. de Toyota, qui est dans...
Mme Samson : Mais ma question
était : Est-ce qu'il peut y assister?
Mme David
(Outremont) : Bien, moi, je
répondrais, comme un légiste, que je ne suis pas, au sens d'un avocat,
en tout cas...
Mme Samson : Si ce n'est pas écrit,
ce n'est pas illégal.
Mme David (Outremont) : Si ce n'est
pas écrit, ce n'est pas illégal. Je pense qu'on...
Mme Samson : Pouvez-vous demander au
D.G. de m'appeler, s'il vous plaît, que je lui explique ça?
Mme David (Outremont) : On a droit
de dire que ce qui n'est pas écrit est permis.
Présidente (Mme Rotiroti) : Bien, oui, oui, oui, normalement, c'est ça. Si ce n'est pas écrit,
c'est permis. Ce n'est pas illégal, en tout cas.
Hivon : Pas tout
le temps... une règle générale, mais...
La Présidente (Mme Rotiroti) :
C'est permis, en tout cas.
Mme David (Outremont) : Mais, dans
ce cas-ci...
Hivon : On peut
comprendre que, dans l'esprit de la loi, ici...
Mme David
(Outremont) : Il n'est pas
là dans l'esprit de la loi, puis il fait confiance à son directeur des études,
qui est quand même nommé et qui fait ça à temps plein. Je pense qu'on le met
dans le...
Mme David
(Outremont) : Alors, je veux
dire, il y a deux personnes à temps plein, le P.D.G. puis le
directeur des études. Les enseignants peuvent être à temps
plein, mais pas pour gérer. Alors, moi, je pense que je le laisserais faire
son travail et je lui ferais confiance. Mais vous avez raison : il n'est
pas exclu nommément de...
Présidente (Mme Rotiroti) :
Merci, Mme la ministre. Mme la députée d'Iberville, est-ce que ça vous
convient? Pas tout à fait? Oui?
Samson : Bien, ça ne me convient pas, là, mais ça ne me convient pas
dans le sens que je trouve que ce n'est
pas de favoriser un climat d'échange puis de travail optimal dans une
organisation de création, particulièrement dans une institution artistique, là. Je trouve que ce n'est pas optimal comme
système, mais je ne déchirerai pas ma chemise, là. Puis je pourrais le faire parce que ce n'est pas
écrit, donc je peux le faire. Mais je trouve juste ça un peu pas correct, là,
tu sais, c'est juste ça. Moi, en tout cas, ce n'est pas de même que je gérerais
ça, là, mais...
Mme David
(Outremont) : Bien, la seule chose que je peux rajouter, c'est que,
quand tu es P.D.G. de n'importe quoi,
une grande entreprise, normalement, si tu nommes un vice-président aux ressources
humaines, qui fait ses réunions, bien tu ne t'en vas pas là regarder
comment ton V.P. travaille : ça veut dire que tu ne lui fais pas
confiance. Moi, si j'étais V.P., je
n'accepterais jamais ça, en tout cas. Je dirais : Regarde, à nos réunions
de direction, je vais te rapporter ce qui s'est passé. Mais c'est
exactement la même chose : un P.D.G., il en a déjà... sa table est remplie
de mandats, le directeur des études aussi, puis ils mettent tout en commun.
Je suis
étonnée de la question parce que n'importe quelle organisation d'entreprise, il
y a un P.D.G. puis il y a V.P., puis
ces V.P. ont leurs mandats, ont leurs comités. Puis le P.D.G., il ne peut pas
être partout puis il délègue. Ça s'appelle une sorte de subsidiarité, de...
Samson : Ça dépend, Mme la Présidente, des styles de gestion qu'on
peut avoir, là. Moi, j'a