CAT — 28 October 2016 (41st Legislature, 1st Session)
CAT 2016-10-28
Quebec — Committees
Moi, M. le
Président, j'ai l'impression de rejouer dans un film déjà vu dans mon cas,
l'Hôpital du Haut-Richelieu, cinq annonces avant de pouvoir avoir les
pépines, comme le disait l'ancienne collègue Monique Jérôme-Forget, à l'Hôpital du Haut-Richelieu. Dans ce cas-ci, je
souhaite que ça soit la bonne pour les gens de Victoriaville, pour la région d'Arthabaska, pour la région de L'Érable pour
faire en sorte que les gens puissent bénéficier d'un réel hôpital. Dans ce
cas-ci, la population a augmenté
considérablement, l'espace à l'urgence est exigu, et les soins intensifs. C'est
un besoin criant
de la population demandé depuis longtemps. Cependant, malgré l'annonce, on
constate que ce n'est toujours pas au Plan québécois des
infrastructures, donc au PQI.
C'est le même
ministre qui, vraisemblablement, est en train d'annoncer l'hôpital actuellement
à Victo, mais c'est le même ministre
qui n'a pas été dire aux gens... mais qui l'a quand même dit par sa décision de
centraliser les laboratoires, dans ce
cas-ci, à Trois-Rivières. C'est le même ministre qui, avec le projet de loi
n° 10, qui est maintenant loi, a fait en sorte que le pouvoir décisionnel
pour les gens de l'Hôtel-Dieu d'Arthabaska, l'hôpital à Drummondville, donc
pour les CLSC, les CHSLD de la région
du Centre-du-Québec... fait en sorte que les pouvoirs décisionnels, maintenant,
sont de l'autre côté du fleuve encore une fois.
Donc, M. le
Président, ce qu'on peut constater, c'est qu'on souhaite que ça soit la bonne,
mais ça aura pris une élection
partielle dans Arthabaska pour que les gens puissent avoir une annonce à
l'hôpital. Ça aura pris un travail des députés, un travail des
différents partis politiques, et j'inclus le Parti québécois là-dedans, M. le
Président. Le chef de l'opposition
officielle, lorsque nous avons tenu notre caucus à Victo, a réitéré le souhait
d'avoir l'hôpital. L'ancien ministre Yves-François Blanchet en
avait parlé aussi. Donc, M. le Président, c'est dommage que le gouvernement ait
attendu l'élection partielle pour faire ce
travail-là lorsque notre collègue la députée Sylvie Roy est intervenue à
plusieurs occasions pour l'hôpital.
C'est le même
gouvernement, M. le Président, qui a abandonné les CLD, qui a fermé la CRE du
Centre-du-Québec. C'est le même
gouvernement, M. le Président, qui a fermé le Forum jeunesse du
Centre-du-Québec, qui était à Drummondville
et qui avait un travail présent sur le terrain un peu partout. Notamment, moi,
je me souviens d'avoir participé à
une activité du forum jeunesse, notamment, en environnement pour aider, là, par
rapport aux berges et le nettoiement des berges.
C'est le même
gouvernement, M. le Président, qui n'a pas de politique économique régionale
efficace, concertée avec les gens.
Drummondville, c'est la capitale des PME. Pour un député, c'est toujours triste
de dire que c'est une autre ville,
mais, dans ce cas-ci, c'est réputé, Drummondville, on le voit, a un
développement économique. On a laissé Victo aussi... Victoriaville, le CLD, la structure, du moins, est restée, mais
c'est les gens de la MRC qui l'assument maintenant. Donc, il y a un travail qui est fait, important,
mais sans nécessairement l'appui que la région pourrait s'attendre de son gouvernement.
agriculture, M. le Président, on l'a vu et on le voit encore, l'abandon des
agriculteurs par le gouvernement actuel. Par le ministre
actuel, dans ce cas-là, je devrais peut-être dire, et je ne parle pas du ministre
qui est devant moi. On l'a vu avec
les enjeux de la taxe foncière, la relève agricole, l'accaparement des terres,
je pourrais parler du dossier du lait diafiltré.
M. le Président, nous aurons une diversité de
sujets aujourd'hui parce que c'est une région diversifiée, le Centre-du-Québec, qui mérite d'être aidée, qui mérite d'être soutenue par le gouvernement du Québec. C'est une région qui a besoin de se développer davantage. Comme toutes les régions du Québec,
mais, dans ce cas-ci, on l'a vu, là, en santé, 55 millions de
coupures dans la dernière année pour la région. Malheureusement, on ne peut pas
dire juste pour le Centre-du-Québec, là, on est obligés de dire Mauricie—Centre-du-Québec parce que le gouvernement a décidé de mettre les deux régions ensemble. C'est d'ailleurs...
c'est la seule région au Québec, hein, le Centre-du-Québec, qui n'a pas
son propre CISSS ou, dans ce cas-ci, là, son CIUSSS, c'est la seule
région au Québec qui n'en a pas.
Donc, on va
continuer, M. le Président, durant les deux heures — maintenant, un peu moins — qui
sont devant nous à poser des questions,
à relever différentes problématiques pour les gens, mais c'est clair, M. le Président, que nous allons porter une
grande écoute aux réponses du ministre en espérant qu'il puisse peut-être
sortir de là une prise de conscience
de la part pas juste du ministre,
parce qu'il n'est pas seul, mais de son gouvernement et qu'il transmette au
Conseil des ministres l'importance de ne pas oublier le Centre-du-Québec dans
leurs décisions et dans leurs actions.
Donc, je
crois que mon temps est pratiquement terminé, M. le Président. Donc, je vous
souhaite à tous de bons travaux,
ainsi que notre collègue le député de Nicolet-Bécancour aussi. Je m'excuse de
ne pas vous avoir mentionné avant. Donc,
salutations aussi à nos collègues, les deux députés, là, du groupe ministériel.
Donc, bons travaux à vous toutes et à vous tous.
Président (M. Schneeberger) : Alors, merci, M. le député de
Saint-Jean. Alors, je cède maintenant la parole au ministre responsable
du Centre-du-Québec. À vous pour 10 minutes.
Lessard : Oui.
Merci beaucoup, M. le Président. Donc, moi aussi, je suis content d'être ici
pour mon jour anniversaire, M. le Président.
Je ne sais pas si ça va être une fête pour tout le monde, mais je pense
qu'après qu'on va avoir laissé ces deux heures-là... je pense que mon
collègue de Saint-Jean va regretter son vendredi matin.
Alors donc,
je veux le saluer. C'est l'opportunité qui est donnée aussi au député de
Saint-Jean et à l'opposition officielle de faire une interpellation le
vendredi. On l'accepte avec plaisir, puisque...
Lessard :
Oui, c'est ça. Donc, c'est mon anniversaire aujourd'hui. Donc, je veux saluer
mon collègue aussi, que je côtoie
régulièrement, de Nicolet-Bécancour, donc, sur son parcours. Alors, il aura la
chance aussi de faire certains commentaires sur les actions du gouvernement.
J'apprécie aussi d'être entouré de mes deux collègues, des travailleurs de la première heure, là, mon collègue de
Mégantic, qui est adjoint parlementaire aussi, donc, au ministère des Transports,
et mon collègue aussi de Saint-Maurice, un travailleur de la première heure,
donc un gars vaillant, un gars impliqué.
Alors,
aujourd'hui, on aura ensemble le travail, donc, de répondre à l'interpellation,
donc, qui s'intitule L'abandon du Centre-du-Québec. Et, curieusement, je
suis un peu surpris qu'il demande au président et député de Drummond—Bois-Francs
en disant : Vous avez été négligés... Alors, moi, j'aimerais ça avoir un
comté aussi négligé que le vôtre, M. le
Président, parce que, si on regarde ce qui s'est passé dans Drummond... On va
rien que prendre celui-là puis, tantôt, on se concentrera sur l'activité qui se passe actuellement dans
Arthabaska, puisqu'il y a quatre comtés, puis on est cinq MRC.
Mais,
juste dans Drummondville, honnêtement, moi, je suis toujours très fier d'aller
là comme ministre responsable du
Centre-du-Québec parce que le flot d'investissements... Premièrement, une des
régions les plus dynamiques du Québec où le taux de chômage, c'est... On manque
de monde, hein, on appelle au monde... la capacité d'attraction puis la
capacité de rétention, la grande...
Ce qui est spécifique à Drummond, si on prend ce comté-là, ils attirent et ils
retiennent... Donc, on a une
croissance de la population et on a une augmentation des investissements sur
les infrastructures publiques. Alors, pensons,
là, on a agrandi des écoles, on a bâti des écoles primaires, des écoles
secondaires. On a bâti un des centres de diffusion culturelle les plus beaux au Québec. Alors, des investissements de l'ordre
de 20, 30 millions. On a récemment fait — il
doit être en construction — le
Centre famille-enfant. On a investi massivement dans les infrastructures sportives, hein, des
terrains de tennis, des piscines, des centres aquatiques extraordinaires, de premier niveau. Alors, centre de foire par excellence, Centre-du-Québec, dans l'axe
est-ouest entre Québec et Laval, sans précédent dont la notoriété a
dépassé largement Drummondville...
dans lequel on pourra avoir un centre de foire de calibre pratiquement international dans la dimension puis la qualité des opérations.
n'a qu'à penser aussi à l'aile universitaire. Qu'est-ce
qu'avait choisi le Centre-du-Québec? On avait choisi, pour l'éducation, les deux collèges d'Arthabaska
puis de Drummondville, d'adresser une question supplémentaire pour qu'on
puisse finir, donc, et terminer des études universitaires au Centre-du-Québec.
Est-ce qu'on a demandé d'avoir l'Université du Québec au Centre-du-Québec? On a
dit non, on est liés naturellement avec la Mauricie et le centre universitaire, donc, Trois-Rivières. On a demandé,
donc, d'avoir une antenne à Drummondville pour le Centre-du-Québec qui aide, donc, les deux réseaux. Autant les
commissions scolaires, les cégeps, tout le monde était derrière ça. Donc, on a
implanté cette antenne-là, qui va très bien,
avec la grande collaboration puis le leadership de la ville de Drummondville.
Alors donc, des infrastructures en éducation,
en santé, des infrastructures de loisir, de sport, culturelles, centre
famille-enfant, honnêtement, c'est un gouvernement libéral qui a construit tout
Comme
j'entendais, l'hôpital de Saint-Jean, mon collègue de Saint-Jean a dit :
Ça a pris du temps. Bien, à ma connaissance,
c'est un hôpital libéral qui a été construit chez vous et des infrastructures.
Donc, on a mis beaucoup d'intérêt là-dessus.
reviens juste sur le Centre-du-Québec — parce qu'on pourra faire une interpellation
sur Saint-Jean et les autres comtés — je suis toujours un peu
surpris d'entendre mon collègue dire : Bien, en tout cas, Arthabaska, il y
a un hôpital — tantôt, on en a parlé — à Drummond, il y a un hôpital et que, là,
c'est toujours rattaché avec la Mauricie. Eh bien, oui. Donc, l'agence de santé, dans le temps, c'est
Mauricie—Centre-du-Québec.
C'était de même quand vous étiez là, c'est
de même aujourd'hui, encore aujourd'hui. Alors, je ne comprends pas sa façon de
voir les choses parce que c'est exactement
ce qui était le modèle avant. On peut toujours dire : La CAQ l'a
revendiqué, d'avoir le modèle sociosanitaire pour le Centre-du-Québec, on a choisi d'investir plutôt dans des
services à la population et les structures à renouveler.
ça me permet de parler, au même moment où on se parle aujourd'hui, le ministre
de la Santé est à Victoriaville pour
annoncer la mise au projet, donc, de l'urgence de l'hôpital à Arthabaska. Ils
avaient annoncé récemment... Bon, on a inauguré
tout le service d'oncologie à Arthabaska, qui est un hôpital de premier plan
avec des différentes spécialités. Des levées
de fonds majeures d'à peu près 14 millions de dollars. Les gens, comme à
Drummondville, prennent de l'avance, décident des moyens, mettent de
l'avant des campagnes de levées de fonds fort importantes, et le gouvernement
les accompagne dans la mise à l'étude. Ça
faisait un certain temps, puis on avait dit à la fondation : Écoutez, on
va commencer par finir ce qui est à
Drummondville, le Centre famille-enfant, puis, par la suite, nécessairement, le
deuxième établissement d'importance
étant à Arthabaska, ce sera donc, pour la région du Centre-du-Québec, de
compléter l'offre de service de la mise à niveau des infrastructures.
Et, au moment où on
se parle, donc, le ministre, avec la fondatio