Transportation and the Environment — 2 December 2015 (41st Legislature, 1st Session)
CTE 2015-12-02
Quebec — Committees
Alors, nous débutons avec des remarques
préliminaires. M. le ministre, vous disposez de 20 minutes pour vos remarques
préliminaires. À vous la parole.
M. Poëti : Merci,
M. le Président. Dans un premier temps, j'aimerais vous remercier de bien piloter nos
travaux, et votre personnel. J'aimerais
saluer également la députée
de l'opposition, de Vachon, et également
le député de Groulx, également,
qui est avec nous aujourd'hui, l'équipe avec laquelle nous allons travailler
sur le côté gouvernemental, donc les députés de
Mégantic, d'Argenteuil, de Maskinongé, la députée
de Saint-Henri—Sainte-Anne, et évidemment l'ensemble de mon équipe au
niveau du ministère, donc Nathalie Bacon, qui est légiste, Martin Breault,
directeur du transport terrestre des personnes, et le sous-ministre adjoint, en
arrière de moi, M. André Meloche.
Un travail de
longue haleine, et nous arrivons aujourd'hui à une étape importante,
c'est-à-dire l'étape d'article par article,
que nous allons débuter. Nous allons entreprendre cette étude
article par
article du projet de loi n° 76 intitulé Loi modifiant
l'organisation et la gouvernance du transport collectif dans la région
métropolitaine de Montréal. Ce projet de
loi, qui vient notamment modifier et abroger plusieurs lois et règlements
existants, propose des changements majeurs par rapport aux structures et aux modèles de fonctionnement actuels. De
l'avis du gouvernement, de même que de la très grande majorité des
intervenants de la région métropolitaine, le modèle que nous connaissons
aujourd'hui ne répond plus du tout aux besoins.
Pour s'en
convaincre, il suffit de songer qu'il existe actuellement 16 autorités
organisatrices de transport collectif qui desservent le territoire de la
Communauté métropolitaine de Montréal, elle-même composée de
83 municipalités. Chacune a son plan de transport collectif et ses
priorités d'intervention, souvent en contradiction l'une de l'autre. Par
ailleurs, on dénombre actuellement quelque 535 titres de transport
différents dans la grande région de Montréal, et des projets importants ont
connu des retards parce qu'il n'y avait pas de convergence entre les acteurs.
Vous
conviendrez donc avec moi qu'une nouvelle vision s'impose. Voilà pourquoi le
gouvernement propose de ramener le
nombre d'organismes en transport collectif de 16 à cinq. Ces cinq organismes
sont les sociétés de transport de Laval, Longueuil, Montréal, qui
conserveraient leurs responsabilités en matière d'exploitation des services sur
leur territoire respectif, ainsi que deux
nouvelles entités que le présent projet de loi propose d'instituer. Ces deux
instances sont les suivantes : l'Autorité
régionale de transport métropolitain, pour le volet de la planification.
L'autorité aurait également la
compétence exclusive pour établir le cadre tarifaire du transport collectif
applicable sur le territoire couvert de même que pour identifier les
corridors routiers qui constituent le réseau artériel métropolitain. Le Réseau
de transport métropolitain serait, pour sa
part, chargé du volet exploitation des trains de banlieue et des services
d'autobus sur le territoire des
couronnes nord et sud. Ainsi, en vertu du projet de loi, les responsabilités
actuelles de l'Agence métropolitaine de transport et des conseils
intermunicipaux de transport seraient prises en charge par les deux nouvelles
entités.
Selon ce qui est
proposé, plusieurs décisions prises par l'autorité, notamment celles concernant
l'adoption du plan stratégique de
développement du transport collectif, le programme des immobilisations et la
politique de financement, seraient
assujetties à l'approbation de la Communauté métropolitaine de Montréal. Les
autorités municipales conserveraient donc un droit de regard sur les grandes
orientations en matière de transport collectif. En contrepartie, le projet de
loi prévoit également des règles
concernant la composition des conseils d'administration de ces organismes,
notamment la présence obligatoire au sein de ceux-ci de membres se
qualifiant d'administrateurs indépendants.
Je compte évidemment
sur l'exercice que nous entreprendrons aujourd'hui — au besoin, bonifier le
présent projet de loi — et ainsi nous permettre d'atteindre notre
objectif d'une gouvernance plus efficace au service des usagers.
cours des consultations particulières tenues par la Commission des transports
et de l'environnement, certains représentants du secteur municipal sont
venus nous faire part de leurs préoccupations à l'égard de la représentativité des élus et de leur rôle au sein de la nouvelle
gouvernance proposée. Nous avons entendu leurs inquiétudes, et je crois
que les précisions apportées lors de nos échanges ont permis de répondre à
plusieurs d'entre elles. Si notre travail, lors de l'étude
article par article, confirme l'opportunité d'apporter certaines
précisions dans le projet de loi afin de tenir compte des
recommandations, nous le ferons.
Notre approche,
inspirée des meilleures pratiques, vise à permettre à la région métropolitaine
de Montréal de bénéficier d'une vision
cohérente et à long terme des services de transport collectif, à faire en sorte
que cette planification soit adéquate
et optimale en vue d'accroître l'efficience et l'efficacité des différents
réseaux, à favoriser et à simplifier l'accès
aux différents services pour les usagers, incluant ceux à mobilité réduite, en
misant notamment sur l'intermodalité et
en assurant l'intégration tarifaire, enfin à faciliter la collaboration et la
cohésion entre les différents intervenants en matière de transport
collectif et les municipalités locales.
Vous aurez sans doute
noté que le projet de loi n° 76 que je soumets aujourd'hui est volumineux
et comporte plusieurs dispositions plutôt
techniques. Il faut donc aborder l'exercice de l'étude
article par
article en
se rappelant que le statu quo n'était plus une option. Les structures et
les modes de fonctionnement en place ont vieilli et ont, pour ainsi dire, donné l'essentiel de ce qu'elles avaient à
donner. Au fil des ans, différents services sont venus s'ajouter à ceux
déjà existants ou ont été offerts en
parallèle, souvent sans souci de complémentarité et de concordance, si bien que
les usagers à qui ces services sont pourtant destinés ne s'y retrouvent
plus. Cela pourrait bien expliquer pourquoi certains secteurs connaissent des baisses d'achalandage de leurs
services de transport collectif, comme nous en avons eu le témoignage en
commission parlementaire, un phénomène qui, ultimement, vient aggraver les
problèmes de congestion.
Nous avons donc
besoin de nouveaux modèles de gouvernance plus souples et mieux adaptés aux
réalités d'aujourd'hui, à nos réalités
modernes, de nouvelles organisations ayant une vision véritablement globale du
transport collectif et qui sont à l'affût de
l'évolution du développement de la région métropolitaine de Montréal et des
besoins qui en découlent. Notre
proposition de réforme s'inscrit donc dans le cadre de ce changement de culture
nécessaire, un changement de culture
qui propose de placer l'usager au coeur des préoccupations, notamment par une
meilleure planification et un meilleur arrimage des services.
J'invite donc les
députés à se pencher sur ce projet de loi avec ouverture, en ayant en tête les
usagers, les usagers actuels mais aussi et
surtout tous ceux et celles que la multitude des types de transport et la non
complémentaire... des services rebutent,
mais qui pourraient éventuellement songer à modifier leurs habitudes de
transport pour peu que l'on simplifie un peu leur vie. Merci, M. le
Président.
Président (M. Reid) : Merci, M. le ministre. Maintenant, je
donne la parole à la porte-parole de l'opposition officielle, Mme la
députée de Vachon.
Ouellet : Oui. Merci, M. le Président. Dans un premier
temps, j'aimerais également saluer le ministre des Transports, les
collègues députés du gouvernement, collègues députés de la deuxième opposition.
Donc,
aujourd'hui, nous nous réunissons sur le projet de loi n° 76 qui vise
l'abolition de l'Agence métropolitaine de transport pour la remplacer
par deux autres structures. Donc, on est vraiment dans du brassage de
structures, un projet de loi très détaillé.
vous me permettrez, avant d'aller plus loin, M. le Président, de remercier les
gens qui sont venus en commission parlementaire
avec un très court délai nous présenter leurs mémoires. Parce qu'il faut dire
qu'il y a eu très peu de temps entre
le moment où le projet de loi a été déposé. Et, je le rappelle, le projet de
loi, qui a quand même 340 articles, c'est un projet de loi assez volumineux et avec beaucoup de
détails. Et les gens qui sont venus, là, nous présenter leurs mémoires
en commission parlementaire… Et donc ils ont fait l'analyse et l'écriture de
leurs mémoires, là, dans des délais extrêmement serrés, dont l'Association
québécoise du transport intermunicipal et municipal, l'Union des transports adaptés et collectifs du Québec, la Fédération des
transporteurs par autobus, Transport 2000, la ville de Laval,
Transit, Alliance pour le financement des
transports collectifs au Québec, la Communauté métropolitaine de Montréal, la Chambre de commerce du Montréal
métropolitain, ville de Saint-Jérôme, ville de Saint-Bruno, l'Association pour
le transport collectif de la Rive-Sud, le
Syndicat canadien de la fonction publique et Transdev. D'autres organisations nous ont fait parvenir des mémoires ou de la correspondance,
qui, soit, n'ont pas eu le temps ou, soit, n'ont pas pu venir à la commission
parlementaire.
Donc,
un projet de loi très détaillé, où on parle beaucoup
de structures. Donc, on crée deux nouvelles structures. L'autorité des transports de la région
métropolitaine, qui aura à s'occuper de la planification. Bien, il faudra
voir où s'arrête la planification de l'autorité et où commence la planification fine des
différents... que ce soient le réseau, ou les sociétés de transport, ou les réseaux de transport, parce qu'entre
la planification fine et la planification globale il y a
une grande zone grise. Donc, nous aurons beaucoup de questions sur la
définition de ce qu'est la planification pour l'autorité et ce que sera la planification
pour les sociétés de transport.
Et il y a beaucoup
de questionnements aussi concernant l'opération. Donc, dans le
réseau, il est prévu d'avoir les opérations, tant de trains de banlieue
que les opérations suite à l'abolition des neuf CIT et d'un OMIT, les
opérations d'autobus de ces CIT là. Et il y a plusieurs
questions qui se posent sur, je vous dirais, la... Les CIT étaient vraiment gérées localement, et là on n'a plus cette proximité-là à l'intérieur du projet de loi. Donc, comment sera-t-il encore possible de pouvoir prendre en considération les besoins très
locaux et de bien desservir des axes très précis? On a eu des cas, là,
très précis qui nous ont été présentés en commission parlementaire, et, de ces neuf CIT là, plusieurs
sont coupées en deux. Donc,
qu'arrivera-t-il avec l'autre moitié, ou l'autre tiers, ou deux tiers qui
restera? Comment pourront-ils s'organiser? Comment pourra-t-on s'assurer que les axes de transport majeurs à
l'intérieur de ces CIT là, qui rendent des services à la population,
pourront continuer à rendre les services à la population?
Nous
avons aussi des représentations particulièrement concernant le transport adapté, qui se retrouvait
très peu à l'intérieur de ce projet de loi là. Donc, nous aurons aussi beaucoup de questions concernant le transport adapté et
comment le transport adapté sera géré par les nouvelles structures qui seront
créées.
Je pense
qu'il y a moyen d'améliorer le projet de loi et de le bonifier. Donc, nous travaillerons en collaboration pour avoir plus d'informations et s'assurer
que l'ensemble des services aux citoyens qui sont déjà actuellement en place soient maintenus, mais aussi soient améliorés.
Je vous dirais que
nous aurons aussi des préoccupations plus particulièrement concernant la
transition. Donc, j'ai déjà fait part au ministre, lors de l'adoption de
principe et hier aussi — parce
que nous avons eu notre briefing seulement qu'hier — que nous avions des questions
concernant la transition. Donc, j'imagine qu'il y a des analyses qui ont été faites concernant les coûts de
transition. Et, tout de suite, là, lorsqu'on commencera l'étude
article par
article, nous aurons des questions sur la question de la transition. Donc, si
ces études-là ont été réalisées, c'est certain que ça accélérerait nos travaux.
Si vous pouviez nous déposer des copies, nous pourrions en prendre
connaissance, et à ce moment-là ça pourrait vraiment accélérer les travaux de
la commission.
Donc, nous serons à
l'écoute des différents intervenants qui sont venus en commission parlementaire
et qui continuent à nous écrire, je vous dirais, particulièrement les maires en
dehors de Montréal, Longueuil et Laval, qui sont
particulièrement préoccupés par l'abolition des CIT et à savoir comment leurs
préoccupations vont être prises en considération
par l'autorité mais surtout par le réseau... ou les réseaux, parce qu'on a eu
des propositions de créer plus qu'un réseau pour avoir une meilleure
représentation des volontés de chacun des territoires.
Donc, voilà, nous
offrons toute notre collaboration pour améliorer ce projet de loi là. Et nous
déplorons que, malheureusement, le grand
besoin, du côté du transport collectif, est le financement. Et nous allons
procéder à un exercice de brassage de
structures, mais le plus important, ça aurait été d'avoir du financement
supplémentaire pour le transport collectif.
Mais nous continuerons à faire le suivi concernant le financement des projets
et l'ajout de financement pour le transport
collectif au Québec, mais particulièrement pour la région métropolitaine,
puisque nous sommes sur le projet de loi
n° 76. Mais je dois vous avouer que ce n'est pas juste la région
métropolitaine qui a besoin de financement pour le transport collectif,
toutes les régions du Québec, mais ce sera l'objet de d'autres discussions.
Merci.
Le Président (M.
Reid) : Merci, Mme la députée de Vachon. Nous passons
maintenant au deuxième groupe d'opposition, M. le député de Groulx.
Surprenant : Merci, M. le Président. C'est un plaisir pour moi d'être
ici aujourd'hui, à l'étude détaillée, et de travailler avec vous, M. le
Président. Vous avez l'habitude de bien mener ces séances-là, alors... vous
assurer, donc, d'un ton cordial et en même
temps que ça avance rondement. Alors, c'est toujours agréable. Je vous
remercie, à vous et à votre équipe, de maintenir ces conditions-là tout
le temps.
Alors,
je salue le ministre, et je lui ai dit que j'ai apprécié les échanges qu'on a
eus jusqu'à maintenant. Également, j'ai assisté au briefing technique
avec ses représentants, qui ont été d'un bon respect, et on a eu une belle
discussion cordiale. Et je salue également
les ministres de la
partie gouvernementale. Entre autres, je les nomme :
la ministre… Pardon! Pardon! Les députés de la
partie gouvernementale,
donc la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne,
de Mégantic, d'Abitibi-Est et d'Argenteuil; également l'opposition
officielle, la députée de Vachon; et mon collègue qui m'assiste à cette
rencontre aujourd'hui.
Donc,
on a un défi important entre les mains, on sait que ça fait une dizaine
d'années qu'il y a des débats importants quant à la réorganisation de la gouvernance des transports dans le Grand
Montréal. En 2010, la Chambre de commerce a publié un rapport percutant. Semble-t-il que c'était son rapport le plus
percutant de son histoire, le rapport Côté-Séguin, qui s'intitulait donc Une métropole à la
hauteur de nos aspirations , alors, qui semble être un peu, là, la genèse un
peu du résultat qu'on a aujourd'hui. Alors, je les en félicite, d'ailleurs,
pour ce travail-là.
donc, la réforme de la gouvernance du transport collectif dans la région
métropolitaine de Montréal est attendue depuis longtemps, disais-je, et
tous les acteurs concernés souhaitent qu'elle soit guidée par des principes
d'efficacité, de cohérence, de transparence,
mais aussi d'imputabilité. Alors, c'est pourquoi nous devons entamer l'étude
détaillée du projet de loi n° 76
avec tout le sérieux que ces principes imposent, et ce, dans l'intérêt des
usagers et de tous les citoyens de la
grande région de Montréal dont le quotidien est structuré ou conditionné, de
loin ou de près, par le transport, ses parcours, ses délais et ses
coûts.
structure actuelle a prouvé qu'elle ne fonctionne pas adéquatement et qu'elle
ne répond pas aux attentes des usagers
et leurs besoins de mobilité. Les défis sont grands, tant sur les plans de la
mobilité, de l'aménagement du territoire, de l'environnement que de la sécurité. Le nombre élevé de structures et
d'intervenants dans la gouvernance actuelle mine la planification et le
fonctionnement des services.
Alors, bien que nous accueillions
favorablement ce projet de loi, le ministre doit reconnaître — et puis je crois bien qu'il le reconnaît — qu'il est perfectible. Les commentaires
recueillis lors des consultations particulières sont, je l'espère, tombés dans une oreille attentive, car
ils ont percolé dans les nôtres. J'ai évoqué hier, lors de l'adoption de
principe, les dispositions qui nous semblent
problématiques et pour lesquelles nous présenterons certains amendements. Entre
autres, nous sommes effectivement préoccupés par la planification fine et
l'impact que ces changements-là auront donc au niveau des couronnes nord et des
couronnes sud en particulier.
Alors,
je compte sur l'ouverture et la considération du ministre, à qui nous
accorderons toute notre collaboration pour mener cette réforme majeure
de façon efficace et surtout sans précipitation. Merci, M. le Président.
Président (M. Reid) : Merci, M. le député de Groulx. Alors,
nous procédons maintenant à l'étude
article par article, mais, dans le même sens que la remarque, tout à l'heure, qui a
été faite par Mme la députée de Vachon, je constate que le projet de loi a a priori une certaine
complexité dans sa structure, il y a beaucoup de sections, etc., n'a pas de
table des matières comme telle. Alors, la
secrétaire de la commission a préparé une table des matières pour elle-même, et
je lui ai demandé de nous en faire faire des copies.
Mais
je voudrais juste vous souligner un élément qui, a priori, peut compliquer les
choses, mais, une fois qu'on le comprend,
ça va simplifier beaucoup. Le projet de loi lui-même a 122 articles, mais,
dans ce projet de loi — et vous me direz, Mme la
légiste, si je me trompe — dans ce projet de loi, il y a deux articles qui, en eux-mêmes, introduisent
une loi : l'article 3 et
l'article 4. Et l'article 3 introduit une loi qui, elle-même,
comprend 127 articles. Et, si on remarque, dans la loi, pour se
démêler un petit peu, les articles de ces projets de loi internes sont
numérotés avec un guillemet gauche au niveau
du numéro. Si vous regardez, après l'article 3... Donc, 1, il n'y a pas de
guillemets, 2, il n'y a pas de guillemets, 3, il n'y a pas de
guillemets, et, si on regarde à la page suivante, vous avez : «Chapitre I.
Institution», pour la Loi de l'Autorité
régionale — la
loi de l'AMT — et
là vous avez : «1, «2, «3. Donc, ça, ça peut aider un petit peu à
comprendre à quel endroit on se situe quand on étudie un article. Parce que les
articles du projet de loi, eux, ils vont continuer après l'article 3
où on introduit un projet de loi de 127 articles. À l'article 4,
à la page 34, on introduit un autre projet de loi, qui comprend 91 articles, avec des guillemets
aussi. Et ensuite on retourne et on continue le projet de loi à l'article 5,
6, 7, jusqu'à l'article 122.
Donc,
autrement dit, là, il
y a beaucoup de chapitres, etc.,
mais la structure globale, c'est le projet
de loi lui-même. Mais, dès le début, assez rapidement, à l'article 3, on tombe à la
loi sur l'AMT, qui, en soi,
est un tout. Et ensuite, quand on aura complété cette étude-là, on aura
l'étude de l'article 4, qui est une autre loi, qui, elle, est le RTM. Et après
ça on termine la loi avec le reste des 122 articles.
Alors, nous allons
commencer, M. le ministre, si vous voulez bien. On commence par l'article 1
de la loi, et vous avez la parole.
Poëti : Bien sûr,
M. le Président. D'emblée, j'aimerais peut-être
juste souligner que le
titre du projet
de loi, c'est la Loi modifiant l'organisation et la gouvernance du
transport collectif de la région métropolitaine de Montréal, spécialement à l'attention de la députée de Vachon
qui, souvent, dit : Un projet de loi pour l'abolition de l'AMT. Ce
n'est absolument pas cela, et j'aimerais qu'on puisse garder le
titre tel qu'il
est, du projet de loi, parce que ça ne serait pas comprendre exactement où on
s'en va dans ce projet de loi, mais je suis certain qu'elle le comprend. Mais
le titre, ce n'est pas l'abolition de l'AMT, et je vous ai entendu à plusieurs
reprises le dire, alors je voulais quand même juste le souligner pour qu'on
puisse rester dans le cadre législatif de ce projet de loi là.
Alors,
à l'article 1 : «La présente loi modifie l'organisation et la
gouvernance du transport collectif dans la région métropolitaine de Montréal en prévoyant un nouveau
partage des compétences pour favoriser la mobilité des personnes, notamment par l'institution de deux organismes,
dont l'un est dédié à la planification des services et l'autre à
l'exploitation de certains de ceux-ci.»
commentaires : Les dispositions de l'article 1 du projet de loi
édictant formellement l'effet recherché par le projet de loi, soit de revoir l'organisation et la gouvernance du
transport collectif dans la région de Montréal en proposant des
changements au cadre actuel notamment par l'institution de deux nouveaux
organismes dont l'un est dédié à la planification des services et l'autre à
l'exploitation.
Le Président (M.
Reid) : Merci, M. le ministre. Y a-t-il des interventions sur
cet article-là? Mme la députée de Vachon.
Ouellet : Oui. Nous comprenons tout à fait l'objet du projet
de loi, mais, étant donné que nous aurons des discussions sur les
organismes et la constitution des organismes, qui est l'objet, je vous dirais,
fondamental de ce projet de loi là, et que nous avons eu des recommandations,
et que nous n'avons pas encore eu le temps de faire ces discussions-là en commission parlementaire, nous avons eu des recommandations
de différents organismes concernant la constitution du réseau, certains
proposaient de le diviser, et qu'ici on parle de deux organismes, donc je
propose de suspendre l'article 1, étant
donné que nous n'avons pas encore eu la possibilité de faire les discussions
sur l'organisation du réseau, qui se retrouve à abolir, là, neuf CIT et
un OMIT. Donc, je propose la suspension de cet article-là.
Le Président (M.
Reid) : Est-ce qu'il y a consentement pour suspendre l'article?
M. Poëti : Non. Il n'y a pas
de consentement pour moi, M. le Président.
Président (M. Reid) : Alors, est-ce que j'ai des interventions
sur l'article n° 1?
Surprenant : Oui, M. le Président. Alors, écoutez, on se pose la même question.
M. Poëti :
C'est la base du projet de loi.
Surprenant : On essaie de
simplifier les choses et là on crée deux structures. Donc, c'est une question qu'on se pose également, on aimerait ça pouvoir prendre le temps de bien
regarder
article par
article et de comprendre là où veut en venir exactement le ministre, et pour voir si on ne peut même pas
avoir peut-être, au fil des débats, des propositions constructives, peut-être, pour faire
autrement. Mais on aimerait bien, donc, évidemment, d'abord aller dans
le fond des choses puis après ça,
bien, on pourra simplement revenir puis dire : Bon, d'accord,
finalement c'en est deux ou c'en est une.
Mais je crois que, pour l'ordre des choses, on voudrait d'abord
en parler, de tout ça, avant de statuer sur la structure à double tête
ou à une simple tête.
Le Président (M.
Reid) : Est-ce que j'ai d'autres interventions sur l'article 1?
Mme la députée de Vachon.
Ouellet : Mais, M. le Président, j'aimerais avoir votre éclairage. Est-ce que l'adoption
de cet article-là va l'emporter sur toutes les discussions futures que
nous pourrons avoir concernant l'organisation des deux organismes? Est-ce qu'une fois qu'on adopte l'article 1,
comme ça, on statue que ce sera deux et pas autrement ou... Parce que,
vous le savez, en commission parlementaire,
on ne remet pas, là, ici, en question l'idée d'avoir un organisme qui fait la
planification et d'autres qui font
l'opération, mais vous avez entendu comme moi, M. le Président, en commission,
lors des auditions, des municipalités, des représentants de différents
organismes qui sont venus nous dire : Oui, mais, la représentation de la couronne sud, la représentation de la couronne
nord, dans ce qui est présenté au niveau du réseau, on a un problème
avec ça. Et différentes solutions nous ont été présentées, mais nous n'avons eu
aucune possibilité, aucun espace — nous commençons — pour
discuter de ces solutions-là.
Donc,
moi, je voudrais avoir votre éclairage. Est-ce que l'adoption de
l'article 1 va l'emporter sur les autres articles? Si, ultérieurement, nous décidons qu'effectivement
il s'avère plus intéressant d'organiser... Parce que, là, on parle du
réseau, on ne parle pas tellement de l'autorité, je crois, là, si je me fie aux
discussions qu'on a eues en commission parlementaire.
Est-ce qu'à ce moment-là il y aura des possibilités de pouvoir organiser
autrement ou le «deux» inscrit ici l'emportera?
Le Président (M.
Reid) : Écoutez, je vais essayer de vous donner l'information
tel que je la comprends. Mme la secrétaire
pourra me reprendre si j'ai... erreur. Alors, dans les éléments d'information,
premièrement, bon, on peut avoir une
suspension, il peut y avoir des amendements. Si on adopte un article, on ne
peut y revenir qu'avec consentement de
l'ensemble des membres de la commission. Donc, autrement dit, si on adopte tel
quel, s'il n'y a pas un consentement, on ne peut plus revenir là-dessus.
C'est l'information que j'ai.
M. Poëti :
M. le Président?
Le Président (M.
Reid) : Oui, M. le ministre.
Poëti : En fait, j'aimerais peut-être rassurer la députée de
Vachon : On est sur la base même du projet de loi, ici, lequel vous avez dit il y a quelques jours
que vous étiez en accord pour aller de l'avant, dans le projet de loi.
Dans ce cas-ci, à la lecture de l'article,
il est très clair, ce qu'on y voit, c'est qu'on sépare la planification de
l'exploitation. C'est ce qu'on fait. Quant à votre préoccupation de...
Et ça, c'est clair, la planification et l'exploitation. C'est ça qui est défini
ici, dans cet article-là.
Quant
à ce qui a trait à la représentation de la couronne sud, couronne nord, il n'y
a aucune difficulté. D'ailleurs, on a
l'intention de la revoir. Et on a, nous-mêmes, l'intention de proposer certains
amendements, M. le Président, je vous rassure, tout au long de cette
étude
article par article. Donc, je ne vois pas en quoi le coeur même du projet
de loi, aujourd'hui, est questionné, quand
on a cette ouverture-là pour donner de l'espace à la couronne nord ou couronne
sud. Il s'agit ici, clairement, de
séparer — sur
lequel nous n'avons pas d'ouverture — de séparer la planification,
évidemment, de l'exploitation. C'est la base même du projet de loi.
Le Président (M.
Reid) : J'ai l'impression que la divergence actuellement, là,
elle est sur la notion du mot «organismes»,
là. Peut-être, on pourrait avoir un éclairage... de «deux organismes», sur la
question d'organismes. Parce que ce
que j'entends, c'est que le ministre dit : Il y a deux aspects comme tels,
là, il y a un aspect planification, etc. Et le mot «organismes», est-ce que, je ne sais pas, c'est
une loi? Mme la légiste, peut-être vous pouvez nous éclairer sur le sens
du mot «organismes» par opposition au fait
qu'il y a des représentations où on parlait… Parce qu'on entend des gens
qui disent : Ça prend deux organismes, ou un, ou trois, même, je pense,
par moment. Alors, quel est le sens d'«organismes», ici, par rapport à ce qu'on
a entendu des gens la semaine passée?
Bacon (Nathalie) : Le sens d'«organismes», c'est les entités autonomes
qui ont la personnalité juridique.
Le Président (M. Reid) : Ah!
Excusez. Est-ce que j'ai consentement pour que madame la légiste nous parle. Oui?
D'accord.
Bacon (Nathalie) : Oui, M. le Président.
Le Président (M.
Reid) : Merci.
Mme Bacon
(Nathalie) : Alors, le sens d'«organismes...»
Le Président (M.
Reid) : Excusez! Encore une fois, on recommence, là. Mme Bacon.
Oui.
Bacon (Nathalie) : Oui. Bonjour, M. le Président. Alors, le sens
d'«organismes» est un organisme public qui a la personnalité juridique.
Il y a une différence entre créer des structures à l'intérieur d'un organisme
et de créer plusieurs organismes. Ici, la loi
crée deux organismes. C'est l'orientation du projet de loi. Alors, c'est
l'objet au coeur même du projet de loi, de présenter deux nouveaux
organismes.
Le Président (M.
Reid) : Mme la députée de Vachon.
Ouellet :
Oui. Merci, M. le Président. En fait, nous partageons, là, l'avis du ministre
de diviser la planification de l'opération, mais c'est dans le mot «deux...»
M. Poëti :
Ça, c'est le principe.
Ouellet :
…c'est dans l'opération où on a eu des représentations en commission
parlementaire, où l'opération pourrait se retrouver autrement organisée que ce
qui est présenté dans le projet de loi. Certains groupes nous ont fait la
représentation de pouvoir différencier le réseau du côté de la couronne sud du
réseau de la couronne nord, et, avec un mot
«deux», ici, on vient, dans le fond, décider de cette organisation-là avant
même d'avoir pu faire les
discussions. Et donc c'est pour ça que nous demandons une simple suspension. Et
c'est un
article qui serait adopté en
un claquement de doigts, une fois que les autres discussions auront été
réalisées, soit tel quel, soit modifié, dépendamment de la nature et du
résultat de nos discussions.
Mais
je crois qu'il est prématuré, à ce moment-ci, alors que nous n'avons pas fait
aucune discussion sur le réseau... Je pense que, l'autorité, il y a
un consensus qui s'est établi pendant la commission que ce sera une entité,
mais, sur la deuxième entité, est-ce que ça sera une seule, ou deux, donc, à ce
moment-là, ou trois? Le mot «deux» deviendrait «trois» ou «quatre», vous
comprenez, M. le Président? Et donc c'est pour ça que je demande une suspension
de cet article-là, étant donné que nous
n'avons pas eu l'opportunité de pouvoir faire les discussions concernant le
réseau et quelle serait la meilleure façon d'organiser.
comprends que le ministre a réfléchi, et sa proposition, c'est une seule
organisation. Mais, suite aux audiences que nous avons eues, et représentations des différents groupes, il
s'était dit ouvert. Et donc on ne peut pas présumer du résultat des discussions que nous aurons
concernant le réseau, donc je crois qu'il serait prématuré à ce stade-ci de
pouvoir adopter cet
article 1 parce qu'il
définirait dès maintenant l'organisation du réseau. À moins de revenir plus
tard, comme le disait, là, la
secrétaire, avec le consensus de l'ensemble des députés de la commission, et de
revenir sur un
article qui aura déjà
été voté. Donc, je crois que la façon la plus simple et la plus rapide de
procéder serait d'accepter une suspension de l'article 1 et ensuite nous pourrons procéder aux autres articles. Et, à
l'article 4, je crois, qui concerne le réseau qui, lui-même, est formé
d'un certain nombre d'articles, lorsque l'article 4 sera complété...
Le Président (M.
Reid) : Oui. 91 articles.
Mme Ouellet :
...bien, nous serons à même de pouvoir voter l'article 1.
M. Poëti :
M. le Président?
Le Président (M.
Reid) : M. le ministre.
Poëti : Alors, écoutez, en fait soyons clairs : Il s'agit,
ici, de changer le principe même du projet de loi. Et la députée de
Vachon a beaucoup plus d'expérience que l'ensemble des gens qui sont ici, donc,
si c'est une façon de ne pas collaborer au
projet de loi, bien, c'est clair. Parce que le projet de loi, par son principe
même, est loin d'interdire ou loin...
d'avoir l'ouverture à une représentation, quant au RTM, d'une couronne nord,
couronne sud. J'ai été ouvert là-dessus et je le réitère encore une fois. Alors, à partir de là, il ne s'agit
pas ici de revoir le principe. Puis le projet de loi institue, par l'édiction de deux nouvelles lois, l'Autorité
régionale de transport métropolitain et le Réseau de transport
métropolitain. C'est le principe même qu'elle a accepté il y a deux jours en
Chambre, après avoir lu et savoir où on allait.
Maintenant,
moi, je dis : On a de l'ouverture, on a la possibilité évidemment de faire
des amendements, mais on ne peut pas faire un amendement sur le principe
même du projet de loi. M. le Président, ça n'est pas possible. Mais ma collaboration est ouverte, dans l'ensemble du
projet de loi, pour le bonifier. Mais de vouloir en changer le principe,
moi... De ne pas vouloir dire le
titre du
projet de loi tel qu'il est défini, je peux lui laisser ce loisir-là, mais,
changer le principe du projet de loi, on ne peut pas faire ça, vraiment.
Président (M. Reid) : Peut-être pour aider à comprendre, là,
parce que moi, je n'entends pas la députée de Vachon qui veut changer le principe, mais en même temps il y a une
compréhension du sens d'«organismes...» Je vais poser la question suivante : Comme la députée
de Vachon l'a mentionné, après qu'on ait terminé l'étude de
l'article 4 sur le RTM, si jamais il y
avait un changement quant à la couronne nord, sud, deux, trois, est-ce que ça
changerait l'article tel qu'il est
mentionné là? Autrement dit, le fait — parce que vous avez dit ça tout à l'heure,
M. le ministre — qu'on
dise qu'il y a le fait qu'il y a deux
organismes, il y a un organisme pour l'exploitation, c'est ça, que ça ne
changerait rien au fait qu'il pourrait y avoir un, ou deux, ou trois...
M. Poëti :
On pourrait avoir une représentativité, tel qu'il a été souligné, quant au RTM.
On pourrait avoir une représentativité plus ciblée de la couronne nord
ou couronne sud, je l'ai déjà dit, et j'ai cette ouverture-là, mais on ne
changera pas le principe même de deux entités : celle de l'autorité et
celle du RTM. On peut bonifier le RTM pour la députée de Vachon, pour les gens
qui sont venus nous voir, on a cette ouverture-là, mais on ne va pas...
On est partis
de 16 organismes pour descendre à cinq. Tout le monde est d'accord à ce qu'il y en avait de trop
et que ce n'était pas cohérent. Alors, on ne va pas, au premier article, créer
de nouveaux organismes.
Vous nous
avez presque critiqués sur le fait qu'on créait des nouvelles structures, quand
on abaissait les structures, et votre
première demande, c'est d'en créer davantage. Moi, je veux collaborer, je veux continuer à
travailler avec vous, mais je vous dis que j'ai cette ouverture-là pour
avoir une meilleure représentativité. C'est ce que les gens nous ont demandé,
pas autre chose.
Le Président (M. Reid) : M.
le député de Groulx.
Surprenant : Écoutez,
j'apprécie l'ouverture du ministre. C'est bien ce que je ressentais... antérieur,
aussi. Mais moi, je ne questionne pas, en
fait, au niveau d'avoir une structure additionnelle, mais l'idée
serait de la limiter à deux, comme vous le proposez, sauf que je me dis — puis
excusez-moi encore mon inexpérience — que c'est peut-être la conclusion, finalement, de ce qu'on va
faire dans les travaux, qu'à la fin : Bien, donc, finalement,
voilà, ce qu'on a fait, c'est deux
structures, et c'est ça. Et je me demande si ça ne serait pas mieux de parler
de tout ça puis de confirmer en adoptant... juste en le suspendant puis
en l'adoptant à la fin.
Et je ne
voudrais pas que le ministre pense qu'on arrive en disant qu'on veut autre
chose. Mais, je me dis, peut-être simplement dans le processus des
échanges, on devrait peut-être parler de l'ensemble du projet puis, à la fin,
bien là, confirmer qu'effectivement c'est deux, puis voilà. C'est ce que je
propose, simplement.
Le Président (M. Reid) :
Merci. Est-ce que j'ai d'autres interventions?
Ouellet : Bien,
oui, M. le Président.
Le Président (M. Reid) : Mme
la députée de Vachon.
Ouellet : Puisque
je comprends que le ministre est d'accord à regarder pour la représentativité
de la couronne nord, de la couronne sud à
l'intérieur du réseau, il y a eu plusieurs représentations dans ce sens-là,
mais il y a aussi des représentations... Vous savez, Montréal,
le réseau, c'est l'opération du train mais aussi des autobus, des neuf
CIT... en fait, des 10, là, structures plus
régionales de transport, neuf CIT, puis un OMIT. Il y a Montréal
qui garde son propre réseau de
transport avec la STM, il y a Longueuil qui garde son propre réseau avec le
RTL, il y a Laval qui garde sont propre réseau avec la STL, mais la couronne nord
et la couronne sud se retrouvent fusionnées. Et on a eu des
représentations de certains groupes, et certains autres ont discuté avec nous,
qui trouvaient intéressant de peut-être pouvoir avoir un réseau couronne nord,
un réseau couronne sud.
Donc, on ne
remet pas en question le principe d'avoir une
partie planification, une
partie
opération, mais nous trouvons qu'à ce
stade-ci il est un peu prématuré pour présumer de quelle façon nous réussirons
à donner une meilleure représentativité
de la couronne nord et de la couronne sud. Il n'y a pas une seule façon — peut-être que le ministre a en tête une façon, mais il ne nous a pas
déposé ses amendements — mais
il y a d'autres façons qui auraient de l'impact sur le nombre d'organismes.
Donc, moi, je
crois qu'à ce stade-ci il est prématuré de pouvoir se positionner, étant donné que nous n'avons pas fait les
discussions. Et je crois que ces discussions-là sont tout à fait pertinentes étant donné que nous abolissons des CIT et un OMIT sur la couronne sud et la couronne nord et
que ces dernières nous ont vraiment fait des représentations. J'ai même des
résolutions municipales qui ont été votées la semaine passée par des MRC très
inquiètes concernant le projet de loi.
Donc, oui à l'organisation pour qu'il y ait de la planification et de l'opération, mais il faut se
rendre compte que nous avons déjà
trois structures existantes d'opération qui sont maintenues et que, là, nous en
ajouterons une quatrième. Et les gens de la couronne nord et de la
couronne sud ont fait des représentations pour qu'il y ait une façon différente
qu'ils puissent être représentés, et cette façon différente là pourrait, pas nécessairement
serait, mais pourrait être un réseau couronne nord et un réseau couronne sud.
Donc, moi, je
réitère la demande de suspendre, parce
que c'est le mot «deux», en fait,
ici, qui est engageant dans ce cas-là, et de suspendre l'article 1.
Le Président (M. Reid) : Oui,
M. le ministre.
M. Poëti : Alors, écoutez, ce qui est vraiment clair, c'est que le
RTM pourrait lui-même déterminer, à l'intérieur, sa représentativité et
sa structure interne. Mais les deux structures qui existent dans ce projet de
loi s'appellent l'autorité et le RTM. Ça ne donne pas
l'impossibilité au RTM de décider qu'à l'intérieur de cette structure-là... de
structurer à l'intérieur les
représentativités. Mais il n'y aura pas une troisième structure de créée dans
ce projet de loi là, il faudrait refaire un projet de loi,
et la députée de Vachon le sait très bien.
On ne fera
pas ça parce qu'on peut bonifier avec
le RTM à l'intérieur. Et ça va être
possible plus tard d'en discuter. Je
lui demande d'avoir minimalement la patience de se rendre à l'article qui
touche la composition du RTM. Mais on n'est pas à la composition de la loi. C'est deux entités. Là, on requestionne
le nombre d'entités. C'est à l'intérieur du RTM qu'on aura cette ouverture-là, pour la députée de
Vachon et mes collègues, évidemment, de la CAQ, de dire de quelle façon on peut
bonifier ça suite à ce qu'on a entendu. Mais on ne remet pas en question ici
les deux structures. Ce n'est pas ça du tout, là.
Alors, c'est
pour cette raison-là qu'on ne va pas accepter de modifier les structures et de
reporter l'essence même du projet de loi, de la création de deux
structures. En fait, c'est de simplifier de 16 à cinq. Et ma première
suggestion que j'ai de l'opposition officielle, c'est : Est-ce qu'on
pourrait créer peut-être une quatrième ou une troisième, une quatrième... peut-être que la discussion...
une cinquième, une sixième. Finalement, si on est patients, on va revenir à 16.
C'est exactement
le contraire de ce qu'on veut faire. C'est exactement ce qu'on veut
essayer d'éviter, le capharnaüm qu'on
a en transport collectif. Ce que je demande, c'est une collaboration
d'ouverture, parce que la création de deux entités, l'Autorité et le RTM, parle par lui-même. J'ai été
ému d'entendre la députée de Vachon dire : C'est incroyable que des gens soient obligés de marcher entre l'autobus puis le
Mont-Saint-Bruno, ça n'a pas de bon sens. C'est justement pour ça qu'on
veut faire ça. Alors, à partir de là, je
n'ouvre pas la porte à créer d'autres entités, mais j'ouvre la porte aux
négociations, aux discussions, à l'ouverture, et surtout à la collaboration.
Le Président (M. Reid) :
Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Mme la députée de Vachon?
Ouellet : Oui, merci,
M. le Président. Je pense que le ministre
exagère. Notre volonté, c'est vraiment
de pouvoir... et la question
du Mont-Saint-Bruno pourra tout à
fait être réglée, peu importent les
discussions que nous avons, parce que
c'est une vision... Vous dites : «La représentativité à l'intérieur du
RTM», mais cette représentativité-là peut se faire de différentes façons, et une des façons qui nous ont été amenées
en commission parlementaire, c'est d'avoir un réseau pour la Rive-Sud et un réseau pour la Rive-Nord,
donc une vision globale Rive-Nord, une vision globale Rive-Nord, qui ont
quand même chacune leur problématique, ce qui permettrait une plus grande proximité
pour les gens.
Je ne dis pas
que ça sera ça nécessairement la solution. Moi, tout ce que je dis, c'est qu'à
ce stade-ci il est prématuré de
pouvoir voter sur l'article 1 étant donné que ces discussions-là n'ont pas eu
lieu. Vous comprenez, M. le
Président, que Montréal garde son propre réseau, Longueuil
garde son propre réseau, Laval garde son propre réseau, et la couronne
nord et la couronne sud sont toutes fusionnées. Et donc elles ont des
inquiétudes, je crois qu'elles sont légitimes, concernant justement
la proximité des besoins et la proximité des décisions. Montréal
garde son propre réseau, Longueuil et Laval. Et donc, dans les propositions qu'il y avait, sans modifier la philosophie
globale du projet de loi, il y a certaines solutions qui pourraient impliquer le fait d'avoir un réseau
couronne nord et un réseau couronne sud, qui permettrait à ce moment-là
des gens de la couronne sud et de la couronne nord d'être plus près des
décisions.
Donc, moi, je
crois que, si le ministre est ouvert et que... Je crois qu'on peut juste
suspendre. Je ne dis pas que je suis
contre l'article 1, je n'en suis pas à un stade de nommer le nombre
de structures auxquelles on aboutira, cela fera
partie de nos discussions à l'article 4, je propose tout
simplement... Et c'est très rapide de
le faire. Et, si le ministre veut procéder, je vous le dis, c'est très rapide : on suspend l'article 1 et on s'en va à l'article 2, et, à
ce moment-là, nous pourrons
procéder et dès aujourd'hui commencer à discuter de l'Autorité régionale de transport
métropolitain, que cet article-là, l'article 4, a déjà plusieurs, plusieurs articles, je crois, au-dessus d'une centaine. Et nous
pourrons procéder dès aujourd'hui.
Moi, tout ce
que je demande au ministre pour procéder plus rapidement puis avoir sa collaboration, c'est une simple suspension.
Ça s'est fait dans plusieurs projets
de loi. Moi, je pense que c'est une
des premières fois où, dans les commissions parlementaires auxquelles j'ai participé, qu'il y a une
discussion sur une suspension d'un article. Ce n'est pas d'être pour ou
d'être contre. C'est juste d'attendre que cet article-là... on ait eu le temps
de discuter des organismes qu'on veut créer et non pas de définir a priori quel
sera le résultat de nos discussions. Donc, je demande au ministre, si c'est possible, de simplement
suspendre. Et, si, suite à nos discussions
concernant le réseau, on maintient le réseau
tel quel, mais on change la représentation
à l'intérieur du réseau, bien, à ce moment-là, l'article sera adopté tel
quel. Mais, si on s'entend puis on pense que
c'est une autre façon de procéder qui serait préférable, bien, il y aura peut-être
un léger amendement à cet article-là, tout léger, et qui sera adopté en
quelques secondes, M. le Président.
Donc, tout ce que je demande, c'est que
l'article puisse être suspendu pour que nous puissions procéder aux discussions sur l'autorité, dans un premier temps,
et sur le réseau, dans un deuxième temps. Et nous pourrons conclure,
suite aux discussions sur le réseau, si cet article-là est maintenu tel quel.
Le Président (M. Reid) :
Merci, Mme la députée de Vachon. M. le ministre.
M. Poëti :
Écoutez, M. le Président, je réitère encore une fois, c'est la base même du
projet de loi, les structures, c'est la
base même du projet de loi d'alléger les structures. Ce que la députée de
Vachon nous dit, ce qu'elle dit : Mais, écoutez, mais vous ne le savez pas, M. le ministre, peut-être plus tard
on aura une structure additionnelle, peut-être qu'on en aura une autre
aussi, on ne le sait pas, peut-être qu'une que vous connaissez bien, la CIT du
Haut-Saint-Laurent, avec trois employés, avec moins de
300 000 personnes d'achalandage, pourrait devenir une structure.
Il y a
83 municipalités. On a plus de 700 titres de transport. Alors,
écoutez, si on pense que j'ai l'ouverture de créer de nouvelles
structures, moi, je vais être honnête, j'assume complètement mes convictions,
et celles de notre gouvernement,
et celles de tous les gens qui sont venus nous voir ici en disant : S'il y
a une chose que vous avez raison, M. le
ministre, ça ne peut pas être le statu quo, c'est sûr. Et l'allégement des
structures est la solution pour que ça fonctionne.
La première demande que j'ai de la députée de
Vachon, c'est : Est-ce qu'il y aurait une possibilité d'ajouter peut-être — et vous l'avez dit, et je vous cite — trois ou quatre structures? Ma réponse à ça,
c'est non, ça, ça n'arrivera pas. Moi, je demanderais le vote, M. le
Président, je pense avoir été clair sur cette partie-là.
Le Président (M. Reid) : Mme
la députée de Vachon.
Ouellet :
Oui, merci, M. le Président. Le ministre n'a pas du tout compris l'objet de ma
demande. L'objet de ma demande, c'est une simple suspension d'un
article. Et jamais je n'ai demandé trois ou quatre structures.
Ouellet : Non, ce
n'est pas… Il y a un problème de calcul.
Le Président (M. Reid) :
Chacun son tour.
Ouellet : Donc, il
y a un petit problème de calcul. Et c'est à la demande des différents
organismes, de quelques organismes qui sont
venus nous présenter, qui souhaitaient avoir une meilleure représentation de la
couronne nord ou de la couronne sud. Donc,
je crois qu'effectivement l'ensemble des intervenants sont d'accord avec une
amélioration de la gestion du transport en commun dans la région
métropolitaine. Mais, sur le détail de l'organisation, il y a eu plusieurs
recommandations, M. le Président, et je crois que l'objet de cette commission,
c'est de pouvoir prendre en considération ces recommandations-là.
Et je suis
déçue de voir que le ministre, dès l'article 1, ne permet pas la
suspension qui nous permettrait de faire les discussions correctement, à ce moment-là. Et c'est pour avoir une
meilleure représentation de la couronne nord et de la couronne sud que je demande la suspension de cet
article-là. Et, très rapidement, nous pourrons arriver avec l'adoption
de l'article 1, dès que
l'article 4 sera adopté. C'est une simple suspension d'article. Je ne dis
pas que je ne serai pas en accord avec cet article-là, je fais seulement
dire que nous n'avons pas eu l'opportunité de pouvoir discuter de
l'organisation particulièrement du Réseau du transport métropolitain. Et donc
on ne peut pas présumer à ce stade-ci, à moins que le ministre, tout de suite, nous dise qu'il n'y a aucune possibilité, mais
on ne peut pas présumer maintenant des résultats des discussions que
nous aurons.
Et il y a
plusieurs façons d'en arriver à une meilleure représentativité de la couronne
nord et de la couronne sud. Ça pourrait
être qu'à l'intérieur du RTM ça se divise en deux, ça peut être au niveau des
sièges, ça peut être par un organisme couronne nord, un organisme
couronne sud. Je pense qu'il y a différentes avenues. Et, de se bloquer des
avenues à ce stade-ci, je crois que c'est prématuré.
Et moi, je demanderais au ministre l'ouverture
de pouvoir seulement que suspendre l'article 1 pour que nous puissions procéder à l'étude des articles 2,
3... et là, à 3, je pense qu'on en a pour quelque temps, mais qu'on puisse
procéder à l'étude des articles 3. Et,
à l'intérieur de l'article 3, là, il y a toute une série d'articles, parce
que ça crée l'autorité, donc...
Et, quand le
ministre dit est-ce que je suis en train de demander de maintenir un CIT,
pas du tout, M. le Président. Mais, très clairement, lorsque nous
discuterons du réseau, oui, j'aurai des questions concernant les moitiés de CIT
qui ne seront pas à l'intérieur du réseau.
Ça fait que, oui, il y a des questions. Le
projet de loi modifie en profondeur le fonctionnement du transport collectif dans la région métropolitaine. Et l'objet de la commission parlementaire,
c'est de mieux comprendre comment tout ça
va s'organiser, et c'est aussi d'améliorer le projet de loi, M. le Président. J'ai travaillé sur plusieurs projets
de loi, et, dans bien des cas, il y a eu plusieurs
amendements qui ont visé à bonifier le projet de loi. Donc, je crois qu'il est normal que nous ayons des questions.
Si tout était parfait, nous n'aurions pas besoin de la commission parlementaire.
Et je crois que ce sont des changements importants
qui ont beaucoup d'impact, qui ont de l'impact chez beaucoup d'intervenants, chez plusieurs
municipalités, et que c'est tout à fait normal de pouvoir
mieux comprendre la vision du ministre,
la vision du ministère concernant le réseau avant de prendre une décision
sur le nombre exact d'organismes, M. le Président. Donc, moi, je
demanderais seulement qu'une suspension à ce stade-ci pour que nous puissions
faire la discussion, et, à ce moment-là, pouvoir procéder, et aller directement
à l'article 2.
Le Président (M. Reid) :
Merci, Mme la députée de Vachon. M. le ministre.
M. Poëti : Écoutez, moi, ça sera me dernière intervention. J'ai
demandé le vote tantôt, je n'ai pas eu de réponse. Ce que je vous
dis, M. le Président...
Le Président (M. Reid) : ...députée
a encore droit de parole. Il y a 20 minutes au total.
M. Poëti : M. le
Président, c'est que la députée
de Taschereau vient de dire : Vous savez, à l'intérieur du RTM, on pourrait avoir une
représentativité du nord, du sud. J'ai exactement dit ça avant. Mais cette représentativité-là du nord ou du sud va se faire à l'intérieur d'un organisme qui
s'appelle le RTM. Je n'ai pas de problème à ce qu'on en parle, qu'on
l'ouvre, qu'on discute
et qu'on travaille ensemble, mais ça ne va pas se terminer par la création d'un
troisième organisme. Ça, ça ne va pas arriver. Ça, ça s'appelle de la
transparence, ça s'appelle de l'honnêteté et ça s'appelle aussi travailler pour
l'ensemble de tous les gens qui sont venus nous voir.
Et, déjà, si
les gens nous écoutent, qui étaient ici, ils nous diraient : Ah! bien là,
le ministre vient de dire qu'il va faire
quelque chose pour le nord puis le sud. Et ils auraient bien compris, c'est ce
que nous avons l'intention de faire. Et, étonnamment, vous venez de dire exactement la même chose. Mais ceci va
se faire dans une structure qui s'appelle le RTM. C'est ça qui va
arriver.
Alors, à
partir de là, quand, à l'article 1, vous me dites : Vous n'avez pas
d'ouverture, bien, non, j'en ai. Je suis prêt à modifier, à bonifier, à
vous entendre. Mais d'arriver et de dire : Laissons la porte ouverte à une
autre structure... D'ailleurs, vous avez
déjà dit : Ah oui! Puis, l'article 3, je vous annonce que ça va être
très long, c'est... Quand j'entends «la collaboration», «l'ouverture»,
«travailler ensemble», ça m'étonne d'entendre ça, déjà là.
Mais ce que
je vous dis, c'est que la structure... le projet de loi, par définition, répond
à des structures. Et c'est ces deux
structures-là qu'on a l'intention de mettre en place et c'est sur ces deux
structures-là que nous avons l'ouverture de le bonifier. Je suis
malheureux de comprendre que la députée ne veut pas participer à la
bonification du projet de loi à l'intérieur
de deux structures. Est-ce qu'elle essaie de nous dire qu'on veut... Et tantôt,
c'est clair, et je l'invite à se réécouter, elle dit : Ça pourrait être changer le chiffre — c'est vos mots — ça pourrait être changer le chiffre par
«trois» ou «quatre». C'est ce que
vous avez dit, Mme la députée de Vachon. Honnêtement, si vous me dites que vous
n'avez pas dit ça... C'est ce que
tout le monde a entendu ici, c'est ce que les gens qui nous écoutent, qui en
ont assez de ces innombrables structures-là, de l'inefficacité du transport collectif au Québec... Vous ne voulez pas
participer à améliorer ça? Je suis vraiment surpris.
Le Président (M. Reid) : M.
le ministre, adressez-vous au président. Mme la députée de Vachon.
Ouellet :
Oui, merci, M. le Président. Je trouve que c'est dommage, parce que le
ministre, et il le sait très bien, il
me prête des intentions que je n'ai pas. Il le sait très bien. Et, quand il
fait ça, il fait de la petite politique. Et je crois qu'on est ici pour
pouvoir améliorer un projet de loi.
effectivement la représentativité peut se faire à l'intérieur du RTM, mais on a
eu des propositions d'organismes qui
ont pris le temps, à l'intérieur du court délai qui a été laissé par le
ministre aux organismes... qui sont venus nous dire qu'ils proposent d'autres façons d'organiser. Et
moi, tout ce que je dis, c'est qu'à ce stade-ci il est prématuré de
pouvoir présumer de quelle serait la meilleure façon... Parce que, très
clairement, il faut améliorer le transport collectif dans la région métropolitaine, M. le Président, mais il
y a aussi la question de la représentativité et de la proximité pour les
gens de la couronne nord et de la couronne
sud. Comme je vous dis, Montréal a conservé son réseau, Longueuil
conserve son réseau, Laval conserve son réseau. Et là on a couronne nord,
couronne sud et train. Donc, je pense qu'il y a des recommandations qui nous
avaient été faites qui méritent d'être étudiées, qui méritent d'être discutées.
Et, lorsque
je disais que l'article 3 va être long, ce n'est pas moi qui l'ai décidé,
qu'il serait long, c'est le ministre. Il y a 127 articles à
l'intérieur de l'article 3. Donc, 127 articles, là, c'est quasiment
un projet de loi en soi. Donc, je fais juste
dire, ce n'est que factuel, ça n'annonce aucune intention : Je pense
que les 127 articles, si on veut les discuter de façon juste, raisonnable, ça va prendre un temps
raisonnable pour passer à travers les 127 articles. Parce que l'article 3 n'est pas qu'un seul article, l'article 3 crée
l'autorité du réseau de transport de la région de Montréal,
et cette autorité-là est créée à l'intérieur de 127 articles. À 127 articles... Moi,
j'ai vu des projets de loi qui avaient ce nombre d'articles là. Il faut se rendre compte qu'on est ici avec
un projet de loi de 340 articles, qui a des impacts extrêmement
importants.
Donc, je
réitère ma demande, M. le Président, de suspendre l'article 1 jusqu'à
ce que les discussions concernant le réseau
soient réalisées. Je crois que c'est extrêmement important
pour l'ensemble des municipalités de la couronne nord et de la couronne sud, qui n'ont pas eu le même... et
c'est normal, on vise à diminuer le nombre de structures, mais le même
traitement que Montréal, Laval ou Longueuil, et qui se cherchent une façon de
pouvoir avoir une meilleure proximité avec
les décisions qui vont être prises au
niveau de l'opération, et là je parle
bien de l'opération. Longueuil aura sa proximité avec le RTL, Montréal aura sa proximité avec la STM, Laval aura sa
proximité avec la STL. Donc, la couronne nord et la couronne sud se cherchent des façons à améliorer
leur proximité par rapport aux décisions très quotidiennes, très terrain,
qui se prendront sur la gestion du transport collectif pour justement faire en
sorte que...
Et je ne sais pas si le ministre l'a lu, mais on
a eu une lettre...
Président (M. Reid) :
Mme la députée de Vachon, votre temps est écoulé, le temps
maximum d'intervention de 20 minutes est écoulé. Alors, je vais
demander s'il y a d'autres interventions. M. le député de Masson?
Lemay : Oui. Bonjour, M. le Président. Ça va bien? Bien sûr. Mais moi, j'aimerais juste mentionner que,
suite aux consultations qu'on a eues, il me semble y avoir plusieurs
amendements qui devront être déposés de la part du ministre. Et puis moi, je suis
de l'avis de la députée de Vachon, qu'on devrait suspendre l'article 1, et même
suspendre peut-être la commission aujourd'hui et demain tant qu'on n'a pas les amendements. Parce qu'effectivement on devrait pouvoir
voir c'est quoi, l'ensemble des amendements que le ministre veut nous apporter,
pour pouvoir réétudier le projet de loi tel
qu'amendé puis la proposition d'amendement, puis après ça de pouvoir
dire : Bon, bien, voici maintenant... Parce que peut-être que, dans
l'article 1, ça ne sera plus deux organismes, ça sera quelque chose
d'autre puis ça donnera l'opportunité au
ministre de faire sa série d'amendements qu'il a besoin de faire pour
l'ensemble de son projet de loi, qui nous permettra ensuite de pouvoir
étudier selon les consultations qu'on a eues.
Bon,
bien, est-ce que c'est deux, est-ce que c'est trois, est-ce que c'est un
organisme? On n'a pas cette réponse-là parce
qu'on ne sait pas c'est sur quoi que le ministre s'oriente au niveau de ses
amendements. Je ne sais pas si le ministre, il
veut répondre à cette demande de suspension des travaux de la commission tant
qu'il n'a pas fait la proposition de ses amendements.
Le Président (M.
Reid) : Merci, M. le député de Masson. M. le ministre.
Poëti : Je ne sais pas si on a les mêmes règles ici qu'à
l'Assemblée, quand on est en Chambre, ça aurait été intéressant que vous
arriviez au début parce qu'on a expliqué les choses pas mal davantage. Vous
avez manqué une grande
partie des
explications que j'ai données, et ça, c'est malheureux. Et peut-être que vos
collègues pourraient vous les expliquer. Alors, ce n'est pas... Je n'ai
pas cette intention-là et...
Poëti : Ça, c'est ce que j'ai essayé d'exprimer à la députée de
Vachon, mais vous allez pouvoir en profiter également. Pour les amendements avec une incidence financière, là, le
ministre... mais le 197 de la
section 2, pour les amendements : «Contenu. Les amendements
doivent concerner le même sujet que la motion et ne peuvent aller à
l'encontre de son principe.» Vous avez accepté il y a deux jours le principe.
Aujourd'hui, vous nous dites que vous n'acceptez plus le principe?
fait de pouvoir donner une représentativité à la couronne nord et à la couronne
sud est tout à fait possible à l'intérieur du projet de loi. Il n'est
pas nécessaire de suspendre, il n'est pas nécessaire de modifier, on ne fera
pas un autre projet de loi. Alors, ce qu'il
faut faire, c'est de se rendre aux articles concernés, du RTM, et, à partir de
là, on pourra travailler ensemble. Mais, le principe, vous l'avez adopté.
Je m'excuse, je ne
sais pas si... est-ce que vous m'écoutez, oui?
Poëti : O.K.
Juste... Bien, je peux attendre si... Mais, le concept, c'est que vous avez déjà
manqué un bout. Si vous le dérangez durant que je lui parle...
Le Président (M. Reid) :
S'il vous plaît, M. le ministre, vous vous adressez au président, s'il vous
plaît.
M. Poëti :
Oui, mais, M. le Président, j'aimerais ça que...
Le Président (M.
Reid) : M. le ministre, vous vous adressez au président, s'il
vous plaît.
Poëti : ...quand je
m'adresse à quelqu'un, la députée de Vachon ne lui parle pas en même temps. Parce que, là, de toute évidence, ce que
j'explique, on ne l'entend pas, là.
Poëti : C'est ce que je fais. Alors, je réitère à tout le monde
que les deux structures que nous avons proposées et qu'ils ont acceptées dans l'adoption du principe,
qu'ils ont tous acceptées, c'est la colonne vertébrale même du projet de
loi. Que la députée de Vachon, aujourd'hui,
se dise : Bon, ça, ça ne nous plaît plus, on pourrait peut-être
ajouter — et je la cite — un troisième ou
quatrième organisme — c'est
ce qu'elle a dit — la
réponse à ça, c'est non, M. le Président. On n'ira pas là, par transparence.
transport collectif est en réelle problématique de gouvernance. Tout le monde,
tout le monde a dit oui à ça. Prenons
le temps de se rendre
article par article. Si l'idée, c'est de faire un blocage
au premier article, bien, moi, M. le Président, je vous demande d'aller
au vote, c'est tout.
Le Président (M.
Reid) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur cet
article 1? M. le député de Groulx.
Surprenant : Alors, effectivement, mon collègue vient d'arriver. M. le
ministre dit : Il n'a pas entendu ce qui s'est dit auparavant, alors on aura une discussion ensemble à la suite,
là, de la séance de ce matin. Mais, à tout événement, la question qu'il
proposait, de suspendre à tout le moins l'article 1 quant au nombre
d'organismes, ce n'est pas tant d'en
rajouter, comme je l'ai dit antérieurement, c'est peut-être... c'est plus dans
le sens que, hein, on est peut-être mieux de parler de tout, tout d'un coup qu'on arriverait, en
travaillant sur l'ensemble du dossier... puis de dire : Bien, coudon,
pourquoi on n'en ferait pas juste un? On
irait encore plus loin, peut-être, au cours... que d'en faire deux. Alors,
c'est simplement ça.
Alors,
pour ce qui est de notre position, on apprécie les échanges, comme j'ai dit
tantôt, qu'on a eus ensemble, on apprécie vraiment votre ouverture au
niveau, là, du Réseau de transport métropolitain, là, bon, pour la Rive-Nord, Rive-Sud, peut-être d'envisager des
solutions qui pourraient permettre à tous et chacun d'être bien
contents. Donc, l'idée est, pour nous, de suspendre,
c'est simplement pour nous permettre d'étudier et surtout pas d'en
rajouter, mais peut-être même, au contraire,
peut-être, d'en réduire peut-être le nombre d'organismes. Alors, voilà. Mais, à
tout événement, on veut bien avancer.
Le Président (M. Reid) :
Merci, M. le député de Groulx. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur cet
article 1? Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.
Mme Anglade : Merci, M. le
Président. Alors, moi également, j'ai bien entendu les commentaires des gens
qui sont venus nous voir lors de la
commission. Je vais reprendre les commentaires du député de Groulx, simplement
vous dire que, si on devait aller dans le sens inverse et de ne pas créer deux
organismes pour maintenir un organisme, ça remettrait en question également la
question de principe de séparer la planification des opérations. Donc, à mon
avis, ça reviendrait remettre en question l'ensemble du projet de loi.
Sur les enjeux qui
ont été mentionnés lors des commissions qui ont été faites, il faut se rappeler
aussi que le réseau va être responsable des
trains, hein, il va être responsable d'éléments qui... donc, ça va être
difficile. Moi, j'essaie de me projeter puis de dire : On aurait
quelque chose pour la Rive-Nord, on aurait quelque chose pour la Rive-Sud, ou
couronne nord, couronne sud, plus les trains, on commence déjà à voir qu'on
pourrait déjà avoir une multitude d'organismes qui aimeraient créer... Et,
encore une fois, ça va aller à l'encontre de ça.
Je pense qu'à
intérieur du projet de loi qui est proposé, à l'intérieur du principe, on est
capables de faire les ajustements nécessaires pour représenter les gens qui
sont venus... pour représenter l'idée, les gens qui sont venus nous parler de cet élément-là et de plusieurs
autres éléments auxquels j'ai hâte de participer, pour le reste des points.
Donc, il m'apparaît essentiel de garder l'article de cette manière. Merci, M.
le Président.
Le Président (M.
Reid) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'article 1? Est-ce que... Pardon?
Le Président (M.
Reid) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Oui? Alors, M.
le député de Masson.
Lemay : Alors, je suis désolé, j'avais une rencontre tout à l'heure.
Je m'excuse, M. le ministre, d'avoir manqué le début de la commission. Mais, bref, moi, j'ai une question, à
savoir : Si on adopte aujourd'hui, maintenant, l'article 1,
est-ce qu'on est liés plus tard dans le projet de loi à...
M. Poëti :
...déjà répondu, c'est constructif.
M. Lemay :
Non, mais, attendez, je veux juste poser ma question.
M. Poëti :
Non, mais je le sais, on a eu cette question-là avant puis on a répondu. C'est
malheureux, là, de...
Lemay : Moi, j'ai une question, c'est une question spécifique. Je ne
pense pas que la députée de Vachon a posé
cette question-là. Ma question, c'est : Est-ce que, plus tard, si on prend le RTL puis qu'on décide d'en modifier
sa structure pour que le RTL devienne le RT
couronne sud, et, au lieu de créer le RTM, de faire en sorte que ça
devienne le RT couronne nord — ça
fait en sorte que, là, on a toujours la création de vos deux organismes, comme vous
mentionnez dans l'article 1, là — mais...
puis on ne fait rien de différent.
Est-ce que, si on adopte l'article 1 tel quel, ça nous empêche
de faire selon l'hypothèse, là, que le RTL deviendrait le RT couronne sud puis
que le RTM ne serait pas le RTM, serait le RT couronne nord?
Poëti : Alors, M. le Président, dans la loi comme telle, le RTM
étant créé, à l'intérieur du RTM, il pourrait y avoir une appellation,
que le RTM va décider, pour le nord et pour le sud. Ça, c'est exactement la
question mot à mot de la députée de Vachon, si vous étiez liés. Vous n'êtes pas
liés, mais la structure, le principe même du projet de loi parle de deux entités. Cependant — et comprenez bien mon ouverture — à l'intérieur du RTM, la représentativité
par un groupe qui s'appellerait... le nom
qui serait déterminé par le RTM pour la Rive-Sud est possible, pour la Rive-Nord
est possible. On est exactement au même endroit. On avait répondu à ça tantôt,
il n'y a aucun problème à ce niveau-là. Il n'y a pas de problème avec ça.
Président (M. Reid) : Merci, M. le ministre. Est-ce que j'ai
d'autres interventions? Est-ce que l'article n° 1 est adopté?
Des voix :
Sur division.
Le Président (M.
Reid) : Sur division. Alors, M. le ministre, à l'article 2.
M. Poëti :
«2. Les mesures prévues par la présente loi pour la région métropolitaine de
Montréal visent particulièrement à :
«1° définir une
vision cohérente et à long terme des services de transport collectif;
assurer une planification adéquate et optimale de ces services en les
coordonnant et en favorisant les meilleures pratiques en cette matière
afin d'accroître l'efficience et l'efficacité des différents réseaux de
transport;
favoriser et simplifier l'accès aux différents services pour les usagers, incluant
ceux à mobilité réduite, en misant sur l'intermodalité et en assurant
l'intégration tarifaire;
«4° faciliter la collaboration et la cohésion
entre les différents intervenants en matière de transport collectif et les
municipalités locales.»
commentaires : Les dispositions de l'article 2 du projet
de loi établissent les grands
principes qui ont servi à l'élaboration des propositions faites dans le présent projet de loi. Ces éléments introductifs sont nécessaires en
préambule du projet de loi en raison notamment du fait qu'il est proposé aux articles 3
et 4 de ce projet l'édiction de deux lois particulières qui totalisent à elles
seules plus de 200 articles.
Le Président (M. Reid) : Merci,
M. le ministre. Y a-t-il des interventions sur l'article 2? Mme la députée
de Vachon.
Ouellet : Oui. M.
le Président, j'aimerais ça que vous
nous donniez un peu des orientations. Étant
donné... Parce que c'est assez spécial, ce
projet de loi là, où, à
partir du projet de loi, à l'article 3 et à l'article 4, on crée deux
nouvelles lois, et là on a, comme
l'article 1, l'article 2 qui n'est pas dans les deux autres lois. Je
voudrais comprendre c'est quoi, la
portée de ces deux articles-là. Parce que ces deux articles-là ne seront pas
intégrés ni à la
Loi sur l'Autorité ni à la
Loi sur le Réseau. Donc,
quelle est la portée de ces articles-là dans une structure de projet de loi
comme celle-là?
Le Président (M. Reid) : M.
le ministre, ou les personnes qui vous accompagnent?
M. Poëti :
Bien, écoutez, vu que c'est un point de législation, parce que c'est ce que
j'en comprends, je vais laisser la légiste vous répondre.
Le Président (M. Reid) : Mme
Bacon.
Mme Bacon
(Nathalie) : M. le Président. Alors, la portée des articles 1 et
2, c'est des articles introductifs qui énoncent des objectifs visés par
le projet de loi. Ces articles-là pourraient dans le futur servir à interpréter
l'intention du législateur, par exemple.
Le Président (M. Reid) : Dans
quelque chose qui comprendrait... qui serait en rapport avec l'article 3
ou 4.
Mme Bacon (Nathalie) : Exactement.
Le Président (M. Reid) :
Donc, ça introduit les deux autres lois aussi.
Mme Bacon (Nathalie) : Tout à fait,
introductifs.
Le Président (M. Reid) :
Est-ce que ça répond à votre question, Mme la députée de Vachon?
Ouellet : Oui.
Juste comprendre... Parce que, souvent, lorsqu'on a des articles introductifs,
c'est à une nouvelle loi puis c'est à
l'intérieur de la loi, donc ça reste dans la loi. Dans ce cas-ci, une fois que
les deux lois sont adoptées, ces deux articles-là ne suivent pas, là, et
la seule façon de les utiliser à l'interprétation de la loi, c'est en revenant
aux commissions parlementaires, en revenant au verbatim?
Mme Bacon (Nathalie) : M. le
Président?
Le Président (M. Reid) : Mme
la députée de Vachon... Mme Bacon.
Mme Bacon
(Nathalie) : Oui. Alors, effectivement, les débats parlementaires
servent à interpréter l'intention du législateur. Et donc le ministre,
lorsqu'il lit l'article... et le commentaire qui va avec va servir
d'interprétation.
Les deux
articles introductifs ont aussi le mérite... Et ce n'était pas nécessaire, ce
n'était pas nécessaire
de mettre des articles introductifs, mais ça a été jugé utile compte tenu de la longueur du projet de
loi et des deux lois, qui
totalisent plus de 200 articles, ça permet de dresser la table, finalement.
Le Président (M. Reid) : Mme
la députée de Vachon.
Ouellet : Donc, si
je comprends bien, ces deux articles-là
auront le même poids que les discussions que nous avons en commission
parlementaire, donc de référence, dans le cas d'un jugement, mais ni plus ni
moins.
Mme Bacon (Nathalie) : M. le Président?
Le Président (M. Reid) : Oui.
Mme Bacon (Nathalie) : Qu'est-ce que
vous voulez dire par «dans le cas d'un jugement»?
Ouellet : Bien, c'est parce que vous dites que ça
sert à clarifier l'intention du législateur, et je
pense que cette intention du législateur là souvent est utilisée lorsqu'il
y a des causes qui sont amenées, et là on peut revenir à l'intention du législateur. Et c'est pour ça,
le travail ici, en commission
parlementaire, on essaie de faire
clarifier l'intention du législateur. Et donc ces deux articles-là n'ont pas force de loi, ne sont pas dans la
loi, ne seront dans aucune loi, seront au même
titre que toutes les
discussions que nous avons ici, en commission parlementaire, permettront de
clarifier les intentions du législateur, mais ni plus ni moins.
Mme Bacon
(Nathalie) : M. le Président, les deux premiers articles, que je répète, sont introductifs, ils ont
le mérite d'énoncer les objectifs
visés par la loi. Alors, la loi, qui contient 122 articles,
au total 340, si on compte les deux lois édictées par le projet
de loi... alors sont des dispositions législatives. Alors, les
objectifs ne sont pas seulement des intentions du législateur, mais
sont, en elles-mêmes, deux dispositions législatives. Vous avez l'article 1
et l'article 2, et ces deux dispositions-là législatives ont le mérite
d'être énoncées clairement et expressément à l'intérieur du texte de loi, puisqu'ordinairement des objectifs visés par une
loi s'infèrent des articles et de la loi elle-même, donc on doit les
rechercher alors, tandis que, là, ils sont fournis immédiatement en préambule.
Alors, ça aide à la lecture des projets de loi.
Ouellet : Si je
comprends, c'est... Puis ce n'est pas spécifique au projet de loi, là, mais,
lorsqu'on aura terminé le projet de loi puis
qu'il sera adopté, il nous restera la
Loi sur l'ART, la
Loi sur le Réseau,
mais ces deux articles-là ne sont ni dans la
loi sur l'ART ni dans la
Loi sur le Réseau et ne sont dans aucune loi?
Mme Bacon (Nathalie) : M. le
Président?
Le Président (M. Reid) : Oui.
Mme Bacon
(Nathalie) : Alors, effectivement, le projet de loi n° 76 au
complet ne fera pas
partie du Recueil des lois du Québec , par contre va faire
partie des lois annuelles. Alors, le projet de loi
complet va porter un numéro de chapitre. Alors, ces deux dispositions-là
s'inscrivent dans un numéro de
chapitre et ont force de loi.
Le Président (M. Reid) : Ça répond
à votre question, Mme la députée de Vachon?
Ouellet :
Ça répond sur la
partie législative. Sur la
partie plus contenu, on n'a pas eu
le temps d'en discuter beaucoup. Et
je sais que ça fera probablement l'objet d'un peu plus de discussions du côté
de l'autorité, mais j'aimerais ça quand même avoir une première vision
de la part du ministre.
Quand on
parle d'«en assurant l'intégration tarifaire», j'aimerais ça savoir quelles
sont ses intentions concernant l'intégration
tarifaire. Parce qu'on l'a dit... Et les chiffres varient, là, du nombre de
tarifs, là, je vous laisse... ces chiffres-là, vous les connaissez mieux que moi. Mais qu'est-ce que vous entendez par
«intégration tarifaire»? Parce que, j'imagine, ça ne pourra pas être un tarif unique. Et on a des
cas, par exemple, qui m'ont été rapportés, comme la ville de Sainte-Julie
qui, à l'intérieur de la ville, a une
gratuité. Tout ce qui est à l'intérieur de Sainte-Julie, les gens qui se
promènent de l'école au centre
sportif, à leur résidence, il y a une gratuité qui est offerte. Là, c'est sûr,
lorsque les gens sortent de Sainte-Julie, viennent vers Montréal ou vers
Saint-Hyacinthe, il y a des coûts. Mais est-ce que ça veut dire que ces
particularités tarifaires là ne seront plus possibles? Ça fait que...
Parce qu'il
faut faire attention, encore là, au vocabulaire, parce que, les discussions, on
n'a pas encore eu l'occasion de les
avoir. Et on a eu plusieurs représentations. Vous vous rappelez, il y a la
ville de Laval qui est venue nous parler de leur tarif smog, de leur
tarif pour les aînés. Et c'est quand même assez fort, quand on parle
d'intégration tarifaire, là, le mot
«intégration». Est-ce qu'il pourra quand même y avoir encore des
particularités, en fonction des besoins exprimés par des populations, sur un territoire, qui souhaitent se donner des
moyens peut-être plus proactifs pour un domaine ou pour un autre, des moyens plus progressistes pour
des clientèles ou pour une autre clientèle? Et donc moi, je veux
m'assurer qu'avant qu'on adopte l'article 2, bien, il y aura encore une
possibilité de ce côté-là, parce qu'il y a des initiatives vraiment
intéressantes qui ont été faites par plusieurs municipalités.
Le Président (M. Reid) :
Merci. Est-ce que j'ai d'autres interventions? M. le ministre.
M. Poëti :
Bien, écoutez, il faut revenir aux mots, parce que la députée de Vachon dit que
c'est important, donc je suis
d'accord avec elle, «en assurant l'intégration». Elle a dit que ce serait tout
le même prix ou que ça soit tout... Alors, ce qu'il faut laisser... ce qu'il faut comprendre, c'est ne pas laisser
sous-entendre que tout le monde... que, non, ah! il n'aurait plus le droit d'avoir de la gratuité ou pas de
droit pour le smog, pas de droit pour les enfants. Alors, ce que ça dit en
fait, c'est : Assurer l'intégration
tarifaire, l'intégration ne la diminue pas, mais elle va, et ça, c'est
certain, diminuer le nombre de titres en transport qui existent
actuellement.
Mais, pour la
rassurer, l'article 25 définit beaucoup plus le cadre tarifaire. Donc,
alors, il s'agit ici, encore une fois, d'un grand principe auquel on
tient, c'est assurer l'intégration tarifaire. C'est un des problèmes irritants
de la gouvernance en transport collectif
actuellement. Donc, on veut assurer l'intégration tarifaire. À 25, on le
définit davantage.
Le Président (M. Reid) :
Merci, M. le ministre. Mme la députée de Vachon.
Ouellet :
Oui. Bien, je suis allée voir 25, et le 25 ne permet pas de répondre à ma
question. Et je vais la mettre un
petit peu plus précise : Est-ce que, par exemple, il sera possible pour la
ville de Sainte-Julie de maintenir la gratuité sur son territoire?
Président (M. Reid) : M. le ministre.
Poëti : Oui, elle pourra le faire, comme Laval le fait pour ses
gens aînés, le fait pour des journées de smog. Il y aura une façon, pour
les villes qui veulent offrir la gratuité, de pouvoir le faire, oui.
Le Président (M.
Reid) : Merci. Encore des interventions?
Mme Ouellet :
...le collègue de...
Le Président (M.
Reid) : Oui. M. le député de Masson.
Lemay : Merci, M. le Président. Moi, j'ai une question. Dans
l'article 2 qu'on est en train d'étudier, on parle, dans le premier paragraphe, là : «Les mesures
prévues par la présente loi pour...» Et c'est ça, je me questionne,
c'est : «...pour la région
métropolitaine de Montréal visent particulièrement à». On a quatre alinéas.
J'aimerais savoir, parce que je crois
voir peut-être une... J'aimerais juste qu'on me rassure s'il n'y aurait pas une
nuance ou un problème de termes entre «région métropolitaine de
Montréal» et, un peu plus loin, quand on rentre dans la loi modifiant...
Attendez! Si on va dans la
Loi sur
l'Autorité régionale de transport métropolitain,
chapitre I,
article 3, là on nous parle que «le territoire de l'autorité est constitué de ceux de la CMM, de la
réserve [...] de Kahnawake et de la ville de Saint-Jérôme», alors
qu'ici, dans l'article qu'on est en train
d'étudier, «région métropolitaine de Montréal», j'ai l'impression que ça
n'inclut pas le territoire qui est
visé un peu plus loin dans l'autorité. Je crois qu'on a une omission ici, à ce
moment-là, puis j'aimerais m'assurer qu'on parle bien toujours de la
même chose.
Le Président (M.
Reid) : Merci, M. le député de Masson. M. le ministre.
Poëti : Écoutez, je vous dis déjà oui. Je vais laisser le
directeur de transport terrestre vous l'expliquer. Mais je vous dis déjà
oui.
M. Breault
(Martin) : M. le Président, en fait, comme...
Président (M. Reid) : Excusez-moi. Est-ce que j'ai un
consentement pour permettre à monsieur — votre nom, c'est quoi? M.
Breault? — de
prendre la parole? Consentement?
Des voix :
Consentement.
Le Président (M.
Reid) : Allez-y.
Breault (Martin) : Oui, M. le Président. En fait, je pense que le député a bien indiqué le territoire
qui était visé tant par la
Loi sur
l'Autorité que la
Loi sur le Réseau, donc le territoire de la CMM plus la
ville de Saint-Jérôme. Quand on indique à l'article 2 «pour la
région métropolitaine de Montréal», c'est ce qui est visé. Ma collègue me référait
d'ailleurs à la
Loi sur les conseils intermunicipaux de transport, qu'on
parlait «dans la région de Montréal», donc c'était un
titre qui était usuel.
Le Président (M.
Reid) : Merci. M. le député de Masson.
Lemay : Donc, si je
comprends, par la réponse, «la région métropolitaine de Montréal»,
quand on le spécifie tel quel à l'article 2
qu'on est en train d'étudier, ça inclut, par définition, le territoire de la
CMM, de la réserve Kahnawake et de la
ville de Saint-Jérôme. C'est ce que je crois comprendre, que «région
métropolitaine de Montréal», ça inclut même la ville de Saint-Jérôme.
Le Président (M.
Reid) : M. Breault. M. Breault?
M. Breault
(Martin) : En fait, oui. La réponse est oui.
Le Président (M.
Reid) : M. le député de Masson.
M. Lemay :
Merci, M. le Président. Alors, à ce moment-là, quand je regarde une carte qu'on
trouve sur l'Internet, là, la région
métropolitaine de Montréal, par définition, moi, je ne vois pas la ville de Saint-Jérôme incluse dans la région métropolitaine de Montréal, même que la
réserve de Kahnawake est exclue de la région métropolitaine de Montréal, si je...
Je sais que vous me dites oui, là, mais...
M. Breault
(Martin) : Bien, c'est pour ça que j'ai précisé, là.
Le Président (M.
Reid) : Attendez une seconde...
M. Lemay : Ça reste... Je vais vous
croire sur parole, là, si c'est ça que vous dites, là.
Le Président (M. Reid) :
Merci. Merci, M. le député. M. le ministre.
M. Poëti : C'est pour ça qu'on le précise, là, M. le député. C'est pour ça qu'on le précise, parce
qu'ils ne sont pas au même
titre de la STM, ils sont intégrés. Alors,
on le précise. C'est pour ça que c'est écrit dedans, justement
pour ne pas les échapper. Si vous pensez ça, ce n'est pas le cas du
tout.
Le Président (M. Reid) : M.
le député de Masson.
M. Lemay : O.K. C'est juste que...
Parfait. Alors, merci pour les éclaircissements.
Maintenant, j'ai une autre question concernant
les quatre alinéas... En fait, c'est très bien d'avoir un plan puis d'avoir des
objectifs, mais j'aimerais savoir : Est-ce que, pour ces quatre
alinéas-là, on va retrouver un peu plus tard un
règlement qui va nous permettre d'avoir un plan d'action pour mesurer la performance, là, de ces quatre alinéas-là?
Le Président (M. Reid) : M.
le ministre. Ah! Mme Bacon.
Mme Bacon (Nathalie) : M. le
Président. Alors, oui, effectivement, à chacune des lois, que ce soit la Loi
sur l'Autorité ou la
Loi sur le Réseau, vous
avez une clause crépusculaire, à la fin, qui oblige le ministre
à faire un rapport sur l'efficacité de la loi cinq ans après la mise en
place du régime.
Le Président (M. Reid) :
Merci. Est-ce que j'ai une autre intervention sur l'article 2? Oui, Mme la
députée de Vachon.
Ouellet : Oui. En fait, je regarde les objectifs
de l'article 2 et je pense qu'on vient chercher, là, une
grande partie. Mais, dans le transport
collectif... en tout cas, ce qu'on vit sur la Rive-Sud, et j'imagine que
c'est la même chose sur la Rive-Nord et dans les axes les plus éloignés,
c'est une augmentation de l'offre du transport collectif. Parce que,
lorsque je vois «optimisation», «simplifier l'accès...»
Donc, on est
en train de proposer un amendement pour ajouter un cinquième point. Parce que,
souvent, les gens... J'ai entendu
souvent : Est-ce que c'est la poule ou l'oeuf? Est-ce qu'il faut attendre d'avoir plus de monde avant d'offrir un service,
ou on offre le service, et il va y avoir plus de monde? Et tous les exemples du
passé nous ont démontré que, lorsqu'on offrait plus de services de transport
collectif, les gens l'utilisaient.
Et je pense
que c'est vraiment l'objectif qu'il faut avoir du côté du transport collectif
dans la région métropolitaine et que
ça sera la seule façon de pouvoir diminuer la congestion des différents accès à
l'île de Montréal, mais aussi autour de l'île de Montréal. Parce
que maintenant il n'y a pas juste de la congestion sur les ponts, il y a de la
congestion aussi dans les axes est-ouest. Je
peux vous parler de la 30 : le matin, ce n'est pas drôle à quel point il y a
du trafic sur la 30 et il y a des ralentissements et même des arrêts
très longs. Donc, je pense qu'il faut aussi viser, avec les deux nouvelles
entités, à ce qu'il y ait une meilleure offre, une plus grande offre de
services de transport collectif.
Donc, on est en train de préparer l'amendement
et on va pouvoir vous le déposer.
Président (M. Reid) :
Est-ce qu'il y a d'autres qui veulent intervenir en attendant
ce dépôt d'amendement?
M. Poëti : Bien, M.
le Président, on va attendre l'amendement. Il me semble que... «Favoriser et simplifier l'accès» me semblent être des mots clairs sur notre
intention d'améliorer les transports collectifs, ça me semble très clair.
Maintenant, s'il y a des mots plus clairs, on va les attendre. «Faciliter la collaboration
[ou] la cohésion» m'apparaissent aussi des mots très clairs. «Assurer une planification
adéquate et optimale», à mon avis, sont des mots très clairs. «Une vision cohérente [...] à long terme», ça aussi, je
trouve ça intéressant. Maintenant, s'il y
a des mots plus précis pour la
députée de Vachon, moi, je n'ai pas de problème à les regarder.
Le Président (M. Reid) : Mme
la députée, est-ce que votre amendement est prêt?
Ouellet : Oui.
Donc, amendement :
L'article 2 du projet de loi est modifié par
l'ajout d'un cinquième paragraphe suivant :
«5° augmenter l'offre des services de transport
collectif.»
Et pourquoi nous pensons que c'est pertinent de
l'ajouter? «Une vision cohérente», ça n'implique pas une augmentation de
l'offre. «Une planification adéquate» n'implique pas nécessairement une augmentation
de l'offre. «Favoriser et simplifier l'accès aux différents services pour les
usagers», ce n'est pas si clair que ça implique une augmentation de l'offre.
Donc, je pense que, dans un cas... Et actuellement je pense que, clairement, ce
qu'on a de besoin dans les transports
collectifs, c'est une augmentation de l'offre des transports collectifs dans
l'ensemble de la région métropolitaine et que ça devrait faire
partie
des grands objectifs du projet de loi n° 76.
Le Président (M. Reid) :
Merci. Alors, nous discutons de l'amendement. M. le ministre.
M. Poëti : Bien, écoutez, je
ne l'ai pas, l'amendement.
M. Lemay : Attends un peu...
Le Président (M. Reid) :
Pardon?
M. Lemay : L'amendement, c'est qu'il
est… Est-ce que vous l'acceptez, l'amendement?
Le Président (M. Reid) : L'amendement
est recevable.
M. Lemay : Vous l'avez déjà jugé
recevable?
Le Président (M. Reid) : Oui.
Maintenant...
M. Lemay : O.K. Bien, on va attendre
d'avoir la réception.
Le Président (M. Reid) : Maintenant,
les photocopies sont en train d'être faites. On peut prendre quelques instants,
si vous voulez.
Donc, je suspends pendant quelques instants, le
temps que les photocopies soient distribuées.
(Suspension de la séance à 12 h 51)
Le Président (M. Reid) : À
l'ordre! Nous reprenons nos travaux. Alors, nous discutons de l'amendement
déposé par la députée de Vachon sur l'article 2. La parole est au
ministre.
M. Poëti :
Alors, peut-être en réponse à la députée de Vachon, l'article 6.1° définit
«établir une offre de transport en réponse aux besoins des usagers des
services de transport collectif, incluant ceux à mobilité réduite...»
Je le répète,
«établir une offre de transport en réponse aux besoins des usagers». Le terme
«augmenter», pour moi, ne m'apparaît
pas approprié. «Établir une offre de transport en réponse aux besoins des
usagers», ce m'apparaît être la bonne phrase. Mais elle arrive juste à
l'article 6. Mais, si la députée veut en prendre connaissance, peut-être
qu'elle sera satisfaite de ce terme-là.
Le Président (M. Reid) :
Merci, M. le ministre. Mme la députée de Vachon.
Ouellet : Oui.
Bonjour. M. le Président, donc, oui, quand on sera rendus à l'article 6, on
validera qu'à l'intérieur de
l'article 6, je vous dirais, l'ensemble des responsabilités de
l'autorité... on s'assurera que l'ensemble de ses responsabilités soient
bien définies.
Toutefois,
nous ne sommes pas à l'article 6, nous sommes à l'article 2. Et, par
mes premières questions, on nous a expliqué que l'article 2 nous
sert d'article introductif et nous sert à l'interprétation. Donc, c'est pour ça
que nous souhaitons l'ajouter dans l'article 2, étant donné que c'est à
cet article-ci qu'on fait l'introduction de l'ensemble de la vision du
transport collectif.
Et je pense
que c'est assez reconnu partout qu'on a de besoin d'une meilleure offre de
transport collectif. Ce n'est pas
pour rien qu'il y a des propositions de prolonger le métro, que ce soit sur la
ligne bleue, que ce soit sur la ligne jaune ou la ligne orange, qu'il y
a des propositions de faire un SLR, qu'il y a des propositions d'ajouter des
stationnements incitatifs, qu'il y a des
propositions de prolonger le train de banlieue. Ce sont tous des projets pour
augmenter l'offre... ou de nouvelles
lignes d'autobus. Donc, ce sont des projets qui visent à augmenter l'offre. Et
c'est vraiment la problématique actuelle que l'on vit, c'est que le
transport collectif n'est pas suffisant, dans la région métropolitaine, pour
répondre aux besoins.
Donc, je pense que ce serait vraiment important
qu'on puisse indiquer l'intention, à ce stade-ci, à l'article 2, qu'il y a une réelle intention d'augmenter l'offre
et non pas juste d'essayer de mieux gérer ce qui est déjà présent. Il
faut aussi qu'on augmente l'offre. Oui, on veut bien mieux gérer ce
qui est déjà présent, mais on croit que ça ne va pas
assez loin, qu'il faut également
augmenter l'offre de transport collectif dans la région métropolitaine, et
c'est essentiel, même pour le développement économique de Montréal.
Le Président (M. Reid) :
Merci, Mme la députée de Vachon. M. le ministre.
M. Poëti : On va proposer un amendement
au point 1° de l'article 2.
Le Président (M. Reid) : Un sous-amendement.
M. Poëti : Un sous-amendement au point 1° de l'article 2
pour satisfaire les inquiétudes de la députée
de Vachon qui... quand même,
je voudrais le faire en début d'article
par article, lui assurer que
l'intention gouvernementale, c'est vraiment d'améliorer l'offre
de services. C'est sûr, il n'y a pas d'autre objectif, ce n'est sûrement
pas de diminuer. Parce que faire pire que ce qu'on a actuellement, là, honnêtement, serait difficile.
Parce que, moi, je vous dis, c'est où on va quand on lit l'ensemble du
projet de loi. L'objectif, il est commun. C'est ce que vous voulez, on a
exactement la même antenne. Le terme, pour moi, cependant,
ne m'apparaît pas approprié. On va modifier, on va vous offrir une modification
à la...
Le Président (M. Reid) : À
l'amendement.
M. Poëti : Pas à
l'amendement, on va en déposer un, là, ils sont après le rédiger.
Président (M. Reid) : Non, mais là on est en train de discuter l'amendement,
on ne peut pas faire un autre amendement en même temps. C'est un
sous-amendement, ou bien non on adopte, ou...
Ouellet : Moi, je
suggère de suspendre, je n'ai pas de problème, on pourra...
M. Poëti : On peut voter...
Mme Ouellet : ...on pourra
regarder...
M. Poëti : On peut voter puis
après on va en déposer un.
Ouellet :
Oui, mais, avant de voter, moi, je souhaiterais que vous puissiez nous déposer votre
amendement, et, si votre amendement est dans
ce sens-là et vous dites que vous êtes d'accord, donc il ne devrait pas y avoir
de problème...
Président (M. Reid) : O.K. Habituellement, on suspend pour...
Parce que c'est deux amendements. Peut-être qu'on pourrait en arriver
ensemble, en discutant, avec un amendement.
Mme Ouellet : Bien, c'est ça.
Président (M. Reid) : Alors, est-ce que j'ai le consentement
pour suspendre quelques instants là-dessus? Oui.
Alors, suspendons quelques instants les travaux,
le temps de vérifier si les deux amendements peuvent en faire un.
(Suspension de la séance à 12 h 56)
Président (M. Reid) : Alors, étant donné l'heure, nous allons
suspendre jusqu'à 15 heures, cet après-midi. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 58)
Président (M. Reid) :
Alors, à l'ordre, s'il vous plaît! Nous allons reprendre nos travaux. Alors, je sais
qu'il y a eu des discussions. Alors, je voudrais donner la parole, dans un
premier temps, à Mme la députée de Vachon.
Ouellet : Merci,
M. le Président. Donc, pendant la
pause midi, on a reçu, là, l'amendement proposé par le ministre. Donc, ce n'est
pas tout à fait le même vocabulaire, mais on va accepter cette modification-là.
Donc, on va procéder, à ce moment-là, au retrait de notre amendement.
Président (M. Reid) :
...au retrait de votre amendement. Alors, je vais demander à M. le ministre de présenter son amendement,
et nous passons à la discussion sur l'amendement.
M. Poëti : Parfait, M. le
Président.
Le Président (M. Reid) : Oh!
ça prend le consentement, pardon, pour retirer, de tous les membres.
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Reid) : Oui,
d'accord. C'est beau, merci. M. le ministre.
M. Poëti : Alors, merci, M.
le Président. Donc, l'amendement déposé :
Ajouter au paragraphe 1° de l'article
proposé, à la fin, «, de leur amélioration et de leur développement».
Le Président (M. Reid) :
Est-ce qu'on l'a par écrit, pour pouvoir le distribuer aux membres?
Président (M. Reid) : Alors, est-ce que vous souhaitez qu'on
suspende, pour le temps de la photocopie? Oui?
Le Président (M. Reid) :
Alors, je suspends pour quelques instants.
(Suspension de la séance à 15 h 8)
Président (M. Reid) :
Alors, nous reprenons nos travaux. M.
le ministre a présenté son amendement. Est-ce qu'il y a des
interventions sur l'amendement? Est-ce que l'amendement est adopté?
Président (M. Reid) : Nous revenons maintenant à l'étude de
l'article 2 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des interventions sur
l'article 2? M. le député de Masson.
Lemay : Oui. Merci, M. le Président. À mon tour, j'aimerais apporter
un amendement à l'article 2. En fait, je vais vous lire l'amendement.
Donc, ça serait…
M. Poëti : Est-ce qu'on
pourrait l'avoir?
M. Lemay : Ah bien, avant de savoir
s'il est recevable?
M. Poëti : Si vous voulez
déposer un amendement, oui.
Président (M. Reid) : Oui, bien, on va suspendre quelques
instants, puis vous lirez l'amendement, quand on aura des photocopies
pour tout le monde.
Le Président (M. Reid) :
Est-ce qu'on peut l'avoir, pour juste être sûrs qu'il n'y a pas de problème?
(Suspension de la séance à 15 h 12)
Président (M. Reid) : Alors, nous reprenons nos travaux. M. le
député de Masson, je vais vous demander de lire votre amendement et de
le présenter.
Lemay : Merci, M. le Président. Donc, l'amendement serait de modifier
le deuxième paragraphe du premier alinéa
de l'article 2 du projet de loi en ajoutant, après les mots «en cette
matière», les mots «en respect des principes de développement durable,».
Donc, le deuxième paragraphe du premier alinéa
de l'article 2 du projet de loi, tel qu'amendé, se lirait ainsi :
«2° assurer
une planification adéquate et optimale de ces services en les
coordonnant et en favorisant les meilleures pratiques en cette matière, en respect des principes de développement durable, afin d'accroître l'efficience et l'efficacité
des différents réseaux de transport.»
Le Président (M. Reid) : Est-ce
que vous voulez ajouter quelque chose?
M. Lemay : Oui, M.
le Président. Bien, c'est en
cohérence avec les priorités gouvernementales, là, les 16 principes de développement
durable aussi, en même temps, qu'on a, tout le monde, présentement, à la COP21 de Paris, la réduction des gaz
à effet de serre, mais on a aussi le principe de développement durable qu'on
doit maintenir dans toutes nos nouvelles
décisions. Donc, c'est juste de l'inscrire ici, puisque c'est un
article
de début du projet de loi qui met, en termes, les mesures prévues
par la présente loi pour la région métropolitaine de Montréal. Dans le fond, on
veut donner les grandes orientations. Donc, c'est juste de spécifier qu'on va tenir compte des principes de
développement durable dans nos
grandes orientations.
Président (M. Reid) :
Merci, M. le député de Masson. Est-ce qu'il y a des
interventions sur cet amendement? Est-ce que... Pardon?
M. Poëti : Oui, il va y en
avoir.
Le Président (M. Reid) : Ah! O.K.
Excusez.
M. Poëti : Parce que ça
m'apparaît large, quand vous dites... Les 17 principes, comment vous les
définissez directement dans le transport?
Lemay : En fait, c'est une obligation
de respecter les principes de développement
durable. Donc, seulement de le mentionner fait en sorte qu'on s'inscrit dans ce principe. Et
c'est une cohérence, simplement. Parce que, dans nos grandes
orientations qui sont ici, ce n'était pas mentionné. Donc, juste que les gens
qui vont devoir utiliser ça comme... Ça,
c'est de la planification stratégique globale long terme, une vision qu'on se
donne. Bien, c'est simplement de le mentionner, mais, s'il vous plaît,
tenez toujours en compte, tu sais, que vous devez respecter les principes de
développement durable dans la prise de décision cohérente à long terme.
Le Président (M. Reid) :
Merci. M. le ministre.
M. Poëti : On a besoin d'une
petite pause, là.
Le Président (M. Reid) :
Est-ce que vous souhaitez avoir quelques minutes ou...
M. Poëti : Il y aurait peut-être
juste un...
Le Président (M. Reid) : Oui,
M. le ministre.
M. Poëti : Peut-être, on
voudrait juste vous proposer, dans le vocabulaire, une petite modification.
Le Président (M. Reid) : O.K.
On va suspendre les travaux pour quelques instants, pour pouvoir permettre
informellement de discuter.
Alors, les travaux sont suspendus pour quelques
instants.
(Suspension de la séance à 15 h 18)
Le Président (M. Reid) :
Alors, nous reprenons nos travaux. M. le député de Masson.
M. Lemay : Alors, M. le Président,
mon amendement que j'ai déposé, j'aimerais le retirer parce que je vais en
déposer…
Le Président (M. Reid) : Est-ce
que j'ai le consentement des membres de la commission? Oui?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Reid) : Consentement.
Allez-y.
M. Lemay : Alors, M. le Président,
j'aimerais déposer un nouvel amendement.
Alors :
Modifier le deuxième paragraphe du premier alinéa de l'article 2 du projet de loi en ajoutant, après les mots «en cette
matière», les mots «notamment en tenant compte des principes de développement
durable,».
Donc, le deuxième paragraphe du premier alinéa
de l'article 2 du projet de loi, tel qu'amendé, se lirait ainsi :
«2° assurer
une planification adéquate et optimale de ces services en les coordonnant et en
favorisant les meilleures pratiques en cette matière, notamment en
tenant compte des principes de développement durable, afin d'accroître
l'efficience et l'efficacité des différents réseaux de transport.»
Le Président (M. Reid) :
Merci. Alors, est-ce que vous voulez présenter davantage votre amendement?
Le Président (M. Reid) : Ça va. Est-ce
qu'il y a des interventions sur cet amendement?
Est-ce que cet amendement est adopté?
Le Président (M. Reid) : Alors, maintenant, nous revenons à l'étude de l'article
L'article 2 a eu deux amendements. Est-ce qu'il y a des interventions sur cet
article 2 amendé? Est-ce que
l'article… Oui, pardon. Mme la députée de Vachon.
Ouellet : Donc, un
autre amendement, parce
qu'effectivement le… Donc, suite au dépôt de l'amendement du député de Masson, effectivement, je pense que,
lorsqu'on parle de transport collectif, et puisqu'on est dans la semaine
des négociations pour la COP21 à Paris, je pense que… et les transports
collectifs sont un des éléments extrêmement importants pour la diminution des
gaz à effet de serre, je vous propose un autre amendement : Ajouter un 5°.
Donc : «5° prioriser la diminution de l'empreinte carbone.»
Le Président (M.
Reid) : Alors, on va faire des photocopies. On va suspendre
quelques instants.
(Suspension de la séance à
15 h 27)
Le Président (M.
Reid) : Alors, nous reprenons nos travaux.
Le Président (M.
Reid) : Oui, on a repris les travaux, mais, si vous voulez, on
peut…
Écoutez, on va
resuspendre les travaux quelques instants encore.
(Suspension de la séance à
15 h 29)
Le Président (M.
Reid) : Alors, nous reprenons nos travaux. Alors, il y a eu,
dans la discussion, une légère modification. Est-ce que vous voulez, Mme la
députée de Vachon, présenter et relire votre amendement?
Ouellet : Oui. Effectivement, à la demande du ministre, on est prêts à changer «prioriser» pour
«favoriser la diminution de l'empreinte carbone».
Président (M. Reid) :
Merci. Est-ce qu'il y a des interventions sur cet amendement?
M. le député de Groulx.
Surprenant : Oui. M. le Président, j'aimerais que ma collègue m'explique la raison de l'ajout de ce
cinquième alinéa là, en tenant compte de l'amendement
proposé et accepté par tous, ici, au
niveau du deuxième paragraphe,
qui fait état, là, en tenant compte des principes, là, de développement
durable.
Parce qu'en fait le principe... On parle de
16 principes. Dans les principes, bien, il y en a un, le lettré «n», on
parle de production et de consommation responsables. À mon avis, ça le dit
en soi qu'il y aura une approche écoefficiente. Et puis donc, réduction, on parle... et le contrôle des atteintes à la
qualité de l'environnement et de la lutte contre celles-ci, le
principe du pollueur-payeur.
Donc,
à mon avis, déjà dans les 16 principes, c'est déjà inclus, là, ce
cinquième alinéa que ma collègue souhaite ajouter. Alors, moi, je serais plus en faveur d'avoir un projet de loi
qui soit le plus succinct possible et je pense que ce cinquième alinéa
ne fait qu'alourdir le texte de loi.
Le Président (M.
Reid) : Merci, M. le député de Groulx. D'autres interventions
sur l'amendement? Mme la députée de Vachon.
Ouellet : Oui. Merci, M. le Président. En fait, j'ai pris le
temps de valider les 16 principes du développement durable, et,
dans les 16 principes, il n'y en a aucun qui fait directement référence à
la diminution des GES. Et je peux comprendre
qu'indirectement on peut faire de l'interprétation large, mais là on laisse
beaucoup de place à l'interprétation. Et,
avec les objectifs et les négociations qui ont cours actuellement pour une
entente post-Kyoto, je pense qu'il est quand même important qu'on parle
de l'empreinte carbone et que l'empreinte carbone... en mettant «favoriser la
diminution de l'empreinte carbone», ça donne
aussi l'indicateur qu'il faudra la calculer, cette empreinte carbone là
lorsqu'on prendra des décisions pour voir quel projet a la meilleure
diminution sur les empreintes carbones.
Et, si je regarde les
16 principes, on a : santé et qualité de vie, équité et solidarité sociales,
protection de l'environnement — mais ça ne fait aucunement
référence, là, à l'empreinte carbone — l'efficacité économique — ce
n'est pas nécessairement lié — participation à l'engagement, accès au
savoir, subsidiarité, partenariat et coopération gouvernementale, prévention, précaution, protection du patrimoine
culturel — il
aurait fallu garder des vieux tramways, mais en tout cas — préservation
de la biodiversité, respect de la capacité de support des écosystèmes,
production et consommation responsables,
pollueur-payeur, internalisation des coûts. Donc, aucun de ces principes-là
n'est en lien direct avec l'empreinte carbone.
Le Président (M.
Reid) : Merci, Mme la députée de Vachon. M. le député de Groulx.
Surprenant : Oui. Je vais
aller plus loin, dans la lecture de ma collègue, lorsqu'elle a cité la préservation de la biodiversité,
lui expliquer en détail ce qui est écrit ici : «la diversité biologique
rend des services inestimables[, elle] doit être conservée pour le bénéfice des
générations actuelles et futures. Le maintien des espèces, des écosystèmes et des processus naturels qui
entretiennent la vie est essentiel pour assurer la qualité de vie des
citoyens.» Donc, en quelque part, on parle de faire attention à la nature, finalement,
et donc... Alors, voilà.
Écoute, je n'en ferai pas une bataille, là, mais
je pense que c'est déjà sous-entendu dans l'alinéa 2°. On n'est pas
contre l'idée de réduire l'empreinte carbone, puis j'essayais juste d'ouvrir la
discussion au niveau de la réduction,
finalement, non seulement de l'empreinte de carbone, mais de la lourdeur du
projet de loi, et donc, peut-être, moins de papiers, finalement, à la
fin, à écrire. Mais, si les gens sont d'avis que ça doit être là, bien, on va
se rallier.
Le Président (M.
Reid) : Merci, M. le député de Groulx. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions sur cet amendement? Oui. Mme la députée de Vachon.
Ouellet :
Oui. Bien, je suis contente de voir que le député de...
Le Président (M.
Reid) : Groulx.
Mme Ouellet : ...Groulx est prêt à se rallier. Je comprends que, dans la
biodiversité... Mais la biodiversité, souvent, quand c'est regardé ici, c'est plus local, là, souvent, quand on fait des
passages pour les grenouilles ou différentes biodiversités. Mais, dans ce cas-là, c'est vraiment l'empreinte carbone,
qui est un dossier qui est mondial. Donc, ce n'est pas nécessairement local. L'impact, il est sur les
changements climatiques. Et je pense que, vraiment, avec les objectifs
qu'un grand nombre d'États est en train de se donner à Paris, il faut vraiment
prioriser puis évaluer l'empreinte carbone de l'ensemble
des projets qui vont être réalisés dans le futur au Québec pour être capables
d'atteindre les objectifs qu'on est en train de se donner.
Président (M. Reid) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur cet amendement? Est-ce que cet amendement est adopté?
Président (M. Reid) : Merci. Alors, revenons à l'étude de
l'article 2 avec ses trois amendements. Est-ce qu'il y a des
interventions sur cet
article tel qu'amendé? Est-ce que l'article 2, tel
qu'amendé, est adopté?
Président (M. Reid) : Merci. Alors, nous passons à
l'article
L'article 3, en fait, nous le traiterons dans sa totalité, c'est-à-dire que, l'article lui-même,
nous y reviendrons quand nous aurons passé les 127... les 122, pardon,
articles du projet de loi qu'il contient,
cet
article 3. Donc, en quelque sorte, il est suspendu, si vous voulez, et
nous allons passer à l'étude de l'article 1 de ce projet de loi.
Alors
là, à partir de maintenant, pour un bon bout de temps, quand on dit :
Article 1,
article 2,
article 3, il s'agit de l'article 1,
2 ou 3 du projet de loi du transport métropolitain... l'autorité de... l'ATM.
Le Président (M.
Reid) : ARTM. M. le ministre, est-ce que vous passez à l'étude
de l'article n° 1 de ce projet de loi?
M. Poëti :
Bien sûr, M. le Président. Alors, au
chapitre I :
«1. Est instituée l'"Autorité régionale de
transport métropolitain". L'autorité est une personne morale de droit
public.
«L'autorité
peut choisir, pour se désigner, d'utiliser un autre nom ou un acronyme en
transmettant au registraire des entreprises copie de la résolution à cet
effet.»
commentaires : Alors donc, l'alinéa un de l'article 1 de la loi
édictée par l'article 3 du projet de loi a pour objet d'instituer
législativement l'Autorité régionale de transport métropolitain, une personne
morale de droit public.
Le deuxième
alinéa de cet
article prévoit la possibilité, pour ce nouvel organisme, de
faire affaire sous un autre nom ou de se doter d'un acronyme.
Président (M. Reid) : Merci. Y a-t-il des interventions sur cet
article 1? Cet
article 1 est-il... Oui, pardon, Mme la députée de
Vachon.
Ouellet : Oui! Donc, juste essayer de comprendre. Parce que,
là, on abolit l'AMT et on crée deux nouvelles structures, l'autorité et le réseau. Dans le cas de l'autorité, est-ce
que l'autorité possède des équipements ou si tous les équipements sont
au réseau?
M. Poëti :
En fait, c'est l'article 33 qui le définit.
M. Poëti :
38, pardon, et suivants. Est-ce que vous voulez que je vous en fasse la
lecture?
M. Poëti :
Je vais laisser vous donner des détails, si vous voulez, de 38 à 43.
Le Président (M.
Reid) : Mme Bacon
Bacon (Nathalie) : M. le Président. Oui, l'autorité possédera des
équipements, soit à
titre de propriétaire ou de gestionnaire, en vertu des articles 38 et suivants de la
Loi sur
l'Autorité. C'est des équipements ou des infrastructures tels que des
stationnements, abribus...
Ouellet :
À qui ils appartiennent, ces équipements-là actuellement?
Mme Bacon
(Nathalie) : À l'AMT.
Ouellet : O.K. Donc, ces équipements-là n'iront pas au
réseau, ils vont aller à l'autorité. Parce que ce que j'essaie de comprendre... Vous allez voir où je
m'en viens après, mais moi, je pensais que l'ensemble des équipements de
l'AMT étaient transférés au réseau.
Poëti : Peut-être, Martin, si tu veux expliquer?
Breault (Martin) : Oui.
Président (M. Reid) : M. Breault.
M. Breault
(Martin) : En fait, l'AMT dispose essentiellement de deux grands types
d'équipements : tout ce qui est relatif aux trains de banlieue et les
équipements métropolitains, donc, comme ma collègue l'a cité, terminus,
stationnements incitatifs...
Ouellet :
À côté des gares de train?
Breault (Martin) : Exactement. Donc, ces équipements-là
métropolitains, puis c'est déjà prévu dans le projet de loi, seront sous la responsabilité de
l'autorité, alors que, pour les trains de banlieue, ce sera sous la
responsabilité du Réseau de transport métropolitain.
Ouellet : O.K. Donc, l'abri de train, parce qu'on a dit
«abribus», mais c'est l'abri de train, le stationnement qui est lié à
l'arrêt, ça, ça appartient à l'autorité, mais les trains vont appartenir au
réseau.
M. Breault
(Martin) : Exactement.
Ouellet :
O.K. Pourquoi vous avez fait cette distinction-là?
Breault (Martin) : Bien, je pense qu'on expliquera quand on sera
rendus à l'équipement métropolitain, mais les équipements métropolitains
sont définis : des équipements qui peuvent être utilisés par deux organismes
de transport, transport public, là.
Ouellet :
C'est-à-dire?
M. Breault
(Martin) : Donc, qui peuvent être utilisés par la Société de transport
de Montréal, par le Réseau de transport de Longueuil, donc ils sont à la disposition
de deux autorités. C'est pour ça qu'on les qualifie d'équipements métropolitains.
Puis le projet de loi l'explique, là. On est à l'article 38.
Ouellet : 39. Mais
ça dit généralement, mais ça ne dit pas dans le détail, là. Ça ne dit pas...
M. Breault
(Martin) : Je vous réfère peut-être... M. le Président, je réfère,
donc, la députée de Vachon à l'article 41 :
«Pour l'application de la présente section, peut notamment
être désigné comme ayant un caractère métropolitain un équipement ou une
infrastructure qui profite aux usagers de plus d'un organisme public de
transport en commun[...] — on
définit ces organismes-là un petit
peu plus tôt dans le projet de loi — notamment un terminus, un abribus ou un stationnement incitatif.»
Donc,
l'AMT a déjà ce type d'équipement là. Ces équipements-là sont
désignés par décret du gouvernement, donc il y en a eu depuis un certain
nombre d'années.
M. Poëti : Je voudrais juste,
peut-être, souligner à la députée de Vachon qu'on va traiter de cela un peu plus
loin. Ici, l'article est strictement pour
le nom, mais je comprends... légitimes, vos questions. C'est juste qu'ici
cet
article de loi là, pour revenir à
l'article de loi, ne parle que du nom. Alors, si vous avez
une objection au nom, moi, je suis vraiment prêt à tout entendre ça, là, mais, pour le détail
des équipements, ça fait
partie de d'autres articles. C'est juste ça. Peut-être, vous ne l'aviez pas perçu, mais on est juste au nom, là. On n'est pas à
autre chose qu'au nom, ça a une ligne et demie.
Ouellet : Je suis aussi juste au nom, mais j'avais besoin
de ces informations-là pour savoir si effectivement ça avait un impact.
Est-ce que
vous avez évalué... C'est pour ça que je pensais que c'était dans le réseau.
Mais vous allez comprendre ma
question. En changeant le nom, l'Agence métropolitaine de transport, en
Autorité régionale des transports métropolitains, donc, l'ensemble des abribus sont identifiés, comme l'ensemble
des trains sont identifiés, donc avez-vous évalué le coût de faire les
changements de nom?
M. Poëti : Bien, ça, le comité de transition... ça va faire
partie du travail du comité de transition. C'est plus loin dans le projet
de loi. Mais c'est sûr, ça va aller
dans le projet de transition. Je n'ai pas d'inquiétude à ça, moi. C'est le
nom... On ne va pas appeler la nouvelle
entité l'Autorité-l'AMT, on ne fera pas ça. Ce n'est pas possible. Parce qu'on
ne peut pas garder l'AMT dans son
nom, tel qu'il est, parce que la vocation change de la planification et, évidemment, de l'exploitation.
Le Président (M. Reid) : Mme
la députée de Vachon.
Ouellet : Oui, mais ma question est à savoir : Est-ce
qu'il y a eu une évaluation du coût pour les changements de nom? Parce que, là, il y aura des équipements
qui devront être identifiés du côté du réseau et des équipements qui
devront être identifiés du côté de
l'autorité. Donc, est-ce qu'il y a eu une évaluation qui a été faite du
coût de changement de nom, changement de visuel, là, parce que c'est un
visuel qui est mis sur les abribus, puis tout ça?
M. Poëti : C'est négligeable,
et, non, ça va faire
partie du travail...
Ouellet : Donc,
est-ce que j'entends bien qu'il n'y a aucune évaluation qui a été faite pour
évaluer les coûts de transition, de la part du ministère des Transports?
M. Poëti : Sur les collants
sur les trains, là, non.
Ouellet : Ce n'est
pas juste les collants sur les trains, c'est l'ensemble de l'affichage visuel.
M. Poëti : Bien, c'est certain que le comité de transition a
les budgets appropriés pour modifier les noms. C'est exact, c'est là. Exactement le coût pour changer
le nom de l'AMT sur les trains? Non, je ne l'ai pas actuellement, et je ne pense pas que ça ait
un impact sur le projet de loi.
Le Président (M. Reid) : Mme
la députée de Vachon.
Ouellet : Oui.
Donc, je comprends qu'il n'y a pas eu aucune évaluation... Parce que, quand on
dit «changement de nom», là, vous comprenez que ce n'est pas juste changer le
collant. Il y a de ça, mais c'est changer l'ensemble du visuel sur l'ensemble
des équipements. Vous les connaissez probablement mieux que moi, l'ensemble de la liste des équipements appartenant à l'AMT ou
appartenant aussi à d'autres, là, parce que... Je ne sais pas, si, dans 38, 39, 40, 41, il y a d'autres équipements que
ceux de l'AMT qui sont versés à l'autorité. Y a-tu des équipements qui
appartenaient aux CIT qui sont aussi versés à l'autorité?
Le Président (M. Reid) : M.
le ministre.
M. Poëti :
Bien, écoutez, il y a... Je peux comprendre, là, que peut-être la députée de
Vachon voudrait avoir toutes les
réponses de l'ensemble du projet de loi, mais, je suis d'accord avec elle,
c'est un projet de loi qui est quand même assez volumineux. C'est juste,
je dirais, de pouvoir répondre à vos questions à la bonne place.
Si on était à
la
section du comité de transition, vous verriez le montant d'argent des gens
qui sont là pour gérer l'ensemble de
la transition, qui pourraient dire de changer le nom. Mais il n'y a rien qui va
obliger d'enlever le nom AMT sur le
train non plus. Le comité de transition — et je fais des hypothèses — pourrait décider que… jusqu'au
changement du véhicule, de ne pas l'enlever et donner exactement le même
service.
Alors, pour nous, ce n'est pas une
question d'image, ce n'est pas une question de redorer le blason d'un
organisme dans un sens ou dans l'autre,
c'est d'utiliser — et vous
l'avez suggéré tantôt — de la meilleure façon possible l'argent des contribuables
pour augmenter le service. Le fait d'avoir le nom sur le train… Puis c'est
possible que, jusqu'à la fin, ça reste, ça sera la décision du comité de
transition. Il pourrait ne pas changer le collant d'AMT aux endroits où il est actuellement — et ça
pourrait très bien fonctionner — jusqu'au changement de la locomotive,
jusqu'au changement de l'abribus, jusqu'au changement, évidemment, nécessaire,
lorsque ce sera… Ça m'apparaît vraiment négligeable.
Le Président (M.
Reid) : Merci. Est-ce que j'ai une autre intervention, Mme la
députée de Vachon?
Ouellet : Oui, juste pour conclure sur ce volet-là. Donc, il
n'y a pas eu d'évaluation... vous n'avez pas une évaluation de…
M. Poëti :
…écoutez, moi, vous pouvez me le demander sept fois, là…
Ouellet :
Mais c'est non.
M. Poëti :
…je vais répondre sept fois la même chose, c'est...
Ouellet :
Parfait.
M. Poëti :
Non, non! Non, non, laissez-moi terminer, là. C'est le comité de transition qui
va prendre cette décision-là et c'est le
comité de transition qui pourrait décider de ne pas les changer ou de les
changer, à quel coût ou sans coût,
avec du gros papier, du petit papier, fluorescent, pas fluorescent, à un coût
très faible ou très dispendieux, lumineux, pas lumineux. Ça, c'est le comité de transition qui va le décider. C'est
un peu difficile de vous donner l'évaluation quand la décision de la façon dont ceci va se prendre n'est
pas prise. Et, à ce stade-ci, ça m'apparaît vraiment négligeable d'avoir
cette inquiétude-là. Honnêtement, vous me surprenez.
Le Président (M.
Reid) : Merci, M. le ministre. Est-ce qu'il y a encore des
interventions?
Ouellet :
Oui. Sur le deuxième paragraphe de l'article 1, de l'article 1 de
l'article 3, quand on dit : «L'autorité peut choisir, pour se
désigner, d'utiliser un autre nom...» Un acronyme, on comprend, mais un autre
nom? Quelle était l'intention que l'ARTM utilise un autre nom?
M. Poëti :
Bien, parce qu'à l'intérieur du projet de loi, à travers le temps... C'est pour
des raisons qu'ils jugeraient nécessaires de pouvoir changer de nom, on le
prévoit dans le projet de loi, c'est tout.
Le Président (M.
Reid) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'article 1?
L'article 1 est-il adopté?
Le Président (M.
Reid) : Alors, M. le ministre, nous en sommes à
l'article 2.
Poëti : «2. Les biens de l'autorité font
partie du domaine
municipal, mais l'exécution de ses obligations peut être poursuivie sur
ces biens.
«L'autorité n'engage
qu'elle-même lorsqu'elle agit en son nom.»
commentaires :
L'article 2 de cette loi précise que l'autorité
possède son propre patrimoine et que les biens le composant sont susceptibles d'exécution. Cette
disposition est semblable à celle que l'on retrouve dans la loi
constitutive d'autres organismes publics.
Le Président (M. Reid) : Merci, M. le ministre. Y a-t-il des
interventions sur l'article 2? Mme la députée de Vachon.
Ouellet : Oui. J'aimerais qu'on m'explique «les biens de
l'autorité font
partie du domaine municipal». Je comprends que, dans l'agence, c'était : «Ses biens font
partie du
domaine de l'État», c'était le gouvernement du Québec, mais, dans ce
cas-ci, «font
partie du domaine municipal», comme il y a plusieurs
municipalités touchées, comment ça, ça s'applique?
Le Président (M.
Reid) : M. le ministre.
M. Poëti :
Je vais laisser Mme Bacon répondre. C'est la CMM.
Le Président (M.
Reid) : Mme Bacon.
Bacon (Nathalie) : Oui, M. le Président. Alors, domaine municipal,
c'est le domaine public également. Alors,
tout comme le domaine de l'État est le domaine public, le domaine municipal est
un fr