Health and Social Services — 5 December 2013 (40th Legislature, 1st Session)
CSSS 2013-12-05
Quebec — Committees
Président (M. Bergman) : Est-ce qu'il y a d'autres commentaires
sur l'amendement déposé par la ministre? Mme la ministre.
Hivon :
Je veux juste dire qu'on a vérifié avec l'AQESSS, et ça leur convient.
Président (M. Bergman) : Est-ce qu'il y a d'autres
commentaires? Est-ce que l'amendement à l'article 30 est adopté?
Président (M. Bergman) : Adopté. Est-ce qu'il y a des
commentaires à l'article 30 tel qu'amendé? Est-ce que l'article 30, tel
qu'amendé, est adopté?
Hivon : M. le Président, je vous suggérerais maintenant de passer à l'article 34, qui était également suspendu.
Le Président (M.
Bergman) : Alors, collègues, on procède pour étudier l'article
34. Alors, Mme la ministre, est-ce que vous avez des commentaires en ce qui
concerne l'article 34?
Hivon :
Oui. Alors, je vais vous lire l'amendement à l'article 34, qui...
Président (M. Bergman) : Je suspends pour quelques instants pour permettre les collègues d'avoir
une copie de l'amendement à l'article 34.
(Suspension de la séance à
11 h 57)
Président (M. Bergman) : À l'ordre, s'il vous plaît! Alors, Mme la
ministre, vous déposez un amendement
à l'article 34. Voulez-vous le lire? Et l'explication, s'il vous plaît.
Hivon :
Oui. L'amendement à l'article 34 se lit comme suit :
Modifier
l'article 34 par le remplacement de «l'avis prévu au
premier alinéa de l'article 33 lui est transmis» par «le médecin
l'informe conformément au premier alinéa de l'article 33».
Donc,
c'est vraiment simplement une modification de concordance, parce que,
comme on l'a vu à l'article
33, on ne parle pas d'avis dans ce contexte-là, parce que ce n'est pas un avis
formel, c'est une information qui est transmise. Donc, c'est le sens de l'amendement.
Par ailleurs, on avait eu la question du député
de Jean-Talon, à savoir, dans le
cas où il n'y a pas de CMDP, si le rôle pourrait être assumé par le Collège des médecins plutôt que le chef
du service médical ou le médecin responsable des soins médicaux de l'établissement.
Donc, on s'est penchés sur la question. À la lumière de notre réflexion issue
de la consultation auprès du Collège des médecins, nous souhaitons
maintenir le libellé de l'article tel quel. C'est la manière générale de fonctionner pour l'ensemble de ces situations-là,
qui sont quand même rares, et le Collège des médecins nous a
dit formellement qu'il ne serait pas à l'aise à venir se substituer à cette
règle générale qui fonctionne.
Ceci
dit, lorsqu'il y a des cas précis où le code de déontologie…
pour des raisons, par exemple, de conflits
d'intérêts pourraient survenir, ce qui à leurs yeux n'est pas quelque chose qui
devrait survenir fréquemment, là, donc c'est quelque
chose qui leur apparaissait plutôt
inusité, mais, dans ces cas-là, le Collège des médecins peut, de toute façon, venir en soutien. Donc,
nous recommandons, à la lumière de ces échanges avec le collège et de leur
volonté aussi que l'article reste tel qu'il est rédigé, de maintenir l'article
34 tel qu'il est pour le reste, outre l'amendement de concordance.
Le Président (M.
Bergman) : Nous étudions maintenant l'amendement à l'article 34
et l'article 34. M. le député de Jean-Talon.
Bolduc
(Jean-Talon) : Oui, M. le Président. Bien, moi, ce qui est important
pour moi, c'était d'abord
prendre l'information au niveau
du collège. Et je pense que la ministre le dit publiquement — puis nous sommes chanceux parce que c'est enregistré — qu'advenant le cas qu'il y aura un problème
pour traiter la demande au niveau de l'établissement, parce qu'il n'y a pas de CMDP, parce qu'il
pourrait y avoir conflit d'intérêts compte tenu que ce sont des très, très
petites équipes, si je comprends bien, le collège va accepter de recevoir la
demande et devrait la traiter. Et je suis d'accord avec la ministre, c'est fort possiblement des situations très
exceptionnelles, quoique les grands problèmes de notre réseau de la
santé sont souvent des situations exceptionnelles, qu'on n'avait pas prévues,
mais là il y a une solution qui est offerte par le Collège des médecins. Ça
fait que, moi, ça me satisfera.
Président (M. Bergman) : Est-ce qu'il y a d'autres commentaires
à l'amendement à l'article 34? Est-ce que l'amendement à l'article 34
est adopté?
Président (M. Bergman) : Adopté. Collègues, l'article 34, tel
qu'amendé, est-ce qu'il y a des commentaires? Est-ce que l'article 34,
tel qu'amendé, est adopté?
Le Président (M.
Bergman) : Adopté. Mme la ministre.
Hivon :
Oui. Alors, je nous inviterais maintenant à considérer l'amendement qui visait
à introduire une nouvelle
section avec un
article 34.1 et 34.2.
Le Président (M. Bergman) : Alors, collègues, on étudie
maintenant la nouvelle
section IV, les articles 34.1 et 34.2.
Le Président (M. Bergman) : Alors, on me dit qu'il y a un amendement. Pour
déposer…
Alors,
je suspends pour quelques instants pour donner la chance pour les députés
d'avoir le nouvel amendement.
(Suspension de la séance à 12
h 2)
Le Président (M.
Bergman) : À l'ordre, s'il vous plaît! Alors, Mme la
ministre, je comprends que vous avez retiré l'amendement que vous avez déposé
pour l'article 34.1 et déposé un nouvel amendement pour l'article… étant
l'article 34.1 et 34.2.
Hivon :
Exactement, M. le Président. Donc, je ne sais pas si je dois refaire la…
Le Président (M.
Bergman) : Vous retirez…
Hivon : Je retire. Je vous demande de retirer l'amendement
qui avait été déposé hier pour le remplacer par le nouveau que je vous
soumets.
Le Président (M.
Bergman) : Voulez-vous expliquer le nouvel…
Hivon :
Oui. La différence, elle est très simple. C'est qu'on prévoit maintenant, donc,
dans un délai de 10 jours de son administration, donc c'est la seule
différence.
ailleurs, on nous avait demandé si le collège pourrait préciser les lieux,
donc, de rattachement, et le collège n'est pas favorable à ce qu'on inscrive l'obligation dans la loi. Et je
partage leur souci de ne pas en créer une obligation dans la loi, parce qu'à l'heure actuelle ils estiment que cela
pourrait quand même représenter un défi, dans certains cas, de savoir… Le lieu d'exercice du médecin n'est pas
nécessairement concordant avec l'endroit où… c'est-à-dire son domicile médical, qui semble être, puis là on me
corrigera... La base de référence pour le Collège des médecins quand il fait
un suivi n'est pas nécessairement concordant avec le lieu de la personne, donc,
qui recevrait l'aide médicale à mourir.
Donc,
dans ce contexte-là, ils ne sont pas fermés à regarder la possibilité de le
faire éventuellement. Ça pourrait aller
dans les conditions et modalités qu'ils pourraient prescrire dans les
renseignements qu'ils déterminent. Mais, pour eux, il y a une réflexion
à faire. Donc, ils ne souhaitent pas que ce soit inscrit dans la loi, je pense
que c'est tout à fait légitime, mais ils vont réfléchir à voir s'ils pourraient
donner une information un petit peu plus ciblée.
Le Président (M.
Bergman) : M. le député de Jean-Talon.
Bolduc
(Jean-Talon) : J'ai beaucoup de difficultés
avec ça, M. le Président, puis je vais m'expliquer. Là, ce qu'on vient nous dire, c'est que l'endroit du
décès va être non pas en fonction d'où le décès a lieu, mais où est la
résidence où le droit… la pratique du
professionnel. Puis moi, je me dis : Au Québec, il faudrait au moins
savoir, par territoire de CSSS, combien il y a eu d'aides médicales à
mourir.
Puis je m'explique.
Vous avez un docteur qui, à un moment donné, se spécialise là-dedans puis qui
reste à Trois-Pistoles. Lui, s'il va faire,
mettons, 20 aides médicales à mourir au Québec, parce que lui, il y croit
puis il pense que c'est une bonne
chose, ça voudrait dire que, à cause de l'adresse, tu aurais 20 patients
de Trois-Pistoles qui théoriquement auraient eu l'aide médicale à
mourir. Mais, pour moi, là, c'est extrêmement important d'avoir l'adresse,
l'endroit que ça s'est produit, au moins le
CSSS dans lequel ça s'est produit. C'est très simple d'ailleurs, quand ils vont
faire la formule, c'est tout
simplement cocher ou… à côté, territoire du CSSS où s'est produit l'aide
médicale à mourir, puis ça va nous permettre d'avoir les données du
Québec.
Mais le fait que ce
qu'on vient de me dire là, moi, ça me dit encore plus : ça devrait être
dans la loi. Parce que, là, le collège, il
dit : On va le regarder puis on va mettre les modalités. Moi, je suis un
législateur, puis j'aime beaucoup le
collège, je le respecte beaucoup, puis il travaille très bien. On ne sait
jamais qui va être au collège dans quatre, cinq puis six ans. Moi, je me dis, comme législateurs,
faisons-le comme il faut. Et, pour moi, je ne vois pas pourquoi on
n'aurait pas les données par CSSS. Honnêtement, là, ça serait, pour moi,
incohérent, là. Je vous le dis comme je le pense, là, ce serait incohérent. Et
de le mettre n'enlève rien. Et, s'ils me disent que c'est parce qu'ils ne sont
pas capables d'avoir l'information… En
passant, ce n'est pas plus difficile à faire dans le logiciel, je peux vous le
dire, là. Il faut juste marquer : CSSS
où a eu lieu l'aide médicale à mourir. Puis c'est certain que, si ce n'est pas
marqué sur la feuille, le collège a de la difficulté à le trouver. Mais, si c'est marqué sur la feuille, ils font
juste cocher une petite case en haut, dans le logiciel du collège, puis
quand on va avoir les données, on va toutes les avoir en même temps. Mais si,
nous autres, on n'y pense pas, quand ils
vont faire leur logiciel, en passant, ils n'y penseront pas plus. Mon
expérience de ça, ça arrive assez souvent.
Moi,
comme vous avez vu probablement tantôt, on a bien collaboré pour l'autre, on
était très d'accord, là. Moi, je pense
qu'on devrait le mettre puis, à ce moment-là, quitte à ce que le collège
m'appelle, puis je leur expliquerai pourquoi.
Le Président (M.
Bergman) : Mme la ministre.
Hivon : Écoutez, je ne pense pas qu'on est obligés d'aller
mettre ça dans la loi, sincèrement. Je pense qu'il faut être ouvert aux commentaires qui nous sont
faits par le collège. Ils ne sont pas fermés du tout. Pour eux, ça
représentait un défi, des échanges préliminaires qu'on a eus. Si le député
souhaite que nous suspendions pour que le collège entre en contact avec lui, mais je veux lui expliquer que, pour le collège, ce
n'était pas quelque chose qui allait de soi, selon ce qui avait été
demandé.
ailleurs, il ne faut pas oublier qu'il y a une commission aussi, de laquelle
nous allons reparler, qui se penche, et qui reçoit aussi toute cette
information-là, et qui va faire le suivi de chacune, donc, des aides médicales
à mourir qui va avoir été administrée, là. Donc, on n'est pas nécessairement
dans le même niveau.
Le Président (M.
Bergman) : M. le député de Jean-Talon.
Bolduc
(Jean-Talon) : Si l'argument du collège, c'est
que ça va être difficile à faire parce qu'ils pensent ne pas avoir l'information, moi, je vais… on va les
contacter, puis on va leur parler, puis on va savoir… En passant, moi,
je pense, à ce moment-là, il va falloir s'engager à dire que, sur le
formulaire, il y a une petite case dans laquelle c'est marqué dans quel CSSS
que c'est arrivé. Et juste, à l'évidence même, on ne peut pas avoir des données
en fonction d'où est la résidence ou le lieu
de pratique du médecin, il faut avoir l'endroit où a eu lieu… je vous dirais
même, ça prend même l'adresse où ça a eu lieu, ça prend le territoire de
CSSS où ça a eu lieu et la région où ça a eu lieu.
Moi,
je me l'imagine très bien, surtout qu'on a vu qu'il y a des régions
possiblement que ça va être difficile d'avoir des médecins qui vont le faire. Il y a peut-être des médecins qui vont
être appelés à aller le faire dans d'autres régions. Bien, je ne vois pas comment est-ce que le collège
pourrait nous sortir des données en fonction d'où était le lieu de
résidence du médecin, alors que l'aide médicale à mourir va avoir eu lieu à
peut-être 800 ou 900 kilomètres de l'endroit. En t