Transportation and the Environment — 19 November 2024 (43rd Legislature, 1st Session)
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37e législature, 1re session (4 juin 2003 - 10 mars 2006)
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36e législature, 1re session (2 mars 1999 - 9 mars 2001)
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35e législature, 1re session (29 novembre 1994 - 13 mars 1996)
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34e législature, 2e session (19 mars 1992 - 10 mars 1994)
34e législature, 1re session (28 novembre 1989 - 18 mars 1992)
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32e législature, 3e session (9 novembre 1981 - 10 mars 1983)
32e législature, 2e session (30 septembre 1981 - 2 octobre 1981)
32e législature, 1re session (19 mai 1981 - 18 juin 1981)
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31e législature, 5e session (24 octobre 1980 - 24 octobre 1980)
31e législature, 4e session (6 mars 1979 - 18 juin 1980)
31e législature, 3e session (21 février 1978 - 20 février 1979)
31e législature, 2e session (8 mars 1977 - 22 décembre 1977)
31e législature, 1re session (14 décembre 1976 - 23 décembre 1976)
30e législature, 4e session (16 mars 1976 - 18 octobre 1976)
30e législature, 3e session (18 mars 1975 - 19 décembre 1975)
30e législature, 2e session (14 mars 1974 - 28 décembre 1974)
30e législature, 1re session (22 novembre 1973 - 22 décembre 1973)
29e législature, 4e session (15 mars 1973 - 25 septembre 1973)
29e législature, 3e session (7 mars 1972 - 14 mars 1973)
29e législature, 2e session (23 février 1971 - 24 décembre 1971)
29e législature, 1re session (9 juin 1970 - 19 décembre 1970)
28e législature, 5e session (24 février 1970 - 12 mars 1970)
28e législature, 4e session (25 février 1969 - 23 décembre 1969)
28e législature, 3e session (20 février 1968 - 18 décembre 1968)
28e législature, 2e session (20 octobre 1967 - 20 octobre 1967)
28e législature, 1re session (1 décembre 1966 - 12 août 1967)
27e législature, 6e session (25 janvier 1966 - 18 avril 1966)
27e législature, 5e session (22 octobre 1965 - 23 octobre 1965)
27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
27e législature, 3e session (14 janvier 1964 - 31 juillet 1964)
27e législature, 2e session (21 août 1963 - 23 août 1963)
27e législature, 1re session (15 janvier 1963 - 11 juillet 1963)
26e législature, 2e session (10 novembre 1960 - 10 juin 1961)
26e législature, 1re session (20 septembre 1960 - 22 septembre 1960)
25e législature, 4e session (18 novembre 1959 - 18 mars 1960)
25e législature, 3e session (19 novembre 1958 - 5 mars 1959)
25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
25e législature, 1re session (14 novembre 1956 - 21 février 1957)
24e législature, 4e session (16 novembre 1955 - 23 février 1956)
20e législature, 1re session (7 octobre 1936 - 12 novembre 1936)
18e législature, 2e session (10 janvier 1933 - 13 avril 1933)
18e législature, 1re session (3 novembre 1931 - 19 février 1932)
17e législature, 2e session (8 janvier 1929 - 4 avril 1929)
16e législature, 4e session (11 janvier 1927 - 1 avril 1927)
16e législature, 3e session (7 janvier 1926 - 24 mars 1926)
16e législature, 1re session (17 décembre 1923 - 15 mars 1924)
15e législature, 4e session (24 octobre 1922 - 29 décembre 1922)
15e législature, 3e session (10 janvier 1922 - 21 mars 1922)
15e législature, 2e session (11 janvier 1921 - 19 mars 1921)
15e législature, 1re session (10 décembre 1919 - 14 février 1920)
14e législature, 3e session (21 janvier 1919 - 17 mars 1919)
14e législature, 2e session (4 décembre 1917 - 9 février 1918)
14e législature, 1re session (7 novembre 1916 - 22 décembre 1916)
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13e législature, 3e session (7 janvier 1915 - 5 mars 1915)
13e législature, 2e session (11 novembre 1913 - 19 février 1914)
13e législature, 1re session (5 novembre 1912 - 21 décembre 1912)
12e législature, 4e session (9 janvier 1912 - 3 avril 1912)
12e législature, 3e session (10 janvier 1911 - 24 mars 1911)
12e législature, 2e session (15 mars 1910 - 4 juin 1910)
12e législature, 1re session (2 mars 1909 - 29 mai 1909)
11e législature, 4e session (3 mars 1908 - 25 avril 1908)
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Journal des débats de la Commission des transports et de l'environnement
Version préliminaire
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43 e législature, 1 re session
(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
mardi 19 novembre 2024
Vol. 47 N° 70
Étude détaillée du projet de loi n° 61, Loi édictant la
Loi sur Mobilité Infra Québec et modifiant certaines dispositions relatives au transport collectif
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
9 h 30
10 h
10 h 30
11 h
11 h 30
12 h
15 h 30
16 h
16 h 30
17 h
17 h 30
18 h
18 h 30
19 h
Journal des débats
9 h 30 (version non révisée)
(Neuf heures cinquante-quatre minutes)
La Présidente (Mme Maccarone) : On
est en ondes. À l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare
la séance de la Commission des transports et de l'environnement ouverte.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 61, Loi édictant la Loi
sur Mobilité Infra Québec et modifiant certaines dispositions relatives aux
transports collectifs.
Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire
: Oui, Mme
la Présidente. M. Montigny (René-Lévesque) est remplacé par Mme Dorismond
(Marie-Victorin) et Mme Dufour (Mille-Îles), par Mme Rizqy
(Saint-Laurent).
La Présidente (Mme Maccarone) :
Merci beaucoup. Lors de l'ajournement nos travaux, la semaine passée, nous en
étions à l'étude d'un amendement déposé par la ministre, introduisant les
articles 43.1, 43.2 et 43.3 à la loi édictée par l'article 1 du
projet de loi. Et, si je comprends bien, les membres de la commission
souhaitent une petite suspension pour être en mesure juste de reprendre et de s'assurer
qu'on est sur la bonne voie.
Alors, je vous remercie de votre patience.
Nous allons suspendre pour quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 9 h 55)
(Reprise à 10 h 03)
La Présidente (Mme Maccarone) : Nous
sommes de retour et en ondes, collègues. Nous sommes de retour. Alors, je vais
céder la parole à Mme la ministre pour nous expliquer un peu le spaghetti de
nos amendements et de nos articles puis la façon que nous allons les traiter.
Alors, Mme la ministre, la parole est à vous.
Mme Guilbault : Oui. Merci, Mme la Présidente. Donc, comme disait, je
pense, la collègue, ou comme vous l'avez dit, on avait déjà lu, à la dernière
séance, les articles, les nouveaux articles qu'on...
Haut de la page
10 h (version non révisé
e) Mme Guilbault : ...introduisait 43.1, 43.2 et 43.3 en amendement. Et donc
je pense qu'on serait arrivé au moment où on pourrait les adopter sous réserve.
Et notre proposition commune avec la députée de Saint-Laurent et, bien sûr, mes
collègues, ce serait donc, c'est ça, de procéder à l'adoption de ces trois
articles-là. Par la suite, d'aller à l'article 1.0.1 qui introduit l'article 42.1.
Par la suite, à l'article 8 pour introduire une série d'articles, 8.1 à
8.7, pour lesquels on aura aussi un amendement. Et, ensuite, l'article 23,
ce qui nous permettrait de... qui introduit les articles 92.0.8 à 92.0.14,
ce qui nous permettra au final d'adopter un bloc d'amendements et d'articles
qui sont tous en rapport avec le même sujet, soit le développement immobilier
pour les sociétés de transport.
La Présidente (Mme Maccarone) :
Ça vous va, Mme la députée?
Mme Rizqy : Absolument.
Un grand merci. Puis je tiens aussi à dire merci, parce que lorsqu'on s'est
quitté, on avait lu les articles, mais on devait trouver une façon de rédiger
correctement un amendement sur les revenus. Alors, un sincère merci aux équipes
qui ont travaillé pendant qu'on était en semaine de circonscription. Alors,
oui, Mme la Présidente. Nous, on n'a pas d'autres commentaires pour 43.1, 43.2
et 43.3. Et puisqu'ils ont déjà été lus, nous, on est prêts à procéder pour les
adopter.
La Présidente (Mme Maccarone) :
Parfait. Alors, s'il n'y a pas d'autres commentaires pour le 43.1, nous
allons passer à la mise aux voix. Est-ce que 43.1 est adopté?
Mme Rizqy : Par vote par
appel nominal, s'il vous plaît.
La Présidente (Mme Maccarone) :
Un vote par appel nominal, Mme la secrétaire, s'il vous plaît.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Guilbault (Louis-Hébert)?
Mme Guilbault : Pour.
La Secrétaire : M. Lemay
(Masson)?
M. Lemay : Pour.
La Secrétaire : Mme Grondin
(Argenteuil)?
Mme Grondin : Pour.
La Secrétaire : M. St-Louis
(René-Lévesque)?
M. St-Louis : Pour.
La Secrétaire : M. Bernard
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
M. Bernard : Pour.
La Secrétaire : Mme Dorismond...
La Présidente (Mme Maccarone) :
C'est parce que c'est le député de Joliette. Voilà.
La Secrétaire : M. St-Louis
(Joliette). Mme Dorismond, c'est Marie-Victorin?
Mme Dorismond : Pour.
La Secrétaire : Merci. Mme Rizqy
(Saint-Laurent)?
Mme Rizqy : Pour.
La Secrétaire : Merci.
La Présidente (Mme Maccarone) :
Et moi, je...
La Secrétaire : Mme Maccarone
de Westmount—Saint-Louis?
La Présidente (Mme Maccarone) :
Bravo. Abstention. Alors, l'article est adopté. Nous allons poursuivre à la
mise aux voix pour l'article 43.2. Par appel nominal, Mme la secrétaire, s'il
vous plaît.
La Secrétaire : Excusez-moi?
La Présidente (Mme Maccarone) :
Alors, on procède pour l'adoption de 43.2 par appel nominal.
La Secrétaire : Donc, on est
bon. Pour, contre, abstention. Mme Guilbault (Louis-Hébert)?
Mme Guilbault : Pour.
La Secrétaire : Merci. M. Lemay
(Masson)?
M. Lemay : Pour.
La Secrétaire : Merci. Mme Grondin
(Argenteuil)?
Mme Grondin : Pour.
La Secrétaire : Merci. M. St-Louis
(Joliette)?
M. St-Louis : Pour.
La Secrétaire : Merci. M. Bernard
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
M. Bernard : Pour.
La Secrétaire : Mme Dorismond.
La Présidente (Mme Maccarone) :
Dorismond, excusez-moi...
Mme Dorismond : Députée
de Marie-Victorin.
La Présidente (Mme Maccarone) :
Oui, Marie-Victorin. Voilà
La Secrétaire : Marie-Victorin.
Merci.
Mme Dorismond : Pour.
La Secrétaire : Merci. Mme Rizqy
(Saint-Laurent)?
Mme Rizqy : Pour.
La Secrétaire : Mme Maccarone
(Westmount—Saint-Louis)?
La Présidente (Mme Maccarone) :
Abstention. Alors, l'article 43.2 est adopté. Et nous allons passer à
la mise aux voix à l'article 43.3 par appel nominal, Mme la secrétaire, s'il
vous plaît.
La Secrétaire : Merci. Mme Guilbault
(Louis-Hébert)?
Mme Guilbault : Pour.
La Secrétaire : Merci. M. Lemay
(Masson)?
M. Lemay : Pour.
La Secrétaire : Merci. Mme Grondin
(Argenteuil)?
Mme Grondin : Pour.
La Secrétaire : Merci. M. St-Louis
(Joliette)?
M. St-Louis : Pour.
La Secrétaire : Merci. M. Bernard
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
M. Bernard : Pour.
La Secrétaire : Mme Dorismond
(Marie-Victorin)?
Mme Dorismond : Pour.
La Secrétaire : Merci. Mme Rizqy
(Saint-Laurent)?
Mme Rizqy : Pour.
La Secrétaire : Merci. Et Mme Maccarone
(Westmount—Saint-Louis)?
La Présidente (Mme Maccarone) :
Abstention. Alors, l'article est adopté. Et si on suit bien la
logique des collègues, nous allons poursuivre maintenant avec le consentement à
l'article 1.0.1. Est-ce qu'on a le consentement?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Maccarone) :
Merci. Alors, Mme la ministre, pour la lecture de l'introduction de votre
article 42.1., s'il vous plaît.
Mme Guilbault : Euh, juste un instant.
La Présidente (Mme Maccarone) :
Oui. Il n'y a pas de trouble.
Mme Guilbault : Parfait. Alors,
article 1.0.1,
article 42.1 de la Loi
sur l'Autorité régionale de transport métropolitain, insérer, avant l'article 1.1,
le suivant : 1.0.1. La
Loi sur l'Autorité régionale de transport
métropolitain (Chapitre A-33.3) est modifiée par l'insertion, après l'article 42,
du suivant : 42.1 La
section 1.1 du
chapitre 2 du
titre I de la
Loi sur les sociétés de transport en commun s'applique à l'autorité avec les
adaptations nécessaires à l'égard d'un bien désigné comme ayant un caractère
métropolitain en vertu des articles 38 et 39.
En commentaire, cet amendement vise à
permettre à l'Autorité régionale de transport métropolitain de s'associer à
titre de commanditaire au sein d'une société en commandite ou de devenir
actionnaire d'une société par actions, avec un tiers pour la réalisation d'un
projet de construction d'un bien immobilier accessoire à une infrastructure de
transport collectif existante ou à un projet d'infrastructures de transport
collectif...
Mme Guilbault : ...l'autorité disposera, à cette fin, des mêmes pouvoirs et
limitations qu'une société de transports en commun, notamment, quant à
l'obtention d'une autorisation du gouvernement.
La Présidente (Mme Maccarone) : Mme
la députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy : Oui, une seconde.
Moi, ça me va. Ça me va, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Maccarone) : Parfait.
Alors, est-ce qu'il y a d'autres interventions sur... l'introduction de
l'article 1.0.1 et 42.1 à l'article 1.1? S'il n'y a pas d'autre intervention,
nous allons poursuivre avec un vote par appel nominal, s'il vous plaît, Mme la
secrétaire.
La Secrétaire : Alors, Mme Guilbault
(Louis-Hébert)?
Mme Guilbault :
Pour.
La Secrétaire
: M. Lemay
(Masson)?
M. Lemay : Pour.
La Secrétaire
: Mme Grondin
(Argenteuil)?
Mme Grondin : Pour.
La Secrétaire
: M. St-Louis
(Joliette)?
M. St-Louis : Pour.
La Secrétaire
: M. Bernard
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
M. Bernard : Pour.
La Secrétaire
: Mme Dorismond
(Marie-Victorin)?
Mme Dorismond : Pour...
La Secrétaire
: Mme Rizqy
(Saint-Laurent)?
Mme Rizqy : Pour.
La Secrétaire
: Et Mme Maccarone
(Westmount—Saint-Louis)?
La Présidente (Mme Maccarone) : Abstention.
Alors, l'introduction du nouvel
article est adopté. Et nous allons maintenant
poursuivre, avec le consentement, à l'article 5. Y a-t-il un consentement?
Merci beaucoup. Et, maintenant, Mme la ministre, pour la lecture de votre
amendement à l'article 5.
Mme Guilbault : Oui, merci, Mme la Présidente. Juste pour être certaine,
est-ce que je dois le lire, l'article d'origine d'abord, avant l'amendement?
La Présidente (Mme Maccarone) : Oui,
c'est vrai, parce que nous ne l'avons pas lu encore.
Mme Rizqy : ...consentement,
si vous êtes d'accord, Mme la Présidente, je proposerais qu'on... Voulez-vous
retirer l'article 5 puis déposer le nouvel
article 5, comme ça, on le lit juste
une fois? Je ne sais pas si ça se fait.
Mme Guilbault : Bien, moi ça ne me dérange pas. Il est très court,
l'article 5, là.
Mme Rizqy : Non, l'article 5,
c'est le point 1 jusqu'à point 7.
La Présidente (Mme Maccarone) : ...de
la loi édictée.
L'article 5 est très court. Je propose que la ministre fait la
lecture, puis, près ça, elle pourra déposer son amendement.
• (10 h 10) •
Des voix : ...
Mme Guilbault : Il n'est pas si long. O.K. Parfait. Je vais lire l'article
d'origine et j'aurai un amendement.
Article 5 : Cette loi est modifiée par
l'insertion, après l'article 8, du suivant :
«8.1. Les coûts et les risques liés à la
vente ou à l'aménagement d'un immeuble en vertu du deuxième alinéa de l'article
6 ne doivent pas être à la charge du réseau.
«Toute contrepartie financière liée à la
vente d'un immeuble ou d'une
partie de celui-ci doit profiter au financement du
projet d'infrastructure de transport collectif pour lequel l'immeuble a été
acquis.».
En commentaire, l'article 5 insère
l'article 8.1 à la
Loi sur le réseau de transport métropolitain. Le premier
alinéa de cet
article prévoit que le réseau ne devra assumer aucun risque ni
payer aucun coût lié à la vente ou à l'aménagement d'un immeuble. Le deuxième
alinéa de cet
article prévoit que les produits de la vente d'un immeuble
doivent profiter au financement du projet du réseau.
Et l'amendement,
article 5,
article 8 de
la
Loi sur le réseau de transport métropolitain : Remplacer l'article 5 du
projet de loi par le suivant :
5. Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 8, des suivants :
«8.1. Le réseau peut, avec l'autorisation
du gouvernement et aux conditions qu'il détermine, s'associer à
titre de commanditaire
au sein d'une société en commandite ou devenir actionnaire d'une société par
actions avec un tiers pour la réalisation d'un projet de construction d'un bien
immobilier.
«Lorsqu'il agit à
titre de commanditaire
d'une société en commandite formée en vertu du premier alinéa, le réseau ne
doit pas donner des avis autres que de nature consultative concernant la
gestion de cette société. Il ne peut négocier aucune affaire pour le compte de
cette société, ni agir pour celle-ci comme mandataire ou agent, ni permettre
que son nom soit utilisé dans un acte de cette société.
«Le réseau peut acquérir ou constituer une
filiale pour le suppléer à
titre de commanditaire ou d'actionnaire à l'égard de
la réalisation d'un projet de construction visé au premier alinéa. Le réseau
peut, avec l'autorisation du gouvernement, céder à
titre gratuit à cette
filiale les droits sur l'immeuble nécessaires à la réalisation du projet.
«Une personne morale ou une société de
personnes qui est contrôlée par le réseau est une filiale de ce dernier.
«Pour l'application du quatrième
alinéa :
«1° une personne morale est contrôlée par
le réseau lorsque ce dernier détient directement ou par l'entremise de
personnes morales qu'il contrôle, la totalité des droits de vote afférents au
titre de participation de cette personne morale ou peut élire la totalité de
ses administrateurs;
«2° une société de personnes est contrôlée
par le réseau lorsque ce dernier en détient, directement et par l'entremise de
personnes morales qu'il contrôle, la totalité des parts. Toutefois, une société
en commandite est contrôlée par le réseau lorsque celui-ci, une société de
personnes ou une personne morale qu'il contrôle en est, directement ou
indirectement, le commandité.»
8.2 Je lis au complet, en fait, c'est tout
le même
article 5...
La Présidente (Mme Maccarone) : ...vous
pourriez en faire le débat sur seulement cet article, ou elle peut faire de la
lecture au complet puis...
Mme Rizqy : Si vous
permettez, je pense que... pour être plus cohérent, on va le lire complet.
Mme Guilbault : Excellent.
«8.2. Afin que le réseau obtienne
l'autorisation visée au premier alinéa de l'article 8.1, le projet de
construction doit notamment respecter les conditions suivantes :
«1° le bien immobilier à être construit
doit être...
Mme Guilbault : ...adjacent à un immeuble ou à une
partie d'un immeuble qui
n'est pas nécessaire à une infrastructure de transport collectif existante ou à
construire et dont le réseau ou l'une de ses filiales est propriétaire;
«2 : le projet se réalise
indépendamment de tout projet de construction, de reconstruction ou de
réfection d'une infrastructure de transport collectif autre qu'un aménagement
fait conformément à l'article 8.5;
«3 : le réseau ou sa filiale ne
fournit aucun financement ni cautionnement pour la réalisation du projet. Sa
contribution dans la société en commandite ou la société par actions chargée de
la réalisation du projet se limite à la cession de droits sur l'immeuble ou la
partie de l'immeuble visé au paragraphe un.
«8.3. Aux fins de la réalisation d'un
projet de construction visé au premier alinéa de l'article 8.1, une
filiale du réseau peut, selon les conditions déterminées par le gouvernement,
constituer, avec le tiers visé de cet alinéa, toute autre société par actions
afin de s'impliquer dans la gestion du projet. La filiale ne peut fournir aucun
financement ni cautionnement à une société par actions constituée en vertu du
premier alinéa, sa contribution devant se limiter au paiement de... du prix de
souscription à des actions de la société par actions qui ne doit pas excéder
100 $. Aucun dirigeant ni administrateur du réseau ne peut être dirigeant
ou administrateur de la société par actions créée en vertu du premier alinéa.
«8.4.
Malgré l'article neuf, le tiers avec
qui le réseau ou sa filiale peut s'associer au sein d'une société en commandite
ou devenir actionnaire d'une société par actions pour la réalisation d'un
projet de construction, en vertu du premier alinéa de l'article 8.1, est
sélectionné au moyen d'un processus d'appel de projets public, selon les
modalités et sur la base des critères déterminés par le gouvernement. Les
critères que le gouvernement détermine en vertu du premier alinéa doivent
inclure des exigences élevées d'intégrité.
«Lorsque le propriétaire d'un immeuble
contigu à celui-ci, sur lequel est situé une infrastructure de transport
collectif, souhaite réaliser un projet de construction en vertu du premier
alinéa de l'article 8.1, le gouvernement peut écarter le processus d'appel
de projets pourvu que les conditions suivantes soient satisfaites :
«1 : le propriétaire possède une
expertise suffisante pour ce type de projet;
«2 : le propriétaire satisfait à des
exigences élevées d'intégrité; «3 : un appel de projets ne servirait pas
l'intérêt public.
«8.5. Lorsqu'une infrastructure de
transport collectif doit être aménagée afin qu'elle puisse soutenir ou
accueillir un bâtiment ou une... ou une structure souterraine dans le cadre de
la réalisation d'un projet de construction autorisé en vertu du premier alinéa
de l'article 8.1, le réseau peut accepter un mandat de la société en
commandite ou de la société par actions chargée de la réalisation de ce projet
afin que cette dernière s'approvisionne, obtienne des services ou fasse
exécuter des travaux de construction en lien avec cet aménagement. Les coûts et
les risques liés à un aménagement effectué en application du premier alinéa ne
doivent pas être à la charge du réseau.
«8.6. Dans le cadre de l'application du
premier alinéa de l'article 8.1, le réseau ou sa filiale et le tiers
doivent inclure un contrat de société en commandite ou une convention unanime
des actionnaires, selon le cas, qui prévoit notamment les éléments suivants :
«1 : Les modalités de distribution
des revenus générés par le bien immobilier construit dans le cadre du projet;
«2 : la portée du projet de
construction, son budget et son échéancier;
«3 : les règles de régie interne;
«4 : un mécanisme de règlement des
différends... c'est ça.
«8.7.
Malgré toute disposition contraire
de la présente loi :
«1 : un immeuble ou une
partie de
celui-ci ne peut être acquis par expropriation lorsqu'il n'est jugé nécessaire
qu'aux seules fins d'un projet de construction d'un bien immobilier visé au
premier alinéa de l'article 8.1;
«2 : les revenus que le réseau ou sa
filiale peut tirer du bien immobilier construit en application du premier
alinéa de l'article 8.1 doivent être investis dans la construction et le
maintien d'actifs d'infrastructures de transport collectif ou l'acquisition et
l'entretien des équipements de transport collectif sous sa responsabilité selon
les conditions que le gouvernement détermine.»
Donc, en commentaires...
La Présidente (Mme Maccarone) : Je
vais proposer à Mme la députée : Est-ce que vous souhaitez qu'elle fait la
lecture de tous les commentaires aussi?
Mme Rizqy : Oui, elle... oui.
La Présidente (Mme Maccarone) : Parfait.
Allez-y, Mme la ministre.
Mme Guilbault : Donc, en commentaires, l'article 8.1 proposé par cet
amendement permet, dans un premier temps, au réseau de transport métropolitain
la possibilité de s'associer à
titre de commanditaire au sein d'une société en
commandite ou de devenir actionnaire d'une société par actions, avec un tiers
pour la réalisation d'un projet de construction d'un bien immobilier. Cette
possibilité est toutefois sujette à une autorisation du gouvernement et au
respect des conditions que celui-ci peut déterminer. L'amendement proposé
précise les actes que peut poser le réseau en tant que commanditaire. Dans un
second temps, l'article 8.1 prévoit spécifiquement le pouvoir de créer ou
d'acquérir une filiale et établit le sens à donner au mot «filiale».
L'article 8.2 proposé par cet
amendement prévoit différentes conditions que doit respecter un projet de
construction pour que le gouvernement l'autorise. Il s'agit d'une liste non
exhaustive et le gouvernement pourra exercer son pouvoir discrétionnaire au
stade de l'autorisation, malgré la satisfaction de l'ensemble des conditions énoncées.
L'article 8.3 proposé par cet
amendement confère le pouvoir à une filiale du réseau de constituer, avec la
personne visée à l'article 8.1, toute autre société par actions. Le
deuxième alinéa de l'article 8.3 précise que la contribution de la filiale
dans une telle société par actions se limite à 100 $.
L'article 8.4 proposé par cet
amendement prévoit que le tiers avec qui le réseau peut s'associer à
titre de
commanditaire au sein d'une société en commandite ou devenir actionnaire d'une
société par actions sera sélectionné au moyen d'un processus d'appel de projets
publics...
Mme Guilbault : ...les modalités applicables à un tel processus ainsi que
les critères de sélection seront déterminés par le gouvernement. Le deuxième
alinéa prévoit que le gouvernement doit inclure des exigences élevées
d'intégrité dans les critères de sélection du tiers. Le troisième alinéa
prévoit quant à lui la possibilité que le tiers soit le propriétaire d'un
immeuble contigu à celui sur lequel est située l'infrastructure de transport
collectif. Ce propriétaire doit toutefois posséder une expertise suffisante
pour réaliser ce type de projet et satisfaire des exigences élevées
d'intégrité. Enfin, il doit être démontré que l'appel de projets ne servirait
pas l'intérêt public.
L'article 8.5 proposé par cet
amendement prévoit la possibilité pour le réseau d'accepter un mandat de la
société en commandite ou de la société par actions chargée de la réalisation du
projet de construction visé à l'article 8.1. Ce mandat ne peut toutefois
être... toutefois, c'est ça, être accepté que si l'infrastructure de transport
collectif doit être aménagée afin de pouvoir soutenir ou accueillir un bâtiment
ou une structure souterraine construite dans le cadre du projet. On entend par
un tel aménagement ou une telle modification des travaux qui visent notamment à
avoir la capacité portante pour ajouter des étages, prévoir des espaces pour le
déplacement vertical, cages d'ascenseur ou escaliers, revoir la localisation de
la ventilation, ajouter des ancrages. Pour la réalisation d'un tel... de tels
projets, l'avantage de partager les travaux est de réaliser l'excavation pour
des fondations contiguës, des fondations ainsi que certains travaux de finition
pour éviter qu'un entrepreneur A suivi d'un entrepreneur B puis de retour à
l'entrepreneur A... Pour que cela fonctionne, il faut intégrer ces différents
aménagements dans la planification et la conception de l'infrastructure. Le
deuxième alinéa de l'article 8.5 spécifie que les coûts et les risques
liés à cet aménagement demeurent à la charge de la société en commandite ou de
la société par actions chargée de réaliser le projet, le réseau n'agissant qu'à
titre de mandataire.
• (10 h 20) •
L'article 8.6 proposé par cet
amendement rend obligatoire la conclusion d'un contrat de société en commandite
ou d'une convention unanime des fonctionnaires. Le contenu minimal de ces
contrats y est également prévu.
L'article 8.7 proposé par cet
amendement restreint au paragraphe 1 l'utilisation du pouvoir
d'expropriation du réseau en interdisant qu'une expropriation ait lieu aux
seules fins du projet de construction d'un bien immobilier. Le pouvoir
d'acquisition de gré à gré n'est cependant pas restreint. Enfin, le
paragraphe 2 de l'article 8.7 précise que les revenus que le réseau
ou sa filiale peut tirer du bien immobilier construit en application du premier
alinéa de l'article 8.1 doivent être investis dans la construction et le
maintien d'actif d'infrastructures de transport collectif ou l'acquisition et
l'entretien des équipements de transport collectif sous sa responsabilité selon
les conditions que le gouvernement détermine.
La Présidente (Mme Maccarone) : On
va vous laisser prendre une gorgée d'eau. Mme la députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy : Bien, merci
beaucoup, Mme la Présidente. On voit que l'article 5 est substantiellement
amendé et qu'on est vraiment, cette fois-ci, dans du droit nouveau. Donc, c'est
une lecture qui a été longue parce qu'on a essayé de couvrir presque tous les
aspects qu'on a été capables, peut-être, de relever, auxquels on doit s'assurer
de bien répondre, parce que, quand même, ça va devenir une responsabilité assez
importante, l'immobilier, donc, c'est quelque chose de tout à fait nouveau,
mais ça vient aussi avec des responsabilités.
Alors, j'ai pris quelques notes de ce
long, long amendement. J'ai juste une première question. À certains endroits,
une question de cohérence, on a marqué, par exemple à 8.2 : «un immeuble à
être construit doit être adjacent à l'immeuble», mais, dans d'autres
paragraphes, par exemple 8.4, on marque : «un immeuble contigu». Est-ce
que... Par souci de cohérence de... est-ce qu'il y a une différence ou c'est
parce qu'on ne vise pas le même objet immobilier?
La Présidente (Mme Maccarone) : Mme
la ministre.
Des voix : ...
Mme Guilbault : ...peut le...
Mme Rizqy : S'il y a
consentement, oui.
Mme Guilbault : Oui, oui, oui.
La Présidente (Mme Maccarone) : Est-ce
qu'on a le consentement?
Mme Rizqy : Absolument.
La Présidente (Mme Maccarone) : Alors,
votre
titre et votre nom, s'il vous plaît.
M. Unterberg (Jérôme) : Merci
beaucoup. Jérôme Unterberg, sous-ministre adjoint au ministère des Transports.
«Contigu», donc, c'est pour... on réfère à
la propriété qui serait...
Une voix : ...
M. Unterberg (Jérôme) : ...à
côté, tandis que «adjacent», c'est sur...
Une voix : ...
M. Unterberg (Jérôme) : Voilà.
Ça peut être au-dessus ou encore connecté, mais toujours sur le terrain de la
société, par exemple.
Mme Rizqy : Excellent. C'est
très clair. Merci beaucoup.
M. Unterberg (Jérôme) : Merci.
Mme Rizqy : Ma compréhension,
à 8.3, et selon les commentaires : le 100 $, la contrepartie, c'est
pour l'ensemble des actions votantes et non pas par action. Les commentaires
sont très clairs à cet effet, là. Donc, c'est ma... c'est la bonne
compréhension?
M. Unterberg (Jérôme) : Exact.
Mme Rizqy : Parfait. Merci.
8.4, on parle : «inclure des exigences élevées d'intégrité». Là, j'ai une
question de compréhension pour moi. «Intégrité», est-ce qu'on parle de
l'immeuble ou du partenaire d'affaires?
M. Unterberg (Jérôme) : C'est
le partenaire.
Mme Rizqy : Donc,
«intégrité», donc là on fait référence à la moralité, là, c'est bien ça?
Parfait. Merci. C'est clair. Quelques questions encore... 8.5 : «Les coûts
et les risques liés à un aménagement effectué en application du premier alinéa
ne doivent pas être à la charge du réseau...
Mme Rizqy : ...donc c'est à la
charge du partenaire d'affaires. Oui? O.K. Mais, s'ils sont des actionnaires...
J'essaie juste de voir. Ah! je viens de comprendre. Donc, au fond, c'est la
filiale qui est responsable. Je viens de tout comprendre. Merci, mesdames.
Excellent, on continue.
«8.7.
Malgré toute disposition contraire
de la présente loi», donc, nous on se situe... on est dans la loi édictant la
loi sur la mobilité infra et modifiant certaines dispositions de transport
collectif et, là, on serait sur la
Loi sur le réseau de transport
métropolitain. Il n'y aurait pas d'autre loi, autre que celles-ci, qui pourrait
donner le pouvoir de partir un projet immobilier, là, donc, on... donc... Parfait.
C'est vraiment ici, là, c'est ça, oui.
Mme Guilbault : ...réseau, mais il va y avoir la LSTC, plus tard, pour la
Loi sur les sociétés de transport, dans le dernier bloc, 92 point... Parce
qu'il fallait modifier la
loi sur l'ARTM, la
loi sur Exo et la
Loi sur les
sociétés de transport, donc, les autres.
Mme Rizqy : Mais c'est
seulement la
Loi sur le réseau de transport métropolitain qui accorde ce
pouvoir de pouvoir faire un objet immobilier.
Mme Guilbault : Pour Exo.
Mme Rizqy : Donc, on est
correct, on ne pourrait pas, par exemple, dans une autre loi, accorder un
pouvoir. Donc, juste m'assurer que lorsqu'on dit : Toute disposition...
contraire de la présente loi, on a couvert toute autre loi, bon. Là, le
sous-ministre me dit que oui, donc c'est parfait.
Mme Guilbault : Ils ne sont pas couverts dans... c'est ça, ce n'est pas une
société de transport au sens de la LSTC, donc ils ne sont pas concernés par la
prochaine loi qu'on va modifier.
Mme Rizqy : Ah bien, il me
reste à dire que... excellent travail. Plusieurs pages d'amendements, c'est
vraiment bien. Moi, c'est très clair, pour ma part, puis je pense que mon
collègue le député de Nelligan... était d'accorder évidemment un levier
financier, mais, quand même, avec un encadrement, et c'est très clair dans les
amendements que, quand il y a des conditions à respecter... Puis je suis
contente de que le critère de moralité aussi soit présent, c'est excessivement
important parce que c'est quand même la réputation d'un organisme qui va être
parapublic. Alors, de mon côté, c'est excessivement clair, je ne peux que dire
merci.
La Présidente (Mme Maccarone) : Parfait.
Est-ce qu'il y a autres commentaires à l'amendement à l'article 5? Je vois
qu'il n'y a pas d'autre commentaire, alors nous allons passer à la mise aux
voix. Est-ce que l'amendement à l'article 5 est adopté?
Mme Rizqy : Par appel
nominal, Mme la Présidente, s'il vous plaît.
La Présidente (Mme Maccarone) : Un
vote par appel nominal, Mme la secrétaire.
Mme Rizqy : Est-ce que...
juste avant l'article 5, hein, c'est ça?
La Présidente (Mme Maccarone) : Oui,
tout à fait.
Mme Rizqy : Parfait. Merci.
Des voix : ...
La Présidente (Mme Maccarone) : Allez-y,
Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Alors, Mme
Guilbault (Louis-Hébert)?
Mme Guilbault : Pour.
La Secrétaire : M. Lemay
(Masson)?
M. Lemay : Pour.
La Secrétaire : Mme Grondin
(Argenteuil)?
Mme Grondin : Pour.
La Secrétaire : M. St-Louis
(Joliette)?
M. St-Louis : Pour.
La Secrétaire : M. Bernard (Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
M. Bernard : Pour.
La Secrétaire
: Mme
Dorismond (Marie-Victorin)?
Mme Dorismond : Pour.
La Secrétaire : Mme Rizqy
(Saint-Laurent)?
Mme Rizqy : Pour.
La Secrétaire : Mme Maccarone
(Westmount—Saint-Louis)?
La Présidente (Mme Maccarone) : Abstention.
Alors, l'amendement est adopté. Alors, nous revenons à l'article 5 tel
qu'amendé. Y a-t-il des commentaires? Je vois qu'il n'y a pas de commentaire,
alors nous allons passer à la mise aux voix à l'article 5, tel qu'amendé. Vote
par appel nominal.
Mme Rizqy : Non, c'est
correct.
La Présidente (Mme Maccarone) : Non.
Alors, est-ce que l'article 5, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Maccarone) : Adopté.
Parfait. Alors, collègues, avec votre consentement, nous allons poursuivre à
l'article 23. Mme la ministre, pour la lecture de l'article, s'il vous plaît.
Mme Guilbault : Parfait. Donc,
article 23, et là est-ce qu'il y en a un
d'origine, pour celui-là, qu'il faut que je lise? O.K., ça fait qu'il est ici,
je vais juste y aller rapidement. O.K., donc,
article 23 :
Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 92.2.7... 92.2.0.7, pardon, de la
section suivante :
«Section 1.1. Pouvoirs dans le cadre d'un
projet d'infrastructures de transport collectif.
«92.0.8. Les coûts et les risques liés à
la vente d'un immeuble ou à l'aménagement d'un immeuble en vertu de l'article
4.1 ne doivent pas être à la charge d'une société. Toute contrepartie
financière liée à la vente d'un immeuble ou d'une
partie de celui-ci doit
profiter au financement du projet d'infrastructures de transport collectif pour
lequel l'immeuble a été acquis.
«92.0.9.
Malgré toute disposition
contraire de la présente loi, un bien ou une
partie de celui-ci ne peut pas
être acquis lorsque ce bien ou la
partie de celui-ci n'est jugé nécessaire
qu'aux seules fins de l'application de l'article 4.1».
En commentaires :
L'article 23 insère
une nouvelle
section portant sur les pouvoirs d'une société de transport en
commun dans le cadre d'un projet d'infrastructures de transport collectif.
Le premier alinéa de l'article 92.0.8
prévoit qu'une société ne devra assumer aucun risque ni payer aucun coût lié à
la vente ou à l'aménagement d'un immeuble.
Le deuxième alinéa de cet
article prévoit
que les produits de la vente d'un immeuble doivent profiter au financement du
projet de la société.
L'article 92.0.9 limite les pouvoirs
d'acquisition...
Mme Guilbault : ...d'une société de sorte que cette dernière ne puisse pas
acquérir un bien sans projet d'infrastructure de transport collectif.
Et mon amendement :
Article 23 (section I.1 du
chapitre II de la
Loi sur les sociétés de transport en commun)
Remplacer l'article 23 du projet de
loi par le suivant :
«23. Cette loi est modifiée par
l'insertion, après l'article 92.0 point sept de la
section suivante :
«Section I.1
«Pouvoirs relatifs à la construction d'un
bien immobilier adjacent à une infrastructure de transport collectif
«92.0.8. Une société peut, avec
l'autorisation du gouvernement et aux conditions qu'il détermine, s'associer à
titre de commanditaire au sein d'une société en commandite ou devenir
actionnaire d'une société par actions avec un tiers pour la réalisation d'un
projet de construction d'un bien immobilier.
«Lorsqu'elle agit à
titre de commanditaire
d'une société en commandite formée en vertu du premier alinéa, la société ne
doit pas donner des avis autres que de nature consultative concernant la
gestion de cette société. Elle ne peut négocier aucune affaire pour le compte
de cette société, ni agir pour celle-ci comme mandataire ou agent, ni permettre
que son nom soit utilisé dans un acte de cette société.
«La société peut acquérir ou constituer
une filiale pour la suppléer à
titre de commanditaire ou d'actionnaire à
l'égard de la réalisation d'un projet de construction visé au premier alinéa.
La société peut, avec l'autorisation du gouvernement, céder à
titre gratuit à
cette filiale les droits sur l'immeuble nécessaire à la réalisation du projet.
«Une personne morale ou une personne ou
une société de personnes qui est contrôlée par une société est une filiale de
cette dernière.
«Pour l'application du quatrième
alinéa :
«1° une personne morale est contrôlée par
une société lorsque cette dernière détient directement ou par l'entremise de
personnes morales qu'elle contrôle, la totalité des droits de vote afférents au
titre de participation de cette personne morale ou peut élire la totalité de
ses administrateurs.
«2° une société de personnes est contrôlée
par une société lorsque cette dernière en détient directement et par
l'entremise de personnes morales qu'elle contrôle la totalité des parts.
Toutefois, une société en commandite est contrôlée par une société lorsque
celle-ci, une société de personnes ou une personne morale qu'elle contrôle en
est directement ou indirectement le commandité.
• (10 h 30) •
«92.0.9. Afin qu'une société obtienne
l'autorisation visée au premier alinéa de l'article 92.0.8, le projet de
construction doit notamment respecter les conditions suivantes :
«1° le bien immobilier à être construit
doit être adjacent à un immeuble ou à une
partie d'un immeuble qui n'est pas
nécessaire à une infrastructure de transport collectif existante ou à
construire et dont la société où l'une de ses filiales est propriétaire.
«2° le projet se réalise indépendamment de
tout projet de construction, de reconstruction ou de réfection d'une
infrastructure de transport collectif autre qu'un aménagement fait conformément
à l'article 92.0.12.
«3° la société ou sa filiale ne fournit
aucun financement ni cautionnement pour la réalisation du projet; sa
contribution dans la société en commandite ou la société par actions chargée de
la réalisation du projet se limite à la cession de droits sur l'immeuble ou à
la
partie ou la
partie de l'immeuble visé au paragraphe 1°.
«92.0.10. Aux fins de la réalisation d'un
projet de construction visé au premier alinéa de l'article 92.0.8, une
filiale de la société peut, selon les conditions déterminées par le
gouvernement, constituer avec le tiers visé à cet alinéa, toute autre société
par actions afin de s'impliquer dans la gestion du projet.
«La filiale ne peut fournir aucun
financement ni cautionnement à une société par actions constitution en vertu du
premier alinéa, sa contribution devant se limiter au paiement du prix de
souscription des actions de la société par actions qui ne doit pas excéder
100 $.
«Aucun dirigeant et administrateur de la
société ne peut être dirigeant ou administrateur de la société par actions
créée en vertu du premier alinéa.
«92.0.11.
Malgré les articles 92.1 à
108.1, le tiers avec qui une société ou sa filiale peut s'associer au sein
d'une société en commandite ou devenir actionnaire d'une société par actions
pour la réalisation d'un projet de construction en vertu du premier alinéa de
l'article 92.0.8 est sélectionné au moyen d'un processus d'appel de
projets public selon les modalités et sur la base des critères déterminés par
le gouvernement.
Les critères que le gouvernement détermine
en vertu du premier alinéa doivent inclure des exigences élevées d'intégrité.
«Lorsque le propriétaire d'un immeuble
contigu à celui-ci, sur lequel est situé d'infrastructures de transport
collectif, souhaite réaliser un projet de construction en vertu du premier
alinéa de l'article 92.0.8, le gouvernement peut écarter le processus
d'appel de projets pourvu que les conditions suivantes soient
satisfaites :
«1°. le propriétaire visé possède une
expertise suffisante pour ce type de projet;
«2° le propriétaire satisfait des
exigences élevées d'intégrité;
«3° un appel de projets ne servirait pas
l'intérêt public.
«92.0.12. Lorsqu'une infrastructure de
transport collectif doit être aménagée afin qu'elle puisse soutenir ou
accueillir un bâtiment ou une structure souterraine dans le cadre de la
réalisation d'un projet de construction autorisé en vertu du premier alinéa de
l'article 92.0.8, la société peut accepter un mandat de la société en
commandite ou de la société par actions chargée de la réalisation de ce projet
afin que cette dernière s'approvisionne, obtienne des services ou fasse
exécuter des travaux de construction en lien avec cet aménagement.
«Les coûts et les risques liés à un
aménagement effectué en vertu... en application du premier alinéa ne doivent
pas être à la charge de la société.
«92.0.13. Dans le cadre de l'application
du premier alinéa de l'article 92.0.8, la société ou sa filiale et le tiers
doivent conclure un contrat de société...
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10 h 30 (version non révisé
e) Mme Guilbault : ...société en commandite ou une convention unanime des
actionnaires, selon le cas, qui prévoit notamment les éléments suivants :
«1° les modalités de distribution des
revenus générés par le bien immobilier construit dans le cadre du projet;
«2° la portée du projet de construction,
son budget et son échéancier;
«3° les règles internes... les règles de
régie interne;
«4° un mécanisme de règlement des
différends.»
«92.0.14.
Malgré toute disposition
contraire de la présente loi :
«1° un immeuble ou une
partie de celui-ci
ne peut être acquis par expropriation lorsqu'il n'est jugé nécessaire qu'aux
seules fins d'un projet de construction d'un bien immobilier visé au premier
alinéa de l'article 92.0.8;
«2° une société de personnes est contrôlée
par une société lorsque cette dernière en détient, directement ou par l'entremise
de personnes morales qu'elle contrôle, la totalité des parts. Toutefois, une
société en commandite est contrôlée par une société lorsque celle-ci, une
société de personnes ou une personne morale qu'elle contrôle en est,
directement ou indirectement, le commandité.»
«92.0.9. Afin qu'une société obtienne l'autorisation
visée au premier alinéa de l'article 92.0.8, le projet de construction doit
notamment respecter les conditions suivantes :
«1° le bien immobilier à être construit
doit être adjacent à un immeuble ou à une
partie d'un immeuble qui n'est pas
nécessaire à une infrastructure de transport collectif existante ou à
construire et dont la société ou une de ses filiales est propriétaire;
«2° le projet se réalise indépendamment de
tout projet de construction, de reconstruction ou de réfection d'une
infrastructure de transport collectif autre qu'un aménagement fait conformément
à l'article 92.0.12;
«3° la société ou sa filiale ne fournit
aucun financement ni cautionnement pour la réalisation du projet. Sa
contribution dans la société en commandite ou la société par actions chargée de
la réalisation du projet se limite à la cession de droit sur l'immeuble ou la
partie de l'immeuble visée au paragraphe 1°.»
«92.0.10. Aux fins de la réalisation d'un
projet de construction visé au premier alinéa de l'article 92.0.8, une filiale
de la société peut, selon les conditions déterminées par le gouvernement,
constituer avec le tiers visé à cet alinéa toute autre société par actions afin
de s'impliquer dans la gestion du projet.
«La filiale ne peut fournir aucun
financement ni cautionnement à une société par actions constituée en vertu du
premier alinéa, sa contribution devant se limiter au paiement du prix de
souscription des actions de la société par actions, qui ne doit pas excéder
100 $.
«Aucun dirigeant ni administrateur de la
société ne peut être dirigeant ou administrateur de la société par actions
créée en vertu du premier alinéa.»
«92.0.11.
Malgré les articles 92.1 à
108.1, le tiers avec qui une société ou sa filiale peut s'associer au sein d'une
société en commandite ou devenir actionnaire d'une société par actions pour la
réalisation d'un projet de construction en vertu du premier alinéa de l'article
92.0.8 est sélectionné au moyen d'un processus d'appel de projets public selon
les modalités et sur la base des critères déterminés par le gouvernement.
«Les critères que le gouvernement
détermine en vertu du premier alinéa doivent inclure des exigences élevées d'intégrité.
«Lorsque le propriétaire d'un immeuble
contigu à celui sur lequel est située l'infrastructure de transport collectif
souhaite réaliser un projet de construction en vertu du premier alinéa de l'article
92.0.8, le gouvernement peut écarter le processus d'appel de projets pourvu que
les conditions suivantes soient satisfaites :
«1° le propriétaire visé possède une
expertise suffisante pour ce type de projet;
«2° le propriétaire satisfait à des
exigences élevées d'intégrité;
«3° un appel de projets ne servirait pas l'intérêt
public.»
«92.0.12. Lorsqu'une infrastructure de
transport collectif doit être aménagée afin qu'elle puisse soutenir ou
accueillir un bâtiment ou une structure souterraine dans le cadre de la
réalisation d'un projet de construction autorisé en vertu du premier alinéa de
l'article 92.0.8, la société peut accepter un mandat de la société en
commandite ou de la société par actions chargée de la réalisation de ce projet
afin que cette dernière s'approvisionne, obtienne des services ou fasse
exécuter des travaux de construction en lien avec cet aménagement.
«Les coûts et les risques liés à un
aménagement effectué en application du premier alinéa ne doivent pas être à la
charge de la société.»
«92.0.13. Dans le cadre de l'application
du premier alinéa de l'article 92.0.8, la société ou sa filiale et le tiers
doivent construire... doivent conclure, pardon, un contrat de société en
commandite ou une convention unanime des actionnaires, selon le cas, qui
prévoit notamment les éléments suivants :
«1° les modalités de distribution des
revenus générés par le bien immobilier construit dans le cadre du projet;
«2° la portée du projet de construction,
son budget et son échéancier;
«3 les règles de régie interne;
4° un mécanisme de règlement des
différends.»
«92.0.14.
Malgré toute disposition
contraire de la présente loi :
«1° un immeuble ou une
partie de celui-ci
ne peut être acquis par expropriation lorsqu'il n'est jugé nécessaire qu'aux
seules fins d'un projet de construction d'un bien immobilier visé au premier
alinéa de l'article 92.0.8;
«2° les revenus que la société ou sa
filiale peut tirer du bien immobilier construit en application du premier
alinéa de l'article 92.0.8 doivent être investis dans la construction et le
maintien d'actifs d'infrastructures de transport en commun ou l'acquisition et
l'entretien des équipements de transport en commun sous sa responsabilité,
selon les conditions que le gouvernement détermine.»
Et pour ce qui est des commentaires, ils
sont pas mal tels quels... comme ceux des amendements précédents, donc je
proposerais de ne pas les lire, mais... disponible pour les lire au besoin,
bien sûr.
La Présidente (Mme Maccarone) : Ça
vous va, Mme la députée?
Mme Rizqy : Non, ça me va.
La Présidente (Mme Maccarone) : Parfait.
Mme Rizqy : Moi, j'ai des
questions, donc...
La Présidente (Mme Maccarone) : Allez-y,
la parole est à vous.
Mme Rizqy : Donc, avec
consentement, on...
Mme Rizqy : ...on ne lira
pas les commentaires. Merci beaucoup, Mme la ministre. Allons, si vous
permettez, à 92.0.11. le propriétaire visé possède une expertise suffisante
pour ce type de projet. Le propriétaire, c'est ça, a des exigences élevées
d'intégrité. Est-ce qu'on peut penser, par exemple, à exiger une demande de...
pardon, à exiger une absence d'empêchement qui est un critère plus élevé que ne
pas avoir d'antécédents?
La Présidente (Mme Maccarone) :
Mme la ministre.
Mme Rizqy : Est-ce que
ce n'est pas quelque chose qui pourrait être envisagé, ou...
Mme Guilbault : On l'a, l'article? ...c'est oui.
Mme Rizqy : O.K.
Parfait. Lorsqu'on va... Là, on va changer de paragraphe. J'irai sur 92.0.13.
L'application de l'article 72.08... et celle de conclure un contrat de
société en commandite ou une convention unanime des actionnaires sur un code
qui prévoit notamment les éléments suivants, les modalités de distribution des
revenus générés par le bien immobilier construit dans le cadre du projet.
Paragraphe un doit nécessairement respecter la disposition qu'on a adoptée
précédemment au niveau de la distribution des revenus. Il ne pourrait pas, par
convention, se soustraire à leur obligation, que les revenus soient, encore une
fois, utilisés pour le transport collectif, pour le maintien. Ça, c'est ma
compréhension, parce qu'on a clairement indiqué, malgré toute disposition,
contraire à la loi, là. Donc, ça inclut dans mon esprit, incluant la convention
entre actionnaires. Ça, c'est ma compréhension, là.
Mme Guilbault : La 92.0.14, on a ajouté au paragraphe ou alinéa deux, là,
au numéro 2, on a ajouté la même, la même précision qu'à 8.7.
Symétriquement.
Mme Rizqy : Ah! non,
mais... Non, parce que le .6 est encore plus précis que le paragraphe 2°
...souvent les conditions déterminées par le gouvernement. Alors, c'est ce
qu'on a adopté qui est excessivement précis, la limite de leur carré de jeu, si
je peux m'exprimer ainsi, au niveau des revenus, là. Mais moi, c'est ma
compréhension si on me... Je vois que j'ai des hochements de tête qui me disent
que c'est la bonne compréhension. Donc...
• (10 h 40) •
Mme Guilbault : C'est tel quel...
Mme Rizqy : C'est tel
quel, oui.
Mme Guilbault : ...le paragraphe 2°? C'est ça?
Mme Rizqy : Oui.
Parfait.
Mme Guilbault :
L'alinéa deux?
Mme Rizqy : Non. C'est
ça... Non, je veux valider ma compréhension.
Mme Guilbault : C'est exactement pareil comme à 8.7.
Mme Rizqy : Parfait.
C'est ça. Moi, c'est juste pour valider ma compréhension.
Une voix : Alinéa un,
paragraphe 2°.
Mme Guilbault : Copier coller. Alinéa un, paragraphe 2°.
Mme Rizqy : Par la
suite, j'ai une question qui n'est pas dans l'amendement et je me pose la
question dont je n'ai pas la réponse. Vu qu'on est en plein droit nouveau, dans
d'autres projets de loi que j'ai siégé, lorsqu'on introduit des nouvelles
dispositions de droit nouveau, on prévoyait dans la loi un mécanisme de
révision trois ans après son entrée en vigueur ou cinq ans après son entrée en
vigueur, juste pour refaire un dernier tour de roue pour s'assurer que
qu'est-ce que nous, à l'époque lorsqu'on a légiféré, tout ce qu'on a réfléchi
qu'on essaie de mettre comme pare-feu a fonctionné. Et au fond ce serait de
leur donner à eux l'obligation de nous faire une reddition de comptes dans
trois ou cinq ans, selon ce qu'on souhaite, là, bien, une fois que c'est
sanctionné, de faire la reddition de comptes. Comme ça, si jamais, plus tard,
ceux qui seront présents, et je vous le dis d'entrée de jeu, ça ne sera pas
moi, je ne serai plus là, mais ceux qui resteront, avec la reddition de
comptes, si jamais ils doivent faire des modifications.
Donc, ce serait probablement dans les
dispositions transitoires, mais je préfère vous le dire tout de suite pour
qu'on puisse réfléchir. Mais je pense que ça serait plus dans les dispositions
transitoires de trouver une façon de s'assurer qu'il y ait une reddition de
comptes qui soit faite par eux. Comme ça, nous, bien, pas nous, vous, ceux qui
resteront, pourront à ce moment-là vérifier qu'on a vraiment tout couvert ce
qu'on a essayé d'anticiper. Parce qu'on a beau mettre tous nos cerveaux, tous
ensemble, malheureusement, des fois, on n'arrive pas à tout anticiper. Donc, si
jamais il y a quelque chose qu'on n'a pas vu, bien, dans une reddition de
comptes, à ce moment-là, ceux qui nous suivront ou qui vous suivront pourront à
ce moment-là faire des modifications, le cas échéant.
La Présidente
(Mme Maccarone) : Merci. Mme la ministre.
Mme Guilbault : Oui, c'est ça. Bien, il est déjà prévu que MIQ fasse un
rapport annuel, mais si ma collègue parle d'une espèce de rapport d'application
de la loi, mettons dans cinq ans, pour, tu sais... Moi, je suis très ouverte à
Mme Rizqy : O.K.
Parfait. Bien, on regardera plus tard dans les dispositions transitoires. Mais
sinon, moi, je n'ai pas d'autre question. Y a-tu moyen que vous vérifiiez? Moi,
je suis correct. Donc, moi, ça me va. Bravo...
La Présidente (Mme Maccarone) : ...parfait.
Alors, est-ce qu'il y a autres interventions sur l'amendement à
l'article 23? Je vois qu'il n'y a pas d'autre intervention. Alors nous
allons passer à la mise aux voix. Vote par appel nominal. Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Merci. Alors,
Mme Gilbault, Louis-Hébert?
Mme Guilbault : Pour.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Lemay, Masson?
M. Lemay : Pour.
La Secrétaire : Mme Grondin,
Argenteuil?
Mme Grondin : Pour.
La Secrétaire : M. St-Louis,
Joliette?
M. St-Louis : Pour.
La Secrétaire : M. Bernard,
Rouyn-Noranda-Témiscamingue?
M. Bernard : Pour.
La Secrétaire : Mme
Dorismond, Marie-Victorin?
Mme Dorismond : Pour.
La Secrétaire : Mme Rizqy,
Saint-Laurent?
Mme Rizqy : Pour. Merci.
La Secrétaire : Mme
Maccarone, Westmount-Saint-Louis?
La Présidente (Mme Maccarone) : Abstention.
Alors, l'amendement à l'article 23 est adopté. Nous revenons à
l'article 23, tel qu'amendé. Avons-nous des interventions? Je vois que
nous n'avons pas d'intervention. Alors nous allons passer à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 23, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Maccarone) : Merci
beaucoup. Alors, nous allons poursuivre maintenant, de retour avec votre
consentement, à l'article quatre de la loi édictée. Avons-nous votre
consentement?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Maccarone) : Merci
beaucoup.
Des voix : ...
La Présidente (Mme Maccarone) :
L'article
quatre de la loi édictée.
Une voix : ...
La Présidente (Mme Maccarone) : Oui,
c'est ça, on a le consentement.
Mme Rizqy : Mme la Présidente,
nous, on avait déjà indiqué à la ministre qu'on avait fait le tour de nos
questions. Et, puisque mon collègue de Nelligan avait vraiment apporté une
proposition qui a été répondue, et on vient juste d'adopter le gros bloc au
complet de la proposition de mon collègue le député de Nelligan, de... pour
nous, ça conclut nos questions sur l'article quatre. Donc, à moins qu'il y ait
d'autres interventions, nous, on serait prêts à procéder pour l'adoption.
La Présidente (Mme Maccarone) : Parfait.
Alors, est-ce qu'il y a autres interventions sur l'article quatre, tel
qu'amendé? Je vois qu'il n'y a pas d'autre intervention sur l'article quatre,
tel qu'amendé. Alors nous allons poursuivre à la mise aux voix par appel
nominal. Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Donc, c'était
Mme Guilbault, Louis-Hébert?
Mme Guilbault : Pour.
La Secrétaire : M. Lemay,
Masson?
M. Lemay : Pour.
La Secrétaire : Mme Grondin,
Argenteuil?
Mme Grondin : Pour.
La Secrétaire : M. St-Louis,
Joliette?
M. St-Louis : Pour.
La Secrétaire : M. Bernard,
Rouyn-Noranda-Témiscamingue?
M. Bernard : Pour.
La Secrétaire : Mme
Dorismond, Marie-Victorin?
Mme Dorismond : Pour.
La Secrétaire : Mme Rizqy,
Saint-Laurent?
Mme Rizqy : Abstention.
La Secrétaire : Et Mme
Maccarone, Westmount-Saint-Louis?
La Présidente (Mme Maccarone) : Abstention.
Alors, l'article quatre, tel qu'amendé, est adopté. Et nous poursuivons à
l'article cinq de la loi édictée. Mme la ministre.
Mme Guilbault : Merci, Mme la Présidente. Je suis un petit peu déboussolée
de cette nouvelle cadence, mais très heureuse, évidemment.
Article cinq.
La Présidente (Mme Maccarone) : ...
Mme Guilbault : Oh!
La Présidente (Mme Maccarone) : ...nous
avons adopté le cinq. Est-ce que vous êtes certaine? Parce qu'on a adopté le
cinq de la loi.
Mme Guilbault : Bien, on a... on a évidemment adopté le cinq de l'autre
chapitre.
La Présidente (Mme Maccarone) : De
l'autre loi.
Mme Guilbault : Mais là, on est revenus dans le...
La Présidente (Mme Maccarone) : Oui.
Parfait. Alors, allez-y, Mme la ministre. On était déjà sur la bonne voie.
Merci.
Mme Guilbault : Oui. Parfait. Merci beaucoup.
Article cinq : «Mobilité
Infra Québec exerce également les fonctions suivantes :
«1° la réalisation des analyses en
transport que le ministre lui confie, moyennant rémunération, dont la
planification en mobilité;
«2° l'exécution de tout autre mandat que
le gouvernement lui confie.».
En commentaires :
L'article cinq de
la
Loi sur Mobilité Infra Québec énonce que Mobilité Infra Québec peut
également, à la demande de la ministre des Transports et de la Mobilité
durable, réaliser des analyses en transport, ce qui inclut de la planification
en mobilité définie à l'article 29 de la loi. Le gouvernement pourra aussi
confier à Mobilité Infra Québec tout autre mandat en lien avec son expertise.
La Présidente (Mme Maccarone) : Mme
la députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy : Merci beaucoup,
Mme la Présidente. «L'exécution de tout autre mandat que le gouvernement lui
confie», est-ce que c'est toujours dans le cadre de ce qu'on avait lu
précédemment à l'article quatre, c'est-à-dire des projets de transport
collectif complexes ou ça pourrait être...
Mme Guilbault : Bon, bien... Allez-y.
Mme Rizqy : Non, allez-y,
c'est correct.
Mme Guilbault : C'est ça. Là, je n'ai pas la version amendée tout ça, là,
mais il me semble qu'on avait ajouté la qualité et l'accessibilité dans la
mission. Mais oui, c'est ça, l'analyse d'opportunité, la planification, la
réalisation de projets de transport complexes.
Mme Rizqy : ...cinq,
paragraphe deux, c'est «l'exécution de tout autre mandat que le gouvernement
lui confie dans le cadre de sa mission telle que définie à l'article quatre.»
Mme Guilbault : Oui. C'est ça.
Mme Rizqy : O.K. Et 5.1, «la
réalisation des analyses en transport que le ministre lui confie», est-ce que
c'est en collaboration avec le ministre ou est-ce que ça pourrait être, par
exemple, des analyses avec des partenaires autres que le gouvernement?...
Des voix : ...
Mme Rizqy : Je pense que j'ai
peut-être... j'ai la question puis j'ai la réponse, je crois. La raison des
analyses en transport que le ministre lui confie, peut-être que ça pourrait
être lui confie ou lui... aussi l'autorise. Parce que, par exemple, ça se peut
que ce soit une analyse qui ne découle pas du MTQ, que, par exemple, ce serait
avec le CDPQ, CDPQ Infra, en partenariat, mais qui serait autorisé, c'est ça,
oui.
Mme Guilbault : ...quelqu'un d'autre. Oui, effectivement, mais pour le 1,
c'est en lien avec l'article 29. On parle de planification en mobilité,
puis, à l'article 29, il y a une
section qui parle de ça puis qui prévoit
un peu plus précisément des modalités pour ce type de travaux là.
Mme Rizqy : Pouvez-vous me
donner juste un instant? Je vais aller lire l'article 29. Si je reviens à
l'article cinq, paragraphe un, «la réalisation des analyses en transport que le
ministre lui confie», je... je me pose la question. Est-ce que c'est
restrictif, la façon que c'est rédigé? Parce que je me pose la question, est-ce
que c'est... «Mobilité Infra Québec exerce les fonctions suivantes», est-ce
qu'on peut marquer, «notamment» pour couvrir... exerce également les fonctions
suivantes, un et deux. J'ai l'impression que c'est... on les limite.
Mme Guilbault : Excusez, j'ai manqué la fin de la question.
Mme Rizqy : Je me pose juste
la question si l'ajout du mot «notamment» permettrait d'ouvrir un peu plus le
champ pour Mobilité Infra Québec, pour la réalisation des analyses en
transport, parce que c'est marqué que «le ministre lui confie». Si, par exemple,
c'est avec une municipalité, qu'ils réfléchissent à quelque chose, ça n'a pas
été confié par le ministre, ça a été par exemple discuter avec la municipalité.
Est-ce qu'à ce moment-là il va falloir qu'ils passent par le ministère... pour
dire : Bien, écoutez, Mascouche veulent réfléchir sur telle, telle
affaire, est-ce que je peux le faire ou est-ce qu'il faut que je passe par le
ministère pour que l'analyse lui soit confiée? C'est pour ça que je me pose la
question. Si on indiquait «notamment», ça... est-ce que ça permettrait d'être
moins restrictif dans leur portée?
• (10 h 50) •
Mme Guilbault : Mais comme c'est moyennant rémunération, il faut que
quelqu'un paie pour ça. Ça fait que ça revient un peu à ce qu'on a discuté
largement dans la mission à l'article quatre, il faut canaliser la...
l'attribution de mandat, parce qu'il y a quelqu'un qui paie pour ça en bout de
ligne, là.
Mme Rizqy : Oui, mais
justement, mais si c'est la ville qui paie, parce qu'ils veulent une... Ah! je
comprends ce que vous voulez dire.
Mme Guilbault : Mais, en même temps, ça ne l'empêche pas de... mais c'est
ça. Puis ça devient quand même sous le joug gouvernemental, mais le ministre...
Puis c'est ça que je disais souvent, si une municipalité a un besoin, il vient
voir le gouvernement, parce qu'en bout de ligne c'est sûr que c'est le
gouvernement qui va être le partenaire, je dirais même le bailleur de fonds
principal, voir le seul. Ça fait que c'est pour... C'était ça l'idée, là, avec
toujours la capacité de payer des gens à l'esprit.
Mme Rizqy : Parfait. Est-ce
que ce serait l'exécution de tout autre mandat que le gouvernement lui confie
ou lui autorise aussi, ou ça revient au même?
Mme Guilbault : Bien, ça revient au même, ça revient à la discussion, si,
eux spontanément... ou, en tout cas, eux nous arrivent avec une proposition,
mais c'est sûr que, de manière informelle, il va y avoir des échanges entre
Mobilité Infra Québec puis le ministère des Transports. Ça fait que, si jamais
il y a une bonne idée qui émerge d'une discussion, après, la ministre a la
possibilité... le ministre, avec fort probablement les municipalités
concernées, de discuter de ça, puis, si ça devient une idée qui est partagée puis
qui devient un projet que souhaite porter le gouvernement, bien là, on passe
dans le processus, puis ça peut devenir un mandat à Mobilité Infra Québec.
Mme Rizqy : Parfait. Un gros
merci.
La Présidente (Mme Maccarone) : Est-ce
qu'il y a eu d'autres interventions sur l'article cinq? Je vois qu'il n'y a pas
d'autre intervention. Alors, est-ce que l'article cinq est adopté?
Mme Rizqy : Par appel
nominal, s'il vous plaît.
La Présidente (Mme Maccarone) : Un
vote par appel nominal, s'il vous plaît, Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Guilbault (Louis-Hébert)?
Mme Guilbault :
Pour.
La Secrétaire : M. Lemay
(Masson)?
M. Lemay : Pour.
La Secrétaire : Mme Grondin
(Argenteuil)?
Mme Grondin : Pour.
La Secrétaire : M. St-Louis
(Joliette)?
M. St-Louis : Pour.
La Secrétaire : M. Bernard
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
M. Bernard : Pour.
La Secrétaire : Mme Dorismond
(Marie-Victorin)?
Mme Dorismond : Pour.
La Secrétaire : Mme Rizqy
(Saint-Laurent)?
Mme Rizqy : Pour.
La Secrétaire : Mme Maccarone
(Westmount—Saint-Louis)?
La Présidente (Mme Maccarone) : Abstention.
Alors, l'article cinq est adopté. Et nous poursuivons à l'article six de la loi
édictée. Mme la ministre.
Mme Guilbault :
Oui, c'est... oui, Mme la Présidente, j'aurais un amendement...
Mme Guilbault : ...amendement à l'article 6, mais je crois qu'il n'a
peut-être pas été transféré. C'est ce qu'on est en train de valider.
Une voix : ...
Mme Guilbault : Il est transmis? O.K. Parfait.
La Présidente (Mme Maccarone) : Il
est transmis. Je vous laisse le temps de faire la lecture pour voir si nous l'avons
sur le Greffier.
Mme Guilbault : Parfait. Juste pour que les collègues puissent...
La Présidente (Mme Maccarone) : Juste
de l'article, s'il vous plaît. Puis là on va voir si on a l'amendement.
Mme Guilbault : Oui. Parfait. Donc,
article 6 : «Malgré toute
disposition inconciliable d'une loi ou d'un règlement, seule Mobilité Infra
Québec a compétence à l'égard d'un projet complexe de transport pour lequel la
planification ou la réalisation lui est confiée en vertu de l'article 4.»
En commentaires :
L'article 6 de
la
Loi sur Mobilité Infra Québec accorde à Mobilité Infra Québec une compétence
exclusive à l'égard d'une responsabilité qui lui a été confiée. Les autres
organismes ayant des compétences à l'égard d'une telle responsabilité ne
pourront donc plus les exercer pendant que Mobilité Infra Québec exerce sa
compétence.
La Présidente (Mme Maccarone) : Et
avons-nous l'amendement, Mme la secrétaire?
Des voix : ...
La Présidente (Mme Maccarone) : Parfait.
Nous allons suspendre juste quelques instants, s'il vous plaît. Merci.
(Suspension de la séance à 10 h 54)
(Reprise à 10 h 56)
La Présidente (Mme Maccarone) : Alors,
nous sommes de retour. Mme la ministre, pour la lecture de votre amendement à l'article 6,
s'il vous plaît.
Mme Guilbault : Oui. Merci, Mme la Présidente. Alors,
article 1,
article 6 de la
Loi sur mobilité Québec : Remplacer, dans
l'article 6 de la
Loi sur Mobilité Infra Québec proposé par
l'article 1 du projet de loi, «Malgré toute disposition inconciliable
d'une loi ou d'un règlement», par «À moins que le gouvernement n'en décide
autrement.»
En commentaires : Cet amendement
permet au gouvernement de déterminer que d'autres organismes puissent conserver
leur compétence dans le cadre d'un projet complexe de transport.
Donc, c'est... Puis peut-être juste en
complément sur les commentaires. C'est pour permettre, entre autres, ce qu'on
va faire, notamment à Québec. Mais là on le fait avec la Caisse de dépôt, la
ville de Québec, le ministère, mais, tu sais, si, éventuellement, Mobilité
Infra Québec voulait avoir une espèce de coresponsabilité ou une gouvernance
modifiée dans un projet, ça permettrait de le faire avec un partenaire, si le
gouvernement le décide.
La Présidente (Mme Maccarone) : Parfait.
Mme la députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy : Ma compréhension
aussi, ça répond, au fond, cet amendement, au mémoire de l'ARTM... reconnaît...
je fais juste le citer : «...reconnaît la volonté du gouvernement de
confier à un organisme spécialisé, Mobilité Infra Québec, la responsabilité
d'un projet complexe de transport; toutefois, sur son territoire, un projet
complexe de transport ne peut se réaliser adéquatement sans tenir compte de
nombreuses contraintes pour lesquelles seule l'ARTM est présentement mandatée
pour trouver des solutions appropriées et en concertation avec les intéressés.
D'où la nécessité de prévoir dans une loi une concertation entre Mobilité Infra
Québec et l'ARTM.» Donc, est-ce que c'est pour... Au fond, l'amendement, c'est
pour répondre à ce qui a été écrit dans le mémoire de l'ARTM? C'est pour ça
qu'au fond vous avez ajouté «À moins que le gouvernement n'en décide autrement,
La Présidente (Mme Maccarone) : Mme
la ministre.
Mme Guilbault : On est en train de valider. Mais ma compréhension de ça,
c'est que c'est plus un souhait d'être consulté, mais je suis en train...
Mme Guilbault : ...regarder dans le mémoire. C'est quelle page du mémoire?
L'avez-vous?
Mme Rizqy : Donnez-moi une
seconde, je pense qu'on... Parce qu'au fond cet amendement, ça permet à
d'autres organismes qui peuvent conserver leur compétence dans le cadre d'un
projet complexe de transport... Donnez-moi une seconde, on va sortir la page de
la proposition. Mais ça répond... Quand je lis le paragraphe du mémoire, j'ai
l'impression que cet amendement-là répondait à cette préoccupation qui avait
été soulevée.
Des voix : ...
Mme Rizqy : Donc, ce serait
la page 8 du mémoire de l'ARTM.
Des voix : ...
Mme Guilbault : Oui, bien, il y a des choses qui relèvent de l'exploitation
là-dedans, là, qui, de toute façon, ne seront pas du ressort de Mobilité
Infra...
Des voix : ...
Mme Guilbault : Est-ce que c'est la... le paragraphe en caractères gras?
Mme Rizqy : Oui,
effectivement.
Mme Guilbault : C'est ça? Ça fait que c'est ça, en tout cas, moi, selon ce
que je lis là, dans le fond, c'est une volonté d'être consultés pour la prise
de décision quant à divers éléments. Donc, oui, c'est sûr que... Mais là il y a
aussi... Ce que j'ai dit, encore là, abondamment à l'article 4 :
C'est sûr qu'on va faire toutes ces choses-là en partenariat avec les instances
concernées du territoire sur lequel va se déployer le projet en question, parce
que ce serait impensable de ne pas faire ça, surtout dans la CMM.
• (11 heures) •
Mme Rizqy : Mais le «n'en
décide autrement», l'objectif... Parce que, dans le commentaire que vous avez
indiqué : «Cet amendement permet au gouvernement de déterminer que
d'autres organismes - par exemple l'ARTM - puissent conserver leur compétence
dans le cadre d'un projet complexe.» C'est pour ça que moi, j'avais interprété
que ça répondait à ma préoccupation soulevée. Donc, l'ARTM garderait sa
compétence lorsque, par intervention du ministre... lorsqu'on en décide
autrement. Donc, ils sont consultés, mais aussi ils gardent leur compétence
lorsque c'est requis.
Mme Guilbault : Exact, c'est ça. Bien, comme... C'est ça que j'étais en
train d'expliquer, c'est qu'à l'article 4 je disais que c'est sûr que
nous... bien, «nous»... Mobilité Infra Québec va travailler en consultation
avec les instances concernées, mais, dans la CMM, la particularité, c'est que
l'ARTM existe puis a son rôle de coordonnateur, puis tout ça, puis de
planificateur métropolitain, mais, en même temps... Et là je ne sais pas si,
eux, derrière ça, c'était un peu le souhait d'être le seul interlocuteur pour
la CMM dans le cadre du projet. Mais, bon, c'est sûr que, nous, ça va être un
interlocuteur parmi un autre, mais, les municipalités directement, je pense, on
ne pourra pas faire l'économie de les consulter aussi, là, tu sais, parce que
c'est quand même des projets qui sont importants et... Mais l'article... Donc,
ça, c'est la consultation, puis il y aura plus tard, je pense, 74, ou, en tout
cas, il y aura plus tard, là... ça va revenir, cette notion-là d'entente puis
de collaboration. Mais là, pour l'article 6, ça ouvre même la porte,
éventuellement, à une coresponsabilité, ça va plus loin qu'un devoir de
consultation. Donc, si le gouvernement le souhaite puis le détermine, ça
pourrait devenir possible.
Mme Rizqy : Oui, c'est ça.
C'était ma compréhension, que ça répondait à la page 8 du mémoire,
l'amendement.
Mme Guilbault : Et même plus. C'est ça, c'est que ça va plus loin, en fait.
Puis même j'ai l'impression, mais je ne veux pas leur mettre des mots dans la
bouche, que, derrière la recommandation à la page 8, c'était peut-être une
volonté d'être le seul interlocuteur.
Mme Rizqy : Mais ici, au
fond...
Mme Guilbault : Et, si c'est ça, on ne répond pas à ça, dans le sens où,
pour nous, c'est un...
Mme Rizqy : Non, non, c'est
une concertation, là, donc...
Mme Guilbault : Exactement.
Mme Rizqy : ...dans leur
champ de compétence, évidemment, ils vont être consultés, mais qu'en
définitive, lorsqu'on arrive... «À moins que le gouvernement n'en décide
autrement». Le commentaire, je le trouve très pertinent : «Cet amendement
permet au gouvernement de déterminer que d'autres organismes puissent conserver
leur compétence dans le cadre d'un projet complexe.» Donc, ils conservent leur
compétence, mais ils ne peuvent pas non... Dans un projet complexe, évidemment,
il ne peut pas y avoir un seul... Le ministère, c'est quand même lui le
principal bailleur de fonds, là. Donc, c'est... Je pense que j'ai compris
l'objectif de l'amendement.
Mme Guilbault : Mais aucun projet complexe ne peut voir le jour s'il n'y a
pas une saine consultation. Ça fait que ce serait irréaliste... puis on a
tellement passé d'heures à répéter ça à l'article 4, ce serait irréaliste
de venir imposer un projet en ne faisant pas les choses adéquatement en termes
d'acceptabilité.
Mme Rizqy : Parfait. Alors,
pas d'autre question, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Maccarone) : Parfait.
Alors, est-ce que l'amendement à l'article 6 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Maccarone) : Merci
beaucoup. Alors, nous revenons à l'article 6 tel qu'amendé. Y a-t-il des
interventions? Je vois qu'il n'y a pas d'intervention. Alors, nous allons
passer à la mise aux voix. Est-ce que l'article 6, tel qu'amendé, est
adopté?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Maccarone) : Un
vote par appel nominal, s'il vous plaît, Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour,
contre...
Haut de la page
11 h (version non révisé
e) La Secrétaire : ...abstention.
Mme Guilbault (Louis-Hébert)?
Mme Guilbault : Pour.
La Secrétaire : M. Lemay (Masson)?
M. Lemay : Pour.
La Secrétaire : Mme Grondin (Argenteuil)?
Mme Grondin : Pour.
La Secrétaire : M. St-Louis (Joliette)?
M. St-Louis : Pour.
La Secrétaire : M. Bernard (Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
M. Bernard : Pour.
La Secrétaire : Mme Dorismond
(Marie-Victorin)?
Mme Dorismond : Pour.
La Secrétaire : Mme Rizqy (Saint-Laurent)?
Mme Rizqy : Pour.
La Secrétaire : Mme Maccarone
(Westmount—Saint-Louis)?
La Présidente (Mme Maccarone) : Abstention.
Alors, l'article 6, tel qu'amendé, est adopté. Nous poursuivons à la lecture de
l'article 7. Mme la ministre.
Mme Guilbault : Oui. Merci, Mme la Présidente.
Article 7 :
«Pour l'exercice de sa mission et de ses
fonctions, Mobilité Infra Québec peut conclure une entente avec un ministère ou
un organisme du gouvernement ainsi qu'avec toute personne, toute association,
toute société, toute nation autochtone, représentée par l'ensemble des conseils
de bandes des communautés qui la constituent ou toute communauté autochtone
représentée par, le cas échéant, son conseil de bande, son conseil de village
cri, son conseil de village nordique ou son conseil de village naskapi.
Elle peut, de même, conformément à la loi,
conclure une entente avec un gouvernement autre que celui du Québec, l'un de
ses ministères, une organisation internationale ou un organisme de ce
gouvernement ou de cette organisation.»
En commentaires : Le premier alinéa
de l'article 7 de la
Loi sur Mobilité Infra Québec énonce la faculté de
Mobilité Infra Québec de conclure des ententes avec toute personne pour les
fins de l'exercice de sa mission ou de ses autres fonctions.
Le deuxième alinéa de cet
article prévoit
qu'une entente avec un gouvernement autre que celui du Québec, l'un de ses
ministères, une organisation internationale ou un organisme de ce gouvernement
ou de cette organisation doit se faire conformément à la
Loi sur le ministère
du Conseil exécutif.
La Présidente (Mme Maccarone) : Merci
beaucoup. Mme la députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy : Je vais aller
directement au dernier alinéa. «Elle peut, de même, conformément à la loi,
conclure l'entente avec un gouvernement autre que celui du Québec, l'un de ses
ministères, une organisation internationale ou un organisme de ce gouvernement
ou de cette organisation.» Est-ce qu'on ne souhaite pas ici d'avoir une
autorisation expresse du ministère lorsqu'on conclut une entente avec tout
autre gouvernement? Moi, j'aurais indiqué «une autorisation expresse du
gouvernement québécois avant de conclure une entente avec un autre
gouvernement.»
La Présidente (Mme Maccarone) : Mme
la ministre.
Des voix : ...
Mme Rizqy : Ou c'est déjà
prévu? Parce qu'on dit «dans le respect de la loi».
Mme Guilbault : Ça passe déjà par le Conseil des ministres, de... à l'article
Mme Rizqy : À l'article 4?
Donnez-moi juste une petite seconde.
L'article 4, tel qu'amendé, j'imagine?
Mme Guilbault : Oui, mais...
Mme Rizqy : Pouvez-vous me
donner une seconde, on va juste suspendre? Je vais relire l'article 4.
Mme Guilbault : Non, non, mais ce n'est pas ça. C'est ça... ce n'est pas l'article...
Des voix : ...
Mme Guilbault : On va juste...
Mme Rizqy : Si c'est la loi
sur le conseil exécutif, à ce moment-ci... Attendez-moi une seconde.
Mme Guilbault : Parce que ça dit, dans les commentaires, bien... je ne sais
pas si vous avez les commentaires, vous, mais, tu sais, je les ai lus, là...
«doit se faire conformément... Le deuxième alinéa prévoit qu'une entente, etc.,
doit se faire conformément à la
Loi sur le ministère du Conseil exécutif».
Mme Rizqy : Oui, mais ici, c'est
marqué «conformément à la loi», mais il parle de quelle loi? Parce que l'article
7 ne parle pas de la
Loi sur le Conseil exécutif, à moins que j'aie mal lu.
Mme Guilbault : Ah bien, dans le fond, oui, «conformément à la loi», est-ce
qu'on veut dire la
Loi sur la Conseil exécutif? C'est ça, la question ou...
peut-être...
Mme Rizqy : Peut-être, est-ce
qu'on peut suspendre, Mme la Présidente?
La Présidente (Mme Maccarone) : Nous
allons suspendre pour quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 11 h 07)
(Reprise à 11 h 09)
La Présidente (Mme Maccarone) : Alors,
nous sommes de retour, et il y a une proposition de suspendre l'article 7.
Est-ce qu'il y a consentement?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Maccarone) : Consentement.
Mme la ministre, pour la lecture de l'article 8, s'il vous plaît, puis,
par la suite, l'introduction de votre
article 8.1.
Mme Guilbault : Oui. Merci, Mme la Présidente.
«Article 8. Mobilité Québec peut
acquérir, de gré à gré ou par expropriation, pour son propre compte ou pour le
compte de l'une de ses filiales, du gouvernement, d'une municipalité locale,
d'une société de transport en commun, du réseau de transport métropolitain ou
de l'Autorité régionale de transport métropolitain tout immeuble qu'elle juge
nécessaire dans le cadre de la planification ou de la réalisation d'un projet
complexe de transport qui lui est confié en vertu de l'article 4.
Toutefois, un immeuble ou une
partie de
celui-ci ne peut pas être acquis lorsque cet immeuble ou la
partie de celui-ci
n'est jugé nécessaire qu'aux seules fins de l'application du deuxième alinéa de
l'article 4.»
En commentaires :
L'article 8 de
la
Loi sur Mobilité Infra Québec accorde à Mobilité Infra Québec des pouvoirs
d'acquisition, de gré à gré ou par expropriation, pour un immeuble nécessaire
aux fins de la planification ou de la réalisation d'un projet complexe. Elle peut
utiliser ses pouvoirs pour son propre compte, pour le compte de l'une de ses
filiales ou pour le compte des autres organismes mentionnés.
Le deuxième alinéa de cet
article prévoit
toutefois que ce pouvoir ne peut pas être exercé dans les seuls cas de la vente
ou de l'aménagement d'un immeuble, afin de favoriser la mise en valeur des
espaces à proximité.
La Présidente (Mme Maccarone) : Souhaitez-vous
intervenir sur l'article 8 avant qu'elle fasse son introduction de 8.1?
Mme Rizqy : Oui, si ça vous
La Présidente (Mme Maccarone) : Oui,
O.K., allez-y.
Mme Rizqy : Parce que
l'article 8.1, ça va être un nouvel article?
La Présidente (Mme Maccarone) : Oui.
Mme Rizqy : Parfait. Il y a,
dans le mémoire du Protecteur du citoyen... il indique qu'au fond il va y avoir
une expropriation qui va être faite, il y aura donc une interaction avec le
citoyen. Au niveau de l'expropriation, on indique dans le mémoire que,
l'article 15, on pourrait introduire une modification pour s'assurer qu'au
fond les plaintes... puisqu'il traite déjà, le Protecteur du citoyen, des
mécanismes de plainte en matière d'expropriation, moi, je serais assez d'accord
avec la proposition du Protecteur du citoyen. Donc, je veux juste vous annoncer
mon intention à l'article 15, qui est en lien avec l'article 8,
d'avoir un mécanisme pour les citoyens qui, évidemment, subissent une
expropriation, qu'ils pourront s'adresser au Protecteur du citoyen, le cas
échéant, pour une plainte si jamais ils ne sont pas satisfaits d'une
expropriation ou des termes de l'expropriation.
La Présidente (Mme Maccarone) : Mme
la ministre.
Mme Guilbault : Bien, c'est ça. C'est juste que j'ai déjà eu cette
discussion-là dans d'autres circonstances, puis on a réformé la
Loi sur
l'expropriation l'année dernière, puis les litiges sont tranchés par le TAQ.
Donc, je veux juste comprendre, dans le fond, c'est de pouvoir par ailleurs
porter plainte au Protecteur du citoyen ou s'adresser au Protecteur du citoyen?
Mme Rizqy : Oui, parce que le
Protecteur du citoyen, à la fin, il compile, vous savez, il dépose à chaque
année annuellement son rapport, il entend les citoyens...
Mme Guilbault : Étant donné que le corps expropriant est gouvernemental,
que ça devienne possible de se plaindre de cette nouvelle instance-là
gouvernementale.
Mme Rizqy : Oui. Si vous
voulez, nous, on va vous envoyer l'amendement en prévision de
l'article 15, comme ça vous aurez le temps de l'analyser. On ne le
déposera pas, mais on va vous l'envoyer pour l'analyser puis peut-être trouver
la bonne façon de le formuler correctement pour répondre à la préoccupation
soulevée par le Protecteur du citoyen. Puis c'est quand même utile de laisser
le canal au niveau du Protecteur du citoyen, parce que, lorsqu'il fait son
rapport, on peut voir le nombre... il dresse un portrait et il peut faire aussi
ses recommandations pour nous, à l'Assemblée nationale. Donc, je pense que ça
reste pertinent, nonobstant le fait que le tribunal administratif... Mais on va
vous l'envoyer. C'est juste... en fait, je vous annonce mes couleurs.
Mme Guilbault : Oui, à l'article 15, mais... Parfait, envoie... Moi,
je suis très d'accord à le recevoir, puis si on peut le bonifier conjointement,
puis ce sera évidemment à l'article de l'opposition officielle...
Mme Rizqy : Oui, puis on
trouvera le bon endroit où le mettre à ce moment-là.
Mme Guilbault : ...à l'amendement de l'opposition officielle.
Mme Rizqy : Parfait. Bien, on
va vous l'envoyer puis on pourra trouver un endroit où le mettre
correctement...
Mme Rizqy : ...dans ce cas-ci,
Mme la Présidente, pas d'autre commentaire pour l'instant sur l'article 8.
La Présidente (Mme Maccarone) : Parfait.
Est-ce qu'il y autres... Est-ce qu'il y a autres interventions sur l'article
huit? Je vois qu'il n'y en a pas. Alors nous allons passer à la mise aux voix.
Est-ce que l'article huit est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Maccarone) : Merci.
Mme la ministre, pour la lecture de 8.1, s'il vous plaît.
Mme Guilbault : Oui, merci, Mme la Présidente. Donc,
article un,
article 8.1 de la
Loi sur Mobilité Infra Québec, insérer, après l'article
huit de la
Loi sur Mobilité Infra Québec proposé par l'article un du projet de
loi, le suivant :
«8.1. Toute route dont la gestion incombe
au ministre ou à une municipalité traversée ou longée par un système de
transport collectif sur rail réalisé par Mobilité Infra Québec de même que tout
immeuble sous l'autorité du ministre ou d'une municipalité et que celui-ci ou
celle-ci, selon le cas, estime requis aux fins de ce système de transport
collectif, sont assujettis, sans indemnité, à une servitude qui s'exerce sur
l'assiette nécessaire à la réalisation, à l'exploitation, à la modification ou
au prolongement du système, et ce à compter de la conclusion d'une entente qui
en détermine les modalités et conditions entre Mobilité Infra Québec et, selon
le cas, le ministre ou la municipalité.
«La municipalité, le ministre ou Mobilité
Infra Québec peuvent, dès la conclusion de l'entente, publier la servitude sur
le registre foncier. Mobilité Infra Québec y est tenue dans les cas
suivants :
«1° la gestion de la route est dévolue au
ministre ou à une municipalité en vertu de la
Loi sur la voirie;
«2° la route est définitivement fermée;
«3° le fonds servant fait l'objet d'une
disposition sans avoir été inclus dans l'emprise d'une route.
«Le ministre ou la municipalité, selon le
cas, avise sans délai Mobilité Infra Québec d'une dévolution, d'une fermeture
ou d'une disposition visée au deuxième alinéa. L'inscription de la servitude
s'obtient par la présentation d'un avis qui désigne l'assiette de la servitude,
mentionne les modalités et conditions de la servitude et fait référence au
présent article. Dans tous les cas, cette servitude s'éteint avec le
démantèlement du système de transport collectif sur rail.»
En commentaires : Cet amendement
introduit l'article 8.1 qui prévoit de constituer une servitude réelle sur
l'assiette nécessaire à la réalisation ou à l'exploitation des projets confiés
à Mobilité Infra Québec lorsque les voies ferrées d'un système de transport
collectif sur rail traversent ou longent un immeuble sous l'autorité du
ministre ou d'une municipalité. La constitution de droits réels à cet égard est
nécessaire pour assurer la pérennité de l'occupation du système de transport
collectif sur rail sur des parties du réseau routier de l'État ou celui des
municipalités. La conclusion d'une entente et le mode de publication de la
servitude sur le registre foncier permettent d'acquérir une maîtrise foncière
aux endroits visés et une performance... une permanence, pardon, de droits
opposables au tiers.
La Présidente (Mme Maccarone) : Mme
la députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy : Je ne sais pas si
on peut juste remettre le texte plus haut, s'il vous plaît. Est-ce possible
juste de suspendre de façon très courte? Je vais juste le lire correctement.
La Présidente (Mme Maccarone) : Oui.
Tout à fait.
Nous allons suspendre pour quelques
instants, s'il vous plaît.
(Suspension de la séance à 11 h 16)
(Reprise à 11 h 19)
La Présidente
(Mme Maccarone) : Alors, Mme la députée de Saint-Laurent, la
parole est à vous.
Mme Rizqy : Merci
beaucoup. Donc, durant la courte suspension, on a eu les explications d'une des
légistes de l'État, juste pour qu'on s'assure, effectivement, quand on lit
«toute route dont la gestion incombe au ministre ou à une municipalité», eh
bien, nécessairement, on parle ici de route publique et non pas d'un chemin
privé ou d'une route privée. Ici, moi, les explications me conviennent, c'est
très clair. Merci beaucoup, Mme la Présidente. Merci.
La Présidente
(Mme Maccarone) : Parfait. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'article 8.1? Je vois qu'il n'y en a pas. Alors, nous
allons poursuivre. Un vote par appel nominal, Mme la députée?
Mme Rizqy : Si vous
insistez, Mme la Présidente.
La Présidente
(Mme Maccarone) : Allez-y, Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Mme Guilbault
(Louis-Hébert)? Pour, contre, abstention. Mme Guilbault.
Mme Guilbault : Oui. Pour.
La Secrétaire : Excusez.
M. Lemay (Masson)?
M. Lemay : Pour.
La Secrétaire : Mme Grondin
(Argenteuil)?
Mme Grondin : Pour.
La Secrétaire : M. St-Louis
(Joliette)?
M. St-Louis : Pour.
La Secrétaire : M. Bernard
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
M. Bernard : Pour.
La Secrétaire : Mme Dorismond
(Marie-Victorin)? Ah, elle est absente. Mme Rizqy (Saint-Laurent)?
Mme Rizqy : Pour.
La Secrétaire : Mme Maccarone
(Westmount—Saint-Louis)?
La Présidente
(Mme Maccarone) : Abstention. Alors, l'article 8.1 est
adopté. Mme la ministre, pour la lecture de l'article 9, s'il vous plaît.
Mme Guilbault : Oui. Ou je proposerais de revenir à l'article 8, parce
qu'on a la réponse à la question pour l'aspect international, si les collègues
sont d'accord.
La Présidente
(Mme Maccarone) : Avons-nous le consentement?
Mme Rizqy : Consentement.
La Présidente
(Mme Maccarone) : Allez-y, Mme la ministre. Oui, Alors, je
l'avais déjà lu, hein?
Mme Rizqy : Oui.
Mme Guilbault : C'est ça. Alors, s'il y a consentement, ma collègue
pourrait venir l'expliquer.
La Présidente
(Mme Maccarone) : Il y a consentement. Alors, votre nom et votre
titre, s'il vous plaît.
Mme Jacob (Marie-Pierre) : Bonjour.
Marie-Pierre Jacob, avocate à la direction des affaires juridiques au ministère
des Transports. Alors, pour répondre à la question, c'est l'article 20 et
l'article 19 de la
Loi sur le ministère des Relations internationales, qui
prévoit qu'une entente faite avec un organisme international doit passer par
l'autorisation du ministre des Relations internationales ainsi que le
gouvernement.
Mme Rizqy : Merci
beaucoup, Me Jacob. Je vais dire merci, parce que la question a été posée il y
a cinq minutes, puis on a maintenant une réponse complète. Alors, en matière
d'efficacité, c'est très rapide. On va juste aller... Pouvez-vous juste nous
répéter, s'il vous plaît, les articles? Parce que...
Mme Jacob (Marie-Pierre) : Oui.
Il y a l'article 19 qui définit qu'est-ce qu'une entente internationale et
l'article 20 qui prévoit que l'entente internationale doit être entérinée
par le gouvernement ainsi que le ministre des Relations internationales.
Mme Rizqy : Parfait.
Vous nous donnez un court moment? Je veux juste faire l'exercice de le lire.
La Présidente
(Mme Maccarone) : Tout à fait.
Mme Rizqy : Merci.
La Présidente (Mme Maccarone) :
Alors, une courte suspension, s'il vous plaît.
(Suspension de la séance à 11 h 22)
(Reprise à 11 h 23)
La Présidente (Mme Maccarone) : Alors,
nous sommes de retour à l'article 8. Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
Je crois qu'il n'y a pas d'autre intervention. Alors, nous allons passer...
Mme Rizqy : ...Mme la
Présidente, l'article 7. On avait fait le consentement...
La Présidente (Mme Maccarone) : ...
Mme Rizqy : ...on a donné le
consentement, mais là il faut l'adopter, il avait été suspendu. On vient
d'avoir les explications, donc, on peut adopter l'article 7.
La Présidente (Mme Maccarone) : C'est
vrai. Elle a raison. On a dit le 8, mais on aurait dû dire le 7, juste avant la
suspension. Je m'en excuse. Je l'ai échappé.
Alors, on a eu le consentement pour
revenir au 7, on a eu des explications en ce qui concerne le7. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions en lien avec l'article 7? Il n'y en a pas. Alors, nous
allons passer à la mise aux voix. Est-ce que l'article sept est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Maccarone) : Merci
beaucoup. Mme la ministre, pour par la lecture de l'article 9, s'il vous plaît.
Mme Guilbault : O.K. Donc,
article 9 : «Mobilité Infra Québec peut,
avec l'autorisation du gouvernement, acquérir ou constituer toute filiale dont
l'objet est limité à l'exercice des activités qu'elle-même peut exercer.
«La filiale dispose des mêmes pouvoirs et
des mêmes obligations que Mobilité Infra Québec dans l'exercice de ses
activités, à moins que son acte constitutif ne les restreigne. Elle exerce ses
activités conformément aux dispositions de la présente loi qui lui sont
applicables.»
En commentaire, l'article 9 de la
Loi sur
Mobilité Infra Québec établit le pouvoir de Mobilité Infra Québec avec
l'autorisation du gouvernement d'acquérir ou de constituer une filiale. Les
activités de la filiale doivent s'inscrire dans les mêmes paramètres que ceux
de Mobilité Infra Québec.
Le deuxième alinéa de cet
article prévoit
qu'une filiale dispose des mêmes pouvoirs et obligations que ce que la
Loi sur
Mobilité Infra Québec accorde à Mobilité Infra Québec. L'acte constitutif d'une
filiale peut toutefois restreindre de tels pouvoirs ou obligations.
Et, peut-être, en complément aussi,
j'aurai deux autres articles, l'article 10 et 11, qui portent aussi sur la
filiale, donc, qui peut-être vont venir répondre à des questionnements. Et
donc, ça, je peux les lire tout de suite, ou on peut y aller
article par
article.
Mme Rizqy : Si c'est un tout
cohérent, je propose qu'on les lise, si ça vous va, Mme la Présidente, ou
sinon... Moi, je n'ai pas de question pour l'article 9. Préférez-vous qu'on
l'adopte, on... Oui, je vois que la présidente...
La Présidente (Mme Maccarone) : S'il
vous plaît, allez-y, Mme la députée, la parole est à vous.
Mme Rizqy : Bien, moi, il n'y
a pas de question pour l'article 9, je serais prête à l'adopter.
La Présidente (Mme Maccarone) : Super.
Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention sur l'article 9, nous allons
procéder la mise aux voix. Est-ce que l'article 9 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Maccarone) : Parfait.
Mme la ministre, pour le 10, s'il vous plaît.
Mme Guilbault :
L'article 10. «Pour l'application de la présente loi, une
personne morale ou une société de personnes qui est contrôlée par Mobilité
Infra Québec est une filiale de cette dernière.
«Une personne morale est contrôlée par
Mobilité Infra Québec lorsque cette dernière détient, directement ou par
l'entremise de personnes morales qu'elle contrôle, plus de 50 % des droits
de vote afférents au
titre de participation de cette personne morale ou peut
élire la majorité de ses administrateurs.
«Une société de personnes est contrôlée
par Mobilité Infra Québec lorsque cette dernière en détient, directement ou par
l'entremise de personnes morales qu'elle contrôle, plus de 50 % des parts.
Toutefois, une société en commandite est contrôlée par Mobilité Infra Québec
lorsque celle-ci ou une personne morale qu'elle contrôle en est le commandité.»
En commentaire, l'article 10 de la
Loi sur
Mobilité Infra Québec établit ce qui est considéré comme une filiale de
Mobilité Infra Québec. Lorsqu'il s'agit d'une société par actions, le contrôle
de Mobilité Infra Québec doit être de plus de cinq ans... doit être de plus de
cinq ans - en tout cas, je pense qu'il manque un «de» - de 50 % des droits
de vote afférents au
titre de participation de la société. Lorsqu'il s'agit
d'une société en commandite, Mobilité Infra Québec doit être la commanditée de
la société en commandite. Dans le cas d'une autre société de personnes, comme
une société en nom collectif, Mobilité Infra Québec doit détenir plus de
50 % des parts de la société.
La Présidente (Mme Maccarone) : ...Mme
la députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy : Bon, en temps
normal, j'aurais un petit tableau, parce qu'ici, pour calculer le pourcentage
des voix, il faut que même l'entité autre, elle détienne aussi le contrôle. Or,
elle pourrait avoir des participations minoritaires dans une autre personne
morale, mais qu'indirectement, au total, elle était de plus de 50 %.
Alors, je me pose la question : Est-ce que l'objectif, c'est dès lors
qu'elle contrôle, directement ou indirectement, plus de 50 % des voix que
l'article 10 s'applique? Parce que, si c'est le cas, il faudrait qu'on le
rédige différemment.
Est-ce qu'on peut suspendre, Mme la
Présidente?
La Présidente (Mme Maccarone) : Tout
à fait. Nous allons suspendre. Merci.
(Suspension de la séance à 11 h 28)
Haut de la page
11 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 11 h 37
La Présidente (Mme Maccarone) : Alors,
nous sommes de retour, toujours sur l'article 10. Est-ce qu'il y a des
interventions?
Mme Rizqy : Just pour dire
merci.
La Présidente (Mme Maccarone) : Allez-y,
Mme.
Mme Rizqy : Si vous
permettez, Me Jacob nous a donné des explications très fines et pointues,
donc... et aussi le sous-ministre. Donc, merci, c'est très clair maintenant,
tout est beau, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Maccarone) : Excellent.
Alors, nous allons passer à la mise aux voix. Est-ce que l'article 10 est
adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Maccarone) : Merci.
Mme la ministre, pour la lecture de l'article 11, s'il vous plaît.
Mme Guilbault : Oui. Merci, Mme la Présidente. «Article 11. Les
dispositions des articles 2 et 44 s'appliquent, avec les adaptations
nécessaires, aux filiales de Mobilité Infra Québec.
«La
Loi sur l'accès aux documents des
organismes publics et sur la protection des renseignements personnels s'applique
à toute filiale de Mobilité Infra Québec.»
En commentaire : le premier alinéa de
l'article 11 de la
Loi sur Mobilité Infra Québec, qui réfère aux articles deux
et 44 de la loi, prévoit qu'une filiale de Mobilité Infra Québec est un
mandataire de l'État et qu'elle établit son propre plan d'effectifs.
Le deuxième alinéa de cet
article prévoit
qu'une filiale est soumise aux dispositions de la
Loi sur l'accès aux documents
des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels.
La Présidente (Mme Maccarone) : Merci
beaucoup. Mme la députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy : Très clair, Mme
la Présidente.
La Présidente (Mme Maccarone) :
Parfait. Alors...
Mme Rizqy : Limpide.
La Présidente (Mme Maccarone) : Super!
Alors, est-ce qu'il y a autres interventions sur l'article 11? Je vois qu'il
n'y en a pas, alors nous allons passer à la mise aux voix. Est-ce que l'article 11
est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Maccarone) : Merci...
La Présidente (Mme Maccarone) : ...merci.
Mme la ministre, on change de chapitre, pour la lecture de l'article 12, s'il
vous plaît.
Mme Guilbault : Oui. Alors,
article 12,
chapitre III, Organisation et
fonctionnement :
«12. Mobilité Infra Québec est administrée
par un conseil d'administration composé de neuf membres, dont le président du
conseil, le président-directeur général et le sous-ministre des Transports ou
son représentant, qui en est membre d'office.»
En commentaire, l'article 12 de la
Loi sur
Mobilité Infra Québec introduit les dispositions portant sur le conseil
d'administration de Mobilité Infra Québec, qui est composé de neuf membres,
dont le président de ce conseil, le président-directeur général et le
sous-ministre des Transports et de la Mobilité durable ou son représentant. Le
sous-ministre est membre d'office du conseil. Les dispositions de ce
chapitre
doivent se lire avec celles de la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État,
qui est applicable à Mobilité Infra Québec en vertu de l'article 69 de la loi.
La Présidente (Mme Maccarone) : ...Mme
la députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy : Merci beaucoup,
Mme la Présidente. Au niveau de la composition du conseil d'administration,
est-ce qu'il est préférable de prévoir immédiatement la représentativité
régionale?
La Présidente (Mme Maccarone) : Mme
la ministre.
Mme Guilbault : Bien, la représentativité régionale, ça devient compliqué,
parce qu'il y a 17 régions, puis il y a neuf membres, donc. Mais à l'article
80, qui... on vise aussi un certain nombre de compétences qu'on veut,
collectivement, avoir sur le C.A.
Mme Rizqy : 80?
Mme Guilbault : 80.
Mme Rizqy : Donnez-moi juste
une seconde, je vais aller le lire tout de suite.
Mme Guilbault : Parce que c'est sûr que nous, on trouve ça important que,
surtout, certaines compétences particulières soient présentes au sein du C.A.
Mme Rizqy : ...de projet,
gestion de portefeuille, gestion de projet, gestion financière, gestion des
ressources humaines et relations de travail, l'éthique et la gouvernance, la
mobilité durable, la lutte contre les changements climatiques... Je veux juste
vérifier : Avons-nous, dans d'autres sociétés d'État... il me semble, la
représentativité régionale... est-ce que ce serait inscrit, par hasard? Je vais
juste faire une petite vérification, rapidement.
La Présidente (Mme Maccarone) : Nous
allons suspendre pour quelques instants, s'il vous plaît.
(Suspension de la séance à 11 h 41)
Haut de la page
12 h (version non révisée)
(Reprise à 12 h 11)
La Présidente (Mme Maccarone) : Et
alors nous sommes de retour. Et, si je ne m'abuse, Mme la députée de
Saint-Laurent, vous avez un amendement à nous proposer à l'article 12, s'il
vous plaît.
Mme Rizqy : Oui, merci
beaucoup, Mme la Présidente. Tel que discuté avec la ministre, nous avons un
amendement. À l'article 12, tel que proposé à l'article un du projet de
loi, est modifié par :
1° le remplacement, dans le premier
alinéa, des mots «composé de neuf membres» par «d'un minimum de neuf et d'un
maximum de 11 membres»;
2° l'ajout, après le premier alinéa, de l'alinéa
suivant :
«Parmi ces membres, un est membre de l'Ordre
des ingénieurs du Québec».
Alors, l'article se lirait ainsi,
article 12 :
«Mobilité Infra Québec est administrée par un conseil d'administration composé
d'un minimum de neuf et d'un maximum de 11 membres, dont le président du
conseil, le président-directeur général et le sous-ministre des Transports ou
son représentant qui en est membre d'office. Parmi ces membres, un est membre
de l'Ordre des ingénieurs du Québec.»
La Présidente (Mme Maccarone) : Merci
beaucoup.
Mme Rizqy : Merci à vous.
La Présidente (Mme Maccarone) : Mme
la ministre.
Mme Guilbault : Oui. Bien, écoutez, nous, ça nous va tout à fait.
Effectivement, on a eu une discussion très fructueuse hors micro, et cet
amendement-là me semble être le fruit le plus approprié de cette discussion
fructueuse.
La Présidente (Mme Maccarone) : Excellent.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement à l'article 12?
Je vois qu'il n'y en a pas. Un vote par appel nominal, s'il vous plaît, Mme la
secrétaire.
La Secrétaire : Alors, pour,
contre, abstention. Mme Rizqy, Saint-Laurent?
Mme Rizqy : Pour.
La Secrétaire : Mme
Guilbault, Louis-Hébert?
Mme Guilbault : Pour.
La Secrétaire : M. Lemay,
Masson?
M. Lemay : Pour.
La Secrétaire : Mme Grondin,
Argenteuil?
Mme Grondin : Pour.
La Secrétaire : M. St-Louis,
Joliette?
M. St-Louis : Pour.
La Secrétaire : Et M.
Bernard, Rouyn-Noranda-Témiscamingue?
M. Bernard : Pour.
La Secrétaire : Et Mme
Maccarone, Westmount-Saint-Louis?
La Présidente (Mme Maccarone) : Abstention.
Alors, l'amendement à l'article 12 est adopté. Nous sommes de retour à l'article 12,
tel qu'amendé. Y a-t-il des interventions? Je vois qu'il n'y a pas d'intervention.
Alors nous allons passer à la mise aux voix. Vote par appel nominal? Pas
nécessaire...
La Présidente (Mme Maccarone) : ...Merci.
Nous allons passer à la mise aux voix. Est-ce que l'article 12, tel
qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Maccarone) : Merci.
Mme la ministre, pour la lecture de l'article 13, s'il vous plaît.
Mme Guilbault : Oui. Alors,
article 13 : «Une personne ne peut
pas être nommée membre du conseil d'administration si elle se trouve dans l'une
des situations suivantes :
«1° elle n'est pas domiciliée au Québec;
«2° elle a été déclarée coupable d'une
infraction prévue à l'annexe I de la
Loi sur les contrats des organismes
publics au cours des 10 années précédant sa nomination;
«3° elle fait l'objet d'une poursuite à
l'égard d'une infraction prévue à l'annexe I de la
Loi sur les contrats des
organismes publics.»
L'article 13... En commentaire :
L'article 13 de la
Loi sur Mobilité Infra Québec prévoit que les
administrateurs nommés par le gouvernement doivent avoir la probité requise
afin d'exercer leur rôle d'administrateur.
Ceux-ci ne doivent donc pas, au moment de
leur nomination, être domiciliés à l'extérieur du Québec, avoir été déclarés coupables
d'une infraction de l'annexe I de la
Loi sur les contrats des organismes
publics dans les 10 ans précédant leur nomination ou faire l'objet d'une
poursuite d'une telle infraction au moment de la nomination.
Et... C'est ça, je n'avais pas... je pense
qu'on va le déposer celui-là, je l'aimais. J'ai un amendement.
La Présidente (Mme Maccarone) : Est-ce
que nous avons une copie de l'amendement?
Mme Guilbault : Mais il n'a pas été transmis probablement. Non, il n'est
pas transmis. Excusez, c'est ma...
La Présidente (Mme Maccarone) : Alors,
nous allons suspendre pour quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 15)
(Reprise à 12 h 18)
La Présidente (Mme Maccarone) : Alors,
nous sommes de retour, Mme la ministre, pour la lecture de votre amendement à
l'article 13.
Mme Guilbault : Oui. Merci, Mme la Présidente.
Article 1,
article 13 de la
Loi sur...
Mme Guilbault : ...Mobilité Infra Québec : Remplacer, dans le
paragraphe deux du premier alinéa de l'article 13 de la
Loi sur Mobilité
Infra Québec, proposé par l'article un du projet de loi, «au cours des
10 années précédant sa nomination» par «à moins qu'elle n'en ait obtenu le
pardon».
Puis donc, c'est ça, mon commentaire,
c'est que, dans un souci, justement... puis on le disait tout à l'heure, les
exigences de probité, et tout. Ça, c'était importé de... ou, en tout cas,
enfin, c'était la proposition de départ. Mais moi, je pense que... je n'aimais
pas nécessairement la limite de 10 ans, mais, s'il y a une notion de
pardon, je pense que pour des questions juridiques, il faut quand même se
comporter en fonction du pardon. Il faut respecter la notion de pardon. Donc,
alors, c'est ça, c'est ma nouvelle proposition.
La Présidente (Mme Maccarone) : Merci.
Mme la députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy : Pouvez-vous juste
suspendre un moment? Je vais faire une petite recherche...
La Présidente (Mme Maccarone) : Oui,
nous... nous allons suspendre.
(Suspension de la séance à 12 h 19)
(Reprise à 12 h 28)
La Présidente
(Mme Maccarone) : Alors, nous sommes de retour. Et je vous cède
la parole, Mme la ministre.
Mme Guilbault : Oui. Merci, Mme la Présidente. Alors, compte tenu d'une
discussion qu'on a eue encore une fois fructueuse, hors micro, je retirerais
mon amendement à l'article 13.
La Présidente
(Mme Maccarone) : Et, si je comprends bien, il y aura un
amendement amendé de celui-ci, que vous allez déposer prochainement. Si c'est
le cas, je propose qu'on suspende les travaux jusqu'après les affaires
courantes. Alors, nous allons suspendre jusqu'après les affaires courantes.
Merci beaucoup.
(Suspension de la séance à 12 h 28)
Haut de la page
15 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 15 h 47)
La Présidente (Mme Maccarone) : Alors,
bonjour. La Commission des transports et de l'environnement reprend ses
travaux. Nous poursuivons l'étude détaillée du projet loi no 61, Loi édictant
la
Loi sur Mobilité Infra Québec et modifiant certaines dispositions relatives
au transport collectif.
Lors de la suspension de nos travaux, ce
midi, nous étions à l'étude de l'article 13 et, si je comprends bien, on a un
consentement pour suspendre l'article 13 pour poursuivre à l'article 14. Est-ce
qu'il y a consentement?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Maccarone) : Parfait.
Mme la ministre, pour l'article 14, s'il vous plaît.
Mme Guilbault : Oui. Merci, Mme la Présidente.
Article 14 :
«Le gouvernement peut nommer des
vice-présidents au nombre qu'il fixe pour assister le président-directeur
général. La durée de leur mandat est d'au plus cinq ans.
Le mandat d'un vice-président est
renouvelable.»
En commentaires :
L'article 14 de la
Loi sur Mobilité Infra Québec prévoit que le gouvernement peut nommer des
vice-présidents au nombre qu'il détermine.
Le deuxième alinéa de cet
article prévoit
la durée du mandat de ces vice-présidents.
La Présidente (Mme Maccarone) : Merci.
Mme la députée du Saint-Laurent.
Mme Rizqy : Est-ce qu'il y a
un maximum de fois qu'une personne peut être vice-présidente?
Mme Guilbault : Je ne pense pas, là. Non, ce n'est pas prévu qu'il y ait un
maximum...
Mme Rizqy : ...une petite
question. Le P.D.G., est-ce qu'on en a une... Parce que, là, on parle de la
nomination des vice-présidents, mais on n'a pas fait d'article pour la
nomination du P.D.G. Est-ce que c'est plus tard? C'est plus loin?
Mme Guilbault : Oui, mais juste repréciser que tout ce qui est dans la Loi
sur la gouvernance des sociétés d'État s'applique puis il y a déjà des
modalités qui sont prévues sur ces questions-là. Ça fait que tout ce qui
n'était pas prévu a été mis...
Une voix : ...
Mme Guilbault : ...supplétivement, ah, c'est beau cet adverbe-là, a été
mis... a été inséré dans le projet de loi. Mais il y a aussi l'article... Juste
vérifier si c'était couvert dans la LGSE aussi.
Des voix : ...
Mme Guilbault : ...l'article 3.3 de la
Loi sur la gouvernance des
sociétés d'État : «Le président-directeur général d'une société est nommé
par le gouvernement, sur la recommandation du conseil d'administration, en tenant
compte du profil de compétence et d'expérience approuvé par le conseil. La
durée de son mandat ne peut excéder cinq ans.
Mme Rizqy : ...il peut être
renouvelable, j'imagine, comme que c'est marqué pour la vice-présidente, là,
je...
Des voix : ...
Mme Guilbault : «Le mandat des membres du conseil — oui —
d'administration»... O.K. «Malgré le... le mandat du président-directeur
général et renouvelable.»
Mme Rizqy : Parfait.
Mme Guilbault : Dans le fond, c'est l'article 12, la même loi, qui
prévoit que «le mandat des membres du conseil d'administration peut être
renouvelé deux fois à ce seul titre, consécutivement ou non.
«En outre des mandats accomplis à
titre de
membre du conseil, le mandat du président du conseil peut être renouvelé deux
fois à ce titre, consécutivement ou non.
«Malgré le premier alinéa, le mandat du
président-directeur général est renouvelable.»
• (15 h 50) •
Mme Rizqy : Est-ce que
l'article 12, ça vise uniquement le conseil d'administration et non pas le
poste de P.D.G.? Parce que ma compréhension de l'article 12, c'est le
mandat des membres du conseil d'administration qui, eux, peut être renouvelé au
maximum deux fois, évidemment, le P.D.G., lui, est renouvelable plus que deux
fois, mais je ne pense pas que ça soit celui-ci pour le P.D.G., pour le poste
de P.D.G., non pas à
titre de membre du conseil d'administration de facto.
Des voix : ...
La Présidente (Mme Maccarone) : Est-ce
qu'il y a une réponse ou une question supplémentaire, Mme la députée?
Mme Rizqy : Non, c'était la
question, elle n'est pas répondue par l'article 12. C'est juste pour
savoir, le P.D.G., combien de fois ça peut être renouvelé. Est-ce...
Une voix : ...
Mme Rizqy : Non, parce que
c'est pour le conseil d'administration, donc 12 vise le conseil
d'administration.
Mme Guilbault : ...troisième alinéa parle du président-directeur général.
Une voix : ...on parle du
P.D.G.
Mme Rizqy : C'est à
titre de
membre du conseil. Parce que trois, il faut le lire dans son ensemble. 12 vise
uniquement les mandats des membres du conseil d'administration. 2, on vient
préciser, alinéa deux, que tous les membres, c'est maximum deux fois. Alinéa
trois, c'est de dire que le P.D.G., lui, il siège comme conseil
d'administration plus que deux fois, il peut être renouvelé trois à quatre fois
parce qu'il est P.D.G. 12, ça vise vraiment, là, le siège qui l'occupe à
titre
d'administrateur et non pas son poste de P.D.G. Je cherche, moi aussi, dans la
loi, ce ne sera... Je pense que ce serait plus à l'article... Je suis en train
de lire à 28 et suivants pour trouver la...
Mme Rizqy : ...la
réponse.
Une voix : ...
Mme Guilbault : Je ne suis pas sûre de comprendre la question en fait, là,
parce que le P.D.G. c'est le P.D.G., non?
Mme Rizqy : Non, je
sais, mais je veux savoir, est-ce que lui a une limite de temps pour son
renouvellement. Est-ce que c'est deux fois, trois fois, ou il n'y en a pas de
limite.
Mme Guilbault : De la façon que c'est écrit, il ne semble pas y avoir de
limite parce que, pour les autres, ils l'ont nommé explicitement. Ça fait qu'on
peut déduire que s'ils n'ont pas mis de limites... Bien, en tout cas, on
peut... on peut le vérifier, là.
Mme Rizqy : Bien, je
suis en train de le lire. Je pense que c'est à l'article... entre 28 et 32.
Donnez-moi juste une seconde, je vais le lire rapidement. Ce ne sera pas long.
Moi, ma compréhension entre 28 et 32, il n'y a pas de limite. Donc, le P.D.G.
peut être renouvelé...
Mme Guilbault : Entre 28 et 32, il n'y a aucune mention non plus d'une
restriction sur le nombre de renouvellements.
Mme Rizqy : O.K.
Mme Guilbault : Mais à 12 il est écrit renouvelable. Ça fait que je pense
qu'on peut déduire qu'il n'y a pas de limite.
Mme Rizqy : Non, c'est
correct. Non, c'est ça, je voulais juste savoir s'il y avait une limite de
temps, mais j'imagine que c'est sous le bon vouloir. Puis à moment donné, si le
gouvernement ne veut pas le renouveler, il ne renouvelle juste pas tout
simplement. D'accord. Moi, c'est complet pour mes questions. Je vais avoir...
Sur 14, c'est complet pour moi, mais j'aurai une question pour... J'aurai une
proposition d'amendement pour l'article 15.
La Présidente
(Mme Maccarone) : Parfait. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'article 14? Donc, il n'y en a pas. Alors, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 14 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Maccarone) :
Merci. Mme la ministre, pour la lecture de l'article 15, s'il vous
plaît. 15.
Mme Guilbault : Oui. Bien, je proposerais, si les collègues sont d'accord,
de rev