Agriculture, Fisheries, Energy and Natural Resources — 11 February 2021 (42nd Legislature, 1st Session)
CAPERN 2021-02-11
Quebec — Committees
Le Président (M.
Lemay) : ...peut répéter les remplacements.
Secrétaire : Oui. M. Campeau (Bourget) est remplacé par
M. Lefebvre (Arthabaska) et M. Polo (Laval-des-Rapides) est
remplacé par Mme David (Marguerite-Bourgeoys).
Lamontagne : Oui, mais c'est M. Girard (Lac-Saint-Jean) qui
remplace M. Campeau.
Le Président (M.
Lemay) : ...ministre, M. Girard est déjà membre de la commission,
donc on n'a pas besoin de le remplacer.
Lamontagne : O.K., mais M. Lefebvre... est-ce qu'il est ici,
M. Lefebvre?
Le Président (M.
Lemay) : Non. En fait, on ne peut pas indiquer l'absence d'un de nos
collègues, mais techniquement, c'est lui qui remplace, si ça vous convient.
Lamontagne : Merci, M. le Président. O.K. On est dans nos procédures
spéciales.
Le Président (M.
Lemay) : Bien sûr.
Lamontagne : C'est bon. Vous voyez quand même que je suis quand même
alerte, hein?
Le Président (M.
Lemay) : Oui, oui, oui. Vous aviez...
Lamontagne : Je suis juste un pas en arrière.
Le Président (M.
Lemay) : Ça vous titillait, là, vous vous êtes dit : Là, il me
semble qu'il y a une erreur. Non, non. En fait, effectivement, c'est conforme,
M. le ministre. Il n'y a pas d'obstacle. Tout est parfait.
Donc,
comme je le disais, hier soir, vous avez fait la lecture d'un amendement à
l'article 36, qui nous a permis durant la soirée de pouvoir bien
réfléchir à la portée de cet amendement.
Maintenant, si vous
voulez donner des explications supplémentaires pour nous remettre dans le bain
de votre amendement, et je céderai ensuite la parole à d'autres intervenants.
Lamontagne : Bien, écoutez, pour nous remettre dans le bain, moi, je
suggérerais que je relise l'article. Est-ce que je peux faire ça? On peut faire
Le Président (M. Lemay) :
Certainement.
M. Lamontagne :
Mais avant, écoutez, je suis sorti d'ici hier, là... Ça fait quand même deux
jours qu'on travaille ensemble, puis ce
matin je veux vous témoigner de mon appréciation — je parle à mes collègues puis à M. le
président aussi — témoigner
de mon appréciation... Depuis les premiers instants de la commission, l'étude
article par article, la sorte de travail qu'on fait ensemble puis la qualité de
travail ou, tu sais, l'état d'esprit dans lequel on fait ça, là, honnêtement,
moi, j'apprécie beaucoup votre collaboration. J'apprécie beaucoup qu'ensemble,
vraiment... ce qu'on fait, c'est vraiment pour le meilleur de l'ITA. Ça fait
que je voulais juste vous témoigner ce matin, là, pour moi, c'est un... Je m'en
viens ici, là, continuer l'étude, là, puis ce n'est pas une corvée, c'est
vraiment un plaisir. Ça fait qu'un gros merci. Merci beaucoup.
L'article 36 : «Le conseil d'administration
peut constituer un comité exécutif chargé de l'administration des affaires
courantes de l'institut, lequel veille à la mise en oeuvre des décisions du
conseil d'administration et exécute les mandats que ce dernier lui confie.
«Il exerce en outre les fonctions et pouvoirs
que le conseil d'administration peut lui déléguer. Toutefois, les pouvoirs
prévus à l'article 10, au paragraphe 3° de l'article 11, à
l'article 13, aux deuxième et troisième alinéas de l'article 22 ainsi
qu'aux articles 23, 45 et 47 ne peuvent lui être délégués.»
Commentaires : Cet
article prévoit la
possibilité pour le conseil d'administration de constituer un comité exécutif
et prévoit les fonctions qu'un tel comité peut exécuter.
Il y avait un amendement aussi. Je vais relire
l'amendement. Alors, l'amendement pour l'article 36 : Remplacer, dans le deuxième alinéa de
l'article 36 du projet de loi, «paragraphe 3° de l'article 11»
par «paragraphe 4° de l'article 11» et «articles 23, 45 et 47» par «articles 23 et 45».
Commentaires :
Cet amendement vise à corriger une coquille, présente dans le projet de loi,
dans le renvoi à l'article 11.
De plus, il propose un amendement de concordance
étant donné l'amendement qui sera déposé à l'article 47 du projet, qui
propose de rendre obligatoire la constitution d'une commission des études au
sein de l'institut.
Le Président (M. Lemay) :
Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys, la parole est à vous.
David : On a bien du fun, vous
avez raison, mais on va en avoir, là, parce que c'est vraiment
mélangeant. Là, je suis dans trois lois en même temps, parce qu'un
réfère à l'autre qui... l'autre réfère à l'autre. Alors, je suis dans la loi
des cégeps puis, en même temps, je suis sur la
Loi sur les collèges
d'enseignement général et professionnel.
Donc, j'ai deux ordres de commentaires et de
questions. On va commencer, bien, par le plus simple, je crois, c'est donc la
première partie, c'est la grande question du comité exécutif. C'en est une
dans... à l'IGOPP. C'en est une dont parlent souvent des grands spécialistes de
la gouvernance, comme Michel Nadeau et compagnie. C'est bizarre à dire, mais,
des fois, ça déchaîne les passions, l'existence d'un comité exécutif. Pourquoi?
Parce que c'est arrivé souvent que des
comités exécutifs deviennent, dans les faits... parce qu'il faut voir ce qui
est écrit, par exemple, dans la Loi
sur les collèges. Il existe, oui, un comité exécutif dans les collèges. C'est
prévu dans leur loi pour la gestion courante. Ah! Ha! Qu'est-ce que la
gestion courante?
Alors, ce qui
arrive dans certains endroits, et tout ça dépend du climat, tout ça dépend du
lien entre les membres des conseils
d'administration, c'est que, dans le fond, tout devient gestion
courante des collèges. Arrive le C.A. mensuel où... oui, mensuel,
habituellement, là, tout est décidé d'avance, parce que le comité
exécutif devient, dans le fond, la place centrale où s'exerce le
pouvoir. Puis souvent, on va se le dire, les gens qui sont au comité exécutif
sont les gens qui sont les plus engagés.
C'est normal, ça prend du temps. C'est bénévole tout ça, là. Tu es bénévole, tu
es dans le comité exécutif, tu es souvent aussi dans le comité de gouvernance,
ressources humaines, etc. Finalement, tu gères la place, tu arrives au C.A.,
puis c'est du «rubber stamping». Ça, je l'ai entendu, là, très, très souvent.
Bien, qu'est-ce qu'on fait ici, nous?
Ils se sont réunis quatre fois, cinq fois. Parce que ce n'est pas géré de la
même façon que le conseil d'administration.
Donc là, on tombe vraiment dans des enjeux de
gouvernance compliqués, là. Et je ne suis pas une spécialiste non plus de la
gouvernance, mais j'ai participé à pas mal d'affaires qui étaient de la
gouvernance. Et j'imagine... puis peut-être que non, mais que vous avez... soit
que vous avez pris ça de la
loi sur les collèges en disant : Bon, bien, c'est correct. Vous vous êtes inspirés, dans ce
cas-ci, de la
loi sur les collèges, effectivement, mais probablement d'autres
choses, là. Ça, c'est-tu votre cahier à vous? Oui, c'est votre cahier à vous,
de commentaires.
Donc, vous êtes allés sur l'article 39 de
la
loi sur la transition énergétique. Je ne sais pas si c'est pour le deuxième alinéa,
ça, ou pour le premier, parce que, dans les notes additionnelles, ce n'est pas
précisé pour quelle partie. Mais c'est
clair, et on ne se le cachera pas, que l'article 16 de la
Loi sur les collèges dit effectivement qu'il y a un comité exécutif pour gérer les affaires
courantes.
Est-ce que vous avez réfléchi plus loin que ça
ou vous avez dit : Bon, bien, on va faire comme eux et puis on n'a pas vraiment
d'opinion plus poussée que ça sur l'existence ou pas d'un comité exécutif? Vous
avez peut-être vécu, vous-même,
avec des comités exécutifs dans des C.A., là, puis que ça a toujours
bien été. Je ne dis pas que ça va toujours mal, mais je dis que, quand il
y a une trop grande puissance...pouvoir exercé par le comité exécutif, ça
devient un C.A., des fois, qui est dysfonctionnel.
Je ne veux pas en faire un grand débat de trois
heures de temps, mais c'est un risque qui peut être encouru.
M. Lamontagne : Bien, merci, Mme
la députée. Effectivement, le point que vous amenez, ça se passe aussi dans l'entreprise
privée, ça se passe...
Puis moi, je vais vous conter... Bien là, ce
n'est pas pour déverser ma vie personnelle, là, mais, dans des vies passées, moi, j'ai été dans des environnements de
conseils d'administration. J'ai déjà participé sur des conseils exécutifs. J'ai déjà été sur un conseil qui avait un conseil exécutif
et je peux vous dire que, dans un contexte, naturellement, où le conseil d'administration
est volontaire aussi de former un tel conseil, les administrateurs sont
habilités à faire les représentations qu'ils veulent faire. À savoir s'ils le
font, ça, c'est une autre chose. Bien là, je ne peux pas présumer de la
capacité des gens à être
partie à des activités auxquelles ils ne souscrivent
pas, mais à continuer de s'identifier à ça. À un moment donné, s'il y a des
choses qui ne font pas ton affaire, tu te manifestes, sinon, bien, tu n'as pas
trop d'affaires là, là, tu sais.
Ça fait que moi, je sais que mon expérience
personnelle... encore là, bien, pour moi, c'est un outil qui est certainement
très utile. On le voit, exemple, pour les cégeps, ça s'explique. Puis
d'ailleurs, quand on voit le nombre de personnes aussi qu'il y a sur un conseil
d'administration d'un cégep, bien, je veux dire, ça serait triste qu'il n'y ait
pas de comité exécutif, je vais être franc avez-vous, dans un contexte où, à un
moment donné, ce n'est pas un club social aussi, puis on veut que ça avance.
Puis il y a tellement de dossiers qui peuvent se mener de façon concurrente
dans ce côté-là.
Après ça, bien, j'ai une collègue, que vous
connaissez bien, qui m'a dit : M. le ministre, tu sais, c'est bien important que le conseil d'administration ait
l'opportunité d'avoir ça, là. Je ne vous donnerai pas le nom de la collègue,
mais je pense que vous soupçonnez c'est qui.
Mais tout ça pour vous dire que j'entends très
bien vos craintes. Ces craintes-là sont légitimes, parce que c'est documenté,
mais, en même temps, ce n'est pas qu'il va y avoir, c'est quelque chose qu'il
peut y avoir. Mais après ça les administrateurs, chacun dans leurs capacités
pour la contribution qu'ils font, bien, ils ont toutes les capacités aussi de
s'exprimer, à
titre d'administrateurs, sur le fonctionnement, et ce qui va, et
ce qui ne va pas, les suggestions qu'ils ont à faire puis, après ça, de prendre
acte, ultimement, comment le conseil d'administration va se comporter aussi,
là, tu sais.
Mme David : ...vous avez
complètement raison que c'est au C.A. aussi à être vigilant et puis à ne pas...
à s'impliquer s'ils veulent être dans le comité exécutif. On ne précise pas...
Je ne sais pas si on le précise ailleurs. Je ne crois pas. Ah oui! Ici, «et des
autres personnes élues par le conseil d'administration — mais
voilà — parmi
les membres indépendants.» Et là c'est là que ça devient problématique au 37,
mais on peut en parler. Disons que je suis sûre qu'on... finalement, on va
finir par l'avoir, le comité exécutif, là, dans votre loi.
Alors, je ne veux pas... on peut faire des
débats puis un colloque là-dessus, là, mais on ne fera pas ça ici aujourd'hui.
Mais là où ça accroche souvent, c'est que c'est les membres indépendants qui
prennent possession, dans le fond, de
l'institution, et puis les membres de l'interne qui sont membres du C.A. deviennent
des membres de seconde classe du C.A.
Là, j'ai une vraie question de gouvernance puis
je n'ai pas la réponse. Si tu es membre d'un conseil d'administration, que tu
sois indépendant ou dépendant de l'interne, tu votes autant, là. Tu sais,
je veux dire, un conseil d'administration, c'est toute une gang qui travaille
ensemble. Pourquoi, au comité exécutif, on ne peut avoir que des membres
indépendants? Et quand ça tourne mal... Ça ne tourne pas toujours mal, mais
quand ça tourne mal, les membres de l'interne qui sont au C.A. disent :
Bien, c'est ça, c'est tout l'externe qui dirige tout pour nous.
Donc, ma
question sera peut-être plus au 37, mais je le dis d'avance : Pourquoi que
des membres indépendants? Vous avez le temps d'aller voir l'IGOPP, vous avez le
temps de... probablement que c'est tout documenté. Mais moi, ce que j'ai
vécu, c'est que des fois ça fait des très fortes tensions entre les internes et
les indépendants.
Maintenant... mais on y reviendra au 37. Là, là,
ça se complique, puis là vous me l'avez encore plus compliqué, parce que, là,
ce n'est plus le paragraphe 3°, c'est le paragraphe 4°. Il exerce des
fonctions et des pouvoirs que le conseil... Jusque là, ça va. «Toutefois — c'est
là que ça devient un peu plus compliqué — les pouvoirs prévus à
l'article 10 — donc,
on retourne à l'article 10 — au
paragraphe 3° de l'article 11...» Mais là le 3° devient le 4°, si j'ai bien
compris... à l'article 13, aux deuxième et troisième alinéas de l'article
Là, je vais être obligée... puis c'est plate,
là, on n'a peut-être pas le goût, mais vous allez être obligé de m'expliquer peut-être
un par un. Il y en a des simples puis il y en a des pas simples. Par exemple,
on se disait, justement : Pourquoi le 3°? C'est vraiment une erreur, parce
que ça me semble être de matière d'un conseil d'administration. Si je comprends
bien, vous l'avez enlevé, le 3°, pour mettre le 4°, mais le 4°, c'est «établir
un centre collégial de transfert de technologie.». C'est celui-là que vous avez
inclus en disant que ça ne peut pas être délégué au C.A. C'est ça?
M. Lamontagne : ...comité exécutif.
Mme David : O.K. On est au comité
exécutif. O.K. Déjà, ça m'aide. C'est le comité exécutif du paragraphe
précédent qui continue dans le deuxième. «Il», ce n'est pas le C.A., c'est le
comité exécutif. On ne refera pas notre beau débat d'hier sur le manque de
précision. Je ne vous demanderai pas pourquoi... en disant ça, je le demande.
Je ne vous demanderai pas pourquoi on ne dit
pas : Le comité exécutif exerce les fonctions... Alors, le «il»...
voyez-vous, j'ai mal lu. Comprenez-vous? Puis là vos juristes vont dire :
Bien non, parce qu'elle n'est pas allumée, la députée, là, elle comprend
tout, tout croche. Le «il», c'est évident, évident pour les juristes, que
ça réfère au comité exécutif. Mais, pour leur donner raison au moins cette
fois-ci, c'est que le «Il exerce les fonctions et pouvoirs que le conseil
d'administration peut lui déléguer», bien, il n'y a plus bien, bien de choix,
c'est sûr que c'est le comité exécutif.
Mais une fois qu'on a dit ça, «ne peuvent lui
être délégués», c'est que le comité exécutif ne peut pas exercer les pouvoirs
prévus à l'article 10, qui sont l'offre de formation, adopter des
programmes. J'espère. Heureusement, merci beaucoup. Le
paragraphe 3° de l'article 11, c'est devenu le paragraphe 4°,
c'est-à-dire que le comité exécutif ne peut
pas se mettre le nez exclusivement dans une affaire de centre collégial. C'est
ça que je comprends de «technologie». Donc, le pouvoir d'établir un
centre collégial doit référer directement au conseil d'administration. C'est
ça? Je comprends bien?
Lamontagne : Oui, mais, en réalité, je vous dirais, là, puis sans
tout me souvenir de ça, là, tout ça, les articles
qu'on voit, qui excluent, là... je présume que c'est des choses qu'on ne peut
pas associer à la gestion courante. C'est des choses qu'on dit, exemple,
là...
Mme David :
O.K. Ce n'est pas des petites affaires, autrement dit, de tous les jours.
M. Lamontagne :
Non, non, ce n'est pas des petites affaires. Ce n'est pas : occupe-toi de
faire un suivi de ça, occupe-toi de... Mais je n'ai pas consulté, là, puis je
ne l'ai même pas relu, là. Mais moi, mon premier réflexe, ça serait ça, là, ça
serait...
Mme David :
O.K. Mais là j'espère, je vais bien formuler...
Lamontagne : Mais ça n'a pas force de véracité, ce que je viens de
vous dire, là.
Mme David :
Non, mais ça tombe sous le sens que ces grosses affaires là, vous prévoyiez...
Attention, le comité exécutif, vous ne pouvez quand même pas... quoique le
comité exécutif doit toujours revenir au conseil d'administration. On le dit
bien, là, «lequel veille à la mise en oeuvre des décisions du conseil
d'administration et exécute les mandats que ce dernier lui confie».
Normalement, c'est le C.A. qui délègue, puis là vous prenez la ceinture et les
bretelles de précaution, vous dites : Attention, le C.A. ne pourrait même
pas déléguer ça.
Lamontagne : C'est ça. C'est ça.
Mme David :
C'est ça, mais on va dire, a contrario... est-ce que ça veut dire que tous les
autres alinéas de l'article 11 pourraient être délégués au comité
exécutif, genre, des choses qui sont très pédagogiques, là, des projets de
transfert de connaissances, à l'alinéa 5; 6, effectuer des recherches en
pédagogie? D'habitude, ce n'est rien qui relève d'un C.A., ça, c'est vraiment...
là, on serait dans le comité académique pour ces choses-là, mais c'est là qu'on
tombe dans les complications. On exclut le 4 en voulant dire : Ne mettez
pas le nez, comité exécutif, là-dedans. Mais est-ce que ça veut dire qu'ils
peuvent mettre le nez dans tout le reste que vous ne mentionnez pas?
Lamontagne : O.K. Bien, je vais consulter avec...
Mme David :
Ça n'a pas de bon sens parce que ça veut dire qu'ils pourraient mettre le nez
dans tous les autres articles de la loi.
Lamontagne : Non, mais aussi, en même temps, le seul organisme, la
seule entité qui a le droit de voter aussi, c'est le conseil d'administration.
La seule entité qui a le droit, à un moment donné, de valider ou de... c'est le
conseil d'administration. Ça fait que la délégation qui est faite ne peut pas
faire en sorte qu'à un moment donné c'est le comité exécutif qui finit... que
c'est lui qui engage au lieu de...
David : Bien, je vais
essayer de le formuler autrement, parce que je patauge avec vous là-dedans. Est-ce que... Donc, au contraire de ça,
l'autre face, la conséquence de ça, c'est que le comité exécutif, on lui
dit : Tu n'as pas le droit d'aller toucher à telles affaires, là. Le 13,
c'est sur des biens immobiliers; l'autre, c'est sur un centre collégial de
transfert de technologies. Mais ça veut-tu dire que tous les autres que vous ne
nommez pas, ils ont le droit d'y toucher?
Lamontagne : O.K. Je vous reviens.
Mme David :
Est-ce que je m'exprime plus clairement?
Lamontagne : On va ajourner une minute.
Le Président (M.
Lemay) : ...c'est correct.
Lamontagne : Oui. C'est ça, oui.
M. Rousselle :
C'est juste en complément, là, c'est que...
Le Président (M.
Lemay) : Allez-y, M. le député de Vimont.
Rousselle : ...comme vous savez, parce qu'effectivement... C'est
suite... je fais du pouce sur qu'est-ce que ma collègue a dit. Effectivement,
c'est que, bien souvent, vous savez comme moi, un comité exécutif, là, va
prémâcher, justement, le dossier, va prémâcher tout qu'est-ce qui est l'information.
Puis une fois qu'ils vont être en C.A., vraiment,
pour voter, parce que je pense, c'est là que ça va se faire, d'une
manière ou l'autre, bien, c'est
ça, c'est que pas nécessairement...
c'est que tu as toute l'information, oui puis non, là, tu sais.
Puis ça je l'ai déjà
vécu, moi-même, dans des comités de gérance de... Nous autres, on appelait ça
un comité restreint, là, ce n'était pas
un... ce n'est pas cette... ce n'est pas le nom que vous donnez, là, mais moi,
c'était un comité restreint qu'on avait. Puis, bien souvent, ce comité
restreint là, bien, justement, donnait tellement d'informations... à sa
couleur, donc ça passait bien raide. Mais, après ça, on se rend compte... oui,
mais tu ne nous as peut-être pas nécessairement dit... Comprenez-vous? C'est
là-dessus... puis ma collègue l'a dit, il faut regarder... parce que là,
actuellement, si c'est l'interprétation qu'on en fait, qu'ils peuvent décider
sur n'importe quoi d'autre après, c'est là qu'à un moment donné même l'intérêt
des autres personnes du C.A. qui vont être là, bien, c'est là que tu vas
perdre, à un moment donné... puis ce n'est pas ça qu'on veut, personne, ici.
Le Président (M.
Lemay) : Très bien. Donc, on va suspendre quelques instants pour... on
suspend quelques instants.
(Suspension de la séance à
11 h 30)
Président (M. Lemay) :
Alors, nous reprenons nos travaux, et, M. le ministre, vous êtes toujours
sur votre amendement à l'article 36. Allez-y.
Lamontagne : Alors, la réponse est bien simple, ma chère collègue.
C'est qu'au départ le comité exécutif, même si on en forme un, ne dispose
d'aucun pouvoir, aucune fonction. Il ne dispose que les fonctions et les
pouvoirs que le conseil d'administration veut bien lui accorder. Alors,
normalement, dans les autres lois ou les autres contextes, c'est simplement... le comité exécutif, là, il exerce les
pouvoirs et les fonctions que le conseil d'administration lui délègue.
Nous, ici, ce qu'on a
fait, c'est qu'on a dit : Même si le conseil d'administration voulait
déléguer ces pouvoirs-là, ceux-là, là, il ne peut pas les déléguer. Alors, ce
qu'on a, c'est que tous les pouvoirs, le conseil d'administration a le pouvoir
de les déléguer. Il faut qu'il fasse le choix, qu'il dise : O.K., je
permets de déléguer ces pouvoirs, je permets
au comité exécutif de poser tel geste. Mais, même s'il voulait, tous les
articles, là, qui sont identifiés, là, même si le conseil
d'administration, à l'unanimité, voulait confier ces pouvoirs-là au comité
exécutif, nous, dans notre loi, ce qu'on dit : Tu ne peux pas le faire. Ça
fait que c'est ça.
Lamontagne : Enlevez votre... Excusez-moi.
Mme David :
Oui, c'est vrai. Admettons qu'on a un conseil d'administration qui a le goût de
donner plein, plein de pouvoirs au comité exécutif ,
il pourrait quand même aller très, très, très loin. Par exemple, vous excluez,
à l'article 22, le paragraphe deux et trois, mais pas le un. Alors, par
exemple, à la limite, ça pourrait être le comité exécutif qui adopte un
règlement intérieur afin d'établir ses règles de fonctionnement.
Lamontagne : Bien, on a... Excusez-moi. Au niveau des règles
intérieures, là, l'article 22, alinéas deux et trois, il n'a pas le
droit de règlement intérieur ou d'orientations stratégiques.
Mme David :
Il n'a pas le droit d'orientations stratégiques.
Lamontagne : C'est ça. Ça ne peut pas lui être délégué.
David : Non, il a le droit d'un règlement intérieur. Il a le droit de
le faire, il a le droit de déléguer ça au comité exécutif, parce qu'il
n'est pas nommé, 22, alinéa un. C'est un exemple.
Lamontagne : O.K. Ah! 22, alinéa un. O.K., attendez un peu.
Mme David :
C'est deux et trois, qui sont nommés, de choses qui s'appellent pas touche, là,
puis qu'ils n'ont pas le droit de toucher à
ça. Mais l'alinéa un... Je
vais chercher l'origine étymologique du mot «alinéa» parce que ce n'est
pas le plus facile à prononcer.
M. Lamontagne :
Ça, c'est l'article 22.
Mme David :
Mais il y a le droit, par exemple, justement, de dire : Faites-nous un
règlement intérieur. Puis ce n'est pas rien, quand même, un règlement intérieur
de conseil d'administration, mais ça pourrait être délégué au comité exécutif,
mais qui, on l'espère, revient au conseil d'administration, normalement, comme
vous dites.
M. Lamontagne :
Puis aussi, ce qui est important, Mme la députée, c'est que le conseil
d'administration peut en tout temps retirer au comité exécutif des fonctions ou
des droits qu'il lui donne.
Mme David :
Oui, mais c'est souvent le même monde influent, vous le savez très bien. Vous
savez très bien que le président est président du comité exécutif, président du
C.A. Il prend ses personnes autour, qui sont tous des membres indépendants. Qui
pose une grande question, je vais laisser mon collègue intervenir là-dessus,
mais donc tout ce qui n'est pas, par exemple... Nous, si on voulait se mettre à
décortiquer, on pourrait dire : Bien, il y a d'autres articles où on
aimerait bien ça que vous ajoutiez à la liste des choses qui ne peuvent pas
être déléguées, mais est-ce qu'il faut le faire? Est-ce que... Pourquoi vous
avez choisi ceux-là plus que d'autres? C'est pour éviter le pire, je dirais, de
choses évidentes qu'on ne veut pas qu'elles se mêlent.
M. Lamontagne :
Bien, si on regarde les sujets, là, c'est toucher à la formation, c'est créer
un autre corps, c'est acquérir, construire, agrandir, transformer, hypothéquer.
C'est toutes les règles qui touchent la gouvernance, c'est ce qui touche les
normes, les barèmes de rémunération, les avantages sociaux, les autres
conditions de travail des membres, des personnes. Ça, c'est les choix qui ont
été faits, de venir interdire. Si vous me dites : M. le député,
êtes-vous intéressé à ce qu'on s'assoie, là, puis qu'on prenne tout ça, puis
qu'on décide, nous autres ensemble, si ça nous tente de l'interdire ou pas?, je
vais vous dire : Ça, je n'ai pas une grande motivation pour ça, là, au
sens où, à un moment donné, tu sais...
Le Président (M.
Lemay) : Mme la députée.
Mme David :
Oui, oui, je comprends. Bien, on verra juste comment ça s'articule avec... parce
que, plus tard, va arriver la commission pédagogique, là, que vous avez
gentiment accepté de rendre obligatoire et... parce que, normalement, ça se
parle. C'est supposé être deux entités assez indépendantes l'une de l'autre,
là. Ce qui est de l'ordre du pédagogique, d'habitude, un C.A., dans un
établissement, je peux vous dire, il ne se mêle pas de ça. On dit
toujours : Il y a trois piliers à une université, il y a le conseil
d'administration, il y a la commission pédagogique puis il y a, dans les
universités américaines... ils appellent ça le sénat, c'est l'assemblée
universitaire. Mais ces trois-là, tu ne mêles pas les dossiers, là. Alors, on
verra, rendus à ce moment-là.
Mais je vais laisser
la place à mon collègue parce que je pense qu'il a une question assez
pertinente.
Le Président (M.
Lemay) : Très bien. Donc, M. le député de Vimont, la parole est à
vous.
Rousselle : Premièrement, on voit bien que c'est le conseil
d'administration, donc le C.A., qui... c'est le C.A. qui va décider, justement.
Bon, on le sait tous que la majorité est donnée aux indépendants, hein? Je veux
dire, bon... et là où... Puis là c'est une question que je ne comprends pas.
C'est que, là, ce
comité de direction là va être formé d'indépendants. Donc, si j'ai la majorité,
au C.A., d'indépendants, c'est certain qu'un
moment donné je vais envoyer qui je veux là, puis on va décider des... de
qu'est-ce... où je m'en vais aussi dans le... je ne sais pas si vous me suivez,
là. On décide pas mal... j'ai la majorité, donc on va pouvoir suivre, justement, on va pouvoir s'en
aller, enligner qu'est-ce que je veux donner au conseil d'administration,
au conseil exécutif. Et c'est là que, premièrement, je veux juste m'expliquer
pourquoi que ça prend juste des gens... puis là c'est sûr que c'est un autre
article, je pense, là, mais ça prend juste des gens indépendants dans ce
comité-là.
M. Lamontagne :
Bien, on va en discuter, de ça, à l'article 37. On va faire le tour de ça.
Rousselle : Oui, O.K., parce que, là, ça, c'est interrelié, parce que,
là, ici, on décide qu'est-ce que le comité exécutif peut ne pas faire. Et puis
tantôt, justement, c'est... puis c'est les membres indépendants qui décident.
Lamontagne : Puis le directeur général aussi, là, le directeur
général.
Rousselle : Oui, mais vous comprenez. Donc, il y a... mais, les
administrateurs indépendants, c'est eux autres qui ont la majorité,
comprenez-vous? Donc, eux autres, ils vont enligner, ils vont avoir des votes.
Et c'est là que je trouve que... comme ma collègue semble dire, là, c'est que
moi, je trouve qu'on leur en laisse pas mal. Là, vous allez dire : Je n'ai
pas un grand appétit là-dedans. C'est qu'est-ce que j'ai compris, mais moi, je
pense que tout qu'est-ce qui est pédagogique, tout qu'est-ce qui a une
connotation pédagogique ne devrait être pas là. Parce que moi, je m'attends que les professeurs, je
m'attends des étudiants, je m'attends à tout ce beau monde là, qu'ils prennent
part à ces discussions-là.
C'est que, là, je
comprends, vous vous êtes dit : Oui, mais on va revenir au C.A. Mais,
comme je vous expliquais tantôt, bien souvent, c'est prémâché, c'est... en tout
cas, c'est déjà enligné. Et après ça, puis, en plus, bien, dans le comité, dans le C.A., ils ont la majorité,
les indépendants. Ce n'est pas que je n'ai rien... je n'ai rien contre les
indépendants, là, je veux dire, c'est... mais je ne sais pas si vous comprenez
ma manière de penser. C'est qu'un moment donné ils ont le contrôle.
Puis,
dans l'autre article, en plus, c'est... en tout cas, jusqu'à date, à moins que
ça change, mais, dans l'autre article, c'est même eux autres qui ont le
contrôle, comprenez-vous? Donc, à ce moment-là, ils ont le contrôle d'un bout à
l'autre, donc ils vont donner qu'est-ce qu'ils veulent, justement, au comité
exécutif.
Puis malheureusement...
Puis, comme je vous ai dit, par expérience personnelle, bien, bien souvent...
parce que je l'ai vécue, cette chose-là,
puis il a fallu que je modifie quelque chose où j'étais président, parce que,
les bénévoles, puis c'est des bénévoles qui font
partie du C.A., bien,
on les perd, automatiquement. Parce que, là, ils se disent : Bien, écoute,
là, moi, je suis là juste pour faire le «rubber stamp», là, écoute, je ne suis
pas intéressé, mais, pas pantoute, vous avez décidé. Puis là, bien, bien souvent, tu as
toujours une majorité de ces gens-là qui ont des contacts, puis ça se
fait tout seul.
Donc, moi, c'est...
On va revenir, dans l'autre article, pour pourquoi que ça prend juste des gens,
là-dedans, des gens indépendants. Mais moi, je ne sais pas, mais je pense que
j'enlèverais d'autres articles qui touchent... qui peuvent avoir une tendance à
toucher le pédagogique.
Le Président (M.
Lemay) : M. le ministre.
Lamontagne : Bien, ce que je vais vous répondre, première des choses,
là, c'est une institution d'enseignement. Je ne connais pas les
organisations dans lesquelles vous étiez impliqué, mon collègue, et tout ça.
Mais, un, c'est une institution d'enseignement qui va avoir un président à la
tête d'une institution d'enseignement, qui va avoir un directeur général d'une
institution d'enseignement. Et puis, moi, je pars avec la prémisse qu'au fil
des années les gens qui vont être nommés administrateurs de ces entreprises-là,
de cet organisme-là, bien, c'est des gens qui vont être intéressés par leur
travail puis c'est des gens qui vont avoir des capacités.
Et puis, moi, de
présumer qu'ultimement une poignée d'individus vont pouvoir faire ce qu'ils
veulent, bien, même, je ne suis pas sûr que ça pourrait arriver, là, mais,
écoutez, ça serait présumer, là, qu'on a tout un conseil d'administration puis, après ça, on a une
institution qui sont témoins de décisions qui sont prises puis qui ne
tiendraient pas la route. Bien là, s'il fallait que ça soit ça, bien là,
il y a un ministre qui a un pouvoir, qui dit : Minute, là, il y a de quoi
qui se passe là, ça ne marche pas. Puis moi, le ministre responsable, là, peut
intervenir.
Ça fait que moi, de
partir en présumant que les gens sont malintentionnés puis qu'ils pourraient
faire des choses pas correctes, honnêtement, moi, dans la vie, je ne me lève
pas sur ce pied-là, honnêtement, là. Mais, en plus de ça, c'est que, mettons
qu'il y a des choses qui se passeraient qui ne seraient pas correctes, le
ministre a toutes les capacités d'intervenir, de mettre en tutelle. Le
ministre... tout ça.
L'autre aspect que
vous dites : Bien là, je voudrais m'assurer que... checker les pouvoirs
qu'on leur donne ou qu'on ne leur donne pas. Moi, bien honnêtement,
l'indication que j'ai, c'est que, normalement, l'article qu'on a, c'est que le
conseil d'administration peut constituer un comité exécutif, puis le comité
exécutif exerce les fonctions et les pouvoirs que le conseil d'administration
peut lui déléguer. Puis nous, ici, dans notre loi, non seulement on a ce qu'on retrouve ailleurs, mais on a rajouté un certain
nombre de points qu'on a dit : Ça, le conseil d'administration, il ne peut
même pas déléguer ça. Moi, d'aller là, je n'ai pas de problème avec ça.
Si, là, l'idée, c'est
de commencer à ce que, vous et moi, madame, on décide ce qui marche, bien, ce que
je vais vous dire, c'est qu'on va s'en tenir
au scénario original, puis on va enlever, nous autres, les garanties
additionnelles qu'on a faites, puis on va juste garder ça,
originellement. Parce que moi, aujourd'hui, je ne partirai pas un exercice en
présumant que le conseil d'administration va être de mauvaise foi, puis qu'il
va être manipulé, puis qu'il y a des gens qui vont en prendre le contrôle, puis
il n'y a personne qui va réaliser ça, puis qu'il n'y a personne qui ne pourra rien faire par rapport à ça. Moi, je ne
suis pas en train d'édicter une loi que c'est ça, les prémisses de
base, sinon, ça ne sert à rien, ce
qu'on fait là. De me donner un conseil
d'administration, je suis aussi bien
de garder ça au gouvernement, tu sais. C'est ça.
Le Président (M.
Lemay) : M. le député de Vimont.
M. Rousselle :
Je me suis mal exprimé parce que je ne pense pas que ce comité-là ait des
mauvaises intentions ou quoi que ce soit,
sauf que c'est au niveau, justement, d'avoir une discussion avec tout le C.A., correctement, comprenez-vous? Comme je vous
dis, je parlais de mon... j'appelle toujours ça mon ancienne vie, là, mais il
n'y avait pas de mauvaises intentions là-dedans, quoi que ce soit.
Par contre,
qu'à un moment donné dans ces... malheureusement, dans ces
comités-là, à un moment donné, tu jases, tu gardes l'information, tu
prends... tu présumes que les autres membres du C.A. ont la même information.
Ils ne l'ont pas nécessairement parce que tu as eu des discussions à huis clos.
Et c'est ça, malheureusement, qui fait qu'à un moment donné ça fait quelque
chose de malsain. Et puis moi, c'est pour ça que... et malsain sans qu'ils le
veulent, là, comprenez-vous?
Là, pauvre comité,
là, il n'est même pas en fonction puis déjà qu'on... Je n'ai aucune intention
mauvaise envers eux autres, là, comprenez-vous? Ce n'est pas l'objectif, mais
pas pantoute, là, sauf que, je regarde ça, c'est qu'il y a d'autres articles
que, je pense, comme je vous ai dit, qui touchent le côté pédagogique. Et puis
moi, j'irais... parce que tout qu'est-ce qui est au niveau décerner des prix, les
résidences, tout qu'est-ce qui est, on va dire, côté administratif, tout
le kit, là, ça, là, je n'ai aucun malaise là-dedans, comprenez-vous? Je
comprends. Puis, à un moment donné, il faut que tu leur laisses quelque chose,
sinon il va arriver quoi dans ce comité-là? Parce que je comprends bien qu'il
va y en avoir un, «anyway».
Mais
l'affaire, c'est que, où je ferais attention, c'est quand on parle au niveau...
je vous parle des articles 4, 5, 6, là. Bien, je vous dirais, ces articles-là, bien souvent, moi, j'aimerais ça
entendre, là-dedans... j'aimerais ça que le professeur, bien,
les professeurs qui sont là, qu'ils donnent leur avis puis qu'ils les mâchent,
eux autres aussi, les choses qui peuvent arriver. J'aimerais ça que les
étudiants aussi soient là pour, à un moment donné... puis ce n'est pas une
question... Je comprends qu'un comité exécutif ou quoi que ce soit, c'est pour
faire avancer les affaires plus rapidement : Regarde, la poutine, là, on
va la faire rouler puis, quand on va se rassembler, là, on va parler avec le
C.A., on va parler des affaires qui
concernent tout le monde puis on va pouvoir y aller en profondeur. Mais, quand
on parle de choses pédagogiques, je ne niaiserais pas, moi, là-dessus.
Toutes les autres choses que je vois, là, c'est comme, oui, c'est correct, là, tu sais, je veux dire, c'est de la
poutine, business, quoi que ce soit, là. Mais moi, je ferais attention
là-dessus puis, moi, je regarderais attentivement les articles 4,
5, 6. Je ne sais pas si ma collègue veut rajouter quelque chose, là, mais...
Le Président (M.
Lemay) : D'accord. Peut-être que le... Allez-y, Mme la députée de
Marguerite-Bourgeoys.
Mme David :
Bien, c'est pour renchérir et puis pour... On est en train de regarder les
comités exécutifs des autres organisations, alors on va un peu challenger cette
question qu'il n'y a que des membres indépendants. Mais effectivement je suis d'accord
avec vous, M. le ministre, qu'on ne peut pas revoir toutes, toutes, toutes
les exclusions, mais il faut faire attention.
Lamontagne : ...l'article 10, ça touche tous les programmes
pédagogiques. Ça, c'est exclu, ça.
Mme David :
L'article 10, oui, c'est ça. Alors, il faut juste s'assurer qu'on a prévu
les exclusions qu'il fallait prévoir, les
plus évidentes, là. Moi, je ne peux pas retourner, là, dans tous les exemples,
on va être là encore longtemps.
Mais, pour ce qui est du comité exécutif, bien, on va avoir une bonne
discussion à l'article 37.
Le Président (M.
Lemay) : Très bien. M. le ministre, est-ce que vous voulez
rajouter quelque chose?
Lamontagne : Non. Moi, c'est comme ça. J'irais au vote sur l'article.
Président (M. Lemay) : Très bien.
Donc, s'il n'y a pas d'autre commentaire sur l'amendement présenté par le ministre à l'article 36, je serais prêt à
le mettre aux voix. M. le secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
Lessard-Therrien : Pour.
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Le Président (M.
Lemay) : Abstention. Donc, l'amendement à l'article 36 est adopté.
Nous revenons à l'article 36 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a d'autres commentaires?
S'il n'y a pas d'autre intervention, je serais prêt à le mettre aux voix.
M. le secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Le Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Pour.
Le Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
Lessard-Therrien : Pour.
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Le Président (M.
Lemay) : Abstention. Donc, l'article 36, tel qu'amendé, est adopté.
Avant de passer à un prochain article, je vois que, M. le ministre, vous
vouliez faire une intervention à ce stade-ci.
Lamontagne : Oui. M. le Président, vous savez, hier en fin de journée, on était fatigués. Puis, à un moment donné, on est arrivés sur un paragraphe qui... Moi le premier, quand, des
fois, les textes me sont présentés, puis j'ai de la misère à comprendre
ce qui est écrit, ça me frustre. Des fois, je leur dis : Bien, il me
semble qu'on pourrait écrire ça autrement, mais ils m'expliquent à quel point
c'est clair. Puis finalement, bien, je me range, tu sais, parce que ce n'est
pas mon travail.
Puis j'ai entendu le
plaidoyer de ma collègue, qui a dû occuper une fonction ministérielle, qui a eu
souvent à faire face à ces situations-là. Puis même elle était prête quasiment
à chercher à laisser un legs en essayant de faire un changement à l'article,
pour être capable de léguer quelque chose aux gens qui allaient me suivre, et
nous suivre, et tout ça. Alors, j'avais
manifesté à ma collègue que j'étais fatigué, puis ça ne me tentait pas, ça fait
qu'on a adopté l'article tel quel. Mais, écoutez, on s'est parlé, mes
collègues et moi, après puis on a dit : Écoutez, est-ce qu'on peut
explorer une autre façon de l'écrire? Et
puis finalement, bien, ce matin, on m'a soumis une nouvelle façon d'écrire l'article 35,
qui vous ferait plaisir mais qui me ferait plaisir, puis que, dans le fond, on
trouverait tout ça plus simple.
Alors, je vais vous
le partager, et puis, si ça fait votre affaire, bien, je ne connais pas la
procédure mais il faudrait qu'on rétropédale un peu puis qu'on aille désadopter
ce qu'on a adopté puis venir réadopter un nouvel article, mais on aurait un
nouvel
article 35 après ça.
Président (M. Lemay) : Très
bien. Donc, en fait, la question se posera, si on veut, si on a consentement
pour réouvrir l'article 35. Mais je crois que vous voulez juste dire
quelque chose, Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys.
Mme David :
Bien, je l'apprécie beaucoup, encore une fois, cette deuxième pensée nocturne,
probablement, ou... en tout cas, c'est
formidable. Parce que moi, j'attends des avis, justement, légaux là-dessus.
Parce que, moi aussi, j'ai continué de réfléchir à ça puis j'ai
dit : Coudon, je ne suis pas juriste, on va regarder ça.
Alors là, on a lancé
quelques perches, quelques lignes à l'eau, comme on dit, et puis, sur l'heure
du midi, on attendait des résultats. Mais, si vous avez le résultat et que vos
juristes...
Lamontagne : ...vous soumettre ça.
Mme David :
Certainement.
Lamontagne : Et puis si, tel
quel, il y a des questionnements ou ça ne fait pas notre affaire, on va s'en
tenir à ce qu'on a adopté, parce que je ne veux pas qu'on refasse un
autre débat sur le même article, là. C'est bon?
Le Président (M.
Lemay) : Je comprends. Donc là, ce que je vais permettre au ministre
de faire, c'est lire son amendement qu'il
proposerait, hein? Puis d'ailleurs il est disponible sur Greffier dans la
section Amendements en cours. Et, comme vous le dites, s'il y a un
consentement, on pourrait réouvrir cet article. Donc, allez-y avec la lecture
de votre proposition, M. le ministre.
Lamontagne : Alors,
article 35 : «L'institut assume la
défense du membre du conseil d'administration qui est poursuivi par un tiers
pour un acte accompli dans l'exercice de ses fonctions et paie, le cas échéant,
les dommages-intérêts résultant de cet acte. Toutefois, lors d'une poursuite
pénale ou criminelle, l'institut n'assume le paiement des dépenses du membre
que lorsque celui-ci avait des motifs raisonnables de croire que sa conduite
était conforme à la loi ou lorsqu'il a été libéré ou acquitté.»
Deuxième
paragraphe : «Malgré le premier alinéa, l'institut n'assume pas la défense
et ne paie pas les dommages-intérêts résultant de l'acte d'un membre s'il a
commis une faute lourde [...] une [autre] faute personnelle séparable de
l'exercice de ses fonctions.»
Président (M. Lemay) : Merci, M. le ministre. Donc, je vais juste
suspendre les travaux quelques instants, et nous revenons.
(Suspension de la séance à 11 h 54)
Le Président
(M. Lemay) : Alors, nous reprenons nos travaux, et je crois qu'il
y a eu des dénouements positifs durant cette
pause. Alors, M. le ministre, je crois qu'il y aurait un consentement pour
qu'on ouvre l'article 35. Donc, est-ce qu'il y a consentement pour
réouvrir l'article 35? Consentement.
Donc,
l'article 35 étant ouvert, M. le ministre, vous avez une proposition
d'amendement à nous faire. À la lecture, pour votre amendement.
M. Lamontagne :
Oui. Alors, c'est : Remplacer l'article 35 du projet de loi par le
suivant :
«35. L'institut
assume la défense du membre du conseil d'administration qui est poursuivi par
un tiers pour un acte accompli dans l'exercice de ses fonctions et paie, le cas
échéant, les dommages-intérêts résultant de cet acte. Toutefois, lors d'une
poursuite pénale ou criminelle, l'institut n'assume le paiement des dépenses du
membre que lorsque celui-ci avait des motifs raisonnables de croire que sa
conduite était conforme à la loi ou lorsqu'il a été libéré ou acquitté.
«Malgré le premier
alinéa, l'institut n'assume pas la défense et ne paie pas les dommages-intérêts
résultant de l'acte d'un membre s'il a
commis une faute lourde ou une faute personnelle séparable de l'exercice de ses
fonctions.»
Le Président (M.
Lemay) : Merci, M. le ministre. Est-ce qu'il y a des commentaires sur
cet amendement? Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys.
Mme David :
Bien, évidemment, on va remercier le ministre de ses... de la belle soirée
qu'il a eue ou du bel intervalle de temps entre hier, 18 heures, et aujourd'hui.
Et je pense que c'est tout à fait conforme à l'esprit, en tout cas, de
ce qu'on voulait rechercher, une clarté. Puis les lois sont là pour rester.
Nous, on passe, on ne fait que les appliquer, mais là on a l'occasion de
créer une loi, ce qui est vraiment un privilège dans nos fonctions. Alors, on
essaie de les rendre les plus claires possible. Alors, merci aussi aux juristes
parce qu'il a fallu qu'ils réfléchissent à tout ça, et puis je pense que c'est
pour le mieux. Alors, merci beaucoup.
Président (M. Lemay) : Très
bien, merci beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur cet amendement?
M. Rousselle :
Bien, ce serait juste pour le remercier, mais...
Le Président (M.
Lemay) : Très bien.
M. Rousselle :
Bien, merci. Bien, justement, merci de l'ouverture. Merci d'avoir... Effectivement,
c'est dans l'orientation qu'on cherche, comme vous disiez, là, on cherche vraiment
la meilleure loi, mais la meilleure manière de faire, donc c'en est une, pour
que ça soit vraiment plus clair. Puis merci, justement, aux juristes qui ont
travaillé sûrement fort là-dedans. Donc, merci.
Le Président (M.
Lemay) : Excellent. Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, je
serais prêt à mettre cet amendement aux voix. M. le secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
Lessard-Therrien : Pour.
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Le Président (M. Lemay) :
Abstention. Donc, l'amendement à l'article 35 est adopté. Nous revenons à l'article 35 tel qu'amendé. Et, puisqu'il n'y
a pas d'autre intervention, je suis prêt à le mettre aux voix. M. le
secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
Mme Lessard-Therrien : Pour.
Le Secrétaire : M. Roy
(Bonaventure)?
Le Secrétaire : M. Lemay
(Masson)?
Président (M. Lemay) : Abstention. Donc, l'article 35, tel
qu'amendé, est adopté. Félicitations à tous pour ce beau travail.
Donc, passons maintenant, sans plus tarder, à
l'article 37. M. le ministre, à la lecture.
Lamontagne : Oui.
Article 37 : «Le comité exécutif est
composé du président, du directeur général et des autres personnes élues
par le conseil d'administration parmi les membres indépendants.
«Le directeur des études assiste aux réunions du
comité sans droit de vote.»
Le Président (M. Lemay) : Et est-ce
que vous avez un commentaire?
M. Lamontagne : Cet
article prévoit
la composition du comité exécutif que peut constituer le conseil
d'administration.
Le Président (M. Lemay) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys.
Mme David : Là, on va s'ouvrir
l'appétit pour parler de ça. Écoutez, on a pu faire des vérifications, et la
loi sur les collèges d'enseignement professionnel prévoit un comité exécutif,
l'article 16 : «L'administration courante du collège relève d'un
comité exécutif...» C'est drôle, parce que vous ne la citez pas, vous citez la
nation crie. Ça devait être celle qui faisait plus votre affaire.
Mais, si vous étiez allé dans la
Loi sur les
collèges d'enseignement général et professionnel,
article 16 :
«L'administration courante du collège relève d'un comité exécutif qui exerce en
outre les autres pouvoirs qui lui sont conférés par règlement du collège — ça,
ça va bien. Le conseil élit parmi ses membres ceux qui font
partie du comité
exécutif.
Le directeur général préside le comité exécutif dont il est membre
ex officio.»
Donc, d'une part, ce n'est pas le président du
C.A. Il est membre à
titre d'officier et il le préside. Ça, ça serait
l'équivalent de votre directeur général de l'ITAQ et non pas le président du conseil
d'administration. Et, en plus, c'est le
conseil qui élit parmi ses membres ceux qui font
partie du comité exécutif. Il
ne précise pas le statut de membre indépendant.
Alors là, vous avez toute une côte à remonter,
parce que vous vous comparez... Le plus comparable à l'ITAQ, ce sont les
collèges d'enseignement général et professionnel, et c'est une école d'État,
comme on dit. Donc, c'est très surprenant, cette question de membre
indépendant. On se croirait plus, là, dans, vraiment, une entreprise. Puis le
directeur des études qui n'a pas droit de vote, bien, ça rajoute un petit peu
l'insulte à l'injure. Non seulement il n'y a pas de membre de l'interne, mais
celui qui est là, bien, il est comme infantilisé, il n'a pas droit de vote.
Deuxième chose, quand on va dans des grandes
institutions universitaires... J'ai été voir mon alma mater, celle où j'ai été
le plus longtemps, je me suis dit : Coudon, il y avait un comité exécutif. Effectivement, j'en faisais souvent
partie comme vice-rectrice, et il y avait des membres élus... élus, c'est ça, par
le conseil d'administration. Or, on est
allés voir la composition, actuellement, du comité
exécutif de l'Université de
Montréal, et il y a un professeur
qui est membre du comité exécutif. Donc, on trouve... puis on est en train de
vérifier la loi n° 10 pour les hôpitaux. Donc, on voit de plus en plus
d'institutions d'enseignement qui ont... Tous les cégeps de la province ont un
comité exécutif, ça va, toutes les universités aussi, mais avec des membres qui
sont élus par le conseil d'administration.
Ma question, un, pourquoi ce n'est pas le cas
dans ce cas-ci? Et pourquoi on ne va pas par un mode électoral décidé par le conseil
d'administration?
M. Lamontagne :
Répétez-moi... La première question, c'est pourquoi ce n'est pas le cas,
pourquoi ce n'est pas élu parmi tous les membres?
Mme David : C'est ça, pourquoi ce
n'est pas parmi tous les membres? Pourquoi on fait une exclusion en partant?
C'est le C.A. qui les... le comité exécutif est composé du président, du...
Voyez-vous, vous ne dites pas qui le préside, mais le président est là
d'office, alors que, dans les cégeps, c'est le D.G. qui est là d'office, ce
n'est pas le président du C.A. Il y a le D.G., ça va, «et des autres personnes
élues par le conseil d'administration», mais seulement les membres
indépendants. Donc, le C.A. doit se réunir entre membres indépendants puis
s'élire qui va aller au comité exécutif, ce qui renforce encore plus la
paranoïa, dans des institutions, entre les membres internes et externes, en
disant : Ils décident tout. Il n'y a même pas un représentant élu qui est
un membre indépendant... qui est un membre de l'interne. Oui, vous avez directeur
des études, directeur général, mais très souvent, ils sont hors syndicat. Il
faut savoir ça.
Moi, j'étais membre du syndicat SGPUM de mon
université, dès que je suis devenue gestionnaire, même une gestionnaire... dès
que je suis devenue directrice adjointe de mon département, je n'étais plus
dans le syndicat, j'étais considérée cadre. Donc, vos directeurs des études et
directeur général sont des cadres, donc vous n'avez pas vraiment de
représentant ni du personnel, ni des enseignants, ni des étudiants au comité
exécutif. C'est sûr qu'on va aller vers un dépôt d'amendement pour ça. Donc, on
aura la discussion, mais là on ouvre la discussion... Vous avez peut-être des
raisons que les cégeps n'ont pas comprises ou les universités.
Le Président (M. Lemay) : M. le
ministre.
M. Lamontagne : Bien, première des
choses, au niveau des cégeps, un, il n'y a pas d'administrateur indépendant
dans les cégeps. C'est tous des administrateurs qui ont un lien quelconque avec
les cégeps. Ça fait qu'on ne peut pas avoir d'autre chose.
L'autre chose
aussi, la notion, dans ce cas-ci, c'est justement parce qu'ils sont
indépendants, c'est-à-dire, il y a le directeur général qui se trouve à
être celui-là qui s'occupe de l'opération puis qui connaît tout ce qui se passe
dans la bâtisse. Puis après ça, bien, dans le comité exécutif, on veut
justement avoir des gens qui sont indépendants au sens de la
loi sur la
gouvernance. Mais, ceci étant dit, je vous ai entendu. On va prendre quelques
minutes, je vais en discuter, voir s'il est possible de faire quelque chose,
puis sinon, bien, je vous le dirai, puis vous déposerez quand même un
amendement, là.
Le Président (M. Lemay) : Très bien.
Mme la députée Marguerite-Bourgeoys.
Mme David : Je ne sais pas où vous
avez pris... parce que j'en ai nommé un paquet, de membres, dans les conseils
d'administration des cégeps. Il y avait 143 sièges vacants, quand je suis
arrivée, là, au pouvoir, et il fallait... les gens étaient assis sur des chaises
dont les mandats étaient échus, comme on dit souvent. Mais ça, ça s'en vient
dans votre projet de loi, c'est dangereux, ça. Alors, cinq personnes nommées
par le ministre, premier alinéa,
article 8, cinq personnes. On en a nommé
énormément, énormément. J'ai signé je ne sais pas combien de membres choisis
comme suit : deux après consultation des groupes socioéconomiques du
territoire... J'ai nommé des gens, moi, de... je ne sais pas, ça pouvait être
un professeur dans une université, ça pouvait être un administrateur d'une
université. Moi-même, je nommais, quand j'étais à l'Université de Montréal, des
membres dans les cégeps, parce qu'on avait le droit
à une place en enseignement supérieur de la part des universités dans chaque
cégep. Donc, on nommait du monde. Ce n'est pas vrai, je ne comprends
pas, quand vous dites : Ils sont tous des membres...
M. Lamontagne : C'est bon, ça fait
qu'on va prendre une couple de minutes, M. le Président.
Le Président (M. Lemay) : Très bien.
Donc, nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 12 h 10)
Le Président (M. Lemay) : Alors,
nous reprenons nos travaux et nous en sommes toujours à l'article 37. Et
j'ai cru comprendre que, M. le ministre, vous auriez un amendement à nous
proposer à l'article 37.
M. Lamontagne : Oui. Suite aux
échanges qu'on a eus ensemble, là, je remplacerais l'article 37 du projet
de loi par le suivant :
«37. Le comité exécutif est composé du
président, qui le préside, ainsi que du directeur général et des autres
personnes élues par le conseil d'administration, dont la majorité sont des
membres indépendants.»
Le Président (M. Lemay) : ...des commentaires
sur votre amendement?
Président (M. Lemay) : Non? Très bien. Est-ce qu'il y a d'autres commentaires?
Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys, la parole est à vous.
Mme David :
Bien, merci beaucoup. Encore une fois, je pense qu'on arrive à quelque chose
d'assez bien. Dans le fond, les membres... la majorité des membres sont indépendants, c'est les membres élus par le conseil
d'administration, donc ça peut être deux-un, trois-deux...
Lamontagne : Quatre-trois.
Mme David :
...quatre-trois.
Lamontagne : Huit-sept.
Mme David :
Oui, mais attention, parce que, là, on est rendus au C.A. au complet, mais
j'arrivais un peu à ça. C'est parce que le président, lui, de toute façon,
c'est un membre indépendant, par définition. Le D.G., c'est un membre interne,
par définition. Donc, ça, c'est un à un, puis là ils se nomment un trois-deux,
quatre-trois, deux-un, dépendant de la taille qu'ils veulent avoir. O.K. Bien,
moi, ça me semble très, très intéressant.
Le Président (M.
Lemay) : Est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur cet amendement? Ne
constatant pas d'autre commentaire, M. le secrétaire, je serai prêt à le mettre
aux voix.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
Lessard-Therrien : Pour.
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Le Président (M.
Lemay) : Abstention. Donc, l'amendement à l'article 37 est
adopté. Nous revenons donc à l'article 37
tel qu'amendé. Et, puisqu'il n'y a pas d'autre intervention, je serai prêt à le
mettre aux voix. M. le secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
Lessard-Therrien : Pour.
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Secrétaire : M. Lemay (Masson)?
Le Président (M.
Lemay) : Abstention. Donc, l'article 37, tel qu'amendé, est
adopté. Et nous passons donc à la lecture de l'article 38. M. le ministre,
la parole est à vous.
Lamontagne : Juste un ajournement, une minute, je veux avoir une
clarification avant de lire l'article.
Le Président (M.
Lemay) : Certainement. Donc, je demande une courte suspension.
(Suspension de la séance à
12 h 30)
Le Président (M.
Lemay) : Alors, nous reprenons nos travaux et nous en sommes à la
lecture de l'article 38. M. le ministre, la parole est à vous.
Lamontagne : Oui.
Article 38 : «Le conseil d'administration
doit constituer un comité de vérification et un comité de gouvernance,
d'éthique et de ressources humaines.
«Ces comités sont
composés exclusivement de membres indépendants. De plus, le comité de
vérification doit compter, parmi ses membres, des personnes ayant une
compétence en matière comptable ou financière et au moins l'un d'entre eux doit
être membre de l'Ordre professionnel des comptables professionnels agréés du
Québec.»
Commentaire :
Cet
article prévoit que le conseil d'administration doit constituer un comité
de vérification ainsi qu'un comité de
gouvernance, d'éthique et de ressources
humaines ainsi que prévoit la
composition de ces comités. Note additionnelle : De par la
loi sur
la gouvernance, ces deux comités-là, ça doit seulement être des membres
indépendants.
Président (M. Lemay) : Merci, M. le ministre. Est-ce
qu'il y a des commentaires sur l'article 38?
Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys.
Oups! Un instant.
Lamontagne : «Le président du conseil d'administration peut
participer», je n'ai pas lu ça, hein? Alors, il me restait une ligne à lire,
excusez-moi. «Le président du conseil d'administration peut participer aux
réunions de ces comités.»
Président (M. Lemay) : Merci, M. le ministre. Donc, on a compris qu'il y avait
trois alinéas, et que la lecture de votre dernière phrase : «Le président
du conseil d'administration peut participer aux réunions de ces comités», est
le troisième alinéa de l'article 38. Mme la députée de
Marguerite-Bourgeoys, la parole est à vous.
Mme David :
Oui. Écoutez, très intéressant. Je suis tout à fait d'accord avec
l'article 38, mais je suis allée voir la
Loi sur la gouvernance des
sociétés d'État, parce que c'est de celle-là dont vous vous inspirez, avec
raison, là, pour plein d'articles. On est dans la gouvernance, mais c'est très
intéressant, parce qu'on fait histoire avec notre fameux
article 36, là,
qu'on vient de changer. Votre nuit qui a porté conseil, parce que c'était du
copier-coller de cette
loi sur la gouvernance sur la question de qui paie s'il
y a un acte frauduleux, et tout ça. Puis je le relis dans cette loi-là, puis je continue à penser qu'on fait
l'histoire avec... on fait avancer des choses avec notre propre article. Alors,
je voulais vous le dire.
Puis l'autre chose
que je vérifiais, c'était le comité exécutif. Et ce qui est intéressant, c'est
que, dans la
Loi sur la gouvernance des
sociétés d'État, ils n'en mettent pas, de comité exécutif, hein, dans leur loi.
C'est quand même... mais ils mettent les articles auxquels vous vous
référez, 19, 21, 23, qui ressemblent pas mal, bon, avec ce que vous avez dit.
Mais je serais bien
curieuse de voir quelle opinion ils avaient sur les fameux comités dits
exécutifs, parce que c'est un peu notre
loi-cadre à nous, là, à tout le Québec pour la gouvernance. Mais, bon, on ne
reviendra pas là-dessus, mais
effectivement, articles 19, 21, 23, vous êtes tout à fait en concordance. Donc,
je pense que ça a bien du bon sens.
Le Président (M.
Lemay) : Merci, Mme la députée. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'article 38? S'il n'y en a pas d'autres, M. le
secrétaire, je serai prêt à la mettre aux voix.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
Lessard-Therrien : Pour.
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Le Président (M.
Lemay) : Abstention. Donc, l'article 38 est adopté. Maintenant,
nous passons à la lecture de l'article 39. M. le ministre, la parole est à
vous.
Lamontagne :
L'article 39 qui va être suivi d'un amendement, M.
le Président. Alors,
article 39 :
«Le comité de
vérification et le comité de gouvernance, d'éthique et de ressources humaines
exercent respectivement les fonctions et les obligations prévues aux
articles 24 et 25 de la présente loi et aux articles 22 et 27 de la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, compte tenu des adaptations
nécessaires.»
Commentaire :
Cet
article prévoit les fonctions qu'exécutent le comité de vérification ainsi
que le comité de gouvernance, d'éthique et de ressources humaines.
Le Président (M.
Lemay) : Merci, M. le ministre. J'ai cru comprendre que vous aviez un
amendement à l'article 39, qui se retrouve sur Greffier, et que nos
membres peuvent en prendre connaissance. Juste un instant, s'assurer qu'on est
tous sur la même page. Très bien. Donc, M. le ministre, allez-y, à la lecture
de votre amendement.
Lamontagne : Oui. Remplacer, à l'article 39 du projet de loi,
«exercent respectivement les fonctions et les obligations prévues aux
articles 24 et 25 de la [...] loi» par «exercent les fonctions et les
obligations prévues respectivement aux articles 24 et 25».
Attends
un petit peu, là. Ah! «de la présente loi». O.K. Je vais le
relire, excusez-moi. Remplacer, à l'article 39 du projet de
loi, «exercent respectivement les fonctions et les obligations prévues aux
articles 24 et 25 de la présente loi» par «exercent les fonctions et les
obligations prévues respectivement aux articles 24 et 25».
Commentaire :
Cet amendement vient corriger une erreur dans la rédaction de
l'article 39. Effectivement, le renvoi aux articles 24 et 25 n'aurait
pas dû être fait au présent projet de loi mais bien à la
Loi sur la gouvernance
des sociétés d'État, RLRQ,
chapitre G-1.02.
Président (M. Lemay) : Merci, M. le ministre. Donc, est-ce qu'il
y a des commentaires sur cet amendement? Mme la députée de
Marguerite-Bourgeoys.
Mme David :
Bien, c'est 22 et 27, mais 24, 25 — j'y suis, dans la
loi sur la
gouvernance, là — c'est
en plein ça, là, c'est le comité de vérification. Pas sûre que je comprends
votre erreur.
M. Lamontagne :
Non, c'est parce que le texte original, 24, 25, ils référaient à notre loi, ils
ne référaient pas à la
loi sur la gouvernance.
Mme David :
Ah! O.K. Alors, il aurait fallu dire : Aux articles 22, 24, 25, 27 de
la
loi sur gouvernance. C'est ça?
M. Lamontagne :
C'est ça. Oui.
Le Président
(M. Lemay) : Oui. Votre commentaire est très pertinent, Mme la
députée, en fait, parce que, dans le fond,
en faisant cette correction-là, on viendrait dire que c'est prévu aux
articles 24, 25 et aux articles 22 et 27 de la
Loi sur la
gouvernance des sociétés d'État. Donc, moi, ça me convient, là, mais
effectivement votre formulation aurait pu être retenue aussi.
Mme David :
Oui, c'est ça. C'est parce que moi, je les mettais en ordre croissant, et vous,
vous les mettez pêle-mêle. Mais ça ne me dérange pas, je n'en ferai pas une
maladie.
Président (M. Lemay) : Donc, s'il n'y a pas d'autre commentaire,
alors je serai prêt à mettre cet amendement aux voix. M. le secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Le Président
(M. Lemay) : Abstention. Donc, l'amendement à l'article 39
est adopté. Nous revenons donc à l'article 39
tel qu'amendé. Et, puisqu'il n'y a pas d'autre intervention, je serai prêt à le
mettre aux voix. M. le secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Président (M. Lemay) : Abstention. Donc, l'article 39, tel
qu'amendé, est adopté. Et nous passons maintenant à la lecture de
l'article 40.
M. Lamontagne :
Article 40 : «Le directeur général de l'institut est nommé, sur la
recommandation du conseil d'administration, par le gouvernement, en tenant
compte du profil de compétence et d'expérience approuvé par le conseil.
«Si,
après un délai raisonnable, le conseil ne recommande personne au poste de
directeur général, le gouvernement peut nommer le directeur général
après en avoir avisé les membres du conseil.
«Son mandat est d'au
plus cinq ans et est renouvelable.
«Sa rémunération, ses
avantages sociaux et ses autres conditions de travail sont fixés par le
gouvernement.»
Commentaire :
Cet
article prévoit les modalités de nomination, la durée du mandat et la
rémunération du directeur général de l'institut.
Le Président (M.
Lemay) : Merci, M. le ministre. Est-ce qu'on a d'autres commentaires
sur... Allez-y, M. le député de Vimont, la parole est à vous.
M. Rousselle :
C'est juste une question puis, même, peut-être ma collègue aurait pu me
répondre. Mais c'est juste savoir, là, le conseil d'administration, on en train
de dire que ça se peut qu'il y ait un moment donné qu'ils ne s'entendent pas
entre eux autres, peut-être, là, mais qu'ils ne nomment pas, justement, le directeur
général, là, puis que ça soit le gouvernement qui soit obligé de le nommer. C'est-tu arrivé dans l'histoire? C'est
juste pour... J'imagine, ça doit être à cause qu'ils ne s'entendent pas
sur le candidat, j'imagine, peut-être, je ne sais pas.
Lamontagne : Les raisons pour lesquelles ça n'arriverait pas, on peut
supputer, vous et moi, sur ce que ça pourrait être, là. Mais, au départ, il va
y avoir un directeur général de nommé par le gouvernement en vertu des articles
de transition, puis, après ça, le conseil d'administration a la responsabilité,
là, quand on a à remplacer le directeur général, de trouver... d'établir le
profil, les compétences puis, après ça, de trouver son directeur général. Puis
si, ultimement, ils ne peuvent pas le faire, bien, c'est le gouvernement qui va
s'en charger.
Rousselle : Non, non, je comprends, mais c'était juste
comprendre, là, si ça arrive, là, des fois, O.K., juste une petite
question.
Le Président (M. Lemay) : Mme la
députée de Marguerite-Bourgeoys, la parole est à vous.
Mme David :
C'est intéressant, parce qu'effectivement je suis dans la loi du conservatoire,
puis c'est la même chose. Mais moi aussi, c'est plus à
titre de question. «Par
le gouvernement», ça ne veut pas dire par le Conseil des ministres, ça. «Par le gouvernement», ce n'est pas le Secrétariat
aux emplois supérieurs. C'est le ministre? C'est qui, le gouvernement,
en l'occurrence?
M. Lamontagne : Bien, normalement,
c'est les emplois supérieurs qui encadrent la nomination de ce genre de poste
Mme David : Donc, emplois supérieurs
égalent Conseil des ministres. Vous adoptez toujours un paquet de nominations,
là, qui sont affichées le mercredi à 5 heures, là. Ça fait
partie de ça,
Mme David : Derrière, vous avez un
miroir qui dit oui aussi. Donc, ça veut dire que c'est le... bien, le ministre
passe toujours par là, parce que, souvent, il est consulté quand même, là,
parce que, pour vous, ce n'est pas rien.
Comme ministre titulaire de cette école-là, j'imagine que le dossier passe sur
votre bureau avant de monter, après, aux emplois supérieurs.
M. Lamontagne : C'est discuté, là,
ou c'est...
Mme David : C'est discuté, O.K. Et,
un peu comme mon collègue, j'imagine que c'est quand... Moi, ça ne m'est jamais
arrivé personnellement, là, mais quand ils ne trouvent personne ou quand,
justement, il y a une telle dissension sur
la nomination de Mme A par rapport à M. B ou par rapport à
Mme C, bien, c'est là que le gouvernement est obligé de dire :
Bien là, vous n'êtes pas capables de vous décider, on va décider. C'est souvent
ça qui arrive... ou qu'il n'y a personne qui lève la main.
M. Lamontagne : Personne qui ne lève
la main, peut-être, c'est ça.
Mme David : Auquel cas le
gouvernement n'est pas tellement mieux placé, parce que ce n'est pas évident,
si personne ne lève la main à partir de l'institut.
M. Lamontagne : Il en fait lever
une.
M. Lamontagne : Il en fait lever
une.
Mme David : Il en fait lever une,
c'est ça. O.K., moi, ça me va.
Le Président (M. Lemay) : Très bien.
M. le député de Vimont, la parole est à vous.
M. Rousselle : Si c'est le gouvernement
qui nomme, est-ce que c'est... il y a un comité de sélection, à ce moment-là,
qui est formé pour... lorsque le gouvernement décide, là, du D.G.?
M. Lamontagne : ...les emplois
supérieurs, normalement, qui chapeautent cette nomination-là.
M. Rousselle : Donc, eux
autres, ils ont un comité, sûrement, de sélection, ou à l'intérieur du...
Lamontagne : Bien, les
emplois supérieurs, au gouvernement, c'est eux autres qui gèrent... toutes les
fonctions qui sont nommées par le gouvernement, ultimement, ça passe
tout par les emplois supérieurs.
Président (M. Lemay) :
D'autres interventions? Je serai prêt à mettre l'article 40 aux voix. M.
le secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne ( Johnson)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Secrétaire : M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Président (M. Lemay) :
Abstention. Donc, l'article 40 est adopté. Et nous passons maintenant
à la lecture de l'article 41. M. le ministre, la parole est à vous.
Lamontagne : «41. Sous l'autorité du conseil d'administration, le
directeur général est responsable de la direction et de la gestion de
l'institut, conformément aux règlements intérieurs et aux politiques de
celui-ci. Il exerce ses fonctions à temps plein.
«Il propose au
conseil d'administration les orientations stratégiques ainsi que les plans
d'immobilisation et d'exploitation de l'institut.»
Commentaire :
Cet
article mentionne les fonctions exercées par le directeur général de l'institut.
Président (M. Lemay) :
Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 41? S'il n'y
a pas d'autre intervention, je serai prêt à le mettre aux voix. M. le
secrétaire.
Secrétaire : Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Président (M. Lemay) : Abstention. Donc, l'article 41 est adopté. Et nous passons à l'article 42.
M. le ministre, la parole est à vous.
Lamontagne :
Article 42 : «En cas d'absence ou d'empêchement
d'agir du directeur général, le directeur des études exerce ses fonctions et
pouvoirs. Si le directeur des études est lui-même absent ou empêché d'agir, le
conseil d'administration peut désigner une personne parmi celles qui exercent
une fonction de direction au sein de l'institut pour exercer les fonctions et
les pouvoirs du directeur général.»
Commentaire :
Cet
article prévoit les modalités de remplacement du directeur général dans le
cas où il est absent ou empêché d'agir.
Le Président (M.
Lemay) : Merci, M. le ministre. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'article 42? Donc, puisqu'il n'y a pas d'autre
intervention, M. le secrétaire, pour la mise aux voix.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Secrétaire : M. Lemay (Masson)?
Le Président (M.
Lemay) : Abstention. Donc, l'article 42 est adopté. Nous passons
de ce pas à la lecture de l'article 43. M. le ministre.
M. Lamontagne :
On peut prendre une minute, s'il vous plaît?
Le Président (M.
Lemay) : Certainement, c'est une nouvelle section.
Donc, je vais prendre
une courte suspension.
(Suspension de la séance à
12 h 45)
Président (M. Lemay) :
Alors, nous reprenons nos travaux et, au moment de la suspension, nous en
étions à la lecture d'un nouvel article, l'article 43. M. le
ministre, la parole est à vous.
Lamontagne :
L'article 43 : «Le directeur des études de l'institut est nommé par
le conseil d'administration, en tenant compte du profil de compétence et
d'expérience approuvé par le conseil.
«Son mandat est d'une
durée d'au plus cinq ans et est renouvelable.
«Il travaille sous
l'autorité du directeur général et s'occupe des questions d'ordre pédagogique.»
Commentaire :
Cet
article prévoit les modalités de nomination, la durée du mandat et les
fonctions du directeur des études de l'institut.
Président (M. Lemay) :
Merci, M. le ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur cet article? M.
le député de Bonaventure, la parole est à vous.
M. Roy :
Bon, ça va me permettre d'enlever mon masque, M. le Président. Écoutez, M. le
ministre, on a eu des informations comme quoi que — bon, bien, écoutez,
c'est publié dans La Terre de chez nous — comme
quoi que le directeur des études renversait les notes du comité de révision des
profs. Quand un étudiant n'est pas satisfait de
sa note, on a un comité de révision qui, lui, va regarder si l'étudiant avait
la note qui était... qui lui a été donnée par l'enseignant. Si ce n'est pas le cas, bien, le comité va proposer une
nouvelle note. On a des allégations, et des articles, et des... On a eu
des informations comme quoi que le directeur des études s'en mêlait et
court-circuitait les décisions du comité de
profs pour faire passer des étudiants artificiellement, pour avoir un beau
bulletin, donc, de notes de passage.
Ça fait que je veux
juste vous informer que c'est une pratique qui existe actuellement et qui est extrêmement
néfaste, parce que le diplôme n'a plus la même valeur quand tu fais passer le
monde facilement ou en forçant... en cassant les bras des profs un peu pour
faire passer les gens. C'est une réalité, là, ça, c'est terrain, ça. Ça fait
que je ne sais pas comment on peut, avec un libellé, essayer de protéger l'autonomie
des profs dans leur capacité à évaluer les apprentissages des étudiants. Et
c'est une problématique qui existe, elle est là actuellement. Ça nous prendrait
un garde-fou, mais là je ne sais pas si on
peut faire un amendement ou quelque chose. Mais est-ce que vous pouvez regarder
avec vos juristes si on ne pourrait pas introduire...
M. Lamontagne :
Honnêtement, ce n'est pas dans l'objet du projet de loi de venir mettre une
disposition qui va faire un lien entre, je veux dire, un groupe puis un autre
groupe. Puis honnêtement, ce n'est pas par mauvaise volonté, mais il va y avoir
un conseil d'administration, il va y avoir un directeur général. Là, vous avez
appris aussi, par inadvertance, qu'il va y avoir une commission des études.
M. Roy :
On était contents.
M. Lamontagne : Alors, si tout ce monde-là intelligent n'est pas
capable de s'organiser pour que les pratiques qui ont lieu à l'ITA... ne
sont pas conformes aux meilleures pratiques, honnêtement, ça sera leur...
M. Roy :
Leur problème.
M. Lamontagne :
...écoutez, «curse», en anglais, qu'on dit, là, mais tous les outils vont être
là pour que ce qui va se passer... c'est ça qui va être entériné par
l'institut, là.
M. Roy :
Il était de mon devoir de vous informer de ça...
M. Lamontagne :
Non, non, bien, je suis au courant, je lis les mêmes journaux.
M. Roy :
...ou de sensibiliser les gens. Merci.
M. Lamontagne : C'est bon.
Merci.
Le Président
(M. Lemay) : Très bien. Est-ce qu'il y a d'autres interventions à
l'article 43? S'il n'y a pas d'autre intervention, je serais prêt à le
mettre aux voix. M. le secrétaire.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) :
Pour.
Le Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire : M. Roy
(Bonaventure)?
Le Secrétaire : M. Lemay
(Masson)?
Président (M. Lemay) : Abstention. Donc, l'article 43 est
adopté. Et nous passons à l'article 44. M. le ministre, la parole
est à vous.
M. Lamontagne : «44. Les autres
membres du personnel de l'institut sont nommés selon le plan d'effectifs et les
normes établis par règlement de l'institut.»
Cet
article prévoit les modalités de nomination
des autres membres du personnel de l'institut.
Le Président
(M. Lemay) : ...M. le
ministre. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'article 44?
S'il n'y a pas d'autre intervention, je serai prêt à le mettre aux voix.
M. le secrétaire.
Le Secrétaire : M. Lamontagne
(Johnson)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire
formant le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire : M. Roy
(Bonaventure)?
Le Secrétaire : M. Lemay
(Masson)?
Le Président (M. Lemay) :
Abstention. Donc, l'article 44 est adopté. Nous passons donc à la lecture
de l'article 45. M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Lamontagne : «45.
Sous réserve
des dispositions d'une convention collective, l'institut détermine les normes
et les barèmes de rémunération, les avantages sociaux et les autres conditions
de travail des membres de son personnel conformément aux conditions définies
par le gouvernement.»
Commentaire : Cet
article prévoit que c'est
l'institut qui détermine les conditions de travail des membres de l'institut
conformément aux conditions définies par le gouvernement.
Le Président (M. Lemay) : Merci, M.
le ministre. Est-ce qu'il y a d'autres interventions ou commentaires sur cet article?
S'il n'y a pas d'autre intervention, je serai prêt à le mettre aux voix. M. le
secrétaire.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Le Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, M. Girard
(Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Le Président (M.
Lemay) : Abstention. Donc, l'article 45 est adopté. Maintenant,
nous allons procéder à la lecture de l'article 46. M. le ministre, la
parole est à vous.
Lamontagne : «46. Un membre du personnel de l'institut qui a un
intérêt direct ou indirect dans une entreprise mettant en conflit son intérêt personnel
et celui de l'institut doit, sous peine de déchéance de sa charge, dénoncer par
écrit son intérêt au directeur général de l'institut.»
Commentaire :
Cet
article prévoit les modalités de dénonciation d'un conflit d'intérêts d'un
membre du personnel de l'institut sans quoi il est passible d'être déchu de sa
charge.
Président (M. Lemay) :
Merci, M. le ministre. Est-ce
qu'il y a d'autres commentaires ou interventions sur l'article 46? Ne constatant pas d'autre intervention, je serai prêt à le mettre aux voix. M. le secrétaire, pour le
vote, s'il vous plaît.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire
formant le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Le Président (M.
Lemay) : Abstention. Donc, l'article 46 est adopté. Nous passons
donc dans une nouvelle section,
section IV, Commission des études,
article 47. M. le ministre, la parole est à vous.
M. Lamontagne :
Oui.
Article 47 : «Une commission des études peut être instituée au
sein de l'institut.»
Et j'ai déposé un
amendement, M. le Président.
Le Président (M.
Lemay) : Bien sûr. Donc, l'amendement n'a pas été distribué.
On va suspendre les
travaux quelques instants, juste pour s'assurer que tous en aient la
possession.
(Suspension de la séance à
12 h 54)
Le Président (M.
Lemay) : Alors, nous reprenons nos travaux et nous avons un amendement
à l'article 47, présenté par le ministre. Allez-y pour la lecture.
Lamontagne : Oui. Remplacer,
dans le premier alinéa de l'article 47 du projet de loi, «peut être» par
«est».
Cet amendement, dont la rédaction s'inspire de
la
Loi sur le Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec (RLRQ,
chapitre C-62.1) et de la
Loi sur les collèges d'enseignement général et professionnel
(RLRQ,
chapitre C-29), vise à rendre la constitution de la commission des
études obligatoire au sein de l'institut.
Président (M. Lemay) : Merci, M. le ministre, pour cet amendement.
Est-ce qu'on a des commentaires sur l'amendement? M. le député de Bonaventure.
M. Roy :
Merci, M. le ministre.
Le Président (M.
Lemay) : Très bien. Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys.
Mme David :
Merci beaucoup. Vous n'avez pas idée comment vous vous sauvez du trouble en
faisant une commission des études. Vraiment, là, c'est parfait parce qu'on met
les bonnes personnes aux bons endroits, des gens qui s'occupent de pédagogie ont leur propre lieu pour parler de ça — d'ailleurs,
vous le dites bien, on parle d'affaires dont on ne parle pas au conseil
d'administration, avec raison — puis les gens au conseil d'administration
parlent des choses de gouvernance. Puis ils peuvent avoir un enseignant là,
parce que ça l'intéresse, mais un enseignant qui aime mieux la pédagogie peut
être nommé dans l'autre commission. Alors, je dirais, il y a un adage, là, tout
le monde à la bonne place puis les... je ne
sais plus qui, les animaux seront bien gardés, ou je ne suis pas quoi, chacun a
sa bonne place.
Alors, je vous
remercie de la mettre statutairement. Elle est partout, dans tous les collèges,
dans toutes les universités. C'est un classique qui fonctionne bien, et puis,
après ça, au 49, là, ou 48, 49, vous donnez la composition de tout ça. Alors,
c'est intéressant. Merci.
Président (M. Lemay) : Très
bien. Merci beaucoup, Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys. S'il n'y
a pas d'autre intervention, je serai prêt à mettre cet amendement aux
voix. M. le secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Le Président (M.
Lemay) : Abstention. Donc, l'amendement à l'article 47 est
adopté. Et nous revenons à l'article 47
tel qu'amendé. Et, puisqu'il n'y a pas d'autre intervention, je serai prêt à le
mettre aux voix. M. le secrétaire.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Le Président (M.
Lemay) : Abstention. Donc, l'article 47, tel qu'amendé, est
adopté. Nous passons donc à l'article 48. M. le ministre.
M. Lamontagne : «48. La commission
des études a pour fonctions de conseiller le conseil d'administration ainsi que de lui donner son avis ou de lui faire
des recommandations sur toute question concernant les régimes pédagogiques,
les programmes d'enseignement et l'évaluation des
apprentissages, y compris les procédures de sanctions des études s'appliquant à
ces programmes.
«De même, elle peut
en outre lui faire des recommandations et saisir le directeur général de toute
question qui, à son avis, appelle l'attention du conseil.»
Commentaire :
Cet
article prévoit les fonctions qu'exerce la commission des études.
Le Président (M.
Lemay) : Merci, M. le ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur
l'article 48? Ne constatant pas de commentaire supplémentaire, M. le
secrétaire, je serai prêt à le mettre aux voix.
Le Secrétaire :
Pour, contre, abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Le Président (M.
Lemay) : Abstention. Donc, l'article 48 est adopté. Nous passons
donc à la lecture de l'article 49. M. le ministre.
Lamontagne : Ce n'est pas le temps d'aller dîner, là?
Le Président (M.
Lemay) : Oui, on peut faire ça. Donc, je vous remercie pour votre
collaboration.
Et, compte tenu de
l'heure, je suspends les travaux.
(Suspension de la séance à
13 h 01)
Le Président
(M. Lemay) : Donc, à l'ordre, s'il vous plaît! La Commission de
l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles reprend
ses travaux. Et nous poursuivons toujours l'étude détaillée du projet de loi
n° 77, la
Loi sur l'Institut de technologie agroalimentaire
du Québec.
moment de la suspension de nos travaux, nous en étions à la lecture de
l'article 49. Et donc, M. le ministre, je vous cède la parole
pour la lecture de l'article 49.
Lamontagne : Merci, M. le Président. Avant de commencer, je
voudrais saluer, là, la présence de ma collègue
députée de Laviolette, là. C'est notoire que ma collègue a beaucoup d'intérêt
pour tout ce qui touche l'agriculture et aussi beaucoup d'intérêt sur ce
qu'on fait avec l'Institut de technologie agroalimentaire, alors c'est un
plaisir de vous accueillir, ma chère collègue.
Ceci étant dit,
article 49 :
«Un règlement
intérieur de l'institut détermine la composition de la commission des études et
en fixe les [règlements] de fonctionnement.
«La commission des
études doit être composée des personnes suivantes :
«1° le directeur des
études, qui en est le président;
au moins un membre du personnel de l'institut responsable de programmes
d'études, nommé par le conseil;
«3° au moins un
enseignant et un professionnel non enseignant, respectivement élus par leurs
pairs;
«4° au moins un étudiant
de l'institut nommé conformément à l'article 32 de la
Loi sur
l'accréditation et le financement des associations d'élèves ou d'étudiants.»
Commentaires :
Cet
article prévoit quelles sont les personnes qui composent la commission des
études.
Président (M. Lemay) : Merci, M. le ministre. Est-ce
qu'il y a des... Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys,
la parole est à vous.
Mme David :
Bon, on s'est sustentés. On est plein d'énergie ou on n'en a plus du tout, parce
qu'on est fatigués puis qu'on va digérer, mais disons qu'on prend la première
option, qui va être mieux.
Avant de déposer des amendements comme tels, je
pense qu'il y a lieu de... Ça va pour la composition. On joue sur les mots. La
loi sur les collèges ne dit pas «au moins un membre» ou dit «des membres». Mais
ça, je suis capable de vivre avec le «au moins» parce que c'est plus petit. Il
y a des cégeps à 8 000, 9 000 étudiants, j'imagine qu'ils veulent
plus qu'un étudiant. Dans votre cas, c'est au moins un. Ça, ça va.
C'est beaucoup plus sur ce qui n'est pas là.
C'est un peu court, l'article 49, puis je voudrais l'allonger. Moi, je
pense que ça pourrait être pertinent de l'allonger. Et je référerais... et
la question est importante : Pourquoi, vous, vous ne vous y êtes pas
référé? Parce que je trouve qu'il y a des choses bien le fun là-dedans,
l'article 17.0.2 de la
Loi sur les collèges d'enseignement général et
professionnel, auquel vous vous référez.
En fait, directement, le deuxième alinéa, vous
dites... C'est l'article 17 de cette loi-là, mais vous vous arrêtez en
chemin. Vous n'avez pas retenu tous les autres, il y a a, b, c, d, e, f, et
puis vous avez pris b. Non, je ne sais même pas.
Le deuxième alinéa, je ne sais pas ce que c'est, là, «Doivent être soumis à la
commission, avant leur discussion», je ne le sais pas. Je ne le
comprends pas, celui-là. Ah! mais c'est peut-être l'article 17 général.
C'est ça, c'est ça. Vous avez été inspiré par l'article 17.
Moi, je rajouterais l'article 17.0.2 parce
que ça ne dit pas grand-chose. Au 48, ça disait «a pour fonctions de conseiller
le conseil d'administration», etc. Là, ça, c'est exactement le 17.0.1, «y
compris le processus de sanction des
études». C'est presque mot à mot. Mais vous n'incluez pas, et c'est pour ça que
j'arrive au 49, dans la composition, mais ça aurait pu être un 48.1, je ne sais
pas, le «Doivent être soumis — par exemple — à la commission avant leur discussion
par le conseil». Puis, ça, c'est bien important pour des...
M. Lamontagne : ...juste préciser
qu'est-ce qui doit être soumis avant?
Mme David : Bien, voilà, j'y
arrivais. «Doit être soumis», vous savez comment les lois sont faites, là, il faut... c'est a, b, c, d, e. Donc, «les projets de
politiques institutionnelles d'évaluation des apprentissages», ça, ça réfère un peu
à ce que le collègue a discuté, là, de quelque chose dans un journal sur... il
avait changé les notes, etc. Alors, ça, c'est bon.
Donc, les projets de... les politiques pour
évaluer les apprentissages, ce que le prof doit faire, ce que le directeur des
études a le droit de faire puis de ne pas faire. Les projets de politiques institutionnelles
d'évaluation relatives aux programmes d'études, parce que, les programmes, ça
doit être évalué, ce n'est pas juste les étudiants qui sont évalués. Est-ce que les programmes sont encore mis au
jour? Est-ce qu'on peut rajouter des choses? Ça, c'est permanent, c'est
comme dans une entreprise, tu revois tes processus.
C'est les projets de programmes d'études au
collège, parce qu'un collège, normalement... Puis, à voir vos ambitions, vous allez vouloir ajouter des programmes,
un jour, puis dire : On devrait développer tel axe. Bien, normalement,
ça passe tout par la commission des études, mais ce n'est pas écrit, tandis que
c'est écrit pour tous les collèges.
M. Lamontagne : Bien, avez-vous un amendement?
On va le regarder.
David : Bien, c'est ça.
L'article 17.0.2,
quasiment textuellement, je pourrais vous le déposer, si vous voulez.
M. Lamontagne :
L'article 17.0.2
de...
Mme David : Bien, pour le rajouter
au 49.
M. Lamontagne : Non, non, mais l'article 17.0.2
de quelle loi?
Mme David : Ah! de la
Loi sur les
collèges d'enseignement général et professionnel.
M. Lamontagne : O.K. Parfait.
M. Lamontagne : O.K. On va ajourner.
Le Président (M. Lemay) : Bien, en
fait, Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys, est-ce que vous désirez
qu'on dépose un amendement? Votre amendement, est-ce qu'il est rédigé?
David : Bien oui. Bien, c'est-à-dire, depuis le début, on fait ça un peu informel puis, à un moment donné, on formalise. Mais c'était juste pour voir s'il y avait
un appétit. Mais je peux le déposer de
façon écrite. On a de l'aide.
Le Président (M. Lemay) : Bon, peu
importe ce qui arrivera, quand même, je vais suspendre les travaux quelques
instants.
(Suspension de la séance à 14 h 09
Le Président (M. Lemay) : Très bien.
Donc, nous reprenons nos travaux. Et, lors de la suspension, M. le
ministre, vous aviez quelque chose à nous mentionner. Allez-y.
M. Lamontagne : Alors,
article 48 :
«La commission des études a pour fonctions — avec
un s, puis ce n'est pas une erreur — de conseiller le conseil d'administration ainsi que de lui donner
son avis ou de lui faire des recommandations sur toute question concernant
les régimes pédagogiques, les programmes
d'enseignement et l'évaluation des apprentissages, y compris les procédures de
sanctions des études s'appliquant à ces programmes.
«De même, elle peut en outre lui faire des
recommandations et saisir le directeur général de toute question qui, à son
avis, appelle l'attention du conseil.»
Cet
article prévoit les fonctions qu'exerce la
commission des études.
Le Président (M. Lemay) : Mais, M. le
ministre, dans le fond, vous avez lu l'article 48 suite à la question de Mme la
députée de Marguerite-Bourgeoys.
M. Lamontagne : Oui, oui. Ah oui!
excusez-moi. Oui, c'est ça, j'ai relu l'article 48.
Le Président (M. Lemay) : Et, Mme la
députée Marguerite-Bourgeoys, la parole est à vous.
Mme David : Bien, voilà ce que ça
donne de positif et de constructif, des échanges où on peut discuter comme ça,
un peu à bâtons rompus. Mais donc, M. le ministre, on confirme que c'est
l'équivalent de l'article 17.0.2, c'est-à-dire que «Doivent être soumis à la commission des
études», les questions concernant les régimes pédagogiques, en
fait, tout ce qui concerne votre
article 48, «a pour fonctions», ça veut
dire que ça doit passer par la commission des études et que le conseil
d'administration ne pourrait pas s'autoriser de se mettre à évaluer des
programmes d'enseignement sans que ça ait été auparavant regardé et faire
l'objet de recommandations par le conseil des études...
M. Lamontagne : Ma compréhension,
c'est que, si le conseil d'administration voulait faire ça, bien, il y a le
directeur de la commission des études qui dirait : Allez lire votre projet
de loi, là, c'est marqué que je dois vous donner
mon avis puis vous faire des recommandations sur toute question, les régimes
pédagogiques, sur tous les programmes et toutes les évaluations
d'apprentissages.
Mme David : Alors, on a bien noté et
c'est enregistré. Donc, il paraît que ça a une fonction quasi légale.
M. Lamontagne : Ça fait qu'on va
revenir à 49.
Le Président (M. Lemay) : Bien sûr,
mais nous étions toujours dans 49, M. le ministre. On a simplement répondu
à une question de Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys, qui avait des
inquiétudes, et vous avez très bien répondu. Donc, nous poursuivons les
commentaires et les interventions sur l'article 49. Et, s'il n'y a pas
d'autre intervention, je serais prêt à le mettre aux voix. M. le secrétaire.
Le Président (M. Lemay) : M. le
député de Vimont, allez-y.
M. Rousselle : On a un amendement.
Le Président (M. Lemay) : À
l'article...
M. Rousselle : Bien, ça va être
49.1, là.
Le Président (M. Lemay) : Ah! vous
avez un amendement pour introduire un nouvel article?
M. Rousselle : Oui, 49.1.
Le Président (M. Lemay) : Très bien.
Donc, ce qu'on va faire, c'est qu'on va quand même voter l'article 49 et,
tout de suite après ça, on vous cédera la parole.
M. Rousselle : Parfait.
Le Président (M. Lemay) : C'est
bien. M. le secrétaire, à l'article 49, pour la mise aux voix.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire
formant le gouvernement,
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice)?
Le Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
Lessard-Therrien : Pour.
Le Secrétaire :
M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire :
M. Lemay (Masson)?
Le Président (M.
Lemay) : Abstention. Donc, l'article 49 est adopté. À ce stade-ci,
on a une proposition d'insérer un nouvel amendement à l'article 49.1.
Je vais suspendre les
travaux quelques instants pour en permettre la distribution.
(Suspension de la séance à
14 h 19)
Le Président
(M. Lemay) : Alors, nous reprenons nos travaux. Et, lors de la
suspension, il a été question d'un dépôt d'un amendement pour un nouvel
article
à 49.1, mais je crois que le député de Vimont a quelque chose à nous
mentionner.
M. Rousselle :
Bien, effectivement, écoutez, pendant le temps qu'on a pu échanger... puis
d'ailleurs, c'est ça, c'est
intéressant d'avoir des échanges, à ce moment-là, on avance plus
rapidement. Écoutez, le ministre nous a convaincus comme quoi que c'était dans les règlements,
c'était à l'intérieur, que c'était déjà là. Donc, écoutez, on va tout
simplement retirer notre intention de... oui.
Président (M. Lemay) : D'accord. Très bien reçu. Donc, à ce
moment-ci, je vais maintenant céder la parole au ministre pour la
lecture de l'article 50.
Président (M. Lemay) : Oh! un instant. Comment vous dites? Non,
en fait, on a adopté l'article 49 et on avait une intention de déposer un
article 49.1,
puis ça n'a pas été fait. Mais Mme la députée de Rouyn-Noranda—Témiscamingue voudrait parler à ce
stade-ci. Allez-y, Mme la députée.
Mme Lessard-Therrien :
Oui. Merci, M. le Président. Avant de passer au prochain chapitre, en
fait, j'avais le goût de connaître la
position du ministre sur une recommandation qui avait été faite par le Syndicat des
professeurs de l'État du Québec, qui ne figure nulle part dans le projet
de loi. Puis j'ai eu l'intuition que c'était peut-être à ce stade-ci que la discussion
s'insérait le mieux par rapport à la proposition des conseils d'orientation. Je
ne sais pas si vous vous souvenez, le syndicat qui nous parlait de la nécessité que
les campus aient une concertation avec les milieux, les communautés
locales, parce que c'est des joueurs importants dans le développement de la
communauté, dans le développement régional,
puis ce n'est pas quelque chose qui figure dans le projet de loi. Puis vous
l'avez dit vous-même, là, qu'il faut assurer la spécificité de chacun de
ces campus-là.
Donc, je me demandais
comment vous voyez cette proposition-là. Elle ne figure pas. J'avais le goût de
vous poser la question : Pourquoi? Puis comment vous allez vous assurer
que, dans le fond, chacun des campus ne soit pas désincarné de la réalité dans
laquelle ils prennent racine, les campus?
Le Président (M.
Lemay) : Très bien. M. le ministre.
Lamontagne : Bien, c'est une bonne question... (panne de son) Première
des choses, on a fait vraiment clair, à l'article 6, de l'importance de la
spécificité des campus. Je ne me souviens pas du libellé exact, là, mais c'est quelque
chose qu'on a inséré pour que ça soit nommé.
Après
ça, à l'article 22, on a le conseil d'administration qui a tous les
outils, tous les leviers pour décider quels sont les meilleurs gestes, si on
veut, là, pour que l'ITA se développe de la bonne façon. Exemple, aujourd'hui,
on a des rencontres avec le milieu, on a un comité dans chacun des secteurs
avec un comité école-industrie, on a un comité de directeurs généraux avec des
gens du milieu.
Mais,
à partir du moment où cet institut-là est autonome, qu'il a son conseil
d'administration puis que, dans sa mission, c'est de développer
l'ITA — puis,
à l'article 6, on dit que c'est important, la spécificité des
milieux — bien
là, le conseil a tous les outils, s'il veut mettre en place quelque véhicule
que ce soit pour s'assurer de tisser les liens qu'il a à tisser avec son
milieu, pour faire tout le travail qu'il y a à faire, si on veut. Bien, il a
toute la marge de manoeuvre pour pouvoir faire ça, là.
Lessard-Therrien : Il y a la marge de manoeuvre, mais il n'y a pas
nécessairement de garantie que c'est ce qui va se produire, alors que, si on
l'avait intégrée, on aurait été certains, tu sais, que cette spécificité-là
s'opérationnalise vraiment, concrètement, avec ces conseils d'orientation là.
Est-ce que vous êtes certain que ça va être suffisant?
Lamontagne : Bien, moi, honnêtement, je suis convaincu que l'institut
va avoir tous les outils pour faire ce qu'elle a à faire pour bien remplir sa
mission. Puis une
partie de sa mission, bien, c'est d'être branchée avec la
réalité d'où elle est. À l'Ouest, elle est à Saint-Hyacinthe, à l'Est, elle est
à La Pocatière. Puis, que ça soit le directeur général, il va y avoir
quelqu'un qui est responsable du campus de La Pocatière, il va y avoir
quelqu'un... Bien, ces gens-là, c'est d'être
en contact avec leur milieu puis c'est de s'assurer que, tu sais, ils ne vivent
pas dans une bulle, tu sais. Il faut qu'ils soient connectés sur leur
milieu, parce que, un, leurs élèves, leurs étudiants viennent de ces
milieux-là.
Plus tôt cette
semaine, j'ai fait la liste des collaborations que l'ITA, que ce soit le campus
de La Pocatière ou que le campus de
Saint-Hyacinthe, a avec des organismes qui sont dans leur périphérie ou dans
leur géographie. Alors, le conseil d'administration va avoir tous les
leviers pour mettre en place les véhicules qu'il a besoin pour s'assurer de
faire ce travail-là, là.
Mme Lessard-Therrien :
L'avenir nous le dira, si le conseil d'administration incarne bien ces
réalités-là, qui sont quand même assez disparates, de La Pocatière à
Saint-Hyacinthe.
Lamontagne : Oui. Bien, je vous dirais, juste pour préciser, Mme la
députée, quand M. Vallières a parlé de ça, la réalité d'où il vient, lui,
c'est qu'on a le conservatoire de musique, que, dans sept villes, je
pense, ils ont neuf établissements. Ça
fait que, là, on est dans un contexte, là, où, vraiment, on a vraiment beaucoup
d'établissements dans plusieurs villes. Ça fait que, là, l'idée d'avoir
un... de se dire : Écoute, comment qu'on s'organise à chaque place qu'on
est, là, pour être dans notre milieu, là, peut-être, je vous dirais, là, que ça
peut être plus pertinent de dire : C'est
ça, le mode d'opération, là. Mais, dans un contexte comme on est à l'ITAQ, là,
où on est à l'est puis on est à l'ouest, c'est deux réalités, et des
profils sociodémographiques, mais aussi d'activités économiques qui sont
différents.
Bien, c'est naturel
que chacun des milieux, qui sont déjà ancrés dans leur milieu, bien, en
devenant encore plus autonomes puis en ayant davantage de leviers... bien, je
peux juste présumer qu'ils vont avoir encore davantage d'outils pour s'ancrer
encore davantage dans leur milieu, parce que leur survie vient d'à quel point
ils vont être branchés avec leur milieu aussi, là. Ça vous va?
Lessard-Therrien : Nous allons rester à l'affût. Merci.
Président (M. Lemay) : Très bien. Donc, maintenant, j'inviterais le
ministre à faire la lecture de l'article 50.
Lamontagne :
Article 50, ça, c'est une bonne nouvelle :
«L'exercice de l'institut se termine le 30 juin de chaque année.»
Alors, cet
article
fixe l'exercice financier de l'institut qui se termine le 30 juin.
Président (M. Lemay) : ...est-ce que vous avez des explications? Y
a-t-il une raison particulière, M. le ministre?
Mme David :
Pourquoi c'est une bonne nouvelle?
Le Président (M.
Lemay) : Pourquoi avez-vous choisi le 30 juin?
Lamontagne : Bien, un, première des choses, aujourd'hui, c'était...
Louise, bien, la sous-ministre va vous
l'expliquer. Mais aujourd'hui, étant une direction de ministère, on est alignés
sur le 31 mars. Tous les établissements d'enseignement sont
enlignés sur le 30 juin. Ça fait qu'elle, quand elle arrive au
31 mars, là, elle est pas mal loin de sa rentrée scolaire. Puis il faut,
tout de suite au 31 mars, là, qu'elle fasse...
Lamontagne : Excusez-moi. J'ai quelqu'un qui appelle. On va fermer ça.
Il faut tout de suite qu'elle fasse ses
prévisions, ses... d'effectifs, de ci, de ça, là. Puis honnêtement, que ça soit
des mois comme ça avant la rentrée, c'est très, très, difficile, hein?
C'est un petit peu ça? Tu peux compléter, si tu veux, là, parce que...
Le Président (M.
Lemay) : Est-ce qu'il y a consentement pour que Mme Leblanc
puisse prendre la parole?
Le Président (M. Lemay) : Donc,
Mme Leblanc, vous devez simplement vous nommer ainsi que votre
titre et
vous pouvez y aller.
Leblanc (Louise) : Alors,
bonjour. Louise Leblanc, sous-ministre adjointe à la formation bioalimentaire, responsable
de l'Institut de technologie agroalimentaire.
Donc, oui, M. le ministre, vous avez raison
avec tout ce que vous avez dit, mais j'ajouterais en plus que, quand on arrive
au 31 mars et que c'est la fin de l'année financière, nous, la session n'est
pas terminée. On a encore des laboratoires,
des achats à faire, des équipements ou tout ce qu'on a besoin pour nos cours,
donc ce n'est pas évident, puis ça ne
correspond pas à notre cycle d'activité non plus. Donc, quand on veut rendre
compte des choses, c'est beaucoup
plus difficile pour nous aussi. Donc, c'est vraiment une bonne nouvelle.
Le Président (M. Lemay) : Très bien.
Merci. Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys.
Mme David : Bien, des fois, ce qui
est une bonne nouvelle pour un est moins bonne pour d'autres, là, parce que, je sais bien qu'au ministère de
l'Enseignement supérieur ils ne sont pas toujours bien contents d'avoir ça, que
les cégeps, ça finit, puis les universités... puis là c'est toujours décalé par
rapport au 31 mars. Alors, ce qui vous rend heureux, à un moment
donné, va peut-être fatiguer le ministre, mais on ne lui dira pas tout de suite
que c'est fatigant, parce que c'est très aidant pour les institutions.
M. Lamontagne : ...il aime mieux que
ça le fatigue, lui, que ça les fatigue, eux autres.
Le Président (M. Lemay) : Très bien.
M. le député de Vimont.
M. Rousselle : Écoutez, M. le
Président, le ministre est tellement... il semble être tellement heureux, je ne
veux pas casser ce moment de joie. Donc, c'est beau, je vais laisser ça à
demain.
Le Président (M. Lemay) : Très bien.
Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention sur l'article 50, je serais prêt
à le mettre aux voix. M. le secrétaire.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Le Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice)?
Le Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire :
Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
Mme Lessard-Therrien : Pour.
Le Secrétaire : M. Roy
(Bonaventure)?
Le Secrétaire : M. Lemay
(Masson)?
Le Président (M. Lemay) :
Abstention. Donc, l'article 50 est adopté. Je vais maintenant inviter le
ministre à faire la lecture de l'article 51.
Lamontagne : Oui. Je vais lire l'article 51 puis, après ça, je
vais déposer un amendement, M. le Président.
Article 51 : «L'institut soumet chaque
année au ministre, pour approbation, son budget annuel et ses prévisions
budgétaires pluriannuelles selon la forme, la teneur et la date que le ministre
détermine.»
Commentaires : Cet
article prévoit que le
budget annuel de l'institut ainsi que ses prévisions budgétaires pluriannuelles
sont soumis à l'approbation du ministre. Et puis l'amendement...
Président (M. Lemay) : Pour l'amendement, M. le ministre, là,
juste s'assurer que tout le monde a bien... Il
était sur le Greffier, ça fait déjà quelques instants. Moi, je l'ai vu. Ça s'en
vient. Vous ne l'avez pas encore sur vos...
Le Président (M.
Lemay) : Pas encore? Donc, juste pour m'assurer, M. le ministre,
là, on va suspendre quelques instants.
Lamontagne : Bien non.
Le Président (M.
Lemay) : Allez-y.
Lamontagne : Avant de suspendre, je vais juste expliquer, peut-être,
au bénéfice de Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys. Contrairement aux
établissements d'enseignement comme les cégeps, on n'est pas sur la même base de financement. On n'est pas sur la base
du financement par tête, et tout ça. C'est vraiment un financement dit
historique. C'est sur la base du financement historique, là, que le financement
de l'ITA évolue. Comme là, présentement, il
y a un budget x pour l'ITA, et puis on a identifié que la transition et le
nouvel ITA allaient occasionner un certain nombre de dépenses x de
plus de façon récurrente pour l'institut.
Ces sommes-là ont été
demandées au ministère des Finances, Conseil du trésor, qui vont être
présentées dans le budget qui s'en vient. Alors, ça, ça va devenir le nouveau
budget de l'ITAQ. Alors, chaque année, l'ITAQ va soumettre ses besoins
budgétaires, là, pluriannuels au ministre, au MAPAQ, puis ultimement, c'est le
MAPAQ qui transfère les argents à l'ITA. Puis c'est le ministre de
l'Agriculture qui a à aller voir le ministre des Finances pour lui dire :
Amène-moi mon argent pour l'école. C'est ça.
Le Président (M.
Lemay) : Alors, je crois que le temps de cette explication,
l'amendement a été rendu disponible à tous
les membres de la commission. M. le ministre, vous pouvez y aller avec la
lecture de votre amendement.
Lamontagne : Parfait. Alors : «Remplacer l'article 51 du
projet de loi par le suivant :
«51. Le budget annuel
et les prévisions budgétaires pluriannuelles de l'institut qui sont soumis au
ministre doivent notamment prendre en compte les orientations et les politiques
mentionnées à l'article 14.1.»
Commentaires :
Cet amendement est relié à celui de l'article 14.1. Il vise à ce que le
budget annuel et les prévisions
pluriannuelles de l'institut prennent en compte les orientations et les
politiques du ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de
la Science et de la Technologie et, le cas échéant, celles du ministre de
l'Éducation, du Loisir et du Sport.
Alors, l'historique
en arrière de cette demande-là, c'est que, suite aux représentations puis aux
discussions qu'on a eues lors des consultations particulières, on en est venus
à vous soumettre l'article 14.1, qui était la question des orientations,
et tout ça, puis ultimement qui est au bénéfice, je ne me souviens pas du
texte, là, des élèves, quelque chose comme ça. Puis que le ministère de
l'Enseignement supérieur l'impose quand... mettons, pour les violences à caractère sexuel, ça, ils ont imposé
aux écoles d'avoir ça. Étant donné que l'ITAQ relève du MAPAQ mais pas
du ministère de l'Éducation, le ministère de l'Éducation n'envoie pas un chèque
à l'ITAQ pour s'occuper de ça.
Puis cette
réalité-là, en réalité, bien, dépendamment de qui est au ministère de
l'Agriculture, et tout ça, bien, la
sous-ministre peut arriver puis dire : Écoutez, j'ai eu cette commande-là
du ministère de l'Enseignement supérieur. Pas trop grand monde sait de quoi
elle parle, puis peut-être que ça ne leur tente pas trop de le savoir. Alors,
moi, je veux m'assurer que, dans la loi, c'est clair qu'il y a des obligations
qui, ultimement, peuvent se traduire par de l'argent qui va venir d'un autre
ministère. Ce ministère-là ne nous envoie pas d'argent, mais je veux dire que,
quand il y a un budget qui est présenté par l'ITAQ, il faut que ça tienne
compte de ça, quand c'est présenté au ministère de l'Agriculture. C'est pour
m'assurer, là, que c'est connu. Ça ne m'assure pas du financement, ça m'assure
que c'est connu. Puis là, bien, ultimement,
c'est au ministère à faire
en sorte, tu sais, que l'institut,
là, a le financement qu'il a besoin.
Le Président (M.
Lemay) : Très bien. J'avais le député de Bonaventure qui désirait
intervenir. Allez-y, M. le député.
M. Roy :
Merci, M. le Président. Vite, une question au ministre : Les immobilisations,
ça se place où? Est-ce que c'est là qu'on le planifie, dans... Bon, je ne sais
pas, moi, s'il y a une étable, une serre à bâtir, tout ça, est-ce que... puis
c'est là que c'est planifié ou que c'est le PQI du gouvernement du Québec?
Comment ça fonctionne?
Lamontagne : Bien, tout ce qui touche les immobilisations... Exemple,
présentement, aujourd'hui il y a un certain nombre de millions de dollars qui
sont au Plan québécois d'infrastructures, qui sont affectés au MAPAQ. Bien, la
partie qui est affectée au MAPAQ, qui va pour l'ITAQ, elle va être transférée
quand le transfert va se faire. Mais tout ce qui est immobilisation, c'est sûr
que ça appartient... c'est encore des immobilisations, entre guillemets, qui
appartiennent à l'État. C'est ça.
M. Roy :
Je peux y aller?
Le Président (M. Lemay) : Allez-y,
oui.
M. Roy : Je ne suis
pas un expert là-dedans, là, mais ce n'est pas là qu'il faut inscrire ça. Je ne
sais pas, y a-tu un libellé à modifier pour garantir l'accès au budget
d'immobilisation fourni par le MAPAQ?
Lamontagne : Bien, tout le transfert...
M. Roy :
Ça se fait automatique?
Lamontagne : Pardon?
M. Roy :
C'est parce que je veux juste être sûr qu'on n'a pas oublié un petit morceau,
Lamontagne : Non, non. Juste peut-être, bien, si madame a une
question, on peut prendre la question puis, après ça, on pourra arrêter une
minute.
Le Président (M.
Lemay) : Très bien. Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys,
allez-y.
Mme David :
Bien, je ne suis pas du tout dans les immobilisations. Moi, je reste dans la
très, très sage, sage, sage idée d'inclure le 14.1, très sage, parce que, des
fois, c'est des politiques qui coûtent plus cher qu'on pense. Puis je me
souviens, quand j'ai mis 25 millions attachés à cette loi n° 151,
où l'ITA était inclus, bien, je ne me souviens plus si le 25 millions
incluait...
Mme David :
Je ne pense pas qu'il incluait l'école de police, le Barreau, l'ITA, et tout
Lamontagne : Bien, nous, ça nous a coûté 147 000 $, hein?
C'est-tu ça?
Mme David :
C'est ça. Donc, ça vous coûte de l'argent, l'implantation de la politique.
Lamontagne : C'est ça.
Mme David :
C'est ça. Alors, je vous ai coûté cher, à ce moment-là. C'est très bien que
vous pensiez à ça.
Maintenant,
c'est vraiment intéressant, parce
que là, là, vous êtes dans vraiment
un vieux, vieux, vieux modèle, dont certains s'ennuient, c'est-à-dire la
fameuse base historique. Les hôpitaux l'ont encore, mais il y en a... plusieurs
veulent passer au financement par activités médicales. Ça fait depuis
l'an 2000 que les universités sont passées par activités universitaires.
Et puis les collèges, bien, ils essaient de se débrouiller, mais ils font beaucoup
de formation continue pour aller arrondir les fins de mois, et tout ça.
Alors, c'est
intéressant d'avoir un financement récurrent sans avoir à aller chercher de la
clientèle, comprenez-vous? Autrement dit, l'argent vient, qu'il y ait
200 élèves ou qu'il y en ait 1 000. Évidemment, j'espère que le
ministre regarde un peu ça, là, mais ils sont aussi à risque, que si on est en
récession, si on est en période de compressions budgétaires, bien, forcément
que le MAPAQ va y passer lui aussi, et donc son école aussi. Alors, tout le monde y passe un peu. Mais remarquez que les
cégeps, c'est un peu ça aussi, quand on a eu à faire un régime minceur.
Lamontagne : Quand on va... S'il arrivait des situations comme ça
aujourd'hui, en tant que direction d'un ministère, quand il y a des
compressions paramétriques, là, ça frappe l'institut. L'institut a été obligé
de réduire de beaucoup sa formation continue, qui est un peu sa vache à lait.
Il a été obligé de déconstruire sa formation continue à cause de coupes
paramétriques comme ça. Avec le nouveau statut, je veux dire, on n'est pas à
l'abri de se faire mettre de la pression financière, mais ce ne sont pas les
mêmes règles qui vont s'appliquer. Ça fait que l'institut n'aurait pas eu à
choisir entre ça. C'est ça qui... ultimement, c'est toute sa mission, là.
Mme David :
Oui, exactement.
Le Président (M.
Lemay) : Très bien. Donc, je vais suspendre les travaux quelques
instants.
(Suspension de la séance à
14 h 53)
Président (M. Lemay) :
Alors, nous reprenons nos travaux, et M. le
ministre a des explications supplémentaires sur
son amendement.
Lamontagne : Oui. C'est dans
la transition, à l'article 79, où on explique que tout ce qui est aujourd'hui... qui appartient à l'ITA, mais à l'ITA, I-T-A, où tous les
droits... c'est écrit «droits» dans l'article, mais ça inclut des propriétés,
et tout ça, c'est transféré automatiquement à l'ITAQ.
Ce qui est aujourd'hui au
PQI du gouvernement, au MAPAQ, bien, je veux dire, le droit, entre guillemets,
de l'ITA qui est attaché à cette portion-là du PQI, bien, est transféré à
l'ITAQ. Quand l'ITAQ, mettons, son projet de rénovation de ferme est prêt, bien
là, il faut qu'elle aille l'autorisation du Conseil du trésor pour avoir accès
à cet argent-là, O.K.? Au-delà de l'argent
qui serait dans le PQI, maintenant l'ITA pourrait développer un programme
immobilier pour lequel elle serait autorisée à faire un emprunt. Par
contre, ce programme-là ou cet emprunt-là doit être autorisé par le Conseil du trésor. Ça fait qu'il y a un
premier financement qui est dans le PQI, qui est déjà là, puis il y a d'autres
financements que l'ITA peut faire d'une façon autonome, mais que ça doit être
autorisé par le Conseil du trésor.
Le Président (M. Lemay) : Très bien.
Donc, est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement proposé à
l'article 51? Puisqu'il n'y a pas d'autre intervention, je serais prêt à
le mettre aux voix. M. le secrétaire.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice)?
Le Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, M. Rousselle (Vimont)?
Le Secrétaire : M. Roy (Bonaventure)?
Le Secrétaire : M. Lemay
(Masson)?
Le Président (M. Lemay) :
Abstention. Donc, l'amendement à l'article 51 est adopté. Et nous revenons
à l'article 51 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des interventions supplémentaires? Puisqu'il n'y a pas d'autre intervention, je serais prêt à le
mettre aux voix. M. le secrétaire.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Lamontagne (Johnson)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice)?
Le Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, M.