House Proceedings — 19 February 2014 (40th Legislature, 1st Session)

2014-02-19

Quebec — Debates (Hansard)

House Proceedings — 19 February 2014 (40th Legislature, 1st Session)

2014-02-19

Quebec — Debates (Hansard)

La Vice-Présidente

(Mme Poirier) : Merci, M. le député de Chapleau, et bienvenue

aux représentants des dépanneurs à l'Assemblée nationale. M. le député de

Repentigny.

McKay : Oui. Merci, Mme la Présidente. Aujourd'hui,

je tiens à honorer une équipe dont les membres se dévouent pour la jeunesse de Lanaudière depuis cinq ans. Ils sont

organisateurs et participants du Défi 30 heures, un défi sportif qui consiste à amasser des fonds pour

l'encouragement scolaire, la prévention du suicide et la fondation

LEUCAN.

Le défi porte bien

son nom, car, pendant 30 heures, les 10 athlètes vont courir, à tour

de rôle, sur une piste d'athlétisme. Au terme de cette épreuve, chacun aura

couru l'équivalent de deux marathons. Et, puisque c'est un défi, les amis, collègues, élèves et parents sont

invités à bouger pour la même cause. L'an dernier, 450 personnes ont

participé à l'événement.

Les membres du Défi 30 heures

sont, pour la plupart, des enseignants à la commission scolaire des Affluents.

Par leur exemple et leur courage, ce sont de véritables superhéros des temps

modernes. C'est pourquoi j'ai eu l'honneur de leur remettre la Médaille de

l'Assemblée nationale lundi dernier. Merci, Mme la Présidente.

Vice-Présidente (Mme Poirier) : Merci, M. le député de

Repentigny. M. le député de Marguerite-Bourgeoys.

Poëti : Merci, Mme la Présidente. Le 28 février prochain, je

remettrai la Médaille de l'Assemblée nationale à Mme Luce Lamarche. Mme Lamarche est une jeune arrière-grand-mère de six

petits-enfants qui s'est établie dans ma circonscription en 1956. Elle

travaille au sein du journal de LaSalle depuis plus de 52 ans. Le Carnet de

Luce fait un survol hebdomadaire de la

vie lasalloise, mais cela ne s'arrête pas là; voici quelques-uns des projets

dans lesquels elle est impliquée. En

1956, elle entre au Cercle des femmes journalistes. Elle s'est aussi impliquée

dans la Société historique Cavelier-de-LaSalle dès sa fondation

également en 1965.

Mme Lamarche a su

profiter de tous les moments non seulement avec un travail bien fait, mais

beaucoup de bénévolat dans la communauté,

mais aussi en voyageant pour mieux connaître le monde qui l'entoure. Si son âge

est un secret pour tous, son grand

coeur et son travail acharné n'en est pas un. Pour toutes ces raisons, Mme la

Présidente, c'est avec grand plaisir

que je remettrai cette médaille à Mme Luce Lamarche, une façon de la remercier

pour toutes ces années de bons services et de dur labeur. Merci, Mme la

Présidente.

La Vice-Présidente

(Mme Poirier) : Merci, M. le député. M. le député de

Beauce-Nord.

Spénard :

Merci, Mme la Présidente. Aujourd'hui, je souhaite souligner la présence — ou

qui devraient être présents — dans nos tribunes d'étudiants du Centre de formation

en entreprise et en récupération de Beauce qui nous rendent visite. Situé à Sainte-Marie, le CFER de

Beauce offre, en collaboration avec la polyvalente Benoît-Vachon, un programme éducatif adapté à des jeunes de 15 à

18 ans, où l'on favorise le développement de personnes autonomes, de

citoyens engagés et de travailleurs productifs. Depuis 14 ans maintenant, le

CFER de Beauce a changé la vie de bien des jeunes en les éloignant du

décrochage scolaire et leur donnant de bons outils pour se préparer à une vie

active.

Alors,

je tiens à souligner le dévouement des enseignants du CFER de Beauce, qui

encouragent la persévérance ainsi que la culture de l'effort et de la

rigueur auprès de nos jeunes. Je profite de l'occasion pour souhaiter bonne

chance à ces jeunes, dont certains participeront aux Olympiades Réussite

Jeunesse 2014 au mois de juin prochain à Lennoxville. Le CFER de Beauce tentera

de décrocher un

titre de champion provincial pour une cinquième année en huit

ans. Bienvenue au parlement.

La Vice-Présidente

(Mme Poirier) : Merci, M. le député. Alors, M. le député de

Matane-Matapédia.

Bérubé :

Mme la Présidente, le Centre de santé et de services sociaux de La Matapédia a

obtenu la note exemplaire de 96 % lors d'une visite d'experts dans le cadre

du renouvellement de son certificat d'agrément du Canada. Il s'agit d'une des plus hautes notes enregistrées

dans cette démarche, comparativement aux autres établissements de même grosseur. Peu d'établissements au

Bas-Saint-Laurent ont atteint cette note… cette visite d'Agrément Canada

effectuée tous les quatre ans pour évaluer la conformité des normes et des

pratiques de l'établissement…

Le CSSS de La

Matapédia s'est particulièrement démarqué en matière de gouvernance, de respect

des normes relatives aux salles d'opération, services de médecine, des soins de

longue durée et les soins des services à domicile.

Ce résultat hors du commun assure à la population matapédienne que le CSSS

offre des services sécuritaires de grande qualité.

Félicitations

à toute l'équipe du CSSS de La Matapédia, qui se soucie quotidiennement du

bien-être des patients et qui offre un milieu de pratique stimulant pour

les médecins, les professionnels de la santé et des services sociaux du Québec.

Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

Merci, M. le député. M. le député de Mercier.

M. Khadir : Merci, madame. Mme la Présidente, nous

célébrons demain la Journée mondiale de la justice sociale. La justice sociale

exige le partage des richesses et des emplois qui respectent la dignité

humaine.

Vivre dans la

pauvreté n'est jamais un choix, et nul n'est à l'abri, car les sources de

discrimination sont nombreuses. On ne

sort pas de la pauvreté si les emplois créés sont précaires et mal payés; c'est

souvent le cas. On ne sort pas de la pauvreté si la richesse créée est

accaparée par un petit groupe de privilégiés qui ne paient pas leurs impôts;

c'est trop souvent le cas.

Dans la

longue marche vers une plus grande justice sociale, heureusement qu'il y a des

organismes communautaires. Je veux

saluer ici le travail d'organismes comme La Maison d'Aurore, l'Atelier des

lettres, Paroles d'exclues et le Comité d'action du Parc-Extension, qui, de diverses façons — soutien aux démunis, aide aux familles,

alphabétisation, lutte à l'exclusion

ou encore défense des droits des locataires — oeuvrent sans relâche à assurer et valoriser

la dignité humaine. Demain, Journée mondiale de la justice sociale, ce

sont ces groupes qui sont véritablement à l'honneur.

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

Merci, M. le député de Mercier. M. le député de Jonquière.

M. Gaudreault : Oui, Mme la

Présidente. Je tiens aujourd'hui à souligner la 30e édition de Saguenay en

neige, qui a eu lieu du 30 janvier au 9 février. Cet événement est une fierté

pour Jonquière et un véritable fleuron parmi les activités hivernales de la

région.

Je tiens à souligner le dévouement de toute

l'équipe de Saguenay en neige, sous la direction de Mme Kate Savard, qui oeuvre magistralement à la réussite de

cette manifestation artistique et familiale et qui en maintient, année

après année, l'excellente réputation. En 30

ans, plus de 3 000 oeuvres sur neige ont émerveillé les quelque

3 millions de visiteurs. Au fil des ans, de nombreux sculpteurs ont

marqué le festival par leur talent. Lors de la première édition, on comptait 10

sculptures sur neige; 30 ans plus tard, en 2014, on a dénombré, sur le site,

près de 250 sculptures. Pourvu d'un volet

sportif, culturel, artistique, le festival a su relever le défi de passer d'une

manifestation locale à celui d'un événement exceptionnel. D'ailleurs,

j'y ai moi-même organisé, cette année, ma randonnée en raquettes du député.

Alors, grâce à un conseil d'administration

dévoué, sous la présidence de M. Yvon Bergeron, aux partenaires communautaires

institutionnels et privés et aux nombreux bénévoles impliqués, je suis

convaincu que Saguenay en neige fera le bonheur de tous encore longtemps et

j'en suis fier.

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

Merci, M. le député de Jonquière. Mme la députée de Soulanges.

Charlebois :

Merci. 52 athlètes féminines formant les équipes de cheerleading de l'école

secondaire Soulanges se sont distinguées

lors des championnats mondiaux de cheerleading qui se déroulaient en Floride,

au Disney Resort, les 8 et 9 février dernier.

En effet,

l'équipe Queen, dirigée par Marie-Maude Lelièvre, remportait la médaille

d'argent, alors que celle des Black, dirigée par Julie Larivière,

terminait en cinquième position dans la catégorie Senior Varsity No Tumbling.

De plus, Marie-Maude Lelièvre, Megane Massicotte, Tanya Langelier et Ange-Aimy

Lalonde remportaient le

titre de championnes du monde dans la catégorie

individuelle.

J'aimerais

féliciter ces jeunes athlètes pour ce succès tant au niveau individuel qu'en

équipe. Je tiens également à souligner, Mme la Présidente, le dévouement

de leur coach, Mme Monique Rochefort, des parents bénévoles. Bravo pour ce

travail d'équipe purement soulangeois et bonne chance sur votre route vers de

nouveaux sommets.

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

Merci, Mme la députée de Soulanges. Mme la députée de Vachon.

Ouellet : Oui, merci, Mme la Présidente. Dans

un premier temps, j'aimerais saluer

Mme Anyela Vergara et des gens de son équipe qui sont avec nous aujourd'hui.

Donc, c'est pour lui rendre hommage, une femme dévouée, Mme Vergara, à la cause des aînés et des

aidants de Saint-Hubert, Mme Anyela Vergara, directrice générale du

Centre de soutien Entr'aidants. Elle est maintenant directrice de ce centre

depuis plus de 20 ans.

L'organisme

offre des groupes de soutien et d'entraide, des rencontres individuelles, des formations, desconférences et du répit aux aidants, qui souvent

se sentent isolés et voient un bienfait de rencontrer d'autres personnes

dans la même situation qu'eux. Parce que les aidants contribuent notamment au

maintien des aînés dans leur milieu, Mme Vergara et son équipe ont

travaillé pour qu'on puisse offrir des services à ces personnes qui

s'investissent pour améliorer la qualité de

vie de leurs proches. Grâce à elle, elles se sentent écoutées et accompagnées.

Je voudrais donc saluer Mme Anyela

Vergara, qui est présente avec nous, pour ses 20 ans de loyaux services au

Centre de soutien Entr'aidants. Merci beaucoup, Anyela.

La Vice-Présidente

(Mme Poirier) : Merci. Alors, ceci met fin à la rubrique

Déclarations de députés.

Je suspends nos

travaux pour quelques instants.

(Suspension de la séance à 9 h

Président : Alors,

mesdames messieurs, chers collègues, nous allons prendre quelques instants de réflexion.

Merci. Veuillez vous

asseoir.

J'ai remarqué dans

nos tribunes que nous avions quelques anciens collègues qui sont avec nous

aujourd'hui. J'ai vu Jacques Côté, ancien député de Dubuc, hein? J'ai aussi vu

Raymond Bernier, ancien député de Montmorency. Et finalement je ne le vois pas, là, mais j'ai vu Jean-François Roux,

ancien député d'Arthabaska. Il est là, oui, c'est ça.

Alors, nous

poursuivons les affaires courantes.

Aujourd'hui, il n'y a

pas de déclarations ministérielles.

À la rubrique

Présentation de projets de loi, M. le leader de l'opposition officielle.

Moreau : Eh oui! Alors, bonjour, M. le Président. Je vous

demanderais d'appeler l'article d de notre feuilleton, s'il vous

plaît.

Le Président :

Eh bien, bien le bonjour. Alors, à l'article d du feuilleton, M. le député

de Brome-Missisquoi présente le projet de loi n° 593, Loi remplaçant le

nom de la circonscription électorale de Brome-Missisquoi par Brome-Missisquoi—Shefford.

M. le député de Brome-Missisquoi.

Paradis :

Oui, M. le Président. Ce projet de loi a pour objet de remplacer, comme vous

l'avez si bien mentionné, le nom de la

circonscription électorale de «Brome-Missisquoi», tel qu'attribué à la liste

des circonscriptions électorales publiée à la Gazette officielle du

Québec , par celui de «Brome-Missisquoi—Shefford».

Le Président :

Ça va être juste un peu plus long à dire.

Le Président :

Ah, oui, oui! sûrement. Est-ce que l'Assemblée accepte d'être saisie de ce

projet de loi? M. le député de Mercier.

Président : Je m'excuse. Je m'excuse, M. le député de Mercier.

M. le leader… M. le leader du gouvernement.

Bédard : …ne sont pas des consultations prébudgétaires, nous

sommes ouverts aux demandes de consultation sur le projet de loi du

député de Brome-Missisquoi.

Le Président :

Elle est bonne. M. le député de Mercier.

Khadir : Très bien, M. le Président. Veuillez, s'il vous plaît,

appeler l'article e du feuilleton.

Le Président :

Alors, à l'article e du feuilleton, M. le député de Mercier présente le projet

de loi n° 591, Loi visant à interdire l'exploration et l'exploitation du

pétrole et des gaz de schiste. M. le député de Mercier.

M. Khadir : Alors, M.

le Président, ce projet de loi a pour objet d'interdire l'exploration et l'exploitation du pétrole

et des gaz de schiste, notamment toute forme de fracturation hydraulique, sur

tout le territoire du Québec afin de protéger la santé et la sécurité des Québécois

ainsi que la qualité de l'environnement.

L'interdiction vise tous les projets d'exploration

et d'exploitation de pétrole et de gaz

de schiste, incluant ceux en cours.

De plus, le projet de

loi prévoit qu'il a effet à compter de la date de sa présentation.

Enfin, le projet de

loi prévoit des peines pour les personnes physiques ou morales qui ne

respectent pas l'interdiction. Il comporte aussi des dispositions techniques.

Le Président :

Est-ce que l'Assemblée accepte d'être saisie de ce projet de loi? Oui? Adopté.

M. le leader de l'opposition officielle.

M. Moreau :

Oui, M. le Président. Je vous demanderais maintenant de passer à l'item f au

feuilleton.

Le Président :

Alors, à l'article f du feuilleton, M. le député de Rivière-du-Loup—Témiscouata

présente le projet de loi n° 592, Loi modifiant le nom de la circonscription

électorale de Rivière-du-Loup—Témiscouata.

M. le député de Rivière-du-Loup—Témiscouata.

D'Amour : Alors, merci beaucoup, M. le Président. Le projet

de loi n° 592 a pour objet de

remplacer le nom de la circonscription électorale de «Rivière-du-Loup—Témiscouata», tel qu'attribué à la liste des circonscriptions électorales publiée à la Gazette

officielle du Québec, par celui de «Rivière-du-Loup—Témiscouata—Les-Basques» afin de représenter fidèlement

le sentiment d'appartenance des citoyens de chez nous.

Et, j'en profite, il

y a des citoyens de ma circonscription qui sont dans les tribunes ce matin,

nous leur souhaitons la bienvenue.

Le Président :

Alors, est-ce que l'Assemblée accepte d'être saisie de ce projet de loi?

Adopté.

À la rubrique Dépôt

de documents, Mme la première ministre.

Marois : Oui. Bonjour, M. le Président. Alors, je dois vous

dire que c'est avec un grand plaisir que

je dépose le livre blanc sur la Politique québécoise de la jeunesse, qui est le

résultat du travail de mon adjoint

parlementaire...

Marois :

...le député de Laval-des-Rapides. Je voulais m'assurer qu'il était bien là.

Le Président :

Alors, ce document est déposé. M. le ministre des Transports.

Gaudreault : Oui. Alors, M. le Président, j'ai l'honneur de

déposer le rapport d'évaluation 2013 Cinémomètres photographiques et systèmes photographiques de

contrôle de circulation aux feux rouges et le plan stratégique 2013‑2015 du ministère des Transports.

Président : Ce document est déposé. M. le ministre de la

Justice.

M. St-Arnaud :

Oui, M. le Président. J'ai le plaisir de déposer le rapport annuel des

activités du Secrétariat à la sélection des candidats à la fonction de juge.

Voilà.

Le Président :

Ce document est déposé. M. le ministre de l'Environnement.

Blanchet : M. le Président, j'ai l'honneur de déposer le

rapport quinquennal de mise en oeuvre de la Stratégie gouvernementale de développement durable 2008‑2013

du ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune

et des Parcs.

Le Président :

Alors, ce document est déposé. M. le leader du gouvernement.

Bédard :

Je parlais à mon leader adjoint, M. le Président.

Le Président :

Oui. Ça peut être long.

Bédard : Effectivement, parfois il est de bon conseil. Je

vous le confirme. Alors, je dépose les réponses du ministre des Transports à deux pétitions déposées

les 11… non, plutôt les 12 et 13 novembre 2013 par le député de La Prairie.

Président : Alors, ces documents sont déposés. Pour ma part, je

dépose le rapport du Vérificateur général du Québec intitulé Vérification de l'information financière et autres

travaux connexes, qui inclut les résultats de l'analyse de la mise à

jour économique et financière ainsi que la vérification particulière concernant

l'attribution d'un contrat de services professionnels par le Tribunal

administratif du Québec. Ces rapports font

partie du rapport du Vérificateur

général du Québec à l'Assemblée nationale pour l'année 2013‑2014 et ils sont

accompagnés de documents intitulés Présentation en diaporama du contenu du

rapport .

Il n'y a pas de dépôt

de rapports de commissions.

nous en sommes donc aux pétitions. À la rubrique Dépôt de pétitions, j'ai une

demande de Mme la députée de Hull pour le dépôt d'une pétition qui est non

conforme. Est-ce que j'ai un consentement?

Consentement.

Mme la députée de Hull, nous vous écoutons.

Gaudreault : Merci, M. le Président. Alors, je dépose

l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par 996

pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.

les faits invoqués sont les suivants :

«Considérant

que plus de 30 000 jeunes s'initient au tabagisme chaque année; qu'ils

sont recrutés activement par l'industrie du

tabac, avec des produits colorés, aromatisés et branchés; [et] qu'une grande

partie d'entre eux seront fumeurs pour de nombreuses années;

«Considérant que le taux de tabagisme

au Québec stagne à environ 20 % depuis plus de six ans, avec

1,5 million de fumeurs; c'est donc dire que, pour chaque fumeur qui

écrase, un jeune devient accro;

«Considérant

qu'après avoir essayé d'arrêter pendant un an, 95 % des adolescents

baissent les bras et continuent de fumer;

«Considérant

que le tiers des jeunes entre 18 et 24 ans sont fumeurs;

«Considérant que le tabac est responsable de 30 % de

tous les cancers et que c'est la première cause de mortalités évitables

au Québec;

«Considérant

qu'en 10 ans le tabac a tué 100 000 Québécois et Québécoises et a coûté

40 milliards de dollars à notre société;

«Et l'intervention

réclamée se résume ainsi :

«Les signataires de cette pétition demandent à

l'Assemblée nationale du Québec d'interdire les saveurs, — y comprisle menthol — d'imposer

un moratoire sur les produits de tabac, d'adopter l'emballage neutre et

standardisé — incluant l'interdiction des cigarettes

ayant un diamètre inférieur à 7,5 millimètres — et d'assujettir la

cigarette électronique à la

Loi sur le tabac.»

Je certifie que cet

extrait est conforme à l'original de la pétition.

Le Président : L'extrait de cette

pétition est déposé. J'ai Mme la députée d'Iberville qui a une pétition de la

même nature, donc qui requiert un consentement. Est-ce que j'ai un

consentement?

Consentement. Mme la

députée d'Iberville.

Bouillé :

M. le Président, merci. Elle n'est pas... C'est une pétition non conforme.

Bouillé :

Oui? Parfait. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée

nationale, signée par 1 499 pétitionnaires. Désignation : citoyens et

citoyennes de la circonscription d'Iberville.

«Les faits invoqués

sont les suivants :

«Considérant que la maison Miclette, une ressource

intermédiaire[...], accueille les personnes âgées atteintes de déficits

cognitifs, c'est-à-dire des gens en perte d'autonomie qui ont des troubles de

la mémoire;

«Considérant que,

depuis bientôt 16 ans, en collaboration avec le CSSS Haut-Richelieu—Rouville,

la maison Miclette offre à ses clients de

vivre leur maladie et de terminer leurs jours dans un milieu de vie qui

ressemble le plus possible à une maison, dans le confort et la dignité,

accompagnés par du personnel qui les connaît;

«Considérant que la

résidence offre également du soutien aux familles et leur permet de participer

aux soins palliatifs;

«Considérant que la maison Miclette risque de ne plus avoir

le droit d'offrir ses services à la communauté, car l'agence de la santé et des services sociaux

compte modifier sous peu les contrats des RI, ce qui veut dire que la

maison Miclette n'aura plus le droit de garder ses clients lorsque leur santé

se détériorera;

«Considérant que ses

clients devront quitter la résidence pour aller mourir en CHSLD;

«Et l'intervention

réclamée se résume ainsi :

«Nous désirons donc, par cette pétition, obtenir des

autorités gouvernementales qu'elles trouvent une solution permettant à

la maison Miclette de continuer à offrir ses services.»

Je certifie que cet

extrait est conforme à l'original de la pétition.

Président : Alors,

l'extrait de cette pétition est déposé. J'ai reçu, de la part de Mme la députée de Gouin, la demande

de déposer une pétition qui est non conforme. Est-ce que j'ai un consentement?

Consentement. Maintenant, c'est M. le député de Mercier qui va représenter Mme la députée de Gouin

pour la lecture de cette... du dépôt de cette pétition. M. le député.

M. Khadir : Merci, M. le Président. Je dépose donc une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par 1 350 pétitionnaires.

Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.

«Les faits invoqués sont les suivants :

«Considérant

que plus de 30 000 jeunes

s'initient au tabagisme chaque année; qu'ils sont recrutés activement

par l'industrie du tabac avec des produits

colorés, aromatisés et branchés; qu'une grande

partie d'entre eux seront

fumeurs pour de nombreuses années;

«Considérant

que le taux de tabagisme au Québec stagne à environ 20 % depuis plus de

six ans, avec 1,5 million de fumeurs; c'est donc dire que, pour

chaque fumeur qui écrase, un jeune devient accroc;

«[...]qu'après

avoir essayé d'arrêter pendant un an 95 % des adolescents baissent les

bras et continuent de fumer

«[...]que le tiers des jeunes entre 18 et 24 ans

sont fumeurs;

«[...]que le tabac est responsable de 30 %

de tous les cancers et que c'est la première cause de mortalité évitable au Québec;

«Considérant[,

enfin,] qu'en 10 ans le tabac a tué 100 000

Québécois et a coûté 40 milliards de dollars à notre société;

«L'intervention réclamée se résume ainsi :

«Les

signataires de cette pétition demandent à l'Assemblée nationale du Québec

d'interdire les saveurs — y compris le menthol — d'imposer un moratoire sur

les produits de tabac, d'adopter l'emballage neutre et standardisé — qui inclut l'interdiction des

cigarettes ayant un diamètre inférieur à 7,5 millimètres — et d'assujettir la cigarette

électronique à la

Loi sur le tabac.»

Je certifie que cet extrait est conforme à

l'original de la pétition.

Président : L'extrait de cette pétition est déposé.

J'inviterais maintenant M. le député de La Prairie à déposer une pétition non conforme, s'il y a consentement.

Consentement. M. le député de La Prairie. M. le député de

La Prairie. M. le député de La Prairie, est-ce que vous consentez à

déposer votre pétition?

Le Bouyonnec : J'imagine que c'est une pétition qui

intéresse tous les parlementaires; on la connaît presque par coeur maintenant. Je dépose l'extrait d'une

pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par

1 009 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du

Québec.

«Les faits invoqués sont les suivants :

«Considérant

que plus de 30 000 jeunes s'initient au tabagisme chaque année; qu'ils

sont recrutés activement par l'industrie

du tabac avec des produits colorés, aromatisés et branchés; qu'une grande

partie d'entre eux seront fumeurs pour de nombreuses années;

«Considérant

que le taux de tabagisme au Québec stagne à environ 20 % depuis plus de

six ans, avec 1,5 million de fumeurs; c'est donc dire que, pour

chaque fumeur qui écrase, un jeune devient accroc;

«Considérant

qu'après avoir essayé d'arrêter pendant un an 95 % des adolescents

baissent les bras et continuent de fumer;

«Considérant que le tiers des jeunes entre 18 et

24 ans sont fumeurs;

«Considérant que le tabac est responsable de

30 % de tous les cancers et que c'est la première cause de mortalité

évitable au Québec;

«Considérant qu'en 10 ans le tabac a tué

100 000 Québécois et a coûté 40 milliards de dollars à notre société;

«Et l'intervention réclamée se résume

ainsi :

«Les

signataires de cette pétition demandent à l'Assemblée nationale du Québec

d'interdire les saveurs — y compris le menthol — d'imposer un moratoire sur

les produits de tabac, d'adopter l'emballage neutre et standardisé, incluant

l'interdiction des cigarettes ayant un diamètre inférieur à 7,5

millimètres — et

d'assujettir la cigarette électronique à la

Loi sur le tabac.»

Je certifie que cet extrait est conforme à

l'original de la pétition.

Le Président : Alors,

l'extrait de cette pétition est déposé. J'ai reçu de la part de M. le député de

Nicolet-Bécancour, une demande de dépôt d'une pétition non conforme.

Est-ce que j'ai un consentement? Consentement. M. le député de Nicolet-Bécancour.

Martel : Merci, M.

le Président. Une fois suffit. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée

nationale, signée par 71 pétitionnaires. Désignation : citoyens et

citoyennes du Québec.

«Les faits invoqués sont les suivants :

«Attendu

qu'une caisse qui adopte la convention de fusion par règlement

lors d'une assemblée extraordinaire

ne vote pas pour sa disparition ou sa fermeture à court et moyen terme après

son absorption;

«Attendu

qu'en vertu de la

Loi sur les coopératives de services financiers il est

possible que les caisses puissent créer et fermer des centres de

services sans obligation de consulter les sociétaires;

«Attendu que,

dans le contexte décrit précédemment, la décision de fermer un ou des centres

de services ne peut constituer une affaire courante selon tout bon

dictionnaire et constitue donc une affaire extraordinaire;

«Attendu que

la majorité des conseils d'administration des caisses n'ont pas consulté

démocratiquement leurs membres avant la fermeture de centres de

services;

«Et l'intervention réclamée se résume

ainsi :

«Nous,

soussignés, demandons au ministère des Finances et de l'Économie de modifier la

Loi sur les coopératives de services financiers :

«Pour que

toute fermeture de centres de services qui étaient auparavant des caisses

autonomes soit autorisée selon la procédure suivante : le projet de

fermeture est d'abord soumis aux membres pour information en assemblée

générale. Après un délai de 30 jours, une

assemblée extraordinaire est convoquée pour recevoir le rapport de consultation

et décider par vote du projet de fermeture; et que

«Pour que la

caisse populaire issue de la fusion respecte obligatoirement un délai de 10 ans

avant de présenter en assemblée générale un projet de fermeture d'un

centre de services créé à la suite d'une fusion.»

Je certifie que cet extrait est conforme à

l'original de la pétition.

Le Président : Alors,

l'extrait de cette pétition est déposé.

J'ai reçu une dernière pétition de la part de M.

le député de Huntingdon. Le député… pas le député, mais la pétition est non

conforme. Est-ce que j'ai un consentement pour le dépôt de la pétition? Consentement.

M. le député de Huntingdon.

Billette : Merci beaucoup, M. le Président. Je

dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par 1 000 pétitionnaires.

Désignation : citoyennes et citoyens du Québec et de la circonscription de

Huntingdon.

«Les faits invoqués

sont les suivants :

«Considérant que plus

de 30 000 jeunes s'initient au tabagisme chaque année; qu'ils sont

recrutés activement par l'industrie du

tabac, avec des produits colorés, aromatisés et branchés; qu'une grande

partie

d'entre eux seront fumeurs pour de nombreuses années;

«Considérant

que le taux de tabagisme au Québec stagne à environ 20 % depuis plus de

six ans, avec 1,5 million de fumeurs; c'est donc dire que, pour

chaque fumeur qui écrase, un jeune devient accro;

«Considérant

qu'après avoir essayé d'arrêter pendant un an 95 % des adolescents

baissent les bras et continuent de fumer;

«Considérant que le

tiers des jeunes entre 18 et 24 ans sont fumeurs;

«Considérant

que le tabac est responsable de 30 % de tous les cancers et que c'est la première

cause de mortalité évitable au Québec;

«Considérant qu'en 10

ans le tabac a tué 100 000 Québécois et a coûté 40 milliards de

dollars à notre société;

«Et l'intervention

réclamée se résume ainsi :

«Les signataires de

cette pétition demandent à l'Assemblée nationale d'interdire les saveurs — y

compris le menthol — d'imposer

un moratoire sur les produits de tabac, d'adopter l'emballage neutre et

standardisé — incluant

l'interdiction des cigarettes ayant un diamètre inférieur à

7,5 millimètres — et

d'assujettir la cigarette électronique à la

Loi sur le tabac.»

Je certifie que cet

extrait est conforme à l'original de la pétition.

Le Président :

Alors, l'extrait de cette pétition est déposé.

Il n'y a

pas de réponses orales aux pétitions ni d'interventions

portant sur une question de droit ou de privilège.

Nous en sommes donc

rendus à la période de questions et de réponses orales, et je cède la parole à

M. le chef de l'opposition officielle.

M. Couillard : Merci, M. le Président. Nous, les Québécois, faisons face à un défi

économique très important. Il y a trois chiffres qui résument ce défi ou

l'importance de ce défi. On est 23 % de la population canadienne, mais on

crée juste 20 % de la richesse canadienne; par contre, on paie 27 %

des dépenses provinciales au Canada. La seule ligne

de revenus qui augmente dans les comptes de ce gouvernement, c'est les

transferts fédéraux, et, cette année, on va recevoir

19,6 milliards, en fait, la plus grosse somme au Canada.

C'est

écrit noir sur blanc dans la mise à jour que, franchement, le Vérificateur

général, dans un rapport dévastateur passe à la moulinette, là... C'est

écrit noir sur blanc qu'il y a 1,4 milliard de coupures à faire sur les

deux prochaines années. Ça ne tient même pas compte des engagements que la première

ministre a pris pour préparer ses élections. Maintenant,

on sait tous que la priorité de la première

ministre, ce n'est pas de faire des

élections pour améliorer la qualité

de vie des Québécois

ou régler le problème des finances

publiques ou de l'économie, c'est pour rouvrir le débat sur la

séparation du Québec, c'est clair. Les Québécois voient très bien qu'elle ne

veut pas jouer visière levée avec eux et qu'elle

ne veut surtout pas dévoiler son projet séparatiste. Je ne lui reproche pas

d'être séparatiste, M. le Président, c'est un mot connu dans la langue

française et c'est légitime. Je lui reproche de ne pas le dire clairement.

Dans l'état actuel du

recul économique…

Le Président :

S'il vous plaît! S'il vous plaît! S'il vous plaît!

Le Président :

M. le député de Borduas, s'il vous plaît! M. le chef de l'opposition.

M. Couillard : Est-ce qu'elle croit vraiment, M. le Président, que la meilleure

solution pour remettre le Québec sur la voie de la prospérité, c'est

d'enlever aux Québécois leur citoyenneté canadienne?

Le Président :

Mme la première ministre.

Marois :

Il y a une chose qui est très claire — excusez-moi, M. le Président — il y a une chose qui est très claire, et ça me fait énormément plaisir de le

rappeler ici aux membres de l'Assemblée nationale : Je suis une

souverainiste et je crois que les Québécois et les Québécoises seraient mieux

servis s'ils décidaient par eux-mêmes de leur destinée et s'ils prenaient

eux-mêmes leurs propres décisions, M. le Président.

Alors, et moi, je sais aussi qu'étant

souverainiste je vais faire la souveraineté en allant consulter la population du Québec. Ce dont je doute cependant, puisque,

sur ça, ce n'est pas très clair et même le contraire, M. le Président,

c'est que le chef de l'opposition officielle, lui, veut signer la Constitution

sans consulter la population du Québec. Puis ça, c'est inacceptable, M. le

Président.

Maintenant,

il pose la question sur la gestion des finances publiques. Écoutez, la gestion

des finances publiques, là, c'étaient

vous autres, là, c'était le Parti libéral, c'était le Parti libéral, hein, et

il dépassait à chaque fois le niveau des dépenses. Maintenant, le

rapport du Vérificateur général, c'est assez extraordinaire, les prévisions de

revenus…

Le Président : Je m'excuse,

oui. Mme la première ministre.

Marois :

Alors, M. le Président, les prévisions de revenus sont raisonnables. Il y a

10 000 pages qui ont été transmises au Vérificateur général :

aucune erreur. Et, sur tous les thèmes, tous les thèmes, prévisions

économiques, PIB, revenus, transferts : raisonnable, raisonnable,

raisonnable…

Le Président : En terminant.

Marois :

…ambitieux. Bien, oui, nous sommes ambitieux, M. le Président.

Le Président : Première

complémentaire, M. le chef de l'opposition.

Couillard : Alors, M. le

Président, si je comprends bien, le Vérificateur général nous dit : Ça va

aussi mal qu'on pensait. Ce qui est

clair pour les Québécois, effectivement, c'est clair, le choix sera très clair

pour les Québécois. D'un côté, c'est le projet du Parti québécois qui

projette l'image d'un Québec qui est faible, qui est frileux, qui est assiégé. De l'autre, c'est notre modèle du Parti libéral du

Québec qui priorise l'économie, la prospérité et surtout l'ouverture

envers les autres. Les Québécois, M. le Président…

Président : S'il vous plaît! Je comprends que l'atmosphère soit

un peu fébrile. Ceci étant dit, tout le monde garde son calme. On va

écouter les uns et les autres et on se respecte mutuellement. M. le chef de

l'opposition.

Couillard : Les Québécois,

ils n'en veulent pas, d'un autre référendum. Pourquoi ne pas leur dire

franchement qu'elle veut recommencer le psychodrame sur la séparation?

Le Président : Mme la

première ministre.

Marois : Alors, je

comprends que le chef de l'opposition officielle amènerait les Québécois à

signer la Constitution sans les consulter, M. le Président. Aucun chef du Parti libéral avant lui n'a souhaité signer la

Constitution de 1982, qui a enlevé des droits

au peuple québécois.

Maintenant,

s'il veut qu'on parle d'économie, pourquoi est-il contre la création de la richesse, M. le Président? Pourquoi est-il contre le

fait que l'on reprenne nos droits sur l'île d'Anticosti et que l'on permette

aux Québécois et aux Québécoises de bénéficier de l'exploitation de cette

ressource naturelle, M. le Président?

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

Couillard : Je n'ai jamais

pensé, M. le Président, qu'on créait la richesse en achetant des billets de

loterie. Maintenant, il est clair que, comme premier engagement électoral, la

première ministre veut ouvrir la chicane de la séparation, en prime en utilisant les fonds publics. Son ministre de

l'Enseignement supérieur nous a dit récemment qu'il ne voulait pas

télégraphier la stratégie au gouvernement fédéral.

Pourquoi la première ministre refuse-t-elle de

dévoiler clairement aux Québécois son agenda référendaire?

Président : Mme la première ministre.

Marois :

Alors, M. le Président, je crois que ça a toujours été très clair, étant

souverainistes, nous ferons la souveraineté

avec le peuple québécois et avec leur appui et leur aval au moment où nous

jugerons opportun d'aller chercher

cette… d'aller procéder à ce débat. J'ai annoncé que nous déposerions un livre

blanc sur l'avenir du Québec. J'imagine

que le chef de l'opposition officielle, qui

veut signer, lui, la Constitution de 1982, il va avoir quelque chose à

dire. Il veut la signer sans condition, il

veut la signer sans consultation, M. le Président, c'est carrément

inacceptable.

Le Président :

Troisième complémentaire… troisième complémentaire, M. le chef de l'opposition.

M. Couillard : M. le Président, ce que le Vérificateur général nous montre ce matin,

c'est qu'on a devant nous un gouvernement

opaque qui refuse de donner l'heure juste aux Québécois, qui ne donne pas l'heure

juste aux Québécois. Ce n'est pas vrai qu'elle va partir en élection

sans dévoiler son principal objectif. Non seulement on n'aura pas accès aux chiffres, on n'aura pas accès aux chiffres,

aux vrais chiffres sur les états financiers du

Québec, mais en plus on ne connaîtra pas sa véritable intention.

Je pense que j'ai compris, de sa réponse, qu'il va y en avoir un, référendum, sous

sa gouverne, aux Québécois.

Pourquoi

persiste-t-elle à ne pas révéler son agenda…

Le Président :

Mme la première ministre.

Marois :

Moi, je m'inquiète parce que, parfois, le chef de l'opposition officielle dit noir un jour et le lendemain il dit

blanc. Ça, ça m'inquiète pas mal plus que ma perspective à l'égard de l'avenir

du Québec.

Pour

revenir maintenant… pour revenir maintenant au rapport du Vérificateur général

et du fait que les données seraient

opaques, mais vraiment je ne sais pas où s'en va l'opposition officielle, M. le

Président. Ils nous demandent de faire

le point sur la situation budgétaire, on le fait. Ils nous demandent de déposer

un budget, on dépose un budget. On vote ici une motion pour que le Vérificateur général

vérifie des prévisions. Ça, c'était assez ordinaire, mais au moins il a vérifié

les résultats de 2012‑2013. Et ce qu'il nous dit…

Le Président :

En terminant.

Marois :

…2013… c'est raisonnable, c'est correct, aucune, aucune erreur dans…

Le Président :

Principale, M. le député de Brome-Missisquoi.

Paradis :

Oui. C'est sa meilleure amie qui disait qu'elle ne connaissait rien aux chiffres.

Le Président :

On se calme. On se calme.

Le Président :

S'il vous plaît! M. le député de Brome-Missisquoi, en principale.

Paradis :

M. le Président, on comprend pourquoi sa meilleure amie disait qu'elle ne

connaissait rien aux chiffres ou elle ne

comprenait rien aux chiffres. On comprend également mieux, ce matin,

avec le dépôt du rapport du Vérificateur

général, pourquoi

le ministre des Finances a déployé tous les efforts pour le tenir à

l'écart de l'opération.

M. le Président, je vais citer de l'extrait du rapport du Vérificateur général. Première citation : «…l'information présentée ne permet pas d'apprécier la qualité des

prévisions et de comprendre les risques associés à ces dernières.» Les

risques liés aux prévisions financières, notamment aux prévisions des dépenses,

ne sont pas suffisamment exposés ni commentés.

L'information diffusée ne permet pas de situer les prévisions par rapport aux

tendances et aux indicateurs présentés dans l'analyse qui accompagne les

états financiers consolidés.»

Est-ce

que c'est pour ça que le ministre des Finances a lui-même déclaré qu'il s'était

trompé beaucoup puis qu'il n'est pas bon?

Le Président :

M. le ministre des Finances.

M. Marceau :

M. le Président, je reconnais le ton alarmiste du député de Brome-Missisquoi. Il

faut dire qu'il n'avait pas ce ton-là

pendant les six minutes qu'il a passées avec moi pendant les consultations

prébudgétaires. En fait, il n'avait rien à dire, M. le Président.

Par ailleurs, le Vérificateur général, M. le

Président, a... Premièrement, je veux répéter que nous avons pleinement collaboré. D'ailleurs, le Vérificateur général, au chapitre... au paragraphe 18 nous dit : «Nous reconnaissons la

qualité de ce qui nous a été transmis ainsi que les efforts déployés par le

personnel du ministère des Finances pour nous alimenter le mieux possible.» M.

le Président, c'est là-dedans.

M. le Président, le Vérificateur

général décrit les 10 000 pages que nous lui avons présentées comme

étant sérieuses, comme étant complètes. M.

le Président, dans les 10 000 pages, aucune erreur, aucune anomalie.

Notre cadre financier est crédible.

Il dit, lui, qu'il est raisonnable, M. le Président. C'est ce qui est écrit en

toutes lettres au tableau de la page 5, M. le Président, dans son

rapport.

ailleurs, M. le Président, pour la suite des choses, le Vérificateur général

nous dit que nous sommes ambitieux, nous dit que ça sera exigeant. Nous

en convenons. Nous en convenons…

Le Président :

S'il vous plaît!

M. Marceau :

Et demain, M. le Président, à l'occasion de la présentation du budget, je dirai

les moyens...

Le Président :

En terminant.

M. Marceau :

...que nous mettrons en place pour atteindre nos cibles, M. le Président.

Le Président :

Première complémentaire, M. le député de Brome-Missisquoi.

Paradis : Mais

c'est dommage, M. le Président, que le ministre

des Finances ait stoppé ou arrêté sa

lecture à la page 5.

À la page 38 : Les informations ne

permettent pas de voir l'incidence globale des annonces du gouvernement

effectuées depuis mars 2013. Donc, toutes les annonces préélectorales de

l'automne, les annonces préélectorales qu'on vient d'avoir, là, ne sont pas

comptabilisées comme telles.

Davantage, davantage,

le VG dit qu'il a effectué cette demande, le président du Conseil du trésor l'a

envoyée au ministre des Finances et «ce dernier a transmis notre demande — en

parlant du Conseil du trésor — au [ministre] des Finances...»

Le Président :

M. le ministre des Finances.

M. Marceau :

M. le Président, je n'ai pas compris la fin de la question, là, je suis désolé.

Mais le fait est que nous avons collaboré, c'est écrit en toutes lettres au paragraphe 11.

Par ailleurs, je

reviens sur cette page 5, M. le Président, du vérificateur. Écoutez :

Prévisions économiques globales,

raisonnables; revenus, raisonnables; dépenses, raisonnables; prévisions de la

dette, raisonnable. M. le Président, c'est

tout du raisonnable. Ce qu'il nous dit, par contre… puis c'est raisonnable pour

tout le reste, sauf pour les dépenses, M. le Président, il nous dit que

c'est ambitieux pour les prochaines années. Nous en convenons, M. le Président,

il n'y a pas d'enjeu là-dessus. Et

d'ailleurs les enjeux auxquels nous faisons face puis l'ambition que nous

avons, c'est la même que celle que tous les gouvernements du reste du

Canada ont à affronter.

Le Président :

En terminant.

M. Marceau :

Tout le monde a à affronter des dépenses de santé, par exemple, qui augmentent

rapidement. Tout le monde a à affronter des circonstances...

Président : Complémentaire, M. le chef de l'opposition.

Couillard : M. le Président, pour éclairer le ministre des Finances, page 68,

le ministre des Finances a refusé de donner

accès au Vérificateur général à un élément essentiel de son travail. Ça nous

prend les chiffres pour le budget de

demain. D'ailleurs, le Vérificateur général indique que l'ampleur des efforts

budgétaires, de tous les efforts budgétaires n'est pas connue, n'est pas

connue par le ministre des Finances.

Si le Vérificateur

général n'est pas capable de faire confiance aux chiffres du ministre des

Finances, la première ministre peut-elle nous

dire comment les Québécois pourront avoir confiance dans les chiffres du

gouvernement?

Le Président :

Mme la première ministre.

Marois : Alors, M. le Président, je ramène le chef de

l'opposition officielle aux documents

déposés par le rapport du Vérificateur général du Québec, à qui nous avons transmis toutes les données

disponibles, à qui nous avons ouvert

les portes du ministère des Finances. Il a pu venir, il a pu fouiller dans tous les documents.

Et le résultat de cela, ce n'est pas de l'opacité, ce n'est pas… c'est

de la transparence, M. le Président, d'ailleurs, contrairement à l'opacité du gouvernement

libéral qui nous a précédés, quand il a cédé les droits sur Anticosti, M. le

Président. Ça, c'était pas mal opaque, hein, soit dit en passant. Ça, c'en

était, de l'opacité. Bon.

Alors, ce qu'il nous

dit, c'est que les prévisions sont raisonnables…

Le Président :

En terminant.

Marois :

…et il nous dit que, oui… Ce n'est pas une question principale?

Marois : Ah bon!

Et il nous dit que nous sommes ambitieux sur la croissance des dépenses? Oui,

nous…

Le Président :

Principale, M. le député de Jean-Talon.

Bolduc

(Jean-Talon) : M. le Président, on connaît le fiasco économique

dans lequel ce gouvernement a plongé le Québec.

En santé, les chiffres ne tiennent plus le coup, il y a

des conséquences désastreuses pour les patients. Le réseau est au bord de la rupture, et il manque 1,2 milliard pour maintenir les services. On

assiste au même saccage qu'en

1997 : coupures de lits des CHSLD, coupures chez les infirmières, coupures

dans la chirurgie, coupures dans les budgets des hôpitaux. Et, ce matin,

le ministre annonce des futures coupures chez les docteurs.

ministre continue de répéter qu'il n'y a pas de coupures, mais plus personne ne

le croit. À l'évidence, lui aussi, il s'est trompé beaucoup. Peut-il

faire son mea culpa et dire enfin la vérité aux Québécois?

Le Président :

M. le ministre de la Santé.

Le Président :

M. le leader du gouvernement.

Bédard : Partons du principe, M. le Président, que les gens

disent la vérité, et notre règlement le

rappelle… sur la bonne foi. Et je pense que ça aiderait les débats. Ça n'ajoute

rien aux propos du collègue quand il pose sa question.

Le Président :

Alors, M. le leader de l'opposition.

M. Moreau :

C'est un principe qui est mis à mal à chaque jour par ce gouvernement.

Président : D'abord, le règlement est clair, nous devons

prendre la parole de l'un et l'autre de nos collègues ici. M. le

ministre de la Santé, c'est à vous, la parole.

Hébert :

M. le Président, notre gouvernement a toujours priorisé la santé. Dans le

dernier budget, 4,8 % d'augmentation,

1,5 milliard de dollars de plus en santé, M. le Président. Cela nous a

permis, M. le Président, de réaliser 428 000

chirurgies, un record de tous les temps au Québec, 5 000 de plus que

l'année passée, M. le Président, 85 000 de plus qu'il y a cinq ans,

M. le Président. À ceux qui nous disaient qu'en ayant plus de rigueur dans le

financement des chirurgies il allait y avoir une diminution de l'accès à la

chirurgie au Québec, bien les sceptiques, ils sont confondus, M. le Président, le capitaine Bonhomme inclus.

Nous avons réalisé beaucoup plus de chirurgies. Les listes d'attente

sont diminuées au Québec, M. le Président.

Le Président :

M. le leader de l'opposition.

M. Moreau :

Le capitaine Bonhomme est à la tête d'un navire qu'il est en train de faire

couler…

Le Président :

M. le leader du gouvernement.

Bédard : En tout respect pour le capitaine Bonhomme, M. le

Président, que Dieu ait son âme, notre collègue faisait référence à

quelqu'un, je pense, qui a fait école au Québec pour toute une génération. Et

c'est bien de se le…

Président : Bon, ça va, là. Je ne vous demanderai pas

d'élaborer davantage sur vos connaissances en matière d'émissions pour

enfants des années 70-80, mais je vais demander au ministre de terminer sa

réponse, s'il vous plaît.

Président : Ça ne nous mène nulle part. Ni d'un côté ni de

l'autre on était dans les questions de règlement. Voilà. M. le ministre

de la Santé.

Hébert : Alors, M. le Président, nous avons mis de l'ordre,

nous avons mis de l'ordre dans la gestion du réseau de la santé et des services sociaux, notamment au

niveau de la chirurgie, M. le Président, en faisant en sorte de

s'attaquer d'abord aux patients qui étaient en attente depuis plus de deux ans,

parfois même depuis plus de trois ans. Alors, les établissements ont jusqu'au

mois de juin pour libérer ces patients-là, les mettre en priorité, de façon à

ce que les Québécois puissent avoir un accès beaucoup plus rapide à la

chirurgie.

Le Président :

En terminant.

Hébert : Et actuellement, M. le Président, 93 % des

Québécois sont opérés en moins de six mois. Ça aussi, c'est un record.

Le Président :

Complémentaire, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.

Blais :

M. le Président, je suis indignée des propos du ministre de la Santé. Je vais

lui parler de la réalité terrain. Mme Yvette Martin Boucher, c'est une

centenaire. Elle reçoit des soins à domicile du CLSC d'Huntingdon depuis 2009. En janvier 2014, on lui a coupé des soins et services la fin

de semaine, dont le bain. Le bain, M.

le Président!

Est-ce que

le ministre de la Santé aura le culot de nous dire ici, en cette Chambre,

qu'il ne fait pas de coupure, alors qu'il coupe des soins…

Le Président :

M. le ministre de la Santé.

Hébert :

M. le Président, les libéraux ont promis de prioriser les soins à domicile, M.

le Président. Ils l'ont fait en 2008, ils

l'ont fait encore en 2012, M. le

Président, ils ont eu le culot de le

refaire encore, alors qu'ils n'ont rien

fait entre 2008 et 2012. Nous, nous avons investi 110 millions dans les soins à domicile,

encore une fois, un record de

tous les temps, M. le Président, pour fournir aux personnes âgées réellement

des soins dont ils ont besoin à domicile, M. le Président, et faire en sorte

que les aînés aient droit…

Président : S'il vous plaît, on se calme. M. le ministre, voulez-vous terminer votre réponse? Mais

j'aimerais entendre la réponse aussi. Et, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne, je pense que vous avez un dépôt de document, je

vais le faire tout de suite après la réponse du ministre. M. le ministre.

Hébert : M. le Président, le plan d'action des libéraux pour

les aînés pour les soins à domicile, c'est un échec, M. le Président. Ils ont échoué parce qu'ils n'ont

pas priorisé les soins à domicile, parce qu'ils n'ont pas investi, comme

nous l'avons fait, de l'argent dans les soins à domicile, M. le Président.

Le Président : Vous avez un

dépôt? Est-ce qu'il y a un consentement pour le dépôt d'un document?

Président : Consentement. Vous pouvez le déposer. Madame, votre

deuxième complémentaire, s'il vous plaît.

Blais : Il est où, le coeur du

ministre? On parle d'une centenaire, on lui coupe les soins à domicile, on

lui coupe le bain. J'ai l'impression de

revivre dans le même film. En 2000, celle qui était la ministre de la Santé, la

première ministre a coupé les bains aux aînés. J'ai l'impression qu'on revit

dans le même film. On coupe les soins et les services à nos aînés.

Qu'est-ce que

le ministre a à dire à cette centenaire qui ne reçoit pas les services chez

elle? C'est ça, la question.

Le Président : M. le ministre

de la Santé.

Hébert : M. le

Président, moi, je l'ai vécue, l'inaction, l'inaction des libéraux sur le

soutien à domicile, M. le Président. Pendant…

Hébert :

Pendant les 10 ans qu'ils ont été là, M. le Président, ils n'ont pas investi

dans les soins à domicile. Moi, je les recevais, les patients…

Le Président : Vous pouvez ne

pas apprécier la réponse, c'est possible. Si vous n'appréciez pas la réponse,

vous avez le droit de questionner davantage. Mais, pour l'instant, c'est le

ministre qui a la parole, et on va l'écouter.

Hébert : Moi, M.

le Président, je m'en occupais, des

patients à domicile, M. le Président. Moi, je la vivais, l'inaction, l'inaction du gouvernement libéral d'investir dans les soins à domicile, M. le Président, l'inaction du

gouvernement libéral de redonner aux personnes âgées une liberté fondamentale, M.

le Président, celle de choisir là où elles

veulent vivre, celle de rester en couple, M. le Président, plutôt

que de les séparer comme on le fait actuellement. Nous, nous voulons rétablir cette liberté aux personnes âgées, c'est pour ça qu'on investit dans les soins à domicile…

Le Président : En terminant.

Hébert : …c'est

pour ça qu'on veut implanter une assurance autonomie, M. le Président, la

liberté de…

Le Président : Principale, M.

le chef du deuxième groupe d'opposition.

M. Legault : M. le Président,

demain, le gouvernement va déposer un budget. La première ministre nous a déjà

annoncé qu'elle ne sera pas capable d'atteindre l'équilibre budgétaire même en

grattant tous les fonds de tiroir. Alors, M. le Président, quand on pense aux fonds de tiroir, on doit penser aux milliards de

dollars qu'on s'est fait voler par les compagnies de construction.

Alors, la

semaine dernière, on a appris qu'après la firme Dessau, maintenant

les firmes SNC-Lavalin, Genivar ont reçu le feu vert pour recommencer à

soumissionner sur des contrats publics. Toutes ces firmes ont reconnu avoir

volé de l'argent public, des milliards de dollars, en gonflant le prix des

soumissions publiques.

Or, M. le Président, malgré le fait que la première

ministre nous dit que, depuis un an, il y a

une équipe qui travaille là-dessus, pour l'instant on n'a pas récupéré

un sou. Donc, M. le Président, avant de permettre aux entreprises de recommencer à

soumissionner, la première ministre devrait garder son meilleur argument, c'est-à-dire : Remboursez-nous l'argent volé, après vous pourrez recommencer à

avoir des contrats.

Donc, on a un budget demain, M. le Président. Moi,

je voudrais savoir, j'ai une question simple, claire pour la première ministre :

À combien estime-t-elle les sommes qu'on va être capables de collecter dans les

12 prochains mois? Combien?

Le Président : M. le ministre

de la Justice.

M. St-Arnaud : M. le

Président, le gouvernement a déposé un projet de loi, le projet de loi n° 61,

pour aller récupérer ces sommes qui ont été

volées à l'État. Alors, ce projet de loi, M. le Président, qui est en discussion présentement à l'Assemblée nationale,

qui, nous l'espérons, sera adopté au cours des prochaines semaines, des

prochains mois, fera en sorte d'aller récupérer…

M. St-Arnaud : …M. le

Président, élargit les règles régulières en matière de récupération de ces

sommes et donne à l'État des moyens supplémentaires pour aller récupérer ces

sommes qui ont été injustement volées à l'État. Et donc, M. le Président, nous

sommes en action et nous avons bien l'intention d'aller récupérer ces sommes

qui ont été volées à l'État.

Le Président : Première

complémentaire, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.

M. Legault : M. le Président,

demain, la première ministre dépose un budget. Un budget, c'est une prévision de revenus et de

dépenses pour les 12 prochains mois. Donc, la première ministre

doit s'être posé la question : Dans les prévisions de revenus puis de dépenses des 12 prochains mois,

combien je vais récupérer des sommes volées des compagnies de construction?

Est-ce qu'elle peut répondre plutôt que de sous-contracter

ses non-réponses à son ami de derrière?

Le Président : M. le ministre

de la Justice.

St-Arnaud : Non, non, mais, M. le Président, écoutez, le

gouvernement, là-dessus, a agi. Nous avons déposé un projet de loi, le

projet de loi n° 61, qui est présentement à l'étude. Nous avons tenu des

consultations particulières, M. le

Président, pas plus tard qu'en décembre dernier. Le dossier… le projet de loi

est présentement à l'étude au niveau de l'adoption du principe. On nous dit que,

du côté de l'opposition officielle, il y a

neuf ou 10 députés qui se sont inscrits pour

prendre la parole. On a commencé le débat, mais on ne l'a pas complété.

M. le

Président, l'idée, c'est d'aller récupérer le maximum d'argent le plus

rapidement possible et sans encombrer les

tribunaux, c'est ce que permet, M. le

Président, le projet de loi n° 61. J'espère son adoption le plus

rapidement possible.

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.

M. Legault :

La première ministre, hier, a été incapable de s'engager à baisser les taxes des contribuables

dans les 12 prochains mois.

Je lui pose

une question : Combien elle va récupérer

de l'argent volé? 50 millions,

100 millions, 500 millions ou elle n'en a aucune maudite idée?

Le Président : Mme la

première ministre.

Marois :

Alors, j'imagine qu'il trouverait que nous sommes complètement imprudents si

nous mettions au budget des sommes pour lesquelles aucune loi ne nous

permet d'agir. Là, ce serait de l'irresponsabilité. Mais ça, je dois lui

laisser ce lot, M. le Président, ce n'est pas le nôtre.

Par ailleurs, les mesures que nous avons mises

en place, que ce soit le ministre des Transports, le ministre de la Justice, le président du Conseil du trésor, les

mesures que nous avons mises en place nous ont déjà permis, juste aux

Transports, de récupérer 240 millions de dollars, M. le Président, qui

étaient effectivement de l'argent qui avait échappé au gouvernement à cause de

la mauvaise gestion du gouvernement libéral…

Le Président :

En terminant.

Marois : …qui nous

a précédés, M. le Président.

Le Président : Principale, M.

le député de Lévis.

M. Dubé :

Alors, M. le Président, le Vérificateur général, ce matin, a déposé un rapport

qui est impressionnant : 123 pages, avec les annexes. Je ne pense

pas qu'on va passer à travers ça dans les prochaines minutes. Mais je

voudrais juste vous faire une petite citation ou un constat.

Le constat

est très clair, c'est que ce gouvernement continue à creuser le trou

budgétaire. Puis, à

titre d'exemple, pour

être sûr que tout le monde voie bien, là, à la

page 75, la huitième ligne, il y a pour 1 milliard par année

de dépenses qui n'étaient pas prévues. Alors, ce que je dis, et c'est très clair : Ce gouvernement-là ne contrôle

pas les dépenses. Le

VG l'a dit clairement, il y a

1 milliard de dépenses pour les trois prochaines années qui ne sont pas

encore identifiées. On peut dire ce qu'on veut.

Moi, ce que

je demande, c'est que le ministre nous dise clairement aujourd'hui : Oui,

c'est vrai, on n'a pas été bons, qu'est-ce qu'on va faire pour montrer

qu'on peut être meilleurs? Parce que demain — s'il peut nous le dire aujourd'hui — demain, est-ce qu'on va avoir non seulement

un déficit de 1,7, mais de 2,7, s'il vous plaît, M. le Président?

Le Président : M. le ministre

des Finances.

M. Marceau : M. le Président,

je répète ce que j'ai dit tout à l'heure en réponse à la question du député de Brome-Missisquoi, l'opposition a été

alarmiste, a inventé des histoires là où il n'y en avait pas. Et le

Vérificateur général, dans son rapport très

étoffé, qui est la suite de travaux qu'il a

faits au cours des derniers mois, et puis après avoir consulté pas moins

de 10 000 pages que nous lui avons fournies, de qualité, des documents qui

sont complets, le Vérificateur général, M.

le Président, arrive à la conclusion que le cadre financier du gouvernement, il

est raisonnable, hein? C'est ça, la

conclusion qu'il faut tirer de ça. Les chiffres sont bons. C'est ça, la

conclusion du Vérificateur général. C'est

simple, ce n'est pas compliqué. C'est ça, la vérité, il le dit. Il y a un

tableau qui résume la situation à la page 5 de son rapport et qui dit que nos prévisions économiques

sont raisonnables, que nos revenus sont raisonnables, que nos dépenses

sont raisonnables et que les prévisions pour la dette et pour l'équilibre

budgétaire sont raisonnables. Ça, c'est pour 2013‑2014. Puis, pour 2014‑2015 et

2015‑2016, il nous dit que c'est tout raisonnable mais que c'est ambitieux pour

la cible des dépenses, ce avec quoi nous sommes d'accord.

Par ailleurs,

aujourd'hui, malheureusement, je ne peux pas donner des réponses complètes

parce que, demain, je dépose un budget. Mais, à l'occasion du budget, je

donnerai des réponses plus complètes…

Le Président : En terminant.

M. Marceau : …sur les moyens

que nous mettrons en oeuvre pour atteindre nos cibles, M. le Président.

Le Président : Première

complémentaire, M. le député de Lévis.

M. Dubé :

M. le Président, je vais être très, très précis, là. À la page 75 du

fameux rapport, la huitième ligne, il est très clair qu'il y a pour

1 milliard de dépenses qui n'étaient pas identifiées dans la mise à jour

de novembre et qui viennent d'être identifiées très clairement par le

vérificateur.

Qu'est-ce qui va se passer dans les prochaines

semaines? Est-ce que c'est des hausses d'impôt ou c'est des baisses de services

qu'ils vont nous annoncer, M. le Président?

Le Président : M. le ministre

des Finances.

M. Marceau : M. le Président,

ça ne sera pas des hausses d'impôt libérales puis ça ne sera pas des coupures

drastiques caquistes, M. le Président, je vous le confirme. Ça, ce n'est pas

compliqué, très simple.

Par ailleurs,

M. le Président, par ailleurs, je veux juste qu'on s'entende sur le mot… Parce

que j'ai utilisé le mot «raisonnable», là, et puis le mot «raisonnable»,

je n'ai pas eu le temps de l'expliquer. Le Vérificateur général, quand il utilise le mot

«raisonnable», ça veut dire «ce qui est le plus plausible, ce à quoi on peut

s'attendre». C'est ça qu'il nous dit,

le Vérificateur général, et donc, M. le Président, il confirme que nos chiffres

sont bons, que nous sommes prudents dans nos prévisions. Et, M. le Président, les gens peuvent avoir confiance,

ça va être encore le cas demain, M. le Président.

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le député de Lévis.

M. Dubé : M. le Président, en

attendant les grandes surprises de demain, je vais poser une question très,

très claire : Est-ce que le ministre

des Finances, comme le dit le vérificateur dans son rapport… est-ce qu'il s'est

trompé de 1 milliard, oui ou non?

Le Président : M. le ministre

des Finances.

M. Marceau : Je pense que le

député n'a pas compris ce qui est écrit dans le rapport et je pense que... Encore une fois, je l'invite à consulter le

tableau de la page 5, qui résume bien la situation. Rapport très simple,

tableau très simple, et ce qu'il dit, c'est

que, pour 2013‑2014, tout est raisonnable. Ce qu'il dit pour 2014‑2015 et 2015‑2016 :

C'est raisonnable pour les revenus, et, pour les dépenses, c'est ambitieux.

Nous en convenons. Tous les gouvernements du Canada et même du monde occidental

sont confrontés aux mêmes difficultés auxquelles nous sommes confrontés, et

nous avons trouvé des solutions équilibrées que nous présenterons demain aux

Québécois, M. le Président.

Le Président : Principale,

Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.

Thériault : M. le Président, hier, on a demandé à la première

ministre si elle avait discuté d'un investissement dans Capital BLF lors

de son lunch privé avec Michel Arsenault. Elle a refusé encore une fois de se

lever et de répondre. C'est le leader qui se lève à sa place, mais lui, il

n'était pas là, au lunch.

«On a un deal de 3 millions moins trente sous

pour éviter les contrôles.» On a aussi un enregistrement le matin où l'on dit qu'il ne faut pas remettre de l'argent

dans cette aventure, c'est un mauvais placement. Ça, c'est le fonds qui

dit ça. Il y a un lunch avec l'actuelle première ministre, puis, hasard, M. le

Président, deuxième placement. On résume. Un mauvais placement. Un lunch, un

deuxième placement dans la compagnie de son mari.

M. le Président, je donne une autre chance à la

première ministre. Elle doit se lever de son siège et répondre aux Québécois. A-t-elle, oui ou non, discuté de

Capital BLF ou des affaires de son mari lors de sa rencontre privée avec

Michel Arsenault? Et elle doit savoir que son silence, M. le Président, donne

l'apparence d'un scandale.

Le Président : Mme la

première ministre.

Marois : Bis, ibidem

à ce que j'ai répondu la semaine dernière, non, M. le Président.

Le Président : Première

complémentaire, Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.

Thériault : M. le Président, M. le Président, quand on lui a

posé des questions, voilà 15 jours, elle disait ne plus se souvenir

des sujets discutés lors de cette rencontre. Comme par enchantement,

aujourd'hui, elle se lève.

Comment la première ministre peut nous dire

qu'elle se souvient ce dont il n'a pas été question? Est-ce que la première

ministre a une mémoire créative ou une mémoire de convenance?

Le Président : M. le leader

du gouvernement.

Bédard : M. le

Président, j'invite la députée à lire le contre-interrogatoire de l'avocat du

Parti libéral. Aux questions M. Arsenault,

il répond la chose suivante : «Ce qui veut dire qu'on n'a jamais... j'ai

jamais [...] parlé de politique avec Claude Blanchet de toute ma vie.

J'ai jamais demandé à Claude Blanchet d'intervenir auprès de son épouse. Et

finalement, la position de la FTQ sur...»

Par contre, il nous apprend un peu

plus sur ses liens avec le Parti

libéral. Ah! Ça... «…le plus gros du lobbying que j'ai fait pour pas avoir d'enquête publique, je

l'ai fait auprès des gens du Parti

libéral, le premier ministre en descendant. [...]C'est

exact. J'ai parlé au premier ministre de ça, j'ai parlé à ses différents chefs

de cabinet, j'ai parlé [...] à tous les ministres

libéraux», et il nous fait une liste. Et savez-vous la meilleure?

Le Président :

En terminant.

Bédard :

La leader adjointe de l'opposition est dans la liste. C'était quoi, le deal

avec Michel Arsenault?

Le Président :

Deuxième complémentaire, Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.

Mme Thériault :

M. le Président, il n'y a pas un banquier au Québec qui aurait mis de l'argent là-dedans.

C'est un placement inexplicable et incompréhensible selon tous les analystes.

La première ministre choisit de ne pas s'expliquer sur un deal qui avantage son mari, ses enfants et les

membres de sa famille. Pourquoi, M. le Président?

Parce que les explications sont encore plus honteuses et scandaleuses

que les apparences, c'est pour ça qu'elle ne

répond pas.

Ça fait

que, M. le Président, la question est bien simple : De quoi ils

ont parlé au lunch, tous les deux? Toujours bien pas de la pluie puis du beau temps.

Le Président :

J'encourage tout le monde à faire attention, là, au niveau des qualificatifs et du vocabulaire. M. le leader du

gouvernement.

Bédard :

Nos amis libéraux sont vraiment désespérés. Mais on apprend dans le

contre-interrogatoire du Parti libéral… M. Arsenault répond : «À ce

moment-là, c'était pas le Parti québécois qui menait à...»

Le Président :

M. le leader de l'opposition.

Moreau :

L'article

du règlement est clair, la réponse doit se rapporter à la

question. La question était de savoir ce qui a fait l'objet du lunch. Le

leader n'y était pas...

Le Président :

M. le leader du gouvernement.

Bédard :

Alors, paragraphe 502 : «À ce

moment-là, c'était pas le Parti québécois qui menait à Québec.C'étaient les libéraux

et c'est là qu'il fallait

faire notre lobby pour empêcher la venue d'une telle enquête», M. le Président. Un peu plus tard, on apprend, en contre-interrogatoire du Parti québécois... Là, il nomme M. Charest, M. Bachand, les personnes qu'il a rencontrées

dans le Parti libéral, Mme Courchesne,

Mme Beauchamp, M. Whissell, un monsieur de Val-d'Or, M. Gobeil, et, par la suite, on

apprend...

Le Président :

M. le leader de l'opposition.

M. Moreau :

...à la question posée. Dans la réponse, où est Claude Blanchet? Où sont les

enfants? Où est le frère de la...

Le Président :

Alors, veuillez...

Le Président :

S'il vous plaît! Veuillez terminer, M. le leader du gouvernement.

Bédard :

On apprend dans le même paragraphe qu'il a rencontré la députée d'Anjou. Or, la

députée d'Anjou, elle a voté 11 fois pour la tenue d'une commission d'enquête...

Des voix : Contre. Contre.

Bédard :

...contre, contre une commission d'enquête indépendante.

Le Président :

Principale, Mme la députée de Groulx.

Daneault : M. le

Président, le ministre de la Santé a confirmé la semaine dernière que les

budgets en cancérologie sur l'île de

Montréal seront amputés de façon à rediriger les patients du 450 à Laval et en

Montérégie. Le ministre a défendu cette directive bureaucratique de

l'agence, prétextant une meilleure répartition des

ressources.

Or, lundi

dernier, en ondes avec Paul Arcand, la Dre Synnott, chirurgienne à l'Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal,

a confirmé que, depuis deux ans déjà, les patients de Laval et du 450 n'ont pas accès au centre de

cancérologie de la Cité de la santé, à moins

d'avoir été traités là-bas, ce que le ministre avait nié deux jours auparavant,

ce qui confirme que les gens des Basses-Laurentides et des Laurentides

sont actuellement traités à Montréal parce qu'ils n'ont pas accès à Laval.

Ma question

au ministre, elle est très simple : À compter du 1er avril, si le ministre

ne renverse pas cette directive bureaucratique, où les patients des

Laurentides se feront-ils traiter?

Le Président : M. le ministre

de la Santé.

Hébert :

M. le Président, au cours des deux dernières années, il y a un centre

extrêmement important qui a été en évolution, en développement à Laval

et qui traite, M. le Président, au-dessus de 1 500 patients annuellement, actuellement, des patients qui viennent, oui, de

l'île de Laval, mais aussi des Laurentides et de Lanaudière, M. le Président. Il y aura et il y a encore et toujours des patients de ces régions-là qui vont se faire

traiter sur l'île de Montréal

soit parce qu'ils requièrent des traitements surspécialisés ou parce que

c'est leur choix, M. le Président. Nous, ce que nous voulons faire, c'est de laisser le choix à ces patients, qui ont à

lutter contre le cancer, du lieu qui leur paraît le plus approprié pour

recevoir leurs traitements. Et, au cours des deux dernières années, les

patients ont fait le choix de les recevoir plus près de leur domicile, soit de

les recevoir à Laval ou encore à l'Hôpital Charles-Le Moyne, M. le Président.

Et, au niveau

du financement, bien, nous allons faire en sorte que l'argent suit le patient, M. le Président, et que les centres de Laval

et de Charles-Le Moyne puissent être financés à la proportion des patients

qu'ils reçoivent, et que les établissements de Montréal soient de même, M. le Président. Et ça, je pense

que c'est une saine gestion du financement public et une saine réponse

aux besoins des patients atteints de cancer, M. le Président.

Le Président : Première

complémentaire, Mme la députée de Groulx.

Daneault : Alors, M.

le Président, est-ce qu'aujourd'hui le ministre nous confirme que les budgets

sur l'île de Montréal ne seront pas amputés

et que les patients qui ont été refusés à Laval pourront continuer d'aller à

Montréal, même s'ils viennent du 450?

Le Président : M. le ministre

de la Santé.

Hébert :

La réponse est très simple, c'est oui, M. le Président. Le patient a le choix

de recevoir ses traitements là où il

le souhaite. S'il souhaite les recevoir sur l'île de Montréal, il les recevra

sur l'île de Montréal, M. le Président.

Le Président : Deuxième

complémentaire, Mme la députée de Groulx.

Daneault : M. le

Président, ma question, elle est très simple : Est-ce que le ministre,

aujourd'hui, nous confirme que les centres hospitaliers de Montréal, le Jewish

Hospital, ne seront pas amputés de leurs budgets dès l'année 2014?

Le Président : M. le ministre

de la Santé.

Hébert : M. le

Président, tous les établissements du Québec vont recevoir les budgets

proportionnels au nombre de patients qu'ils

ont traités, M. le Président. Alors, ce budget-là va être réparti au prorata

des patients traités, et ça, ça va tout à fait dans la philosophie d'un

financement à l'activité, que nous avons déjà au niveau de la chirurgie au

Québec et qui donne d'excellents résultats en termes de performance, puisqu'il

se fait plus de chirurgies au Québec, M. le Président, parce qu'il y a un incitatif pour

les établissements à accueillir plus de patients et à réduire les délais

dans le traitement, notamment dans le

traitement du cancer, et on sait à quel point ces délais-là sont importants

pour le succès du traitement dans la lutte contre le cancer, M. le Président.

Le Président : Principale, M.

le député de Roberval.

Trottier : ...connaissons tous le rôle déterminant de l'emploi

pour l'intégration des personnes immigrantes. À cet effet, dans mon

comté, il y a un organisme, Portes ouvertes sur le Lac, qui fait un excellent

travail à cet effet. Une étude de l'Institut de la statistique du Québec basée

sur les données de 2006 rappelle l'ampleur du problème de la pauvreté

immigrante, même chez ceux qui travaillaient, durant les années où le Parti

libéral était au pouvoir.

Statistique

Canada a publié le 9 janvier 2014 les dernières données sur le niveau de

participation des immigrants au marché du travail. J'invite la ministre

de l'Immigration et des Communautés culturelles à nous décrire la situation de

l'emploi chez les personnes immigrantes depuis que le Parti québécois est aux

commandes.

Le Président : Mme la

ministre de l'Immigration.

Mme De Courcy :

Alors, merci, M. le Président. Merci pour votre question, M. le député.

Statistique Canada nous a donné de

très bonnes nouvelles. Le taux de croissance de l'emploi des immigrants a été

de 8,4 % par rapport à 2012. C'est davantage que l'Alberta,

l'Ontario et la Colombie-Britannique. La création d'emplois a même atteint

19,6 %, avec 17 800 nouveaux emplois pour les personnes arrivées il y

a moins de cinq ans.

En 2013, les personnes immigrantes ont bénéficié

de près de neuf emplois sur 10, 88,7 % des emplois créés au Québec. Toujours en 2013, par rapport à 2012 le

taux de chômage est passé de 20,8 % à 14,6 %, et le taux

d'emploi est passé de 51,8 % à 58,5 %.

Le travail de

l'ensemble de mes collègues pour le développement économique bénéficie à tous

les Québécois, peu importe leur origine.

Le Président : En terminant.

Mme De Courcy :

J'en suis très fière, et ce n'est pas fini…

Le Président : Première

complémentaire, M. le député de Roberval.

M. Trottier : M. le

Président, ce sont de très bonnes nouvelles. La ministre...

Le Président : S'il vous

plaît! M. le député de Roberval, c'est à vous la parole.

M. Trottier : M. le Président,

du temps des libéraux, il y a eu 35 000 emplois de perdus dans l'industrie

forestière et…

M. Trottier : Bon. M. le

Président, la…

Président : S'il vous plaît! La seule personne qui a le droit

de parole ici, c'est le député

de Roberval. J'aimerais entendre la conclusion de sa question.

Merci.

Trottier : M. le Président, la ministre a fait une

tournée des 17 régions du Québec, elle a discuté d'emploi et

d'intégration avec les acteurs économiques de toutes les régions et elle a notamment

pris contact avec l'organisme Portes ouvertes sur le Lac.

J'aimerais savoir ce que la ministre a fait pour

que les bonnes nouvelles sur l'emploi profitent à…

Le Président : Mme la

ministre de l'Immigration.

Mme De Courcy :

M. le Président…

Le Président : S'il vous

plaît!

Le Président : Oui, c'est…

J'aimerais ça que tout le monde écoute de la même façon.

Le Président : Ça va.

J'aimerais entendre la réponse maintenant. Mme la ministre de l'Immigration.

Mme De Courcy :

M. le Président, il est extrêmement dommage d'ironiser autour d'aussi bonnes

nouvelles pour les personnes immigrantes et d'avoir un discours d'une fausse

ouverture.

Le Président : M. le leader

du gouvernement.

Bédard : On nous

avait assurés qu'il allait y avoir un changement de ton. Je peux vous dire,

pour une question d'un député sur cette

nature-là, le mieux, c'est qu'on garde le calme pour les gens qui nous

écoutent, et j'invite…

Le Président : S'il vous

plaît! S'il vous plaît! M. le leader de l'opposition.

M. Moreau : On est prêts à

consentir qu'elle dépose la réponse écrite, c'est tellement bon.

Le Président : Voilà qui

n'avance pas beaucoup nos travaux. J'aimerais entendre la ministre en guise de

conclusion. Mme la ministre… M. le leader du gouvernement.

Bédard : Je trouve

les commentaires du leader, amicalement… Non, non, M. le Président, je les

trouve blessants, blessants pour mon collègue, et je pense que…

Le Président : S'il vous

plaît! Mme la ministre, s'il vous plaît, veuillez conclure. Vous avez encore…

Le Président : S'il vous

plaît! M. le leader du gouvernement…

Le Président : …M. le leader

du gouvernement, veuillez vous asseoir.

Il reste

quelques secondes à cette période de questions. Il reste quelques secondes à

cette période de questions. S'il vous plaît! Il reste quelques secondes

à cette période de questions. Mme la ministre a une...

Le Président : M. le député

de Laurier-Dorion, s'il vous plaît!

Le Président : Il reste

quelques secondes à cette période de questions, on ne brûlera pas plus de temps

avec des questions de règlement qui n'en

sont pas souvent, c'est le moins qu'on puisse dire. J'inviterais maintenant Mme

la ministre à répondre à la question et de conclure.

Mme De Courcy :

Merci, M. le Président. Et quel dommage de ne pas vouloir entendre d'aussi

bonnes nouvelles et de démontrer un tel mépris, un tel mépris…

Le Président :

M. le leader du gouvernement.

Bédard :

Article 32, M. le Président. Moi, à chaque mot que prononce la collègue sur un

sujet important, ce qu'on entend de l'autre côté, c'est des bruits.

Alors, pour un changement de ton, M. le Président, ce n'est pas au rendez-vous.

Je vous invite à faire respecter l'article 32.

Le Président : Je… Madame…

Le Président : S'il vous

plaît! Mme la ministre.

Mme De Courcy :

Je crois sincèrement, M. le Président, que les membres de cette Assemblée

doivent absolument éviter de répandre des préjugés sur les gens des

régions et, dans ce sens-là, d'accepter d'entendre des réponses, d'entendre des

données et de lire des documents.

Le Président : En terminant.

Mme De Courcy :

Alors, j'invite le chef de l'opposition, avec tout mon respect, à donner

l'exemple et…

Le Président : Cela met fin à

la période de questions et de réponses orales.

La Vice-Présidente (Mme Poirier)

Alors, nous en sommes à la rubrique…

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

S'il vous plaît! Alors, nous en sommes à la rubrique des motions sans préavis.

Alors, en fonction de nos règles, je reconnais un membre formant l'opposition

officielle. M. le député de Brome-Missisquoi.

Paradis : Oui. Mme

la Présidente, je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de

présenter la motion suivante conjointement

avec le ministre des Finances et de l'Économie, le député de Lévis, le député

de Mercier, le député de Blainville et la députée de

La Pinière :

«Que la Commission des finances publiques entende pour une

durée de 3 heures le Vérificateur général du Québec, le mardi 11 mars 2014, suite au dépôt de son rapport d'analyse

de la mise à jour économique du gouvernement de novembre 2013.»

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

Merci. Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette motion?

M. Traversy : Mme la

Présidente, il y a consentement sans débat pour la motion.

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

M. le leader de l'opposition.

M. Moreau : Oui. Je

demanderais un vote par appel nominal sur cette motion.

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

Alors, que l'on appelle les députés.

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

Oui, M. le leader du gouvernement.

Bédard : Je

comprends qu'on veut gagner du temps, là, Mme la Présidente, pour ne pas

adopter des projets de loi importants. Ce que j'inviterais mon collègue, c'est de se

ressaisir, là, et de faire en sorte que la motion passe comme elle est.

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

Alors…

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

S'il vous plaît!

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

Ça peut être long, hein, je vous le dis.

Bon. Alors, M le leader de l'opposition, il est

de votre privilège de demander le vote. On a demandé le vote. Est-ce que vous

avez quelque chose à ajouter?

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

J'ai déjà demandé d'appeler les députés.

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

Et je vais vous demander votre collaboration durant le vote. Puisque le

secrétaire doit appeler chacun des députés, je vous demanderais que ça se fasse

dans le silence, s'il vous plaît.

Alors, que les députés en faveur de cette motion

veuillent bien se lever.

La Secrétaire adjointe : M. Couillard (Outremont), M. Moreau

(Châteauguay), M. Paradis (Brome-Missisquoi), M. Arcand (Mont-Royal), M. Billette (Huntingdon), M. Dutil (Beauce-Sud),

M. Sklavounos (Laurier-Dorion), Mme Charbonneau (Mille-Îles), Mme

St-Amand (Trois-Rivières), M. Poëti (Marguerite-Bourgeoys), Mme Rotiroti

(Jeanne-Mance—Viger),

M. Ouimet (Fabre), M. Tanguay (LaFontaine), Mme St-Pierre (Acadie), Mme Weil

(Notre-Dame-de-Grâce), Mme Vallières

(Richmond), Mme James (Nelligan), Mme Charlebois (Soulanges), Mme

Gaudreault (Hull), Mme Blais (Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Bolduc (Jean-Talon), Mme Thériault

(Anjou—Louis-Riel), M.

Fournier (Saint-Laurent), Mme Ménard (Laporte), Mme Boulet (Laviolette), M.

Carrière (Chapleau), M. Gautrin (Verdun), M.

Morin (Côte-du-Sud), M. Diamond (Maskinongé), M. Drolet (Jean-Lesage), M. Reid

(Orford), M. D'Amour (Rivière-du-Loup—Témiscouata), M. Lessard

(Lotbinière-Frontenac), M. Kelley (Jacques-Cartier), Mme Vien (Bellechasse),

Mme Vallée (Gatineau), M. Bergman (D'Arcy-McGee), M. Marsan (Robert-Baldwin),

M. Marcoux (Vaudreuil), Mme L'Écuyer

(Pontiac), M. Iracà (Papineau), Mme de Santis (Bourassa-Sauvé), M. Bolduc

(Mégantic), M. Rousselle (Vimont), M. Heurtel (Viau).

Mme Maltais (Taschereau), Mme Malavoy (Taillon), M. Marceau

(Rousseau), Mme Zakaïb (Richelieu), M. Hébert (Saint-François), M.

Cloutier (Lac-Saint-Jean), M. Turcotte (Saint-Jean), M. Trottier (Roberval),

Mme Richard (Duplessis), M. Ferland

(Ungava), M. Drainville (Marie-Victorin), Mme De Courcy (Crémazie), M. Bergeron

(Verchères), M. Leclair (Beauharnois), Mme

Champagne (Champlain), M. Lelièvre (Gaspé), M. Gaudreault (Jonquière), M.

Kotto (Bourget), Mme Léger (Pointe-aux-Trembles), M. St-Arnaud (Chambly), M.

Dufour (René-Lévesque), Mme Ouellet (Vachon),

M. Lisée (Rosemont), M. Blanchet (Johnson), Mme Hivon (Joliette), Mme Beaudoin

(Mirabel), M. McKay (Repentigny), M.

Bureau-Blouin (Laval-des-Rapides), M. Bérubé (Matane-Matapédia), M. Pagé

(Labelle), M. Traversy (Terrebonne),

Mme Larouche (Abitibi-Est), Mme Bouillé (Iberville), M. Pelletier (Rimouski),

Mme Gadoury-Hamelin (Masson), M.

Villeneuve (Berthier), M. Pelletier (Saint-Hyacinthe), M. Chapadeau

(Rouyn-Noranda—Témiscamingue), Mme Richard

(Îles-de-la-Madeleine), M. Cardin (Sherbrooke), Mme Proulx (Sainte-Rose), M.

Therrien (Sanguinet), M. Roy (Bonaventure), M. Claveau (Dubuc), M. Goyer

(Deux-Montagnes), M. Richer (Argenteuil), M. Trudel (Saint-Maurice).

M. Legault (L'Assomption), M. Deltell (Chauveau), Mme

Daneault (Groulx), M. Bonnardel (Granby), Mme Roy (Montarville), M. Dubé (Lévis), M. Caire

(La Peltrie), M. Lévesque (Vanier-Les Rivières), Mme St-Laurent

(Montmorency), M. Duchesneau (Saint-Jérôme), Mme Roy (Arthabaska), M.

Le Bouyonnec (La Prairie), M. Picard (Chutes-de-la-Chaudière), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), M. Martel (Nicolet-Bécancour), Mme

Trudel (Charlesbourg), M. Spénard (Beauce-Nord).

Mme Houda-Pepin

(La Pinière)

Vice-Présidente (Mme Poirier) : Que les députés contre cette

motion veuillent bien se lever.

Y a-t-il des

abstentions?

La Secrétaire

adjointe : M. Khadir (Mercier).

Vice-Présidente (Mme Poirier) : M. le secrétaire général.

Secrétaire : Pour : 110

Vice-Présidente (Mme Poirier) : La motion est adoptée. M. le

leader de l'opposition.

Moreau : Mme la Présidente, je vous demanderais de transmettre copie de la motion adoptée au

Vérificateur général du Québec, s'il vous plaît.

Vice-Présidente (Mme Poirier) : Ce sera fait, M. le leader de

l'opposition. Alors, je suis prête à

reconnaître un membre du deuxième groupe d'opposition pour la prochaine motion.

M. le député de La Prairie.

Le Bouyonnec : Mme la Présidente, je demande le consentement pour déposer la motion suivante

conjointement avec le ministre de la Sécurité publique, le député de Rimouski,

le député de Chapleau, le député de Blainville, la députée de La Pinière :

«Que l'Assemblée

nationale souligne la journée des dépanneurs en saluant le service méritant que

rendent au quotidien les 50 000 propriétaires, gérants et employés

des 6 000 dépanneurs du Québec qui forment une grande

industrie et qui souhaitent voir leur réglementation allégée et modernisée pour

créer encore plus de croissance, d'emplois et de richesse partout au Québec.»

La Vice-Présidente

(Mme Poirier) : Merci. Est-ce qu'il y a consentement pour

débattre de cette motion? M. le leader adjoint.

M. Traversy :

Mme la Présidente, il y a consentement sans débat pour la motion.

La Vice-Présidente

(Mme Poirier) : La motion est adoptée. Alors, je suis prête

maintenant à reconnaître un membre formant le gouvernement pour la prochaine

motion. Est-ce que j'ai quelqu'un? Il n'y en a pas? Alors, M. le député de

Mercier, pour votre motion.

M. Khadir :

Merci, Mme la Présidente. Alors, je demande le consentement de la Chambre pour

débattre de la motion suivante :

«Que l'Assemblée

nationale donne son appui à la ville de Gaspé qui a adopté un règlement sur les

distances minimales entre les sites de forage et les sources d'eau potable;

«Qu'elle reconnaisse

que la protection de l'eau est une priorité pour les municipalités et qu'en ce

sens, leurs préoccupations...»

La Vice-Présidente

(Mme Poirier) : Est-ce que vous voulez poursuivre, M. le député

de Mercier?

M. Khadir :

Merci, Mme la Présidente. «Qu'elle

reconnaisse que la protection de l'eau est une priorité pour les municipalités

et qu'en ce sens, leurs préoccupations doivent être prises en compte et leurs

initiatives encouragées;

«Que l'Assemblée

nationale demande au gouvernement de procéder à la modernisation du cadre législatif

régissant l'exploration et l'exploitation

des hydrocarbures et d'harmoniser le projet de Règlement sur le prélèvement des

eaux et leur protection en respectant la volonté des municipalités.»

La Vice-Présidente

(Mme Poirier) : Merci. Est-ce qu'il y a consentement pour

débattre de cette motion?

M. Traversy :

Mme la Présidente, à ce stade-ci, il n'y a pas de consentement pour la motion.

La Vice-Présidente

(Mme Poirier) : M. le député de Mercier.

M. Khadir :

…dernière, le leader adjoint du gouvernement avait invoqué la nécessité du

temps pour qu'il réfléchisse. Alors, à…

La Vice-Présidente (Mme Poirier) : Alors, M. le député de

Mercier — je l'ai

même répété la semaine passée — quand je demande : Est-ce qu'il y a consentement?, c'est oui ou non. Il

n'y a pas de consentement, le propos s'arrête là.

Alors, nous en sommes

maintenant aux avis touchant les travaux des commissions. Alors, M. le leader

du gouvernement.

M. Traversy : Merci, Mme la

Présidente. Alors, à cette rubrique très attendue des avis touchant les travaux

des commissions, j'avise cette Assemblée que la Commission des institutions

poursuivra la consultation générale et les auditions publiques à l'égard du projet de loi

n° 60, Charte affirmant les valeurs de laïcité et de neutralité

religieuse de l'État ainsi que d'égalité

entre les femmes et les hommes et encadrant les demandes d'accommodement,

aujourd'hui, de 15 heures à 18 heures, à la salle du Conseil

législatif.

Notez également, Mme la Présidente, que la

Commission des transports et de l'environnement poursuivra les consultations particulières et les auditions

publiques à l'égard du projet de loi n° 37, Loi interdisant certaines

activités destinées à rechercher ou à exploiter du gaz naturel dans le schiste,

aujourd'hui, de 15 heures à 18 heures, à la salle

Louis-Joseph-Papineau.

Vice-Présidente (Mme Poirier) : Pour ma part, je vous avise que

la Commission de la santé et des services sociaux poursuivra ses

auditions publiques dans le cadre des consultations particulières sur les

conditions de vie des adultes hébergés en centre

d'hébergement et de soins de longue durée, aujourd'hui, après les affaires

courantes jusqu'à 13 heures et de 15 heures à 18 heures,

à la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine.

Je vous avise

également que la Commission de l'administration publique se réunira,

aujourd'hui, à la salle des Premiers-Ministres

de l'édifice Pamphile-Le May, en séance de travail, après les affaires

courantes jusqu'à 13 heures, afin

de préparer l'audition portant sur la gestion administrative et la gouvernance

du Centre hospitalier de l'Université de Montréal, en séance publique de 15 heures à 18 heures, afin

d'entendre le Centre hospitalier de l'Université de Montréal, et en séance de travail de 18 heures à

18 h 30, afin de statuer sur les observations, et les conclusions, et

les recommandations à la suite de cette audition.

Nous en sommes maintenant à la rubrique des

renseignements sur les travaux de l'Assemblée. M. le leader de l'opposition.

M. Moreau : Mme la

Présidente, le leader du gouvernement multiplie les conférences de presse et

les déclarations publiques sur la suite de nos travaux. Ce qu'il ne dit pas, et

j'aimerais qu'il réponde à cette question aujourd'hui…

Je constate que, dans les avis touchant les travaux des commissions, Mme la

Présidente, on appelle des consultations, hein, sur la charte à la

Commission des institutions et une sur les gaz de schiste à la CTE.

Je constate que la Commission de l'aménagement

du territoire ne siège pas et c'est pourtant sur cette commission qu'échoit le rôle de faire l'étude du projet de loi

n° 73, loi déposée par le ministre des Affaires municipales

mercredi le 12 février dernier, Loi concernant l'inspecteur général de la Ville

de Montréal.

Pour quelle

raison le gouvernement ne procède pas aux travaux en commission parlementaire

pour l'étude

article par

article du projet de loi n° 73, qui est

demandé à l'unanimité par la ville de Montréal et à laquelle nous avons déjà

indiqué notre intention de collaborer?

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

Merci. M. le leader adjoint du gouvernement.

M. Traversy : Merci, Mme la

Présidente. Le leader de l'opposition officielle est quelqu'un d'expérience, il

connaît les règlements en cette Chambre.

Avant d'appeler quelqu'un en commission parlementaire pour faire

l'adoption, étude par

article puis les

consultations, qu'est-ce qu'il faut faire? Il faut faire l'adoption de

principe. Pour faire l'adoption de principe, il faut avoir du temps en

Chambre pour le faire.

gouvernement a été très clair : notre priorité pour les prochains jours,

c'est le projet de loi mourir dans la dignité, l'aide médicale à mourir,

ainsi que le projet de loi n° 28 sur le Code de procédure civile.

l'opposition peut nous aider à avancer rapidement dans ces travaux, nous

pourrons venir dans l'adoption de principe très rapidement, au cours des

prochaines semaines, en ce qui a trait au projet de loi n° 73. C'est une

question d'étapes, et nous les respectons, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

M. le leader de l'opposition.

M. Moreau : Mme la

Présidente, il y a quand même…

C'est vrai qu'il y a… Et j'ai une certaine expérience en cette Chambre, mais je constate une chose… Et, de mémoire

très récente, il y a à peine cinq minutes, le gouvernement a

voté en faveur d'une motion qui nous permettra d'entendre le Vérificateur

général en commission parlementaire le 11 mars prochain. Où est l'urgence? Si nous revenons le 11 mars prochain pour

entendre le Vérificateur général avec leconsentement du gouvernement, pour quelle raison est-ce qu'il y a urgence à ce que tous les travaux de cette Assemblée se terminent cette semaine? Nous allons continuer le

11 mars. Nous sommes prêts, nous, à procéder au vote sur le projet de

loi n° 52 lorsque les députés se seront exprimés. Pour quelle raison est-ce

que vous refusez d'appeler le projet de loi concernant l'inspecteur général de

la ville de Montréal?

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

M. le leader adjoint.

M. St-Arnaud : Pas très compliqué,

Mme la Présidente, là. On travaille sur le n° 52, on travaille sur le

n° 28. Le n° 73 est à l'étape, Mme la Présidente, de l'adoption de

principe. Il viendra. Il viendra en temps et lieu. Voilà.

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

Bon. M. le leader de l'opposition.

M. Moreau :

Pour quelle raison est-ce qu'après avoir présenté un projet de loi le

gouvernement refuse maintenant de dire à quel moment il entend appeler ce

projet de loi là? Et pour quelle raison, en même temps, le gouvernement multiplie-t-il les déclarations à

l'effet que tout doit se terminer avant la fin de la semaine alors qu'il

est responsable lui-même de l'agenda

législatif? S'il y a un embouteillage, c'est vous qui l'avez créé.

Expliquez-nous pourquoi.

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

Alors, il n'y a… Alors, la période des

affaires courantes étant… Oui, M. le leader de la deuxième opposition,

excusez-moi.

Deltell : Oui.

Merci, Mme la Présidente. Alors, mon collègue député de Granby, et whip, et

président du caucus du deuxième groupe d'opposition a déposé des questions

écrites, le 11 février dernier, qui concernent sa circonscription, dont une qui

touche directement le cas des logements sociaux. On aimerait avoir une réponse

le plus rapidement possible ou, à tout le moins, savoir quand le gouvernement

entend répondre à cette question.

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

M. le leader adjoint du gouvernement.

Traversy : Merci, Mme la Présidente. Nous avons bien pris note

de la question qui nous a été transmise. J'ai l'information que la

réponse s'en vient, là, d'ici les prochains jours.

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

Merci. Alors, la période des affaires courantes étant terminée, nous allons

maintenant passer aux affaires du jour. M. le leader du gouvernement.

Traversy : Merci, Mme la Présidente. Alors, comme nous l'avons

mentionné en ce qui a trait à nos priorités des travaux législatifs

cette semaine, nous aimerions que vous appeliez l'article n° 28 de notre

feuilleton pour débuter les travaux.

Vice-Présidente (Mme Poirier) : Merci. Alors, l'Assemblée

reprend le débat ajourné le 18 février 2014 sur la prise en

considération du rapport de la Commission de la santé et des services sociaux

sur le projet de loi n° 52, Loi concernant

les soins de fin de vie. Alors, lors de l'ajournement de nos travaux, il

restait 4 min 36 s au député de Mégantic. Alors, vous poursuivez? Alors,

M. le député de Mégantic.

Bolduc

(Mégantic) : Merci, Mme la Présidente. Je crois qu'il est

fondamental que je fasse un petit résumé sur mon exposé que j'ai commencé hier. Je pense qu'il est fondamental, pour

les gens de mon comté… et d'expliquer clairement la position que je

prends actuellement sur le projet de loi n° 52 des maisons de fin de vie.

Hier, j'en étais à expliquer que j'étais en

faveur du projet de loi et que j'étais en train d'expliquer, en fait, à l'article 26, les critères sur lesquels le malade

doit rencontrer pour s'assurer qu'il pouvait obtenir l'aide médicale à

mourir. Donc il y avait la première condition, qui était : «…assurée au

sens de la loi…»; la deuxième, c'est qu'«elle [était] majeure et [qu'elle était] apte à consentir aux soins»; la troisième,

qu'«elle [était] en fin de vie»; la quatrième, c'est qu'«elle [était]

atteinte d'une maladie grave et incurable», point auquel j'ai fait la relation

avec les maisons de fin de vie. Et «sa situation médicale se caractérise par un

déclin avancé et irréversible de ses capacités». Donc, ensuite… Donc, la

situation est précaire, pour en dire le moindre. En sixième, «elle éprouve des

souffrances physiques [et] psychiques constantes, insupportables et qui ne

peuvent être apaisées dans des conditions qu'elle juge tolérables».

Donc, «la

personne doit, de manière libre et éclairée,

formuler elle-même la demande d'aide médicale à mourir au

moyen du formulaire prescrit par le ministre». Non seulement les six conditions

doivent être absolument rencontrées, il doit y avoir aussi un formulaire qui

doit être rempli, et «ce formulaire doit être daté et signé par [la] personne».

Donc, ici,

là, on ne parle pas d'une décision qui est prise à la légère, une décision qui

est prise par un tiers, une décision qui est prise de façon

irrationnelle. C'est un enjeu qui est pris par la personne elle-même, qui va

décider, O.K., de la façon qu'elle va recevoir son aide médicale et terminer sa vie,

tel que le dit le projet de loi, dans la dignité. Donc, pour moi, ça, c'est un point très fondamental qui dit qu'on fait un travail absolument impeccable pour s'assurer que le respect

des gens est maintenu dans toute sa valeur fondamentale et que le droit de

l'humain de décider de ses actions est ici bien respecté.

De plus, O.K., lorsque la personne demande

l'aide médicale à mourir, il peut être signé par un tiers. Et à l'article 27 on dit : «[La] personne

peut, en tout temps et par tout moyen, retirer sa demande d'aide médicale à

mourir.» Non seulement que l'ensemble des

critères est bien documenté, elle rencontre l'ensemble de ces critères-là, il y

a une formule prescrite, elle a encore le privilège, la personne, de

retirer sa demande et de la maintenir dans la situation où elle va terminer sa vie de façon

naturelle entièrement. Donc, je crois qu'il y a là des mesures de sécurité et

des barrières qui sont vraiment, vraiment sécuritaires.

Et finalement

le médecin doit être d'avis que la personne satisfait à toutes les conditions

prévues à l'article 26. Donc, on

a une troisième couche de sécurité ici. Le médecin doit notamment s'assurer

auprès d'elle du caractère libre de sa demande. Il doit s'assurer auprès

d'elle du caractère éclairé de sa demande. Il doit s'assurer de la persistance

de ses souffrances, il doit… en s'entretenant de sa demande avec les membres de

l'équipe des soins de contact régulier, en s'entretenant de la demande avec ses

proches.

Donc, comme vous le voyez, il y a beaucoup de

choses, et je crois que ce…

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

Merci, M. le député de Mégantic. Je suis prête à reconnaître une autre

intervention. Alors, Mme la députée de Groulx.

Daneault : Merci,

Mme la Présidente. Alors, j'ai eu la

chance de participer à la commission sur le projet de loi n° 52 et je peux

vous dire que, comme politicienne et

comme médecin aussi, c'est une avancée

dans le monde médical qui est assez… qui est unique, plutôt unique dans

le monde.

Je peux vous

dire qu'on a, malheureusement, encore aujourd'hui, encore des patients qui souffrent et qu'on

n'arrive pas à soulager. Alors, ce que le projet de loi n° 52 va nous permettre,

c'est évidemment dans un respect de l'individu, dans le respect de la famille, évidemment devra

répondre aussi, devra être apte, majeur, mais pourra dorénavant demander

l'aide médicale à mourir. Et je pense que, dans tout l'ensemble du projet de

loi n° 52, il y a aussi un meilleur encadrement au niveau de la sédation palliative, un meilleur

encadrement pour l'aide médicale à mourir qui vont aussi aider les gens

en fin de vie à pouvoir mourir dans la dignité.

Cette

avancée-là, je suis fière d'y avoir contribué. Je suis aussi fière d'avoir

contribué à un débat qui s'est fait de façon non partisane, qui a été le

fruit d'une longue démarche de quatre ans de consultations auprès de la

population et qui s'est fait suite à la

demande insistante de la population de répondre à ce besoin au-delà des

croyances de chacun, au-delà des lignes de parti. Et je pense qu'on

aurait avantage à suivre cet exemple-là à bien des niveaux au Québec. Je pense que, lorsqu'on unit nos forces, lorsqu'on a

des discussions qui sont au-delà des lignes partisanes et pour le

bien-être de l'ensemble des Québécois, ça fait avancer le Québec, ça fait

avancer le débat.

J'ai assisté à la commission. Évidemment, tous

n'étaient pas d'accord avec la position du projet de loi n° 52, mais

je peux vous dire que tout le monde a été entendu dans le respect. Et, vous

allez voir, même ici, à l'Assemblée nationale, tous les députés ne sont pas non

plus d'accord à procéder et auront le libre choix — je pense que c'est historique

au Québec — de

voter selon leur conscience.

Moi, je peux

vous dire que j'ai cheminé, j'ai été la première à cheminer tout au long de

cette commission-là, parce que, comme médecins, on n'est

pas confrontés à vouloir mettre fin à la vie des gens, de nos patients, et on

doit... On est formés à l'inverse. On

est formés à soigner, on est formés à aider, mais on est tellement

formés à aider qu'à un moment donné on

réalise que, oui, l'aide médicale à

mourir peut être nécessaire

dans certains cas. Et je veux rappeler que c'est quand même dans des cas

qui seront exceptionnels. C'est de façon exceptionnelle qu'on n'arrive pas à

soulager les souffrances de nos concitoyens,

dans certains cas, et je pense que maintenant on pourra leur offrir de terminer leurs

jours de façon plus digne et selon leurs propres volontés, sans influence du

milieu extérieur.

Je pense que les auditions nous ont amenés à

cheminer aussi, à mieux encadrer certaines définitions qui, on l'a vu à certaines reprises, pouvaient laisser

croire à certaines dérives. Il y a certains groupes qui avaient peur que l'on

puisse arriver à certaines dérives, et je pense que le fait qu'ils aient été

entendus, le fait qu'on en ait discuté a mené à un projet de loi qui est mieux

encadré mais qui effectivement, je pense, va mettre à l'abri de certaines

dérives. On a eu plusieurs intervenants et on a l'exemple de certains pays

aussi dans le monde qui ont permis cette pratique-là depuis quelques

années, et je pense que ça s'est passé dans le respect aussi. Alors, je pense qu'aujourd'hui on doit être fiers du travail qui a été

fait en commission, mais je suis surtout fière de la consultation qui a été

faite auprès de la population pendant ces quatre années-là et surtout auprès

des gens à qui ces soins de fin de vie là vont s'adresser.

Il y a

un point important, et je pense qu'on ne doit pas l'oublier : l'accès aux

soins palliatifs. Je pense qu'en 2014, au Québec, on doit être en

mesure d'offrir à tous les Québécois des soins de fin de vie, des soins

palliatifs. On connaît maintenant l'expertise qu'on a développée au cours des

dernières années, qui fait qu'on est reconnus comme ayant, au Québec, des soins

palliatifs de grande qualité. Par contre, l'accessibilité, malheureusement,

n'est pas étendue à l'ensemble du territoire, et le projet de loi vient

encadrer cette pratique de soins palliatifs de façon à ce que chaque Québécois

puisse en bénéficier. Et ça, je pense que c'est un ajout important dans le projet

de loi n° 52.

On a aussi

parlé d'un meilleur encadrement pour les directives médicales anticipées. On sait

que, malheureusement, encore aujourd'hui

dans plusieurs hôpitaux, quand on arrive devant une situation critique, si on

n'a pas mis les directives médicales anticipées de façon claire, nette et

précise, disponibles à l'ensemble du réseau de la santé et à l'ensemble

des acteurs qui oeuvrent auprès de ces patients-là, on passe à côté, encore une fois, des directives de chacun d'entre

nous. Alors, je pense que ce projet

de loi là va permettre un meilleur encadrement de façon à ce qu'on s'assure que les directives médicales anticipées de chacun soient respectées et

évitent l'acharnement thérapeutique, malheureusement, qui est encore

présent, en 2014, dans plusieurs centres hospitaliers.

Alors, je pense que l'aide médicale à mourir,

c'est l'essence même du projet de loi n° 52, c'est une avancée historique,

mais on doit rassurer la population quant à son caractère exceptionnel. Je

pense que les gens ont compris que ça s'adresse seulement à une population

qu'on n'arrive pas à soulager malheureusement encore, et qu'elle demeure un caractère exceptionnel, et ce, je

tiens à le dire pour rassurer ceux qui ont anticipé des dérives à cet effet-là.

Alors, notre formation politique, comme l'ensemble des formations politiques du Québec, je

pense, va joindre sa voix à l'adoption du projet

de loi n° 52. Mais, encore une

fois, notre parti permettra à chacun de voter selon sa conscience. Et, encore là, je pense que c'est une avancée

historique au Québec, et qu'on devrait prendre exemple, à bien des

égards, sur le projet de loi n° 52. Merci.

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

Merci. Je reconnaîtrais la députée de La Pinière.

Houda-Pepin : Merci, Mme la Présidente. Alors, il me fait plaisir d'intervenir à cette étape de la prise

en considération du rapport de la Commission de la santé et des services

sociaux sur le projet de loi n° 52. D'abord, je salue la démarche, la démarche de députés qui, indépendamment de la

ligne de parti, se sont donné un mandat d'initiative pour traiter d'une question

très sensible et très délicate.

J'ai eu l'occasion, Mme la Présidente, lorsque

j'étais dans vos fonctions, de faire une présentation sur cette consultation

aux présidents des autres Parlements du Canada. Et j'ai pu constater la

réaction des autres Parlements canadiens,

des autres présidents, qui me demandaient : Mais de quoi les

parlementaires de l'Assemblée

nationale se mêlent-il,

d'aller consulter la population sur un sujet aussi délicat, aussi personnel?

Vous n'avez pas à vous en mêler. Alors, j'ai dit : Écoutez, c'est vrai, le

Québec est une société distincte, il nous arrive, des fois, de faire des débats

déchirants, douloureux. Parfois, on arrive à des consensus, parfois on arrive à

des divisions, mais c'est ça, la démocratie.

Donc, je tiens à saluer la démarche. Je trouve

ça extraordinaire que des députés, indépendamment de leur ligne de parti,

décident de s'attaquer à un enjeu aussi complexe, aussi sensible, qui nous

interpelle personnellement et collectivement. Je salue la démarche.

Évidemment,

il y a eu des consultations en commission

parlementaire, non partisanes, il faut

le saluer, et qui ont amené plusieurs

groupes, plusieurs experts, plusieurs individus à venir s'exprimer devant le forum le

plus approprié, qui est celui du

Parlement. Donc, je salue cette initiative. Je tiens aussi à vous dire que je

suis, lorsque j'étais dans le caucus libéral, l'une des députés

qui a demandé qu'il y ait un votre libre sur cette question-là parce que je

sais à quel point ça nous interpelle dans nos valeurs, dans nos convictions,

mais aussi dans notre rapport à toute cette question-là.

Nous avons

tous été touchés par les témoignages, par

exemple, de Sue Rodriguez et d'autres

personnes. On a été informés aussi de

ce qui se passe ailleurs, en Belgique, en Europe et ailleurs,

dans ce dossier. Donc, c'est une question qui me préoccupe et je dois vous dire qu'elle préoccupe aussi beaucoup

de citoyennes et de citoyens de mon comté, qui m'ont écrit ou qui m'ont interpellée dans des rencontres

que j'ai eues avec eux, dont des rencontres de groupes. J'ai eu aussi à vivre personnellement une situation

où j'ai dû accompagner mon mari en fin de sa vie et donc ça me touche

personnellement.

Je suis, Mme la Présidente, de ceux et celles qui pensent que la meilleure garantie pour les citoyens

qui sont en fin de vie, les patients

et les patientes qui sont en fin de vie, la meilleure garantie de leur assurer

la dignité, c'est de leur donner les meilleurs soins, c'est l'accessibilité

aux meilleurs soins. Donc, mettre fin à la vie d'une personne en fin de vie, parce

que la science n'est pas en mesure de lui offrir les soins adéquats, me pose un

gros problème de conscience personnelle. Je vous ai parlé de mon expérience

quand j'ai accompagné mon mari en fin de vie. J'ai pu voir le travail extraordinaire que font les médecins, les infirmières et tout le personnel soignant

dans cette unité de soins palliatifs. C'est extraordinaire. Je n'ai jamais eu l'occasion de leur dire publiquement à quel

point ces gens-là font un travail remarquable, d'une sensibilité extraordinaire. J'ai eu l'occasion de passer par là à l'Hôpital Charles-Le Moyne. Chapeau!

Chapeau!

Donc, je

disais, Mme la Présidente, que la meilleure garantie pour aider une personne à

faire le passage dans la dignité,

c'est d'offrir les meilleurs soins. Et, pour cela, je trouve, Mme la

Présidente, malgré tout le travail qui a été fait, les expertises qui nous ont été données, je ne

suis pas capable, pour ma part, de me rendre à l'étape de dire : Un

médecin puisse mettre fin à la vie d'une

personne parce que la médecine n'est pas en mesure de lui offrir mieux. Donc,

tout en saluant tous les efforts qui

ont été faits par mes collègues, tous partis confondus, personnellement, Mme la

Présidente, quelle que soit la définition

qu'on donnerait à la fin de vie, que ça soit l'euthanasie, ou que ça soit des

soins, ou autrement, sédation, et autres, je dirais que j'ai un problème

de conscience avec ça et je suis fière de constater qu'à tout le moins il y a

au moins un parti qui offre la possibilité aux députés de voter selon leur

conscience.

Alors, je

vous remercie de m'avoir écoutée, Mme la Présidente, et j'espère que la science

va évoluer de façon à ce qu'on puisse

accompagner les patients et les patientes en fin de vie dans la dignité la

plus… dans la dignité et la sérénité de façon à ce qu'on ne puisse pas

poser le geste ultime qui est celui de mettre fin médicalement à la vie d'une

personne.

Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme Poirier) :

Merci, Mme la députée de La Pinière. Je reconnais maintenant le député de

D'Arcy-McGee.

Bergman :

Merci, Mme la Présidente. Mme la Présidente, je prends la parole aujourd'hui en

ce qui concerne le projet de loi n° 52, Loi concernant les soins de

fin de vie.

la Présidente, le projet de loi a été déposé le 12 juin 2013, suite au rapport

de la Commission spéciale sur la question

de mourir dans la dignité, présenté à l'Assemblée nationale en mars 2012. Après

le rapport de la commission spéciale, l'ancien

gouvernement a mandaté un comité de juristes experts en vue de répondre aux

questions soulevées dans le rapport de la

commission. En janvier 2013, le présent gouvernement a rendu public le rapport

du comité de juristes experts, le rapport du comité Ménard.

Mme la Présidente,

j'ai eu l'honneur d'être président de la Commission de la santé et des services

sociaux, laquelle commission a tenu des

auditions et consultations particulières élargies. Du 17 septembre 2013 au 10

octobre 2013, on a entendu 55 groupes

pendant 55 heures, on a reçu des mémoires vraiment de qualité et on a eu

vraiment des débats étoffés avec tous les intervenants. Le 29 octobre

2013, le projet de loi n° 52 a été adopté en principe par l'Assemblée nationale du Québec, mais 26 députés ont voté

contre le projet de loi n° 52. Mme la Présidente, à la Commission de

la santé et des services sociaux, l'étude détaillée a eu lieu du 21 novembre

2013 au 16 janvier 2014. La commission a apporté 57 amendements sur 70 articles au projet de loi. À l'étude détaillée, la

commission a siégé pendant 51 h 42 min, et je dois dire

que l'étude était vraiment non partisane, dévouée, et je dois féliciter la

députée de Gatineau, la porte-parole de l'opposition

officielle dans cette matière, pour

son travail très dévoué, très constructif en ce qui concerne le projet de loi n° 52.

projet de loi, Mme la

Présidente, a pour objectif de rendre

disponibles aux personnes en fin de

vie les soins qu'ils

souhaitent obtenir, notamment les soins palliatifs, la sédation palliative

continue et l'aide médicale à mourir. Le projet de loi indique les

circonstances dans lesquelles ces soins peuvent être affectés et offerts, et la

façon dont cela doit être fait, et les droits des personnes aux soins de fin de

vie.

Mme la Présidente, la

loi crée la Commission sur les soins de fin de vie, dont le mandat est

d'examiner toute question relative aux soins de fin de vie.

Le projet de loi introduit aussi les directives médicales

anticipées, qui permettra aux

individus d'établir à l'avance le niveau de soins qu'ils souhaitent recevoir

dans différentes situations médicales. Mais, Mme la Présidente, il ne sera toutefois pas possible de consentir à l'aide médicale à mourir au moyen de ces directives.

Mme la Présidente, le projet de loi établit certaines conditions qui devraient guider

la prestation des soins de fin de

vie : premièrement, le respect

de la personne; deuxièmement, la reconnaissance de ses droits et libertés;

troisièmement, la personne en soins de fin de vie

doit être traitée avec compréhension, compassion, courtoisie, équité, dans le

respect de sa dignité, de son autonomie, de ses besoins et de sa sécurité; et,

sixièmement, l'établissement doit donner une... l'établissement d'une

communication ouverte et honnête entre la personne et les membres de l'équipe

de soins.

Mme la Présidente, la

commission a passé beaucoup de temps pour étudier le concept de «sédation

palliative continue» et l'«aide médicale à mourir», les deux concepts étant vraiment

l'essence du projet de loi n° 52, et aussi les «soins palliatifs». La

section du projet de loi n° 52 portant sur la sédation palliative continue

établit que ce soin ne peut être offert qu'à

une personne si celle-ci est en fin

de vie. Le consentement à la sédation palliative continue doit être libre et éclairé. La personne doit être informée

du pronostic, du caractère terminal et irréversible de ce soin et la

durée prévisible de la sédation. Le consentement doit être donné au moyen du

formulaire prescrit par le ministre.

Mme la Présidente, la

section portant sur l'aide

médicale à mourir dans les

conditions... pour qu'une personne donne les conditions... Pour qu'une

personne puisse obtenir ce soin de fin de vie, les conditions sont les suivantes :

premièrement, être une personne assurée au sens de la

Loi sur l'assurance

maladie; deuxièmement, être majeure et apte à consentir aux soins; troisièmement,

être en fin de vie; quatrièmement, être atteinte d'une maladie grave et

incurable; cinquièmement, avoir une situation médicale qui se caractérise par

un déclin avancé et irréversible de ses capacités;

et, sixièmement, éprouver des

souffrances physiques constantes insupportables et qui ne peuvent être

apaisées dans des conditions que la personne

juge tolérables. Mme la Présidente, pour obtenir l'aide médicale à mourir, une

personne doit, de manière libre et éclairée, formuler elle-même la demande au

moyen d'un formulaire prescrit par le ministre.

Mme la Présidente, le

projet de loi n° 52 décrète également qu'un professionnel de la santé peut

refuser de fournir les soins de fin de vie en raison de ses convictions

personnelles.

la Présidente, le projet de loi n° 52 fait appel à des questions éthiques,

sociales, médicales et juridiques très importantes et qui interpellent

les valeurs fondamentales de chaque personne dans notre société et certainement

de chaque député membre de cette Assemblée

nationale. Chacun de nous doit exprimer notre opinion et notre vote sur

le projet de loi selon nos convictions. Mme

la Présidente, la vie humaine a une valeur inestimable, et chaque moment

de cette vie a une valeur très, très

importante. Je suis de l'opinion qu'on a l'obligation de prolonger la vie aussi

longtemps que possible.

Mme Speaker, I believe in the sanctity

of life, and that sanctity of life is paramount in our civilization, and nobody has a right to take the life of another person or to decide

to end one's life.

Mme la Présidente, je suis d'avis aussi que tous les résidents du Québec

ont droit à l'accès aux soins palliatifs de première qualité, tant à

domicile que dans un établissement. C'est un acte humanitaire, une garantie de

dignité de fin de vie. Mme la Présidente,

lors de l'étude détaillée du projet de loi n° 52, la ministre, députée de

Joliette, nous a dit avoir demandé, à

l'automne 2013, un portrait à jour des soins palliatifs offerts au Québec.

M. le Président, à ce moment, on n'a pas

eu cette étude. Mme la Présidente, on est à la veille d'un vote sur le projet

de loi n° 52, de la prise en considération de la commission

parlementaire. Est-ce que la ministre peut rendre publiques ces données, pour

le bénéfice des Québécois et pour le bénéfice de chaque membre de cette

Assemblée nationale?

Speaker, for all these reasons, I will therefore vote against Bill…

Vice-Présidente (Mme Poirier) : M. le député, je m'excuse,

votre temps est terminé. Je suis prête à reconnaître un autre intervenant. Je reconnaîtrais Mme la

députée de Montmorency, en alternance. Alors, Mme la députée de

Montmorency.

St-Laurent : Merci, Mme la Présidente. Tout ce que je ferai

aujourd'hui, parce qu'en fin de compte nous ne sommes pas encore à l'adoption du projet de loi n° 52, je ferai

une entrée en matière. Je dois vous dire, et je tiens à le dire publiquement : Je respecte toutes les

opinions, qu'on soit pour, qu'on soit contre. Le principe, c'est de ne pas

avoir de partisanerie, de ne pas non plus avoir peur de soumettre ce qu'on veut

soumettre, si on est pour, si on est contre.

Vous

savez, j'ai reçu beaucoup de courriels, hein, j'avais déjà fait une

intervention, et beaucoup de courriels qui m'appuyaient. Parfois, il y a des gens qui ne m'appuient pas. J'ai des

amis qui ont une opinion contraire. J'ai même des membres de ma famille qui ont une opinion

contraire. J'ai parlé avec des médecins également, il y en a qui sont

pour, il y en a qui sont contre. Mais je

veux que, dans la population, on ait la même attitude que j'ai, c'est le

respect de l'opinion contraire.

Maintenant, voici mon

entrée en matière. Mme la Présidente, on parle toujours qu'on a pris des

mesures exceptionnelles pour que, ce projet de loi là, les gens aient les

meilleurs soins en fin de vie. Mais, en comparant les exigences reliées à l'aide médicale à mourir du p.l. n° 52 et les

dispositions de la loi belge, on constate de très grandes similarités; et on voit les dérives présentement,

ça va jusqu'au consentement des enfants, j'en parlerai lors de

l'adoption du projet de loi n° 52.

Quant

à moi, l'euthanasie n'est pas un soin. Le soin suit une logique de vie et non

de mort prématurée. Les soins palliatifs

ne hâtent pas la mort. Il y a une différence entre les deux. D'ailleurs, selon

l'Organisation mondiale de la santé, l'objectif

des soins palliatifs est de permettre au processus naturel de fin de la vie de

se dérouler dans les meilleures conditions.

la Présidente, il y a une différence… Je lisais les recommandations du Barreau.

Mais, pour moi, il y a une importante différence entre mettre fin à des

traitements… Parce qu'on est arrivé avec l'arrêt Sue Rodriguez. On a eu

d'ailleurs, au Québec, l'arrêt Nancy B., que ma collègue… mon amie Me Anne

Lapointe, qui est décédée, a eu une importante

victoire dans l'arrêt Nancy B., où c'était une fin de traitement. Je vous

dis immédiatement : Il nous faut faire la différence entre un arrêt

de traitement et mettre fin prématurément à la vie et un arrêt de traitement et

l'euthanasie. Je pense que le Barreau confond les deux. Je suis complètement en

désaccord avec les recommandations du Barreau.

suis aussi en désaccord… Parce que le Barreau dit : Changeons la

loi sur

la santé et les services sociaux; comme ça, les médecins seront protégés en droit. Un instant! Minute! Ce n'est

pas en changeant la

loi sur la santé et les services sociaux qu'on va décriminaliser le Code criminel.

Voyons donc! C'est tiré par les cheveux. Je me demande où le Barreau a pris ces idées. Écoutez, le Code criminel, c'est

fédéral. Même si on donnait des directives au Procureur général,

n'importe quel citoyen pourrait faire une poursuite privée en vertu du Code

criminel, Mme la Présidente, pour poursuivre un médecin qui pourrait poser ce

geste. Qu'on ne vienne pas me dire aujourd'hui que même la jurisprudence de la

Cour suprême… On m'arrive avec de la jurisprudence de la Cour suprême, mais la

Cour suprême n'a jamais décriminalisé l'euthanasie, entendons-nous bien.

Mme la Présidente,

pour ne pas retarder les débats, je vous dis que c'est seulement un apéritif à

ce que je vais dire demain, lors de

l'adoption — demain

ou aujourd'hui, je ne le sais pas — lors des allocutions sur l'adoption du

projet de lo

Document details

CollectionQuebec — Debates (Hansard)
Citation2014-02-19
Typehansard
Volume / chapterfr travaux-parlementaires assemblee-nationale 40-1 journal-debats 20140219 106681
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifierd06925377c1cf4513427d3f212fab5a7c407350a

Source file is stored in the law ingest library (html).