Labour and the Economy — 7 May 2024 (43rd Legislature, 1st Session)
CET 2024-05-07
Quebec — Committees
(Quinze heures trente minutes)
La Présidente (Mme D'Amours) :
Bonjour,
chers collègues. Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission
de l'économie et du travail ouverte.
La commission
est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 51, Loi
modernisant l'industrie de la construction.
Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements?
Secrétaire : Oui, Mme la Présidente. M. Tremblay (Dubuc) est remplacé par Mme Mallette (Huntingdon).
Présidente (Mme D'Amours) :
Merci. Lors de l'ajournement de nos travaux de jeudi dernier, selon notre plan
de travail, nous étions rendus au sujet 9 portant sur la polyvalence. M.
le ministre, veuillez, s'il vous plaît, faire la lecture de
l'article 64.
M. Boulet : Merci, Mme la
Présidente. Bonjour, tout le monde.
Article
Article 7 du
Règlement sur la délivrance des certificats de compétence. À l'article 64
du projet de loi :
1° dans le deuxième alinéa :
a) par l'insertion, après
«2.5,»...
M. Boulet : Ah! j'ai lu...
La Présidente (Mme D'Amours) : ...il
faut lire l'article avant l'amendement, s'il vous plaît.
M. Boulet : Donc, je vais lire
l'article avant de lire l'amendement.
La Présidente (Mme D'Amours) : Oui,
s'il vous plaît.
M. Boulet : Merci, Mme la
Présidente.
L'article 7 de ce règlement est modifié :
1° par la suppression, dans le deuxième alinéa,
de «2.5,»;
2° par l'insertion, après le deuxième alinéa, du
suivant :
«Le titulaire d'un certificat de
compétence-apprenti délivré en vertu de l'article 2.5 doit faire la preuve
requise aux alinéas précédents et démontrer
qu'il satisfait aux conditions d'admission prévues à un régime pédagogique
établi en vertu de la
Loi sur l'instruction publique (chapitre I-13.3),
relativement au programme d'études conduisant à un diplôme d'études
professionnelles se rapportant au métier visé.»;
3° par le remplacement, dans le troisième
alinéa, de «du paragraphe 4» par «des paragraphes 4 et 5».
Commentaires :
Bon, l'article 7 traite du renouvellement des certificats de compétence.
64 propose deux mesures, faire en
sorte que la personne qui a obtenu un certificat de compétence apprenti, en
application de la mesure de reconnaissance de 35 % des heures
d'apprentissage sans avoir eu à satisfaire aux conditions d'admission au
diplôme d'études professionnelles, doive
satisfaire à cette condition au moment du renouvellement de son certificat. Par
la suite, faire en sorte que la personne qui a obtenu un certificat de
compétence-occupation, en application de la nouvelle mesure de reconnaissance de 750 heures de tâches occupationnelles
en dehors de l'industrie doive fournir, au moment du renouvellement de
son certificat, la preuve qu'elle a réussi le cours de connaissance générale de
l'industrie.
M. Boulet : Alors, je lirais
l'amendement.
La Présidente (Mme D'Amours) : ...
M. Boulet : Merci, Mme la
Présidente. Je reprends. Donc, à l'article 64 du projet de loi :
1° remplacer le paragraphe 1° par le suivant :
1° dans le deuxième alinéa :
a) par l'insertion, après «2.5,», de «2.6,»;
b) par l'ajout, à la fin, de la phrase suivante
: «Ces heures de formation peuvent également être suivies dans le cadre d'un
programme de formation hors du Québec pour le métier visé reconnu par la
Commission.»;
2° remplacer, dans le troisième alinéa
de l'article 7 du Règlement sur la délivrance des certificats de compétences,
proposé par le paragraphe 2°, «Le titulaire d'un certificat de
compétence-apprenti délivré en vertu de l'article 2.5 doit faire la preuve requise aux alinéas
précédents et» par «Lors du premier renouvellement, le titulaire d'un certificat
de compétence-apprenti délivré en vertu du deuxième alinéa de
l'article 2.5 doit également».
Donc, commentaires,
Mme la Présidente, bon, l'amendement propose principalement deux modifications
à l'article 7 du Règlement sur la
délivrance des certificats de compétence par rapport à ce qui était proposé
dans le projet de loi tel que déposé.
le deuxième alinéa prévoit que, dans certains cas, le renouvellement du
certificat de compétence-apprenti, la personne doit faire la preuve
qu'elle est inscrite à un programme de formation pertinent reconnu par la CCQ
et qu'elle a suivi au moins 30 heures.
L'amendement proposé préciserait que la CCQ peut reconnaître des heures de
formation dispensée hors du Québec.
Deux, une
clarification est apportée au troisième alinéa de cet
article afin d'indiquer
qu'une femme ou une personne représentative
de la diversité québécoise à qui la CCQ a délivré un certificat de
compétence-apprenti, en vertu de la mesure prévue à l'article 2.5 — ça,
c'est la reconnaissance de 35 % des heures d'apprentissage sans garantie d'emploi et sans préalable scolaire — devra,
lors du premier renouvellement de son certificat, démontrer qu'elle possède
ses préalables scolaires.
Donc,
l'amendement propose en outre une modification après, c'est de pure
concordance, au deuxième alinéa de l'article 7, pour tenir compte
de l'introduction par amendement du nouvel
article 2.6, vous vous
souvenez, le 4 000 heures, là, que
nous avions discuté la semaine dernière, pour avoir accès à un certificat
compétence-apprenti. Oui, c'est complet.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement? Oui, M. le député
d'Hochelaga-Maisonneuve, s'il vous plaît.
M. Leduc : Merci,
Mme la Présidente. Rebonjour, tout le monde. Prêt pour une peut-être dernière
semaine de cette commission parlementaire. La semaine dernière, quand on a
adopté l'article 2.6, j'étais quand même assez content, et j'ai eu des
commentaires par la suite, puis je me suis dit que je vous poserais la question
à micro ouvert, M. le ministre, pour clarifier quelque chose.
y a des gens qui m'ont écrit pour me dire qu'ils avaient la crainte qu'en ayant
ouvert cette permission, donc, d'aller
cumuler un certificat d'occupation, compétence-occupation et un certificat de
compétence-apprenti, des personnes en situation patronale pourraient
essayer d'en profiter pour payer une personne moins cher, donc avec un salaire
de compétence-apprenti pour une tâche qu'elle aurait faite de toute façon avec
son certificat de compétence-occupation.
veux juste clarifier avec M. le ministre que ce n'était pas notre intention, en
tout cas certainement pas la mienne, mais je pense que ce n'était pas la
sienne non plus que nous ouvrions la porte à ce genre de situation.
M. Boulet : ...absolument pas, Mme la Présidente, on n'ouvre
pas cette porte-là. Puis je veux, encore une fois, remercier le collègue
d'Hochelaga-Maisonneuve pour avoir amorcé la discussion sur cet amendement.
donc la personne qui détient un certificat compétence-occupation, qui amorce un
processus d'apprentissage, donc, avec
un certificat compétence-apprenti, va conserver la rémunération qui est
associée à son occupation. Évidemment, quand il va faire des tâches
reliées à son apprentissage, il y aura les adaptations nécessaires qui se
feront. Mais ce n'est pas une porte ouverte pour permettre à des entrepreneurs
de baisser la rémunération des détenteurs de certificat compétence-occupation.
La Présidente (Mme D'Amours) : Ça
va? D'autres commentaires sur l'amendement du ministre? S'il n'y a pas
d'autre commentaire, est-ce que l'amendement est adopté? Adopté.
Maintenant, nous
passons à l'article 64 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des commentaires?
Est-ce que... Oui, Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui.
Merci, Mme la Présidente. Donc, à nouveau, donc, rebonjour, donc, tout le
monde. Donc, j'ai bien saisi, donc, ici, donc, les modifications que nous... que
nous venons d'intégrer avec l'amendement déposé par le ministre, donc, qui
vient clarifier le fait que les heures de formation, donc, puissent être
suivies dans le cadre d'un programme de formation hors du Québec, qui
comprend... comprend l'Ontario et l'international. Donc, on vise vraiment ces
deux situations-là ici.
J'ai une question en
fait plus générale, donc, pour... pour le ministre, au niveau, donc, des
mécanismes, donc, de formation continue, ici, parce que, bon, c'est... c'est un
peu ce dont il est question. En fait, on parle donc de formation, donc ici, à
l'article 64. Il y a des commentaires qu'on a reçus, là, lors des
consultations particulières, donc, à cet effet, au niveau de l'introduction,
donc, de mécanismes, donc, de... de formation continue visant les différents
salariés de la construction. Je voulais vous entendre là-dessus alors qu'on
discute de l'article 64.
La Présidente (Mme
D'Amours) : M. le ministre.
M. Boulet : C'est parce qu'il y a
une distinction à faire, là, le 30 heures dont il est question ici, ce
n'est pas de la formation continue. En fait, la formation continue, elle est
assumée par un comité de formation professionnelle de
l'industrie de la construction, ce que les gens appellent communément le CFPIC,
qui organise des activités de perfectionnement en tenant compte des besoins des
partenaires, tels qu'exprimés en vertu de ses règles, donc ce n'est pas la même chose. Là, ici, c'est un
30 heures de formation annuelle qui est tout à fait distinct. Ce n'est pas
sous l'empire... ce n'est pas sous le parapluie du CFPIC.
Mme Cadet : ...le parapluie du
CFPIC, donc, du tout.
Cadet : Puis, en fait, donc, c'est dans les différents
mémoires, donc, de la CMEQ, de la... CMMTQ, pardon, qui nous parlaient de l'introduction, donc, d'un
mécanisme, donc, de formation continue obligatoire visant les salariés
de la construction. Je comprends que c'est un mécanisme qui est distinct ici,
mais ce n'est pas quelque chose qui a été...
Mme Cadet : ...qui a été exploré
ici, donc, dans le régime, donc, de l'article 64.
La Présidente (Mme D'Amours) : ...oui,
M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : Moi, je m'inquiète de la
formation, justement, puis je suis un peu sur les traces de ma collègue. Il y a un moment, dans le deuxième alinéa, qui
n'est pas nécessairement modifié par le... l'article du ministre, là, mais
qui dit qu'un... je vais vous le lire, là — na, na, na : «...il a
suivi, durant la période de validité du certificat expiré, au moins 30 heures de formation ou qu'il s'est
inscrit à un tel programme ou à un tel cours, mais qu'en raison d'un manque
de places disponibles, il n'a pu le suivre.» Ça arrive-tu souvent, ça?
M. Boulet : Ça peut se produire.
M. Leduc : Qu'est-ce qu'on fait pour
remédier à ça? Ça veut dire que, quand ça arrive, il n'y a pas un... il n'y a
plus d'injonction de faire les 30 heures.
Boulet : Non, non, ça demeure un impératif. Mais, si vous
me demandez, est-ce que ça peut se produire, ça peut se produire. Mais est-ce
qu'il y a beaucoup de cas? Non. J'assume qu'il n'y a pas beaucoup de cas.
Souhaitons-le. Puis je rappellerai
que le 30 heures de formation auquel on fait référence, c'est un module de
DEP, là, mais c'est ceux qui ont intégré l'industrie de la construction
sans diplôme. Mais, à votre question, ça peut arriver.
Leduc : Dans le mémoire de la FTQ-Construction, on dit, à
la page 20 : «De plus, chaque année, différentes exemptions sont émises par la CCQ à des personnes
qui ne détiennent aucune formation, soit 19 459 en 2021 et
19 871 — donc,
en légère augmentation — en
2022.» C'est beaucoup de gens, quand même.
M. Boulet : Je
ne suis pas en mesure de confirmer ou d'infirmer le nombre, là, mais c'est
essentiellement dû à la pénurie de professeurs, formateurs.
M. Leduc : C'est tiré du rapport
annuel de gestion CCQ, 2021 et 2022.
M. Boulet : Oui, bien oui. Bien oui,
tout à fait. Non, absolument. Non, mais je le... je vous crois.
M. Leduc : Parce que, M. le
ministre, c'était quand même, à mon avis, une absence du projet de loi,
c'est... Peut-être que ça ne se traite pas
dans le projet de loi, vous me direz, mais qu'est-ce qu'on fait pour solidifier
la formation, donner plus de tonus? Je veux dire, absence de
pro