Agriculture, Fisheries, Energy and Natural Resources — 5 November 2024 (43rd Legislature, 1st Session)
CAPERN 2024-11-05
Quebec — Committees
Journal des débats de la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles - Assemblée nationale du Québec
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37e législature, 1re session (4 juin 2003 - 10 mars 2006)
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36e législature, 1re session (2 mars 1999 - 9 mars 2001)
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34e législature, 2e session (19 mars 1992 - 10 mars 1994)
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32e législature, 3e session (9 novembre 1981 - 10 mars 1983)
32e législature, 2e session (30 septembre 1981 - 2 octobre 1981)
32e législature, 1re session (19 mai 1981 - 18 juin 1981)
31e législature, 6e session (5 novembre 1980 - 12 mars 1981)
31e législature, 5e session (24 octobre 1980 - 24 octobre 1980)
31e législature, 4e session (6 mars 1979 - 18 juin 1980)
31e législature, 3e session (21 février 1978 - 20 février 1979)
31e législature, 2e session (8 mars 1977 - 22 décembre 1977)
31e législature, 1re session (14 décembre 1976 - 23 décembre 1976)
30e législature, 4e session (16 mars 1976 - 18 octobre 1976)
30e législature, 3e session (18 mars 1975 - 19 décembre 1975)
30e législature, 2e session (14 mars 1974 - 28 décembre 1974)
30e législature, 1re session (22 novembre 1973 - 22 décembre 1973)
29e législature, 4e session (15 mars 1973 - 25 septembre 1973)
29e législature, 3e session (7 mars 1972 - 14 mars 1973)
29e législature, 2e session (23 février 1971 - 24 décembre 1971)
29e législature, 1re session (9 juin 1970 - 19 décembre 1970)
28e législature, 5e session (24 février 1970 - 12 mars 1970)
28e législature, 4e session (25 février 1969 - 23 décembre 1969)
28e législature, 3e session (20 février 1968 - 18 décembre 1968)
28e législature, 2e session (20 octobre 1967 - 20 octobre 1967)
28e législature, 1re session (1 décembre 1966 - 12 août 1967)
27e législature, 6e session (25 janvier 1966 - 18 avril 1966)
27e législature, 5e session (22 octobre 1965 - 23 octobre 1965)
27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
27e législature, 3e session (14 janvier 1964 - 31 juillet 1964)
27e législature, 2e session (21 août 1963 - 23 août 1963)
27e législature, 1re session (15 janvier 1963 - 11 juillet 1963)
26e législature, 2e session (10 novembre 1960 - 10 juin 1961)
26e législature, 1re session (20 septembre 1960 - 22 septembre 1960)
25e législature, 4e session (18 novembre 1959 - 18 mars 1960)
25e législature, 3e session (19 novembre 1958 - 5 mars 1959)
25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
25e législature, 1re session (14 novembre 1956 - 21 février 1957)
24e législature, 4e session (16 novembre 1955 - 23 février 1956)
20e législature, 1re session (7 octobre 1936 - 12 novembre 1936)
18e législature, 2e session (10 janvier 1933 - 13 avril 1933)
18e législature, 1re session (3 novembre 1931 - 19 février 1932)
17e législature, 2e session (8 janvier 1929 - 4 avril 1929)
16e législature, 4e session (11 janvier 1927 - 1 avril 1927)
16e législature, 3e session (7 janvier 1926 - 24 mars 1926)
16e législature, 1re session (17 décembre 1923 - 15 mars 1924)
15e législature, 4e session (24 octobre 1922 - 29 décembre 1922)
15e législature, 3e session (10 janvier 1922 - 21 mars 1922)
15e législature, 2e session (11 janvier 1921 - 19 mars 1921)
15e législature, 1re session (10 décembre 1919 - 14 février 1920)
14e législature, 3e session (21 janvier 1919 - 17 mars 1919)
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13e législature, 3e session (7 janvier 1915 - 5 mars 1915)
13e législature, 2e session (11 novembre 1913 - 19 février 1914)
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Journal des débats de la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles
Version préliminaire
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43 e législature, 1 re session
(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
mardi 5 novembre 2024
Vol. 47 N° 41
Étude détaillée du projet de loi n° 63, Loi modifiant la
Loi sur les mines et d’autres dispositions
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
9 h 30
10 h
10 h 30
11 h
11 h 30
12 h
15 h
15 h 30
16 h
16 h 30
17 h
17 h 30
18 h
18 h 30
19 h
Journal des débats
9 h 30 (version non révisée)
(Neuf heures quarante-neuf minutes)
Le Président (M. Montigny) : Alors,
à l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de
la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources
naturelles ouverte. Je demande à toutes les personnes dans la salle de bien
vouloir éteindre la sonnerie de leurs appareils électroniques.
La commission est donc réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de no loi 63, Loi modifiant la
Loi sur
les mines et d'autres dispositions.
Mme la secrétaire, est-ce qu'il y a des
remplacements aujourd'hui?
• (9 h 50) •
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. M. Bernard (Rouyn-Noranda-Témiscamingue) est remplacé par Mme
Abou-Khalil (Fabre); M....
La Secrétaire : ...M. Bussière
(Gatineau), par M. Dufour (Abitibi-Est); M. Sainte-Croix (Gaspé), par
M. Caron (Portneuf); et Mme Rizqy (Saint-Laurent), par Mme Dufour
(Mille-Îles).
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Alors, lors de l'ajournement de nos travaux jeudi dernier, nous étions à
l'étude de l'amendement proposé par Mme la ministre à l'article 93 du
projet de loi. Par ailleurs, je vous rappelle que l'article 75 est
toujours suspendu. Y a-t-il d'autres interventions sur l'amendement à
l'article 93? Alors, M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Bien, si vous le permettez, M. le Président, la ministre a
fait la suggestion juste qu'on prenne une petite pause rapide pour pouvoir
discuter, là, de l'amendement, ce que j'apprécierais grandement.
Le Président (M. Montigny) : Avec
grand plaisir. Ça me fait plaisir d'ailleurs de vous retrouver.
Alors, je vais suspendre pour qu'on puisse
discuter.
(Suspension de la séance à 9 h 51)
(Reprise à 10 heures)
Le Président (M. Montigny) : Nous
sommes toujours à l'étude de l'article 93, mais il y a un amendement. Mme la
ministre, peut-être, je pourrais vous laisser la parole.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Merci. Contente de revenir avec vous, M. le Président. Donc, oui, amendement
qui a été déposé concernant l'article 93. Puis, pour se rappeler l'objectif,
là, bien sûr, c'est de s'assurer de limiter encore une fois au maximum les
risques associés au passif minier pour le gouvernement.
Donc, on est venu, avec cet amendement,
préciser les événements qui vont permettre d'appliquer le régime de
responsabilité sans faute puis vont également viser à préciser, là, que ce
recours est réservé au gouvernement. Donc, voilà.
Le Président (M. Montigny) : Parfait.
Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a des interventions sur cette proposition
d'amendement à l'article 93? M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Oui. Est-ce que c'est possible juste de descendre dans
l'amendement pour voir le texte qu'on...
Le Président (M. Montigny) : ...avec
plaisir. Ça s'en vient.
M. Fortin : Il n'y a pas de problème, M. le Président. O.K., donc
allons-y pour la première
partie de la proposition ministérielle, c'est-à-dire
de «remplacer, jusqu'à concurrence par événement d'un montant déterminé par
règlement», pour venir dire «pour chaque événement déterminé par règlement et
jusqu'à concurrence du montant qui est prévu».
Alors là, si je comprends bien, le
montant, lui, il va être déterminé par règlement d'une façon ou d'une autre,
là, avec ce qui était déjà dans le texte et ce qui est encore dans le texte de
loi, mais on vient dire qu'on va déterminer par règlement les événements qui
peuvent mener à cette situation-là, c'est bien ça?
Mme Blanchette Vézina : Exact.
M. Fortin : Alors, ça, là, est-ce que ça... Non, je vais m'y prendre
autrement, je vais revenir là-dessus dans le principal, mais, pour
l'amendement, c'est quand même par événement. Pour chaque événement, il va y
avoir pénalité, là, le «par événement», là, il demeure, lui, même s'il n'est
plus écrit comme ça, là. C'est un, plus un, plus un, s'il y a trois événements
différents.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
M. Fortin : O.K. Et là j'imagine, parce que vous venez de dire que pour
chaque événement déterminé par règlement, et vous le savez, là, c'est une
source de préoccupation, notamment de la part de l'industrie, ça, parce que
c'est vraiment... et ça fait
partie de l'incertitude autour de l'environnement
d'affaires, là. Chaque événement déterminé par règlement, là, vous allez
prendre le projet de loi, s'il est adopté, vous allez dire : O.K., on va
écrire un règlement pour déterminer c'est quoi, ces événements-là.
Alors, moi, je pense que c'est ça, le bout
qui est important, là. Qu'est-ce que vous avez en tête? C'est quoi, les types
d'événements? Puis je ne vous demande pas de faire la nomenclature complète,
mais je crois comprendre que vous avez déjà un type de situation à l'esprit.
Mme Blanchette Vézina : Oui,
et avec le consentement de l'Assemblée, bien, je vais débuter ma réponse, M. le
Président, puis je vais céder après à mon sous-ministre.
Le Président (M. Montigny) : Oui,
puis on ira... Parfait.
Mme Blanchette Vézina : Mais
peut-être, en précision, là, c'est jusqu'à concurrence du montant qui est
prévu, oui, pour chaque événement, mais il pourrait y avoir un montant maximal,
selon ce que le règlement va venir dire. Mais donc c'est jusqu'à concurrence,
il pourrait y avoir une limite, par exemple.
M. Fortin : Donc, le règlement pourrait dire : X événement égale
50 millions, mais le montant associé à l'événement pourrait être moindre, selon
la situation.
Mme Blanchette Vézina : Je
vais céder...
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Est-ce que nous avons consentement pour céder la parole à Me Gabriel
Tremblay-Parent?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Montigny) : Il
y a consentement. Parfait. M.... Maître, la parole est à vous.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui.
Gabriel Tremblay-Parent, je suis avocat pour le ministère de la Justice du
Québec. Bien, en fait, je pense que la ministre l'a bien indiqué, dans le sens
que c'est un maximum, dans le sens que, tu sais, évidemment, il va falloir
faire la preuve du dommage, puis, finalement, c'est juste un maximum qui
permettrait de se prévaloir de cette présomption-là.
Au-delà de ce montant, bien, ce serait par
l'entremise d'un recours civil régulier, là, prévu au Code civil, que
pourraient être récupérés les autres dommages, là. Mais ça pourrait être
inférieur aussi, là, si le dommage est moindre pour un événement donné...
Haut de la page
10 h (version non révisé
e) M. Fortin : ...Il faudra prouver le dommage. Donc, le gouvernement, là,
dans ce cas-ci, là, le Procureur général du Québec, là, va devoir dire :
O.K., l'amende maximale, c'était — j'invente un chiffre, je ne sais
pas ce que vous avez en tête, là — 50 millions, mais moi, j'ai
prouvé 36 millions de dommages. Ça va être ce montant-là? Le préjudice, ça
va être de 36 millions?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Effectivement,
il y a toujours la preuve du dommage puis de la causalité avec les activités
minières qui doit être démontrée, c'est juste la... finalement, la faute, là,
qui ne doit pas être démontrée dans les circonstances.
M. Fortin : O.K. Puis c'est quoi, le processus pour démontrer ce
préjudice-là?
Le Président (M. Montigny) : Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
je pense que... Allez-y, Me Parent.
Le Président (M. Montigny) : Oui?
O.K. Me Parent.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
comme dans tout procès en dommage, là, c'est factuel, là, donc c'est avec des
évaluations d'experts et puis les faits concrets, là, qui font suite à l'événement
que ça va être démontré, là, dans le cadre d'une procédure judiciaire, si on se
rend là, sinon dans le cadre de la négociation, là, qu'il pourrait intervenir
avant.
M. Fortin : D'accord. Bon, dans le fond, on vient dire que, par l'article...
que, s'il y a une perte de valeur ou s'il y a un préjudice qui est causé, le
gouvernement peut traîner en justice, là, l'entreprise en question parce qu'il
n'a pas ce droit-là aujourd'hui?
Mme Blanchette Vézina : Il a
le droit en vertu de règle de droit civil. Ce que ça vient baliser, c'est la
faute, donc ne pas approuver la faute. «Sans égard à la faute de», c'est ce qui
n'aurait pas être prouvé. Pour le reste, il y a quand même des éléments qui
devront être démontrés.
M. Fortin : Oui, ça, on va y revenir dans l'article principal, là, le
«sans égard à la faute». Je reviens à ma question initiale, le type d'événement
que vous avez en tête.
Mme Blanchette Vézina : On
pense notamment à une rupture de digue, à un écoulement. Puis, pour plus d'exemples,
je céderais la parole à M. Ian Morissette, sur cet...
Le Président (M. Montigny) : Parfait.
Merci. Nous avons besoin du consentement de la commission. Est-ce que nous
avons consentement pour que M. le sous-ministre puisse intervenir. Nous avons
donc consentement. M. le sous-ministre, la parole est à vous.
M. Morissette (Ian) : Merci.
M. Ian Morissette, sous-ministre associé au ministre des Ressources naturelles
et des Forêts. Donc, comme le disait la ministre, essentiellement, ce serait un
bris de digue ou encore un pilier de surface qui pourrait se briser. Quand on
regarde un site restauré, il faut comprendre qu'il n'y a plus d'infrastructure,
tout a été enlevé. Ce qui reste, essentiellement, c'est des digues et c'est ce
qui pourrait éventuellement être brisé, et c'est là où la disposition pourrait
être utilisée.
M. Fortin : Parce qu'on est dans l'après-restauration aussi.
M. Morissette (Ian) : On est
dans l'après-restauration, effectivement.
M. Fortin : O.K. Ça, c'est-tu des situations... Celle que vous nommez,
là, c'est une situation qui s'est produite puis pour laquelle l'État n'avait
pas de recours?
M. Morissette (Ian) : C'est
déjà arrivé.
Mme Blanchette Vézina : En...
Oui, on a un cas, c'est un site qui était sous la responsabilité de l'État,
donc, un bris de digue qui avait coupé la route 113.
M. Fortin : C'est où, ça, la route 113?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : À
Chapais.
Mme Blanchette Vézina : À
Chapais.
M. Fortin : À Chapais. O.K.
Mme Blanchette Vézina : Ça
arrive peu. Ceci étant, l'objectif, on se rappelle, de l'article, c'est d'éviter
au maximum que les activités minières aient de l'impact ou augmentent le passif
pour les contribuables québécois.
M. Fortin : Oui, mais c'est un... dans l'exemple que vous citez, là...
puis, effectivement, il y en a peu. Alors, dans l'exemple qui mène à cet
article-là, la digue a cédé, mais elle était sous la responsabilité de l'État à
ce moment-là. Alors, dans ce cas-là, d'un site sous la responsabilité de l'État,
qu'est-ce qui se passe?
Mme Blanchette Vézina : C'est
l'État québécois qui assume, sauf...
M. Fortin : Donc, il n'y aurait pas eu de poursuite quand même, là.
Mme Blanchette Vézina : Avec
application de cet article-là, celui qui a opéré aurait pu être tenu
responsable.
M. Fortin : Celui qui a opéré ou celui qui a restauré? Parce qu'il peut
y avoir...
Mme Blanchette Vézina : C'est
le dernier qui a opéré, là.
M. Fortin : Celui qui a opéré.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
M. Fortin : Donc, celui qui a mis en place la digue initialement, là.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
M. Fortin : O.K.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
qui est responsable du site... qui était responsable du site au moment où on a
accepté la restauration, là, donc... parce qu'on a vu tout le processus de restauration,
là, la semaine dernière, mais... Donc, il y a une acceptation, disons, de l'état
du site, ce sera donc cette personne qui serait responsable.
M. Fortin : O.K. Je veux juste m'assurer qu'on est tous sur la même
longueur d'onde, là. C'est la personne qui a... au moment de la restauration,
qui était responsable du site? Parce que ce n'est pas nécessairement la
personne qui a opéré, là, il peut y avoir différentes propriétés, là, dans la
vie d'une mine.
• (10 h 10) •
Mme Blanchette Vézina : Me
Tremblay-Parent...
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : ...Ah, c'est bon. Bien, en fait, ça, ça va être la
personne qui va avoir construit la digue, là, qui va être... tu sais, qui,
finalement, qui va avoir mis en place les infrastructures. Mais là, tu sais, ça
dépend, là, s'il y avait, par la suite, un entretien qui était sous la
responsabilité de quelqu'un d'autre, ça peut être cette personne-là aussi, là.
Donc, comme dans n'importe quel recours, bien, tu sais, finalement, puis comme
je l'indiquais tantôt, il y a la causalité, tu sais, ça va avoir été causé par
quelles... tu sais, quelles situations, tu sais, quelles activités minières
finalement? Puis c'est ce qui va permettre de faire le lien avec le dommage.
Mais encore une fois, ça va être la faute qu'on n'aura pas à démontrer par la
personne qui a construit la digue ou qui avait la responsabilité de l'entretien
par la suite. Mais il va falloir quand même faire un lien avec les activités
minières que cette personne-là a exercées, là.
M. Fortin : O.K. Oui, ça, c'est la première partie, là. La deuxième
partie de ce que vous venez changer ici : «Seul le gouvernement peut
prendre en... une action en justice en application du présent article, plutôt
que pour recouvrir la perte de valeur de non-usage liée aux ressources
publiques», là, mais d'une façon ou d'un autre, c'est juste le gouvernement qui
peut le faire.
Mme Blanchette Vézina : Oui,
on est venu clarifier, encore une fois, que... Je pense qu'il y avait une
incompréhension, une difficulté de compréhension, là, par rapport à quelle
perte de valeur de non-usage, là, liée, ça amenait certaines incompréhensions
ou inquiétudes, ça fait qu'on est venu dire : «En application du présent
article». Puis on rappelle que ce sera donc déterminé pour des événements qui
sont déterminés par règlement avec les montants qui y seront prévus aussi.
M. Fortin : O.K. Donc, ça ne s'applique pas à des particuliers, ça
s'applique uniquement au gouvernement...
Mme Blanchette Vézina : Exact.
M. Fortin : ...de pouvoir poursuivre en vertu de cet article-là.
Mme Blanchette Vézina : Exact.
M. Fortin : Ça me va, M. le Président.
Le Président (M. Montigny) :
Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien avec l'amendement
proposé à l'article 93? Alors, comme il n'y a pas d'autre intervention...
M. Fortin : Par appel nominal, s'il vous plaît.
Le Président (M. Montigny) :
Oui, parfait, on peut procéder à mise aux voix, mais par appel nominal. Mme
la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Blanchette Vézina (Rimouski)?
Mme Blanchette Vézina : Pour.
La Secrétaire : M. Dufour
(Abitibi-Est)?
M. Dufour : Pour.
La Secrétaire : M. Tremblay
(Dubuc)?
M. Tremblay : Pour.
La Secrétaire : M. Caron
(Portneuf)?
M. Caron : Pour.
La Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
M. Fortin : Pour.
La Secrétaire : Mme Zaga
Mendez (Verdun)?
Mme Zaga Mendez : Pour.
La Secrétaire : M. Montigny
(René-Lévesque)?
Le Président (M. Montigny) :
Abstention. Alors, la proposition d'amendement est adoptée. Nous revenons
donc à l'article 93 tel qu'amendé. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
je pense avoir déjà donné mes explications quant à l'article.
Le Président (M. Montigny) : Oui,
parfait. Est-ce qu'il y a des interventions en lien avec l'article 93?
M. Fortin : ...
Le Président (M. Montigny) :
M. le député de Pontiac, la parole est à vous.
M. Fortin : Ce type de régime, appelons ça sans faute, là, c'est comme
ça qu'on y a référé dans la consultation, là, est-ce qu'on voit ça dans
d'autres régimes miniers ailleurs au Canada? Est-ce qu'on voit ça dans d'autres
régimes point? Est-ce que c'est quelque chose qui, pour l'industrie, est
complètement nouveau ou est-ce que c'est quelque chose qui est déjà en pratique
ailleurs?
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Je peux y aller, M. le Président?
Le Président (M. Montigny) :
Oui, allez-y, Mme la ministre, la parole est...
Mme Blanchette Vézina : J'essaie
d'être disciplinée.
Le Président (M. Montigny) :
Vous êtes très discipliné, ce matin, tout le monde. Bravo!
Mme Blanchette Vézina : Oui,
ça se voit. Ça se voyait, bien sûr, là, sur... dans la
Loi sur le stockage de
gaz naturel, la conduite de gaz naturel et de pétrole. Donc, c'est un type
d'article de responsabilité qui était prévu dans ce régime.
M. Fortin : O.K. Ça, c'est ici au Québec pour une autre... un autre
type d'industrie, là.
Mme Blanchette Vézina : Une
autre loi. Exact.
M. Fortin : Dans l'industrie minière, est-ce que c'est quelque chose
qui existe?
Mme Blanchette Vézina : On
va faire la vérification.
M. Fortin : Merci.
Le Président (M. Montigny) :
Merci.
Mme Blanchette Vézina : Est-ce
que vous souhaitez suspendre ou on peut...
Le Président (M. Montigny) :
On peut toujours suspendre si vous le souhaitez.
M. Fortin : J'aimerais le savoir honnêtement.
Mme Blanchette Vézina : O.K.
Le Président (M. Montigny) :
Alors nous allons suspendre nos travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 10 h 15)
(Reprise à 10 h 16)
Le Président (M. Montigny) :
Alors...
Le Président (M. Montigny) : ...nous
reprenons donc nos travaux à l'instant. Mme la ministre, je vous redonne la
parole.
Mme Blanchette Vézina : Merci,
M. le Président. Donc, la réponse à la question du député, c'est non. Ceci
étant, en matière... en matière de processus miniers ou de restaurations
mineures, le Québec a toujours été à l'avant-garde et je pense qu'on peut en
être fier aussi.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
M. Fortin : Oui. L'enjeu... l'enjeu qu'on peut voir avec l'article qui
est... qui est présenté ici, là, c'est... ce n'est pas tant un enjeu de régime
minier doit être différent ou ne doit pas être différent, là, ce n'est pas tant
ça qu'il faut s'assurer que tout le monde comprenne les règles du jeu. Et ici,
parce que c'est nouveau, c'est ce qui fait en sorte que c'est peut-être,
comment dire, incompris ou que des précisions sont nécessaires quant au
fonctionnement, au raisonnement ou aux raisons du gouvernement pour invoquer un
article comme celui-là. Alors, juste bien comprendre le processus, le
sans-faute, là, c'est-à-dire le «sans égard à la faute de quiconque», c'est là
où vous nous dites que l'article c'est essentiellement pour dire, et peut-être
qu'il y a d'autres situations que vous envisagerez puis que vous proposerez par
règlement, on verra le moment venu. Mais ici, quand vous dites : Bien,
c'est surtout pour un bris de digue. C'est ce qui nous vient en tête, «sans
égard à la faute de quiconque» là, ça, ça veut dire que, je ne le sais pas, là,
mais il y a un méfait sur la digue ou il y a eu... il y a quelque chose d'autre
qui mène à la situation, là, «sans égard à la faute de quiconque», c'est quand
même l'entreprise qui est responsable de cette situation-là.
Mme Blanchette Vézina : Je
vais céder la parole à Me Tremblay-Parent.
Le Président (M. Montigny) : Parfait.
Me Tremblay-Parent, vous avez la parole.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
comme je l'expliquais, là, il y a toujours le lien, là, avec le fait puis les
activités minières qui ont été réalisées, là. Tu sais, il existe quand même des
principes de responsabilité civile, là, en cas... À
titre d'exemple, vous
donniez l'occasion... là, vous parliez de la faute d'un tiers, bien, c'est des
éléments, là, qui peuvent finalement limiter la responsabilité, là. Donc, il
existe quand même... tu sais, c'est un élément, tu sais, qui est quand même...
qui s'inscrit dans le régime de droit civil par rapport au régime de
responsabilité. Donc, tu sais, ce genre de situation là peut être encadré, là,
par le Code civil, là, les articles 1457 et suivants, là.
M. Fortin : Moi, je ne suis pas un avocat puis je ne crois pas que ma
collègue l'est non plus, mais vous, vous l'êtes, alors j'aimerais ça que vous
nous l'expliquiez, là, clairement, là, le... vous venez ajouter la disposition
«sans égard à la faute de quiconque» O.K.? Puis c'est... tu sais, ce n'est pas
une disposition... C'est une disposition qui existe dans certains... dans certaines
lois, mais ce n'est pas une disposition de tous les jours non plus. Alors,
j'aimerais ça que vous nous expliquiez, là, pourquoi vous sentez que ce
bout-là, là, le fameux «no-fault», là, «sans égard à la faute de quiconque»,
pourquoi c'est nécessaire à ce moment-ci?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
au niveau juridique, là, la différence, là, c'est que finalement, on a un
régime de droit civil qui implique trois éléments qui doivent être démontrés,
là, en cas de dommage. Donc, c'est la faute, le préjudice, c'est le lien de
causalité. Mais l'élément qui est souvent très difficile à démontrer, c'est la
faute parce qu'il va y avoir toujours des débats d'experts qui vont dire :
Bien, moi, j'ai fait finalement l'entretien qui était raisonnable dans les
circonstances, avec les éléments, ces choses-là, puis c'était un sous-traitant
qui aurait dû s'occuper de tel aspect, puis il ne l'a pas fait. Donc, il y a
toujours un débat sur qui est le titulaire de la faute et puis est ce qu'il y a
faute dans les circonstances, avec le... le niveau technologique puis
d'expertise de chacun. Alors que, comme l'indiquait la ministre, là, on est
dans... vraiment dans une perspective que, dans la mesure où quelqu'un a
réalisé des activités minières sur un terrain, bien, ce qui en découle, donc ce
qui en est la cause, bien, cette personne-là va devoir le réparer pour
finalement laisser le terrain, tu sais, dans un état qui est satisfaisant par
rapport à l'état initial. Donc, ça s'inscrit vraiment dans toutes les autres dispositions
relatives à la restauration et au réaménagement. Là, on est dans un cas
particulier qui est des situations imprévues. Donc, ce qui est prévu, c'est
encadré dans le plan. Ici, on est dans l'imprévu, donc un événement comme un
bris de digue, on y revient, qui...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : ...imprévu,
mais qui découle des activités minières de la personne, bien, cette personne-là
devra, si le gouvernement le poursuit puis démontre le lien puis le préjudice,
réparer le dommage. Cette personne-là pourrait cependant poursuive un
sous-traitant ou quelqu'un qui aurait fait, finalement, qui aurait commis une
faute pour récupérer le montant qu'elle aurait dû payer à l'État dans les
circonstances. Donc, c'est un mécanisme de présomption qu'on retrouve pour
d'autres situations aussi dans le Code civil ou dans d'autres régimes
statutaires, là, comme en matière de... par rapport à l'assurance automobile ou
par rapport aux hydrocarbures, là, comme la ministre l'a indiqué.
• (10 h 20) •
M. Fortin : Est-ce que ça a déjà... pour les hydrocarbures, est-ce que
ça a été utilisé, cette disposition-là?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
pas à ma connaissance, je n'ai pas cette information-là, mais c'est une
disposition qui se retrouve dans... qui se retrouvait dans la
Loi sur les
hydrocarbures, là, qui avait été mis en place, là, par le ministre Arcand, je
pense, à l'époque, et puis qui se retrouve également, là, dans la
loi sur le...
mettant fin à la recherche, là, d'hydrocarbures, là, qui a été édictée il y a
un an ou deux, là.
M. Fortin : O.K., donc ce que vous dites, la digue cède, dans le cas
de... qui nous a été présenté comme l'exemple qui vient en tête, là, la digue
cède cède, l'État peut poursuivre celui qui a bâti la digue, si j'ai bien
compris, pour ses activités minières, c'est-à-dire l'entreprise minière, là,
comme telle, et il n'y a rien qui empêche, même... En fait, non, je me
reprends. L'État peut poursuivre l'entreprise minière qui a bâti la digue, mais
même si... sans égard à la faute de quiconque, là, même si celui qui devait
faire l'entretien pendant des années ne l'a pas fait, là. Tu sais, il prenait
le contrat, il dit : Oui, oui, moi, je fais l'entretien, il ne l'a jamais
fait. Ça a mené à une digue qui cède. C'est ça que vous dites, là?
Mme Blanchette Vézina : Il y
aurait un appel en garantie pour savoir la répartition de la faute en fonction
du dommage, en fonction de qui a fait les travaux, par exemple. Ça pourrait
être... puis là, tu sais, je vais laisser le juriste de l'État nous expliquer
ça, l'information.
M. Fortin : Oui. Mais c'est parce que, de la façon que vous l'avez
expliqué, Me Tremblay-Parent, c'est comme si le gouvernement poursuit
l'opérateur, là, de la mine, puis l'opérateur de la mine, lui, il peut
poursuivre son sous-traitant, là. Est-ce que c'est ça que je dois comprendre?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui,
c'est exact, mais, tu sais, ça se ferait dans le cadre de la même procédure.
Puis une chose qui est certaine, c'est que, si jamais le sous-traitant est en
faillite, l'entreprise va devoir assumer l'ensemble des coûts, là. Donc, il y a
toujours ce jeu-là. Tu sais, je reviens au principe, là, qui est d'éviter que
l'État doive assumer, tu sais, le passif environnemental dans les situations,
finalement, où, tu sais, il y a toutes sortes de transformations corporatives
qui rendent parfois difficile la récupération des dommages dans ces
situations-là.
M. Fortin : Non, ce n'est pas l'objectif, l'enjeu, c'est l'application
puis comment ça se dessine, là.
L'autre enjeu qui nous vient en tête, là,
et je vous pose la question... parce que, quand on écrit ou quand on discute
d'un projet de loi, il faut s'assurer que ça peut exister dans le monde réel,
disons. Le 233.3, là, le titulaire d'un bail minier ou d'une concession minière
sur les terres de l'État doit détenir une assurance. Est-ce que vous... Est-ce
que c'est un produit qui est offert par des compagnies d'assurance, ça?
Mme Blanchette Vézina : On
est en ce moment en vérification pour cet aspect-là avec les compagnies
d'assurance.
M. Fortin : O.K., mais là vous nous demandez d'adopter un projet de loi
obligeant une assurance qu'on ne sait pas si c'est disponible.
Mme Blanchette Vézina : Me
permettez-vous de suspendre?
M. Fortin : Oui, bien sûr.
Le Président (M. Montigny) : Alors,
nous allons donc suspendre nos travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 10 h 24)
(Reprise à 10 h 32)
Le Président (M. Montigny) : Nous
revenons pour nos travaux. Nous sommes toujours à l'étude de l'article 93.
Mme la ministre, vous aviez demandé une suspension, je vous laisse la parole.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
On a fait la vérification, et oui, il y a de l'assurance qui peut couvrir ce
type de dommage.
M. Fortin : Je vous remercie d'avoir fait la recherche nécessaire. Je
le dis comme ça, M. le Président, puis je ne pense pas que je trahis la
partie
gouvernementale, dans nos échanges hors micro, qui nous ont dit : Oui,
oui, il y a une... il y a une entreprise - là je ne me souviens plus laquelle,
là - qui est dans ces produits-là. J'espère qu'il y en a plus qu'une cependant,
parce qu'à un moment donné, avec une compagnie, ça devient... ça devient cher
la restauration possible. Mais au moins, ça nous rassure quant à l'obligation
de détenir une assurance, là. Il faut que nos... Il faut que ce qu'on adopte
comme législateurs soit possible pour les gens qui... les gens ou les
entreprises qui sont affectés par la législation. Alors, je vous dirais que ça
nous... ça nous rassure, d'un certain point de vue, là, sur cette partie-là de
la chose.
Je crois que ma collègue avait des
questions sur une autre
partie de l'article.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Alors, est-ce qu'il y a d'autres interventions? Oui. Parfait. Mme la
députée de Mille-Îles. On vous écoute.
Mme Dufour : Oui. Merci,
merci, M. le Président. Alors, je voudrais revenir sur l'élément «force
majeure» de l'article 233.2. Quand on dit, là, que, dans le fond, «la
personne visée ne peut se dégager de sa responsabilité en prouvant que le
préjudice résulte d'une force majeure», «force majeure», j'imagine qu'on pense
à des aléas de la nature, par exemple. Mais qu'en est-il, si... Parce que j'ai
entendu les échanges qu'il y a eus avec la députée de Mont-Royal-Outremont, la
semaine dernière, on parlait d'une rupture de digue. Qu'en est-il, si cette
digue, par exemple, cède, mais par finalement une faute qui relève du
gouvernement du Québec? Par exemple, Hydro-Québec, imaginons un barrage qui
céderait, qui ferait... tu sais, qui inonderait un territoire, et là, il y
aurait une digue de résidus qui céderait.
Le Président (M. Montigny) : Maître,
la Parole est à vous.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
en fait, comme j'ai expliqué tantôt, il y a... il y a quand même toujours le
lien de causalité qu'il faut... qui doit être démontré, là, avec les activités
minières. Dans le sens que, si, finalement, c'est quelqu'un d'autre qui l'a
utilisé par la suite, et puis que c'est vraiment par sa faute, il y a quand
même des dispositions, là, dans le Code civil, là, qui permettent de faire en
sorte que cette personne-là pourra vraiment dire : Bien, il n'y a pas de
lien de causalité avec mes activités minières...
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10 h 30 (version non révisé
e) M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : ...c'est en lien avec les... l'exploitation des forces
hydrauliques à
titre d'exemple qui a été faite par la suite, là. Donc, il y a
quand même un régime de droit commun qui continue à s'appliquer dans les
circonstances, là. C'est un... Comment je peux dire, c'est un régime exorbitant
qui permet d'encadrer un recours gouvernemental, tu sais, dans le cadre quand c'est
en lien avec les activités minières, mais tout le reste, là, du régime de
responsabilité civile demeure applicable.
Mme Dufour : Et est-ce
qu'on fait référence à la
section qui dit : Elle conserve néanmoins son
recours contre l'auteur de la faute pour la totalité du préjudice?
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : En fait, ça, c'est un élément dont on a parlé par la
suite, là. C'est que, tu sais, dépendamment du... tu sais, du niveau de
responsabilité de chacun, tu sais, si quelqu'un est tenu responsable en vertu
de ces dispositions-là, à
titre d'exemple, puis qu'il a un lien quand même avec
ces activités minières, et puis qu'elle faisait affaire avec un sous-traitant
qui aurait dû prendre en charge l'entretien, bien, l'État va pouvoir poursuivre
l'entreprise minière. Mais l'entreprise minière conserve son recours contre la
firme qui devait faire son entretien. Et puis, comme la ministre l'expliquait,
bien, tu sais, souvent ça va se faire dans le cadre de la même procédure
judiciaire, c'est-à-dire il y a une poursuite qui est intentée contre la
société minière, puis la société minière va, comme on dit, appeler en garantie
son... son sous-traitant, là pour... pour être en mesure que le jugement puisse
trancher qui devra assumer les dommages.
L'avantage de la disposition pour l'État,
c'est que si on a un sous-traitant qui est absent, qui n'est pas disponible,
qui est introuvable, bien, la société minière ne pourra pas dire : C'est
de la faute de mon sous-traitant, ce n'est pas de la mienne, là. Donc, c'est ce
que permet la disposition, là, éviter que le passif environnemental de l'État
doive assumer, finalement, ça se partage de qui a commis la faute, là, entre la
société minière et d'autres intervenants?
Mme Dufour : Je vais
reprendre l'exemple que je disais cité si c'est... pardon, si c'est une société
d'État, par exemple, qui serait responsable du bris, mais on dit quand même,
ici : Toute personne est tenue sans égard à la faute de quiconque. Donc,
ça laisse sous-entendre le contraire de ce que... de l'explication qu'on vient
d'avoir, là. J'ai un doute, là, ici. Ça, c'est... Sans égard à la faute de qui
que ce soit, vous êtes quand même tenu responsable. C'est ce que je comprends,
là, de cette... de ce libellé. Donc, je veux juste voir jusqu'où ça va dans le
cas précis, là, que je vous mentionnais, que ce serait l'État finalement qui
serait responsable.
Le Président (M. Rivest) : Mme
la ministre ou...
Mme Blanchette Vézina : ...
Le Président (M. Rivest) : Mme
la ministre, la parole est à vous.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Je pense qu'on a un juriste de l'État, un avocat, là, qui vient d'expliquer
comment s'applique la disposition, en qui on peut avoir confiance comme...
comme parlementaire, là. Donc, je pense que l'explication, elle était claire.
Mme Dufour : Bien, j'ai
entendu l'explication, mais ce que je lis, c'est que ça dit qu'on est tenu
responsable. On ne peut pas évoquer les cas majeurs... les forces majeures,
puis sans égard à la faute de quiconque. Donc, je comprends ce que monsieur
dit, le juriste, mais ce n'est pas ce que je lis.
Le Président (M. Montigny) : Me Tremblay-Parent.
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : Bien, comme je l'ai indiqué précédemment, en fait, il y a
l'enjeu de la faute, il y a l'enjeu de la causalité. Donc là, la faute ne doit
pas être démontrée, mais il faut quand même démontrer la causalité entre les
activités minières et le préjudice. Donc, c'est ce qui va permettre... À
titre
d'exemple, si le lien de causalité est dû à une autre activité, bien, ce ne
sera pas possible d'invoquer cette disposition-là.
Mme Dufour : Et ça, le
lien de causalité, on le trouve dans : De réparer le préjudice causé par
le fait...
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : Oui.
Mme Dufour : ...à l'occasion
de ces activités. Donc, c'est ça qui vient de dire que c'est limité à la
causalité. O.K.
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : Effectivement.
Mme Dufour : Parfait.
Merci beaucoup.
Le Président (M. Montigny) : Alors,
merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien avec l'article 93?
Alors, comme il n'y a pas d'autre intervention, nous sommes prêts à passer à la
mise aux voix de cet article. Alors, c'est un
article qui a été amendé. Alors,
est-ce que l'article 93 tel qu'amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Montigny) : Adopté.
Donc, l'article 93 tel qu'amendé est adopté.
Nous sommes maintenant à l'article 94.
Mme la ministre, je vous laisse la parole.
• (10 h 40) •
Mme Blanchette Vézina : Merci.
L'article 234 de cette loi est modifié par le remplacement de ce qui
précède le paragraphe 1° du premier alinéa par ce qui...
Mme Blanchette Vézina : ...suit.
«234. En vue de s'assurer que tout
locataire ou concessionnaire récupère la substance minérale économiquement
exploitable qui fait l'objet de son activité selon les meilleures pratiques
généralement reconnues, le ministre peut».
Cet
article vise à apporter un ajustement
de concordance à l'article 234 de la
Loi sur les mines en fonction du nouvel
article 234.1 de cette loi, proposé par l'article 95 du projet de loi. En
effet, l'expression «meilleures pratiques généralement reconnues», est
maintenant utilisée, plutôt que «règles de l'art» dans le domaine de
l'exploitation des ressources naturelles. Merci.
M. le Président, j'aimerais apporter une
spécification, là. Lors de l'étude détaillée, il y a, je ne sais plus, quelques
jours, mais je pense qu'on peut parler en termes de quelques semaines, j'avais
laissé entendre qu'il avait une possibilité d'avoir un bail de résidus sur un
autre bail. Puis je tenais à indiquer à la commission, pour ne pas induire
personne en erreur, que ce n'est pas possible. Donc, vous aviez posé une
question dans l'étude, probablement, de l'article 234.1. Donc, je tenais à vous
spécifier que, s'il y a un bail d'exploitation sur le site, il ne pourrait pas
y avoir de deuxième bail d'exploitation de résidus sur ce même site.
Une voix : ...
Mme Blanchette Vézina : Ah!
c'est plus sur l'article suivant? Mais donc... Excusez. Je l'avais pris en note
à ce moment-ci parce que c'était cohérent, mais, visiblement, c'était l'autre
après. Mais donc je tenais quand même à vous dire, ça ne change rien sur le
fond des discussions que nous avions eues, mais j'avais mentionné cet élément
puis je tenais à ne pas laisser la commission dans l'erreur.
M. Fortin : Je l'apprécie énormément, mais alors il se passe quoi dans
une situation comme celle-là? Puis je ne veux pas qu'on s'éternise, je veux
juste clarifier la situation pour tout le monde, comme la ministre le...
Le Président (M. Montigny) : ...bénéfice
de tous, je pense que ça vaut la peine de... Je vais vous laisser finir votre
question puis...
M. Fortin : Alors, qu'est-ce qui se passe dans la situation où,
justement, des résidus miniers doivent être... peuvent être utilisés, là, et
qu'il y a encore un bail sur l'exploitation minière?
Mme Blanchette Vézina : À
95... mais c'est 234.1, là, qui va venir expliquer la situation.
M. Fortin : Ah! O.K., je comprends pourquoi...
Mme Blanchette Vézina : C'est
pour ça, je ne l'ai pas pris... je n'avais pas pris ma note au bon article.
M. Fortin : O.K., bien, on y reviendra.
Mme Blanchette Vézina : Mais
on pourra y revenir. J'avais quand même... je tenais quand même à vous le
mentionner. Pour ici, donc, c'est les «règles de l'art», là, qu'on change pour
«meilleures pratiques généralement reconnues».
M. Fortin : O.K. Revenons alors à notre mouton n° 94.
Le Président (M. Montigny) : Alors,
94. Mme la ministre, aviez-vous terminé votre exposé? Parfait. Est-ce qu'il y a
des interventions en lien avec l'article 94? Oui, Mme la députée de Verdun, on
vous écoute.
Mme Zaga Mendez : Merci, M.
le Président. Desquelles... Je vois la... il y a une substitution, là, on
parlait des... on parle maintenant des meilleures pratiques généralement
reconnues. Desquelles meilleures pratiques est-ce qu'on parle et comment elles
sont définies?
Des voix : ...
Mme Blanchette Vézina : Bien
oui, ou peut-être, tu sais, d'un point de vue plus général, là, l'idée, c'est
de s'assurer que «règles de l'art»... On vient clarifier. «Règles de l'art»
était plus flou que «meilleures pratiques généralement reconnues». Donc, on est
venu clarifier.
En termes de ce qui serait comme
déterminé, tu sais, comme étant les meilleures... les meilleures pratiques
généralement reconnues, là, je céderais la parole à mon sous-ministre associé
aux Mines, là, pour... à
titre d'exemple.
Le Président (M. Montigny) : M.
le sous-ministre, allez-y.
M. Morissette (Ian) : Merci.
Donc, on parle de règles qui sont convenues dans l'industrie, que les gens
connaissent déjà, des recherches qui ont déjà été faites, une méthode qui est
déjà éprouvée, par exemple.
Mme Zaga Mendez : Est-ce que
ces pratiques sont... bien là, vous avez dit : Elles sont déterminées,
mais par qui et comment? Parce qu'il existe des standards qui sont donnés par
l'industrie elle-même, il existe des standards qui sont donnés par des tierces
parties, il existe des standards qui sont donnés par le gouvernement. Qui
détermine, ici, ce qu'on considère comme meilleures pratiques généralement
reconnues?
Le Président (M. Montigny) : Mme
la ministre, vous pouvez y aller.
Mme Blanchette Vézina : Moi,
je pense que c'est une analyse de l'ensemble de tout ça qui ferait que la
majorité de la recherche, par exemple, serait en lien avec cette pratique.
Donc, c'est au cas par cas, là, je dirais, sur les pratiques, mais ça prend une
tendance claire, là, sur la pratique. L'exception ne fait pas la règle.
Mme Zaga Mendez : Je
continuerais, M. le Président.
Le Président (M. Montigny) : Allez-y.
Allez-y, Mme la députée.
Mme Zaga Mendez : Parce que
je vois qu'il y a un souhait ici de déterminer, de... les meilleures pratiques
et introduire ce concept-là, qui est un concept de développement durable, de
standardisation, de promotion et d'encouragement. Ceci dit, c'est l'application
de l'article lorsqu'il est difficile de définir puis de le déterminer, parce
qu'elles sont... bien sûr, elles changent. Avec la réponse que la ministre
vient de donner, ça va être influencé autant par...
Mme Zaga Mendez : ...les
standards que l'industrie veut imposer. On tente par des... Il y a des
évaluations qui sont faites par des tierces parties dans l'évaluation, par
exemple, d'efficacité énergétique, utilisation des sols. Bref, c'est... c'est
lorsque c'est difficile de définir ces thèmes, ça va être encore plus difficile
et confus de savoir comment et quand on l'applique. Parce que là, on se donne le
pouvoir de s'assurer qu'on récupère les substances minérales économiquement
exploitables selon les meilleures pratiques. La ministre... Le ministre peut,
donc on va se donner, par la suite... on a des pouvoirs discrétionnaires, mais
qui sont dans ses outils, à une définition de meilleures pratiques qui demeure
assez floue avec qu'est-ce que j'ai entendu jusqu'à maintenant.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
je pense qu'on est venus clarifier. La disposition, elle existait déjà, là,
donc c'est vraiment le terme, là... rappelons, là, que c'est «meilleures
pratiques généralement reconnues» plutôt que «règle de l'art», là, qu'on vient
clarifier. Ça va venir s'appliquer avec les autres dispositions qui suivront.
Là, je vous parlais d'arrimage, de concordance, là, c'est... c'est vraiment...
cet article-là ait plus de concordance. Ça n'a jamais été utilisé, à ce qu'on
me dit. L'idée étant de s'assurer d'avoir des textes législatifs qui sont cohérents.
On irait voir, bien sûr, les directives qui sont émises par le ministère en
lien avec les pratiques minières, si on avait à prouver des éléments. Mais ça
donne un levier encore plus grand pour aller s'assurer qu'il n'y a pas de
gaspillage, disons, de ressources, là, en gros, là.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Oui?
Mme Zaga Mendez : Je
reviendrai. Merci.
Le Président (M. Montigny) : Parfait.
Alors, est-ce qu'il y a d'autres interventions maintenant en lien avec cet
article? Il n'y a pas d'autre intervention, alors on serait prêts à passer aux
voix pour l'article 94 maintenant. Pour l'article 94?
Une voix : ...
Le Président (M. Montigny) : Par
appel nominal. Merci. Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Blanchette Vézina, Rimouski?
Mme Blanchette Vézina : Pour.
La Secrétaire : M. Dufour,
Abitibi-Est?
M. Dufour : Pour.
La Secrétaire : Mme
Abou-Khalil, Fabre?
Mme Abou-Khalil : Pour.
La Secrétaire : M. Tremblay,
Dubuc?
M. Tremblay : Pour.
La Secrétaire : M. Caron,
Portneuf?
M. Caron : Pour.
La Secrétaire : M. Fortin,
Pontiac?
M. Fortin : Pour.
La Secrétaire : Mme Dufour,
Mille-Îles?
Mme Dufour : Pour.
La Secrétaire : Mme Zaga
Mendez, Verdun?
Mme Zaga Mendez : Abstention.
La Secrétaire : M. Montigny,
René-Lévesque?
Le Président (M. Montigny) : Abstention.
Donc, l'article 94 étant adopté, nous allons donc maintenant à
l'article 95. Mme la ministre, je vous laisse la parole.
Mme Blanchette Vézina : Merci,
M. le Président. Cette loi est modifiée par l'insertion, après
l'article 234, du suivant :
«234.1 Dans une perspective d'économie
circulaire et afin de favoriser l'exploitation de résidus miniers, notamment
ceux contenant des minéraux critiques et stratégiques, selon les meilleures
pratiques généralement reconnues, le ministre peut, aux conditions et dans le
délai qu'il détermine :
«1° exiger du locataire ou du
concessionnaire l'exploitation des substances minérales se trouvant dans les
résidus miniers;
«2° imposer au locataire ou au
concessionnaire toute mesure pour favoriser l'exploitation des résidus miniers.
«À défaut, par le locataire ou le
concessionnaire, de se conformer aux exigences ou aux mesures imposées en vertu
du premier alinéa, le ministre peut ordonner la suspension des activités pour
la période qui le détermine.
«Le ministre peut exiger du locataire ou
du concessionnaire tout document ou tout renseignement permettant de constater
la mise en œuvre des exigences et des mesures imposées.»
Cet
article vise à introduire
l'article 234.1 de la
Loi sur les mines afin de favoriser l'exploitation
des résidus miniers dans un objectif de développement d'une économie
circulaire. La ministre des Ressources naturelles et des Forêts pourra exiger
du titulaire du droit minier l'exploitation des substances minérales qui se
retrouvent dans les résidus miniers ou lui imposer toute mesure pour favoriser
leur exploitation, notamment leur caractérisation ou l'accès à un tiers qui en
fera l'exploitation. La ministre pourra suspendre les activités des activités
d'exploitation de la personne visée si elle ne se conforme pas aux mesures ou
aux exigences imposées. La ministre pourrait exiger tout renseignement ou tout
document pour s'assurer de l'application de cet article. Voilà.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Alors, maintenant, est-ce qu'il y a des interventions en lien avec cet article?
Oui, Mme la ministre, on vous écoute. Vous avec un amendement, une proposition
d'amendement?
Mme Blanchette Vézina : Juste
me permettre de suspendre, m'assurer...
Le Président (M. Montigny) : Ah!
bien oui.
Nous allons donc suspendre quelques
instants.
(Suspension de la séance à 10 h 50)
(Reprise à 10 h 51)
Le Président (M. Montigny) : Alors,
nous reprenons donc nos travaux. Nous avons donc une proposition d'amendement
pour cet
article 95. Mme la ministre, on vous écoute sur votre
proposition.
Mme Blanchette Vézina : Merci,
M. le Président. Au premier alinéa de l'article 234.1 de la
Loi sur les
mines, proposé par l'article 95 du projet de loi, remplacer ce qui précède
le paragraphe 1° par «dans une perspective d'économie circulaire et afin de
favoriser l'exploitation selon les meilleures pratiques généralement reconnues
de résidus miniers, notamment ceux contenant des minéraux critiques et
stratégiques ou de résidus provenant de l'exploitation de substances minérales
de surface, le ministre peut, dans les cas prévus par règlement et si ces
résidus sont économiquement exploitables aux conditions et dans le délai qui le
détermine.»
Paragraphe 2° supprimer dans le paragraphe
1° et 2° «minier».
Alors, cet amendement vise d'abord à
préciser que la ministre des Ressources naturelles et des Forêts peut imposer
des mesures visant à favoriser l'exploitation des résidus provenant de
l'exploitation des substances minérales de surface. Il vise également à limiter
l'exercice du pouvoir de la ministre aux cas qui seront prévus par règlement et
dans la mesure où les résidus sont économiquement exploitables.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des interventions en lien avec cette proposition
d'amendement? Oui, M. le député de Pontiac, la parole est à vous.
M. Fortin : O.K., dans le fond, là, vous venez ajouter... Oui, là, vous
m'avez précédé, là, celui ou celle qui contrôle...
Le Président (M. Montigny) : Voulez-vous
qu'on remonte?
M. Fortin : Oui, c'est possible.
Le Président (M. Montigny) : On
va faire ça avec grand plaisir.
M. Fortin : O.K.
Le Président (M. Montigny) : Est-ce
que ça vous convient?
M. Fortin : Merci. Merci, M. le Président. O.K., vous venez ajouter le
concept de : si ces résidus sont économiquement exploitables aux
conditions et dans les délais qu'il détermine. Il étant qui? Le ministre?
Mme Blanchette Vézina : Et
dans les cas prévus par règlement et si ces résidus sont...
M. Fortin : Le ministre peut, dans les cas prévus par règlement et si
ces résidus sont économiquement exploitables et aux conditions qu'il détermine.
O.K. Parce que l'article initial, là, de la façon qu'il était écrit, il venait
essentiellement dire : Moi, je vous oblige à... moi, le ministre, je vous
oblige à exploiter ces résidus, vous n'avez pas le choix, sinon je vous enlève
vos titres. La plupart des industriels, si c'est économiquement faisable, ils
vont le faire, là. Tu sais, s'il y a de l'argent à faire, d'habitude, les
industriels, ils aiment ça faire de l'argent. Donc, j'essaie de voir avec
le : si ces résidus sont... Qu'est-ce que vous venez ajouter que
l'industrie ne fait pas en ce moment? C'est ça que j'essaie de comprendre par
cet article-là.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
c'est de s'assurer qu'on peut le faire si l'industrie ne le fait pas parce
qu'elle n'a pas la connaissance, par exemple, pour exploiter un résidu qui est
dans... tu sais, dans le parc à résidus. On va venir encourager.
L'article
précédent, bien sûr, vous avez entendu comme moi les consultations
particulières, avait soulevé certaines réactions. L'objectif étant toujours de
collaborer et travailler en collaboration. Alors, par exemple, pour des
minéraux critiques et stratégiques qui pourraient se trouver dans des résidus,
même si l'entreprise ne voit pas à court terme l'utilité, comme gouvernement,
on peut vouloir se garder cette marge de manœuvre là, de pouvoir encourager les
entreprises. Donc, on va venir le baliser, là, bien sûr, par règlement, et
ajouter... en ajoutant que ce soit économiquement exploitable, ce qui est
clairement une rentabilité à le faire.
M. Fortin : Et de prouver ça, que ce soit économiquement exploitable?
Mme Blanchette Vézina : Bien,
ça serait une étude... comment qu'on appelle... de faisabilité.
M. Fortin : Faite par le ministère?
Mme Blanchette Vézina : Ça
serait fait par l'entreprise.
M. Fortin : Alors là, vous allez dire à l'entreprise... dans le
processus, là, vous allez dire à l'entreprise : On pense qu'il y a
peut-être quelque chose, là, faites-moi une étude d'opportunité ou une étude de
viabilité, là, sur le résidu minier?
Mme Blanchette Vézina : C'est
déjà le cas. Elles font ces études dans le cadre de ce 43.101.
M. Fortin : Bien, ils font la caractérisation et doivent envoyer tout
ça. Alors là, si c'est déjà le cas, là, dites-moi qu'est-ce que vous allez...
Comment ça va marcher, là? Vous, vous pensez ou vous avez la certitude au ministère
que, O.K., il y a de quoi d'être économiquement exploitable? Qu'est-ce qui se
passe?
Mme Blanchette Vézina : On va
travailler à trouver des façons que ça puisse être exploité idéalement ou, à
tout le moins, qu'on puisse accompagner à trouver un partenaire qui pourrait
l'exploiter avec l'entreprise. Tu sais, l'idée étant de maximiser l'utilisation
des résidus miniers. S'il y a un intérêt, je pense qu'il est important que le
gouvernement se garde une marge de manœuvre s'il y a quelque chose qui peut
être...
Mme Blanchette Vézina : ...important,
disons, en termes de minéraux critiques et stratégiques. Peut-être aussi, tu
sais, rappeler dans l'article, là, minéraux critiques et stratégiques est
indiqué. Il y a aussi les résidus provenant de l'exploitation des substances
minérales de surface, donc pour qui on vient ajouter, là, cette
possibilité-là... ou cette possibilité-là d'avoir une habilitation
réglementaire, là, de caractériser, mais aussi de savoir, un, quels sont les
résidus, deux... parce qu'on l'a déjà vu avant, là, mais deux, est-ce que ce
serait rentable de les exploiter, puis là de pouvoir travailler avec le
partenaire pour que l'exploitation de ces résidus miniers puisse se faire.
M. Fortin : Mais O.K., je veux quand même comprendre le processus
autour de ça. Parce qu'un exploitant qui se dit : Bien, moi, j'ai une
opportunité économique, dans deux ans, je le sais qu'il y a tel projet qui s'en
vient, je le sais que mon minerai ou mon... peut être utilisé pour ce projet-là.
Puis le ministère va venir dire : Non, il faut que tu l'utilises
aujourd'hui parce que c'est économiquement viable.
Mme Blanchette Vézina : Quant
à la mécanique, là, tu sais, c'est une habilitation. Il n'y a pas une
obligation, c'est «peut». Ça fait qu'on se garde cette possibilité-là, surtout
dans le cas des... en fait, bien sûr, des minéraux critiques et stratégiques de
ce besoin de minéraux critique et stratégique. Dans l'application, avec le
consentement de la commission, j'aimerais pouvoir céder la parole à M.
Gaudreau.
Le Président (M. Montigny) : Parfait.
M. Gaudreau, je vous inviterais à prendre place, peut-être... Ça me convient,
il y a un micro. Alors, m. Gaudreau, est-ce qu'on a consentement? Oui, on a
consentement. Parfait. M. Gaudreau, je vous inviterais à vous présenter et
prendre la parole.
M. Gaudreau (Roch) : Oui.
Bonjour. Roch Gaudreau, directeur du développement et du contrôle de l'activité
minière, ministère des Ressources naturelles et des Forêts. Donc, effectivement,
l'étude de faisabilité, c'est une étude qui est normée et qui permet de
déterminer les paramètres économiques d'un gisement. Et à partir de cette
étude-là, bien, la société pourrait entrevoir d'aller exploiter un minerai, là,
qui pourrait se retrouver dans les résidus. Cette étude-là pourrait par contre
nécessiter des modifications aux procédés de traitement afin de récupérer de
façon optimale les ressources résiduelles dans les résidus miniers.
M. Fortin : Mais le... tu sais, l'économiquement exploitable, là,
c'est... c'est beaucoup mieux que c'était, là, on s'entend. Mais... mais encore
là, la notion... l'introduction de cet article-là vient essentiellement dire
que la ministre peut, quand... quand c'est prévu par règlement. Puis, encore là,
on n'a aucune idée de ce qu'il y a dans le règlement. Et, si ces résidus sont
économiquement exploitables, tu sais, une étude de faisabilité ou de viabilité,
là, qui vient nous dire : Oui, oui, c'est économiquement exploitable, il y
a... vous allez faire un profit de 0,5 %, puis il y a un risque, une marge
de manœuvre là-dedans. Tu sais, c'est à quel... à partir de quel moment on juge
que c'est économiquement exploitable, ou est-ce qu'on expose en faisant ça
quand même, les entreprises. à un risque économique, là? Parce que commencer un
projet, ce n'est pas toujours de la même façon. On ne finit pas toujours comme
on le commence. Alors, qui détermine si c'est économiquement exploitable?
Le Président (M. Montigny) : Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Je
pense qu'il est important de comprendre puis de voir l'intérêt derrière ça,
c'est-à-dire, un, on va avoir plus de connaissance. Ça, c'est des dispositions
qu'on a déjà regardées ensemble, sur ce qui est dans les parcs à résidus, deux,
on pourrait, avec la disposition, favoriser l'exploitation. Ça voudrait... ça
pourrait vouloir dire de déplacer le résidu minier de manière à ce qu'un tiers
puisse venir humain l'exploiter. Donc, ça pourrait ne pas être rentable par
l'entreprise elle-même, mais si nous, comme... comme ministère, on sait qu'il y
aurait un autre joueur qui pourrait l'exploiter, bien, c'est de favoriser ces
échanges-là, puis de venir travailler en amont pour que les résidus miniers
puissent être exploités. Puis, encore une fois, tu sais, je pense qu'on est
venu resserrer la disposition. L'objectif, ce n'est pas d'imposer lorsque ce
n'est pas rentable. L'objectif, c'est d'ouvrir le dialogue, puis de s'assurer
qu'on développe ce réflexe-là, que les entreprises développent ce réflexe-là,
qu'elles ont pour la... pour certains et la plupart déjà. Mais, dans d'autres
juridictions, la circularité de nos minéraux puis l'exploitation des minéraux
se fait encore plus de manière intensive ou maximisée. Puis je pense que c'est
ce réflexe-là qu'on souhaite développer à travers cet article-là.
• (11 heures) •
M. Fortin : Je prends la ministre au mot dans ce cas-là. Est-ce qu'il y
a des juridictions qui habilitent le ministre à faire ce que cet article-là
habilite le ministre...
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11 h (version non révisé
e) M. Fortin :
...à faire?
Des voix :
Mme Blanchette Vézina :
Bien,
on me dit qu'en Europe ils ont des... ils sont, d'un point de vue de
circularité des minéraux, là, encore plus avancés que nous. Là, je n'ai pas
la... les dispositions, là, précises, mais on a de l'intérêt à travailler avec
certains pays pour améliorer ces connaissances-là puis ces pratiques-là. Cet
article-là va venir aussi nous aider, dans notre coffre à outils, à collaborer
en amont avec les entreprises pour trouver des façons de valoriser ces résidus
miniers.
Des voix :
Le Président (M. Montigny) :
Parfait. Alors, d'autres interventions? Ou en complément?
Mme Blanchette Vézina :
Le Président (M. Montigny) :
Oui.
Mme Blanchette Vézina :
...complément
de ce que je viens de mentionner, là, l'article 234, actuellement, de la Loi
sur les mines prévoit déjà certains... certaines exigences, là, en lien avec...
puis qui étaient déjà prévues à la
Loi sur les mines, là, mais en lien avec la
récupération optimale, là. Donc, on n'est pas... on vient compléter, disons,
là, l'outil qui est déjà prévu dans la loi.
Le Président (M. Montigny) :
Merci. D'autres interventions? Oui, Mme la députée...
Une voix :
Le Président (M. Montigny) :
Je vais commencer par Mille-Îles en premier et je vous donne la parole par
la suite. Merci. Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour :
Désolée.
Merci... Merci, M. le Président. On a... On a choisi d'intégrer ici une
modification qui était recommandée notamment par l'Association minière, mais
ils recommandaient non seulement d'établir que les résidus soient
économiquement exploitables, mais aussi techniquement exploitables. Je me
demandais pourquoi on ne l'avait pas retenu en faisant cette proposition d'amendement
Le Président (M. Montigny) :
Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina :
Parce
qu'on juge... on juge que le «techniquement» peut être travaillé. Puis l'«économiquement»,
bien, à partir du moment où il y a un intérêt économique, on peut trouver des
façons de faire... de trouver les techniques pour le faire.
Encore une fois, là, je le répète, puis je
pense que je... avoir dit beaucoup déjà pour cet amendement, parce qu'on n'est
pas sur le fond, là, on est sur l'amendement, l'idée, c'est de se donner des
outils pour favoriser la... l'exploitation de... selon les meilleures
pratiques, encore une fois, mais des résidus miniers.
Le Président (M. Montigny) :
Mme la députée.
Mme Dufour :
Merci.
Bien, écoutez, de ce que je comprends, c'est que la faisabilité technique peut
être problématique dans certains cas, et donc ce n'est pas juste l'économique,
là. Je veux bien croire, là, que la technique, ça peut se travailler, là, mais,
si ça implique des équipements qui n'existent pas au Québec ou qui,
finalement... tu sais, que ça implique de... je ne sais pas, moi, d'aller... tu
sais, d'attendre 10 ans pour avoir cette technique-là, mais qu'elle n'existe
pas présentement... Vous comprenez? Il faudrait... Il me semble, ça devrait
être un prérequis, là, que ça ne soit pas juste économiquement, mais aussi
techniquement exploitable, parce que là on veut exiger quelque chose à un... au
locataire, au concessionnaire, ce n'est pas rien, là, c'est imposer, donc, au
moins pour amener une certaine prévisibilité. Parce que c'est ce que les
groupes sont venus nous dire, c'est que là on ajoute une touche... Déjà, on l'a
mentionné, qu'il y avait plusieurs articles précédents qui amenaient une
imprévisibilité pour l'industrie, bien, celui-ci, il est majeur.
Le Président (M. Montigny) :
Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina :
Bien,
en fait, la... l'étude va certainement devenir difficilement économiquement
exploitable s'il n'y a pas de technique pour le développer. Mais là peut-être
se rappeler qu'on est... oui, effectivement, sur l'amendement, là. Je sais que
vous allez sur le paragraphe 2, je comprends. Mais donc on est venus, encore
une fois, s'assurer d'avoir des balises qui sont plus claires pour,
justement... parce que l'objectif, encore une fois, c'est de favoriser ces... l'exploitation
de ces résidus miniers, là.
Mme Dufour :
Merci.
Oui, l'objectif est louable, et on le partage, définitivement. Mais je vais
vous lire un élément, là, qui était dans le rapport de l'Association minière du
Québec où... dans le mémoire, pardon, où ils nous disaient : «Pour ce qui
est des résidus miniers dans les parcs à résidus, il importe de rappeler qu'il
y a plusieurs technologies ou types de parcs à résidus, ce qui impacte la
difficulté de récupération de la substance minérale. Si l'on doit retraiter la
matière d'un parc à résidus, il faut avoir un autre parc à résidus disponible
pour recevoir les résidus de ce retraitement.» Et donc il y a un... Ils disent :
«Il y a une évaluation à faire par rapport à ces nouveaux résidus miniers qui
pourraient relarguer d'autres contaminants...» Bref, il y a quand même
plusieurs éléments à s'assurer. Il y en a même... c'est la... le...
Mme Dufour : ...Conseil du
patronat environnemental du Québec nous disait de leur côté que ça pourrait
devenir inapplicable, l'ordonnance qu'on dit ici, «dans la mesure où le
titulaire des droits miniers et visés ne détient pas les permis et
autorisations requis pour l'exploitation de ces résidus». Bref, il y a quand
même des éléments qui m'apparaissent manquants, là, dans la proposition
d'amendement, et c'est pour ça que je vais déposer un amendement à
l'amendement. M. le Président.
Le Président (M. Montigny) : Alors,
voilà. Mme la ministre, peut-être?
Mme Blanchette Vézina : Bien,
je pense qu'elle souhaite déposer un amendement à l'amendement, là.
Le Président (M. Montigny) : Oui,
oui, vous avez raison. On va...
Mme Blanchette Vézina : On va
laisser...
Le Président (M. Montigny) : On
va suspendre le temps que vous allez déposer votre amendement. Bon, je gérerais
juste les petits légumes, là. Ça fait que tout est correct.
Mme Dufour : Ah! tout est
correct.
Le Président (M. Montigny) : Tout
est parfait, tout est beau. Alors, on va suspendre. Merci beaucoup.
(Suspension de la séance à 11 h 06)
(Reprise à 11 h 11)
Le Président (M. Montigny) : Alors,
nous reprenons donc nos travaux. Nous allons donc procéder... Je pense qu'il y
a un sous-amendement qui va être proposé. Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui. Merci, M.
le Président. Alors, je vais le lire simplement. Donc, l'article 95 :
L'amendement à l'article 234.1 introduit par l'article 95 du projet
de loi est modifié par l'ajout des mots «et techniquement» après les mots
«résidus sont économiquement».
Dans le fond, c'est pour simplement dire
que non seulement ils doivent être économiquement, mais aussi techniquement
exploitables, les substances minérales, pour que ce soit... qu'on puisse
imposer une telle disposition, là, au concessionnaire ou au détenteur de bail
minier. Là, je ne revois pas la version amendée de la ministre, là, donc, tu
sais, je ne peux pas la relire, mais...
Le Président (M. Montigny) : Bien,
pour le bénéfice de tous, pour bien comprendre, c'est une proposition de
sous-amendement d'un amendement que la ministre apportait. Alors, vous
proposez, là, de l'ajout du mot «et techniquement» après les mots «résidus sont
économiquement». Alors, peut-être, si on pouvait juste nous remettre
l'amendement proposé par la ministre pour qu'on soit capables de faire le lien,
là, juste nous indiquer son emplacement, où il pourrait être.
Oui. Mme la députée de Mille-Îles, je vous
laisse, là, l'expliquer où vous le... à quelle place vous le voyez.
Mme Dufour : Oui, bien, c'est
dans la portion, dans le fond, de ce qui a été modifié, là, par la ministre,
là. À la fin, on dit : «Et si ces résidus sont économiquement et
techniquement exploitables, aux conditions et dans le délai qu'il détermine»,
tout simplement.
Le Président (M. Montigny) : Est-ce
que ça va pour la compréhension de tous sur la proposition de sous-amendement?
Ça va. Parfait. Maintenant, sur la proposition de sous-amendement de
l'amendement que la ministre proposait, est-ce qu'il y a des interventions? Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : On ne
voit pas d'enjeu de notre côté.
Le Président (M. Montigny) : N'y
voyez pas d'enjeu. Alors, comme il n'y a pas... Oui, une intervention?
Mme Dufour : Non. Bien, non.
Le Président (M. Montigny) : Non,
il n'y a pas d'interventions?
Mme Dufour : En fait, il n'y
a pas d'intervention, je vais juste demander un vote par appel nominal tout
simplement.
Le Président (M. Montigny) : Parfait.
Merci. Alors, le vote sur le projet de sous-amendement qui a été déposé, appel
nominal. Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Dufour (Mille-Îles)?
Mme Dufour : Pour.
La Secrétaire : Mme Blanchette
Vézina (Rimouski)?
Mme Blanchette Vézina : Pour.
La Secrétaire : M. Dufour
(Abitibi-Est)?
M. Dufour : Pour.
La Secrétaire : Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
La Secrétaire : M. Tremblay
(Dubuc)?
M. Tremblay : Pour.
La Secrétaire : M. Caron
(Portneuf)?
M. Caron : Pour.
La Secrétaire : Mme Zaga
Mendez (Verdun)?
Mme Zaga Mendez : Pour.
La Secrétaire : M. Montigny
(René-Lévesque)?
Le Président (M. Montigny) : Abstention.
Alors, la proposition de sous-amendement de l'amendement qui était déposé est
donc adoptée. Nous revenons donc à l'amendement proposé par Mme la ministre tel
qu'amendé. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Je
pense avoir tout dit.
Le Président (M. Montigny) : Effectivement.
Alors, Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Je me rends
compte que mon commentaire puis mes questions, c'est sur la principale. Alors,
je suis à l'aise qu'on passe à l'amendement.
Le Président (M. Montigny) : Aucun
problème. Alors, on va revenir sur l'amendement de la ministre. Est-ce qu'il y
a des commentaires? Alors, comme il n'y a pas de commentaire, on serait prêts à
passer à la mise aux voix pour l'amendement proposé. Alors, est-ce que cet
amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Montigny) : Il
est donc adopté. Maintenant, nous revenons donc à... oui, tel qu'amendé parce
qu'il y a eu un sous-amendement. Maintenant, nous revenons donc à
l'article 95 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des interventions? Oui, Mme
la députée de Verdun, je vous laisse la parole.
Mme Zaga Mendez : Merci, M.
le Président. Je pense qu'on partage tous ici l'objectif d'introduire des
mesures pour encourager l'économie circulaire. Ceci étant dit, lorsqu'on parle
des résidus miniers, il existe quand même des risques environnementaux parce
que... puis je vais vous donner quelques exemples, là. J'aimerais ça que...
Mme Zaga Mendez : ...que la
ministre puisse nous rassurer, quand on parle des minéraux critiques et
stratégiques, dans cette catégorie-là, on a... il y a une ambition de chercher
ce qu'on appelle les terres rares. Ça rentrerait dans cette catégorie. Puis on
voit, dans les effets de l'exploitation de terres rares, même si c'est à partir
des résidus, ces terres rares peuvent contenir, contiennent la plupart du
temps, de l'uranium et du thorium. Ce qui est... ma première question :
Qu'est-ce qui arrive, Mme la ministre, si, dans l'objectif de valoriser ces
résidus-là, on trouve de terres rares, et là ces terres rares contiennent de
l'uranium? Est-ce que vous voyez que ça peut contrevenir au moratoire qu'on a
sur l'uranium, de 2014, au Québec?
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Il y a une liste, là, qui sera prévue à l'article 304.5, qui est l'article 118
du projet de loi, qui va venir répondre en
partie en ce qui concerne l'uranium.
Et vous avez posé la question, le plutonium, donc...
Mme Zaga Mendez : ...
Mme Blanchette Vézina : Bien,
peut-être, je laisserais la parole à M. Gaudreau, là, pour expliquer. Il y a un
cursus... un corpus, plutôt, pardon, différent, là en termes... quand c'est ces
types, oui, de minéraux.
Le Président (M. Montigny) : Alors,
M. Gaudreau, je vous...
Des voix : ...
Mme Blanchette Vézina : Ah!
on va suspendre...
Le Président (M. Montigny) :
Parfait. Nous allons donc suspendre le temps de laisser tout le monde... le
temps de prendre place. Merci.
(Suspension de la séance à 11 h 17)
(Reprise à 11 h 18)
Le Président (M. Montigny) : Alors,
nous reprenons donc nos travaux. Mme la ministre, je vous laisse la parole?
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Tu sais, simplement s'assurer qu'on comprenne tous que la
Loi sur la qualité de
l'environnement, là, va continuer de s'appliquer. Puis, en ce qui concerne les
substances dont vous avez fait mention, l'uranium et l'autre dont...
Une voix : ...
Mme Blanchette Vézina : ...oui,
exact, bien, je laisserai la parole à M. Gaudreau, là, qui va expliquer comment
ça fonctionne dans ces cas-là.
Le Président (M. Montigny) : M.
Gaudreau, vous avez la parole.
M. Gaudreau (Roch) : Oui,
effectivement, il y a plusieurs substances qui peuvent générer de la
radioactivité. On appelle ça la famille des radionucléides. Les plus connues
sont bien sûr l'uranium, il y a également le thorium, mais d'autres substances,
également.
Donc, l'exploitation de ces substances-là
ou des substances qui pourraient contenir, comme minéraux secondaires, des
radionucléides sont bien encadrées par la
Loi sur la qualité de
l'environnement. Il y a des... il y a des... il y a des procédures
particulières qui sont requises.
Mme Zaga Mendez : Dans ma
compréhension... Merci pour la réponse. Si on a au Québec un moratoire sur
l'uranium depuis 2014, est-ce que le moratoire s'appliquerait aussi à des
terres rares qui contiennent de l'uranium?
M. Gaudreau (Roch) : Il n'y a
pas de moratoire sur l'uranium au Québec.
Mme Zaga Mendez : Ce n'est
pas un moratoire tel que compris?
M. Gaudreau (Roch) : Non.
L'exploration pour l'uranium est permise.
Mme Zaga Mendez : L'exploration,
mais l'exploitation?
M. Gaudreau (Roch) : Si on
fait une découverte, on pourrait également.
Mme Zaga Mendez : Je
reviendrai parce que ce n'est pas ça que j'avais noté. Peut-être il y a une
erreur de mon côté. Je reviendrai, je vais faire une vérification. Mais je
voulais aller un peu plus sur... Vous avez dit que si on encourage, parce
qu'ici c'est un pouvoir que la ministre se donne pour exiger l'exploitation de
substances... minérales, pardon, qui se trouvent dans les résidus. J'aimerais
comprendre un peu plus les étapes en termes d'encadrement environnemental.
Tout à l'heure, on discutait un peu
entre... la différence, s'il va y avoir un nouveau bail dans quel cas, un
nouveau bail ou pas, parce que c'est pratiquement une nouvelle... un nouveau
type, une nouvelle exploitation. Si, mettons, on a une mine d'or, c'est un type
d'exploitation, on va prendre des résidus, on explore dans les résidus, il y a
des minéraux stratégiques, on...
Mme Zaga Mendez : ...on va
aller regarder dans les minéraux stratégiques, ça devient en soi un nouveau
type d'exploitation. Et de savoir quelles sont les étapes, quel est l'ordre
également, parce que l'exigence de la caractérisation vient par la suite après,
de ce que j'ai cru comprendre, l'exigence de catégoriser ces résidus-là vient
par la suite. Donc, c'est là où la prévisibilité est-ce qu'on a prévu ou pas,
dans les examens préalables, parce qu'il y a des examens préalables avant
l'obtention du bail, donc le BAPE et d'autres évaluations environnementales, si
on n'a pas prévu dans le BAPE, par exemple, l'exploitation possible ou les
effets environnementaux d'une quelconque exploitation des... je parlais des
terres rares, mais ça peut être aussi d'autres minéraux stratégiques comme le
graphite, entre autres, est ce qu'on va avoir là des mises à jour dans le BAPE,
des mises à jour dans les études environnementales? Est-ce qu'on pourrait
ouvrir des nouveaux BAPE, si c'est le cas?
• (11 h 20) •
Le Président (M. Montigny) : Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Il y
a tout un processus, comme le mentionnait M. Gaudreau, là, sur
l'autorisation environnementale, 22 LQE, l'autorisation de la ministre
aussi, là, dans le cadre des articles qu'on a déjà étudiés, le BAPE. Peut-être,
en précision, là, Me Tremblay-Parent, là, je vous céderais la parole sur les...
le mécanisme, là, légal.
Le Président (M. Montigny) : Me
Tremblay-Parent, allez-y, on vous écoute.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
comme l'indique la ministre, tu sais, il y a l'exploitation ou l'exploration de
résidus miniers, là, est encadrée par des autorisations environnementales en
vertu de l'article 22 de la
Loi sur la qualité de l'environnement. Donc,
il y a toujours une autorisation qui est requise. Il y a certaines activités,
là, de traitement aussi de... à partir d'un certain seuil, là, qui peuvent
impliquer, là, la tenue d'un BAPE. Donc, tu sais, c'est dépendamment de
l'activité, là, qui serait réalisée, mais c'est encadré, là, par la
Loi sur la
qualité de l'environnement.
Mme Zaga Mendez : Oui.
Le Président (M. Montigny) : Parfait.
Allez-y, Mme la députée.
Mme Zaga Mendez : Merci. Je veux
juste préciser, parce qu'on va voir, tout à l'heure, les implications du BAPE.
Donc, on parle de la...
article 22 dans la qualité à l'environnement. On
va... je pense qu'on va rentrer plus en détail dans d'autres articles, là,
c'est plus loin. Ceci dit, je veux juste être certaine qu'il y a une cohérence
quand on va exiger une exploitation qui est différente. Là, tout à l'heure,
vous avez dit : Dans certains cas. Qu'est-ce qui... qu'est-ce qui nous
garantit... Comment... Par exemple, on a soit une mobilisation citoyenne où les
groupes... ou même l'entreprise elle-même peut dire : O.K., là, vous
m'exiger un nouveau type d'activités qui va avoir des impacts, et qui peut
avoir un agrandissement du site, ou qui peut avoir un changement dans les plans,
est-ce que le BAPE va aussi s'appliquer à l'ensemble des cas? Parce que ça
pourrait être perçu comme une nouvelle exploitation.
Mme Blanchette Vézina : Je
peux?
Le Président (M. Montigny) : Oui,
allez-y, Mme la ministre, c'est à vous.
Mme Blanchette Vézina : Merci.
Je me rappelle ma discipline.
Le Président (M. Montigny) : C'était
bien parti. Allez-y.
Mme Blanchette Vézina : En
précision, là, en termes de terres rares ou de présence d'uranium, là, il y a
un BAPE et il y aura des dispositions, vous l'avez dit, là, qu'on va regarder,
là, pour ce qui est de ce nouveau processus-là qui sera ouvert, bien, ce n'est
pas un nouveau processus, là, précision, mais... où on vient clarifier, là, le
BAPE pour les projets miniers, l'idée étant bien sûr qu'on s'assure de faire
cet exercice lorsque c'est nécessaire. Puis je pense qu'on a tout à gagner à
utiliser le Bureau d'audiences publiques par souci de transparence, là, ça fait
partie, donc, des dispositions qui sont prévues un peu plus loin, là.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Mme Zaga Mendez : Donc, ce
que je comprends, c'est un peu plus loin, on va parler un peu plus des
dispositions pour le BAPE. Il y aurait là une ouverture, un moment pour
discuter l'application du BAPE à... aux exigences d'exploiter les résidus, les
résidus miniers.
Mme Blanchette Vézina : Le
projet de loi, peut-être une précision, là, en réponse, là, mais le projet de
loi fait état du BAPE pour les projets miniers. Pour le traitement des résidus
miniers, c'est déjà prévu, là, donc dans la
Loi sur la qualité de
l'environnement, là, les mesures.
Le Président (M. Montigny) : Très
bien. Oui, allez-y, Mme la députée.
Mme Zaga Mendez : Juste pour
l'avoir, là, pouvez-vous juste nous rappeler la
section de la LQE qui fait
référence aux résidus miniers. Juste pour revenir...
Mme Blanchette Vézina : ...va
suspendre, je pense. Merci.
Le Président (M. Rivest) : Nous
allons donc suspendre nos travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 25)
Haut de la page
11 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 11 h 33)
Le Président (M. Montigny) : Alors,
nous sommes toujours là pour nos travaux. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Donc, vraiment pour s'assurer, là, de résumer ce qu'on vient de se dire tous
ensemble. En fait, rappelons qu'il y a un processus dans la
Loi sur la qualité
de l'environnement, là, qui est prévu, que, pour les résidus miniers... tu
sais, l'objectif, c'est de pouvoir les valoriser. Mais bien sûr qu'on... qu'on
viendra à appliquer les règles environnementales qui sont en vigueur. Donc,
chacun... L'exploitation d'un résidu minier est un projet, là, qui va devoir
passer les étapes d'autorisation environnementale, comme tout projet minier.
Quant au processus un peu plus précis, là, je vais céder la parole à Me
Tremblay-Parent qui pourra vous expliquer le processus pour résumer l'ensemble.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
Mme Blanchette Vézina : Me
Tremblay-Parent.
Le Président (M. Montigny) : Parfait.
Me Tremblay-Parent, vous avez raison.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui,
bien, comme on l'indiquait précédemment, c'est sûr que tous les projets d'exploitation
de résidus miniers vont être assujettis à une autorisation ministérielle à l'article 22
de la
Loi sur la qualité de l'environnement. Dans certains cas, on a parlé de
traitement de substances minérales, là, ça pourrait être des cas de terres
rares, à
titre d'exemple, il va y avoir un BAPE qui va devoir être tenu. Là, c'est...
on est dans le règlement sur la procédure d'évaluation ou d'examen des impacts
sur l'environnement de certains projets, le R-23.1, là, de la
Loi sur la
qualité de l'environnement., des projets aussi métallurgiques, là, qui
pourraient impliquer des substances radioactives, là, vont être assujettis. C'est
l'annexe un, là, de ce règlement-là dont je viens de parler, les articles 17
et 23.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
D'autres interventions? Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Merci.
Merci pour les réponses, clarifie... je pense qu'on va revenir quand on va
parler de l'application du BAPE puis l'article 22, tout à l'heure, bien,
de la LQE, là, pour aller plus en détail quand on va aller parler d'exploitation
des résidus. J'avais eu... j'avais fait une affirmation tout à l'heure, c'était...
Mme Zaga Mendez : ...puis
je voulais juste relancer peut-être la ministre pour nous expliquer par rapport
aux moratoires, aux dits moratoires sur l'uranium depuis 2014. C'est une information
qui circule, c'est une information qui se retrouve souvent dans les articles
lorsqu'on parle d'exploitation d'uranium. Et j'ai cru comprendre de notre
échange qu'un moratoire officiel n'existe pas. Cependant, il n'y en a pas eu de
projet dernièrement. Je voulais juste avoir une mise à jour de, on en parlait,
des règlements qui s'appliquent pour veiller à l'évaluation de... qui vont
restreindre d'une certaine façon l'exploitation de cette... cette ressource,
mais je voulais l'entendre un peu, de nous dire comment ça s'applique, puis
dans quel esprit l'exploration se fait de l'uranium au Québec.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Maintenant, c'est le moment de céder la parole à Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Je
voudrais suspendre.
Le Président (M. Montigny) : Parfait!
Nous allons donc suspendre quelques instants pour se préparer.
(Suspension de la séance à 11 h 36)
(Reprise à 11 h 38)
Le Président (M. Montigny) : Alors,
nous reprenons nos travaux. Mme la ministre, je vous laisse la parole.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Merci, M. le Président. Pour m'assurer de donner la réponse juste et complète à
la députée de Verdun, considérant que ce n'est pas l'objet de l'article, ici,
là, je me permettrais de... Je prendrai l'engagement envers la commission de
vous fournir l'information quant à la situation pour l'uranium. Ceci étant, là,
je rappelle le processus qui est en place avec la
Loi sur la qualité de
l'environnement, là, en termes de ces substances radio... radio...
Une voix : Nucléïdes.
Mme Blanchette Vézina : Nucléïdes.
Merci.
Le Président (M. Montigny) : Parfait.
Merci.
Une voix : On en prend bien
note...
Le Président (M. Montigny) : On
en prend note. Merci. Alors, est-ce qu'il y a d'autres interventions? Oui, Mme
la députée de Mille-Îles?
Mme Dufour : ...
Le Président (M. Montigny) : Le
micro, Mme la députée. Parfait. Le micro est maintenant...
Mme Dufour : Merci.
C'est parce que j'ai changé de place et qu'on...
Le Président (M. Montigny) : Oui.
Ça marche très bien. Allez-y.
Mme Dufour : Merci, M.
le Président. Tout à l'heure, j'ai mentionné ce qu'il y avait dans un des
mémoires, le Conseil du patronat environnemental du Québec, où il disait :
Une ordonnance comme celle-ci pourrait... serait inapplicable dans la mesure où
le titulaire du droit minier visé ne détient pas les permis et autorisations requis
pour l'exploitation de ces résidus. Ici, on dit que, dans le fond, ça doit être
fait aux conditions et dans le délai qu'il détermine. Et là, on veut exiger,
donc, du locataire l'exploitation des substances minérales. Mais que se
passe-t-il s'il n'y a pas, justement, s'ils n'obtiennent pas l'autorisation?
J'ai entendu ma collègue parler du BAPE et tout ça, mais... Mais vraiment,
pratico-pratique, là, j'ai un cas en tête de quelque chose d'un peu absurde qui
se passe des fois avec certaines... certaines décisions gouvernementales, là,
que, nonobstant le gouvernement qui est en place. Donc, qu'arriverait-il dans
un cas comme ça, s'ils n'obtiennent pas leurs autorisations pour faire
l'exploitation?
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
C'est comme pour les autres droits, là, prévus dans la loi, il n'y aura pas
d'autorisation qui serait imposée, par exemple, là, ou, tu sais, de mesures qui
seraient imposées s'ils n'avaient pas d'autorisation environnementale.
• (11 h 40) •
Mme Dufour : O.K. Donc,
s'ils n'obtiennent pas les permis...
Mme Dufour : ...puis, des
fois, ça peut être... pas une question d'autorisation environnementale mais ça
peut être une autre... une autre exigence, par exemple de l'AMF, par exemple.
S'ils ne sont... ne peuvent plus, là, l'exploiter, pour une raison x, y, z,
c'est quoi, les conséquences?
Mme Blanchette Vézina : Bien,
c'est les mesures, les mêmes règles qui s'appliquent, là, que pour un bail.
Mais, en général, puis je pense que c'est... c'est évident, là, c'est... qu'on
n'autorise pas ou moi, je n'imposerai pas quelque chose qui ne serait pas
autorisé d'un point de vue environnemental. Il y a des discussions, des
échanges réguliers entre mon ministère, celui de l'Environnement, pour
s'assurer que ce qui est demandé est cohérent avec la
Loi sur la qualité de
l'environnement.
Mme Dufour : Oui. Mais, comme
j'ai dit, il n'y a pas juste la
Loi sur la qualité de l'environnement, là, qui
peut être... Ici, c'est que, tu sais, quand on se met dans la... on regarde du
côté d'un bail minier, si un bail minier est octroyé mais que, pour des raisons
x, y, z, l'exploitation ne se fait pas, éventuellement, c'est juste retiré.
C'est ça, la conséquence. Ici, on dit : On veut exiger du locataire
l'exploitation. Donc, quelles sont les conséquences prévues dans un projet de
loi, s'il n'y a pas cette exploitation-là qui se fait?
Mme Blanchette Vézina : Dans
l'article, il est prévu la suspension, tu sais. Je pense - là, je vais répéter
- que c'est sous-entendu que c'est toujours sous réserve des autres lois du
Québec, là. Donc, c'est... c'est... c'est comme ça que c'est rédigé. On ne met
pas à chaque fois «sous réserve des autres lois du Québec», mais c'est ce qui
est... c'est ce qui est appliqué, là, bien sûr.
Mme Dufour : Donc, pour
bien... O.K. Je vois... le vois en bas, «la suspension des activités». Mais
«les activités», toutes les activités?
Mme Blanchette Vézina : «Qu'il
détermine... Pour la période qu'il détermine.»
Mme Dufour : C'est ça. Là, on
parle d'une période qui est déterminée. Mais, moi, je parle quelles sont les
activités qui seraient suspendues. Est-ce que c'est les activités principales
ou c'est celles...
Mme Blanchette Vézina : Les
activités principales.
Mme Dufour : O.K. Juste
s'assurer qu'il n'y ait pas... qu'on n'utilise pas cette clause-là pour,
disons, peut-être nuire à une entreprise de mauvaise foi, là, tu sais. Mais
c'est parce que je...
Mme Blanchette Vézina : C'est
certain qu'une entreprise qui collabore, on n'utilise pas... Là, c'est... c'est
de s'assurer qu'on a un mécanisme, si l'entreprise ne collabore pas.
Mme Dufour : Mais quand vous
dites «collaborer», vous voulez dire qu'elle doit exploiter les substances
minérales dans les résidus miniers. Si elle considère qu'elle n'est pas en
mesure de le faire, puis qu'il y a une une... Comment dire? Tu sais, les deux
parties ne partagent pas la même opinion, là, sur l'exploitation potentielle de
la substance, on peut ordonner la suspension des activités principales. Est-ce
qu'il y a un recours?
Mme Blanchette Vézina : Bien,
écoutez, je ne pense pas qu'il y a un pouvoir qui est exercé, là, de mauvaise
foi. De toute façon, la bonne foi se présume toujours dans l'application.
L'idée, c'est, encore une fois, on rappelle, là, l'amendement qui a été adopté,
même amendé... sous-amendé par la députée de Mille-Îles, c'est-à-dire que ça
doit être économiquement exploitable. Donc, on vient... Puis on va faire un
accompagnement avec les entreprises. On fait déjà cet exercice-là. L'idée,
c'est de vraiment ouvrir un dialogue puis de continuer de collaborer en amont
pour la valorisation des résidus miniers.
Mme Dufour : J'ai... J'ai une
autre question, M. le Président, qui concerne en fait le rôle que joue, puis on
en a parlé, là, le ministère de l'Environnement. On sait qu'il applique la Loi
sur la qualité de l'environnement. Mais on nous dit que, dans le fond, bon, il
y a actuellement des droits annuels à payer, c'est ce qu'on nous dit, là, pour
les résidus miniers déposés dans une aire d'accumulation. Donc, ça, c'est vrai,
j'imagine?
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Mme Dufour : C'est vrai.
Parfait. Donc, les entreprises ont intérêt à réduire les résidus miniers qui
s'accumulent, ça, c'est ce que je comprends, parce qu'elles paient pour ça.
Mme Blanchette Vézina : Tout
à fait.
Mme Dufour : Mais là, on nous
dit qu'il arrive que ce soit le ministère de l'Environnement qui finalement
bloque certains projets de réutilisation des résidus miniers. On nous dit que
le processus est très long et que ça peut obliger certaines entreprises, dans
le fond, d'aller chercher de la matière ailleurs pour faire par exemple les
routes, les recouvrements. Ça, c'était un exemple d'utilisation. Est-ce que
vous avez eu des échos similaires? Puis est-ce que, tu sais, il y a... il n'y a
pas un risque ici que, finalement, ce soit le propre ministère de
l'Environnement qui bloque des projets?
Mme Blanchette Vézina : Je
pense... Je ne sais pas si vous étiez présente, là, je ne me souviens plus à
quel moment j'ai dit ça, mais j'ai dit que j'allais mettre en place un comité
avec l'Environnement pour favoriser la mise en valeur des résidus miniers, là.
Ce sera des discussions qu'on pourra avoir. Encore une fois, il y a des
questionnements importants à avoir parce que, dans ces résidus, bon, il peut y
avoir différents types de minéraux...
Mme Blanchette Vézina : ...donc
il faut vraiment regarder ça d'un oeil... d'un oeil collaboratif avec
l'Environnement. C'est ce qu'on va faire pour, bien sûr, s'assurer de garder
des règles qui sont strictes d'un point de vue environnemental, mais qui vont
permettre donc de mieux valoriser ces résidus miniers là et de ne pas
effectivement pénaliser des entreprises qui souhaiteraient les mettre en
valeur.
Mme Dufour : O.K. Mais ça
reste que... est-ce que ce sont des éléments que vous avez entendus sur le
terrain, que... finalement, qu'il y avait des projets de réutiliser des résidus
miniers qui sont actuellement bloqués par le ministère de l'Environnement?
Est-ce que ça, c'est des échos que vous avez eus?
Mme Blanchette Vézina : Je ne
pense pas que le ministère bloque des projets. Je pense qu'il y a des
questionnements qui sont légitimes de la part de l'Environnement. Mais encore
une fois, rappeler qu'il y a plusieurs éléments dans ce projet de loi qui vont
permettre de faciliter... faciliter donc l'utilisation des résidus miniers, la
valorisation des résidus miniers, vont venir faciliter aussi, avec le comité
dont je vous parlais, la relation puis la facilité de réaliser des projets,
mais en gardant, bien sûr, des règles environnementales qui sont strictes.
Mme Dufour : Oui, non, tout à
fait. Je pense que l'enjeu est par rapport au matériel granulaire qui peut être
utilisé à des fins autres que minières. Puis c'est aussi ce que la MRC
d'Abitibi a mentionné dans son mémoire. Ils ont dit : Nous, on veut, là, l'article 234.1,
là, comme il est présenté. Bon, évidemment, là, il est amendé, mais on le veut.
Mais par contre, ils nous disent : Il faut garantir que l'exploitation des
résidus miniers inclut leur transformation en matériel granulaire. Donc ça, ça
semble être le nœud, là, de la problématique, là.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
je pense qu'ici on fait une avancée importante pour s'assurer de les mettre en
valeur. On a fait plusieurs avancées dans d'autres articles également pour
ajuster le cursus. Je pense qu'on en est... on va être capables en mettant et
en mesure d'exploiter les minéraux grâce à cet article-là, mais aux autres
aussi qui sont dans le projet de loi.
Mme Dufour : O.K. Mais est-ce
que c'est des éléments qui arrivent que vous avez entendus que, finalement, on
ne puisse pas les utiliser pour des surfaces granulaires? C'est bien ça? Je ne
veux pas dire le mauvais mot. Mais des substances granulaires plutôt, par
exemple, pour les routes, puis que, finalement, on doive aller ailleurs
chercher d'autres... d'autres minéraux pour... pour faire ces routes-là.
Mme Blanchette Vézina : Je
pense, M. le Président, d'avoir dit ce que j'avais à dire à propos des
questions. L'idée, c'est d'améliorer les façons de faire. On l'a vu avec cet
article, on le voit avec d'autres aussi. Voilà.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Mme Dufour : J'ai une autre
question.
Le Président (M. Montigny) : Oui,
Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : L'Association minière
du Québec nous faisait une recommandation où ils nous disaient que, dans le
fond, la demande d'exploiter des résidus miniers devrait se faire au moment de
l'émission du bail minier, puis elle suggérait, aux 10 ans, dans le cas
des baux miniers, concession minière en vigueur. Est-ce que c'est un élément
que vous avez regardé? Je ne suis pas exactement certaine. Ils ne l'expliquent
pas le pourquoi de cette demande-là. Mais est-ce que c'est quand même une
demande que vous avez regardée s'il y a une recommandation de leur part?
Mme Blanchette Vézina : On me
dit qu'ils peuvent le faire en tout temps, là.
Mme Dufour : Je parle de la
demande de la ministre envers l'industrie. Il n'y a rien qui m'empêcherait de
le mettre sur le bail minier, là, selon, par exemple, dans les règlements,
j'imagine, là.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
en fait, on a adopté une disposition qui permet de prioriser aussi des
utilisations, tu sais, des éléments qui peuvent ajouter au bail minier, là.
Donc, tu sais, c'est des outils complémentaires, là, qui permettraient
d'ajouter des conditions dans les baux notamment à cet égard-là.
Mme Dufour : C'est ça. Mais
actuellement, ce que je comprends que l'article 234.1 vient faire, c'est
que ça peut être en tout temps, là, à tout moment, on peut venir exiger
l'exploitation des résidus miniers. C'est ce que ça prévoit. Eux nous
disent : Bien, il faudrait le baliser, il faudrait que ça soit à des
moments précis.
Mme Blanchette Vézina : Je
pense que les baux miniers ont une durée qui est quand même longue. L'idée
c'est de s'assurer qu'on a une agilité qui permet de le faire. Mais, encore une
fois, je le répète, une collaboration avec le partenaire, bien sûr qu'il y a un
droit minier, là, qui va se faire.
Mme Dufour : Oui. Mais, tu
sais, vous l'avez lu, là, sûrement, vous l'avez entendu aussi, là, cette
disposition-là inquiète beaucoup, et on craint que, finalement, ça amène plus
d'incertitude pour... pour... pour l'industrie qu'autre chose. Je le mentionne.
Comme je vous dis, je ne déposerai pas d'amendement, mais je me demandais juste
si vous l'avez regardé, cette recommandation spécifique là de peut-être
l'encadrer, de le faire à une certaine fréquence et non pas à tout moment.
• (11 h 50) •
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Mais on juge que ce n'est pas... ce serait préférable d'avoir une agilité...
Mme Dufour : Merci.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien avec la proposition
d'amendement à l'article 95? Alors, comme il n'y a pas d'intervention...
Une voix : ...
Le Président (M. Montigny) : Sur
l'article. Oui, on est sur l'article. Vous avez raison, on est rendus sur
l'article. Alors, comme nous sommes à l'article tel qu'amendé, en fait, il n'y
a pas d'autre intervention, nous allons donc procéder à la mise aux voix de
l'article 95. Maintenant, est-ce qu'il est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Montigny) :
L'article 95
est donc adopté. Merci.
Mme Dufour : ...M. le
Président.
Le Président (M. Montigny) : Vous
souhaitez un appel nominal?
Mme Dufour : Oui, s'il vous
plaît.
Mme Blanchette Vézina : ...
Le Président (M. Montigny) : Oui,
c'est bien correct. Oui, merci. On va le procéder comme ça même s'il était déjà
adopté. Alors, par appel nominal. Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Blanchette Vézina (Rimouski)?
Le Président (M. Montigny) : ...
Mme Blanchette Vézina : Pour.
Pardon.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
La Secrétaire : M. Dufour
(Abitibi-Est)?
M. Dufour : Pour.
La Secrétaire : Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
La Secrétaire : M. Tremblay
(Dubuc)?
M. Tremblay : Pour.
La Secrétaire : Mme Dufour
(Mille-Îles)?
Mme Dufour : Abstention.
La Secrétaire : Mme Zaga
Mendez (Verdun)?
Mme Zaga Mendez : Pour.
La Secrétaire : M. Montigny
(René-Lévesque)?
Le Président (M. Montigny) : Abstention.
Alors, l'article 95, tel qu'amendé, est donc adopté. Nous passons
maintenant à l'article 96. Mme la ministre, c'est à vous.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
L'article 240 de cette loi est modifié par la suppression de «, ou,
lorsqu'il s'agit d'un projet soumis à la procédure d'évaluation et d'examen des
impacts sur l'environnement prévu à la sous-section 4 de la
section II du
chapitre IV du
titre I de la
Loi sur la qualité de
l'environnement (chapitre Q-2), par le gouvernement.»
Cet
article vise à modifier
l'article 240 de la
Loi sur les mines afin que l'emplacement d'un atelier
de préparation de substances minérales, d'une usine de concentration, d'une
affinerie ou d'une fonderie soit toujours approuvé par la ministre des
Ressources naturelles et des Forêts. Cette approbation par la ministre
permettra notamment de s'assurer que le site choisi ne limitera pas
l'exploitation de gisements importants.
Lorsque le projet d'exploitation fait
l'objet d'une procédure d'évaluation et d'examen des impacts sur
l'environnement, plusieurs emplacements sont soumis pour l'analyse du ministère
de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune
et des Parcs. La ministre des Ressources naturelles et des Forêts pourra
approuver les emplacements soumis. D'autant plus, que tous les projets miniers
seront soumis à la procédure d'évaluation et d'examen des impacts sur
l'environnement suivant la modification proposée à l'article 160 du projet
de loi.
Ultimement, le site final de l'atelier de
préparation de substances minérales, de l'usine de concentration, de
l'affinerie ou de la fonderie sera également approuvé par le gouvernement dans
le cadre de la procédure d'évaluation et d'examen des impacts sur
l'environnement.
Alors, peut-être clarifié là. L'objectif,
c'est de prendre en compte le potentiel minéral dans la démarche du BAPE, là,
donc, notamment l'emplacement... ici, l'emplacement des usines de concentration
par exemple.
Le Président (M. Montigny) : Parfait.
Merci. C'est toujours sur l'article 96. Est-ce qu'il y a des
interventions? Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui. Bien, en
fait, je ne suis pas certaine que je comprends, là. Dans le fond, on dit que...
on veut que l'emplacement soit autorisé par le ministre, soit optimal pour
l'exploitation. Est-ce que c'est ça qu'on vient dire? Parce que, là, on est
venus en fait biffer ce qui était les impacts qu'il y a sur l'environnement.
Donc, je veux juste bien comprendre qu'est-ce que ça va être, l'impact.
Le Président (M. Montigny) : Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : C'est
pour éviter qu'il y ait absence d'autorisation. Donc, l'idée étant ici de
s'assurer de travailler en collaboration, là, bien sûr, avec l'environnement,
mais de permettre qu'on s'assure de choisir les sites de façon à ne pas limiter
l'exploitation des ressources qui pourraient... le potentiel minéral.
Le Président (M. Montigny) : Mme
la députée.
Mme Dufour : Oui. On a dit,
c'est pour éviter qu'il y ait une absence d'approbation, mais...
Mme Blanchette Vézina : ...
Mme Dufour : Mais je le
voyais dans la première partie, hein, on disait : «...doit préalablement
en avoir fait approuver l'emplacement par le ministre.» Ce qu'on enlève, c'est
l'évaluation des impacts de l'environnement, donc.
Mme Blanchette Vézina : «Ou».
Mme Dufour : «Ou, lorsqu'il
s'agit d'un projet».
Mme Blanchette Vézina : C'est
le «ou» qui est important ici, ça vient dire...
Mme Dufour : O.K.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
c'était soit l'approbation, soit...
Une voix : ...
Mme Blanchette Vézina : ...par
décret. Là, on vient dire : Il devra y avoir une approbation pour
s'assurer qu'on en tienne compte.
Mme Dufour : Donc, dans tous
les cas... O.K. Ça fait que ça n'enlève rien au niveau des approbations
environnementales, ça vient juste dire que, dans tous les cas, pour
l'exploitation d'un atelier ou d'une usine, la ministre devra approuver
l'emplacement.
Mme Blanchette Vézina : Exact.
Mme Dufour : O.K. Merci.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien avec l'article 96? Oui,
Mme la députée de...
Le Président (M. Montigny) : ...Verdun.
Mme Zaga Mendez : Merci. Je
ne veux pas... Bien, je vais peut-être répéter, là, mais pour nous rassurer.
Ici, dans l'explication, on nous dit que «tous les projets miniers seront
soumis à la procédure d'évaluation et d'examen des impacts». Ici, atelier de
préparation de substances minérales, est-ce que ça rentre dans tous les projets
miniers qui sont soumis à la procédure d'évaluation et d'examen des impacts?
Je... Parce que...
Mme Blanchette Vézina : ...la
vérification.
Le Président (M. Montigny) : Parfait.
Mme Blanchette Vézina : Je
vais suspendre.
Le Président (M. Montigny) : Alors,
vous souhaitez suspendre quelques instants? Nous allons donc suspendre quelques
instants.
(Suspension de la séance à 11 h 56)
(Reprise à 11 h 57)
Le Président (M. Montigny) : Alors,
nous reprenons nos travaux. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Donc, question de clarification, là, l'autorisation environnementale, là, elle
est prévue à 22 ou au BAPE, là, pour les différents usages qui sont prévus
ici. L'objectif derrière ça, c'est de s'assurer qu'on travaille en
collaboration pour ne pas que des installations viennent réduire le potentiel
minéral, donc avoir une cohérence gouvernementale. Donc, ce pouvoir-là ne vient
pas être délégué à l'Environnement, là, il reste à la ministre ou au ministre
en poste.
Mme Zaga Mendez : Donc...
Le Président (M. Montigny) : Allez-y,
Mme la députée.
Mme Zaga Mendez : Donc, ici,
là, quand on parle l'approbation de l'emplacement par le ministre ou la
ministre des Ressources naturelles, c'est qu'avant que le projet soit envoyé
aux évaluations il y a le pouvoir... la ministre a le pouvoir de dire :
Ici, il y a du potentiel, ici, il n'y en a pas, de potentiel, et d'avoir
préalablement dirigé vers un site préférentiel pour ce type d'activités là,
parce qu'en effet ce type d'activités là ne nécessite pas d'être sur un site
qui a un potentiel, là, une fonderie, etc. Mais qu'est-ce qui arrive... Parce
que moi, je vois l'intention, mais je vois aussi... Si, par la suite, lors de
l'examen de l'autorisation environnementale, il y a des enjeux, des conflits
d'usage, des enjeux de voisinage, est-ce que, par la suite, il y a un autre
pouvoir pour le déplacer, pour changer? Bon, ça dépend des territoires. Il y en
a, des territoires, qui le permettent. Il y a des territoires qui ne le
permettent pas. Il y a peut-être... L'autorisation ou le BAPE nous dit que c'est
là où il y a un potentiel. Comment... Comment vous voyez cette... les
différents conflits d'usage qui peuvent avoir lieu?
Le Président (M. Montigny) : Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : C'est...
C'est... Je pense que, comme ministre des Ressources naturelles et des
Forêts... responsable du territoire public, c'est toute la... c'est l'ensemble
de la difficulté qui est vécue dans l'ensemble des usages puis la conciliation.
C'est certain qu'on en tient compte en fonction de plusieurs perspectives, puis
chaque cas est analysé en cas d'espèce, là, il est certain.
• (12 heures) •
L'idée ici, je le répète, c'est de
s'assurer de ne pas déléguer ce pouvoir-là puis de pouvoir garder cette
possibilité, parce que, bien sûr, la... le ministre responsable des Ressources
naturelles voit à sa mise en valeur, donc s'assurer que la mise en valeur
puisse se poursuivre, puis qu'il y ait une harmonisation, une cohérence, là,
entre les différentes sphères du ministère. Ça fait qu'il y a un travail en
amont qui est fait, bien sûr, pour s'assurer de devoir déplacer, mais
d'autoriser aux bons endroits les bonnes... les installations...
Haut de la page
12 h (version non révisé
e) Mme Zaga Mendez : ...bon, vous
nous avez rassurés tout à l'heure, qu'enlever ce passage-là n'enlève rien au
fait que ces établissements, bien, ils ne vont pas échapper, là, aux
évaluations environnementales puis au BAPE. Moi, mon... c'est plus un doute,
là, puis je comprends, c'est les grands défis, là, c'est suite à une évaluation
rigoureuse, suite à un BAPE, là, on nous dit qu'il faut changer l'emplacement d'une
fonderie ou il faut changer l'emplacement d'une usine de concentration, et on n'a
pas le choix de le mettre sur un territoire qu'il y a du potentiel minier, là.
C'est un peu ça, là, le... je comprends, c'est le défi, là. Mais quelle est la
marge de manœuvre par la suite de la ministre? Parce que ce que je comprends, c'est
qu'elle va... c'est elle qui l'approuve, là. Mais j'entends que ça va être du
cas par cas ou que ça va être... Est-ce qu'il y a une marge de manœuvre pour la
ministre d'aménager ça suite à son autorisation pour le lieu?
Mme Blanchette Vézina : Bien,
je pense savoir... On a déjà eu une discussion, là, à l'effet qu'on ne souhaite
pas déplacer quelque chose qui a déjà été autorisé comme étant conforme à un
endroit. Mais, pour les projets futurs, il est certain que... Dans le fond, l'objectif
ici, c'est de s'assurer qu'on puisse avoir cette approbation-là aussi d'un
point de vue ressources naturelles, puis mise en valeur des ressources
naturelles dont on tient compte dans l'équilibre, dans l'analyse qui est
faite...
Mme Zaga Mendez : Merci
beaucoup.
Le Président (M. Montigny) : Alors,
est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien avec l'article 96? Comme
il n'y a pas d'intervention additionnelle à l'article 96, nous allons
passer à sa mise aux voix. Est-ce que l'article 96 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Montigny) : Donc,
l'article 96 est adopté. Nous sommes maintenant à l'article 97. Mme
la ministre,
article 97.
Mme Blanchette Vézina : O.K. :
L'article 242 de cette loi est modifié, dans le premier alinéa, paragraphe
un, par la suppression de «des transports»;
2 : par le remplacement «d'en
partie
les frais» par «les frais, en tout ou en partie».
Cet
article vise à modifier l'article 242
de la
Loi sur les mines afin de confier la responsabilité de construire de nouveaux
chemins miniers à la ministre des Ressources naturelles et des Forêts. À l'heure
actuelle, la ministre des Transports et de la Mobilité durable détient cette
responsabilité. La ministre des Ressources naturelles et des Forêts peut
uniquement construire des chemins miniers secondaires. De plus, cet
article
vise à permettre d'exiger que les frais de construction, de modification ou d'entretien
d'un chemin minier soient assumés en totalité par les titulaires de droits
miniers qui demanderont... qui demanderont la réalisation des travaux. À l'heure
actuelle, seulement une
partie des frais... être exigée. Merci.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Alors, Mme la députée de Mille-Îles, vous avez la parole.
Mme Dufour : Merci, M. le
Président. Actuellement, les chemins miniers pour une mine en particulier sont
construits par le gouvernement?
Mme Blanchette Vézina : C'est
la... La responsabilité est au ministère des Transports, donc la... disons, la
conception, là, doit être faite avec le ministère des Transports, mais est-ce
que... C'est l'entreprise minière qui la fait, là, dans les faits, la réponse,
c'est oui.
Mme Dufour : O.K. Mais
comment ça se fait exactement? Moi, je connais les ouvertures de rues municipales,
là, mais là, ici, on est ailleurs complètement. Comment ça s'opère?
Mme Blanchette Vézina : Je
vais demander... donner la parole à Mme Renée Garon. Je ne pense pas qu'elle a
eu l'autorisation.
Le Président (M. Montigny) : Parfait.
Merci beaucoup. Alors, on va lui demander de prendre place devant l'emplacement
d'un micro. On va avoir besoin aussi du consentement pour la prise de parole.
Nous avons donc le consentement de la commission. Mme, je vous invite à vous
présenter et à répondre aux... à la question.
Mme Garon (Renée) : Bonjour,
Renée Garon, directrice générale de la gestion du milieu minier au ministère
des Ressources naturelles et des Forêts. Les chemins miniers, en fait, là, c'est
le bout de chemin qui part de la mine jusqu'à un chemin principal. Ça fait que
ce n'est généralement pas nécessairement de très grande distance. Généralement,
c'est la société minière qui le construit et en fait l'entretien.
Mme Dufour : Oui, mais on a
dit... la ministre a mentionné que c'était le... dans le fond, le ministère des
Transports qui était responsable de l'approbation des plans, j'imagine, là.
Actuellement, c'est comme ça?
Mme Garon (Renée) : Pour ce
qui est de l'approbation des plans, ça va dépendre de chacun des dossiers, là,
tu sais, il y a eu le dossier du... qui a été fait dans le passé. Vous vous
rappelez peut-être, avec... bon, ça fait ça, ça dépend de chacun des... de
chacun des projets. Mais ce qu'on veut, surtout, par cet article-là, c'est s'assurer
d'avoir la possibilité d'accepter de nouveaux chemins miniers. Parce que, là,
actuellement, il s'en construit très peu. Puis là nous, ce qu'on veut, c'est si
jamais il y avait un projet minier qui en a besoin, bien là, la ministre aurait
la possibilité de l'approuver.
Mme Dufour : D'approuver...
Mme Garon (Renée) : La
construction.
Mme Dufour : ...la
construction d'un nouveau chemin. Mais est-ce que... parce que la... l'expertise
de génie, elle n'est pas... j'imagine, de construction de routes, j'imagine, qu'elle
est au ministère des Transports plutôt qu'au ministère...
Mme Dufour : ...ministère des
Ressources naturelles.
Le Président (M. Montigny) : Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
on construit déjà... on est responsable. Je suis, comme ministre, responsable
des chemins forestiers, donc, multi-usages, qui font du transport également
de... avec des camionnages lourds. Donc, il y a une expertise au sein du
ministère des Ressources naturelles et des Forêts, en termes de chemins en
terres publiques. L'idée, ici, c'est aussi de faciliter, donc, de faciliter la
réalisation de ces projets qui sont d'importance et qui sont dans des secteurs
d'activité qui sont connus de notre ministère, de mon ministère. Donc, de
faciliter la réalisation de ces projets tout en gardant, bien sûr, l'assurance
d'avoir des projets qui sont sécuritaires.
Mme Dufour : Merci. Quand on
dit : On veut faciliter les projets, est-ce qu'il y avait un enjeu avec le
ministère des Transports à approuver les projets? Parce que je comprends que ce
n'est pas le ministère des Transports qui construisait les chemins.
Mme Garon (Renée) : Je peux y
aller?
Le Président (M. Montigny) : Allez-y,
Mme.
Mme Garon (Renée) : En fait,
ce n'est pas tant l'approbation, l'enjeu, c'est vraiment plus le fait que le
ministère des Transports voulait vraiment, lui, se retirer de l'ensemble de
l'oeuvre. Don, il ne voulait plus qu'il y en ait, des nouveaux chemins
miniers.
Ça fait que c'est pour ça que nous, on
garde la possibilité qu'il y en ait, pour éviter qu'un projet ne puisse pas se
réaliser parce qu'il ne peut pas faire le petit bout de chemin entre la mine et
l'axe principal.
Mme Dufour : Et pour quelle raison
il ne voulait plus faire de chemins miniers?
Mme Garon (Renée) : Il ne
fait pas les chemins miniers. Il ne veut pas les avoir sous sa responsabilité.
Mme Dufour : O.K., c'est
clair. Donc, ils seraient désormais sous la responsabilité de la ministre des
Ressources naturelles et des Forêts.
Mme Garon (Renée) : Les
nouveaux chemins.
Mme Dufour : Les nouveaux.
Les anciens seraient toujours sous responsabilités...
Mme Garon (Renée) : C'est par
décret, alors ça dépend qui a eu la responsabilité lors du décret, mais c'est
généralement Transports.
Mme Dufour : O.K. Ils sont
donnés par décret, les autorisations de chemins miniers, c'est ça?
Mme Garon (Renée) : O