Health and Social Services — 11 November 2025 (43rd Legislature, 2nd Session)
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27e législature, 5e session (22 octobre 1965 - 23 octobre 1965)
27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
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27e législature, 2e session (21 août 1963 - 23 août 1963)
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26e législature, 2e session (10 novembre 1960 - 10 juin 1961)
26e législature, 1re session (20 septembre 1960 - 22 septembre 1960)
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25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
25e législature, 1re session (14 novembre 1956 - 21 février 1957)
24e législature, 4e session (16 novembre 1955 - 23 février 1956)
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Journal des débats de la Commission de la santé et des services sociaux
Version préliminaire
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43 e législature, 2 e session
(30 septembre 2025 au 8 avril 2026)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
mardi 11 novembre 2025
Vol. 48 N° 5
Étude détaillée du projet de loi n° 103, Loi visant principalement à réglementer les sites de consommation supervisée afin de favoriser une cohabitation harmonieuse avec la communauté
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
9 h 30
10 h
10 h 30
11 h
11 h 30
12 h
12 h 30
Journal des débats
9 h 30 (version non révisée)
(Dix heures trente-huit minutes)
Le Président (M. Provençal)
: Alors, bon matin à tous, dans cette
belle journée enneigée. Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission
de la santé des services sociaux ouverte. La Commission est réunie afin de poursuivre
l'étude détaillée du projet de loi n° 103, Loi visant principalement à
réglementer les sites de consommation supervisée afin de favoriser une
cohabitation harmonieuse avec la communauté. Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire : Non, M. le
Président.
Le Président (M. Provençal)
: Merci beaucoup. Alors, lors de notre
ajournement de nos travaux, jeudi dernier, nous étions à l'étude de l'amendement
à l'article trois qui avait été proposé par Mme la ministre, et je veux vous
rappelez que, au niveau de notre feuille de travail, on va faire des articles
jusqu'à les articles 16 cette semaine, ça prendra le délai qui faut. Et,
par la suite, je vous rappelle qu'on avait suspendu l'article un. Donc, on aura
à réouvrir l'article un et traiter les... il y avait deux amendements, aussi, à
l'article un qui avait été suspendu. Une fois que le tout sera traité, on aura
0.2 à traiter et, après ça, s'il y a autre chose, on prendra ce qui aura à... ce
qui sera ajouté à notre menu. Alors, ceci étant dit, y a-t-il des interventions
concernant l'amendement et l'amendement a été projeté. Est-ce que c'est
possible de mettre un petit peu plus haut, qu'on voit où se situent les
changements proposés par Mme la ministre? Oui, Mme la ministre.
Mme Bélanger : Oui, M.
le Président, je souhaiterais retirer cet amendement et en déposer un autre.
Le Président (M. Provençal)
: Oui. Alors, consentement pour retirer
cet amendement? Consentement, merci beaucoup. Est-ce que le nouvel amendement à
l'article trois a été... Est-ce que vous l'avez reçu, Mme la secrétaire?
Une voix : ...
Le Président (M. Provençal)
: OK. Il vient d'arriver, bon.
Une voix : ...
Le Président (M. Provençal)
: Oui. On va suspendre quelques
minutes, le temps de traiter l'amendement, s'il vous plaît. Merci.
(Suspension de la séance à 10 h 04)
Haut de la page
10 h (version non révisée)
(Reprise à 10 h 06)
Le Président (M. Provençal)
: Alors, nous avions suspendu quelques
minutes pour pouvoir permettre à la secrétaire de la Commission de traiter l'amendement
qui vient d'être déposé par Mme la ministre. Alors, Mme la ministre, c'est un
nouvel amendement que vous déposez à l'article trois. Alors, je vais vous
demander d'en faire la lecture et de nous donner vos commentaires.
Mme Bélanger : Oui. Alors,
merci, M. le Président. Donc, remplacer l'article trois du projet de loi par le
suivant.
L'article 819 de cette loi est modifié par le remplacement, dans
le sous-paragraphe d du paragraphe un de où 664 à 667, par 664 à 667 ou 667.24,
deux par l'ajout à la fin du paragraphe suivant, six le titulaire d'une
autorisation du ministre à l'égard d'un local qui fait défaut en application de
l'article 667.13, de s'assurer que les services de consommation supervisés
ne sont offerts qu'à l'intérieur du local faisant l'objet de l'autorisation.
Commentaire : L'amendement vise à apporter une modification de concordance
avec l'amendement visant à retirer du projet de loi ce
chapitre portant sur le
processus d'autorisation par le ministre de la Santé, des locaux destinés à
accueillir principalement des personnes en situation d'itinérance ou sans-abri.
De plus, l'amendement modifie l'infraction portant sur une contravention à l'article 667.13
de la
Loi sur la gouvernance du système de santé et des services sociaux afin
de limiter au défaut pour le titulaire de l'autorisation de s'assurer que les
services de consommation supervisés ne sont offerts qu'à l'intérieur du local.
Le Président (M. Provençal)
: Alors vous pouvez voir les
changements qui sont projetés à l'écran présentement. Maintenant, y a-t-il
intervention sur l'amendement déposé par Mme la ministre? Alors M. le député de
Saint-Henri—Sainte-Anne?
M. Cliche-Rivard : Merci, M.
le Président, tout en remerciant la Commission pour leur flexibilité ce matin,
les routes sont difficiles. Merci, Mme la ministre, on a eu cet échange-là
ensemble jeudi dernier, là, sur la question, il y avait, en fait, à 667.13, il
y avait plusieurs infractions possibles, notamment le non-respect du plan d'action
et on avait eu la discussion ensemble sur le fait que, très bien, puis je suis
tout à fait d'accord avec vous, le fait d'offrir des services à l'extérieur des
locals, ça, c'est inadmissible, puis ça pouvait mériter la plus haute sanction.
Mais une question de non-respect d'un élément du plan d'action 150 000, ça,
ça revenait cher, là, finalement pour le communautaire, 150 000, c'est pas mal
la clé dans porte. Donc je vous remercie de votre ouverture, puis d'avoir fait
la correction, ça me semble tout à fait à propos. C'est un excellent amendement,
puis sur l'autre volet, c'est plus de la concordance, là, finalement, le
retrait des ressources en matière d'itinérance dans le projet de loi. C'est ce
qu'on avait demandé, puis c'est ce que le communautaire avait demandé, alors j'appuie
fortement l'amendement de la ministre, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Merci beaucoup, M. le député. Mme
la députée de D'Arcy-McGee.
Mme Prass : Merci, M. le Président.
Même chose, on est content de voir que les éléments qui faisaient référence aux
centres de jours ont été retirés, parce que, comme on se l'est dit, on ne veut
pas faire d'amalgame entre les différentes populations vulnérables, donc on
vous remercie pour cette sensibilité-là et de prendre en compte la réalité
financière également des organismes qui offrent des sites de consommation pour
que ça s'ajuste plus à leur réalité.
Le Président (M. Provençal)
: Merci beaucoup. S'il n'y a pas d'autres
interventions, est-ce que l'amendement déposé par Mme la ministre à l'article
trois du projet de loi est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. Merci beaucoup. Y a-t-il des
interventions maintenant sur l'article principal amendé? S'il n'y a pas d'intervention,
est-ce que l'article trois amendé est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. Merci beaucoup. Alors, nous
sommes maintenant à l'article quatre. On est sur... On commence les articles
sur la loi... concernant la
Loi sur l'enseignement privé. Alors, Mme la
ministre, je vous invite à nous faire lecture de l'article 4.
Mme Bélanger : Oui. Alors, l'article 18.3...
Mme Bélanger : ...sur... de la
Loi sur l'enseignement privé, chapitres E-9.1 est modifié un, par la
suppression de la deuxième phrase; deux, par l'ajout à la fin des alinéas
suivants : le ministre refuse de délivrer un permis pour un établissement
dispensant des services visés au paragraphe 1 à 3 de l'article un
lorsqu'un local visé par une autorisation accordée en vertu de
l'article 667.7 de la
Loi sur la gouvernance du système de santé et de
services sociaux
chapitre G-1.021 se situerait dans le voisinage au sens
du troisième alinéa de cet
article de l'établissement ou d'un local ou d'un
bâtiment mis à sa disposition.
L'article 22.2 ne s'applique pas à la
décision prise en vertu du premier ou du deuxième alinéa. Commentaire : Le
présent
article modifie la
loi sur l'enseignement privé afin d'empêcher la
délivrance d'un permis d'établissements d'enseignement privé dispensant des
services d'éducation préscolaire ou d'enseignement primaire ou secondaire si
l'emplacement de l'établissement faisait en sorte qu'un local autorisé par le
ministre de la Santé se trouverait dans le voisinage de cet établissement. De
plus, cette décision ne peut être contestée devant le Tribunal administratif du
Québec.
• (10 h 10) •
Le Président (M. Provençal)
: Merci beaucoup, Mme la ministre.
Interventions sur l'article quatre? Oui, Mme la députée de D'Arcy-McGee.
Mme Prass : Merci, M. le
Président. Je voudrais proposer une hypothèse à la ministre. Ici, par exemple,
parce que... si, par exemple, une demande d'autorisation, vous est faite en
même temps qu'une école veut établir une nouvelle école, un CPE dans d'autres
cas, comment est-ce que vous allez faire pour juger qui a prédominance pour
s'installer, par exemple?
Mme Bélanger : OK, bien,
vous amenez, en fait, une situation où, au même moment, il y aurait une école
ou un CPE et en même temps qu'un site de consommation supervisée qui voudrait
s'installer, là, dans un territoire donné. Bien, écoutez, je pense qu'à ce
moment-là, ce n'est pas à l'intérieur de la loi qu'on doit penser ça, mais
peut-être s'asseoir entre ministères, avec la ville concernée pour trouver...
pour répondre aux besoins dans les faits. Alors, les écoles, on le sait, là, on
a besoin aussi d'organiser nos services en lien avec des changements dans les
quartiers, de la densification, l'arrivée de nouveaux projets de logements, là,
que je salue, d'ailleurs. Mais très souvent, ça peut amener une école, un CPE,
mais ça peut amener aussi un site d'injection supervisée au besoin dans les
grands, grands développements, là, d'habitation. Alors, donc, c'est de faire,
vraiment, de s'assurer que la loi soit respectée de part et d'autre. Le
150 mètres, bien sûr, demeure un élément important.
Mme Prass : Et j'imagine, si
jamais, par exemple, il y a un site de consommation qui soit déménage, soit
ferme, puis il y avait une école qui aurait voulu s'installer est-ce qu'il y a
une communication de suivi par le fait... qui se ferait avec les centres
scolaires, par exemple, juste pour... parce qu'on le sait, il n'y a pas... on a
besoin de plus d'écoles, ce n'est pas toujours facile de trouver un
emplacement. Donc, si jamais une situation comme celle-ci existerait, est-ce
qu'il y aurait un protocole, par exemple, que le centre scolaire soit mis au
courant, par exemple?
Mme Bélanger : Bien, écoutez,
si, je dirais... j'ai le goût de dire spontanément, là, que si le ministre...
si le ministère de l'Éducation est en processus pour l'implantation d'une
nouvelle école, bien, il faut que le projet soit autorisé au PQI, il faut que
ce soit avancé. L'idée, ce n'est pas de bloquer des terrains, non plus, là. Je
comprends très bien le sens de ce que vous amenez, mais si c'est un projet qui
est déjà enclenché, bien là, puis qui est inscrit au PQI, puis que le plan
d'affaires est déjà en train de se faire bien, là, bien sûr, le site
d'injection, le site, excusez-moi, de consommation supervisée, n'ira pas sur un
terrain comme ça. Mais, il faut... je veux dire, il faut que ce soit quand même
identifié comme une priorité au PQI.
Mme Prass : Et, juste par
curiosité, savez-vous combien d'années à l'avance, par exemple, c'est inscrit
sur le PQI et avant que la construction commence?
Mme Bélanger : C'est très
variable, là, c'est très variable.
Mme Prass : OK.
Mme Bélanger : Mais c'est des
processus qui sont habituellement quand même assez longs, là.
Mme Prass : Merci.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va? Y a-t-il d'autres interventions? Oui, M. le député
de Saint-Henri—Sainte-Anne, sur l'article 4.
M. Cliche-Rivard : Essentiellement,
vouz confirmez, Mme la ministre, c'est comme le corollaire de l'autre, là? Tu
sais, essentiellement, tantôt on disait, bien, tantôt, ça fait, ça commence à
faire un temps, mais que ni un CPE, ni... en fait, le site de consommation,
lui, ne pouvait pas s'ouvrir... en fait, vous ne pouvez pas délivrer
d'autorisation au sens de 667 et suivant, là, c'est dans le cas contraire,
c'est eux ne peuvent pas faire une demande non plus. Ç fait que, finalement,
les sites de consommation qui existent déjà auront préséance, ça fait que c'est
le corollaire de l'autre bord. Ça fait que pour ceux qui existent déjà, puis
comme la collègue l'a dit, quand ça arrivera à peu près...
M. Cliche-Rivard : ...en même
temps, bien, là, vous allez jongler en fonction de qui c'est qui était prévu en
amont?
Mme Bélanger : Bien, en fait,
il y a... C'est sûr que là, il y a un arbitrage, puis il y a de la
communication à faire, puis comme je le dis, il faut vraiment que ce soit... il
faut que ça soit, déjà, des projets inscrits au PQI, sinon on va bloquer tous
les terrains de façon... je dirais, en pensant qu'éventuellement il pourrait y
avoir une école, il faut que ce soit une priorité inscrite dans le plan
québécois des infrastructures, puis si c'est le cas, bien, là, je pense que les
différents ministères peuvent discuter ensemble.
M. Cliche-Rivard : Parce que
là, tel quel, comme c'est écrit, peut-être juste d'avoir la réponse précise
légalement, là, ou peut-être vous l'avez vous aussi, mais mettons, si ça arrive
quand même en même temps, parce que là vous me dites : le volet du PQI,
moi, je ne le vois pas dans l'article... c'est tu comme, il va y voir un
arbitrage, puis c'est la ministre... parce que la loi telle quelle, elle dit
que finalement, tant qu'il n'y a pas de permis délivré, c'est permis. Je veux
juste être sûr de savoir qui a précédence légalement.
Mme Bélanger : Mais... mais
regardez...oui. M. le Président, on a quand même un plan québécois des
infrastructures, au Québec, avec nos priorisations, qui sont faites par les
différents ministères, que ce soit au niveau santé, au niveau des services
sociaux, au niveau de l'éducation, au niveau habitation, au niveau des routes,
des transports. Donc le PQI vient... mettre en priorité les grands travaux de
construction des infrastructures publiques. Donc, si une école veut s'installer
dans un quartier, bien, il faut qu'elle soit inscrite au PQI. Alors s'ils ne
sont pas inscrits au PQI, bien, ils vont continuer à faire leur travail, etc.
Mais c'est quand même une condition, là, on ne peut pas bloquer tous les
projets au Québec qui ne seraient pas inscrits au PQI, là, bien sûr.
Le Président (M. Provençal)
: Merci, Mme la ministre. Monsieur le député de St-Henri—Sainte-Anne,
ça va? Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article quatre
est adopté?
M. Cliche-Rivard : Ça va pour
moi.
Le Président (M. Provençal)
: Mme la députée de D'Arcy-McGee ? Alors,
s'il n'y a pas d'autres interventions, est-ce que l'article 4 est adopté ?
Mme Bélanger : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Merci. Maintenant, Mme la ministre,
vous... je vous demande de nous faire la lecture de l'article 5, pour lequel
vous aurez un... un dépôt d'amendement.
Mme Bélanger : Oui, merci, M.
le Président. Donc, l'article 20 de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin
de l'alinéa suivant : le ministre refuse de modifier l'adresse de
l'établissement ou l'adresse des bâtiments ou des locaux mis à sa disposition,
mentionné ou permis, lorsqu'un local visé par une autorisation accordée en
vertu de l'article 667.7 de la
Loi sur la gouvernance du système de santé et de
services sociaux,
chapitre G-1.021, se situe dans le voisinage au sens du
troisième alinéa,
chapitre G... Excusez-moi, là... Attendez, j'ai... je vais
reprendre ma phrase. Donc, en vertu de l'article 667.7 de la
Loi sur la
gouvernance du système de santé et de services sociaux,
chapitre G-1.021 se
situe dans le voisinage au sens du troisième alinéa de cet article, de
l'établissement ou des bâtiments ou locaux que mentionnerait le permis à la
suite de la modification. Commentaire : cet
article est au même effet que
le précédent
article étudié, mais à l'égard de la modification de l'adresse
d'un établissement d'enseignement privé prévu au permis qui le concerne.
Le Président (M. Provençal)
: Merci et je vais vous demander de
nous lire votre amendement, Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme Bélanger : Oui. Merci, M.
le Président. Donc,
article 5,
article 20 de la
Loi sur l'enseignement privé,
insérer dans le quatrième alinéa de l'article 20 de la
Loi sur l'enseignement
privé, proposé par l'article cinq du projet de loi et après l'adresse de
l'établissement dispensant des services visés au paragraphe 1 à 3 de l'article
1. Commentaire : l'amendement vise à limiter l'obligation du ministre de
l'Éducation de refuser une demande visant la modification de l'adresse d'un
établissement d'enseignement privé inscrite à son permis au cas concernant des
établissements dispensant des services de l'éducation préscolaire ou
l'enseignement primaire ou secondaire. L'amendement assure une concordance,
notamment, avec l'interdiction, pour le ministre de la Santé, d'accorder une
autorisation à l'égard d'un local situé dans le voisinage d'un tel établissement
d'enseignement privé.
Le Président (M. Provençal)
: Merci beaucoup. Oui, intervention sur
l'amendement, Mme la députée de D'Arcy-McGee?
Mme Prass : Merci, M. le
Président. Un petit peu dans le même contexte que l'hypothèse que je vous ai
posée pour le dernier article, parce que là, une école privée ne serait pas
inscrite sur le PQI, ça serait un achat d'immeuble, par exemple, ou quoi que ce
soit. Donc... ça, également, ça va être pris en considération une fois que
c'est établi, ou... au ministère de l'Éducation pour que ce périmètre, disons,
soit réservé pour cette école qui s'établirait?
Mme Bélanger : Oui,
exactement, puis en fait, c'est toujours la règle du...
Mme Bélanger : ...50 mètres,
là, qui prévaut. Et, naturellement, dans le cas où une école voudrait
étendre ses distances, et tout ça, bien, il y a tout un processus, là,
habituellement, avec les municipalités concernées, toujours, alors, donc, c'est
de regarder tout ça, là, pour, je dirais, prendre les meilleures décisions pour
une communauté donnée.
Mme Prass : Et, j'imagine, si
jamais il y avait un agrandissement de l'école qui était voulue, mais que le
150 mètres, lui, privé, de le faire, il y aurait un refus de la part du
ministère de l'Éducation.
Mme Bélanger : Oui, parce que
le 150 mètres devient quand même une règle absolue.
Mme Prass : D'accord, merci.
Le Président (M. Provençal)
: M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Sur
l'amendement, essentiellement, là, vous venez... parce que la
loi sur
l'enseignement privé elle couvrait tout ce qui dépasse aussi le préscolaire,
primaire et secondaire, on allait dans cégeps, universités ou autres
disposition, ça fait que si là vous ramenez 1 à 3, ça fait en sorte que
vraiment on se rapproche, en fait, on se colle à ce qu'on avait dit, là,
finalement. Puis, ça, c'est bon pour moi. Après ça, modification d'adresse,
l'objectif, ça aurait été de... parce que, tu sais, on a fait l'établissement
ou la classification que, peu importe l'adresse, finalement, ou le numéro de
porte, on parlait de 150 mètres dans une bande élargie continue, ça fait que,
tu sais, changer l'adresse, ça ne réglerait pas la question, finalement.
• (10 h 20) •
Mme Bélanger : Mais,
peut-être, M. le Président, je demanderais à Maître Bérubé s'il veut intervenir
à ce niveau-là.
M. Cliche-Rivard : Merci.
M. Provençal : Consentement
pour ... à Maître Bérubé de s'exprimer?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Provençal)
: Consentement. Bien, alors, Maître Bérubé, vous connaissez
la procédure.
M. Bérubé (Mathieu) : Merci,
M. le Président. Mathieu Bérubé, avocat pour le ministère de la Justice. Pour
répondre à votre question, en fait, si tout ça se fait en amont, je vous
ramène, là, à 667.8, où est-ce qu'il y a l'obligation pour la ministre de
consulter ses homologues de l'Éducation et de la famille. Donc, évidemment,
c'est pour avoir une certaine planification de qu'est-ce qui va... qui pourrait
s'ouvrir ou se déplacer sur le territoire. Ici, l'article cinq vise
essentiellement... il est au même effet que l'article quatre. Autrement dit, ça
vient interdire au ministre de l'Éducation d'autoriser le déménagement d'un
établissement d'enseignement privé, dans la mesure où cet établissement privé
là se retrouverait à moins de 150 mètres d'un local qui a déjà été
préalablement autorisé.
M. Cliche-Rivard : Donc c'est
une adresse, pas théorique, là.
M. Bérubé (Mathieu) : Non.
M. Cliche-Rivard : C'est
vraiment le déménagement, là.
M. Bérubé (Mathieu) : Tout à
fait, oui.
M. Cliche-Rivard : OK. Ça
fait que, dans ce cas-là, même ce qui existerait déjà, si là ce serait
conforme, là, vous prévoyez aussi un déménagement d'un pavillon ou d'un autre,
même si l'autorisation avait été déjà donnée en amont, tu ne peux pas
indirectement faire ce que la ministre veut empêcher de faire. Parfait. Très
clair, merci beaucoup.
Le Président (M. Provençal)
: Est-ce que ça va? Y a-t-il d'autres
interventions sur l'amendement qui vient d'être déposé par Mme la ministre à
l'article 5? S'il n'y a pas d'autres interventions, est-ce que l'amendement est
adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. Merci. Alors, est-ce qu'il y
a des interventions sur l'article principal amendé, bien entendu? Oui, M. le
député Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : On avait
eu, M. le Président, des dispositions à 667, là, ça, on avait dit geler le
terrain, entre guillemets, peut-être que vous vous souviendrez de cette
discussion-là, puis là, ça nous donnait un time frame de six mois, si je ne me
trompe pas, avec l'amendement. Est-ce qu'on a les mêmes dispositions
corollaires pour que les écoles, eux aussi, puissent geler un même terrain?
Parce qu'on le fait pour le centre de conso. Est-ce que le corollaire existe
pour, finalement, geler un terrain scolaire avec le même privilège ou si ce
n'est pas prévu?
Mme Bélanger : Bien, en fait,
ce n'est pas prévu dans cette loi-là, puis là, on rentre plus dans la
procédure, là, comme je vous dis, du Plan québécois des infrastructures. À
partir du moment où les projets sont autorisés et les budgets sont autorisés,
bien là, à ce moment-là, il y a tout un projet... le projet est écrit, par la
suite toute la faisabilité, la recherche de terrain... mais c'est difficile
pour moi d'aller plus loin, là, à l'intérieur de ça. De geler un terrain, ça
serait, il faudrait qu'on soit très avancé au niveau du Plan québécois des
infrastructures, là, c'est-à-dire qu'on a identifié le programme, on l'a bien
décrit, ça se traduit dans des nombres, dans une superficie, dans un projet
d'architecture, dans un... dans un concept architectural, puis là, bien, après
ça, il y a toute la recherche de terrain et tout. Ça fait que de mettre des
délais, c'est sûr que nous, on ne peut pas faire ça ici, dans le cadre de ce
projet de loi là. Mais, il faut se ramener aux règles, là, en lien avec les
infrastructures.
M. Cliche-Rivard : Merci.
Merci beaucoup.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va? S'il n'y a pas d'autres
interventions, est-ce que l'article cinq amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Merci beaucoup. Mme la ministre, je
vais vous inviter maintenant à nous faire lecture de l'article six qui est en
lien avec la
Loi sur l'instruction publique.
Mme Bélanger : Oui. Alors,
la
loi sur l'instruction publique,
chapitre un-13.3, est modifiée par
l'insertion, après l'article 39 du suivant : 39.1...
Mme Bélanger : ...le centre de
service scolaire ne peut établir une école lorsqu'un local visé par une
autorisation accordée en vertu de l'article 667.7 de la
Loi sur la gouvernance
du système de santé et de services sociaux,
chapitre G-1.021, se situerait dans
le voisinage au sens du troisième alinéa de cet
article de cette école.
Commentaire : Le présent
article modifie la
loi sur l'instruction publique
afin d'empêcher l'établissement d'une école, si l'emplacement de l'école faisait
en sorte qu'un local autorisé par le ministre de la Santé se trouverait dans le
voisinage de cette école.
Le Président (M. Provençal)
: Merci. Intervention, oui, de Mme la
députée de D'Arcy-McGee.
Mme Prass : Merci, M. le
Président. Un petit peu à l'inverse de la question que je vous ai posée plus
tôt, si le ministère de la Santé est au courant qu'il y a une demande pour
l'ouverture du dossier de consommation, puis on comprend, une école, comme on a
mentionné, PQI, ça prend longtemps. Mais à la période où ils sont en train
d'identifier où l'école va s'établir, est-ce qu'il y aurait une communication,
par exemple, du ministère de la Santé au ministère de l'Éducation pour leur
dire, puis on sait, il n'y a pas tant de demandes de consommation que ça. Mais
pour leur avertir, là, il y a un site qui veut se développer dans tel coin,
donc, si vous êtes à la recherche d'un terrain pour une école, évitez ce coin,
150 mètres, etc. Est-ce qu'il y a une communication qui va se faire, justement,
pour... pour qu'une école ne commence pas des démarches pour trouver un lieu et
ensuite se rend compte qu'en effet, il y a un site de consommation qui s'en
vient, donc qu'il ne serait pas permis d'ouvrir une école.
Mme Bélanger : Bien, en
fait... J'ai le goût de dire que le premier projet qui est enclenché devient
prioritaire, OK? Alors si une école déjà inscrite au PQI, qu'elle a fait son
plan académique, s'est déjà avancé au niveau des plans, qu'elle a fait le choix
d'un terrain, bien, le centre de... de consommation supervisée n'ira pas
s'installer dans un périmètre de 150 mètres. Puis je vous dirais, inversement,
aussi, là, si les deux arrivent en même temps au même moment, mais... là, il
faut voir lequel est le plus avancé dans les projets, puis il faut voir aussi,
je dirais, là, avec la municipalité, il y a des enjeux, à ce moment-là, qui...
de trouver une solution pour dans les deux cas, là?
Mme Prass : Ce n'est pas
exactement ma question. Ma question est à l'effet que si un site de consommation
fait une demande, sont ce que le ministère de la Santé va relier ces
informations au ministère de l'Éducation?
Mme Bélanger : Non.
Mme Prass : C'est parce que
c'est ça le problème, parce que, par exemple, disons, il y a une demande pour un
site de consommation, puis là... scolaire commence ses démarches pour trouver
un site, s'ils ne sont pas informés que, potentiellement, il y a un site qui ne
leur serait pas disponible parce qu'il y a un site de consommation qui va
s'établir. C'est question que l'information transige pour qu'on ne fasse pas
des démarches pour rien.
Mme Bélanger : Bien, votre
question, il y a un
article qui prévoit, je crois que c'est 667.8, Maître
Bérubé, que le ministre consulte. Alors, je ne sais pas si Maître Bérubé veut
intervenir, là, mais oui, c'est vraiment ça. Avant d'accorder une autorisation,
le ministre, à 667.8, consulte le ministre de l'Éducation, du Loisir et du
Sport, le ministre de la Famille, des Aînés, la Condition féminine et la
municipalité sur le territoire. Donc, il y a une consultation qui est déjà
prévue... c'est déjà prévu.
Mme Prass : D'accord, c'était
ma question.
Le Président (M. Provençal)
: Ça répond à votre question, Mme la
députée? Oui? Y a-t-il un... d'autres interventions sur l'article 6, M. le
député de St-Henri—Sainte-Anne?
M. Cliche-Rivard : Pour
revenir là-dessus, ma compréhension de 39.1, là, la modification, puis
peut-être que vous me le confirmerez, Mme la ministre, c'est que, en fait, tant
qu'une autorisation n'a pas été accordée, c'est le réseau scolaire qui a... qui
a préséance. C'est ce que je lis à 667.7, là. Le centre de service scolaire ne
peut établir une école lorsqu'un local visé par une autorisation accordée. Ça
fait que... ma compréhension, puis là, peut-être que l'équipe légale le
confirmera ou vous, je ne sais pas, mais essentiellement parlant, puis moi, je
suis quand même d'accord, là, c'est... le scolaire aura toujours préséance tant
qu'une autorisation ne sera pas accordée.
Mme Bélanger : OK, je
comprends ce que vous dites, mais je demanderai peut-être à Maître Bérubé de
clarifier
Le Président (M. Provençal)
: Oui, Maître Bérubé, s'il vous plaît.
M. Bérubé (Mathieu) : Oui,
merci, M. le Président. En fait, les dispositions du projet de loi, un petit
peu comme l'a dit la ministre tout à l'heure, il n'y a pas de... de règle de
priorité quand les deux demandes sont pendantes, donc, d'où l'objet de
l'article 667.8 qui a été étudié antérieurement. On pourrait voir qu'il y a une
communication entre les deux ministres pour s'assurer, justement, qu'il
n'arrive pas d'imbroglio à cet égard là. Mais il n'y a pas nécessairement de
préséance, mais effectivement, le texte, il est clair, tant que l'autorisation
n'est pas accordée par la ministre, la zone est libre...
M. Cliche-Rivard : ...Puis
dans l'autre sens, ça ne lui permet pas à la ministre d'accorder une
autorisation, mais, là, ça, c'est dans le cas où il y a déjà un permis, ça fait
que dans les deux cas ça ne répond effectivement pas à la question d'une
demande pendante, ça fait que ça va effectivement être réglé au Conseil des
ministres avec votre collègue. Excellent! Merci.
Le Président (M. Provençal)
: Y a-t-il d'autres interventions sur
l'article 6? S'il n'y a pas d'autres interventions, est-ce que l'article
six est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. Merci beaucoup. Nous allons maintenant traiter les
trois articles qui portent sur la justice administrative. Alors, Mme la
ministre, je vous demanderais de faire lecture de l'article sept.
Mme Bélanger : Oui, M.
le Président, l'article 25 de la
Loi sur la justice administrative,
chapitre J-3, modifié par l'article 213 du
chapitre cinq des lois de
2023, est de nouveau modifié dans le deuxième alinéa : un, par l'insertion
après 11 de 12.0.1; deux, par le remplacement de 13 et 14 par et 13 à 15.
Commentaires : cet
article vise à apporter une modification oubliée lors
de l'étude de la loi visant à rendre le système de santé et de services sociaux
plus efficace, le PL 15. Cette loi a modifié l'annexe un de la
Loi sur la
justice administrative pour y ajouter de nouveaux recours en contestation
devant le Tribunal administratif du Québec, or, cette modification aurait dû
être complétée par une modification à l'article 25 de la
Loi sur la
justice administrative afin de référer à ces nouveaux recours visés à l'annexe
• (10 h 30) •
Le Président (M. Provençal)
: Merci beaucoup, Mme la ministre.
Intervention sur l'article sept. Oui, M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : C'est 7,
mais pas 7, ça fait que vous me direz quand même, M. le Président, mais on a,
précédemment, Mme la ministre, fait des modifications à la loi pour les écoles
primaires, pour les écoles privées, mais il n'y avait rien qui avait besoin
d'être fait pour les CPE. Dans l'autre sens, là, pour les permis, les
établissements, c'est... ou on l'a... Ce n'était pas nécessaire? Est-ce qu'on
modifie quand même les deux lois, l'instruction privée, puis l'instruction
publique?
Le Président (M. Provençal)
: Je vais juste demander à Maître
Bérubé de commenter votre question, qui est vraiment technique, puis, après ça,
Mme la ministre pourra compléter. Maître Bérubé.
M. Bérubé (Mathieu) : Merci,
M. le Président. Donc, pour répondre à la question, non, ce n'était pas
nécessaire, considérant que les recours au Tribunal administratif du Québec
sont déjà prévus, là, par les différentes lois, notamment la
Loi sur
l'enseignement privé et celle sur l'instruction publique. Les modifications
qu'on est venu apporter avec les articles quatre et cinq et six, ça visait
simplement à empêcher certaines actions du ministre, autrement dit, avant de
rendre sa décision, là. Donc, les recours, ici, c'est réellement que les
nouveaux recours, qu'on vient viser là, ceux introduits par l'article un du
projet de loi.
M. Cliche-Rivard : Je ne suis
pas sûr de vous suivre. Là je vous parlais à quatre, cinq, six, pour le refus
de délivrer un permis. Là, qu'est-ce qui empêche la ministre la Famille dans
l'autre sens? Parce que, là, on a empêché le ministre de l'Éducation.
M. Bérubé (Mathieu) : Ah, OK.
Pour le...
M. Cliche-Rivard : Je veux
juste être sûr qu'on ne l'a pas oubliée, celle-là, vous allez me dire que non,
mais...
M. Bérubé (Mathieu) : Non,
non, tout à fait.
M. Cliche-Rivard : ...on a
corrigé secondaire, on a corrigé primaire, mais on n'a...
M. Bérubé (Mathieu) : Oui,
tout à fait. C'est les articles suivants, là, on va les étudier à 10...
M. Cliche-Rivard : On y
revient, c'est ça.
M. Bérubé (Mathieu) : ...à 10,
11, 12, 13 et 14.
M. Cliche-Rivard : Parfait. C'est le saut dans la... qui me faisait penser qu'on l'avait fait en amont.
M. Bérubé (Mathieu) : Non, pas
du tout, non.
M. Cliche-Rivard : Mais là,
on reviendra. Parfait, merci, M. le Président. Sur les modifications...
pouvez-vous juste nous dire il en est quoi, finalement, des recours que vous
introduisez... de la loi 15.
Le Président (M. Provençal)
: ...s'il vous plaît.
M. Bérubé (Mathieu) : Oui.
Merci, M. le Président. Ici, en fait, l'objet de la modification à
l'article 25 de la
Loi sur la justice administrative, c'est d'y insérer le
paragraphe 12.0.1, paragraphe qui se retrouve à l'article trois de
l'annexe un de la
Loi sur la justice administrative. C'est un paragraphe qui a
été introduit par le projet de loi numéro 15, bref, qui a mené à la
Loi sur la
gouvernance du système de santé et des services sociaux, là, donc, là ici, on
l'ajoute, là, la petite correction de mesure. Il y avait également le
paragraphe 15, là, qui avait été ajouté. Nous, les recours qui vous
préoccupent dans le cadre du présent dossier qui sont prévu à l'article 1
du projet de loi qui ont été introduit, là, notamment, à l'article 667.19,
seront ajoutés au paragraphe 12.0.1 de l'article trois de l'annexe I pour
venir boucler la boucle. Mais, peut-être juste pour précision, 25, la
Loi sur
la justice administrative, ce qui vient dire, c'est quel sera le forum des
décideurs appelés à entendre les recours.
Le Président (M. Provençal)
: A+.
M. Cliche-Rivard : Ce sont...
là, vous l'écrivez, là, on ne retire rien, là, on ajoute des recours, si je
comprends bien.
M. Bérubé (Mathieu) : Tout à
fait.
M. Cliche-Rivard : Quand on
ajoute des recours de défense des droits, M. le Président, je n'ai jamais
d'objection.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va? Alors, s'il n'y a pas d'autres
interventions, est-ce que l'article sept est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Merci. Mme la ministre, je vous invite à nous faire
lecture de l'article huit, pour lequel vous aurez un amendement...
Haut de la page
10 h 30 (version non révisé
e) Mme Bélanger : ...oui. Alors l'article
119 de cette loi, modifiée par l'article 1083 du
chapitre 34 des lois de 2023,
est de nouveau modifié par l'insertion, après le paragraphe 6 du suivant :
6.1 : Un recours formé en vertu de l'article 667.19 de la
Loi sur la
gouvernance du système de santé et de services sociaux portant sur la
révocation d'une autorisation. Commentaire : cet
article vise à ce que
soit instruit et jugé d'urgence le recours devant le Tribunal administratif du
Québec, présenté par un titulaire qui se croit lésé par la décision du ministre
de la Santé de révoquer son autorisation.
Le Président (M. Provençal)
: Et votre amendement, Mme la ministre?
Mme Bélanger : Oui, merci, M.
le Président. Alors,
article 8, entre parenthèses,
article 119 de la
Loi sur la
justice administrative, inséré à la fin du paragraphe 6.1 de l'article 119 de
la
Loi sur la justice administrative proposé par l'article 8 du projet de loi ou
le refus de renouveler une autorisation. Commentaire : l'amendement vise à
prévoir que la contestation devant le tribunal administratif du Québec d'une
décision du ministre ayant pour effet de refuser le renouvellement d'une
autorisation doit être instruite et jugée d'urgence, comme c'est le cas pour d'autres
autorisations requises en vertu de la
Loi sur la gouvernance du système de
santé et des services sociaux.
Le Président (M. Provençal)
: Merci beaucoup. Intervention sur l'amendement.
M. Cliche-Rivard : Merci. M.
le Président, peut-être juste nous expliquer qu'est-ce que ça entraîne de
pouvoir être instruit et jugé d'urgence.
Le Président (M. Provençal)
: Mme la ministre?
Mme Bélanger : M. le
Président, je demanderais à Maître Bérubé de l'expliquer, là, la notion d'urgence
à ce niveau-là.
Le Président (M. Provençal)
: Maître Bérubé, s'il vous plaît.
M. Bérubé (Mathieu) : Merci, M.
le Président. Ici, ce que vise à faire l'article... l'article 8 du projet de
loi, effectivement, c'est d'ajouter un paragraphe à l'article 119 de la
Loi sur
la justice administrative, qui prévoit que le tribunal, à ce moment-là, doit
instruire et juger d'urgence des... certains recours. Ici, on a apporté cette
modification là, là, uniquement par concordance pour d'autres types de recours
applicables à l'égard de titulaires de d'autres autorisations ou que celles du
nouveau régime qui sont également instruites et jugées d'urgence. Donc, par
cohérence, on... on l'a ajouté à l'article 119 de la
loi sur la justice
administrative, et concrètement, l'effet, bien, pour ce que j'en sais, là,
c'est... bien, ça va aller plus vite, là, autrement dit.
M. Cliche-Rivard : On s'en
doutait, si c'est la réponse que vous pouvez nous donner aujourd'hui, on va la
prendre. C'est correct. Il y a... Moi, j'apprécie la modification pour le refus
de renouveler l'autorisation. Là, on va avoir, donc, aussi la révocation, la
modification de conditions, elle, vous ne l'avez pas inclus, par contre, ça,
vous dites que ce sera instruit normalement, parce qu'il y a un recours, quand
même, au... Vous l'ouvrez, là, par le... un amendement, je pense... la
contestation, mais ça, ce sera géré dans les délais usuels. Mais là, comme
votre révocation ou votre refus d'annulation a effet immédiat de mettre fin à...
à tout ça, bien, vous jugez que c'est pertinent, que le tribunal peut s'en
saisir tout de suite.
Mme Bélanger : Bien oui, tout
à fait.
M. Cliche-Rivard : Une
modification de conditions n'aurait pas pu se retrouver là aussi, y
avez-vous... Ça a-tu fait
partie des discussions?
Mme Bélanger : Bien, ça n'a
pas fait
partie des discussions, là, depuis mon arrivée, là, avec ces
responsabilités-là, il y a neuf jours, là, mais je pense que les conditions d'autorisation,
de toute façon, on le voit bien, là, c'est toujours possible avant d'en arriver
là, là, qu'il y ait ces discussions-là, puis c'est prévu, là, à d'autres
articles, mais là, c'est vraiment, dans le fond, l'objectif, là, c'est vraiment
de pouvoir assurer, là, qu'une demande soit traitée de façon urgente au besoin.
M. Cliche-Rivard : C'est bon
pour moi, M. le Président, c'est un amendement qu'on appuie.
Le Président (M. Provençal)
: Est ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'amendement? Alors, s'il n'y a pas d'autres interventions, est-ce
que l'amendement déposé par Mme la ministre à l'article 8 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. Maintenant, intervention sur l'article principal. Amendé,
bien entendu. S'il n'y a pas d'autres interventions, est-ce que l'article 8 amendé
du projet de loi est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Adopté.
Article 9, Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme Bélanger : Oui, merci, M.
le Président. Alors, l'article 9, donc : l'article 3 de l'annexe 1 de
cette loi, modifié par l'article 1085 du
chapitre 34 des lois de 2023, est de
nouveau modifié par le remplacement, dans le paragraphe 12.0.1 de...ou 634 par
634 ou 667.19. Le présent
article modifie l'annexe 1 de la
Loi sur la justice
administrative afin d'ajouter à la liste des recours...
Mme Bélanger : ...de la
section des affaires sociales du Tribunal administratif du Québec, les recours
des titulaires qui se croient lésés par une décision du ministre de la Santé
révoquant leur autorisation.
Le Président (M. Provençal)
: Interventions? Oui, Mme la députée de
D'Arcy-McGee?
Mme Prass : Oui, c'est plus
par curiosité. Quels seraient d'autres éléments qui se trouvaient sur la liste
des recours relevant de la
section des affaires sociales? Par curiosité?
Le Président (M. Provençal)
: Maître Bérubé.
M. Bérubé (Mathieu) : Oui,
merci, M. le Président. En fait, pour connaître le... comment je pourrais-dire,
le contenu de tous les recours dont la compétence du Tribunal administratif du
Québec, là, est réservé à cette section-là. Il faut aller voir l'annexe 1 de la
Loi sur la justice administrative. Là, je m'en excuse, Légis Québec ne
collabore pas bien ce matin, là. Ne bougez pas, je vais regarder si je suis
capable... oui, le site est temporairement inaccessible. Mais autrement dit,
c'est des... ça pourrait être d'autres recours, notamment pour des titulaires d'autorisation
qui sont visés par la
Loi sur la gouvernance. Je pense notamment à une
résidence privée pour aînés, je pense à un centre médical spécialisé... merci
beaucoup, OK, c'est ça, donc, voilà, donc, tu sais, autrement dit on en a
plusieurs, là. Il y en a en matière d'assurance parentale, il y en a en matière
de... bon, de
Loi sur l'aide aux personnes et aux familles. Ça fait que tu
sais, les sujets sont regroupés de cette façon-là en fonction de la matière.
• (10 h 40) •
Le Président (M. Provençal)
: Ça va? Y a-t-il d'autres
interventions sur l'article 9? S'il n'y a pas d'autres interventions, est-ce
que l'article 9 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Adopté? Merci beaucoup. Mme la ministre, on entre sur la Loi
sur des services éducatifs à l'enfance. Alors, on aura à traiter des articles
10 à 14. Alors, je vous invite de nous faire lecture de l'article 10, s'il vous
plaît.
Mme Bélanger : Oui.
Alors :
«La
Loi sur les services de garde
éducatifs à l'enfance (chapitre S-4.1.1) est modifiée par l'insertion, après
l'article 11.3, du suivant :
«11.4. Le ministre refuse de délivrer un
permis de centre de la petite enfance ou un permis de garderie lorsqu'un local
visé par une autorisation accordée en vertu de l'article 667.7 de la
Loi sur la
gouvernance du système de santé et de services sociaux (chapitre G-1.021) se
situerait dans le voisinage, au sens du troisième alinéa de cet article, de
l'installation visée par la demande de délivrance de permis de centre ou de
garderie.
L'article 104 ne s'applique pas à la décision prise en vertu du
premier alinéa.»
Commentaires : Le présent
article
modifie la
Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance afin d'empêcher
la délivrance d'un permis de centre de la petite enfance ou de garderie si
l'emplacement du centre ou de la garderie faisait en sorte qu'un local autorisé
par le ministre de la Santé se trouverait dans le voisinage de ce centre ou de
cette garderie. De plus, cette décision ne peut être contestée devant le
Tribunal administratif du Québec.
Le Président (M. Provençal)
: ...ministre. Interventions sur
l'article 10? Oui, M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Juste
confirmer, effectivement, s'il n'y a pas d'accès au tribunal administratif,
mais il y a toujours un accès à la Cour supérieure si jamais... veulent
contester le 150 mètres, là, qu'ils disent finalement c'est 152, il y a une
obstinade sur le... il y a quand même des recours, là. Là, vous enlevez... vous
enlevez le TAQ, mais le... mais vous n'enlevez pas tous les recours. Ça fait
que les gens ont quand même une option, juste quand même clarifier ça puis
rassurer ceux qui pourraient nous écouter puis se poser la question.
Le Président (M. Provençal)
Mme la ministre, s'il vous
plaît.
Mme Bélanger : M. le
Président, je pense que Maître Bérubé, étant donné que la question, là, traite
des recours... la meilleure personne pour répondre.
Le Président (M. Provençal)
: Maître Bérubé, s'il vous plaît.
M. Bérubé (Mathieu) : Merci,
M. le Président. Effectivement, là, ici, l'article vise à exclure la
possibilité de s'adresser au Tribunal administratif du Québec. L'idée étant
qu'une fois que la décision de la ministre est prise à l'égard d'un local, le
150 mètres, là, qui est créé... qui est créé, bien, on ne peut pas y
contrevenir. Donc, l'article vient empêcher le ministre de la Famille, cette
fois-ci, de délivrer un permis de CPE. Mais vous l'avez bien dit, là,
effectivement, là, il reste les recours de droit commun advenant, disons, une
erreur dans le calcul des mètres, là.
M. Cliche-Rivard : Parfait.
Merci.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va? Y a-t-il d'autres
interventions sur l'article 10? S'il n'y a pas d'autres interventions, est-ce
que l'article 10 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Merci beaucoup. Alors, Mme la ministre, pouvez-vous nous
faire lecture de l'article 11, s'il vous plaît?
Mme Bélanger : Alors :
«Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 16.4, du suivant:
«16.5. Le ministre ne peut accorder une
autorisation en vertu du deuxième alinéa de l'article 16, de l'article 16.1 ou
de l'article 16.4 lorsqu'un local visé par une autorisation accordée par le
ministre de la Santé et des Services sociaux en vertu de l'article 667.7 de la
Loi sur la gouvernance du système de santé et de services sociaux...
Mme Bélanger : ...chapitre
G-1.021 se situerait dans le voisinage au sens du troisième alinéa de... de ce
dernier article, de l'installation ou de l'installation temporaire visée par la
demande d'autorisation adressée au ministre, et que celle-ci ne vise pas à
permettre de maintenir la fourniture de services de garde à l'adresse de
l'installation indiquée ou permis d'un titulaire qui cesse ses activités.»
Commentaire : Le présent
article est au même effet que le précédent
article étudié, mais à l'égard de certaines situations particulières telles
qu'un changement d'adresse temporaire pour un centre de la petite enfance ou
une garderie, en raison de circonstances qui ne dépendent pas de son contrôle
et l'empêchent de fournir des services de garde dans l'installation indiquée à
son permis.
Le Président (M. Provençal)
: Merci beaucoup. Intervention sur
l'article... Oui, Mme la députée de D'Arcy-McGee?
Mme Prass : Question, donc,
hypothèse, il y a... site de consommation qui voudrait s'établir dans le coin,
ils ne peuvent pas à cause qu'il y a un CPE. Le CPE ferme pour raisons hors de
son contrôle par la suite. Est-ce qu'il y a une communication qui est refaite
avec l'organisme pour leur dire que, là, ils pourraient s'installer parce que
le CPE n'existe plus?
Mme Bélanger : Je ne suis pas
certaine que je comprends bien votre question, juste la reformuler, s'il vous
plaît.
Mme Prass : Oui, donc, parce
que là on parle de CPE qui pourraient changer d'adresse pour des raisons
quelconques, donc disons, il y a un site de consommation veut s'installer dans
le quartier, mais on dit non, il y a un CPE à 150 mètres, mais avec le temps,
le CPE ferme pour des raisons quelconques. Est-ce qu'on va recommuniquer avec
l'organisme qui voulait s'établir le site de consommation? Parce que
maintenant, c'est... ça serait faisable puisque le CPE n'est... n'est plus dans
ce coin-là?
Mme Bélanger : Bien écoutez,
j'ai le goût de vous dire que si c'est fait dans une période de temps qui est
assez courte, oui, parce que, dans le fond, le dossier est actif, mais c'est
possible, aussi, que le site de consommation supervisée se soit trouvé un autre
endroit, là, effectivement. Alors tu sais, c'est vraiment le principe de la
collaboration, je pense, et puis, donc, avec la Direction régionale de santé
publique, avec les municipalités, c'est l'ouverture au dialogue qui vient
permettre de trouver une façon de faciliter des voies de passage, mais dans ce
cas là, je pense que l'article est très clair, là, dans le respect du 150
mètres, etc. Maintenant, si la CPE ferme puis que le site d'injection
supervisée ne s'est pas trouvé un autre local, un autre endroit, bien, je pense
que là, les parties prenantes, habituellement, sont au courant de ce qui se
passe dans leur réseau local de services, là.
Mme Prass : C'est ça, c'est
question de communication parce qu'on est limité dans le nombre de sites,
justement, à cause du 150, donc on veut s'assurer que ça... si jamais il y a un
changement de situation, la possibilité, maintenant, existe pour l'installation
des sites de consommation qui vont être informés, accompagnés à un certain
point.
Mme Bélanger : Tout à fait.
Le Président (M. Provençal)
: Y a-t-il d'autres interventions sur
l'article 11? S'il n'y a pas d'autres interventions, est-ce que l'article 11
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Adopté? Merci beaucoup. Lecture de l'article 12, Mme la
ministre.
Mme Bélanger : Oui, alors,
«cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 21.1 du suivant.
21.2 : le ministre refuse d'autoriser la modification d'un permis lorsque
celle-ci porte sur l'adresse d'une installation et vise une installation pour
laquelle il serait tenu, en vertu de l'article... en vertu du premier alinéa de
l'article 11.4, de refuser la délivrance d'un permis.» Commentaire : Le
présent
article est au même effet que les deux précédents articles étudiés,
mais à l'égard de la modification de l'adresse d'un centre de la petite enfance
ou d'une garderie prévue à son permis.
Le Président (M. Provençal)
: Merci. Intervention du député de
St-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Bien, je
pense que c'est tout à fait à propos, là, moi, j'en ai un CPE, récemment, qui
devait avoir des rénovations majeures puis qui, par exemple, a changé de... de
local, puis là, si je comprends bien, bien, ça, ça viserait à dire :
Certes, le permis peut être modifié, mais tu ne peux quand même pas aller
t'installer dans le même 150 mètres. Donc, je pense qu'on protège aussi ces cas
d'espèce là, puis... même si c'est temporaire, même si ça dure un an ou deux à
cause des rénovations, il faut quand même que l'application soit là, alors je
pense que c'est des modifications qui sont importantes, puis qui vont
prévoir...
Le Président (M. Provençal)
: On est très cohérent.
M. Cliche-Rivard : ...les cas
d'espèce, exact.
Le Président (M. Provençal)
: Oui. Intervention sur l'article 12. Mme la députée de
D'Arcy-McGee, est-ce que vous auriez une intervention ou est-ce que je vous
laisse un temps de réflexion?
Des voix : ...
Le Président (M. Provençal)
S'il n'y a pas d'autres
interventions...Mme... Mme la députée de D'Arcy-McGee? Alors... alors s'il n'y
a pas d'autres interventions...
Le Président (M. Provençal)
: ...est-ce que l'article 12 est
adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. Merci.
Article 13.
Mme Bélanger : Alors, M. le
Président, donc, l'article 24 de cette loi est modifié par l'insertion, à
la fin du deuxième alinéa de et celle prévue à l'article 21.2 s'applique
en cas de modification d'un permis. Commentaire : Cet
article apporte une
modification de concordance avec la modification apportée par le précédent
article étudié du projet de loi.
Le Président (M. Provençal)
: Merci. Interventions sur
l'article 13. Il n'y a pas d'intervention? Alors, s'il n'y a... pas
d'interventions sur l'article 13? Non. Alors, s'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 13 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Merci beaucoup.
Article 14, Mme la ministre.
• (10 h 50) •
Mme Bélanger :
L'article 108
de cette loi est modifié par l'insertion dans le premier alinéa et après à
l'exception d'une norme de prévue aux articles 11.4, 16,5 et 21.2 ou d'une
norme. Commentaire : le présent
article a pour objet de limiter la portée
du pouvoir exceptionnel du ministre de la Famille, d'autoriser l'application
d'une mesure différente d'une norme prévue à la
Loi sur les services de garde
éducatifs à l'enfance. Ainsi, il ne serait notamment pas possible d'invoquer ce
pouvoir exceptionnel afin de permettre la délivrance d'un permis de centre de
la petite enfance ou de garderies qui auraient dans son voisinage un local
autorisé par le ministre de la Santé.
Le Président (M. Provençal)
: Merci beaucoup. Interventions
sur l'article 14? S'il n'y a pas d'autres interventions est-ce que
l'article 14 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Merci. Maintenant, dans les deux dispositions
transitoires, deux articles : l'article 15 et... pour un amendement.
Alors, Mme la ministre, l'article 15.
Mme Bélanger : Oui. Alors,
Article 15 : est réputé avoir été autorisé par le ministre en vertu
de l'article 667.7 de la
Loi sur la gouvernance du système de santé et de
services sociaux,
chapitre g-1.021, et pour la durée prévue à
l'article 667.17 de cette loi édictée par l'article 1 de la présente
loi, le local où sont offerts le, entre parenthèses, indiquez ici la date de la
sanction de la présente loi, fermez la parenthèse, des services de consommation
supervisée. La personne ou le groupement offrant des services de consommation
supervisée dans ce local est réputé être le titulaire de l'autorisation. Le
premier alinéa s'applique même à un local situé dans le voisinage, au sens du
troisième alinéa de l'article 667.7 de la
Loi sur la gouvernance du
système de santé et de services sociaux édictée par l'article 1 de la
présente loi, de l'un des lieux visés au deuxième alinéa de cet article. Dans
un tel cas, l'autorisation ne peut toutefois être renouvelée.
Commentaire : le présent
article vise à réputer autorisés par le ministre
de la Santé des locaux qui offrent des services de consommation supervisée, à
la date de la sanction de la présente loi. Ces autorisations prennent fin
quatre ans suivant la date de la sanction de la présente loi. Cette présomption
s'applique même à l'égard des locaux qui se situent dans le voisinage d'une
école ou d'un établissement d'enseignement privé dispensant des services
d'éducation préscolaire ou d'enseignement primaire ou secondaire, ainsi que
dans le voisinage d'un centre de la petite enfance ou d'une garderie.
Cependant, cette autorisation ne peut être renouvelée.
Le Président (M. Provençal)
: ...l'amendement, s'il vous plaît.
Mme Bélanger : Oui, alors,
l'amendement se lit comme suit.
Article 15 : remplacer la dernière
phrase du deuxième alinéa de l'article 15 du projet de loi par les phrases
suivantes; le ministre peut par la suite renouveler l'autorisation à l'égard
d'un tel local, malgré les deuxième et troisième alinéas de
l'article 667.7, s'il le juge opportun. L'autorisation ne peut toutefois
être renouvelée si le ministre a reçu au plus tard six mois avant la date à laquelle
prend fin l'autorisation, un avis de la municipalité sur le territoire de
laquelle se situe le local, lui indiquant que la municipalité a tenu une
consultation publique et qu'elle considère, à l'issue de celle-ci, que les
activités liées aux services offerts dans le local excèdent les inconvénients
normaux du voisinage. Commentaire : l'amendement vise à permettre au
ministre de la Santé de renouveler, au terme de la période de quatre ans,
l'autorisation de local existant à la date de la sanction de la loi, située à
moins de 150 mètres d'une école ou d'un établissement d'enseignement privé
dispensant des services d'éducation préscolaire ou d'enseignement primaire ou
secondaire, ainsi...
Mme Bélanger : ...que d'un
centre de la petite enfance ou d'une garderie malgré les deuxième et troisième
alinéas de l'article 667.7 de la
Loi sur la gouvernance du système de santé et
de services sociaux. Toutefois, l'autorisation ne peut être renouvelée si le
ministre a reçu, au plus tard six mois avant la date à laquelle prend fin
l'autorisation, un avis de la municipalité sur le territoire de laquelle se
situe le local lui indiquant que la municipalité a tenu une consultation
publique et qu'elle considère, à l'issue de celle-ci, que les activités liées
aux services offerts dans le local excèdent les inconvénients normaux du
voisinage.» Merci.
Le Président (M. Provençal)
: Merci, Mme la ministre. Interventions
sur l'amendement de l'article 15? M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Merci, M.
le Président. Si je comprends bien, Mme la ministre, initialement, on n'avait
aucune genre de... bien, on avait une demi-clause de droit acquis, là, mais qui
durait quatre ans finalement, puis qu'après ça, il fallait se conformer au bout
du délai de quatre ans. Et le ministre des Services sociaux, l'ex-ministre des
Services sociaux, nous avait dit essentiellement, puis en briefing
initial : Ça, ça touche deux sites, ça touche le BRAS Outaouais, ça touche
la Maison Benoît Labre. Bon, le BRAS Outaouais, quand même, avec la Ville de
Gatineau, sont venus nous dire : Écoutez, nous, on est effectivement à 100
mètres, si je ne me trompe pas, ou en tout cas, de deux CPE, mais la
cohabitation se passe très bien puis on ne voit pas pourquoi un, on changerait
les habitudes de ce qui fonctionne, puis deux, on engagerait des millions de
dollars de transfert de frais. Donc, la mairesse était même venue nous
dire : Moi je préfère le maintien.
C'est un petit peu votre réponse ici, à la
Ville de Gatineau, puis au BRAS Outaouais. J'aimerais ça quand même vous
entendre là-dessus.
Mme Bélanger : Bien, en fait,
je pense que vous résumez bien l'esprit de cet article-là. C'est vraiment, en
fait, là, ce qu'on comprend de l'article, c'est qu'au moment où la loi va
entrer en vigueur, les centres de consommation de services sont présumés donc,
conformes, et donc, ils continuent pour un quatre ans. Donc ça, on s'entend
là-dessus.
Ce que cet
article amène, c'est que la
possibilité pour le ministre de prolonger l'autorisation par la suite, à moins
que la municipalité, via une consultation publique, dans le fond, informe le
ministre des enjeux qui ne sont pas résolus au niveau de la cohabitation, là,
je l'exprime différemment.
Hier, je suis allé visiter la Maison
Benoît Labre. Je les salue, en passant, pour le travail qu'ils font. J'ai été
visiter l'ensemble de la Maison Benoît Labre, autant au niveau du Répit qui est
ouvert 24 h sur 24, sept jours sur sept, les appartements, mais aussi les deux
cubicules au niveau du centre de consommation supervisée. J'ai fait le tour du
terrain, j'ai fait le tour du terrain de l'école, aussi, alors, pour bien
comprendre, en fait, là, tout ce qu'on est en train de faire aujourd'hui.
Et pour moi, ça va de soi que cet
article-là amène une possibilité dans le cas où il y a une acceptabilité
sociale, que la municipalité, dans le fond, n'a pas levé de drapeau, là, sur le
sens d'une consultation publique qui irait à l'encontre pour, donc,
l'acceptation d'un tel centre de consommation supervisée.
Puis peut-être aussi, j'en profite juste
pour vous informer que j'ai aussi l'intention de me rendre en Outaouais très
bientôt et je vais aussi aller rencontrer la mairesse concernant le centre
BRAS.
M. Cliche-Rivard : Excellent.
Bien, effectivement, on avait été informé de votre beau passage dans Saint-Henri—Sainte-Anne,
Mme la... M. le Président, pardon. Merci, Mme la ministre d'avoir fait ça, je
pense que c'était important, c'est un geste fort.
Dans le cas de la Maison Benoît Labre,
bien, on est un petit peu dans une séquence différente où eux-mêmes ont
avalisé, là, à travers ces mêmes consultations-là, puis donner leur feu vert,
là, à la... aux projets de relocalisation. Donc, ma compréhension, puis
corrigez moi si je me trompe, là, c'est que normalement, si tout ça suit son
cours, on n'est pas dans ces dispositions-là pour la Maison Benoît Labre, on
est plutôt dans la mise en place du projet de relocalisation, même si
théoriquement vous pourriez attendre l'avis de la municipalité, puis vous,
décider que c'est jugé opportun, là. Mais on n'est pas dans ce créneau-là. Ma
compréhension, c'est plutôt qu'on était dans le créneau où on avançait,
effectivement, vers une relocalisation.
Peut-être juste clarifier vu que l'article
permettrait les deux scénarios, là.
• (11 heures) •
Mme Bélanger : Bien, en fait,
ce qu'il faut quand même se rappeler, là, c'est qu'à partir du moment où la
loi...
Haut de la page
11 h (version non révisé
e) Mme Bélanger : ...en vigueur,
l'ensemble de nos sites sont réputés conformes et continus pour un quatre ans.
Bon, maintenant, ça, c'est quand même important de le mentionner, là, y compris
dans le cas du site Benoît Labre. Donc, il y a un quatre ans. Maintenant, il va
avoir un travail à faire, naturellement, là, moi, je tends la main à cet
organisme pour s'assurer que les besoins sont bien répondus, j'ai été, quand
même, à même de constater que les lieux sont exigus, ils ont deux cubicules,
donc, éventuellement, on verra avec eux. Pour vous donner un exemple, j'ai été
à même de constater que ce serait impossible pour eux autres d'ajouter des
cubicules au moment où on se parle, ils n'ont pas les lieux physiques pour
faire ça. Donc, tout de suite, ça nous amène à réfléchir, peut-être, les choses
autrement, éventuellement, si on pensait développer. Peut-être que ça peut
donner une opportunité à l'organisme aussi, éventuellement, de réfléchir. J'ai
eu l'occasion de parler avec la directrice, hier, la directrice générale et,
donc, c'est clair que la loi qu'on est en train d'adopter elle est très au fait
du 150 mètres, elle sait dans quel contexte elle est, puis, au moment où
on se parle, bien, je ne veux pas présumer de ce qui arrivera dans quatre ans,
mais c'est clair que le consensus social est quand même important aussi.
M. Cliche-Rivard : C'est ça,
le consensus social avait quand même avancé à ma compréhension, à l'effet qu'effectivement
on le déménageait, moi, du moment où l'organisme a appuyé aussi formellement,
ici en commission, cette proposition-là, j'ai tendu la main moi aussi, l'ex-ministre
des Services sociaux avait tendu la main aussi. Ça fait que, juste, quand même,
confirmé à ceux qui nous écoutent, là je comprends que la loi, c'est la loi, mais
l'intention ministérielle, actuellement, c'est toujours d'accompagner l'organisme
dans une relocalisation du site de consommation supervisée exclusivement, évidemment.
Mme Bélanger : Bien, en fait,
l'intention, c'est d'accompagner l'établissement... l'organisation, bien sûr, l'organisme,
ça, c'est clair. Hier, en allant visiter les lieux, pour moi, c'était déjà, là,
un premier signe important. Maintenant, la loi, c'est la loi et nous allons
accompagner l'organisme afin de mieux répondre, le plus possible, aux besoins
des usagers en tenant compte de la cohabitation sociale, alors c'est juste que
je ne veux pas ce matin, là, m'avancer en disant que oui, ils vont déménager,
puis ils vont déménager dans la prochaine année ou dans les 18 prochains
mois, là, je ne suis pas là. Là, on est dans la loi, ça fait que les mesures
sont là, on va accompagner Benoît Labre pour trouver une solution pour le site
de consommation supervisée. Alors, je pense que c'est important de le
mentionner, puis... Si, vous savez, si demain matin il y avait un consensus social,
moi, je ne peux pas prédire de ce qui va arriver, là, donc, si ça arrivait,
bien à ce moment-là, donc, tant mieux s'il y a un consensus social. S'il n'y en
a pas, je reviens au sens de l'article, mais à ce moment-là, on va continuer d'accompagner.
M. Cliche-Rivard : Là, ma
compréhension, c'est qu'il y a effectivement un consensus social, mais pour que...
pour qu'il y ait un déménagement... si ça ça devait... bien, il existe ce
consensus-là, avez-vous... Tu sais... Disons les vraies affaires, on était dans
un paradigme un petit peu différent la semaine passée, là, où, effectivement, l'organisme
avec l'article 15 précédent déménageait au bout de quatre ans, l'ex-ministre
des Services sociaux était venu sur le terrain, vous êtes venu sur le terrain
aussi, les discussions sur les futurs sites de la maison étaient en cours, puis
on était dans ce paradigme-là de trouver la prochaine adresse, là, puis, disons
que les citoyens sur le terrain ont commencé à se faire à l'idée qu'effectivement
il y a un déménagement en cours. Là, j'aimerais ça être clair qu'on ne leur
envoie pas le message opposé, là. Je voudrais juste, tu sais, moi, je le fais avec
toute transparence, puis je sens que votre intention, ce n'est pas ça. Là, la
loi telle qu'elle fera en sorte que cette question-là pourrait être repoussé
dans trois ans et demi, à six mois du renouvellement de l'autorisation, puis
que là, la ville fera ce qu'elle a à faire, puis on verra, ça me semble loin
pour qu'on donne les assurances à la population.
Mme Bélanger : Bien, oui,
merci, M. le Président, mais, hier, la directrice générale me disait que justement,
hier soir, il y avait encore une rencontre de voisinage, ça fait que les
mécanismes sont en place actuellement, le dialogue est ouvert. Hier, lorsque je
suis allé faire le tour de la cour d'école, c'était la récréation et les
enfants étaient dehors, ce qui est une très, très bonne chose, mais il y avait
beaucoup...
Mme Bélanger : ...beaucoup de
surveillance, là. J'ai compté plus d'une dizaine à l'oeil, là, rapidement, de
personnes adultes qui étaient présents dans la cour d'école bien identifiées,
là, puis qui supervisaient les jeunes qui jouaient, là, dans le parc-école, là.
Puis il y avait autant d'enfants du côté de la rue en avant, là, qui faisaient
plus des activités plus sportives et tout ça. Donc... et je n'ai pas vu de
personnes, usagers, aux abords directement, là, du parc-école. Ils étaient plus
sur le site, là, du côté de Benoît Labre.
Alors, moi, dans le fond, ce que je veux
vous dire aujourd'hui, c'est qu'il y a la loi. On va de l'avant avec le respect
du 150 mètres. Le respect du 150 mètres, je l'ai dit à plusieurs reprises,
c'est vraiment... doit être respecté. Mais en même temps, vous nous donnez
l'exemple du BRAS en Outaouais. Là, il y a de l'acceptabilité sociale. Tant
mieux. Mais si advenant qu'il n'y ait pas d'acceptabilité sociale, dans un an
ou deux, la question va se poser aussi pour le BRAS.
Alors, on a deux... on a deux organismes
actuellement, là, qui sont à l'intérieur du périmètre de 150 mètres. Benoît
Labre a été très, très médiatisé. Très médiatisé. Moi, dans le fond, ce que je
dis, c'est la loi, c'est la loi. Elle doit être respectée. Mais si dans trois
mois il y avait un consensus, c'est ça, là. Je ne peux pas prédire, moi,
comment la discussion puis le dialogue va se faire, mais je les invite à
continuer de faire leur comité de bon voisinage, parce que d'ici à ce qu'on
accompagne l'organisme, c'est important d'assurer la sécurité des enfants.
C'est très important, puis d'assurer des services aussi aux usagers. Donc, on
va accompagner l'organisme et on va voir quel sera le mieux.
Je veux quand même vous dire aussi que
j'ai su hier que la directrice régionale de la santé publique était... Dre
Mylène Drouin, était très présente dans l'organisme, qu'elle y allait presqu'à
tous les vendredis. Donc, on va se rasseoir, on va travailler pour trouver de
meilleures solutions. L'objectif, c'est de trouver une solution. La directrice
générale est déjà au fait. Elle réfléchit à tout ça. Donc, on va continuer de
les accompagner, et puis pour la sécurité de tous.
Le Président (M. Provençal)
: ...D'Arcy-McGee.
Mme Prass : Merci, M. le
Président. Mme la ministre, vous avez parlé du comité de bon voisinage. Ce
n'est plus la Maison Benoît Labre qui gère ce comité-là. C'est un autre
organisme qui traite de... Solidarité Saint-Henri, qui traite de l'itinérance
de façon plus générale. Moi, quand je parle aux parents, ils sentent que ce
comité ait dilué leur voix et les enjeux dont... auxquels ils voudraient
s'adresser et même qu'ils doivent maintenant signer un document qui fait en
sorte qu'ils ne peuvent pas discuter les conversations qui ont lieu dans ce
comité-là. Donc, pas sûr que c'est nécessairement du progrès dans ce sens-là,
parce que les parents et les citoyens semblent nous dire qu'ils ressentent qu'ils
ont moins de voix et peuvent s'exprimer... et n'ont pas la liberté de
s'exprimer comme ça existait auparavant.
Donc, par exemple, dans ce cas-là, est-ce
que... un petit peu pour revenir sur mon collègue ait dit : Ça ne va pas
être dans quatre ans si la municipalité ne trouve pas que... ne vient pas vous
voir pour dire : On a fait une consultation et une certaine acceptabilité
qu'il y aurait un déménagement... donc... mais est-ce qu'on doit attendre ces
quatre ans? Parce que par exemple, quand on était en consultation, la Maison
Benoît Labre nous a dit qu'eux, ils étaient prêts à être déménagés plus tôt
s'ils trouvaient un local où déménager. Donc, on veut juste s'assurer qu'il ne
va pas avoir quatre ans pendant lesquels, parce que je pense, comme vous avez
dit, ça été médiatisé, on connaît la situation, les familles ne veulent pas
avoir à attendre quatre ans pour démontrer le fait pour eux qu'il n'y ait pas
de cohabitation, il n'y a pas d'acceptabilité. Donc, on veut les assurer que
l'accompagnement, par exemple, de la part du gouvernement, pourrait... pourrait
commencer dès la sanction de la loi pour justement, parce qu'on sait que c'est
un processus qui va prendre du temps, pour qu'on ne commence pas dans un an,
deux ans, trois ans, quatre ans que le processus commence le plus tôt possible
pour trouver ce nouvel emplacement-là.
• (11 h 10) •
Mme Bélanger :
Bien,
écoutez, peut-être qu'on dit la même chose, mais peut-être différemment, là. Je
veux dire, dans la loi, on a un quatre ans. Je pense que c'est sage de mettre
quatre ans. Maintenant, si on trouve des solutions avant, bien, on les mettra
en place. Tu sais, dans le fond, ce que je voulais vous dire, c'est qu'on
accompagne cet organisme-là et ce n'est plus l'organisme, effectivement, la
directrice générale me l'a confirmé, qui intervient dans les rencontres au
niveau de la cohabitation, elle est présente, mais ce n'est plus elle qui
assure ce leadership-là puis ça va dans l'esprit de ce qu'on a adopté au niveau
de la cohabitation...
Mme Bélanger : ...hein, quand
on a parlé de la cohabitation, on a dit : ce n'est pas l'organisme qui
gère le plan de cohabitation, il est
partie prenante, mais on a ramené ça, vous
vous souvenez, à Santé Québec. Donc là, on va quand même, avec l'adoption de
cette loi, revoir les rôles, tu sais, les rôles et responsabilités ont été
révisés dans les... révisés, excusez, dans les articles qu'on a adoptés. Donc,
ça va se mettre en place, ça veut dire que là, il y a un problème de
cohabitation, en tout cas, ou une problématique de cohabitation. Donc, Santé
Québec, avec son rôle, vont intervenir, va... par exemple, décider que ce soit
la Direction régionale de santé publique. Il faut trouver une solution. C'est
juste que je ne veux pas mettre de durée de temps dans cette... dans cette dans
cette loi-là. Donc, on a un quatre ans et si on trouve une solution avant,
bien, on trouvera une solution avant avec la Direction régionale de santé
publique, les besoins sont importants à Montréal, donc on verra comment tout
ça, là, peut se... peut se mettre en place.
Mme Prass : Donc, pour
répéter ce que vous avez dit, ça va... commencer, ce travail va commencer
prochainement...
Mme Bélanger : Bien oui, c'est
sûr... continue. En fait, M. le Président, peut-être juste vous dire, il y a
eu, quand même, du travail de fait, je pense qu'il y a eu une évolution dans le
dialogue, je comprends que c'est... c'est loin d'être parfait, là, j'en saisis
vraiment l'importance de continuer le dialogue. N'oublions pas que Santé Québec
arrive avec des responsabilités, ils vont avoir cette responsabilité
d'accompagner l'établissement pour la suite des choses, l'organisation pour la
suite des choses.
Le Président (M. Provençal)
: Monsieur le député de
St-Henri—Sainte-Anne, s'il vous plaît.
M. Cliche-Rivard : Je... je
sens qu'on est à la même place, mais que je n'entends pas les mêmes choses, ça
fait que je veux juste qu'on soit certains, là. Parce que là, il n'y a pas si
longtemps, il y avait un aval, puis un engagement de votre prédécesseur à
accompagner, puis éventuellement, à financer la relocalisation du site de
consommation supervisée. Est-ce qu'on est encore à la même place? Parce que là,
je sens que sur ce dossier là, depuis deux ans, on fait un pas en arrière, deux
pas en avant, un pas en arrière. Puis là, je... je ne suis pas certain, en même
temps, moi, j'ai l'impression que oui, là, mais ce n'est pas ça que j'ai
entendu. Donc, vous avez parlé d'opportunité, je sais qu'on ne va pas rien
confirmer ici, là, d'opportunités d'agrandissement, vous avez parlé
d'opportunités de davantage de services, notamment, peut-être à une population
itinérante dans le besoin. Tu sais, l'article dit : si la ministre le juge
opportun. Là, on a eu ces discussions-là avec l'ex-ministre, il y a eu des
discussions aussi avec l'ex-maire d'arrondissement Benoît Dorais, il y a eu des
discussions avec les tables de quartier, il y a eu des discussions avec moi,
aussi, comme député local, avec l'organisme aussi, puis là, le plan, c'est :
on relocalise le site de consommation supervisée. C'était ça, le plan jusqu'à
ce que... jusqu'à là, là. Là, moi je ne veux pas... je veux que ça soit très
clair pour mes citoyens que c'est encore ça, le plan, parce que c'est là où on
en était rendus. C'est ça l'engagement de l'organisme qui accepte, c'était ça
l'engagement de votre prédécesseur, puis je, très franchement, je ne pense pas
que la cohésion sociale a besoin de rejouer dans ce film là encore trois ans et
demi. Puis là, vous venez, justement, d'adopter... on va adopter, ensemble, un
projet de loi qui dit 150 mètres... Je... je ne nous implore, là, à ne pas
jouer dans le suspens encore trois ans, là... Puis je sais que vous ne pouvez
pas confirmer rien, mais si c'est encore l'intention ministérielle de le
déplacer, le site, oui ou non, ça serait ça, ma question.
Le Président (M. Provençal)
: Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme Bélanger : Bon, en tout
respect, cher collègue, là, vous parlez beaucoup du passé, vous parlez de
l'ex-mairesse, de l'ex-ministre Carmant, que je salue parce qu'il a fait un
travail important là-dedans. On est en train d'adopter un projet de loi, on a
discuté beaucoup de cohabitation, du rôle de Santé Québec, alors moi, une fois
que la loi entrera en vigueur, mon rôle comme ministre, c'est de m'assurer que
Santé Québec, autant... du côté du Centre-Sud que de l'Outaouais, nous
garantisse que les deux établissements qui sont à l'intérieur du 150 mètres,
bien, il y ait une évolution dans ce dossier-là du côté de l'Outaouais...
j'irai visiter et je rencontre la mairesse, comme je l'ai mentionné, on est
dans un autre contexte. Du côté de Benoît Labre, on est dans d'autres choses.
J'ai été à même de voir, je dirais, la superficie, les lieux physiques,
l'organisation de leurs activités, alors ils vont continuer de faire évoluer
ça, c'est juste que je n'écrirai pas dans une... dans un article, ce matin, que
Benoît Labre, dans un an ou dans deux ans, déménage... dès qu'on aura trouvé
une place, ils vont devoir, éventuellement, bien sûr, changer de place. De
toute façon, ils ont deux cubicules, je l'ai mentionné tantôt, là, je suis
allé, là...
Mme Bélanger : ...entrée dans
les cubicules. Ils en ont deux. Ça répond à peine aux besoins. Alors je leur
demanderai, comme ministre, éventuellement, via Santé Québec, d'augmenter leur
offre de service, ils seraient incapables de le faire. Vous comprenez où je
veux aller? Alors donc, maintenant, c'est juste qu'on n'écrira pas dans
l'article, que dans ce cas-là, eux autres pourraient... ça pourrait être avant
quatre ans. C'est maximum quatre ans. Mon objectif, c'est de continuer, par
contre, à ce que les mesures de sécurité soient en place, puis, ça, c'est
vraiment important. C'est vraiment important et, donc... et la cohabitation, ça
va être important que le plan de cohabitation devrait, probablement, être mis
en place rapidement dans cet établissement-là, qui représente des enjeux. Santé
Québec va intervenir à ce niveau-là.
M. Cliche-Rivard : Bien, je
vous rassure, Mme la ministre, je ne veux pas qu'on amende le texte, mais je
veux quand même qu'on aille les engagements, puis là, la phrase que vous... que
vous venez de dire est quand même plus clair, là, à l'effet qu'éventuellement,
puis dans une façon positive, je le dis moi aussi, hein, dans une façon de
desservir les besoins, là, il va falloir éventuellement qu'il y ait davantage
de services, puis il va falloir qu'il déménage, vous l'avez dit. Après,
l'ex-ministre ni l'organisme ne s'est jamais engagé sur un délai de temps, puis
je ne vous demande pas de faire ça aujourd'hui non plus. Mais, à terme, c'est
l'intention, c'est ce que j'entends, là, puis ce sera un an, deux ans, trois
ans... je veux dire, on ne le dira pas aujourd'hui. Mais l'organisme continue
de travailler sur ce plan de relocalisation, c'est ce qu'il me disait hier,
c'est ce qu'ils me disent encore aujourd'hui.
Mme Bélanger : ...c'est tout
à fait là, la discussion qu'on a eue hier, il n'y avait aucune surprise, là.
Moi, j'allais voir où il était, où il en était. Bien, oui, ils sont déjà en
train de trouver, d'imaginer des solutions autres qu'on discutera
éventuellement, là, avec les parties prenantes, notamment avec la Direction
régionale de santé publique, le CIUSSS Centre-Sud, avec Santé Québec, mais ils
étaient déjà en train d'imaginer des scénarios, alors on ne les arrêtera pas
là-dessus, là. Maintenant, j'ai confiance, moi, qu'on va trouver une solution
le plus rapidement possible, alors...
M. Cliche-Rivard : Puis, les
moyens financiers, l'appui financier sera là?
Mme Bélanger : Bien, écoutez,
là, on ne peut... on ne peut pas exiger d'un organisme qu'il déménage sans lui
donner les moyens financiers, il ne pourra juste pas déménager, dans ce
contexte-là, là, alors ils ont des budgets qui leur sont alloués, qui sont
quand même assez serrés.
M. Cliche-Rivard : Je disais
ça parce que, dans la version précédente de la loi, c'est vrai que vous... vous
exigiez le déménagement. Là, la version actuelle ne l'exige pas. Ça fait qu'il
y a... mais qu'importe, vous serez là, vous accompagnerez, vous serez présente.
Mme Bélanger : Je vais être
présente et puis d'ailleurs, je vous tends la main, on pourra, c'est dans votre
circonscription en particulier, ça fait qu'on pourra collaborer ensemble à ce
niveau-là.
M. Cliche-Rivard : Vous avez
dit quelque chose de très important, par contre, sur le plan de cohabitation
actuel. Là, le projet de loi fait en sorte que les organisations, en fait les
détenteurs d'autorisation... ah non, ce n'est pas... je recule. Les sites
actuels sont autorisés par l'effet de la loi. Ceci dit, l'ensemble des éléments
de plan de cohab, tout ça là, tout ce qu'on a dit, là, plan d'action, analyse,
tout ça, ça, ça va arriver seulement dans quatre ans. Il n'y a pas
actuellement, aujourd'hui, la prise en charge par le projet de loi de Santé
Québec du plan de cohabitation. Donc, moi, j'aimerais peut-être qu'on affirme
que cette charge-là arrive dans les responsabilités de Santé Québec dès
maintenant. Parce que, là, si je comprends bien, puis peut-être qu'on nous
confirmera ce transfert de responsabilité là seulement va se faire dans quatre
ans. J'aimerais ça savoir si déjà Santé Québec, dès l'adoption du projet de
loi, va obtenir la responsabilité de la cohabitation.
Mme Bélanger : OK, bon, c'est
une question fort pertinente. Je demanderais, M. le Président, à Dr Quach
d'intervenir.
Le Président (M. Provençal)
: Oui, je me doutais. Alors,
consentement pour permettre au docteure...
Des voix
: Consentement.
Le Président (M. Provençal)
: Merci.
Mme Quach-Thanh (Caroline) : Caroline
Quach-Thanh, Directrice nationale de santé publique. Merci, M. le Président. En
fait, vous avez raison, pour l'instant, il n'y avait pas de délai plus court
qu'au moment de... du renouvellement, finalement, de l'autorisation qui
demanderait à la santé publique ou à Santé Québec de s'impliquer. Sachant, par
ailleurs, que la DRSP de Montréal est déjà fort impliquée dans tout ce qui se
passe présentement, là, compte tenu des enjeux. Donc, encore une fois, là, d'un
point de vue collaboratif, on s'était dit qu'ils étaient à la table et qu'ils
feraient ce qu'il y avait à faire, mais pour l'instant, dans le projet de loi,
il n'y avait pas de... il y avait... en fait, le délai était à la demande de
réautorisation, là, dans quatre ans.
• (11 h 20) •
M. Cliche-Rivard : Merci pour
votre réponse. Ma question, elle concerne autant les deux sites que...
M. Cliche-Rivard : ...que
tous les sites, là, et là, on adopte quelque chose. C'est important, là, c'est
nécessaire, dans lequel on a mis la responsabilité de la cohabitation sur Santé
Québec. Mais finalement, là, on découvre que cette responsabilité-là elle va
appartenir à Santé Québec en 2029. Bien, les modifications législatives font
juste en sorte que c'est le plan de cohab qui va avoir lieu au niveau de la...
de la réautorisation.
Donc, moi, je veux juste être certain ici
qu'on ne crée pas un vide où Santé Québec n'a pas sa responsabilité. Puis là,
il faut-tu prévoir un an de délais? Il faut-tu prévoir six mois? Il faut-tu
prévoir une zone tampon? Je suis ouvert à discuter, mais ma compréhension,
c'est que tout le travail qu'on a discuté en amont pour l'obtention
d'autorisations, là, ces organismes-là vont avoir à le faire au renouvellement
seulement. Puis la charge de gérer la cohab, donc, Santé Québec l'aura
seulement, formellement par la loi, au niveau de la... de la prolongation de
l'autorisation.
Moi, j'ai quand même une inquiétude à cet
effet-là que cette charge-là reste dans la cour du communautaire encore pour
quatre ans. Est-ce qu'il y a possibilité pour vous, puis je ne sais pas si
c'est dans les dispositions d'introduction, etc., mais est-ce qu'on peut
mandater Santé Québec sur le plan de cohab, dans un avenir rapproché? Je
comprends qu'ils peuvent le faire informellement, je comprends que Mylène
Drouin est là quand même, mais ce n'est pas la même chose que d'avoir un plan
de cohab qui mobilise les acteurs, ville, police, centres de services
scolaires, etc.
Moi, si on dit qu'on fait tout ça
aujourd'hui seulement pour application à... je pense qu'on manque... qu'on
manque quelque chose, là.
Mme Bélanger : M. le
Président, bien, je n'ai pas discuté avec mes collègues, mais à première vue,
je trouve ça intéressant parce que dans le fond, avec la loi, il y a un signal
à donner aussi, et de le donner via la cohabitation, à un plan d'action de
cohabitation, je pense que ça peut être intéressant, là, de voir à quel moment
un plan de cohabitation pour les établissements existants puis à venir, mais
là, c'est d'autre chose, naturellement, là. Mais parce qu'à venir, ça veut dire
que là, il y a le respect de la loi intégrale, mais pour les établissements
existants, je vais voir. Je demanderais une suspension, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Oui. Suspension, s'il vous plaît.
(Suspension de la séance à 11 h 22)
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11 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 11 h 38)
Le Président (M. Provençal)
: Alors, on va reprendre nos travaux.
Des voix : ...
Le Président (M. Provençal)
: Il y a... il y a eu du travail qui a été fait par la
partie ministérielle pour répondre à... aux partis d'opposition. Alors, moi, je
vous suggère... On va suspendre l'amendement de 15, avec votre consentement, on
va suspendre l'article 15... avec l'amendement et on va traiter tout de suit le
nouvel
article 15.1. Et ça, ça va répondre, en même temps, directement à la
question, ça va peut-être éviter de... de se promener de 15... de l'amendement
15 à 15.1. Alors, consentement pour suspendre l'amendement à 15?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Provençal)
: Consentement pour suspendre l'article
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Provençal)
: Et maintenant, on... je vois qu'on a un consentement pour
permettre à la ministre de déposer un amendement qui va introduire l'article
15.1 et qui va peut-être... qui devrait répondre aux discussions qui avaient
été faites il y a quelques instants. Alors, Mme la ministre, je vous invite à
nous en faire la lecture.
Mme Bélanger : Oui, merci, M.
le Président. «Insérer, après l'article 15 du projet de loi, le suivant, 15.1.
Santé Québec doit débuter les démarches requises afin de produire au plus tard
le, indiquer ici la date qui suit de 24 mois celle de la sanction de la
présente loi. Le plan de cohabitation visé à l'article 667.5.1 de la
Loi sur la
gouvernance du système de santé et de services sociaux,
chapitre G-1.021,
édicté par l'article 1 de la présente loi en collaboration avec chacun des
titulaires d'autorisation visés à l'article 15 de la présente loi, ainsi qu'avec
les autres intervenants visés à l'article 667.5.1 de la
Loi sur la gouvernance
du système de santé et de services sociaux.»
• (11 h 40) •
Commentaire : L'amendement vise à
prévoir... Excusez, OK, alors l'amendement vise à prévoir que Santé Québec doit
produire un plan de cohabitation pour chacun des titulaires d'autorisation
existants dans les deux ans de la date de la sanction de la loi...
Le Président (M. Provençal)
: ...intervention, Mme la députée de
D'Arcy-McGee.
Mme Prass : Oui, merci, M. le
Président. Je comprends que Santé Québec doit débuter les démarches requises,
mais on n'indique pas, et je comprends que, de façon implicite, on comprend que
c'est à partir de la sanction de la loi. Mais la façon dont c'est... rédigé
doit débuter les démarches requises afin de produire, au plus tard, dans 24
mois... mais... peut-être, c'est... moi, je ne trouve pas que c'est très clair
que Santé Québec va commencer ses travaux avec la sanction de la loi. Parce que
quand on dit «doit débuter les démarches requises» afin de produire au plus
tard, 24 mois, bien, c'est... c'est un petit peu ambigu, dans le sens de, doit
débuter... doit débuter à quel moment? Si le plus tard est dans le 24 mois, je
pense qu'il faut être un petit peu plus explicite que les travaux vont
commencer avec la sanction de la loi.
Le Président (M. Provençal)
: Maître Bérubé, s'il vous plaît.
M. Bérubé (Mathieu) : Merci,
M. le Président. Bien, pour apportez, peut-être, un petit peu d'éclairage, ici,
l'article 15.1, comme il entrerait sur sanction en vertu de l'article 16 de...
du projet de loi, on crée une obligation positive, ici, à Santé Québec, là, de
débuter, là donc, doit débuter les démarches, donc cette obligation-là doit
débuter elle-même au moment de la sanction. Donc, tout ça débute à la sanction,
le début des démarches requises pour produire au plus tard deux ans, dans deux
ans, le plan de cohabitation.
Mme Prass : ...je peux laisser
mon collègue...
Le Président (M. Provençal)
: Oui, député... M. le député de
St-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Merci, M.
le Président. Encore une fois, je veux quand même remercier la ministre pour ce
chemin parcouru, là, on avait quand même seulement des obligations de plans de
cohab qui... qui entraient en vigueur au renouvellement des autorisations dans
la version précédente, donc là, on apporte un éclairage qui amène à 24 mois. Ce
que je comprends, c'est que dans l'état actuel, puis dans le raisonnable,
demander plus tôt que ça, ça serait compliqué. Ceci dit, comme il y a un
engagement, puis le maître Bérubé vient de... de clairement le clarifier, là,
de commencer dès maintenant, il pourrait clairement y avoir la production d'un
plan d'action avant... d'un plan de cohabitation avant ça, c'est jusqu'au plus
tard, là, tout le monde doit avoir fini sa job dans le 24 mois, mais il n'est
pas impossible que dans six mois, dans 12 mois, quelqu'un qui a déjà bien
avancé son plan de cohab avec Santé Québec ait déjà son plan édicté puis que ce
soit déjà rendu public. Ceci dit, là, au-delà de 24 mois, tout le monde va
avoir fini son travail, c'est ce que je comprends, ça fait qu'évidemment, moi,
j'envoie le message, peut-être positif, plus pressant à santé Québec, là où,
évidemment, il y a des... des enjeux de cohabitation plus pressants. Je pense
qu'on bénéficierait tous d'un plan de cohabitation rapide, mais je comprends
que c'est ce qui est légalement possible comme délai maximum dans la loi. Mme
la ministre, si vous voulez, peut-être, juste confirmer ce que... ce que je
dis.
Le Président (M. Provençal)
: Mme la ministre, s'il vous plaît.
M. Cliche-Rivard : Oui, M. le
Président, bien, d'abord, merci, là, à mes collègues, là, pour les précisions,
là, qui nous amènent à déposer cet amendement, effectivement, ça nous permet,
dans le fond, d'être davantage directifs par rapport à notre intention et à
l'importance de produire un plan de cohabitation et ne pas attendre quatre ans,
mais de se mettre immédiatement en marche. Ça le dit, là, dans l'article, Santé
Québec doit débuter les démarches requises afin de produire, puis là, on dit
«au plus tard», donc... d'ici 24 mois, mais ils doivent débuter les démarches,
et ça, c'est important, c'est un signal au réseau, aussi, et puis il reste que
les plans de cohabitation, c'est nouveau. Les plans d'action, les organismes
les avaient déjà, le plan de cohabitation, c'est quand même un outil, là, qu'on
ajoute dans cette loi là, qui est important, ça fait que ça va leur permettre
et de un, de donner un message clair, et puis, bien, ils seront davantage prêts
lorsque viendra le renouvellement dans quatre ans. Ils auront déjà vécu une
première mouture d'un plan de cohabitation.
Le Président (M. Provençal)
: Merci. M. le député de la... et...
Mme la députée.
M. Cliche-Rivard : Merci, Mme
la ministre, puis tout ça, ça démontre, tu sais, très clairement, dès... le
plus rapidement possible de... que c'est Santé Québec qui, finalement, porte la
responsabilité et non pas le communautaire, sur la... le plan de cohab, ça fait
que moi, c'est un message aussi très positif, évidemment, qu'on envoie aux
citoyens, mais, évidemment, à tout le réseau communautaire sur le fait que
vous... vous n'êtes plus seuls, même théoriquement, parce que là, je sais bien
que 24 mois, c'est un maximum, mais dans l'intention, vous n'êtes pas seuls à
gérer la cohab, c'est responsabilité de Santé Québec, évidemment, le mettre en
œuvre d'ici 24, mais l'intention, on l'envoie direct, c'est que vous n'êtes
plus seuls sur la cohab, et évidemment, le fait que vous dites débuter les
démarches a fait en sorte, aussi, que Santét Québec a... puis ils décideront,
là, de toute manière, à l'interne, il y aura des budgets, il y aura des sommes,
il y aura de l'accompagnement financier pour mettre en place. On l'a déjà dit
dans les discussions, le plan de cohab, il ne sera pas...
M. Cliche-Rivard : ...gratuit,
là. Dans le sens, le plan de cohab, il va venir avec des sommes parce que
finalement, l'organisme a ses responsabilités. Mais si l'organisme s'engage,
par exemple, à faire des éléments, on a parlé aussi que les municipalités vont
devoir mettre des sous aussi, ce n'est pas juste Santé Québec. Bref, il va
avoir une responsabilisation partagée. Ça, ça fait aussi en sorte que ça
l'ouvre dès maintenant tout le pan d'appuis financiers puis d'ententes
financières, villes, organismes communautaires, Santé Québec, organismes
communautaires. Ça fait que ça l'ouvre ça dès maintenant, ça fait que c'est
quand même assez positif également. Ça envoie le message au communautaire que
Santé Québec sera du rendez-vous, finalement.
Le Président (M. Provençal)
: Merci. Mme la députée de D'Arcy-McGee.
Mme Prass : Merci, M. le
Président. Donc, un petit peu pour enchérir sur ce que le collègue ait dit,
donc, c'est Santé Québec qui va faire les démarches auprès des sites de
consommation pour s'assurer, pour les aider et les accompagner à faire le
développement de ces plans de cohabitation. Donc, on sait qu'il y a un rôle qui
va être entrepris par Santé Québec et ils vont être là pour bien expliquer,
bien accompagner.
Là, on vous avait mis jusqu'à 24 mois.
C'est sûr qu'aujourd'hui, les jeux... les enjeux de cohabitation, ça se parle
beaucoup et on ne veut pas que les situations se détériorent. On va trouver
plutôt des solutions. Je vous avoue que 24 mois, tu sais, dans certaines
situations, ça peut être un petit peu long parce que dans certaines situations,
il y a des dommages qui ont été faits, qui vont prendre longtemps à rebâtir. Et
24 mois pourraient être longs pour certaines réalités vécues.
Pourquoi est-ce que vous vous êtes statué
sur 24 mois et pas plus tôt, si comme on a dit, de toute façon, les organismes
pourraient le déposer à l'intérieur de 6 mois et 12 mois selon le cas et
l'accompagnement? Donc, pourquoi est-ce que pour vous jusqu'à 24 mois, ça
répond aux réalités de cohabitation, par exemple, qui peuvent être vécues?
Le Président (M. Provençal)
: Mme la ministre.
Mme Bélanger : Oui. Merci, M.
le Président. En fait, 24 mois, ce n'est pas une fin en soi, c'est au plus tard
24 mois. Donc, ça veut dire qu'ils doivent déjà se mettre en démarche pour
restructurer. Tu sais, par exemple, actuellement, il y a des comités voisinage
et tout ça, ça fait que tout ça va être rediscuté, là, dans le cadre d'un
nouveau plan de cohabitation. Donc, les mesures qui sont en place actuellement
sont satisfaisantes, bien, probablement qu'ils vont être reproduites dans un
plan de cohabitation, mais s'elles ne le sont pas, ça va être une occasion
justement de réviser tout ça. Puis, je le répète, l'objectif, ce n'est pas 24
mois, c'est au plus tard 24 mois, ça fait qu'on amène déjà une nuance là. Puis
ce qu'on demande, c'est qu'ils débutent les démarches. Alors, donc, ça, c'est
important.
Puis oui, dans certains cas, après six
mois, ils vont être capables de produire leur plan, puis dans d'autres cas, il
ne faut pas oublier, là, qu'il y a quand même beaucoup de responsabilités à
Santé Québec, beaucoup de responsabilités à la santé publique. Les
municipalités, il y a eu beaucoup de changements actuellement au niveau des
élus, ça fait qu'il faut laisser, là, nos parties prenantes aussi le temps de
s'asseoir et il y a des nouvelles personnes qui sont impliquées dans les
dossiers qui ne l'étaient pas auparavant.
Alors, moi, je pense que c'est tout à fait
raisonnable, mais le message est clair, Santé Québec doit débuter des
démarches. Pour moi, c'est un élément majeur, là, qu'on a discuté ensemble,
puis qui traduit, tu sais, des préoccupations qui ont été énoncées, là, par mes
collègues, donc des oppositions.
Le Président (M. Provençal)
: Autres interventions sur l'amendement
de Mme la ministre? Est-ce que ça va, Mme la députée? S'il n'y a pas d'autres
interventions est-ce que l'amendement déposé par Mme la ministre, qui introduit
l'article 15.1, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. Donc, le nouvel
article 15.1 est donc, adopté.
Maintenant, consentement pour réouvrir l'article 15?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Provençal)
: Consentement. Et consentement pour réouvrir l'amendement
de l'article 15 sur lequel on travaillait?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Provençal)
: Consentement. Donc, maintenant, y a-t-il des
interventions, dans un premier temps, sur l'amendement de l'article 15? Oui,
Mme la députée de D'Arcy-McGee.
• (11 h 50) •
Mme Prass : Comme l'article
que la ministre vient de déposer pour le 15.1 donne 24 mois pour le dépôt... au
plus 24 mois pour... au plus tard le dépôt d'un plan de cohabitation au plus
tard 24 mois, est-ce qu'il y aurait une ouverture? Parce qu'il y a deux sites
dont cet
article parle, disons, ou réfère. Est-ce que vous ne trouvez pas que
quatre ans, puis je comprends qu'un déménagement, ça ne se fait pas du jour au
lendemain, etc., mais...
Mme Prass : ...pour des sites
ou pour un site qui a été problématique, qui pour le voisinage a eu un impact,
vous ne trouvez pas que quatre ans de plus, potentiellement, ça pourrait avoir
un impact qui fait en sorte que c'est très difficile, même avec le déménagement
d'un site, que les dommages au quartier peuvent être faits. Parce que, là,
disons quatre ans, jusqu'à quatre ans pour le déménagement, ça fait déjà
quelques années qu'ils sont ouverts. Là, on sait, par exemple, si la
municipalité va faire sa consultation, on comprend que ça prend quelques mois,
etc. Tout ça pour dire est-ce que vous ne trouvez pas que quatre ans, il y a
des dommages qui peuvent être faits, qui seront difficiles à renverser par la
suite, que quatre ans plus les années d'existence déjà, ça peut avoir un impact
au-delà de, par exemple, réduire à deux ans pour vraiment essayer de travailler
entre temps avec les différents acteurs.
Le Président (M. Provençal)
: Mme la ministre.
Mme Bélanger : Bien, oui, M.
le Président, en fait, ma collègue fait référence ici, là, à Benoît Labre en
spécifique. Donc, on ne fait pas une loi pour un organisme, là, on fait une loi
pour l'ensemble des organismes, des sites de consommation supervisée. Je
comprends ce que ma collègue dit, mais j'ai quand même mentionné tantôt que ce
qui est important, c'est que Santé Québec va arriver avec l'adoption de cette
loi avec un rôle. Donc, il y aura un rôle important qui va être assumé par une
partie prenante, on a précisé les rôles des différents partenaires, on va
trouver une solution le plus rapidement possible. Maintenant, trouver un local,
changer un site de supervision d'endroit, bien, ça demande du temps et je pense
que c'est raisonnable. Ça s'adresse, ici, cet article, à tous les sites de
consommation supervisés non pas à un seul en particulier.
Le Président (M. Provençal)
: Mme la députée, ça va? Oui, M. le
député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Merci
beaucoup. Juste pour bien comprendre la séquence, Mme la ministre, vous...
parce que, là, il y a le «s'il le juge opportun», ça fait que si vous jugez que
c'est important de renouveler, mais il y a aussi, sauf si la ville vous a envoyé
un avis... en gros, la ville vous a envoie l'avis en premier, là,
essentiellement, c'est la première étape. Puis, la ville, le six mois, ça
fonctionne avec le six mois du renouvellement de l'autorisation. Ce n'est pas
vous qui dites, bien moi, je le jugerai opportun, donc j'attends la ville?
Peut-être juste me le clarifier s'il vous plaît.
Mme Bélanger : Oui, bien, en
fait, là, c'est clair que comme ministre, si on juge opportun, puis je pense
que... je ne veux pas faire du cas par cas ici, là, mais je pense que la
situation au niveau de Benoît Labre, on le voit, là, qu'il y a eu, donc, une
situation quand même assez importante, là, puis ça a été largement médiatisé,
il y a une mobilisation, on est tous au fait de ça. Ça fait que je pense que «s'il
le juge opportun» c'est clair que moi, comme ministre, je vais m'assurer, avec
les parties prenantes de la santé publique, notamment Direction nationale de
santé publique, mais avec Santé Québec, de m'assurer qu'on puisse se mettre en
mode action pour trouver une solution, là, ça, c'est clair. Mais on n'écrit pas
ça dans un projet de loi, là. Benoît Labre a une situation particulière, j'ai
été les rencontrer très rapidement. Hier, j'étais présente, j'ai eu une très
bonne rencontre, je ne suis pas sortie de là inquiète, j'ai senti qu'il y avait
une volonté de l'organisme aussi, ils sont déjà en mode recherche de solutions
de leur côté. Alors, je pense que c'est bien parti, mais en attendant, il faut
quand même continuer à ce que la communication se poursuive et, puis on va être
en recherche de solutions à ce niveau-là, bien sûr.
M. Cliche-Rivard : Je
confirme, effectivement, vos dires pour avoir eu multiples rencontres,
multiples rencontres dans les dernières années, ils sont effectivement très collaboratifs
et très au fait, là, de la situation. Ma question était plus à savoir qui parle
en premier, c'est-tu vous ou c'est la ville ou ça se fait ensemble? Vous allez
vous appeler essentiellement, là.
Mme Bélanger : Mon
interprétation, M. le Président, là, peut-être Maître Bérubé peut écouter ce
que je vais dire, là, mais pour moi, s'il le juge opportun, le ministre, ça
peut arriver avant, là.
M. Cliche-Rivard : Ça peut
arriver avant.
Mme Bélanger : Bien, oui, oui,
tout à fait. Alors, ce n'est pas absolument que j'attende l'opinion de la
municipalité.
M. Cliche-Rivard : Oui
Mme Bélanger : Mais, oui, on
doit considérer vraiment, donc, la mobilisation...
Mme Bélanger : ...au niveau de
la municipalité, mais, je veux dire, s'il juge opportun, le ministre peut
décider pour la sécurité publique d'aller de l'avant.
M. Cliche-Rivard : C'est ça.
Exact. Puis, là, si... du moment où la ville dit non. Bien là, ça, ça emporte
le régime.
Mme Bélanger : C'est clair,
oui, tout à fait.
M. Cliche-Rivard : Puis la
ville vous le communique par quelconque lettre ou quelconque façon, là,
clairement, officiellement, n'importe. C'est écrit plus tard, aussi,
c'est-à-dire la ville, elle, elle doit faire... donc la loi l'oblige à faire
une consultation publique. Évidemment, ça, le comment n'est pas défini, là,
c'est la ville qui viendra à définir sa consultation publique. Ça peut aller
jusqu'à un référendum citoyen, ça peut être n'importe quoi finalement, tant que
la population est consultée. Mais, là, il faut quand même, aussi, qu'elle
considère que les activités liées... il y a comme deux conditions, là.
Peut-être si on pourrait vous entendre, là? Que la municipalité a tenu une
consultation publique et qu'elle considère à l'issue de celle-ci que
l'activité... que les activités liées aux services offerts dans le local excède
les inconvénients normaux du voisinage. Ça fait que si vous pouviez juste nous
confirmer que c'est effectivement deux critères.
Mme Bélanger : En fait, oui,
M. le Président, c'est effectivement comme ça que je le comprends, là. Il faut,
dans le fond, justifier les motifs aussi. Donc, c'est vraiment ça, l'esprit,
là, de ça.
M. Cliche-Rivard : On a
discuté de ça ensemble la semaine passée, là, les inconvénients normaux du
voisinage. Ça, ça vise, dans son sens précis, le terrain, puis l'organisme, là,
et non pas la cohabitation globalement. Ça fait que là, spécifiquement, ce qui
permettrait de dire non, c'est que le site lui-même dépasse ses inconvénients
normaux et non pas que la cohabitation dépasse les inconvénients normaux.
Mme Bélanger : Peut-être, M.
le Président, je demanderais peut-être à Maître Bérubé de préciser.
Le Président (M. Provençal)
: Maître Bérubé, s'il vous
plaît.
M. Bérubé (Mathieu) : Merci,
M. le Président. Bien, ici, effectivement, il faut prendre l'expression dans
son sens large, là, bien, tu sais, les inconvénients normaux du voisinage, en
fait, les gens consultés en vertu de cette disposition-là, ça peut s'étendre,
évidemment, au quartier, tu sais, autrement dit aux alentours du lieu, c'est un
peu l'objet de la consultation pour que la municipalité soit à même d'en
arriver à : bon, bien, finalement, après ce qu'on a entendu, on constate
que ça excède les inconvénients normaux de voisinage, là, suivant les
témoignages.
M. Cliche-Rivard : OK. Donc,
dans une interprétation large du voisinage qui pourrait justement être fait
dans le cadre de la ville au complet, là, dans ce cadre-là, la ville pourrait
poser la question à ses citoyens localement, comme elle pourrait le poser
régionalement?
M. Bérubé (Mathieu) : Je
complète? Bien, effectivement, le texte ne l'empêche pas. Bon, il y a peut-être
une pertinence plus, disons, pointue, là, à l'égard, là, disons, de la
communauté vraiment, qui est à proximité comme telle du lieu, là, mais le texte
ne l'empêcherait pas.
Cliche-Rivard :
OK. OK. Parfait. Donc, puis là, c'est ce qu'on a dit tantôt,
c'est ce qui pourrait permettre, par exemple, à Gatineau, suivant une
consultation populaire, de vous dire : Bien vous savez quoi, Mme la
ministre, moi je juge opportun de maintenir le BRAS. Puis, vous vous
dites : Bien, je suis d'accord. Puis, auquel cas, on renouvelle au sens de
l'article 15.
Mme Bélanger : Tout à fait.
M. Cliche-Rivard : C'est
l'exemple qu'on souhaite. Merci, M. le Président. C'est très clair.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va? Mme la députée, est-ce que
vous avez une intervention sur l'amendement? Alors, s'il n'y a pas
d'intervention sur l'amendement à l'article 15, est-ce que l'amendement
est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Maintenant, intervention sur l'article principal. Oui, M.
le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Merci. Là,
on rentre, donc, dans des organismes qui sont jugés conformes de par
l'application de 15, là, on dit qu'ils sont réputés conformes aux jours de la
loi. Qu'est-ce qu'on dit par rapport aux autres articles, là? Ils sont, eux,
sujets... eux aussi sujets à révocation? De la même façon, sauf le plan
d'action, parce qu'ils n'ont pas de plan d'action? Peut-être juste, comme, nous
informer de... il y a comme une dualité légale, finalement, qu'on est en train de
créer, là, il y a un régime d'autorisation, puis il a celui-là qui vous donne
de plein droit. Peut-être juste nous dire comment ça marche, si la ministre
veut révoquer, c'est les mêmes dispositions, ça nous aiderait.
Mme Bélanger : M. le Président,
j'aimerais que Maître Bérubé puisse répondre.
Le Président (M. Provençal)
: Oui. Maître Bérubé s'il vous plaît.
• (12 heures) •
M. Bérubé (Mathieu) : Merci,
M. le Président. Donc, tout à fait, ce que vient faire l'article 15, il
répute autorisés les sites existants, donc, autrement dit, au moment de la
sanction, tous les sites existants sur le territoire du Québec sont réputés
avoir été autorisés, donc tout ce qui se fait en amont de la décision de la
ministre, normalement, est réputé avoir été fait. Donc, effectivement, il n'y a
pas de plan d'action, comme tel. C'est les mêmes dispositions qui s'appliquent
pour la suite, autrement dit, la ministre peut ajouter des conditions qui,
évidemment, n'y sont pas, puisque la révocation se fait sur la base des
conditions qui n'ont pas été...
Haut de la page
12 h (version non révisé
e) M. Bérubé (Mathieu) : ...donc
voilà, puis il y a les mêmes dispositions, autant pour la... les sanctions
administratives pécuniaires qu'on a étudiées hier, même chose pour les
dispositions pénales en cas de... d'offres de services à l'extérieur des locaux,
par exemple, donc voilà.
M. Cliche-Rivard : Donc, Mme
la ministre, vous pourriez, là, même pour les sites actuels, dès l'entrée en
vigueur de la loi, ajouter des conditions au plan d'action. C'est ce que je
comprends.
Mme Bélanger : C'est ce qui
est indiqué, oui.
M. Cliche-Rivard : Exact. Le
plan de cohab, c'est un petit peu différent, parce que lui, il entre seulement
en vigueur à ce moment-là. De toute façon, le plan de cohab n'entraînait pas
une révocation de l'autorisation, ça, c'est à un autre niveau de toute façon. Ça
fait que, essentiellement, vous avez un pouvoir d'agir sur le plan d'action dès
l'entrée en vigueur, quand même, de la loi, vous pourriez mettre des conditions.
Mme Bélanger : Exactement.
M. Cliche-Rivard : Mais
effectivement, pas vraiment ou... en lien avec cohab, ça, ça... il va falloir
attendre un petit peu.
Mme Bélanger : Tout à fait.
M. Cliche-Rivard : Merci.
Le Président (M. Provençal)
: Mme la députée, est-ce que vous avez
une intervention sur l'article 15 amendé? Alors, s'il n'y a pas d'autres
interventions, est-ce que l'article 15 amendé est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Provençal)
: Merci.
Article 16, Mme la ministre.
Mme Bélanger : Oui, M. le
Président. «La présente loi entre en vigueur le, entre parenthèses, à indiquer,
ici, la date de la sanction de la présente loi, fermez la parenthèse. Le
présent
article propose que la date d'entrée en vigueur de la loi soit fixée à
la date de sa sanction.»
Le Président (M. Provençal)
: Intervention? Alors, s'il n'y a pas d'interventions,
est-ce que l'article 16 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Adopté, merci. Maintenant, je vous rappelle que nous
avions suspendu l'article 1, alors, consentement pour réouvrir l'article 1?
Des voix : ...
Le Président (M. Provençal)
Merci beaucoup. Et je vous
rappelle que nous avions un... deux amendements qui étaient suspendus, qui avaient
été déposés par Mme la députée de D'Arcy-McGee. Alors, dans un premier temps,
il y avait un amendement qui introduisait l'article 667.24.1. Alors... pour... des...
bien... je vais vous demander de le relire et de... et de le commenter.
Mme Prass : Donc, insérer
après l'article 667.24, tel que proposé par l'article 1 du projet de loi, l'article
suivant : 667.24.1 : La... le ministre peut établir et mettre en
œuvre des programmes d'aide financière en vue de favoriser la cohabitation
harmonieuse. Le ministre détermine les conditions, les critères d'admissibilité
et les modalités de versement applicables à ces programmes. Donc, l'article se
lirait comme suit : 667.24.1 : «Le ministre peut établir et mettre en
œuvre des programmes d'aide financière en vue de favoriser la cohabitation
harmonieuse. Le ministre détermine les conditions, les critères d'admi