House Proceedings — 28 March 2023 (43rd Legislature, 1st Session)

2023-03-28

Quebec — Debates (Hansard)

House Proceedings — 28 March 2023 (43rd Legislature, 1st Session)

2023-03-28

Quebec — Debates (Hansard)

Vice-Président (M. Lévesque) : Bon mardi matin, chers collègues. Nous allons nous

recueillir quelques instants.

Je vous remercie. Je vous demande de prendre place.

Aux affaires

prioritaires, à l'article 1 du feuilleton, l'Assemblée reprend le débat

ajourné le 23 mars 2023 sur la motion

de M. le ministre des Finances proposant que l'Assemblée approuve la politique

budgétaire du gouvernement ainsi que

sur les motions formulant un grief présenté par M. le député de

Marguerite-Bourgeoys, M. le député de Maurice-Richard, M. le chef de

l'opposition officielle, M. le député de Jean-Lesage et Mme la députée des

Mille-Îles.

Avant de

céder la parole au prochain intervenant, je vous informe qu'il y a

5 h 5 min 23 s d'écoulées à la première étape du débat. La répartition du temps de parole

restant est la suivante : 4 h 50 min 35 s au

groupe parlementaire formant le

gouvernement, 1 h 41 min 20 s au groupe parlementaire

formant l'opposition officielle, 1 h 37 min 18 s au

deuxième groupe d'opposition et 15 min 24 s au troisième

groupe d'opposition.

Alors, le prochain intervenant sera M. le

ministre de la Sécurité publique. M. le ministre, la parole est à vous.

Bonnardel : Merci, M. le Président.

Très heureux d'intervenir, ce matin, sur le cinquième budget de notre collègue

ministre des Finances, le député de Groulx,

un budget qui répond, en grande majorité, aux aspirations des Québécois, qui

répond à mes aspirations comme ministre de

la Sécurité publique, des sommes importantes qui ont été annoncées dans le

dernier budget pour la sécurité, on parle de

220 millions de dollars sur six ans. J'y reviendrai un peu plus tard,

sur les différents points. J'ai mis

six points, les plus importants : l'École nationale de police du Québec,

la violence armée, nécessairement, et

les besoins qui viennent avec ça, les centres de détention, la protection et

sécurité de ces centres de détention, le p.l. n° 14,

que j'ai déposé voilà quelques jours déjà,

le 9-1-1 prochaine génération que j'ai annoncé hier à Sherbrooke, les pompiers

volontaires.

nécessairement, quand je parle d'aspirations des Québécois, bien, vous

comprendrez que les mesures les plus fortes

qui me viennent en tête, c'est le fardeau fiscal des Québécois. Quand on

regarde le fardeau fiscal des Québécois... J'ai été assis l'autre côté pendant beaucoup d'années, d'innombrables années,

en disant et en répétant maintes et maintes fois que le fardeau fiscal des Québécois était trop important, que nous

étions les plus taxés en Amérique du Nord. Donc, vous comprendrez que me réjouir aujourd'hui pour

4,6 millions de Québécois qui voient leur fardeau fiscal baisser, baisser

de façon quand même assez importante,

que ce soit par des sommes ponctuelles qui ont été versées pendant la pandémie,

des sommes de 500, 400, 600 dollars, mais qu'aujourd'hui on leur

dise que cette baisse d'impôt sera récurrente dans les prochaines années et que ces sommes, qui peuvent varier de 200 $

à 814 $ pour une personne seule, nécessairement, en couple, vous pourriez recevoir jusqu'à

1 627 $, bien, je pense que c'est important de leur dire aujourd'hui

que ces sommes, dans une certaine

mesure, vous sont dues. Vous payez beaucoup d'impôt, les services doivent

suivre. Et aujourd'hui c'est un signal important qu'on envoie à ces personnes

en leur disant : Bien, le fardeau fiscal des Québécois reste quand

même encore très, très élevé, mais c'est une

petite aide, une petite aide importante qu'on va leur donner à partir de

maintenant, pour être capable de

répondre, dans une certaine mesure, à cette période quand même assez

compliquée, cette période inflationniste que le Québec vit, qu'on vit, qu'on va peut-être avoir encore quelques

mois, mais qui va nécessairement revenir à la normale dans les

prochaines semaines, sinon les prochains mois.

Des investissements importants du côté de la

santé et du côté de l'éducation, et je ne peux pas m'empêcher de penser... de vous dire jusqu'à quel point je suis

fier de voir les sommes qui seront investies en santé. On parle de

5,6 milliards dans les

prochaines années. Du côté des aînés, c'est 2 milliards, aussi, qui seront

investis. On parle d'augmentation aussi pour les organismes communautaires. Quand on regarde dans les cinq

dernières années, c'est des augmentations qui frôlent les 60 % dans les cinq dernières années, pour

épauler nos organismes qui sont en première ligne plus souvent qu'autrement

et qui ont besoin, nécessairement, d'aide.

Ça veut dire

quoi? Bien, au-delà des sommes investies en santé, en éducation, il y a aussi,

de l'autre côté, même si on abaisse le fardeau fiscal, on est capable de donner

des dépenses. Quand je dis «donner des dépenses», ce n'est pas le bon mot, c'est d'être capable de soutenir les

principaux postes budgétaires que sont la santé, que sont l'éducation,

l'enseignement supérieur, que sont

les familles. Ça veut dire quoi? Bien, ce sont des pourcentages qui vont entre

5 % et 7,5 % d'augmentation de dépenses, dans les prochaines années, pour être

capable de soutenir ces postes budgétaires qui sont extrêmement importants.

Vous n'êtes

pas sans le savoir, quand on parle d'enseignement supérieur ou d'éducation,

bien, on parle de nouvelles écoles. On en a obtenu quelques-unes à

Granby. On parle de besoins importants pour les écoles secondaires, une école

secondaire en particulier, pour ceux qui nous écoutent à Sherbrooke, on sait

que le ministre de l'Éducation va étudier, dans la

prochaine année, des besoins... les besoins ou l'entretien de certaines écoles

secondaires, pour ne pas nommer Mitchell-Montcalm, à Sherbrooke. Donc, je peux

dire aux gens qui nous écoutent qu'on suit le dossier de près avec le ministère de l'Éducation pour être capable de vous

obtenir des nouvelles écoles... une nouvelle école secondaire dans les prochaines années. Je le disais donc, à Granby on

a eu nos nouvelles écoles dans les deux dernières années, elles sont en train d'être terminées, qui seront... qui pourront

recevoir les étudiants pour la rentrée 2023‑2024. Donc, on est très

heureux de ça.

Puis tout ça

aussi dans un contexte où le gouvernement, et le premier ministre en tête, a pu

donner des outils importants, en

termes de Plan québécois des

infrastructures, donc notre feuille

de route, notre PQI sur 10 ans, qui est passé, quand je suis arrivé, de 100 milliards à

150 milliards aujourd'hui. Sans ces sommes importantes, bien, ce serait

impossible de soutenir notre réseau

routier, ce serait impossible de soutenir notre réseau de garderies, notre

enseignement supérieur, nos universités, nos cégeps et nos écoles. Donc, on peut se réjouir aujourd'hui de voir

l'augmentation importante du PQI sur les cinq dernières années.

Je reviens,

madame... M. le Président, à nos dossiers du côté de la Sécurité publique,

parce qu'il me reste déjà peu de

temps. Je veux vous parler de l'école nationale de la police, l'école nationale

de la police qui va recevoir une somme de 70 millions de dollars à partir de cette année pour être capable de

soutenir l'école, à savoir que, présentement, l'école forme à peu près 650 policiers

annuellement. Alors, M. le Président, on va amener ça à

1 000 policiers dans les prochaines années.

Les besoins sont immenses du côté des services de police. La rétention aussi

doit être importante, mais, à quelque part,

la pénurie de main-d'oeuvre frappe aussi ce secteur. Donc, pour moi, c'est un

signal important qu'on veut envoyer, autant

à Montréal, qui a le plus grand service de police au Québec, qu'aux autres

services, qu'on soit à Laval, Longueuil, Sûreté du Québec, donc, d'être

capable de former plus de policiers, et que ces aspirants puissent s'assurer,

lorsqu'ils commencent leurs études au cégep,

bien, qu'ils puissent obtenir un poste de policier, policière, là, dans les

différents postes, partout sur le territoire québécois. Premier point,

donc : 70 millions pour l'École nationale de police et ses

infrastructures.

Deuxième point : violence armée.

Malheureusement... Puis je prends quelques secondes, M. le Président, pour

m'adresser à la famille de la sergente Maureen Breau, qui a perdu la vie hier

en service après 20 ans de service. Je leur envoie et je vous envoie, à la famille, aux proches, toutes mes pensées,

mes sympathies les plus sincères. Nos policiers font un travail qui n'est pas facile, pas facile. Ces

hommes et ces femmes méritent tout notre respect. Et, si vous avez l'occasion aujourd'hui

de voir un policier, dites-leur merci.

La violence armée, M. le Président, c'est un

combat de tous les instants, tous les instants. Depuis 2021, c'est 480 millions de dollars qui ont été investis

pour être capable de soutenir nos corps de police, pour sécuriser nos rues.

Montréal a reçu une... a eu une

annonce extrêmement importante voilà à peine un an déjà. Pour 225 nouveaux

policiers, 25 travailleurs sociaux,

250 millions de ces sommes seront desservis seulement pour Montréal,

Montréal. Donc, on veut obtenir et on va obtenir 225 nouveaux

policiers qui vont être dictés spécifiquement à la violence, à la violence

armée.

J'ai aussi,

malheureusement... heureusement, eu des rencontres avec le Service de police de

Laval, son directeur M. Brochet,

qui, lui aussi, m'a fait valoir jusqu'à quel point la violence armée frappait

aussi certaines portions de Laval. Donc,

dans ce budget, ce sont des sommes additionnelles de 50 millions de

dollars qui seront... qui sont disponibles pour les différents corps de police, spécifiquement pour le service de Laval

aussi, pour être capable de les soutenir. On fera une annonce, dans les prochaines semaines, pour être

capable de mieux expliquer ces... comment ces sommes seront dépensées et comment elles seront disponibles pour les

différents corps de police. Donc, 50 millions de dollars pour les cinq

prochaines années.

Du côté...

Troisième point : centres de détention. J'ai visité quelques centres de

détention dans les dernières semaines, que

ce soit Bordeaux, que ce soit Sorel, que ce soit Leclerc, et j'ai vu jusqu'à

quel point certains centres ont besoin d'amour, ont besoin d'être mieux

protégés. Malheureusement, on voit jusqu'à quel point certains criminels

utilisent encore, avec des drones...

des drones, utilisent des drones pour être capables de faire entrer des objets

interdits ou autres drogues, et autres, là, dans les différentes prisons; donc,

des équipements technologiques importants pour être capable de mieux protéger

nos établissements de détention partout sur

le territoire, des équipements de sécurité, un peu comme on le voit dans tous

nos aéroports canadiens ou ailleurs

dans le monde. Donc, les prisons vont recevoir... les centres de détention vont

recevoir des sommes, sur cinq ans, de

36 millions de dollars. Je crois, personnellement et humblement, que ce

sont les plus importantes sommes

dédiées aux centres de détention partout sur le territoire québécois qui seront

investies depuis des années. Donc, on est très, très, très heureux de

Du côté du

projet de loi n° 14, que j'ai déposé voilà quelques semaines, je ne

pouvais pas annoncer les sommes qui étaient

dédiées parce que le privilège parlementaire qui appartenait au ministre des Finances... Donc, c'est 8,5 millions de dollars sur cinq ans que nous pourrons utiliser

pour faire avancer, donc, autant la modernisation, prévention de la déontologie,

comme j'en ai déjà parlé, aider, surtout,

dans le projet de loi n° 14, pour ceux qui ne s'en souviennent pas, donner

des outils additionnels pour les personnes disparues. Pour moi, c'est le point,

un des points, sinon le point le plus important d'épauler nos policiers.

Malheureusement,

quand il y a des personnes disparues, les premières heures, les premières

minutes sont immensément importantes.

Donc, sur ordonnance d'un juge, M. le Président, nous pourrons obtenir des

informations sur le téléphone

cellulaire, géolocalisation, textos, informations sur le Net que la personne

pourra avoir utilisé, infos bancaires, ou autres. Donc, c'est des outils

importants, puis je le souhaite, être capable de sauver des vies avec tout ça.

Les deux

derniers points rapidement, le 9-1-1 prochaine génération, j'ai annoncé, hier,

un 46 millions de dollars sur

une période de trois ans qui sera investi pour être capable d'amener tous les

centres d'appels à moderniser leurs centres d'appels pour qu'on soit capables de l'utiliser par texto et envoyer des

photos, envoyer des vidéos aux répartiteurs 9-1-1. Donc, on s'en va ailleurs complètement de ce qu'on

connaît des 9-1-1 aujourd'hui. Ça va bénéficier à 36 centres d'appels d'urgence dans les

prochaines années. Il y en a qui sont déjà avancés puis qui attendaient, donc,

le signal de départ que nous donnons à partir de la mi-avril. Donc,

d'ici la fin... d'ici mars 2025, tous les centres d'appels seront modernisés

avec le 9-1-1 prochaine génération.

Et je termine

rapidement en vous disant, les pompiers volontaires, je ne voulais pas les

oublier, c'est 6 500 pompiers volontaires qui vont bénéficier, donc,

d'un crédit d'impôt bonifié de 3 000 $ à 5 000 $ dès cette

année. Donc, ce sont des travailleurs importants pour sécuriser, encore

une fois, nos communautés. Alors, je leur dis merci.

Merci de votre attention.

Le Vice-Président

(M. Lévesque) : Merci beaucoup, M. le ministre de la Sécurité

publique. Je suis prêt à reconnaître la prochaine intervenante,

intervenant. Et ce sera à Mme la ministre de l'Enseignement supérieur. Mme la

ministre.

Mme Déry : Merci beaucoup, M. le

Président. Alors, je vais aller dans la même veine que mon collègue à la Sécurité publique et je vais surtout parler

d'enseignement supérieur, bien sûr. Je suis très, très heureuse de pouvoir

intervenir aujourd'hui dans le cadre

de ce débat sur le discours 2023‑2024 dévoilé par mon collègue le ministre des Finances le 21 mars dernier. On parle d'un

budget prudent, un budget responsable.

Depuis 2018,

notre gouvernement a investi de manière importante pour favoriser l'accès à l'enseignement

supérieur et la réussite des

étudiants. L'acquisition des connaissances et des compétences de la population

demeure au coeur de ses priorités afin de favoriser le développement

socioéconomique du Québec. Dans ce contexte, il y a des investissements additionnels de 717 millions de dollars

qui sont prévus pour 2027‑2028, d'ici 2027‑2028 pour, de un, soutenir financièrement les étudiants, deux, améliorer la diplomation en

enseignement supérieur, valoriser la culture de l'innovation en enseignement

supérieur, en plus de soutenir l'adoption d'avancées technologiques.

Il y a

différentes initiatives, M. le Président, qui ont été mises en place au cours

des dernières années pour soutenir financièrement

les étudiants, améliorer l'accès aux études supérieures. L'une d'elles, bien,

l'augmentation temporaire des frais de subsistance du Programme de prêts

et bourses devait prendre fin au terme de l'année 2022‑2023. Cependant,

l'augmentation du coût de la vie, notamment celle qui est liée au logement,

bien sûr, nécessite son maintien. Alors, le gouvernement

a rendu, donc, permanente la bonification des frais de subsistance considérés

dans le calcul des prêts et bourses aux études. C'est un montant qui

s'ajoute aux dépenses admises qui s'élèvent à 96 $ par mois pour les

étudiants qui résident chez leurs parents et 205 $ par mois pour les

étudiants qui ne résident pas chez leurs parents. Donc, c'est une reconduction qui représente un soutien financier

additionnel de 350 millions de dollars sur cinq ans au bénéfice

d'environ 80 000 étudiants.

Je vous le dis, ça a été très, très bien accueilli, très bien reçu. Les

étudiants attendaient justement à ce qu'on pérennise, à ce qu'on vienne

pérenniser cette mesure avec le coût de la vie actuelle. Donc, c'est ce que nous

faisons maintenant dans ce budget.

L'amélioration

de la diplomation aux études supérieures s'avère indispensable pour répondre

aux besoins actuels et futurs du

marché du travail au Québec. Ainsi, le gouvernement poursuit ses efforts pour

accroître le taux de diplomation des étudiants en facilitant les

parcours scolaires par la reconnaissance des apprentissages antérieurs, en

favorisant la régionalisation de l'enseignement supérieur, en attirant plus

d'étudiants internationaux et en dotant les établissements d'enseignement d'espaces supplémentaires. Alors,

dans le cadre du budget 2023‑2024 des investissements de 275 millions de

dollars sont prévus d'ici 2027‑2028 pour accroître le taux de diplomation en

enseignement supérieur.

gouvernement souhaite aussi améliorer la reconnaissance des acquis et des

compétences, développer les systèmes de

gestion et valoriser les acquis extrascolaires des étudiants. La reconnaissance

des acquis et des compétences des étudiants permet justement d'accélérer le parcours scolaire tout en tenant compte

des particularités de leur cheminement et de leurs besoins. Le plus souvent, ça permet de réduire la

durée des études et d'obtenir plus rapidement un diplôme collégial ou universitaire. Dans le cadre du budget 2023‑2024,

des investissements de 36,5 millions de dollars sont prévus d'ici 2027‑2028 pour améliorer la reconnaissance

des acquis et des compétences au collégial ainsi qu'à l'université.

Pour

favoriser la réussite et la maîtrise du français, le gouvernement souhaite développer

des services de soutien à l'apprentissage du français dans les

établissements collégiaux anglophones ou offrant de la formation en anglais.

Les étudiants maîtriseront ainsi davantage la langue officielle du Québec.

Par ailleurs,

il y a des investissements qui sont prévus pour les universités qui sont dotées

d'une faculté des sciences de

l'éducation afin qu'elles puissent mieux soutenir dès l'entrée au bac les

étudiants qui rencontrent des difficultés en français. Dans le cadre du budget 2023‑2024,

le gouvernement prévoit des investissements de 15,5 millions de dollars

sur cinq ans pour favoriser la réussite et la maîtrise du français aux

études supérieures.

Dans le but

d'offrir un niveau adéquat de soins et services en santé à la population, le

gouvernement souhaite recruter et

former 660 nouveaux étudiants en médecine d'ici 2026. Les besoins de la

population québécoise en matière de services de santé, bien sûr, sont en

croissance, notamment en raison du vieillissement de la population et de la

prévalence des maladies chroniques. Pour y arriver, le gouvernement s'engage à

augmenter significativement la taille des cohortes en médecine et ainsi accroître le contingent d'étudiants dans les quatre

facultés de médecine au Québec. Ces augmentations historiques

nécessitent des investissements importants tant en matière d'infrastructures

qu'en matière de ressources professionnelles.

Ainsi, 33,6 millions de dollars sont prévus en 2022‑2023

pour permettre aux quatre facultés de médecine d'augmenter la taille de

leurs cohortes dans les prochaines années.

Dans le but

de combler les besoins d'espace les plus pressants des établissements

d'enseignement, le gouvernement a

misé sur des locations immobilières à

titre de solution temporaire dans le

cadre du budget 2022‑2023. Le soutien financier est bonifié pour permettre aux établissements

d'enseignement supérieur de conclure des baux de location. Ça va permettre d'ajouter à brève

échéance des espaces requis pour donner un plus grand accès à la formation. Par

conséquent, ces établissements pourront augmenter le nombre d'étudiants,

notamment dans les programmes ciblés par l'Opération main-d'oeuvre et dans les facultés de médecine. Des investissements

de 100 millions de dollars d'ici 2027‑2028 sont prévus à cet

effet dans le cadre du présent budget.

gouvernement souhaite accueillir davantage d'étudiants internationaux dans les

programmes d'études en français par

l'octroi d'exemptions des droits de scolarité supplémentaires, qui permettront

aux étudiants internationaux sélectionnés par les établissements d'enseignement supérieur d'acquitter les mêmes

frais que les étudiants québécois. Ces exemptions sont un excellent facteur d'attraction pour les

établissements d'enseignement supérieur et permettent au Québec de recruter

plus d'étudiants francophones et francotropes dans les bassins internationaux.

Une fois diplômés, ces bénéficiaires pourront contribuer à l'enrichissement de toutes les régions du Québec en s'y

établissant de manière permanente. Dans le cadre du budget, le gouvernement prévoit des investissements

de 70 millions de dollars sur cinq ans pour accueillir davantage

d'étudiants internationaux dans les programmes d'études en français.

La régionalisation de l'enseignement supérieur

favorise l'accessibilité aux études, permet de contribuer à contrer la pénurie de main-d'oeuvre dans les milieux

éloignés des grands centres. Cette initiative vise, entre autres, à soutenir

des projets inédits qui s'appuient

sur la mobilisation des acteurs locaux et régionaux et à rehausser la formation

collégiale et universitaire, notamment dans la région de la Côte-Nord.

plus, le gouvernement poursuit le développement des pôles en enseignement

supérieur de manière à susciter la concertation

et le partage des ressources entre les établissements d'enseignement et leurs

partenaires régionaux issus du marché

du travail ou de l'administration publique. Le budget prévoit des

investissements de 20 millions de dollars d'ici 2027‑2028 pour

rehausser la formation et les services en enseignement supérieur dans les

régions.

établissements doivent s'adapter de manière continue aux différentes avancées

technologiques pour préserver la qualité

des formations et des services qu'ils offrent aux étudiants. La consolidation

des ressources informationnelles des établissements

d'enseignement par le biais de la migration vers l'infonuagique génère

évidemment des gains d'efficacité pour ces derniers.

gouvernement continue de valoriser la culture d'innovation, la recherche

également, en bonifiant les mesures de

soutien et en créant de nouvelles chaires de recherche en études québécoises.

C'est pourquoi, dans le cadre du budget, des investissements de

91 millions de dollars sont prévus d'ici 2027‑2028 pour valoriser la

culture de l'innovation en enseignement supérieur et pour soutenir l'avancée,

justement... l'adoption d'avancées technologiques, dis-je.

Enfin, M. le

Président, comme vous pouvez le constater, notre gouvernement a posé des gestes

forts, des gestes concrets pour améliorer l'accessibilité

aux études supérieures, favoriser la persévérance, la réussite, renforcer la

maîtrise du français et répondre,

comme je le mentionnais, aux besoins de main-d'oeuvre et finalement valoriser

la culture de l'innovation et de la recherche.

travail, évidemment, n'est pas terminé. Les Québécois pourront compter sur moi,

sur nous pour que nos institutions d'enseignement

soient à la hauteur de leurs aspirations et s'adaptent à l'évolution constante

du contexte économique et social. Comme on l'a dit à plusieurs reprises, comme

le premier ministre l'a répété également, l'éducation, l'enseignement supérieur

est une grande priorité du gouvernement, et on est là, on est au rendez-vous,

on a des mesures concrètes pour assister non seulement les étudiants, pour soutenir des étudiants, pour

soutenir des établissements, les établissements collégiaux, les établissements d'enseignement supérieur, les établissements

universitaires. Je pense que ce budget a déjà été bien accueilli par le réseau

et je compte évidemment poursuivre tout le travail à ce niveau-là.

Alors, je vous remercie, M. le Président.

Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci beaucoup, Mme la ministre de l'Enseignement

supérieur. Je cède la parole, maintenant, à Mme la députée de La Pinière.

Mme Caron :

Merci beaucoup, M. le Président. Alors, comme porte-parole de l'opposition

officielle pour les aînés, pour les proches aidants et en matière de soins à

domicile, vous comprendrez que ma réplique portera principalement sur

ces sujets.

Mais,

avant de commencer, je veux, bien entendu, offrir toutes mes condoléances à la

famille de la policière qui est décédée de manière tragique hier. C'est

vraiment, vraiment épouvantable. Et puis toutes nos pensées sont avec vous.

Alors,

d'abord, je veux saluer les investissements en pédiatrie sociale. C'est une

cause qui me tient à coeur. C'est une

cause que je soutiens personnellement et également par le soutien à l'action

bénévole. Et ce pour quoi je plaide aujourd'hui, en fait, c'est le déploiement de la gériatrie sociale, partout au

Québec, de manière pérenne et de manière importante. Il existe déjà des projets pilotes en gériatrie sociale

depuis trois ans qui fonctionnent très bien, qui sont structurants, qui misent

sur les forces vives, qui sont déjà

dans le milieu des personnes aînées, qui voient les personnes aînées au

quotidien et qui peuvent être mises à

contribution pour s'assurer qu'elles vont bien, pour leur donner des services,

pour signaler quand elles ont besoin de

soins ou d'aide. Alors, la gériatrie sociale serait vraiment un modèle qu'on

pourrait implanter partout au Québec si les investissements y étaient mis. C'est aussi un modèle qui s'inscrit dans

l'approche d'une communauté aidante et dans l'approche de décentralisation des

services comme le souhaite le gouvernement. Et, selon les calculs de la

Fondation AGES, si chacun des intervenants en gériatrie sociale réussissait,

par son travail, à éviter deux chutes par année... pour les deux

hospitalisations par année,

pardonnez-moi, qui sont causées par des chutes, eh bien, les investissements

seraient à coût nul pour le gouvernement. Alors, ce serait vraiment bien de pouvoir investir dans la gériatrie

sociale. Et puis, s'il le faut, un autre projet pilote dans les mois qui viennent pour convaincre le

gouvernement du bien-fondé de cette approche, je suis prête à mobiliser les

troupes dans le comté de La Pinière pour en implanter un.

23 cliniques d'accès à la

première ligne supplémentaire, lit-on dans le plan budgétaire, en page 10,

alors, c'est une bonne nouvelle, mais

ces cliniques s'adressent aux usagers qui sont réorientés par le guichet

d'accès à la première ligne à partir

de l'urgence ou bien à partir de la ligne Info‑Santé 8‑1‑1. C'est ce qu'on

lit dans le plan budgétaire. Maintenant, est-ce à dire que chaque usager, chaque citoyen qui aurait

besoin de soins qui peuvent être offerts dans une telle clinique ne pourrait

pas s'y rendre? Alors, c'est une précision

qu'il serait important d'avoir, parce que plusieurs citoyens n'ont pas de

médecin de famille et ne voudraient

pas aller engorger l'urgence. Alors, ce serait bien que ces cliniques soient

accessibles à tous, et ce serait donc

à préciser. Et aussi, bien entendu, quels critères guideront le choix des

municipalités ou des comtés où seront établies les 23 cliniques

supplémentaires? C'est une information fort importante à connaître.

page D.10... D.15, pardon, du plan budgétaire, on voit que le vaccin

contre le zona sera offert gratuitement et qu'on prévoit vacciner 800 000 personnes dans les... sur cinq

ans. C'est aussi une bonne nouvelle. Ma question au gouvernement,

c'est : Est-ce que toutes les personnes de 50 ans et plus qui n'ont

pas d'assurances vont être admissibles à

recevoir ce vaccin, un vaccin, soit dit en passant, qui peut vraiment épargner

des souffrances atroces aux personnes qui développent le zona? Pour avoir des personnes dans mon entourage qui en

ont souffert, je peux dire que, si les personnes avaient eu le vaccin,

elles auraient vraiment... elles en auraient vraiment bénéficié.

Alors,

est-ce qu'une campagne promotionnelle est prévue pour montrer les bienfaits de

ce vaccin? Est-ce qu'une tournée des

résidences, des milieux de vie des personnes aînées, est également prévue pour

pouvoir déployer l'administration du

vaccin? Est-ce que des directives aux professionnels dans le réseau ou aux

médecins de famille seront transmises pour les encourager systématiquement à recommander le vaccin aux personnes de

50 ans et plus et à leur en faire connaître les avantages? Ce

serait une bonne façon de mettre en oeuvre cet investissement gouvernemental.

En matière de

services de soutien à domicile, alors que la CAQ ne jurait que par les maisons

des aînés il y a cinq ans, on constate que

sa pensée a évolué. En lisant, en page D.16 du plan budgétaire, que le

gouvernement souhaite que les aînés

puissent préserver leur autonomie et demeurer le plus longtemps dans leur

domicile, et j'en suis, le gouvernement reconnaît que les défis persistent quant à l'accessibilité des services

et que 18 918 personnes étaient toujours en attente d'un premier service de soutien à domicile au

31 décembre 2022. Or, la somme de 963,5 millions de dollars sur

cinq ans qui est prévue au budget...

malgré cette somme, on prévoit que 9 000 personnes seront encore en

attente d'un premier soin ou service à domicile en 2028, donc, au terme

des cinq années d'investissement.

Le Réseau FADOQ

souligne à cet effet que le financement des soins à domicile de longue durée

pour les aînés au Québec se situe bien en

deçà de la moyenne de 1,7 % du produit intérieur brut constatée parmi les

pays de l'OCDE. De plus, les équipes de soins intensifs à domicile,

qu'on appelle communément les SIAD, celles qui priorisent, donc, les personnes en lourde perte de mobilité et en fin de

vie, sont complètement absentes du budget. Alors que l'accès aux soins palliatifs est discutable au Québec, des

investissements afin de déployer ces équipes auraient été bien avisés, encore

une fois, selon la FADOQ. Et

j'ajouterais que l'aide médicale à mourir ne peut pas être la solution de

rechange au manque d'accès aux soins palliatifs. Il faut vraiment s'en

soucier.

parmi les quatre types de services de soutien à domicile, on retrouve, en

troisième lieu, les services aux personnes proches aidantes, par exemple, le

répit. Ma question au gouvernement est celle-ci : Allez-vous livrer sur le

financement des maisons Gilles-Carle, qui visent justement à offrir du

répit aux proches aidants? Même si le premier ministre se disait favorable aux maisons Gilles-Carle en campagne

électorale, celle de Boucherville a dû fermer faute de financement et celle

de... la Maison Gilles-Carle Évasion de Montréal crie famine depuis décembre

sujet des résidences privées pour aînés, les RPA, qui hébergent 7 % des 65

ans et plus au Québec, le gouvernement reconnaît

que des résidences continuent de fermer leurs portes du fait de l'augmentation

importante des coûts d'exploitation sous la pression inflationniste,

comme ceux qui sont associés à la main-d'oeuvre, aux assurances, à l'inflation

et à la certification. On sait aussi, par

les médias, que différents groupes de RPA ont eu des difficultés, soit des

déboires financiers ou d'autres où il

y a eu vente ou vente prévue des RPA pour conversion ou fermeture, et des

pressions qui sont exercées sur les

personnes aînées ou des conditions de vie impossibles, avec des fermetures de

salles communes, des travaux qui commencent, etc.

Et ma question pour

ce sujet qui m'interpelle beaucoup, c'est : Pourquoi les trois députés de

la CAQ qui siègent avec moi à la Commission

des relations avec les citoyens ont refusé catégoriquement et sans broncher le

mandat d'initiative que j'avais

proposé pour étudier la question des fermetures et des conversions de RPA et

pour trouver ensemble des solutions? Les

RPA vivent une crise existentielle, et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le

P.D.G. du Regroupement québécois des résidences pour aînés. La viabilité économique des RPA est en jeu, et ce qui

inquiète, c'est que les mesures qui avaient été mises en place durant la pandémie ont été reconduites, ce

qui est bien, mais ont été reconduites à très court terme seulement. Et ce qui

est inquiétant aussi, c'est que le gouvernement ajoute une somme de

94,7 millions pour permettre aux petites RPA qui le désirent de se convertir en ressources intermédiaires. Alors,

c'est un message plutôt pessimiste du gouvernement à l'égard du modèle

d'affaires des petites RPA. Quelle est la véritable intention du gouvernement à

l'égard des 1 496 RPA qu'il reste au Québec?

matière de conventionnement de CHSLD, en page D.25 du plan budgétaire, on

lit que «l'harmonisation de l'offre de

soins et services en CHSLD publics et privés est à l'origine du projet de

conventionnement des établissements privés». Si c'est le cas, comment se fait-il que le conventionnement soit négocié

à la pièce avec chaque établissement privé derrière des portes closes et que chacun se retrouve, au

bout du compte, avec des ratios différents? Où est-elle, l'harmonisation qui

est souhaitée et qui est censée être à l'origine du conventionnement?

page D.26 du plan budgétaire, on lit que «106 millions de dollars

afin de consolider les mesures pour favoriser le vieillissement actif des aînés en collaboration avec les acteurs du

milieu» a été prévu au budget. Ici encore, je me permets de dire qu'un subventionnement pérenne de la

gériatrie sociale qui travaille avec le milieu pourrait être très efficient et

très structurant à court, moyen et long terme.

matière de soutien aux proches aidants, on lit, en page D.26 du plan

budgétaire, que «21,2 millions de dollars sont prévus pour bonifier le soutien aux personnes proches aidantes». À

cet égard, il faudrait penser à soutenir les personnes proches aidantes

qui ne cohabitent pas avec leurs proches de 70 ans et plus et qui ont

besoin d'aide.

Je vous

soumets un cas porté à mon attention par une résidente de mon comté. Alors,

cette résidente a deux parents de 70 ans et plus, qui ont tous deux besoin

d'aide, qui vivent encore à domicile et qu'elle aide beaucoup. Or, comme

elle me l'a écrit éloquemment, puisqu'elle

ne réside pas avec ses parents, elle n'a pas droit au crédit d'impôt. Mais elle

dit : «Ce n'est pas parce qu'on

ne réside pas avec la personne qu'on aide qu'on n'encourt aucune perte

financière, la première étant la

baisse de salaire qui découle des absences répétées et nécessaires.» Et je me

permets de souligner que le crédit d'impôt pour aider une personne qui est atteinte d'une déficience grave, il est

offert, lui, aux proches aidants, même si le proche aidant ne réside pas avec la personne atteinte d'une

déficience grave. Alors, pourquoi on ne l'accorde pas aux personnes proches

aidantes d'aînés avec lesquels elles ne cohabitent pas?

Je suis aussi

très déçue du manque d'écoute du gouvernement à l'égard des

71 000 personnes invalides qui sont victimes de discrimination lorsqu'elles arrivent à l'âge de 60 ans.

Elles arrêtent, à ce moment-là, de recevoir des prestations d'invalidité et

sont obligées, à 60 ans, de commencer à retirer les prestations de la Régie des rentes du Québec. Elles sont obligées de le faire, mais on leur impose les mêmes pénalités que si

elles avaient choisi, à l'âge de 60 ans, de prendre une retraite plus tôt et de retirer à 60 ans les

prestations avec pénalité. Il s'agit de 18 % à 24 % de pénalité, et,

pour les personnes invalides, c'est

vraiment une perte importante de revenus, parce qu'en plus les dépenses qui

sont en lien avec leur état de santé

fragile continuent d'augmenter. S'il vous plaît, pouvons-nous cesser de

pénaliser ces personnes vulnérables et leur accorder le droit soit de commencer

à toucher les prestations à 62 ans sans pénalité ou continuer de les

obliger à les retirer à 60 ans,

mais ne pas leur imposer ces pénalités comme aux personnes qui choisissent de

le faire? Et j'ajoute ici que c'est la

commission des droits de la personne et de la jeunesse du Québec qui a reconnu

que cette pratique, qui existe depuis des années, était discriminatoire.

En matière de

prestations de décès, lors des consultations sur le régime de retraite du

Québec, plusieurs groupes sont venus

nous dire que 2 500 $ pour une prestation de décès, lorsqu'une

personne qui a cotisé au RRQ décède, ce n'était pas suffisant pour les

personnes à bas revenus. Même la Corporation des thanatologues nous a fait la

démonstration que 2 500 $ payait très, très peu pour un rite

funéraire. C'est décevant et c'est déconnecté de la réalité du coût de

l'organisation de funérailles, même de services très simples et limités.

En matière

d'habitation, la CAQ a rejeté du revers de la main notre proposition de

maintenir et de moderniser le programme

AccèsLogis pour aider les familles. Et le 8 mars dernier, durant le colloque de

la Journée internationale des droits

des femmes, qui a été organisé dans le comté de La Pinière par des

organismes communautaires de l'agglomération de Longueuil, deux femmes

engagées en habitation sont venues me dire : Nous, on est foutus, si

AccèsLogis n'est pas reconduit. La situation

est désespérante pour elles, pour les personnes qu'elles aident. Qu'est-ce que

je réponds aux femmes, aux personnes

qui sont engagées dans le logement social, aux personnes qui ont besoin

d'AccèsLogis? Qu'est-ce que je leur dis en retournant dans le comté?

En matière de

transport collectif — je

m'éloigne un tout petit peu des aînés, quoiqu'on souhaite que les aînés

puissent profiter, à partir de

65 ans, de transport collectif gratuit — bien, il y a des investissements qui sont faits depuis

plusieurs années et qui se poursuivent, en électrification du transport

collectif, pour l'acquisition d'autobus électriques. Bien entendu, personne ne

peut être contre ces investissements et cet objectif qui est louable pour

l'environnement. Mais, dans une rencontre

avec le Réseau de transport de Longueuil il y a quelques semaines, on me disait

qu'il faut aussi penser à tout ce qui

entoure l'exploitation des véhicules électriques. Ce n'est pas parce qu'on

acquiert plus de véhicules à l'essence et qu'on acquiert des véhicules

électriques uniquement qu'on peut les entretenir dans les mêmes garages que

pour les véhicules à essence. Donc, il faut

aussi des investissements dans les garages pour pouvoir faire l'entretien des

véhicules électriques, il faut des bornes, etc., et les investissements,

à ce compte-là, ne sont pas au rendez-vous.

conclusion, j'aimerais souligner l'importance de l'équité pour les aînés, de

l'équité pour les proches aidants, de l'équité pour les personnes

invalides.

Alors, pour

les aînés, j'aimerais qu'on puisse avoir une équité en assurant leur sécurité

alimentaire, notamment par le

financement des popotes roulantes et des banques alimentaires à la hauteur des

besoins dans ce contexte particulier qu'on vit, maintenant, d'inflation, en acceptant de nous pencher sur l'enjeu

de fermetures et conversions de RPA dans le contexte du manque d'offre de logements et de la crise

d'abordabilité du logement, en investissant de manière pérenne dans la gériatrie

sociale dans toutes les régions du Québec

afin de profiter des forces vives du milieu pour désengorger la première ligne

en santé et en prenant tous les moyens pour que les sommes dédiées au soutien à

domicile se traduisent effectivement par des services accessibles sur le

terrain avec des ressources pour les donner et non de voir ces sommes retourner

dans le milieu hospitalier.

L'équité pour

les proches aidants, bien, tout simplement en les rendant admissibles au crédit

d'impôt pour personnes aidantes, même si elles ne cohabitent pas avec

leurs proches aidés de 70 ans et plus.

Et, l'équité

pour les personnes invalides qui arrivent à l'âge de 60 ans, s'il vous

plaît, cessons de les obliger à retirer le RRQ à 60 ans ou bien annulons

les pénalités qui les frappent quand elles arrivent à 60 ans et qu'elles

retirent le RRQ.

Enfin, M. le Président, j'aimerais présenter la

motion de griefs suivante :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour avoir

présenté un budget qui continue de pénaliser les personnes invalides

âgées de 60 ans et plus dans leur prestation de la Régie des rentes du

Québec.»

Vice-Président (M. Lévesque) : Merci beaucoup, Mme la

députée de La Pinière. Votre motion

est déposée sous réserve de sa recevabilité.

Le prochain intervenant sera M. le député de

Blainville. La parole est à vous, monsieur.

M. Laframboise : Merci

beaucoup, M. le Président. Il me fait plaisir de prendre la parole ici, en

cette Chambre, évidemment, pour parler du dernier budget déposé par

notre gouvernement, par notre excellent ministre des Finances, Un Québec engagé . Puis je vais me permettre de faire un petit peu d'histoire, parce

qu'évidemment il y a le budget, mais il y a aussi, à l'intérieur du

budget, le Plan québécois d'infrastructures, puis ça, évidemment, ça ne peut

pas être plus d'actualité, en considérant

l'état de tout ce qu'on a comme édifices, structures publiques au Québec. Puis

je vous dis ça parce je vais faire un peu d'histoire, parce que, dans le Plan

québécois d'infrastructures, évidemment, on annonce que ce sera un

investissement record pour les 10 prochaines années, 150 milliards.

Il faut faire

un peu d'histoire parce que... J'ai juste sorti... puis des moteurs de

recherche, là, tu vas juste regarder ça, Plan québécois d'infrastructures...

J'ai commencé en 2013‑2023 parce que c'était le PQ qui était au pouvoir,

puis le budget d'infrastructures, en 2013‑2023,

était pour les 10 prochaines années, 92,3 milliards qu'ils avaient prévu

dépenser.

Il est arrivé

un changement de gouvernement. Donc, 2014‑2024, le Parti libéral avait déjà commencé un peu d'austérité, c'étaient 90,3 milliards qui

étaient investis dans le programme d'infrastructures. Puis on parle toujours,

là... Quand je parle du programme

québécois d'infrastructures, le 150 milliards, là, ça vaut la peine qu'on

prenne le temps de lire ce qui est...

dans quel secteur c'est dépensé parce qu'il y a des investissements en santé et

services sociaux. Vous avez tous des

hôpitaux dans vos secteurs, des équipements de santé, en éducation, en

enseignement supérieur — notre

ministre a fait une excellente

présentation, tantôt — le

réseau routier, le transport collectif, le transport maritime, aérien,

ferroviaire, les ressources

informationnelles, le développement du sport, le tourisme, activités

récréatives, les logements sociaux et communautaires,

les services de garde éducatifs à l'enfance et les autres secteurs. Donc, c'est

150 milliards pour être capable d'entretenir,

réparer, construire ce qu'on a besoin au Québec dans toutes ces sphères

d'activité. Puis on parle des infrastructures, et c'est ces investissements-là que les autres gouvernements avant nous

avaient comme impact à essayer de régler. Donc, évidemment, les libéraux, en 2014‑2024, 90,3 milliards, donc ils avaient déjà

réduit d'à peu près 2 milliards ce que le PQ avait mis dans son

programme... dans son Plan québécois d'infrastructures 2013‑2023.

En 2015‑2025, ils ont réduit encore à

88,4 milliards. Donc, évidemment, là on la sent, on commence à sentir l'austérité des libéraux, donc, toujours pour

entretenir tous ces équipements-là dans tous ces secteurs que je viens de vous

énumérer. En 2016‑2026,

88,7 milliards, on augmente de 300 millions. Donc, l'austérité est

encore là, puis on donne un petit peu

d'espoir. Donc, c'est ce que les libéraux ont essayé de faire. 2017‑2027,

91,1 milliards, donc 3 milliards... 2,5 milliards de plus, là, que ce qu'ils avaient donné l'année

auparavant. Et là arrive l'année électorale, 2018‑2028, évidemment, bon, ils ont donné un petit coup de barre,

100,4 milliards. Mais nous, depuis notre arrivée au pouvoir, en 2018, on

est rendus à 150 milliards.

Donc, on a augmenté de 50 % les investissements pour le maintien,

l'entretien et la construction de tous les équipements dans tous les secteurs que je vous ai énumérés, M. le

Président. Donc, c'est un effort, je vous dirais... ce n'est pas surhumain, mais, par rapport à ce qui s'est

passé avec les gouvernements, c'est un effort qui ne s'est jamais vu de toute

l'histoire du Québec, en cinq ans, augmenter

de 50 % les investissements en infrastructures. Et ça, évidemment,

aujourd'hui, il y a une motion de

blâme. On en aura, là, de tous les partis d'opposition, là, qui vont nous faire

des motions de blâme, mais j'espère qu'il y en aura un qui saura nous

remercier pour les investissements qu'on fait en infrastructures. Est-ce que c'est suffisant? On est tous là, tous les députés...

Moi, là, je suis président du caucus des députés, je peux vous dire que nos députés sur le terrain sont très au fait des

besoins qu'on a. Est-ce qu'on devrait avoir plus de sous? Bien sûr, mais faut

y aller selon les capacités de payer. Mais

augmenter de 50 %, dans l'espace de cinq ans, le budget d'infrastructures,

c'est tout un phénomène.

Pourquoi je vous explique ça? Parce que... Je

m'attarde à un point, on parle du logement. Évidemment, là, c'est d'actualité,

puis on entend plein d'acteurs de la société civile puis d'autres paliers de

gouvernement qui disent que... Puis je veux juste comprendre, parce que, dans

le Plan québécois d'infrastructures, j'ai un projet dans Blainville... Puis je vais vous expliquer ça parce que ça vaut la

peine que les gens puis, je vous dirais même, que les collègues des autres

partis écoutent la réalité terrain, là. J'espère qu'ils ont la même réalité que

nous, on a à la Coalition avenir

Québec. Moi, là, j'ai un

projet, à la page B.93 du Plan québécois d'infrastructures, puis je prends

la peine, parce que c'est... à la ligne 9, «Immeuble Habitations Rive Gauche, 85 logements, Blainville»,

puis c'est en planification pour la construction, évidemment, puis il n'y a pas

de chiffre dedans parce que c'est des investissements de 20 millions de

dollars et plus. Donc, ce n'est pas encore

en réalisation, c'est en planification. Mais je veux expliquer comment ça

fonctionne, pourquoi, là, tu sais, notre ministre, notre excellente

ministre de l'Habitation est en train de revoir le système.

Moi, j'ai

vécu ça puis je vous donne... je vous donne... Parce que, quand arrive un projet

de logements soit abordables... logement

social, logements abordables ou logements communautaires, il y a des acteurs

sur le terrain, puis, dans mon cas à moi,

le premier acteur, l'OBNL, elle s'appelle Habitations Rive Gauche, je prends la

peine, parce que c'est un OBNL de développement de logements abordables ou

communautaires sur le territoire de la MRC Thérèse-De-Blainville. Et tous les collègues, là, qui sont ici, auprès de moi,

là, puis, donc... Puis là je pourrais tous les nommer par circonscription, là,

je vais me garder une petite gêne,

mais ils sont tous là, puis je suis bien content de les voir, là, mais il reste

qu'ils vivent tous la même chose, là, ils en ont tous. Moi, ça s'appelle

Habitations Rive Gauche, mais, dans leurs circonscriptions, là, ils ont

des OBNL qui s'occupent de logement social.

Évidemment,

qu'est-ce que fait Habitations Rive Gauche? Habitations Rive Gauche, ça a vu le

jour, puis là je salue la présidente, Mme Danielle Bilodeau... Cet

organisme-là, ça fait quelques projets, c'est venu au monde en 2013, puis ils ont réalisé un

premier projet à Boisbriand, qui avait commencé en 2014, qui s'est terminé en

2021 — bon,

il n'est pas chez moi, là, ça fait que... — pour 48 unités. Ça a

pris tout ce temps-là pour réaliser les 48 unités.

Leur deuxième

projet, qui est celui qui me vise personnellement, il a commencé en 2016, bon,

il va se réaliser sur le territoire de Blainville. Et, à l'époque, il y

avait... le premier dépôt s'était fait à Boisbriand. Puis là, tu sais, je ne

vous expliquerai pas tous les détails, les dates, et tout ça, mais

évidemment ils veulent se porter acquéreurs d'un terrain, ils veulent mettre en

place le programme puis ils s'adjoignent un groupe de ressources techniques, un

GRT, là, qui les accompagne pour être capables de monter le projet. Puis,

finalement, bien, fait des offres d'achat, contre-offres d'achat, là. Les terrains, là, ce n'est pas donné, mettons,

là, quand tu veux venir à Blainville, puis c'est comme partout, les coûts

de terrain ont augmenté, puis c'est pour ça

que, l'an passé, on a augmenté les sommes disponibles, pour être capables

d'être plus à l'image des coûts qui

se réalisent. Donc, on est le premier gouvernement, parce que c'était gelé

depuis 2019... donc, nous, l'an

passé, on a augmenté, donc il y a plus de sous qui sont disponibles pour être

capables... Mais une des raisons, c'est que, bon, je fais... l'OBNL fait une offre, puis il y a une

contre-offre, puis finalement, bien, ça tombe parce que, bon, c'est trop

cher, puis ils ne sont pas capables. Après ça, bien, dans une deuxième phase,

en 2019, bien, ils contactent un promoteur puis ils disent au promoteur :

Bon, bien là, on va faire affaire avec toi, tu es-tu capable? Et là, bien, le promoteur... Il y a des règlements, hein? Puis là

je vais vous expliquer, parce que, oui, oui, j'ai mon OBNL, mais j'ai mon

groupe de ressources techniques qui, lui,

discute. Puis, pendant ce temps-là, moi, je ne suis pas là, là. Les députés,

là... Moi, là-dedans, là, je vais vous expliquer quand j'arrive dans le

portrait, mais depuis 2016 que le projet avance.

En 2019, bon,

nouveau promoteur, puis là le promoteur, bien, lui, oui, c'est correct, parce

que, là, leur objectif, c'est dire : Bien, plutôt que je bâtisse,

peut-être que, si c'était un promoteur qui me le bâtissait puis qui me le

remettait après, ce serait une

solution intéressante. Puis ça semble être un modèle qui est en train de

s'installer, bon, aucun problème avec ça. Et là, évidemment, le promoteur, lui, à cause des délais, de la

réglementation municipale, bien, évidemment, en 2020, il dit : Moi,

je n'y vais pas.

Là, il y a un nouveau promoteur qui entre dans

le dossier, puis c'est là que nous aussi, on entre dans le dossier, c'est-à-dire qu'on entend parler qu'il est pour

avoir... tu sais, en tout cas, c'était, à l'époque, un AccèsLogis qui voulait

être installé à Blainville, c'était

ça qui était l'objectif. Aujourd'hui, ça a changé. Puis je vais vous expliquer

pourquoi j'appuie la façon dont ma

ministre du Logement et de l'Habitation fonctionne, c'est que le nouveau

promoteur, bon, est intéressé, rencontre

l'OBNL... très actif en communauté, comme plusieurs de nos contracteurs, de nos

constructeurs, donc, ça s'appelle EMD-Bâtimo, Francis Charron puis Marc

Dubuc, là, les propriétaires, qui, en passant, ont reçu le prix d'excellence du

Best Residential High-Rise Development

Americas à Londres. Ça s'est fait au Savoy, là, l'hôtel Savoy, là, donc, ils

ont été... bon, c'est pour le 1111

Atwater, à Montréal, là, c'est un édifice qui a été primé à travers le monde,

là, par... Donc, ce n'est pas...

c'est des gens qui connaissent ça, puis ils ont décidé d'aider la communauté.

Bon, on est chanceux, on a un promoteur qui décide, lui : Bon, O.K., c'est correct, je vais essayer de

rentrer dans le budget... puis je vais parler avec les organismes, puis là, bien, ils parlent avec le GRT. Puis nous,

on entend, au bureau, à notre bureau... puis j'ai des adjoints qui sont sur le

terrain, comme tous mes collègues de la

Coalition avenir Québec, les adjoints sont sur le terrain, puis on se

dit : Bien, écoutez, là...

Puis, je vous

dirais, là, je ne sais pas ce que les autres... Parce que je vous donne mon

expérience, parce que nous, on n'a jamais été interpelés, là. On s'est

invités puis, à un moment donné, on a rencontré... Mon adjoint a rencontré

Habitations Rive Gauche pour dire : Est-ce qu'on peut vous aider? Mais il

a fallu qu'ils passent une résolution en septembre,

là, ça s'est passé, là, en septembre 2020, pour demander au bureau du député...

pour voir qu'est-ce qu'on peut faire, parce

que, dans le fond, là-dedans, c'est la SHQ qui fait... qui choisit les projets,

puis c'est très... c'est indépendant de la politique, là, ce n'est pas... tu sais, eux autres, ils ont des grilles

d'analyse, puis des ci, puis des ça. Pourquoi je vous dis ça? Parce que

leurs besoins étaient à 128 unités.

Et là,

évidemment, le promoteur a approché la ville — parce que, là, le promoteur, c'est le troisième

acteur, mais le quatrième acteur,

c'est la ville — pour

être capable de savoir si ce qu'il bâtit, ça va être conforme aux normes

municipales, parce que, pour avoir

128 unités, ça lui prend un cinq étages. Dans le secteur où il a des

terrains, ce n'est pas permis, les cinq étages, comprends-tu? Ça arrête

à quatre.

Donc, ça,

c'est ça, la réalité. Puis là j'entends les villes nous dire : C'est le

gouvernement... Puis là je resalue ma mairesse,

Liza Poulin, qui a fait un effort. Là, on réussit à s'entendre, mais il y a un

règlement municipal qui dit que ça ne dépasse

pas quatre étages et qu'en plus tu as besoin de deux stationnements par

appartement, on s'entend, là, sur le terrain. Donc, pourquoi? Parce qu'à

Blainville on ne veut pas de voitures dans les rues. Donc, on a deux

stationnements par appartement, et puis ça, pourquoi je vous dis ça? Parce que

c'est la réalité.

En Ontario, un petit aparté, ils ont réglé tout

ça, le gouvernement Ford a adopté une norme. À travers l'Ontario, quand c'est question de logements abordables et/ou

communautaires, la norme municipale doit être la même partout, donc il n'y a

pas une municipalité qui peut avoir une réglementation différente d'une autre,

ce qui n'est pas le cas au Québec, présentement.

Je ne sais pas où ma ministre s'en va, je dis ça en passant, je donne... parce

qu'évidemment mon propriétaire, Bâtimo,

qui a des immeubles qu'il construit partout au Canada, m'a dit : Regarde

les normes au Québec. En tout cas, tu sais, mettons qu'il m'a donné des munitions pour aller discuter avec la ville,

tu sais, pour dire : Pourquoi, à quelque part, on ne peut pas

réussir à s'entendre?

Mais, quand

ça ne respecte pas le règlement, ça prend une dérogation mineure. Vous savez

c'est quoi, M. le Président. Je le sais, que vous avez côtoyé tout ça. La

dérogation mineure, c'est une demande au comité consultatif en urbanisme,

puis là ils vérifient avec la population,

puis ça prend une acceptabilité sociale. La ville peut décider d'aller contre,

mais il y a quand même les consultations. Puis, dans ce cas-ci, les

voisins, tu sais, ils ne veulent pas de cinq étages puis ils veulent qu'ils respectent le deux... le stationnement de

deux par appartement. Donc, on doit discuter, et c'est ce qu'on a fait, nous,

par rapport à ça, c'est-à-dire que, d'abord, un, dire : Le GRT, il ne nous

avait jamais contactés. Quand l'organisme, l'OBNL a décidé de faire affaire avec nous, ils

nous ont demandé de voir avec le contracteur... parce que, là, à un moment

donné... parce que, juste leur deuxième

contracteur dans le dossier, en 2019, lui, là : Trop compliqué, trop de

trouble, je débarque, je ne veux rien

savoir. Puis c'est une réalité, là, tu sais, ceux qui ne veulent pas s'obstiner

avec la ville, puis les règlements, puis faire des dérogations mineures.

Par contre, dans ce cas-ci, EMD-Bâtimo a été

très conciliant. Il était en plein développement, il avait conservé une

partie de terrain pour ce dossier-là puis il

n'était pas, mettons, pressé. Et tant soit peu qu'un contracteur n'était pas

pressé... Vous savez, là, tant qu'il

n'a pas fini de bâtir, quand il ne reste rien que ce terrain-là, si tu ne te

décides pas, à un moment donné, il va

faire d'autres choses avec puis il va construire selon ses normes à lui, donc,

et évidemment, cette réalité-là, on l'a vue.

Donc, on est

dans le dossier, mais là la demande, elle est en train de se traiter, là,

auprès de la Société d'habitation du Québec, et là, encore une fois,

Blainville, il y a des critères. Donc, il y avait une demande de

128 AccèsLogis pour Blainville. Évidemment, le taux de richesse de la MRC

Thérèse-De Blainville, la cinquième où il y a le plus de revenus disponibles par habitant au Québec, fait que,

finalement, on ne cadrait pas pour 128, ça fait qu'on a autorisé, en 2021,

35 unités. Vous avez compris

qu'à Blainville le coût du terrain, 35 unités, ça ne fonctionnait pas du

tout, puis là c'était pour tomber. C'est là qu'on dit : Attendez, il y a

peut-être des nouveaux programmes qui vont arriver. Est arrivé le PHAQ, le

nouveau programme qu'on a mis en

place, qui là permet d'avoir, dans un même édifice, de l'AccèsLogis et du PHAQ

en même temps. Donc, c'est pour ça

que j'ai ici un 85 logements PHAQ qui est dans le PQI, qui se rajoute aux

35 unités, qui va faire qu'on va

avoir un édifice, si tout va bien, parce que c'est en planification... ça

devrait voir le jour, mais c'est... ça veut dire que c'est conforme, la

réglementation de la SHQ a été respectée.

Mais évidemment c'est un dédale administratif et

pour lequel le plus long a été de s'entendre avec la ville de Blainville. Puis, encore une fois, je salue les

conseillers, la mairesse, ils ont réussi, mais ça a pris plus d'un an avant

qu'on réussisse à obtenir la

dérogation mineure, qu'on réussisse à s'entendre avec un quatre étages. Puis là

on a réussi à réduire le nombre...

là, je ne sais pas c'est quoi, la norme exacte, je ne veux pas la dire, là,

mais c'est en bas de deux, mais on s'est entendus pour être capables de rentrer le projet, et les stationnements,

il y en aura des souterrains pour être capables d'atteindre l'objectif. Donc, qui a pris le coût

supplémentaire? C'est l'entrepreneur, c'est pour ça que je le salue, il a

accepté de réduire. Puis là, à la

fin, je lui demanderai s'il a fourni, là... mais, en tout cas, tu sais, bon,

c'est un legs à la communauté. Ce n'est pas annoncé encore, j'espère qu'on va faire... puis que tout va bien

aller, puis qu'on fera une belle conférence de presse, puis on les

remerciera en conséquence.

Mais ça,

c'est ça que vivent... Tu sais, quand on dit : Il y a des projets qui sont

dans les livres puis qui se ne réalisent pas... qui ne se réalisent pas, il y

en a plein comme ça, dans toutes nos villes puis dans toutes nos

circonscriptions, où il y a des dédales. Moi, ça a adonné que j'ai...

Depuis 2020, on est interpelés, mais la norme, ce n'est pas ça, là, tu sais,

dans la vraie vie, là, les bureaux de

députés ne sont pas interpelés par les organismes du milieu. J'encourage mes

collègues, qui le font, je le sais, à s'investir là-dedans, puis les autres

partis, là, ici, à l'Assemblée nationale, d'arrêter de défendre tout le monde,

là, puis de s'immiscer là-dedans, puis

d'essayer de régler les imbroglios entre les villes, puis les promoteurs, puis

les OBNL parce qu'il y a des problèmes.

Moi, quand

j'entends la mairesse de Montréal, pour lesquels elle a eu des terrains du

gouvernement du Québec, là, sur le

site de l'Hippodrome, aller en appel d'offres pour un PHAQ puis ne pas avoir

aucun entrepreneur qui réalise ça, bien, il y a comme un message là-dedans, là, tu sais, il y a sûrement quelque

chose que les entrepreneurs ont peur pour ne pas aller investir des PHAQ à Montréal. Donc, c'est sûr que, si les

municipalités du Québec passent leur temps à dire qu'on... tu sais, je

vais faire attention, là, il faut que je fasse attention, je vais prendre une

gorgée d'eau, tu sais, je vais y penser, je

vais tourner ma langue avant de dire trop de choses, mais il reste quand même

que c'est un signe. Donc, quand tu veux avoir du... Parce qu'évidemment le logement abordable... Puis il n'y a

rien qui empêche... Parce que, là, AccèsLogis n'est pas là, et tout ça,

mais on a le Supplément au loyer, là, il n'y a rien qui empêche, dans un

édifice qui est de logements PHAQ

abordables, que tu aies des programmes de soutien au logement, des PSL, là, il

n'y a aucun... Est-ce qu'on arrivera puis

on pourra dire : Bien, dans un édifice PHAQ, il y aura tant? Je ne suis

pas rendu là, là, puis je ne veux pas non plus intervenir dans le travail de mon excellente collègue à l'Habitation,

là, mais il y a du travail à faire. Ce n'est pas... L'AccèsLogis, là, oubliez ça, là. L'important, c'est que tu sois

capable, dans... Évidemment, on comprend que le logement abordable, c'est la

moyenne du coût du logement, mais, si tu peux intégrer, dans les édifices PHAQ,

des PSL, bien, c'est idéal. Ça fait qu'évidemment

on verra comment on réussira, mais ce n'est pas le fait de dire que ça prend

absolument des AccèsLogis, là... on a des programmes d'aide, au

Supplément au loyer.

Évidemment,

on me dit, sur le terrain, que, là, le propriétaire doit accepter quand tu as

un PSL, et tout ça. Puis ça, il faut

comprendre aussi, là, oui, il y a une

partie que le gouvernement paie au

propriétaire, mais il y a la

partie que le locataire doit payer, donc c'est normal qu'il y ait une

investigation de crédit. Puis là, si le propriétaire juge que le locataire ne

paiera jamais sa part... bien là, je

ne sais pas, moi, je ne suis pas dans la tête des entreprises privées, mais la

réalité est là, c'est qu'à quelque part, là, il faut être capable, là...

L'objectif, c'est... oui, c'est beau, puis c'est que le locataire paie son

loyer. S'il y a quelqu'un quelque part, ici, qui veut dire que, le locataire,

il ne faut plus qu'il paie le loyer, là, on a un méchant problème, là, tu sais, tout le monde ensemble,

comme société, là. On comprend qu'il y a des gens qui sont plus démunis, qui

ont plus de difficultés, c'est pour ça qu'on

donne du Supplément au loyer, mais la partie, là, qu'il faut

qu'il paie, là, si c'est sur 1 000 $... Tu sais, on donnait des

chiffres, jusqu'à 750 $ qui pouvait être payé par le gouvernement. Mais

son 250 $, il faut qu'il le paie, là,

tu sais. Il faut que tu te loges, au Québec, tu ne peux pas... Quelqu'un qui

dit qu'il veut se loger sans payer,

là... En tout cas, je n'en connais pas, là, qui viennent me voir pour me

dire : Moi, je veux me loger, je ne veux pas payer rien, là. Tu

sais, il n'y a pas personne qui vient me voir... Mais peut-être que, dans

certains coins de notre Québec, il y a des

gens qui pensent ça. Mais ça, c'est cette réalité-là avec laquelle on vit, M.

le Président. Et ça, pourquoi je vous dis ça? Parce que c'est important,

on est à remodeler tout ce secteur-là.

Moi,

j'étais porte-parole, avant qu'on devienne au gouvernement, des affaires

municipales, habitation, puis moi, je comprends très bien, là. Tu avais

le FRAPRU qui venait me voir pour me dire : Allez-vous, vous, promettre

des unités? Tu sais, il y en a déjà

15 000 en banque, là, ce qu'on n'a pas fini de faire, là. Puis là j'ai été

le premier à leur dire : Les libéraux sont en train de terminer les promesses des péquistes. Parce que tu ne

peux pas en construire plus vite, pour toutes les raisons que je vous ai données, là. Pour toutes sortes

d'imbroglios, de discussions, ça n'avance pas, puis là, à un moment donné,

tu arrives puis là tu te dis : À

quelque part, là, les libéraux ont promis, puis là nous autres, si on arrivait

au pouvoir... on n'était même pas capables, avec la vitesse à laquelle

ça allait, de livrer.

Donc, qu'est-ce

qu'on a fait? Simplement dire : Il y en a 15 000, unités en

banque, on va les terminer. Puis la plus belle décision qui n'a jamais été prise, quant à moi, par un

gouvernement : arrête de promettre des choses que tu ne seras jamais capable de livrer. Tu as bien beau

dire : Demain matin, je vais t'en donner 50 000, mais, si je te les

livre dans 50 ans, ça ne te

donne absolument rien, tu sais, là. Mais c'était ça, la réalité, là, taux de...

Tu en avais 15 000, puis ils en bâtissaient 1 200. Les derniers... je pourrais vous donner les chiffres, là, je

ne veux pas faire ça, là, puis les libéraux sont déjà assez maganés comme ça, je ne veux pas continuer, là.

Mais il reste quand même qu'il y a... Et nous, on vit ça, on veut... on veut

aller plus vite, on a de l'argent, on en

met. Vous avez vu, 150 milliards. Il y a du cash pour être capable de

construire, mais il faut être capable de les livrer, puis c'est

l'objectif que s'est donné notre excellente ministre de l'Habitation.

Donc, M. le

Président, vous savez, c'est avec évidemment beaucoup de... Moi, évidemment,

j'aime ça, là, m'adresser à cette

Assemblée, mais, dans ce dossier-là, le logement, le budget, le Programme

québécois d'infrastructures, je suis fier de faire

partie d'un gouvernement qui n'a jamais autant investi en

infrastructures, au Québec, depuis que le Québec existe. 50 %

d'augmentation du PQI. Je remercie mon ministre des Finances, je remercie notre

premier ministre, mais je remercie aussi

tous les députés de la CAQ, parce que, je peux-tu vous dire une chose, on a

poussé fort pour que ça y aille à 150 milliards.

Merci beaucoup.

Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci

beaucoup. M. le député de Blainville. Et je reconnais maintenant Mme la députée

de Soulanges.

Mme Picard : M. le Président, je

suis fière de prendre la parole aujourd'hui pour réagir au discours du budget à

titre d'adjointe parlementaire de la ministre

déléguée à la Santé et aux Aînés. Je dis que je suis fière parce que nous avons

un budget très représentatif de notre

engagement à en faire plus pour les personnes aînées et pour les personnes

aidantes.

Dans ce

budget... dans ce premier budget qui marque le début de notre deuxième mandat,

il y a un investissement global de

2 milliards de dollars pour les aînés et les personnes proches

aidantes. C'est un investissement majeur, M. le Président. Aucun autre

gouvernement n'a autant investi pour les aînés et les personnes proches

aidantes.

Nous le disons souvent, notre gouvernement s'est

engagé à faire un virage majeur vers le soutien à domicile, et nous nous

donnons les moyens pour y arriver.

J'aimerais

aujourd'hui mettre en lumière quatre axes principaux qui sont soutenus par les

investissements annoncés au budget de mon collègue ministre des Finances. Il

s'agit du soutien à domicile, de l'offre d'hébergement pour les aînés, de la poursuite des initiatives gouvernementales

auprès des aînés et des personnes proches aidantes ainsi que du déploiement

de l'accès gratuit au vaccin contre le zona.

Le désir des

aînés est clair : rester chez eux pour longtemps, le plus longtemps

possible, M. le Président, mais en recevant des services de qualité qui

répondent à leurs besoins. Pour répondre à ce désir, on doit avoir un réseau

qui s'adapte, qui est plus flexible et qui travaille avec les partenaires de la

communauté. C'est ce qu'on fait depuis notre premier mandat.

Permettez-moi de rappeler que nous avons ajouté

2 milliards de dollars supplémentaires en soutien à domicile lors de

notre premier mandat. Ces investissements nous ont permis d'augmenter de

45 % le nombre d'heures en soutien à domicile offert depuis 2018.

En campagne

électorale, nous nous étions engagés à ajouter 900 millions de

dollars de plus en soutien à domicile. Aujourd'hui, je suis fière de

dire que ce n'est pas 900 millions de dollars, c'est 964 millions de

dollars, M. le Président, d'investissements

supplémentaires qui viendront soutenir l'intensification des services en soins

à domicile. Ces sommes nous

permettront d'offrir des services à 34 000 personnes de plus, de

rehausser la prestation de service de 13,8 millions d'heures

annuellement ainsi que de réduire le nombre de personnes en attente d'un

premier service.

Le budget prévoit également 705 millions de

dollars pour offrir un hébergement adapté aux besoins des aînés pour leur assurer un milieu de vie de qualité et

un environnement sécuritaire. La majorité de ces sommes vise à mettre en place

des mesures structurantes pour assurer la pérennité des services dans les

résidences privées pour aînés, les RPA. Nous allons également continuer le déploiement des maisons des aînés et

maisons alternatives et poursuivre l'harmonisation des CHSLD publics et

privés.

Comme la

plupart des députés en cette Chambre, je suis sensible au phénomène des

fermetures de RPA qui s'est accéléré au cours des dernières années. Nous avions

pris certaines dispositions pour permettre aux RPA, particulièrement les plus petites, d'avoir un peu d'oxygène pour

éviter les fermetures. Vous savez, lorsqu'une RPA ferme ou est convertie en

logement locatif régulier, plusieurs aînés sont à risque de perdre des services

de soins et de soutien qui leur permettaient de rester chez eux pendant encore plusieurs années. Nous avons annoncé,

plus tôt cette année, un programme pour bonifier le salaire du personnel

soignant en RPA, un autre pour moderniser les installations de certaines RPA et

un troisième pour aider à réduire

l'impact de la hausse des primes d'assurance. On se devait cependant de mettre

en place des mesures plus structurantes

pour aider les résidences. Ce sont 405 millions de dollars qui seront

injectés afin de s'assurer que les services de qualité puissent

continuer d'être offerts aux résidents des RPA pour éviter d'autres fermetures.

Nous l'avions dit à plusieurs

reprises, mais je me permets de le répéter, nous sommes fiers de déployer le

concept de maisons des aînés et maisons alternatives. Nos aînés méritent ce

milieu de vie à échelle humaine adapté à leurs besoins. Ça prend le bon soin au

bon moment. Nous nous sommes engagés à livrer les maisons des aînés et nous

allons continuer à le faire. À terme, ce sera 46 maisons des aînés et

maisons alternatives qui seront livrées. Cela représente un ajout de plus de 3 000 places dans le réseau. En

parallèle, nous accélérons l'harmonisation de nos CHSLD. En 2021, nous avons

entamé une démarche d'harmonisation pour que

tous les résidents aient la même qualité de soins et services, peu importe le

type d'établissement. Les investissements prévus dans ce budget nous

permettront de poursuivre cet important chantier.

printemps 2022, M. le Président, la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants a mis à jour la loi visant à lutter contre la

maltraitance envers les aînés et les personnes vulnérables. La bonification de

cette loi nous donne désormais accès

à un arsenal de mesures robustes qui nous permettent de mieux reconnaître les

situations de maltraitance et d'agir

plus rapidement. Ce budget prévoit des sommes de 75,5 millions de

dollars qui viendront renforcer la lutte contre la maltraitance et

surtout promouvoir la bientraitance auprès des aînés et des personnes plus

vulnérables.

me dois également, M. le Président, de souligner les investissements qui iront

bonifier le soutien aux personnes proches

aidantes. Vous savez, c'est notre gouvernement qui a adopté la première

Politique nationale pour les personnes proches aidantes. Le Québec est un précurseur dans ce domaine, et j'en suis

extrêmement fière. Depuis 2019, et ce, jusqu'en 2026, ce sont 606 millions de dollars qui auront

été investis par notre gouvernement pour soutenir les personnes proches

aidantes. Ça témoigne de notre

engagement à reconnaître l'apport des personnes proches aidantes dans notre

société et à soutenir leurs efforts.

Finalement, je ne

pourrais passer sous silence l'annonce des sommes réservées pour déployer

l'accès gratuit à la vaccination contre le

zona. Nous le savons, les personnes touchées sont principalement des aînés. Ils

sont également les plus susceptibles

de développer une forme grave de la maladie. Les sommes annoncées serviront à

vacciner 800 000 personnes au

cours de l'année 2023‑2024. C'est une excellente nouvelle qui a été

accueillie très positivement par les regroupements qui représentent les

aînés.

En conclusion, M. le

Président, il faut rappeler qu'à toutes ces mesures qui auront un impact

positif dans la vie des aînés et des personnes proches aidantes s'ajoutent des

mesures fiscales qui ont un impact direct sur leur portefeuille. Trois mesures principales ont été mises en place

au bénéfice des aînés et des personnes proches aidantes : le montant pour

soutien des aînés, la bonification du crédit

d'impôt pour le maintien à domicile, ainsi que le crédit d'impôt remboursable

pour les personnes proches aidantes. Pour l'année 2023‑2024,

ces mesures représentent une aide supplémentaire de 2 milliards de

dollars. Ce budget vient confirmer

l'engagement de notre gouvernement envers les aînés et les personnes proches

aidantes.

En conclusion, encore une fois, en 2031, c'est une

personne sur quatre qui sera âgée de 65 ans et plus. Le vieillissement de la population représente un défi majeur auquel

nous devons nous adapter dès maintenant. Ce budget s'inscrit dans la poursuite, mais surtout dans l'intensification des

efforts débutés lors du premier mandat de la CAQ. Avec ce cinquième budget,

nous donnons les moyens pour que le Québec

soit une nation qui met les aînés au coeur de ses priorités, et je suis

heureuse de faire

partie d'un gouvernement qui fait et qui saura faire

la différence. Merci.

Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci

beaucoup, Mme la députée de Soulanges. Et je suis prêt à reconnaître la

prochaine intervention, et c'est Mme la députée de Labelle. Mme la députée.

Mme Jeannotte : Merci, M. le Président.

Permettez-moi d'abord de saluer mes collègues, les nombreux collègues de l'opposition et du gouvernement, et de féliciter, en cette Chambre, mon collègue le ministre des Finances pour le dépôt de son budget 2023‑2024,

un budget prudent et responsable.

Vous savez, M. le

Président, l'indice des prix à la consommation a augmenté de 5,2 % d'une

année à l'autre en février, après avoir

affiché une hausse de 5,9 % en janvier. Il s'agit du plus important ralentissement

de la croissance de l'IPC global

depuis avril 2020. Alors, ce n'est pas rien, mais, face à cela, le ministre des Finances, Eric Girard, nous a prouvé qu'il se souciait de l'impact économique sur les

ménages. Il a présenté un budget pour remettre de l'argent dans le portefeuille

des Québécois pour les aider en ces temps

d'incertitude économique. Alors, avec ce budget, le gouvernement propose une

gestion responsable des finances publiques

qui bénéficiera à l'ensemble de la population du Québec à court, à moyen et à

long terme. Heureusement, on ne prévoit pas de récession, mais plutôt un

ralentissement de l'économie en 2023.

faut aussi souligner que c'est le premier budget de notre deuxième mandat, M.

le Président, et le ministre des

Finances non seulement est prudent, mais il bonifie les principaux

portefeuilles de l'État québécois, et ça, il faut le reconnaître. Je peux même vous dire que, dans mon comté de Labelle, les

investissements auront des impacts concrets, puis je vais vous donner des exemples. On met l'accent

sur le soutien aux régions en injectant plus de 100 millions de dollars

du programme d'accès à la voirie locale en

moins de cinq ans dans nos municipalités, M. le Président. Vous savez, les

routes dans nos villages, là, on ne

s'en occupait plus. Nos prédécesseurs les avaient complètement oubliées. Bien,

nous, on s'en occupe, à la CAQ, puis ça, c'est important.

prospérité des régions est déterminante pour l'accroissement de la richesse

collective au Québec. C'est pourquoi des

initiatives représentant plus de 1,4 milliard de dollars sur cinq ans

sont prévues, puis, encore là, je vais vous donner d'autres exemples. On

va appuyer le secteur bioalimentaire, on va stimuler la vitalité économique

régionale, on va assurer le développement et la mise en valeur de nos attraits

touristiques.

Vous

savez, M. le Président, je peux vous donner des exemples concrets. On n'a

jamais mis autant dans les sentiers de plein air. C'est très important parce

que les gens viennent nous voir en région, puis c'est ça qu'il faut continuer

de faire, puis nous, on va le faire. On va continuer...

Jeannotte : Merci. On va

continuer de développer le secteur forestier. Ce n'est pas facile en ce moment

dans mon comté, M. le Président, mais on est là, on le note dans le

budget.

On va aussi

travailler pour une meilleure connectivité. C'était la première fois qu'on a

connecté le Québec au complet avec

Internet haute vitesse. Puis on le sait, dans nos régions, le cellulaire, ça ne

fonctionne pas, mais là c'est marqué noir sur blanc dans le budget, on est là pour la connectivité pour nos

cellulaires en région. On va aussi mettre en valeur les minéraux du

sous-sol québécois, puis c'est important pour notre économie, ça aussi.

Dans le

secteur de la santé, c'est incroyable, la différence qu'on est en train de

faire, M. le Président. Tout le monde en

parle, on a le meilleur capitaine à bord pour virer ce bonjour de paquebot là

de bord puis on va réussir, M. le Président. On va investir 3 milliards de dollars pour cinq ans pour

rendre enfin notre système de santé plus efficace, plus flexible pour la

population, et ça, c'est incroyable, c'est du jamais-vu, M. le Président.

Vous le

savez, on va adapter le secteur de la santé aux réalités postpandémiques. On va

améliorer les soins de santé et de services pour les changements structurels et

durables, on va améliorer l'efficacité du réseau en créant Santé Québec.

Nous, on les réalise, nos promesses électorales. Puis Santé Québec, là, on va

enfin séparer les opérations des politiques. Pourquoi?

Parce qu'on le sait qu'en ayant les opérations avec une structure très forte,

c'est ça qui va rendre notre système de santé efficace.

Puis aussi, on va décentraliser, puis c'est déjà

commencé dans mon comté, M. le Président. On a nommé une gestionnaire pour l'Hôpital de Mont-Laurier, et

ça, c'est majeur, puis c'était souhaité par l'ensemble des élus locaux. Les

intervenants le voulaient aussi, puis c'est

déjà chose faite dans mon comté, M. le Président, dans l'Hôpital de

Mont-Laurier.

Donc, je

continue... dans le fond, c'est une nouvelle équipe de direction locale dédiée

à l'organisation des soins de santé et de services pour la population

d'Antoine-Labelle du CISSS des Laurentides. Ça fait que, justement, je peux

même vous la nommer cette nouvelle gestionnaire. Elle s'appelle

Mme Fannie Courchesne et puis elle nous confiait qu'elle a pour objectif d'organiser les soins en fonction

des particularités du territoire. C'est ça, la décentralisation dans nos

régions, c'est exactement la vision, donc, commune que nous avons quand nous

parlons de changement structurel durable.

Dans le PQI,

c'est une autre affaire, je salue justement les investissements pour l'Hôpital

de Mont-Laurier. Vous savez, c'est un

projet très attendu, là, parce que l'Hôpital de Mont-Laurier, M. le Président,

là, c'est le tiers-monde. Il y a même

eu des reportages à Radio-Canada. Mais nous, on vient de dire qu'on saute une

étape dans l'ensemble des étapes du projet

du PQI. On est rendu au plan d'affaires, et ça, ça veut dire, M. le Président,

qu'il y a de fortes chances qu'en 2024 on soit rendu avec le marteau

puis les clous, là, puis on va bâtir enfin la nouvelle aile super moderne, là,

de l'Hôpital de Mont-Laurier. Donc, les

travaux réalisés permettront de maintenir et d'améliorer la qualité des soins

et des services grâce à un

environnement plus sécuritaire au bénéfice de la population de mon comté. Donc,

concrètement, là, la superficie de la nouvelle

unité sera près de trois fois plus grande que celle de l'unité actuelle, ça va

permettre d'améliorer la prévention et le contrôle des infections, quand

même pas rien.

l'agrandissement avait aussi à quadrupler les services et à moderniser les

espaces en pharmacie pour optimiser les

activités. On fait donc ici la démonstration concrète que le gouvernement est à

l'écoute des besoins de la population des régions éloignées. On continue de mettre en place des milieux de soins

mieux adaptés aux réalités régionales. C'est l'une des mesures-phares de

notre plan santé. On souhaite aussi améliorer l'accessibilité et la qualité des

soins offerts aux patients, en plus d'offrir

des environnements de travail plus stimulants pour le personnel. On le fait

pour rendre notre réseau plus humain et plus performant. C'est ça qu'on

veut.

De plus,

Québec retrouvera l'équilibre budgétaire en 2027‑2028. Donc, en plus de toutes

ces mesures, on est quand même capable d'atteindre l'équilibre budgétaire...

alors, sans alourdir le fardeau fiscal des Québécois tout en assurant un

financement adéquat des principales missions

de l'État. Puis ça, ça a été souligné, là, parmi tous les... plusieurs

éditorialistes, plusieurs

commentateurs nous ont dit : Quand même, c'est tout un travail colossal

d'avoir également été capable d'injecter dans les missions de l'État.

Alors,

aujourd'hui, M. le Président, je tiens à saluer les investissements faits

également dans le secteur de l'habitation et des affaires municipales. Vous le

savez, j'ai été nommée adjointe parlementaire à l'habitation, c'est un dossier

qui me tient à coeur. Alors, vous savez pourquoi... parce que vous le savez, en

ce moment, là, trouver un logement, c'est de plus en plus difficile ces

dernières années. Je n'invente rien, là, les besoins se sont encore aggravés,

d'autant plus suite à la pandémie. Ça a

précipité plusieurs citoyens dans la précarité et entraîné une prise de

conscience quant à l'importance d'avoir un logement adéquat et

sécuritaire.

Mais notre

gouvernement bonifie l'aide aux plus vulnérables, et, pour ceux qui bénéficient

du crédit d'impôt pour la solidarité,

ils obtiendront une hausse allant de 78 $ à 126 $. C'est donc un

supplément pour les aider à pallier les hausses du coût des loyers. Ainsi, une personne seule qui obtenait 599 $ en

juillet dernier, M. le Président, recevra dorénavant 677 $ en juillet

prochain. Donc, environ 1,8 million de Québécois bénéficieront de cette

mesure. De plus, M. le Président, 53 millions sont aussi prévus pour

accorder 2 000 unités au programme Supplément au loyer d'ici 2027‑2028.

La difficulté

à trouver un logement, souvent la difficulté à se trouver un logement abordable

est une problématique qui a faite...

affecte tant les nouveaux arrivants que les gens dans les régions. Ce n'est pas

exclusif aux grandes villes. Alors, la crise du logement dans les

Laurentides... subit plusieurs effets de l'arrivée massive de nouveaux

arrivants... et son territoire, depuis la pandémie. Les taux

d'inoccupation des logements locatifs, dans plusieurs villes des Laurentides,

est presque inexistant. Ce qui est arrivé,

c'est que, dans le fond, il y a eu la pandémie, plusieurs gens des grandes

villes se sont installés en région...

en plus Internet, et puis les gouvernements précédents n'avaient malheureusement

pas investi. Donc là, on a la tempête

parfaite, comme le soulignent plusieurs. Juste pour vous donner une idée des

chiffres, la Société canadienne d'hypothèques et de logement nous dit, là, que les

taux d'inoccupation sont pratiquement à 0,1 %, là, dans les

Hautes-Laurentides. Donc, c'est effectivement préoccupant.

Donc,

la hausse du prix de l'immobilier, la hausse marquée de l'inflation et des taux

d'intérêt plongent plusieurs familles

dans une situation toujours précaire. On le reconnaît, on est tout à fait

conscients de ça. Puis c'est difficile, là, de se trouver un loyer à moins de 1 000 $ par

mois, là, dans les plus gros centres, même, là, des Laurentides, et les listes

d'attente s'allongent pour les loyers abordables.

Mais,

M. le Président, il y a quand même des municipalités qui offrent des services

d'urgence aux ménages qui se trouvent sans logis. Et puis il y a d'autres

mesures, là, que... j'aurai l'occasion de revenir un peu plus tard, là, dans

mon exposé. Mais,pour revenir, là, aux

municipalités, par exemple, certains vont rembourser partiellement les coûts

d'entreposage ou encore le transport des biens. Ça, c'est des choses que

les municipalités font, là, dans certains cas.

Alors,

dans un contexte où le taux d'inoccupation est au plus bas, dans plusieurs

villes et régions, et que la situation tend

à faire du surplace, le gouvernement s'est mis en action. Le dernier budget 2022‑2023,

notre gouvernement avait déjà annoncé

que cette aide avait été prolongée et... l'aide, là, je vous parle pour les

municipalités, là, puis on y a ajouté une somme de 2 millions sur

deux ans. Ça fait que ça, ça va aider nos municipalités.

puis notre gouvernement a écouté les citoyens. Il a également été sensible aux

groupes de locataires. Et nous, on

fait l'état de la situation en ce moment. Nous sommes un gouvernement en action

et nous en faisons la démonstration, parce que, lorsque nous affirmons

qu'un problème nous préoccupe, nous y mettons les investissements nécessaires.

prévoit donc la réalisation de 5 250 logements au cours des cinq

prochaines années. On prévoit un investissement de 53,2 millions sur cinq ans pour ajouter 2 000 unités

au Programme de supplément au loyer qui permet aux ménages en situation de précarité financière d'habiter dans

un appartement sur le marché locatif en payant un loyer correspondant au

quart de ses revenus.

Cette

année, c'est 191,5 millions de dollars qui seront investis afin de

réaliser 3 300 logements déjà prévus dans le programme

AccèsLogis et dont la mise en chantier a été ralentie par la hausse des taux

d'intérêt et la pénurie de main-d'oeuvre.

Effectivement, c'est 1 500 logements de ce nombre qui sont en mode

rattrapage, et on entend beaucoup parler des 1 500 logements

supplémentaires.

Moi,

là, ce que je veux dire aux gens aujourd'hui, là, c'est de cesser de voir nos

mesures en silo. Vous savez, mon collègue

député de Blainville en a parlé tout à l'heure, il a fait une éloquente

démonstration comment ce n'est pas simple, le domaine de l'habitation. Pourquoi? Parce que c'est transversal, M. le

Président. Non seulement ça concerne le ministère des Affaires

municipales et de l'Habitation, mais ça concerne aussi d'autres ministères qui

sont interpelés. Donc, c'est transversal.

Les Affaires municipales en est un exemple, le Tourisme en est un autre

exemple. Permettez-moi de féliciter ma

collègue la ministre du Tourisme qui vient de faire... d'appliquer des mesures

costaudes par rapport aux enjeux de la location

court terme. Vous savez, ce geste qui a été posé pour rendre obligatoire la...

de rendre obligatoire le numéro de certification

pour ceux qui faisaient la location à court terme de façon illégale, donc ceci,

M. le Président, va engendrer... des centaines de logements qui vont se

libérer grâce à cette mesure.

n'y a pas juste ça. Les municipalités, mon collègue en parlait, le zonage, ce

n'est pas au niveau provincial, c'est au niveau de la municipalité. Il y a une mobilisation qui est en train de

se faire en ce moment, M. le Président, les municipalités sont interpelées,

puis tout le monde est en action. C'est la même chose au fédéral, il y a des

actions aussi qui sont prises. Puis moi,

je suis une fille d'équipe, puis savez-vous quoi, M. le Président, c'est en

équipe qu'on va travailler, puis qu'on va passer à travers cette crise

du logement, puis j'en suis convaincue, M. le Président. C'est le plan de match

dans son ensemble qu'il faut regarder. Il ne faut pas regarder ça en silo puis

juste regarder la finance...

passant, petite parenthèse, au total, c'est quand même 1 milliard de

dollars qu'on met, là. Ce n'est quand même pas rien, mais je répète, ce n'est pas juste l'argent. Il faut revoir

nos façons de faire. M. le premier ministre en a parlé, ma collègue, qui est une excellente ministre de

l'Habitation, en a parlé aussi, elle est en train de tout revoir les façons de

faire, puis c'est ça qui va faire

qu'on va réussir. Alors, depuis 2018, écoutez, c'est 3,8 milliards de

dollars, ça fait que c'est quand même énorme, là.

Juste

un autre exemple du fait que, tantôt, j'expliquais que c'était transversal,

l'habitation. Le programme RénoRégion,

il a pour objectif d'aider financièrement les propriétaires occupants à faibles

revenus. Ça, M. le Président, ça résonne tellement dans nos régions

éloignées. Moi, j'ai des concitoyens qui ont des maisons puis que le toit

coule, mais ils n'ont malheureusement pas

toujours les revenus. C'est difficile en région éloignée. Mais ce programme-là

est tellement efficace, c'est

incroyable. Mais il est géré... C'est les Affaires municipales qui ont délégué

ça, ce... Donc, c'est ça que je... Je donne un autre exemple, là, que

c'est transversal, puis ça, on va continuer d'être là avec le programme

RénoRégion.

Donc,

la Société d'habitation du Québec assume les coûts du programme RénoRégion.

Tantôt, je disais que c'était le

MAMH, excusez, c'est la Société d'habitation du Québec, et la Société

canadienne d'hypothèques et de logement peut également y contribuer. La SHQ

l'administre et en confie l'application à l'échelle locale aux municipalités

régionales de comté et à certaines

municipalités. Puis mon collègue, il en parlait ce matin, là, vous savez, les

députés, là, on est en action, là.

Moi, je travaille de près avec ma MRC puis mes municipalités, puis, quand ce

n'est pas assez, on travaille, on appelle nos collègues au cabinet puis on ajuste ces programmes-là. Puis je suis

fière de vous dire que j'ai contribué personnellement à ajuster le programme RénoRégion. On a été à

l'écoute des gens, puis il y a eu des grandes modifications qui se sont faites,

puis ça, c'est important.

Donc,

je peux vous dire que nous sommes très fiers du budget présenté par mon

collègue le ministre des Finances, Eric

Girard. On n'a pas de quoi rougir. Pardon, M. le Président, il ne faut pas

nommer les prénoms. Donc, on est... je suis très fière de mon collègue ministre des Finances. Il faut continuer

d'augmenter l'offre, on en est conscients, pour faire diminuer la

pression sur le marché locatif. C'est ce que nous faisons.

En terminant,

j'invite les organismes communautaires, les entreprises du secteur privé, les

coopératives d'habitation et les

offices d'habitation à déposer un projet d'habitation dans le cadre du nouveau

Programme d'habitation abordable du Québec. Tout projet qui tient la route, M. le

Président, le ministère de l'Habitation sera là pour les soutenir. On va

travailler en équipe puis on va réussir. M. le Président. Merci.

Le Vice-Président (M. Lévesque) : Merci beaucoup, Mme la députée de Labelle. Le

prochain intervenant sera M. le député de Chapleau. La parole est à

vous, M. le député.

M. Lévesque (Chapleau) : Oui. Merci beaucoup, M. le Président. J'en

profite pour vous saluer, saluer également les collègues de l'opposition

et les collègues de la banquette ministérielle, bien heureux de vous retrouver

ce matin.

J'aimerais

toutefois prendre un moment pour offrir, moi aussi, mes condoléances à la

famille et aux proches de la policière qui est tombée. Quelle triste

nouvelle! Mes condoléances pour ça.

Mais

c'est quand même un plaisir, tout de même, de pouvoir, dans le fond, discourir,

là, sur l'excellent budget du ministre des Finances. Vous savez, M. le

Président, j'ai à coeur mon comté de Chapleau, j'ai à coeur la ville de

Gatineau, dans laquelle je réside, et

j'ai à coeur notre très, très belle région de l'Outaouais. Et c'est pourquoi

j'ai envie de vous parler des mesures budgétaires qui vont toucher, justement,

ma région, mon comté, ma ville, parce qu'il y en a, et elles sont très,

très positives, ces mesures, M. le Président, laissez-moi vous dire.

j'avais envie d'aborder d'importants domaines, notamment l'environnement, le

tourisme, le transport, le logement. Ma

collègue de Labelle vient juste d'en faire mention, mais c'est aussi très

positif en Outaouais, il y a quand même des éléments à discuter à ce niveau-là,

et aussi parler du fameux PQI, on en a parlé, le collègue de Blainville en a

parlé tout à l'heure, le PQI qui a

été, là, rehaussé de façon historique et qui aussi a des impacts très positifs

pour la région de l'Outaouais, pour

Chapleau et pour la ville de Gatineau. Et évidemment les autres collègues de

l'Outaouais auront l'occasion aussi, là, les collègues députés, de faire... d'aborder différents sujets aussi.

Donc, ça va être une belle présentation de quatre députés qui vont

vraiment venir couvrir l'ensemble des domaines de l'Outaouais.

évidemment, là, vous me pardonnerez, mais je vais également avoir envie de

parler de justice de façon plus générale et plus globale, parce que, vous le savez, j'ai un attachement

particulier pour ce dossier. Je suis moi-même avocat, mais j'ai aussi eu le bonheur, durant la précédente

législature, d'être l'adjoint parlementaire du ministre de la Justice, et donc

c'est... je vais peut-être retourner dans

mes vieilles pantoufles, et on aura un plaisir, peut-être, justement, à vous

entretenir de ce sujet.

Donc,

d'abord, en environnement... J'avais envie de commencer avec ce thème-là, qui

est un thème porteur. On le sait que pour notre part, l'environnement, on aime

à être pragmatiques, on aime des résultats concrets et on aime justement, là, que les choses avancent dans

ces domaines-là.

Et d'ailleurs, pas

plus tard que dimanche dernier, M. le Président, le ministre de l'Environnement

est venu en Outaouais, il est venu à

Gatineau pour une annonce tellement importante pour notre région et pour notre

ville, pour, justement, décliner

certaines mesures, certaines mesures budgétaires, là, qui vont s'appliquer pour

la ville de Gatineau. Et c'est une annonce

d'un investissement de 24,9 millions de dollars à la ville de Gatineau

afin de l'aider, évidemment, dans un premier temps, à réduire son empreinte

écologique en mettant de l'avant — et

je vous le dis, M. le Président, ça aussi, c'est un moment qui était très, très, très intéressant, de

dimanche dernier — son

premier plan climat de la ville de Gatineau. Et donc 24,9 millions de dollars accordés pour le premier plan climat de

la ville de Gatineau, de la part de notre collègue ministre de l'Environnement,

qui est venu en faire l'annonce dimanche dernier.

également, dans cette annonce-là, il y a eu des fonds qui sont accordés aux

travaux de réfection du site Cook, et

cette somme va notamment servir, là, pour le site Cook, à moderniser les

équipements de captage et de brûlage du méthane près de l'ancien site d'enfouissement. Parce que le site Cook, on le

sait, c'est un ancien site d'enfouissement où il y avait des émanations de méthane. Et donc, là, avec cet

investissement-là, ça va permettre de faire du bon captage et également

le brûlage du méthane d'une façon très

environnementale. Donc, c'était très positif pour la ville de Gatineau et

l'Outaouais.

évidemment avec... sur l'ensemble du plan climat de la ville, bien, on va

pouvoir assurer la conversion énergétique du parc immobilier et réaliser une étude en lien avec cette

conversion-là. On va pouvoir construire des infrastructures de recharge pour les véhicules privés et municipaux.

Et donc ça, ça vient, évidemment, s'inscrire dans l'idée de l'électrification

des transports du gouvernement du Québec. D'ailleurs, c'est un très, très, très

beau chantier sur lequel on travaille, au gouvernement

du Québec. On va pouvoir également mener des études pour réduire les risques

d'inondation, parce qu'on le sait, en

Outaouais, à Gatineau particulièrement, il y a eu... et on ne se souhaite pas

ça, là, mais il vaut mieux prévenir que guérir, comme on dit, mais il y

a eu des inondations qui ont été... qui ont eu lieu et qui ont, évidemment,

éprouvé notre population. Donc, on vient,

justement, permettre de faire des études en lien avec la diminution du risque

des inondations.

dans leur ensemble, évidemment, les actions soutenues par les investissements

vont servir à réduire les émissions de

gaz à effet de serre à l'échelle de la municipalité. Puis aussi la ville de

Gatineau, là, estime, donc, que ces actions feront en sorte qu'elle

devrait atteindre le tiers de la cible de diminution des gaz à effet de serre

pour les activités municipales. Donc, c'est

vraiment un pas dans la bonne voie en matière de lutte aux changements

climatiques, qui mérite certainement d'être

souligné. Puis, pour reprendre l'image du ministre, j'aimerais peut-être la

reprendre, lorsqu'il a dit, dans la conférence de presse dimanche dernier... il disait : C'est, en fait,

10 000 allers-retours Montréal-Paris qui vont être éliminés en termes

de GES. Donc, ça, ça frappe l'imaginaire. Ça frappe l'imaginaire.

M. Lévesque (Chapleau) : Merci. Donc, c'est très positif. Et donc,

évidemment, les investissements vont aider à atteindre les objectifs du Plan pour une économie verte de 2030. On va

se rappeler que, justement, ce plan a été dévoilé il y a près de trois

ans pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de manière

significative. Puis évidemment ces annonces-là

et ces actions-là vont dans le sens de la carboneutralité qu'on veut

attendre... atteindre, c'est-à-dire, en 2050. Donc, un très beau

portrait environnemental pour l'Outaouais, comme vous pouvez le constater.

Maintenant,

peut-être, le tourisme. On le sait, que ça aussi, c'est très important pour

notre région. On le sait, que la ministre

du Tourisme nous a désignés comme troisième porte d'entrée touristique du

Québec. Et évidemment elle a fait un

investissement en ce sens, et donc ça, c'est très, très positif, là, lorsque la

ministre est venue nous visiter récemment pour faire des annonces en

lien avec le tourisme.

de façon plus générale, notre gouvernement a pour objectif, évidemment, de

maximiser les retombées dans tout le

Québec, notamment en développant une stratégie de tourisme d'affaires. Pour

cela, donc, un investissement de 35 millions de dollars va être utilisé sur trois ans, incluant

15 millions qui sont réservés au tourisme d'affaires. Donc, ça, c'est à

retenir parce que je vais l'aborder

tout à l'heure. Et donc l'initiative va permettre de générer des retombées

économiques importantes, évidemment,

pour la région de l'Outaouais ainsi que pour la ville de Gatineau, tout en

contribuant à une augmentation du nombre

de touristes tout au long de l'année. Parce que, comme vous le savez, on est,

évidemment, limitrophes avec l'Ontario, et il y a beaucoup de touristes qui vont visiter Ottawa. Et donc, avec

ces investissements-là, avec, évidemment, les initiatives de Tourisme Outaouais et les initiatives locales,

on réussit, justement, à faire en sorte que les gens qui viennent visiter

Ottawa viennent aussi passer quelques

jours à Gatineau, en Outaouais. Et donc ça, c'est très positif, notamment avec

l'annonce de la troisième porte

d'entrée du Québec. Donc, ça, c'est des annonces, là, qui sont très, très

optimistes pour l'avenir touristique de notre région.

comme vous le savez aussi, puis ça, c'est en lien, justement, avec le

financement réservé au tourisme d'affaires, on a fait, durant la

campagne électorale, une promesse électorale très importante pour Gatineau,

pour Chapleau, pour l'Outaouais, soit un

nouveau centre des congrès à Gatineau, et ces investissements-là vont dans ce

sens, parce que, justement, un nouveau centre des congrès à la fine pointe des

technologies va justement pouvoir attirer le tourisme d'affaires tant

désiré, et Gatineau va devenir, dans le

fond, une ville de choix pour les entreprises, et les conventions, et les

conférences qui vont pouvoir se

tenir, et, ça, M. le Président, on n'est pas peu fiers de ça. Donc, très, très,

très positive... très positif, c'est-à-dire.

M. Lévesque

(Chapleau) : Merci. Merci beaucoup. Pour le tourisme, donc,

voilà encore.

Transports,

maintenant, ça aussi, on sait que c'est très important. Puis c'est important

aussi de souligner les mesures du budget qui vont toucher les transports

autant collectifs que sur le réseau routier.

le sait, nos sociétés de transport en commun ont connu des difficultés, et ce

n'est pas non plus étranger à la STO. Donc, la Société de transport de

l'Outaouais vit les mêmes problématiques que les autres sociétés de transport,

et, pour retrouver leur clientèle,

notre gouvernement a décidé d'octroyer une somme de

400 millions de dollars pour soutenir la reprise du transport collectif dans toute la

province. Et donc ça, ça s'inscrit notamment dans la visée de réduction des gaz

à effet de serre, l'électrification des

transports, mais aussi la mobilité de nos concitoyens. Et donc ça, c'est

vraiment, là, une très, très bonne nouvelle pour l'Outaouais, justement,

pour la STO, la Société de transport de l'Outaouais.

Évidemment,

on le reconnaît, là, M. le Président, le transport collectif, ça doit être une

partie importante de la vision d'avenir

quand il s'agit de concevoir nos déplacements. C'est pourquoi on investit aussi

100 millions de dollars dans l'étude d'un projet de transport,

structurant, électrique entre la ville de Gatineau et le centre-ville d'Ottawa.

Et donc, ça aussi, c'est un des très,

très beaux projets. Donc, 100 millions qui sont dédiés pour l'étude de ce projet-là

dans ce budget-ci, donc, on peut remercier... Je remercie évidemment le

ministre des Finances pour ce bel investissement.

Également,

un projet qui me tient à coeur particulièrement, la phase 2 du Rapibus qui

est en cours de réalisation, et on est déjà à planifier la phase 3, et

donc, on se souvient, la phase 2 qui nous amenait jusqu'au boulevard

Lorrain, et donc, justement, à la frontière entre les comtés de Chapleau et de

Papineau, et là, à la phase 3, on veut aller... on veut se rendre, avec le Rapibus, jusqu'à l'aéroport de Gatineau.

Et donc, ça aussi, ça va offrir beaucoup de mobilité pour nos concitoyens

et pour les gens qui vont arriver soit par

l'aéroport ou par d'autres moyens. Donc, ça aussi, c'est très important pour

mes concitoyens de Chapleau, mais

j'ajouterais également pour mon collègue de la Culture et de Papineau, très,

très positif pour lui, pour ses concitoyens, cette annonce de la

réalisation, notamment, de la phase 3 du Rapibus.

Et évidemment, en ce

qui a trait au réseau routier, le gouvernement va allouer 200 millions, M.

le Président, 200 millions, pour 2024-2025,

au milieu municipal pour l'entretien et l'amélioration du réseau local, et

évidemment ça va bénéficier à

l'Outaouais. Et ça, en plus de ça, on va poursuivre, évidemment,

l'élargissement, vous le savez, M. le Président, à quatre voies, notre fameuse autoroute 50. Et donc ça, c'est

quelque chose qui est très attendu en Outaouais. On poursuit, donc, l'agrandissement à quatre voies de

l'autoroute 50. Ça va assurer la sécurité, mais également la fluidité des

transports pour l'Outaouais et, justement, la connectivité avec le reste

du Québec, M. le Président.

D'ailleurs,

il y a eu des annonces tout récemment, dans les médias, de la poursuite des

travaux et de l'ajout de certains travaux supplémentaires. Donc, ça aussi, les

citoyens de l'Outaouais sont très, très heureux... Ils attendaient ça depuis

des décennies, je dois vous le dire, M. le Président, des décennies, et nous,

nous livrons la marchandise pour les gens de l'Outaouais.

Lévesque (Chapleau) : Merci,

merci beaucoup, merci. En logement, M. le Président, j'en avais parlé, là, en

début, justement, de l'allocution puis

j'avais fait mention, avec la collègue de Labelle... En Outaouais, comme

ailleurs au Québec, M. le Président, le taux

d'inoccupation des logements demeure très bas. On ne va pas se le cacher. On ne

se mettra pas la tête dans le sable.

C'est un constat qui est fait. Et évidemment le gouvernement est très sensible,

très sensible à cette situation.

C'est pourquoi on s'engage à investir 1 milliard de dollars sur

six ans. Et donc ça, c'est un investissement en logement, et, grâce à cet investissement, M. le Président, la

construction de 5 250 logements sociaux et abordables sera possible au Québec. Parmi ceux-ci,

1 500 nouveaux logements abordables seront créés, dont 500 en

partenariat avec le secteur privé.

Et je ferais

peut-être un aparté sur ce point-là et sur ces données-là. Il y a eu une

annonce très positive en Outaouais hier

concernant un 15 logis qui a été débloqué grâce à la visite de la ministre

de l'Habitation. Et donc ça, c'est déjà un pas dans la bonne direction.

Et la ministre de l'Habitation faisait également mention hier dans les médias

qu'elle veut offrir davantage de flexibilité

à la ville de Gatineau quant à la possibilité de faire en sorte que les

logements puissent lever de terre rapidement,

parce que, souvent, les fonds sont là, tout est là, tout est en place, mais,

bon, pour des raisons plus administratives ou autres, ils sont limités. Et donc, là, il va y avoir de la

flexibilité, et la ministre est venue l'aborder hier. Donc, c'est très,

très positif pour l'Outaouais.

Et évidemment

le gouvernement souhaite apporter son soutien aux Québécois

qui font face à l'augmentation du coût

du loyer. Donc, une enveloppe de 5,8 millions va être allouée afin

d'assister les municipalités et les offices d'habitation dans leur mission de répondre aux besoins urgents

des ménages sans domicile. Donc, ça aussi, c'est un pas dans la bonne

direction.

Il y a aussi

de nombreuses personnes en situation d'itinérance à Gatineau et en Outaouais,

particulièrement dans ma circonscription, et c'est... ce type de mesure là, ce

type d'annonce vient vraiment aider nos communautés. Et évidemment nous sommes des partenaires dans ces

situations-là, là, et c'est des situations qui nous préoccupent tous, et on

veut aider ces gens-là à bien pouvoir se réintégrer.

Je m'en

voudrais de ne pas parler d'un projet qui est très, très positif, M. le

Président, pour Chapleau, il s'appelle la Maison des Apprentis. C'est un projet

que je suis depuis les débuts, depuis mon élection en 2018, 25 unités de

logements pour des personnes ayant

une déficience intellectuelle. Et, tout récemment, le Conseil des ministres a approuvé le financement supplémentaire,

qui va faire en sorte que ce projet-là va pouvoir lever de terre. Et j'en suis

très, très fier et très, très heureux. Et je

félicite le directeur général, M. Aurèle Desjardins, et également que... toute

l'équipe chez Les Apprentis pour leur réussite et pour leur engagement dans ce

projet envers ces personnes-là. Donc, 25 belles unités de logements pour

ces personnes. Et donc merci également à la ministre de l'Habitation,

qui a été une partenaire dans ce dossier et qui m'a grandement aidé à réaliser un projet pour Chapleau. Donc, voilà pour le

logement. Voyez-vous, que des nouvelles positives, M. le Président,

encore une fois.

Et j'arrive

avec notre fameux PQI, le fameux acronyme, donc le Plan québécois

d'infrastructures, et, dans ce plan, M.

le Président, l'Outaouais se classe au quatrième rang dans les investissements

régionaux, derrière Montréal, la Capitale-Nationale

et la Montérégie, autant en santé qu'en transport collectif. C'est vraiment une

excellente nouvelle pour les gens de

ma circonscription, pour Gatineau, pour l'Outaouais, parce qu'on sait que

Gatineau est la quatrième ville... plus grande ville au Québec. Et donc

se situer... être reconnu comme tel dans le PQI, c'est très positif.

Donc, plus

précisément, là, en Outaouais, trois maisons des aînés sont en réalisation pour

un investissement total de plus de 235 millions de dollars. À

cela s'ajoute la planification de l'agrandissement de deux CHSLD pour mieux

accueillir les gens de ma région.

En ce qui a

trait à l'éducation, l'Outaouais n'est pas en reste : plus de

141 millions de dollars engagés pour des écoles du secteur, autant pour leur réfection ou la

construction de nouvelles écoles. Donc, le gouvernement s'engage dans cette

voie. Et c'est sur cette lancée que quatre autres projets sont en planification

aussi pour les années à venir, afin d'assurer la pérennité du système

scolaire public.

Et peut-être

une petite mention à ce sujet. On sait que l'Outaouais est une région avec une croissance

démographique constante, et donc, évidemment, qui dit croissance démographique

dit aussi, donc, de nouvelles familles, de nouveaux enfants, et donc ça prend

de nouvelles écoles, et le gouvernement répond présent, M. le Président.

Et, comme je

vous l'avais annoncé d'entrée de jeu, vous le savez, que j'ai une place toute

spéciale dans mon coeur pour le secteur et, évidemment, le portefeuille de la

Justice, y ayant travaillé, là, à

titre d'adjoint parlementaire et étant

avocat. Donc, d'abord souligner un très,

très bon coup, tout récent, du ministre

de la Justice, qui a récemment fait

adopter, comme vous le savez, M. le

Président, le projet de loi n° 8 qui va permettre de résoudre bien des

problèmes de délais dans notre système de justice, donc plus précisément

en rendant la médiation obligatoire, M. le Président, pour les Petites Créances et en instaurant un arbitrage

automatique. Et donc le projet de loi n° 8 va permettre de libérer des

juges, qui vont pouvoir s'atteler à d'autres tâches et évidemment prendre en

considération d'autres dossiers pour aider les justiciables dans leur

quête de justice. Et donc ça, c'est très positif. Il y a aussi des mesures qui

vont venir simplifier la procédure en Cour du Québec, qui devraient contribuer

aussi à accélérer le traitement des dossiers pour se rendre évidemment plus

rapidement à procès.

Et le dernier

plan budgétaire a également dédié des fonds supplémentaires à la protection de

la jeunesse et aux procureurs spécialisés en violence sexuelle. Et donc, ça aussi,

ça a été une mesure qui a été saluée, M. le Président, vous en souviendrez, par le Barreau du Québec. Et, dans le

budget 2023, les sommes octroyées au ministère de la Justice ont été

bonifiées de 72 millions, soit

5,8 % de plus que l'an dernier. Et donc, d'ailleurs, l'argent versé, M. le

Président, en justice est en constante progression depuis notre arrivée au

pouvoir il y a cinq ans. On parlait de mission de l'État, la députée de Labelle en a fait mention, bien, c'en est une,

mission de l'État, assurer la justice. Et évidemment le gouvernement est

présent et le ministre des Finances est présent pour assurer cette mission

essentielle de l'État en y injectant les fonds qui sont nécessaires, M.

le Président.

Et donc, en

termes de... Donc, le Québec arrive aussi, je vais le mentionner, là, au

Canada, au deuxième rang en termes d'investissement

en termes de justice par habitant. Et donc, ça aussi, c'est un constat qui est

très, très optimiste pour la suite des choses,

pour notre système de justice. Et j'ajouterais également, là... En plus de tout

ça, que je viens de dire, M. le Président,

devinez quoi? Il y a eu un 50 millions de dollars spécifique qui va être

dédié à des mesures au sein du ministère de la Justice pour améliorer l'efficacité de la justice. Donc, ça, si ce

n'est pas des mesures concrètes, efficaces, et vraiment, là, un

gouvernement dédié à son service de justice, je ne sais pas c'est quoi.

Et donc, en terminant, je ne peux que remercier

le ministre des Finances, l'ensemble des collègues, également, ministres qui ont travaillé sans relâche pour aider,

justement, l'Outaouais avec l'ensemble des mesures, là, que j'ai mentionnées,

et qui, je suis certain, vont être présents, vont continuer d'être présents

dans l'avenir.

Et donc, sur

cette note, M. le Président, je vous remercie encore une fois. Donc, toutes mes

félicitations à l'équipe du gouvernement. Merci, M. le Président.

Vice-Président (M. Lévesque) : Merci beaucoup, M. le député de Chapleau. Pour la

prochaine intervention, je reconnais M. le député de Rosemont. La parole

est à vous, M. le député.

Marissal : Merci, M. le Président. Chers collègues, c'est le

moment annuel de la réplique au budget. Évidemment, je vais axer mon intervention courte pour laisser

du temps à mes collègues sur la santé, puisque c'est le principal chapeau

de mes nombreux chapeaux de critique auprès

de ma formation politique. Je pense que tout le monde me connaît maintenant ici comme député de Rosemont mais aussi comme

député de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont. D'ailleurs, le ministre lui-même,

à l'occasion, en fait le lapsus, ça

m'honore, ça me touche. Je l'encourage à continuer. Ça me touche beaucoup qu'il

m'appelle le député de Maisonneuve-Rosemont, l'hôpital.

J'ai eu un

échange récemment avec le ministre, c'est-à-dire aux crédits provisoires la

semaine dernière, et je dois dire

que, même s'il n'y a rien de neuf, dans le budget et dans le PQI dont parlait

mon collègue il y a quelques minutes, pour l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, qui

est quand même un projet évalué à près de 5 milliards de dollars

maintenant par les gens qui s'y

connaissent et qui voudraient faire un hôpital digne de ce nom dans l'est de

Montréal, même si, donc, il n'y a rien de vraiment nouveau dans le PQI et dans

le budget, les échanges que j'ai eus avec le ministre m'encouragent à croire

qu'on s'en va vraisemblablement vers quelque

chose. Quoi exactement? Je ne peux pas vous dire, mais ça semble se diriger

vers un hôpital de 720 lits, ce dont on a besoin dans l'est de Montréal,

urgemment, puisque l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont,

en ce moment, tombe en ruine, et évidemment ça participe à l'exode du

personnel, qui n'a vraiment pas envie de travailler là, et je les

comprends.

Quant aux

patients qui se ramassent là, bien, ils ont tiré le mauvais numéro à la

loterie. Ils auraient pu aller au CHUM au centre-ville, au CUSM dans l'ouest ou

même au Jewish, puis ils se retrouvent à Maisonneuve-Rosemont. Mais

généralement c'est des gens de l'est de Montréal que l'on punit, pour une

raison que j'ignore, depuis trop longtemps, avec des installations

hospitalières dignes du tiers-monde.

Alors, j'ai

pris le ministre au mot, je le prends au mot, je le redis ici, là, que ce soit

bien enregistré, il nous promet une

annonce d'un hôpital de 720 lits, je présume que ça vient avec un budget

équivalent, sinon ça ne tiendra pas la route, d'ici quelques semaines.

Alors, le compteur tourne, et la balle est dans le camp du ministre.

Cela dit, je

parle de Maisonneuve-Rosemont, pas par chauvinisme, c'est parce que c'est dans

mon comté puis c'est parce que c'est le plus gros hôpital de l'est de Montréal

et un des plus gros au Québec. On me dit même que c'est l'urgence la plus achalandée du Québec... les urgences les

plus achalandées du Québec. Mais il y a d'autres hôpitaux qui vont très mal, d'autres institutions, d'autres

établissements qui vont très mal au Québec, et je ne les retrouve pas non plus

dans le budget, et je n'ai pas eu les

mêmes signes encourageants de la part du ministre, que ce soit pour le

Lakeshore, pour Saint-Jérôme,

Sainte-Agathe, le Pontiac, que j'ai visité récemment dans une tournée, Granby,

ou même le CHU ici, à Québec, qui

connaît des graves problèmes de main-d'oeuvre. Alors, il va falloir s'y

adapter, il va falloir s'y attaquer. Il semblerait malheureusement que le ministre a plutôt choisi de

nous déposer une autre... un autre mégabrassage de structures, qu'on nous promet depuis déjà quelques semaines et qui

sera enfin déposé ici, apparemment demain, parce que c'est ici qu'on

devrait parler des projets de loi et non pas derrière des portes closes avec

les «top guns» qu'on veut recruter.

Cela dit, le

budget de 2023-2024 établit à 7 % l'augmentation du budget de la santé.

C'est bien, c'est bien. C'est ce qu'il

fallait faire, de toute façon, d'autant qu'on a pris du retard, la COVID a fait

très mal, et, effectivement, on a des besoins

urgents. Ce qui m'inquiète pas mal plus, c'est après 2024, parce que, là, on

retombe dans du 3 %, et on est en dessous des coûts de fonctionnement, on

est en dessous de ce qu'il faut comme base, comme plancher pour maintenir le

financement de notre réseau de santé.

En bas de 3 %, on est dans le trou, il manque d'argent, ce n'est pas

compliqué. Alors, où est-ce qu'on va

couper? Qu'est-ce qu'on ne fera pas? Est-ce que c'est la négociation, en ce

moment, avec le personnel soignant qui va en souffrir? Je ne le sais pas, mais,

ce ne sont pas mes chiffres, ce sont ceux du ministre des Finances, 7 %,

2023-2024, et après ça descend, ça descend

autour de 3 %. On est largement en dessous du plancher dont on a besoin

pour maintenir le financement. Ce

n'est pas de la science nucléaire, ce n'est pas de la physique nucléaire, là,

c'est de la simple comptabilité. Ça coûte tant pour maintenir parce

qu'il faut construire, il faut payer notre monde, il y a l'inflation, il y a le

chauffage. Bien, c'est de même que ça

marche, si on est en bas de 3 %, il manque d'argent, c'est aussi simple

que ça. Bien hâte de voir, dans les prochaines prévisions, où est-ce

qu'on s'en va avec ça.

Je l'ai dit

tout à l'heure, M. le Président, je me désole de voir qu'on semble se diriger

vers un nouveau mégabrassage de

structures dans le réseau de la santé. Comme si on avait besoin d'un autre

exercice de structures après celui que l'ancien député de La Pinière nous a imposé et dont on ne s'est pas remis encore,

dont on souffre encore tous les jours. C'est assez cynique, d'ailleurs, de voir que le seul, à peu

près, en ce moment au Québec, qui se réjouit du projet de loi qui sera déposé

demain, c'est l'ancien

député de La Pinière, Gaétan Barrette de son nom, ancien ministre libéral de la

Santé, l'auteur du fameux projet de

loi n° 10 ou de la réforme qui porte son nom, qui a définitivement

bousillé notre système de santé. Je m'inquiète,

je «freake» de voir que M. Barrette, aujourd'hui, est content de voir les

projets du gouvernement de la CAQ. Juste ça, ça devrait nous donner une

bonne indication qu'on ne s'en va pas dans la bonne direction.

Alors,

attendons le projet de loi demain, mais de ce que j'en sais, parce que le

ministre en parle beaucoup, de son projet

de loi, et les gens m'en parlent aussi... D'ailleurs, il faudrait qu'on ait une

discussion où j'ai aussi, à un moment donné, sur où est-ce qu'on débat des

projets de loi, là. Parce que, quand c'est rendu qu'il y a des gens qui me

textent pour me donner le

titre du

projet de loi qui n'est pas encore déposé, on a un problème, là. M. le

Président, vous conviendrez avec moi, vous êtes un parlementaire aguerri, on a

un problème, là. C'est ici qu'on dépose des projets de loi. Après, on en

discute, pas l'inverse, pas l'inverse. Je comprends que la CAQ a une

supermajorité, là, mais on n'a pas gommé tous les principes parlementaires, là,

ils existent encore.

Alors, un

mot, parce que, comme je l'ai dit, je veux laisser du temps à mes collègues,

puis je pourrais vous parler de la santé jusqu'à demain matin, j'ai bien

remarqué, comme tout le monde, le parti pris du... envers le privé de ce

ministre de la Santé, qui est, évidemment, soutenu

par son gouvernement, ça va de soi, c'est la solidarité ministérielle. Je pense

qu'ils s'entendent là-dessus.

D'ailleurs, le premier ministre, ça fait 25 ans qu'il est en politique, ça

fait 25 ans qu'il parle de ça, ça fait

25 ans qu'il nous dit qu'il faut casser les syndicats, ça fait... Il l'a

essayé en éducation, il l'a essayé à la santé. Il est premier ministre, il

revient avec ça. On ne pourra pas dire qu'il n'est pas persistant, il n'est pas

cohérent dans ses idées, mais ça

revient constamment, constamment, de même que la place du privé en santé, qui

serait, apparemment, la panacée.

À un point

tel que le ministre, pour présenter son projet de loi, qu'il n'a toujours pas

déposé ici et qui est largement budgété, largement budgété, à hauteur de 60 millions de

dollars par année... On ne sait pas pourquoi ni où, ce n'est pas ventilé, mais l'argent est déjà budgété pour ça,

du moins pour cette agence Santé Québec ou Eff

Document details

CollectionQuebec — Debates (Hansard)
Citation2023-03-28
Typehansard
Volume / chapteren travaux-parlementaires assemblee-nationale 43-1 journal-debats 20230328 346707
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifierdcccdc58d5b42ab851ec5bda8b720fe7a6eb43f3

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