House Proceedings — 5 December 2018 (42nd Legislature, 1st Session)

2018-12-05

Quebec — Debates (Hansard)

House Proceedings — 5 December 2018 (42nd Legislature, 1st Session)

2018-12-05

Quebec — Debates (Hansard)

Mme David :

Merci beaucoup, Mme la Présidente. Bravo pour votre nomination!

Oscar Wilde

disait que la musique met l'âme en harmonie avec tout ce qui existe. Eh bien,

c'est pour cette raison que je souhaite souligner aujourd'hui les

60 ans de l'Harmonie de l'Association musicale de LaSalle.

Fondée en 1958,

l'Harmonie de l'AML prit son essor avec son incorporation, en 1984, sous la gouverne

de M. Paul Laurendeau, professeur de musique à l'école secondaire

Cavelier-De LaSalle. Depuis plus d'un demi-siècle, cette formation musicale de près d'une trentaine de

musiciens de toutes générations présente année après année de

magnifiques spectacles, en été et à Noël, qui font la joie des citoyens

de ma circonscription.

Je suis très heureuse de pouvoir souligner le magnifique travail accompli par sa

présidente, Mme Nathalie Julien, son vice-président,

M. Gilles Lemieux, et tout spécialement

M. Richard Pomminville, directeur musical.

L'Harmonie

de l'Association musicale de LaSalle, avec son répertoire varié de musique de

film, pièces jazz et classiques,

possède une réputation enviable dans l'Ouest-de-l'Île de Montréal, et je leur

souhaite 60 autres belles années de plaisir à jouer ensemble.

Merci, Mme la Présidente.

Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Maintenant, je cède la parole au député de

Bourget. La parole est à vous.

M. Campeau : Merci,

Mme la Présidente. J'aimerais

profiter de ce moment pour saluer la mémoire d'un homme dont l'héritage est exceptionnel pour tous ceux qui ont eu l'occasion

de le rencontrer. L'histoire de son quartier était sa passion, et il a

su la transmettre en la vulgarisant.

M. Robert

Carrière a réussi à monter autour de lui un groupe de passionnés d'histoire de

Tétreaultville qui compte maintenant plus de 2 000 membres. Sans formation

d'historien, il tenait néanmoins à ce que cette histoire soit préservée en

étant racontée. Il aura parcouru centres d'archives, de généalogie, des bibliothèques,

des banques de données pour augmenter et concentrer cette connaissance historique

de son quartier, qui lui était si cher.

M. Robert

Carrière nous a quittés plus tôt cette année des suites d'une longue maladie. Maintenant,

il fait lui-même

partie de cette histoire en tant que monument à reconnaître pour sa grandeur et sa

patience. Il tenait à ce que son

groupe lui survive, continuant tous

les samedis à se rencontrer et à discuter d'histoire dans l'est de Montréal.

Je tiens à saluer M. Robert Carrière afin qu'il soit reconnu comme

une inspiration pour nous et pour tous ceux qui suivront et que son mouvement

en faveur de l'histoire régionale lui survive. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme Soucy) :

Merci, M. le député. Maintenant, je cède la parole à M. le député de

Robert-Baldwin.

M. Leitão :

Merci, Mme la Présidente. Alors, j'aimerais rendre hommage à un grand

Luso-Québécois décédé le 1er novembre dernier, le Pr José

De Barros.

Tout d'abord, à son épouse Zulmira, ses enfants,

Ana et José Manuel, mes très sincères condoléances.

Le Pr De

Barros était un enseignant hors pair et très engagé dans sa communauté. Dès les

années 1970, il a créé l'école communautaire Santa Cruz pour promouvoir l'enseignement de la langue et culture portugaises au niveau primaire d'abord

et, plus tard, même au secondaire. Le Pr De Barros a

compris assez tôt que maîtriser sa langue maternelle et être fier de ses

racines donne la confiance nécessaire pour bien s'intégrer à la société

d'accueil.

«Muito obrigado Professor Barros e bem haja.»

Vice-Présidente (Mme Soucy) :

Merci, M. le député. Maintenant, je cède la parole au député de

Deux-Montagnes. La parole est

à vous.

Charette : Merci, Mme la Présidente. Samedi dernier, ici même, à Québec,

la boxeuse Marie-Ève Dicaire, originaire

de Saint-Eustache, a détrôné son adversaire pour devenir la championne des

supermoyens de l'International Boxing

Federation. Marie-Ève est la toute première Québécoise championne du monde

en boxe. Au terme d'un combat féroce de 10 rounds, elle a convaincu

les trois juges, obtenant ainsi une décision unanime.

À l'âge de

six ans, Marie-Ève Dicaire pratique déjà le karaté et sera championne canadienne

avant d'avoir 11 ans. À 18 ans, elle devient championne du

monde de karaté, un exploit qu'elle répétera à cinq reprises.

Propriétaire

d'un dojo, Marie-Ève a d'abord tenté sa chance en kickboxing, avant de faire le

saut en boxe. En 2013, elle devient

championne du Québec, championne canadienne et remporte le

tournoi Ringside. Ses faits d'armes lui ont valu d'ailleurs le

titre

d'Athlète de l'année en 2013, décerné par Boxe Québec.

Félicitations à Marie-Ève Dicaire, une pionnière

et une athlète déterminée qui nous rend très fiers dans la circonscription de Deux-Montagnes!

Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci,

M. le député de Deux-Montagnes. Maintenant, je cède la parole à Mme la députée

de Marie-Victorin.

Fournier : Merci, Mme la Présidente. C'est le 2 novembre dernier, à l'occasion

d'une soirée festive, qu'a été

célébré le 40e anniversaire de la maison Vivre, une ressource

d'intervention thérapeutique qui dessert principalement la circonscription de Marie-Victorin.

Fondée en 1978, la maison Vivre a pour objectif

d'aider et de soutenir des personnes aux prises avec des problèmes

de santé mentale, particulièrement la dépression. Utilisant une approche alternative

basée sur l'écoute et le respect, cette ressource offre à ceux qui la

fréquentent un programme intensif d'une durée d'au moins trois mois. Ses programmes,

qui alternent les activités en groupe et les séances individuelles, permettent aux bénéficiaires de se

redécouvrir eux-mêmes, de retrouver

un sentiment de contrôle sur leur vie et de sortir grandis de cette expérience

difficile. Ce sont ainsi plus de

70 personnes qui profitent chaque année des services ainsi que de

l'ambiance chaleureuse et familiale de cette maison.

Il me fait donc plaisir de féliciter le directeur général, tellement dévoué, M. Gérald Mongeau, l'équipe de travail

ainsi que tous les bénévoles pour le travail accompli depuis 40 ans. Merci

pour tout. Et longue vie à la maison Vivre!

Vice-Présidente (Mme Soucy) :

Merci, Mme la députée de Marie-Victorin. Maintenant, je cède la parole au député de Chutes-de-la-Chaudière.

Picard : Merci, Mme la Présidente. Depuis maintenant 50 ans, le Club FADOQ Les Amis dynamiques de

Saint-Rédempteur s'implique dans la communauté

pour contrer l'isolement des personnes aînées en créant des occasions de rencontre et

d'échange. La présence d'un club si actif favorise la participation des membres

puisqu'actuellement plus de 400 personnes sont inscrites. De

nombreuses activités sociales et récréatives leur sont proposées : vie

active, danse, sorties, jeux, soirées thématiques.

Aussi, je

tiens à saluer le dévouement de tous les bénévoles mais aussi l'implication des

membres, qui, durant toutes ces

années, ont contribué à faire de cette association un groupe vivant et dynamique. Je profite de

l'occasion pour remercier toutes les personnes qui donnent généreusement

de leur temps au bon fonctionnement du club FADOQ de Saint-Rédempteur et qui en

assurent la pérennité. Félicitations pour ces 50 ans d'engagement et de

présence dans la communauté!

Et je termine

en soulignant la présence de deux représentants du club, Mme Hélène Dubé et M. Gérard Rodrigue,

dans nos tribunes. Merci.

La Vice-Présidente (Mme Soucy) :

Merci, M. le député. Maintenant, je cède la parole au député de Dubuc.

Tremblay : Merci, Mme la Présidente. Chers collègues, M. le

premier ministre. Le 22 novembre

dernier, c'est avec honneur que

j'acceptais l'invitation du conseil

d'administration de la Soupière de La

Baie, un organisme qui existe depuis 25 ans et qui lutte

afin de rendre quotidiennement disponible un couvert de dignité pour la

symbolique somme de 1 $. Il sera toujours

paradoxal, à mon sens, de célébrer pareille réalité dans des sociétés

comme les nôtres, mais force est d'admettre

que nous n'avons toujours pas atteint cet équilibre qui nous permettrait de

nous retrouver autour d'une même table

d'abondance. Ceci dit, Mme la

Présidente, je tiens à saluer

l'humanité du conseiller municipal, M. Cyprien Gaudreault, qui fondait ce regroupement de bénévoles, qui

auront partagé à ce jour, dans un esprit de générosité exemplaire,

80 000 repas.

Comme ils

m'ont fait l'honneur du mot de la fin, je leur ai signifié notre solidarité.

J'en profite pour rappeler à mes collègues et aux citoyens la très prochaine Guignolée des... la Guignolée

des médias, pardon, qui se tient le 6 décembre à La Baie mais un

peu partout aussi.

Alors, bravo aux êtres humains de la Soupière de

La Baie! Et soyez généreux. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente

(Mme Soucy) : Merci, M. le député. Maintenant, je cède la parole à Mme la députée de Châteauguay.

Chassé : Mme la Présidente, tout d'abord, félicitations pour votre excellente prestation hier! Bravo!

Merci.

Chers collègues,

je vous remercie de l'opportunité qui m'est offerte aujourd'hui de m'adresser à vous... et à vous, les citoyens.

Vous savez,

le sport et la jeunesse m'importent grandement, et j'ai l'honneur d'une

première déclaration qui les valorise.

Je désire en profiter pour déclarer officiellement mon appui à la ville de

Châteauguay, actuellement en lice pour l'obtention de la

57e finale des Jeux du Québec d'été en 2022.

Dans les dernières

années, la ville de Châteauguay a fait et continue à faire des investissements importants

afin d'offrir à sa population des infrastructures sportives modernes.

Elle permet ainsi aux jeunes sportifs de la région de se développer et de se

distinguer dans de nombreuses disciplines.

Les Jeux du Québec, pour y avoir déjà participé

moi-même, sont un excellent moyen de faire la promotion de l'activité

physique...

La Vice-Présidente (Mme Soucy) : En

terminant.

Chassé : ...il s'agit d'une

vitrine exceptionnelle pour le talent de notre jeunesse. Je tiens donc à

assurer la ville de Châteauguay de

mon soutien dans cette course amicale à l'obtention de cet événement sportif

d'envergure. Merci.

Vice-Présidente (Mme Soucy) :

Merci, Mme la députée. Maintenant, je cède la parole à Mme la députée de Laporte.

Ménard : Merci, Mme la Présidente. Alors, depuis toujours, ce qui se trouve

au-delà de notre planète fascine. Les

images de la terre vue de l'espace sont toujours époustouflantes, mais

bien peu de gens ont l'opportunité de le constater en personne.

Depuis

lundi, le Lambertois David Saint-Jacques vit un de ses rêves de jeunesse, celui

de parcourir l'espace. Au cours des six prochains mois, l'astronaute québécois

habitera la Station spatiale internationale, où il réalisera des expériences

scientifiques et manoeuvrera le Canadarm2.

parcours professionnel est inspirant, et sa détermination démontre que tous les

rêves peuvent se réaliser. Après des mois d'entraînement et de

préparation, il est un exemple de persévérance et de courage pour tous les Québécois.

nom de tous les citoyens de la circonscription de Laporte, je lui souhaite une excellente mission. Toute

notre communauté est fière de lui.

Vice-Présidente (Mme Soucy) :

Merci, Mme la députée de Laporte. Merci, MM. et Mmes les députés. Cela met

fin à la rubrique de déclarations de députés.

Et je suspends les

travaux durant quelques minutes.

(Suspension de la séance à

9 h 54)

Le Président :

Mmes et MM. les députés, nous allons nous recueillir quelques instants.

Je vous remercie.

Veuillez vous asseoir.

D'abord, je me

permets de vous souhaiter un excellent mercredi, une bonne séance, à ce

moment-ci.

Et, en ce moment,

nous poursuivons les affaires courantes.

Aujourd'hui, il n'y a

pas de déclarations ministérielles.

À la rubrique

Présentation des projets de loi, M. le leader du gouvernement.

Jolin-Barrette : Oui. M. le Président, je vais vous demander d'appeler

l'article...

Jolin-Barrette :

L'article a, effectivement.

Président : M. le leader du gouvernement, j'ai failli vous

souffler la réponse. Je vous ai laissé un peu de temps.

l'article a du feuilleton, M. le ministre délégué à la Santé et aux Services

sociaux présente le projet de loi n° 2 resserrant l'encadrement du

cannabis. M. le ministre.

Carmant : Bonjour, M. le Président. Je suis fier de présenter le

projet de loi n° 2, Loi resserrant l'encadrement du cannabis.

Ce projet de loi vise

à resserrer l'encadrement du cannabis.

Pour

ce faire, il hausse d'abord à 21 ans l'âge minimal requis pour acheter du

cannabis, en posséder et accéder à un point de vente de cannabis.

projet de loi resserre ensuite les règles applicables en matière de possession

de cannabis en prévoyant qu'il est interdit d'en posséder sur les

terrains, dans les locaux ou dans les bâtiments d'un établissement

d'enseignement collégial ou universitaire, à l'exception des résidences

universitaires.

En matière d'usage de

cannabis, le projet de loi ajoute aux interdictions de fumer déjà prévues dans

la Loi encadrant le cannabis l'interdiction

de fumer du cannabis sur les voies publiques, sur les terrains de lieux fermés

dans lesquels il est actuellement interdit de fumer, sous réserve de

certaines exceptions, de même que dans tous les autres lieux extérieurs qui accueillent le public, notamment les parcs, les

terrains de jeux, les terrains de sport et les terrains des camps de

jour.

De plus, le projet de loi étend à tous

les établissements d'enseignement collégial ou universitaire l'interdiction

pour la Société québécoise du cannabis

d'exploiter un point de vente de cannabis à moins de 250 mètres d'un

établissement d'enseignement.

Enfin, le projet de

loi apporte certaines corrections de nature technique à la Loi encadrant le

cannabis et à d'autres lois, comporte quelques ajouts et précisions en matière

pénale et contient des modifications de concordance ainsi qu'une mesure

transitoire.

Président : Est-ce que l'Assemblée accepte d'être saisie de ce

projet de loi? Je reconnais le leader de l'opposition officielle.

Proulx : Oui, M. le Président. Maintenant que le projet de loi a été

appelé, est-ce que le leader du gouvernement peut s'engager à la tenue de

consultations particulières, que je souhaite les plus élargies possible, avant

l'appel du principe? M. le Président, je vous rappelle qu'il y a un travail

rigoureux qui a été fait et plusieurs groupes qui ont déjà été entendus sur le

projet de loi et sur la loi que nous avons actuellement. Alors, je pense que

c'est nécessaire d'entendre des gens.

Le Président :

M. le leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, nous aurons de courtes consultations relativement au

projet de loi et nous pourrons échanger... les groupes à entendre avec

le leader de l'opposition.

Le Président :

M. le leader de l'opposition officielle.

M. Proulx : Peut-être vous exprimer, M. le Président, comme c'est la coutume, que

nous aurons des discussions. Il y

aura une liste qui sera soumise de la part de l'opposition officielle,

j'imagine, des collègues également. Nous aurons des discussions parce que nous les souhaitons un petit peu plus longues

que ce qu'a annoncé le leader du gouvernement.

Le Président :

M. le leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, nous discuterons, le leader de l'opposition officielle

et moi-même, et nous trouverons les plages horaires ainsi que les

groupes à convoquer ensemble.

Le Président :

Alors, je comprends que le projet de loi est adopté?

Le Président :

Adopté.

Le Président :

Le principe.

Président : Non, non, vous avez tout à fait... Vous avez

compris. Le principe... Vous disiez que j'allais trop vite, hein? Tout à fait. Je voulais simplement

saisir, à ce moment-ci, si vous étiez vraiment à l'affût, et vous l'êtes. C'est

merveilleux.

Le Président :

Non, non, à la saisie du projet de loi, voilà. Merci, M. le leader de

l'opposition officielle. On a beaucoup de plaisir. Je vous l'ai dit, c'est un

beau mercredi, dans le sourire.

Le Président :

S'il vous plaît!

À la rubrique Dépôt

de documents, Mme la ministre de la Sécurité publique.

Guilbault : Oui, merci, M. le Président. Permettez-moi de déposer les

rapports annuels de gestion 2017-2018 du Bureau de la sécurité privée, de la Régie des alcools, des courses et

des jeux, de la Commission québécoise des libérations conditionnelles,

du Commissaire à la lutte contre la corruption et du Comité de déontologie

policière.

Président : Mme la ministre de la Sécurité publique, j'avais

l'oeil également. Je me suis dit : Il faut faire que les choses soient bien placées. Ces documents sont

maintenant déposés. M. le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement

supérieur.

Roberge : M. le Président, j'ai pas mal de documents à déposer ce

matin. Donc, permettez-moi de déposer les

rapports annuels de gestion 2017‑2018 du Conseil supérieur de l'éducation, du

Comité consultatif sur l'accessibilité financière aux études et de

l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec.

dépose également les rapports 2017-2018 incluant les états financiers, les

états du traitement, les rapports sur la

performance et les perspectives de développement des établissements

suivants : l'Université McGill, l'Université Laval, l'Université

Concordia, l'Université Bishop's, l'Université de Montréal, l'Université du

Québec à Trois-Rivières, l'École de

technologie supérieure, Polytechnique Montréal, le réseau de l'Université du

Québec, TELUQ, l'Université de Sherbrooke,

l'Institut national de la recherche scientifique, l'École nationale

d'administration publique, l'Université du Québec à Rimouski, l'Université du Québec à Montréal, HEC Montréal,

l'Université du Québec à Chicoutimi, l'Université du Québec en Outaouais et

l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Merci bien.

Président : Merci, M. le ministre. Ces documents

sont maintenant déposés. Mme la ministre de la Santé et des Services

sociaux.

Mme McCann : M. le Président, je dépose aujourd'hui le rapport

annuel de gestion 2017-2018 du Centre intégré de santé et de services

sociaux de la Montérégie-Est ainsi que le rapport annuel 2017-2018 du

commissariat aux plaintes et à la

qualité des services du Centre intégré de santé et de services sociaux de la

Montérégie-Est. Merci, M. le Président.

Le Président :

Merci. Ces documents sont maintenant déposés. M. le ministre des Finances.

Girard (Groulx) : M. le Président, permettez-moi de déposer le

rapport d'activité 2017-2018 de Financement-Québec ainsi que le

rapport d'activité 2018 de la Société de financement des infrastructures

locales du Québec.

Président : Merci. Ces documents sont également déposés. M. le

ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, permettez-moi de déposer le rapport annuel de

gestion 2017-2018 du ministère de l'Immigration, de la Diversité et

de l'Inclusion. Merci, M. le Président.

Le Président :

Ce document est déposé. Mme la ministre de la Justice.

Mme LeBel : Merci, M. le Président.

Je dépose les rapports annuels de gestion 2017-2018 du ministère de la

Justice et de la Commission d'accès à l'information du Québec. Merci, M. le

Président.

Président : Ces documents sont déposés. M. le ministre de la

Famille.

Lacombe : M. le Président, j'ai le plaisir de déposer le rapport

annuel de gestion 2017-2018 du ministère de la Famille. Merci, M.

le Président.

Président : Ce document est également déposé. Mme la ministre

des Affaires municipales et de l'Habitation.

Laforest : M. le Président, j'ai le plaisir de déposer les rapports

annuels de gestion 2017-2018 de la Régie du logement, du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du

territoire, et de la Commission municipale du Québec. Merci, M. le

Président.

Le Président :

Merci, Mme la ministre. Ces documents sont déposés.

la rubrique Dépôt de rapports de commissions, M. le président de la Commission

d'administration publique et député de Robert-Baldwin.

Leitão : M. le Président, je dépose le rapport de la Commission

d'administration publique qui, le 4 décembre 2018, a procédé à

l'élection à la présidence et aux vice-présidences de la commission.

Président : Merci. Ce rapport est déposé. M. le président de la

Commission de l'Agriculture, des Pêcheries, de l'Énergie et des

Ressources naturelles, M. le député de Masson.

Lemay : M. le Président, je dépose le rapport de la Commission de

l'Agriculture, des Pêcheries, de l'Énergie et des Ressources naturelles qui, le

4 décembre 2018, a procédé à l'élection à la présidence et à la

vice-présidence de la commission.

Président : Merci. Mme la présidente de la commission...

Évidemment, ce rapport est déposé. Mme la présidente de la Commission de

l'aménagement du territoire et députée d'Anjou—Louis-Riel.

Mme Thériault :

Merci, M. le Président. Je dépose le rapport de la Commission de l'aménagement

du territoire qui, le 4 décembre 2018, a procédé à l'élection

de la présidence et de la vice-présidence de la commission.

Président : Merci. Ce rapport est déposé. M. le président de la

Commission de la culture et de l'éducation et député de LaFontaine.

Tanguay : Je dépose

le rapport de la Commission de la

culture et de l'éducation qui, le

4 décembre 2018, a procédé à l'élection à la présidence et à

la vice-présidence de la commission.

Président : Ce

rapport est déposé. Merci. Mme la

présidente de la Commission de l'économie et du travail et députée

de Huntingdon.

Mme IsaBelle : Je dépose le rapport

de la Commission de l'économie et du travail qui, le 4 décembre 2018,

a procédé à l'élection à la présidence et aux vice-présidences de la commission.

Merci.

Le Président : Merci. Ce rapport est déposé. M. le président de la Commission des finances

publiques et député de Montmorency.

Simard : M. le Président, il me fait plaisir de déposer le

rapport de la Commission des finances publiques qui, hier, le

4 décembre 2018, a procédé à l'élection à la présidence et à la

vice-présidence de ladite commission. Merci.

Président : Ce rapport est déposé. M. le président de la

Commission des institutions et député de Deux-Montagnes.

Charette : Il me fait

plaisir de déposer le rapport de la Commission

des institutions qui, le

4 décembre 2018, a procédé à l'élection à la présidence et à

la vice-présidence de la commission.

Président : Merci. Ce rapport est déposé. M. le président de la

Commission des relations avec les citoyens et député de Richmond.

Bachand : Merci, M. le Président. Je dépose avec plaisir le

rapport de la Commission des relations avec les citoyens qui, le 4 décembre 2018, a procédé à l'élection de la

présidence et de la vice-présidence de ladite commission. Merci.

Président : Ce rapport est maintenant déposé. M. le président

de la Commission de la santé et des services sociaux et député de

Beauce-Nord.

M. Provençal : ...le

rapport de la Commission de la santé et des services sociaux qui, le

4 décembre 2018, a procédé à

l'élection à la présidence et à la vice-présidence de la commission. Et je

profite de l'occasion pour féliciter l'élection de la députée de

Marguerite-Bourgeoys à la vice-présidence. Merci.

Président : Merci. Ce rapport est déposé. Mme la présidente de

la Commission des transports et de l'environnement et députée de

l'Acadie.

St-Pierre : Merci, M. le Président. Je dépose le rapport de

la Commission des transports et de l'environnement qui, le 4 décembre 2018, a procédé à

l'élection à la présidence et à la vice-présidence de la commission. Merci, M.

le Président.

Le Président :

Merci. Ce rapport est également déposé.

Il n'y a pas de dépôt

de pétitions.

n'y a pas de réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une

violation de droit ou de privilège.

Nous en sommes

maintenant à la période de questions et de réponses orales, et je cède la

parole au chef de l'opposition officielle.

Arcand :

Merci, M. le Président. Hier, j'ai parlé au premier ministre de pénurie de main-d'oeuvre. Je ne sais pas

pourquoi, il m'a répondu en parlant d'immigration. Et, ce matin, M. le

Président, les chiffres sont clairs. En fait, on peut le voir, le Québec est champion au Canada de la pénurie de main-d'oeuvre. C'est une pénurie de main-d'oeuvre qui

frappe plus fort au Québec que

n'importe où au Canada. Et, quand on

regarde les chiffres, on parle de 117 700 postes, et, quand on regarde quels sont les endroits qui sont

touchés, on parle des petites entreprises et on parle également d'endroits où

sont nos aînés.

M. le Président, nous souhaitons tous, dans cette Chambre, de meilleurs services pour

nos aînés. Mais, pour y arriver, il faut

d'abord s'attaquer au véritable problème, soit celui du défi de l'emploi. Quand

on a lu le rapport de la Protectrice du

citoyen, M. le Président... Elle n'a pas caché d'ailleurs que ce n'est pas

la qualité des infrastructures qui est en cause, mais bien le manque de main-d'oeuvre

qui nuit à la qualité des soins dans nos CHSLD.

M. le Président, est-ce que le premier ministre

s'engage à investir d'abord dans le personnel de soutien avant d'investir dans

des immeubles?

Le Président : M. le premier

ministre.

M. Legault : M. le

Président, quand j'ai entendu le chef de l'opposition officielle parler de pénurie de main-d'oeuvre, j'ai failli tomber en bas de ma chaise parce que le gouvernement libéral a été en place pendant 15 ans. Il y a eu des indications

qui ont été données au gouvernement, depuis 2004, qu'il y avait une pénurie de main-d'oeuvre

qui s'en venait.

Il faut en

faire beaucoup plus pour orienter les jeunes vers les domaines

où on a besoin de main-d'oeuvre. Je pense, entre autres, effectivement... les soins de santé. Avec le vieillissement de la population,

il va falloir convaincre plus de jeunes de choisir ces disciplines.

Il va falloir

aussi mieux choisir les immigrants qui arrivent au Québec.

Parce que je rappelle un chiffre, là, ça, c'est le bilan libéral : 26 % des nouveaux arrivants quittent

le Québec. Ça, c'est 13 000 sur 50 000 qui

quittent le Québec. Donc,

il faut mieux choisir, en fonction des qualifications, les nouveaux arrivants, il faut mieux les intégrer, reconnaître mieux les diplômes,

l'expérience.

Donc, il y a beaucoup

de travail à faire, et le nouveau gouvernement va s'y attaquer rapidement. Mais laissez-nous

arriver, on a 15 ans à réparer.

Président : S'il vous plaît! S'il vous plaît! Première complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

M. Arcand : Bien, moi, M. le Président... D'abord,

hier, on a entendu une réponse du ministre du Travail, il a dit qu'il n'avait pas nécessairement un plan qui va

être défini dans le temps, on va voir de quelle façon ça va fonctionner.

Est-ce qu'il

partage, le premier ministre, le point

de vue de sa ministre des Aînés, qui dit que la Protectrice du citoyen

fait peur aux travailleurs potentiels et que c'est la raison pourquoi il n'y a

pas de monde dans les CHSLD?

Qu'est-ce qu'il entend faire pour combler ces

postes dans ce...

Le Président : M. le premier

ministre.

Legault : M. le Président, on va avoir, éventuellement, des

négociations. Le président du Conseil du trésor va négocier des

nouvelles conventions collectives. On veut, pour la première fois, ne pas aller

dans le mur-à-mur, de tenir compte des

domaines où on a de la difficulté à attirer des employés. Donc, il va falloir

augmenter davantage, dans certains secteurs, les salaires, donc ne pas

offrir la même augmentation à tous les employés, comme l'ont fait les

gouvernements précédents.

Le ministre

de l'Emploi aussi travaille à établir les besoins région par région, entreprise

par entreprise, organisation par organisation. C'est ça qui aurait dû

être fait depuis longtemps.

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

Arcand : Bien, c'est parce

qu'il y a des problèmes partout, M. le Président, au niveau de la pénurie,

justement. Il y a des problèmes dans les petites entreprises, il y a des

problèmes auprès des garagistes, des nettoyeurs, selon le rapport. Il y a des problèmes à peu près dans tous

les domaines. Et, entre autres, ce qu'on sent de ce gouvernement, c'est :

d'abord et avant tout, on aime mieux

investir dans le béton. Le premier ministre veut investir dans des maisons des

aînés, par exemple. On sait, selon les experts, que ça va coûter

20 milliards de dollars.

Le Président : M. le premier

ministre.

Legault : Le chef de l'opposition officielle semble essayer de deviner

le budget qui sera déposé avant qu'il soit

déposé. Il faut agir des deux côtés. Il faut agir sur le béton, comme il dit,

parce qu'il y a beaucoup de rénovations à faire. C'est triste de voir certains de nos CHSLD, c'est

triste de voir certaines de nos écoles qui ont manqué d'amour, si je peux dire, dans les dernières années. Mais il faut

aussi ajouter du personnel. Il faut ajouter du personnel dans les CHSLD, il

faut ajouter du personnel pour les jeunes

enfants, pour un dépistage précoce. On va s'atteler à la tâche, puis vous allez

voir des grands changements...

Le Président :

En terminant.

M. Legault : ...dans

les prochaines années.

Le Président :

Troisième complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

Arcand :

Hier, M. le Président, le premier ministre me demandait si j'avais des

solutions. Alors, on va regarder du

côté de la santé, parce qu'encore une fois, une façon d'augmenter rapidement le

nombre d'infirmières, c'est la question des projets ratios, entre autres,

qui existent.

Est-ce

que le premier ministre va s'engager à reconduire les projets ratios, le

personnel infirmier par patients, que nous avons mis en place et qui,

d'ailleurs, ont fait leurs preuves, M. le Président?

Le Président :

M. le premier ministre.

Legault : M. le Président, quand on parle des infirmières,

effectivement les infirmières pourraient en faire beaucoup plus pour aider la population.

Malheureusement, le mode de rémunération des médecins n'incite pas les médecins

à déléguer des actes aux infirmières. Quand ils le font, ils ne sont pas payés.

Donc,

il faut revoir le mode de rémunération pour être capable de déléguer plus d'actes aux

infirmières, plus d'actes aux pharmaciens. C'est tout ça qu'on veut

faire, mais on a beaucoup de travail, on a beaucoup de rattrapage à faire.

Le Président :

Principale, M. le député de La Pinière.

Barrette : M. le Président, sur l'importante question

des préposés, qui est revenue dans l'actualité la semaine dernière, en 2016 on a fait le premier Forum sur

les meilleures pratiques en CHSLD. On a identifié l'importance du travail

des préposés et la nécessité de réorganiser leur travail, mais la quasi-urgence

d'augmenter leur nombre. On a investi 65 millions

pour 1 300 postes affichés,

850 en maintien à domicile. Pourtant, presque deux ans plus tard, on peine à

combler les postes. Pourquoi? Le milieu l'a dit, la valorisation, en français,

le salaire.

Compte tenu des spectaculaires marges de

manoeuvre dont a hérité ce gouvernement, le président du Conseil du

trésor va-t-il maintenant s'asseoir avec leurs représentants et négocier des

conditions de rémunération plus attractives pour augmenter leur nombre maintenant?

Le Président :

M. le président du Conseil du trésor.

Dubé : Alors, M. le Président, j'apprécie beaucoup la question de mon collègue le

député de La Pinière, mais j'aimerais lui rappeler que l'essentiel des augmentations

a été fait aux médecins spécialistes dans la dernière année. Et je

pense que, si la même priorité avait

été... mettre sur le personnel infirmier dans tout le reste du réseau, peut-être

qu'on ne serait pas en train de se parler des problèmes dans les hôpitaux

ce matin. Je lui donne ça comme réflexion.

Deuxièmement, deuxièmement, je

pense que non seulement la priorité a été aux médecins, mais ce que je trouve

encore plus déplorable, c'est que cette priorité-là a été mise au surplus, parce que

vous avez créé un grand, grand surplus grâce aux économies que vous avez

faites sur le dos de la population. Et ça, c'est encore pire parce qu'il faut non seulement redresser la question du surplus

dont vous parlez, mais je pense qu'on va attaquer la question des spécialistes

correctement, comme on l'a fait. Et c'est

pour ça que nous avons signé un devis il y a quelques semaines, et nous nous

attaquons à ce problème-là présentement. Merci, M. le Président.

Le Président :

Première complémentaire, le député de La Pinière.

Barrette : Je rappelle au président du Conseil du trésor qu'on parle

des préposés, et là-dessus on a fait les gestes qui devaient être posés. Ils

ont tous été faits : évaluation, réorganisation, affichage de postes, mais

manifestement, ils le

disent, il manque un ingrédient, et cet ingrédient-là appartient exclusivement

au président du Conseil du trésor.

Est-ce qu'il va maintenant se lever, nous donner une réponse qui est légale

mais pas banale? Va-t-il aujourd'hui,

maintenant, renégocier des conditions de rémunération plus attractives pour les

préposés?

Le Président : M. le président

du Conseil du trésor.

M. Dubé : Comme j'ai dit tout à l'heure, M. le Président, je trouve ça déplorable de revenir avec cette question-là

encore, alors que le travail n'a pas été fait.

Mais je

voudrais dire deux choses. Notre député

de La Pinière a même dit

sur Twitter la semaine dernière qu'il avait

trouvé justement que les médecins étaient trop payés et cette

entente-là n'était pas correcte. C'est même lui qui l'a dit.

Alors, nous,

on va s'attaquer au problème des

infirmières, comme notre premier ministre l'a dit, puis je ne pense pas

qu'on a de leçons à recevoir de personne, surtout de lui, M. le Président.

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le député de La Pinière.

M. Barrette :

En campagne électorale : On va rouvrir les ententes. Quand c'est des

préposés, au pouvoir : On va attendre.

C'est ça, la réponse aujourd'hui. Mais ceux qui vont attendre, ce sont les

patients les plus vulnérables dans notre société. Le premier ministre

nous a promis un gouvernement plus humain. Manifestement, ce mot dans la bouche

du président du Conseil du trésor est aussi creux que dans la bouche du premier

ministre dans son discours inaugural.

Va-t-il

aujourd'hui s'asseoir avec les représentants des préposés et négocier des

conditions de rémunération plus attractives maintenant?

Le Président : M. le

président du Conseil du trésor.

M. Dubé :

Alors, je vais faire un dernier effort, M. le Président, pour ce matin, parce

que je sens que ça va revenir. Alors,

l'effort, il est très clair, on va être là, M. le Président, on va s'asseoir

avec tout notre personnel, on va faire les efforts qu'il faut, mais on va le faire de façon

humaniste. On le voit, là, dans le réseau, les gens sont épuisés, ils sont

épuisés de cette confrontation-là qu'ils ont eue pendant les dernières années.

Et nous, on va avoir une approche humaniste, avec ma collègue de la

Santé, et on va faire le travail qui n'a pas été fait, M. le Président. Merci.

Le Président : Question

principale, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.

Mme Anglade :

Merci, M. le Président. Alors, hier, le ministre de l'Immigration nous

présentait son plan en matière d'immigration, un plan qui est à la fois

illogique, un plan qui est antiéconomique et qui fait en sorte qu'on réduit le nombre d'immigrants de 50 000 à 40 000. On recycle une vieille idée et on

fait fi complètement du contexte économique dans lequel se trouve le Québec aujourd'hui. Encore

une fois, l'idéologie avant les faits.

Mais, hier,

on en rajoute une couche. On veut maintenant réduire le nombre d'immigrants issus du regroupement familial. Et, quand on parle

d'humanité, quand on parle d'humanité, quand un conjoint est séparé de sa

conjointe ou de ses enfants, il est

évidemment moins heureux, moins productif, moins performant, et l'intégration est

plus difficile. Les chiffres le montrent, M. le Président, le vecteur

d'intégration pour les nouveaux arrivants, c'est le regroupement familial.

Ma question

est très simple au ministre de l'Immigration : Est-ce que le ministre peut

nous dire quel est le taux de rétention des nouveaux arrivants issus du

regroupement familial?

Le Président : M. le ministre

de l'Immigration.

M. Jolin-Barrette : M. le

Président, hier, j'ai déposé un plan qui va diminuer le nombre d'immigrants,

pour l'année 2019, de 53 000 à 40 000 immigrants. Ce qu'il

est important de comprendre, M. le Président, c'est qu'on se retrouve dans une situation où, durant des

années, on a abandonné les immigrants, du côté du Parti libéral du Québec. Durant 15 ans, on ne s'est pas souciés...

D'ailleurs, il y a eu deux rapports, deux rapports de la Vérificatrice générale

sous l'administration libérale, en

2010, en 2017, le dernier sur la francisation. Honnêtement, je serais gêné, de

la part de la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne, de me lever

aujourd'hui et de faire en sorte...

Le Président :

M. le leader de l'opposition officielle.

M. Proulx :

Oui, M. le Président. Il est leader du gouvernement. Il connaît très bien le

règlement.

L'article 79 est très clair, susciter des débats, ce

n'est pas permis, répondre à la question, c'est souhaité et obligatoire.

Le Président : Veuillez

poursuivre, s'il vous plaît, M. le ministre de l'Immigration.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, je respecte le collègue de

l'opposition officielle, mais, très certainement, je suis en train de

répondre à la question et, si le député de Jean-Talon me permet de répondre à

la question, je vais pouvoir y arriver.

Donc, ce que

je disais, M. le Président, c'est qu'il y a eu deux rapports du Vérificateur

général qui ont été déposés, qui ont

démontré des lacunes dans le système d'immigration. Et j'espère aujourd'hui que

la collègue de Saint-Henri—Sainte-Anne va nous appuyer dans cette

démarche-là, parce que, nous, ce qu'on veut faire, c'est déployer toutes les ressources pour s'assurer d'avoir une intégration

réussie, notamment au niveau des travailleurs qualifiés, de l'immigration

économique, au niveau des réfugiés, mais

aussi du regroupement familial, parce que ça, M. le Président, c'est

fondamental, et la députée de

Saint-Henri—Sainte-Anne le

sait. Oui, c'est un facteur de rétention, la réunion familiale. Cela étant dit,

il faut s'assurer de déployer des ressources, et, avec le système que vous avez

mis en place, actuellement...

Le Président : En terminant.

M. Jolin-Barrette : ...on n'offre pas les services nécessaires à ces

gens-là. Ça, ce n'est pas une approche respectueuse. Nous, on va être

respectueux.

Le Président : Première

complémentaire, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.

Mme Anglade :

M. le Président, en écoutant la radio ce matin, j'ai constaté que je n'étais

pas la seule à être déjà fatiguée de la cassette du ministre de

l'Immigration.

Alors, je

regarde le ministre, et visiblement il ne connaît pas le chiffre. En fait, il

ne connaît pas le chiffre, le taux. Pourquoi il ne le connaît pas? Parce

que ce n'est pas important, les chiffres, à la CAQ, quand on pose des

politiques publiques. Le taux, c'est 92,8 %, le deuxième meilleur taux au

Canada.

Alors,

maintenant qu'il connaît le chiffre de rétention dans le domaine du

regroupement familial, est-ce que le ministre peut se lever et nous dire

qu'il va revoir à la baisse les propositions qu'il a faites?

Le Président : M. le ministre

de l'Immigration.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, est-ce que la députée de

Saint-Henri—Sainte-Anne

nie la réalité qu'il y a des difficultés

d'intégration et de francisation? Nous, ce qu'on veut faire de notre côté,

c'est déployer des ressources pour s'assurer que chaque personne qui

choisit le Québec réussit à occuper un emploi à la hauteur de ses compétences.

Et, honnêtement, M. le Président, la députée

de Saint-Henri—Sainte-Anne

était vice-première ministre, était responsable aussi du développement économique, et, lorsqu'on nous

parle de pénurie de main-d'oeuvre, je me demande où elle était durant ces

années-là, à l'époque où elle était ministre

du Développement économique, parce que, pour nous, c'est important de répondre aux besoins des entreprises, mais notamment

d'avoir le profil des immigrants en lien avec les besoins du marché du travail.

Le Président : Deuxième

complémentaire, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.

Mme Anglade :

...de la part du ministre, aucune réponse parce qu'il ne connaît pas la

réponse. Un homme originaire d'Asie

qui travaille aujourd'hui au Québec en finance et en technologie, il soumet

aujourd'hui une demande de parrainage pour sa femme et son fils de cinq

ans.

Est-ce que

l'aspect humanité dont le ministre parlait hier, c'est le fait que la famille

va être séparée pendant encore plus longtemps? Est-ce que l'aspect de

développement économique dont parlait le ministre hier, c'est que l'homme

pourrait déménager en Ontario puis accélérer le processus de réunification

familiale? C'est ça, le plan de la CAQ?

Le Président : M. le ministre

de l'Immigration.

M. Jolin-Barrette : M. le

Président, il faut

s'assurer de bien faire les choses. Et, honnêtement, au lieu de critiquer,

la députée devrait collaborer avec nous parce que, durant les deux

années où elle a été vice-première ministre, le bilan du gouvernement en

matière d'immigration, il est sombre. Aujourd'hui, on se réveille de leur côté

et on dit : Peut-être qu'on devrait faire plus en matière d'immigration,

peut-être qu'on devrait être plus respectueux de l'accueil qu'on donne aux

gens. Bien, nous... j'ai reçu le

mandat très clair de faire en sorte d'accueillir respectueusement les gens, de

s'assurer que les ressources en matière

de francisation et d'intégration vont être en place. Et, M. le Président, vous

pouvez vous assurer que je vais livrer la marchandise.

Président : Je vous demanderais d'être attentifs, tant aux

questions qu'aux réponses, s'il vous plaît, parce que les sujets sont

importants. On a tous besoin de bien comprendre et de bien saisir.

Je reconnais le

député de Laurier-Dorion.

M. Fontecilla :

Merci, M. le Président. Le gouvernement a déclaré que gouverner, c'est

prioriser. Lundi dernier dans

l'énoncé économique, il n'y avait rien de plus pour les services éprouvés par

l'austérité libérale, rien pour la lutte aux changements climatiques, rien pour les écoles, alors qu'il a dit

lui-même que c'est la première priorité, rien non plus pour les services

d'intégration des personnes immigrantes. Au contraire, pour la CAQ, M. le

Président, s'attaquer aux immigrants, ça,

c'est une priorité. Le plan annuel d'immigration qu'a déposé le ministre parle

de lui-même : il y a trop de personnes immigrantes au Québec.

S'il considère qu'il

y a trop d'immigrants admis au Québec, peut-il nous dire quelle catégorie

d'immigration qu'il y a de trop?

Le Président :

M. le ministre de l'Immigration.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, dans un premier temps, j'entends

la question du collègue de Laurier-Dorion. D'ailleurs, je souligne, c'est sa première question en Chambre, ici. Je pense

qu'il y a lieu, dans un premier temps, de dire que ce n'est pas possible de prêter des intentions aux collègues, et

j'invite à ce qu'il puisse poser des questions de façon respectueuse, et

les réponses seront de façon respectueuse également.

Pour

ce qui est des niveaux d'immigration, on a fait un choix très clair

relativement au mandat qu'on a reçu de la population du Québec à l'effet

de diminuer le nombre d'immigrants dans toutes les catégories d'une façon qui

est proportionnelle dans chacune des catégories, qui est paramétrique, de façon

à faire en sorte de déployer davantage de ressources

sur chaque immigrant qui choisit le Québec parce que le parcours d'immigration,

c'est important qu'il soit bonifié,

et surtout, et il n'y a personne ici qui peut le nier dans cette Chambre, là,

qu'il y a eu des difficultés au cours des dernières années. La Vérificatrice

générale l'a souligné en 2010, en 2017 également, et je suis convaincu que le

député de Laurier-Dorion veut qu'on

fasse davantage pour accueillir, intégrer et déployer des ressources pour

s'assurer que tous les immigrants

puissent obtenir le succès escompté lorsqu'ils viennent au Québec et qu'ils

puissent occuper un emploi à la hauteur

de leurs compétences parce que, notamment, la reconnaissance des diplômes, la

reconnaissance de la formation, c'est quelque chose qu'il faut

travailler ensemble.

Le Président :

En terminant.

M. Jolin-Barrette : Et j'invite le député de Laurier-Dorion à travailler avec nous pour arriver avec des solutions.

Le Président :

M. le député de Laurier-Dorion.

M. Fontecilla : Nous sommes bien prêts, et moi-même y compris, à travailler avec M. le ministre à améliorer

les politiques d'intégration des personnes immigrantes, mais, ça a été dit, la meilleure

façon d'intégrer une personne issue de l'immigration,

c'est de respecter son droit de vivre ici, au Québec, avec sa famille, son

conjoint, sa conjointe, ses enfants. Priver un Québécois ou une Québécoise

de la présence d'un proche, c'est l'inverse du courage dont veut faire preuve

le gouvernement.

Est-ce

que le ministre de l'Immigration peut regarder un concitoyen dans les yeux et

lui dire qu'il devra attendre encore quelques années...

Le Président :

M. le ministre de l'Immigration.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, ce que nous avons annoncé hier,

il s'agit d'une baisse temporaire de façon à réparer le système de l'immigration au Québec, de façon à faire en

sorte qu'on soit plus performants et qu'on soit aussi plus respectueux dans la sélection des personnes

immigrantes, parce qu'il faut se le dire durant 15 ans on a fait du surplace.

On a récolté des

inventaires en matière d'immigration, ce qui faisait en sorte que les gens

restaient dans leur pays d'origine durant des années.

Nous,

on veut être plus pragmatiques, on veut s'assurer que l'immigration corresponde

aux besoins du marché du travail, et

on veut s'assurer de combler les postes dans les différentes entreprises, et

surtout on veut réunir les familles de la bonne façon, en leur donnant

les ressources.

Le Président :

Deuxième complémentaire, M. le député de Laurier-Dorion.

M. Fontecilla :

Merci, M. le Président. D'une part, tout le monde s'entend pour dire qu'il y a

pénurie de main-d'oeuvre au Québec. D'autre

part, le gouvernement décide de réduire les immigrants qualifiés admis au

Québec qui pourraient travailler dès demain matin. Bref, on manque de

travailleurs, et, d'un autre côté, le gouvernement réduit le bassin de

main-d'oeuvre.

Comment peut-il

expliquer cette contradiction?

Le Président :

M. le ministre de l'Immigration.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, c'est très clair qu'il faut

arrimer l'immigration avec les besoins du marché du travail. Durant des années, ce que le gouvernement libéral a fait à

l'époque, c'était de ne pas tenir compte des besoins du marché du

travail.

Aujourd'hui,

on se trouve dans une situation où on joue d'une façon, du côté du

gouvernement... du Parti libéral, à

une situation où dire : Écoutez, il y a une pénurie de 117 000

emplois. Mais c'était déjà prévu depuis 2004, cette pénurie-là, et il n'y a rien qui a été fait. Alors,

l'immigration n'est pas l'unique solution en matière des besoins du marché du

travail. Il y a d'autres solutions,

notamment en matière d'éducation, mais il faut avoir une approche qui est

pragmatique pour les entrepreneurs, et on travaille là-dessus.

Le Président :

Principale, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.

M. Bérubé :

M. le Président, avec le Parti québécois, 60 % des immigrants qu'on

accueillait au Québec maîtrisaient le

français. Avec les libéraux, ça a descendu. En 2018, on était rendus à

seulement 42 %. Ce que la CAQ propose aux Québécois, c'est que

seulement 41 % qui entrent au Québec parlent français.

qui aide le plus les immigrants à s'intégrer à la société québécoise, c'est la

maîtrise du français. Ce qui aide le plus les immigrants à se trouver un

emploi, c'est la maîtrise du français. Ce qui aide le plus à protéger la langue

française au Québec, c'est la maîtrise du

français par les immigrants. On est en face d'un gouvernement qui se prétend

nationaliste, qui prétend défendre la langue française, mais, quand c'est le

temps d'agir, c'est le contraire.

Est-ce

que le premier ministre peut nous présenter un plan qui va augmenter le nombre

d'immigrants qui parlent français plutôt que de le diminuer?

Le Président :

M. le premier ministre.

M. Legault :

Oui. M. le Président, je suis d'accord avec le chef de la deuxième opposition à

l'effet que c'est inacceptable, la situation

actuelle concernant l'apprentissage du français. Ça n'a pas de bon sens quand

on sait que plus de la moitié des

nouveaux arrivants, l'année dernière, ne parlaient pas français, et la majorité

des adultes, on sait qu'ils ne suivent jamais le cours de français.

y a deux façons d'y arriver. On peut, comme le propose le Parti québécois,

exiger la réussite d'un examen de français

avant d'arriver ou on peut donner trois ans aux éventuels arrivants pour

réussir un test de français. Compte tenu de la pénurie qu'on vit actuellement dans certaines entreprises, nous,

on pense que la bonne stratégie, c'est d'abord de choisir les immigrants en fonction des besoins des

entreprises, mais d'attendre, avant de donner le certificat de sélection

du Québec, d'avoir la réussite d'un test de français. Je trouve que cette

approche, c'est gagnant-gagnant.

Le Président :

Mme la députée de Marie-Victorin.

Mme Fournier :

M. le Président, tout fier de lui, le ministre de l'Immigration nous disait

hier que son plan était écrit à

l'encre du courage. Je vais lui donner raison sur ce point-là, ça prend

effectivement du courage pour faire pire que les libéraux pour l'avenir du français au Québec.

Le taux d'échec en francisation, hein, c'est 90 %, et la CAQ propose

de diminuer la proportion du nombre d'immigrants qui parlent français en

arrivant au Québec.

Comment peut-il prétendre que ça va améliorer la

situation de notre langue?

Le Président :

M. le ministre de l'Immigration.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, ce que nous allons faire, c'est

de s'assurer que chaque personne qui vient au Québec, qui choisit le Québec, ait les outils pour se franciser. Et

ça, c'est une priorité pour nous. On va s'assurer de faire en sorte qu'il y ait

des cours de francisation dans les entreprises

et qu'il y ait un lien entre le ministère de l'Immigration et

les cours qui sont donnés dans les commissions scolaires, qui sont donnés dans les organismes communautaires et qui sont donnés

notamment, également, dans les cégeps et dans les universités parce que la protection de la langue

française et le travail en français, c'est extrêmement important.

Cela

étant dit, nous, on veut s'assurer de répondre aux besoins de main-d'oeuvre des

différentes entreprises aussi, donc

ça nécessite une réforme du système d'immigration pour répondre et pour qu'il y

ait une adéquation entre le marché du

travail et les immigrants. Mais, chose certaine, vous pouvez vous assurer que

nous, de notre côté, on va déployer toutes les ressources pour s'assurer qu'en

matière de francisation les immigrants puissent apprendre le français, et vous

pouvez compter sur nous.

Le Président :

Mme la députée de Marie-Victorin, pour la complémentaire.

Mme Fournier :

M. le Président, pourtant, jusqu'à maintenant, on a senti une réelle obsession,

du côté du gouvernement, pour la question

des seuils. Comme si de baisser les seuils à 40 000, ça allait régler tous

les problèmes d'intégration au

Québec. C'est comme si, par magie, le fait d'en avoir 40 000, même s'ils

ne parlent pas français en arrivant, même si c'est difficile pour eux de

trouver un travail, ça va être suffisant.

n'y a pas eu un mot hier dans le plan du ministre, ni même dans la mise à jour

économique sur la question des ressources.

Pourtant, les seuils s'appliquent à partir du 1er janvier 2019. On a donc

eu le plan du ministre pour reprendre...

Le Président :

M. le ministre de l'Immigration.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, avoir le courage aussi, c'est de

prendre des décisions, pas de faire comme le Parti québécois et de laisser au Vérificateur général le choix de

décider quelle est la cible fixée par le gouvernement du Québec. Et d'ailleurs l'ancien député de

Rosemont avait fixé, lui aussi, à 40 000 le nombre d'immigrants qu'il

souhaitait accueillir lors de la dernière campagne électorale. Pour nous, c'est

très clair qu'on veut utiliser les ressources que nous avons pour davantage franciser et pour mieux intégrer les

immigrants. L'idée derrière cette proposition, c'est de mieux intégrer les immigrants et de s'assurer

de faire en sorte que chaque personne qui choisit le Québec, qui quitte

son pays d'origine et qui décide de venir s'investir au Québec avec sa famille,

bien, elle soit soutenue par la société québécoise.

Et c'est là-dessus qu'on va travailler avec un parcours...

Le Président :

En terminant.

M. Jolin-Barrette :

...personnalisé pour chaque personne afin qu'elle puisse réussir ici sa vie au

Québec.

Le Président :

Principale, M. le député de Pontiac.

M. Fortin

(Pontiac) : Merci, M. le Président. La semaine dernière, le ministre

délégué à la Santé nous disait vouloir protéger

de la consommation du cannabis les jeunes adolescents à partir de 13 ans. Il

nous disait même qu'il s'est engagé en

politique pour ça. Le problème, c'est que tout le monde autre lui parlait du

18-21 ans, M. le Président. N'empêche, pour les plus jeunes, s'il

voulait réellement aider, il rate maintenant toutes les opportunités de le

faire.

projet de loi qu'il dépose aujourd'hui n'a rien pour protéger ces jeunes, et la

mise à jour économique ne donne aucun moyen supplémentaire pour la

prévention, la sensibilisation et l'éducation. Mais on n'est pas surpris, M. le

Président, il n'y a absolument rien pour la

santé, point. Pour la santé, pas un sou, pas un petit sou. M. le Président, un

sou, c'est tellement peu qu'on l'a

retiré de la circulation, mais ça vaut quand même plus que ce que le

gouvernement a alloué à la santé ou alloué à la soi-disant stratégie du

ministre pour protéger les jeunes des méfaits du cannabis.

Alors, puisqu'il n'a aucun nouveau fonds et

puisqu'il n'y a rien dans son projet de loi, le ministre peut-u nous dire

comment il compte protéger les jeunes de 13 à 18 ans?

Le Président :

M. le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux.

M. Carmant :

M. le Président, j'avoue que la santé mentale de nos jeunes est une priorité

pour nous, et on travaille avec la

députée de Sanguinet, la ministre de la Santé, et la députée de Prévost, la ministre des Aînés, à une stratégie collective pour notre

budget 2019‑2020.

Maintenant,

le premier ministre et la députée de Sanguinet m'ont donné une mission globale

qui va me permettre de régler les

problèmes ou d'améliorer la santé des enfants. Et il faut dire que ces

problèmes sont dus à la fuite d'expertise et à la fuite de fonds dus à l'austérité de ces dernières années, qui a

entraîné un départ des services sociaux vers la santé physique. Alors, en prenant soin de la petite

enfance, on va améliorer la santé des enfants quand ils vont rentrer en

garderie, en prenant soin du dossier

de la DPJ et du cannabis, on va pouvoir ajouter des fonds pour venir en aide

aux jeunes qui ont de la difficulté

et vivent avec du stress et de l'anxiété au niveau du cégep, au niveau de

l'université, comme vous avez tous mentionné la semaine dernière. Et finalement,

avec le projet de

loi sur le cannabis, on veut introduire en amont un

projet éducatif, avec M. le ministre de l'Éducation et moi...

Le Président : En terminant.

M. Carmant : ...qui va permettre de prendre en charge les

enfants avant que les problèmes se présentent. Merci, M. le Président.

Le Président : M. le député

de Pontiac, première complémentaire.

M. Fortin

(Pontiac) : M. le Président, on lui parle du 18-21, il

parle du 13-18. On lui parle du 13-18, on ne sait pas trop de quoi il nous parle. Il manque déjà

d'arguments, M. le Président. Mais tout ce qu'il nous manque à son argument,

c'est son beau slogan. Alors, avant qu'il

l'utilise, je vais vous le dire, moi, ce qui n'est pas banal. Ce qui n'est pas

banal, c'est un ministre qui va

contre tous les experts. Ce qui n'est pas banal, c'est un projet de loi qui va

contre la science. Ce qui n'est pas

banal, c'est des jeunes qui achètent du crime organisé. Ce qui n'est pas banal,

c'est des jeunes qui consomment de la cochonnerie vendue par un pusher.

Le ministre va-t-il admettre que le projet de

loi de la CAQ, il a beau être légal, mais il n'est pas banal?

Le Président : M. le ministre

responsable de la Santé et des Services sociaux.

M. Carmant :

Alors, effectivement, l'important pour nous, c'est vraiment de prendre soin des

enfants. Et ce qu'il est important de savoir, c'est que, les chiffres le

montrent, le problème ne se situe pas au niveau de la consommation à la SQDC. Les jeunes qui ont déjà accès au cannabis

avant l'âge de 18 ans continuent d'aller voir leur revendeur de rue.

Et mon travail et les soins de santé ne se

laisseront pas dicter par le marché illicite, M. le Président. Nous allons

faire ce qu'il y a de mieux pour nos enfants.

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le député de Pontiac.

M. Fortin

(Pontiac) : M. le Président, une autre façon d'exprimer la position de

la CAQ, c'est : Parlez-nous pas de la santé publique, parlez-nous pas des experts, parlez-nous pas de ce

que toutes les autres provinces ont fait, parlez-nous pas du fait qu'à 18 ans on est libres de nos

choix, qu'on peut acheter du tabac, qu'on peut acheter de l'alcool, qu'on peut

servir nos forces armées à l'étranger. Pour

la CAQ, c'est 21 ans. Pour la CAQ, M. le Président, on revient à l'époque

de la prohibition. Ça a tellement bien marché, la première fois, la

prohibition.

Alors, au

lieu d'y revenir, est-ce qu'ils peuvent revenir à la science, est-ce qu'ils

peuvent revenir à la logique ou, au moins, est-ce qu'ils peuvent revenir

au gros bon sens?

Le Président : M. le ministre

délégué à la Santé et aux Services sociaux.

M. Carmant :

Alors, M. le Président, il est clair que le député de Pontiac n'a jamais vu la

résonnance magnétique, les images du

cerveau d'un enfant qui a consommé de façon chronique et répétée du cannabis et

qui voit son cerveau rapetisser au fur et à mesure de sa consommation. Il n'a

jamais vu un enfant qui arrive à l'urgence en coma suite à une consommation de

cannabis. Il n'a jamais vu la détresse d'un parent qui voit son enfant devenir

psychotique à cause de la consommation de cannabis. C'est ça, la

science, M. le Président.

Le Président :

Question...

Président : S'il vous plaît! S'il vous plaît! S'il vous plaît!

On garde son calme, on écoute, on est attentifs. Nous sommes en

principale. On ne va pas sur ce terrain-là, s'il vous plaît. Je vous l'ai dit à

plusieurs reprises.

Question principale, je reconnais la députée de

Rouyn-Noranda—Témiscamingue.

Mme la députée.

Mme Lessard-Therrien :

Merci, M. le Président. J'aimerais joindre une fois de plus ma voix, ce matin,

à mes concitoyens et concitoyennes de

l'Abitibi-Témiscamingue qui réclament, depuis plusieurs mois déjà, que le

projet de mine de lithium de la

minière australienne Sayona Mining soit soumis au Bureau d'audiences publiques

sur l'environnement du Québec. On

parle, M. le Président, d'un immense projet situé à moins de 25 mètres de

l'esker Saint-Mathieu—Berry, qui

est une source d'eau d'une pureté exceptionnelle ayant reçu en 2001 le

titre de

meilleure eau au monde.

La ministre

de l'Environnement a le pouvoir d'ordonner des consultations publiques pour

bien faire les choses. Est-ce que la

ministre va prendre ses responsabilités et exiger que le projet de mine soit

soumis au BAPE urgemment?

Le Président : M. le ministre

de l'Énergie et des Ressources naturelles.

M. Julien : M. le Président, nous entendons bien la question

de la députée. Le projet n'est pas encore officiellement déposé. Le

projet, actuellement, n'a pas été déposé au gouvernement et aux instances.

Actuellement,

le promoteur fait des démarches de consultation, trois consultations publiques,

alors que l'exigence normative est

d'une. Actuellement, le promoteur est en train de faire des études

hydrogéologiques. Trois études hydrologiques ont été faites par le

promoteur justement pour identifier les enjeux dénoncés par ma collègue

députée. Actuellement, le promoteur travaille sur la révision de ce projet.

On nous

demande de prendre une position avant d'avoir vu le projet. Ça, bien, écoutez,

là, c'est quand même assez particulier.

À partir du moment où le projet sera déposé, le projet avec les consultations,

avec les études qui ont été amenées, on sera en mesure, comme

gouvernement, de prendre acte de ce projet-là et d'identifier les pistes à

suivre.

Le Président : Première

complémentaire, Mme la députée de Rouyn-Noranda—Témiscamingue.

Mme Lessard-Therrien :

M. le Président, que le projet ne soit pas encore déposé n'empêche pas la

ministre de l'Environnement de rassurer la population en s'engageant à

demander un BAPE si un projet est déposé.

La minière

propose d'exploiter une mine à ciel ouvert de plus d'un kilomètre de longueur

qui générerait plus de 70 millions

de tonnes de déchets miniers, c'est énorme, et ce, à un jet de pierre d'une

source d'eau exceptionnelle. Et en plus la minière utilise un stratagème

grossier en réduisant volontairement le volume de son exploitation...

Le Président : Mme la

ministre de l'Environnement.

Mme Chassé :

M. le Président, merci. Je remercie aussi ma collègue de l'opposition de nous

permettre de discuter d'un projet, tel que mon collègue l'a mentionné,

qui n'est pas encore déposé dans aucune instance ni mon ministère.

Je veux rassurer ma collègue et je veux rassurer

la population que nous ferons les choses dans l'ordre. Nous entendons clairement les préoccupations. J'aurai,

lorsqu'un projet sera soumis à mon ministère, trois mois pour faire mes analyses et pour me faire une tête sur le projet.

Je tiens à rassurer la population que je ne ferai pas les choses de façon

précipitée.

Le Président : En terminant.

Mme Chassé : Je ferai les

choses dans l'ordre.

Le Président : Deuxième

complémentaire, Mme la députée de Rouyn-Noranda—Témiscamingue.

Mme Lessard-Therrien : M. le

Président, depuis plusieurs mois, il y a un important mouvement citoyen qui

réclame ce BAPE. Les élus de l'Abitibi-Témiscamingue, les scientifiques et les

résidents lui demandent d'intervenir rapidement. Est-ce que la ministre de

l'Environnement va continuer de faire la sourde oreille? Nous avons besoin d'un

engagement clair.

Est-ce que la ministre de l'Environnement va

demander un BAPE, oui ou non?

Le Président :

Mme la ministre de l'Environnement.

Mme Chassé :

M. le Président, merci. C'est important pour moi de rassurer la population sur

la fiabilité des processus d'évaluation

environnementale qui sont en place. Ils sont fiables, rigoureux et stricts.

Concernant le projet dont on parle

ici, il n'est pas encore soumis à mon ministère. Je rassure la population que

je vais prendre le temps de l'analyser et de voir s'il sera soumis ou

non au BAPE. Merci.

Le Président :

Question principale, Mme la députée de Verdun.

Mme Melançon :

Merci, M. le Président. Le 12 juin dernier, tout le milieu de la culture a

applaudi la nouvelle politique

culturelle déposée par le précédent gouvernement. Avec un ajout de plus de

600 millions de dollars au budget de

la Culture, cette politique est née d'une vaste consultation du milieu. Tous

les intervenants ont jugé cette politique bien ficelée et répondant aux besoins des créateurs du Québec, tous sauf un,

le chef de la CAQ, qui a déclaré qu'il apporterait des modifications à cette politique. Écoutant son

chef, la ministre de la Culture a indiqué à une journaliste, et je la cite :

«Nous la garderons — parlant

de la politique culturelle — mais

nous allons en changer certaines orientations.»

N'est-ce

pas nier deux ans de travail accompli par les intervenants? La ministre de la

Culture peut-elle nous éclairer et

indiquer quels sont les secteurs qui seront amputés par sa révision? Le livre,

la musique, les musées? Qui fera les frais de sa révision?

Le Président :

Mme la ministre de la Culture et des Communications.

Mme Roy :

Oui. Merci beaucoup, M. le Président.

D'abord, d'entrée de

jeu, je voudrais remercier la collègue pour sa question. Et sachez que prendre

la parole aujourd'hui, ce matin, parler de

culture, c'est un véritable privilège. C'est un honneur que d'avoir reçu le

mandat du premier ministre de représenter ce ministère et de défendre

les intérêts des artistes et des artisans de la culture, aussi de notre patrimoine, des communications et de notre

magnifique langue française. Et je suis en poste depuis 48 jours maintenant.

J'apprends à découvrir ce magnifique

ministère où il y a des gens extraordinaires qui y travaillent, et je me rends

compte cependant, M. le Président,

que c'est un ministère qui a beaucoup manqué d'amour. Alors, j'ai bien

l'intention de donner beaucoup

d'amour à ce ministère-là au cours des prochains mois, des prochaines années,

je l'espère, parce que ce qu'il y a eu au ministère de la Culture...

Mme Roy :

Oui, ce qu'il y a eu au ministère de la Culture et des Communications au cours

des derniers mois, c'est surtout un jeu de chaises musicales, hein?

Alors, on va redonner beaucoup de cohérence à ce ministère-là et de stabilité parce que, lors de la dernière

législature, on a eu pas moins de trois ministres de la Culture en quatre ans.

Alors, les gens sont un peu tannés de ça au ministère.

Le Président :

En terminant.

Mme Roy :

On espère de la stabilité, et je vais leur en donner, et je vais poursuivre

tout à l'heure avec une réponse très précise, Mme la députée.

Le Président :

Mme la députée de Verdun, pour la complémentaire.

Mme Melançon :

Merci. Pendant deux ans, les gens du milieu ont travaillé pour mettre en place

leur politique culturelle, celle qui

correspond à leurs besoins, à leurs ambitions. M. le Président, la ministre

découvre son ministère, tant mieux, mais elle a créé des attentes en

prétendant que la mise à jour économique de décembre allait répondre aux interrogations quant au financement de cette

politique culturelle. J'ai eu beau chercher dans les documents de mise à jour

économique, rien pour la culture.

Comment la ministre explique-t-elle ce silence,

ce rendez-vous...

Président : Mme la ministre de la Culture et des

Communications.

Mme Roy :

Oui. Merci beaucoup, M. le Président. Alors, j'aimerais tout de suite, d'entrée

de jeu, effectivement dire que, lors

de l'assermentation du 18 octobre dernier, une des premières choses que

j'ai dites, et vous m'avez citée à juste titre, vous avez bien cité cette fois-ci contrairement à hier, j'ai dit

d'entrée de jeu que je vais tout faire et me battre auprès de mes collègues ministres pour s'assurer que

l'argent sera au rendez-vous pour tout le monde. Il y a de l'argent qui a été

prévu dans cette politique de la culture,

cette politique gouvernementale, et j'ai également dit que j'allais me battre

pour ça. Alors, je veux rassurer les gens qui nous écoutent, et le

milieu également.

Cela dit, j'ai

également dit...

Le Président :

En terminant.

Mme Roy :

...quelques secondes après ma nomination, que cette politique...

Le Président :

Deuxième complémentaire, Mme la députée de Verdun.

Mme Melançon :

En tout cas, la députée d'Iberville, elle l'a défendue, la politique culturelle

qui a été défendue en juin. Vous devriez peut-être vous parler.

milieu culturel a débuté l'année dans l'enthousiasme mais va terminer cette

année dans l'incertitude à cause de

vous, Mme la ministre. Et je comprends que c'est votre première défaite face

aux Finances. J'espère que vous allez pouvoir

faire un meilleur combat. Je demande donc à la ministre de rassurer le milieu

et de confirmer que la politique va être maintenue avec les sommes qui y

sont rattachées.

Pouvez-vous répondre

une fois sur trois, s'il vous plaît?

Le Président :

Je rappelle...

Président : S'il vous plaît! Je rappelle que l'on s'adresse

toujours à la présidence. C'est une règle que vous connaissez bien.

Parole à la ministre de la Culture et des Communications.

Mme Roy :

Moi, il n'y a aucune défaite, là. Je ne sais pas où elle a pris ça, mais les

gens sont très heureux au ministère de la Culture, et tous les intervenants du

milieu.

Ceci dit, la première question

très précise, vous portiez sur ce plan. Alors, il est ici, le plan, la politique

culturelle du précédent gouvernement. Et j'ai dit d'entrée de jeu, après ma nomination en tant que ministre de la Culture, qu'effectivement

il y a des bonnes choses dans ce plan-là. Et, oui, je l'ai dit parce qu'il y a eu plusieurs années de consultations. Ce sont les gens du milieu qui ont été consultés,

et c'est important de les écouter. Et je suis très, très

au fait et pertinemment au courant que ce ne sont pas les ministres

successifs qui l'ont écrit, mais bien les gens du milieu.

Cela dit, ce que je

vais changer dans cette politique-là, ce que je vais changer, j'ai dit...

Le Président :

En terminant.

Mme Roy :

...j'ai dit que nous allions y mettre notre couleur, et je vais enlever le

slogan Ensemble, on fait avancer le Québec .

Président : Question

principale, M. le député de LaFontaine. Et, s'il

vous plaît, on garde son calme. On

n'a pas ensemble à battre le record du niveau de décibels. On écoute les

questions, on écoute les réponses. M. le député de LaFontaine, pour la

principale.

M. Tanguay :

Oui, M. le Président. Le 3 octobre dernier, la vice-première ministre a

affirmé que l'action du gouvernement serait, et je la cite, axée sur la transparence. Le

20 avril 2016, alors qu'il était porte-parole du deuxième

groupe d'opposition en

matière d'accès à l'information, l'actuel leader du gouvernement affirmait, et

je le cite : «Lorsqu'on dit

[qu'on] est un gouvernement de transparence, c'est important [...] que les

actions suivent les paroles. [...]lorsqu'on parle de transparence pour le gouvernement, je pense que c'est important

que, ce qu'on prêche, on l'applique véritablement.» Fin de la citation.

Normalement,

sur le site transparence.gouv.qc.ca, nous devrions trouver les renseignements

relatifs aux agendas des ministres.

Depuis leur nomination, soit depuis 48 jours, et la ministre de la Culture

y faisait référence avec grande joie, aucun des 26 ministres n'y a

inscrit quoi que ce soit, aucune entrée, M. le Président.

Comment la ministre responsable de l'Accès à

l'information explique-t-elle cette non-transparence?

Président : Mme la ministre responsable également de l'Accès à

l'information... Ah! Mme la ministre de la Justice.

Mme LeBel : Oui, et responsable

également de l'Accès à l'information, M. le Président. Merci beaucoup. Effectivement, l'accès à l'information,

l'intégrité et la transparence, je pense que je n'ai pas besoin de le répéter

ici, ça fait

partie de nos priorités, et je suis d'ailleurs déjà en

contact avec les gens en accès à l'information. Quand j'ai pris le ministère de la Justice et plusieurs des

responsabilités qui m'ont été attribuées par le premier ministre, j'ai trouvé

beaucoup de réformes à faire, hein?

La plupart de mes rencontres commencent par : Cette loi date de

30 ans. Cette loi date de 40 ans. Il y a des choses à faire.

Donc, il y a beaucoup de choses à faire.

Pour ce qui

est de l'accès à l'information, ça ne fait pas exception, M. le Président, et

nous sommes justement à travailler à

une politique de transparence adéquate. La mesure qui était en place avait ses

problèmes, c'était un peu fait au gré

de chacun des ministères, il y avait des problèmes de concordance. Alors, nous

sommes pour la transparence, mais de la bonne façon, M. le Président.

Le Président : Première

complémentaire, M. le député de LaFontaine.

M. Tanguay :

M. le Président, nous sommes pour la transparence, mais de la bonne façon. Vous

faites une recherche sur le site

transparence.gouv.qc.ca, le résultat est nul. Depuis 48 jours, ils sont

là, c'est une priorité pour la ministre, la transparence, mais rapidement elle enchaîne en disant : Ah! M.

le Président, il y a beaucoup d'autres choses à faire. Dans l'intervalle, M. le Président, le résultat

est nul. Et, en passant, donc, c'est important pas uniquement de dire que c'est

une priorité, mais de le faire.

Alors, pour la ministre, va-t-elle réellement en

faire une...

Le Président : Mme la

ministre de la Justice.

Mme LeBel :

Je pense que je vais répéter, M. le Président, mes paroles pour être sûre

qu'elles ont été bien comprises. Nous

sommes pour la transparence et nous allons faire une transparence adéquate. Je

viens de mentionner que la politique

du gouvernement précédent, qui n'était pas une mesure, d'ailleurs, enchâssée

dans la loi, je dois vous le rappeler, était

peut-être chambranlante, je dirais, et peut-être déficiente au niveau des

informations qui circulaient concernant les agendas des ministres.

Alors, nous

sommes en train d'étudier la meilleure façon de le faire, la façon la plus

adéquate pour s'assurer que ces

informations-là circulent de la bonne façon, et pour les bonnes fins, et

peut-être même la possibilité d'enchâsser ces nouvelles règles de gouvernance dans une loi. Alors, on prendra le temps

de le faire et on va le faire de façon adéquate, M. le Président.

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le député de LaFontaine.

M. Tanguay :

M. le Président, la ministre dit : Ce n'est pas enchâssé dans la loi, donc

je n'ai pas d'obligation légale. Ça

aussi, ce n'est pas banal, M. le Président. C'est important, donc, de dire que

non seulement la transparence, c'est

une priorité, mais c'est de le faire. Lorsque vous, donc, effectuez une

recherche, il n'y a aucun des ministres actuels qui sont en poste depuis

48 jours qui n'a inscrit son nom sur le site, M. le Président.

Alors, la

ministre peut-elle — ça ne

prend pas, en 2018, énormément de temps — aujourd'hui aller s'inscrire, aller

inscrire le nom de ses 25 collègues et de faire...

Le Président : Mme la

ministre de la Justice.

Mme LeBel :

Alors, je pense que, si on parle d'éthique, d'intégrité, M. le Président, je

suis quelqu'un qui a toujours été une

porte-parole forte dans ces domaines-là. D'ailleurs, je suis fort étonnée que

cette question vienne du côté du parti qui

n'a pas voté hier pour mettre en place justement les nouvelles règles qui

découlent de la commission Charbonneau quant à renforcir l'imputabilité des élus. Alors,

je vais travailler sur ces questions-là, et les gens peuvent faire confiance à

moi et à mon gouvernement pour qu'on soit un gouvernement éthique, intègre et

transparent.

Je n'ai pas dit que,

parce la loi ne me le demandait pas, je n'étais pas autorisée de le faire.

D'ailleurs, le gouvernement précédent n'a

pas fait de loi non plus sur ce sujet-là. Je veux juste travailler pour que ce

soit fait de cette bonne façon et de façon permanente.

Le Président :

Bien, voilà, ceci met fin... le temps l'exige. Question?

Le Président :

Ceci met fin à la période de questions et de réponses orales. Merci de votre collaboration.

Vice-Présidente (Mme Soucy) :

Comme il n'y a pas de votes reportés,

nous allons passer à la rubrique des motions sans préavis. En fonction

de nos règles et de l'ordre de présentation des motions sans préavis, je

reconnais maintenant un membre du troisième groupe d'opposition.

Leduc : Mme la Présidente,

je demande le consentement de la Chambre pour débattre de la motion suivante

conjointement avec le ministre du Travail, même un député de l'opposition

officielle, député de Vimont, le député de Rimouski et le député de

Chomedey :

«Que l'Assemblée

nationale reconnaisse que les clauses

de disparité de traitement représentent un enjeu majeur d'équité

intergénérationnelle;

«Que l'Assemblée

nationale demande au gouvernement de déposer dans les plus brefs délais un projet

de loi corrigeant la

Loi sur les normes du travail, qui permet la reconduction perpétuelle des clauses de disparité de

traitement en vigueur, afin d'interdire réellement et pour de bon le

recours à ces clauses.»

La Vice-Présidente

(Mme Soucy) : Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette

motion?

La Vice-Présidente

(Mme Soucy) : Alors, la motion est adoptée. Est-elle adoptée?

La Vice-Présidente

(Mme Soucy) : Parfait, c'est bon. Qu'on appelle les députés.

Je vais suspendre quelques

instants pour qu'on appelle les députés.

(Suspension de la séance à

11 h 3)

Vice-Présidente (Mme Soucy) : Nous allons procéder au vote de la motion présentée par le député d'Hochelaga-Maisonneuve, conjointement avec le ministre

du Travail, le député

de Vimont, le

député de Rimouski

et le député de Chomedey. Et elle se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale reconnaisse que les clauses de disparité de traitement

représentent un enjeu majeur d'équité intergénérationnelle;

«Que l'Assemblée

nationale demande au gouvernement de déposer dans les plus brefs délais un

projet de loi corrigeant la

Loi sur les

normes du travail, qui permet la reconduction perpétuelle des clauses de

disparité de traitement en vigueur, afin d'interdire réellement et pour

de bon le recours à ces clauses.»

Alors, nous allons

procéder au vote. Que les députés en faveur de cette motion veuillent bien se

lever.

Le Secrétaire adjoint : Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois (Gouin),

Mme Labrie (Sherbrooke),

M. Marissal (Rosemont), M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve),

M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Ghazal (Mercier), Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue), M. Zanetti (Jean-Lesage),

Mme Dorion (Taschereau).

M. Legault

(L'Assomption), M. Jolin-Barrette (Borduas), Mme Guilbault

(Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville),

Mme D'Amours (Mirabel), M. Charette (Deux-Montagnes), M. Girard

(Groulx), Mme McCann (Sanguinet), M. Fitzgibbon (Terrebonne), Mme Roy

(Montarville), M. Lemay (Masson), M. Simard (Montmorency),

Mme Lavallée (Repentigny), M. Martel (Nicolet-Bécancour),

M. Roberge (Chambly), Mme LeBel (Champlain), M. Bonnardel (Granby), M. Lévesque (Chauveau),

Mme Lachance (Bellechasse), M. Lacombe (Papineau), M. Lamontagne

(Johnson), M. Carmant (Taillon), Mme Blais (Prévost),

M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre (Arthabaska), M. Dubé

(La Prairie), Mme Laforest

(Chicoutimi), Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), M. Skeete

(Sainte-Rose), Mme Hébert (Saint-François), Mme Proulx

(Berthier), M. Dufour (Abitibi-Est), Mme Girault (Bertrand),

Mme Charest (Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs),

Mme Chassé (Châteauguay), M. Julien (Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières), Mme Proulx (Côte-du-Sud),

M. Lafrenière (Vachon), M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond

(Richelieu), M. Bachand (Richmond), M. Chassin (Saint-Jérôme),

Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré),

M. Bélanger (Orford), Mme Picard (Soulanges), Mme Jeannotte

(Labelle), M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata), M. Reid

(Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères), M. Lévesque (Chapleau),

M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais

(Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice),

M. Caron (Portneuf), Mme Grondin

(Argenteuil), Mme Lecours (Les Plaines), M. Lemieux

(Saint-Jean), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe

(Ungava), M. Bussière (Gatineau), M. Allaire (Maskinongé),

M. Provençal (Beauce-Nord), M. Jacques (Mégantic), M. Girard

(Lac-Saint-Jean).

M. Arcand

(Mont-Royal—Outremont),

M. Proulx (Jean-Talon), M. Leitão (Robert-Baldwin), M. Barrette (La Pinière), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee),

Mme St-Pierre (Acadie), Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce),

M. Tanguay (LaFontaine), Mme David (Marguerite-Bourgeoys),

M. Rousselle (Vimont), Mme Montpetit

(Maurice-Richard), Mme Melançon (Verdun), Mme Ménard

(Laporte), Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Fortin (Pontiac),

Mme Nichols (Vaudreuil), Mme Charbonneau (Mille-Îles),

Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé), M. Kelley (Jacques-Cartier),

Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis),

M. Benjamin (Viau), M. Derraji (Nelligan), M. Polo

(Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger),

Mme Sauvé (Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent), M. Ciccone

(Marquette).

M. Bérubé

(Matane-Matapédia), M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski),

Mme Hivon (Joliette), M. Roy (Bonaventure), M. Gaudreault

(Jonquière), Mme Richard (Duplessis), M. Arseneau

(Îles-de-la-Madeleine), Mme Perry Mélançon (Gaspé), Mme Fournier

(Marie-Victorin).

M. Ouellette

(Chomedey).

La Vice-Présidente (Mme

Soucy) : Est-ce qu'il y a des députés contre cette motion? Est-ce

qu'il y a des abstentions? M. le secrétaire général, résultat du vote.

Secrétaire : Pour : 117

Contre :

La Vice-Présidente

(Mme Soucy) : La motion est adoptée.

Alors, nous allons

passer à l'autre motion sans préavis. Un membre du groupe formant le gouvernement.

M. Boulet :

M. le Président, je demande le consentement pour déposer la motion suivante conjointement avec le député de

Vimont, le député de Rimouski, le député d'Hochelaga-Maisonneuve, le député

Chomedey :

«Que l'Assemblée

nationale rende hommage, en cette

Journée internationale des bénévoles,

à toutes les Québécoises et à tous

les Québécois qui, chaque jour, contribuent à la prospérité et à la cohésion

sociale de leur communauté par un geste très important, celui de donner

de leur temps.»

Vice-Présidente (Mme Soucy) : Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette motion? Alors, cette

motion est-elle adoptée? Oui?

La Vice-Présidente

(Mme Soucy) : Alors, la motion est adoptée.

Alors, je reconnais

un membre du groupe formant l'opposition officielle.

Mme Anglade :

Merci, Mme la Présidente. Alors, je sollicite le consentement de cette

Assemblée afin de présenter la motion suivante :

«Que l'Assemblée

nationale demande au gouvernement caquiste de s'engager formellement à

soumettre la décision de baisser les seuils d'immigration

à un vote aux deux tiers des membres de l'Assemblée nationale, comme le

proposait l'actuel premier ministre le 15 mars 2016.»

La Vice-Présidente

(Mme Soucy) : Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de

cette motion?

Vice-Présidente (Mme Soucy) : Alors, il n'y a pas de consentement. Alors, nous allons passer au deuxième groupe d'opposition. Alors, je

reconnais un membre du deuxième groupe d'opposition.

M. Gaudreault : Oui, Mme

la Présidente. Je sollicite le consentement des membres de cette

Assemblée afin de présenter,

conjointement avec la députée de Mercier et le député de Chomedey, la motion

suivante :

«Que l'Assemblée nationale se prononce contre le

projet d'Énergie Est.»

La Vice-Présidente (Mme Soucy) :

Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette motion?

La Vice-Présidente (Mme Soucy) :

Alors, il n'y a pas de consentement. Est-ce qu'il y a d'autres motions?

Alors, comme il n'y a pas d'autre motion, nous

allons passer aux affaires du jour.

Il n'y a pas d'avis touchant les travaux de

cette commission.

Alors, Renseignements sur les travaux de

l'Assemblée...

La période

des affaires courantes étant terminée, nous allons passer aux affaires du

jour... aux affaires prioritaires. Je vais laisser les gens...

Aux affaires

prioritaires, à l'article 1 du feuilleton, l'Assemblée reprend le débat,

ajourné le mardi 4 décembre 2018, sur le discours d'ouverture et

sur la motion de M. le premier ministre.

Vice-Présidente (Mme Soucy) : Excusez, je vous demanderais de quitter

l'Assemblée, le salon sans faire trop de bruit, s'il vous plaît, en

silence.

Alors, pour

continuer... la politique générale du gouvernement ainsi que sur les motions de

grief présentées par M. le chef de l'opposition officielle, M. le chef

du deuxième groupe d'opposition, Mme la chef du troisième groupe d'opposition, M. le député de Rimouski, Mme la

députée de Sherbrooke, Mme la députée de Saint-Laurent, M. le député de Pontiac, M. le député de Jonquière, Mme la

députée de Laurier-Dorion, Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys, Mme la députée de Rouyn-Noranda—Témiscamingue, M. le député de René-Lévesque, Mme

la députée de Verdun et M. le député de D'Arcy-McGee.

Avant de

donner la parole au prochain intervenant, je vous informe que

12 h 56 min 4 s ont été utilisées dans le cadre

de ce débat. Il reste donc un total de

12 h 3 min 56 s, réparties comme suit...

La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je

vous demanderais, s'il vous plaît, de garder le silence, merci.

Donc, il

reste donc un total de 12 h 3 min 56 s, réparties

comme suit : 6 h 21 min 19 s au groupe parlementaire

formant le gouvernement,

3 h 4 min 3 s au groupe parlementaire formant

l'opposition officielle, 42 min 21 s au deuxième groupe d'opposition, 56 min 13 s au

troisième groupe d'opposition, 60 minutes au représentant du gouvernement

pour sa réplique.

Je suis

maintenant prête à céder la parole à un prochain intervenant. Alors, je

reconnais la députée de Marie-Victorin. Alors, la parole est à vous.

Fournier : Merci, Mme la Présidente. Je veux prendre ce moment

qui m'est attribué aujourd'hui en cette Chambre pour dire merci à mes concitoyens de Marie-Victorin. C'est une

journée spéciale pour moi aujourd'hui, car ça fait deux ans, jour pour jour, que j'ai l'honneur et le plaisir de les

représenter dans cette grande institution qu'est l'Assemblée nationale. En effet, j'ai été élue pour la

première fois le 5 décembre 2016 et une deuxième fois le 1er octobre

dernier. Alors, deux élections en deux ans, rien de moins.

Merci

énormément aux gens de Longueuil pour ce gage de confiance une nouvelle fois

renouvelé. Vous pouvez compter sur moi comme j'ai pu compter sur vous.

C'est un grand privilège de pouvoir poursuivre ce travail à votre service.

Vous savez, je suis passionnée de pouvoir

vous appuyer dans vos projets, passionnée de pouvoir vous aider dans votre

quotidien et passionnée de pouvoir porter nos aspirations collectives.

Vous

savez, je crois au Québec, à ce qu'on est capables d'accomplir en tant que

nation et en notre capacité de nous

gouverner nous-mêmes en tant que

pays. Je crois aussi profondément aux gens de Longueuil, des gens solidaires

et fiers. J'habite à Longueuil, je vous

côtoie tous les jours dans nos quartiers, dans nos commerces, dans nos

organismes, et je sais qu'on est

capables de faire des grandes choses ensemble. Je suis vraiment fière d'être

votre députée et je vous remercie de

tout coeur d'avoir renouvelé votre confiance à mon égard et d'avoir soutenu une

nouvelle fois le Parti québécois.

Je demeure

convaincue que le programme du PQ était le meilleur, le plus crédible et

pragmatique, avec des solutions à

court terme à mettre en place pour améliorer le quotidien des Québécois. Mais

n'ayez crainte, on sera là pour garder le fort, pour s'assurer que les décisions qui sont prises à l'Assemblée

nationale servent l'intérêt public. Et moi, je serai là pour défendre

les enjeux qui nous préoccupent, ceux pour lesquels vous m'avez choisie comme

votre députée.

Je veux qu'on

puisse améliorer notre qualité de vie, notamment en améliorant l'offre de

transport en commun. On a plusieurs

projets qui sont sur la table à Longueuil. Ça fait 50 ans qu'on attend

pour le prolongement de la ligne jaune du métro. Donc, peu importe avec quel moyen on va réussir à le faire, ça

viendrait répondre à des besoins qui sont urgents pour la mobilité de

mes concitoyens de Marie-Victorin.

Il y a

également, évidemment, le projet de tramway sur le boulevard Taschereau. C'est

essentiel de faire ce projet-là de

façon prioritaire. Considérant l'arrivée du REM à Brossard, il est complètement

illogique de ne pas avoir une connexion entre le REM et le métro Longueuil. C'est pourquoi je compte aussi sur

les députés du côté du gouvernement qui sont dans la région de Longueuil

pour mettre de l'emphase sur ce projet fort important.

Je veux

également qu'on puisse désenclaver nos quartiers, ce pourquoi, dans la

plateforme que j'ai défendue, celle que vous avez appuyée, je faisais la promotion de la construction de

l'échangeur La Fayette, qui permettrait à tous les citoyens qui

habitent dans le secteur du métro Longueuil de ne pas avoir à emprunter les

mêmes voies de circulation que ceux qui se

rendent sur le pont Jacques-Cartier, parce qu'on sait que ça crée d'immenses

bouchons de circulation qui sont

complètement inutiles. Et, puisque la ville de Longueuil veut développer ce

secteur du centre-ville, il faut absolument qu'on puisse mettre les

efforts nécessaires pour vraiment venir changer la circulation à cet endroit.

Je veux

également mettre de l'avant la question de l'échangeur Edna-Maricourt, parce

que le quartier Saint-Robert est

complètement enclavé, actuellement, dans Marie-Victorin, tout comme le sont certains

quartiers de l'arrondissement de

Saint-Hubert. Alors, encore une fois, j'en appelle aux députés, notamment la

députée de Laporte, le député de Vachon, pour qu'on puisse s'unir dans

ce dossier-là pour que tous nos concitoyens puissent en bénéficier.

Bien sûr, il

y a un dossier également

qui me préoccupe énormément dans la circonscription de Marie-Victorin

et c'est le dossier de la lutte à la pauvreté. On n'a pas beaucoup entendu

parler la CAQ de ce sujet lors de la dernière campagne,

mais moi, je veux vraiment qu'on puisse laisser une chance au coureur.

J'espère qu'ils arriveront avec des projets concrets, notamment pour la

construction de nouveaux logements sociaux au Québec. On sait que c'est un besoin vraiment criant. C'est à la base des déterminants, là, de

la condition sociale et économique aussi des individus, ce pour quoi c'est tellement urgent d'agir.

Simplement à Longueuil, il y a 2 000 personnes qui sont sur les

listes d'attente, et un bon nombre

d'entre elles sont dans la circonscription de Marie-Victorin. Alors, vous allez m'entendre à ce sujet.

Quatrièmement, il faut absolument qu'on puisse améliorer l'accès aux soins de

santé. Sur la Rive-Sud, l'Hôpital

Pierre-Boucher, l'Hôpital Charles-Le Moyne, qui sont empruntés par les citoyens

de Longueuil, sont complètement congestionnés.

Il faut qu'on puisse revoir nos pratiques, donner plus de pouvoirs aux autres professionnels

de la santé, cesser le

tout-aux-médecins et commencer à développer, par exemple, des projets de

cliniques d'infirmières, et je

souhaite qu'on puisse en avoir une dans la circonscription de

Marie-Victorin.

Finalement,

rendre nos écoles publiques plus stimulantes, ça passe par plus de

professionnels dans nos écoles pour venir appuyer la lourde tâche des

enseignants, ceux qui font face à une détresse qui est importante. C'est de

notre responsabilité de venir les aider.

finalement, au niveau des infrastructures scolaires, j'ai eu l'occasion de le

dire souvent en cette Chambre, mais il

faut vraiment qu'on donne un coup de barre important à nos infrastructures. Il

y a plus d'une dizaine de millions de dollars qui sont à investir dans les écoles publiques simplement pour la

circonscription de Marie-Victorin. Et là je ne parle même pas des cours

d'école, sur lesquelles il est très important également de s'attarder si on

veut développer ce sentiment d'appartenance qu'ont les enfants envers leur

milieu scolaire.

Cela étant

dit, je vais également continuer de promouvoir avec pragmatisme et enthousiasme

les idéaux qui nous animent, ceux de

la solidarité, de l'égalité des chances et de la liberté pour notre nation.

Cette ambition de faire du Québec un

pays est à la base de mon engagement politique. Certes, le 1er octobre, les

Québécois ont parlé, mais les citoyens de Marie-Victorin aussi.

Malgré les

résultats nationaux, ils ont décidé de placer leur confiance en la relève. Ça

tombe bien, car il faudra maintenant reconstruire.

Même si, de

notre côté, nous n'avons pas pu célébrer de victoire nationale le 1er octobre,

j'aimerais tout de même prendre le temps de célébrer la victoire de l'espoir

qui nous anime, ce qui ne nous fait jamais lâcher contre vents et

marées. Vous savez, nos adversaires voudraient qu'on abandonne. Eh bien, j'ai

des petites nouvelles pour eux, ça n'arrivera

jamais. Nous sommes habitués à l'adversité. Il est vrai que ce n'est pas une

période facile pour notre mouvement, mais,

on ne le dira jamais assez, le Parti québécois repose sur une force militante

incroyable avec des dizaines de milliers de membres aux quatre coins du Québec. Cette force existe toujours, elle

est puissante de conviction et elle saura se relever.

Je ne saurais jamais assez remercier tous ceux

et celles qui ont fait de notre campagne une réussite dans Marie-Victorin. D'abord, mon équipe rapprochée,

avec, à sa tête, Louis-Philip Prévost, mon fidèle complice depuis maintenant plus de quatre ans, et la preuve

vivante de la relève d'organisateurs politiques chevronnés que compte en son

sein le Parti québécois; évidemment, Gabriel et Julie-Anne, qui m'assistent

avec grand soin et dévouement dans ce travail au service des gens de Longueuil; nos stagiaires et ex-stagiaires

Mikaël, Sébastien et... l'exécutif du Parti québécois de Marie-Victorin alliant la sagesse de l'expérience

et le dynamisme de la jeunesse, alors je les nomme en rafale : Jacques,

Jocelyne, Vincent,

René, Roland, Monique, Gautier, David, Osama, ainsi que tous les autres

bénévoles de l'équipe : Hélène,

Aline, Marcel, Alain, Susan, Mike, Alexandre, Lysa, Claude, Rachid, Zacharie,

et j'en passe, il y en a tellement.

J'ai nommé

plusieurs personnes, mais la liste aurait pu être beaucoup plus longue. Je ne

le dirai jamais assez, la politique,

c'est un sport, mais c'est surtout un sport d'équipe. Seul, ça ne mène pas

loin, mais, ensemble, il est possible de

faire la différence, et c'est ce que nous avons prouvé à nouveau ensemble le

1er octobre dernier. Encore une fois, merci beaucoup.

Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée de Marie-Victorin.

Maintenant, je reconnais le député du Lac-Saint-Jean. Alors, la parole

est vous, M. le député.

M. Girard

(Lac-Saint-Jean) : Mme la Présidente, collègues parlementaires, c'est

un honneur pour moi de siéger à l'Assemblée nationale pour une première

fois comme représentant des citoyens et citoyennes de la circonscription

Lac-Saint-Jean. C'est également un honneur de faire

partie de cette nouvelle

équipe de députés de la Coalition avenir Québec. C'est donc avec fierté que je

remplirai le mandat qui m'a été confié lors de la 42e élection générale.

Je m'engage à prioriser les intérêts collectifs,

de travailler avec intégrité, honnêteté et transparence. Je suis conscient de

la responsabilité qui m'attend. Ma porte et celle de mon bureau de comté seront

toujours ouvertes pour rencontrer les

citoyens et citoyennes, les organisations, les entreprises et les organismes

communautaires, qui jouent un grand

rôle dans notre collectivité. L'écoute, le dialogue, le travail d'équipe sont,

depuis de longues années, des qualités priorisées dans mon travail au

quotidien.

Dans un

premier temps, j'aimerais remercier le premier ministre pour sa grande écoute

et pour la confiance qu'il m'a

accordée afin de représenter la population de Lac-Saint-Jean et pour ma

nomination en tant qu'adjoint parlementaire au ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation. Soyez assuré, M. le premier ministre, de mon engagement.

Je tiens à saluer la ministre des Affaires municipales et de

l'Habitation, ministre responsable de la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean et députée de Chicoutimi, pour sa

grande collaboration. Je salue également mon collègue député de Dubuc.

Je tiens à remercier le ministre de l'Agriculture et député de Johnson ainsi

que la ministre des Affaires autochtones et députée

de Mirabel pour leurs précieux conseils. Soyez assurés de ma reconnaissance. Je

remercie tout le personnel de l'Assemblée nationale pour l'accueil et

leur grande disponibilité.

Mme la Présidente, la circonscription

Lac-Saint-Jean est un grand territoire habité par une population de 54 260 habitants, répartis dans 14

municipalités, avec une ville centre, Alma, qui travaillent tous en étroite

collaboration et concertation. Les

citoyens et citoyennes n'ont pas peur du changement, ils veulent être écoutés

et contribuer au développement de

leur milieu. Au cours de la campagne électorale, j'ai eu le privilège de

rencontrer des gens fiers, des gens

impliqués, des entrepreneurs, des familles et des hommes dévoués ainsi que des

femmes qui ont su, à leur façon, m'exprimer

leurs besoins. Je n'oublierai pas non plus nos aînés, nos bâtisseurs, qui ont

des histoires à raconter. On doit accorder une importance à la qualité

de vie de nos aînés, être à l'écoute de leurs demandes.

Pour ce qui

est du secteur économique, la grande industrie joue un rôle d'importance avec

la présence de Rio Tinto et de

Produits Résolu, qui génèrent un grand nombre d'emplois. Il ne faut pas

oublier, bien sûr, des entreprises leaders telles que Bétons préfabriqués du Lac, Construction Proco, Lar

Machinerie, qui rayonnent partout à travers le monde.

La forêt

demeure également une industrie importante pour notre région. Les intervenants

doivent constamment innover pour assurer la pérennité de leur entreprise

et le maintien des emplois. J'y porterai également une attention particulière.

Mme la

Présidente, je ne peux passer sous silence l'agriculture et l'agroalimentaire,

qui occupent une grande

partie du

territoire, dont l'activité socioéconomique contribue au maintien et à la

vitalité de nos milieux ruraux. Cependant, les importants changements qui secouent cette industrie depuis plusieurs

années ont occasionné une diminution importante du nombre d'entreprises agricoles. Ils doivent faire face à de nombreux

défis tels que l'augmentation de la valeur des terres et des équipements, les concessions dans les

accords commerciaux, comme la gestion de l'offre. Tout cela a un impact majeur sur l'établissement de la relève agricole

et surtout d'assurer la rentabilité des entreprises. De plus, il ne faut pas

passer sous silence la détresse psychologique que beaucoup de nos agriculteurs

vivent au quotidien et qui est grandissante. Vous comprendrez sûrement,

Mme la Présidente, ma sensibilité face à cette problématique.

Bien entendu,

nous avons la chance, dans ce secteur d'activité, d'avoir un modèle d'affaires

qui s'est développé au fil du temps.

Il s'agit de la coopérative Nutrinor, qui est un fleuron avec une implication

sociale énorme dans le milieu et une

démarche d'engagement, de développement durable. Cela démontre bien la prise en

main de nos entrepreneurs agricoles.

Mme la

Présidente, en parlant de développement durable, je tiens à souligner le

Groupe CODERR, qui est reconnu comme un modèle d'économie sociale

performant sur les plans social, environnemental et économique.

De plus, nos

attraits touristiques sont nombreux en période estivale, que ce soit sur nos

plans d'eau, en passant par la

véloroute des bleuets, et la cueillette de petits fruits, telle que la

production du bleuet, qui s'est développée à une vitesse fulgurante, exportée dans plus de 35 pays à travers le

monde. On ne s'appelle pas les bleuets pour rien. Avec la saison hivernale qui est à nos portes, la

motoneige demeure une activité économique d'importance. La région demeure

la destination numéro un au Québec pour ce loisir. Beaucoup d'emplois y sont

rattachés.

J'aimerais,

si vous le permettez, Mme la Présidente, reconnaître ici le travail d'équipe

Alma—Lac-Saint-Jean,

qui s'est mobilisée autour d'actions

permettant de créer des conditions favorables à la rétention de la population,

à l'attraction de nouveaux citoyens

et à la dynamisation du milieu de vie. Aussi, nous avons le privilège d'avoir,

à ce jour, quatre créneaux d'excellence issus d'une démarche stratégique

de développement économique régional de concertation identifiée au Saguenay—Lac-Saint-Jean, soient la transformation de

l'aluminium, le tourisme d'aventure et écotourisme, agroboréal, les drones civils et commerciaux. Comme vous venez

de l'entendre, Mme la Présidente, les gens de Lac-Saint-Jean sont

dynamiques, mobilisés et ont à coeur le développement de la région.

Je ne peux

terminer sans remercier et rendre hommage à des personnes qui m'ont toujours

été d'un grand appui : mon

épouse, Peggy, mes filles, Élisabeth et Enrica — mon épouse est présente, et ma grande fille

Élisabeth, ma plus jeune, est au

collège en ce moment, donc, l'école, c'est important — et ma mère Magella, mes soeurs, Caroline et

Marie-Andrée, ainsi que mon frère,

Michel. Je tiens également à remercier mes beaux-parents, Maurice et Françoise.

Je les remercie pour leur

compréhension et leur soutien indéfectible. Un merci spécial à mon oncle

Germain, qui a veillé au grain sur mon entreprise agricole. Grâce à lui,

j'ai pu avoir l'esprit tranquille.

D'autres

personnes ont joué un rôle important durant ma campagne, ils ont été des

piliers, soient Mme Guylaine Gauthier, M. Sylvain Boily et M. Michel Simard. Je ne peux

passer sous silence mes deux accompagnateurs, M. Homer Bouchard

et Mme Micheline Lamontagne, pour

ces longues journées. Je remercie sincèrement les bénévoles qui se sont

impliqués et qui m'ont soutenu lors de

la campagne électorale. Un merci

spécial à mon équipe du bureau de comté de Lac-Saint-Jean pour leur

précieuse collaboration et leur professionnalisme, Mmes Suzie et Carole Larouche et

M. Michel Néron. J'aimerais également souligner la grande collaboration

de Mme Brigitte Legault et de toute son équipe.

Je terminerai

en affirmant qu'on pourra toujours compter sur mon entière collaboration et que je mettrai toute mon énergie

afin de bien remplir le mandat qui m'a été confié. J'ai la chance de faire

partie d'un gouvernement de proximité. Notre gouvernement a pris des engagements et on va les respecter.

M. Legault... M. le premier

ministre, désolé, en a parlé dans son discours d'ouverture.

Mon dernier

merci, Mme la Présidente, est aux électeurs de la circonscription de

Lac-Saint-Jean. Merci de m'avoir accordé le privilège de vous

représenter et de me faire confiance.

Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. Alors, je

reconnais maintenant M. le député de Rosemont. La parole est à vous.

M. Marissal : Merci, Mme la

Présidente. C'est à mon tour de me lever pour vivre mes 12 minutes de

gloire parlementaire. En toute humilité, je

dois d'abord vous dire que les 12 dernières heures ont plutôt été marquées

par une grande fébrilité. Je pense

surtout aujourd'hui, en ce moment, à mes concitoyens et concitoyennes de

Rosemont qui m'ont élu, qui m'ont

fait confiance et qui m'ont fait l'honneur de m'élire le 1er octobre

dernier. C'est à la fois émouvant et grisant, Mme la Présidente, de se trouver ici, d'avoir le privilège de se lever

pour parler au nom des gens qui nous ont élus. Bien, justement, la population nous a élus pour qu'on

porte leurs préoccupations, pour qu'on mène leurs batailles, et il n'y en a

pas de plus grande que celle contre les changements climatiques.

Le premier ministre s'étonne, apparemment, ces

derniers jours, de n'avoir trouvé aucun plan du précédent gouvernement. Ce qui est encore plus étonnant et

plus inquiétant, c'est de constater que son parti n'a pas jugé pertinent

d'élaborer son propre plan au cours des

derniers mois menant à la campagne électorale. Ils avaient pourtant le temps,

et la menace à laquelle on est

confrontés était déjà bien connue. Qu'à cela ne tienne, nous, à Québec

solidaire, on est volontaires et généreux. On en a un, plan, et on est

tout disposés à le partager avec le gouvernement. J'insiste toutefois, Mme la Présidente, pour dire que ce plan ne contient pas

de nouvelle autoroute, ou de troisième lien, ou de forage d'énergies fossiles

et encore moins d'oléoducs.

Le premier ministre aime bien parler de création

de la richesse, c'est un mantra chez lui, mais il est vain, Mme la Présidente,

de vouloir créer de la richesse si on ne stoppe pas dès maintenant la création

de GES. Le premier ministre parle beaucoup

d'audace, mais l'audace ne consiste pas à reproduire les modèles de développement économique

du siècle précédent. Henry Ford était certainement un homme très audacieux à son époque, mais son modèle T et le moteur

à explosion, c'est vieux de 110 ans. Notre

démarche se veut constructive, toutefois, Mme la Présidente, mais certainement pas complaisante. Il y a deux jours encore, le secrétaire général de l'ONU se désolait de l'apathie des gouvernements devant la crise climatique. Le nouveau premier ministre veut-il vraiment inscrire son gouvernement et le Québec

sur la liste des apathiques? Si oui, c'est pitoyable, et nous n'avons

pas le droit de laisser faire ça.

Le premier ministre dit par ailleurs qu'il ne pourra pas regarder ses enfants dans les

yeux s'il ne fait rien. J'en suis. Nous

nous ferons un devoir ici de lui rappeler tous les jours qu'il y a

plus de 8 millions de paires d'yeux au Québec

qui le regardent et qui attendent de lui des actions fortes, cohérentes

et concrètes, pas juste des slogans.

Un autre

sujet crucial a attiré notre attention par son absence du plan gouvernemental, je parle ici de la lutte contre l'évasion fiscale sur deux

fronts : d'abord, les individus et les entreprises, mais aussi ce qu'on

appelle les GAFA, c'est-à-dire les géants du Web. Le discours d'ouverture est

curieusement très discret sur cette question. Est-ce un oubli, Mme la Présidente, ou bien la

preuve que le gouvernement considère que ce fléau est marginal et inoffensif?

Je n'en sais trop rien, mais, dans

les deux cas, c'est inquiétant. L'État perd, selon ses propres données, près de

400 millions de dollars

par année en évasion fiscale. Ce montant ne fera qu'augmenter, notamment à

cause des GAFA, qui vampirisent notre économie

devant le regard béat de nos gouvernements. En plus, ces géants sont en train

d'asphyxier les médias professionnels et

de tuer le petit commerce de proximité. En gros, et, si vous me permettez

l'image, Mme la Présidente, on a laissé les vampires entrer dans la

banque de sang, et, de toute évidence, ils ont très soif.

Les mesures

volontaires comme celles mises de l'avant dans la loi du précédent gouvernement

libéral autant pour les vendeurs que pour les consommateurs ne suffisent

pas. L'État doit s'assurer de toucher son dû, c'est une question de justice fiscale. Je

dirais même que c'est une question de souveraineté fiscale. Il est encore beaucoup trop facile de faire

des achats en ligne à l'abri des taxes,

comme on a pu le constater récemment lors du Vendredi fou. Je vais vous dire,

moi, Mme la Présidente, ce qui est vraiment fou, c'est que le gouvernement se prive de revenus substantiels juste pour ne pas indisposer des entreprises étrangères

milliardaires qui se moquent de nos lois. L'Assemblée nationale doit, à

ce chapitre, condamner encore une fois, d'une voix forte et unanime, le

régime de faveur inacceptable offert par le gouvernement fédéral

aux géants du Web comme Netflix, et autres. Imaginez, Ottawa

vient de redemander, il y a quelques jours encore, par écrit, explicitement, au gouvernement

du Québec de ne pas percevoir la TPS.

Le gouvernement fédéral demande au Québec de ne pas percevoir ces

taxes, qui lui sont pourtant dues. C'est totalement absurde.

Autre absence

remarquée dans les actions du gouvernement, un investissement... un

réinvestissement, pardon, dans les

services publics. Le premier ministre, Mme la Présidente, a pourtant reconnu

que la population a souffert des années

d'austérité libérale, mais, depuis quelques jours, il dit aux Québécois :

Patience, votre tour viendra peut-être. Un peu plus, et, en ce début du temps des fêtes, on se mettrait à turluter.

Mes amis, je vous assure que le temps est bien dur. Il ne faut pas se décourager, ça va bien vite

commencer. Il faut bien donner le temps au nouveau gouvernement. Ça va venir puis ça venir, mais décourageons-nous pas.

Oui, sauf que, pour le moment, ce qu'on voit, n'en déplaise à La Bolduc,

c'est un peu décourageant.

gouvernement retourne quelques dollars, par mois, de plus aux personnes âgées

via un crédit d'impôt. Soit, pour les

plus pauvres, toute aide sera bienvenue, mais il faut faire tellement plus et

tellement plus vite. On n'humanisera pas

une société à coups de petits chèques. Il est urgent de nous redonner

collectivement un niveau de service public adéquat.

Même chose

pour les familles. Un peu plus d'argent disponible à la fin de l'année,

personne n'est contre ça. Mais à quoi

bon, s'il faut continuer de se saigner pour envoyer ses enfants au privé parce

que la polyvalente du coin est surpeuplée et dans un état lamentable? À quoi bon, si les familles moins riches

doivent débourser des centaines de dollars par année pour les soins dentaires, qui ne sont toujours,

curieusement, pas couverts par la RAMQ? À quoi bon si les familles se font

constamment rattraper, par toutes sortes de

frais accessoires, aux services de garde, à l'école, chez le psychologue, chez

l'orthopédagogue, alouette? Il existe une

bonne façon, aussi, autre de hausser le niveau de vie et la qualité de vie de

notre monde, c'est de leur permettre

de gagner un salaire décent. Alors, parlant d'audace, le nouveau gouvernement

aura-t-il l'audace de hausser le salaire minimum à 15 $ de l'heure

et le plus tôt possible?

Parlant de

salaires, Mme la Présidente, il y a ceux des médecins spécialistes, dont on

doit absolument parler aussi. En

campagne électorale, la CAQ, qui est maintenant au pouvoir, a clamé haut et

fort qu'elle abolira la hausse salariale indécente consentie aux médecins spécialistes. Il semble bien maintenant

que le gouvernement de la CAQ cherche à gagner du temps et à noyer le poisson pour se défiler de son engagement. Nous disons au gouvernement, et la population

le lui dira aussi si d'aventure il devait reculer sur son engagement,

nous disons au gouvernement qu'avaliser les mauvaises décisions du précédent

gouvernement, ce n'est pas de l'audace, c'est de la complicité malsaine. Ce

n'est pas seulement un engagement

électoral, dans le cas du salaire des médecins, Mme la Présidente, c'est une

question de justice sociale. Il y a

plus de 1 milliard de dollars par année à récupérer là, 1 milliard

qui n'appartient pas aux médecins spécialistes, qui sont déjà, ma foi, rappelons-le, très bien payés.

Ce milliard appartient à la population, et nous en avons besoin pour réparer

nos services publics, pour mieux traiter les gens surtout qui travaillent dans

ces services publics.

Là-dessus,

comme pour la lutte aux changements climatiques, Mme la Présidente, et pour le

réinvestissement dans les services publics, comptez sur nous, on ne

lâchera pas le morceau.

Je vais déposer ici maintenant une motion de

grief :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement de la Coalition avenir

Québec pour l'absence d'engagement concret dans le réinvestissement des

services publics.»

Je vous remercie, Mme la Présidente.

Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. Votre motion est

déposée, sous réserve de recevabilité. Maintenant, je vais reconnaître

la parole au député de Portneuf. Allez-y, M. le député.

Caron : Mme la Présidente, chers collègues, c'est avec une émotion non

dissimulée que je m'exprime pour la

première fois en cette Chambre, une grande émotion, car je mesure le privilège

d'occuper cette fonction, cet honneur d'être

devenu parlementaire. Je suis sensible à cette confiance que Portneuf m'accorde

et en l'honneur qui m'est fait de pouvoir parler en son nom.

Mon élection

récente symbolise mon intégration, que je présume réussie, mais surtout un

symbole d'ouverture de la société

québécoise à accueillir les nouveaux arrivants. Je sais que notre gouvernement

va continuer de travailler pour s'assurer

que l'intégration d'immigrés comme moi soit couronnée de succès. Je dois vous

avouer que, dans mes rêves les plus

fous, lorsque j'ai déposé mes valises au Québec il y a une vingtaine d'années,

je n'imaginais pas qu'un jour je puisse

siéger dans ce Parlement. Merci aux Portneuvois et aux Québécois de m'avoir

ouvert la porte, de m'avoir ouvert leurs coeurs.

Mme la

Présidente, vous comprendrez que mes premiers remerciements s'adressent, bien

entendu, aux citoyens de ma circonscription, les Portneuvoises et les

Portneuvois, qui m'ont accordé une très large confiance lors du scrutin du 1er octobre. J'ai été flatté par ces résultats

éloquents : près de 55 % des suffrages exprimés et pratiquement

10 500 voix d'avance. Je tiens à leur exprimer toute ma reconnaissance et ma

gratitude. Je m'engage à représenter les Portneuvois avec franchise, candeur et détermination. Je travaillerai sans relâche,

dans le respect de la confiance qui m'a été accordée, avec une oreille attentive, avec empathie, avec un

regard tourné vers l'avenir, avec un coeur dévoué pour servir la population.

Mme la Présidente, derrière chaque élu ici présent se dressent des gens d'exception, des

femmes et des hommes qui s'impliquent, qui s'activent. À cet égard, je

tiens à remercier l'ensemble des bénévoles guidés par mon amie Claire Lessard, qui ont cru en moi. Cette équipe

motivée, loyale et indéfectible a réalisé de véritables prouesses durant

toute la campagne électorale. Je tiens aussi

à souligner le travail des collaborateurs qui m'entourent au bureau de circonscription depuis mon élection, celles et

ceux qui forment cette équipe, qui conjugue jeunesse et expérience, et qui

ont une excellente connaissance du milieu.

France Lapointe, Philippe Plante et Gilles Papillon sont, en quelque sorte, mes

yeux et mes oreilles lorsque je suis ici, au

Québec. C'est dire s'ils sont essentiels dans l'accomplissement de ma tâche

quotidienne.

Je profite

aussi de ces instants pour saluer le député de Vanier—Les Rivières et Brigitte Legault, qui furent mes

premiers contacts à la CAQ. Bien entendu, je

remercie le premier ministre de l'honneur qu'il m'a témoigné en m'accordant

sa confiance pour devenir le candidat de Portneuf.

Mme la Présidente, pour moi, le silence est le pire des jugements. J'ai toujours

préconisé l'ouverture, l'approche directe

et la proximité. Il ne fait aucun doute que je vais continuer dans ce sens.

J'invite donc l'ensemble des citoyens de

Portneuf à venir, sans hésitation, à ma rencontre tant à mon bureau de

circonscription qu'à l'occasion de mes fréquents déplacements.

Lors du

scrutin du 1er octobre, nos propositions politiques ont rencontré l'adhésion

sans équivoque des citoyens et des citoyennes. Depuis, ils formulent des voeux

féconds de changement pour les quatre prochaines années. Le discours de la semaine dernière de notre premier ministre et la mise à jour économique de lundi sont fidèles à nos engagements

et à la hauteur de l'ambition des Québécois.

Les Portneuvoises et les Portneuvois saluent la solidité de notre projet de

société et le pragmatisme des orientations

que nous proposons, notamment, en matière d'éducation, d'économie et de santé.

Je suis fier de faire

partie de ce gouvernement humain, à l'écoute des familles

et des aînés.

Mme la Présidente, lorsque j'ai foulé pour la première fois le sol québécois,

j'ai choisi de m'établir dans Portneuf et

d'y fonder mon entreprise. Ce n'était pas un hasard, bien au contraire. En

effet, j'avais effectué des recherches pour choisir mon cadre de vie. La réalité de Portneuf était bien plus belle

que celle que j'avais imaginée. J'ai immédiatement

été séduit par ses paysages grandioses, sa

nature généreuse, son patrimoine riche et particulièrement préservé. Portneuf s'est ouvert à moi comme autant de

petits plaisirs à savourer.

circonscription que je représente est le cadre de vie de près de 53 000

personnes réparties dans 18 municipalités, à mes yeux toutes aussi importantes les unes que les autres. Le territoire s'étale à travers un

panorama changeant qui met en vedette tantôt le majestueux fleuve

Saint-Laurent, les rivières Jacques-Cartier, Sainte-Anne et Portneuf, tantôt

une plaine agricole aux charmes bucoliques ou un arrière-pays

caractérisé par une abondance de forêts, de lacs et de montagnes. Portneuf se démarque par une grande diversité qui

fait d'elle le nouveau terrain de jeux de la Capitale-Nationale. Portneuf,

c'est aussi un patrimoine bâti exceptionnel

avec, particulièrement, cette fierté de compter trois des plus beaux villages

du Québec : Neuville, Cap-Santé et

Deschambault-Grondines. Portneuf, c'est aussi la joie des papilles avec le maïs

sucré de Neuville, des fromages

renommés, un vignoble réputé, de nombreux maraîchers, producteurs et

transformateurs alimentaires, des marchés publics très achalandés. Bref,

il fait bon vivre, il fait bon prendre des vacances dans Portneuf.

Mme la Présidente, le constat est bien tangible,

le développement urbain de la Capitale-Nationale progresse vers l'ouest, il faut donc préparer Portneuf à

demain. Portneuf fait

partie intégrante de la Capitale-Nationale, mais sa

réalité s'apparente aussi à celle des

régions, et je n'ai aucun doute que je vais pouvoir travailler main dans la

main avec la ministre responsable et

l'ensemble de mes collègues députés de la Capitale-Nationale, qui m'ont

d'ailleurs accordé leur confiance en m'élisant président du caucus

régional.

Les enjeux,

les projets et les réflexions ne manquent pas dans Portneuf. La région est bel

et bien éveillée et elle a de beaux

atouts à faire valoir. Je m'engage à en être l'ambassadeur dans le respect et

l'intégrité. Je veux que Portneuf atteigne son plein potentiel.

Portneuvois ont eu la délicatesse de m'élire. J'ai l'obligation de tout mettre

en oeuvre pour m'assurer que l'accessibilité à un médecin de famille se

concrétise pour l'ensemble des Portneuvois, pour que nos agriculteurs ne soient jamais laissés pour compte, pour que

l'industrie forestière sur laquelle Portneuf s'est bâtie soit toujours un

fleuron, pour que nos lacs demeurent

en bonne santé, pour que nos enfants puissent toujours s'y baigner, pour que

l'accès à Internet ne soit plus une

option réservée aux grands centres urbains, pour que nos entreprises puissent

prospérer et offrir des emplois de

qualité bien rémunérés, pour que nos organismes communautaires puissent avoir

le moyen d'aider les plus démunis non

seulement à la veille de cette période du temps des fêtes, mais tout au long de

l'année, pour que nos routes offrent toutes la sécurité nécessaire à

leurs usagers, pour que nos petites municipalités puissent continuer d'être

attrayantes pour les jeunes familles et enfin

pour mieux accompagner et reconnaître le travail formidable des proches

aidants. Je pense particulièrement à la famille de Chantal Lambert, qui

a adopté quatre enfants affligés de lourds handicaps, à celle de Sabrina Paquet, qui doit demeurer en tout temps à

la maison pour gaver sa fille,

Document details

CollectionQuebec — Debates (Hansard)
Citation2018-12-05
Typehansard
Volume / chapteren travaux-parlementaires assemblee-nationale 42-1 journal-debats 20181205 231475
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifierdf8ca3b00f46d9fea555c0641323de34ea2d1ed6

Source file is stored in the law ingest library (html).