CAT — 11 February 2025 (43rd Legislature, 1st Session)
CAT 2025-02-11
Quebec — Committees
Journal des débats de la Commission de l'aménagement du territoire
Version préliminaire
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43 e législature, 1 re session
(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)
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mardi 11 février 2025
Vol. 47 N° 92
Étude détaillée du projet de loi n° 79, Loi édictant la
Loi sur les contrats des organismes municipaux et modifiant diverses dispositions principalement aux fins d’allègement du fardeau administratif des organismes municipaux
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Journal des débats
9 h 30 (version non révisée)
(Neuf heures quarante-neuf minutes)
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, bon matin. Bon matin à tout le monde. Alors, la Commission de l'aménagement
du territoire est ouverte, ayant le quorum. La commission réunie ce matin afin
de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 79, Loi édictant les...
sur les contrats des organismes une et modifiant diverses dispositions
principalement aux fins d'allègement du fardeau administratif des organismes
municipaux. Est-ce que nous avons des remplaçants?
La Secrétaire
: Oui, M.
le Président. M. Émond (Richelieu) est remplacé par Mme Blais
(Abitibi-Ouest) et M. Ciccone (Marquette) par Mme Prass
(D'Arcy-McGee).
Le Président (M. Schneeberger) :
Merci beaucoup. Alors, jeudi passé, lors de l'ajournement, nous en étions aux
procédures ouvertes et nous avions terminé le dernier article. Nous commencions
ce matin l'article 77.
Mme Laforest :
L'article 77.
«La
Loi sur les travaux municipaux
(chapitre T-14) ne s'applique pas aux travaux effectués en vertu d'un
contrat attribué conformément à la présente section.
«L'article 29.3 de la
Loi sur les
cités et villes (chapitre C-19) et l'article 14.1 du Code municipal
du Québec (chapitre C-27.1) ne s'appliquent pas aux règlements et aux
résolutions autorisant une municipalité ou une régie intermunicipale à conclure
un tel contrat.»
• (9 h 50) •
L'article 77 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux préciserait que la
Loi sur les travaux
municipaux ne s'appliquerait pas aux travaux effectués en vertu d'un contrat de
partenariat attribué suivant une procédure adaptée aux projets d'infrastructure.
Les modes de financement d'infrastructures municipales ne seraient donc pas
limités par les dispositions de cette loi. Il en serait de même des articles 29.3
de la
Loi sur les cités et villes et 14.1 du Code municipal du Québec à l'égard
de tout règlement, de toute résolution d'une municipalité ou d'une régie qui
interdirait la conclusion du contrat. Cette exception écarterait l'exigence de
soumettre le règlement ou la résolution à l'approbation des personnes habiles à
voter. Donc, ici, on vient favoriser les différents scénarios pour la
répartition des coûts de projets de partenariat. Donc, évidemment, on veut que
le financement des travaux par la municipalité puisse être beaucoup plus large
que la
loi sur les travaux... les travaux municipalités... travaux municipaux.
Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) :
Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 77? Députée
de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui. Bon
matin. Merci, M. le Président. Donc, ici, on est dans les contrats de
partenariat et on veut exclure certaines dispositions de la
Loi sur les travaux
municipaux, mais aussi des dispositions qui donnent... Ici, on n'écarte pas, ces
dispositions-là donneraient un droit de vote aux citoyens, vous dites? Juste
nous expliquer pourquoi on ne permet pas aux... C'est ça, on ne permet pas aux
citoyens de voter.
Mme Laforest : O.K.
Mme Setlakwe : Juste un
peu élaborer sur la mécanique d'exclusion ici. Qu'est-ce qu'on est en train d'écarter
comme... comme droit de vote?
Mme Laforest : O.K. Bon. Alors,
la question est excellente. En fait, c'est sur les travaux de... les projets de
partenariat qu'on a adopté précédemment. Là, ici, on vient parler de la
loi sur...
l'interdiction des subventions municipales, parce que l'article 77 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux n'enlève pas la
loi sur l'interdiction
des subventions municipales. Donc, évidemment, si on n'enlève pas, elle s'appliquerait.
Puis le partage des coûts entre la municipalité et le partenaire privé pour le
projet de partenariat ne...
Mme Laforest : ...ne devrait
pas se faire en... ne devrait pas faire en sorte qu'indirectement l'organisme
municipal, la municipalité le subventionne ou l'aide. Puis il y a également la
possibilité d'approbation référendaire aussi.
L'article 29.3 de la
Loi sur
les cités et villes, qui dit : «Tout règlement ou résolution qui autorise
une municipalité à conclure un contrat, autre qu'un contrat de construction ou
une entente intermunicipale, par lequel elle engage son crédit et duquel
découle, même implicitement, une obligation pour son cocontractant de
construire, d'agrandir ou de modifier substantiellement un bâtiment ou une
infrastructure utilisée à des fins municipales, doit, sous peine de nullité,
être soumis à l'approbation des personnes habiles à voter selon la procédure
prévue par les règlements d'emprunt.» Donc, ici, on vient préciser ces deux
mesures qui... deux lois, deux obligations à la
loi sur les interdictions des
subventions municipales et l'approbation référendaire. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Alors, est-ce que ça répond aux questions?
Mme Setlakwe : J'aurais
peut-être des sous-questions, M. le Président. Donc, les citoyens ne peuvent
pas... ou c'est un... c'est un contrat qui ne peut pas... qui ne pourra pas
faire l'objet d'un référendum.
Mme Laforest : Exactement.
Mme Setlakwe : Les citoyens
ne pourront pas venir, disons, signer un registre pour s'y opposer.
Mme Laforest : Non, ils ne
pourront pas.
Mme Setlakwe : Mais ces dispositions-là,
juste, s'appliquent dans un... s'appliquent habituellement dans quel scénario,
dans quel genre de contrat où ils peuvent venir s'opposer ou exiger qu'il y ait
un référendum?
Mme Laforest : Dans un projet
de... bien, en fait, ici, on touche aussi les projets de partenariat, parce
que, si on enlève la possibilité sur les référendums, qu'on exclut... mais il
ne faut pas oublier que, oui, on peut l'enlever dans cet article-là, mais, si
c'est demandé, par exemple par un groupe de citoyens importants, la ministre
pourrait l'octroyer, la... cette possibilité-là pour les référendums aussi.
Mme Setlakwe : O.K., la
ministre pourrait... Parce qu'elle doit autoriser le contrat de partenariat,
elle pourrait imposer une condition à l'autorisation, que ce soit...
Mme Laforest : Oui, oui,
exemple, un projet de partenariat public privé, en fait, et que, là, les
personnes habiles à voter ne pourraient pas, mais, si, admettons, il y a
discussion, s'il y a des interventions des citoyens ou d'autres... d'autres
organismes ou d'autres partenaires, à ce moment-là, on pourrait détermine, oui,
que ce serait possible à ce moment-là. Donc, on garde quand même la possibilité
que le ministre puisse intervenir.
Mme Setlakwe : O.K. mais les
dispositions sont exclues, là, d'emblée.
Mme Laforest : Oui, d'emblée.
Mme Setlakwe : Mais, moi, ce
que je demande, c'est : Les articles en question, dont on exclut
l'application, s'appliquent à quel genre de projets aujourd'hui, ou les...
Parce que c'est nouveau, là, les partenariats, ça va être nouveau avec ce qu'on
est en train de...
Mme Laforest : Oui, oui.
Donc, tous les contrats de partenariat.
Mme Setlakwe : Mais
aujourd'hui, ce sont des articles de loi qui existent, qui donnent des... qui
octroient des... dans le fond, des pouvoirs aux citoyens ou qui permettent aux
citoyens d'exprimer leurs préoccupations en désaccord, mais ils... ils
s'appliquent à quels types de projets, aujourd'hui, là, dans l'état actuel du
droit? On n'a pas encore introduit les contrats de partenariat.
Mme Laforest : En fait,
répétez votre question.
Mme Setlakwe : 29.3, là, je
ne l'ai pas sous les yeux, et 14.1 sont des articles qui s'appliquent à des
règlements, des résolutions d'une municipalité ou d'une régie qui
autoriseraient la conclusion du contrat. Ces articles-là aujourd'hui sont...
s'appliquent à la conclusion d'un certain type de contrats, lesquels? Mais là
ici par... par l'article 67, on va exclure leur application.
Mme Laforest : Pour les
contrats mixtes de construction, les contrats de partenariat, les contrats
mixtes, pour les projets mixtes. Exemple, comme on le mentionnait... je vous
donne un exemple, bibliothèque, logements et petite épicerie.
Mme Setlakwe : Oui, oui, ça,
c'est les projets, justement, dont on a parlé, qui pourraient faire l'objet de
ce nouveau mode d'attribution de contrats.
Mme Laforest : C'est ça.
Mme Setlakwe : Mais
décrivez-nous la procédure actuelle, là, en vertu de 29 puis 14, qui
permettent... c'est un droit important qui est donné aux citoyens.
Mme Laforest : ... c'est sûr
qu'on aurait besoin de Me Veilleux pour lire l'article, je ne l'ai pas,
l'article sous les yeux, 29.3, c'est... Il faudrait demander le consentement.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, je vais demander le consentement pour que monsieur... Maître Veilleux
puisse prendre la parole. Consentement? Maître Veilleux, allez-y.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
M. le Président. En fait, l'article 29.3 est d'une application très, très
restreinte en fait, là. L'application concrète de cet
article concerne les
contrats mixtes de construction et de services, c'est-à-dire que ce n'est pas
de la pure construction, ça, c'est exclu, comme...
M. Veilleux (Jean-Pierre) : ...le
concept de contrat de partenariat pourrait inclure, en fait, on l'a déjà étudié
dans le passé, dans le fond, inclurait des contrats mixtes de construction et
de services. L'exclusion, dans le fonds, viserait... est nécessaire pour
exclure les contrats de partenariat. Comme la ministre le mentionnait,
également, l'autorisation pourrait viser... pourrait exiger un tel référendum
si la ministre le juge nécessaire.
Mme Setlakwe : O.K., donc,
aujourd'hui, ces articles-là ont une application très restreinte, ils ne
s'appliquent à vraiment qu'un certain type de projet?
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Où il y a
construction et services.
Mme Laforest : Contrat mixte.
Mme Setlakwe : Oui, et là les
citoyens ont... Comment qu'elle fonctionne, la procédure? Les citoyens
peuvent... Il y a l'ouverture d'un registre, puis ils peuvent signer un
registre puis exiger un référendum? Ça fonctionne comment?
M. Veilleux (Jean-Pierre) : C'est
exactement ce que vous mentionnez, en fait, c'est la même procédure qui
s'applique, comme pour les règlements d'emprunt, par exemple, ouverture d'un
registre, demande de référendum, tenue de référendum. Concrètement, il y en a
peu, mais ça demeure quand même une possibilité, comme la municipalité engage
des fonds pour... engage des fonds pour le projet.
Mme Setlakwe : O.K., mais,
ici, donc, on écarte complètement ce droit pour les citoyens.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Il n'y aura
pas ouverture de registre. Donc, la municipalité, dans la séquence des choses,
va devoir obtenir l'autorisation de la ministre avant, avant l'adoption
d'une... Comment ça va se passer, là? Parce qu'on dit ici que le conseil municipal
qui va autoriser le projet, autoriser... a adopté une résolution, ne donnera
pas lieu à l'ouverture d'un registre. Donc, là, on met de côté toute cette
procédure-là, mais à quel moment la ministre peut déterminer que, oui, ce
serait nécessaire, dans les circonstances, d'aller... de donner ce droit-là aux
citoyens? C'est quand même...
Mme Laforest : Quel exemple
de projet je pourrais... Bien, c'est plus, si, admettons, il y a plusieurs
interventions des citoyens ou... Mais c'est sûr que, là, on va approuver tout
le projet, tout le projet, tout le contraire, en fait, de partenariat. Ça,
c'est ça qu'il y aurait... après évaluation du contrat, à ce moment-là, on
pourrait dire : O.K., on demande d'ouvrir un registre parce qu'il y a
plusieurs manifestants ou le projet est questionnable. C'est là que la ministre
ou le ministre pourrait dire : O.K., on ouvre un registre, et c'est
plus... C'est... ce serait plus transparent pour les citoyens. Parce qu'il faut
voir aussi pourquoi on amène cette mesure-là. C'est que, bien, vous êtes tout à
fait au courant, en fait, là, il y a plusieurs projets qui sont... qui
n'avancent pas, qui sont bloqués. Donc, c'est pour ça qu'on dit : Quand il
y a un projet qui est quand même très positif, avec un partenaire privé, partenaire...
avec une municipalité, un projet mixte. Bien là, c'est sûr qu'il faut arrêter
d'empêcher tous les projets dans plusieurs municipalités, c'est pour ça qu'on
donne cette possibilité-là.
Maintenant, si le projet, par exemple, est
trop onéreux, trop dispendieux pour la grosseur de la municipalité, c'est là
aussi que le ou la ministre pourrait intervenir.
• (10 heures) •
Mme Setlakwe : O.K., mais
donc, dans la séquence d'autorisation, l'autorisation de la ministre vient
avant que le conseil adopte sa résolution.
Mme Laforest : Si le projet
est compliqué ou encore trop... si, là, exemple... si un projet est quand même
refusé par la majeure
partie de la population, c'est certain qu'il faut
absolument agir, oui.
Mme Setlakwe : Mais comment
la ministre va en être informée? Vous, vous allez... C'est la municipalité qui
va échanger avec le ministère?
Mme Laforest : On part de la
base, qu'on a adopté les projets de partenariat, ça, on a fait ça. Les projets
de partenariat sont travaillés, là, avec le ministère des Affaires municipales,
ça fait qu'automatiquement avec les projets de partenariat, le ministère des
Affaires municipales travaille avec la municipalité, comme on l'avait
mentionné, travaille avec le partenaire privé. Puis c'est à ce moment-là, par
exemple, s'il n'y a pas d'acceptabilité sociale pour le projet, à ce moment-là,
le ministre pourrait intervenir, le ou la ministre pourrait intervenir.
Mme Setlakwe : O.K., donc ça
pourrait... ça va faire
partie de ce que... Parce qu'on en discutait,
justement, quand on s'est laissés, là, jeudi. Donc là, on s'entend, on est dans
cette... nouveau, oui... cette nouvelle façon pour des municipalités de
réaliser des projets en partenariat avec le privé. C'est ce qu'on regarde
depuis l'article 72. Et une des questions que je posais, c'était qu'est-ce que
la municipalité va devoir soumettre comme dossier à la ministre? Puis là, au
fil des discussions, on a réalisé que ça va ressembler à ce qui est prévu à 44
comme étant le contenu des documents d'appel d'offres.
Mme Laforest : Exactement...
Haut de la page
10 h (version non révisé
e) Mme Setlakwe : ...et donc
vous allez vouloir savoir quel genre de consultation a été faite dans la
population?
Mme Laforest : Bien, en
fait, le conseil municipal va demander au ministre ou la ministre l'autorisation,
avant de documenter, avant de publier les documents pour l'appel d'offres.
Donc, à ce moment-là, ça, c'est dans les projets, comme on mentionnait. Donc,
le conseil présente les documents pour l'appel d'offres. Puis après ça, c'est
sûr qu'à ce moment-là, la ministre peut imposer l'ouverture d'un registre,
parce que les documents pour les appels d'offres vont arriver à la ministre avec
ces nouveaux projets là. Ça fait que c'est à ce moment-là que là, ce n'est pas moi
et ni les... Les équipes municipales vont dire : O.K. C'est un sujet... c'est
un projet controversé ou encore il n'a pas d'acceptabilité sociale. On va quand
même avoir des recommandations, là, pour le projet. Donc, c'est là, à ce moment-là
qu'on peut dire : O.K. On va ouvrir un registre. On va consulter la
population parce qu'on doit... Moi, en tant que ministre, je vais devoir
approuver les appels d'offres, là, pour les projets comme ça à ce moment-là.
Donc, c'est là qu'on... S'il y a...
S'il y a une levée de... une levée de boucliers,
par exemple, ça pourrait... on pourrait dire : O.K. On va... On va aller
en référendum, par exemple.
Mme Setlakwe : Mais l'esprit
derrière... L'esprit derrière cette disposition-là, c'est de... C'est quoi?
Mme Laforest : L'esprit,
c'est d'arrêter d'empêcher les projets, exemple, en habitation dans plusieurs
municipalités. Parce que vous savez comme moi qu'il y a plusieurs projets en
habitation, que certaines municipalités n'ont pas réussi... Certains projets n'ont
pas vu le jour parce que, parfois, c'est six ou sept citoyens qui vont bloquer
un projet en habitation, là. C'est sûr que c'est pour ça qu'on dit, là, il faut
donner la possibilité aux municipalités de construire du logement. C'est dans
cette orientation-là qu'on a pris cette décision-là. Mais en même temps, il y a
une présentation au conseil municipal devant les citoyens. Pour les appels d'offres,
il y a un dépôt obligatoire à la ministre. Donc, c'est sûr que c'est quand même
très transparent, là, mais c'est arrêter d'empêcher pour empêcher des projets.
Mme Setlakwe : Je
comprends. Oui, c'est un phénomène qui est observé, mais il me semblait que la
façon dont on venait... on venait contrecarrer cette problématique-là ou qu'on
venait permettre aux villes de passer outre cette levée de boucliers, c'était
de leur donner... C'est ce pouvoir qui était exceptionnel mais qui est prévu
ailleurs, il me semble...
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : ...que
vous mentionnez. Il me semble que c'est privé ailleurs, c'est dans le... C'était
dans le projet de loi n° 31.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Puis on va...
On va y venir. Alors, est-ce que ça vise la même chose?
Mme Laforest : Oui, bien,
c'est la continuité. Vous avez raison, c'est la continuité du 31, parce que le
31, c'est le projet en habitation. Mais ça, c'est la continuité, par exemple,
par un... avec un projet, comme je mentionnais, l'aréna, du logement, une
épicerie, des projets uniques. C'est plus... Là, on va un peu plus loin, mais
vous avez raison, ça a... Tout a débuté là.
Mme Setlakwe : Et vous...
O.K. Et là vous ne souhaitez pas inscrire dans le libellé... C'est donc... On
est en train de dire que ces articles... que les articles qui donnent ce droit
au citoyen est écarté. On ne veut pas préciser. À moins que la ministre en
fasse une condition lors de son autorisation.
Mme Laforest : Bien juste...
Oui. Bien, juste à
titre d'exemple, puis je ne nommerai pas les municipalités,
là, il y a des beaux projets en habitation, puis les projets en habitation
incluent une petite épicerie. Mais à ce moment-là, c'est là. C'est... Ça
devient un projet mixte, puis on ne peut pas aller de l'avant à cause de ça. Ça
fait qu'en toute logique, pourquoi il n'y aurait pas une petite épicerie, ou un
dépanneur, ou peu importe, en bas d'un édifice à logements ou une clinique de
santé, ou peu importe. Parce que là, ce n'est pas juste du logement, c'est pour
tous les autres projets mixtes aussi.
Mme Setlakwe : O.K. Je
comprends. Les projets mixtes pour lesquels on souhaite élargir le pouvoir des
municipalités de pouvoir écarter les règlements... On appelle ça les...
Mme Laforest : Bien, c'est
l'article 29.3, parce que l'article 29.3 ne s'applique pas aux
contrats de construction présentement. Ça fait qu'on veut que ce soit la même
chose pour les contrats de partenariat.
Mme Setlakwe : Non, mais
ma question c'est à quel moment dans le projet de loi où va étudier... où on va
étudier cet élargissement du pouvoir des municipalités? C'est... Ce n'est pas
cette disposition-ci, c'en est une autre plus tard.
Mme Laforest : Ça, c'en
est une. Ça fait
partie d'une possibilité dans le projet de loi.
Mme Setlakwe : O.K. Là,
vous parlez beaucoup de projet mixte. Je comprends que, bon, pour des dossiers
d'habitation...
Mme Setlakwe : ...pour venir
répondre à la crise du logement, etc., ça peut être... ça peut avoir une
utilité. Mais on a aussi mentionné que les contrats de partenariat, ça devait
être pour des dossiers complexes, des infrastructures complexes, des usines. La
ville de Montréal est venue nous soumettre des exemples que ça peut être des
usines de biométhanisation, ça peut être des infrastructures d'assainissement
des eaux, etc., tout ce qui a rapport avec l'eau potable, les eaux usées qui
impliquent quand même des coûts importants pour la municipalité. Est-ce qu'on
est en train de dire que le règlement d'emprunt ne sera pas soumis à un
registre?
Mme Laforest : Mais c'est
parce que j'ai de la misère à comprendre votre question, parce que le règlement
d'emprunt, oui, est soumis, c'est normal. Mais le contrat de construction,
c'est ça qu'on vient ajouter ici, parce que le règlement d'emprunt, ça se fait
obligatoirement, là.
Mme Setlakwe : O.K. Donc, ça,
ça ne changera pas.
Mme Laforest : Non, non,
Mme Setlakwe : Parfait. Où
est-ce qu'on avait étudié une disposition qui écartait la question justement
sur le financement, la
Loi sur les travaux municipaux, pour ce qui est du
financement, on l'avait exclue? C'était dans une autre... une autre section, je
pense, qui traite d'un autre mode d'attribution de contrats.
Mme Laforest : ...chapitre...
Allez-y, allez-y, maître Veilleux.
Le Président (M. Schneeberger) : Me
Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
M. le Président. Merci, M. le Président. En fait, oui, exactement, il y avait
une exclusion spécifiquement pour cette loi, dans la procédure sur l'évaluation
globale des critères, qui était prévue à la fin de la section.
Mme Setlakwe : La
section
précédente.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Exactement.
Mme Setlakwe : Pouvez-vous
nous dire quel
article c'était?
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Oui,
certainement. Ah! excusez-moi, c'était l'autre
section avant, non pas la
précédente.
L'article 64 du projet de loi.
Mme Setlakwe : O.K. Donc,
merci. Donc, ici, essentiellement, on fait la même chose qu'à 64, en tout cas,
au niveau du premier alinéa, c'est le même principe que 64. Il faut venir
exclure les dispositions de la
Loi sur les travaux municipaux, n'est-ce pas?
C'est la même règle.
Mme Laforest : C'est la même
Mme Setlakwe : Pour permettre
une plus grande flexibilité aux municipalités.
Mme Laforest : Exact.
• (10 h 10) •
Mme Setlakwe : Si on
n'excluait pas la
Loi sur les travaux municipaux, il ne pourrait pas y avoir...
La municipalité serait limitée dans ses possibilités de se faire financer pour
les projets.
Mme Laforest : Puis les
travaux municipaux, il y a une différence aussi avec le pouvoir de la ministre,
là, qu'on discutait tantôt.
Mme Setlakwe : O.K. Non,
c'était surtout... Le premier alinéa, c'est vraiment le pendant le 64, mais le
deuxième alinéa, là, ce que j'entends, c'est que l'emprunt qu'une ville va
devoir faire pour un projet qui fait l'objet d'un contrat de partenariat va
toujours être soumis à l'ouverture d'un registre. Mais on souhaite mettre de
côté des articles qui donnent des pouvoirs aux citoyens de s'opposer aux
projets, à moins que la ministre en décide autrement.
Mme Laforest : C'est ça.
Exactement, oui.
Mme Setlakwe : O.K. Merci. Ça
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Parfait. D'autres questions? Alors, est-ce que l'article 77 de la loi
édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, nous changeons de section... bien, de
titre «Attribution d'un contrat de
services d'ingénierie, d'architecture ou de design à la suite d'un concours».
Article 78.
Mme Laforest :
L'article 78,
M. le Président : «Un contrat de services d'ingénierie, d'architecture ou
de design peut être attribué au lauréat d'un concours tenu conformément à un
règlement du gouvernement. Le règlement peut prévoir les règles relatives à la
tenue du concours, y compris celles relatives à la formation du jury, et à
l'attribution et à la gestion du contrat. Il peut également prévoir des règles
de publicité des résultats du concours.
«Pour l'application de la présente loi, le
design inclut toute discipline professionnelle qui vise à assurer une
conception fonctionnelle ou esthétique des biens au profit d'une amélioration de
l'environnement humain.»
L'article 78 de la
Loi sur les contrats
des organismes municipaux accorderait au gouvernement le pouvoir de prévoir par
règlement les règles relatives à l'attribution d'un contrat de services
d'ingénierie, d'architecture ou de design à la suite d'un concours. Cet
article
reprendrait en substance les dispositions de l'article 573.3.0.2 de la
Loi sur
les cités et villes et des autres articles...
Mme Laforest : ...similaires
en droit des contrats des organismes municipaux.
Ici, on vient donner plus de flexibilité
pour établir les règles spécifiques de ce type de concours puis on vient...
bien, on vient aider pour la créativité des projets évidemment. Donc, ici, le
gouvernement pourrait déterminer des règles pour suivre... que les
municipalités devraient respecter dans l'octroi de contrats pour attribuer le
contrat même, par exemple pour un concours d'architecture, d'ingénierie ou de
design. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des questions sur 78? Députée de
Mont-Royal--Outremont.
Mme Setlakwe : Oui. Merci, M.
le Président. Bon, ici, on comprend qu'on est... on n'est pas dans du droit
nouveau.
Mme Laforest : C'est la même
chose qu'on a adoptée précédemment pour la
Loi sur les cités et villes. C'est
ça, je lisais ça, puis je disais : On l'a déjà adoptée. Mais, pour la loi
sur les...
Une voix : ...
Mme Laforest : C'est déjà
dans la loi, c'est ça. Donc, on vient le disposer ici, dans notre projet de
loi. Me Veilleux, c'est bon? O.K. Merci.
Mme Setlakwe : Donc, ce n'est
pas du droit nouveau, c'est une procédure qui existe déjà.
Mme Laforest : Non,
exactement.
Mme Setlakwe : Et on dit
qu'on reprend en substance, donc, ce qui est déjà prévu dans la
Loi sur les
cités et villes. Qu'est-ce qui est différent?
Mme Laforest : Me Veilleux.
Le Président (M. Schneeberger) : ...
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
M. le Président. C'est la rédaction uniquement. Lorsque c'est mentionné «en
substance», c'est seulement parce que, veux veux pas, la rédaction d'une
nouvelle loi apportait des modifications de termes, mais c'est les mêmes
Mme Setlakwe : O.K. Donc, on
se rappelle... on en avait parlé, là, c'est un des modes d'attribution de
contrats, de procéder par voie de concours, parce qu'on a... Une municipalité
peut décider qu'elle souhaite donner une signature architecturale particulière
à un bâtiment qui va être tout spécial. Est-ce que ça se fait souvent, juste
nous rappeler? Parce qu'on voit que ça prend un... C'est fait en vertu d'un
règlement. Est-ce que... Bien, en fait, ce n'est pas un règlement, j'imagine,
qui est spécifique à...
Mme Laforest : ...fois par
année. Ça se fait environ deux fois par année.
Mme Setlakwe : Pouvez-vous
nous dire quels projets ont été faits récemment, là, en vertu d'un concours de
ce genre-là?
Mme Laforest : On pourrait...
On va vous partager la liste, parce qu'il y en a quand même quelques-uns,
concours de design pour la conception d'une gamme de mobilier ludique pour
l'esplanade Clark à Montréal... Bien, voulez-vous... je vais vous transférer la
liste. Parce qu'il y en a quand même plusieurs. Il y a eu des concours pour la
bibliothèque Saint-Charles, le centre multifonctionnel à Beaconsfield, le
Centre récréatif Gadbois, Montréal. Il y a eu un projet de bibliothèque dans
Villeray, un projet d'une place publique à Pierrefonds, une nouvelle
bibliothèque à Saint-Colomban. Je vais vous partager la liste.
Mme Setlakwe : Merci
beaucoup. Et puis... Donc, le contrat peut être attribué aux lauréats d'un
concours. Donc, le concours est tenu conformément à un règlement du
gouvernement. Le règlement existe déjà. C'est ce que je comprends.
Mme Laforest : Mais le
règlement, présentement, c'est qu'on l'approuve au cas par cas. C'est toujours
comme ça.
Mme Setlakwe : O.K., c'est un
règlement par concours.
Mme Laforest : Oui,
présentement. C'est pour ça que, là, on vient ajouter cette disposition-là,
mais on l'avait mis aussi sur... avec la
loi sur... la LCV, la
Loi sur les
cités et villes.
Mme Setlakwe : O.K. Donc,
qu'est-ce qu'elle fait, la municipalité, là, quand elle est en train de
planifier son projet? Elle... C'est un bâtiment important qui va prendre une...
qui occupe une place importante dans le... dans le tissu urbain, tout ça. Elle
décide qu'elle va y aller par concours, et il y a... Elle applique un... elle
suit un règlement qui existe déjà ou il va y avoir un règlement spécifique pour
le projet?
Le Président (M. Schneeberger) : Mme
Petit, oui? Alors, on a consentement pour que Mme Petit puisse prendre la
Une voix : Consentement.
Le Président (M. Schneeberger) : Consentemment.
Allez-y, Mme Petit.
Mme Petit (Katia) : Merci, M.
le Président. Donc, actuellement, la façon dont ça fonctionne, comme il n'y a
pas de règlements du gouvernement qui viennent baliser, c'est approuver au cas
par cas. Alors, chaque municipalité transmet une demande à la ministre qui
inclut son projet de règlement qui contient toutes les balises qui vont être
applicables entourant le jury, la compensation, c'est analysé par les équipes,
et la ministre prend une décision et l'autorise. Maintenant, on va venir le
systématiser et prévoir l'ensemble des paramètres dans un règlement.
Mme Setlakwe : Merci. La
définition de design, j'imagine que c'est sensiblement la même chose qu'on
retrouve dans la loi actuellement? Même chose, c'est dans...
Mme Laforest : C'est
identique, oui.
Mme Setlakwe : Merci. Pas
d'autre question, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Pas
d'autre question, parfait. Alors, s'il n'y a pas d'autre question, est-ce que
l'article 78 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
L'article 228.
Mme Laforest :
L'article 228,
M. le Président...
Mme Laforest : ...l'article 228 :
«Jusqu'à la date de l'entrée en vigueur du premier règlement pris en vertu de
l'article 78, le ministre peut, aux conditions qu'il détermine, permettre
à un organisme municipal d'attribuer un contrat après la tenue d'un concours
d'ingénierie d'architecture ou de design au lauréat de ce concours.»
L'article 228 de la
Loi sur les
contrats et les organismes municipaux prévoirait un règlement transitoire
suivant lequel la ministre des Affaires municipales pourrait, jusqu'à
l'adoption d'un premier règlement prévoyant les règles relatives à l'attribution
d'un... d'un contrat de services d'ingénierie, d'architecture ou de design, à
la suite d'un concours, permettre à un organisme municipal d'attribuer un
contrat à la suite de ce concours. Cet
article permettrait la survie temporaire
d'un pouvoir au même effet prévu par les dispositions de l'article 573.3.1
de la
Loi sur les cités et villes. Donc, ici, on vient poursuivre
l'autorisation des concours au cas par cas, dans l'éventualité où aucun
règlement entretenu encadrant la tenue des concours n'est en vigueur. C'est un
règlement transitoire en attendant le règlement final. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des questions sur 228?
Mme Setlakwe : Non, c'est
très clair. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va. Alors, est-ce que l'article 228 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Merci. Adopté. Alors, nous avons terminé le bloc VI. Nous en sommes au
bloc VII pour quatre articles, et c'est Procédures sur invitation. Alors,
l'article 79.
Mme Laforest : Oui, merci.
L'article 79 : «L'attribution d'un contrat suivant une procédure sur
invitation écrite est précédée par la transmission à au moins deux entreprises
d'une invitation à soumissionner comprenant les documents d'appel d'offres.»
Le
chapitre cinq du
titre trois de la Loi
sur les contrats des organismes municipaux, comprenant les nouveaux
articles 79 à 82, prévoirait les articles applicables à l'attribution d'un
contrat sur invitation écrite. Ce
chapitre reprendrait en substance les
dispositions de l'article 573.1 de la
Loi sur les cités et villes et des
autres articles similaires en droit des contrats des organismes municipaux.
L'article 79
de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux préciserait que
l'attribution d'un contrat suivant une procédure sur invitation écrite devrait
être précédée par l'envoi à au moins deux entreprises d'une invitation à
soumissionner. Ici, on vient s'assurer qu'au moins... un minimum de concurrence
pour des contrats attribués à une procédure sur invitation écrite, puis on
donne plus de souplesse aux municipalités et aux entreprises dans la
préparation de la réception des soumissions. Donc, ici, le fait de recevoir
deux soumissions pour un projet permet à l'organisme municipal de comparer au
moins deux offres pour obtenir un contrat de qualité... de meilleure qualité ou
à un meilleur prix. Donc, cet
article contribue à apporter plus de souplesse dans
la gestion des contrats municipaux, considérant que le délai des réceptions des
soumissions de huit jours au minimum, initialement prévu à l'article de la Loi
sur les cités et villes, n'a pas été conservé. Merci, M. le Président.
• (10 h 20) •
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 79? Députée de
Mont-Royal-Outremont.
Mme Setlakwe : Oui. Merci, M.
le Président. J'avais l'impression au début, quand la ministre lisait, et
lisait tous les commentaires, qu'on n'était aucunement dans du droit nouveau,
là, qu'on reconduisait une règle existante, mais, à la fin de votre
intervention, là, vous avez semé le doute. Non, on est... on est vraiment dans
quelque chose qui existe déjà, là, c'est...
Mme Laforest : C'est la même
chose. On vient juste le prévoir aussi dans un règlement, c'est la même chose.
Mme Setlakwe : O.K. puis on
se rappelle que cette procédure-là, évidemment, ce n'est pas une procédure
ouverte, ça demeure exceptionnel pour des contrats d'une certaine valeur. Juste
nous rappeler, là, pour les fins de discussion, le seuil applicable, c'est
lequel déjà?
Mme Laforest : C'est pour
les... Attendez, je vais valider, c'est pour les contrats en bas de
133 800 $? Entre... les contrats qu'on a adoptés entre 25 000 et 133 800.
Il faut se rappeler de tout ce qu'on a adopté la semaine passée.
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que ça répond à la question, Mme députée de Mont-Royal?
Mme Setlakwe : Oui, oui. Non,
c'est moi, c'est... c'était mon souvenir, effectivement. Donc, un appel
d'offres sur invitation, ça demeure exceptionnel. Parce que, là, on n'ouvre pas
la soumission... on n'ouvre pas la soumission à tous les soumissionnaires et on
doit avoir au moins deux... on doit au moins faire appel à au moins deux
entreprises. Puis voilà, moi, ce que je retiens aussi, c'est qu'on reconduit le
régime actuel. C'est ça. Merci.
Mme Laforest : Exactement.
Puis on ajoute le nouveau montant, 133 800 $...
Mme Laforest : ...3 800.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
Mme Setlakwe : Ça va. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui. Pas d'autre question? Alors, est-ce que l'article 79 de la loi
édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté.
Article 80.
Mme Laforest : 80. Les
soumissions sont présentées sur un support prévu au document d'appel d'offres.
L'article 80 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux indiquerait que les documents d'appel
d'offres transmis suivant une procédure sur invitation écrite devraient
préciser le support sur lequel peuvent être présentées les soumissions. Ici,
c'est juste pour donner plus de flexibilité aux municipalités, pour les
supports, pour les transmissions. On veut que les municipalités puissent
adapter le support de transmission pour une soumission lorsqu'il y a un appel
d'offres sur invitation en fonction des capacités des entreprises à qui
l'invitation est lancée en fonction de la complexité du projet et de la
documentation à fournir.
Le Président (M. Schneeberger) : C'est
tout? Parfait. Questions? Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Laforest : ...c'est
vraiment...
Mme Setlakwe : Oui, oui, oui,
là, ce que je comprends, c'est que ça dépend. Parfois, ça va être papier,
d'autres fois par voie numérique. Ça dépend des circonstances.
Mme Laforest : ...de la
capacité de la municipalité. On parlait qu'il y a des certaines municipalités
qui n'ont pas encore de soutien de système électronique. Donc, c'est pour ça
qu'on vient le prévoir aussi, la possibilité.
Mme Setlakwe : C'est la
municipalité qui décide?
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Mais évidemment
on est à l'extérieur du SEAO aussi.
Mme Laforest : C'est
exactement ça. Oui.
Mme Setlakwe : Parfait. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : C'est
bon? Alors, est-ce que l'article 80 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté.
Article 81.
Mme Laforest :
Article 81
: Ne peut être divulgué par l'organisme municipal avant l'ouverture des
soumissions tout renseignement permettant de connaître le nombre ou l'identité
des soumissionnaires. Le premier alinéa s'applique malgré l'article 9 de
la
Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection
des renseignements personnels (chapitre A-2.1).
L'article 81 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux indiquerait qu'aucun renseignement
permettant de connaître le nombre ou l'identité des soumissionnaires ne pourra
être divulgué avant l'ouverture des soumissions. Alors, c'est pour l'intégrité
et la confidentialité des contrats attribués sur invitation écrite.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des questions?
Mme Setlakwe : Peut-être, une
question rapide, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui. Allez-y.
Mme Setlakwe : Juste nous
rappeler, dans les autres sections, dans les autres modes d'attribution de
contrats, on avait cette disposition-là, juste nous rappeler, c'était à quel
article, s'il vous plaît.
Mme Laforest : Me Veuilleux,
c'est quel article?
Le Président (M. Schneeberger) :
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
M. le Président.
L'article 48 s'appliquait aux procédures ouvertes.
Mme Setlakwe : Juste un petit
instant, M. le Président, ça ne sera pas long
Le Président (M. Schneeberger) :
Mme Setlakwe : Donc, c'est le
même principe et... Et voilà, en principe, c'est ça, on ne connaît pas le nom
des entreprises avec lesquelles la municipalité échange dans le cadre de cette
procédure sur invitation. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Parfait. Pas d'autre question? Alors, est-ce que l'article 81 de la
loi édictée est adopté?
Mme Laforest : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté.
Article 82.
Mme Laforest : Oui. Il y a un
amendement, M. le Président.
L'article 82 : Les dispositions du
chapitre quatre, à l'exception de celles des articles 38, 47 et 48,
s'appliquent à l'attribution d'un contrat sur invitation écrite avec les
adaptations nécessaires. De plus, le contenu exigé par le deuxième alinéa de
l'article 38 doit être compris dans les documents d'appel d'offres.
L'article 82 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux prévoirait l'application aux procédures sur
invitation écrite des dispositions encadrant des procédures ouvertes avec
certaines adaptations.
Ici, c'est pour traiter équitablement les
soumissionnaires, évidemment. Donc, l'amendement : Remplacer, dans
l'article 82 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux proposé
par l'article 1 du projet de loi, 47 et 48 par et 41 des premier et
deuxième alinéa de l'article 46 des articles 47 et 48 et de la
première phrase de l'article 51.1.
Donc, cet amendement modifie
l'article 82 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux afin de
prévoir que les règles applicables à la modification des documents d'appel
d'offres lors d'une procédure ouverte à l'exception du délai minimum exigé
lorsque la modification est susceptible d'avoir une incidence sur le prix et
celle encadrant la rédaction des spécifications techniques ne sont pas
applicables lors d'une procédure sur invitation écrite.
Ici, qu'est-ce qu'on peut faire, c'est
qu'on veut réduire les exigences relatives à l'envoi d'une invitation écrite à
soumissionner par rapport à la procédure ouverte. Alors, il y a des
municipalités qui ont demandé des ajustements durant les consultations
particulières, parce que, oui, ces exigences ne sont pas nécessaires lors d'un
appel d'offres sur invitation. Donc, ici, en bas d'un seuil d'appels d'offres
publics, les municipalités mentionnaient que c'était... c'était vraiment
inutile et non requis...
Mme Laforest : ...donc, on
retire ces nouvelles exigences. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Alors, tout d'abord, est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement proposé?
Mme Setlakwe : Oui, s'il vous
plaît, M. le Président. Mais rapidement, juste pour comprendre. Là, ici, on n'a
pas souhaité, dans la nouvelle loi édictée, prévoir l'ensemble des règles qui
s'appliquent à la procédure sur invitation écrite. On réfère à des dispositions
qui existent ailleurs, sous... c'est le
chapitre IV. Le
chapitre IV,
c'est les procédures ouvertes. Et puis là on est venu vraiment préciser
lesquelles de ces dispositions-là sont spécifiques ou s'appliquent à une
procédure qui est fermée parce qu'elle s'adresse juste à un nombre limité de
soumissionnaires potentiels. Évidemment, 38, 39... En fait, on est sur
l'amendement. Donc, on a réalisé que 41 ne devait pas s'appliquer, 41, c'est...
Mme Laforest : Bien, en fait,
c'est un peu technique. Me Veilleux, si vous voulez donner plus de détails.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
Me Veilleux, allez-y.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
M. le Président. En fait, Mme la députée a effectivement raison. Dans le fond,
les mêmes dispositions que les procédures ouvertes s'appliquent aux procédures
sur invitation écrite, sauf exception. Certains articles sont exclus. Pour ce
qui est de l'amendement, l'article 41, c'est par rapport aux
spécifications techniques.
L'article 46, c'est par rapport aux
modifications au SEAO parce qu'on est dans un cas d'invitation écrite.
L'article 47, c'est concernant le support de présentation des soumissions
puisqu'une règle spécifique s'applique, et, 48, c'est concernant l'interdiction
de divulgation au SEAO puisqu'on a également un
article spécifique dans la
présente section.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que ça répond aux questions, Mme la députée de Mont-Royal-Outremont?
Mme Setlakwe : Oui, ça ne
sera pas bien long. Donc... Mais actuellement, dans la loi, le régime actuel
qui décrit comment on procède dans le cadre d'une invitation écrite, là,
j'imagine qu'on veut reproduire exactement la même procédure, essentiellement?
O.K. Puis, 41, il ne pourrait pas y avoir, dans un appel d'offres sur
invitation, des spécifications techniques qui seraient exigées?
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
C'est seulement l'exigence prévue de l'article 41 qui ne s'impose pas. Par
contre, la municipalité pourrait très bien, de son propre chef, procéder de la
même manière.
Mme Setlakwe : O.K., donc on
ne dit pas... Donc, il pourrait y avoir une spécification technique, mais on
n'a pas... ils n'ont pas à suivre l'article 41.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Exactement,
ils ne seraient pas contraints de le faire.
• (10 h 30) •
Mme Setlakwe : Mais les
spécifications techniques... C'est quoi, la raison, Mme la ministre? Est-ce que
c'est en lien avec la valeur du contrat? Parce qu'on se rappelle que la raison
d'être de 41 est quand même importante pour ne pas avoir des appels d'offres
dirigés vers certains produits. Et là on dit : Ça, c'est règles-là ne
s'appliquent pas. Pourquoi elles ne s'appliquent pas? Pourquoi elles ne devraient
pas s'appliquer.
Mme Laforest : Parce que les
accords, on l'a dit la semaine passée qu'ils ne s'appliquaient pas, là, vous
vous rappelez, en bas de 133 800. C'est pour cette raison-là, considérant
qu'ils ne s'appliquent pas en bas de 133 800.
Mme Setlakwe : En raison des
accords?
Mme Laforest : Bien, il y a
un lien avec les accords, c'est certain. On l'avait dit la semaine passée parce
que l'attribution de contrats sur invitation écrite, ça se fait suivant les
mêmes règles des procédures ouvertes qu'on a adoptées la semaine passée aussi,
sauf sur exceptions. Les exceptions, ça peut être exactement les exceptions par
rapport aux accords de 133 800.
Mme Setlakwe : O.K., puis,
46, c'est en lien avec les modifications. Évidemment, on n'est pas dans une
procédure où on utilise le SEAO, puis si, dans le cas d'une invitation écrite,
il y a une modification, c'est le troisième alinéa qui s'applique seulement?
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
C'est ça.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Je comprends.
Donc, je n'ai...
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10 h 30 (version non révisé
e) Mme Setlakwe : ...pas d'autre
commentaire sur l'amendement, là. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Parfait. Alors, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Alors, nous en sommes maintenant à l'article 82 tel qu'amendé. Est-ce
qu'il y a des questions sur 82?
Mme Setlakwe : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui. Donc,
juste... Bien, il aurait été utile de nous rappeler ce qui s'applique, ce qui
ne s'applique pas, mais surtout ce qui s'applique, parce que là ce que je
comprends, c'est qu'on doit quand même appliquer l'article...
Mme Laforest : Je vais vous
Mme Setlakwe : Oui.
Mme Laforest : Je vais vous les
énumérer. Alors, la possibilité de prévoir une qualification ou une
homologation, avec l'article 39 qu'on a adopté la semaine passée, la
possibilité aussi de... avec la marge préférentielle, l'article 39 également
et l'article 40, l'obligation de prévoir les critères pour analyser les
soumissions avec des méthodes de pondération, l'ouverture publique des
soumissions devant au moins deux témoins, la possibilité d'attribuer un contrat
selon les modes suivants : le prix proposé le plus bas, la demande de prêt
à l'attention des entreprises qualifiées, l'évaluation globale des critères
avec les... un comité de sélection, ensuite les systèmes de connaissance
différée du prix. Il y a aussi avec les contrats qui pourraient être attribués
selon le mode... selon les modes de systèmes adaptés aux projets d'infrastructure,
aux projets, également, de concours pour des services, qu'on vient d'adopter, d'ingénierie,
d'architecture ou de design. Donc, c'est... ce sont vraiment ces règles qui
précisent les... le pourquoi, là, des documents d'appel d'offres. Ce sont... Ce
sont ces exemples-là, des règles.
Mme Setlakwe : O.K. Donc,
on est en mode invitation écrite. Il pourrait y avoir juste... minimum de deux soumissionnaires.
On reçoit deux soumissions, et ça prend quand même... Le comité qui ouvre les
soumissions, on a dit que c'était un minimum de trois personnes?
Mme Laforest : Trois
personnes plus un secrétaire, mais... Sauf que là c'est simple parce qu'on
vient juste enlever... on vient... on vient donner la possibilité de retirer le
contenu... du contenu qui n'est pas pertinent, là.
Mme Setlakwe : O.K. Toutes
les règles s'appliquent sauf quelques-unes bien identifiées.
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : Merci. C'est
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, est-ce que l'article 82 de la loi édictée, tel qu'amendé, est
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Alors, nous avons terminé la
section sept. Nous en sommes
section huit,
certaines catégories de contrats. Alors, nous débutons avec l'article 83.
Mme Laforest :
L'article 83 :
«Les documents d'appel d'offres publiés en vue de l'attribution d'un contrat à
commandes doivent indiquer :
«1° une approximation des biens, des
services ou des travaux susceptibles d'être acquis ou fournis ou, à défaut, la
valeur approximative du contrat;
«2° dans le cas d'un contrat qui permet à
toute entreprise retenue de remplacer un bien offert pour un... par un bien
équivalent ou d'en réduire le prix, la procédure applicable à une telle
modification de même que, le cas échéant, le mécanisme qui permettra d'en
informer les autres entreprises retenues.
«Pour l'application de la présente loi, un
contrat à commandes est un contrat de construction, d'approvisionnement ou de
services, conclu avec une ou plusieurs entreprises, ayant pour objet de combler
des biens récurrents alors que la quantité des biens, de services ou de travaux
ou le rythme ou la fréquence de leur acquisition ou de leur fourniture sont
incertains.»
L'article 83 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux prévoirait des exigences relatives au
contenu des documents d'appel d'offres concernant l'attribution d'un contrat à commandes.
Un contrat à commandes serait, pour
l'application de la loi, un contrat de construction, d'approvisionnement ou de
services ayant un objet pour combler des besoins récurrents alors que les
quantités des biens, de services ou de travaux ou le rythme ou la fréquence des
acquisitions ou des fournitures sont incertains.
Les documents d'appel d'offres devraient
prévoir une approximation des biens, des services ou des travaux susceptibles
d'être acquis ou fournis ou la valeur approximative du contrat à attribuer
ainsi que, le cas échéant, les modalités applicables à l'acquisition d'un bien
équivalent au remplacement... en remplacement de celui qui est demandé.
Donc, cet
article reprendrait les
dispositions de l'article 573.1.0.1.3 de la
Loi sur les cités et villes et
des articles similaires en droit des contrats des organismes municipaux. Merci,
M. le Président.
Ici, on vient offrir plus d'agilité aux
municipalités dans leurs procédures d'attribution des offres des organismes
municipaux également puis on vient offrir aux organismes municipaux un
mécanisme d'octroi de contrats pour des biens et services ou des travaux pour
des besoins récurrents mais dont la quantité, le rythme ou la fréquence de
besoins sont difficiles à prévoir. Alors, merci, M. le...
Mme Laforest : ...M. le
Président. Je pourrais donner des exemples, mais on...
Le Président
(M. Schneeberger) : O.K. Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a des
questions sur l'article 83? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui. Oui,
oui, s'il vous plaît, juste nous remettre en contexte, là, de... Là, on change
complètement. Là, on est dans des catégories particulières de contrats. Contrat
à commandes, là, on a bien compris dans... de quel genre de contrat il s'agit.
Mais oui, des exemples seraient pertinents. S'il vous plaît, Mme la ministre.
Mme Laforest : Oui. Ici,
ça a été demandé parce que, parfois, certains organismes municipaux ont des
besoins d'entretien du système informatique, par exemple. Puis l'entreprise
avec qui elle fait affaire, par exemple, manque souvent d'informaticiens. Donc,
ça entraîne des délais, des retards. Donc, ici, on pourrait convenir d'un
contrat à commandes en services informatiques pour combler ce retard-là, s'il y
a un manque, par exemple d'informaticiens. Il y a également une municipalité
qui a souvent besoin de pelles mécaniques pour l'entreprise. Mais l'entreprise
qui la dessert dessert aussi d'autres municipalités. Donc, il y a des pelles
qui ne sont pas disponibles. Ça a été mentionné d'ailleurs ici. Il y a aussi un
exemple, une municipalité qui veut donner un contrat à commandes à plusieurs
entreprises dans le but de changer les fenêtres, comme on a discuté également,
plusieurs fenêtres dans plusieurs municipalités. Donc, ce sont des exemples
Mme Setlakwe : Merci.
Donc, ici, là, je me souviens ce qu'on a entendu, ce qu'on a lu. Donc, ça
existe déjà, mais on l'élargit aux services.
Mme Laforest :
Exactement. Puis on l'a... On a adopté aussi les articles 19 à 20 sur les
contrats des travaux de construction dans les organismes publics. Il y a eu
l'article 30 à 32 sur les règlements de certains contrats
d'approvisionnement des organismes publics, les articles 16 à 18 sur les
règlements de certains contrats de service des organismes publics. Donc, vous
avez raison, ici, on vient juste l'élargir.
Mme Setlakwe : Et ce que
vous venez de discuter c'est ce qui s'applique aux organismes publics?
Mme Laforest :
Exactement.
Mme Setlakwe : C'est la
Mme Laforest : Donc, ça,
ça a été adopté. Donc, on continue, on élargit cette disposition-là, nous
Mme Setlakwe : Ça fait
qu'on fait... Donc, pour les municipalités, ça existait déjà, c'était limité
aux contrats pour fournir des biens. Et là, comme on a fait dans la LCOP, on
donne le même... la même flexibilité, la même possibilité aux villes...
Mme Laforest : Pour les
services.
Mme Setlakwe : ...pour
les services.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Bien, oui,
j'imagine que c'est difficile en situation de rareté de main-d'oeuvre. Est-ce
que ces contrats-là sont... Est-ce que la possibilité d'y aller de cette
façon-là, on est limité au niveau du montant? Est-ce qu'il y a un seuil
d'application de ce type de contrat ou il n'y a pas de...
Mme Laforest : Non, il
n'y a pas de... Il n'y a pas de seuil?
Des voix : Non.
Mme Laforest : Non, il
n'y a pas de seuil.
• (10 h 40) •
Le Président
(M. Schneeberger) : Ça va?
Mme Setlakwe : Ça ne sera
pas long, M. le Président. O.K. Non, il n'y a pas de seuil, mais c'est une
procédure. C'est une procédure ouverte. Donc, la valeur du contrat va
déterminer la procédure à suivre.
Mme Laforest : C'est
exactement la même chose. Exactement. C'est la même procédure si on est en haut
des seuils.
Mme Setlakwe : O.K. Mais
qu'est ce qui fait donc qu'il y a une... qu'on offre une agilité? Juste pour
comprendre comment ça fonctionne. Donc, on a comme une liste de... qu'est-ce
qui fait que cette procédure-là permet aux villes d'aller rapidement chercher
des biens puis des services pour des besoins récurrents?
Mme Laforest : C'est...
Les municipalités... Les unions avaient demandé, si je me rappelle bien, en
tout cas, de... Par exemple, si on parle des pelles mécaniques, là, un exemple
comme ça, si le premier soumissionnaire qui a été choisi, le matériel n'est pas
disponible, il peut passer tout de suite au deuxième qui était sur la liste.
Mme Setlakwe : C'est
qu'on n'est pas obligé de recommencer la procédure.
Mme Laforest :
Exactement. Sinon il faudrait tout recommencer la procédure. Ça fait que, là,
on permet de passer tout de suite au deuxième.
Mme Setlakwe : Mais ça,
ça existait déjà pour, disons, votre exemple des pelles mécaniques, même avant
l'adoption de cette loi, ça, ça existe. Les villes peuvent le faire.
Mme Laforest :
Exactement.
Mme Setlakwe : Ça fait un
appel d'offres. On a des soumissionnaires, puis c'est une flexibilité de...
Comme vous dites, si le premier répondait aux critères qu'on lui avait octroyé
la soumission mais que, là, au fil du temps, le soumissionnaire ne réussit pas
à remplir le contrat, on peut aller... on peut aller au deuxième.
Mme Laforest : Exact.
C'est une belle... C'est une belle possibilité, ça, en plus, d'ajouter ça.
C'est tout à fait normal selon moi, mais...
Mme Setlakwe : Puis là on
va aller... Mais ça existe déjà, on va aller aussi... On va l'élargir aux
services...
Mme Setlakwe : ...aux
services.
Mme Laforest : On l'élargit
aux services puis à la construction aussi. Exemple, bien, comme vous le dites,
la pelle mécanique, là, on l'élargit pour ça, construction et services.
Mme Setlakwe : Services, je
peux comprendre, ça peut être... mais la construction, par exemple construction
de... ça ne s'applique pas évidemment à la construction d'une infrastructure
importante.
Mme Laforest : Bien, ça peut
être tous les travaux de rénovation dans les municipalités, c'est des travaux
de construction. Les fameuses fenêtres de... L'exemple de la FQM, ça peut être
ça aussi. Les nids de poule?
Des voix : ...
Mme Laforest : Les trous des
nids de poule. C'est une bonne idée, ça.
Des voix : ...
Mme Laforest : C'était juste
pour que ça soit... que ça fonctionne rondement. C'est tout simplement ça, pour
ne pas recommencer puis revenir si le premier n'est pas disponible, ou encore
manque de matériel, ou manque de personnel, ou manque de ressources, comme les
informaticiens conventionnels.
Mme Setlakwe : ...beaucoup
utilisé dans les villes, ce type de contrat-là à commande?
Des voix : ...
Mme Laforest : Oui, c'est ça.
Pour l'approvisionnement, c'était juste ça. Là, on ajoute services et
construction. Donc, c'est sûr, si on élargit avec les services, ça va aider.
Mais c'est une bonne problématique, ça, dans les villes, c'est bon de remédier
Mme Setlakwe : Oui, oui. Non,
non, sur le fond, j'ai... Oui, j'essaie juste de comprendre comment on... On
n'est pas en train de mettre de côté des règles, on est quand même dans une
procédure ouverte, mais, étant donné le contexte actuel aussi, surtout, là, de
rareté de main-d'oeuvre puis de... C'est... L'idée, c'est d'avoir accès à des
services en temps opportun sans être obligé de refaire l'appel d'offres, c'est
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : Puis ça peut
durer combien de temps? Ces contrats-là peuvent être ouverts? Est-ce qu'il y a
une limite de temps?
Mme Laforest : Je ne sais pas
c'est quoi le numéro...
Mme Setlakwe : On va y
arriver.
Des voix : ...
Mme Laforest : C'est lui tout
de suite après.
Mme Setlakwe : O.K., merci.
Dans le fond, c'est... le principe est ici. Ce qu'on a fait ici, c'est de
l'élargir aux services puis à la construction. O.K. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Parfait. Alors, s'il n'y a pas d'autre question, est-ce que
l'article 83 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 84 avec un amendement.
Mme Laforest : Oui. Merci, M.
le Président.
L'article 84 : «Un contrat à commandes ne peut être
conclu avec plusieurs entreprises que lorsque cette faculté est dénoncée dans
les documents d'appel d'offres. La durée du contrat à commandes de construction
ne peut excéder trois ans.
«Lorsqu'un tel contrat est conclu, les
commandes sont attribuées, selon le cas, à l'entreprise qui a proposé le plus
bas prix ou a obtenu le meilleur pointage, à moins que cette entreprise ne
puisse y donner suite, auquel cas les autres entreprises sont sollicitées en
fonction de leur rang respectif.
«Lorsqu'une entreprise a refusé de donner
suite à plusieurs commandes qui lui sont attribuées, l'organisme municipal peut
modifier son rang ou cesser de la solliciter pour les commandes subséquentes.
Les documents d'appel d'offres doivent alors prévoir cette possibilité ainsi
que sa durée d'application de même que l'indication du nombre de refus qui
donne ouverture à cette éventualité.»
L'article 84 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux prévoirait les règles applicables à la
conclusion d'un contrat à commandes avec plusieurs entreprises. Un tel contrat
permettrait à l'organisme municipal de se tourner vers une autre entreprise
advenant le cas où l'une d'entre elles ne pouvait lui fournir la prestation
requise, et ce, dans le respect du rang d'attribution.
Cet
article reprendrait en substance
certaines dispositions de l'article 573.1.0.1.3 de la
Loi sur les cités et
villes et des autres articles similaires en droit des contrats des organismes
municipaux. Il en élargirait également l'application aux contrats de
construction ou aux contrats de services... et aux contrats de services et
intégrerait de nouvelles règles pouvant mener à la modification du rang d'une
entreprise qui a refusé de donner suite à plusieurs commandes ou à la cessation
des commandes à son égard.
Alors, l'amendement se lit ainsi : À
l'article 84 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux, proposé
par l'article 1 du projet de loi :
1° remplacer, dans le premier alinéa, «ne
peut excéder trois ans» par «, incluant tout renouvellement, ne peut excéder
cinq ans»;
2° remplacer, dans le deuxième alinéa,
«meilleur pointage» par «pointage le plus haut».
Cet amendement modifie l'article 84
de la
Loi sur les contrats et les organismes municipaux afin de prévoir que la
durée maximale d'un contrat à commandes de construction est de cinq ans et de
préciser que cette durée inclut tout renouvellement. Il vise également à
assurer que l'expression «pointage le plus haut» soit la seule utilisée au sein
de la loi. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci...
Le Président (M. Schneeberger) : ...merci
beaucoup pour les explications. Alors, au niveau de l'amendement, est-ce qu'il
y a des questions? Députée de Mont-Royal-Outremont.
Mme Setlakwe : Merci. O.K.,
donc on est sur l'amendement. Passer de trois à cinq, donc, c'est... justement,
c'est la question de combien de temps ce régime-là peut durer. Et la FQM a
demandé que ce soit augmenté de trois à cinq. C'est eux qui demandent la... pas
la proposition initiale...
Mme Laforest : Tout le monde
l'a demandé. Tous l'ont demandé. Puis aussi il faut voir que, pour les contrats
d'approvisionnement puis les contrats de service, il n'y a pas de durée, mais
il y a une durée, puis ça, c'est très bien aussi qu'on ajoute ça, c'est pour la
durée des contrats de construction. Donc, avec l'amendement, on vient ajouter
la durée pour les contrats de construction, qui est de cinq ans.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
Mme Setlakwe : Oui, O.K.,
donc il n'y a pas de durée pour des biens puis des services.
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : Pourquoi vous
jugez que c'est opportun d'augmenter le délai? Je comprends que c'est demandé,
mais vous, vous vous voyez ça d'un bon oeil pour quelle raison?
Mme Laforest : C'était pour
s'ajuster avec la LCOP, hein, si je ne me trompe pas, Mme Petit? C'est pour
être aligné avec la LCOP.
Mme Setlakwe : O.K., la LCOP
prévoit cinq ans.
Mme Laforest : C'est ça.
Mme Setlakwe : Et puis
pourquoi, donc, on a proposé, vous avez proposé, dans le projet de loi,
initialement, trois ans?
Mme Laforest : Parce que le
cinq ans, il n'est pas présentement en vigueur. Il y a une modification de
règlement, donc c'est pour ça qu'on doit s'ajuster avec le trois ans.
Présentement, c'est en train de se faire.
Des voix : ...
Mme Laforest : C'est ça,
c'est... quand le projet de loi a été déposé, c'était trois ans, c'est pour ça
Mme Setlakwe : O.K., on se
rappelle que, pour des biens et pour la construction, ça existe déjà, c'est
services, que c'est nouveau. Donc, il y a toujours eu un délai...
Mme Laforest : Services et
construction.
Mme Setlakwe : Ça existe
déjà, c'est trois ans, le maximum pour... Non? Ce n'est pas ça. Il y a quelque
chose que je ne saisis pas.
Mme Laforest : Vas-y,
peut-être que je m'explique mal.
Le Président (M. Schneeberger) : ...
Mme Petit (Katia) : Merci.
Donc, présentement, le régime le prévoit uniquement pour les contrats
d'approvisionnement. On vient ajouter services et construction. Construction,
on vient augmenter la durée à cinq ans pour se conformer au règlement en cours.
C'est essentiellement les changements qu'on vient faire, là.
Mme Setlakwe : Le règlement
en cours qui est en lien avec la LCOP.
Mme Petit (Katia) : Tout à
fait. Pour les contrats de construction, le règlement vient prévoir un
roulement de trois à cinq ans. Ça c'est passé entre le moment où on a... où on
a présenté le projet de loi et maintenant. Donc, on est venu se coller sur la
• (10 h 50) •
Mme Setlakwe : Donc pendant
cinq ans... J'essaie de voir comment des entreprises pourraient souhaiter
vouloir s'inscrire puis s'ajouter à la liste. Là, s'ils n'ont pas fait
partie
de l'appel d'offres initial, s'ils n'ont pas soumissionné, bien, pendant cinq
ans, pour ce type de contrat de construction, ils ne font pas
partie de... Il
n'y a aucune possibilité pour elles de s'inscrire puis de fournir ce genre de
service ou ce genre de... bien oui, ce genre de service ou de... à la
municipalité.
Mme Petit (Katia) : En fait,
il y a une forme d'autorégulation qui se fait parce qu'effectivement les
entreprises, c'est un maximum, on ne dit pas qu'il faut que ce soit pour cinq
ans, on dit que ça peut aller jusqu'à cinq ans, mais c'est très rare, dans les
contrats à commande, où on va sur des longues périodes, justement parce que les
entreprises ne veulent pas s'engager sur un prix x pendant trop longtemps.
Donc, il y a une forme d'autorégulation,
mais spécifiquement en construction, entre autres, il y a beaucoup de
sous-traitants, par exemple, un entrepreneur général versus les sous-traitants,
là, donc on... ça s'applique encore plus mal, d'où le maximum qu'on est venu
mettre, mais il y a une forme d'autorégulation, là, je dirais, dans les
contrats, là.
Mme Setlakwe : Puis la FQM
qui demande que ce soit... que la période maximale soit cinq ans, c'est quoi,
leur argumentaire?
Mme Petit (Katia) : C'est
pour des situations exceptionnelles, c'est qu'ils veulent avoir la possibilité,
si, pour une raison X, Y, Z, une situation se présente où il pourrait être
opportun de le faire jusqu'à cinq ans, tout simplement. Puis ils veulent avoir
les mêmes possibilités que les organismes publics qui auront maintenant la
possibilité de le faire pour cinq ans, tout simplement. Donc, c'est une option
additionnelle, je dirais.
Mme Setlakwe : O.K. Ce sera à
la municipalité de juger la période applicable en se disant : Bien, si
c'est trop long, je vais... je vais... je ne vais pas en attirer, peut-être. Je
vais... je vais attirer moins de soumissionnaires...
Mme Laforest : Personne ne
Mme Laforest : ...personne ne
va appliquer.
Mme Setlakwe : Parce que là
on est... tout le monde est lié pendant la durée... la durée de validité,
disons, de ces commandes... en tout cas, de ces contrats à commandes. O.K. et
puis l'autre modification... Ah! mais ça, on en a déjà parlé, meilleur
pointage, c'est versus le pointage le plus haut. On l'utilise, partout dans la
loi, pointage le plus... pointage le plus haut. C'est bon. Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Parfait. Alors, s'il n'y a pas d'autre question sur l'amendement, est-ce
que l'amendement est adopté? Adopté. Alors, nous en sommes maintenant à l'article
84 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des questions sur 84? Députée de
Mont-Royal-Outremont.
Mme Setlakwe : Merci. Donc
là, je comprends que le libellé est très similaire à la
Loi sur les cités et
villes actuellement.
Mme Laforest : Exactement.
Mme Setlakwe : Et puis on a
dit, un contrat... Quand vous l'avez lu, j'ai un peu sursauté : «Un
contrat à commandes ne peut être conclu avec plusieurs entreprises que lorsque
cette faculté est dénoncée dans les documents d'appel d'offres.» C'est un
mot... L'utilisation du terme «dénoncée», c'est quelque chose qu'on voit
régulièrement, c'est dénoncé ou c'est... Pourquoi on a choisi ce mot-là... ou
c'est plutôt une faculté qui est permise, il me semble. C'est ça que ça veut
Le Président (M. Schneeberger) : Me
Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : C'est
équivalent, c'est équivalent. L'important, c'est que ce soit prévu dans les
documents d'appel d'offres et, clairement, vise tout le monde.
Mme Setlakwe : Mais actuellement
on dit «dénoncée» dans la
Loi sur les cités et villes. C'est moi... On dirait
que c'est une connotation péjorative, non?
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Je
vous dirais que c'est un choix de rédaction, mais l'effet est le même, ça,
c'est clair qu'il n'y a pas d'enjeu de dire ça.
Mme Setlakwe : Il faut que ce
soit prévu dans les documents d'appel d'offres, sinon c'est impossible de
conclure un contrat à commandes avec plusieurs entreprises.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : L'utilisation
de cette expression-là est utilisée dans la
Loi sur les cités et villes, mais à
l'égard d'une disposition, pas à l'égard des contrats à commandes.
Mme Setlakwe : On l'utilise
M. Veilleux (Jean-Pierre) : On
l'utilise déjà, mais c'est équivalent. L'important, c'est de le prévoir dans
les documents d'appel d'offres.
Mme Setlakwe : Oui. Ce ne
sera pas long, M. le Président. O.K. Donc, quand on... Une municipalité conclut
un contrat avec plusieurs entreprises, et là on est en train de dire que les
commandes sont attribuées, selon le cas, à l'entreprise qui a proposé le prix
le plus bas ou a obtenu le pointage le plus haut. Parce que, quand on octroie
un contrat à commandes, on peut choisir différents modes d'octroi. On peut y
aller selon le plus bas soumissionnaire ou y aller en vertu d'un système à deux
enveloppes, comme on dit. Non, mais ce n'est pas comme ça qu'on l'appelle maintenant,
c'est le système... Le terme qu'on est censé utiliser maintenant...
Mme Laforest : Le prix
différé.
Mme Setlakwe : Le prix
différé, mais c'est ce à quoi on fait référence ici. Il existe quand même plus
d'un chemin pour octroyer un contrat à commandes, «à moins que cette entreprise
ne puisse y donner suite, auquel cas les autres entreprises sont sollicitées en
fonction de leur rang respectif». Ça, dans la pratique, ça ne crée pas de
problème. Est-ce que ça donne lieu à des problèmes ou à des situations
litigieuses ou contentieuses? Non, on me dit non, ça fonctionne très bien. Les
municipalités apprécient, puis ça va bien. Il y a un rang, puis le numéro un
n'est pas capable, on passe à numéro deux, puis, sinon, numéro trois, numéro quatre.
Quand on dit, lorsqu'une entreprise, donc,
dans le deuxième alinéa, on a une entreprise qui ne peut pas donner suite à ce
qui est demandé en vertu du contrat. Plus loin, «lorsqu'une entreprise a refusé
de donner suite à plusieurs commandes qui lui sont attribuées», là
l'organisme... la ville peut modifier le rang ou cesser de la solliciter pour
les commandes subséquentes. On entend quoi par plusieurs commandes, c'est
laissé à la discrétion de la ville? C'est prévu où? C'est quand même un terme
qui est flou, là.
Mme Laforest : C'est la
discrétion de la municipalité.
Mme Setlakwe : Il faut que ce
soit prévu dans les documents d'appel d'offres d'avance. Les règles du jeu sont
connues d'avance. O.K... Ah oui! «cette possibilité ainsi que sa durée
d'application...
Mme Setlakwe : ...donc, si les
documents d'appel d'offres disent... ne prévoient rien... mais il faut que ça
prévoie... il faut prévoir les règles du jeu, sinon ça ne fonctionne pas ce
régime-là... ainsi que sa durée d'application, de même que l'indication du
nombre de refus qui donne ouverture à cette éventualité. Mais tout ça, là, le
troisième alinéa existe déjà, le libellé. Les municipalités vont... ne seront
pas étonnées, là, de... ou n'auront pas... ça ne représente pas un changement
de régime pour elles. Non, on me dit non?
Mme Laforest : Non, pas du
Mme Setlakwe : O.K. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va. Parfait. Alors, s'il n'y a pas d'autre question, est-ce que l'article 84
de la loi édictée tel qu'amendé est adopté? Adopté.
Article 85.
Mme Laforest : «Un contrat de
crédit-bail peut être conclu avec un crédit bailleur qui n'est pas le
soumissionnaire retenu lorsque cette faculté est dénoncée dans les documents d'appel
d'offres publiés en vue de l'attribution d'un contrat d'approvisionnement. Dans
ce cas, le soumissionnaire retenu doit conclure avec le crédit bailleur un
contrat relatif aux biens selon les conditions d'attribution mentionnées dans
l'avis écrit qui lui transmet... l'organisme municipal pour l'informer de ce
L'article 85 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux accorderait à un organisme municipal la
possibilité de conclure un contrat de crédit-bail lorsqu'il a dénoncé cette
possibilité dans les documents d'appel d'offres concernant un contrat
d'approvisionnement. Cet
article reprendrait en substance les dispositions de
l'article 573.1.1 de la
Loi sur les cités et villes et des autres articles
similaires en droit des contrats des organismes municipaux. Donc, ici, c'est
pour clarifier les modalités d'attribution de contrats de crédit-bail qui
impliquent un prêteur et un fournisseur de biens. Donc, le crédit-bail est un
contrat hybride entre l'achat et la location qui doit être octroyé par l'appel
d'offres public si sa valeur est au-dessus du seuil obligé... oblige la
procédure ouverte.
Et l'article 1842 du Code civil le
définit comme suit : «Le crédit bailleur est le contrat par lequel une
personne à crédit bailleur met un meuble à la disposition d'une autre personne,
le crédit preneur, pendant une période de temps déterminée et moyennant une
contrepartie.» Alors, voilà. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
des explications. Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 85?
Mme Laforest : C'est juste
une disposition qu'on transpose ici dans notre projet de loi.
Mme Setlakwe : Elle existe
Mme Laforest : C'est la même
Mme Setlakwe : O.K. Mais
c'est un genre de sous-catégorie de contrats à commande.
Mme Laforest : Exactement.
Mme Setlakwe : Mais c'est un
régime particulier pour les contrats de crédit-bail, un crédit bailleur qui
n'est pas le soumissionnaire retenu... Donc, on est dans un contexte
d'approvisionnement.
• (11 heures) •
Mme Laforest : Ça peut
être... comme le meilleur exemple, ça pourrait être un... les municipalités
utilisent le crédit-bail pour acheter des véhicules, par exemple, ce qui est
très fréquent dans les municipalités. Donc, c'en est un. C'est pour ajuster
cette disposition-là et la transposer dans notre loi. Donc, c'est bien parce
qu'on ne serait pas obligé de procéder à un règlement d'emprunt à ce moment-là.
C'est un exemple concret, mais ça fait... ça fait... Ça fait tout comprendre.
Mme Setlakwe : Ça ne sera pas
long, M. le Président. Mais on cherche à s'approvisionner... La municipalité a
besoin d'un bien. Ça peut être effectivement des véhicules. C'est un
crédit-bail, donc c'est comme... ce n'est ni loué ni acheté, c'est un régime
particulier, mais elle peut le conclure avec le crédit bailleur qui n'est pas
le soumissionnaire retenu. Donc, ce n'est pas nécessairement le crédit bailleur
qui a soumis la proposition la moins chère, mais c'était prévu à l'appel
d'offres. Donc, dans quel scénario ça devient, disons, le... Pourquoi est-ce
qu'on n'irait pas avec le soumissionnaire retenu, on irait avec un autre?
Mme Laforest : On pourrait y
aller avec une banque, à ce moment-là, une institution financière... mais c'est
usuel, là, ça se fait régulièrement.
Mme Setlakwe : Oui. Mais
non... mais c'est... encore une fois, c'est à la municipalité de voir ce qui
est plus avantageux pour elle.
Mme Laforest : Tout à fait.
Mme Setlakwe : O.K., parce
qu'avec... avec la fourniture de ce bien il y a des modalités financières, puis
ce serait possible que la municipalité dise : Non, c'est... cet aspect-là
du contrat ne m'intéresse pas, j'y vais avec...
Mme Laforest : C'est ça, mais
ça se fait... ça se fait déjà, tu sais, ce n'est pas du...
Mme Setlakwe : Oui, je
comprends... mais il faut l'avoir...
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11 h (version non révisé
e) Mme Setlakwe : ...il faut
l'avoir prévu d'avance. Il faut l'avoir dénoncé d'avance.
Mme Laforest : Dénoncé.
Mme Setlakwe : Il faut l'avoir
dénoncé.
Mme Laforest :
Me Veilleux.
Mme Setlakwe : Merci, M.
le Président.
Le Président (M. Schneeberger) :
Ça va. Parfait. Alors, est-ce que l'article 85 de la loi édictée est
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté.
Article 86.
Mme Laforest :
Article 86.
«Un contrat peut prévoir des conditions,
notamment quant au tarif, suivant lesquelles le transport de matière en vrac
doit, en tout ou en partie, être réalisé par des petites entreprises de
camionnage en vrac abandonnées au service... abonnées au service de courtage
d'une association titulaire du permis de courtage délivré en vertu de la Loi
sur les transports (chapitre T-12).»
L'article 86 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux autoriserait les organismes municipaux à
prévoir, dans un contrat des conditions suivant lesquelles le transport en vrac
doit être réalisé par des petites entreprises de camionnage en vrac, abonnées
au service de courtage d'une association titulaire du permis de courtage
délivré en vertu de la
loi sur le transport. Cet
article reprendrait les
dispositions de l'article 573.1.3 de la
Loi sur les cités et villes. Alors,
voilà. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) :
Merci. Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 86? Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui. Moi,
ce régime-là, là, de transport, de camionnage de matières, camionnage en vrac,
des tarifs, c'est quoi, tout ce régime-là, Mme la ministre? Puis est-que les...
est-ce que vous avez reçu des commentaires ou des demandes de changement de ce
régime-là? Et où en êtes-vous dans les discussions? Et donc, essentiellement,
qu'est-ce que ça... Qu'est-ce que ça vient faire, ce régime-là? Et est-ce que...
Ça existe depuis longtemps, je pense.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Et est-ce
qu'il y a des demandes qui sont faites pour faire des changements?
Mme Laforest : Oui, il y
a énormément de demandes, même dans les bureaux de comté. Oui, c'est ça, on a
eu plusieurs demandes pour les... les petites entreprises de camionnage, là,
pour le camionnage en vrac, première des choses. Puis deuxième des choses, ça a
été aussi demandé au ministère des Transports. Donc, le ministère des
Transports vient faire certaines petites modifications. Et voilà, c'est pour
toutes les demandes qu'on a eues dans nos bureaux de comté. C'est très, très
légitime. Et est-ce qu'il y a des détails pour le ministère des Transports? Est-ce
que vous avez... Avez-vous des... Mme Petit, c'est beau?
Mme Petit (Katia) : Je
Mme Laforest : Oui, peut
être plus d'informations, mais c'est vraiment pour cette raison-là.
Le Président (M. Schneeberger) :
Mme Petit.
Mme Petit (Katia) : Oui. Merci.
Effectivement, c'est un corollaire de quelque chose qui existe beaucoup plus du
côté du ministère des Transports. C'est une disposition déjà existante pour
favoriser les petits transporteurs, là, en vrac qui existent. Il y a toutes
sortes de questions entourant ce régime-là, dont certaines, là, qui sont venues
en... des personnes qui en ont parlé en commission parlementaire. C'est sûr qu'on
ne peut pas, de notre côté, on n'anticipe pas de faire de changement à même
notre régime. Comme on a déjà discuté, c'est un enjeu qui est beaucoup plus
grand. Et donc, nous, on reproduit ce qui est existant. Et s'il y a des
discussions autres à avoir, ça pourra se faire avec le ministère des
Transports, là, en temps... en temps opportun.
Le Président (M. Schneeberger) :
Est-ce que ça va?
Mme Setlakwe : Oui. Là, je
comprends que des discussions ou des changements, le cas échéant, se feront au
sein du ministère des Transports. Mais c'est quoi l'enjeu? Pourquoi on a mis de
l'avant ce régime? C'était pour protéger qui exactement? Qu'est-ce que ça vient
faire puis comment ça vient impacter les tarifs puis les municipalités qui
donnent des contrats?
Mme Petit (Katia) :
Merci. En fait... En fait, je pense que le ministère des Transports serait
beaucoup mieux placé pour l'expliquer. L'essence même, c'était de favoriser les
petites entreprises locales, par exemple, sur des gros contrats. Donc de s'assurer
qu'il y ait une représentativité aussi de petits travailleurs ou camionneurs
autonomes. Donc, c'était vraiment une représentativité locale, puis un juste
équilibre et partage des contrats entre des plus grosses entreprises et des
plus petits. C'est ce qu'on en comprend, mais c'est vraiment des négociations
qui sont faites par le ministère des Transports et non par nous. C'est juste un
corollaire qu'on a dans notre loi.
Mme Setlakwe : Je
comprends. Et donc ici, il n'y a rien de nouveau, là. On fait... Ce qu'on... Ce
qu'on dit, c'est que le contrat... Le contrat peut prévoir des conditions,
notamment quant aux tarifs suivant lesquels le transport de matières en vrac
doit être réalisé par des petites entreprises abonnées au service de courtage.
Donc, essentiellement, c'est un régime particulier et qui peut faire en sorte
que... On est lié par un système de tarifs. Et donc on est tenu par ces tarifs
qui s'appliquent. Et donc les municipalités...
Mme Setlakwe : ...ne peuvent
pas... ils doivent s'en tenir à ces tarifs-là, on n'a pas le choix?
Le Président (M. Schneeberger) :
Me Petit.
Mme Petit (Katia) : Ce n'est
pas nécessairement des tarifs, c'est plutôt des pourcentages de contrats qui
sont réservés aux petits... aux petites entreprises de camionnage. Règle
générale, c'est plutôt ça. Mais ici on est vraiment dans une... C'est un «peut»
et non un «doit». On donne juste la possibilité aux municipalités de prévoir de
telles clauses à même leurs contrats.
Mme Setlakwe : Et puis, dans
la
Loi sur les cités et villes, actuellement, c'est... c'est aussi le... une
possibilité, c'est le verbe «peut» qui... «pouvoir» qui est utilisé?
Mme Petit (Katia) : Tout à fait.
Le Président (M. Schneeberger) :
Mme Setlakwe : Oui. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Est-ce que l'article 86 de la loi édictée est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté.
Article 87, avec un amendement.
Mme Laforest : Avec un
amendement.
«87. La prime d'un contrat d'assurance de
dommages attribué suivant une procédure ouverte ou sur invitation écrite et
prévoyant une option de renouvellement peut être modifiée lors du
renouvellement si les documents d'appel d'offres établissent les conditions et
les modalités permettant de déterminer la prime.»
L'article 87 de la
loi sur les
contrats et les organismes permettrait qu'un contrat d'assurance de dommages
attribué suivant une procédure ouverte ou sur invitation écrite soit modifié
lors de son renouvellement. Pour se prévaloir de cette possibilité, celle-ci
devrait cependant avoir été spécifiée dans les documents d'appel d'offres
concernant son attribution.
Donc, ici, on va lire tout de suite
l'amendement, M. le Président. Donc, l'article 1 : Supprimer, dans
l'article 87 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux, proposé
par l'article 1 du projet de loi, «de dommages».
Cet amendement modifie l'article 87
de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux afin d'élargir son
application à tout contrat d'assurance attribué par un organisme municipal.
Alors, la justification, c'est pour
s'assurer que la mesure va englober toutes les catégories d'assurance qui sont
offertes dans le milieu municipal. Donc, contrairement aux organismes publics,
les organismes municipaux peuvent acquérir des contrats d'assurance collective
en plus des contrats en assurance de dommages. C'est pour ça ici qu'on ajoute
la... le projet... dans le projet de loi «dommages».
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
questions sur l'amendement?
• (11 h 10) •
Mme Setlakwe : Oui, ce ne
sera pas long, M. le Président. Est-ce que la LCOP a des dispositions
similaires ou on n'est pas du tout dans un domaine qui est visé aussi par la
Mme Laforest : Je crois que
la LCOP ne prévoit pas de durée maximale, hein, Me Veilleux?
Le Président (M. Schneeberger) :
Me Veilleux.
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
M. le Président. Donc, la
Loi sur les contrats des organismes publics ne
prévoit pas qu'une telle durée maximale à un contrat d'assurance... pour
permettre de renouveler sans appel d'offres.
Mme Setlakwe : O.K. Puis de
venir... Le libellé qui avait été initialement proposé était plus restrictif,
et puis l'UMQ a demandé d'être... oui, d'être plus large et de venir dire... de
retirer l'expression. Est-ce que... Dans le fond, vous...
Mme Laforest : Mais, en fait,
on vient enlever «dommages» parce... pour la raison des assurances collectives.
Mme Setlakwe : Vous répondez
à ce qui est demandé par l'UMQ, pour que ça vise aussi les assurances
collectives. O.K. C'est beau. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : ...alors,
s'il n'y a pas des questions sur l'amendement, est-ce que l'amendement est
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Maintenant, nous en sommes à l'article 87 tel qu'amendé. Est-ce
qu'il y a des questions?
Mme Setlakwe : Ça ne sera pas
Le Président (M. Schneeberger) :
Députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : ...change le
régime, là... Qu'est-ce qui... Quelle est la... Quelle est la problématique,
s'il y en a une, là, qui a été rencontrée par les municipalités par rapport à
leurs contrats d'assurance? Puis qu'est-ce qu'on tente de changer avec le
projet de loi n° 79?
Mme Laforest : En fait, on
retire la durée maximale de cinq ans, parce que c'était trop... le cinq ans
n'était pas approprié, par exemple, pour des gros, gros projets.
Mme Setlakwe : Donc, ici, on
dit que la prime... la prime qui est prévue dans un contrat et «prévoyant une
option de renouvellement peut être modifiée...
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : ...lors du
renouvellement si les documents établissent les conditions et les modalités
permettant de...
Mme Setlakwe : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
Mme Setlakwe : Oui, ça ne
sera pas long. O.K., donc on retire la limite pour donner plus de flexibilité
aux villes, mais la balise c'est qu'il faut prévoir les règles du jeu.
Comment... comment est-ce qu'on vient quand même cadrer tout ça, Mme la
ministre?
Mme Laforest : Comment
comment... qu'est-ce que...
Mme Setlakwe : Bien, on est
venu enlever la limite de cinq ans, donc, tant pour la durée initiale que pour
les périodes de reconduction, mais comment on vient quand même...
Mme Laforest : Dans les
appels d'offres.
Mme Setlakwe : ...baliser?
Oui, les documents d'appel d'offres vont devoir être... prévoir quoi
exactement?
Mme Laforest : Devraient le
prévoir à ce moment-là, dans les appels d'offres, dans les documents d'appel
d'offres.
Mme Setlakwe : Mais
prévoir... prévoir quoi? Parce que...
Mme Laforest : Bien, prévoir
le contrat, prévoir le renouvellement, les modalités de renouvellement, par
exemple, dans les appels d'offres.
Mme Setlakwe : Mais par
rapport à la prime, parce que... ici, on parle vraiment de la prime, donc on
peut... Le contrat va pouvoir être renouvelé plusieurs fois, il n'y aura pas de
limite. Est-ce que je comprends?
Mme Laforest : Exactement.
Mme Setlakwe : Mais est-ce
qu'il va devoir y avoir une formule d'indexation, d'augmentation, de
renouvellement, de mise à jour? Qu'est-ce qu'on va devoir... Qu'est-ce que les
villes vont devoir prévoir dans les documents... rapport à la prime?
Mme Laforest : Ça va être
négocié dans les... à la discrétion des municipalités, dans la négociation,
avec le contrat lui-même.
Mme Setlakwe : O.K., merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va. Pas d'autres questions? Alors, est-ce que l'article 87 de la loi
édictée tel qu'amendé est adopté?
Mme Laforest : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 88.
Mme Laforest : 88 : «Le
gouvernement peut autoriser un organisme municipal à attribuer un contrat via
une infrastructure de transport en commun, suivant un système d'évaluation
global des critères qui prévoit toute adaptation parmi les suivantes :
«1 : la connaissance et l'évaluation
du prix sont différées;
«2 : seuls sont évalués les prix de
soumissions qui ont obtenu un pointage minimal en regard des autres critères;
«3 : les discussions avec les
entreprises qui ont été préalablement qualifiées sont tenues après la
publication des documents d'appel d'offres;
«4 : le dépôt de soumission
préliminaire n'est pas nécessaire;
«5 : lorsque tous les
soumissionnaires ont présenté une soumission conforme et que chacune de ces
soumissions propose un prix plus élevé que l'estimation établie par l'organisme
municipal, l'organisme peut négocier individuellement avec chacun des
soumissionnaires toute disposition requise pour en arriver à la conclusion d'un
contrat en préservant toutefois les éléments fondamentaux des documents d'appel
d'offres, de la demande des soumissions finales et de la soumission;
«6 : le versement aux conditions
qu'il établit d'une compensation financière à toute entreprise qualifiée et si
le contrat a été attribué, qui n'est pas le soumissionnaire retenu lorsque le
processus est établi uniquement aux fins de l'attribution d'un seul contrat;
«3 : peut établir les conditions
selon lesquelles le ministre peut autoriser un organisme municipal à verser la
compensation financière prévue au paragraphe six du premier alinéa. Il peut
également conférer au ministre le pouvoir d'établir les conditions selon lesquelles
ce dernier peut autoriser un organisme municipal à verser cette compensation.
Le présent
article s'applique, malgré toute disposition incompatible de la
section VI du
chapitre IV.»
L'article 88 de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux permet au gouvernement d'autoriser certaines
adaptations au système d'évaluation global des critères pour l'attribution de
contrats liés à une infrastructure de transport en commun. Cet
article
reprendrait les dispositions de l'article 573.3.1.0.1 de la
Loi sur les
cités et villes et des autres articles similaires pour les droits municipaux.
Donc... on veut ici maximiser la concurrence dans le domaine des
infrastructures de transport en commun. On veut adopter les règles au contexte
spécifique de ce domaine. Alors, voilà. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Alors, bon article. Est-ce qu'il y a des questions sur
l'article 88?
Mme Setlakwe : Oui, merci, M.
le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Députée
de Mont-Royal–Outremont.
Mme Setlakwe : Bien, juste
nous expliquer qu'est-ce qu'on est en train de faire ici. Puis là aussi je
comprends que ce n'est rien de nouveau. Il y a toujours eu un régime spécifique
pour les infrastructures de transport en commun.
Mme Laforest : ...ce n'est
rien de nouveau. C'est vraiment un
article qui est repris, identique dans
l'article 573.3.1.0.1 de la
Loi sur les cités et villes, avec les
dispositions qu'on a prises à l'article 48 du Code municipal et à
l'article 115 de la
Loi sur les sociétés de transport. Donc, c'est des
adaptations nécessaires à ces articles de loi là pour une saine concurrence
internationale également. Quand il y a peu de fournisseurs...
Mme Laforest : ...capables de répondre
aux besoins, quand on avait dit qu'on pouvait justement discuter avec le
fournisseur ou le soumissionnaire, donc les contrats d'infrastructures de
transport en commun, ce sont souvent les projets qui seraient les plus
susceptibles d'être touchés par cet
article de loi là.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
Mme Setlakwe : Bien, ici, on
est... Oui, ce ne sera pas long, M. le Président. Donc, ici, on est quand même
dans un scénario où la ville ou l'organisme municipal a choisi le mode ouvert
qu'on appelle le système d'évaluation global des critères. C'est ça? On est
quand même dans un contexte spécifique?
Mme Laforest : Oui, oui.
Mme Setlakwe : Donc, c'est
une procédure ouverte, mais par... mais c'est une procédure qui demeure quand
même exceptionnelle, de ce que je comprends, où le gouvernement va autoriser
des adaptations. Puis là, il y a une liste non limitative. Juste nous expliquer
qu'est-ce qu'on... qu'est-ce qu'on veut permettre aux municipalités de faire ici?
Mme Laforest : Bon. Votre
question est excellente. Puis je vais donner encore l'exemple du tramway, par
exemple, un projet d'envergure. Si on regarde le premier point, c'est la
connaissance et l'évaluation du prix qui sont différées. Donc, ici, le dépôt de
la proposition financière pourrait par exemple être demandé après le dépôt de
la proposition technique. Donc, ça, c'est un exemple. Donc, ce qu'on fait,
c'est qu'après le dépôt de la proposition qui a été déposée, bien, il y a un
dépôt de proposition financière entre la municipalité puis le soumissionnaire.
Ça, on l'avait prévu. Puis l'exemple, encore une fois, c'était pour le tramway
parce que ce n'est pas évident non plus d'avoir des soumissionnaires pour des
projets d'envergure comme ça.
Puis le point deux, «seuls sont évalués le
prix des soumissions qui ont obtenu un pointage minimal en regard des autres
critères», c'est la même chose. Donc, ici, on prévoit un pointage minimal pour
poursuivre l'évaluation du prix. Puis on s'assure que les soumissions retenues
présentent une qualité également et non juste le prix. Ça, on avait dit
justement que le prix serait... la qualité serait considérée.
Puis le point trois et quatre, à ce
moment-ci, on... c'est dans la préparation de soumissions qui représentent
un... disons, des montants considérables ou un fardeau important pour les
soumissionnaires. La municipalité, par exemple, pourrait commencer les
discussions dès la... dès la publication de la demande des soumissions. Ça,
c'est pour les points trois et quatre.
• (11 h 20) •
Pour le point cinq, à ce moment-ci,
c'est... c'est bien, parce qu'actuellement, «si l'ensemble des soumissions
présentent un prix trop élevé, plus que l'estimation, l'organisme ou la
municipalité devrait annuler son appel d'offres», présentement. Donc, imaginez,
là, comment ça peut être plus long. Puis, si on prend... on prévoit le nouveau
mécanisme, bien, on prévoit une nouvelle négociation avec plusieurs
soumissionnaires, donc on pourrait obtenir un meilleur prix sans annuler
l'ensemble du processus. Donc, vous voyez ici qu'on sauve des... énormément de
retards ou d'annulations de processus.
Et le dernier paragraphe, le paragraphe
six, on prévoit ici des compensations financières dans les appels d'offres pour
bénéficier d'une plus grande concurrence. Puis, ça aussi, ce n'est pas nouveau.
On l'a adopté la semaine passée, cette possibilité-là.
Mme Setlakwe : O.K.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que ça répond aux questions?
Mme Setlakwe : Oui, ce ne
sera pas long, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Mme Setlakwe : Non, on n'est
vraiment pas dans du nouveau. Mais est-ce que... O.K. Moi, ce que je comprends
de tout ça, c'est qu'encore une fois il y a deux... il y a deux approches, là,
où les municipalités peuvent... Il y a deux... Il y a deux types de contrats
qui permettent une approche collaborative avec le marché, avec les entreprises.
Puis là, on avait notre nouveau contrat de partenariat, mais on a aussi le
système d'évaluation globale des critères, avec ou sans négociation... avant...
avec ou sans discussion et négociation. Là, c'est de... c'est de ce deuxième
système là dont on parle?
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : Qui existait
avant aussi.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Mais là on est
dans une sous-catégorie pour quand on parle d'infrastructures de transport en
commun. O.K.
Mme Laforest : Exactement.
Mme Setlakwe : Donc, on a des...
on suit la procédure qui est déjà prévue.
Mme Laforest : Qui a été
adoptée en 2021. C'est une procédure qui a été adoptée en 2021.
Mme Setlakwe : O.K. Mais là,
ici, on n'est pas... on n'est pas techniquement dans les nouveaux contrats...
Mme Setlakwe : ...de
partenariat ou ça commence à ressembler à des contrats de partenariat où on n'a
pas vraiment pris ce chemin-là, mais on se retrouve... la municipalité se
retrouve ou l'organisme avec des soumissionnaires. Il y a des choses qui se
précisent, mais elle souhaite adapter le processus, ne pas recommencer,
s'adapter en fonction du prix, etc., différents critères et venir un peu...
J'ai l'impression qu'elle souhaite avoir une procédure vraiment spécifique au
projet, mais elle doit obtenir l'approbation du gouvernement pour le faire.
Est-ce que je comprends bien?
Mme Laforest : Mais en fait
c'est un choix que la municipalité... On offre le choix à la municipalité.
C'est la municipalité qui va décider. Puis, par exemple, le projet qu'on
pourrait dire, le REM., ça pourrait être un exemple de projet, à ce moment-là,
Mme Setlakwe : Mais le
gouvernement doit autoriser la municipalité à fonctionner de cette façon-là
puis à adapter son système d'appel d'offres, non?
Mme Laforest : Oui. Allez-y,
Me Veuilleux.
Le Président (M. Schneeberger) :
M. Veilleux (Jean-Pierre) : Merci,
M. le Président. Oui, exactement. Dans le fond, cette procédure-là implique une
intervention du gouvernement pour l'autorisation. Donc, c'est un ajustement,
comme vous le disiez, d'une autre procédure, mais uniquement pour les
infrastructures de transport en commun.
Mme Setlakwe : O.K. Et est-ce
qu'on est... on est limité à des infrastructures qui ont une certaine valeur ou
on... on parle d'une infrastructure... infrastructure de transport en commun,
forcément, si c'est un contrat d'une certaine valeur, mais il n'y a pas de
seuil applicable ici?
M. Veilleux (Jean-Pierre) :
Mme Setlakwe : J'ai
l'impression que ça devient du cas par cas, le...
Mme Laforest : ...Oui, dans
cet article-là, oui. C'est sûr, quand on parle du REM ou du tramway, c'est
différent puis ça dépend de la municipalité aussi, là.
Mme Setlakwe : Mais
finalement, si on prend un pas de recul, quelle est la différence entre ce
régime-là, rappelez-nous, et le nouveau contrat de partenariat? Ça va être quoi
la différence?
Mme Laforest : Mais en fait,
là, c'est juste une possibilité de plus qu'on offre aux municipalités. C'est
vraiment... comment je pourrais dire ça, c'est une discrétion qui est offerte
aux municipalités dans ce projet-là, pour les projets de... les projets avec
les sociétés de transport en commun. Mais à votre question, je pourrais poser
une question : On devait ajouter cet article-là, Me Veuilleux? Parce que,
dans le fond, la municipalité pouvait le faire déjà. C'est une transposition
pour notre projet de loi. C'est bien ça?
M. Veilleux (Jean-Pierre) : En
fait, c'est effectivement, actuellement, il y a un ajustement qui est prévu
dans la loi à une procédure qui est existante. Ceci dit, le projet de loi
ajoute d'autres modalités pour les contrats de partenariat. Comme la ministre
le mentionne, ça donne plus d'opportunités, plus de possibilités aux
municipalités.
Mme Setlakwe : Mais je trouve
que ça commence à vraiment se ressembler, là, ces deux régimes-là. Le régime...
le système d'évaluation globale des critères, où est-ce que, finalement, on
adapte puis on commence à avoir des discussions et des négociations
individuelles avec chacun des soumissionnaires et le mode partenariat qu'on
vient d'étudier. On a commencé jeudi puis on a terminé ce matin. Pour moi, ce
n'est quand même pas clair et limpide, là. Est-ce qu'une municipalité peut...
dans les étapes initiales, qu'est-ce qui va faire qu'elle va choisir un mode ou
l'autre avec ces nouveaux outils et ce nouveau mode de contrat de partenariat?
Mme Laforest : Ça dépend des
besoins de la ville.
Mme Setlakwe : Mais, encore
une fois, ma question, c'est : Quelles sont essentiellement les
différences dans les deux régimes? Celui qui existait déjà... Parce que là on
a... on n'a pas retiré ce qui existait déjà, là, l'évaluation globale des
critères, avec ou sans discussion, puis on a introduit un nouveau régime, mais,
des fois, ça pourrait créer une... deux régimes qui se ressemblent. Moi, je
pense que, Mme Petit, elle aimerait ça peut-être clarifier. Qu'est-ce qui
est... qu'est-ce qui les distingue, là, ces deux régimes-là?
Mme Petit (Katia) : Merci. En
fait, vous vous rappelez que, lorsqu'on a parlé du contrat de partenariat, on a
toujours dit qu'il y avait deux modes d'octroi. Donc, le mode avec une
évaluation globale des critères avec, avec ou non des discussions. Et qu'il y
avait le mode adapté à l'infrastructure...
Mme Petit (Katia) : ...qui
peut s'adapter complètement au type de projet, donc vraiment pour des projets
extraordinaires où les modalités standard sont... sont peu pertinentes. Ici,
tout ce qu'on vient faire, c'est qu'on vient d'adapter le mode d'évaluation
globale en disant : Spécifiquement, dans un contexte de transport en
commun où il y a une compétition internationale, et autre, on vient déjà prévoir
certains ajustements. Mais une municipalité pourrait quand même décider d'y
aller vers un contrat adapté à l'infrastructure, donc qui est fait sur mesure
ou il y aller avec ce mode-là, qui est déjà prévu et qui nécessite juste
quelques petits ajustements à ce qui est déjà existant. Donc, c'est vraiment
les deux... les deux façons d'octroyer un contrat de partenariat, tout
simplement, là.
Mme Setlakwe : O.K. Merci. Je
comprends. C'est... C'est... Et donc le contrat de partenariat, qui est nouveau,
nécessite d'entrée de jeu une autorisation du gouvernement, de la ministre,
alors que l'autre, il est possible qu'on n'ait pas besoin... qu'on n'en ait pas
besoin. On en a... On va le savoir une fois qu'on aura entamé le processus.
C'est ce que je comprends.
Mme Laforest : Oui.
Exactement.
Mme Setlakwe : O.K. O.K. Mais
là, encore une fois, tout ce libellé existe déjà.
Mme Laforest : Voilà.
Mme Setlakwe : O.K. Est-ce
qu'il a été utilisé dans le passé? Est-ce que cette autorisation du
gouvernement a été attribuée pour des contrats?
Mme Laforest : Le tramway de
Mme Setlakwe : Est-ce qu'il y
en a d'autres?
Mme Laforest : Non.
Mme Setlakwe : Non. Je
comprends. Non, mais ça démonte juste... bien, en tout cas pour moi, ça...
Mme Laforest : Non mais c'est
important de le demander, là, si ça a déjà été utilisé. Oui.
Mme Setlakwe : Ça devient
déjà clair. Oui. Donc, dans le dossier du tramway de Québec, il a dû y avoir
des... c'est ça, des discussions. Le processus a été adapté et le gouvernement
l'a autorisé.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : A autorisé la
ville à le faire. Puis, dans le futur, bien, possiblement que, face à des
projets de cette envergure, de cette... de cette complexité, les municipalités,
les... en tout cas les grandes villes vont aller vers un mode qui est encore
plus sur mesure. Je le considère encore plus sur mesure, le mode partenariat.
Mme Laforest : Oui. Bien, en
fait, la base de cet article-là, c'est la ville de Québec qui avait demandé
cette possibilité-là pour les soumissionnaires pour octroyer un certain montant
aux soumissionnaires parce que c'était plus compliqué, trouver des
soumissionnaires. Donc, avec cette mesure-là, ça aidait quand même la ville de
Québec à avoir plus de soumissionnaires. C'est pour ça. C'est dans cette
orientation-là qu'on a... Puis on avait adopté cet article-là en 2021, c'était
le projet de loi n° 67.
• (11 h 30) •
Mme Setlakwe : O.K. Ça existe
déjà. C'est bon. Là, la ville de Laval... Puis, la question de la compensation
financière, elle existait aussi. On... Ce n'est pas nouveau, là, la possibilité
Mme Laforest : Non, non, non.
C'est depuis 2021. Avril 2021.
Mme Setlakwe : Juste une
dernière question. J'essaie juste de voir. On dit que «la ville de Laval
recommande que la disposition soit élargie afin d'inclure tout contrat
d'infrastructure d'une certaine envergure, voire tout contrat d'envergure
majeure.» Mais là, à ce moment-là, là, je suis en train... je soulève... je
soulève un élément qui a été amené par la ville de Laval. Mais, moi, la façon
dont je répondrais, c'est qu'à ce moment-là c'est le contrat de partenariat qui
s'appliquerait.
Mme Laforest : Voilà. Avec
les contrats de partenariat.
Mme Setlakwe : Oui. Je pense
que le projet de loi vient répondre.
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : Parce que
c'était très, très spécifique à une infrastructure de transport en commun, le
régime actuel. O.K. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va. Alors, est-ce que l'article 88 de la loi édictée est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, nous changeons de bloc, nous allons dans le bloc numéro neuf,
Dispositions diverses, soumissions dont le prix est anormalement bas.
Articles 89, 90, 91 et 92. Alors, 89, Mme la ministre.
Mme Laforest : Oui. «Le prix
d'une soumission est anormalement bas si une analyse sérieuse et documentée
effectuée par l'organisme municipal démontre que le prix soumis ne peut être
soumis à l'entreprise de réaliser le contrat selon les conditions des documents
d'appel d'offres sans mettre en péril l'exécution du contrat.»
Le Président (M. Schneeberger) : Explications
Mme Laforest : Ah! bien, ça
dit tout. La
section un du
chapitre sept du
titre trois de la
Loi sur les
contrats des organismes municipaux comprenant des travaux des nouveaux
articles 89 à 92 prévoirait les règles permettant de rejeter une
soumission dont le prix est anormalement bas. Cette
section serait... Cette
section serait de droit nouveau...
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11 h 30 (version non révisé
e) Mme Laforest : ... Il
reprendrait cependant, avec des ajustements, des dispositions prévues dans
certains règlements adoptés en vertu de la
Loi sur les contrats des organismes
publics.
L'article 89 de la
Loi sur les contrats des organismes municipaux
définit ce qui constitue un prix anormalement b