Health and Social Services — 2 June 2021 (42nd Legislature, 1st Session)
CSSS 2021-06-02
Quebec — Committees
(Onze heures dix-neuf minutes)
Le Président (M. Polo) : Ayant
constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission de la santé et des
services sociaux ouverte.
La commission est réunie afin de poursuivre
l'étude détaillée du projet de loi n° 83, Loi concernant
principalement l'admissibilité au régime d'assurance maladie et au régime
général d'assurance médicaments de certains enfants dont les parents ont un
statut migratoire précaire.
Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements?
Secrétaire : Oui, M. le Président. M. Nadeau-Dubois
(Gouin) est remplacé par M. Fontecilla (Laurier-Dorion).
Le Président (M. Polo) : Merci. Lors
de l'ajournement de nos travaux hier soir, nous avions amorcé l'étude de
l'article 2 du projet de loi. Et c'était le député de Laurier-Dorion, à
qui, malheureusement, j'ai coupé deux fois sa parole
hier, en fin de séance... M. le député de Laurier-Dorion, souhaitiez-vous
poursuivre dans votre élan d'hier soir?
M. Fontecilla : Oui. Merci, M. le Président. Donc, on est à
l'article 2. On était dans des questions de compréhension, là, et
c'était surtout bien comprendre la deuxième phrase, là, qui dit : «Le
premier alinéa ne s'applique pas à une demande
pour laquelle la régie peut délivrer une carte d'assurance maladie ou une carte
d'admissibilité sans la photographie et la signature de la personne
assurée.»
Donc, ça, ça s'applique, si je comprends bien,
tout d'abord aux mineurs de moins de 14 ans, et à d'autres catégories de personnes dont on aurait, par
exemple, déjà une photographie récente, et beaucoup de personnes qui ont
renouvelé un statut de séjour au Québec ou
au Canada, et qu'il s'agit de renouveler et de faciliter le renouvellement,
là, sans passer, là, par le processus de certification... d'authentification,
pardon, habituel. Est-ce que ma compréhension est la bonne?
M. Dubé : Alors, pour être
certains, si vous permettez.... Oh! excusez-moi. Si on pouvait peut-être
demander à M. Marquis, qui a cette responsabilité-là à la RAMQ, de pouvoir
peut-être donner des explications... Alors, on lui a demandé de nous
accompagner ce matin, M. le député.
Le Président (M. Polo) : Avec
le consentement.
M. Dubé : Alors, si vous aviez
le consentement, on pourrait lui demander.
Le Président (M. Polo) : Oui,
parfait.
M. Fontecilla : Tout à fait.
Le Président (M. Polo) : Donc,
juste vous nommer, votre
titre au complet, puis par la suite procéder à votre
explication.
M. Marquis (Richard) : Parfait.
Donc, Richard Marquis, directeur de l'évolution des services à la
clientèle et de la gestion intégrée des risques par intérim à la RAMQ.
Donc, je peux commencer peut-être pour amener
des précisions par rapport à votre commentaire. Le deuxième alinéa de cet
article de loi là s'applique pour les situations où on délivre... où la RAMQ
délivre une carte qui n'a ni photo ni
signature. Donc, c'est vraiment pour les personnes, comme vous le mentionnez,
les individus mineurs de 14 ans et moins. Puis il y a certaines
personnes qui sont exemptées aussi de fournir une photo, une signature, là. Par
exemple, les personnes âgées de 75 ans et plus peuvent, si elles le
désirent, en fournir une mais ne sont pas obligées. Donc, le deuxième alinéa,
ça vise vraiment les situations où, la carte qui est produite au bout de la
ligne, il n'y a pas de photo dessus. Donc, ça ne vise pas la situation où on
réutilise des photos, comme on le mentionnait hier. Puis c'est là qu'il y a eu
un peu un glissement, là.
Ça fait que ce je vous propose de faire... Juste
revenir à ce que c'est aujourd'hui, l'authentification, ce que prévoit la loi,
puis je vous dirai ensuite ce qui est prévu dans la modification, ce que ça
aurait comme impact, quelles problématiques aussi ça vise à corriger.
Donc,
aujourd'hui, la loi prévoit que toute demande pour l'obtention d'une carte qui
va avoir une photo dessus soit authentifiée, O.K., puis après ça la loi
mentionne que c'est par règlement qu'on détermine les moyens pour
l'authentification.
De façon générale, l'authentification, c'est
assez simple, le processus. C'est le fait, pour une personne, de se présenter
dans un point de service du réseau des authentificateurs, donc ça peut être la
SAAQ, ça peut être un CLSC, ça peut être un
point de service de la RAMQ, la personne se présente là avec sa demande de
carte, avec sa photo si c'est au CLSC,
sinon la photo va être prise sur place si c'est à la SAAQ ou à la RAMQ, puis
ensuite de ça il y a un authentificateur qui procède à
l'authentification en demandant des pièces d'identité, donc qui confirme, à
partir des pièces d'identité fournies, que, la personne, c'est bien celle qui
est mentionnée sur le formulaire, puis la photo correspond effectivement à son
visage. Grosso modo, c'est ça, l'authentification.
modification qui est proposée maintenant, c'est que la loi permette de
déterminer par règlement les situations dans lesquelles une authentification est nécessaire et obligatoire,
parce qu'aujourd'hui on n'a pas le choix, une carte avec photo égale une authentification, tandis que, là,
on veut se donner de la marge de
manoeuvre pour dire : Bien, dans
certaines situations, basées sur une appréciation, notamment, des risques, on
permettrait qu'il n'y ait pas d'authentification de la demande.
Puis le bon exemple,
je pense, pour l'amener, dans quelle situation ça s'appliquerait bien, c'est la situation qu'on a mentionnée hier, les travailleurs agricoles saisonniers. Travailleurs agricoles saisonniers, c'est des clientèles récurrentes. Ils reviennent d'une année à l'autre avec des
nouveaux permis de travail. On le sait, il y a un besoin de main-d'oeuvre. À chaque année, ils doivent faire une demande pour l'obtention d'une
carte d'assurance maladie. À ce
moment-là, à chaque année, ils doivent se soumettre au processus
d'authentification.
Nous, de façon systémique, à la RAMQ, on
conserve les photos et les signatures des personnes dans nos bases de données,
puis ça, c'est depuis 2014. Donc, on peut très facilement... Puis il n'y a rien
qui nous en empêche, dans le cadre légal, de réutiliser une photo qu'on a déjà
dans nos bases de données pour émettre une nouvelle carte, O.K.?
Toutefois, et puis c'est là un peu qu'il y a une aberration, si on veut, là...
ou une problématique à régler... Dans le cas, par exemple, du travailleur
agricole saisonnier, on pourrait très bien dire : On va lui émettre une
carte avec une photo réutilisée. Toutefois,
il va quand même devoir se soumettre au processus
d'authentification, donc se déplacer dans un point de service, aller
faire authentifier sa demande, sans nécessairement fournir une nouvelle photo.
Donc, on voit qu'on perd un peu des bénéfices de la réutilisation de la photo,
parce qu'on est obligé de passer par le processus d'authentification.
Donc là, ce qu'on vient faire ici, ce qui est
proposé dans la modification législative, c'est vraiment de dire : Bien, par
exemple, dans le cas du travailleur agricole saisonnier qui a fourni une
photo l'année précédente, bien, il n'a pas à se soumettre à l'authentification.
Donc, sa demande sera beaucoup simplifiée, puis, en bout de ligne, ça va être
plus simple aussi pour les producteurs maraîchers, par exemple, qui emploient
ces individus-là, parce qu'on le sait, que c'est
eux qui prennent en charge les demandes auprès de la RAMQ. Donc, ça simplifie
le processus pour tout
le monde. C'est vraiment ça, l'objectif.
Puis naturellement il y a un potentiel à ça, de
l'élargir, la réutilisation de la photo, à d'autres clientèles. Ces analyses-là
sont en cours, ne sont pas terminées. C'est pour ça qu'on ne vient pas avec des
modifications, déjà, réglementaires qui
viendraient dire : Bien, voici telle, telle, telle situation, on va
modifier le tout. Ça fait que, là, on s'en tient...
Premièrement, on profite de l'opportunité, parce
qu'il n'y a pas de lien avec les enfants, là, directement, donc il n'y a pas d'impact sur les enfants à cette
modification-là. On vient profiter de l'opportunité pour se donner de la
marge de manoeuvre, en tant qu'organisation, pour faire évoluer notre prestation
de services. Donc, c'est... Je ne sais pas si c'était assez clair.
M. Fontecilla : C'est assez clair.
Une dernière question peut-être. Donc, l'ouvrier, par exemple, l'ouvrier
saisonnier, il revient l'année d'après et il doit refaire... il doit quand même
refaire une nouvelle demande, il doit signer un document, je suppose, et c'est
l'employeur qui reprend l'ensemble des documents et qui les fournit. Donc, il y
a quand même une signature de la personne à qui on va octroyer une carte d'assurance
maladie.
M. Marquis (Richard) : Oui, oui. Le
processus demeure, tu sais, il y a quand même un minimum de contrôle qui doit
être fait, notamment d'exiger le nouveau permis de travail, etc. Donc, oui, ça,
ça demeure.
Toutefois, c'est l'élément de devoir se
déplacer, là, inutilement, là, dans les faits. Parce que, s'il n'y a pas de
photo à authentifier, on s'entend que, la demande en soi, il n'y a comme rien à
authentifier, là. Même si je demande des pièces d'identité, je peux vérifier le
nom, mais ça ne me dit pas grand-chose, là. Donc, voilà.
Donc, oui, il
y a un processus administratif qui va demeurer, qui va être appelé à évoluer, notamment,
peut-être, la mise
en place de nouveaux moyens, justement,
pour faire cette demande-là, mais, oui, ça, cet élément-là va demeurer, là.
M. Fontecilla : Un dernier élément.
À plusieurs reprises, on a parlé des risques et d'évaluation de risques. À quoi
faites-vous allusion?
M. Marquis (Richard) : Dans le fond,
la réutilisation des photos, c'est perçu comme un élément de gestion des
risques, plus précisément les risques liés à la fraude à l'identité. Du point
de vue de l'organisation, c'est plus sécure de réutiliser une photo qui a déjà
été authentifiée, par exemple, l'année précédente que de redemander une photo à
toutes les fois qu'on émet une carte, parce qu'à toutes les fois qu'on émet une
carte et qu'on demande une nouvelle photo on ouvre la porte à un potentiel de
fraude, là, à l'identité.
Il y a quand même une
possibilité. Je pense, notamment, au remplacement de carte. Il pourrait y avoir
une possibilité que quelqu'un procède de cette façon-là pour, woups, insérer,
il vole l'identité de la personne puis après ça fait une demande de
remplacement de carte, fournit une nouvelle photo avec des fausses pièces
d'identité, puis là c'est une nouvelle carte qui part avec une photo qui n'est
pas celle du vrai détenteur.
Donc, c'est vraiment un aspect de gestion des
risques, la réutilisation des photos, là. Nous, c'est un outil qu'on voit
vraiment pour réduire nos vulnérabilités à l'égard de ce type de fraude là.
M. Fontecilla : Et c'est des
situations qui arrivent souvent, ces tentatives de fraude?
M. Marquis (Richard) : Non, ce n'est
pas quelque chose qui arrive souvent mais... surtout que c'est quand même
difficile à détecter aussi. Mais ce n'est pas des situations qui sont avérées
souvent.
Ceci étant, nous, on est vraiment dans un virage
où on veut faire une gestion efficiente des ressources qui sont à notre disposition. On revoit notre approche
en matière de gestion des risques. On veut mieux cibler notre gestion des risques au lieu, justement, de contrôler... du
mur-à-mur, par exemple. Ça fait que ça s'inscrit dans cette démarche-là, là.
Mais il n'y a
pas de situation avérée. Tu sais, je ne pourrais pas vous dire : L'année
dernière, par exemple, il y a eu 200 cas, là. Il n'y a pas... On
n'est pas, vraiment pas dans cet ordre-là.
M. Fontecilla : Je vous remercie.
C'est bon pour moi.
Le Président (M. Polo) : Mme la
députée de Maurice-Richard.
Mme Montpetit : Je vous remercie.
Non, pas de question supplémentaire. Simplement vous remercier pour votre explication limpide et claire qui vient
répondre aux questions qu'on avait hier sur les éléments. Merci
beaucoup.
Le Président (M. Polo) : Alors, y
a-t-il d'autres interventions sur l'article 2? Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Dubé (La Prairie)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, Mme Montpetit (Maurice-Richard)?
La Secrétaire : M. Fontecilla
(Laurier-Dorion)?
Le Président (M. Polo) : Merci. Adopté.
M. le ministre.
M. Dubé : Très bien. Alors, je pense
qu'on va aller avec l'article 3, mais on m'indique qu'il va y avoir un amendement
aussi pour celle-là. Puis on devrait le lire tout de suite, c'est bien ça?
C'est bon?
Le Président (M. Polo) : 2.1.
M. Dubé : Oui, ce qui serait l'article 2.1.
C'est bon pour... Je peux commencer? Oui?
Le Président (M. Polo) : Oui, oui.
Dubé : C'est bon. Merci, M. le Président. Alors, tout
le monde, est-ce que...
J'aurais dû vérifier. Tout le
monde l'a, l'amendement 2.1? C'est
bon? O.K. Parfait. Alors, l'article 2.1 :
Insérer, après l'article 2 du projet de loi, l'article suivant :
2.1. Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 65, du suivant :
«65.0.0.0.1.
Malgré l'article 65, les
renseignements recueillis en application de la présente loi ne peuvent être
communiqués ou utilisés et leur existence ne peut être confirmée aux fins de
déterminer le statut d'immigration d'une personne, sauf avec le consentement de
la personne concernée.
«Lorsque ces renseignements ont été communiqués
à un tiers pour une autre fin, ils demeurent assujettis aux exigences prévues
au premier alinéa.
«Le présent
article n'a pas pour effet de
restreindre la communication de documents ou de renseignements exigés par citation à comparaître, mandat ou
ordonnance d'une personne ou d'un organisme ayant le pouvoir de
contraindre à leur communication.»
Alors,
je vais lire le commentaire ici : Cette modification vise à préciser que
les renseignements recueillis en application de la présente loi ne peuvent être
communiqués ou utilisés, et leur existence ne peut être confirmée aux fins de déterminer le statut d'immigration d'une
personne, sauf avec le consentement de la personne concernée ou si la RAMQ est contrainte de le faire par citation à
comparaître, mandat ou ordonnance d'une personne ou d'un organisme ayant
le pouvoir de contraindre à leur communication. Ce nouvel
article s'applique
malgré les communications prévues à l'article 65.
Le Président (M.
Polo) : Merci.
Montpetit : De quelle façon... Bon, dans le libellé, il est
mentionné : «...sauf avec le consentement de la personne concernée.» De
quelle façon ce consentement-là est-il prévu qu'il soit validé?
M. Dubé :
Bien, je suppose, ça doit être un consentement écrit. Voulez-vous m'éclairer là-dessus?
M. Dubé :
Alors, Mme la députée, ce qu'on m'explique, c'est qu'on va communiquer avec la
personne. On va lui demander son consentement, probablement par la voie d'un
formulaire, mais ça va être un consentement qui va être demandé par écrit.
Montpetit : Probablement ou c'est prévu et encadré que ce sera par
écrit?
M. Dubé :
Bien, c'est moi qui ai dit «probablement un formulaire». J'aurais dû dire «par
écrit».
Mme Montpetit :
Par écrit.
M. Dubé :
Je crois comprendre que c'est un formulaire, mais je ne suis pas certain de ça,
là. C'est un formulaire? Alors, c'est un formulaire. Voilà.
Montpetit : Est-ce que c'est une pratique qui est... Est-ce que c'est
un formulaire qui existe déjà à la RAMQ, qui est utilisé dans d'autres
considérations?
M. Dubé :
Très bien. Alors, ce qu'on m'explique, c'est... Il y a différents formulaires
pour différents consentements. Donc, il y a un formulaire spécifique pour ça.
Montpetit : Parfait. Pouvez-vous nous éclairer aussi... Vous
mentionnez les communications qui sont prévues à l'article 65. Pouvez-vous
nous éclairer sur quel type de communication est prévu dans cet article?
M. Dubé :
Ne bougez pas, on va aller voir qu'est-ce qu'on a ici, dans 65. Est-ce que
c'est ça que vous êtes en train de regarder, madame? Est-ce qu'on peut peut-être
demander à Mme Savard de peut-être nous donner une lecture rapide du
contenu de 65? Ce serait peut-être préférable.
Le Président (M.
Polo) : Consentement. Allez-y, Mme Savard.
Mme Savard
(Nathalie) : Oui. En fait, l'article 65 vient déterminer les communications
que la régie peut faire, et, certaines communications qu'elle peut faire, elle
peut le faire au ministère de l'Immigration, palier fédéral, palier provincial. Donc, ce qu'on vient faire avec
cet amendement-là, c'est de faire en sorte que ces communications-là ne puissent pas se faire. C'est pour ça qu'on dit que c'est
fait malgré l'article 65.
Montpetit : D'accord. Parfait. Je n'ai pas d'autre question. Merci.
Le Président (M.
Polo) : M. le député.
Fontecilla : Oui. On lit, dans ce qui est proposé, deuxième paragraphe :
«Lorsque ces renseignements ont été communiqués à un tiers pour une autre fin,
ils demeurent assujettis aux exigences prévues au premier alinéa.»
Dites-moi,
lorsqu'on parle d'un tiers, de qui on parle? Je lis ici... À l'article 65,
il y a toute une série... les ordres professionnels, là, toute une série
d'ordres professionnels. C'est à cela que vous faites allusion, le tiers en
question?
Mme Savard
(Nathalie) : Excusez, j'ai de la misère. Effectivement, il y a une
série de personnes, là, dans notre corpus législatif, qui pourraient recevoir
communication de ces renseignements-là. C'est très, très, très varié, là, mais
c'est dans des cadres précis. Donc, c'est ça, les tiers, donc, tout tiers, dans
le fond.
Ce que ça vient faire, c'est que ça vient
protéger. Peu importe à qui la régie pourrait le transférer, ça ne pourrait pas être utilisé pour les fins qui sont
mentionnées là. Donc, ils sont protégés, même lorsque les renseignements
sont transmis.
M. Fontecilla : O.K. Mais, quoi
qu'il en soit, même si c'est transmis à un tiers qui pourrait avoir accès dans...
pour toutes sortes de situations, ça ne peut pas concerner le statut
d'immigration de la personne.
Mme Savard (Nathalie) : Exactement.
C'est ça.
M. Fontecilla : Est-ce que le tiers,
ça peut comprendre un organisme fédéral?
Mme Savard (Nathalie) : On a... Oui,
un organisme fédéral, là, à... Dans notre corpus, là, ça peut être, effectivement, le ministère de l'Immigration,
palier fédéral, on a aussi les... Service Canada aussi, de façon générale.
Donc, ça va s'appliquer aussi. Ils sont protégés pour ça aussi, les
renseignements.
M. Fontecilla : Je veux juste bien
comprendre. Par exemple, si Immigration demande une information par rapport à
une personne qui a refusé... qui a signé de ne pas communiquer ces
informations-là, est-ce que vous... quand même, les informations sont
transmises?
Mme Savard (Nathalie) : Bien, si la
personne n'a pas donné son consentement, on ne transférera pas les
renseignements. Puis, la personne qui va avoir donné son consentement, on va
transférer les renseignements, mais les renseignements ne pourront pas être
utilisés à une autre fin que pour lesquelles ils ont été transmis.
M. Fontecilla : Expliquez-moi cette
dernière phrase, s'il vous plaît, là.
Mme Savard (Nathalie) : Ça veut dire
que, dans le fond, la personne, oui, elle a donné son consentement à ce que les
renseignements soient communiqués, mais ils ne peuvent pas être utilisés à une
autre fin que pour ce qui est inscrit au premier alinéa.
M. Fontecilla : O.K. Elle peut
être...
Mme Savard (Nathalie) : Donc, ça
pourrait... Si elle a donné son consentement, c'est parce qu'elle veut que les renseignements soient communiqués aux fins de
déterminer son statut d'immigration. Elle a donné son consentement à ça.
Elle pourrait, c'est son choix.
M. Fontecilla : Parfait. Tout à
fait. Si la personne n'a pas donné son consentement, par exemple, là, juste
pour être précis, si l'Agence des services frontaliers du Canada demande une
information à la Régie de l'assurance maladie, par exemple, son adresse ou...
la communication serait interdite en vertu de cet article-là.
Mme Savard (Nathalie) : À moins que
cette organisation-là ait un pouvoir de nous contraindre qui est prévu par la
loi. Ça fait qu'il y a certaines organisations qui ont un pouvoir d'aller dans
les organismes et de contraindre à avoir de l'information, mais c'est rare puis
c'est prévu dans une loi. Donc, le législateur a passé par... sur ça puis
permet de pouvoir faire ça.
M. Fontecilla : À votre
connaissance, par exemple, est-ce que l'Agence des services frontaliers du
Canada a le pouvoir de contraindre la Régie de l'assurance maladie de donner des
informations malgré le non-consentement d'une personne?
Mme Savard (Nathalie) : Je n'ai pas
cette connaissance-là, mais ça me ferait plaisir de vérifier pour vous.
M. Fontecilla : Merci beaucoup. Je
serais très intéressé à connaître cette information-là. Et, si jamais c'est le
cas, c'est une
loi canadienne, donc sur laquelle on n'a pas d'emprise ici, dans
le cadre de l'Assemblée nationale, là. Donc, cet article-là, si jamais, par
exemple, l'Agence des services frontaliers a le pouvoir d'exiger des
informations, voilà, c'est comme ça.
Mme Savard (Nathalie) : C'est comme
ça. C'est ça.
Fontecilla : Je comprends,
mais, si vous pouviez nous revenir avec cette information-là, ça me ferait
plaisir.
Le Président (M. Polo) : Merci beaucoup.
D'autres commentaires? Non? Mme la secrétaire.
Secrétaire : Pour, contre, abstention. M. Dubé (La Prairie)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, Mme Montpetit (Maurice-Richard)?
La Secrétaire :
M. Fontecilla (Laurier-Dorion)?
Le Président (M.
Polo) : Adopté. M. le ministre.
M. Dubé :
Attendez, je vais regarder où est-ce qu'on est rendus.
M. Dubé :
Merci beaucoup. Alors, l'article 3 :
L'article 69 de cette loi
est modifié, dans le premier alinéa :
1° par le
remplacement du paragraphe j par le suivant — j se lit comme
suit :
«
j) prévoir, pour
l'application de l'article 5, les conditions auxquelles doit satisfaire
une personne qui y est visée, les cas ou les conditions dans lesquels un mineur
non émancipé qui n'est pas déjà domicilié au Québec en application de
l'article 80 du Code civil y est considéré domicilié, le moment [ou] les
conditions où une personne devient résidente
du Québec ainsi que le moment [ou] les conditions où elle cesse de l'être et
déterminer toute catégorie de personnes visée au paragraphe 5° du
premier alinéa;»;
2° par le
remplacement du paragraphe j.2 par le suivant... i.2, pardon, par le
suivant — i.2
se lit comme suit :
«l.2) déterminer dans
quels cas une demande d'inscription, de renouvellement d'inscription ou de remplacement d'une carte d'assurance maladie ou
d'une carte d'admissibilité doit être identifiée ainsi que les modalités
et les conditions suivant lesquelles elle doit l'être;».
Bon,
si on va à l'article par
article tel
qu'il était demandé... Voulez-vous que je fasse la lecture du texte
proposé au complet pour tous les articles?
Le Président (M.
Polo) : Si ça convient aux collègues.
Montpetit : Ce sera apprécié. Merci.
M. Dubé :
Très bien. Alors... Puis là je vais essayer de tenir compte de l'amendement.
Est-ce que ce serait le... ou je vais le faire par la suite?
Dubé : Par la suite. O.K.
C'est bon. Merci. Alors, le texte proposé, je commence avec 69 : «Le
gouvernement peut, après consultation de la
régie ou sur la recommandation de celle-ci, en outre des autres pouvoirs de
réglementation qui lui sont conférés par la présente loi, adopter des
règlements pour — premièrement :
«
j) prévoir, pour
l'application de l'article 5, les conditions auxquelles doit satisfaire
une personne qui y est visée, les cas ou les conditions dans lesquels un mineur
non émancipé qui n'est pas [...] domicilié au Québec en application de
l'article 80 du Code civil y est considéré domicilié, le moment [ou] les
conditions où une personne devient résidente du Québec ainsi que le moment [ou]
les conditions où elle cesse de l'être et [de] déterminer toute catégorie de
personnes visée au paragraphe 5° du premier alinéa;».
Je peux arrêter là si
on veut faire...
Montpetit : Les commentaires.
M. Dubé :
Bien, je peux vous lire le commentaire global, oui, effectivement. Merci, Mme
la députée. Alors, l'article 3 du projet de loi établit l'habilitation
réglementaire nécessaire pour chacun des articles 1 et 2 du projet de loi.
Il prévoit un pouvoir réglementaire du gouvernement permettant de déterminer
les cas ou les conditions dans lesquels un
mineur non émancipé qui n'est pas déjà domicilié au Québec en application de l'article 80 du Code civil
y est considéré domicilié.
De plus, il simplifie la disposition concernant
les pouvoirs réglementaires du gouvernement relatifs à l'authentification
des demandes d'inscription, de renouvellement d'inscription ou de remplacement
d'une carte d'assurance maladie ou d'une carte d'admissibilité. Voilà.
Montpetit : Est-ce que je comprends, essentiellement, si je suis ce
que vous nous avez lu, que... Bien, pouvez-vous identifier les changements qui
ont été faits, dans le fond, au paragraphe existant de la loi actuelle?
M. Dubé :
Bien, dans j, je pense qu'on a... Attendez une minute. Voulez-vous... ou, en
tout cas, pour moi... Je peux lire ce que j était avant, peut-être.
Montpetit : Bien, ce que je comprends, c'est qu'on change, le premier,
«les cas ou les conditions», pour «le moment et les conditions».
Dubé : Effectivement, oui, «les cas ou les conditions dans lesquels», puis là on disait
«ainsi que le moment et les conditions».
Montpetit : Après ça, «le moment et les conditions» est maintenu pour
la deuxième série.
Bon,
en gros, c'est quoi, les modifications qui sont faites, et dans quel objectif?
Parce que c'est partiellement le même
libellé, où il y a quelques mots qui sont remplacés par d'autres. Donc, si
vous pouviez nous expliquer l'objectif...
Dubé : Je demanderais à
Mme Savard, là, parce que je pense que... Je veux juste être certain que
je comprends la technicalité derrière les modifications, s'il vous plaît.
Le Président (M.
Polo) : Allez-y, Mme Savard.
Mme Savard
(Nathalie) : Dans le fond, on ajoute ce qu'on a parlé hier soir, là,
concernant le domicile. C'est ça qui est ajouté. On vient clarifier qu'on peut
déterminer ça par règlement. Essentiellement, c'est ça. Puis le reste, c'est quelques
petits changements, là, de façon de l'écrire, parce que c'est une vieille loi,
la
Loi sur l'assurance maladie, ça fait qu'on en a profité pour...
Montpetit : Bien, c'est ça, ma question est dans ce sens-là :
Pourquoi venir changer «le moment» par «les cas»? C'est juste pour bien
comprendre les modifications législatives qui sont faites à la loi actuelle,
là. Si vous pouviez nous expliquer, ce serait apprécié. Si vous voulez prendre
le temps, il n'y a pas de problème. Mais c'est juste qu'on comprenne la portée
de ces modifications.
Mme Savard
(Nathalie) : On ne change pas «les cas», mais on change «le moment et
les conditions». On ajoute seulement «le moment et les conditions». Puis «les
cas»...
Montpetit : Mais vous retirez les... Dans la version originale, c'est
«le moment et les conditions». Vous le remplacez par «les cas et les
conditions», n'est-ce pas?
Mme Savard
(Nathalie) : C'est seulement pour le mineur émancipé qu'on ajoute «les
moments et conditions», seulement
pour lui, parce qu'il était déjà là. Vous l'avez, là, si vous prenez le j qui est
barré, là, c'est marqué : «...le moment et les conditions où une
personne devient résidente [au] Québec...»
Puis là on a ajouté,
pour les mineurs non émancipés : «...un mineur non émancipé qui n'est pas déjà
domicilié [qui] y est considéré domicilié, le moment et les conditions où une
personne devient résidente...»
Donc, c'est là
qu'on... C'est ça qu'on a ajouté. C'est de ça qu'on parlait hier, là.
Montpetit : Le début de la phrase, là, les conditions, «prévoir, pour
l'application de l'article 5, les conditions auxquelles doit satisfaire
une personne qui y est visée»... Les cas et les conditions... «Les cas ou les
conditions dans lesquels un mineur non émancipé». C'est nouveau, ça, c'est
introduit.
Mme Savard
(Nathalie) : C'est ça.
Montpetit : Oui. Donc, la question est : Pourquoi choisir «les
cas» au lieu de «le moment»? C'est quoi, la nuance que vous y faites?
Mme Savard
(Nathalie) : Donc, pour les enfants mineurs non émancipés, on vient
déterminer dans quels cas et dans quelles conditions, O.K., ils deviennent une personne
qui est domiciliée. C'est ça qu'on vient faire.
Montpetit : Puis, dans les autres cas, quand vous référez à «le
moment», ça réfère à quoi?
Mme Savard
(Nathalie) : Bien, c'est à quel moment la personne...
Montpetit : «Moment» dans le sens de temporel ou dans le sens de
contextuel?
Mme Savard
(Nathalie) : Exact, à quel moment dans le temps. C'est ça.
Montpetit : O.K. Et,
les cas, je comprends qu'ils vont être déterminés... C'est les cas qui ont été
déterminés...
Dubé : ...du domicile dont on discutait hier, là, exactement. C'est
bien ça? C'est bon.15369
Montpetit : Parfait. Merci.
M. Dubé :
Très bonne clarification. Merci, Mme la députée.
Le Président (M.
Polo) : M. le député de Laurier-Dorion.
Fontecilla : ...de question.
Le Président (M.
Polo) : Non? Y a-t-il d'autres commentaires? Pas du tout? Mme la
secrétaire...
Le Président (M.
Polo) : Ah! pardon. Ah! vous allez poursuivre. Désolé.
M. Dubé :
Oui. Bien, c'est ça, moi, je vais poursuivre avec l'amendement. Voulez-vous me...
Le Président (M.
Polo) : Deuxième alinéa. Parfait. Explication au deuxième alinéa.
M. Dubé :
...que je vais lire, donnez-moi une seconde, ici. Alors, le deuxième alinéa se
lit comme suit :
«l.2)
déterminer dans quels cas une demande d'inscription, de renouvellement
d'inscription ou de remplacement d'une carte d'assurance maladie ou
d'une carte d'admissibilité doit être authentifiée ainsi que les modalités et
les conditions suivant lesquelles elle doit l'être;».
Est-ce que ça va?
Moi, j'ai terminé. J'attendais s'il y avait une question. Est-ce que ça va?
Montpetit : Vous aviez l'air...
M. Dubé :
Absorbé? Non, non, j'ai lu puis je...
Montpetit : Absorbé, dubitatif, en réflexion. On attendait si...
M. Dubé :
Non, non, pas du tout, j'attendais si vous aviez une question.
Montpetit : Non, pas du
tout. Je comprends que ça vient... ça fait référence à ce qui nous a été
expliqué tout à l'heure pour permettre, justement, de... Oui, c'est limpide.
M. Dubé :
Donc, si ça va, merveilleux.
Le Président (M.
Polo) : Parfait. M. le député.
Fontecilla : Si je comprends bien cet article... cette
modification-là, on renvoie... Dans l'ancienne formulation, on dit, par
exemple : «Les catégories de personnes, les ministères, les organismes
publics ou les établissements qui, en outre de la régie, sont autorisés à
[identifier] ces demandes selon les catégories», etc.
Tout ça, c'est
renvoyé au processus réglementaire. Là, on simplifie, en quelque sorte. Vous
dites qu'il y a un principe, là, que tout ne doit pas être authentifié, là,
c'est ce qu'on disait plus tôt, là, et vous renvoyez les différents cas où ça
doit être identifié dans un règlement, là.
Le Président
(M. Polo) : Mme Savard, voulez-vous peut-être élaborer sur
la question du député ou ça va?
M. Dubé :
Non, mais je croyais que ça avait répondu à votre question.
M. Fontecilla :
Oui, mais je vous ai expliqué ma compréhension. Vous m'avez dit qu'elle était
la bonne.
M. Dubé :
Oui, tout à fait, c'est ce que j'ai dit.
M. Fontecilla :
Donc, pour moi, c'est...
Le Président
(M. Polo) : C'est beau? Excellent.
M. Dubé :
...excusez-moi, j'avais remis mon masque.
Le Président
(M. Polo) : Pas de problème. Excellent. Y a-t-il d'autres
interventions sur l'alinéa 2.1? Non? Parfait. Mme la secrétaire.
Le Président (M. Polo) : Ah! il
y a un amendement. Donc, vous pouvez continuer, M. le ministre. Je pense que
vous allez apporter un...
M. Dubé : Un amendement.
Le Président (M. Polo) : Et
voilà.
M. Dubé : Très
bien. Alors, l'amendement à l'article 3 : Insérer, après le paragraphe 1° de l'article 3 du
présent projet de loi, le paragraphe suivant :
1.1° par l'insertion, après le
paragraphe i, du suivant :
«l.01) déterminer dans quels cas ou conditions
et pour quelle durée une attestation d'inscription temporaire peut être
délivrée;».
Alors, cet
amendement prévoit l'habilitation réglementaire concernant l'attestation
d'inscription qui a été introduite par l'article 1.1 du présent
projet de loi tel qu'amendé.
Puis je peux peut-être lire tout de suite, là,
le libellé au complet de l'article, si vous voulez.
Le Président (M. Polo) :
Allez-y, oui. Allez-y.
M. Dubé :
Alors,
article 69 : «Le gouvernement peut, après consultation de la
régie ou sur la recommandation de celle-ci,
en outre des [...] pouvoirs de réglementation qui lui sont conférés par la
présente loi, adopter des règlements pour :
«
a) prescrire tout ce qui [est] prescrit en
vertu de la présente loi;
«
j) prévoir, pour l'application de l'article 5,
les conditions auxquelles doit satisfaire une personne qui y est visée, les cas
ou les conditions dans lesquels un mineur non émancipé qui n'est pas déjà
domicilié au Québec en application de l'article 80 du Code civil y est considéré
domicilié, le moment et les conditions où une personne devient résidente du Québec ainsi que le moment [ou] les
conditions où elle cesse de l'être et déterminer toute catégorie de personnes
visée au paragraphe 5° du premier alinéa;
«[j.01)] déterminer dans quels cas ou conditions
et pour quelle durée une attestation d'inscription temporaire peut être
délivrée;».
Et j.2... i.2, pardon, excusez-moi :
«l.2)
déterminer dans quels cas une demande d'inscription, de renouvellement
d'inscription ou de remplacement d'une carte d'assurance maladie ou
d'une carte d'admissibilité doit être authentifiée ainsi que les modalités et
les conditions suivant lesquelles elle doit l'être;».
Alors, j'ai terminé la lecture de l'article...
ou des articles.
Le Président (M. Polo) : Merci.
Mme Montpetit : ...c'est bien une
modification à l'alinéa l, pas à i?
M. Dubé : L. Ah! j'ai dit... Oui,
vous avez raison, c'est un l.
Mme Montpetit : O.K. Donnez-nous
juste un... Je veux dire, on essayait de vous suivre, mais on n'était pas dans
le même...
M. Dubé : Ah! vous ne l'avez pas,
le...
Mme Montpetit : Si, si, absolument,
mais on cherchait...
M. Dubé : Vous cherchiez un i, puis
c'était un l. Alors, je m'en excuse.
Mme Montpetit : C'était un l. Il n'y
a pas de souci.
Le Président (M. Polo) : M. le
ministre, vous avez terminé la lecture?
Le Président (M. Polo) : O.K.
Parfait.
Montpetit : Juste pour
éviter de la confusion, comme ce n'était pas le bon alinéa, si le ministre peut
peut-être juste en profiter pour nous
expliquer l'intention qui est derrière cette modification, s'il peut nous en
dire davantage, là...
M. Dubé : Bien, c'est ce
qu'on a discuté tout à l'heure, Mme la députée, c'est... On vient ajouter...
Excusez-moi pour la confusion du paragraphe ou de l'alinéa. Mais, dans l.01, on
vient déterminer dans quels cas ou conditions et pour quelle durée une
attestation d'inscription temporaire peut être délivrée. C'est ça, l'ajout que
l'on fait.
Le Président (M.
Polo) : O.K. Mme la députée, avez-vous un commentaire?
Montpetit : Bien, juste pour être sûre de bien vous suivre, donc là,
la modification vient introduire «déterminer dans quels cas», puis ces cas-là
sont déterminés... Parce que ça ne fait pas référence... C'est juste pour
comprendre l'ordonnance, là, de la modification qui est faite. On parle des cas
qui seront déterminés par règlement, mais le libellé fait référence au
règlement dans le 69, c'est ça? Dans l'introduction.
M. Dubé :
Voilà. Voilà, c'est ça, exactement ça.
Montpetit : D'accord. C'est parfait.
Le Président (M.
Polo) : M. le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla :
Une question, juste pour voir des liens entre les différents articles. Ce qui
est proposé, donc, «dans lesquels un mineur
non émancipé qui n'est pas déjà domicilié [...] en application de
l'article 80 du Code civil y
est considéré domicilié, le moment et les conditions où une personne devient
résidente», c'est le moment...
personne devient résidente lorsque cette personne-là fait une déclaration
qu'elle entend rester au Québec. C'est
à ce moment-là que... C'est ça, la condition pour qu'elle devienne résidente du
Québec, c'est cette déclaration-là ou...
M. Dubé :
C'est ce qu'on a déterminé hier, effectivement, oui.
Fontecilla : Parfait. Donc, le moment, c'est la date de la
déclaration, et la condition, c'est la déclaration elle-même.
M. Dubé :
C'est ce qu'on a vu hier.
Fontecilla : Je me pose des questions. «Le moment et les conditions où
elle cesse de l'être». Quand est-ce que la régie va déterminer qu'une personne
n'est plus résidente du Québec, là, pour, je ne sais pas, par exemple... Une
personne quitte le Québec, par exemple. Mais comment on va savoir qu'elle
quitte le Québec? En fait, ça s'applique à quels cas, «les conditions où elle
cesse de l'être»?
M. Dubé :
M. le Président, vous permettez?
Le Président (M.
Polo) : Oui.
M. Dubé :
M. le député, ce qu'on m'explique ici, c'est qu'il y a déjà plusieurs
articles, par règlement, qui déterminent... pardon, excusez-moi, qui
déterminent quels sont les moments où une personne qui cesse de l'être... cesse
d'être résidente. Alors, ce qu'on vient faire ici, c'est qu'on va continuer de
mettre ces conditions-là, mais par règlement. Parce qu'il y en a déjà plusieurs
qui sont applicables, là. Je ne les connais pas par coeur, là, mais il y en a
déjà plusieurs. Alors, on va juste venir ajouter, par règlement, des conditions
additionnelles pour que quelqu'un qui perd sa résidence... serait expliqué dans...
Est-ce que vous voulez... Excusez-moi.
Le Président (M.
Polo) : Allez-y, Mme Savard.
Mme Savard
(Nathalie) : Donc, c'était déjà prévu dans l'habilitation réglementaire.
Si vous regardez bien, à j, là, c'était déjà marqué, ça faisait
partie de
l'article : Les moments «et les conditions où une personne devient
résidente du Québec et le moment et les conditions où elle cesse de l'être et
déterminer toute catégorie de personnes visée au paragraphe 5°».
Donc, c'était déjà
comme ça. On avait déjà une habilitation réglementaire qui permettait au
gouvernement de faire un règlement pour ça. Puis on a déjà plusieurs articles,
là, qui viennent déterminer à quel moment une personne cesse d'être résidente
au Québec dans le règlement sur l'admissibilité et l'inscription des personnes
à la régie. Ce n'est pas nouveau. C'est ça que ça veut dire.
Fontecilla : Je comprends bien. Si je me rappelle bien, on a dit que
les personnes auxquelles s'appliquera cette loi doivent, à chaque année, faire
un renouvellement. Donc, je suppose qu'une de ces conditions-là, une des
conditions où elle cesse de l'être, c'est si c'est... la personne, les parents,
en général, là, du mineur non émancipé, ne fait pas sa demande de
renouvellement. Ça peut être un cas de figure, là.
Savard (Nathalie) : Effectivement, si la personne ne fait pas sa
demande de renouvellement, elle ne sera pas admissible parce qu'elle ne sera
pas inscrite à la régie.
Fontecilla : Voilà. O.K. Très bien. Je n'ai pas d'autre question, M.
le Président.
Le Président (M.
Polo) : Parfait. M. le député des Îles-de-la-Madeleine?
M. Arseneau :
C'est beau.
Président (M. Polo) : Ça va? Mme la députée de Maurice-Richard? Auriez-vous un complément d'information suite aux discussions,
M. le ministre?
M. Dubé :
Non, c'est beau.
Le Président (M.
Polo) : Parfait. Y a-t-il d'autres interventions? Parfait. Mme la
secrétaire.
La Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Dubé (La Prairie)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, Mme Montpetit (Maurice-Richard)?
La Secrétaire :
M. Fontecilla (Laurier-Dorion)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
Le Président (M.
Polo) : Adopté. M. le ministre.
M. Dubé :
Alors, merci, M. le Président.
L'article 5 :
L'article 5 de la
Loi sur l'assurance médicaments...
Le Président (M.
Polo) : Suspension.
Le Président (M.
Polo) : Attendez, attendez, on va suspendre juste quelques instants.
(Suspension de la séance à
12 h 03)
Président (M. Polo) :
Parfait. On est de retour. Alors, on vient d'adopter... C'est l'amendement à l'article 3. Mme la secrétaire, on va continuer.
La Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Dubé (La Prairie)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire
formant le gouvernement, Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) :
Pour.
La Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, Mme Montpetit
(Maurice-Richard)?
Secrétaire : M. Fontecilla (Laurier-Dorion)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
Le Président (M.
Polo) : Adopté. Alors là, on peut poursuivre à l'article 4.
Monsieur le...
M. Dubé :
Alors, l'article 4 se lit comme suit :
L'article 5 de la
Loi sur
l'assurance médicaments est modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Sont
aussi admissibles à ce régime les catégories de personnes déterminées par un
règlement du gouvernement pris en vertu du paragraphe 1.1° du
premier alinéa de l'article 78.»
Je vais vous lire le
texte proposé : «Sont admissibles au régime général les personnes qui
résident au Québec au sens de la
Loi sur l'assurance maladie et qui sont dûment
inscrites à la régie suivant cette loi.
«Sont
aussi admissibles à ce régime les catégories de personnes déterminées par un
règlement du gouvernement pris en vertu du paragraphe 1.1° du
premier alinéa de l'article 78.»
Et le commentaire qui
suit :
L'article 4 du projet de loi a pour but de permettre, par règlement,
la couverture en assurance médicaments d'autres catégories de personnes qui ne
résident pas au Québec au sens de la
Loi sur l'assurance maladie, comme, par
exemple, celles qui sont en séjour. Ces catégories de personnes seront ajoutées
au Règlement sur le régime général d'assurance médicaments. Ça complète.
Le Président (M.
Polo) : Merci. Mme la députée de Maurice-Richard.
Montpetit : Oui, juste un instant.
Le Président (M.
Polo) : Oui.
Montpetit : À moins que les collègues...
Le Président (M.
Polo) : M. le député de Laurier-Dorion.
Fontecilla : Un instant, moi aussi.
Le Président (M.
Polo) : Ah! on allait suspendre, mais, si vous voulez intervenir,
c'est beau.
Mme Montpetit :
...oui, absolument, hein? Ça va très bien.
Le Président (M.
Polo) : Très bien. Parfait. On va poursuivre.
Montpetit : Non, mais je voulais donner l'opportunité, dans le fond,
au ministre de clarifier, dans le fond, à quoi fait référence l'ensemble des éléments,
là, qui sont introduits par cet amendement-là, tant les catégories... quand on parle des catégories de personnes qui
sont déterminées au règlement en vertu de l'article... de 78. S'il peut
juste être plus explicite, dans le fond, sur ce que vient introduire... le commentaire qui est joint, quand même
assez succinct, là, donc, s'il peut être plus explicite sur ce que ça
vient modifier exactement, ça nous aiderait dans les échanges.
M. Dubé :
Bien, écoutez, là, on vient de passer, juste pour qu'on se comprenne bien, là,
on vient de passer... Les changements qu'on faisait pour l'assurance maladie,
là, on vient de passer à l'assurance médicaments, hein, c'est bien ça? Et,
bien, je pensais que, dans le commentaire que j'ai lu, là... qu'on comprenait
bien que...
«...de permettre, par
règlement, la couverture en assurance médicaments d'autres catégories de
personnes qui ne résident pas au Québec au sens de la loi, comme, par exemple,
celles qui sont en séjour.»
Alors, je pense que
c'est assez clair. Je ne sais pas...
M. Dubé : Ah! O.K. Vous voulez des
exemples de personnes en séjour?
Mme Montpetit : Voilà,
exactement. Parce que je comprends que ça vient référer à l'ensemble des
catégories qui ont été... dont on a discuté dans les différents...
M. Dubé :
Bien, à ce moment-là, je vais passer la parole à Mme Savard parce que...
Mme Montpetit :
Non, mais, si c'est clair pour vous, moi, je vous invite à...
Dubé : Non, mais c'est parce que vous voulez... de donner des
exemples. Je pense que ces exemples-là sont... Ce qu'on dit ici, c'est
qu'ils vont être par règlement, mais je n'ai aucun problème à...
Montpetit : Bien, je veux les catégories, ce n'est pas des exemples,
les catégories de personnes. Quelles sont-elles?
M. Dubé :
Bien, je vais demander à Mme Savard de pouvoir compléter.
Le Président (M.
Polo) : Allez-y, Mme Savard.
Mme Savard
(Nathalie) : Alors, on va modifier, plus tard... bien, c'est
l'article 16, là, du projet de loi, on vient indiquer c'est qui, les
catégories de personnes. Donc, on vient ajouter l'article 0.1, qui vient
dire qu'«en outre des personnes visées à l'article 5 de la
Loi sur
l'assurance médicaments — ça,
c'est l'article qu'on a présentement, donc — sont admissibles au régime
général d'assurance médicaments les personnes âgées de moins de 18 ans qui
sont visées aux paragraphes 6 ou 7 de l'article 3 du Règlement sur
l'admissibilité».
Donc, ça, ça se
trouve à être des enfants qui sont en séjour. Donc...
Montpetit : Est-ce qu'il serait à propos qu'on procède comme on a
procédé hier, de suspendre cet article-là qui réfère à des amendements qui ne sont pas encore adoptés à l'heure
actuelle? Est-ce qu'on pourrait peut-être procéder...
Dubé : Moi, je trouve que c'est une très bonne idée, parce que ça va
nous éviter d'aller voir à chaque fois...
Montpetit : Bien, de prolonger...
M. Dubé :
Bien, en tout cas, hier...
Montpetit : C'est parce que, là, on fait une discussion sur quelque
chose qui n'existe pas, finalement. C'est ce que je comprends. Parfait.
M. Dubé :
Non, vous avez raison. Puis, je pense, ça a bien fonctionné hier, si tout le
monde est d'accord avec ça, là.
Montpetit : Si les collègues sont d'accord.
Le Président (M.
Polo) : Dans l'harmonie totale. Donc, oui, avec consentement.
M. Dubé :
Ça, c'est sous votre présidence.
Montpetit : Bien, vous voyez, ça ne pouvait pas être clair, M. le
ministre, parce que ce à quoi ça réfère n'existe pas.
M. Dubé :
Non, mais les gens qui ont conçu ce projet de loi là savaient qu'on allait
faire ça comme ça aussi, là, j'en suis certain, hein?
Le Président (M.
Polo) : Mon Dieu!
M. Dubé :
Alors, à ce moment-là, est-ce qu'on suspend l'article 4?
Président (M. Polo) : Oui, oui, bien sûr, avec consentement. Avec
consentement, on peut suspendre l'article en question.
Montpetit : Et donc on irait à l'article...
M. Dubé :
Puis là, à ce moment-là, on ferait... Est-ce qu'on ferait 5, 6... 5 et 6, parce
que... C'est ça?
Le Président (M. Polo) : Il faut
juste préciser, là, parce que, là, je comprends, là, c'est...
M. Dubé : Je
vais demander conseil avant pour être certain, parce que c'est assez technique,
puis je veux être certain qu'on...
Le Président (M. Polo) : Voilà. Une
fois que tout le monde se met d'accord, on va juste le préciser au micro pour
que ce soit bien clair pour tout le monde.
M. Dubé : Oui, oui, tout à fait.
Tout à fait.
M. Dubé : Je ne vous entends pas,
désolé. Ou on pourrait suspendre juste une petite minute...
Le Président (M. Polo) : On peut
suspendre. Parfait.
M. Dubé : ...suspendre puis on va
s'entendre sur un meilleur ordre. C'est une excellente suggestion.
Le Président (M. Polo) : Excellent.
(Suspension de la séance à 12 h 11)
Le Président (M. Polo) : Alors, on
est de retour. M. le ministre.
M. Dubé : Très bien. Alors,
article 16 :
Le Règlement sur le régime...
Le Président (M. Polo) : Suspension
du 4, oui.
Le Président (M. Polo) : Pardon.
C'est... On est rendus à l'article 16.
Le Président (M. Polo) : Je dois
juste mentionner ou préciser que nous avons suspendu l'article 4 pour
pouvoir avancer à l'article 16, pour être capables de mieux revenir par la
suite, suite à la suggestion de la députée de Maurice-Richard.
M. Dubé : C'est une excellente suggestion,
d'ailleurs. Alors, l'article...
Le Président (M. Polo) : Consentement
pour aller?
Le Président (M. Polo) : Consentement
pour aller?
M. Dubé : Consentement,
consentement.
Le Président (M. Polo) : Oui. Bon. Consentement.
Allez-y.
Dubé : Alors, l'article 16 : Le règlement sur le régime d'assurance médicaments est modifié
par l'ajout, avant la
section I, de la suivante :
«Section 0.1. Admissibilité au régime
général d'assurance médicaments.
«0.1. En outre des personnes visées à
l'article 5 de la
Loi sur l'assurance médicaments, sont admissibles au régime [...] d'assurance médicaments les personnes
âgées de moins de 18 ans qui sont visées aux paragraphes 6 ou 7
de l'article 3 du Règlement sur
l'admissibilité et l'inscription des personnes auprès de la Régie de
l'assurance maladie du Québec et qui sont dûment inscrites à la régie en
application de ce règlement.»
Alors, je peux relire maintenant l'ensemble de l'article,
là, tel que... dans le texte proposé, alors, l'admissibilité au régime général
d'assurance médicaments : «En outre des personnes visées à
l'article 5 de la
Loi sur l'assurance médicaments, sont admissibles au
régime [d'assurance général] médicaments les personnes âgées de moins de
18 ans qui sont visées aux paragraphes 6 ou 7 de l'article 3 du
Règlement sur l'admissibilité et l'inscription des personnes auprès de la Régie de l'assurance maladie du Québec et qui
sont dûment inscrites à la régie en application de ce règlement.»
commentaire qui suit est le suivant :
L'article 16 du projet de loi,
en lien avec les articles 4 et 6, détermine une nouvelle catégorie de
personnes admissibles au régime général d'assurance médicaments, soit les
personnes visées par les paragraphes 6° ou 7° de l'article 3 du Règlement sur
l'admissibilité et l'inscription des personnes auprès de la Régie de
l'assurance maladie du Québec.
Le paragraphe 7°
est introduit par l'article 9 du projet de loi. Il s'agit soit, au
paragraphe 6°, d'une personne de moins de 18 ans, à charge,
accompagnant, dans son séjour, une personne visée par l'un des paragraphes de
1° à 5° de l'article 3 de ce règlement, soit, au paragraphe 7°, d'un
ressortissant étranger mineur qui n'est pas déjà visé au paragraphe 6° de
ce règlement et qui détient une autorisation de séjour délivrée par les
autorités canadiennes de l'immigration pour une période de plus de six mois.
Alors, j'ai terminé
le commentaire, mais je suis certain qu'on va avoir besoin d'explications de
Mme Savard.
Le Président (M.
Polo) : Merci. Mme la députée? M. le député de Laurier-Dorion.
Fontecilla : Juste pour bien comprendre, parce que, là, on se promène,
donc, on est à l'article 16 concernant la régie... l'assurance médicaments, mais, pour l'admissibilité... mais,
concernant l'admissibilité, ça renvoie au Règlement sur l'admissibilité et l'inscription des personnes
auprès de la Régie de l'assurance maladie, en particulier, les
paragraphes 6° ou 7°.
Ce que je lis dans le
paragraphe 6°, c'est concernant les personnes qui détiennent une
autorisation de séjour délivrée par les autorités canadiennes de l'immigration.
On a adopté le paragraphe 7°, dans l'article 9, qui détient aussi une
autorisation de séjour délivrée par les autorités canadiennes de l'immigration.
Donc, ça concerne... Les deux paragraphes,
là, concernant l'admissibilité au régime général d'assurance médicaments, ça
concerne des personnes qui détiennent une autorisation de séjour. Qu'en
est-il pour les personnes qui ne détiennent pas ou qui ne détiennent plus une
autorisation de séjour émise par une autorité canadienne?
Le Président (M.
Polo) : Allez-y. Allez-y, Mme Savard.
Mme Savard
(Nathalie) : Ceux qui n'ont pas d'autorisation de séjour, est-ce que
vous parlez des enfants ou vous parlez des adultes?
Fontecilla : Des parents. On va commencer par les parents.
Mme Savard
(Nathalie) : Des parents. O.K. Les parents. Bien, les parents, eux, personnellement,
s'ils n'ont pas d'autorisation de séjour, ils ne sont pas couverts par... ils
ne sont pas admissibles.
Fontecilla : O.K. Et les enfants maintenant.
Mme Savard
(Nathalie) : Et, les enfants, bien, c'est ce qu'on a fait hier en ajoutant
le paragraphe 7°. Donc, on est venus ajouter les enfants, là. C'était à
l'article 9, l'amendement à l'article 9.
Fontecilla : Ah! c'était l'amendement à l'article 9.
Mme Savard
(Nathalie) : Oui.
Fontecilla : Attendez une minute, là, je vais aller voir ça.
Donc, je lis, ici, l'amendement
qui a été adopté, là :
«7° un
ressortissant étranger mineur qui détient une autorisation de séjour délivrée
par les autorités canadiennes de l'immigration pour une période de plus
de 6 mois;».
«8° un
enfant qui naît au Québec[...], avec
lequel il demeure en permanence détient une autorisation de séjour...»
Mais on parle
toujours... Dans les deux cas, on parle d'autorisation de séjour, là. On
parle de mineurs qui détiennent, d'une façon ou d'une autre, une autorisation
de séjour, là.
Mme Savard
(Nathalie) : Oui, c'est bien ça.
Fontecilla : Et ma question est pour les enfants qui ne détiennent pas
ou qui ne détiennent plus une autorisation de séjour. Je ne vois pas
représentée cette situation-là dans les amendements adoptés pour
l'article 9.
Mme Savard
(Nathalie) : Ça, c'est quand... On a parlé des enfants qui n'avaient
pas de statut, là, les ressortissants étrangers mineurs, hier, là, pas de
statut. Eux, ils sont visés par l'article 5 de la
Loi sur l'assurance
maladie. Puis on est venus modifier le... on a ajouté le paragraphe 5°, à
l'article 2 du règlement, pour venir les ajouter, au même moment où on a
voulu ajouter aussi les femmes enceintes, là. Je ne sais pas si vous vous
rappelez.
Fontecilla : Oui, oui.
Mme Savard
(Nathalie) : Bon, au même endroit, c'est là qu'on a ajouté, hier, les
enfants ressortissants étrangers sans
statut. Donc, ces enfants-là sont couverts là. Là, on parle d'enfants à séjour.
Les autres, sans statut, eux autres sont déterminés comme étant des personnes
qui résident, donc c'est pour ça qu'on les a mis du côté de
la résidence, l'article 5 de la
Loi sur l'assurance maladie.
Fontecilla : Parfait. Et là on est dans l'article... on est dans un
article qui porte sur l'admissibilité au régime d'assurance médicaments.
Mme Savard
(Nathalie) : Non, on est...
Fontecilla : Oh là là! On s'y perd un peu. On est dans 16,
article 16.
Mme Savard
(Nathalie) : O.K. Oui, oui, on est revenus dans 16. Oui. O.K.
Fontecilla :
Article 16, et c'est «Admissibilité au régime
général d'assurance médicaments».
Mme Savard
(Nathalie) : Oui.
Fontecilla : Voilà. La question que je me pose... Donc, on est dans un
article pour le régime d'assurance médicaments, qui renvoie aux paragraphes 6°
ou 7° de l'article et qui concerne plus particulièrement les personnes qui ont
un permis de séjour, là. Est-ce qu'il va y avoir un... Est-ce qu'il doit y
avoir un équivalent, pour le régime général d'assurance médicaments, pour les
enfants qui n'ont plus de permis de séjour ou qui n'ont plus de papiers, qui
sont en situation précaire d'immigration, là?
Mme Savard
(Nathalie) : Bien, ces enfants-là sont considérés résider, donc c'est
l'article 5 de la
Loi sur l'assurance médicaments qui s'applique.
Fontecilla : O.K. Parfait.
Le Président (M.
Polo) : Mme la députée de Maurice-Richard, M. le
député des Îles, avons-nous d'autres commentaires à l'article 16? Ça
conclut les discussions? Donc, j'invite... M. le ministre, juste avant qu'on puisse
faire le tour, je vous invite à faire la lecture de l'amendement de
l'article 16, juste pour bien préciser le tout.
M. Dubé :
C'est bien l'amendement où on fait la correction pour 6, là, c'est bien
celui-là? O.K. Alors, excusez-moi. Alors, l'amendement,
c'est de remplacer, dans l'article 0.1 du Règlement sur le régime général d'assurance médicaments, proposé
par l'article 16 du projet de loi, «aux paragraphes 6 ou 7» par «au paragraphe 7
[et] 8».
Alors,
la modification proposée est de concordance avec l'ajout par amendement
du paragraphe 8° de l'article 3 du Règlement
sur l'admissibilité et l'inscription des personnes...
Dubé : «Paragraphe 7 ou 8»? Je pensais que c'était ça que j'avais
dit. Excusez-moi. O.K. Je vais recommencer.
Remplacer, dans
l'article 0.1 du règlement sur le régime d'assurance médicaments, proposé
par l'article 16 du projet de loi, «aux paragraphes 6 ou 7» par «au
paragraphe 7 ou 8».
Ça va? O.K.
Excusez-moi.
Alors, la
modification proposée est de concordance avec l'ajout par amendement du
paragraphe 8° de l'article 3 du Règlement sur l'admissibilité et
l'inscription des personnes auprès de la Régie de l'assurance maladie du
Québec. Elle permet de rendre admissibles à l'assurance médicaments les enfants
visés par ce paragraphe, les enfants qui sont nés en fin de séjour d'un parent
non admissible à l'assurance maladie.
Le Président (M.
Polo) : Parfait. Ça va pour tout le monde? Oui? Mme la secrétaire.
Secrétaire : Pour, contre, abstention. M. Dubé
(La Prairie)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, Mme Montpetit
(Maurice-Richard)?
La Secrétaire :
M. Fontecilla (Laurier-Dorion)?
Secrétaire : M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
Le Président (M.
Polo) : Donc, adopté. M. le ministre, ça nous permet de revenir à l'article 4,
c'est ça?
M. Dubé :
Vous lisez dans mes pensées, M. le Président.
Le Président (M. Polo) : Pardon? Ah oui! Non, là, c'est parce qu'on a fait
un amendement, donc il faut adopter la...
M. Dubé :
Il faut adopter, puis après ça on fait le...
Le Président (M.
Polo) : Donc, c'est adopté. L'amendement est adopté. Mme la
secrétaire.
La Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Dubé (La Prairie)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, Mme Montpetit
(Maurice-Richard)?
La Secrétaire :
M. Fontecilla (Laurier-Dorion)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
Le Président (M.
Polo) : Adopté. Alors là, on peut procéder au 4. Voilà.
M. Dubé :
Encore une fois, je remercie d'avoir fait cette suggestion-là. Alors, on
revient à l'article 4, et l'article 4
se lit ainsi :
L'article 5 de la
Loi sur l'assurance médicaments est
modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant :
«Sont aussi
admissibles à ce régime les catégories de personnes déterminées par un
règlement du gouvernement pris en vertu du paragraphe 1.1° du premier
alinéa de l'article 78.»
le texte proposé de l'article 5 : «Sont admissibles au régime général
[des] personnes qui résident au Québec au sens de la
Loi sur l'assurance
maladie et qui sont dûment inscrites à la régie suivant cette loi.
«Sont
aussi admissibles à ce régime les catégories de personnes déterminées par un
règlement du gouvernement pris en vertu du paragraphe 1.1° du
premier alinéa de l'article 78.»
Donc, en fait, je
peux relire le commentaire :
L'article 4 du projet de loi a pour but
de permettre, par règlement, la couverture en assurance médicaments d'autres
catégories de personnes qui ne résident pas au Québec au sens de la
Loi sur
l'assurance maladie, comme par exemple celles qui sont en séjour.
Ces catégories de
personnes seront rajoutées au Règlement sur le régime général d'assurance
médicaments. Voilà. Beaucoup plus clair.
Le Président (M.
Polo) : Merci. Pas de commentaires, Mme la députée de Maurice-Richard,
M. le député de Laurier-Dorion?
Fontecilla : Une petite interrogation, là, suscitée par les
commentaires. «...d'autres catégories de personnes qui ne résident pas au
Québec au sens de la
Loi sur l'assurance maladie, comme par exemple celles qui
sont en séjour.»
Lorsqu'on parle
d'autres catégories, on dit «celles qui sont en séjour», là, est-ce qu'on
pourrait expliquer quelles autres catégories sont visées?
M. Dubé :
Très bien. Ce qu'on m'explique... Excusez-moi. Ce qu'on m'explique, M. le
député, c'est qu'il n'y a pas, en ce moment, personne de spécifique en tête,
mais c'est juste de se donner l'habilitation réglementaire pour
pouvoir le faire, comme on vient de le faire par 16. Tout ce que ça, ça donne
ici, c'est de pouvoir avoir ce choix-là. Mais, en ce moment, il n'y a pas
personne de visé par ça.
Fontecilla : Donc, on adopte un texte de loi qui permettra...
M. Dubé :
De le faire par règlement.
Fontecilla : ...par règlement, là, dans...
M. Dubé :
Ça donne ce qu'on appelle, vous connaissez bien, là, l'habilitation
réglementaire pour le faire.
Fontecilla : Parfait. C'est bon.
Le Président (M.
Polo) : D'autres questions, commentaires? Non? Mme la secrétaire.
La Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Dubé (La Prairie)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, Mme Montpetit
(Maurice-Richard)?
La Secrétaire :
M. Fontecilla (Laurier-Dorion)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
Le Président (M.
Polo) : Adopté.
Article 5.
M. Dubé :
Peut-être, M. le Président, ce que je voudrais juste m'assurer, là, la
suggestion de la députée de Maurice-Richard... Je
prendrais... Je suspendrais peut-être juste quelques minutes pour demander
conseil à la légiste, juste pour voir s'il y a d'autres endroits qu'on pourrait
faire soit un regroupement ou... juste pour être certain qu'on a le bénéfice de
ce qu'on a fait il y a quelques minutes, là.
Le Président (M.
Polo) : Parfait. Suspension.
(Suspension de la séance à
12 h 39)
Le Président (M.
Polo) : On est de retour, M. le ministre. On va reprendre à l'article 5,
c'est bien ça?
M. Dubé :
L'article 5 :
L'article 24 de cette loi est modifié par l'ajout,
à la fin, du paragraphe suivant :
«4° une personne
âgée de moins de 18 ans à l'égard de laquelle le père, la mère ou un
tuteur exerce l'autorité parentale, visée au paragraphe 4° de
l'article 15.»
Je vais lire le
texte, vous me permettez, alors, le texte de 24 : «Sont exonérés du
paiement de la prime à l'égard d'un mois donné :
«1° un
enfant à l'égard duquel, pendant ce mois, une personne visée aux
paragraphes 1°, 3° et 4° de l'article 15 exerce l'autorité
parentale ou l'exercerait si cette personne était mineure;
«2° une personne
atteinte d'une déficience fonctionnelle qui, pendant ce mois, est domiciliée
chez une personne visée à l'article 15;
«3° les personnes
visées aux paragraphes 2° et 3° de l'article 15; et
«4° — notre
modification — une
personne âgée de moins de 18 ans à l'égard de laquelle le père, la mère ou
un tuteur exerce l'autorité parentale, visée au paragraphe 4° de
l'article 15.»
L'article 5 — en
fait, c'est le commentaire — du
projet de loi a pour but d'ajouter à la clientèle déjà exonérée du paiement de la prime à l'égard d'un mois donné les
enfants à qui la couverture d'assurance médicaments sera étendue par les
articles 4 et 16 du présent projet de loi.
Le paragraphe 4° de l'article 15 de la
Loi sur l'assurance médicaments prévoit que la régie d'assurance... assure la couverture des personnes admissibles qui
ne sont pas tenues d'adhérer à un contrat d'assurance collective ou un
régime d'avantages sociaux ou que nul n'est tenu de couvrir comme bénéficiaires.
Voilà.
Le Président (M. Polo) : Merci. Commentaires?
M. le député de Laurier-Dorion? Non plus. M. le député des Îles? Non plus. Mme
la députée de Maurice-Richard? Non, ça va aller. O.K.
Bien. Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Dubé (La Prairie)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire : Pour les membres
de l'opposition officielle, Mme Montpetit (Maurice-Richard)?
La Secrétaire : M. Fontecilla
(Laurier-Dorion)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
Le Président (M. Polo) : Adopté.
Article n° 6.
M. Dubé :
Article n° 6,
alors :
L'article 78 de cette loi est modifié par le remplacement du
paragraphe 1.1° du premier alinéa par le paragraphe suivant :
«1.1° déterminer, aux fins du deuxième alinéa de
l'article 5, des catégories de personnes admissibles au régime général
ainsi que les conditions que ces personnes doivent remplir à cette fin;».
Alors, le texte, je vais vous le lire : «Le
gouvernement peut, après consultation de la régie, en outre des [...] pouvoirs
de réglementation qui lui sont conférés par la présente loi, prendre des
règlements pour :
déterminer, aux fins de l'article 6, les catégories de personnes qui
bénéficient par ailleurs d'une couverture équivalente à la protection du
régime général;
«1.1° déterminer, aux fins du deuxième alinéa de
l'article 5, des catégories de personnes admissibles au régime général
ainsi que les conditions que ces personnes doivent remplir à cette fin;
«1.2° déterminer, aux fins de l'article 8,
les services requis au point de vue pharmaceutique et fournis par un pharmacien
qui font l'objet de la couverture du régime général d'assurance médicaments et
déterminer, parmi ceux dont le paiement est assumé par la régie, les services qui
doivent se rattacher à un médicament qui figure à la liste des médicaments
dressée par
le ministre en vertu de l'article 60;».
Le Président (M. Polo) : Merci.
Commentaires? Non? Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Dubé (La Prairie)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, Mme Montpetit (Maurice-Richard)?
La Secrétaire : M. Fontecilla
(Laurier-Dorion)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
Le Président (M. Polo) : Adopté.
Donc, oui, je crois que vous allez introduire un amendement, c'est ça?
M. Dubé : Oui, oui. Très bien. Juste
être certain, est-ce que tout le monde a l'amendement?
Le Président (M. Polo) : Oui.
Parfait. Allez-y.
M. Dubé : Alors,
l'article 9.1 : Insérer, après l'article 9 du projet de loi,
l'article suivant :
«9.1.
L'article 4 de ce règlement est
remplacé par le suivant :
«4. À moins
qu'il en soit autrement prévu au présent règlement, une personne devient une
personne qui réside ou qui séjourne au Québec :
«
a) le premier jour du troisième mois suivant la
date de référence, dans le cas d'une personne majeure;
«
b) à la date de référence, dans le cas d'un enfant
mineur.»
Et le commentaire. Cette modification, très
importante, vise à ce que le délai de
carence ne soit pas applicable aux enfants mineurs. Voilà.
Le Président (M. Polo) : Merci. Commentaires?
M. Dubé : Ça, si on se souvient bien,
c'était un élément important de notre discussion en commission, demandé par
plusieurs groupes. Puis je pense que... Très heureux de pouvoir offrir cette modification.
Le Président (M. Polo) : Parfait. Commentaires?
Oui, Mme la députée de Maurice-Richard.
Montpetit : Bien oui, une question.
Là, je pense qu'on est... L'idée de ne pas appliquer le délai de
carence aux enfants mineurs est... bien évidemment, est souhaitable, mais
pouvez-vous nous expliquer en quoi l'amendement qui est introduit vient
éliminer le délai de carence?
Dubé : Bien, peut-être
qu'il y a une question... Je veux juste comprendre votre question.
On dit simplement...
Mme Montpetit : Qu'est-ce qui fait,
dans l'amendement qui est introduit, que ça enlève... Parce que, dans
l'amendement qui est introduit, il n'est pas question de... ni de délai de
carence ni d'enfant. En quoi, de la façon dont il est libellé, ça vient...
M. Dubé : Bien, écoutez, ma
réaction, c'est... Le fait qu'on réfère à la date de référence. Parce que, si
on se souvient bien, dans nos discussions des derniers jours, la date de
référence, c'est la date où la personne ou son tuteur fait la demande. Alors,
si la date de référence... Dans le cas de l'enfant mineur, on dit que la date
de référence, c'est le moment où elle a fait cette demande. Le délai de
carence, la date de référence devient le moment où il n'y a plus de... on
n'applique plus cette mesure-là. Donc, je pense que...
Mme Montpetit : Et il est spécifié
«le premier jour du troisième mois suivant la date de référence».
M. Dubé : Dans le cas d'une personne
majeure...
Mme Montpetit : Donc, c'est
trois mois...
M. Dubé : Dans le cas d'une personne
majeure. Mais, dans le cas d'un enfant mineur, c'est à la date de... Je ne sais
pas si mon explication est claire, là, mais...
Mme Montpetit : À la date de
référence. Donc, c'est le fait, dans le fond, qu'il n'y ait pas la partie, là,
«le premier jour du troisième mois» qui s'applique aux enfants mineurs.
M. Dubé : Voilà, tout à fait.
Exactement, Mme la députée, c'est exactement ça. Puis, si ma compréhension
n'est pas bonne, là... Mais c'est ça, Me Savard?
Montpetit : Est-ce qu'il y a une raison aussi, que vous pourriez nous
expliquer, la raison pour laquelle la terminologie
change aussi constamment entre «ressortissant étranger mineur», «enfant
mineur», «enfant»? Ce n'est pas toujours
le même terme qui est utilisé d'un amendement à l'autre ou d'un paragraphe à
l'autre dans des concepts qui sont similaires
d'une fois à l'autre. Donc, est-ce
que vous pourriez nous expliquer dans quel contexte, justement, vous
avez pris la décision d'utiliser l'un ou
l'autre? Puis je serais très à l'aise que votre juriste soit impliquée dans
cette discussion-là.
Dubé : Oui, c'est ce que je me proposais de faire, Mme la...
Montpetit : Je consens d'office.
M. Dubé :
Oui. Très bien. Voulez-vous...
Dubé : Oui. Alors,
Mme la députée, si vous permettez, on demanderait à Mme Cayouette de
pouvoir répondre à cette question-là. Est-ce que ça vous va?
Mme Cayouette
(Anne) : Oui, pas de problème.
M. Dubé :
On a vraiment des problèmes avec nos lunettes, hein?
M. Dubé :
Est-ce que ça va pour le consentement?
Le Président (M.
Polo) : Oui, il y a consentement. Juste vous nommer à nouveau.
Mme Cayouette
(Anne) : Anne Cayouette, conseillère en assurance maladie à la RAMQ.
Donc, la réponse à la
question, c'est que, lorsqu'on réfère à un ressortissant étranger, c'est parce
que l'enfant n'est pas né au Canada. Donc, ça exclut tout enfant qui est né au
Canada ou qui serait citoyen canadien.
Lorsqu'on réfère à
«enfant», c'est parce qu'on inclut autant le ressortissant étranger que celui
qui est citoyen canadien, tout simplement.
Montpetit : Ce bout-là était clair. C'est la partie... Pourquoi
utiliser «enfant mineur»? Parce que l'enfant, par défaut...
Mme Cayouette
(Anne) : Parce que l'abolition du délai de carence s'adresse aux
enfants mineurs.
Montpetit : Est-ce qu'un enfant peut être majeur?
Cayouette (Anne) : Oui. Dans
notre règlement, on a une catégorie d'enfants qui s'appelle enfants à
charge 18-25 ans.
Montpetit : À charge. D'accord. Parfait. Merci.
Le Président (M.
Polo) : M. le député des Îles.
M. Arseneau :
Bien, je voudrais brièvement revenir sur l'histoire du premier jour, là, du
troisième mois, et ainsi de suite. Si vous pouviez nous illustrer comment ça
s'applique avec un cas d'espèce, parce que je voudrais être sûr de bien
comprendre, là, ce que ça change dans la vie, la période de... bien,
c'est-à-dire, la date de référence, c'est quoi, par rapport au délai de carence
qui existait, qui n'existerait plus, là, pour vulgariser le tout dans un cas
d'espèce, par exemple, si vous pouviez le faire...
M. Dubé :
M. le Président, est-ce que c'est toujours... Mme Cayouette, ça vous
Le Président (M.
Polo) : Avec consentement. Oui.
Cayouette (Anne) : O.K. Je
m'excuse, c'est juste pour être certaine que j'ai bien compris votre
question, là, dans le fond, vous voulez un cas d'espèce pour illustrer comment
s'applique le délai de carence, c'est bien ça?
M. Arseneau :
Exact, oui.
Mme Cayouette
(Anne) : Parfait. Donc, dans le fond, le délai de carence, si on prend...
Quand on dit «le premier jour du troisième mois», si la date de référence est
déterminée comme étant aujourd'hui le 2 juin, alors, le premier jour du
troisième mois, le délai de carence va s'appliquer de la façon suivante. On va
compter juin, juillet, août. La personne est admissible au 1er septembre.
Donc, c'est comme ça que ça s'applique. Alors, peu importe quand la date de
référence est prévue à l'intérieur du mois de juin, la personne est admissible
le 1er septembre.
M. Arseneau :
Et la date de référence?
Mme Cayouette (Anne) : Ça, c'est déterminé... En fait, la date de
référence, c'est la date à laquelle la personne communique avec la RAMQ
pour s'inscrire, dans le but de s'inscrire. Et on a deux éléments à considérer
pour déterminer la date de référence :
la date d'arrivée au Québec et la date du document qui rend la personne
admissible. Alors, si ces deux dates-là sont à l'intérieur des
15 jours précédant la date à laquelle la personne communique avec nous, on
peut reculer jusqu'à
la date d'arrivée ou de validité du document puis on peut seulement reculer
d'un maximum de 15 jours.
Alors,
je vous donne un exemple concret. La personne m'appelle aujourd'hui le 2 juin. Elle me dit : Je suis arrivée hier, mon
document... le document qui me rend admissible est valide depuis hier. Je ne
peux pas reculer plus loin qu'hier pour déterminer la date de référence. Si la
personne est arrivée le... je vais exagérer l'exemple, là, le 15 avril, bien, le mieux que je pourrai faire pour reculer
en arrière, c'est de 15 jours pour... Donc, on va prendre la date
d'aujourd'hui moins 15 jours, et c'est cette date-là qui sera la date de
référence.
M. Arseneau :
D'accord. C'est plus clair. Merci.
Le Président (M.
Polo) : Mme la députée de Maurice-Richard.
Montpetit : Bien, encore là, un élément de compréhension. Dans
d'autres... Juste pour revenir à la terminologie,
parce que, là, dans les articles qui suivent puis les amendements,
c'est des mots qui reviennent souvent, là, le... par exemple, dans l'amendement
suivant, on parle de «personne mineure» au lieu de parler d'«enfant mineur»,
quelle est la... quelle distinction vous faites entre ces deux éléments-là?
Mme Cayouette
(Anne) : Je ne pense pas qu'il y en ait. Je pense qu'il y aurait peut-être...
Une personne mineure, c'est un enfant mineur.
Montpetit : Puis peut-être... Là, je vois que le temps file, mais je
ne sais pas si vous pourriez apporter une attention, parce que, dans les amendements
qui suivent, on passe de «personne mineure», à «enfant mineur», à «enfant».
Puis je laisse ça à votre discrétion, mais il semble y avoir des enjeux de
concordance d'un amendement à l'autre aussi, là. Simplement pour qu'on s'y
retrouve adéquatement, là. Merci.
Mme Cayouette
(Anne) : Pas de problème.
Dubé : Non, mais peut-être juste cette précision... Allez-y,
Mme Savard, si ça ne vous dérange pas...
Montpetit : Ou s'il y a une raison pour laquelle... C'était le sens de
ma question tout à l'heure.
M. Dubé :
Non, tout à fait. Mais je pense que...
Montpetit : Et, s'il y a une distinction dans les mots, simplement,
justement, y porter...
M. Dubé :
Bien, c'est une question de loi...
Le Président (M.
Polo) : En 10 secondes.
Mme Savard
(Nathalie) : Oui. Il n'y a pas de...
Montpetit : On peut y revenir tout à l'heure, de toute façon.
Mme Savard
(Nathalie) : O.K. Mais il n'y a pas de distinction dans ce que ça veut
dire. C'est juste que, dans la
Loi sur l'assurance médicaments, on parle de
personnes mineures puis, dans la
Loi sur l'assurance maladie, on parle
d'enfants mineurs. Mais on parle des mêmes personnes.
Le Président (M.
Polo) : Merci beaucoup. On va se revoir après l'heure du dîner.
M. Dubé : O.K.
On revient tout à l'heure. O.K.
Le Président (M.
Polo) : On ajourne les travaux sine die.
(Suspension de la séance à
13 heures)
Le Président
(M. Polo) : Alors, nous reprenons nos travaux pour le projet de loi
n° 83. Avant de débuter, collègues, je vous demanderais juste le consentement, je pense qu'on s'était entendus avant de lancer, là, la
diffusion, juste le consentement pour qu'on puisse poursuivre l'étude du projet de loi par sujets, tel que présenté, là, il y a quelques
instants. Est-ce qu'on a consentement? Parfait.
Donc, allez-y, M. le
ministre.
Le Président (M.
Polo) : Parfait. On est à l'article 9... à l'amendement de
l'article 9.1, M. le ministre, délai de carence.
Le Président
(M. Polo) : Bien oui, tout à fait.
Mme Montpetit :
Ça vous irait?
Le Président
(M. Polo) : Tout à fait.
Mme Montpetit :
Tout à fait. Peut-être continuer sur l'élément de réponse que Mme Savard
était en train de donner, si ça convient au ministre. C'était juste pour... au
niveau de la cohérence des termes qui sont utilisés.
Mme Savard, vous
nous disiez que le fait d'utiliser «personne mineure» ou «enfant mineur», ça
dépendait des lois, mais, quand je regarde... Puis là je ne veux pas devancer
la discussion sur le prochain amendement, à 9.2, qui va être présenté, mais je
veux juste être certaine de bien comprendre pourquoi, dans certains cas, vous
utilisez «enfant», dans d'autres cas, «enfant mineur», et, dans d'autres cas,
«personne mineure», dans la même loi.
Mme Savard
(Nathalie) : Oui. C'est des vieilles lois, comme je l'expliquais tout
à l'heure, vieilles lois, vieux règlements. Quand on a fait nos amendements,
quand on a fait les articles de loi, on a essayé d'harmoniser les articles dans
lesquels on travaillait. Mais ces règlements-là et ces lois-là ont besoin d'une
refonte au niveau de la terminologie. Mais un enfant mineur ou une personne
mineure, ça représente la même entité, là, la même personne.
Mme Montpetit :
Mais ça, j'entends bien ça. Mais, encore là, dans l'amendement sur lequel on
discute et le prochain, qui sont dans la même loi, vous utilisez deux
terminologies différentes.
Mme Savard
(Nathalie) : Oui. Donc, comme je vous explique, on a essayé
d'harmoniser le plus possible, mais on a un travail en profondeur
d'harmonisation de la terminologie à faire, parce que c'est des vieilles lois,
des vieux règlements.
Mme Montpetit :
O.K. Mais là c'est des nouveaux amendements. Donc, pourquoi il y a un
amendement qui parle... Le 9.1 parle d'«enfant mineur», le 9.2 parle de
«personne mineure».
Mme Savard
(Nathalie) : À 9.2, vous parlez de l'enfant... de la personne mineure
au paragraphe 5.1°, c'est ça, Mme la députée?
Mme Montpetit :
À l'alinéa 1°. 9.2, alinéa 1°.
Article 4.2, alinéa 1°.
Mme Savard
(Nathalie) : O.K. Donc, si vous regardez, là, dans l'article 4.2,
un peu plus bas dans le texte, la disposition telle qu'elle se lirait, là, si
vous l'avez sous les yeux ou si vous avez 4.2 sous les yeux, donc, ça se
trouve... on fait une suppression au paragraphe 5.1° et on fait une
suppression d'une terminologie qui était déjà là, donc qui... dans laquelle on a... «dans le cas d'une personne mineure
seulement». Donc, ça fait
partie des terminologies qu'on va harmoniser
plus tard. C'était déjà là. C'est déjà là dans le règlement. Ce n'est pas...
Mme Montpetit :
Je comprends. Je comprends, mais est-ce que... On pourra en parler. C'est juste
qu'on est là, justement. Tant qu'à faire des amendements, amendons-les et
harmonisons.
Mme Savard
(Nathalie) : Oui. Bien là, ce que je vous dis, c'est...
Mme Montpetit :
Mais là c'est parce qu'on se retrouve à avoir deux amendements qui n'utilisent déjà
pas le même terme.
Mme Savard (Nathalie) : Dans l'amendement, c'est marqué : Par la suppression, dans le paragraphe 5.1°, O.K., «dans
le cas d'une personne mineure seulement», O.K.? Puis 5.1°, c'est un
article qui existe déjà,
qu'on ne réécrit pas.
Montpetit : Donc, on supprime l'utilisation de «personne mineure»,
alors que, dans le 9.1, on ajoute la terminologie
«enfant mineur», qui, je comprends, est le terme qui devrait être utilisé pour
la suite des choses. C'est ça?
Mme Savard (Nathalie) : C'est ça. Exactement.
Montpetit : O.K. Parfait, c'est clair. Merci.
Le Président (M.
Polo) : M. le ministre, vous désirez poursuivre?
M. Dubé :
Non. Moi, je n'ai pas d'autre chose, si... Je pense que...
Le Président (M.
Polo) : MM. les députés de Laurier-Dorion, des Îles? Non? D'autres commentaires
sur l'amendement, à l'article 9.1? Parfait. Mme la secrétaire.
La Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Dubé (La Prairie)?
La Secrétaire :
Pour les membres du groupe parlementaire, Mme Picard (Soulanges)?
La Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, Mme Montpetit (Maurice-Richard)?
La Secrétaire :
M. Fontecilla (Laurier-Dorion)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
Le Président (M.
Polo) : Adopté. 9.2. M. le ministre, je pense que vous avez un amendement.
Dubé : Oui, tout à fait. Alors, merci, M. le Président. Alors, 9.2, alors : Insérer, après
l'article 9.1 du projet de loi tel qu'amendé, l'article
suivant :
9.2.
L'article 4.2 de ce règlement est modifié :
1° par la
suppression, dans le paragraphe 5.1°, de «ou, dans le cas d'une personne
mineure seulement, par le sous-paragraphe a du paragraphe 1 de cet
article»; et
2° par la suppression
du paragraphe 6°.
Et, en termes de commentaire :
Les modifications proposées sont des modifications de concordance. Les enfants
mineurs mentionnés à l'article 4.2 sont maintenant visés par la règle
prévue à l'article 4 tel qu'amendé par l'article 9.1 du projet
de loi.
Le Président (M.
Polo) : Commentaires, MM. les collègues de Laurier-Dorion, des Îles?
Non? D'autres commentaires? Non? Mme la secrétaire.
La Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Dubé (La Prairie)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire
formant le gouvernement,
Mme Picard (Soulanges)?
La Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, Mme Montpetit (Maurice-Richard)?
La Secrétaire :
M. Fontecilla (Laurier-Dorion)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
Président (M. Polo) : Adopté.
Nous sommes donc à l'article 10. Prochain sujet... Ah oui! C'est vrai.
Attendez un instant. Oui, nous sommes...
M. Dubé : À l'article 10.
Le Président (M. Polo) : Oui.
M. Dubé : Alors, excusez-moi, M.
le Président. Alors, concernant l'article 10 : Remplacer le paragraphe 1°
de l'article 10 du projet de loi par le suivant :
1° par le remplacement du paragraphe 1° par
le suivant :
«1° l'enfant qui naît au Québec;».
M. Dubé : Ah! je pensais...
Excusez-moi. Je pensais que vous m'aviez demandé de faire l'amendement tout de
suite. Non. J'ai mal compris. Pardon.
Le Président (M. Polo) : Non,
non, non, il faut lire l'article.
M. Dubé : Pardon. Je vais
recommencer. Excusez-moi, c'est mon erreur. Alors, l'article 10 :
L'article 4.5 de ce règlement est modifié :
1° par le remplacement des paragraphes 1° et 2°
par les suivants :
«1° l'enfant mineur qui naît au Québec;
«2° l'enfant
mineur qui naît hors du Québec, si le parent, mère ou père, avec lequel il
demeure en permanence depuis sa naissance est une personne qui réside au
Québec;»;
2° par la suppression des paragraphes 3° et 4°.
Alors, le texte proposé, 4.5 devient
ainsi :
«4.5 Devient une personne qui réside au Québec à
compter de la date de [...] naissance :
«1° l'enfant mineur qui naît au Québec;
«2° l'enfant
mineur qui naît hors du Québec, si le parent, mère ou père, avec lequel il
demeure en permanence depuis sa naissance est une personne qui réside au
Québec;». Et voilà.
Le commentaire,
je vais le reprendre. Le remplacement du paragraphe 1° et la suppression
des paragraphes 3° et 4° de l'article 4.5 du règlement sont de
concordance avec les articles 1 et 8 du projet de loi.
Ainsi, tout enfant né au Québec devient une
personne qui y réside au sens de la
Loi sur l'assurance maladie au moment de sa
naissance, et ce, sans égard au statut de ses parents. Comme toute autre
personne assurée, l'enfant ne devra pas séjourner hors du Québec 183 jours
ou plus par année pour conserver son statut de résident. On réfère ici à
l'article 6 du règlement.
Le remplacement du paragraphe 2° de
l'article 4.5 du règlement est de concordance avec l'article 7 du
projet de loi. Il permet d'éviter la couverture rétroactive d'un enfant né hors
du Québec qui demeurerait avec un parent qui réside au Québec au moment de sa
naissance, mais qui ne serait pas revenu vivre en permanence au Québec avec ce
parent par la suite. Un tel enfant est soumis aux conditions d'admissibilité
relatives aux dispositions en lien avec l'inscription
au régime d'assurance maladie, notamment l'application du délai de carence, qui
est l'article 4,
section III du règlement. Voilà.
Le Président (M. Polo) : Merci. Oui,
commentaires?
Mme Montpetit : Bien, j'allais
revenir sur la... Je présume qu'un enfant qui naît, il est forcément mineur,
là, dans ce cas-là, mais je vois qu'il y a
un amendement aussi qui suit. Donc, je ne sais pas, pour les collègues, si...
Est-ce qu'on souhaite faire la discussion peut-être directement sur l'amendement
ou... si les collègues sont à l'aise avec ça, comme ça vient directement
amender le...
M. Dubé : Est-ce que vous avez
besoin que je le relise ou...
Le Président (M. Polo) : Oui.
M. Dubé : Oui. Ça vous va? On va le
faire comme ça. Désolé. Alors, l'amendement pour l'article 10,
on remplace le paragraphe 1° de l'article 10 du projet de loi
par le suivant :
1° par le remplacement du paragraphe 1° par le
suivant :
«1° l'enfant qui naît au Québec;».
Et le
commentaire, c'est qu'il n'y a pas lieu d'indiquer que l'enfant est mineur.
O.K. On se comprend assez bien.
Et la modification proposée actuellement par
l'article 10 du projet de loi, au paragraphe 2° de l'article 5,
est, de ce fait, retirée.
Président (M. Polo) : Merci. Commentaires?
Montpetit : Oui, un commentaire.
Président (M. Polo) : Oui.
Montpetit : Oui. M. le ministre, on avance dans la concordance des
termes. Ça me titillait. Je me disais, là... Je comprenais, tout à l'heure,
qu'un enfant pouvait être majeur dans certaines situations, mais je me
dis : Il me semble, quand il naît, il n'y a pas d'ambiguïté sur le fait
qu'il est mineur, à moins qu'il y ait des grandes choses de la vie qui m'échappent.
Mais ça vient clarifier ça.
contre, j'ai un questionnement sur l'alinéa 2°, sur l'enfant qui naît hors
du Québec, si le parent, mère ou père, avec
lequel il demeure en permanence... Vous avez, comme moi, entendu à plusieurs
reprises les regroupements qui sont
venus plaider pour que ce critère-là, je vais l'appeler un critère, ou cet élément-là
soit retiré, parce que ça pourrait causer
certaines discriminations ou certains frais à l'accès des enfants si, dans un
cas, par exemple, de garde partagée, l'enfant n'est pas... n'a pas été
en permanence avec le parent avec qui il déménage, par exemple, au Québec.
Donc, j'avais
l'impression que votre intention, que vous aviez évoquée au départ, était assez
claire sur cette question-là, de venir
régler cette ambiguïté qui pourrait demeurer, mais là je vois que ça demeure
encore dans l'article, là.
M. Dubé :
Là, il faut que vous m'aidiez, Mme Savard, parce que je pense que ça
n'empêche pas votre préoccupation... En tout cas, ça règle la préoccupation,
mais est-ce que c'est la définition d'«en permanence» qu'il serait peut-être
bon d'expliquer ici, si... Parce qu'en tout cas je crois qu'écrit comme il
est... ne fait pas... Comment je dirais? Il n'y a aucun enjeu avec la façon
dont c'est écrit, comme ça, mais, étant donné que la terminologie doit
peut-être être clarifiée, je laisserais peut-être madame...
Montpetit : ...de cette façon-là lorsqu'on a fait les consultations.
Puis les différents juristes et avocats qui
sont venus ont... les commentaires qu'ils ont faits étaient spécifiquement par
rapport à l'expression «en permanence», «avec qui il demeure en
permanence».
M. Dubé :
Mais ça, je me souviens qu'on en a parlé après la... lorsqu'on a fait les
ajustements. On pourrait peut-être laisser Mme Savard commencer, puis, si
vous n'avez pas d'objection, je pourrai y revenir, parce qu'il y a une question
de terminologie ici.
Montpetit : Bien, peut-être juste... Si je peux juste me permettre, M.
le ministre, peut-être juste, à ce stade-ci... Puis je n'ai aucun problème, là,
effectivement, on laissera Mme Savard compléter. Mais moi, je veux juste
clarifier votre intention par rapport aux commentaires qui avaient été faits
lors des consultations. À moins... Je ne veux
pas, encore là, présumer de vos intentions, mais est-ce qu'elles sont,
effectivement, de répondre à la préoccupation qui a été soulevée, du fait qu'il ne faudrait pas qu'un enfant qui
arrive au Québec avec un parent, je dis en garde partagée, ou dans une
situation où il n'aurait pas vécu plus que la moitié de l'année, par exemple,
pour le dire comme ça, ou avec qui il n'aurait pas passé les dernières années,
se trouve pénalisé? Est-ce que c'était bien votre intention?
M. Dubé :
Bien, c'est l'intention, mais c'est pour ça que je veux... C'est mon intention.
Montpetit : C'est votre intention. Parfait. C'est ce que je voulais
savoir. D'accord.
M. Dubé :
Puis c'est pour ça que j'aimerais que Mme Savard explique cette notion-là, puis
après ça on verra si ça répond à nos objectifs mutuels, je vais dire ça comme
ça. Ça va?
Mme Savard
(Nathalie) : Ça va. En fait, si on regarde bien l'article qui est
proposé, là, dans le texte proposé, «l'enfant mineur qui naît hors du Québec»
était déjà prévu dans la réglementation. Donc, si vous regardez le texte
proposé, là, au paragraphe 2°, là, c'est :
«2° l'enfant qui naît
hors du Québec, si le parent, mère ou père, avec lequel il demeure en permanence
est, au moment de la naissance, une personne qui réside au Québec;».
Donc, la notion d'«en
permanence» est là depuis très, très, très longtemps dans le règlement comme
tel. Cet enfant-là n'est pas visé par les enfants... toutes les mesures qu'on met
en place pour les enfants à statut migratoire précaire.
C'est un enfant qui est déjà éligible, donc qui est déjà dans notre
réglementation, puis c'est déjà ce qui s'applique pour lui. Donc, ce
n'est pas une modification.
On faisait une
modification seulement pour ajouter l'enfant mineur, nous, au départ. On
voulait que l'enfant soit mineur.
Mais c'est dans la
réglementation depuis fort longtemps, donc, «en permanence». Mais on pourrait
vous donner des exemples de cas concrets, dans quels cas ça s'applique, là,
cette disposition-là qui existe déjà.
Montpetit : Je vous invite peut-être à être plus explicite, là, s'il
vous plaît.
Mme Savard (Nathalie) : Parfait. Je
vous explique ça autrement. Présentement, l'article 4.5, O.K., ce qui est en vigueur, ce sont les paragraphes 1°, 2°,
3° et 4°. Quand vous regardez le texte proposé, les paragraphes qu'on
retire sont barrés,
O.K.? Donc, vous voyez que... Si vous allez au paragraphe 2° qui est
barré, on voit bien que, présentement, dans le corpus législatif, dans
le règlement, c'est indiqué : «...il demeure en permanence...»
Et, comme je
vous dis, ces enfants-là sont déjà éligibles quand ils arrivent au Québec.
Donc, depuis des années, ils sont
déjà éligibles. Et, si vous voulez un cas concret de ça, on peut vous en donner
un pour vous l'expliquer. Oui. Alors...
Dubé : Ah oui? Ah bon! Très bien, si... Est-ce que vous avez objection
à ce que, peut-être, Mme Cayouette nous donne... Rebonjour.
Mme Cayouette (Anne) : Rebonjour.
Le Président (M. Polo) : ...
Mme Cayouette (Anne) : Anne
Cayouette, conseillère en assurance maladie à la RAMQ.
Donc, si on prend un exemple concret qui...
Effectivement, ce sont des cas qui sont très rares, hein, puis on tombe dans
des choses qui sont très, très pointues, là, ça fait que je vous comprends, là,
que ce ne soit pas toujours facile à
maîtriser. Mais le cas concret, dans le fond, là, qui... Quand on parle de
demeurer en permanence, c'est qu'on a deux parents qui sont admissibles,
au Québec, à
titre de personnes qui résident. Ces deux personnes-là vont en
séjour à l'étranger, dans un autre pays, ont un bébé dans un autre pays. Et,
cet enfant-là, dans le fond, ce qu'on cherche à déterminer ici, c'est à partir
de quand on va le rendre admissible.
Alors, ici, ce qu'on dit dans l'article, c'est
qu'on va le rendre admissible à sa date de naissance, en autant qu'il soit né,
et qu'au moment où il est né ses parents étaient des personnes qui résident, et
que, quand bébé revient au Québec avec ses parents, il ait vécu avec ses
parents, depuis sa naissance, en permanence. Il faut que les parents aient été
des personnes qui résident pour toute la durée depuis sa naissance, au moment
où il revient au Québec, pour qu'on puisse le considérer admissible dès sa date
de naissance.
Dans le fond, ce qu'on veut faire ici, c'est
faire en sorte de le rendre admissible comme s'il était né au Québec. S'il
était né au Québec, bien, il aurait été en permanence avec ses parents, de
toute évidence, là. Il serait né ici, les parents sont ici, puis l'enfant
serait avec ses parents toujours. Mais là c'est un peu ça qu'on veut refaire, mais,
comme l'enfant est né à l'extérieur, bien, il faut s'assurer que cet enfant-là...
Dans le fond, les parents quittent, ont un bébé à l'extérieur, et toute la
famille revient en même temps au Québec. Puis, si c'est ça, la situation,
l'enfant aura été avec ses parents en permanence depuis sa naissance, puis, à
ce moment-là, on le rend admissible à sa date de naissance. Ça, c'est le cas
type, dans le fond, là, qui vient justifier le fait qu'on précise qu'il doit
avoir demeuré en permanence avec son parent.
Mme Montpetit : Si je comprends bien
vos deux interventions, dans le fond, c'est une modification qui n'a rien à
voir avec des enfants dont les parents ont un statut migratoire précaire. C'est
Mme Cayouette (Anne) : Exactement.
C'est des enfants qui ont toujours été couverts, qui continuent d'être
couverts.
Mme Montpetit : Si jamais il y a
d'autres modifications, comme c'est la deuxième en ce sens-là, n'hésitez pas, peut-être,
M. le ministre, à nous souligner quand c'est des modifications qui viennent
toucher à un cadre qui est beaucoup plus large ou qui n'a rien à... bien, qui
n'a rien à voir... non, qui n'a rien à voir avec les consultations qui ont été
faites et l'objectif qui est recherché. Profitons-en pour faire des modifications,
je n'ai pas de problème, mais ça va nous simplifier aussi les échanges, parce
que c'est beaucoup plus clair comme ça. Merci beaucoup.
Le Président (M. Polo) : M. le
député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Il y a quelque chose
qui me... que je voudrais éclaircir. Je crois remarquer qu'il y a une
insistance particulière avec le fait que l'enfant reste avec ses parents
biologiques, sauf que ce n'est pas la seule façon de... Qu'un enfant reste avec
ses parents biologiques, ce n'est pas la seule façon qui existe. Je vous donne
un cas. Par exemple, si un enfant a vécu dans son pays d'origine avec sa tante
et il revient, il se trouve ici... se retrouve ici, au Québec, avec ses parents
biologiques, il n'a pas vécu en permanence avec ses parents. Est-ce que cet
enfant-là serait admissible ou pas, par exemple?
M. Dubé : Alors, ça, c'est encore
plus pointu. Est-ce que vous...
Mme Cayouette (Anne) : En effet. Là,
si on prend un cas concret, dans le fond, les parents sont résidents du Québec — juste
pour m'assurer, là, qu'on a la bonne situation, là, puis qu'on part tous dans
la même direction, là — les
parents sont des personnes admissibles, des personnes qui demeurent au Québec
et admissibles.
M. Fontecilla : Non. On va
compliquer les choses. Ce serait, par exemple, des gens avec un statut
migratoire très précaire.
Mme Cayouette (Anne) : Donc, les
gens ne sont pas admissibles. Les parents ne sont pas admissibles.
M. Fontecilla :
C'est ça. Voilà.
Mme Cayouette (Anne) : Puis ils sont
ici sans leur enfant.
M. Fontecilla : Ou qui arrivent ici
avec leur enfant et qui disent : Mais moi, quand je suis parti, j'ai pris
mon enfant, qui a toujours vécu avec...
Mme Cayouette (Anne) : Donc, à ce
moment-là, il n'y a aucun problème, on va rendre l'enfant admissible. Là, vous
avez vu que le projet de loi nous permet de couvrir tous les enfants qui seront
présents sur le territoire plus de six mois. Donc, il n'y a aucun problème. Cet
enfant-là arrive avec un statut x ou même sans statut. Si les parents non
admissibles nous disent : Bien, nous venons d'arriver avec notre enfant,
on voudrait qu'il soit admissible, bien, on évalue sa situation en fonction du
statut ou de l'absence de statut qu'il a et on le rend admissible en fonction
des nouveautés qu'on a mises en place.
M. Fontecilla : Mais il y a le
critère «il demeure en permanence depuis sa naissance avec ses parents», là,
qui n'est pas rempli dans le cas de figure que j'évoque.
Mme Cayouette (Anne) : Oui, mais...
Là où j'ai de la difficulté à comprendre, c'est comment est-ce que les parents
peuvent être ici, et l'enfant... Là, est-ce qu'ils sont tous arrivés en même
temps? Est-ce qu'ils sont...
M. Fontecilla : Soyons, par exemple,
réalistes, là. Les parents arrivent ici sans statut et...
Mme Cayouette (Anne) : Oui. Je
m'excuse. Allez-y.
M. Fontecilla : Oui. Mais j'essaie
d'imaginer une situation. Parce que les parents... Ça arrive, là. C'est plus
fréquent qu'on le croit, que les enfants sont séparés des parents, surtout en
situation de déplacement.
Dubé : Je n'ai pas compris.
Pouvez-vous juste répéter ce que vous venez de dire? Je veux juste être sûr
que...
M. Fontecilla : Ça arrive. C'est
très fréquent que des enfants soient séparés de leurs parents biologiques.
C'est un cas de figure connu. Les parents arrivent ici, par exemple, avec un
permis de travail, et l'enfant a toujours vécu avec sa tante, là. On va revenir
avec sa tante. Et l'enfant arrive ici pendant qu'ils ont... leur permis de
séjour est valide. Leur permis de séjour arrive à échéance. Ils devraient
quitter le pays, mais ils restent dans le pays. Mais il y a le critère, là, qui
est : L'enfant doit avoir demeuré en permanence avec les parents depuis la
naissance.
Mme Cayouette (Anne) : Oui, mais on
n'est pas dans la même situation. Cet enfant-là n'est pas visé à l'article dont
on parle présentement, là. L'enfant dont vous parlez en ce moment arrive sur le
territoire à
titre de nouvel arrivant.
Alors, cet enfant-là va être visé à l'article 4 du règlement. Donc, on va
le rendre admissible à sa date de référence.
On en a discuté ce matin, de la date de référence. Donc, l'enfant dont vous
parlez n'est pas visé à cet article-là.
M. Fontecilla : Mais il est visé à
un autre article.
Mme Cayouette (Anne) : À un autre
article. Ce n'est pas la question qu'on ne le rendra pas admissible, on va le
rendre admissible autrement qu'à sa date de naissance, tout simplement.
M. Fontecilla : Je comprends.
Parfait.
Le Président (M. Polo) : Merci
beaucoup. Mme la députée de Maurice-Richard.
Mme Montpetit : Dans les
commentaires relatifs à cet alinéa, justement, il est écrit que l'objectif...
ce que je comprends, ce que je lis, là, c'est d'éviter la couverture
rétroactive, donc, d'un enfant qui serait né hors du Québec de parents canadiens, citoyens, ce que j'en
comprends de ce que vous nous expliquez, mais dont les parents ne
seraient pas revenus vivre ici. Dans quel type de situation... J'essaie juste
de comprendre. «Éviter la couverture rétroactive d'un enfant né hors du
Québec». Qu'est-ce que qu'on essaie de... On essaie de se prémunir de quel type
de situation?
Mme Cayouette (Anne) : Je vous donne
un cas, encore une fois, concret parce que c'est plus facile.
Mme Montpetit : Oui, c'est plus
simple.
Mme Cayouette
(Anne) : On a monsieur, madame. Monsieur est au Québec, habite au Québec
de façon permanente. Il est admissible au régime d'assurance maladie. Madame,
sa conjointe, ne l'est pas. Monsieur la parraine pour qu'elle devienne
résidente permanente, mais, pour le moment, madame n'est pas admissible au
régime. Donc, elle
n'est pas considérée, au sens de notre loi, à
titre de personne qui réside au Québec.
Puis on a bien vu que, dans l'article, pour pouvoir rendre notre enfant
admissible à titre... à sa date de naissance, il faut que les parents soient
des personnes qui résident. Le papa est une personne qui réside. Donc,
jusque-là... Bien, l'enfant n'est pas encore né, là, en passant, mais papa est
une personne qui réside.
Monsieur,
madame quittent, s'en vont à l'extérieur, ont leur bébé à l'extérieur.
Monsieur, madame se séparent. Monsieur revient seul au Québec. Alors,
monsieur, il est admissible. Il a toujours été admissible. Il n'a jamais perdu son admissibilité. Il revient au Québec,
continue à vivre ici. Il n'y a pas de problème. L'enfant reste avec maman
dans le pays d'origine de madame. Il n'est jamais venu demeurer au Québec et il
demeure en permanence avec maman, qui n'est pas une personne qui réside.
Alors, cet enfant-là
vit sa vie puis, à l'âge de 15 ans, vient vivre au Québec avec son père.
On ne peut pas rendre cet enfant-là admissible à sa date de naissance. Alors,
on ne peut pas rétroagir son admissibilité à sa date de naissance puisqu'il n'a pas vécu, demeuré en permanence avec un parent
qui réside depuis sa naissance. Alors, c'est ce qu'on veut dire par : On ne pourra pas rétroagir son admissibilité
à sa date de naissance quand il va arriver ici à l'âge de 15 ans.
Encore une fois, ça ne veut pas dire qu'on ne le couvre pas. On va le rendre
admissible à sa date de référence. Cet enfant-là va être visé à l'article 4.
Montpetit : C'est très administratif, dans le fond, de ce que je
comprends.
Mme Cayouette
(Anne) : Oui.
Montpetit : Parfait. O.K. Merci.
M. Dubé :
C'est un bon exemple.
Président (M. Polo) : D'autres commentaires? M. le
député de Laurier-Dorion. C'est bon. Donc, madame... Pas d'autres commentaires, Mme la
députée? Parfait. Mme la secrétaire.
La Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Dubé (La Prairie)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, Mme Picard
(Soulanges)?
La Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, Mme Montpetit
(Maurice-Richard)?
La Secrétaire :
M. Fontecilla (Laurier-Dorion)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
Président (M. Polo) : Adopté. Parfait. Donc, on revient donc à l'article 10,
puisqu'on était à l'amendement. M. le ministre... ou, en fait... Oui,
allez-y.
M. Dubé :
Non, je n'ai pas de commentaire.
Le Président (M.
Polo) : Parfait. Mme la secrétaire... Pas d'autres commentaires? Non.
La Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Dubé (La Prairie)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, Mme Picard
(Soulanges)?
La Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, Mme Montpetit
(Maurice-Richard)?
La Secrétaire :
M. Fontecilla (Laurier-Dorion)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
Président (M. Polo) : Adopté. Parfait. Donc, on poursuit avec l'article 12...
Pardon, attendez. Ah! 10.1. Voilà.
Dubé : 10.1. Ne bougez pas
une petite seconde. Voilà, c'est bon. Alors, l'article 10.1 :
Insérer, après l'article 10 du projet de loi, l'article
suivant :
10.1.
L'article 4.6 de ce règlement est
remplacé par le suivant :
«4.6. Devient une personne qui séjourne au
Québec à compter de la date de sa naissance :
«1° le ressortissant étranger mineur visé au
paragraphe 7 de l'article 3, si le parent, mère ou père, avec lequel il demeure en permanence depuis sa naissance est
une personne qui séjourne au Québec à ce moment, et ce, pour la durée de l'autorisation de séjour qui lui est délivrée
par les autorités canadiennes de l'immigration à la suite de sa
naissance;
«2° l'enfant
visé au paragraphe 8 de l'article 3, et ce, pour la durée restante de
l'autorisation de séjour délivrée par
les autorités canadiennes de l'immigration au parent, mère ou père, avec qui il
demeure en permanence depuis sa naissance.»
Alors, le commentaire. Cette modification est de
concordance avec l'ajout du paragraphe 7° de l'article 3 du règlement — voir
l'article 9 du projet de loi tel qu'amendé. Elle permet de rendre
admissible un ressortissant étranger mineur dès sa naissance lorsque le parent
avec lequel il demeure en permanence depuis sa naissance est une personne qui
séjourne au Québec à ce moment, et ce, pour la durée de l'autorisation de
séjour qui est délivrée à ce ressortissant étranger mineur par les autorités
canadiennes de l'immigration à la suite de sa naissance.
Cette
modification est également de concordance avec l'ajout du paragraphe 8° de
l'article 3 du règlement — voir
l'article 9 du projet de loi tel qu'amendé. Elle permet de rendre
admissible un enfant à
titre de personne en séjour lorsqu'il est né pendant que ses parents sont au Québec en vertu d'une
autorisation de séjour délivrée par les autorités canadiennes de l'immigration attestant qu'ils sont
autorisés à séjourner au Québec pour une période de plus de six mois,
même s'il reste moins de six mois à cette autorisation, et ce, dès sa
naissance. L'admissibilité sera prévue pour la période résiduaire de cette
autorisation.
De plus, la suppression du paragraphe 2°
actuel de l'article 4.6 du règlement est de concordance avec
l'article 9.1 du projet de loi, qui abolit le délai de carence pour un
enfant mineur. L'enfant qui arrive au Québec devient une personne qui réside ou
qui séjourne à la date de référence.
Le Président (M. Polo) : Commentaires,
M. le député des Îles? Non? Pas d'autres commentaires? Bon. Donc, l'article 10.1,
pas de commentaire. Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Dubé (La Prairie)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, Mme Picard (Soulanges)?
La Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, Mme Montpetit (Maurice-Richard)?
La Secrétaire : M. Fontecilla
(Laurier-Dorion)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
Le Président (M. Polo) : Adopté.
Donc là, on avance à l'article 11, c'est bien ça?
M. Dubé : Je pense que, dans
l'ordre, M. le Président, on irait à 12.
Le Président (M. Polo) : Ah! 12,
voilà. Effectivement.
M. Dubé : On fera 11 un petit peu
plus tard, après avoir... C'est bon?
Président (M. Polo) : Oui, 12.
Dubé : O.K. Merci. J'y vais tout de suite, ce ne sera pas long. Alors,
l'article 12 :
L'article 18
de ce règlement est modifié par le remplacement, dans le deuxième
alinéa, de «au paragraphe 1 ou 2» par «au paragraphe 1, 2 ou 4».
Alors, je vais lire,
là, le texte proposé : «Le renouvellement de l'inscription auprès de la
régie d'une personne qui réside au Québec doit être effectué au moyen d'un avis
de renouvellement, conformément à l'article 21.
«Toutefois, lorsque
la personne qui réside au Québec ne reçoit pas l'avis de renouvellement ou
lorsque cet avis n'est pas transmis à la régie dans un délai de 6 mois
suivant la date d'expiration de sa carte d'assurance maladie ou, s'il s'agit d'une personne visée [...] de
l'article 2, elle doit, pour obtenir le renouvellement de son inscription,
faire une demande conformément à l'article 22.»
Alors, commentaire.
L'article 12
du projet de loi a pour but d'assurer la concordance avec la modification
apportée à l'article 7 du projet de loi, qui permet à l'enfant d'être
inscrit au régime d'assurance maladie à
titre de personne qui réside au Québec
sur la base d'un document de statut temporaire.
Cette inscription
étant basée sur un statut temporaire, elle ne permet pas le renouvellement de
l'inscription au moyen d'un avis de renouvellement conformément à l'article 21
du règlement. Cet enfant devra faire une demande de réinscription conformément
à l'article 22 du règlement.
Le Président (M.
Polo) : Parfait. Je pense que vous avez un amendement également.
M. Dubé :
On va faire la même procédure. Je vais lire l'amendement, c'est bien ça? Oui.
Merci. Je vais juste prendre ça ici. Ce ne sera pas long. O.K. Vous me direz
quand...
Le Président (M.
Polo) : Allez-y.
M. Dubé :
Je peux y aller? Oui? C'est bon. Alors, l'amendement, c'est : Remplacer
l'article 12 du projet de loi par le suivant :
L'article 18
de ce règlement est modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de
«ou, s'il s'agit d'une personne visée au paragraphe 1 ou 2 de
l'article 2, elle doit, pour obtenir le renouvellement de son inscription,
faire une demande» par «ou, lorsqu'il s'agit
d'une personne visée au paragraphe 1, 2 ou 5 de l'article 2, le
renouvellement de l'inscription doit être effectué».
fait, en termes de commentaire, la modification vise à prévoir le renouvellement
de l'inscription de l'enfant mineur visé au paragraphe 5° de
l'article 2 du règlement.
La modification
proposée actuellement par l'article 12 est retirée.
M. Dubé :
Oui, mais ce que je pourrais faire, à votre suggestion passée, je pourrais
relire le 18 au complet, avec l'amendement. Je pense que ce serait préférable.
Est-ce que ça va?
M. Dubé :
Ça va? Mon Dieu!
Le Président (M.
Polo) : Merci pour votre bienveillance, M. le ministre.
M. Dubé :
Bien, écoutez, ça va tellement bien.
Montpetit : Quand c'est clair, c'est clair.
Le Président (M.
Polo) : Y a-t-il des commentaires sur l'amendement à l'article 12?
Pas de commentaire. Mme la secrétaire.
La Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Dubé (La Prairie)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, Mme Picard (Soulanges)?
La Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, Mme Montpetit (Maurice-Richard)?
La Secrétaire : M. Fontecilla
(Laurier-Dorion)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
Le Président (M.
Polo) : Adopté. On revient donc à l'article 12.
M. Dubé : Bon, bien, pour l'article 12, moi, je n'ai pas d'autre commentaire, hein, une fois qu'on a fait l'amendement.
Le Président (M.
Polo) : Allez-y, Mme la secrétaire.
La Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Dubé (La Prairie)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, Mme Picard (Soulanges)?
La Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, Mme Montpetit (Maurice-Richard)?
La Secrétaire :
M. Fontecilla (Laurier-Dorion)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
Le Président (M.
Polo) : Adopté. On avance donc à l'article 13. M. le ministre.
Dubé : Oui, M. le Président.
Alors, l'article 13 se lit comme suit :
L'article 19.1 de ce
règlement est modifié par le remplacement de «au paragraphe 1 ou 2»
par «au paragraphe 1, 2 ou 4».
texte proposé : «La régie émet un avis de renouvellement à une personne
qui réside au Québec à l'exception des personnes visées au paragraphe 1,
2 [...] 4 de l'article 2.»
Donc
l'article 13 qu'on vient de lire, du projet de loi, a pour but d'assurer
la concordance avec la modification apportée à l'article 12 du projet de
loi.
Le Président (M.
Polo) : Parfait. Avez-vous un amendement à l'article 13?
M. Dubé :
Non, à moins que vous n'insistiez.
Montpetit : Je n'ai pas de question.
M. Dubé :
Mais on a un amendement, par exemple.
Mme Montpetit :
Oui, je sais.
M. Dubé :
Vous le saviez, à part ça.
Le Président (M.
Polo) : Allez-y, M. le ministre.
Dubé : Très bien.
Merci. Alors, pour l'amendement sur l'article 13 : Remplacer, dans
l'article 13 du projet de loi, «4» par «5».
Bon, je vais faire ça
assez rapidement. La modification de concordance avec l'article 12 du projet
de loi, tel qu'amendé, prévoit que l'enfant mineur visé au paragraphe 5°
de l'article 2 ne recevra pas d'avis de renouvellement. Il devra
faire une demande conformément à l'article 22 du règlement
pour obtenir le renouvellement de son inscription.
La modification proposée actuellement par
l'article 13 est retirée.
Le Président (M. Polo) : Merci. Y
a-t-il des commentaires?
Mme Montpetit : Peut-être juste nous
expliquer davantage l'objectif de cette modification. Je comprends que la première version, c'était vraiment une
question de concordance. Est-ce que, là, c'est seulement de la
concordance ou ça vient introduire un nouvel élément aussi?
M. Dubé : Bien, écoutez, je vais juste reprendre... Bien, je pense...
Je regarde madame... J'essaie juste de voir s'il y avait d'autres choses
que de la concordance dans...
M. Dubé : C'est juste de la
concordance. Je voulais juste être certain, parce que...
Mme Montpetit : Parfait.
Le Président (M. Polo) : Pas
d'autres commentaires?
M. Dubé : C'est ce qu'on nous
confirme, alors... Très bien. Merci.
Le Président (M. Polo) : S'il
n'y a pas d'autre commentaire, Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Dubé (La Prairie)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, Mme Picard (Soulanges)?
La Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, Mme Montpetit (Maurice-Richard)?
La Secrétaire :
M. Fontecilla (Laurier-Dorion)?
La Secrétaire : M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine)?
Président (M. Polo) : Adopté. Donc, on revient à
l'article 13. Madame... S'il n'y a pas d'autre commentaire, Mme la
secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Dubé (La Prairie)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, Mme Picard (Soulanges)?
La Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, Mme Montpetit (Maurice-Richard)?
La Secrétaire :
M. Fontecilla (Laurier-Dorion)?
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
Le Président (M. Polo) :
Adopté. Donc, on avance, M. le ministre, à l'article 14.
M. Dubé :
Avec plaisir, M. le Président. Alors, l'article 14 se lit comme
suit :
L'article 22 de ce règlement est modifié, dans le
premier alinéa :
1° par le remplacement,
dans ce qui précède le paragraphe 1°, de «au paragraphe 1 ou 2» par
«au paragraphe 1, 2 ou 4»; et
2° par le remplacement, dans le
paragraphe 2.1°, de «aux paragraphes 1 ou 2» par
«au paragraphe 1, 2 ou 4».
Je peux lire le texte proposé, alors : «Une
personne qui réside au Québec doit faire une demande de renouvellement de
l'inscription, au moyen du formulaire fourni à cette fin par la régie,
lorsqu'elle ne reçoit pas [d'avis] de
renouvellement, lorsque l'avis n'est pas transmis à la régie dans un délai de
6 mois suivant la date d'expiration de sa carte d'assurance maladie
ou lorsqu'il s'agit d'une personne visée au paragraphe 1, 2 ou 4 de
l'article 2. Elle doit également acquitter les frais exigibles, le cas
échéant, et fournir les renseignements et les documents suivants :
«1° les renseignements prévus aux
paragraphes 1 à 5 de l'article 14;
«2° son numéro d'assurance maladie, s'il est
disponible — voilà;
«2.1° s'il s'agit d'une personne visée au
paragraphe 1, 2 ou 4 de l'article 2, l'un des documents prévus au
paragraphe 3 du premier alinéa de l'article 15, selon le cas; et
«2.2° si un changement a été apporté à son
statut de citoyen canadien ou de résident permanent au sens de la
Loi sur
l'immigration et la protection des réfugiés depuis son inscription ou son
dernier renouvellement, la date de ce changement ainsi qu'un des documents
parmi ceux visés au sous-paragraphe c du paragraphe 2 et au
paragraphe 3 du premier alinéa de l'article 15 attestant [...] ce
changement.»
Mme Montpetit : C'était la lecture
de l'article ou de l'amendement?
M. Dubé : Oui. Ça, c'est
l'article 14.
Mme Montpetit : C'est l'article?
Parfait. D'accord. Juste pour être sûre.
Le Président (M. Polo) : Parfait. Je
pense que vous avez un amendement.
M. Dubé : Oui, c'est vrai.
Effectivement, vous avez raison. J'avais oublié de lire le commentaire, en
fait.
L'article 14 du projet de loi a
pour but d'assurer la concordance avec la modification apportée à
l'article 12 du projet de loi.
Et l'article 22 du règlement prévoit de
quelle manière certaines catégories de personnes renouvellent leur inscription.
Voilà.
Le Président (M. Polo) : Parfait.
Vous avez un amendement, M. le ministre?
M. Dubé : Oui, tout à fait. Est-ce
que je peux en faire la lecture tout de suite? Oui. C'est bon. Merci. Alors,
l'amendement pour 14 : Remplacer l'article 14 du projet de loi par le
suivant :
L'article 22 de ce règlement est
modifié, dans le premier alinéa :
1° par le remplacement, dans ce qui précède 1°,
de «ou 2» par «, 2 ou 5»;
2° par l'insertion, après le
paragraphe 2.1°, du suivant :
«2.1.1° s'il s'agit d'un ressortissant étranger
mineur visé au paragraphe 5 de l'article 2, les documents prévus au
paragraphe 1.1 du premier alinéa de l'article 15;».
En fait, en termes de commentaire, la
modification vise à prévoir les documents que doit produire un enfant mineur
qui demeure au Québec sans statut légal auprès des autorités canadiennes de
l'immigration lorsqu'il fait une demande de renouvellement de son inscription.
Les modifications proposées actuellement par
l'article 14 sont retirées.
Le Président (M. Polo) :
Commentaires?
Mme Montpetit : Oui, s'il vous
plaît, une question par rapport à la modification qui est faite dans l'amendement. Donc, les documents qui sont prévus
au paragraphe 1.1° du premier alinéa de l'article 15, donc,
article dont nous n'avons pas discuté encore, c'est ça, dont les documents...
Est-ce que vous souhaitez nous faire la liste desdits documents?
M. Dubé : On l'avait mis tout de
suite après, mais effectivement on peut peut-être aller regarder 15, là.
Dubé : Je n'ai pas compris, excusez-moi.
M. Dubé :
...moi, je pense qu'on... C'est un très bon point.
Montpetit : Bien, c'est parce que, dans sa forme, moi, je n'ai pas...
Dans sa forme, la proposition qui est faite, il n'y a pas...
M. Dubé :
Bien, faisons-le tout de suite. Je ne sais pas, on...
Montpetit : En fait, ce qu'on souhaiterait savoir, c'est plus... dans
le fond, c'est les documents qui sont reliés à la démarche, là.
M. Dubé :
Voulez-vous qu'on suspende 14? Comme vous voulez.
Le Président (M.
Polo) : C'est à vous...
M. Dubé :
Bien, en tout cas, je vais... Si je prends votre suggestion, moi, j'irais
voir... On peut aller voir 15.
Montpetit : C'est ce que
j'aurais tendance à proposer, si les collègues sont d'accord, là, qu'on aille
directement à 15, comme on a procédé tout à l'heure.
M. Dubé :
En fait, ce qu'on a... Oui, on a pu le mettre. C'était difficile, il ne pouvait
pas être avant. Donc... O.K. Voilà. Allons-y. 15.
Président (M. Polo) : Est-ce
qu'il y a consentement pour suspendre l'article 14 et l'amendement de 14.1? Parfait. On avance à l'article 15. M. le ministre.
M. Dubé :
Allons voir 15. Je vais y aller tout de suite. Et ce que je pourrais faire,
c'est simplement lire...
M. Dubé :
Je n'ai pas compris, excusez-moi. Vous voulez qu'on fasse 11 avant?
M. Dubé :