House Proceedings — 12 May 2021 (42nd Legislature, 1st Session)
2021-05-12
Quebec — Debates (Hansard)
Je tiens à remercier
du plus profond de mon coeur toutes les éducatrices et éducateurs ainsi que les
techniciens et techniciennes qui, par leur
dévouement et leur professionnalisme, occupent tous une place de grande importance
au sein des équipes-écoles et jouent un rôle significatif auprès de tous
les élèves. Grâce à eux, le service de garde est un milieu de vie où chaque
enfant peut mettre en lumière toutes ses forces et ses talents.
vous qui à chaque jour accompagnez nos enfants, merci. Et bonne semaine de
garde scolaire! Merci beaucoup,
Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Sans plus tarder, je cède la parole à Mme la députée de Brome-Missisquoi.
Mme Charest : Merci,
Mme la Présidente. Je souhaite
souligner les 40 ans, le 15 mai prochain, de la Fondation
Claude de Serres.
organisme à but non lucratif, créé en 1981, a été nommé en
hommage au Dr Claude de Serres, médecin à la clinique médicale de
Bedford.
fondation effectue le prêt d'équipement médical aux citoyens
de neuf municipalités du comté, et ce, gratuitement et sans limite de temps. On sait que le maintien
de l'autonomie est primordial pour la santé physique et mentale. Les personnes
touchées par des limitations physiques causées par le vieillissement, un
handicap, un accident ou une hospitalisation
peuvent ainsi continuer à vivre dans le confort de leur foyer.
La fondation repose sur une équipe de
12 bénévoles dévoués. J'aimerais d'ailleurs souligner l'immense contribution de
Mme Thérèse Bédard qui a consacré 28 années à cette fondation. Au nom
des citoyens de Brome‑Missisquoi, j'exprime toute notre gratitude à
l'équipe de la Fondation Claude de Serres, à sa présidente, Francine Bernier,
pour leur travail extraordinaire. Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Maintenant, je cède la parole à M. le député de Viau.
M. Benjamin : Merci,
Mme la Présidente. Être là pour
les familles . C'est le thème retenu cette année pour souligner
la Semaine québécoise des familles, du 10 au 15 mai.
Réseau pour un Québec Famille nous rappelle avec raison que nous
comptons instinctivement sur les familles pour faire face aux situations comme celle causée par la pandémie. Les familles
sont au coeur de l'organisation de
nos milieux de vie. Elles sont le
vecteur principal des relations entre les générations. Elles assurent la
transmission de la culture et des valeurs sociales, qui nécessite la
pleine inclusion de tous les citoyens.
en disant tout cela, j'ai une pensée particulière pour les jeunes familles et
tous les jeunes du Québec qui songent à fonder une famille. C'est notre
devoir d'être là pour les familles, pour toutes les familles du Québec.
J'aimerais
saluer les organismes Famille de la circonscription de Viau comme La Maison
bleue, la Joujouthèque de Saint-Michel,
la Maison de la famille de Saint-Michel, La Maison de répit La Ressource, les
centres de la petite enfance, les
services de garde publics et privés, l'ensemble des organismes et institutions
qui quotidiennement sont en appui aux
familles de Saint-Michel. Bonne Semaine québécoise des familles!
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. Je cède la parole à Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Rouleau :
Merci beaucoup, Mme la Présidente. En cette Semaine québécoise des familles, je
veux célébrer le 35e anniversaire du Centre de ressources périnatales Les
Relevailles.
Relevailles, c'est une équipe complète qui offre aux jeunes familles de l'est
de Montréal de l'accompagnement lors de la venue d'un enfant. C'est avec
professionnalisme, passion et dynamisme qu'ils soutiennent les familles dans
cet événement charnière. Leur approche personnalisée donne aux nouveaux
parents tous les outils dont ils ont besoin pour accueillir un nouveau membre
dans leur famille.
naissance d'un enfant est un moment précieux et déterminant. Les Relevailles
veillent à ce que les conditions soient réunies pour que les familles
puissent vivre pleinement ces moments.
Aujourd'hui, je dis
bravo et merci aux Relevailles pour leurs 35 dernières années. Merci
beaucoup, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Mme la
députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques, la parole est à vous.
Mme Massé :
Merci, Mme la Présidente. Le 17 mai prochain, ce sera la journée
internationale de lutte contre l'homophobie
et la transphobie. La campagne, cette année, porte sur les violences
psychologiques, physiques et sexuelles vécues par les personnes LGBTQ+ à
travers le monde. Utiliser les couleurs des ecchymoses pour symboliser le
drapeau arc-en-ciel et dénoncer les violences faites à nos communautés, ça
prenait de l'audace.
Aujourd'hui, j'aimerais porter la voix de Francis Ngoumou, qui m'a contactée pour
souligner des violences dont on ne parle pas souvent, c'est les violences que
subissent les personnes LGBTQ+ racisées. M. Ngoumou est un chercheur
noir qui s'intéresse au vécu de ces personnes.
Trop
peu d'études et de recherches se font sur ces discriminations
intersectionnelles, et trop peu d'opportunités de prise de parole dans l'espace public pour ces
personnes est donné. En tant que société, on gagnerait à documenter et à
financer des ressources pour que tout ça cesse. Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. M. le député de Vachon, la
parole est à vous.
M. Lafrenière : Oui, merci beaucoup, Mme la Présidente. Aujourd'hui, je veux saluer le travail de deux policiers
du Corps de police régional Kativik, les agents Mathieu Verret-Dion et Frederik
Grenier.
26 mars 2019, vers 23 heures, les deux agents ont répondu à l'appel
de détresse à Salluit. La victime, Sarah Ilisituk, venait d'être poignardée et était retenue contre
son gré. Pendant l'appel d'urgence, les seules informations entendues par
les deux agents étaient «15» et «Sarah». Les policiers ont sillonné les rues,
ils ont réussi à la localiser et à procéder à l'arrestation
de son agresseur. Mme Ilisituk a été sauvée d'une mort certaine grâce à
l'intervention rapide et au sang-froid des agents.
Vous
savez, depuis le début de l'année, il
y a eu 10 féminicides, dont deux
dans le Nunavik. C'est une bien triste réalité, à laquelle
nous nous attaquons avec plan d'action à plusieurs volets.
Récemment,
les deux agents ont reçu la médaille pour action méritoire. Je voulais aujourd'hui, en cette Semaine de la
police, souligner le travail de Mathieu Verret-Dion, Frederik Grenier,
mais aussi de rappeler l'importance du travail des policiers, qui font face à
des situations complexes et qui doivent réagir rapidement.
victime a livré un vibrant hommage aux deux agents en disant : «Merci,
Fred et Mathieu, de m'avoir sauvé la vie.» Merci.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, M. le député. Je cède maintenant la parole à
Mme la députée de Marie-Victorin .
Mme Fournier : Merci,
Mme la Présidente. Nous avons
récemment fracassé des records dans la lutte contre la COVID-19. En
effet, 100 000 doses de vaccin ont été administrées jeudi dernier au
Québec. C'est impressionnant.
succès, on le doit bien sûr en
partie à l'efficacité du ministre de la Santé et
de son équipe du réseau, mais aussi et surtout à toutes les personnes
qui sont actuellement déployées sur le terrain, de l'opération de vaccination :
préposés à l'accueil, préposés à l'information, infirmières, injecteurs, et
j'en passe.
Je tiens à adresser
des remerciements particuliers aux équipes des CISSS de la Montérégie-Est et
Centre qui oeuvrent présentement à vacciner les citoyennes et les citoyens de
Marie-Victorin.
terminant, je rappelle aux jeunes de 25 à 29 ans que c'est maintenant
enfin notre tour de prendre rendez‑vous pour se faire vacciner. À partir de vendredi, ce sera aux 18 à
24 ans de prendre le relais. Je nous invite à faire la démonstration
de la solidarité de la jeunesse québécoise. Je n'ai aucun doute que nous ferons
à notre tour exploser les statistiques et, évidemment, dans le bon sens. Merci,
Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Alors, cela
met fin à la rubrique de déclarations de députés.
Je suspends les
travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à
9 h 50)
Président : Mesdames...
Excusez-moi, j'ai un chat dans la gorge, ça part mal. Mmes, MM. les députés,
bon mercredi. Prenons quelques secondes pour nous recueillir.
Je vous remercie. Veuillez
vous asseoir.
Nous poursuivons les affaires
courantes.
Aujourd'hui, il n'y a
pas de déclarations ministérielles.
À la rubrique Présentation
de projets de loi, M. le leader adjoint du gouvernement.
Caire :
M. le Président, pourriez-vous appeler l'article a du feuilleton, s'il
vous plaît?
Président : Tout à fait. À l'article a du feuilleton, Mme la ministre de la Culture et des Communications présente le projet de loi n° 81, Loi modifiant la
Loi sur le Musée des beaux-arts de Montréal.
Mme la ministre.
Mme Roy :
Oui, merci beaucoup, M. le Président. Alors, ce projet de loi modifie la Loi
sur le Musée des beaux-arts de
Montréal afin de prévoir de nouvelles règles concernant l'organisation et le
fonctionnement du musée, notamment la composition et les modalités de
nomination des membres du conseil d'administration ainsi que la durée de leur
mandat. Il détermine les devoirs et les
responsabilités de ses membres, y compris les responsabilités liées à la
fonction de président et à celle de directeur général.
projet de loi définit les fonctions du conseil d'administration du musée et
prévoit la constitution d'un comité de gouvernance
et d'éthique, d'un comité de vérification et d'un comité des ressources
humaines ainsi que les responsabilités et les règles applicables à ces
comités.
Enfin, le projet de
loi contient des dispositions transitoires et finales.
Président : Et, en application de l'ordre spécial, je vais inviter les leaders parlementaires à m'indiquer le vote de
leurs groupes sur la présentation de ce projet de loi, suivi des
députés indépendants. M. le leader
adjoint du gouvernement?
Le Président :
M. le leader de l'opposition officielle?
Le Président :
M. le leader du deuxième groupe d'opposition?
M. Nadeau-Dubois :
Pour.
Le Président :
M. le leader du troisième groupe d'opposition?
Le Président :
M. le député de Chomedey?
Le Président :
Mme la députée de Marie-Victorin?
Le Président :
Cette motion est donc adoptée. Oui, M. le leader de l'opposition officielle.
M. Fortin : M. le Président, vous comprendrez évidemment qu'on souhaiterait
avoir des consultations sur ce projet de loi.
Le Président :
M. le leader adjoint du gouvernement.
Caire : Ce à quoi
nous acquiesçons, M. le Président, en invitant les différents leaders à nous faire
parvenir la liste de leurs groupes.
Le Président :
Merci à vous deux.
Il n'y a pas de dépôt
de documents.
Il n'y a pas de dépôt
sur les rapports de commissions.
À la rubrique Dépôt
de pétitions, M. le député de LaFontaine.
M. Tanguay :
Merci, M. le Président. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à
l'Assemblée nationale, signée par 1 218 pétitionnaires. Désignation :
citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits évoqués
sont les suivants :
«Considérant que le projet du Réseau express
métropolitain — REM — de
l'Est de la Caisse de dépôt et [de] placement du Québec et du gouvernement du
Québec a été annoncé le 15 décembre 2020;
«Considérant que le
quartier de Rivière-des-Prairies — RDP — compte près de
58 000 habitants;
«Considérant que les résidents de RDP
doivent régulièrement sortir du quartier pour [travailler] et les études;
«Considérant que les résidents de RDP qui
doivent se rendre au centre-ville de Montréal sont obligés de prendre des autobus et des métros, souvent bondés,
afin de suivre un trajet nécessitant souvent plus d'une heure et demie;
«Considérant
que la qualité de vie de plusieurs résidents de RDP dépend de l'efficacité
des modes de transport en commun disponibles;
«Considérant
que RDP est une zone enclavée par l'autoroute 40, l'autoroute 25
et la rivière des Prairies, ce qui rend difficile l'accès aux stations REM
projetées à Pointe-aux-Trembles;
«Considérant
que le trajet actuel du REM ne prévoit pas de station à l'est de
l'autoroute 25 et au nord de l'autoroute 40;
«Considérant que la vie moderne permet de
moins en moins des heures régulières de travail de jour et que des transports
publics rapides et efficaces sont une nécessité pour maintenir une bonne
qualité de vie;
«Et l'intervention réclamée se résume ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au gouvernement du Québec de répondre positivement aux
besoins de la population de Rivière-des-Prairies en prolongeant le
trajet du REM à l'est de l'autoroute 25 afin de desservir ce quartier.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition.
Le Président : Et cet extrait
de pétition est déposé.
J'ai reçu une
demande de M. le député de LaFontaine pour la présentation d'une pétition non
conforme. Y a-t-il consentement pour la présentation de cette pétition?
M. le député, à nouveau la parole.
M. Tanguay :
Merci, M. le Président. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à
l'Assemblée nationale, signée par 546 pétitionnaires. Désignation :
citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits évoqués sont les suivants :
«Considérant que le projet du Réseau express
métropolitain — REM — de
l'Est de la Caisse de dépôt et placement du Québec et du gouvernement du
Québec a été annoncé le 15 décembre 2020;
«Considérant que le quartier de
Rivière-des-Prairies — RDP — compte
près de 58 000 habitants;
«Considérant que les résidents de RDP
doivent régulièrement sortir du quartier pour le travail et les études;
«Considérant
que les résidents de RDP qui doivent se rendre au centre-ville de Montréal
sont obligés de prendre des autobus et des métros, souvent bondés, afin de
suivre un trajet nécessitant souvent plus d'une heure et demie;
«Considérant
que la qualité de vie de plusieurs résidents de RDP dépend de l'efficacité
des modes de transport en commun disponibles;
«Considérant
que RDP est une zone enclavée par l'autoroute 40, l'autoroute 25
et la rivière des Prairies, ce qui rend difficile l'accès aux stations
REM projetées à Pointe-aux-Trembles;
«Considérant que le [projet] actuel du REM
ne prévoit pas de station à l'est de l'autoroute 25 et au nord de l'autoroute 40;
«Considérant que la vie moderne permet de moins
en moins des heures régulières de travail de jour et que des transports publics
rapides et efficaces sont une nécessité pour maintenir une bonne qualité de
vie;
«Et l'intervention réclamée se résume ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au gouvernement
du Québec de répondre positivement
aux besoins de la population de Rivière-des-Prairies en prolongeant le trajet
du REM à l'est de l'autoroute 25 afin de desservir ce quartier.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition.
Le Président : Et cet extrait
de pétition est également déposé.
Il n'y a pas de réponses orales aux pétitions ni
d'interventions portant sur une violation de droit ou de privilège.
Nous en sommes maintenant à la période de
questions et de réponses orales, et je cède la parole au député de Marquette.
M. Ciccone : Merci,
M. le Président. Hier, nous
demandions deux choses au ministre
des Transports, nous voulions qu'il s'engage à garantir l'intégralité du
prolongement de la ligne bleue et qu'il arrête de perdre du temps. Une fois de
plus, il a trouvé des excuses et se
décharge de ses responsabilités. Le ministre
des Transports prétend maintenant
que c'est la faute de la STM, des
citoyens expropriés et du tribunal administratif.
À la CAQ, c'est toujours, toujours la faute des autres.
La ministre
déléguée aux Transports évoque maintenant la possibilité de passer de cinq à
quatre stations. Elle nous parle
d'explosion de coûts et des délais déraisonnables. Soyons sérieux. Il a fallu
trois ans pour que la ministre mette en place un comité pour optimiser
ou couper le projet, c'est selon.
Est-ce que la ministre confirme que les citoyens
de l'Est seront bien desservis avec cinq stations et non quatre?
Le Président : Mme la
ministre déléguée des Transports.
Mme Rouleau : Merci
beaucoup, M. le Président. Je suis un peu surprise de la part du député de Marquette
qu'on me reproche d'avoir mis en place un groupe d'action pour remettre le
prolongement de la ligne bleue sur les rails ou sur les pneus, c'est selon. Je veux juste vous rappeler, M. le Président, qu'en 2012, lorsque le Train de l'Est a connu des déraillements
incroyables en doublant les coûts, le Parti libéral a créé un comité de réflexion pour essayer de remettre les choses sur
les rails.
Alors, dans
notre cas, M. le Président, le mandat, il est clair. Le comité, le groupe
d'action constitué des dirigeants, des
têtes dirigeantes des grandes institutions qui sont à travailler à la réalisation de la ligne bleue ont comme mandat de réaliser le projet avec
cinq stations, avec le budget de 4,5 milliards et avec l'échéancier qui a
été convenu.
M. le Président, nous voulons réaliser ce projet
tel que promis à la population depuis 40 ans.
Le Président : Première
complémentaire, Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger.
Mme Rotiroti : Oui. Merci, M. le Président. En 2018,
justement, la ligne bleue a été annoncée et budgétée. Alors, le 4,5 milliards que vous parlez, Mme la ministre, c'était nous
autres qui l'a réservé dans le budget, vous n'avez pas mis une cent. Ça fait trois ans. La seule action de la
ministre, ça a été de créer ce fameux comité là, là, et
causer l'anxiété aux gens, à la
population de l'est de Montréal. Trois ans de perdus, trois ans de dépassements
de coûts, 15 millions par mois de retard, ça représente 500 000 $
par jour.
Est-ce que la ministre est vraiment en train de
manquer le métro?
Le Président : Mme la
ministre déléguée aux Transports.
Mme Rouleau :
Merci beaucoup, M. le Président. Et il me fait plaisir de répondre à la députée
de Jeanne-Mance—Viger, lui
rappeler qu'il y avait à l'origine 3,9 milliards de dollars pour la
réalisation du prolongement de la ligne bleue. Nous avons rajouté
600 millions, ce qui nous amène à 4,5 milliards de dollars. J'étais
avec le premier ministre du Canada pour
la contribution fédérale de 1,3 milliard, qui est basée sur ce
4,5 milliards de dollars, pour le prolongement de la ligne bleue.
Alors, ce que
nous avons demandé au groupe d'action, c'est de s'assurer que les travaux se
fassent tels que nous l'avons demandé.
Le Président : Deuxième
complémentaire, Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger.
Mme Rotiroti :
M. le Président, on est encore avec le 4,5 milliards, un montant qui a été
budgété en 2018 sans prendre en compte la hausse et le réchauffement du marché,
sans prendre compte que les hausses des matériaux sont en augmentation.
C'est épouvantable. Ça fait des décennies qu'on parle de cinq stations :
Saint-Michel, Viau, Lacordaire, Langelier et
Anjou. C'est ça, la ligne bleue. Et là on apprend, M. le Président, hier, on
apprend que, là, sur la table, il y a la possibilité, il y a le scénario
qu'on puisse couper une station.
Alors, moi, la question est bien simple :
Quelle station vous allez couper, Mme la ministre?
Le Président : Mme la
ministre déléguée aux Transports.
Mme Rouleau : Je vais rappeler
que, lorsque le Parti libéral a créé le Train de l'Est, ils ont coupé une
station, ils ont coupé la station de Charlemagne. Ça, ce n'est pas grave, là.
Mais, dans notre cas, l'idée n'est pas de couper
une station. Ce que nous avons donné comme mandat, c'est de réaliser le prolongement de la ligne bleue avec
cinq stations. Alors, les cinq stations sont en analyse, la portée, à partir du
métro Saint-Michel jusqu'à Anjou, dans le budget qui a été octroyé et dans les
délais qui ont été octroyés aussi. Alors, nous voulons que la population de l'est de Montréal soit enfin
desservie, M. le Président, par le prolongement de la ligne bleue.
Le Président : Question
principale, Mme la cheffe de l'opposition officielle.
Mme Anglade : M. le Président, on le
sait, pour l'est de Montréal il y a deux projets de transport collectif qui sont importants : le REM et la ligne bleue.
Dans les deux cas, il y a plusieurs questions qui se posent, mes collègues en ont posé, et la réponse que l'on obtient, c'est :
Les budgets ne changeront pas, on ne va pas couper de station, on va tout
faire dans la même enveloppe. Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas, M. le
Président.
Sur le REM, dans la position du gouvernement, il
y a des consultations, mais le tracé, il est décidé d'avance. Il est aussi utile de rappeler que, le REM, c'est
lui qui doit s'arrimer avec la ligne bleue et non l'inverse. Pour les citoyens
de Montréal, pour les commerçants, ils ont besoin d'avoir l'ensemble de la
ligne bleue pour tous les projets qu'ils ont développés.
On a deux
ministres des Transports, dont une ministre responsable de la Métropole. Par
contre, ça fait trois ans que le
projet, il est sur pause, et là les coûts ne cessent d'exploser. La ligne
bleue, c'est un moyen d'aider les gens concrètement à la revitalisation de l'est de Montréal. C'est favoriser le développement
économique du secteur. C'est s'assurer que nos commerçants puissent enfin contribuer puis voir que les projets qu'ils
ont faits avec les urbanistes se sont faits en développant le projet de
la ligne bleue. C'est ça qu'on a besoin de voir.
Est-ce que la
ministre responsable de la Métropole comprend qu'en retardant la ligne bleue,
en n'écoutant pas les besoins des citoyens par rapport au REM on est en
train de mettre à mal la revitalisation de l'est de Montréal?
Le Président : Mme la
ministre déléguée aux Transports.
Mme Rouleau :
Merci beaucoup, M. le Président. Je veux juste rappeler aussi qu'il n'y a
seulement que le Parti libéral qui n'a pas proposé de moyen de transport
structurant pour l'est de Montréal dans la dernière plateforme électorale.
Alors, il y a
deux projets qui sont en train de se réaliser. Il y a le prolongement de la
ligne bleue qui va se réaliser, qui
va se réaliser dans la portée, dans les temps et dans les budgets. Il y a le
REM de l'Est, qui a été annoncé au mois de décembre dernier, qui est un
projet que nous voulons réaliser parce que ça vient compléter l'offre de
transport collectif structurant pour toute
cette portion de l'île de Montréal, qui n'a jamais été prise en compte par
aucun gouvernement précédent.
Alors, nous
le faisons, M. le Président. Nous allons réaliser, nous sommes en train de
réaliser... Et on n'est pas en train de retarder la ligne bleue. On est en
train de réaliser la ligne bleue et on prend les moyens appropriés pour le
faire.
Le Président : Première complémentaire,
M. le député de LaFontaine.
M. Tanguay :
Non, vous ne le faites pas. Rivière-des-Prairies compte près de
58 000 habitants, population enclavée, mal desservie par les transports en commun. Le tracé proposé du REM
arrête à la limite de Rivière-des-Prairies. Le 23 avril, la ministre, M. le Président, a dit en substance :
Ils ont juste à prendre l'autobus, les gens de Rivière-des-Prairies, on va faire
du rabattement vers le REM. Ça ne marche pas, M. le Président.
La ministre peut-elle s'engager de revoir le
tracé et de desservir une population qui en a de besoin?
Le Président : Mme la
ministre déléguée aux Transports.
Mme Rouleau : Pour l'histoire,
M. le Président, j'ai été mairesse de l'arrondissement Rivière-des-Prairies—Pointe-aux-Trembles. Jamais je n'ai entendu le
député de LaFontaine s'exprimer d'aucune façon sur l'importance du transport
collectif à Rivière-des-Prairies.
Ceci dit, M.
le Président, si le REM de l'Est se rend à Rivière-des-Prairies, c'est parce
que nous avons dit qu'il fallait que
le REM de l'Est se rende à Rivière-des-Prairies. Et sans doute que, si le Parti
libéral avait été au gouvernement aujourd'hui, jamais, jamais, M. le Président, la population de Rivière-des-Prairies n'aurait droit à un REM à
Rivière-des-Prairies. Merci,
M. le Président.
Le Président : Deuxième
complémentaire, M. le député de LaFontaine.
Le Président : Je vais vous demander encore une fois... S'il vous plaît! Sans commentaire après les réponses, bien sûr, vous le savez, mais d'être attentifs. La
parole n'appartient qu'au député de LaFontaine, on veut entendre la question.
Le Président : S'il vous
plaît!
M. Tanguay : Les gens de
Rivière-des-Prairies, ils ne l'auront pas, le REM, vous leur dites :
Prenez l'autobus. M. le Président, elle leur dit : On va faire, avec vous autres, du rabattement. Pointe-aux-Trembles, son comté, c'est bien correct, on est
contents pour eux autres, ils vont avoir quatre stations. Ils ne feront pas de
rabattement, eux autres, M. le
Président.
oui, on en parle, du transport en commun. Et là, quand c'est le
temps pour elle de décider, elle dit : On fera une voie réservée
sur Maurice-Duplessis. Il n'y a pas eu d'acceptabilité sociale, les gens
étaient contre ça, M. le Président.
Alors, peut-elle être
ministre de Montréal puis pas juste de Pointe-aux-Trembles?
Le Président :
Mme la ministre déléguée aux Transports. Je vous demande, s'il vous plaît,
d'être attentifs à la réponse, maintenant.
Mme Rouleau :
M. le Président, M. le Président, je trouve indigne de la part du...
Président : ...prudents dans les termes que vous utilisez, s'il
vous plaît. Continuons une période de questions efficace. Mme la
ministre, poursuivez.
Mme Rouleau :
Enfin, M. le Président, la population de l'est de Montréal, jusqu'à la pointe
de l'île, incluant Rivière-des-Prairies,
aura, aura, M. le Président, un transport collectif structurant digne de ce
nom. Aucun gouvernement, jusqu'à aujourd'hui... Et je peux vous en parler longtemps, là, parce
que j'ai fait
partie de bien des
discussions. Jamais aucun gouvernement n'a osé mettre sur la
table un projet aussi structurant, qui va venir desservir la population aussi
de Rivière-des-Prairies, M. le Président.
Le Président :
Question principale, Mme la députée de Vaudreuil.
Le Président :
S'il vous plaît!
Mme Nichols : Merci, M.
le Président. Hier, Le Journal de Montréal rapportait l'inquiétude de Nadine Lajoie‑Thibodeau, une maman de
Longueuil qui cherche activement un logement pour déménager avec ses trois enfants le 1er juillet prochain.
Mme Lajoie-Thibodeau vit présentement dans un quatre et demie. Le loyer va augmenter à
1 425 $ par mois le
1er juillet, bien au-dessus de ses moyens. Malheureusement, malgré ses
nombreuses recherches, elle ne trouve pas de logement qui correspond à
son budget. Elle a donc peur de se retrouver à la rue avec ses trois enfants.
C'est
un cri du coeur, hier, dans Le Journal de Montréal . Elle s'adresse
directement au premier ministre en déclarant, je la cite : «Je sais que je suis [...] loin d'être la seule dans
cette situation! Il faut faire quelque chose, et vite! Je ne comprends
pas que notre premier ministre ferme les yeux.»
Mme Lajoie-Thibodeau
ne veut pas savoir pourquoi on est rendus là, elle ne veut pas de débat
partisan, elle veut savoir comment le premier ministre va l'aider, elle, ainsi
que les nombreuses familles qui ont peur d'être à la rue le 1er juillet
prochain.
Le Président :
Mme la ministre des Affaires municipales et de l'Habitation.
Mme Laforest :
Oui, merci, M. le Président. Alors, un dossier très, très sensible pour moi
depuis le début, M. le Président, parce
que vous comprendrez que, dès mon entrée en poste, on a revu la liste des coûts
des matériaux de construction, on a
revu le programme AccèsLogis, on a donné 730 millions à ce jour. Ce n'est
pas juste des montants, c'est de la réparation, c'est de la rénovation,
c'est des nouvelles unités qu'on fait en habitation. On discute avec les
offices d'habitation. Tous les grands offices ont été consultés, à savoir les
besoins que les offices ont. On a eu des demandes particulières. Réparer des HLM barricadés qui étaient à Montréal,
on a donné 100 millions la semaine passée. Revoir le fonds avec les cogestionnaires, OBNL, les programmes
AccèsLogis, on l'a fait, avec les coops également. On travaille tous
ensemble pour le 1er juillet, M. le Président.
C'est certain qu'on
est en action, mais ça, depuis deux ans et demi. Il faut absolument augmenter
l'offre, et on le fait présentement. Dans les prochaines semaines, vous allez
voir, aussi on va débloquer des situations qui étaient bloquées depuis
10 ans, M. le Président. On avance à grands pas.
Mais
les gens vont être logés. Puis, je veux rassurer les gens, les offices sont là
pour entendre les demandes, puis on est prêts.
Le Président : Première
complémentaire, Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : À chaque fois que je parle de la crise de
l'habitation dans cette Chambre, la seule solution proposée par la CAQ, c'est le programme
Supplément au loyer. Parlons-en. L'année dernière, à l'approche du
1er juillet, la ministre
a augmenté la disponibilité pour 1 800 ménages, et on a appris aux
crédits que c'est seulement 250 qui ont réussi à se qualifier. Il y a clairement un problème au niveau des critères, qui
sont trop rigides pour les citoyens qui en ont le plus besoin, disons-le,
ont besoin à cet accès-là. Il n'y a vraiment pas de quoi être fier.
Il y a
urgence, à l'approche du 1er juillet, des familles vont se retrouver à la
rue. Est-ce que la ministre peut agir?
Le Président : Mme la
ministre de l'Habitation et des Affaires municipales.
Mme Laforest :
Oui, merci, M. le Président. Au niveau des PSL, oui, c'est vrai, on avait eu
1 800 PSL d'urgence, l'année passée, et on en avait assez.
Quand vous dites qu'on n'en a pas assez octroyé, l'année passée, durant l'été,
avant de vivre les situations désolantes avec les locataires, qu'est-ce qu'on a
fait? On a mis deux programmes en place, M.
le Président, un programme à la hauteur de 225 millions, garantie de prêt
sans intérêts pour les locataires. Également, on a mis un programme, à
la hauteur de 50 millions, pour l'entreposage, pour aller dans les hôtels.
C'était important.
Donc, ça, ça
a été deux programmes... On parle de 275 millions, M. le Président. C'est
pour ça que nos PSL n'ont pas été utilisés. Mais il y en a pour cette
année, on va les utiliser, M. le Président.
Le Président : Deuxième
complémentaire, Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : Imaginez, le
caucus des grandes villes de l'UMQ ont senti le besoin de faire le point avec
la ministre de l'Habitation relativement à la
crise du logement. Incroyable! Ce sont nos municipalités qui travaillent
d'arrache-pied pour gérer la crise qui va frapper
solide le 1er juillet prochain. Je veux d'ailleurs féliciter les
municipalités qui, comme nous,
proposent des solutions concrètes pour soutenir les citoyens. Bravo à
Sherbrooke, qui vient de nommer une ressource en habitation; à Gatineau, qui a
déclaré l'état d'urgence en matière d'habitation, pour ne nommer que
celles-là.
Est-ce que la
ministre est fière des municipalités? Mais elle doit être gênée de voir que les
municipalités prennent le contrôle.
Le Président : Mme la
ministre des Affaires municipales et de l'Habitation.
Mme Laforest : M. le Président,
la ministre est tellement contente d'être arrivée en Habitation parce que...
15 000 logements non construits annoncés. Alors, je suis très
heureuse. Je ne suis pas gênée, mais pas du tout. Imaginez, je le dis, là, 100 millions pour des HLM barricadés
depuis 10 ans, depuis longtemps, M. le Président. Le 1er juillet,
on a des PSL, ils vont être en place. Il ne
faut pas oublier non plus qu'on a augmenté l'aide pour les gens qui en avaient
besoin au niveau de l'aide sociale.
Alors, c'est
important que, pour toutes les clientèles spécifiques... Vous allez voir, on va
débloquer dans les prochaines semaines
encore une situation qui aurait pu être débloquée, vous allez voir, parce qu'on
n'arrête pas du tout. Et honnêtement on
s'entend, là, que tous les offices d'habitation sont là pour accueillir les
gens. Et j'invite les locataires à consulter les offices.
Le Président : Question
principale, Mme la députée de Rouyn-Noranda—Témiscamingue.
Mme Lessard-Therrien :
Merci, M. le Président. Ce matin, le ministre des Forêts est enfin sorti de son
mutisme sur l'explosion des prix des
matériaux de construction. Les Québécois s'attendaient à des solutions. On a eu
droit à la même réponse par défaut
des caquistes : On ne peut rien faire. Se croiser les bras et espérer que
ça passe, ça ne marche pas contre la crise du logement et ça ne va pas
non plus aider les familles qui sont frappées de plein fouet par le prix du
deux-par-quatre.
En pleine
crise du logement, on doit ouvrir plus de portes, c'est urgent. Quand une
maison coûte 15 % plus cher du jour au lendemain, la seule porte qu'on
ouvre, c'est l'abandon des chantiers. C'est la dernière chose dont on a de
besoin.
J'habite à 10 minutes de deux moulins, la
cour est pleine de bois, et le problème, c'est qu'il est déjà vendu aux
Américains pour les prochains mois.
Quand
est-ce que le ministre va mettre ses culottes de nationaliste, freiner les
exportations et répondre à nos besoins d'abord?
Le Président : M. le ministre
de la Forêt, de la Faune et des Parcs.
M. Dufour :
Oui, M. le Président. Premièrement, comme on l'a mentionné dans l'article, on
est préoccupés par la situation.
Deuxièmement, je trouve ça un peu drôle de voir
que la question vient de ma collègue de Rouyn-Noranda—Témiscamingue, alors que souvent elle me parle de moratoire sur les
coupes de bois en forêt. Donc, je trouve un petit peu... assez spécial
d'avoir cette question-là aujourd'hui.
Par contre,
je pense qu'il est important de mentionner une chose. Dans le principe du
commerce de l'Organisation mondiale du commerce, on a des ententes, par
exemple, avec les États-Unis, on a des ententes avec d'autres provinces canadiennes. C'est important de mentionner, puis,
je pense, si les gens ont écouté dernièrement, il y a eu une entrevue faite
par le dirigeant du CIFQ, il y a
1 milliard, justement, qu'on revendique à l'OMC au niveau de taxation qui
a été mise en place.
Donc là, ce
qu'on est en train de nous dire, c'est : À court terme, est-ce que je suis
en train de... est-ce que le ministre est
prêt à sacrifier ce milliard-là pour lequel on se bat, au niveau de l'OMC, pour
tout simplement, peut-être pour un espace de trois mois... d'avoir des mesures
temporaires qui pourraient nuire à toute cette dynamique-là qu'on est en situation de discussion avec, justement,
l'OMC, les États-Unis?
Ça fait
qu'il faut faire attention dans les actions qu'on doit poser, et c'est
justement ce qu'on a précisé hier dans l'article.
Le Président : Première
complémentaire, Mme la députée de Rouyn-Noranda—Témiscamingue.
Mme Lessard-Therrien : Comme
d'habitude, le ministre est très bon dans les caricatures grossières. On est en 2021, on est capables de concilier protection
du territoire et industrie forestière. Le moratoire sur les aires protégées, là, c'est à peine 5 %
du territoire forestier où il y a des coupes. Le problème, c'est que notre
bois, il est exporté à 47 % aux États-Unis.
Peut-on garantir que nos forêts, qui nous
appartiennent collectivement, servent d'abord le peuple du Québec? Peut-on
s'assurer qu'on n'amplifiera pas encore la crise du logement?
Le Président : M. le ministre
des Forêts, de la Faune et des Parcs.
M. Dufour : Bien, je pense, je viens d'expliquer un peu le
principe, là, pourquoi qu'il faut aussi faire attention dans les actions qu'on a à poser, mais ça semble faire
la sourde oreille, par ma collègue, parce
qu'honnêtement il faut penser aux actions
qu'on porte présentement mais aussi pour le futur. Et, jusqu'à présent, je vous
l'ai dit, je le répète, et je l'ai confirmé justement au média qui m'a
interviewé hier, il faut faire attention aux actions qu'on pose aujourd'hui
pour essayer de résorber une crise. Une
crise qui est provoquée par quoi? Qui est provoquée pas simplement par la
pandémie, mais qui est provoquée aussi par un manque de main-d'oeuvre,
qui est provoquée par une offre... Au-delà de 66 % de nos ménages
québécois sont en rénovation ou en construction. Donc, c'est des situations
qu'on n'avait pas vues auparavant.
Le Président : Deuxième
complémentaire, Mme la députée de Rouyn-Noranda—Témiscamingue.
Mme Lessard-Therrien :
Je sais que le ministre des Forêts, comme l'ensemble du gouvernement, ne
reconnaît pas la crise du logement,
même si elle se passe dans sa propre région, à Val-d'Or, à Rouyn-Noranda. La
CAQ a construit 620 logements dans la dernière année, le pire bilan
depuis la création du programme AccèsLogis.
Est-ce qu'ils vont encore en construire moins
parce que ça coûte trop cher? Combien de logements sociaux vont être
sacrifiés encore?
Le Président : M. le ministre
de la Forêt, de la Faune et des Parcs.
M. Dufour :
Bien, comme l'a dit ma collègue ministre des Affaires municipales, jusqu'à
présent il y a énormément de travail
qui a été fait justement pour débloquer des projets. Moi, si je regarde,
exemple, dans les logements sociaux chez nous, il y avait le projet du Château Marie-Ève qui traînait sur les
tablettes depuis je ne sais pas combien d'années, je pense que ce n'était pas loin de 10 ans, qu'on est
en train de réaliser présentement. Mais, c'est sûr, une construction, là, à ce
que je sache, on n'a pas encore
trouvé la méthode, là, pour lancer un petit amas de roches et puis, pouf! qu'on
a une maison qui se bâtit ou qu'on a un logement qui se crée.
Donc, il y a
quand même une étape à franchir, ce qu'a désengorgé ma collègue, et c'est pour
ça qu'on va de l'avant présentement avec différents projets, comme le
Château Marie-Ève.
Le Président : Question
principale, M. le député des Îles-de-la-Madeleine.
M. Arseneau : M. le
Président, la semaine dernière, nous
avons dénoncé l'inaction du gouvernement en
matière de santé mentale. Cette semaine, ce sont les experts sur le
terrain qui ajoutent leurs voix, et pour cause.
Avant
la pandémie, 30 % des jeunes
avaient une problématique de santé mentale. Dans une lettre ouverte, plus de
500 experts déplorent maintenant en
compter le double, le double. Idées suicidaires, troubles alimentaires,
augmentation du nombre d'hospitalisations. Nos jeunes ont besoin d'aide. Tous
réclament un plan d'action rapide et concerté entre les ministères.
Alors que la
situation est urgente, rien n'est pourtant rapide et concerté entre le
ministère de la Santé et des Services
sociaux et celui de l'Éducation. À preuve, des 250 intervenants que le
gouvernement voulait dépêcher d'urgence dans les écoles en octobre
dernier, au coût de 30 millions, zéro seront en place d'ici le mois de
septembre.
J'ai
posé la question, la semaine dernière, et je n'ai pas eu de réponse
satisfaisante : Compte tenu de l'urgence d'agir, est-ce que de dépêcher
des ressources sur le terrain un an après une annonce, c'est agir tôt, pour le
ministre de la Santé et des Services sociaux?
Le Président :
M. le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux.
M. Carmant :
Merci, M. le Président. Je remercie le député des Îles-de-la-Madeleine de me
donner une chance d'expliquer la situation.
Premièrement,
dès le début de la pandémie, notre gouvernement a ajouté 300 professionnels
en services sociaux et en santé
mentale sur le terrain dans le contexte de la pandémie. Les premières sommes
pérennes qu'on a ajoutées sur l'investissement
de l'an dernier, ça a été 25 millions pour la santé mentale des enfants,
encore une fois, pour augmenter les équipes
qui encadrent nos psychologues, nos pédiatres, nos psychiatres dans les
institutions pédiatriques pour avoir plus d'accès aux services en santé
mentale.
Maintenant,
pour la situation spécifique de l'aide dans les écoles, on a rehaussé les
services. Puis, vous allez voir, on
va faire... vous allez en entendre parler récemment... bientôt, on a rehaussé
les services qui étaient déjà déployés par certains organismes pour
venir en aide aux enfants.
les intervenants, c'est un programme qui est conjoint avec la Santé publique.
M. le Président, la Santé publique a
été très occupée au cours des dernières années. On travaille avec l'Éducation,
il fallait former ces gens-là. C'est une première, M. le Président, on
innove, c'est nouveau, il n'y a jamais eu ça au Québec, là. On devrait être
fiers de ça.
Donc,
on va aller dans les écoles, on va venir appuyer les professeurs, on va
s'occuper de la santé mentale de nos jeunes.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député des Îles-de-la-Madeleine.
M. Arseneau :
M. le Président, pendant qu'on attend les mesures sur le terrain, la situation
continue de se dégrader. L'INESSS révèle ce matin que le nombre de visites
des jeunes de 12 à 17 ans pour un épisode dépressif a remonté de 10 % à 15 % en janvier et février
dernier. L'augmentation des troubles dépressifs chez les jeunes s'élève à
57 % dans les cas de visite avec admission à l'hôpital. C'est
énorme.
En novembre,
19 millions de dollars étaient destinés pour implanter des équipes
d'éclaireurs pour rejoindre les personnes
vulnérables pendant la pandémie. Le ministre, aux crédits, nous a dit que ces
équipes sont toujours en formation...
Le Président :
M. le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux.
M. Carmant :
Oui, merci, M. le Président. L'impact de ce qu'on vient de vivre dans la
dernière année, là, c'est immense,
sur la santé mentale. Et l'important aussi de se rappeler, c'est que les
interventions qu'on fait maintenant, ce n'est pas juste pour maintenant, mais
c'est pour demain. Donc, on est en
train de bâtir des services pour contrôler ce qui va arriver plus tard également,
parce que toutes les épreuves comme ça ont démontré que
l'impact sur la santé mentale est souvent après la fin de l'épreuve.
Donc, on veut être prêts pour après.
éclaireurs, ils sont en train de se déployer, au moment où on se parle. La formation
est complétée, ils sont en train de
se déployer à travers le Québec. On a ajouté des ressources également
au niveau du réseau de la santé et
des services sociaux. Tout ce qu'on a mis sur pied, c'est pour maintenant
et pour la suite des choses, M. le député.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député des Îles-de-la-Madeleine.
M. Arseneau : M. le Président,
pour la suite des choses, on aura besoin de psychologues. Le Québec fait face à une crise de santé mentale combinée avec une
pénurie de psychologues sans précédent dans le réseau public. En conséquence,
l'accès aux soins de santé mentale, c'est le parcours du
combattant pour les Québécois. D'ici deux ans, il va manquer 895 psychologues dans le réseau. Il faut
éviter d'atteindre ce seuil critique. Le ministre ne peut pas rester les bras
croisés.
Qu'est-ce qu'il
entend faire pour déployer les ressources nécessaires dans le réseau public?
Le Président :
M. le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux.
M. Carmant :
Bien, M. le Président, j'essaie de convaincre tout le monde ici que la bonne
approche, c'est de réorganiser les
trajectoires de soins. Je sais que c'est difficile, sortir de la boîte, là,
mais c'est ce qu'on doit faire. Ça fait plusieurs années qu'on essaie de prendre le même chemin puis qu'on se
cogne le nez sur le mur, M. le Président. Sortons de la boîte un petit
peu puis trouvons d'autres trajets pour nos patients.
Donc,
ce qu'on veut, c'est vraiment élargir la panoplie de professionnels qui donnent
accès à des services. On a plein de gens bien formés qui sont capables de nous
aider. D'ailleurs, je remercie encore tous ceux qui font de la psychothérapie
au privé d'avoir ouvert leurs portes. Chaque semaine, c'est de plus en plus de
gens qui acceptent d'avoir accès. Puis, pendant ce temps-là, on est en train de réorganiser nos
services, Programme québécois pour les troubles mentaux. C'est ça, la solution,
M. le Président.
Le Président :
Question principale, M. le député de Nelligan.
M. Derraji :
M. le Président, lundi, l'Estrie est tombée en zone rouge, provoquant encore
une fois la fermeture des restaurants.
Tout le monde est conscient que nous devons tous faire des efforts, mais, après
plus d'un an, on aurait cru que le gouvernement aurait été en mesure de
donner plus de temps aux restaurateurs, notamment pour écouler leurs stocks,
mais surtout un minimum de prévisibilité et un peu de considération.
Pour plusieurs
restaurateurs de l'Estrie, l'annonce de leur passage en zone rouge, et donc la
fermeture des restaurants, est venue trop
tard et ne leur a pas laissé le temps d'écouler les inventaires. Et les restaurateurs
ne cachaient pas leur exaspération envers le yoyo des mesures
sanitaires. Pour Simon Proulx, propriétaire du Minton, un restaurant à Hatley :
«Je crois que la restauration a été mise de côté.»
le Président, les ouvertures et les fermetures multiples coûtent cher à nos
restaurateurs, et ils ne se sentent pas écoutés par le gouvernement
caquiste.
Qu'est-ce que répond,
M. le Président, aujourd'hui le gouvernement caquiste à ces restaurateurs en
Estrie? Est‑ce que ça va être encore une fois des prêts et de la dette?
Le Président :
M. le ministre de l'Économie.
M. Fitzgibbon :
M. le Président, nous sommes évidemment très concernés et très soucieux de nos
restaurateurs qui ont dû refermer encore une
fois. Évidemment, la Santé publique
nous donne des recommandations, que nous suivons.
Il y a deux éléments
à la réponse. La première, c'est que nous travaillons étroitement,
présentement, avec les restaurateurs, avec la CNESST et la Santé publique pour
le protocole de réouverture, et on a le support de tous les restaurateurs.
En ce qui concerne la
fermeture des restaurants de l'Estrie, le programme que nous avons annoncé, qui
est très flexible, le programme de l'AERAM,
a été, si vous vous rappelez, il y a quelques semaines, amendé pour permettre
d'avoir un montant de
10 000 $ d'assistance directe, donc de prêts pardon, qui va être
accordé à tous les restaurateurs qui doivent fermer une deuxième fois. Donc, tous les restaurateurs de l'Estrie vont
être éligibles à ce programme-là, qui est très efficient.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de Nelligan.
M. Derraji : M. le Président, j'aimerais bien que le ministre de l'Économie réponde à ces restaurateurs, parce que je comprends qu'il y a toujours une crise
sanitaire, le ministre de la Santé s'en occupe, mais le ministre de l'Économie doit répondre
avec des programmes qui répondent à leurs besoins. M. le Président, c'est
alarmant. Je vais vous citer la situation de la Banque du Canada.
D'ailleurs, la Banque du Canada n'exclut pas une hausse soudaine et d'une
ampleur inattendue des dossiers d'insolvabilité, surtout pour les PME.
M. le Président,
dans le fond, la CAQ ne se préoccupe pas de nos restaurateurs. Quand il va
agir?
Le Président :
M. le ministre de l'Économie.
M. Fitzgibbon :
M. le Président, le député de Nelligan aime beaucoup apporter des chiffres de
fermetures, mais je lui rappellerai
que les fermetures des établissements au Québec, en 2020 et en 2021,
annualisées, sont plus bas que ce qu'on avait en 2019. Donc, les
programmes qui ont été mis en place par le gouvernement sont performants.
Deuxièmement, le
programme de l'AERAM, qui est un programme de pardon pour remboursement de
frais fixes que le fédéral ne rembourse pas,
est aussi un programme efficient. Puis je viens de dire tantôt — peut-être il ne m'avait pas écouté — que, dans le cas de la fermeture des
restaurants de l'Estrie, le 10 000 $ pour, justement, compenser les
pertes d'approvisionnements qui ne seront pas utilisés va être
remboursé.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député de Nelligan.
M. Derraji :
M. le Président, aujourd'hui, je vais ramener la parole de Mme Annie
Faucher, copropriétaire du Liverpool, en
Estrie, qui a indiqué : «La résilience, elle est usée. Une troisième
fermeture, ce sera plus difficile probablement au niveau de nos employés parce qu'eux aussi ont une réalité
économique.» M. le Président, le ministre peut continuer de parler de
ses programmes, mais il ne répond pas, aujourd'hui, à Mme Annie Faucher.
C'est très difficile, garder de la main-d'oeuvre, la former.
Quand est-ce qu'il va
agir et répondre aux besoins de nos restaurateurs, M. le Président?
Le Président :
M. le ministre de l'Économie.
M. Fitzgibbon :
Je vais le répéter une troisième fois. Le programme de l'AERAM est un programme
qui est pertinent pour les fermetures. Le programme a été amendé, encore une
fois, pour justement compenser pour les pertes d'inventaire, dans le cas de la
restauration, jusqu'à 10 000 $. On a maintenant des mois... On a un
15 000 $ pour ceux qui ont fermé
moins de 90 jours, on a 30 000 $ pour 90 à 180, puis on a
45 000 $ en plus pour ça. On a un programme qui est très performant.
Aujourd'hui, on est rendus à 140 millions d'aide directe pour les
fermetures d'établissement. C'est un programme
qui est très, très pertinent. Et je recommande que M. le député parle à
d'autres restaurateurs, parce qu'en règle générale tout le monde veut
réouvrir...
Le Président :
En terminant.
M. Fitzgibbon :
...le protocole est en train de s'établir, mais le programme fonctionne.
Le Président :
Question principale, Mme la députée de Gaspé.
Mme Perry
Mélançon : M. le Président, la semaine dernière, lors de l'étude des
crédits budgétaires, j'ai demandé au
ministre de l'Économie et au P.D.G. d'Investissement Québec ce qu'ils
comptaient faire avec le 8,4 millions investi par le gouvernement dans le projet Galt. Pour moi,
c'est clair. Une compagnie qui traîne le gouvernement en cour pour contester
une décision prise de façon purement
légitime, il est tout à fait absurde que le gouvernement demeure un partenaire
financier.
Le P.D.G. a répondu
qu'il allait prendre toutes les mesures appropriées pour récupérer le
6 millions restant. Le ministre, lui,
n'a pas été aussi convaincant. Il a d'abord affirmé que, si le permis était
autorisé par le juge, il y aurait des négociations
pour se retirer. Mais il a enchaîné en disant que, techniquement, si le juge
dit à l'entreprise qu'elle peut opérer, bien, le 6 millions est
déjà là, et ils pourront le dépenser. Mais nous, on n'en veut pas.
le Président, les gens de Gaspé n'en veulent pas, de ce projet. Le ministre
peut-il cesser les réponses floues et s'engager fermement à se départir
des millions encore disponibles pour les activités pétrolières à Galt?
Le Président :
M. le ministre de l'Économie.
M. Fitzgibbon :
M. le Président, nous avons eu la discussion la semaine passée, et je suis
d'accord avec la députée de Gaspé. Ce
n'est pas l'intention du gouvernement, ce n'est pas l'intention
d'Investissement Québec d'investir dans ce projet-là.
Maintenant, la
réalité. Comme j'avais déjà mentionné, le 8,4 millions a été investi en
2017. L'argent est dans l'entreprise.
Présentement, 2,4 millions ont été utilisés pour l'exploration pétrolière.
Si le projet est judiciarisé, si les permis étaient accordés — puis c'est hors de notre contrôle — l'entreprise aurait vraisemblablement le
droit d'utiliser le 6 millions résiduel parce qu'il n'est pas dans
notre compte de banque.
Nous avons communiqué, après l'étude
de crédits, avec la direction de l'entreprise pour leur mentionner que nous
voulions essayer de sortir du projet. Maintenant,
les règles légales qui entourent le projet rendent un peu difficile... Mais,
de toute évidence, on va essayer... on va essayer. Deuxièmement, on a fait
part
clairement à l'entreprise, comme j'ai dit publiquement, que le gouvernement du
Québec, via Investissement Québec, n'investira pas dans les hydrocarbures.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Gaspé.
Mme Perry
Mélançon : Peu importe la décision du juge, le gouvernement doit nous
assurer qu'il n'autorisera pas l'entreprise
à utiliser les fonds publics déjà investis dans le projet. On comprend que
l'argent a été investi depuis 2017 et que
le ministre n'a pas d'intérêt pour le projet, mais ce qu'on veut savoir, c'est
comment le ministre va passer de la parole aux actes.
quoi vont porter les négociations? C'est quoi, les solutions pour retirer
l'argent des Québécois dans ce projet qui n'a pas l'acceptabilité
sociale?
Le Président :
M. le ministre de l'Économie.
M. Fitzgibbon :
Encore une fois, j'aimerais pouvoir refaire, réécrire l'histoire, Mme la
députée, mais c'est impossible. Le contrat a
été signé en 2017. L'argent des contribuables a été investi dans un projet qui,
évidemment, n'a aucune
acceptabilité sociale, on vous l'accorde. On a les mains liées. On essaie du
mieux qu'on peut. Les promoteurs ont peut-être d'autres projets
intéressants qui sont plus conformes aux objectifs du gouvernement, on va voir
s'il y a une négociation à faire, mais les
mains sont liées. L'argent est là, l'argent est investi. Et, somme toute, il
faut attendre ce que le juge va
décider, parce qu'effectivement, si le juge décide que le projet peut aller de
l'avant, on aura une autre négociation, mais, si par contre le projet... le permis n'est pas accordé, on aura
peut-être plus de négociation possible, là, avec la
compagnie.
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée de Gaspé.
Mme Perry
Mélançon : M. le Président, c'est en 2019 qu'il y a eu une nouvelle
transaction avec le nouvel acquéreur de Galt, sous le gouvernement de la CAQ,
donc il y avait des intentions quelque part. Là, il y a un nouveau discours de la part du ministre de l'Économie,
mais, M. le Président, les citoyens de Gaspé veulent entendre aujourd'hui
la fin du projet Galt et le retrait des investissements publics.
Est-ce que le
gouvernement peut l'affirmer clairement aujourd'hui que Galt, c'est non?
Le Président :
M. le ministre de l'Économie.
M. Fitzgibbon :
Je serais le ministre le plus heureux si je pouvais répondre oui à la question.
Nous avons les mains liées. Le changement d'actionnariat qu'il y a eu en
2019, malheureusement, ne nous a pas permis, comme actionnaire à 17 % du projet, de renégocier les ententes.
Donc, les ententes qui ont été négociées en 2017, nous sommes pris avec et
nous allons faire du mieux qu'on peut.
Alors, tout ce que je
peux garantir aujourd'hui, c'est que, un, il n'y aura pas un sou de plus qui va
être investi dans le projet, et, deux, nous
allons faire tout ce qui est possible légalement, quand on va avoir le juge qui
va prendre parti sur la poursuite qui
a lieu contre le gouvernement du Québec, si on peut aller chercher l'argent
qu'il reste. Ce serait mon plus grand désir, et on va faire tout
l'effort qui est possible pour y arriver.
Le Président :
Question principale, Mme la députée de Verdun.
Mme Melançon :
Merci, M. le Président. En ce moment, un développement immobilier au mont Owl's
Head suscite l'indignation en Estrie. Afin de permettre la construction de
maisons luxueuses et somptueuses aux abords du lac Memphrémagog, les riverains assistent, impuissants, au dynamitage,
au déboisement d'un écosystème exceptionnel et fragile.
Pour bien vous
situer, M. le Président, le flanc est de la montagne est l'un des plus beaux
panoramas du Québec, certainement l'un des
plus époustouflants de l'Estrie. Pour 2 000 riverains,
le projet n'est tout simplement pas acceptable. Memphrémagog
Conservation inc., le plus vieil organisme de protection de lacs au Québec,
fait appel au gouvernement pour évaluer l'impact réel du projet sur la
biodiversité.
assiste à la destruction d'un joyau de la biodiversité du Québec. J'aimerais
savoir ce que fait le ministre de l'Environnement pour empêcher cela.
Le Président :
M. le ministre de l'Environnement.
M. Charette :
Merci, M. le Président. Merci à la collègue pour la question très pertinente.
En fait, il y a plusieurs enjeux qui
sont en cause, celui de l'autonomie des municipalités, avec les
schémas d'aménagement des MRC aussi, donc on doit s'assurer que ces
principes-là soient respectés. On doit s'assurer que le schéma d'aménagement du
secteur soit respecté, d'une part. Et
autrement, d'un point de vue strictement environnemental, il y a, naturellement, des autorisations qui doivent
être données, le cas échéant, et c'est avec le plus grand des sérieux, naturellement, que les principes d'évaluation seront respectés. Mais actuellement c'est réellement dans la cour de la municipalité, avec le respect
de son schéma d'aménagement. Et, si
un certificat d'autorisation devait être nécessaire, c'est là où la procédure
s'enclenchera pour s'assurer que cette biodiversité soit respectée, s'assurer
que la valeur et le patrimoine naturel du secteur soient respectés.
Mais, dans notre cas, actuellement, on demande à la municipalité de respecter
son schéma d'aménagement.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Verdun.
Mme Melançon : Dynamitage et biodiversité ne vont pas de pair.
Donc, il n'y a rien de rassurant dans ce que me répond le ministre. Les citoyens
sont inquiets, et plusieurs parlent d'un carnage pour qualifier ce qu'ils
voient à Potton.
Est-ce que le ministre
de l'Environnement peut s'engager à rencontrer les représentants de
Memphrémagog Conservation inc. avec le député d'Orford au cours des prochains
jours, oui ou non?
Le Président :
M. le ministre de l'Environnement.
M. Charette :
À ma connaissance, je n'ai pas eu de demande de rencontre. Et, à chaque fois
qu'un groupe le fait, je l'accepte
volontiers. Donc, si le groupe souhaite nous rencontrer, ce sera un plaisir
d'échanger avec eux. Et, si le député
d'Orford est également disponible, naturellement, il sera présent à la rencontre. Mais, à ma connaissance,
à l'heure où on se parle, il n'y a jamais eu de demande de rencontre de
leur part.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député de La Pinière.
M. Barrette :
M. le Président, on sait maintenant que, parmi les propriétaires investisseurs
à l'origine de ce projet, donc à l'origine du dézonage d'un des derniers
sites naturels du lac Memphrémagog, il y a l'actuel député d'Orford,
manifestement la version estrienne du député de Rousseau.
Alors, M. le
Président, si le ministre de l'Environnement débarquait et faisait son travail
face à ce saccage environnemental, est-ce que ça pourrait nuire aux intérêts
pécuniaires du député d'Orford?
Le Président :
M. le ministre de l'Environnement.
M. Charette :
On reconnaît le collègue dans son style. Je pense que le plus grand saccage qui
a été fait, c'est dans le réseau de la santé alors qu'il était lui-même
ministre responsable du dossier.
Pour ce qui est de ce
dossier, de ce projet en particulier...
Le Président :
...vous connaissez la règle. Continuez. Continuez, M. le ministre.
M. Charette :
Oui, bien, je vais continuer, mais je serais curieux d'entendre à haute voix ce
que le collègue a dit, par contre. J'aimerais bien. Ça illustrerait qui
est le personnage dont il est question.
Mais, sinon, les
règles environnementales seront respectées. Le schéma d'aménagement doit l'être
aussi. Si le groupe souhaite éventuellement une rencontre pour exprimer ses
craintes, ce sera un plaisir pour moi de les rencontrer.
Le Président :
Question principale, M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : M. le
Président, je pense qu'il n'y a
aucune personne dans cette Chambre, ici, qui veut aller à l'hôpital, et comme,
même, pour les citoyens du Québec.
Normalement, quand on doit rentrer dans une de nos institutions, c'est parce que nous sommes malades, nous sommes blessés ou quand, même, nous sommes avec quelqu'un proche de nous qui est malade. C'est une
expérience stressante.
Mais
imaginez-vous, M. le Président, que vous êtes un autochtone. Parce que
leur expérience, présentement, est complètement inacceptable.
On a vu dans Le Devoir
la réalité vécue par plusieurs Premières Nations et Inuits, des personnes qui
rentrent dans notre système, qui sortent
complètement bouleversées par l'expérience, des gens qui sont en mode panique,
après, qui refusent, après ça, de chercher des soins et des services, après,
des gens tellement malades, avec un cancer, qui disent : Moi, non,
je veux rester chez moi jusqu'à la fin.
Alors,
une question pour le ministre : C'est quoi, le plan d'action pour lutter
contre ce bris de confiance entre les peuples autochtones du Québec et
notre système de santé?
Le Président :
M. le ministre des Affaires autochtones.
M. Lafrenière : Oui, merci beaucoup, M. le Président. Mon collègue a raison, c'est inacceptable, c'est choquant, c'est troublant, ce qu'on a lu. Et on l'a déjà dit
dans cette Chambre, M. le Président, il y a plus de 300 000 hommes et
femmes qui travaillent au quotidien,
qui oeuvrent dans le monde de la santé et qui font un excellent travail.
Cependant, il y a des cas de racisme, d'intolérance et...
M. Lafrenière :
Pardon? Il y a des cas de racisme, d'intolérance — vous pourrez poser
votre question tout à l'heure — et ça, M. le Président, on le reconnaît
et on s'y attaque.
Oui,
l'importance d'avoir des chiffres, c'est vrai, c'est important, mais, nous, ce
qu'on croit extrêmement important, c'est
de multiplier les occasions pour des victimes de se faire comprendre, de faire
connaître leur situation, et c'est pour ça qu'on a annoncé des
navigateurs, agents de liaison, des postes réservés dans un conseil
d'administration, des postes d'adjoint au
D.G., des postes qui seraient réservés aux membres de la communauté attikamek. On
multiplie les occasions de faire connaître leur histoire, leur réalité
pour donner les services.
Et, vous savez, je
suis sûr que mon collègue le reconnaît, ce n'est pas aux Premières Nations et
Inuits à s'ajuster à notre système, c'est à
notre système à s'ajuster à eux. Et c'est ce qu'on fait avec ces annonces qu'on
a faites. On a déjà commencé en novembre dernier. On continue, M. le
Président.
à la veille de l'enquête sur la tragédie et sur le décès de
Joyce Echaquan, mes pensées sont avec Carol et avec ses enfants.
Merci, M. le Président.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley :
M. le Président, il y a le racisme systémique au Québec. Ce n'est pas le député
de Jacques-Cartier qui dit ça, c'est
les peuples autochtones du Québec qui disent ça. Alors, je vais laisser le
ministre à faire la révision, réflexion sur cette question-là. Mais je
suis content qu'il ait mentionné l'importance de la récolte des données.
L'appel à action nos 4, 5 et 6, dans le
rapport de la commission Viens, parlent exactement de ça.
Alors,
est-ce que le ministre peut donner à nous un échéancier et un plan quand il va mettre ces recommandations en
place au Québec?
Le Président :
M. le ministre responsable des Affaires autochtones.
M. Lafrenière :
Oui, merci, M. le Président. M. le Président, il y a la commission Viens, il y
a l'ENFFADA, il y a le Groupe d'action contre le racisme, Commission spéciale
sur l'exploitation sexuelle des mineurs et récemment la commission Laurent qui
nous ont remis des rapports. On a plus de 500 recommandations à mettre en
action, M. le Président.
On a déjà commencé avec le plan J'ai espoir, on
a déjà fait des annonces, ce sont 16 actions concrètes. Parce que,
vous savez, M. le Président, je suis persuadé que mon collègue
a entendu la même chose sur le terrain : On a assez jasé, c'est le
temps d'agir, agissez, faites des changements. 77 millions qui ont été
investis en matière de santé, en éducation, en sécurité publique, du côté juridique, donc des changements qui sont
importants, qui amènent une meilleure qualité de vie
pour les membres des Premières Nations, mais, M. le Président, ce n'est pas
terminé.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : M. le
Président, c'est
vrai, il y a centaines de recommandations
qui ont été déposées depuis plusieurs années. Et il y a un rapport, le Principe
de Joyce , qui a présenté plusieurs suggestions, recommandations pour le gouvernement du Québec de mettre en place des
mécanismes, de s'assurer qu'on va éviter que qu'est-ce qui est arrivé à
Joyce Echaquan arrive jamais encore ici, au
Québec. Une des propositions, c'est de créer ou établir un bureau d'ombudsman
pour la santé des autochtones.
Est-ce que le
ministre est prêt à mettre en place cette recommandation?
Le Président :
M. le ministre responsable des Affaires autochtones.
M. Lafrenière :
Oui, merci beaucoup, M. le Président. Et je suis content qu'on parle du Principe
de Joyce parce que, M. le Président, les
éléments importants du Principe de Joyce ont été inclus dans la sécurisation
culturelle, parce que c'est important pour nous.
lorsqu'on parle de moyens donnés à des membres des Premières Nations et des
Inuits de porter plainte, on veut vraiment
être créatifs, on veut le faire avec eux, parce que, oui, on aurait pu créer un
poste d'ombudsman, mais ce que les gens nous ont
dit, sur le terrain, ce n'est pas dans leurs habitudes d'aller vers des
systèmes, de porter plainte. Et, vous savez,
la parole, le mode de transmission oral est extrêmement important pour eux,
alors on multiplie les occasions... Je l'ai dit tout à l'heure, on a des navigateurs, des agents de liaison, on a
des gens avec des postes qui sont significatifs qui sont sur le terrain pour entendre les doléances, pour
entendre les récriminations des victimes parce qu'on veut donner suite à ça.
M. le Président, pour la commission Laurent, nous allons rencontrer très
prochainement les Premières Nations pour donner suite à leurs
volontés.
Le Président :
Question principale, M. le député de Jean-Lesage.
M. Zanetti : M. le Président, voici les faits sur la crise de santé mentale au Québec aujourd'hui : augmentation de 122 % des hospitalisations à l'urgence liées aux
troubles alimentaires, un homme sur cinq en détresse psychologique élevée
à Montréal, des pédiatres débordés par
l'explosion des cas de troubles psychiatriques chez les enfants. Dans le réseau
de la santé, le tiers des
consultations concernent la santé mentale. Dans les cégeps et les universités,
la détresse psychologique est devenue la norme.
Tout
le monde réclame plus de main-d'oeuvre dans le réseau public, M. le Président.
On manque de psychologues, de psychoéducatrices, de travailleurs sociaux,
d'intervenantes en santé mentale en général. Ce que le milieu de la santé
veut savoir aujourd'hui, c'est si le ministre a un plan d'urgence pour recruter
de la main-d'oeuvre en santé mentale.
Alors, est-ce qu'il y
a un plan? Et quand est-ce qu'il va le présenter?
Le Président :
M. le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux.
M. Carmant :
Oui, merci, M. le Président. Je remercie le député de Jean-Lesage de nous
permettre de faire un rappel que le
plan d'ajout de ressources en santé mentale a commencé depuis mai 2020, M. le
Président. Je parlais tout à l'heure
de 300 ressources en services sociaux généraux et en santé mentale qui ont
été ajoutées. On a développé une trajectoire de services sociaux généraux et la santé mentale, qui sont en train de
s'améliorer. On est en train d'enfin mettre sur pied un guichet d'accès santé
mentale, adultes et pédiatrique, qui va regrouper des intervenants qui vont
fournir des services, et non plus une boîte aux lettres qui va
recueillir les consultations, M. le Président. On est en train de développer
des équipes adultes, pédiatrique pour aller...
pour prendre soin de nos jeunes et de nos adultes qui ont besoin de services en
santé mentale le plus rapidement possible,
M. le Président. On est en train de développer des nouvelles offres de soins en
allant dans les milieux de vie, dans les
refuges, dans tous les endroits où les plus vulnérables ont besoin d'avoir de
l'aide, pour leur donner des services
en santé mentale, M. le Président. On est en train de développer des équipes
d'éclaireurs pour aller servir ceux
qui n'osent pas lever la main, M. le Président, et leur donner des soins. On a
vraiment un plan, M. le Président.
Le Président : S'il
vous plaît! Sans commentaire sur la fin des réponses. Cela met donc fin à la
période de questions et de réponses orales.
Nous passons
maintenant à la rubrique des motions sans préavis, et je reconnais d'emblée Mme
la cheffe du deuxième groupe d'opposition.
Mme Massé :
Merci, M. le Président. Je demande le consentement de cette Assemblée pour
débattre de la motion suivante
conjointement avec le député de Jacques-Cartier, le leader du troisième groupe
d'opposition, la députée de Marie-Victorin, le député de Chomedey et le
député de Rimouski :
«Que l'Assemblée
nationale prenne acte des témoignages troublants de personnes autochtones ayant
vécu du racisme dans le système de santé québécois;
«Qu'elle
rappelle l'adoption unanime, le 16 mars dernier, d'une motion enjoignant le
gouvernement à octroyer le financement nécessaire et à accentuer les
efforts pour la mise en oeuvre des services et des programmes répondant aux
principes de sécurisation culturelle dans le réseau de la santé;
«Que
l'Assemblée nationale exige du gouvernement qu'il intègre d'ici la fin de
l'année 2021 la collecte de données ethnoculturelles au fonctionnement, à la reddition de comptes et à la
prise de décisions des [organismes] du secteur public, et qu'il
fournisse les ressources nécessaires pour ce faire.»
Le Président :
Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
Caire :
Pas de consentement, M. le Président.
Le Président :
Pas de consentement. Je reconnais à ce moment-ci Mme la députée... M. le député
des Îles-de-la-Madeleine. À vous la parole.
M. Arseneau :
M. le Président, je sollicite le consentement des membres de cette Assemblée
afin de présenter, conjointement avec la députée de Maurice-Richard,
le leader du deuxième groupe d'opposition, le député de Chomedey, la
députée de Marie-Victorin et le député de Rimouski, la motion suivante :
«Que
l'Assemblée nationale souligne le travail exceptionnel des infirmières et des
infirmiers au sein du réseau de la
santé et dans la lutte contre la pandémie de COVID-19 dans le cadre de la
Semaine de la profession infirmière 2021, qui se déroule du 10
au 16 mai;
«Qu'elle
réclame, en guise de reconnaissance, la fin de l'arrêté
ministériel 2020-007 qui est en vigueur depuis le 21 mars 2020 et qui vise à suspendre l'application
des conventions collectives des professionnelles en soins dans le réseau
de la santé, notamment des infirmières;
«Qu'elle demande au
gouvernement de mettre en place, en partenariat avec les syndicats, des
solutions de remplacement afin de maintenir la prestation de services tout en
respectant les conditions prévues aux contrats de travail des professionnelles
en soins et, surtout, en permettant la prise de vacances estivales.»
Le Président :
Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
Caire :
Pas de consentement, M. le Président.
Le Président :
Pas de consentement. Nous passons maintenant à Mme la ministre de la Sécurité
publique.
Mme Guilbault : Oui, merci
beaucoup, M. le Président. Alors, M. le Président, je sollicite le consentement de cette
Assemblée afin de présenter la motion suivante conjointement avec le député de Vimont,
le député d'Hochelaga-Maisonneuve, le leader du troisième
groupe d'opposition, le député
de Chomedey, le
député de Rimouski,
la députée de Marie-Victorin et le député de Rousseau :
«Que l'Assemblée
nationale du Québec souligne la tenue de la Semaine de la police, qui se
déroule cette année du 9 au 15 mai, sous le thème Savoir intervenir,
savoir s'adapter : la violence conjugale et les policiers ;
«Qu'elle
souligne que depuis 50 ans, cette semaine marque la reconnaissance du
travail policier partout au Québec;
«Que
les membres de cette Chambre unissent leur voix pour rendre hommage à ces
femmes et à ces hommes qui oeuvrent chaque jour afin de veiller à la
sécurité de nos citoyens;
«Qu'elle rappelle que la Semaine de la police a
aussi pour objectif de sensibiliser les Québécois au rôle essentiel des forces
de l'ordre et de reconnaître que leur travail nécessite des adaptations
constantes face à de nombreux enjeux sociaux;
«Qu'elle
souligne l'importance des réflexions sur la modernisation des services
policiers au Québec, notamment en ce qui concerne l'inclusion et la
diversité;
«Qu'elle rappelle également
qu'ils sont des intervenants de premier ordre dans une foule de situations et
que, malheureusement, ils ont aussi à agir lorsque des actes de violence
conjugale se produisent, incluant des féminicides;
«Qu'elle
manifeste son soutien envers les initiatives et partenariats entre des services
de police et des organismes compétents, afin que de meilleurs filets de
sécurité soient déployés pour endiguer la violence conjugale;
«Qu'elle
rappelle toute l'importance d'offrir aux policiers et policières les services
nécessaires pour faire face aux enjeux de santé mentale causés par la nature de
leur travail;
«Finalement,
qu'elle invite les citoyennes et citoyens à participer aux différentes
activités qui seront organisées, afin de consolider les liens de confiance
entre la population québécoise et les policiers.»
Le Président :
Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
M. Caire :
Consentement, sans débat, M. le Président.
Le Président :
Consentement, sans débat. Je vous demande vos votes respectifs, s'il vous
plaît. M. le leader adjoint du gouvernement?
Le Président :
M. le leader de l'opposition officielle?
Le Président :
M. le leader du deuxième groupe d'opposition?
M. Nadeau-Dubois :
Pour.
Le Président :
M. le leader du troisième groupe d'opposition?
Le Président :
M. le député de Chomedey?
Le Président :
Mme la députée de Marie-Victorin?
Le Président :
Cette motion est donc adoptée. Mme la députée de Maurice-Richard,
à vous la parole.
Mme Montpetit : Merci,
M. le Président. Alors, je sollicite le consentement de cette Assemblée
afin de présenter la motion
suivante conjointement avec le leader du deuxième groupe d'opposition, le
député des Îles-de-la-Madeleine, le député de Chomedey, la députée de Marie-Victorin
et le député de Rimouski :
«Que l'Assemblée
nationale souligne la journée internationale de l'infirmière, qui se tient le
12 mai de chaque année en l'honneur de Florence Nightingale;
«Qu'elle souligne que
l'attractivité de la profession passe par de meilleures conditions de travail,
notamment la mise en place de projets-ratio visant à faciliter la prise en
charge des patients;
«Qu'elle s'inquiète à
juste
titre du manque d'attractivité de la profession auprès des jeunes, qui se
traduit par une baisse marquée des inscriptions, des stages et de l'apport de
nouvelles recrues pour stabiliser les équipes de soin;
«Qu'elle rappelle la
nécessité de la rétention de la main-d'oeuvre immigrante, notamment dans le
contexte de pénurie constaté actuellement;
«Qu'enfin, elle rappelle
la contribution essentielle des infirmières dans la lutte contre la COVID-19 au
Québec et qu'elle salue leur travail exceptionnel dans tout le réseau de la
santé.» Merci.
Le Président :
Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
Caire :
Pas de consentement, M. le Président.
Le Président :
Pas de consentement.
reçois... Une motion sans préavis ayant déjà été présentée par le
groupe parlementaire formant le gouvernement, je demande s'il y a
consentement, pour permettre la lecture d'une autre motion sans préavis. Consentement. M. le leader
adjoint du gouvernement.
Caire :
Oui, merci, M. le Président. Il s'agit d'une motion de consultations
particulières.
Donc, je fais motion, conformément à l'article 146
du règlement de l'Assemblée nationale, afin :
«Que
la Commission des finances publiques, dans le cadre de l'étude du projet de loi
n° 95, Loi modifiant la
Loi sur la gouvernance et la gestion des ressources
informationnelles des organismes publics et des entreprises du gouvernement
et d'autres dispositions législatives, procède à des consultations
particulières et tienne des [audiences] publiques le [...] 25 mai 2021 de 9 h 30 à
11 h 25 et après les affaires courantes jusqu'à 19 heures, ainsi
que le mercredi 26 mai 2021, après les affaires courantes [...]
11 h 15 à 12 h 55 et de 14 h 30 à
16 h 10;
«Qu'à cette fin la commission entende les
personnes et organismes suivants : l'Association québécoise des technologies, la Commission d'accès à
l'information du Québec, la Commission des droits de la personne et des droits
de la jeunesse, l'Observatoire de la
gouvernance des technologies de l'information, la Commission de l'éthique en
sciences et en technologie, Benoit Dupont, directeur scientifique, Réseau
intégré [de] la cybersécurité, Steve Waterhouse, expert en cybersécurité, Sébastien Gambs, professeur, Chaire
de recherche du Canada en analyse respectueuse de la vie privée et éthique des données massives, Claude A. Sarazin,
spécialiste en cybersécurité, [et] Centre de recherche sur la gouvernance;
«Qu'une période de 12 minutes soit prévue
pour les remarques préliminaires, répartie de la manière suivante :
6 minutes au groupe parlementaire formant le gouvernement, 4 minutes
au groupe parlementaire formant l'opposition officielle, 1 minute au
deuxième groupe d'opposition et 1 minute au troisième groupe d'opposition;
«Que la durée
maximale de l'exposé de chaque organisme soit de 10 minutes et l'échange
avec les membres de la commission
soit d'une durée maximale de 35 minutes partagées ainsi :
17 minutes 30 secondes pour le groupe parlementaire formant le gouvernement,
11 minutes 40 secondes pour l'opposition officielle,
2 minutes 55 secondes pour le deuxième groupe
d'opposition et 2 minutes 55 secondes pour le troisième groupe
d'opposition;
«Que les témoins auditionnés puissent l'être par
visioconférence;
«Qu'une suspension de 10 minutes soit
prévue entre les échanges avec chaque personne et organisme;
«Que le
ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale soit membre de
ladite commission pour la durée du mandat.»
Le Président : Y a-t-il
consentement pour débattre de cette motion?
Caire : Il y a consentement,
sans débat, M. le Président.
Le Président : Je vous
demande vos votes respectifs, bien sûr. M. le leader adjoint du gouvernement?
Le Président : M. le leader
de l'opposition officielle?
Le Président : M. le leader
du deuxième groupe d'opposition?
M. Nadeau-Dubois : Pour.
Le Président : M. le leader
du troisième groupe d'opposition?
Le Président : M. le député
de Chomedey?
Le Président : Mme la députée
de Marie-Victorin?
Le Président : Cette motion
est donc adoptée.
Nous en sommes aux avis touchant les travaux des
commissions. M. le leader adjoint du gouvernement.
Caire : Merci, M.
le Président. J'avise cette Assemblée
que la Commission des institutions poursuivra l'étude détaillée du projet de
loi n° 64, Loi modernisant des dispositions législatives en
matière de protection des renseignements personnels, aujourd'hui, après les affaires courantes jusqu'à
13 heures et de 14 h 30 à 18 h 30, à la salle du Conseil législatif;
La Commission des relations avec les citoyens poursuivra l'étude détaillée du projet de loi n° 79, Loi
autorisant la communication de renseignements personnels
aux familles d'enfants autochtones disparus ou décédés à la suite d'une admission en établissement, aujourd'hui, après les
affaires courantes jusqu'à 13 heures et de 14 h 30 à
18 h 30, à la salle Pauline-Marois;
La Commission des finances publiques poursuivra
l'étude détaillée du projet de loi n° 82, Loi concernant principalement la mise en oeuvre de certaines
dispositions du discours sur le budget du 10 mars 2020, aujourd'hui, après les affaires courantes jusqu'à
13 heures et de 14 h 30 jusqu'à 18 h 30, à la salle
Marie-Claire-Kirkland;
La Commission de l'économie et du travail
poursuivra l'étude détaillée du projet de loi n° 59, Loi
modernisant le régime de santé et de
sécurité du travail, aujourd'hui, après les affaires courantes jusqu'à 13 heures et de 14 h 30 à
18 h 30, aux salles Louis-Joseph-Papineau et Louis-Hippolyte-La Fontaine.
À la rubrique Renseignements sur les travaux de
l'Assemblée, M. le leader adjoint du gouvernement.
Caire : Oui, merci, M. le Président. J'aimerais...
M. le Président, si vous me le permettez, j'aimerais vous
informer qu'une entente est survenue à la suite de discussions entre les
groupes parlementaires et les députés indépendants concernant nos travaux aujourd'hui.
Cet après-midi,
nous procéderons, tel que prévu, aux affaires inscrites par les députés d'opposition
à la suite du débat restreint sur les rapports des commissions ayant
étudié les crédits budgétaires, mais nous consentons à déroger à l'ordre spécial afin de permettre de dépasser
16 h 30, de manière à tenir l'entièreté du deux heures du débat sur
la motion de la députée de Vaudreuil.
Président : Et je
vous demande la question pour officiellement l'indiquer. Est-ce qu'il y a consentement pour déroger à l'ordre spécial concernant
l'horaire des travaux? Il y a consentement.
La période des affaires courantes étant
terminée, nous allons maintenant passer aux affaires du jour.
Et je suspends donc les travaux quelques
instants. Merci à toutes et à tous.
(Suspension de la séance à 11 h 6)
Le Vice-Président (M. Picard) :
Vous pouvez vous asseoir.
Aux affaires
du jour, aux affaires prioritaires, à l'article 1 du feuilleton,
l'Assemblée entreprend le débat restreint sur les rapports des commissions qui ont étudié les crédits budgétaires
pour l'exercice financier se terminant le 31 mars 2022.
Je vous
informe que la répartition du temps de parole pour ce débat restreint
s'effectuera comme suit : 57 minutes sont allouées au groupe
parlementaire formant le gouvernement,
34 min 42 s sont allouées au groupe parlementaire formant l'opposition
officielle,
12 min 23 s sont allouées au deuxième groupe d'opposition,
9 min 55 s sont allouées au troisième groupe d'opposition, six minutes sont allouées à l'ensemble des
députés indépendants, sous réserve d'un maximum de deux minutes par
député. Dans le cadre de ces débats, le temps non utilisé par les députés
indépendants ou par l'un des groupes parlementaires sera redistribué entre les
groupes parlementaires selon les proportions établies précédemment. Mis à
part
ces consignes, les interventions ne seront soumises à aucune limite de temps.
Enfin, je rappelle aux députés indépendants
que, s'ils souhaitent intervenir au cours du débat, ils ont 10 minutes à
partir de maintenant pour en aviser la présidence.
Et je suis maintenant prêt à reconnaître le ou la
première intervention. Mme la vice-première ministre.
Mme Guilbault :
Oui, merci beaucoup, M. le Président. Quel bonheur! Quel bonheur de faire cette
première intervention sur notre excellent
budget en présence d'une assistance nombreuse venue écouter ces éloges sur le
budget 2021‑2022 de notre cher collègue ministre des Finances. Bien
sûr, c'est le ministre des Finances qui l'a porté, qui l'a déposé, etc., qui l'a fait aussi, qui l'a élaboré, ce budget, mais
c'est le reflet de nombreuses conversations et aussi de priorités qui ont toujours été
très claires, et qui ont toujours été pour nous une fierté à la Coalition avenir Québec, et dont on retrouve la trace dans ce
budget.
budget marqué, on l'a dit, je pense, de mémoire — mais, en tout cas, sinon je le dis aujourd'hui — au moment du dépôt en mars... un budget
marqué par la bienveillance, un budget qui a pour adjectif la bienveillance, je
l'ai dit, de continuer le travail qu'on
avait amorcé, c'est-à-dire d'améliorer la qualité de vie de nos citoyens, de
remettre de l'argent dans la poche des contribuables québécois, de renforcer
aussi nos systèmes les plus importants, c'est-à-dire notre réseau de la
santé et notre réseau de l'éducation, nos grandes priorités étant d'ailleurs,
évidemment, l'éducation, la santé, l'économie, l'environnement et la culture,
et ça se reflète dans ce budget-là. Je disais donc un budget marqué par la bienveillance, mais qui, évidemment, par la force
des choses, comprend une série de mesures ou, en tout cas, des montants quand même assez importants pour se sortir de
cette pandémie, une pandémie qu'on n'avait pas prévue, il y a un an, tout
le monde le sait, maintenant un peu plus
d'un an, d'ailleurs, mais à laquelle il a fallu s'adapter, et ça se reflète, là
aussi, dans le budget.
Je vais y aller d'entrée de jeu avec un survol,
je dirais, des grands thèmes et des grands montants qui ont été consentis dans ce budget-là parce que
c'est quand même important, M. le
Président. Quand je dis que ce budget-là
reflète nos priorités, reflète notre
volonté d'action, reflète les grands postes budgétaires pour lesquels il
est important pour nous d'investir, bien, on le voit très,
très, très concrètement.
Là, j'ai ici,
d'ailleurs, mon budget, document qu'on aime tous potasser régulièrement, au jour le jour. Et, quand on prend le condensé, je dirais, de ce budget-là, ça commence en
force, M. le Président, avec un 10,3 milliards pour améliorer notre système de santé. Améliorer
notre système de santé, je vous dirais, indépendamment de la pandémie...
D'abord,
quand on est arrivés au gouvernement, c'était une évidence qu'il y avait des
problèmes dans le système de santé. Je vois notre cher collègue de
La Pinière qui est justement présent pour écouter tout ça aujourd'hui. Je
pense qu'il sait, lui aussi, qu'il y avait des grands problèmes dans le
système de santé, qui ne nécessitaient pas seulement des investissements, mais aussi, je dirais, de parvenir
à susciter à nouveau la mobilisation et le sentiment d'appartenance dans le
réseau de la santé, qui est quelque chose qui relève davantage de l'humain ou,
bon, des relations de travail, etc., mais, quand même, l'argent, c'est le nerf de la guerre, il faut bien le dire,
et aujourd'hui on parle du budget, donc 10,3 milliards pour renforcer notre système de santé, M. le
Président. Et là-dessus, je veux le dire, là, je m'étais pris une petite note
de le préciser, parce que, là-dessus, on a un 2 milliard pour
renforcer les services pour nos aînés.
Et ça, je
pense qu'ici, là, les 125 élus doivent être heureux de constater qu'on
fait des investissements historiques pour les soins envers nos aînés. On l'a bien
vu, dans la première vague de la pandémie, où ça a frappé le plus fort :
dans nos résidences pour personnes âgées,
plus précisément dans nos CHSLD, mais aussi dans les RPA, les RI, les RTF.
Mais, dans nos CHSLD, ça a été
l'hécatombe, on peut le dire comme ça, je pense, sans se tromper. Grosse
pénurie de personnel, grosses lacunes par rapport à la capacité de
prodiguer des soins. Puis, quand on dit des soins, ce n'était pas de la grande complexité, là : donner des repas, ramasser
le repas, changer les lits, changer la position des gens dans leur chambre,
etc., donc, communication avec les
familles. Grosses, grosses, grosses lacunes dans notre réseau de CHSLD, M. le Président. À la suite de quoi, d'ailleurs,
le premier ministre a eu l'idée ingénieuse et réussie de mettre sur pied un
programme express pour pouvoir former
10 000 préposés aux bénéficiaires en trois mois ou à peu près. On en
a 8 000 en ce moment qui sont encore, d'ailleurs... qui sont actifs
dans nos CHSLD, venus prêter main‑forte.
Donc, tout ça
pour dire que, dans nos CHSLD, il y avait de graves problèmes, qu'on a déjà
commencé à solutionner à même la
gestion de la pandémie dans la première vague. Et d'ailleurs il y a beaucoup
moins d'éclosions dans la deuxième ou
dans la troisième vague qu'il y en avait dans la première vague dans nos
résidences pour personnes âgées. Et donc tout n'est pas parfait, bien sûr, mais je pense qu'on peut dire avec une
certaine satisfaction que les solutions qu'on a mises en place ont
fonctionné.
Néanmoins, les soins pour nous aînés et, je
dirais, l'importance sociale, sociétale qu'on accorde à nos aînés ne se limitent pas à s'assurer qu'ils ont de bonnes
conditions dans des établissements d'hébergement, parce que la priorité et,
je dirais, le premier choix pour nos aînés,
c'est le maintien à domicile, c'est de pouvoir faire en sorte que nos aînés
restent chez eux le plus longtemps
possible dans des situations... ou dans un contexte de vie confortable, où ils
sont capables de recevoir les soins
dont ils ont besoin. Des fois, ce n'est pas seulement des soins médicaux, mais
de l'aide d'appoint pour le ménage,
etc. Donc, le maintien à domicile, c'est notre volonté de faire en sorte que
nous pouvons maintenir le plus longtemps possible le plus d'aînés possible
dans leurs domiciles, moyennant d'avoir les ressources adéquates et suffisantes
pour pouvoir, comme je le disais, aller leur
prêter assistance, parce qu'évidemment, en vieillissant, on peut avoir certains
besoins quand on reste à domicile.
Donc, tout ça pour dire, M. le Président, qu'il
s'agisse de maintien à domicile ou de meilleures conditions dans nos établissements d'hébergement pour aînés, 2 milliards
de dollars consacrés uniquement à
améliorer les soins à nos aînés, ça
mérite d'être souligné, M. le
Président. Parce que
je tiens pour acquis que la volonté de mieux protéger nos enfants et nos parents est universelle et consensuelle ici,
au salon bleu. Donc, de voir que le gouvernement met des investissements aussi importants et joint une fois de plus
l'action aux intentions, avec ces montants-là en santé, en général, d'ailleurs,
bien, c'est de nature à réconforter, je
pense, nos citoyens qui nous écoutent, et qui sont, eux aussi, très
nombreux, je n'en doute point.
Donc, un 10,3 milliards en santé, dont 2 milliards pour nos aînés. Par
la suite, 1,5 milliard... Je parlais de nos grandes priorités,
tout à l'heure, et j'ai mentionné l'éducation. C'est notre
grande priorité, l'éducation. 1,5 milliard pour aider à la réussite scolaire de nos jeunes. Là encore, c'est une chose, de dire, tu
sais : C'est important, telle chose est importante, il faut faire plus, il faut faire mieux, faire des
annonces, faire des plateformes, faire des conférences de presse, mais, à un
moment donné, c'est les actions qui parlent, tu sais. On juge un arbre à ses
fruits. Donc, quand la CAQ dit, et redit, et redit
depuis toujours que l'éducation est une priorité pour nous et veut en faire une
priorité nationale, bien, à un moment donné, il faut que ça
transparaisse quelque part.
Or, depuis notre arrivée,
on a fait des investissements historiques, encore une fois. Là, on parle du budget
qui est ici, là, mais on pourrait parler des
deux précédents aussi. C'est-à-dire, on parle du budget de cette année, mais on
pourrait parler de tous nos budgets pour constater tout ce qu'on a fait
comme efforts monétaires en éducation.
La rénovation et la construction d'écoles, juste
ça, M. le Président, là, c'est une bouffée d'air inespérée pour le réseau. Les écoles étaient désuètes, étaient
vétustes, les moisissures... On a la
députée de Saint-Laurent, là, qui à tous les jours dit :
Ça n'a pas de bon sens, la qualité de l'air dans les écoles. Mais, M. le Président, des fois j'ai l'impression que la seule réponse qui serait bonne
pour, des fois, le Parti libéral, c'est de se faire installer un beau gros
miroir dans leur salle de caucus, là, puis
de poser toutes leurs questions devant le miroir, puis se rendre compte que, souvent,
la réponse, elle vient de leur propre
gestion des 15 dernières années. Et c'est très vrai dans le cas des écoles
désuètes. Donc, des milliards en investissement pour rénover nos écoles. Les cours d'école aussi, ça rentre là-dedans,
embellir nos cours d'école, etc.
Et, la réussite
scolaire, extrêmement important... C'est beau, le contenant, ça prend
des belles écoles, des bonnes écoles où on est capable d'étudier en paix puis
de respirer de l'air de qualité, etc., mais il faut aussi avoir des
ressources suffisantes; les enseignants,
bien sûr, mais toutes les équipes-écoles, les ressources
d'appoint aussi, les orthopédagogues, les
psychoéducateurs, etc. Et, pour ça, ça prend de l'argent. À un moment donné, si tu veux embaucher des gens, afficher des postes, doter, afficher des postes puis embaucher des gens, ça prend
de l'argent, ça prend de l'argent récurrent. Et on a,
encore là, cette année, 1,5 milliard
qui s'ajoute à tout ce qu'on avait investi précédemment pour la réussite
scolaire de nos jeunes et pour l'éducation, qui est la grande priorité
de la CAQ.
Notre autre
priorité : l'économie. 4 milliards pour accélérer la croissance et la
transition vers une nouvelle économie. Encore là, extrêmement important.
Et souvent un sujet qui revient, puis c'est tout à fait normal, puis à chaque
fois que ce sujet-là revient, que ce soient
les oppositions ou nous qui l'abordons, moi, ça me, comment dire... j'allais
dire : Ça me rend heureuse, mais
ça ne me rend pas heureuse, parce que c'est un problème qu'on a, mais cette
lucidité de dire : Un des gros
problèmes qu'on a, c'est la main-d'oeuvre, la qualification de la
main-d'oeuvre, l'orientation de nos talents, j'appelle ça comme ça, c'est-à-dire être capable d'avoir des
jeunes qui vont aller étudier dans des domaines porteurs, dans des domaines
où on a une grande demande dans nos
entreprises actuelles et dans les futures entreprises qu'on espère attirer,
donc toute cette question-là de la
main-d'oeuvre, à la fois de jeunes qui choisissent un domaine d'études mais
aussi de qualification, de requalification, de rehaussement des compétences, de
gens qui soit ont dû quitter ou ont perdu... ont soit perdu ou quitté
leur emploi pendant la pandémie, ou une personne qui, pour toutes sortes de
raisons, veut se réorienter dans la vie ou qui
a perdu son emploi, que ce soit lié à la pandémie ou non. Bref, il y a un
bassin là de gens qu'on peut être en mesure de requalifier ou de réorienter
dans d'autres professions. Et on met
404 millions de dollars pour la qualification, requalification de la main-d'oeuvre et l'intégration au marché du travail en général,
parce que, oui, il
y a cette question
de la requalification, mais il y a
aussi des groupes... et mon collègue ministre
du Travail en parle souvent, puis il
a raison de le faire, il y a des groupes
qui sont actuellement sous-représentés dans le marché du travail, on
pense aux jeunes, on pense aux personnes qui présentent des limitations à
l'emploi, on pense aux femmes pour certains domaines, donc des groupes
sous-représentés, qui, avant notre arrivée,
étaient des gens tout à fait disposés, à fort potentiel d'occuper un emploi,
mais ça avait comme été un peu laissé en
plan, en disant : Bon, ils ne travaillent pas, ils ne travaillent pas,
puis, qu'est-ce que tu veux, ça va rester de même. Bien non, M. le
Président. À un moment donné, là, il faut s'activer.
Donc, mon collègue ministre du Travail a fait
tellement de mesures, à ce jour, depuis notre arrivée, on est à
2 670 000 000 $ d'argent cumulé seulement pour
l'intégration au marché du travail, pour le développement des compétences, etc. Alors, c'est un énorme chantier,
parce que la main-d'oeuvre, c'est une des clés. Quand tu parles à des propriétaires de PME, là... Moi, je parle beaucoup
à ceux de la Capitale-Nationale, puis à d'autres aussi, puis certainement
que c'est la même chose pour tout le monde
ici. La main-d'oeuvre, ça revient souvent, pour ne pas dire ça revient tout le
temps. Donc, il faut agir là-dessus. Et on
le fait, encore une fois. On renouvelle notre engagement à travailler là-dessus
avec un 404 millions uniquement pour cette mesure-là.
Très important, un 523 millions pour le
développement économique de nos régions. Ça aussi, c'est important, M. le Président, parce que, quand on parle de la
nouvelle économie, une des facettes, un des axes de cette nouvelle économie,
ça va être de renforcer le développement
économique dans nos régions, d'attirer, encore là, des investissements,
d'attirer des entreprises, de créer
des projets. On a des zones d'innovation qui s'en viennent aussi. Donc, il y a
toutes sortes de choses qui vont se
passer, qui vont faire en sorte qu'on va renforcer, qu'on va, c'est-à-dire,
catalyser le développement économique dans nos régions et, ce faisant,
bien, avoir, encore là, tu sais, des meilleurs contextes économiques, d'avoir
des emplois mieux payés, d'avoir des gens
qui gagnent plus d'argent, qui paient plus d'impôts, qui font rouler l'économie
et qui, en prime, peuvent s'offrir un meilleur niveau de vie, donc sont
plus heureux.
Alors, ça,
c'est un peu... je l'expliquais dernièrement à la cheffe de l'opposition
officielle, qui semble être contre les emplois payants au Québec et...
j'expliquais, bien, je veux dire, c'est bon pour tout le monde, d'avoir des
emplois payants. C'est bon pour le citoyen qui a plus d'argent chez lui puis
c'est bon pour l'économie d'un point de vue macroéconomique, au Québec. Ça fait
que, donc, qu'on puisse être contre les emplois payants, ça, c'est... Bon. Mais,
encore là, comme je disais, chacun a droit à ses idées.
Et je sais que mes collègues, d'ailleurs, vous
entretiendront, je pense, plus en détail de tous ces aspects-là que j'aborde, là, en rafale pour l'instant, mais je
tenais quand même à dire un mot là-dessus, parce que, quand j'ai dit que c'est
le budget de la bienveillance, c'est surtout le reflet de nos priorités
gouvernementales et de notre engagement ferme à non seulement verbaliser ces priorités-là, mais surtout à agir pour en
faire de véritables priorités et des actions très, très concrètes, qui vont avoir une incidence sur la qualité de vie de nos citoyens.
Parce que c'est toujours ça. Tu sais, si on a une obsession, nous, comme
politiciens, en tout cas, moi, c'est la mienne, puis je suis pas mal sûre
que c'est celle de mes collègues de
la CAQ, peut-être des autres partis aussi, mais on fait de la
politique pour améliorer la vie des citoyens, pour améliorer les choses dans la société. Vous me
direz : C'est simpliste, puis tout ça, oui, mais, en même temps, c'est ça.
Tu sais, si on n'améliore pas la vie
de nos citoyens, puis de nos enfants, puis de nos parents, etc.,
bien, ça aura servi à quoi de faire
tout ça, tu sais? Ça fait que, donc, ce budget-là, encore une fois,
marque le coup pour aller dans le sens d'une meilleure qualité de vie
pour nos citoyens.
Je vois le
temps qui avance, M. le Président, et j'interviens de prime à bord comme vice-première ministre, mais là je vais enfiler mon chapeau de ministre
de la Sécurité publique, et par la suite aussi j'enfilerai celui de ministre de
la Capitale-Nationale, parce qu'il y a des belles mesures dans ce budget-là
pour la sécurité publique, je dirais, dans son acception la plus large, qui inclut aussi un peu la Justice, parce que,
veux veux pas, Sécurité publique,
Justice, c'est très symbiotique, et
il y a des mesures chez nous qui ont une incidence ou qui sont rattachées à
d'autres à la Justice, et vice versa.
Donc, on a,
entre autres, 397 millions, dans ce budget-là, pour la protection des
victimes. Et, quand on dit la protection des victimes, c'est les victimes, quel
que soit le type de délit ou le type d'offense qu'elles ont dû subir. Il y a un
ensemble de choses là-dedans, mais on peut
penser, entre autres, à la réforme de l'IVAC, qui a été initiée, qui a été
menée à bien, je pense, là, je ne sais pas où c'en est. C'est-u adopté,
le projet de loi?
Mme Guilbault :
Bon, qui sera incessamment adopté, ce projet de loi, à ce qu'on me dit, sous
réserve des commentaires, évidemment, des
interventions. Mais, bref, la réforme de l'IVAC, une réforme qui était plus que
due, ça fait plus de 20 ans que ça niaisait, et là nous, on l'a réformée,
ce qui va enlever des délais de prescription, qui va rendre plutôt imprescriptibles certains délits, qui va
permettre aussi à plus de victimes de pouvoir réclamer de l'aide financière.
Alors, un excellent projet de loi
mené par mon collègue ministre de la Justice, qui, encore une fois, a une
incidence un peu chez nous, parce
que, dans ce que j'appelle, moi, le continuum de service autour d'une victime,
il y a, oui, les services policiers, mais la justice n'est jamais loin,
et il y a le communautaire aussi, d'ailleurs. Je devrais aussi rendre hommage à
mon collègue ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, qui s'occupe
de tout ce volet communautaire.
Donc, tout ça
pour dire que la réforme de l'IVAC... Et il y a directement chez nous... Parce
que j'ai reçu, moi, du premier
ministre le mandat... entre autres un mandat de donner suite au rapport qui a
été déposé par la Commission spéciale sur l'exploitation sexuelle des
mineurs en décembre dernier, un excellent rapport. Puis, au passage, je veux
féliciter à nouveau, là, tous les députés
qui ont participé à cet exercice-là, il y avait des députés de tous les partis,
qui a été coprésidé par le député de
Vachon, maintenant devenu ministre responsable des Affaires autochtones, par sa
successeure la députée de Les Plaines, qui est maintenant ministre
déléguée à l'Économie, et par la députée de l'Acadie, avec, donc, d'autres
députés, là, qui les ont secondés là-dedans, et qui ont fait un excellent
rapport, avec 58 recommandations, dont je suis responsable de
l'application. Et on est déjà en travail très, très, très actif là-dessus. La
pandémie... Tu sais, on le dit souvent, mais
c'est vrai, là, c'est vrai sûrement pour tout le monde aussi, des fois les
choses ne sont pas annoncées comme on voudrait, quand on voudrait. On
doit réaménager, des fois, un peu le calendrier. Les annonces en présence,
c'est compliqué, etc. Bref... Mais des choses s'en viennent.
L'important, par contre, avant de penser de
donner des suites à quoi que ce soit, ou de poser des actions, ou d'embaucher des gens, ou de faire des projets, ça
prend de l'argent. Je le disais, c'est le nerf de la guerre. Or, quand on
regarde ce budget-là, 150 millions pour l'exploitation sexuelle des
victimes... l'exploitation sexuelle, c'est-à-dire, des mineurs, et donc protéger ces victimes mineures, donner suite à
l'excellent rapport de la commission spéciale. 150 millions, M. le
Président, c'est un gros montant. Donc, on va être capable de faire des choses
intéressantes. Je dis : C'est un gros montant,
tout étant relatif. Tout coûte cher, puis il y a bien des choses à faire, mais
c'est un excellent montant pour être capable de donner un grand coup
dans les suites... l'application, plutôt, de ces recommandations-là dans le
rapport. Je prépare des choses qui s'en
viennent. J'ai déjà donné suite, d'ailleurs, à cinq des recommandations. On a
adopté ensemble ici une motion qui déclarait la Semaine nationale de la lutte
contre l'exploitation sexuelle des victimes, qui faisait du 4 mars
la journée nationale aussi de lutte. J'ai formé un comité pour donner suite à
la recommandation n° 5, qui réunit des experts, donc des gens de différents
ministères particulièrement concernés par tout ce qui est pornographie,
pédopornographie en particulier en
ligne sur des sites enregistrés au Québec, des sites d'entreprises enregistrées
au Québec, qui est une grande, grande préoccupation. On entend souvent
parler de Pornhub, mais il y a aussi des fois de la pornographie sur des sites
d'entreprises, là, comme ça, qui n'ont pas de rapport a priori, là. Ça fait
que...
Donc, on a mis en place un comité. Je l'ai mis
en place, ce comité, avec un chercheur très habitué, qui a fait affaire... qui a travaillé à la Sûreté du Québec,
qui a fait de la cybersécurité, et tout ça. Donc, on a pris ce chercheur-là, on s'est adjoint ce chercheur-là dans le comité,
et ce comité-là va nous faire un rapport avec des... un portrait, premièrement,
de la situation et, deuxièmement, des
solutions pour essayer de remédier à cette problématique-là. Donc,
150 millions pour l'exploitation sexuelle.
On a un 25... — je veux juste être sûre de mon montant — c'est ça, 25 millions, parce que vous savez
que j'ai mis en place un comité pour réfléchir à la réalité policière et à
quelle police on veut pour 2030‑2040, la police du futur au Québec, et donc on a déjà un 25 millions,
sans même avoir déjà le rapport, donc encore moins les suites à y donner, parce
qu'on attend le rapport, puis d'ailleurs je vais l'avoir sous peu, au mois de
mai, puis on est au mois de mai, mais un 25 millions pour entreprendre la
réforme du modèle policier au Québec.
Très
intéressant, ça aussi, M. le Président. On parle un peu moins souvent de
sécurité publique. D'ailleurs, je rêve d'avoir plus de questions, moi,
ici au salon bleu, de mes collègues des oppositions sur la sécurité publique,
mais, bon, je vais prendre mon mal en
patience, M. le Président. Mais, en attendant, je travaille et je fais avancer
mes dossiers. Et donc un
25 millions déjà pour entreprendre la réforme du modèle policier, qui va
nous permettre de financer de très beaux projets. Encore là, des
annonces à venir, mais des choses qui vont dans le sens d'une police du futur,
de l'évolution, de la modernité,
de repenser certains concepts, d'avoir une police de proximité, un volet très
communautaire à nos forces de l'ordre, etc. Donc, ça va être très, très
intéressant.
Un 5 millions
aussi pour la lutte contre la contrebande d'armes à feu, quelque chose qui est
un souci, une inquiétude de haut niveau à Montréal, là, pour parler, à
l'occasion, à la mairesse de Montréal. Évidemment, le Service de police
de la ville de Montréal est un service de
police municipal, donc une responsabilité municipale, mais nous prêtons
main-forte à la... nous sommes en soutien à la municipalité là-dedans,
parce qu'évidemment c'est un problème qui est très complexe quand on pense à la violence qui découle de ces
armes à feu, illégales, au passage. Mais, qu'elles soient légales ou non,
de toute façon, c'est le même dommage qui
est causé à chaque fois que quelqu'un décide de tirer dans une rue
résidentielle n'importe quand, en
plein jour, alors que tu as plein de gens innocents autour, qui n'ont aucun
rapport dans le conflit armé qui sévit. Donc, c'est très inquiétant.
Alors, encore là, on est au rendez-vous pour ça.
Je vois
toujours le temps qui avance, et qui n'arrête jamais d'avancer, mais donc je veux
quand même terminer... un mot sur la Capitale-Nationale. Et, je me disais, je
vais terminer par la Capitale-Nationale non pas parce que c'est moins important, mais à cause de l'effet de récence.
Souvent, on se rappelle des derniers propos d'une personne, et la Capitale-Nationale, c'est tellement cher à mon
coeur que j'ai décidé de finir par là parce que c'est ma région, c'est ma ville, c'est mon coin. J'adore la
Capitale-Nationale.
Et, dans la
Capitale-Nationale, je pourrais dire plein d'affaires, les augmentations de
PQI, etc., mais, comme le temps nous
presse, je vais être assez concise et, étrangement, je vais dire que le plus
important, dans notre Capitale-Nationale actuellement, les deux gros projets dont on parle le plus, et encore là
une annonce s'en vient, ne se retrouvent paradoxalement pas dans ce budget-là
parce que l'argent était déjà dans d'autres budgets. Parce que, dès notre
arrivée, on trouvait tellement important
de consacrer notre intention de réaliser les deux plus grands projets de transport
de l'histoire de notre Capitale-Nationale,
c'est-à-dire un réseau de transport collectif structurant pour notre région, et
j'inclus la rive sud là-dedans avec
toujours cette vision inclusive, élargie du développement et de la mobilité
durable, et, bien sûr, notre projet de tunnel Québec—Lévis. Deux
très, très gros projets... Et, dès notre premier budget, on avait un
325 millions pour pouvoir débuter les
travaux du troisième lien, qu'on appelle maintenant le tunnel Québec—Lévis, le TQL, et 1,8 milliard, noir sur
blanc, dès le premier budget, pour le réseau de transport structurant de la
capitale parce que c'étaient des engagements électoraux,
premièrement, et on a toujours dit qu'on allait respecter tous nos engagements.
C'est d'ailleurs ce qu'on fait, en
tout cas, dans la Capitale-Nationale et partout ailleurs aussi, et donc c'était
déjà dans le premier budget. C'est pour ça que ce n'est pas dans celui-là, parce que c'était déjà dans le premier
budget, parce que c'était tellement important qu'on a tout de suite
consenti cet argent-là.
Ça n'empêche
pas que, dans le présent budget, on a un autre très, très, très beau projet à
Québec, et je vais terminer là-dessus, un centre de tennis
international, M. le Président. Quand je dis international, c'est dans le sens
de calibre international, là. Si je ne
m'abuse, le seul autre comparable au Canada serait à Toronto et/ou à Vancouver,
là. Il y a un ou deux comparables,
là, mais en tout cas. Donc, c'est une denrée rare au Canada, qu'un centre de
tennis de cette envergure-là, qu'on
aura à Québec, à l'Université Laval. Et, pour ceux qui habitent à Québec ou
même pour ceux qui n'y habitent pas mais qui sont familiers avec le
PEPS, ce qu'on appelle le PEPS, le Pavillon de l'Éducation physique et des
sports à l'Université Laval, qui, à l'origine, a été créé pour l'enseignement
de l'éducation physique mais qui est devenu, ni plus ni moins, un centre d'entraînement collectif, très démocratisé, là où
tout le monde peut aller comme ça pour s'entraîner, pour courir, pour nager,
etc... Je me souviens, moi-même, j'ai étudié... j'ai passé, mon Dieu, combien,
huit ans, 10 ans à l'Université Laval puis j'allais m'entraîner là,
donc, comme plein de monde.
Alors, bref,
là, on aura en plus ce centre international de tennis qui va suivre le même
esprit que le PEPS, c'est-à-dire que
ça va devenir un endroit où nos citoyens vont pouvoir aller jouer au tennis en
plus, évidemment, des gens qui jouent au tennis de manière
professionnelle ou, en tout cas, des entraînements sérieux, là. Donc, ça va
pouvoir servir à ces personnes-là, parce que, le tennis, il y a un grand
engouement pour le tennis. Et un des facteurs limitants à la pratique du tennis, c'est le fait que c'est difficile de
jouer l'hiver. Les terrains extérieurs, quand il n'y a pas de neige, quand il
ne fait pas froid, c'est parfait, il
y en a... tu sais, moi, j'en ai chez nous, dans Louis-Hébert, tu sais, on en a un peu partout, ça va bien, mais, quand vient le temps de jouer à l'intérieur, c'est difficile
d'avoir accès, sinon c'est dans des gyms privés, avec, donc, un coût d'accès,
et ce n'est pas tout le monde qui peut se l'offrir. Donc là, on aura de beaux
terrains à l'extérieur, intérieur et
extérieur, qui vont pouvoir être accessibles pour nos citoyens désireux de
jouer au tennis à l'intérieur ou, en tout cas, de jouer au tennis à l'année,
donc une
partie de l'année forcément à l'intérieur, compte tenu de la saison
hivernale ici.
Alors, bon, c'est ça, je ne sais jamais trop
comment ça fonctionne, s'il faut faire plus ou moins de temps, mais, bon, je vais m'arrêter là-dessus. Je ne suis pas
familière, des fois, avec les procédures, mais... puis c'est parce que je ne
veux pas prendre le temps de mes collègues.
Donc, je vais conclure là-dessus en disant, M. le Président, que, vraiment, ce
budget-là, c'est une fierté pour nous tous, c'est une grande fierté. On aura
réussi, en repoussant le retour à l'équilibre à
sept ans au lieu de cinq ans, mais on aura réussi cet équilibre qui était
extrêmement difficile à aller chercher entre être responsables et rigoureux dans la gestion des fonds publics, on a quand même
eu une pandémie, il y a des problèmes qui viennent avec ça, il y a des dépenses
qui viennent avec ça, il y a des constats qui viennent avec ça aussi, donc
avoir cette gestion rigoureuse des fonds publics sans tomber dans aucune
forme d'austérité.
Le triste et douloureux souvenir de l'austérité
libérale plane encore beaucoup dans la population, M. le Président. Il suffit
de regarder notre réseau de la santé, notre réseau de l'éducation, notre réseau
de la protection de la jeunesse, etc., pour
réaliser que les coupures libérales ont eu des conséquences pas seulement budgétaires,
de dire : On va faire balancer un budget, puis c'est parfait,
«good», on a plus d'argent, on coupe les dépenses, ça a eu des incidences humaines qui sont difficiles à chiffrer, mais qui
ont fait souffrir beaucoup de personnes. Et aujourd'hui il faut réinvestir
dans nos grands réseaux, il faut redonner la confiance aux gens qu'un gouvernement,
oui, est capable d'être responsable et rigoureux dans la gestion des fonds publics, tout
en étant capable de leur offrir des services dignes et à la hauteur de ce
qu'ils méritent et surtout des impôts qu'ils paient, M. le Président.
Donc, ce budget-là, comme nos précédents,
reflète exactement cette volonté d'offrir ce qui a de meilleur à nos citoyens.
J'ai commencé en disant ça et je vais terminer en disant ça : Si la CAQ a
un objectif, dans la vie, et le gouvernement, que ce soit en
créant des emplois payants, en réinvestissant dans nos services publics, en
faisant de l'éducation une priorité nationale,
en voulant catalyser le développement économique de nos régions, etc., c'est de faire
en sorte que nos citoyens, nos Québécois, nos Québécoises, aient
une meilleure qualité de vie, M. le Président. Merci.
Le Vice-Président (M. Picard) :
Merci, Mme la vice-première ministre.
Avant de
céder la parole à M. le député de La Pinière, puisque les députés indépendants ne
participeront pas, votre groupe dispose de 30 min 21 s...
36 minutes, 36 minutes.
M. Barrette : Oui, monsieur... On
ne peut pas passer de 34 à 30.
Le Vice-Président (M. Picard) :
Exact, vous avez raison, vous suivez, c'est très bien.
M. Barrette : Merci. Merci, M. le Président. Dans cette
étape-ci de l'étude du budget,
normalement, on parle du budget, et
ce n'est pas un moment normalement de réplique à l'intervention qui a été
faite, mais, compte tenu des propos qui
ont été tenus... Parce que, la vice-première ministre, on la connaît, elle
n'est pas capable... il faut qu'elle envoie des flèches, elle ne peut
pas parler de son sujet, il faut qu'elle envoie des flèches.
Alors, je
vais commencer par la féliciter, M. le Président, parce que, quand elle
parlait, je me rappelais un propos de Martine Biron. Quand je
conduisais, j'écoutais les nouvelles, Martine Biron commentait l'actualité
parlementaire à 11 h 30, elle le
fait à tous les jours. Puis elle nous disait qu'on était rendus à l'étude des
crédits, puis là elle nous disait que c'était... c'est ses mots :
C'est fastidieux, c'est un moment pour les oppositions de poser des questions,
puis c'est vrai, évidemment, c'est ça qui
est notre moment, pouvoir faire... c'est essentiellement une reddition de
comptes, et que... puis elle l'avait dit à peu près comme ça, elle a dit :
Il n'y a pas grand-chose qui sort de ça, normalement. M. le Président, on
peut dire que, cette année, il y a une chose qui est sortie des crédits, et
évidemment on en a beaucoup parlé, et c'est la prestation de la vice-première ministre à ses crédits de la Capitale-Nationale, où tout le monde a bien, bien, bien noté le manque de décorum, les propos
déplacés de la vice-première ministre. Puis je la félicite, aujourd'hui, elle a
presque réussi à faire une prestation sans
faille. Bon, il a fallu évidemment qu'elle en rajoute, mais au moins elle était
debout, droite, bien mise, elle avait
des propos qui étaient corrects. J'en suis content, je la remercie. Et puis
bonne chance la prochaine fois. Peut-être
qu'elle aura un 100 %,
on pourra passer de l'échec à 100 %. Mais on retiendra que, cette année de
crédits, la chose qui a été la plus commentée est l'attitude de la vice‑première
ministre à ces crédits.
Maintenant,
je sais que probablement, quand elle était jeune, elle a été traumatisée ou
impressionnée par des fables, dont Blanche-Neige, elle parle toujours de
miroirs. Bien, on va faire un peu le miroir, M. le Président, puis je vais lui
proposer deux, trois éléments, dont... à tous ses collègues.
Quand la
vice-première ministre parle de la santé comme elle vient de le faire, là, et
qu'elle parle de la pandémie, et
qu'elle parle du génie de la CAQ en ce qui a trait à l'embauche de personnel,
M. le Président, je vais lui rappeler, comme je vais le rappeler à tout le
monde, que, s'ils avaient appliqué les projets ratios qu'ils ont appliqués
trois ans plus tard, nous n'aurions
pas vécu une pandémie comme on l'a vécue. Je vous rappelle et je lui rappelle,
puis je ne le sais pas, si elle va pouvoir
saisir la nuance, la santé, ce n'est pas son domaine, je le comprends, mais les
projets ratios étaient faits exclusivement pour améliorer la quantité de personnel par rapport à chacun des
patients. Et, si ça avait été fait en 2018, parce que nous l'avons fait,
nous l'aurions appliqué, ça aurait été ça. En lieu et place, la pandémie est
arrivée dans une situation de pénurie qui
aurait pu être corrigée, et on l'a corrigée aujourd'hui dans une entente
collective, et ce n'est même pas appliqué trois ans plus tard. C'est ça, le génie? Bien, est-ce que le génie
pourrait retourner dans sa bouteille, puis on peut-u l'envoyer à la mer?
Comme ça, on va l'oublier, parce que ce n'est pas fort comme commentaire.
Et je vais
vous dire une autre chose, M. le Président. Je l'ai déjà dit devant vous, je
vais le répéter pour qu'ils le comprennent, tout le monde, l'autre bord.
La CAQ n'a rien fait de différent de nous. Nous avons tracé le chemin. Vous avez marché selon notre triptyque de la santé.
C'est ça que vous avez fait. C'est correct. Continuez, c'était la bonne affaire.
Mais peut-être qu'à un moment donné vous devriez le faire au bon moment plutôt que de le faire trois
heures plus tard dans les Maritimes. Parce que
c'est ça, la réalité, là. Vous n'avez rien fait de différent de ce que l'on a
fait, sauf, évidemment... vous avez bénéficié d'un certain nombre de
surplus que vous avez utilisés à divers escients, parfois bons, parfois pas
bons.
Bon, maintenant
qu'on a établi ça... Ah! il faut que j'en établisse un autre, M. le Président. Un des commentaires que je
trouve le plus... M. le Président, là, vous allez... Je ne sais pas si c'est dans
les mots non parlementaires, je vais vous poser la question : Est-ce
qu'«insignifiant», c'est non parlementaire?
Le Vice-Président (M. Picard) :
Ce n'est certainement pas gentil, et donc je vous demanderais de...
M. Barrette : O.K. Je
vais le changer. Alors, M. le Président, un des commentaires les moins
significatifs qu'on peut entendre en politique quand on parle du marché du
travail, comme la vice-première ministre a dit : Aïe! nous autres, on est pour les emplois payants; pas le Parti
libéral. Là, M. le Président, quand j'entends ça, là, j'ai envie, là, de dire
une seule chose : Allo, Houston, nous avons un problème.
réponse est facile. J'aimerais, ce matin, là, que quelqu'un, là, ici, il y en
a, des économistes, là, levez-vous, là, puis expliquez-nous s'il est possible d'avoir une société où on n'a, à
la fin, que des revenus au-dessus d'une moyenne. Non, mais, fran