National Assembly — 27 May 2014 (41st Legislature, 1st Session)
CAN 2014-05-27
Quebec — Committees
Le Président (M.
Chagnon) : O.K. Jean-Marc.
M. Fournier :
...deux aspects que mon collègue François fait. On peut s'appeler comme ça ici,
y a deux aspects qui font l'objet d'une entente de principe soumise à l'entente
globale : c'est sur le budget et c'est sur les... Dans le budget
qui est affecté à la CAQ, il est possible de répondre à beaucoup des besoins de
la CAQ, là, le quatrième vice-président, des
affaires de même. Donc, ça, on s'est déjà entendus là-dessus. J'imagine,
quelqu'un peut l'écrire. Pour moi, ce n'est pas un gros problème, là. Le
point, c'est : on a besoin de discuter sur la composition des commissions pour laquelle il y a eu une
proposition du secrétaire. Il pourrait peut-être prendre un peu de temps — si ça prend 15 minutes, ça veut dire qu'elle est incompréhensible — alors, un peu de temps pour expliquer ce que
c'est. Puis, déjà ça, on aurait ça dans le micro, là, puis peut-être
qu'on pourrait se comprendre, là.
Le Président (M.
Chagnon) : Alors, M. le secrétaire général. On peut faire ça
comme ça, ce n'est pas une mauvaise idée...
M. Bonsaint (Michel) : Oui. Alors,
écoutez...
Le Président (M. Chagnon) :
...une méthodologie qui se tient.
Bonsaint (Michel) : ...en fonction des discussions auxquelles j'ai
assisté, là, lors des derniers jours, aujourd'hui on a fait une
proposition qui tenait compte des besoins, en fait, je pense, de tous les
partis.
Premièrement, le gouvernement ne voulait pas
avoir plus de députés au sein des commissions. Donc, pour le maintien du quorum, et compagnie, là, c'est bon.
Deuxièmement, l'opposition officielle tenait à avoir ses quatre membres au sein des commissions, la Coalition avenir
Québec voulait avoir un poids qui représente sa proportion à
l'Assemblée. Donc, la proposition qu'on a faite, c'est d'avoir sept députés du
gouvernement, quatre députés du Parti québécois, deux députés de la coalition et de permettre un droit de vote à la
coalition, comme ça s'était fait en 2007, de sorte que le gouvernement n'est pas obligé d'augmenter le
nombre de députés en commission parlementaire pour maintenir sa
majorité.
Quand il y a
un député indépendant qui participe aux commissions, en fait on ajoute tout
simplement un député du gouvernement
et on maintient les temps de parole tels que prévus dans le tableau. Je ne sais
pas si on pourrait distribuer le tableau...
Le Président (M. Chagnon) :
Oui, bien sûr.
M. Bonsaint (Michel) : ...pour tous
les membres.
Le Président (M. Chagnon) :
Il y en aurait pour tout le monde.
M. Bonsaint (Michel) : Juste en
terminant; les temps de parole, la façon dont ce serait distribué, c'est qu'on
prendrait 50 % du temps au gouvernement lorsqu'il n'y a pas de député
indépendant, donc 50 % du temps lors des auditions,
lors du budget, des trucs comme ça. Par la suite, les oppositions se
sépareraient l'autre 50 % : 60 % du 50 % au Parti québécois et 40 % à la Coalition avenir
Québec. Lorsqu'il y a des députés indépendants qui seraient membres
d'une commission, le gouvernement et les partis d'opposition se partageraient
le temps des indépendants. C'est-à-dire que, si
l'indépendant a quatre minutes, deux minutes sur l'enveloppe du gouvernement,
deux minutes sur les enveloppes des oppositions, et par la suite
60 % du Parti québécois, 40 % à la Coalition avenir Québec. Donc,
voilà.
Le Président (M. Chagnon) :
Oui, François.
Bonnardel : Alors,
une remarque. M. le président a bien entendu le secrétaire général. Je
comprends que, pour la composition des
commissions, le gouvernement ne veut pas amener un membre de plus. Ça, j'en
suis conscient.
Maintenant,
qu'on nous demande, sur nos deux membres de commission, qu'il y en ait
seulement un qui vote... Je pense
que, si on regarde la proportion de notre formation politique, l'offre qui
devrait être faite aux deux oppositions serait que, sur quatre commissions sur 10, parce qu'on représente 40 %,
bien, qu'il y ait un membre non votant de la Coalition avenir Québec... six sur 10, pardon, si on regarde
la proportion, et que, de l'autre côté, bien, que ça soit le Parti
québécois, sur ses quatre membres, qui en
ait un qui ne soit pas votant. Alors, si on regarde le poids de notre formation
versus celui du Parti québécois, on se dit : Pourquoi nous devrions
assumer totalement le fait?
Alors, je
vous dis que là-dessus il pourrait être plausible que le Parti québécois puisse
lui aussi assumer le fait que, sur ses quatre membres, il y en ait un
qui ne vote pas sur un certain nombre de commissions, comme nous, on serait
prêts à l'accepter sur un certain nombre de commissions.
Le Président (M. Chagnon) :
Mme la leader.
Maltais : M. le
Président, bon, écoutez,
nous, je trouve qu'on a travaillé fort, on a collaboré puis on a réussi
à trouver avec les services de l'Assemblée nationale, là, une solution qui nous
paraît respectueuse d'à peu près tous les enjeux
qui avaient été soulevés tant par le gouvernement que par la deuxième
opposition, comme par nous, où on sent là-dedans qu'il y a une solution
intéressante. Évidemment, je parle de la solution qui est proposée par
l'Assemblée nationale. Je comprends que
notre collègue de la deuxième opposition fait valoir un nouveau point,
c'est-à-dire qu'il y a un échange, il y a un droit de vote, mais moi, je
réfère uniquement à la proposition de l'Assemblée nationale, qui me semble
correcte et respecter à peu près tous les points qu'on avait soulevés.
Il y a une chose que je tiens à dire sur ce
bout-là, c'est que je veux soulever à l'attention de tout le monde qu'il y a une fonction qui est importante puis qui
est utilisée non pas pour du temps, mais pour du rappel au règlement, et
ça s'appelle le leader adjoint. Dans la proposition de l'Assemblée nationale,
il est écrit que le député d'un groupe parlementaire
qui n'est membre d'aucune commission ne peut participer aux travaux des
commissions. Je suis d'accord. C'est
ce qu'on appelle souvent, nous, dans les oppositions, l'équipe volante. Il y a
des gens qui circulent d'une commission à l'autre et qui peuvent avoir le droit. Puis ça, je comprends qu'on ne
veuille pas d'équipe volante. Mais il arrive qu'on ait des députés… Je vous le
dis vraiment, là, parce que je le vois. Puis mon seul bémol, c'est le leader
adjoint ou la leader adjointe qui
peut venir invoquer parfois des points de règlement. Est-ce que ça va être
permis? Parce que c'est là, là, où il
y a un point d'achoppement, c'est-à-dire que c'est un rôle particulier, mais
c'est un rôle qui est important dans l'institution.
Je ferais
remarquer aussi, M. le Président, qu'il y a, dans les deux oppositions, comme
au gouvernement, beaucoup de nouveaux
députés et que ces leaders adjoints viennent parfois suppléer simplement aux
gens qui ont moins d'expérience en commission parlementaire. Donc, je
dis bien qu'il ne s'agit pas de former ce qu'on appelle des équipes volantes, mais bien de dire qu'est-ce qu'on fait avec le
rôle précis, particulier, dans notre institution, qu'est le leader adjoint,
par rapport à une présence à certains moments précis dans une commission
parlementaire.
Le Président (M. Chagnon) :
M. le leader.
M. Fournier : Agnès soulève
une question qui est bien intéressante, parce que, lorsqu'on a eu à voir les propositions comme tout le monde les ont vues,
moi, j'ai fait le calcul puis j'ai dit : Il n'y a plus de place pour le
volant. Puis, si on prend cette formule-là,
bien il n'y a plus de volant, ce à quoi on trouvait que c'était tout à fait
correct qu'il n'y ait plus de volant. S'il n'y a plus de volant, bien il
n'y en a plus. Mais par contre, si quelqu'un veut en remplacer un autre ou veut s'asseoir dans la banquette en arrière pour
donner des conseils, il peut aussi. Moi, mon seul problème, c'est : il y
a un deal à sept, quatre, deux, je ne sais plus comment l'appeler, où il n'y a
pas de volant. Là, on rentre un volant. Moi, je suis plus à l'aise, là, à dire : Il y a un leader adjoint, il peut
s'asseoir. D'abord, on l'a tous fait, là, on l'a tous fait, de s'asseoir
puis souffler, comme on est capables aussi
de demander : Est-ce qu'on peut avoir une pause pour qu'il y ait un
échange comme celui-là?, comme il est
possible aussi d'avoir un remplacement par une personne au sein de la
commission.
Le Président (M. Chagnon) :
…le remplacement est toujours possible.
M. Fournier : Mais je sais
qu'à l'opposition on va répondre : Oui, mais remplacer, c'est au début,
c'est…
M. Fournier : C'est ça. Mais
par contre…
M. Fournier : Il y a un peu
de vrai là-dedans, mais comme il y a un peu de vrai aussi dans le remplacement.
Par contre, il y a aussi du vrai lorsque je
dis : Il est toujours loisible, lorsqu'il y a un imbroglio qui se soulève,
que le leader, le leader adjoint
vienne prêter main-forte en disant : Écoute, demande donc une suspension,
là, qu'on puisse se jaser un petit peu puis voir comment ça peut être
fait avec les gens de la commission.
Alors, ma réponse est donc : Moi, je veux
bien sept, quatre, deux, mais on m'avait dit qu'il n'y avait pas de volant; il
n'y a pas de volant.
Le Président (M. Chagnon) :
François. M. le leader.
Bonnardel :
Je pourrais avoir le même point, parce que, dans nos propositions, nos
demandes, on avait aussi ce leader adjoint. Maintenant, moi, ce que je
vous amène aujourd'hui, c'est que j'espère que d'ici à demain, après la période des questions, on pourra s'entendre sur
les futures fonctions, soit les budgets, et que la présidence ou le
secrétariat pourra nous écrire ce règlement qu'on pourra amener à nos caucus
respectifs pour 13 heures demain, si possible,
et qu'on soit, dans ce règlement, là, écrit, M. le Président… mais je m'amène
un point qu'on s'engage aussi à mettre
dans ce règlement un comité de révision de nos institutions. On en a parlé,
autant dans nos plaidoiries, là, qu'on soit capables, dans ce règlement…
que vous mettiez noir sur blanc ce comité de révision, s'il vous plaît.
Fournier : …dont il parle, c'est un projet de règlement ou un
projet d'entente dans lequel, si le secrétariat le fait, il devrait y avoir une conclusion sur la
discussion qu'on a là, là. Alors là, moi, je réagis au volant en disant :
Non, il y a toujours la possibilité au leader adjoint de faire ses affaires.
François dit : Il y a des droits de vote partagés. Ça, il faut la régler,
celle-là, parce que, faire le projet global, là, si on ne s'entend toujours
pas, je ne sais pas à quoi va rimer le
projet global. Tu vas aller dans ton caucus, comme je vais aller dans le mien,
en disant : On s'entend pour se dire qu'on ne s'est pas entendus
sur tout.
Bonnardel :
…persuadé que, M. le Président, demain, avant la période de questions, ou
après, on pourra donner…
Le Président (M. Chagnon) :
…vous demander d'accélérer un peu le processus? J'aimerais qu'on règle ça avant la période de questions. J'aimerais qu'on
règle ça avant la période de questions pour que je puisse faire une annonce
à la période de questions.
Maltais : M. le
Président, on fait ça à la vitesse qu'on peut, le plus rapidement possible,
mais vous, non, vous…
Président (M. Chagnon) : C'est un souhait que je fais.
Maltais :
C'est avec plaisir qu'on vous entend, mais vous pouvez émettre des souhaits…
Le Président (M.
Chagnon) : C'est ça que je fais.
Maltais : …et je peux vous dire qu'on travaille tous en
toute collaboration, le plus rapidement possible, à travers nos autres
fonctions.
Bonnardel :
Avec tout le respect que je vous dois, je suis conscient que vous voulez
annoncer ça demain matin, mais notre caucus
est à 13 heures, et c'est mon caucus qui va décider, avec l'enveloppe globale
que vous allez nous écrire, parce que
je pense qu'on va se parler encore d'ici à demain matin puis être capables,
selon moi, après la période de questions, de dire au Secrétariat
général : Bien, voici l'offre que je peux faire passer selon…
Le Président (M.
Chagnon) : …m'e