CAT — 20 November 2014 (41st Legislature, 1st Session)
CAT 2014-11-20
Quebec — Committees
Therrien : 12 et
M. Moreau : Oui. Donc, je
vous suggère qu'on le fasse plus tard parce que les légistes sont à...
Therrien : À
l'oeuvre.
M. Moreau : À l'oeuvre,
voilà.
Le Président (M. Auger) : Donc, M.
le ministre... l'article...
M. Moreau : 29. Bon. Alors,
29 : «Arbitrage.
«À l'expiration de la période de négociation, un
arbitre est nommé pour régler le différend si aucune entente n'a été transmise
au ministre.
«Un arbitre
peut aussi être nommé avant la fin de cette période à la demande conjointe des parties
ou sur réception du rapport du conciliateur prévu à l'article 28.»
Les commentaires. Donc, à l'expiration de la
période de négociation — c'est
12 mois avec deux possibilités d'extension de trois mois —un arbitre
est nommé à défaut d'entente.
Un arbitre
peut aussi être nommé plus tôt à la demande des parties ou à la suite du
rapport du conciliateur concluant qu'une entente ne pourra être conclue,
le cas échéant. Voilà.
Le Président (M. Auger) : Merci. Des
interventions sur l'article 29? M. le député de Beauharnois.
M. Leclair : Bien, juste pour nous remettre en contexte avec
hier, là, hier on avait bien spécifié, M.
le ministre, que, lorsqu'on
dit... comme les frais de la conciliation vont être divisibles aux deux
parties, et non au ministère du
Travail, que, même si une des deux parties
fait la demande, ça n'engage pas que l'autre
partie est obligatoirement... doit
engager des frais. Donc, pour avoir une
conciliation, il faut que les deux parties soient prenantes et partantes.
Alors, juste pour réitérer ces faits-là, là, pour s'assurer, là, que,
dans l'article 29, on s'assure de ça.
Après ça, on
a parlé aussi des arbitres. On avait des gens du ministère du Travail qui
étaient ici hier qui disaient que,
dans leur cas à eux, ça ne créait pas un surplus d'ouvrage où est-ce qu'ils pensent être décontenancés ou que ça
arrive, là, en un gros bloc. Donc, les gens du ministère du Travail nous ont
confirmé hier que ça sera peut-être quelques conciliateurs
qui vont être engagés comme sous-traitants... qui peut être déjà dans la liste,
mais on peut donner des contrats à de la sous-traitance, là, en
conciliation. Alors, c'est juste pour se remettre un peu dans le contexte avec
l'article 29. Là, si je ne me trompe pas, c'est ça qu'on avait dit hier.
M. Moreau : Bien, en fait, la
question que vous...
M. Leclair :
Bien, j'ai juste fait un résumé pour nous remettre en contexte, là, qu'on
parlait des conciliateurs, là,
qu'on disait qu'ils vont être engagés peut-être à sous-traitance ou...
M. Moreau : Oui. Bien là, dans l'arbitrage, ici, l'arbitrage
est obligatoire. Il faut faire la distinction. La conciliation n'est pas
obligatoire, elle est optionnelle, on l'a vu hier. L'arbitrage, lui, il est
obligatoire, mais les parties peuvent conjointement décider de se soumettre à l'arbitrage plus tôt
qu'à la période prévue par la loi. La période prévue par la loi, on l'a vu, c'est 12 mois et deux extensions
possibles de trois mois. Donc, après 18 mois, s'il n'y a pas d'entente,
l'arbitrage s'impose. L'arbitrage peut
débuter avant cette période-là si les parties se rendent compte que, bon, la négociation ne va nulle part puis qu'ils souhaitent conjointement aller à
l'arbitrage.
Et, évidemment, c'est ce que prévoit l'article
29, donc le début de l'arbitrage. Et on va voir plus loin que les arbitres sont choisis sur une liste qui est
dressée par le ministre à cette fin. Ce seront des gens qui ont une
connaissance des régimes de retraite
clairement parce que, là, l'arbitrage va nécessiter une spécialisation, et la
régie s'assure de bien les former ou
d'avoir des gens qui sont déjà à l'affût de ces choses-là. Et les coûts de
l'arbitrage sont partagés à parts égales entre les parties.
Et on peut nommer des assesseurs. Les assesseurs
seront déterminés... Les honoraires des assesseurs et leurs frais seront assumés par la
partie qui le nomme.
En gros, là, ce n'est pas mauvais parce
que ça nous donne un peu une
idée de l'ensemble de la
section que l'on amorce avec l'article 29.
Le Président (M. Auger) : M. le
député de Beauharnois.
M. Leclair Si
je ne m'abuse, M. le Président, hier on avait parlé aussi du fait que le
rapport du conciliateur ne faisait pas objet
ou n'avait pas à être inscrit... Hier, on avait parlé de ça, on avait
dit : Lorsqu'on arrivera à l'arbitrage, d'une manière ou
d'une autre les plaidants de chaque côté vont sûrement utiliser à leur avantage — ou lorsque
ça le sera — le rapport du conciliateur en disant : La
partie adverse n'a pas voulu concilier, blablabla,
puis ils démontreront leur preuve et la mauvaise foi ou... Sauf qu'ici on le note quand même,
là, dans le deuxième alinéa, «ou sur réception du rapport du
conciliateur prévu à l'article 28». Alors, j'ai-tu manqué un petit bout?
Moreau : Non, l'article qui précède, c'est... 28 nous disait
que, quand il n'y a pas d'entente, le conciliateur remet aux parties un rapport dans lequel il
indique les matières qui font l'objet d'un accord, celles qui font l'objet
d'un différend et transmet en même temps une copie au ministre responsable de
l'application de la présente loi.
Alors,
ce qu'on dit ici, c'est : L'arbitre peut aussi être nommé avant la fin de
cette période à la demande conjointe des
parties ou sur réception du rapport du conciliateur prévu à 28, c'est-à-dire le
conciliateur qui dit : Il n'y a pas d'entente sur l'ensemble, donc
il doit y avoir un arbitrage.
M. Leclair :
O.K. Mais je voulais juste faire certain qu'ici on ne disait pas que, le début
de l'arbitrage, qui peut être fait en
n'importe quel temps puis aussi peut être fait à partir du rapport, qu'ils vont
dire : On ne s'entend pas, donc...
Mais, vu qu'on n'avait pas prévu dans l'article 28 parce qu'hier on jugeait...
de dire : Les plaidoyers et les plaidants vont vraiment l'apporter eux-mêmes, le rapport, en se disant... bien, en
préparant leur défense, alors qu'ici on dit, bien, «ou sur réception du
rapport du conciliateur», alors on dirait qu'on prévoit que l'arbitre pourrait
le recevoir, mais on n'en tient pas obligation ou...
Moreau : Impossible parce que l'arbitre n'est pas connu. Au
moment du rapport du conciliateur, l'arbitre n'est pas connu. Alors, en réalité, ce que ça formule,
c'est que 29, premier alinéa, dit : L'arbitrage obligatoire, là, au plus
tard il commence à telle date. Puis,
deuxième alinéa, il peut commencer avant. Il peut commencer avant dans deux
circonstances : si les parties en font
une demande conjointe ou si, sur réception du rapport du conciliateur prévu à
l'article 28, qui... On n'a pas besoin de l'ajouter parce que celui de
28 constate qu'il y a un différend qui subsiste.
M. Leclair :
O.K. Donc, je ne...
M. Moreau :
...les parties ont mis fin à leur conciliation en constatant un échec, et là
ils peuvent commencer l'arbitrage tout de suite. Mais ils ne sont pas obligés.
M. Leclair :
Ici, lorsque, dans le deuxième alinéa, on lit le «ou»... Je vais enlever la
première
section du «ou» : «Un arbitre
peut aussi être nommé [...] sur réception du rapport du conciliateur prévu à
l'article 28.» Donc là, on est plus dans la peau du ministère du
Travail. Parce que c'est elle qui peut nommer un arbitre?
Moreau : Non, non, non. Le ministre, il est nommé... le
ministre... L'arbitre, il est nommé par le ministre.
Leclair : Par le ministre. O.K. Donc, cet alinéa-là, il faut se
mettre dans la peau du ministre. Le ministre pourrait nommer l'arbitre
sur le rapport du conciliateur.
M. Moreau :
C'est-à-dire que 31 va nous dire que l'arbitre est choisi conjointement par les
parties à même la liste prévue, qui est
dressée par le ministre en vertu de l'article 30. Puis, en cas de mésentente
entre les parties, c'est le ministre qui nomme l'arbitre. C'est un peu
le même mécanisme que pour la conciliation.
Leclair : Exact. Donc, comme le ministre, lui, va avoir une
copie du rapport, à partir de la réception du rapport du conciliateur,
là, lui, il rentre en ligne de compte, donc il dit : Un arbitre peut être
nommé.
M. Leclair :
C'est de même qu'il faut que je le lise?
M. Leclair :
C'est bien.
Le Président (M.
Auger) : D'autres interventions sur l'article 29? M. le député de
Sanguinet.
Therrien : Je m'excuse. J'espère que, si je vous pose une
question, elle n'a pas... J'ai plus ou moins écouté.
Therrien :
O.K. Vous ne répondrez pas, mais...
Therrien :
C'est parce que j'étais comme, en tout cas, absorbé par autre chose.
M. Moreau : Entre deux
affaires.
Therrien : Oui, bien, c'est ça. C'est juste que l'arbitre
peut être aussi nommé à la fin de la période, mais avant que ça soit
terminé, la conciliation. Je ne sais pas si vous avez parlé de ça.
M. Moreau : Non, non, non.
L'arbitre ne peut pas être nommé avant que la conciliation soit terminée.
Therrien : Attends
un peu, «ou sur...»
M. Moreau : Il y a trois...
Therrien :
Dans l'article, «peut être nommé avant la fin de cette période à la demande
conjointe des parties».
M. Moreau : Il faut qu'il y
ait une demande conjointe ou encore sur réception du rapport du conciliateur prévu à l'article 28, qui constate que... 28,
c'est le rapport du conciliateur qui dit : Il n'y a pas d'entente, on n'a
pas tout réglé, puis il ne peut pas y en avoir.
Therrien : O.K.
Puis l'arbitre est choisi à travers une liste qui sera donnée par le ministère...
M. Moreau : Oui, on...
Therrien : Ça,
c'est-u plus loin qu'on le voit ou...
M. Moreau :
Oui.
L'article 30, on voit que la liste est dressée. Puis, l'article 31,
comment l'arbitre est nommé.
L'article 32, la possibilité d'assesseur.
Therrien : C'est
ça. Bien, je peux peut-être attendre, oui.
M. Moreau : C'est ça, ça
vient plus loin.
Therrien : Je peux peut-être
attendre, là, plus loin pour cette question-là. Le principe, ici, a l'air quand
même assez simple, là.
M. Moreau : Oui. Ça, c'est vraiment
le début, là.
Therrien : Oui, c'est
ça. O.K. Peut-être que j'aurai d'autres questions pour la suite, là. Je ne sais
pas si vous avez d'autres...
Le Président (M. Auger) : M. le
député de Beauharnois.
M. Leclair : Côté coûts et
frais, c'est plus loin aussi qu'on voit ça, M. le ministre?
M. Moreau : Oui. Côté coûts
et frais, ça va être 33, 34.
M. Leclair : On va
l'attendre, c'est bien.
Le Président (M. Auger) : M. le
député de Berthier.
M. Villeneuve : Oui. Merci,
M. le Président. Bonjour à vous. Bonjour à tout le monde. Le conciliateur fait son travail. Ça n'avance plus, ça ne bouge plus,
il fait un rapport dans lequel il
indique ce qui marche, ce qui ne marche pas, qu'il est rendu au bout du rouleau, si je puis le dire ainsi. Le ministre,
alors, décide de nommer un arbitre, l'arbitre...
M. Moreau : Non, c'est les
parties qui s'entendent pour... Le ministre, lui, il dresse la liste. Les
parties s'entendent pour choisir sur cette liste-là l'arbitre. À défaut
d'entente entre les parties, c'est le ministre.
M. Villeneuve : D'accord.
M. Moreau : Ça, on va voir ça
plus loin.
M. Villeneuve : Oui. Donc,
l'arbitre qui rentre en jeu. Coup de théâtre, ça débloque, ça va bien. Est-ce
qu'ils peuvent revenir avec un conciliateur?
M. Moreau : Ils peuvent continuer à négocier pendant le
délibéré de l'arbitre, même jusqu'à ce que la sentence soit rendue.
Et on le voit
aussi à l'article 37, ils «peuvent, à tout moment, s'entendre sur
l'une des [manières] faisant l'objet du différend».
Villeneuve : Bien,
regardez, moi, je ne suis pas familier, là, avec ces procédures-là, je sais que
le député de Beauharnois a peut-être
une histoire beaucoup plus longue que la mienne en ce domaine, mais ça me fait
penser... Puis le coût de l'arbitre, on va
le voir, revient aussi aux parties. Donc, il n'y a pas d'économie à
dire : Bien là, ça va
bien avec l'arbitre, on consulte l'arbitre,
c'est l'État qui assume les coûts. C'est effectivement ce qu'on va voir tantôt, que ce n'est pas l'État qui assume les