CAT — 7 May 2024 (43rd Legislature, 1st Session)
CAT 2024-05-07
Quebec — Committees
(Neuf
heures quarante-sept minutes)
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, bon matin à tous. Il y a le quorum. Je déclare
la Commission de l'aménagement du territoire ouverte.
Alors, la commission
est réunie ce matin afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi
n° 50, la loi édictant la... sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres et modifiant
diverses dispositions relatives notamment aux centres de communications
d'urgence et à la protection contre les incendies de forêt.
Est-ce que nous avons
des remplaçants ce matin?
La Secrétaire :
Oui, M. le Président. Mme Setlakwe (Mont-Royal—Outremont)
est remplacée par Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis).
Le Président (M.
Schneeberger) : Merci beaucoup. Alors, lors de la dernière session,
nous en étions... nous avions adopté le... l'article 90. Nous en étions à
l'article 91 de l'article 1. Alors, je ne sais pas où en étaient les
discussions. Je laisse la place aux... M. le ministre, oui.
Bonnardel : J'avais lu... j'avais lu... j'avais lu le... Bien,
voulez-vous que je relise le paragraphe?
Le Président (M.
Schneeberger) : Non. Ça va? Alors, est-ce qu'il y avait des questions
sur l'article 91? Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Maccarone : Merci, M. le Président. Bon matin, tout le monde. Lors des
fins des travaux, la semaine passée, j'avais demandé si on avait des précisions
en ce qui concerne la traduction en anglais de «special partners», parce
qu'ici, quand on dit «à l'exception des commanditaires». Puis j'avais posé la
question, puis on avait dit que probablement on avait eu le temps, entre la
pause des travaux, d'avoir une réponse.
Bonnardel : La légiste va vous donner un élément de réponse, là, mais
c'est une traduction qui vient des autres lois. Je vais laisser la légiste,
Noémi, vous expliquer.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, ça prend le consentement pour que madame puisse intervenir.
Alors, je vous demanderais de vous nommer avec votre titre.
Mme Potvin (Noémi) : Oui, bonjour. Noémi Potvin,
avocate aux affaires juridiques du ministère de la Sécurité publique.
On a fait des
recherches, on a aussi discuté avec le Secrétariat à la législation. Il faut
savoir que cette expression-là est traduite
ainsi depuis le Code civil, qui a été adopté en 1991. Alors, partout dans nos
lois, il est traduit de cette façon-là. Vous comprenez que c'est un petit
peu délicat ici de venir le traduire autrement, là, en raison de la cohérence
du corpus législatif, là, mais tout ça découle du Code civil.
Maccarone : Je comprends. C'est bon. C'est ma réponse... le moins
aimé, vous le savez, je pense que je l'ai déjà exprimé, mais je comprends. Je
comprends la complexité, mais ça reste que, pour moi, en tout cas, là, la
traduction d'«à l'exception des commanditaires», «special partners», c'est...
Je comprends qu'on ne changera pas ça aujourd'hui. Bref, merci beaucoup pour
les explications, mais ce n'est vraiment pas une bonne traduction, là, c'est...
Moi, il me semble, ça devrait être quelque
chose autre, on met des «partnerships», je ne sais pas, quelque chose de
différent, mais voilà. Merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : D'autres questions? Député de Laurier-Dorion.
Fontecilla : J'aurais une question, M. le Président. Bonjour, tout le
monde. Qu'est-ce qu'on désigne par «une association non personnalisée», s'il
vous plaît?
Mme Potvin
(Noémi) : Oui, une association non personnalisée, c'est un groupement
de personnes liées par contrat mais qui est
non doté d'une personnalité juridique. C'est défini à l'article 2186, le
deuxième alinéa, du Code civil
du Québec. Donc, il y a vraiment, là... On a plusieurs personnes qui sont liées
par contrat, qui vont faire une entreprise, mais il n'y a pas de
personnalité juridique. Voilà.
M. Fontecilla : Très bien. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? D'autres questions? Est-ce que l'article 91 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
L'article 92. M. le ministre.
M. Bonnardel :
L'article 92 se
lit comme suit :
«Les montants
des amendes prévues par la présente loi ou ses règlements sont portés au double
en cas de récidive.»
Commentaire. Cet
article vise à punir plus
sévèrement les récidives.
Le Président (M. Schneeberger) :
Questions? Non. Est-ce que l'article 92 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté.
Article 93.
M. Bonnardel : 93 se lit comme
suit :
«Un juge peut ordonner à un contrevenant de
remédier à tout manquement pour lequel celui-ci a été déclaré coupable.
poursuivant doit donner au contrevenant un préavis d'au moins 10 jours
pour toute demande d'ordonnance, sauf si les parties sont présentes
devant le juge. Le juge doit, avant de rendre une ordonnance et sur demande du
contrevenant, lui accorder un délai qu'il juge raisonnable pour lui permettre
de présenter une preuve relative à la demande du
poursuivant.»
Commentaire. Cet
article permet à un juge, en
plus d'imposer une amende à un contrevenant, de lui ordonner de remédier à un
manquement pour lequel il a été déclaré coupable et prévoit les modalités pour
ce faire.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui, juste très
rapidement. Je vois qu'on est en train de changer la formulation de... la rédaction de l'article en question puis on ajoute
le «avant de rendre une ordonnance». Pourquoi qu'on fait ce changement?
Mme Potvin
(Noémi) : Bien, c'est une question de... c'est pour que ça
soit équitable. C'est une amélioration, en fait, de la rédaction, là. Donc, on donne des préavis pour que la
personne qui serait visée par une demande d'ordonnance comme ça puisse
se préparer en conséquence.
Mme Maccarone : OK. Chose qui
n'était pas possible auparavant.
Mme Potvin (Noémi) : Bien, ça aurait
pu être possible, ça aurait été une bonne pratique de le faire, mais la loi ne
l'obligeait pas.
Mme Maccarone : OK, c'était moins
clair. OK, merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? D'autres questions? Est-ce que l'article 93 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 94.
Bonnardel : 94.
Nous avons un amendement, mais je vais lire l'article principal en
premier :
«Une poursuite pénale pour une infraction à une
disposition du règlement pris en application de l'article 11 peut être
intentée par une municipalité locale lorsque l'infraction est commise sur son
territoire.
«Le cas échéant, la poursuite peut être
[tentée...] intentée devant la cour municipale compétente.
«Les amendes imposées appartiennent à la
municipalité poursuivante.
«Lorsque la poursuite est intentée devant une
cour municipale, les frais relatifs à la poursuite appartiennent à la
municipalité dont dépend cette cour, sauf la
partie des frais remis par le
percepteur à un autre poursuivant en vertu de l'article 345.2 du Code de
procédure pénale (chapitre C‐ 25.1)
et sauf les frais remis au défendeur ou imposés à la municipalité poursuivante
en vertu de l'article 223 de ce code.»
Commentaire. Cet
article
permet aux municipalités locales qui sont chargées de veiller à l'application
du règlement concernant les personnes dont les biens ou les activités peuvent
être à l'origine d'un sinistre de poursuivre les
personnes qui contreviennent à ce règlement sur leur territoire et prévoit
qu'elles conservent les amendes imposées.
Le Président (M. Schneeberger) : ...OK,
l'amendement est là, parfait. Il a été reçu. Allez-y.
Remplacer, dans le premier alinéa de
l'article 94 de la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la
résilience aux sinistres, proposé par
l'article 1 du projet de loi, «[à une disposition] du règlement pris en
application de l'article 11» par «[pour une infraction à une
disposition] de la présente loi ou d'un règlement pris pour son application».
Donc, vous voyez, le libellé est modifié au
premier alinéa.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions?
Bonnardel : En réalité, c'est une erreur, comme telle, là,
d'avoir mis ça juste pour l'application de l'article 11, donc, la
«poursuite pénale pour une infraction à une disposition de la présente loi ou
d'un règlement pris pour son application». On ne se concentre pas seulement sur
l'article 11.
Président (M. Schneeberger) : Est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement?
Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Ça fait que... si je
comprends bien, on enlève le 11 parce que le 89 aussi est interpelé par cet
article. Ça fait que ça... dans le fond, c'est plus conforme avec tout ce qui
est lié avec cet article?
M. Bonnardel : Oui. Voulez-vous une
réponse plus... plus...
Mme Maccarone : Allez-y, Me Potvin.
Mme Potvin
(Noémi) : Bien, c'est ça, c'est que, vous savez, les projets
de loi, on continue toujours d'y réfléchir, même après sa présentation. Finalement, en regardant ça, on se
disait : Mais là on ne permettrait pas à une municipalité de
poursuivre, dans un cas d'entrave à un inspecteur municipal, par exemple, qui
aurait voulu aller inspecter un générateur de risque, ou on ne permettrait pas
à une municipalité de poursuivre pour toutes sortes d'autres infractions qui
pourraient la concerner directement. Donc, ça a été jugé préférable de
présenter un amendement pour lui donner toutes les possibilités dans les cas
d'infraction à la loi.
Maccarone : OK, c'est clair. Merci.
Président (M. Schneeberger) : Ça va? D'autres questions? Alors, est-ce que
l'amendement de l'article 94 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Est-ce que l'article 94 tel qu'amendé, il y a des questions? Non. Est-ce
que l'article 94 tel qu'amendé est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 95.
«Dispositions transitoires et finale
«95. Aux fins de l'application du deuxième
alinéa de l'article 7, le Règlement sur les procédures d'alerte et de
mobilisation et les moyens de secours minimaux pour protéger la sécurité des
personnes et des biens en cas de sinistre (chapitre S-2.3, r. 3) est
réputé avoir été pris en vertu du paragraphe 1° de l'article 10 de la
présente loi.»
Commentaire.
Cet
article vise à maintenir en vigueur le Règlement sur les procédures
d'alerte et de mobilisation et les
moyens de secours minimaux pour protéger la sécurité des personnes et des biens
en cas de sinistre, édicté en vertu de
l'article 194 de l'actuelle
Loi sur la sécurité civile, jusqu'à ce que le
contenu du plan de sécurité civile, que doivent adopter les
municipalités locales en vertu du deuxième alinéa de l'article 7, soit
déterminé par un règlement du gouvernement qui doit être pris en vertu du
paragraphe 1° de l'article 10.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Juste
très rapidement. Définition de «secours minimaux», ça peut être quoi?
Le Président (M. Schneeberger) : Mais,
monsieur... Je dois avoir le consentement pour que vous puissiez prendre la
parole. Alors, consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, veuillez vous nommer par votre nom, prénom et votre titre.
M. Savard (Jean) : Alors, bonjour.
Jean Savard, sous-ministre associé sécurité civile, sécurité incendie.
Exemples de secours minimaux dont fait référence
le règlement, ici, c'est, pour une municipalité, avoir identifié un centre de
services aux sinistrés, centres d'hébergement, des mesures de contingence,
génératrices pour alimenter, ce genre... Il y en a... Il y a une liste, là,
de...
Mme Maccarone : OK, OK, merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
Le Président (M. Schneeberger) : D'autres
questions? Est-ce que l'article 95 est adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 96.
M. Bonnardel : «96. Le Comité de
sécurité civile du Québec et l'Organisation de la sécurité civile du Québec
formés le (indiquer ici la date de la sanction de la présente lo