House Proceedings — 26 September 2013 (40th Legislature, 1st Session)
2013-09-26
Quebec — Debates (Hansard)
À cette occasion, il y
aura sûrement aussi le privilège de présenter et d'honorer la ville de
Mégantic, qui s'est démarquée, au fil des derniers mois, concernant les
événements extraordinaires. Le leadership municipal est encore au cœur de nos
actions, et c'est en quoi nous croyons.
Alors,
bonnes assises à tout le monde qui se sont déplacés à Québec, là, pour cet
événement. Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Merci. M. le député de Jonquière.
M. Gaudreault : Oui, Mme la Présidente.
Il me fait très plaisir de souligner aujourd'hui l'importance d'un organisme-phare dans la circonscription de
Jonquière, le Patro de Jonquière. Issu de l'action historique de la
communauté religieuse des pères
Saint-Vincent-de-Paul, c'est le 8 décembre 1947 que fut officiellement fondé le
Patro de Jonquière. Il est dans l'année de son 65e anniversaire.
Avec le temps, le
patro est resté fidèle à la mission que lui ont confiée ses fondateurs tout en
évoluant avec la société. Il est reconnu
dans le réseau local de services du Centre de santé et de services sociaux de
Jonquière. Cette année, le patro a accueilli des milliers d'enfants et
d'adolescents dans des activités d'animation, de sport, d'intervention communautaire, tout en
étant un carrefour des activités sociales et associatives majeures dans le
centre-ville de Jonquière. Ce n'est
pas compliqué, Mme la Présidente, à Jonquière, si on n'est pas avec le patro,
si on ne connaît pas le patro, on ne peut
pas être à Jonquière. D'ailleurs, il met à la disposition des jeunes une base
plein air sur les rives du lac Kénogami.
Une équipe dynamique d'animateurs, de moniteurs,
sous la direction de Yannick Gagnon, un conseil d'administration
impliqué, des bénévoles, je suis sûr que le patro en a encore pour de très
nombreuses années. Bon 65e anniversaire!
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Merci. Mme la députée de Hull.
Gaudreault : Merci, Mme la
Présidente. Alors, il y a 35 ans, le Centre d'éducation de base en Outaouais, le CEBO, ouvrait ses
portes et accueillait ses premiers apprenants et premiers tuteurs. Situé dans
la circonscription de Hull, cet organisme se dédie à l'alphabétisation et aux
besoins particuliers d'apprentissage de chacun des apprenants et
apprenantes qui ont le privilège de le
fréquenter. Depuis sa création, c'est plusieurs centaines d'apprenants qui ont pu améliorer leur qualité de vie en se rendant à ce centre d'alphabétisation.
CEBO, c'est aussi près de 50 tuteurs bénévoles qui transmettent avec passion
leur connaissance de la
langue et des mathématiques. Aucun permis d'enseignement n'est nécessaire pour enseigner au CEBO. Toutefois, la
générosité de coeur, l'altruisme et le don
de soi sont des valeurs partagées par les bénévoles tuteurs. Je souhaite de
joyeuses célébrations à tous les apprenants actuels et passés, aux
tuteurs, à l'équipe de direction, ainsi qu'à Mme Nicole Patenaude, la toujours aussi dévouée
fondatrice de l'organisme. Merci.
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Merci. M. le député de Granby.
Bonnardel : Merci, Mme la Présidente. En avril 2007, la
ville de Granby a acheté la terre de 524 acres de la famille Miner, dont une
section de 252 acres où se trouve une forêt
centenaire qui a été transformée en zone de conservation. Lorsqu'elle a
constaté que les bâtiments de la ferme Miner ne figuraient pas dans la portion
protégée du site et allaient être démolis pour faire place à de nouveaux
développements domiciliaires, Caroline Gosselin, une citoyenne native de Granby, a décidé de créer un projet rassembleur qui
permettrait de protéger et de mettre en valeur ce patrimoine.
Après
avoir reçu l'appui du Conseil des monuments et sites du Québec, Mme Gosselin, entourée d'une équipe de gestionnaires
de haut niveau, a élaboré un projet écotouristique à vocation d'économie sociale pour le site de 12,5 acres sur lequel on
retrouve les bâtiments, dont la mission consiste à protéger et mettre en valeur
le patrimoine naturel, culturel et historique de la ferme Miner et à faire la promotion de l'agriculture urbaine par le biais d'activités de
découverte et en participant à des programmes d'éducation et de
conservation.
Aujourd'hui, Caroline, je désire saluer votre
vision, votre créativité, votre persévérance et vous remerciechaleureusement pour ce
beau projet. Grâce à vous et votre équipe, la Ferme Héritage Miner est désormais, elle
aussi, un joyau protégé, au grand plaisir de la collectivité granbyenne. Merci.
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Mme la députée
de Vachon.
Ouellet : Merci, Mme la
Présidente. J'aimerais
rendre hommage, aujourd'hui, à un bénévole d'exception, M.Paul Dussault,
président fondateur de la Fondation Henriette-Céré. Depuis 23 ans, M. Dussault
agit à
titre de bénévole au Centre
d'hébergement Henriette-Céré, de Saint-Hubert. Il met tout en œuvre pour que
chaque personne âgée se sente comme
si elle était chez elle, en divertissant les résidents par sa musique et ses
chansons. M. Dussault s'estégalement impliqué au sein du conseil régional de la santé et des services sociaux et au sein du conseil d'administration du Centre de santé et de
services sociaux Champlain comme membre représentant le centre
Henriette-Céré.
C'est
en 1999 qu'il fonde la Fondation Henriette-Céré, mise sur pied pour accroître
les services destinés aux résidents du centre
d'hébergement. La fondation a comme objectif de contribuer au bien-être des résidents parl'amélioration de leur environnement physique et par l'accès à des loisirs
variés, permettant ainsi de briser l'isolement
des personnes vivant en institution. Je salue aujourd'hui M. Paul Dussault pour son implication, sa générosité et
son dévouement auprès de la communauté de Saint-Hubert. Merci, M. Dussault.
La Vice-Présidente (Mme Poirier) : Merci. M. le député de Mercier.
M. Khadir : Merci, Mme la Présidente. Le Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de
Montréal tenait une
manifestation, le 12 septembre, en faveur de ce qu'on appelle la Stratégie de partenariats de lutte contre l'itinérance pour le
maintien de ce programme fédéral dans sa forme actuelle. En
avril, nous avons, nous-mêmes, adopté ici une motion unanime demandant au palier fédéral de respecter dans la SPLI les orientations québécoises de lutte à l'itinérance. Or, dans
les quartiers centraux de Montréal, dans les comtés de Sainte-Marie—Saint-Jacques, d'Hochelaga-Maisonneuve ou
encore de Mercier, la pauvreté persiste et
s'aggrave. Des organismes comme Plein Milieu, le Chic Resto
Pop, le Refuge des jeunes ou encore l'Auberge
Madeleine font un travail irremplaçable.
Cependant, les décideurs publics doivent aussi
se responsabiliser. Il est donc de notre devoir de députés
d'aller au-delà d'un appel à un programme fédéral. Le gouvernement du Québec
doit, lui-même, lutter avec plus de moyens, plus
de détermination contre la pauvreté et l'exclusion sociale. En fait, dans une
société aussi développée, il est inadmissible de laisser une
partie de
notre population dans la pauvreté.
La Vice-Présidente (Mme Poirier) :
Merci, M. le député de Mercier. M. le député des Chutes-de-la-Chaudière.
M. Picard : Merci, Mme la
Présidente. Le concours hippique ville de Lévis célèbre, cette année, son 35e anniversaire et s'est taillé, au fil des ans, une place de
choix dans l'éventail des événements sportifs d'envergure. Aussi, la popularité et le succès toujours
grandissants de ce concours équestre relèvent du travail remarquable des
propriétaires des Écuries de la Chaudière et organisateurs de l'événement,
Nicole et Langis Lapierre. Inscrit sur les circuits prestigieux, ce concours
attire, année après année, les athlètes de haut niveau du Québec, de l'Ontario
et des Provinces maritimes. De fait, les
nombreux amateurs ont l'opportunité d'admirer des chevaux de grande qualité
montés par des cavaliers et cavalières de talent.
Je termine en adressant mes plus
sincères félicitations à M. et Mme Lapierre pour ces 35 ans de passion pour le sport équestre. Grâce à vous, le concours hippique
ville de Lévis s'inscrit dans les événements incontournables dont les retombées rejaillissent sur notre région.
Permettez-moi d'ajouter, Mme la Présidente, que je tiens à remercier tous
les partenaires financiers qui ont cru et soutenu le concours hippique ville de
Lévis. Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Poirier) : Merci. Mme la députée de
Richmond.
Vallières :
Merci, Mme la Présidente. Un quart de siècle, ça se fête. À Saint-Camille, Le
Petit Bonheur célèbre, cette année, ses 25 ans d'existence. Lieu mythique
pour tous ceux qui s'intéressent au développement des communautés rurales, Le Petit Bonheur, c'est plus qu'un
centre communautaire, culturel et de diffusion, c'est un lieu de rencontres et d'échanges; c'est un peu comme ont été
les perrons d'église autrefois. C'est entre les murs de cet ancien magasin général que naissent beaucoup de projets à
Saint-Camille. Ainsi, autour d'une pizza, le vendredi, entre autres, les jeunes du primaire, les travailleurs, les professionnels, les
adultes s'y croisent, jasent, tissent les liens et rêvent leurs projets.
Je profite de ce 25e pour remercier tous les
présidents et membres qui se sont succédé au conseil d'administration, les directeurs, qui font preuve d'ouverture et de créativité, la
municipalité et ses partenaires, qui continuent de croire qu'un lieu rassembleur est
essentiel au développement d'une communauté. Bon 25e.
Vice-Présidente (Mme Poirier) :
Merci. Mme la députée de Joliette.
Hivon : Merci, Mme la Présidente.
J'aimerais souligner la septième édition de la Journée mondiale des sourds et
de la surdité, qui aura lieu ce samedi, et à l'occasion de laquelle une grande
marche est organisée dans ma circonscription, à Joliette, par
l'Association des sourds de Lanaudière, en collaboration avec La Société
culturelle québécoise des sourds.
Je profite de cette occasion pour remercier
les équipes de notre réseau, dont l'Office des
personnes handicapées, les organismes communautaires, les partenaires du
milieu associatif et les nombreux bénévoles qui offrent des services et
du soutien dans le domaine de la déficience
auditive. Leur
travail et leur présence sont des plus précieux. Je les remercie pour leur engagement quotidien et leur travail, qui font
en sorte que notre société est toujours plus inclusive.
J'aimerais également exprimer toute ma solidarité envers les personnes sourdes et
malentendantes, qui représentent 10 % de la population et qui doivent faire preuve d'un
grand courage au quotidien pour relever les défis de la différence et de l'intégration. Je les assure de mon
admiration et mon soutien. Merci, Mme la
Présidente.
Vice-Présidente (Mme Poirier) :
Merci, Mme la députée.
Ceci met fin à la rubrique Déclarations
de députés.
Je suspends nos travaux pour un court moment.
(Suspension
de la séance à 9 h 58)
Président : Mesdames messieurs, bon jeudi matin, nous allons
nous recueillir quelques instants.
Merci.
Veuillez vous asseoir.
Je souligne que, dans nos tribunes, nous avons de
la visite aujourd'hui, l'ancienne députée de Marguerite-Bourgeoys, qui
est avec nous, Mme Monique Jérôme-Forget.
J'ai aussi le plaisir de souligner la
présence dans nos tribunes d'une délégation de sénateurs de la Commission du développement durable, des infrastructures,
de l'équipement et de l'aménagement du territoire de la République française
présidée par le sénateur d'Eure-et-Loir, M. Gérard Cornu.
Avant de poursuivre la période des affaires
courantes, permettez-moi de souligner l'arrivée des nouveaux pages étudiants pour l'année 2013‑2014. Je vous présente
donc une
partie des 14 personnes qui seront en poste cette année pour votre
service. Je leur demanderais de s'avancer, s'il vous plaît.
Tant qu'à continuer à faire des
présentations, je tiens à vous souligner que nous avons avec nous la présence dans nos tribunes des boursiers de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant, et je leur demanderais de
se lever. Merci.
Comme
vous le savez, ces boursiers seront au service de députés du groupe ministériel
et de l'opposition au cours des 10 prochains mois ici, à l'Assemblée nationale. Je
leur souhaite évidemment de profiter pleinement de cette extraordinaire expérience
qu'ils vont vivre.
Nous
poursuivons donc les affaires courantes. Aujourd'hui, il n'y a pas de
déclarations ministérielles ni présentation de projets
de loi.
À la rubrique Dépôt de documents, M. le ministre responsable de
l'administration gouvernementale et président
du Conseil du trésor.
Bédard : Merci,
M. le Président. Donc, aujourd'hui, je me sens sous haute surveillance, vu de haut par une de mes
prédécesseures, que je salue à mon tour, évidemment... qui j'ai eu le plaisir de discuter à quelques occasions pour avoir de bons conseils, M. le Président.
Donc,
aujourd'hui, je dépose le plan stratégique 2012‑2015 du Centre des services partagés du Québec, le rapport d'activités
2012‑2013 d'Infrastructure Québec et
le rapport annuel 2012‑2013 de la Société immobilière
du Québec. Nous souhaitons que, dans les deux derniers cas,
ce soient leurs derniers et que nous ayons un nouveau rapport pour les
deux sociétés
fusionnées.
Président : Alors, ces
documents sont déposés. M. le ministre du Développement durable.
Blanchet : Oui. M. le Président, j'ai
l'honneur de déposer le rapport annuel 2012‑2013 de la Fondation de la
faune du Québec et du Comité consultatif pour
l'environnement de la Baie-James, et le rapport annuel de gestion 2012‑2013 du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement.
Président : Alors, ces
documents sont déposés. Mme la ministre déléguée aux Services sociaux.
Hivon
: M. le Président, j'ai l'honneur de déposer le rapport annuel 2012‑2013 de l'Office des personnes handicapées du Québec.
Président : Alors… Je n'ai
rien d'autre, moi.
Président : Je ne l'ai pas,
moi.
Président : Alors, M. le ministre de la Santé, vous avez aussi des documents à
déposer, je pense.
Hébert : Vous m'avez oublié, M. le Président?
Président : Non, je n'ai pas le bon… Dans mon document, je ne
vous avais pas.
Hébert : Alors, j'ai l'honneur de déposer les rapports
annuels de gestion 2012‑2013 de l'Institut national d'excellence en santé et en
services sociaux, de l'Institut national de santé publique, du Commissaire à la
santé et au bien-être et du Centre régional de santé et de services sociaux de
la Baie-James, et finalement le rapport annuel 2012‑2013 sur l'application de
la procédure d'examen des plaintes et de l'amélioration de la qualité des
services du Centre régional de santé et des services sociaux de la Baie-James.
Président : …plus vous oublier. C'était important. Alors, ces
documents sont déposés.
À la rubrique Dépôt de rapports de commissions, M. le président
de la Commission des finances publiques et député de Rimouski.
Pelletier
(Rimouski) :
M. le Président, je dépose le rapport de la Commission des finances publiques qui, les 24 et 25 septembre 2013, a tenu des auditions
publiques dans le cadre des consultations particulières sur le projet de loi
n° 41, Loi modifiant la
Loi sur la fonction publique principalement en
matière de dotation des emplois.
Le Président : Alors, ce
document est déposé.
À la rubrique Dépôt de
pétitions, M. le député de Saint-Hyacinthe.
Pelletier (Saint-Hyacinthe) : Merci, M. le Président. Je dépose
l'extrait d'une pétition adressée à
l'Assemblée nationale, signée par 157 pétitionnaires. Désignation : citoyens
et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont les suivants :
«Considérant que, suite aux compressions
budgétaires à la Commission scolaire de Sorel-Tracy, cette dernière fut contrainte d'effectuer des coupures au niveau
du personnel de soutien oeuvrant auprès de la clientèle du secondaire, incluant
[...] orthopédagogue, un psychologue et des éducateurs spécialisés;
«Considérant que les
élèves qui éprouvent des difficultés d'apprentissage nécessitent l'aide
d'éducateurs spécialisés s'ils espèrent terminer leurs études secondaires;
«Considérant que les
élèves victimes d'intimidation et les intimidateurs ont grandement besoin
d'aide psychologique et d'écoute;
«Considérant que, si ces élèves décrochent, il y a
de fortes chances qu'ils
finissent par ne pas avoir d'autres choix que
de vivre sur le crochet de la société;
«Considérant
qu'au cours des dernières années la Montérégie est la région du Québec qui a
connu la plus forte augmentation du nombre
d'enfants atteints d'un trouble faisant
partie du spectre de l'autisme, le
besoin de ressources adéquates spécialisées est on ne peut plus criant;
«Considérant que les
élèves avec troubles d'apprentissage sont une charge trop lourde pour les
professeurs réguliers. S'ils n'ont pas d'aide, c'est l'ensemble de la clientèle
qui risque d'en être pénalisée;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Les signataires de
cette pétition demandent au gouvernement du Québec de libérer les fonds nécessaires, pour couvrir
les salaires du personnel de soutien requis, afin que tous les élèves desservis
par la commission scolaire de Sorel-Tracy puissent bénéficier de l'aide spécifique à
leurs besoins.»
Je certifie que cet
extrait est conforme au règlement et à l'original de la pétition.
Le Président : Alors, l'extrait de cette pétition est déposé. Mme la députée de Charlesbourg.
Trudel : Oui, merci, M. le Président. Je dépose l'extrait
d'une pétition adressée à l'Assemblée
nationale, signée par 218 pétitionnaires. Désignation : citoyens et
citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant
que, depuis son ouverture en 1931, le magnifique site du Jardin zoologique du
Québec a accueilli des millions de visiteurs;
«Considérant
que la fermeture du site en mars 2006 a constitué une véritable erreur de
gouvernance au détriment des citoyens de la
région de Québec;
«Considérant que
69 % des citoyens de Québec se sont opposés à la fermeture du site;
«Considérant que le
gaspillage des fonds publics engloutis dans la fermeture du site depuis 2006
doit cesser;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«En conséquence, nous
demandons au gouvernement du Québec de lancer un appel public de projets quant
à l'utilisation du site du Jardin zoologique du Québec afin de redonner à la
population l'accès à ce parc.»
Je certifie que cet
extrait est conforme au règlement et à l'original de la pétition.
Le Président :
L'extrait de cette pétition est déposé.
J'ai
reçu de la part de Mme la députée de l'Acadie une demande de dépôt d'une
pétition qui est non conforme. Est-ce que j'ai
un consentement pour le dépôt? Consentement. Mme la députée de l'Acadie.
St-Pierre : Alors, merci, M. le Président. Je dépose
l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée
nationale, signée par 4 643 pétitionnaires. Désignation : citoyens et
citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant
que la nouvelle salle de spectacle de Repentigny pourra accueillir jusqu'à 350
personnes en formule théâtre ou cabaret;
«Considérant que des
spectacles professionnels et de la relève artistique y seront présentés;
«Considérant
que la Corporation Hector-Charland assurera la gestion et la programmation de
cette salle en complémentarité avec l'ARAM, soit l'Association de Repentigny
pour l'avancement de la musique;
«Considérant
que cette salle sera située à l'intérieur de l'Espace culturel où se
retrouveront également un centre d'art et de
création et des jardins arboretums, créant ainsi un milieu de vie stimulant en
plein cœur du centre-ville;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous,
signataires de cette pétition, réclamons du gouvernement du Québec d'octroyer à
la ville de Repentigny une subvention dédiée au développement d'une salle de
spectacle qui bonifiera l'offre culturelle d'ici et encouragera ainsi
l'accessibilité de la culture à tous.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
Le Président :
L'extrait de cette pétition est déposé.
J'ai
aussi reçu de la part de M. le député de Repentigny une demande de présentation
du dépôt de pétition qui est non conforme. Est-ce que j'ai un consentement pour
le dépôt? Consentement. Consentement. M. le député de Repentigny.
McKay :
Oui. Merci, M. le Président. À l'aube de la 17e édition des Journées de la
culture, je suis fier de déposer cet extrait
d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par 4 637 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant
que la nouvelle salle de spectacle de Repentigny pourra accueillir jusqu'à 350
personnes en formule théâtre ou cabaret;
«Considérant que des
spectacles professionnels et de la relève
artistique y seront présentés;
«Considérant que la Corporation Hector-Charland
assurera la gestion et la programmation de cette salle en complémentarité avec l'ARAM, c'est-à-dire l'Association de Repentigny pour
l'avancement de la musique;
«Considérant
que cette salle sera située à l'intérieur d'un espace culturel où se
retrouveront également un centre d'art et de
création et des jardins arboretums, créant ainsi un milieu de vie stimulant en
plein cœur du centre-ville;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous,
signataires de cette pétition, réclamons du gouvernement du Québec d'octroyer à
la ville de Repentigny une subvention dédiée
au développement d'une salle de spectacle qui bonifiera l'offre culturelle
d'ici et encouragera ainsi l'accessibilité de la culture à tous.»
Et je
certifie que cet extrait est conforme à l'original de la pétition.
Président : Alors, l'extrait de cette pétition est déposé. J'ai
reçu de la part de Mme la députée de
Charlesbourg une demande de dépôt d'une
pétition qui est non conforme. Consentement? Consentement. Mme la députée de Charlesbourg.
Trudel : Oui. Merci, M. le Président. Je dépose l'extrait
d'une pétition adressée à l'Assemblée
nationale, signée par 208 pétitionnaires. Désignation : citoyens et
citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant
que, depuis son ouverture en 1931, le
magnifique site du Jardin zoologique du Québec a
accueilli des millions de visiteurs;
«Considérant
que la fermeture du site en mars 2006 a constitué une véritable erreur de
gouvernance au détriment des citoyens de la
région de Québec;
«Considérant que
69 % des citoyens de Québec se sont opposés à la fermeture du site;
«Considérant que le
gaspillage des fonds publics engloutis dans la fermeture du site depuis 2006
doit cesser;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«En conséquence, nous
demandons au gouvernement du Québec de lancer un appel public de projets quant
à l'utilisation du site du Jardin zoologique du Québec afin de redonner à la
population l'accès à ce parc.»
certifie que cet extrait est conforme à l'original de la pétition.
Le Président
Alors, l'extrait de cette pétition est déposé. J'ai finalement reçu de la part
de Mme la députée de Montarville une demande de dépôt d'une pétition qui est
non conforme. Consentement? Consentement. Mme la députée de Montarville.
Mme Roy
(Montarville) :
Oui. Bonjour, M. le Président. Eh bien, de trois. Je dépose l'extrait d'une
pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par 4 632
pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant
que la nouvelle salle de spectacle de Repentigny pourra accueillir jusqu'à 350 personnes en formule théâtre ou
cabaret;
«Considérant que des
spectacles professionnels et de la relève artistique y seront présentés;
«Considérant
que la Corporation Hector-Charland assurera la
gestion et la programmation de cette salle en complémentarité avec l'ARAM, l'Association de
Repentigny pour l'avancement de la musique;
«Considérant
que cette salle sera située à l'intérieur de l'espace culturel où se
retrouveront également un centre d'art et de
création et des jardins arboretums, créant ainsi un milieu de vie stimulant en
plein cœur du centre-ville;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous,
signataires de cette pétition, réclamons du gouvernement du Québec d'octroyer à
la ville de Repentigny une subvention dédiée
au développement d'une salle de spectacle qui bonifiera l'offre culturelle
d'ici et encouragera ainsi l'accessibilité de la culture à tous.»
Je certifie que cet extrait est conforme à l'original de la
pétition.
Le Président : L'extrait de cette pétition est déposé.
Il n'y a pas de réponses orales aux
pétitions.
la rubrique Interventions
portant sur une violation de droit ou de privilège ou sur un fait personnel, vous
me permettrez de lire la décision de la présidence sur la question de privilège
soulevée par le leader du deuxième groupe d'opposition concernant le témoignage, devant la Commission de la santé et des services
sociaux, du président-directeur général de la
Fondation du Centre hospitalier de l'Université de Montréal.
Alors, j'ai reçu, le
13 juin dernier, un avis du leader du deuxième
groupe d'opposition, conformément aux articles
66 et 69 de notre règlement, signalant une violation de droit ou de privilège
qui prendrait la forme d'un outrage au Parlement. Dans cet avis, le
leader invoque une violation qui résulterait du témoigne de M. Ékram Antoine
Rabbat, président-directeur général de la Fondation du Centre hospitalier de
l'Université de Montréal, le CHUM.
Le 11 juin dernier... Le 11 juin 2013, ce dernier était
alors entendu par la Commission de la santé et des services sociaux dans
le cadre des consultations particulières concernant la gestion du CHUM par
l'actuel D.G. Selon le leader, M.Rabbat
aurait nié à plusieurs reprises être informé de la rémunération additionnelle
de 30 000 $ versée par la Fondation du CHUM au directeur
général du centre hospitalier. Le leader prétend que ces affirmations faites
par M. Rabbat sont contredites par des affirmations reçues par la commission le
12 juin.
Le leader du deuxième groupe d'opposition demande donc à
la présidence de conclure que M. Rabbat a
commis, à première vue, un outrage au
Parlement pour le motif qu'il a contrevenu à l'article 55.2 de la
Loi sur
l'Assemblée nationale, qui énonce que «nul ne peut porter atteinte aux
droits de l'Assemblée» et que «constitue notamment une atteinte aux droits de
l'Assemblée le fait de [...] rendre un témoignage [incomplet ou faux]
devant l'Assemblée, une commission ou une sous-commission».
Afin de situer le
contexte dans lequel se sont déroulés les événements, je vous rappelle que, le
23 mai 2013, l'Assemblée adoptait unanimement une motion afin de confier à la
commission le mandat de tenir des consultations particulières sur la gestion du CHUM par l'actuel directeur général.
Dans le cadre de l'exécution de ce mandat, le 11 juin 2013, la
commission a procédé à l'audition de M. Rabbat. Son témoignage portait
principalement sur la possible participation de la Fondation du CHUM à une
rémunération additionnelle de 30 000 $ allouée au directeur général
du CHUM.
Lors du témoignage de M. Rabbat devant la commission,
alors qu'il était questionné afin de savoir si la Fondation du CHUM avait contribué au
financement de la bonification salariale du directeur général, il a
catégoriquement répondu : «Non.»
De même, lorsqu'on lui a demandé s'il pouvait expliquer pourquoi on avait fait
référence, dans les journaux et dans certains
témoignages, à un montant que la fondation aurait payé sachant que celui-ci
allait faire
partie de la rémunération payable au directeur général, M.
Rabbat a affirmé ce qui suit, et je cite : «La rémunération de M. Paire,
là, n'a jamais été une question que j'ai discutée avec personne.» Également, à
l'affirmation suivante d'une députée : «Donc, ce que je comprends, c'est
[que l'on] ne vous a pas indiqué, l'université ne vous aurait pas indiqué que
ce montant-là allait de façon indirecte au directeur général», il a
répondu : «Non. Non.»
Le 12 juin 2013, au
lendemain du témoignage de M. Rabbat, la commission a reçu du président du
conseil d'administration du CHUM ou d'une
personne du cabinet du directeur de l'Université de Montréal plusieurs
documents à
titre de complément
d'information. Parmi ces documents se trouvait un courriel en date du 1er
décembre 2010 adressé par Mme Sylvie Monier, directrice des services
administratifs de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, à M. Jean-Luc Arseneau. M. Rabbat était en
copie conforme du courriel qui se lit comme suit, et je cite : «Après
plusieurs tentatives infructueuses dans le but de vous parler, je vous écris
afin d'obtenir une confirmation de votre part que la facture ci-jointe sera payée par la Fondation du CHUM relativement à
l'entente qui avait été établie avec la Faculté de médecine de
l'Université de Montréal en 2009.
«En effet, cette entente, associée à l'embauche de M.
Christian Paire, directeur général du CHUM,
comportait une contribution de 30 000 $ annuellement et [qui] est
valide tant et aussi longtemps que M. Paire occuperait ses fonctions
actuelles.» Fin de la citation.
Le même jour, M. Rabbat a répondu
ainsi à ce courriel, et je cite : «Bonjour à vous deux. Donat, s'il te
plaît, pourrais-tu relater à Mme Monier nos dernières conversations. Bien
à vous, Ékram Rabbat.» Fin de la citation.
Le 14 juin 2013, la commission a déposé un
rapport à l'Assemblée dans lequel, sur la base de ces documents, elle constate, et je cite,
«certaines des informations transmises
entrent en contradiction avec les témoignages entendus».
Puis, le 27 juin 2013, M. Rabbat a
transmis à la commission une lettre et des documents supplémentairesconcernant le processus
annuel de reddition de comptes des chaires de recherche et d'enseignement de
l'Université de Montréal, auxquelles la Fondation du CHUM contribue
financièrement. Dans sa lettre, M. Rabbat revient sur la contribution de 30 000 $
de la Fondation du CHUM au fonds facultaire d'excellence de la Faculté de
médecine de l'Université de Montréal et donne des précisions sur les réponses
qu'il a fournies lors de son audition. À cette occasion, M. Rabbat a précisé ce qui suit, et je cite : «À la
question posée en commission parlementaire, à savoir si les modalités de
rémunération de M. Paire avaient été abordées, j'ai répondu que ce n'était pas le
cas. Avec le recul et à la lecture de la
transcription de mon témoignage en commission parlementaire et de la
correspondance de l'époque en provenance de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, j'aurais
plutôt dû dire que jamais je n'aurais accepté de verser une contribution
de la fondation reliée à la rémunération de
M. Paire.» Fin de la citation.
Il s'agit maintenant de déterminer si ces
faits peuvent constituer, à première vue, un outrage au Parlement pour le motif qu'un témoignage faux ou incomplet aurait
été rendu par M. Rabbat en contravention avec l'article 55.2 de la
Loi sur l'Assemblée nationale.
Lorsqu'une
question de privilège est soulevée, le rôle de la présidence n'est pas de
déterminer s'il y a eu ou non violation,
mais plutôt de vérifier si les faits invoqués constituent, après analyse et à première vue, une violation de droit ou de privilège ou, en
l'espèce, un outrage au Parlement. Seule l'Assemblée a le pouvoir de décider
s'il y a effectivement une atteinte au privilège ou un outrage au Parlement.
Les réponses données par M. Rabbat lors
de son témoignage laissent croire qu'il n'était aucunement au courant des discussions
entourant la rémunération additionnelle du directeur général du CHUM. Or, il appert des
faits précités
qu'il a eu accès à des informations qui lui auraient permis de savoir que
l'Université de Montréal souhaitait obtenir une contribution de la fondation et
que celle-ci pouvait servir à bonifier la rémunération du directeur général du
CHUM. Que M. Rabbat ait accepté ou non que la fondation verse un montant
de 30 000 $ pour une telle
bonification, cela n'est pas en cause.
Dans l'exécution des mandats qui leur sont
confiés, les commissions doivent pouvoir compter sur une collaboration pleine et
entière des gens qui participent à leurs travaux. Les témoins ont l'obligation
de dire la vérité et de donner les versions
des faits qui soient les plus complètes possible. Comme les faits qui me sont
soumis peuvent soulever un doute quant
à la véracité ou la complémentarité du témoignage de M. Rabbat, je dois
déclarer la question de privilège recevable à première vue. Voilà.
J'ai aussi… Je vais vous éviter de vous lire
à peu près quatre ou cinq pages de jurisprudence sur le dossier, mais je pense que je vais les déposer en même temps que le
jugement… la décision. Alors, c'est déposé.
Oui,
M. le leader du deuxième groupe d'opposition.
Deltell : Alors, merci beaucoup, M. le Président. Merci
pour la qualité de la réponse, à vous et à votre équipe, qui avez travaillé très fort, encore une fois, cet été. Pour la suite des choses,
eh bien, nous rendrons notre décision la
semaine prochaine.
Président : Alors, je vous
rappelle qu'après la période des questions j'entendrai les commentaires sur la
question de directive du leader du deuxième
groupe d'opposition, que j'ai prise en délibéré mardi dernier.
Alors,
nous en sommes maintenant à la période de questions
et de réponses orales, et je cède la parole à M. le chef de l'opposition.
Fournier : Merci, M. le Président. Le
28 août dernier, Desjardins annonce :
«L'économie est en panne.»
Président : Je pensais que
vous annonciez que c'était…
Fournier : Le
7 septembre, Statistique Canada annonce : «L'emploi recule encore au Québec.» Le 14 septembre, le bureau des faillites du Canada annonce que 50 % des faillites commerciales
canadiennes sont au Québec. Ce
matin, 26 septembre, l'Institut
de la statistique du Québec
nous annonce que le PIB réel d'avril à juin au Québec a reculé de
0,7 %. C'est moins 0,7 %.
L'économie était en panne, maintenant elle recule. On nous apprend qu'en juin le PIB est à moins
1,4 %, du jamais-vu, même pendant la
crise économique de 2008‑2009. M. le Président, le fiasco économique de la gouverne péquiste a fait reculer
le PIB du Québec en mars, en avril, en mai et en juin,
quatre mois. On est à deux mois d'être
officiellement en récession.
Est-ce que la première ministre reconnaît
et admet que son budget amène le Québec sur la voie de la
récession?
Le Président : Mme la première ministre.
Marois : M. le Président, pendant que l'emploi avance, la
corruption, elle, recule au Québec, et c'est grâce aux actions que nous avons posées comme gouvernement, M. le Président. L'économie du Québec a progressé plus lentement que ce qui avait été prévu. Elle a
progressé de 0,9 %,
M. le Président, en comparaison de l'économie
canadienne, qui a progressé de 1,4 %.
Dans les deux cas… Au Québec, nous devions progresser, selon les prévisions, de
1,3 % et, au Canada, de
1,7 %. Dans les deux cas, il y a eu un ralentissement. Ce n'est pas propre
à la situation québécoise, c'est propre à la situation de l'économie en
général et de nos partenaires, qui vivent exactement les mêmes résultats.
même temps, M. le Président, que l'économie a progressé plus lentement que tout
le monde l'aurait souhaité, la Banque du Canada avait déjà prévu qu'il y
aurait ce ralentissement dès le mois de juillet, puisqu'on croyait
qu'avec la grève dans la construction… Et
c'est ce à quoi fait référence actuellement l'Institut de la statistique du
Québec, ce qu'on dit, c'est :
Les statistiques montrent au troisième trimestre une forte croissance des
permis de bâtir non résidentiels, et, donc, on prévoit un rebond. C'est
donc une situation ponctuelle, temporaire que nous rattraperons dans les
prochains mois, M. le Président.
Le Président :
Première complémentaire, M. le chef de l'opposition.
Fournier
: Le problème qu'on a avec la première ministre, c'est
qu'elle ne tient pas compte de la réalité des chiffres. Ce n'est pas ailleurs, c'est au Québec.
En mars, moins 0,2 %; en avril, moins 0,2 %; en mai, moins
0,1 %; en juin, moins
1,4 %. Quatre mois consécutifs. Il n'y en a pas ailleurs, là. Au Québec,
sous votre gouverne, avec votre budget, nous sommes à deux mois d'une
récession.
Allez-vous
vous réveiller? Allez-vous faire des mesures concrètes pour l'emploi et
l'économie, oui ou non?
Le Président : Mme la première ministre.
Marois :
Alors, M. le Président, j'aurais aimé ça en débattre avec le
chef du Parti libéral, M.
Couillard. S'il avait pu être là ce matin,
il aurait pu nous donner quel est le point de vue de la famille libérale parce qu'on a vu que l'ancien ministre de l'Industrie et du Commerce,
ministre des Ressources naturelles, M. Gignac, semble avoir un point de
vue différent de celui du Parti libéral, M. le Président.
Alors,
le Québec ne vit pas... n'est pas une île déserte au milieu de l'océan, le
Québec vit dans un contexte mondial. Son grand
voisin américain, les voisins que sont les autres provinces nous indiquent
exactement, exactement…
Le Président : En terminant.
Marois
: …les mêmes paramètres économiques, M.
le Président. Nous faisons très bien les choses.
Le Président : Deuxième complémentaire, M. le chef de l'opposition.
Fournier :
Elle fait référence à Clément Gignac. Danger de récession, c'est ça dont il
parle, Clément Gignac. Elle ne veut pas l'avouer, elle ne veut pas le dire, M. le Président. Elle ne voit pas que les indicateurs
sur son tableau de bord économique sont au
rouge. Elle préfère tourner la tête puis regarder dans le garde-robe des Québécois.
Quand est-ce qu'elle
va s'occuper de l'emploi, de l'économie? Qu'elle prenne des mesures concrètes, M. le Président.
Le Président : Mme la première ministre.
Marois : Tous les jours, M. le Président, pour moi, l'emploi, c'est une obsession. Et, depuis le début de notre mandat, nous avons contribué à hauteur de 1,2 milliard de dollars,
nous avons contribué à des investissements de l'ordre de… c'est-à-dire à hauteur de
6 milliards de dollars, avec de l'aide de 2 milliards de dollars qui,
essentiellement, soit consolide ou crée des emplois. C'est tous les jours, M.
le Président, que l'on se préoccupe de l'emploi.
chef parlementaire de l'opposition officielle regarde un aspect des
statistiques et il oublie de regarder tous les autres. Je vais lui en donner
un, exemple concret, M. le Président.
Président : En terminant.
Marois : Les exportations ont retrouvé leur niveau de 2007
après un creux majeur, M. le Président.
Président : Troisième complémentaire, M. le chef de
l'opposition.
M. Fournier : Si la
première ministre ne veut pas écouter l'opposition, qu'elle écoute les acteurs économiques : Desjardins,
Nationale, Conseil du patronat. Les statistiques que j'ai mises de l'avant, ce
n'est pas nous, là, qui les mettons, c'est
la réalité des chiffres qui viennent même de son gouvernement. Est-ce qu'elle
peut, au moins, admettre… Il n'y aura pas
de solution, ce gouvernement ne va pas changer la direction, ne va pas avoir
une vision économique tant qu'ils ne seront pas capables de reconnaître
la vérité des chiffres.
lui demande une chose : admettre la réalité plutôt que de faire semblant
qu'elle n'existe pas.
Président : Mme la première ministre.
Marois : Alors, M. le Président, nous avons travaillé de
façon très ordonnée depuis que nous sommes arrivés à la tête du gouvernement.
On a d'abord remis de l'ordre dans les finances publiques, qui étaient dans un
état désastreux, je le rappelle, M. le Président. Ça, ça mine la confiance,
entre autres, des gens qui regardent l'action d'un gouvernement. C'était votre
action, M. le Président.
Et, par ailleurs, il fait référence au
Conseil du patronat, qui a donné, cette semaine, un C à l'action économique qui se fait
au Québec. C'était un C pour le Parti libéral du Québec, M. le Président, et
son gouvernement, puisque ce sont des données qui portent
essentiellement sur 2011‑2012, M. le Président.
Alors,
je reprends quelques données de base dont j'invite… c'est-à-dire et j'invite le
chef…
Président : En terminant.
Marois : …du groupe parlementaire à en prendre connaissance.
Les exportations…
Président : Principale, M. le député de Lotbinière-Frontenac.
Lessard :
Aujourd'hui, la première ministre va se présenter au congrès de la FQM devant
des centaines et des milliers de maires et conseillers municipaux qui veulent comprendre
comment elle a pu échouer dans le renouvellement du pacte fiscal. Comment expliquer que les demandes de la FQM de
bonification de 30 millions de programmes de voirie locale,
10 millions de compensation de ressources naturelles ne se retrouveront
pas dans le coffre des municipalités? 40 millions
d'échecs. En fait, le président de la FQM est assez catégorique là-dessus, et
je le cite : «La reconduction du pacte
fiscal doit inclure ces montants, considérant qu'ils auront des impacts
structurants majeurs — en clair, des augmentationsde taxes. La FQM
prévient le gouvernement qu'il ne revient pas à ses membres de payer pour
l'échec de la négociation avec les unions.»
En fait, la question de M. Généreux est
assez claire : Est-ce que la première ministre va garantir aux maires tout à l'heure que le 40 millions
sera dans la reconduction de l'entente de partenariat fiscal ou s'ils devront
taxer en décembre tout le monde pour cet échec?
Président : M. le ministre des Affaires municipales.
M. Gaudreault : Oui.
Merci, M. le Président. D'abord, je tiens à saluer le nouveau porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires municipales,
mais qui est l'ancien ministre, d'ailleurs, qui lui-même avait avisé en
mars 2012 les associations municipales de l'harmonisation TPS-TVQ et de
l'impact que cela allait amener sur les municipalités,
M. le Président. C'est l'ancien ministre qui vient de se lever, qui a lui-même averti les associations municipales, les municipalités du Québec de cette situation, M. le Président. C'est assez incroyable de le voir se lever aujourd'hui pour nous
reprocher sa propre turpitude encore une fois, M. le Président.
Mais, considérant que nous, on passe à l'action pour
respecter et soutenir les municipalités, ce que nous avons fait, nous avons
augmenté, M. le
Président, de 10 millions, de 472 à 482 millions de dollars, pour l'année prochaine, le remboursement des
taxes pour soutenir les municipalités dans
leur développement. Puis je pense qu'il y a une chose qui est importante et que
tous les Québécois vont comprendre, c'est que c'est très
important de rembourser les dépenses sur factures. Alors, c'est ce que nous allons faire aussi, M. le Président.
Le Président : Première complémentaire, M.
le député de Lotbinière-Frontenac.
Lessard : Il manque 40 millions pour que les maires puissent éventuellement écrire dans
la colonne des autres revenus en décembre. Est-ce
que le 40 millions sera au rendez-vous ou je vais taxer le monde? Le ministre des Affaires municipales ne répond pas. Il parle de bonification, puis, hier, le ministre des Finances a
dit : Il n'y en a pas, de changements.
Est-ce que le ministre des Affaires municipales va garantir puis il va écrire une
lettre à toutes les municipalités pour dire qu'en décembre ils vont recevoir exactement le même
montant que l'an dernier et qu'il y aura une bonification de
40 millions à la voirie locale puis 10 millions pour les
compensations…
Le Président :
M. le ministre des Affaires municipales.
M. Gaudreault :
Vous savez, M. le Président, c'est le président de la FQM lui-même, M. Bernard
Généreux, qui dit aujourd'hui que les
municipalités avaient été avisées par l'ancien gouvernement en mars 2012 de
cette situation et que les
municipalités seront capables rapidement d'éponger la situation dont elles
parlent, M. le Président. Alors, ça, je pense que c'est important de
mettre ça en perspective.
Deuxièmement,
concernant l'entente Québec-municipalités, c'est à la demande des partenaires
municipaux eux-mêmes — l'UMQ,
la ville de Québec — que nous avons choisi, considérant la situation, qui n'était pas évidente, au mois de
juin, dans le monde municipal, avec Montréal et Laval, de suspendre les
négociations et ainsi de reporter le pacte fiscal d'un an. C'est ça, la
situation, M. le Président.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député de Frontenac-Lotbinière.
Lessard : J'ai bien entendu, M. le Président, éponger la
situation. Quand on est un maire, on fait sa
colonne de dépenses, on va, après ça, dans
la colonne des revenus, on regarde ce qu'on va recevoir du gouvernement, puis
la différence, on va aller le taxer.
Ce n'est pas éponger, c'est pleuvoir sur la population de taxes parce que vous
n'allez pas le verser. C'est ça, la
réalité. Tantôt, vous avez une occasion unique. Au congrès de la FQM, ils sont
là, les maires, ils sont réunis, ils attendent une décision.
Est-ce que le
40 millions va être là? Est-ce que l'indexation va être là? Est-ce …
Le Président :
M. le ministre des Affaires municipales.
M. Gaudreault :
M. le Président, je pense que les municipalités auraient aimé entendre l'ancien
ministre plaider aussi fort pour elles à l'époque où il était ministre.
Aujourd'hui, ce qu'on fait, on répond aux municipalités en accordant, M. le Président, 10 millions de plus
dans le remboursement de taxes, et cela sur présentation de factures.
C'est une gestion responsable.
j'ai beaucoup de misère à suivre le député de Lotbinière-Frontenac parce qu'il
se contredit. C'est lui qui a avisé en mars 2012 les municipalités des conséquences de
l'harmonisation des taxes. Alors là, il faudrait qu'il soit un peu
cohérent parce qu'on a beaucoup de misère à le suivre, puis les municipalités,
surtout, ont beaucoup de misère à le suivre.
Le Président :
Principale, Mme la députée de Hull.
Gaudreault : Il
y a maintenant plus d'une semaine que le Conseil des ministres a noyauté le
Conseil du statut
de la femme en nommant quatre nouvelles membres s'étant toutes déjà prononcées
en faveur du projet de la charte des
valeurs péquistes. Or, M. le Président, voilà que, dans son empressement, le
gouvernement n'a pas respecté la
Loi sur le Conseil du statut de la femme. La loi prévoit à l'article 7 que le
conseil se compose, entre autres, de quatre personnes choisies par les associations féministes et de
deux personnes choisies par les groupes socioéconomiques. Le
gouvernement a fait l'inverse, M. le Président, et, du même coup, a enfreint
les dispositions pourtant très claires de l'article 7.
La ministre a-t-elle jeté la
Loi sur le
Conseil du statut de la femme à la poubelle, comme elle l'a fait hier avec la motion que nous avons majoritairement adoptée?
Président : Mme la ministre de l'Emploi et de la Condition
féminine.
Maltais : Mme
la Présidente… M. le Président. M. le Président, c'est un sujet, semble-t-il,
très féminin, excusez-moi pour ce lapsus. M. le Président, j'ai rectifié l'information
qui avait circulé, qui était fausse. Me Julie Latour a été recommandée par le Forum des femmes juristes
de l'Association du Barreau canadien et l'association des avocates du Barreau du Québec; Leila Lesbet a été recommandée
par L'Agora des femmes de Pierre-de-Saurel et par le comité femme de la
Coalition Laïcité Québec; Ann Longchamps a été recommandée par l'AFEAS. Donc,
trois recommandations d'associations
féminines. Dans le secteur syndical, associations syndicales, il y a une
recommandation du Syndicat de la fonction publique du Québec. Donc,
associations syndicales, recommandation; association de groupes féminins,
recommandation. Tel que le prévoit le processus.
La seule ingérence qu'il y a eu, la
seule ingérence qu'il y a eu dans ce dossier-là, elle est venue de certains textos qui ont été envoyés par l'ex-ministre de la
Condition féminine. Alors, qui est la critique? L'ex-ministre?
Maltais : La députée de Hull?
Président : En terminant.
Maltais : Je reviendrai, M. le Président.
Président : Complémentaire, Mme la députée de Hull.
Gaudreault : La
ministre, en plus de ne pas avoir de réponse, elle a enfreint sa propre loi.
Ces nominations sont vivement dénoncées par 13 groupes féministes. Dans un
communiqué demandant à la ministre de refaire le processus de nomination, la directrice d'un des groupes
affirme ceci : «L'altération illégale de la composition du conseil
témoigne de l'intention gouvernementale d'en contrôler la composition.»
La ministre de la Condition féminine,
elle n'a qu'un choix, M. le Président, elle doit, dès aujourd'hui, reprendre le processus de nomination…
Président : Mme la ministre de la Condition féminine et de
l'Emploi.
Maltais :
J'aurais souhaité que la députée de Hull, avant d'intervenir ce matin, lise
l'éditorial du Devoir qui explique
bien…
Maltais : …que, finalement, la seule vraie ingérence…
Maltais : …les seuls qui, actuellement, sont en train de
miner la crédibilité…
Président : S'il vous plaît, c'est trop bruyant!
Président : S'il vous plaît! La question a été fort bien posée…
Le Président :
M. le député de Louis-Hébert. M. le député de Louis-Hébert, je vous entends
trop bien.
Le Président : Alors, la question a été fort bien posée, je m'attends à
la même chose de la réponse. Mme la ministre.
Maltais :
…qui explique bien que les seuls qui, actuellement, minent... — ils sont en train de miner la crédibilité du Conseil
du statut de la femme — ce
sont les députées libérales. On a déjà deux critiques en matière de condition féminine. On a la députée de l'Acadie,
on a la députée de Hull. Jamais deux sans trois, j'en demanderais une
troisième. J'aimerais savoir, de l'autre côté: Qu'en pense la députée de
La Pinière? C'est drôle parce que ses opinions, jusqu'ici, étaient
entendues haut et fort…
Le Président :
En terminant.
Maltais : …et très clairement. Alors, j'aimerais ça, tant
qu'à en avoir deux, en avoir trois. J'aimerais
avoir…
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée de Hull
Le Président :
M. le leader de l'opposition.
M. Moreau :
M. le Président, vous allez rendre des décisions sur la protection des droits
des parlementaires. Quand on entend cette espèce de cirque là de l'autre côté…
Et je vois que le temps s'écoule. Ça, c'est un temps qui est dévolu à
l'opposition officielle et au deuxième groupe d'opposition.
Le Président :
M. le leader du gouvernement.
Bédard : M. le Président, je vais me garder du commentaire
quant au cirque. Je vais demander,
effectivement, à mes collègues de modérer
leurs ardeurs. Des fois, on est contents des réponses, mais on va tous modérer
ensemble nos ardeurs, M. le Président.
Président : Alors, évidemment, je demande votre collaboration,
effectivement. Mme la députée de Hull, en
deuxième complémentaire.
Gaudreault : Merci, M. le Président. Ces nominations sont
illégales, M. le Président, et la ministre de
la Condition féminine le sait très bien. La
preuve, c'est que le site Internet du Conseil du statut de la femme a été
discrètement modifié dans la nuit de mardi à mercredi. Étrangement, les
catégories qui précisent la composition des membres sont mystérieusement
disparues. N'est-ce pas la preuve flagrante que la ministre a enfreint la loi
en toute connaissance de cause pour arriver à ses fins idéologiques?
Le Président :
Mme la ministre de l'Emploi.
Maltais : Écoutez, j'ai déjà expliqué, là, que toutes les
recommandations — les lettres sont là — tout le processus a été suivi, très légal.
Alors, comme je le disais tout à l'heure, il y a une
troisième critique que j'aimerais entendre. Là, on se rappelle de la voix de
la députée de La Pinière, qui disait, lors d'une entrevue aux Francs-tireurs :
Je défendrai la laïcité devant Dieu et le diable. Il nous manque… Peut-être qu'elle n'a pas peur de dire «du diable», mais le
fantôme du Parlement, lui, il semble être
intervenu, on ne l'entend plus.
Le Président : Principale, M. le chef du deuxième
groupe d'opposition.
M. Legault : M. le Président, l'ancien ministre péquiste, actuel délégué général du Québec à New York, André
Boisclair a accordé une subvention de 2,6 millions de dollars à son ami
personnel Paul Sauvé quatre jours avant le vote des élections de 2003.
Par ailleurs, Paul Sauvé soutient avoir contribué pour 300 000 $ à la
caisse du Parti québécois
et à la campagne au leadership d'André Boisclair. Il dit avoir organisé aussi
une activité de financement pour le compte d'André Boisclair.
le Président, en 2003, j'étais ministre du même gouvernement, la première
ministre aussi était ministre du même gouvernement.
Moi, je n'étais pas au courant de ce fait…
M. Legault :
Non, non...
Le Président :
S'il vous plaît! S'il vous plaît! Il n'y a qu'une personne qui a la parole ici,
c'est le chef du deuxième groupe d'opposition.
M. Legault : Maintenant que je suis au courant…
Le Président : C'est très clair, il n'y
a qu'une personne ici qui a le droit de
parole, c'est le chef du deuxième groupe
d'opposition.
M. Legault : …je dénonce cette façon de faire d'André Boisclair et je
demande qu'il soit suspendu.
Maintenant, ce matin, là, la question, ça concerne le jugement de la première ministre. Elle a eu 24 heures pour y penser. La question est très simple : Est-ce
qu'elle dénonce le fait qu'un ex-ministre ait donné une subvention de
2,6 millions à un ami personnel quatre jours avant la date des élections,
oui ou non?
Le Président : M. le ministre de la Métropole.
M. Lisée : M. le Président, d'abord, il faudrait rectifier
les faits. La lettre qui a été déposée hier indique que l'ancien ministre a indiqué que la demande était admissible à une
subvention. Il n'y a eu aucun décaissement, elle était admissible. Et, d'ailleurs, nous pourrions
présenter ici des lettres de plusieurs ministres, de l'ancien premier ministre
Jean Charest, dans les jours qui précèdent
le déclenchement d'une élection, où il indique qu'un certain nombre de dossiers
qui étaient pendants sont admissibles.
Alors, ça, c'est la première chose. D'affirmer en cette Chambre qu'une
subvention a été donnée à un ami, ce n'est pas la vérité, il faut le
dire.
Deuxièmement, je suis
très déçu de voir aujourd'hui que le chef de la CAQ semble endosser les
accusations complètement gratuites et sans
fondement que son député de Saint-Jérôme a proférées hier. On m'a dit que, ce
matin, il était réuni avec ses avocats pour voir comment il allait
répondre à la mise en demeure de la personne dont il a atteint à la réputation hier de façon complètement
inacceptable. Je pense que je suis très déçu de voir qu'une personne qui avait
acquis…
Le Président : En terminant.
M. Lisée : …beaucoup d'estime de la part des Québécois, le député de Saint-Jérôme, est en train de détruire sa crédibilité.
Le Président : Première complémentaire, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.
M. Legault : M. le Président, on se souvient tous que la première ministre, durant la course au leadership, a tenu à peu près les mêmes propos que le député de Saint-Jérôme, hein? On se souvient tous de sa phrase assassine : Il
fautêtre
inattaquable. Hein, on se souvient tous de ça. Mais là je voudrais qu'elle se
lève aujourd'hui pour nous dire… parce qu'on a besoin de
savoir, là, on doit connaître sa position personnelle, pas celle du prétendant
premier ministre.
Est-ce qu'elle dénonce ou non…
Le Président : M. le ministre de la Métropole.
Lisée :
Je répondrais à l'ex-prétendant chef du Parti québécois et au prétendant premier ministre que c'est un peu court, c'est un peu court, pour un chef de
parti, de se lever en Chambre et de demander à ce quelqu'un soit
suspendu sans la moindre preuve de quoi que
ce soit. Nous avons déclaré et nous continuons à déclarer qu'il y a une commissionCharbonneau, qu'il y a un UPAC, que toutes les personnes sont à la disponibilité de l'UPAC, y compris
cette personne, mais je suis, comme plusieurs journalistes, hier, l'indiquaient,
assez intrigué du fait que des membres de la CAQ demandent la suspension
d'un délégué général du Québec mais ne demandent pas la suspension…
Le Président :
En terminant.
M. Lisée :
…du chef de l'opposition officielle, qui fait
face au même type d'allégations.
Le Président : Deuxième complémentaire, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.
Le Président : À l'ordre! M. le leader de l'opposition.
Le Président : S'il vous plaît!
Moreau : M. le Président, pour quelqu'un qui parlait avec tant
d'éloquence de diffamation hier, je trouve un
peu curieux qu'il utilise le salon bleu et l'immunité parlementaire pour faire
ce genre de parallèle. Je comprends que le ministre des Relations
internationales, s'il est un gentilhomme, va se lever et retirer ce qu'il a
dit.
Le Président :
M. le leader du gouvernement.
Bédard :
Je tiens à assurer mon collègue que j'ai tenu de tels propos en dehors de la
Chambre pas plus tard qu'hier. Merci.
Le Président :
Une chose est certaine…
Président : Une chose est certaine, il est interdit d'attaquer
les membres de cette Chambre les uns les autres. Il y a des directives pour y voir si on veut le faire. M. le
leader de l'opposition.
Moreau : Si ce que vous venez de dire est exact — et
je pense que ce l'est, on ne peut pas le faire — vous allez
demander au ministre des Relations internationales, en gentilhomme, qu'il se
lève et qu'il retire ce qu'il vient de dire. Il est capable de l'être, je le
sais.
Le Président :
Il aura l'occasion de le faire en répondant à la question du leader de
l'opposition. M. le chef du deuxième groupe d'opposition.
Legault : M. le Président, ça fait deux fois que la première
ministre refuse de se lever. Donc, je
comprends qu'elle endosse la lettre qui a été signée par André Boisclair pour
octroyer une subvention à un ami personnel. On comprend maintenant c'est quoi,
la définition de tolérance zéro de la première ministre du Québec.
Le Président :
M. le ministre de la Métropole.
M. Lisée :
M. le Président, d'abord, je tiens à souligner que, dans le même témoignage, M.
Sauvé a parlé de M. Boisclair et a parlé du chef de l'opposition officielle.
C'est ce à quoi je faisais référence…
Président : Je ne peux pas accepter les propos que vous tenez.
Si vous voulez faire une accusation à l'égard
d'un membre de cette Chambre, vous pouvez le faire avec les procédures
normales.
M. le leader du
gouvernement.
Bédard :
Écoutez, M. le Président, je suis étonné. D'ailleurs, j'aimerais, à la lumière
de vos propos… me dire quelles accusations a portées mon collègue, une seule,
une seule jusqu'à maintenant. J'aimerais ça parce que vous lui demandez de ne pas faire référence à des propos, et j'ai hâte
de voir l'accusation que lui aurait portée. Au contraire, il ne fait que réciter et placer la deuxième
opposition devant sa propre incohérence. C'est tout. Alors, j'aimerais
savoir quelle est l'accusation qu'il a portée, précisément.
Président : M. le leader de l'opposition.
Moreau : Il est clair… Vous l'aviez mentionné avant même qu'il
ne formule sa réponse, et il l'a fait, et il
l'a réitéré plutôt que de retirer. Je retire une chose, je pensais qu'il était
un gentilhomme. S'il était une note de musique, il serait un…
Président : La question est bien simple, on ne peut pas
remettre en question la conduite d'un
parlementaire sans passer par les procédures normales. Alors, je vous invite à
la plus grande prudence à cet effet. M. le ministre.
Lisée : Alors, je reviens sur la question du chef de la CAQ.
J'ai noté qu'il n'avait pas réitéré en cette
Chambre les propos pour lesquels son député
de Saint-Jérôme est maintenant mis en demeure. Alors, je voudrais savoir :
Est-ce qu'il dénonce les propos de
son député? Est-ce qu'il prend de la distance par rapport aux propos de son
député? Et est-ce qu'il est prêt, sinon, à sortir de la Chambre et à
répéter devant les micros ce que son député a dit hier? Je le mets au défi.
Le Président :
En terminant. M. le leader du deuxième groupe d'opposition.
Deltell :
Article 35.5, M. le Président. D'aucune façon nous
ne tolérons de l'intimidation de qui que ce
soit envers les députés de la coalition, d'aucune façon.
Le Président :
M. le leader du gouvernement.
Bédard : J'invite le chef de la deuxième opposition à
clarifier sa position quant aux propos qui ont été tenus par son député hier. Et est-ce qu'il s'en dissocie?
Est-ce qu'il les condamne? C'est tout simplement ça, la question, M. le
Président.
Le Président : Est-ce qu'il y a une autre question? On va procéder à… Si
on ne continue pas la période de questions, on va encore avoir le même problème qu'on a soulevé tout à l'heure.
Est-ce
qu'il y a d'autres questions? Alors, je vais procéder… Ah! O.K. M.
le député de La Prairie, en
principale.
M. Le Bouyonnec : M. le Président j'aimerais souligner le retour d'Afrique de notre ministre du Commerce extérieur,
hélas, rentré bredouille. Sa récolte ne permettra pas de
redresser les chiffres très inquiétants de notre
balance commerciale. Selon l'ISQ, la balance internationale des sept premiers
mois de 2013 enregistre une détérioration de 15 % par rapport à 2012. Cela
s'ajoute, comme on se tue à le répéter, à 45 000 emplois perdus depuis le
début de l'année, une contraction du PIB au deuxième trimestre, des faillites commerciales
au Québec qui totalisent 50 % de l'ensemble canadien, et ça nous mène, tout
ça, vers une remise en question du déficit zéro ou une récession, comme
l'indiquait l'ancien ministre Clément Gignac.
le Président, le gouvernement a-t-il perdu les pédales? La relance de Bixi à
Montréal est-elle sa seule solution pour faire
rouler l'économie du Québec?
Le Président :
M. le ministre des Finances
Marceau : Vous conviendrez avec moi, M. le Président, que j'ai
l'embarras du choix quant à l'angle avec lequel je vais répondre à cette question. Alors,
regardez, je vais aller sur la première
partie de la question, sur la
question des exportations. L'information que
nous avons, les chiffres qui sont disponibles à cette date sont que les
exportations pour les sept premiers
mois de l'année, janvier à juillet 2013, elles ont augmenté au Québec… donc, quand on les
compare à janvier-juillet 2012, les
exportations au Québec ont augmenté de 3,1 %, alors que, pour le Canada,
c'était de 1 %. Donc, le Québec a mieux
performé sur le plan des exportations pendant les sept premiers mois de l'année
2013 que le reste du Canada.
D'ailleurs, tel que le disait plus tôt la première ministre, les exportations québécoises ont retrouvé — ont retrouvé — le
niveau auquel elles se trouvaient en 2007, avant la récession. Donc, les
nouvelles du côté des exportations sont
bonnes.
Par ailleurs, moi, je
trouve qu'il y a beaucoup de choses qui permettent de se réjouir. Par exemple,
je n'ai pas entendu le député se réjouir du premier vol de l'avion CSeries de
Bombardier, qui est…
Le Président :
En terminant.
M. Marceau :
…un exemple, qui incarne tout le savoir-faire, tout le génie québécois…
Le Président :
M. le député de La Prairie, en première complémentaire.
M. Le Bouyonnec : M. le
Président, M. le Président, est-ce que le ministre des Finances fait la
différence entre exportations puis exportations internationales? C'était le sujet de ma
question et je vous rappellerai que le PIB s'est contracté de 0,7 %
et qu'au niveau des investissements privés nous avons une chute de 3,3 %.
Le CPQ, hier, nous lançait un cri du cœur : À quand un plan d'affaires?
«Houston, we have a problem».
On parle de la CSeries, quand est-ce que le gouvernement va
revenir sur terre?
Président : M. le ministre des Finances.
M. Marceau : M. le
Président… M. le Président, sur la question du CPQ, du bulletin du Conseil du
patronat du Québec, je partage l'opinion du
député quant à la note qui a été attribuée à l'ancien gouvernement.
Effectivement, ils n'étaient pas très bons, et il ne fallait pas s'attendre à ce que le bulletin soit
très bon pour l'ancien gouvernement.
Maintenant, je reviens à la question du CSeries, vous
savez, M. le Président, parce qu'on parle d'exportations internationales, là. Parmi les produits
d'exportation internationale les plus importants au Québec, qu'est-ce qu'il y
a? Les aéronefs, les avions, les simulateurs de vol. C'est
ça, les produits d'exportation internationale. C'est au premier rang de nos exportations internationales, M. le Président.
Alors, quand
une entreprise comme Bombardier…
Président : En terminant.
Marceau : …développe le CSeries, il faut s'en réjouir parce que
ça augure très bien…
Président : Deuxième complémentaire, M. le député de
La Prairie.
M. Le Bouyonnec : M. le
Président, je ne doute pas de la bonne volonté du ministre des Finances. D'ailleurs, l'an dernier, il nous proposait une série de
mesures pour relancer l'investissement privé. Hélas, chou blanc sur les grands projets;
statu quo sur le libre-échange; un napperon pour la politique industrielle; une grand-messe ostentatoire pour la
recherche et l'innovation; maman, j'ai réduit le Plan Nord pour
les ressources; et la BDEQ, un projet bâclé et
tabletté.
M. le Président, quand est-ce que le
gouvernement va cesser de se voiler la face en public et passer à l'action?
Président : M. le ministre des Finances.
M. Marceau : Bien M. le
Président, alors, je répète que, pour le Québec,
les exportations des sept premiers mois ont augmenté de 3,1 %, puis
effectivement j'englobais
l'ensemble des exportations. Maintenant, pour les exportations internationales, c'était 3,8 %, M. le Président, donc
3,8 % pour les internationales.
Cela étant, je réitère, M. le Président, il y a des choses qui se
passent au Québec qui vont bien. Je le disais,
l'avion CSeries, c'est un exemple parmi plusieurs. On a devant nous un
excellent futur parce qu'on a un savoir-faire
au Québec, et, ce savoir-faire, on l'exporte,
c'est la stratégie du gouvernement du Québec.
Le Président : M. le député de Louis-Hébert, c'est à vous, la parole. C'est à vous, la parole. Vous voulez la parole?
Président : Vous voulez la
parole?
Président : Non? Ah! Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.
Blais :
Encore hier, le ministre martelait qu'il n'y a pas de coupures dans le domaine de la
santé, mais, sur le terrain, les coupures sont réelles
et se font sentir : 2,4 millions de dollars et 30 postes
d'infirmières coupés à l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal, une infirmière de jour pour
50 patients vulnérables, une infirmière de nuit pour 225 patients vulnérables. On compromet
la santé et la sécurité de nos aînés. Qui plus est, la Protectrice du
citoyen a mentionné que, lorsqu'il y avait des coupures, on coupait aussi dans
les services.
Est-ce
que le ministre va se lever pour nous dire aujourd'hui qu'il n'y a pas de coupures, que tout va bien ou
s'il va se préoccuper des besoins de nos aînés
vulnérables en milieu gériatrique?
Le Président : M. le ministre de la
Santé.
Hébert : M. le Président, j'invite
la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne à lire le rapport de la
Protectrice du citoyen, qui a été rendu public hier, un rapport extrêmement
intéressant, M. le Président, qui pose un regard lucide sur certains problèmes qui
sont vécus au niveau de la santé et des services sociaux, notamment. Et je vous ferai
remarquer, M. le Président, que c'est le
rapport d'activité 2012‑2013, M. le Président. Alors, quand on sait que ça prend plusieurs mois à traiter
une plainte, M. le Président, c'est essentiellement le bulletin des amis d'en
face, M. le Président, que la Protectrice du citoyen a dressé. Et elle dresse,
M. le Président, un portrait que je partage, et que nous partageons de ce
côté-ci. Et les recommandations de la Protectrice du citoyen vont exactement
dans le même sens que nos priorités, M. le Président.
D'une part, il n'y a
plus de compressions en santé; on a injecté 1,5 milliard de plus d'argent
en santé, M. le Président, cette année.
D'autre part, on a repris les visites d'évaluation des résidences intermédiaires et des résidences de type familial, qui avaient été arrêtées, arrêtées par les libéraux, M. le
Président. Il faudrait que la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne en parle à sa collègue de Bellechasse, M. le Président. Ces
visites-là avaient été arrêtées, et on les a reprises.
Le Président : En terminant.
Hébert : Alors, il faudrait
peut-être qu'il y ait de la cohérence de l'autre côté. Le fantôme du Parlement,
M. le Président, Philippe Couillard, devrait mettre…
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.
Blais : Je
considère, M. le Président que c'est triste parce qu'il y a du déni. Je crois
que c'est le fantôme des visites des hôpitaux parce que le bulletin qu'il y
a eu du Protecteur du citoyen, c'est le nôtre et c'est le vôtre.
D'ailleurs, le ministre a dit à un
journaliste que des compressions aient eu des impacts sur les soins, c'est un
jugement que le Protecteur du citoyen porte. Bien, il balaie du revers
de la main le protecteur, bien, c'est une institution, et, si j'ai à choisir
entre le ministre et…
Le Président :
M. le ministre de la Santé.
Hébert
: M. le Président, elle va avoir un deux pour un, M.
le Président, parce que je partage ce qui est
dans le rapport de la Protectrice du citoyen, M. le Président, au niveau de
l'inspection des CHSLD. Justement, parlons-en, M. le Président. Nous avons repris un processus beaucoup plus rigoureux
avec une grille d'analyse, M. le Président. Nous avons engagé six inspecteurs, et, en deux ans, ils couvriront l'ensemble
des CHSLD. Déjà, M. le Président, depuis le mois de janvier, il y a 100
CHSLD, tant publics que privés, privés non conventionnés, qui ont été visités
pour lesquels les rapports sont sur le site
Web de façon transparente et pour lesquels il y a des actions qui ont été
entreprises. C'était une recommandation
de la Protectrice du citoyen, M. le Président, on est en action là-dessus et on
agit tel que le recommande la Protectrice du citoyen.
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée de
Saint-Henri—Sainte-Anne.
Blais : Que de
manque de sensibilité de la part du ministre face à ma première question et aux
coupures à l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal. Moi, je suis
sensible au cri qu'un préposé m'a fait parvenir
par courriel où il dit que ces
coupures feront mal, très mal; elles touchent directement les soins aux bénéficiaires vulnérables. Nos effectifs sont au minimum. Nous devrons subir encore plus de coupures qui affectent
les soins directs aux…
Le Président : M. le ministre de la Santé.
Le Président : Consentement pour le dépôt? Consentement pour le dépôt. M. le ministre
de la Santé.
Hébert
: M. le Président, la Protectrice du citoyen dénonce, M. le Président, les
iniquités dans les soins à domicile, qui ne
sont pas dispensés de façon égale dans tous les CSSS du Québec. Nous avons déposé un livre blanc sur l'assurance
autonomie, M. le
Président, de façon à
répondre justement à ces iniquités, de façon à ce que chacun des citoyens du Québec ait le même droit, peu importe là où il vit, de recevoir
les services à domicile dont il a besoin, et ce, peu importe la région où il habite, M. le Président.
Nous
avons investi 110 millions — c'est sans
précédent, M. le Président — de plus dans les soins à domicile. Nous prévoyons, au
cours d'un mandat, M. le Président, atteindre 500 millions de plus,
doubler les soins à domicile. Ça, c'est des mesures concrètes pour répondre à
la Protectrice du citoyen, et nous sommes en action sur l'ensemble de ses
recommandations, M. le Président.
Le Président :
Principale, M. le député de Mercier.
Khadir : M. le Président, malheureusement pour ma collègue de
Saint-Henri—Sainte-Anne, le ministre a raison de dire que ce que dénonce la Protectrice
du citoyen est essentiellement le bulletin du gouvernement libéral. Mais,
malheureusement pour le ministre, les
politiques actuelles du gouvernement du Parti québécois continuent dans le même
sens.
Moi, j'ai visité, mardi, l'Institut universitaire de
gériatrie de Montréal et un CHSLD à Ahuntsic-Cartierville. Dans le premier cas, le passage de deux infirmières à une
seule infirmière, c'est maintenant que ça se passe. C'est sous le gouvernement du Parti québécois. Une infirmière
pour 50 personnes de jour… 50 patients, c'est le travail que
faisaient six infirmières il y a
seulement 10 ans, d'accord? À Ahuntsic-Cartierville, dans ce CHSLD, on
commence aujourd'hui à coucher les
patients à 5 h 45 si la préposée doit y arriver. Et la direction, que
j'ai interpellée mardi, continue à faire les mêmes compressions, les
mêmes soi-disant optimisations que l'administration précédente.
Le Président :
M. le ministre de la Santé.
Hébert : M. le Président, il y a partout dans le réseau, M.
le Président, des modifications dans l'offre de services,M. le Président. Si on
diminue les infirmières, c'est pour répondre aux besoins des gens. Les besoins
ne sont plus en soins infirmiers en tant que tels, le besoin, M. le
Président, c'est justement de lever les
patients, c'est justement de laver les patients,
M. le Président, et d'apporter une aide à l'autonomie
de la vie quotidienne. Et, pour ça, il faut plus de préposés, moins d'infirmières. Il faut modifier l'offre de
services, M. le Président.
qui a été fait dans les deux établissements qui sont mentionnés, ce n'est pas
des coupures de services, c'est une modification de l'offre de services, de façon
justement à répondre aux besoins des personnes âgées en perte
d'autonomie, qui ont beaucoup plus de besoins d'être levées, d'être aidées à
marcher, d'être lavées que d'avoir une infirmière, M. le
Président. Et c'est pour ça qu'on est capables,
par ces mesures, de pouvoir apporter un meilleur service aux personnes âgées qui sont hébergées dans nos centres
d'hébergement.
Le Président : Première complémentaire, M.
le député de Mercier.
Khadir :
Mais, M. le Président, je crois le ministre sincère, mais, tant que le gouvernement du Parti québécoisva continuer sur la
ligne du déficit zéro, la religion du déficit zéro, malheureusement la réalité est différente. Ceux qui travaillent à
l'institut de gériatrie — c'est un
gériatre, le ministre — ceux qui travaillent là, les préposés,
les infirmières disent : Ça ne marche
pas.
Ce n'est pas juste celles-ci. Les ouvriers spécialisés,
on a tellement maintenu leur salaire bas qu'on a une pénurie de main-d'œuvre, on ne réussit plus à les garder.
Résultat, ça nous coûte 50 % plus cher à impartir en externe…
Le Président : M. le ministre de la Santé.
Hébert : M. le Président, je vais vous rappeler, M.
le Président, que, même s'il y a un déficit
zéro, M. le Président, on a injecté 1,5 milliard de plus dans le budget de
cette année en santé. On a priorisé la santé avec 4,8 % d'augmentation, M. le Président. Alors, il y a un réinvestissement au niveau de la santé qui permet
d'améliorer l'accès des services et
d'améliorer la qualité des services, M. le
Président. Alors, c'est extrêmement important
de le rappeler.
Lorsqu'on
a une vision de déficit zéro, bien sûr on veut
améliorer la rigueur de notre gestion. En santé
comme ailleurs, je pense que les Québécois, ce qu'ils souhaitent, c'est de pouvoir faire en sorte que leur argent
va dans les soins aux patients et non pas dans
l'administratif. Alors, c'est ce qu'on a demandé…
Le Président : En terminant.
Hébert : …à chacun des établissements : de diminuer leurs
frais administratifs pour prioriser les soins cliniques aux patients.
Le Président : Deuxième complémentaire, M.
le député de Mercier.
Khadir :
Comme médecin épris de justice sociale, je crois qu'il est sincère. Il a oublié
de dire que, dans les 1,5 milliard, cependant, la moitié va au
rattrapage salarial des médecins, dont les spécialistes comme moi. Ce n'est peut-être pas là le
meilleur usage.
rappelle aux… Je rappelle, je rappelle au médecin qu'il est qu'on peut épargner
de 1,5 à 2 milliards en instaurant un régime d'assurance universelle pour les
médicaments, comme le proposent plus de 300 organisations, et en
introduisant Pharma-Québec. Il y a cinq, six organisations nationales qui ont donné leur
appui…
Le Président : M. le ministre de la Santé.
Hébert : M. le Président, alors il est évident que
j'aurais préféré que le 1,5 milliard aille entièrement aux services, M. le Président, mais le gouvernement
libéral avait décidé d'en donner une bonne
partie aux médecins. Bon. Il
faut vivre avec ça, M. le Président, c'est
des ententes qui ont été convenues avant que nous arrivions en poste,
malheureusement. Alors, c'est clair que ça nous laisse un peu moins de marge de
manoeuvre au niveau de l'amélioration des services, M. le Président.
Mais la solution que prône, au niveau des médicaments,
Québec solidaire, M. le Président, c'est une solution que nous ne retenons pas,
M. le Président. Nous avons un système d'assurance médicaments qui est mixte,
public et privé, et qui, je pense, répond aux besoins et permet l'accès
aux médicaments à l'ensemble de la population québécoise. Quant à nationaliser,
avec Pharma-Québec, une
partie de l'industrie pharmaceutique, M. le Président…
Le Président : En terminant.
Hébert : …je pense qu'on n'est pas dans cette chanson-là.
Le Président : Principale, M. le leader de l'opposition.
M. Moreau : Oui, M. le Président. On sait déjà que le gouvernement met à mal notre économie, mais, cette semaine, il met à
mal nos institutions démocratiques. Plusieurs des décisions que vous avez rendues n'ont pas été respectées par les membres du gouvernement. La ministre responsable de la Condition féminine
a noyauté une institutionqui est totalement indépendante, le Conseil du statut de la femme. On en a fait abondamment la
description. Et, hier, elle persiste et signe et traite de façon cavalière une décision qui a été prise ici, à l'Assemblée nationale, par la majorité des députés, lui
demandant de surseoir aux nominations. Elle a passé à la poubelle une décision
de l'Assemblée nationale.
question est à la première ministre du Québec, elle qui nous demandait cette semaine de dénoncer l'attitude du fédéral
dans la création d'une commission nationale des valeurs mobilières et qui nous
demande de passer une décision unanime de l'Assemblée.
Comment
pense-t-elle être respectée par les autres parlements lorsque son gouvernement
foule lui-même du pied les décisions de l'Assemblée nationale?
Le Président : Mme la première ministre.
Marois : Alors, M. le Président, j'aimerais bien entendre le chef de l'opposition officielle,
M. Philippe Couillard, nous dire exactement ce qu'il pense des principes que nous avons mis de l'avant
par la proposition de charte des valeurs que nous avons
déposée. D'ailleurs, vous aurez remarqué, M.
le Président, qu'aucune question ne vient sur la question de la charte des
valeurs.
Alors,
je leur demande : Est-ce qu'ils sont d'accord avec les principes que nous mettons de l'avant, M. le
Président, sur l'égalité hommes…
Le Président : M. le leader de l'opposition.
Moreau : M. le Président, je parle du respect des décisions de
l'Assemblée nationale du
Québec. Elle est la première ministre du Québec, elle devrait avoir la décence, au moins, de répondre à la
question.
Le Président : M. le leader du
gouvernement.
Bédard : La décence et le respect imposeraient au chef de l'opposition d'être ici,
en cette Chambre, et de laisser parler la
députée de La Pinière. Là, ça serait respecter nos institutions.
Le Président : Mme la première ministre, évidemment, il vous reste du temps, mais sur la question.
Marois : Certainement, M. le Président, je suis totalement sur la question. Je vais rappeler au leader de l'opposition officielle qu'en matière d'indépendance ce mot
est absolument absent de la loi qui constitue la Loi
du Conseil du statut de la femme à plusieurs endroits. Il est même stipulé que la présidente doit obtenir
l'approbation préalable du ministre avant d'agir notamment pour entreprendre l'étude de toute question qui relève du domaine de l'égalité et du
respect des droits. Elle a cependant toute l'indépendance dont
elle a besoin pour agir en ces matières, et les quatre membres nommés par le
gouvernement, selon notre prérogative, sont des gens de très grande qualité, M.
le Président.
Le Président : Cela met fin à la période de questions et de réponses.
Et, comme je l'avais indiqué précédemment, je vais
écouter les deux leaders, le leader du gouvernement et le leader de l'opposition, sur la directive… la demande de
directive proposée et soulevée par M. le leader du deuxième groupe
d'opposition. M. le leader de l'opposition.
Moreau : M. le Président, au moment où on parle de sauvegarder
les droits des parlementaires, j'espère que tous les gens ont noté la réponse que nous venons
d'avoir et, sincèrement, j'estime que c'est totalement déshonorant pour la fonction.
Sur la
question que nous avons à nous poser…
Le Président : M. le leader du gouvernement.
Bédard :
Je trouve dommage qu'à cette rubrique, où on est supposés justement prendre son
gaz égal, comme on dit, M. le Président, puis
faire abstraction… ce que j'ai toujours fait, M. le Président. Je l'invite à…
Président :
On est en train justement de traiter d'une question de règlement. M. le député de Jean-Lesage. M. le leader du gouvernement.
Bédard :
J'invite mon collègue à retirer ses propos et à ne pas insulter personne dans
le cas d'arguments qui portent sur la
procédure, M. le Président. Ça serait la moindre des choses.
Président :
Pour en revenir sur la question de règlement qui a été posée, là, M.
le leader de l'opposition,
c'est à vous la parole. Je voudrais qu'on s'en tienne à la question, là, évidemment, de notre…
Moreau :
…la question de la procédure, les gens ont tous
entendu cette réponse-là, ils la jugeront. Et je
suis convaincu qu'on est au bon endroit, convaincu.
la question de règlement qui est posée, M. le Président, essentiellement, ce que le leader du deuxième groupe d'opposition vous demande, c'est de sauvegarder les
droits aux questions qui sont posées par les membres de sa formation politique
dans un contexte où il y a des questions de règlement qui sont soulevées.
Essentiellement, M. le
Président, je regarde les dispositions qui sont en cause et ce que vous avez
fait comme président lorsque nous avons inauguré la présente législature. Vous
avez indiqué, comme vos prédécesseurs l'ont fait avant vous, que ce qui avait guidé vos décisions
et ce qui guiderait vos décisions sur cette question, ce sont des
éléments qui sont objectifs, comme, bien
sûr, la sauvegarde du droit des députés indépendants. Et je sais qu'à cet égard
ce que mon collègue va vous soulever,
c'est la question… c'est la décision que vous avez rendue dans le cas de la
députée de Gouin, qui est une députée indépendante et qui, à la fin
d'une période de questions qui avait été particulièrement houleuse où de nombreuses questions de règlement avaient été
soulevées, avait vu sa question sauvegardée à l'extérieur du 45 minutes chronométré pour la période des questions. Et à ce
moment-là je vous l'ai réitéré : Vous avez l'entière discrétion pour
poser ce geste-là puisque le président a une discrétion qui ne peut être
substituée par celui d'un simple chronomètre.
réitère encore ces propos ce matin, mais je vous dis qu'au nombre des décisions
et au nombre des arguments objectifs que vous
devez considérer pour rendre vos décisions il y en a un qui est fondamental et
qui a été retenu par l'ensemble de vos collègues et l'ensemble de la
jurisprudence parlementaire, c'est aussi celui de la prépondérance de
l'opposition officielle.
Si vous vous en
remettiez strictement aux propos du leader du deuxième groupe d'opposition et
que vous sauvegardiez les droits de poser des questions au deuxième groupe
d'opposition ou aux députés indépendants, qu'en serait-il de la prépondérance liée à la position de l'opposition
officielle? Les prédécesseurs du leader du deuxième groupe d'opposition, alors qu'ils étaient l'opposition
officielle et qui étaient à ce moment-là l'Action démocratique du Québec,
le leader parlementaire de l'Action démocratique du Québec a soulevé à de
nombreuses reprises — le député de Trois-Rivières à l'époque — que
l'appellation «officielle» qui suit le mot «opposition» a une signification en
droit parlementaire et il avait parfaitement
raison.
on s'en remet maintenant à la situation factuelle qui a conduit le leader du
deuxième groupe d'opposition à poser cette question à la présidence, rappelons-nous de
la séance en question. À cette séance, M. le Président, il y a eu quatre
questions qui ont été posées par l'opposition officielle : une par le chef
de l'opposition, une par le député de Louis-Hébert, une par la députée de
Laviolette et une par le député de Rivière-du-Loup—Témiscouata. Il y a eu trois questions qui ont été posées par la deuxième opposition. Où est la
prépondérance de l'opposition officielle? Et qu'est-ce qui pourrait
justifier la présidence de sauvegarder une deuxième question complémentaire à
la troisième question posée par le deuxième
groupe d'opposition? Et, si vous deviez conclure ainsi, comment
préserveriez-vous l'élément prépondérant qui doit nécessairement guider
vos décisions lorsqu'il s'agit des droits de l'opposition officielle?
Dans
le contexte dans lequel le leader du deuxième groupe d'opposition vous pose la
question, M. le Président, il est impossible
de lui donner raison et de sauvegarder la prépondérance de l'opposition
officielle.
Sur les éléments de prépondérance de l'opposition
officielle, je vous indique, M. le Président, les décisions qui indiquent… et la citation de votre propre
décision : «En effet, l'importance de l'opposition, et, au premier rang,
de l'opposition officielle, dans un système
de gouvernement parlementaire a reçu depuis longtemps une reconnaissance
dans la pratique parlementaire.»
Je vous renvoie aux décisions de vos prédécesseurs :
Jean-Pierre Charbonneau, du 21 novembre 2000; Louise Harel, du 15 octobre
2002; Michel Bissonnette, le 30 octobre 2003, le 10 mai 2007; Yvon Vallières,
le 14 janvier 2009; et vous-même, le
20 septembre 2011 et le 14 février 2012. Il n'existe aucune raison, M. le
Président, pour déroger à ce qui constitue la jurisprudence la plus
solidement ancrée et le principe le plus solidement ancré dans la jurisprudence
parlementaire.
Je termine en vous disant,
M. le Président, que nous en sommes, aujourd'hui, à la 72e séance de la
présente législature. Au 25 septembre, nous
avions eu 71 séances. Il y a eu en moyenne 9,06 questions principales de posées
par séance et, de cette moyenne, 6,03
seulement le furent par l'opposition officielle. Le contexte actuel préserve
tout juste la notion prépondérante de l'opposition officielle.
Sur les 71 séances, M. le Président, à 32 séances, j'ai
dû soulever une question réglementaire liée à
l'application de l'article 79 sur l'imposition qui est faite au gouvernement de
répondre sur le sujet de la question qui est posée. Et, si je l'ai fait à 32 reprises dans 32 séances
différentes, M. le Président, ce n'est pas parce que, dans les autres séances
où je ne suis pas intervenu, cet article-là n'aurait pas pu être soulevé.
Je vous soumets
respectueusement qu'à l'occasion de la décision que vous aurez à rendre vous
devriez également rendre des directives qui
sont encore plus précises sur le respect de l'article 79 et faire en sorte que,
s'il est impossible d'aller plus loin dans ces précisions, on ne puisse
pas tenir grief à l'opposition officielle de soulever des questions de règlement pour avoir comme prétexte
de sauvegarder le temps de parole du deuxième groupe d'opposition.
comprends également, M. le Président, que votre intervention dans le cas de la
députée de Gouin était basée précisément sur le fait que la députée de Gouin
est une députée indépendante qui n'est attachée à aucun groupe parlementaire
reconnu et que cette prérogative que vous avez fait valoir ne peut pas
s'appliquer sans distinction aux groupes parlementaires qui sont reconnus.
Pour
toutes ces raisons, M. le Président, je pense que la demande qui vous est
formulée par le deuxième groupe d'opposition
n'est pas recevable, n'est pas conforme à la jurisprudence constante du droit
parlementaire et qu'en conséquence vous
pourriez aussi bénéficier de la décision que vous allez rendre pour rendre des
directives encore plus sérieuses, et plus sévères, et plus précises sur
l'application de l'article 79 de notre règlement. Merci, M. le Président.
Le Président : Merci, M. le leader de l'opposition. J'entendrai maintenant M. le leader du
gouvernement.
Bédard :
Je n'applaudirai pas aux propos de mon collègue, M. le Président, ce que nous devrions toujours nous garder, mais je
dois vous dire effectivement que j'y souscris entièrement et sans
nuance, sans aucune nuance. Donc, chacun des
mots qu'il a pu prononcer, j'aurais pu les prononcer, peu importe l'endroit où
j'aurais été dans cette Chambre, M. le Président, y incluant au niveau de la deuxième opposition, poste que j'ai occupé, vous le
savez, aussi. Donc, tous les propos qu'il a mentionnés quant, entre autres, à
la prépondérance, au fait que nous sommes dans un espace-temps dans lequel nous devons cohabiter, mais avec… et vous,
vous devez vous assurer de toujours faire en sorte que l'opposition ait,
de par son statut d'opposition officielle,
un temps qui est prépondérant, au-delà même de sa valeur numérique, je
souscris entièrement et sans nuance. Le
règlement, mais surtout la tradition parlementaire, ne va que dans une seule
direction : dans celle-là.
Est-ce que vous devez
avoir la préoccupation d'assurer à tous les parlementaires d'avoir accès de
différentes façons à son droit de parole,
dans les commissions, un peu partout? Vous avez des responsabilités, mais en
aucun temps vous ne pouvez aller à l'encontre de ce principe
parlementaire qui est inscrit dans nos gènes, M. le Président. Et je suis très bien placé pour le plaider parce que je
l'ai plaidé même à l'époque que j'étais dans la deuxième opposition. Et
j'en prends pour témoins d'ailleurs mes collègues qui sont ici. Je n'ai
en aucun temps remis en question ce principe durable
de notre Parlement, qui fait qu'on fonctionne bien selon des règles claires,
bien que parfois elles ne soient pas écrites. Mais, vous savez, le
Parlement est d'inspiration britannique. Alors, ça veut dire que la règle de
droit, elle se trouve parfois un peu dans
les nuages. Elle n'est pas inscrite dans le règlement, mais elle a la même
valeur au niveau de
l'application des règles que vous devez appliquer aujourd'hui.
Quant au temps de la période de questions, là — je
vais peut-être ajouter un argument à mon collègue — le règlement, vous savez, est clair.
L'article 74 dit : «La période consacrée aux questions que les
députés posent aux ministres dure au plus 45 minutes. Si elle n'est
pas terminée à l'heure prévue pour la suspension de la séance, cette dernière
est retardée en conséquence.» Donc, cette règle, M. le Président, elle est
claire, et, s'il y a un principe de droit qui est bien connu de tous, c'est qu'une règle claire ne s'interprète pas, elle
s'applique. Et, dans ce cas-ci, les parlementaires ont voulu que cette
règle soit claire : 45 minutes.
Évidemment, vous avez une
latitude quant au temps où est posée la question et de permettre au député de répondre… au ministre de répondre, parce qu'une question sans réponse n'est pas une
question… est une question, mais une question sans fondement, et ça
serait déshonorer notre Parlement que de ne pas laisser à un ministre le soin…
au gouvernement de répondre à une question qui est posée dans le
45 minutes. Ça inclut la dernière seconde. Je n'ai aucun problème. Vous pouvez, à l'occasion, disposer d'une certaine
latitude selon ce qui s'est passé, mais en aucun temps vous ne pouvez, sous prétexte de protéger le droit
d'un collègue, à l'intérieur du 45 minutes, allonger cette période. Et
je serai farouchement opposé à toute prolongation, de quelque nature qu'elle
soit.
S'il faut
maintenant, dans notre règlement, à l'avenir, indiquer que la règle sera
d'application stricte, on le fera, mais
je ne souhaite pas qu'on en vienne là, M. le Président, lorsque nous aurons
ensemble, peut-être un jour, à réécrire le règlement. J'ai participé à la dernière réforme; nous ne souhaitions pas
arriver à dicter au président des éléments qui étaient d'interprétation stricte et claire. Et je ne crois
pas que notre institution s'améliorerait si nous hiérarchisions ces
règles.
En ce qui
concerne votre latitude, elle est réelle, mais elle s'inscrit dans une gestion
normale du temps, et correcte, et pour laquelle il n'y a jamais eu de
problème, d'ailleurs. S'il y a eu des… J'ai vu un président, parfois même… Je peux parler de mon expérience, comme bien d'autres
ici, mais j'ai vu un président, une fois, se lever et dire : La
période des questions est terminée, et je me souviens qu'il restait quand même
encore beaucoup de secondes. Mais, vu le contexte, il jugeait que c'était
terminé à ce moment-là, donc, et nous y avons souscrit, pas de gaieté de cœur,
mais nous y avons souscrit; et j'étais dans
l'opposition à l'époque. Donc, il peut arriver des moments particuliers où le
président jouit d'une latitude, mais pas avec un précédent qui est celui de
protéger et d'augmenter ce temps de 45 minutes.
Donc, il est
même arrivé, je vous dirais, dans les précédents où il n'y a pas de décision,
mais tout le monde a vécu ça, où il y
avait plusieurs indépendants, et, à un moment donné, les esprits se sont un peu
échauffés, et malheureusement les indépendants n'ont pu poser leurs
questions où… dans le délai qui était prévu, et la présidence, à ce moment-là,
a prévu que, dans la séance suivante, elle
donnait un, je vous dirais… elle augmentait, pour une seule séance, la
période où les groupes indépendants, les
députés indépendants pouvaient poser leurs questions, et ce, pour une seule
séance. Elle nous avait avisés, et tout ça s'est bien passé. J'étais
dans l'opposition à l'époque. J'avais compris qu'effectivement on ne pouvait
pas priver quelqu'un de sa question à tous les jours.
Mais
combien de questions il doit y avoir, M. le Président? Vous, vous n'en êtes pas
maître et moi non plus. On essaie de
gérer le temps du mieux qu'on peut, et parfois il va arriver des événements qui
vont faire en sorte que l'opposition n'a pas un droit garanti à
10 questions, pas plus qu'à neuf, à huit. Ça peut être une seule question,
à un moment donné, et on n'a pas, nous, à en
juger. On peut souhaiter qu'il y en ait plus, et je pense que c'est ce que vous
souhaitez aussi, mais cela ne peut avoir en
aucun temps pour effet de prolonger une règle claire, qui est inscrite dans
notre règlement à l'article 74, que c'est 45 minutes.
Donc, ce que je veux faire, M. le
Président, c'est éviter qu'on se crée de nouvelles règles qui feraient en sorte
que votre tâche — et ceux qui vont vous suivre, là — serait plus complexe et laisserait place à
une forme d'arbitraire. Donc, la protection des droits de tous les
députés, elle vous appartient. Elle peut se faire à la période de questions
comme elle peut se faire dans l'ensemble de nos institutions, et je pense que,
jusqu'à maintenant, cela s'est bien fait. Et
moi, je vais m'assurer d'ailleurs qu'à chaque occasion, peu importe dans quel
parti où je suis, je vais contribuer à faire en sorte que chacun des
groupes ou des indépendants ait une place qui est correcte à l'intérieur de nos
institutions.
Donc, en
terminant, et je vous le soumets respectueusement, je ne crois pas qu'il y ait
lieu de créer un précédent, au contraire, parce qu'il s'en suivrait, M.
le Président, malheureusement, une modification… une proposition de modification,
peut-être, au règlement. Et c'est vrai pour cette disposition, mais il faudrait
réviser l'ensemble et être capables
d'établir sur lesquelles on ne donne aucune latitude au président. J'ai
toujours cru que la présidence doit jouir d'une faculté, qui est générale, d'appréciation, et ça s'inscrit très
bien d'ailleurs dans les traditions britanniques, M.
le Président. Et c'est rare que je vais les plaider, ces traditions
britanniques, mais notre Parlement est de ces inspirations,
donc nous devons respecter l'institution à ce niveau. Donc, ce que je vous
demanderais, c'est de vous en tenir à
la lettre du règlement. Et, s'il y a lieu, quand il arrivera des événements
particuliers, nous avons le lieu, l'endroit et les moyens de corriger la
situation. Et une question, qu'elle soit complémentaire ou non, est une
question. Merci, M. le Président.
Le Président : Merci, M. le
leader du gouvernement. J'inviterais maintenant M. le leader du deuxième groupe
d'opposition à prendre la parole et à clore ce débat.
Deltell
Merci beaucoup, M. le Président. D'abord, je salue l'intervention de mes
collègues, qui l'ont fait avec dignité, très intéressant d'ailleurs
comme propos, bien qu'évidemment je ne partage pas leurs conclusions.
Ce dont il a été question, essentiellement,
c'est de préserver la prépondérance de l'opposition officielle. Je tiens à
assurer, M. le Président, que, dans notre question de directive, d'aucune façon
nous ne mettons en doute la prépondérance de l'opposition officielle, cette
prépondérance qui, du reste, s'articule de nombreuses façons et à de nombreux
endroits, et, dans toutes les circonstances, nous respectons cette
prépondérance.
Tout à
l'heure, le leader de l'opposition faisait rappel de la journée de jeudi
dernier, alors que quatre questions ont
été posées par l'opposition officielle et trois… sous-entendu que, finalement,
coudon, c'était quasiment égal-égal. Il oublie quand même certaines données, parce que, lorsqu'on fait le total,
lorsqu'on analyse le nombre de questions qui sont posées, il faut le
faire sur un cycle de huit jours et non pas sur une seule journée, la journée
où on a trois questions.
J'aimerais
également rappeler que, le temps de parole du chef de l'opposition lorsqu'il
pose sa principale, il a droit à trois complémentaires, ce qui n'est pas
le cas lorsque le chef du deuxième groupe d'opposition pose une question, il pose sa principale et deux complémentaires. Donc,
déjà là, lorsqu'on donne le nombre de questions, on oublie de dire que
les questions complémentaires sont plus nombreuses. Et je ne parle pas du temps
non plus qui est alloué à chacune de ces questions-là.
Je rappelle,
M. le Président, que l'opposition officielle a le loisir de poser, à la suite
des nôtres, des questions, des questions
principales, qui, en termes de temps, sont plus longues que les questions
complémentaires. Donc, ils peuvent se lever
pour dire : Question principale, ils ont un temps d'une minute, si mes
souvenirs sont bons, après ça complémentaire, qui est plus courte, mais
ils peuvent se lever puis dire : Autre question principale.
Alors
donc, le temps de la prépondérance que nous reconnaissons à l'opposition
officielle doit être pris en compte. Et
nous le respectons, M. le Président. D'aucune façon nous ne voulons nuire à
l'opposition officielle dans son travail, d'aucune façon nous ne voulons
réduire le temps de parole de l'opposition officielle, mais on veut respecter
le nôtre, par exemple. C'est ça qu'on demande.
Autre point,
M. le Président, j'ai parlé de la période de questions, je ne m'aventurerai pas
trop longtemps sur les autres
éléments, mais c'est clair qu'en commission parlementaire notre misérable, et
minuscule, et grotesque, et burlesque cinq minutes que nous avons à
l'heure, je m'excuse, mais là, oui, en effet, la prépondérance de l'opposition
officielle se manifeste. Je n'irai pas plus
loin, parce que ça ne concerne pas la question de directive que je vous ai
demandée, mais je tenais quand même à le dire, parce qu'on n'est
vraiment pas contents de ce temps de parole là.
Il y a un
autre point, M. le Président, c'est les questions de règlement. À juste titre,
l'opposition officielle peut se lever pour des questions de règlement,
tout comme, du reste, le gouvernement peut le faire lorsqu'ils estiment que les
propos que nous tenons ne sont pas bons. D'aucune façon nous ne voulons
empêcher qui que ce soit de poser des questions de règlement. Je rappelle ce
que je vous ai dit mardi, une question de règlement, c'est en trois
temps : question de règlement,
réplique, décision, point. Pas une
partie de ping-pong. Question de règlement,
réplique, décision, point. Et je
pense que, M. le Président, cette semaine, vous avez fait… montré à plusieurs
reprises cette façon de faire, et nous le saluons.
Mais finalement, M. le Président, pour conclure
là-dessus, je ne veux pas m'étendre trop longtemps, je tiens simplement à vous
rappeler le précédent du 15 mai, tout repose là-dessus, sur mon
intervention. Pourquoi je suis intervenu?
Parce qu'il y a eu, le 15 mai, un précédent où clairement vous avez dit
que, oui, il fallait protéger le droit de parole de tous les parlementaires, et, ce faisant, le précédent est
créé. Nous souhaitons que tous les parlementaires, qu'ils soient du
gouvernement, de l'opposition officielle, indépendants ou deuxième groupe
d'opposition, soient respectés, que tous les parlementaires soient traités de
façon égale. Et, à cette enseigne, puisque vous avez créé le précédent du 15 mai, nous souhaitons que dorénavant ce
précédent s'applique quand le deuxième groupe d'opposition a ses
questions. Merci, M. le Président.
Le Président : Merci, M. le
leader du deuxième groupe d'opposition. M. le leader de l'opposition officielle.
M. Moreau : Deux remarques, deux remarques très brèves, M. le Président, l'une qui s'adresse à mon collègue le leader du deuxième groupe
d'opposition, l'autre qui s'adresse à une remarque du leader du gouvernement.
Sur mon collègue du
deuxième groupe parlementaire qui vous suggère une façon de gérer les questions
de règlement, on est en droit parlementaire lorsqu'on soulève une question de
règlement et on ne peut pas, par une question de directive… Si on fait le
parallèle avec les tribunaux, un juge ne peut pas demander à un avocat de se
taire lorsqu'il a une
plaidoirie à faire. Et on ne peut pas réglementer une plaidoirie ou répondre à
un argument qui est un contre-argument à un argument qui aurait pu être
soulevé par le confrère en réponse. Alors, si… On appelle ça une
partie de ping-pong, ce qu'on appelle, nous… ça, en droit,
c'est une question d'argument et de contre-argument. Et il peut yavoir des arguments subsidiaires, également,
qui vous empêchent de limiter, finalement, le nombre d'interventions qui
peuvent être faites sur une seule question de règlement. Ça, c'est pour mon
collègue de la deuxième opposition, pour qui j'ai beaucoup d'égards.
Quant
à l'argumentaire du leader du gouvernement sur la période chronométrée de la période de
questions, j'ai une réserve qui est la suivante, et je pense que c'est
une bonne chose. Il a plaidé son argument, je pense que votre décision devrait
en disposer. Il y a une décision qui a été rendue par un de vos prédécesseurs,
M. Saintonge, le 16 mai 1990.
La question, c'est : «Quand la période des questions et réponses orales
est-elle terminée?» C'est assez pertinent pour le sujet qui nous occupe
ce matin. Et la décision, en fait le résumé qu'on en fait : «La période
des questions et réponses orales se termine quand le président dit :
"Fin de la période des questions". Seul le président peut prendre cette décision et ce n'est pas la lecture
d'un chronomètre qui permet de déterminer la fin de la période de questions.»
débat reste entier. Mon confrère… mon collègue le leader — qui
est aussi mon confrère — du
gouvernement vous a dit que vous deviez vous en tenir à un élément très strict
de chronométrage mais que vous disposiez d'une certaine latitude dans la façon de reprendre les questions qui auraient
été empêchées par des questions réglementaires, par exemple. C'est un
des arguments qu'il vous donne. C'est une façon qui peut être envisagée.
Mais il
y a une autre façon aussi qui peut
l'être, et j'aimerais que vous rendiez une décision qui vient apporter
la précision et qui règle la question de
façon plus définitive que ce que fait la décision de Jean-Pierre
Saintonge, ce serait de dire dans quelles circonstances pouvez-vous prolonger
la période de questions, si vous estimez que vous avez la latitude de le faire.
je vous le dis avec beaucoup d'égards pour la plaidoirie de mon collègue, parce que
je sais que, quand on est leader du gouvernement, on aime bien voir
arriver le 45 minutes. Je sais que, quand on est leader de l'opposition officielle,
on est un peu triste, parfois, de voir arriver le 45 minutes. Et je pense
qu'en droit parlementaire il est beaucoup plus facile de justifier une
discrétion du président quant à la fin de la période de questions.
Cela dit, la
décision vous appartient, M. le Président, et je n'ajouterai rien d'autre aux
arguments que je vous ai déjà soulevés.
Le Président :
Merci, M. le leader de l'opposition. En terminant, M. le leader du gouvernement.
Bédard : Je ferai
la supplique, justement, les contre-arguments dont faisait état mon collègue,
mon estimé collègue. Ce que je vous dirais par rapport au temps, je vous
inviterais… comme la directive ne porte pas sur la prolongation, je vous
inviterais à ne pas le faire.
Donc,
la question était reliée à celle qui était soulevée par mon collègue de la
deuxième opposition.C'était : Est-ce qu'on peut, à partir d'un événement qui s'est passé, en tirer un précédent,
qui est celui de profiter de la protection des droits que vous auriez, évidemment
en vertu de l'article 2 plus général, sur chacun des parlementaires, pour
en faire des questions réservées qui prolongeraient la période des questions?
C'est la question qui nous est soumise aujourd'hui, et je vous inviterais à
vous limiter à ça.
Mes arguments sur le
temps, évidemment ils s'inscrivent dans cette logique. Et, peu importent les
arguments qu'on vous donnerait, de baliser
quelque chose qui n'a pas à l'être serait, pour moi, une mauvaise chose. On ne
répare pas ce qui n'est pas brisé, M. le Président.
Je sais que c'est une expression anglaise, d'ailleurs, que je traduis
littéralement, mais actuellement il n'y a pas de problème à ce niveau. Et, la
plupart des fois où la période des questions a été… où on a utilisé ce
privilège qui est particulier, c'était justement quand on l'a raccourcie. Quand
on l'a allongée, c'est parce qu'il y avait
des questions de règlement. On a permis, à un moment donné, à quelqu'un… parce
que quelqu'un pouvait profiter d'une question de règlement pour tenter
d'étirer la période de questions, ce que je n'ai pas fait.
Puis je tiens à rassurer mon collègue, c'est que,
même au gouvernement, je suis assez content et j'aurais tendance à souhaiter parfois qu'elle soit plus longue, comme
aujourd'hui, la période des questions. Mais je vous dirais, M. le
Président, que nous n'avons pas à déterminer cela aujourd'hui. Le règlement
parle de 45 minutes, et encore une fois je vous réfère au règlement. J'ai
eu à participer, avec d'autres collègues d'en face et de la deuxième
opposition, à la réforme du règlement. Souvenez-vous-en, je l'ai commencé dans
la deuxième opposition, je l'ai fini dans
l'opposition, et c'est déjà assez ardu. Et, s'il fallait, dans certains cas,
dire que, dans le règlement, «et le président n'a aucune latitude», je
pense que ça serait malsain pour nos règles parlementaires.
Donc, je vous
inviterais à ne pas aborder cette question. Si elle veut faire l'objet d'une
question de directive, particulièrement de
mon collègue, on y reviendra. J'aimerais mieux aujourd'hui qu'on règle la
question de mon collègue de la deuxième opposition.
Le Président :
Alors, merci, M. le leader du gouvernement. Le principe de «if it ain't broken,
don't fix it», eh bien, on va commencer par étudier ce qu'on a devant nous. Et,
je vous rappelle, comme je l'ai dit mardi, à la fin de nos travaux, je vais prendre en délibéré, suite évidemment aux
interventions que vous avez faites, pour vous remettre une directive qui
arrivera le plus tôt possible. Je ne m'engage pas que ce soit la semaine
prochaine, on a plusieurs choses pour la
semaine prochaine, mais, en fait, je vais essayer de vous amener cette
directive-là le plus rapidement possible.
Alors, nous allons passer maintenant à la
période des motions. Je vais laisser Mme la vice-présidente prendre le fauteuil
et je vais garder mes notes que j'ai prises sur vos interventions pour le
travail de délibération.
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Alors, nous en sommes maintenant à la rubrique
Motions sans préavis. Alors, je reconnaîtrais maintenant un membre du deuxième
groupe d'opposition. Mme la députée d'Arthabaska.
Mme Roy
(Arthabaska) : Mme la Présidente, je demande le consentement
pour déposer la motion suivante conjointement avec la ministre responsable de
la Condition féminine, la députée de Gatineau, la députée de Gouin :
«Que
l'Assemblée nationale dénonce la tenue de concours de mini-miss au Québec;
«Qu'elle dénonce [également] l'hypersexualisation
des jeunes filles et encourage toute initiative visant à sensibiliser
ces dernières aux dangers du culte de la beauté, de la minceur et de
l'apparence.»
Vice-Présidente (Mme Poirier) : Alors, est-ce qu'il y a
consentement pour débattre de cette motion? M. le leader adjoint du
gouvernement.
M. Traversy :
Mme la Présidente, il y a consentement sans débat pour la motion.
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : La motion est adoptée?
Vice-Présidente (Mme Poirier) : Adopté. Alors, je reconnaîtrais maintenant le député de Laval-des-Rapides.
Bureau-Blouin :
Merci beaucoup, Mme la Présidente. Je sollicite le consentement des membres de
cette Assemblée afin de présenter, conjointement avec la députée de Mille-Îles,
la députée de Montarville et le député de Mercier, la motion suivante :
«Que l'Assemblée
nationale profite de la tenue de la
Semaine contre l'intimidation et la violence à l'école, qui se déroulera
du 30 septembre au 4 octobre 2013, pour souligner l'importance des
initiatives visant à faire de l'école un endroit accueillant et sécuritaire
pour tous les élèves.»
Vice-Présidente (Mme Poirier) : Merci. Est-ce qu'il y a
consentement pour débattre de cette motion? M. le leader du
gouvernement.
M. Traversy :
Il y a consentement sans débat pour la motion, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Sans débat?
M. Traversy :
Sans débat.
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Alors, est-ce que la motion est adoptée?
La Vice-Présidente
(Mme Poirier) : Adopté. Alors, Mme la députée de Soulanges.
Charlebois : Merci, Mme la Présidente. Nous semblons avoir le même
état physique, alors je suis certaine que vous comprendrez ma difficulté
d'élocution ce matin.
Alors,
je sollicite le consentement de cette
Assemblée afin de présenter la motion suivante conjointement avec le
ministre délégué du Tourisme, la députée de Charlesbourg et le député de
Mercier :
«Que l'Assemblée
nationale souligne la Journée mondiale du tourisme célébrée depuis 1980, à
l'initiative de l'Organisation mondiale du tourisme. C'est la date du
27 septembre qui a été retenue, marquant ainsi l'anniversaire de
l'adoption des statuts de l'Organisation mondiale du tourisme en 1970;
«Qu'elle reconnaisse cette
occasion de prendre conscience de l'importance du tourisme du point de vue
social, culturel, économique;
«Qu'elle félicite tout particulièrement les
acteurs du milieu, ce qui représente 30 000 entreprises et quelques
400 000 emplois à travers la province;
«Qu'elle fasse
ressortir l'apport essentiel de l'industrie touristique au développement
économique du Québec.»
La Vice-Présidente (Mme Poirier) :
Merci. Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette motion?
M. Traversy : Mme la
Présidente, afin d'être certain du libellé exact, est-ce que la députée de
Soulanges pourrait peut-être… Non? D'accord. Alors, il y a consentement sans
débat pour la motion.
La Vice-Présidente (Mme Poirier) :
Merci pour votre sens de l'humour, M. le leader adjoint.
Alors, est-ce que la motion est
adoptée?
La Vice-Présidente (Mme Poirier) : Adopté.
Alors, nous allons maintenant
passer aux avis touchant les travaux des commissions. M. le leader adjoint du gouvernement.
M. Traversy : Merci, Mme la
Présidente. Alors, j'avise cette Assemblée que la Commission de l'agriculture, des
pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles poursuivra les consultations
particulières à l'égard du projet de loi
n° 43,
Loi sur les mines, lundi le 30 septembre, de 14 heures à
18 heures, ainsi que mardi le 1 er octobre, de
10 heures à midi, à la salle Louis-Joseph-Papineau;
La Commission
de l'aménagement du territoire poursuivra l'étude détaillée à l'égard du projet
de loi n° 27,
Loi sur l'économie sociale — que
vous connaissez bien, Mme la Présidente — mardi le 1er octobre, de
10 heures à midi, à la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine;
La Commission de la culture et de l'éducation
poursuivra l'étude détaillée, quant à elle, à l'égard du projet de loi n° 45,
Loi sur le ministère de
l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie,
aujourd'hui, après les affaires courantes
jusqu'à 13 heures ainsi que de 15 heures à 18 heures, à la salle
Louis-Hippolyte-La Fontaine;
finalement, Mme la Présidente, la Commission de la santé et des services
sociaux poursuivra les consultations particulières à l'égard du projet
de loi n° 52, Loi concernant les soins de fin de vie, aujourd'hui, après
les affaires courantes, pour une durée de 12 heures… deux
heures — pardon,
deux heures, pas 12 heures, sinon, effectivement il y aurait péril en la
demeure — deux
heures, ainsi que le mardi 1er octobre, de 10 heures à midi, à la
salle du Conseil législatif. Merci beaucoup.
Vice-Présidente (Mme Poirier) : Merci. Pour ma part, je vous
avise que la Commission de l'économie et du travail se réunira le lundi 30 septembre 2013 dans le cadre de
l'audition de la présidente-directrice générale du Conseil de gestion de l'assurance parentale et de l'examen du
rapport sur la mise en œuvre de la
Loi sur l'assurance parentale, en séance de travail préparatoire, de 14 heures
à 15 heures, à la salle RC.161 de l'hôtel du Parlement; en séance
publique, de 15 heures à
18 heures, à la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine, afin de procéder à
l'audition de la présidente-directrice générale du Conseil de gestion de
l'assurance parentale; et en séance de travail, de 18 heures à
18 h 30, à la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine, afin de
déterminer, le cas échéant, les observations, conclusions et recommandations de
la commission.
Je vous avise également que la Commission des
finances publiques se réunira en séance de travail le mardi 1er octobre
2013, de 10 heures à 11 heures, à la salle RC.171 de l'hôtel du
Parlement. L'objet de cette séance est de déterminer les modalités reliées au
mandat prévu à l'article 292 du règlement concernant l'étude de la
politique budgétaire du gouvernement et l'évolution des finances publiques.
Nous en
sommes maintenant à la rubrique Renseignements sur les travaux de l'Assemblée.
Je vous rappelle que, lors de
l'interpellation prévue pour demain, vendredi 27 septembre 2013, M. le
député de Rivière-du-Loup—Témiscouata s'adressera à Mme la ministre
déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique
du Québec sur le sujet suivant : L'échec du gouvernement péquiste en
matière de développement économique régional.
Je vous avise
de plus que l'interpellation prévue pour le vendredi 4 octobre 2013
portera sur le sujet suivant : Le bilan
désastreux du gouvernement péquiste en matière de gestion des finances
publiques. M. le député de Brome-Missisquoi s'adressera alors à M. le
ministre des Finances et de l'Économie.
La période des
affaires courantes étant terminée, nous allons maintenant passer aux affaires
du jour. M. le leader adjoint du gouvernement.
M. Traversy :
Merci, Mme la Présidente. Pour la bonne poursuite de nos travaux, j'aimerais
que vous demandiez d'appeler l'article 9 de notre feuilleton.
Vice-Présidente (Mme Poirier) : Bien sûr. Nous allons nous y
rendre. Alors, M. le ministre responsable de l'Administration gouvernementale et président du Conseil du trésor
propose l'adoption du principe du projet de loi n° 41, Loi modifiant la
Loi sur la fonction publique
principalement en matière de dotation des emplois. Y a-t-il consentement
pour déroger à l'article 236 du règlement prévoyant que le débat sur
l'adoption du principe est inscrit aux affaires du jour de la séance suivant
soit sa présentation soit le rapport de la commission? Il y a consentement?
Consentement. Alors, M. le ministre, président du Conseil du trésor.
Bédard :
Merci, Mme la Présidente. Donc, je suis très heureux de prendre la parole ici
pour vous entretenir sur un important projet de loi qui touche l'ensemble de la
fonction publique, projet de loi qui est en attente
Cette
fonction publique a besoin, vous le savez, de relever des défis importants,
entre autres au niveau de la dotation, donc de faire en sorte que les postes
soient occupés, d'être attractifs — il y a différentes façons
d'être attractifs — mais, entre autres, d'être capables d'avoir
un processus de dotation qui est plus conforme à la société dans laquelle… où on est actuellement, puis, je vous
dirais, la réalité particulière du marché du travail, qui est très
concurrentiel, que ce soit par les
employeurs privés mais aussi par les autres employeurs publics, entre autres le
gouvernement fédéral, qui, vous le
savez, paie ses fonctionnaires de façon plus importante, plus généreuse, je
vous dirais. Et ça fait en sorte que nous
devons mettre toutes les chances de notre côté, et malheureusement ces chances
n'ont pas été toujours au rendez-vous. Nous
avons une fonction publique de qualité, mais malheureusement les processus ont
pour effet parfois de perdre de bons candidats. Et nous souhaitons, par
cette mise à jour, faire en sorte d'améliorer le processus et s'assurer que
nous ayons la capacité d'attirer les meilleurs candidats et candidates.
fait plus de 30 ans que nous n'avons pas réformé nos façons de faire. Dans certains cas, je qualifierai la situation de véritable
catastrophe, je vous dirais, Mme la Présidente, sans hésiter. Depuis le
tournant des années 2000, il y a eu beaucoup de mises à la retraite qui étaient
prévues et qui ont fait en sorte que nous avons eu à combler beaucoup de postes dans la fonction publique, cycle qui
n'est pas terminé, vous le savez, qui se continuera encore pour quelques
années à venir. Et malheureusement notre système de dotation n'était pas à la
hauteur de la tâche qui était demandée. Et on doit
constater maintenant que cela a eu des effets négatifs sur cette
dotation, bien qu'actuellement la chance que nous avons, c'est de disposer des ressources
qualifiées et compétentes pour faire le travail à tous les jours. Mais, si nou