House Proceedings — 12 May 2022 (42nd Legislature, 2nd Session)
2022-05-12
Quebec — Debates (Hansard)
(Neuf heures quarante minutes)
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) :
Alors, bon jeudi à vous tous et toutes.
Vous pouvez prendre place.
Et nous
allons débuter notre séance avec la rubrique des déclarations de députés. Et la
première déclaration sera celle de Mme la députée de Soulanges.
Mme Picard : Merci,
Mme la Présidente. Aujourd'hui, je veux rendre hommage à une entreprise
créative, agroalimentaire, de ma circonscription, Les Moulins de
Soulanges.
Situés à Saint-Polycarpe, ils ont vu le jour en
2007 à la suite d'un partenariat entre M. Bernard Fiset, le meunier Robert Beauchemin et une quinzaine d'agriculteurs.
Ils regroupent à ce jour plus de 350 producteurs de blé québécois et
offrent une gamme de farines très variée.
Leur mission
est d'encourager une agriculture du blé raisonnée, locale et soucieuse de
l'environnement. La farine ainsi
produite s'inscrit dans une démarche agronomique qui s'adapte aux réels besoins
des cultures tout en limitant l'utilisation des produits chimiques. Nous
pouvons être fiers de la qualité de la farine québécoise qui ressort de cette
initiative.
Les Moulins
de Soulanges ont remporté deux prix lors de la dernière édition de la Soirée
des Alizés, qui souligne le travail
des entreprises agroalimentaires canadiennes qui se sont illustrées sur les
marchés internationaux. Félicitations! Et j'espère que votre approche
écolocale puisse inspirer d'autres initiatives similaires au Québec. Bravo!
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la députée de Soulanges.
Et je reconnais maintenant Mme la députée de Laporte.
Mme Ménard : Bonjour,
Mme la Présidente. Les organismes communautaires jouent un rôle important au
sein de notre société. Aujourd'hui,
je tiens à rendre hommage aux femmes exceptionnelles qui sont les piliers de La Mosaïque,
soit la directrice générale fondatrice, Monique Brisson, et ses successeures
Danielle Lavigne et Sylvie Dépelteau, qui célèbre cette année ses
25 ans de service au sein de l'organisme.
Depuis sa
fondation, en 1985, La Mosaïque a su aider des milliers de citoyens dans
le besoin grâce au dévouement exemplaire
de ces trois femmes au coeur d'or et de toute l'équipe qui les entourent. J'ai
pu constater l'impact qu'elles ont eu sur notre communauté et je souhaite leur
exprimer, au nom de nos concitoyens et des nombreux bénévoles qui y
oeuvrent, nos plus sincères remerciements. Mesdames, merci pour votre
engagement au sein de notre communauté.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie Mme la députée
de Laporte. Et maintenant je cède la parole à M. le député de Chapleau.
M. Lévesque
(Chapleau) : Merci beaucoup, Mme la Présidente. J'aimerais
profiter de cette occasion pour souligner le 50e anniversaire de la Fédération de l'âge d'or du Québec de
l'Outaouais, mieux connue sous l'acronyme de FADOQ de l'Outaouais.
Fondée en
1972, la FADOQ de l'Outaouais comprend plus de 22 000 membres,
incluant 15 clubs affiliés, qui sont situés partout dans la région. Ayant à coeur la dignité des aînés, sa
mission est de rassembler et de représenter ses membres âgés de
50 ans et plus tout en leur assurant et en leur offrant une bonne qualité
de vie.
La FADOQ de l'Outaouais continue de lutter
contre l'isolement des aînés tout en encourageant l'adoption d'un mode de vie sain et actif, notamment en offrant
une panoplie d'activités physiques, culturelles et socioéducatives à ses
membres dans le but de maintenir leur
autonomie le plus longtemps possible. Le respect, l'intégrité, la dignité et la
solidarité sont des valeurs au coeur de l'organisation.
Mes collègues députés de Gatineau et
de Papineau se joignent à moi afin de remercier et de féliciter la FADOQ de
l'Outaouais pour son dévouement et son excellent travail auprès de nos aînés.
Votre fédération est un modèle inspirant pour les générations à venir,
et vous pouvez en être fiers. Merci. Et bon 50e anniversaire!
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député de Chapleau.
à ce point-ci j'aurais besoin de votre consentement afin de permettre à Mme la
députée de Westmount—Saint-Louis de faire une déclaration différente du sujet initial. Alors, y a-t-il
consentement? Consentement. Mme la députée, la parole est à vous.
Mme Maccarone :
Merci, Mme la Présidente.
I would like to congratulate the
Westmount YMCA Masters Swim Club for winning the provincial championships in Sherbrooke on April 24th.
Thanks
to their perseverance and determination, they defended their 2019 title as
champions. The Westmount YMCA Masters Swim
Club participated in 214 events with a total of 38 swimmers ranging
in age from 20 to 81 years old, winning ribbons at all levels.
Le club des maîtres nageurs est basé au Y de Westmount, qui, en contexte
de pandémie, a permis à ses membres de se
retrouver et de continuer à nager l'été dans la piscine extérieure du parc
Jean-Drapeau, une mesure qui respectait les règles sanitaires en place
et qui a permis à un grand nombre de ses membres de briser le sentiment de
solitude.
grand bravo aux athlètes, à leurs entraîneurs, Omar Mohamed et Hannah Trineer,
ainsi qu'à tous les membres du conseil d'administration et les bénévoles
du YMCA de Westmount.
entire community is very proud of your success.
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je
vous remercie, Mme la députée de Westmount-Saint-Louis. Et je reconnais
maintenant M. le député de Beauce-Sud.
M. Poulin : Merci beaucoup, Mme la
Présidente. Je veux souligner aujourd'hui le départ à la retraite de Luce Dallaire
comme directrice générale de la Fondation
Santé Beauce-Etchemin, chez nous, dans Beauce-Sud, ses 29 ans au sein de
l'organisation.
Née à Saint-Georges
avec des racines bien ancrées à Saint-Benoît-Labre, Luce a travaillé pour de
nombreuses organisations, dont 20 ans
comme correspondante en Beauce pour le journal Le Soleil , à la ville, au Petit Séminaire, au cégep, et j'en passe.
Femme
de coeur et engagée, Luce est une rassembleuse qui compte de nombreux succès
dans ses différentes levées de fonds
pour notre hôpital et les différents services de santé en Beauce : en
1995, avec la campagne majeure pour la radiologie, la médecine nucléaire, la résonance magnétique, la
mammographie, le bloc opératoire, la tomosynthèse, la dialyse, qui change
des vies, la dermatologie, l'unité
mère-enfant, et j'en passe. Sans son engagement et celui de tous les bénévoles,
notre hôpital ne serait pas le même aujourd'hui.
Amoureuse
des mots, femme à la voix particulière et entière, Luce s'est toujours
impliquée avec passion. Ses gestes changent des vies et sauvent des vies
chez nous, en Beauce.
Chère
Luce, il est temps de penser à toi. Je te souhaite de la culture, du temps pour
toi et, surtout, la santé. Merci.
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Merci,
M. le député de Beauce-Sud. Et je me tourne maintenant vers M. le député
de Beauharnois pour sa déclaration d'aujourd'hui.
M. Reid :
Merci, Mme la Présidente. Voici
l'histoire d'un gars de chez nous, reconnu pour son esprit de gagnant et de fier compétiteur, mais surtout comme l'un
des premiers Québécois qui a été repêché par les Expos de Montréal, en 1969.
Pendant
cinq ans, il a joué dans le réseau des filiales des Expos, notamment au niveau
AA avec les Carnavals de Québec, où
il a côtoyé des grands comme Parrish et Valentine. Déjà, en 1963 et 1964, il
s'illustrait comme lanceur gaucher aux
séries mondiales petites ligues de Williamsport, aux États-Unis. La légende raconte
qu'en finale du championnat canadien d'août
1964 au parc Delpha-Sauvé, à Salaberry-de-Valleyfield, il a gagné un duel serré
par la marque de 1 à 0, et c'est lui qui
a produit le seul et unique point du match avec un retentissant coup de circuit
qui aurait voyagé jusqu'au fond du vieux canal de Beauharnois.
Ce gars de chez nous a aussi remporté
trois championnats québécois de curling senior avec ses frères Jean-Marc
et Raymond. Ce grand athlète campivallensien, ce n'est nul autre que
M. Denis McSween.
Denis,
à l'aube de tes 70 ans, je voulais te rendre hommage pour rappeler tes
exploits, qui ont marqué notre région et le Québec, mais aussi pour te
souhaiter un joyeux anniversaire. Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je
vous remercie, M. le député de Beauharnois. Et je cède maintenant la
parole à Mme la députée de Côte-du-Sud.
Mme Proulx
(Côte-du-Sud) : Merci, Mme la Présidente. Le 4 mai dernier a eu
lieu la 24e édition du gala du Défi
OSEntreprendre de Chaudière-Appalaches, soulignant le parcours et les
accomplissements des entrepreneurs de la région. En tout, 23 prix
ont été décernés. Six ont été attribués à des initiatives issues
d'entrepreneurs de Côte-du-Sud.
Tout
d'abord, il convient de féliciter chaleureusement l'entreprise la Bergerie des
petites laineuses, de Cap-Saint-Ignace, spécialisée dans l'élevage de moutons Dorset. Les propriétaires, Stéphanie
Beaulieu et Pierre-Alexandre Dessureault ont raflé pas moins de trois
prix, lors du dernier gala, dont le prestigieux prix Coup de coeur Flexipreneur.
convient également de souligner les lauréats de la circonscription. Je pense
ici à la Ferme Mouvance, de Saint-Jean-Port-Joli, également
récipiendaire de la catégorie Exploitation, transformation et production.
Enfin,
soulignons l'initiative des élèves de cinquième et sixième année de l'école de
la Marelle, qui ont remporté un prix pour leur projet, la Popote du
big 6, ainsi qu'à l'école secondaire Bon-Pasteur pour leur projet Shadz Gamer.
Félicitations à tous
les lauréats!
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je
vous remercie, Mme la députée de Côte-du-Sud. Et maintenant je reconnais
M. le député de Gouin.
M. Nadeau-Dubois : Merci, Mme la Présidente.
Je veux souligner, ce matin, les 50 ans d'existence du Bureau de la
communauté haïtienne de Montréal, le BCHM.
Fondé
en 1972, cet organisme de ma circonscription se dévoue depuis à la création
d'un Québec plus accueillant, plus juste et plus respectueux de sa
diversité.
À travers le temps,
l'organisme a su s'adapter pour soutenir les familles vulnérables issues des
communautés ethnoculturelles, pour les aider
à sortir de l'isolement et de la précarité. Je pense à des programmes comme
Option Protection, par exemple,
qui ont été développés avec la direction de la protection de la jeunesse ou à
leur centre de jour pour les aînés.
travers l'ensemble de ses activités, l'organisme s'assure que toute personne
puisse participer avec dignité à la société québécoise, et ce, peu
importe de quoi elle a l'air puis peu importe d'où elle vient.
veux féliciter chaleureusement l'équipe du BCHM pour son travail remarquable et
pour son apport à la société montréalaise et québécoise depuis cinq
décennies déjà. Merci.
Mme Proulx (Côte-du-Sud) : Je
vous remercie, M. le député de Gouin. Et maintenant, pour clore cette rubrique
de déclaration de députés, je reconnais Mme la députée de Saint-François.
Mme Hébert : Merci,
Mme la Présidente. La course Unis pour la cause a débuté à Waterville en 2014,
lorsque deux amies qui couraient dans la municipalité ont eu l'idée d'organiser
une course ou une marche pour aider des gens.
Cet événement annuel
vise à améliorer la qualité de vie des personnes ayant des besoins particuliers
en leur fournissant des biens ou des
services qu'elles ne peuvent se payer. La septième édition aura lieu le
5 juin 2022 et servira à acheter
un vélo à pneus surdimensionnés, à aménager un patio accessible en fauteuil
roulant et à construire deux murs pour protéger des intempéries une
plateforme élévatrice.
la Présidente, les six premières courses ont mobilisé, avant la pandémie, plus
de 2 760 participants et permis de remettre une valeur de
64 300 $ à 10 bénéficiaires.
Merci au comité
organisateur, ici présent, composé de Véronique Blais, Isabelle Carbonneau,
Annie Letendre, Christina Koritar, ainsi
qu'à leur complice du début, Janic Mimeault. En alliant l'activité physique à
une cause, vous atteignez, mesdames, deux objectifs louables à la fois.
Bravo!
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :
Je vous remercie. Et nous vous
souhaitons... — ça applaudit longtemps! — nous
vous souhaitons la bienvenue à l'Assemblée nationale du Québec.
Alors, ceci met fin à la rubrique des
déclarations de députés.
Et je suspends nos travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 9 h 52)
Le Président : Mmes et MM. les
députés, bon jeudi. Prenons quelques instants pour nous recueillir.
Je vous remercie. Veuillez vous asseoir.
Mmes, MM. les députés, nous avons plusieurs
visiteurs, ce matin, et nous nous en réjouissons.
Alors, j'ai le plaisir, d'abord, de souligner la
présence dans les tribunes du président de la Commission politique de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie,
M. Christophe-André Frassa, à l'occasion de la réunion du Groupe de
travail de la révision des statuts et de la réunion de la commission. Et il est
accompagné des membres de la commission politique. Bienvenue.
J'ai également le plaisir de souligner la
présence d'anciens parlementaires. Ils sont nombreux, je vais tous les nommer et vous demander de les saluer à la suite,
à la toute fin : d'abord, M. Roger Bertrand, ancien député de
Portneuf et président de l'Assemblée
nationale, Mme Carole Poirier, ancienne députée d'Hochelaga-Maisonneuve et
vice-présidente de l'Assemblée
nationale, M. Mathieu Traversy, ancien député de Terrebonne, et
M. Éric Laporte, ancien député de L'Assomption.
Bienvenue à vous, bien sûr.
Et, sur ce, nous poursuivons les affaires
courantes.
Aujourd'hui, il n'y a pas de déclarations
ministérielles.
À la rubrique Présentation de projets de loi, M.
le leader adjoint du gouvernement.
M. Caire : Oui. M. le
Président, pourriez-vous appeler l'article a du feuilleton, s'il vous plaît?
Président : Et, à l'article a du feuilleton, M. le ministre
des Finances présente le projet de loi n° 33, Loi modifiant la
Loi sur les impôts, la Loi
sur la taxe de vente du Québec et d'autres dispositions. M. le ministre.
M. Girard
(Groulx) : M. le Président, ce projet de loi vise à donner
suite à des mesures fiscales annoncées dans divers bulletins d'information publiés en 2020, en 2021 et en 2022. Il
donne également suite à des mesures annoncées dans le discours sur le
budget du 22 mars 2022.
Dans le but d'introduire ou de modifier des
mesures propres au Québec, le projet de loi prévoit les dispositions nécessaires pour le versement en 2022 des crédits
d'impôt remboursables pour pallier la hausse du coût de la vie. Il modifie
également la
Loi sur l'administration fiscale et la
Loi sur les impôts afin,
notamment :
1° de bonifier le crédit d'impôt remboursable
pour frais de garde d'enfants;
2° de bonifier le crédit d'impôt remboursable
pour le soutien aux aînés;
3° d'élargir la portée du crédit d'impôt
remboursable pour le traitement de l'infertilité;
4° d'assouplir les règles régissant l'interruption
de la prescription d'une dette fiscale.
De plus, le
projet de loi modifie la
Loi sur la Régie de l'assurance maladie du Québec afin
de hausser le montant des exemptions servant au calcul de la prime
exigible d'une personne assujettie au régime public d'assurance médicaments.
Par ailleurs,
le projet de loi modifie notamment la
Loi sur les impôts et la
Loi sur la taxe
de vente du Québec afin d'y apporter
des modifications semblables à celles qui ont été apportées à la Loi de l'impôt
sur le revenu et la
Loi sur la taxe d'accise,
principalement par la Loi n° 1 d'exécution du budget de 2021 — Lois
du Canada, 2021,
chapitre 23 — sanctionnée
le 29 juin 2021. Ces modifications concernent, entre autres :
1° le régime des options d'achat sur titres;
2° la possibilité
d'acquérir une rente viagère différée à un âge avancé par l'entremise d'un
régime enregistré;
3° les fiducies de soins de santé au bénéfice
d'employés;
4° le traitement des monnaies virtuelles pour
l'application de la taxe de vente du Québec;
5° les règles applicables aux sociétés en
commandite de placement en matière de taxe de vente.
Enfin, le
projet de loi apporte des modifications à caractère technique, de concordance
ou de terminologie. Merci, M. le Président.
Président : Est-ce que
l'Assemblée accepte d'être saisie de ce projet de loi? Adopté. Mme la leader du
deuxième groupe d'opposition.
Mme Labrie : Merci, M. le
Président. Je vous demanderais d'appeler l'article c, s'il vous plaît.
Président : Et, à l'article
c du feuilleton, M. le député de Laurier-Dorion présente le projet de loi n° 993, Loi modifiant le Code civil afin d'assurer une plus
grande protection aux locataires aînés contre les reprises de logement ou les
évictions. M. le député, à vous la parole.
M. Fontecilla : Merci, M. le Président. J'ai le plaisir de
déposer le projet de loi n° 993, Loi
modifiant le Code civil afin d'assurer une plus grande protection aux
locataires aînés contre les reprises de logement ou les évictions.
Ce projet de
loi modifie les conditions de la reprise de logement et de l'éviction prévues
dans le Code civil afin d'assurer une plus grande protection aux aînés.
Pour ce
faire, le projet de loi diminue à 65 ans l'âge minimal pour bénéficier de cette
protection et revoit à la baisse le nombre d'années d'occupation du
locataire à cinq ans.
Enfin, le projet de loi augmente le revenu
maximal permettant de bénéficier de cette protection. Merci.
Président : Est-ce que
l'Assemblée accepte d'être saisie de ce projet de loi? Adopté. M. le leader de
l'opposition officielle.
M. Fortin :
Merci, M. le Président. Je vous demanderais d'appeler l'article d.
Le Président :
Bien sûr. À l'article d
du feuilleton, Mme la députée de Saint-Laurent présente le projet de loi n° 995, Loi visant à assurer la santé et la sécurité des élèves en
classe en encadrant la qualité de l'air ambiant dans les écoles. Mme la
députée.
Mme Rizqy : Merci beaucoup, M. le Président. C'est avec une très grande fierté que
je dépose aujourd'hui, au nom de ma formation politique, le projet de loi n° 995, Loi visant à assurer la
santé et la sécurité des élèves en classe en encadrant la qualité de
l'air ambiant dans les écoles.
Ce projet de loi a pour objet d'assurer la santé et la
sécurité des élèves en encadrant la qualité de l'air dans les écoles.
Pour ce faire, il fixe la concentration maximale de dioxyde de carbone mesurée
dans l'air des classes.
Le projet de loi exige d'abord que toute classe d'une école
ou d'un établissement d'enseignement privé soit munie d'un capteur permettant
de mesurer en continu la concentration de dioxyde de carbone dans l'air. Il
prévoit que les données ainsi
recueillies doivent être transmises au ministre de l'Éducation, lequel est
chargé de les rendre publiques sur le site Internet de son ministère.
Le projet de loi prévoit également que le ministre prépare,
tient à jour et rend public un protocole d'action visant à réduire la concentration de dioxyde de carbone
dans les classes. Ce protocole d'action est transmis aux centres de services scolaires ainsi qu'aux
établissements d'enseignement privés avant le début de l'année scolaire et doit
être mis en oeuvre par ces derniers lorsque la concentration de dioxyde de
carbone dépasse la norme fixée par la loi.
Le projet de loi
exige, de plus, que toute classe soit munie d'un échangeur ou d'un purificateur
d'air. Il prévoit que le ministre est responsable de la fourniture des
échangeurs et des purificateurs d'air en nombre suffisant.
Le projet de
loi confère par ailleurs aux centres de services scolaires et aux
établissements d'enseignement privés la responsabilité de l'entretien des
échangeurs et des purificateurs d'air, lesquels doivent faire l'objet d'une
inspection au moins une fois tous les
six mois. Il prévoit que les rapports d'inspection doivent être transmis au
ministre, qui doit les rendre publics sur le site Internet de son
ministère. Il confère enfin au ministre la responsabilité d'assurer un suivi
des actions prises pour corriger les lacunes révélées par
les rapports d'inspection et de rendre publiques, sur le site Internet de son
ministère, les informations relatives à ces actions. Merci, M. le Président.
Le Président :
Est-ce que l'Assemblée accepte
d'être saisie de ce projet de loi? Adopté. M. le leader du troisième groupe
d'opposition.
M. Ouellet :
Merci beaucoup, M. le Président. Je vous demande d'appeler l'article e.
Le Président : Absolument.
À l'article e du feuilleton, Mme la députée de Gaspé présente le projet de loi n° 994,
Loi donnant aux municipalités locales le pouvoir d'exercer un droit de
préemption sur des immeubles. Mme la députée.
Mme Perry Mélançon : Merci, M. le Président. J'ai l'immense plaisir de
déposer le projet de loi n° 994,
Loi donnant aux municipalités
locales le pouvoir d'exercer un droit de préemption sur des immeubles.
Ce projet de loi accorde aux
municipalités locales la possibilité d'exercer un droit de préemption sur des
immeubles de son territoire. Pour ce faire, la municipalité locale doit
déterminer, par règlement, le territoire sur lequel le droit de préemption peut
être exercé et les fins municipales auxquelles des immeubles peuvent être ainsi
acquis.
Le projet de loi prévoit que ce droit
ne peut être exercé que sur un immeuble à l'égard duquel a été inscrit un avis d'assujettissement
au droit de préemption. L'avis d'assujettissement doit identifier l'immeuble
visé et décrire la fin à laquelle il pourra
être acquis. Cet avis, notifié au propriétaire de l'immeuble, prend effet à
compter de son inscription au Registre foncier et est valide pour une
période de 10 ans à compter de cette inscription.
Le projet de loi empêche le
propriétaire d'un immeuble visé par un avis d'assujettissement de l'aliéner au
bénéfice d'une personne autre qu'une personne qui lui est liée s'il n'a
pas notifié à la municipalité locale un avis de son intention d'aliéner
l'immeuble.
Le projet de loi prévoit les délais
dans lesquels la municipalité locale doit notifier au propriétaire son intention
d'exercer son droit de préemption. Il prévoit également les modalités de
paiement et de transfert de propriété applicables lorsque la
municipalité locale se prévaut de son droit de préemption.
Enfin, le projet de loi oblige la
municipalité locale qui renonce à exercer son droit de préemption à faire
radier du Registre foncier l'avis d'assujettissement.
Le Président : Est-ce que l'Assemblée
accepte d'être saisie de ce projet de loi? M. le leader du troisième groupe
d'opposition.
M. Ouellet :
Je demande d'appeler le vote par appel nominal, M. le Président.
Le Président :
Vous demandez le vote par appel
nominal, le vote par appel nominal sera donc tenu. Que les députés qui
sont pour cette motion se lèvent, s'il vous plaît.
La Secrétaire adjointe : M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine), M. Ouellet (René-Lévesque), Mme Perry
Mélançon (Gaspé), Mme Hivon (Joliette), M. Gaudreault
(Jonquière), M. Bérubé (Matane-Matapédia).
M. Legault (L'Assomption), M. Jolin-Barrette (Borduas),
Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville), Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), Mme D'Amours
(Mirabel), M. Girard (Groulx), Mme McCann (Sanguinet),
M. Fitzgibbon (Terrebonne), Mme Roy (Montarville), M. Lemay
(Masson), M. Simard (Montmorency), Mme Lavallée (Repentigny),
M. Martel (Nicolet-Bécancour), M. Roberge (Chambly), Mme LeBel
(Champlain), M. Lévesque (Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse), M. Charette
(Deux-Montagnes), M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant (Taillon),
Mme Blais (Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre
(Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Laforest (Chicoutimi),
M. Dufour (Abitibi-Est), Mme Hébert (Saint-François),
Mme Lecours (Les Plaines), Mme Charest (Brome-Missisquoi),
M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs),
Mme Girault (Bertrand), M. Julien (Charlesbourg),
M. Boulet (Trois-Rivières), M. Lafrenière (Vachon), Mme Proulx
(Côte-du-Sud), M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond (Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle
(Huntingdon), M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger
(Orford), Mme Picard (Soulanges), Mme Grondin (Argenteuil),
M. Caron (Portneuf),
M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Reid (Beauharnois),
Mme Dansereau (Verchères), Mme Jeannotte (Labelle),
M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau
(Bourget), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice),
M. Jacques (Mégantic), Mme Boutin
(Jean-Talon), M. Girard (Lac-Saint-Jean), M. Allaire (Maskinongé),
M. Lemieux (Saint-Jean), M. Bussière (Gatineau),
M. Provençal (Beauce-Nord), Mme Dorismond (Marie-Victorin).
Mme Anglade
(Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Fortin (Pontiac), M. Leitão
(Robert-Baldwin), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee),
M. Tanguay (LaFontaine), Mme St-Pierre (Acadie), M. Derraji
(Nelligan), Mme Rotiroti
(Jeanne-Mance—Viger), Mme Melançon (Verdun), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis),
Mme Ménard (Laporte), Mme Charbonneau (Mille-Îles), M. Kelley (Jacques-Cartier),
M. Benjamin (Viau), Mme Sauvé (Fabre), M. Polo
(Laval-des-Rapides), Mme Rizqy (Saint-Laurent), M. Rousselle
(Vimont).
M. Nadeau-Dubois
(Gouin), Mme Labrie (Sherbrooke), Mme Ghazal (Mercier),
M. Zanetti (Jean-Lesage), M. Fontecilla
(Laurier-Dorion), Mme Dorion (Taschereau), M. Marissal (Rosemont), M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve).
M. Ouellette
(Chomedey), M. Roy (Bonaventure), Mme Samson (Iberville).
Le Président : Y a-t-il des députés qui sont contre? Y a-t-il des
abstentions? Pour le résultat, M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 97
Le Président : L'Assemblée accepte donc d'être saisie de ce projet
de loi. M. le leader du troisième groupe d'opposition.
M. Ouellet : Oui, merci beaucoup, M.
le Président. J'ai cru comprendre, ce matin, que le premier ministre, devant
les élus, a annoncé sa volonté d'adopter un
projet de loi d'ici la fin de la législature pour donner le droit de préemption
aux municipalités. Le temps nous manque. Le travail est fait,
appelez-le, on collabore.
Président : Nous sommes toujours à l'étape Présentation de projets de
loi. M. le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette :
M. le Président, je vous demande d'appeler l'article f du feuilleton, s'il
vous plaît.
Le Président :
Et, à l'article f du feuilleton,
j'ai reçu le rapport de la directrice de la législation par intérim sur le
projet de loi n° 207, Loi concernant la Ville de Terrebonne. La directrice de la législation par intérim a
constaté que les avis ont été faits
et publiés conformément aux règles de fonctionnement des projets de loi
d'intérêt privé. Je dépose donc le rapport.
conséquence, M. le député de Masson présente le projet de loi d'intérêt privé n° 207, Loi concernant la Ville de Terrebonne.
Est-ce que
l'Assemblée accepte d'être saisie de ce projet de loi? Adopté. M. le leader
du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : Conformément au premier
alinéa de l'article 267 du règlement, je propose la motion suivante :
«Que
le projet de loi d'intérêt privé n° 207, Loi concernant la Ville de Terrebonne, soit renvoyé pour consultation et étude détaillée à la Commission de
l'aménagement du territoire et que la ministre des Affaires municipales et de
l'Habitation soit membre de ladite commission pour la durée de son
mandat.»
Président : Et est-ce que cette motion est adoptée? Adopté.
Toujours dans cette
même rubrique, M. le leader du gouvernement, à nouveau.
M. Jolin-Barrette :
M. le Président, je vous demande d'appeler l'article g du feuilleton.
Le Président :
Et à l'article g du feuilleton,
j'ai reçu le rapport de la directrice de la législation par intérim sur le
projet de loi n° 208, Loi concernant certaines aliénations relatives à
la maison Larue située au 306, rue des Érables, à Neuville. La directrice de la législation par
intérim a constaté que les avis ont été faits et publiés conformément aux
règles de fonctionnement des projets de loi d'intérêt privé. Je dépose donc le
rapport.
en conséquence, M. le député de Portneuf présente le projet de loi d'intérêt
privé n° 208, Loi
concernant certaines aliénations relatives à la maison Larue située au
306, rue des Érables, à Neuville.
Est-ce que
l'Assemblée accepte d'être saisie de ce projet de loi? Adopté. M. le leader
du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : Conformément, M. le
Président, au premier alinéa de l'article 267 du règlement, je propose
la motion suivante :
«Que
le projet de loi d'intérêt privé n° 208, Loi concernant certaines aliénations relatives à
la maison Larue située au 306, rue
des Érables, à Neuville, soit renvoyé
pour consultation et étude détaillée à la Commission de la culture et de
l'éducation et que la ministre de la Culture
et des Communications soit membre de ladite commission pour la durée du
mandat.»
Président : Est-ce que cette motion est adoptée? Adopté. M. le leader
du gouvernement.
M. Jolin-Barrette :
Oui, M. le Président. Je vous demande d'appeler l'article h du feuilleton,
s'il vous plaît.
Le Président :
Et, à l'article h du feuilleton, j'ai
reçu le rapport de la directrice de la législation par intérim sur le projet de loi n° 209, Loi concernant la Ville de Longueuil. La directrice de la législation par intérim a
constaté que les avis ont été faits
et publiés conformément aux règles de fonctionnement de projets de loi
d'intérêt privé. Je dépose donc le rapport.
conséquence, Mme la députée de Soulanges présente le projet de loi d'intérêt
privé n° 209, Loi
concernant la Ville de Longueuil.
Est-ce que
l'Assemblée accepte d'être saisie de ce projet de loi? Adopté. M. le leader du
gouvernement.
M. Jolin-Barrette : Oui, M. le Président.
Conformément au premier alinéa de l'article 267 du règlement, je propose
la motion suivante :
«Que
le projet de loi d'intérêt privé n° 209, Loi concernant la Ville de Longueuil, soit renvoyé pour consultation et étude détaillée à la Commission de l'aménagement
du territoire et que la ministre des Affaires municipales et de l'Habitation
soit membre de ladite commission pour la durée de ce mandat.»
Président : Est-ce que cette motion est adoptée? Adopté.
À la rubrique Dépôt
de documents, M. le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs.
M. Dufour :
M. le Président, je dépose le plan stratégique 2022-2025 de la SEPAQ.
Merci.
Président : Merci. Ce document est déposé. M. le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette :
M. le Président, je dépose la réponse du gouvernement à la question
inscrite au feuilleton le 7 avril 2022
par le député de Rimouski et la réponse du gouvernement à la pétition présentée
en Chambre le 31 mars 2022 par le député de Pontiac. Merci.
Président : Merci. Ces documents sont déposés.
la rubrique Dépôt de rapports de commissions, Mme la présidente de la Commission des relations avec les citoyens
et députée de Mirabel.
Mme D'Amours :
Merci, M. le Président. Je dépose
le rapport de la Commission des
relations avec les citoyens qui, les
10 et 11 mai 2022, a tenu des auditions publiques dans le cadre de
consultations particulières sur le projet de loi n° 32,
Loi sur la liberté académique dans le milieu universitaire.
Président : Merci. Ce rapport est maintenant déposé.
Il n'y a pas de dépôt
de pétitions.
Il n'y a pas de
réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une violation de
droit ou de privilège.
Mme la leader du
deuxième groupe d'opposition.
Mme Labrie : M. le Président, j'ai
pris connaissance de faits qui constituent, à mon avis, un manquement grave
au respect de l'institution et du processus
démocratique, processus législatif. J'aurais pu en faire une motion de
violation de droit et de privilège,
cependant je vais plutôt faire une intervention à la rubrique de renseignements
sur les travaux. Donc, je vous informe de mon intention. Merci.
Président : Je vous remercie. Je vous entendrai à ce moment.
vous avise qu'après la période de questions et de réponses orales seront tenus
les votes reportés suivants : le vote reporté sur la motion du
député de Robert-Baldwin débattue hier aux affaires inscrites par les députés
de l'opposition, et les votes reportés sur
les amendements proposés par M. le ministre responsable de la Langue française,
Mme la députée de
Marguerite-Bourgeoys, Mme la députée de Mercier et M. le député de
Matane-Matapédia au rapport de la Commission
de la culture et de l'éducation sur le projet de loi n° 96,
Loi sur la langue officielle
et commune du Québec, le français,
ainsi que sur ce rapport.
Nous en sommes
maintenant à la période de questions et de réponses orales, et je cède la
parole à la cheffe de l'opposition officielle.
Mme Anglade :
Merci, M. le Président. M. le Président, tous les jours, tous les jours, on
a des exemples de la conséquence de la
pénurie de main-d'oeuvre dans notre économie, et, jusqu'à ce jour, le premier ministre
ne prend pas la pleine mesure des conséquences que ça a.
Cette
semaine, je parlais avec des restaurateurs qui ont fermé des places dans
différentes régions, puis ça, ça fait en
sorte qu'il y a moins de vitalité dans ces régions-là. Hier, je parlais avec
des gens du secteur de l'hôtellerie qui sont très inquiets de voir la saison
touristique arriver puis de se dire qu'il n'y a pas de plan de match pour faire
en sorte qu'on soit capables d'accueillir tous les touristes qui vont se
déplacer.
villes se mobilisent parce qu'elles savent qu'il y a des pénuries de
main-d'oeuvre partout. Pourtant, le premier ministre fait la sourde oreille. Il
fait la sourde oreille puis il nous dit : Dans le fond, tout va bien, ça
n'a pas vraiment de conséquences. En fait, même, c'est une bonne
nouvelle.
Quand
est-ce que le premier ministre va reconnaître que la pénurie de main-d'oeuvre
est non seulement un frein à l'économie, mais que c'est tout sauf une
bonne nouvelle pour le Québec?
Le Président :
M. le premier ministre.
M. Legault : Oui. M. le Président,
quand on avait un gouvernement du Parti
libéral, il manquait d'emplois, au
Québec. Depuis qu'on a un gouvernement de la CAQ, tout le monde a un
emploi.
Le Président :
S'il vous plaît! Je vais vous
demander... Je vous demande votre attention aux questions et réponses.
M. le premier ministre, vous voulez... veuillez poursuivre, s'il vous plaît.
Président : S'il vous plaît!
M. Legault : Oui. M. le
Président, il va y avoir un changement dans le marché du travail pas juste au
Québec, c'est un phénomène qui est mondial. Dans toutes les sociétés
industrielles, on voit que les emplois qui sont moins bien payés, les emplois manuels, par exemple, bien,
disparaissent, sont remplacés par des emplois à valeur ajoutée. Et la clé de tout ça, c'est l'éducation. Et, M. le
Président, les employés, donc les citoyens québécois, ont accès à des salaires
qui sont meilleurs que ce qu'il y
avait dans le temps du Parti libéral. Pourquoi? Bien, je suis certain que, lorsque la
cheffe de l'opposition officielle
était ministre de l'Économie, elle aurait rêvé d'avoir un taux de chômage plus
bas que toutes les autres provinces. En tout cas, je l'ai entendue dire
espérer ça. Nous, on l'a fait, on est à 3,9 %.
Maintenant,
M. le Président, il faut distinguer les emplois essentiels. Mon collègue a mis
un plan de plus de 3 milliards pour inciter des jeunes à s'inscrire
en sciences infirmières, pour devenir enseignants.
Maintenant, dans le
secteur privé, bien oui, il y a des secteurs, comme le commerce de détail...
Président : En terminant.
M. Legault :
...où le nombre d'emplois va diminuer.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la cheffe de l'opposition officielle.
Mme Anglade : M. le Président, le
rêve du premier ministre, là, c'est en train de devenir le cauchemar de nos
PME. C'est ça qui est en train de se produire, M. le Président.
Comment
le premier ministre peut justifier le fait que 15 % de ces entreprises
décident de délocaliser, aujourd'hui, leur
production parce qu'ils ne sont pas capables d'avoir de la main-d'oeuvre, que
60 % d'entre elles disent refuser des contrats? Comment est-ce qu'il peut regarder ça et puis se dire qu'il
est content de la situation comme elle est présentement?
Président : M. le premier ministre.
M. Legault :
Bien, M. le Président, les entreprises, ça n'a jamais été aussi bien. La
croissance économique est meilleure que dans les pays de l'OCDE. Depuis deux
ans, M. le Président, ça va mieux ici.
Donc,
M. le Président, je sais c'est quoi, la solution du Parti libéral : augmenter le nombre d'immigrants. Elle l'a dit, elle veut au
moins 70 000, peut-être 100 000 immigrants. Ça veut dire quoi,
M. le Président, là? Puis je suis certain que l'ancien ministre
des Finances est capable d'expliquer
ça via l'offre et la demande. Plus il y a d'immigrants, plus il y a
d'immigrants, plus ça met de la pression à la baisse sur les salaires.
Président : En terminant.
M. Legault :
Les Québécois, ils aiment ça, des salaires élevés.
Le Président : Deuxième complémentaire... Et je vais vous demander d'être... Encore une
fois, vous connaissez nos façons de
procéder, pour le bénéfice de la période de questions, être attentifs aux
questions, être attentifs aux réponses. Alors donc, une seule personne a
la parole, à ce moment-ci. Madame...
Président : S'il vous plaît! Merci. Mme la cheffe de l'opposition
officielle.
Mme Anglade : Je me gratte la tête, M.
le Président. Je ne sais pas comment répondre à un commentaire qui vient
d'être fait par le premier ministre,
sérieusement, sérieusement. On a, aujourd'hui, un besoin important, et
tout le monde peut y contribuer. Le
premier ministre, là, ce qu'il fait, c'est tenir des propos, là, qui n'ont pas
leur place, mais aucunement, aucunement.
Moi,
je suis fille d'immigrants, M. le Président, puis je peux vous dire une
chose : quand ils sont arrivés ici, là, ils ont drôlement contribué à l'économie du Québec. J'espère que le
premier ministre peut au moins le reconnaître, ce travail-là.
Président : M. le premier ministre. Vous êtes le seul à avoir la
parole.
M. Legault : M. le Président, le
Québec reçoit 50 000 immigrants par année. Toutes proportions
gardées, là, c'est plus que les
États-Unis, c'est plus que la France. Donc, le Parti libéral ne va pas faire
la leçon aux Québécois. Les Québécois sont des gens accueillants,
accueillants.
M. le Président, on a en plus, au
Québec, un défi d'intégration. On a une langue qui est unique en Amérique du
Nord. Je sais que ça n'intéresse pas le Parti libéral de protéger le
français. Ils l'ont dit souvent, ils vont voter contre le projet de loi
n° 96. Nous, on veut que le français reste au Québec.
Président : Troisième complémentaire...
Président : La parole n'appartient, à nouveau, qu'à la cheffe de
l'opposition officielle.
Mme Anglade : Bien là, là, on est
complètement, là, dans d'autres eaux. Ça dérape, là, les propos du premier
ministre, là. La réalité, là, la
réalité, M. le Président, c'est qu'il y a des entreprises, aujourd'hui, qui
cherchent du monde. La réalité, c'est
qu'il y a des entreprises qui délocalisent. Et je vois le visage du premier ministre
et je sais qu'il est mal à l'aise. Il dit : C'est vrai que les entreprises me disent ça, mais je ne sais pas comment
ajuster mon discours. Bien, il devrait l'ajuster, ce discours-là, et
reconnaître qu'on a besoin d'agir aujourd'hui sur la pénurie de main-d'oeuvre,
aujourd'hui.
Président : M. le premier ministre.
Président : Sans commentaire. M. le premier ministre.
M. Legault : Oui. M. le Président,
quand je rencontre des chefs d'entreprise puis qu'ils me disent qu'ils manquent
de main-d'oeuvre, la première question que je leur pose, c'est : Vous
payez combien vos employés? S'ils paient leurs employés 30 $, 40 $ de l'heure, bien, on va travailler à
la requalification pour leur fournir cette main-d'oeuvre bien payée. Si
l'entreprise paie 15 $ de l'heure, on va les aider à augmenter leur
productivité.
Mais,
M. le Président, si les entreprises pensent continuer à avoir des emplois mal
payés, bien, ça n'existera pas ni au Québec, ni au Canada, ni en
Amérique du Nord, ni dans aucun pays industrialisé.
Président : Question principale, Mme la députée de Verdun.
Mme Melançon : Ah!
c'est vraiment n'importe quoi, ce matin. La pénurie de main-d'oeuvre, là, c'est
un frein à notre dévelop-pement
économique. La croissance économique du Québec en souffre, et le Québec
sous-performe, actuellement, face à nos voisins.
Pendant
ce temps, le gouvernement ne déploie pas de mesures vigoureuses pour pallier la
pénurie. L'impact est réel. Dans les manufacturiers seulement, il manque
30 000 employés. Nos entreprises doivent refuser des contrats et
payer des pénalités de retard. Coût économique pour le Québec? 18 milliards de
dollars. 15 % de nos PME sont obligées de sous-traiter à l'extérieur du Québec, c'est-à-dire nourrir la
croissance des autres. Pendant que notre économie étouffe sous l'impact de la
pénurie, c'est tout le Québec qui y perd.
Est-ce
qu'il y a quelqu'un qui peut faire comprendre au premier ministre que la
pénurie, ce n'est pas un beau problème?
Président : M. le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité
sociale.
M. Boulet : M. le Président, encore
une fois, le phénomène de vieillissement de la population, il était anticipé
depuis 15 ans, 20 ans, au
Québec. On a manqué de vision. C'était prévisible. On n'a pas mis en place un
plan d'action, sauf depuis notre arrivée au pouvoir, avec une
présentation qui a été soumise en septembre. On a démontré, le 30 novembre
dernier, à quel point la pénurie de
main-d'oeuvre était une priorité. On fait de l'intégration. On a mis en place
des bourses incitatives pour répondre
à nos besoins d'enseignants, d'infirmières, de spécialistes en technologies de
l'information, d'ingénieurs, de
travailleurs, travailleuses de la construction. On a obtenu des
assouplissements pour la venue de travailleurs étrangers temporaires. On a contribué à la requalification
de 30 000 travailleurs, l'intégration de clientèles éloignées du
marché de l'emploi, 300 000 dans
les trois dernières années. On a investi 428 % de plus, dans les trois
dernières années, dans une formule innovante, reconnue à l'échelle
internationale, d'alternance travail-études. On est là sur tous les fronts...
Le Président : En terminant.
M. Boulet : ...c'est vraiment
multifactoriel. Merci, M. le Président.
Président : Première complémentaire. S'il vous plaît! La parole
appartient maintenant à la députée de Jeanne-Mance-Viger.
Mme Rotiroti : Oui, merci, M.
le Président. Alors, tout qu'est-ce qu'il dit, le ministre, il n'y a rien qui
marche là-dedans. Alors, les hôteliers ont
lancé un cri du coeur, hier, après avoir été durement touchés par la pandémie.
La pénurie de main-d'oeuvre est un frein à la relance mais aussi à la
croissance de leurs entreprises.
Que répond le ministre à Jean-François Côté, qui
est propriétaire à Québec, à Victoriaville et à Rouyn-Noranda et qui ne peut pas ouvrir ses hôtels à pleine
capacité par faute de main-d'oeuvre, du jamais-vu, M. le ministre, depuis
20 ans?
Le Président : M. le ministre du
Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale.
M. Boulet : Merci,
M. le Président. Écoutez, quand on met en place nos mesures, on travaille en
collaboration avec la Fédération
canadienne de l'entreprise indépendante, les Manufacturiers et exportateurs, on
met toutes les mesures pour répondre
à leurs besoins. Le phénomène de vieillissement de la population va se
poursuivre dans les années à venir. J'ai souvent répété qu'il y aura un creux historique en 2030. Le défi de la
productivité, il s'applique dans tous les secteurs. Il n'y a aucun
secteur d'activité économique qui est à l'abri de l'impératif de l'augmentation
de la productivité, et ça, ça passe par l'automatisation, la numérisation.
Le Président : En terminant.
M. Boulet : On a des missions
de recrutement à l'international. Il y a plein de clés. Merci, M. le Président.
Le Président : Deuxième
complémentaire, M. le député de LaFontaine.
M. Tanguay : M.
le Président, la position du premier ministre ne fait pas l'unanimité chez la
CAQ. La collègue, hier, de Jean-Talon
a dit qu'elle, en campagne électorale, en 2018, elle l'avait ciblé et reconnu,
que la pénurie de main-d'oeuvre, c'était l'enjeu économique numéro un.
Elle l'a dit en cette Chambre même.
J'aimerais
savoir, maintenant, une fois qu'on sait que la collègue de Jean-Talon est
contre la vision de son premier ministre, de son chef, j'aimerais savoir ce que
pense le leader du... le whip en chef du gouvernement, lorsque j'ai fait état,
hier, de Nancy Fréchette et de Martin
Gosselin, 54 ans, qui ont fermé leur restaurant dans son comté parce qu'il
n'y avait pas de main-d'oeuvre, M. le Président. Il est-u d'accord...
Le Président : M. le ministre du
Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale.
M. Boulet : Merci,
M. le Président. Encore une fois, quand je rencontre des restaurateurs, il y en
a qui trouvent des solutions. Je comprends que la pénurie de main-d'oeuvre peut
être un enjeu, mais il y a des restaurateurs qui recourent à des étudiants internationaux pour faire des
20 heures par semaine, travailler à temps plein pendant l'été, qui
recourent à des travailleurs étrangers temporaires, qui n'hésitent pas à
intégrer des personnes en situation de handicap, des jeunes, des travailleurs
expérimentés.
Il faut
vraiment considérer la pénurie de main-d'oeuvre comme un défi qui interpelle
l'ensemble des acteurs du marché de l'emploi. Il faut continuer. On s'en
va dans la bonne direction.
Le Président : En terminant.
M. Boulet : Puis on travaille
avec des consensus. Merci, M. le Président.
Le Président : Question principale?
Question principale, Mme la députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy : Le
premier ministre dit que la clé de tout ça, pour la pénurie de main-d'oeuvre,
c'est l'éducation. Bien, il y a
30 000 profs non légalement qualifiés, puis on a même une pénurie de
suppléants. Voici ce qu'un jeune m'écrit : «Je suis
un élève en secondaire III à la polyvalente Sainte-Thérèse. Depuis notre retour
à l'école, après la relâche, nous n'avons pas d'enseignant en anglais puisque celle-ci a quitté ses fonctions.
Depuis, des remplaçants, qui ne sont jamais les mêmes, viennent surveiller en classe. Nous n'avons rien
appris depuis plus de deux mois. Tandis que la période des examens approche à
grands pas, certains élèves de ma classe sont vulnérables et risquent l'échec.
Nos quatre cours d'anglais par cycle
de neuf jours se résument à rester sur nos téléphones pendant 1 h 15 min,
pas de travail, rien. Où est le ministre de l'Éducation, celui qui,
jadis, voulait s'assurer la primauté de l'intérêt de l'élève au sein du système
de l'éducation?»
dit que la vérité sort de la bouche des enfants. Aujourd'hui, M. le premier ministre,
l'éducation, justement, avec autant de pénurie de profs et de
suppléants, êtes-vous prêt à reconnaître que c'est un enjeu réel?
Président : Et on s'adresse toujours à la présidence. M. le ministre
de l'Éducation.
M. Roberge : M. le Président, la
pénurie d'enseignants et la pénurie de personnel dans le réseau scolaire, c'est
un enjeu réel. Ça fait des années qu'on le reconnaît, qu'on le dit.
des premiers gestes que j'ai posés, en 2018, quelques semaines à peine après
être entré en fonction, ça a été un geste pour contrer la pénurie avec des
tolérances d'engagement puis de permettre aux gens de commencer à enseigner et
de poursuivre en même temps... supposons quelqu'un qui a un bac en histoire,
mais qui n'est pas enseignant, bien, de tout de suite lui confier une classe et
de lui permettre de se former ensuite à temps partiel pour aller décrocher un
brevet, une autorisation.
Mais
la pénurie d'enseignants n'est pas arrivée en 2018, en 2019, en 2020. On a
ici... J'ai devant moi... Le Parti libéral, ça, c'est les ingénieurs de la
pénurie d'enseignants. Pendant le dernier mandat, ils ont commencé la
négociation en disant : Bien, ce
serait une bonne idée d'appauvrir les profs. Au début, ils ont proposé un gel
de salaire. L'inflation était là, mais eux autres disaient : On va
geler leur salaire, on va les appauvrir. Puis, après, du bout des lèvres, à la
fin, ils ont peut-être... ils leur ont donné
l'inflation, mais il a fallu ensuite que nous, on arrive et qu'on règle le
problème, qu'on valorise la profession enseignante...
Président : En terminant.
M. Roberge :
...en faisant un rattrapage.
Le Président :
Première complémentaire. La règle
de base. Attentifs aux questions, réponses. Vous êtes la seule à avoir
la parole, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : M. le Président, le
réseau des services de garde n'y échappe pas. Selon le ministre, il faudrait
près de 18 000 éducatrices de plus
d'ici trois ans juste pour répondre aux besoins des nouvelles places. Et on ne
compte même pas les RSG qui ferment et les éducatrices qui quittent pour
la maternelle quatre ans ou par épuisement.
le Président, pénurie de places, pénurie d'éducatrices. C'est des milliers de
parents qui ne sont pas au travail et c'est eux qui en paient le prix.
Président : Mme la vice-première ministre et ministre de la Sécurité
publique.
Mme Guilbault : Oui, oui, oui, je réponds au nom de mon collègue de la Famille parce
que... et je suis heureuse de le faire, et je suis heureuse de le faire,
M. le Président...
Le Président :
Je veux permettre un peu,
évidemment, d'animation, et tout ça, mais faisons... soyons prudents sur
le temps qui nous est imparti, préservons les nombreux... les secondes, qui
sont importantes.
Le Président :
S'il vous plaît! Mme la vice-première ministre.
Mme Guilbault : Donc, le ministre de la Famille, qui est un collègue que j'apprécie,
avec qui j'ai l'occasion de travailler.
Mais
donc, M. le Président, plus sérieusement, non, bien, je suis contente d'avoir
la question pour le réseau des services de garde, pour plusieurs raisons, entre
autres une bonification historique du salaire des éducatrices en CPE en milieu
subventionné, bonification historique du
salaire des RSG, les responsables des services de garde, et tout ce qu'on a
fait aussi pour la hausse des
inscriptions. Pour la première fois depuis 2015, on a une hausse du nombre de
places en milieu familial et une hausse des inscriptions pour
éducatrices en service de garde.
Président : Deuxième complémentaire, M. le député de
Laval-des-Rapides.
M. Polo : M.
le Président, mes collègues ont fait la démonstration qu'il y a une
problématique à travers de nombreux secteurs
à travers l'ensemble des régions, et cette problématique-là, ce n'est pas les
immigrants. Au contraire, ce que les acteurs
économiques nous disent, c'est que la clientèle immigrante est une
partie de la
solution importante et qu'il y a une capacité d'accueil économique
importante pour cette clientèle-là.
Quand est-ce que le ministre va reconnaître que
les immigrants font
partie de la solution?
Le Président : M. le ministre du
Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale.
M. Boulet : Merci,
M. le Président. L'immigration, c'est une des options que nous devons utiliser
pour répondre à notre problématique
de main-d'oeuvre. On a mis en place un plan d'action pour régionaliser,
accompagner les immigrants dans les
régions où les besoins sont particulièrement criants. La problématique, c'est
que trop d'immigrants se dirigent vers Montréal
et pas suffisamment dans les régions où la pénurie de main-d'oeuvre est plus
accentuée. On a obtenu des assouplissements
au Programme des travailleurs étrangers temporaires qui ont été soulignés par
la plupart des associations patronales. On a annoncé récemment...
Le Président : En terminant.
M. Boulet : ...des
missions de recrutement international pour tous les métiers où on est en
pénurie de main-d'oeuvre. Merci, M. le Président.
Le Président : Question principale,
M. le député de Jean-Lesage.
M. Zanetti : Extrait choisi de
l'oeuvre du premier ministre, page 190 : «...au cours des dernières
décennies, le développement des villes au
Québec s'est effectué en s'éloignant de plus en plus des centres-villes. Mais
aujourd'hui les nombreux
inconvénients de ce qu'on appelle l'étalement urbain sautent aux yeux : un
temps inouï de transport en voiture, une
perte de productivité liée à ces déplacements, une augmentation des coûts de
construction et d'entretien des services publics sans cesse en expansion.»
Page 209 : «Un boulevard
permet la revitalisation d'une ville, alors que les autoroutes détruisent la vie des quartiers.» Je n'ai rien
trouvé dans ce livre-là qui réduisait la densification urbaine à une mode. Au
contraire, le premier ministre est
finalement pas mal plus près de la députée de Taschereau que de son ministre des Transports.
Les autoroutes détruisent la vie des quartiers.
Le troisième lien est une autoroute qui sort en plein centre-ville. Pourquoi
le premier ministre veut-il détruire la vie des quartiers de Québec?
Le Président : Mme
la ministre des Affaires municipales et de l'Habitation.
Mme Laforest : Oui.
Merci, M. le Président. J'apprécie beaucoup cette question parce qu'honnêtement
on va déposer très, très
prochainement la Politique nationale d'architecture et d'aménagement du territoire.
Alors, on a consulté 4 000 personnes,
organismes. On a les experts, les
scientifiques, le monde municipal également. Tout le monde a participé à la
consultation. Pourquoi? Pour améliorer l'aménagement au Québec. Ça ne
s'est jamais fait, M. le Président.
Alors, dans
les prochains jours, très, très prochainement, on va déposer notre politique.
On en est très, très fiers, M. le Président. Ça fait 43 ans que ce
n'était pas travaillé.
Alors, oui,
on parle d'étalement. Oui, on parle de densification. Oui, on parle de milieux
naturels, de milieux agricoles, du
développement économique. On parle de nos petites municipalités. Tout est
abordé, dans notre politique, qu'on déposera très prochainement. Merci,
M. le Président.
Le Président : Première
complémentaire, M. le député de Jean-Lesage.
M. Zanetti : Page 252 :
«Dans les régions urbaines, le trafic automobile constitue un véritable fléau.
Il serait sage, pour régler les
problèmes de circulation, de mettre d'autres moyens à contribution que la
construction de nouvelles routes.» En
2013, le premier ministre était d'accord avec Québec solidaire, les
nouvelles routes ne règlent pas le trafic. Et maintenant je vais citer
Claude Barzotti : «Mais qu'est-ce qui s'est passé?»
Le Président : Mme
la ministre.
Président : S'il vous plaît! Vous souhaitez une réponse,
j'imagine. Mme la ministre des
Affaires municipales et de l'Habitation, nous sommes toutes et tous
attentifs.
Mme Laforest : Bien,
ce que je peux dire, entre 2013 et aujourd'hui, je pense qu'il n'y a pas de
contradiction. Il y a une différence, c'est qu'on l'avait...
Mme Laforest :
...on l'avait prévu et on l'a
travaillé, aujourd'hui, parce qu'on a la chance de le travailler depuis deux ans. Donc, oui, on va parler de transport, on
va parler du milieu rural, on va parler du développement urbain, tous les
centres-villes seront abordés. Donc,
laissez-nous un petit peu de temps, quelques jours, vous allez voir que tout l'aspect...
et même la vision qui était, en 2013, par mon premier ministre, oui, elle sera
appliquée prochainement.
je crois que tout le milieu municipal est très, très satisfait, l'UMQ, la
Fédération québécoise des municipalités. Même, ce matin, aux assises...
Le Président : En
terminant.
Mme Laforest : ...on
en a discuté avec les élus, et tous sont très satisfaits.
Président : Deuxième complémentaire, M. le député de Jean-Lesage.
Vous n'avez pas besoin du livre pour exprimer votre question, je pense.
On l'a bien vu. Je vous remercie.
M. Zanetti : C'est
tout? Je ne peux pas continuer?
Le Président : Allez-y,
M. le député. À vous la parole.
Le Président : Non,
non, seulement ça.
M. Zanetti : Ah!
O.K. Excusez. Je n'avais pas compris. J'étais là : Il me semble que j'ai
bien compté.
ministre dit : Il n'y a pas de contradiction entre ce qui a été dit dans
ce livre-là, puis je ne le montrerai pas, et ce qui est fait aujourd'hui par ce gouvernement-là, mais, le troisième
lien, le troisième lien, tout le Québec voit la contradiction entre ce
qui est dit dans ce livre et le troisième lien. C'est exactement une vision
complètement opposée.
Est-ce
que la ministre peut reconnaître que le troisième lien ne cadre pas avec ce que
prônait le premier ministre en 2013?
Le Président : Mme
la ministre des Affaires municipales et de l'Habitation, à vous la parole.
Mme Laforest : Oui.
M. le Président, entre vous et nous, évidemment, il n'y a pas de contradiction.
Quand on parle du troisième lien, on parle d'un déplacement de
centre-ville à centre-ville. Alors, on va en discuter également dans la
politique nationale d'aménagement.
Ce qu'il faut
comprendre, c'est que, dans le passé, on n'a pas réfléchi notre territoire.
Maintenant, on veut une meilleure
planification, une meilleure vision, et tous les aspects seront étudiés,
prochainement, dans la politique nationale d'aménagement.
juste un exemple comme ça, puis on en discutait ce matin aussi, si le pont
Pierre-Laporte n'avait pas été situé où il est situé, peut-être que le
développement aurait été autrement, dans les deux centres-villes. Merci, M. le
Président.
Le Président : Question
principale, Mme la députée de Gaspé.
Mme Perry
Mélançon : M. le Président, déjà à l'agonie, le Château
Dubuc, en Gaspésie, a commencé à sombrer dans la mer lors de la dernière
tempête. On ne parle plus ici d'une sauvegarde, M. le Président, mais bien d'un
sauvetage.
Même s'il s'agit du
dernier vestige du premier grand industriel francophone, jamais la ministre n'a
reconnu ce bien cité comme étant un joyau
patrimonial du Québec. Être ministre
de la Culture implique de faire
preuve de leadership, dans des
moments critiques, pour sauver le patrimoine bâti du Québec. L'an dernier, la
ministre déplorait de ne pas avoir été avisée plus tôt de la situation
du Château Dubuc. Or, qu'a-t-elle fait depuis?
La solution
est simple, le gouvernement n'a qu'à déplacer l'immeuble pour le protéger. Le
propriétaire est même prêt à céder
gratuitement sa propriété pour la sauver. Le temps presse, l'érosion est
critique, et chaque nouvelle tempête risque d'engloutir ce joyau.
La ministre va-t-elle faire preuve de leadership
et agir sans délai pour sauver le Château Dubuc?
Le Président : Mme la ministre de la
Culture et des Communications.
Mme Roy : Oui.
Merci, M. le Président. Je voudrais remercier la collègue pour sa question
parce que ça va me donner
l'opportunité, ici, de parler de ce dossier. C'est un dossier complexe,
technique et pour lequel, je pense, on a tout intérêt à avoir plusieurs
détails, et ce sont ces détails que je vais vous donner ce matin, M. le
Président.
Sachez
d'abord que la protection du patrimoine bâti, c'est une responsabilité
collective, nous l'envisageons de cette façon. Pour ce qui est du leadership, j'ai toujours répété que, les
bâtiments, ce n'est pas qu'à l'État de les protéger, mais c'est aussi aux propriétaires, aux municipalités,
aux MRC, au gouvernement du Québec. Dans ce dossier, M. le Président,
nous avons été le seul gouvernement à offrir une somme d'argent pour aider le
propriétaire.
Maintenant,
dans les faits, dans les faits très précis... Parce qu'il faut souligner que ni
la municipalité, qui a cité le bâtiment, j'en conviens, ni la MRC ne veut
donner quelque somme que ce soit. Alors, dans ce dossier très précis...
il me reste 14 secondes, j'y
reviendrai, mais, dans ce dossier très précis, ce qu'il est important de dire,
ce qu'il est important de dire et que
tout le monde l'entende ici, au printemps 2018 le précédent gouvernement
avait envoyé un document au propriétaire, qui est une compagnie...
Le Président : En terminant.
Mme Roy : ...lui disant :
Vous êtes dans un endroit dangereux, dans une zone inondable...
Le Président : Première
complémentaire, Mme la députée de Gaspé.
Mme Perry
Mélançon : M. le Président, la ministre est en train de se
défiler. Si je peux dire c'est quoi, la responsabilité de la ministre, là, c'est d'assumer le leadership puis de
mobiliser le milieu, justement. Le Château Dubuc, c'est une villa patrimoniale d'intérêt national.
Devant le risque que notre patrimoine collectif disparaisse, c'est à elle que
revient la responsabilité d'agir en dernier recours.
Est-ce que la ministre... Qu'est-ce qu'elle
attend pour agir?
Le Président : Mme la ministre de la
Culture et des Communications.
Mme Roy : Oui.
J'aimerais d'abord souligner à la collègue que nous avons agi, nous avons
offert une somme d'argent pour aider. Mais ce qui est important, c'est
la chronologie des événements, ici, parce que la réalité, c'est qu'il faut être
pragmatique également.
Alors, je vous disais qu'au printemps 2018
le propriétaire, qui est une compagnie à numéro, le propriétaire a été avisé par la sécurité publique qu'il devait
déplacer son bâtiment, qui est trop près de l'eau, dans une zone inondable et
dangereuse. Printemps 2018. M. le
Président, j'en suis informée, il y a 11 mois, et là on me dit :
Donnez-moi 1 million, je dois
déménager le bâtiment. Alors, vous comprenez qu'il s'agit ici de l'argent des
contribuables. On doit faire une expertise, s'assurer de la pertinence.
Et nous avons offert une certaine somme pour aider à le déplacer.
Le Président : Deuxième
complémentaire, Mme la députée de Gaspé.
Mme Perry
Mélançon : Ne pas agir, là, M. le Président, depuis
11 mois, là, ce n'est pas la solution. Le ministre de
l'Environnement a récemment annoncé 437 millions de dollars pour
renforcer la résilience face aux changements climatiques.
Le Château Dubuc est victime de l'érosion côtière. Si on attend qu'il tombe à
la mer, le coût risque d'être encore plus élevé, et le gouvernement va
porter l'odieux de la perte de cet héritage.
Pour la dernière fois, est-ce que la ministre
peut assumer son leadership et agir rapidement?
Le Président : Mme la ministre de la
Culture et des Communications.
Mme Roy : Oui. Nous avons agi. Le problème, dans ce
dossier, c'est que le propriétaire, la compagnie à numéro, a agi beaucoup trop tard. Parce que ce que la
députée ne vous dit pas, c'est que, depuis 2018, ce propriétaire a été
impérativement averti qu'il devait déplacer son bâtiment, qu'il nous a
contactés il y a 11 mois, qu'il n'a plus d'argent à mettre là-dedans — nous
en avons offert — et
qu'il nous dit : Je vais le déplacer, mais le déplacer dans un endroit qui
n'est pas plus sécuritaire.
Alors, dans
le cas de ce bâtiment, sachez également, M. le Président, qu'en 2019 les
grandes marées sont rentrées dedans. Alors, ce bâtiment est maintenant
condamné, il est trop tard. Alors, je veux bien sauver un bâtiment...
Le Président : En terminant.
Mme Roy : ...encore faut-il
qu'il soit sauvable. Et actuellement nous sommes le seul gouvernement...
Le Président : Question
principale... Question principale, Mme la députée de Verdun.
Mme Melançon : Citation :
«...les nombreux inconvénients de ce qu'on appelle l'étalement urbain sautent
aux yeux : un temps inouï de transport
en voiture, une perte de productivité liée à ces déplacements, une augmentation
des coûts de construction et d'entretien des services publics sans cesse en
expansion.» Ça, c'était le premier ministre en 2013 dans son livre. Aujourd'hui, on assiste au triste
spectacle d'un gouvernement qui nie l'étalement urbain, avec un ministre des
Transports qui nous dit que c'est une mode,
avec un ministre de l'Environnement qui prétend que le tunnel caquiste, ça va
freiner l'étalement urbain.
Soyons
clairs, M. le Président, il ne s'agit pas de juger le choix de
la population, les gens vont là où ils peuvent se permettre d'accéder à la propriété. Mais on ne
peut pas non plus se mettre la tête dans le sable, il faut écouter les maires
de nos villes, travailler avec eux pour encadrer l'étalement urbain.
Ma question
est toute simple : Est-ce que le premier ministre peut se réinspirer de
ses propres écrits, en 2013, et avoir une sérieuse discussion avec les
membres de son cabinet?
Le Président : Mme la ministre des
Affaires municipales et de l'Habitation.
Mme Laforest : Oui.
Alors, M. le Président, c'est important de mentionner que tout développement,
là, ne veut pas dire étalement. Puis
ce que je trouve particulier, là, c'est qu'on a la politique nationale
d'aménagement qu'on a déposée, une
loi sur l'aménagement et l'urbanisme qui est là depuis plus de 40 ans, qui
n'a jamais été travaillée ou presque pas travaillée. Imaginez! Comment on peut se lever et parler
d'étalement urbain et de densification quand, dans les dernières années, on
aurait pu l'avoir, la politique d'aménagement, M. le Président?
Alors, on est
très fiers. On va en parler, on va parler de densification, d'étalement, de
milieux ruraux, de centres-villes, on va parler des milieux agricoles, des
milieux naturels, de développement économique, mais tout peut se faire
si c'est bien planifié. Alors, dans la
politique, il y aura une belle planification, M. le Président, et on en sera
très fiers, ce qu'on fait depuis deux ans avec tous nos partenaires.
Le Président : Première
complémentaire, Mme la députée de Verdun.
Mme Melançon : Le
Comité consultatif sur les changements climatiques sonne l'alarme. Le Québec
méridional s'artificialise au
détriment des terres agricoles et des milieux naturels. Le constat est clair,
il faut penser notre territoire avec une vision du XXIᵉ siècle.
gouvernement martèle depuis deux ans qu'il faut écouter la science. Va-t-il
écouter les recommandations de son propre comité consultatif, formé de
scientifiques, et agir pour freiner l'étalement urbain?
Le Président : Mme la ministre des
Affaires municipales et de l'Habitation.
Mme Laforest : M.
le Président, en trois ans et demi, on aura consulté pendant deux ans nos
partenaires et on aura la politique d'aménagement du territoire. Alors,
nous, on agit, on ne fait pas juste réfléchir, on agit.
Puis je pense
que, dans le passé, même le collègue de Robert-Baldwin, que je respecte
énormément, a dit : Dans les dernières décennies, on n'a pas assez
construit, pas assez construit de logements abordables, pas assez construit de logements sociaux. Donc,
merci d'être très transparent. Mais, nous, l'habitation, même, dans la
politique nationale d'aménagement, même tous les bâtiments patrimoniaux
seront évalués, seront analysés et seront mieux respectés.
Alors, moi, ce que je
peux dire présentement, je suis fière. La politique, c'était un engagement...
Le Président :
En terminant.
Mme Laforest : ...comme tous les autres
engagements qu'on avait, aux Affaires municipales, et on continue d'aller
de l'avant.
Président : Deuxième complémentaire, Mme la députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy : Vous savez, le samedi, le
premier ministre, souvent, nous fait des suggestions de lecture. Moi, je
lui suggère de relire son livre, parce que
ça fait maintenant neuf ans, puis il y a vraiment des perles.
Page 203 : «La promenade Samuel-De Champlain,
quelle belle réussite! Serait-il possible de transformer l'autoroute
Dufferin-Montmorency en boulevard urbain? Cela me semble souhaitable.»
Moi,
j'ai deux questions. Premièrement, est-ce que le géographe, le député de
l'Assomption, peut nous dire comment il peut réconcilier le troisième
lien avec le boulevard urbain? Et, deuxièmement, est-ce qu'il pense ce qu'il
écrit?
Le Président :
Mme la ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale.
Mme Guilbault : Oui. Donc, bien, ça me fait plaisir, je peux revenir sur la
phase IV de la promenade Samuel-De Champlain après des questions, la
semaine dernière, de la députée de Saint-Laurent sur la phase IV de la
promenade Samuel-De Champlain, rappeler
qu'on a annoncé 190 millions pour faire la phase III de Samuel-De Champlain,
exactement comme on l'avait promis,
ce que les libéraux n'ont jamais été capables de faire, la phase III, à
part installer une pancarte sur le bord du fleuve.
Donc,
nous, on va la livrer dans les prochains mois et, par la suite, on va se
concentrer sur la phase IV, exactement comme on l'avait promis aussi, d'appuyer le développement de la
phase IV, qui va se faire en plusieurs sous-phases. C'est un beau
et grand projet pour tout l'est de notre ville et qui va s'agencer parfaitement
et s'inscrire parfaitement dans le développement global de l'est, incluant les
projets de transport, de mobilité durable...
Président : En terminant.
Mme Guilbault : ...incluant la zone d'innovation et compagnie.
Président : Question principale, M. le député de Bonaventure.
M. Roy :
M. le Président, hier, le rapport
de la VG a été dévastateur en ce qui a trait à la gouvernance du CISSS de la Gaspésie. Le pire, c'est que le ministère le
savait depuis des années et que cela a pris l'intervention de la vérificatrice
pour mettre tout ça au grand jour : contrats de gré à gré illégaux et
parfois donnés à la famille, facturation pour services à domicile non rendus,
processus d'embauche de cadres bâclé et vicié pour faciliter le favoritisme,
C.A. dysfonctionnel, climat de travail
toxique où près de 50 % des cadres ont démissionné, dans la Baie-des-Chaleurs,
dépenses de 2,4 millions par année, de gré à gré, pour de l'hébergement
temporaire, sans trace écrite des modalités. De plus, le CISSS n'a pas fourni
toutes les données que la VG réclamait.
Hier, le ministre a
dit : On espère que le nouveau P.D.G. va tenir compte de nos
recommandations. Nettement insuffisant. Nous
demandons un changement complet de la gouvernance, sinon une
partie de
l'organisation va pérenniser ce mode de gestion du détournement de
fonds.
Allez-vous prendre ce
dossier au sérieux et agir maintenant?
Président : M. le ministre de la Santé et des Services sociaux.
M. Dubé : Bien, écoutez, premièrement, M. le Président,
j'ai pris aussi connaissance du rapport du VG, hier, et c'est certain qu'il y a
plusieurs des recommandations que je partage l'opinion du député à l'effet
qu'on devrait faire des changements très importants. D'ailleurs, comme je l'ai mentionné hier,
on a besoin de faire des changements de la gestion administrative.
Par contre,
comme je l'ai expliqué, on est en train de finaliser un processus d'engagement
d'un nouveau P.D.G., parce que je pense qu'il faut avoir un peu de
renouveau, je vais le dire comme ça, et plus de rigueur dans la gestion de certains CISSS et CIUSSS, celui de la Gaspésie en
est un très bel exemple. Et, on l'a dit, M. le Président, souvent, il y aurait
imputabilité des P.D.G. Et, lorsque ces P.D.G. là ne sont pas à la hauteur de
nos attentes, il y aura des changements. Et, heureusement ou malheureusement, M. le Président, c'est le cas de la
Gaspésie. Et on va faire tout ce qui est possible pour que ces changements-là soient appliqués le plus
rapidement, et on pourra annoncer au cours des prochains jours le choix
qui aura été établi par le comité. Mais ce que je comprends, c'est que les gens
vont être très fiers d'avoir...
Le Président : En terminant.
M. Dubé : ...un nouveau P.D.G.,
en Gaspésie, au cours des prochains jours. Merci.
Le Président : Première
complémentaire, M. le député de Bonaventure.
M. Roy : On va faire un peu de pédagogie, M. le Président.
Les constats de la VG sont tellement graves que, si vous ne songez qu'à changer le P.D.G., je le
répète, et non la gouvernance dans son ensemble, ce sont les travailleurs de la
santé et la population qui vont continuer à
écoper de cet environnement vicié. De plus, la VG a signifié les limites de son
mandat. Il n'est donc pas exclu que des
enquêtes pourraient être effectuées par d'autres organisations, vu la gravité
des observations. Donc, la population et les travailleurs méritent un
plan clair et transparent.
Est-ce que le ministre peut en fournir un dès
aujourd'hui?
Le Président : M. le ministre
de la Santé et des Services sociaux.
M. Dubé : Comme vous savez, M. le Président, puis je pense
que le député le reconnaît, puis je le sais, que c'est un dossier qu'il suit depuis très longtemps, puis
il avait déjà... suite à des remarques qu'il avait faites, nous, on avait
demandé d'aller faire des vérifications pour voir avec la VG qu'est-ce
qu'il en était réellement.
J'aimerais
dire qu'on a la chance, avec l'arrivée d'un nouveau P.D.G., qui va prendre
connaissance, lui aussi ou elle aussi,
des recommandations qui auront été faites par le VG... Je pense qu'on a une
opportunité, lorsqu'il y a un changement
de garde comme ça, de pouvoir faire les bonnes choses et rapidement, parce
qu'on n'a pas à convaincre un P.D.G. de changer sa façon de faire, on
change le P.D.G. Alors, c'est exactement...
Le Président : En terminant...
M. Dubé :
...où on est. Puis on est
très conscients qu'il y a du travail à faire pour ramener ça à l'ordre.
Le Président : Deuxième
complémentaire, M. le député de Bonaventure.
M. Roy : C'est la première fois
qu'une évaluation en profondeur est faite sur un CISSS par la régie depuis leur
création. Et tout porte à croire que le cas du CISSS de la Gaspésie ne soit que
la pointe de l'iceberg. Les révélations troublantes de la régie pourraient être
la prémisse à d'autres dénonciations, et ce, dans d'autres régions du Québec.
M. le Président, la santé, c'est le plus gros
poste budgétaire du gouvernement du Québec et cela vient avec des
responsabilités proportionnelles. Donc, je reviens à l'enjeu. Allez-vous régler
le cas de la Gaspésie?
Le Président : M. le ministre de la
Santé et des Services sociaux.
M. Dubé : Bien là, M. le Président, je veux juste qu'on
fasse attention un peu. Je pense que j'ai dit que j'étais d'accord avec les recommandations de la VG, qui fait un
excellent travail, en passant, mais, de là à dire qu'il faut regarder tous les
CISSS et les CIUSSS, je pense qu'il faut faire une différence. Il y a eu des
événements spécifiques qui ont été notés. Il
y a des recommandations. On fait des changements au niveau de la direction de
ce CISSS et CIUSSS là. Mais j'aimerais rappeler que l'ensemble des
P.D.G. fait un excellent travail, dans les CISSS et les CIUSSS. Et, lorsqu'on
est mis au courant de certaines situations
qui doivent être changées... Je le rappellerais, que, depuis notre arrivée,
c'est le troisième P.D.G. qui est changé, dans les circonstances.
Le Président : En terminant.
M. Dubé :
Alors, lorsqu'il est temps de le faire, nous faisons les changements
nécessaires, ce qui ne se faisait pas avant.
Président : Question principale, Mme la députée de Fabre.
Mme Sauvé :
M. le Président, le gouvernement navigue à vue, ça va droit dans le mur. Ce
sont les mots de la Vérificatrice générale
dans son rapport sur les besoins de soins de longue durée à nos aînés en grande
perte d'autonomie, qu'ils soient en CHSLD, en ressource intermédiaire,
en future m#aison des aînés ou à la maison. Non seulement le gouvernement sous-évalue les coûts de soins
anticipés, mais il oublie même dans ses propres calculs la réalité des besoins
actuels. La CAQ a oublié d'inclure la
prévalence des troubles neurocognitifs. La CAQ a même oublié le nombre d'aînés
en attente d'une place pour un hébergement de longue durée.
Comment
c'est possible, ça, ce gouvernement qui peut oublier une majorité d'aînés en
CHSLD atteints de troubles neurocognitifs
majeurs alors que ces données sont pourtant disponibles au ministère? En date
d'aujourd'hui, 3 678 personnes attendent sur la liste
d'attente pour une place de soins de longue durée.
Comment ce
gouvernement peut encore une fois, encore une fois oublier tous ces aînés?
Président : Mme la ministre responsable des Aînés et des Proches
aidants.
Mme Blais (Prévost) : Bien,
M. le Président, je suis très contente d'avoir cette question ce matin parce
que, que ce soit le PLQ, QS ou le PQ,
les gens ici se sont tous levés pour dire qu'il ne fallait pas développer des
places, que les maisons des aînés, ce
n'était pas bon, les maisons alternatives. Or, nous sommes le seul parti à
développer des places en soins de longue
durée. Et actuellement il y a 34 maisons qui sont en train de lever de
terre. Nous allons livrer, en 2022, 2 640 places, et nous
allons en développer pas mal plus que d'autres.
là j'aimerais citer quelque chose, parce que la députée parle d'aspects
négatifs, mais je vais vous parler d'un aspect positif. Mme Leclerc a
mentionné : Le ministère, ça lui a pris près de 15 ans avant de
réévaluer la croissance des besoins.
C'est en 2018 qu'on a réévalué la croissance des besoins, en fonction du
développement des maisons des aînés, et on l'a évalué sur une période de
10 ans, donc jusqu'en 2028.
Le Président :
S'il vous plaît!
Mme Blais
(Prévost) : Ça veut dire que...
Président : En terminant.
Mme Blais (Prévost) : ...lorsque
nous sommes arrivés au pouvoir, on a fait une étude populationnelle pour
savoir...
Le Président :
Question complémentaire...
Le Président :
Et là je vais vous demander, à ce
moment-ci, encore une fois, toute votre collaboration pour être attentifs
tant aux questions qu'aux réponses, les dossiers et les sujets sont importants.
Mme la députée de Fabre.
Mme Sauvé : M. le Président, je
rappellerais qu'au moment où on se parle il n'y a toujours pas un aîné dans une
maison des aînés.
Mais
parlons du soutien à domicile. Ça va coûter combien? Quels soins on va offrir?
Il n'y a pas de réponse ou il y a des
mauvaises réponses. Présentement, là, le gouvernement travaille avec un
scénario de 625 heures d'interventions, alors que les besoins réels sont trois fois plus élevés. Et,
deuxièmement, le gouvernement ne connaît même pas les coûts de soins à
domicile d'un aîné en grande perte d'autonomie.
M. le Président,
est-ce que la ministre l'a lu, le rapport de la vérificatrice?
Président : Mme la ministre responsable des Aînés et des Proches
aidants.
Mme Blais (Prévost) : M.
le Président, la députée dit que, pour l'instant, il n'y a pas de place encore
dans les maisons des aînés. Je pense qu'on ne fait pas de construction dans un
cloud, il faut le faire sur un terrain. En trois ans et demi, il y a
34 bâtiments en train de lever de terre. Connaissez-vous un gouvernement
qui a fait ça par le passé?
Maintenant,
nous sommes le seul parti à ne pas opposer hébergement de soins de longue
durée, pour une clientèle en particulier,
et soins à domicile. Connaissez-vous un gouvernement, M. le Président, qui a
investi, en trois ans et demi, 1,9 milliard de dollars
supplémentaires dans les soins à domicile? Est-ce que vous connaissez un
gouvernement...
Président : En terminant.
Mme Blais (Prévost) : ...qui
annonce à l'avance, jusqu'en 2026, 3 milliards de dollars pour les soins à
domicile?
Président : Deuxième complémentaire...
Le Président :
La parole n'appartient, encore
une fois... S'il vous plaît! La parole n'appartient qu'à la députée de Fabre.
Mme Sauvé : M. le Président, je ne
sais toujours pas si la ministre a lu le rapport. En résumé, pendant que tout
le monde souhaite un vrai virage vers
le soutien à domicile, le gouvernement ne sait toujours pas combien les soins à
domicile, ça coûte, maintenant, aucun
modèle de planification basé sur de vraies données, rien sur la réorganisation
des soins, rien sur combien les soins
vont coûter. Et, pendant que tout le monde parle de pénurie de personnel, il
n'existe aucune trace de solution à mettre en place pour avoir du
personnel suffisant pour prendre soin de nos aînés.
La ministre nous
parle de son bilan. Le gros problème, c'est que la Vérificatrice générale...
Président : Mme la ministre responsable des Aînés et des Proches
aidants.
Mme Blais (Prévost) : Bien,
je suis très fière de me lever pour dire que le député qui était auparavant
ministre de la Santé et des Services
sociaux, en quatre ans, il n'a développé que 400 quelques places,
425 places qu'il a développées en quatre
ans, alors que, dans l'intermédiaire de nos places en maison des aînés, nous
avons développé 1 300 places en ressource intermédiaire.
Maintenant,
tous les CISSS et les CIUSSS ont déposé leurs projets par rapport aux employés
qu'ils doivent avoir à la fois dans les maisons des aînés et CHSLD. Et, M. le
Président, j'espère qu'on se souvient que la semaine dernière j'ai déposé
un plan d'hébergement...
Président : En terminant.
Mme Blais (Prévost) : ...de
soins et de services de longue durée qui fait
partie du plan de santé de
2,9 milliards...
Président : Question principale, M. le député de D'Arcy-McGee. À vous
la parole.
M. Birnbaum : M. le Président, Sandra Demontigny,
42 ans, souffre d'Alzheimer précoce. Sa mère est morte de cette même maladie
neurodégénérative après une longue période, marquée de la souffrance
intolérable, dans l'incapacité de
reconnaître ses propres proches, sans autonomie ni dignité. Sandra Demontigny
sait qu'elle va mourir de cette même maladie
et fort probablement de la même
façon, devant la même souffrance,
mais elle a l'espoir de pouvoir déclarer ses propres voeux afin de
mourir dans la dignité.
J'ai
été vice-président de la Commission spéciale sur l'évolution de la Loi
concernant les soins de fin de vie. Notre rapport recommande l'adoption
d'une loi permettant les demandes anticipées de l'aide médicale à mourir devant
un diagnostic de maladie grave et incurable de nature neurocognitive.
Est-ce
que ce gouvernement va déposer et faire adopter une loi à cet effet, sans
délai, au nom de Sandra et tous les individus qui l'attendent?
Le Président : M. le ministre de la
Santé et des Services sociaux.
M. Dubé : Bien
là, M. le Président, je suis vraiment content d'avoir cette question-là du
député, parce que c'est un dossier qui est vraiment sur le haut de la
pile de mon bureau.
Grâce au
travail qui a été fait à la commission... Et, je le rappelle, il y avait eu une
excellente collaboration de tout le monde, entre autres ma collègue la députée,
ici, qui avait, disons, dirigé la commission, avec plusieurs députés que je
ne nommerai pas parce que je veux prendre le
bon temps pour les bonnes choses. Toutes les formations ont convenu qu'il
fallait adresser les demandes anticipées, tous les partis l'ont convenu.
Le rapport de la commission a été donné.
La minute que
leurs 11 recommandations ont été données, M. le Président, j'ai demandé à
l'équipe de légistes, au gouvernement,
de préparer le projet de loi. Le projet de loi, il est en préparation, il est
sur le point d'être déposé aux différents conseils, comités ministériels, Conseil des ministres, il suit la
procédure le plus rapidement possible. Et l'engagement que j'ai pris, d'ailleurs, je le redis devant tout le
monde aujourd'hui : il va être déposé. Et, avec un consensus de
l'opposition, on est même capables de le voter avant la fin de la
session. Alors, moi, je vous dis...
Le Président : En terminant.
M. Dubé : ...on
fait tout dans notre possible, en ce moment, pour être capables de déposer et
de voter le projet de loi.
Le Président : Et cela met fin à la
période de questions et de réponses orales.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, comme annoncé
précédemment, nous allons maintenant procéder au vote reporté sur la
motion de M. le député de Robert-Baldwin débattue hier aux affaires inscrites
par les députés de l'opposition, qui se lit comme suit :
«Que l'Assemblée
nationale constate que depuis plusieurs mois, les Québécois, notamment les plus
vulnérables et les jeunes familles, font les frais d'une hausse rapide
du coût de la vie;
«Qu'elle
prenne acte que la croissance des salaires a été insuffisante pour contrer les
effets de la hausse de l'inflation;
«Qu'elle
reconnaisse que les Québécois font face à des choix difficiles notamment en
matière d'alimentation, de logement et d'énergie;
«Qu'enfin,
elle déplore que le gouvernement du Québec n'ait pas déployé de moyens
suffisants pour atténuer l'impact de
la hausse du coût de la vie sur la population et qu'elle exige qu'il mette de
l'avant de nouvelles mesures structurantes dans les meilleurs délais.»
Et que les députés en faveur de cette motion
veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Fortin (Pontiac), M. Leitão
(Robert-Baldwin), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), M. Tanguay
(LaFontaine), Mme St-Pierre (Acadie), M. Derraji (Nelligan),
Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Melançon
(Verdun), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis), Mme Ménard (Laporte),
Mme Charbonneau (Mille-Îles), M. Kelley
(Jacques-Cartier), M. Benjamin (Viau), Mme Sauvé (Fabre), M. Polo (Laval-des-Rapides), Mme Rizqy
(Saint-Laurent), M. Rousselle (Vimont).
Mme Labrie
(Sherbrooke), Mme Ghazal (Mercier), M. Zanetti (Jean-Lesage),
M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Dorion (Taschereau),
M. Marissal (Rosemont), M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve).
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine), M. Ouellet
(René-Lévesque), Mme Perry Mélançon (Gaspé), Mme Hivon
(Joliette), M. Gaudreault (Jonquière), M. Bérubé (Matane-Matapédia).
M. Roy
(Bonaventure), Mme Samson (Iberville).
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :
Maintenant,
que les députés contre cette motion veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Jolin-Barrette (Borduas),
Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville), Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), Mme D'Amours (Mirabel),
M. Girard (Groulx), M. Fitzgibbon (Terrebonne), Mme Roy
(Montarville), M. Lemay (Masson), M. Simard (Montmorency),
Mme Lavallée (Repentigny), M. Martel (Nicolet-Bécancour),
M. Roberge (Chambly), Mme LeBel (Champlain), M. Lévesque
(Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse),
M. Charette (Deux-Montagnes), M. Lamontagne (Johnson),
M. Carmant (Taillon), Mme Blais (Prévost), M. Caire
(La Peltrie), M. Lefebvre (Arthabaska), M. Dubé
(La Prairie), Mme Laforest (Chicoutimi), M. Dufour (Abitibi-Est), Mme Hébert (Saint-François),
Mme Lecours (Les Plaines), Mme Charest (Brome-Missisquoi),
M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs),
Mme Girault (Bertrand), M. Julien (Charlesbourg), M. Boulet
(Trois-Rivières), M. Lafrenière (Vachon), Mme Proulx (Côte-du-Sud),
M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond (Richelieu), M. Bachand
(Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon), M. Chassin (Saint-Jérôme),
Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), Mme Picard (Soulanges), Mme Grondin
(Argenteuil), M. Caron (Portneuf), M. Asselin
(Vanier-Les Rivières), M. Reid (Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères), Mme Jeannotte
(Labelle), M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau
(Bourget), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), M. Jacques
(Mégantic), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac), Mme Boutin (Jean-Talon), M. Girard
(Lac-Saint-Jean), M. Allaire (Maskinongé), M. Lemieux (Saint-Jean),
M. Bussière (Gatineau), M. Provençal (Beauce-Nord),
Mme Dorismond (Marie-Victorin).
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Je vous remercie. Maintenant, avant de...
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, pour les gens qui nous regardent,
c'était le premier vote de M. le greffier. Alors, il a été extraordinaire. Y
a-t-il des abstentions?
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Y a-t-il des abstentions? Il n'y en a pas. Alors, pour le résultat du
vote, M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 32
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, la motion est rejetée.
Nous allons
maintenant procéder aux votes reportés sur les amendements proposés par M. le
ministre responsable de la Langue
française, Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys, Mme la députée de Mercier et
M. le député de Matane-Matapédia au
rapport de la Commission de la culture et de l'éducation sur le projet de loi
n° 96,
Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le
français, ainsi que sur ce
rapport. Comme convenu, je ferai la lecture des amendements proposés et je procéderai à leur mise aux voix
individuellement, à l'exception de certains amendements du ministre responsable
de la Langue française qui seront regroupés.
Alors, je
vais d'abord mettre aux voix trois des amendements proposés par M. le ministre
responsable de la Langue française modifiant l'article 58 du projet
de loi.
Le premier amendement se lit comme suit :
À l'article
58 du projet de loi, tel qu'amendé, dans l'article 88.0.2 de la Charte de
la langue française qu'il propose :
1° remplacer,
dans le deuxième alinéa, «L'établissement doit voir à ce que ces cours soient
donnés à l'étudiant.» par «Cet
établissement peut permettre à un étudiant déclaré admissible à recevoir
l'enseignement en anglais conformément à
la
section I de substituer trois cours de français à ces trois cours donnés en
français; ces cours de français s'ajoutent alors aux cours de langue
seconde.»;
2° ajouter, à la fin, l'alinéa suivant :
«L'établissement
visé au deuxième alinéa doit voir à ce que les cours exigés en vertu de cet
alinéa soient donnés à l'étudiant.»
Le deuxième amendement se lit comme suit :
À l'article
58 du projet de loi, insérer, après l'article 88.0.2 de la Charte de la
langue française qu'il propose, l'article suivant :
«88.0.2.1.
Chacun des cours exigés en vertu de l'article 88.0.2 de même que les cours
de langue seconde doivent compter un minimum de 45 heures
d'enseignement.
«L'évaluation
des apprentissages pour chacun de ces cours et la présentation des résultats de
cette évaluation sont régis par le régime des études collégiales établi en
vertu de l'article 18 de la
Loi sur les collèges d'enseignement général
et professionnel (chapitre C-29).»
Le troisième
amendement se lit comme suit :
À l'article
58 du projet de loi tel qu'amendé, remplacer le paragraphe 2° du premier
alinéa de l'article 88.0.12 de la Charte de la langue française
qu'il propose par le paragraphe suivant :
«2° il a réussi les trois cours exigés en vertu
de l'article 88.0.2.»
Je mets donc
aux voix les amendements que je viens de lire. Et que les députés en faveur de
cette motion veuillent bien se lever.
La Secrétaire adjointe : M. Jolin-Barrette (Borduas),
Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville), Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), Mme D'Amours (Mirabel),
M. Girard (Groulx), M. Fitzgibbon (Terrebonne), Mme Roy
(Montarville), M. Lemay (Masson), M. Simard (Montmorency),
Mme Lavallée (Repentigny), M. Martel (Nicolet-Bécancour),
M. Roberge (Chambly), Mme LeBel (Champlain), M. Lévesque
(Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse), M. Charette (Deux-Montagnes), M. Lamontagne
(Johnson), M. Carmant (Taillon), Mme Blais (Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre
(Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Laforest (Chicoutimi),
M. Dufour (Abitibi-Est), Mme Hébert
(Saint-François), Mme Lecours (Les Plaines), Mme Charest
(Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), Mme Girault (Bertrand),
M. Julien (Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières),
M. Lafrenière (Vachon), Mme Proulx
(Côte-du-Sud), M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond (Richelieu),
M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon), M. Chassin
(Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), Mme Picard (Soulanges),
Mme Grondin (Argenteuil), M. Caron (Portneuf), M. Asselin
(Vanier-Les Rivières), M. Reid (Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères), Mme Jeannotte
(Labelle), M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest),
M. Campeau (Bourget), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), M. Jacques (Mégantic), Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac), Mme Boutin
(Jean-Talon), M. Girard (Lac-Saint-Jean), M. Allaire (Maskinongé),
M. Lemieux (Saint-Jean), M. Bussière (Gatineau),
M. Provençal (Beauce-Nord), Mme Dorismond (Marie-Victorin).
M. Fortin (Pontiac), M. Leitão (Robert-Baldwin),
M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), M. Tanguay (LaFontaine),
Mme St-Pierre (Acadie), M. Derraji (Nelligan), Mme Rotiroti
(Jeanne-Mance—Viger), Mme Melançon (Verdun), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis), Mme Ménard (Laporte), Mme Charbonneau
(Mille-Îles), M. Kelley (Jacques-Cartier),
M. Benjamin (Viau), Mme Sauvé
(Fabre), M. Polo
(Laval-des-Rapides), Mme Rizqy
(Saint-Laurent), M. Rousselle (Vimont).
Mme Labrie
(Sherbrooke), Mme Ghazal (Mercier), M. Zanetti (Jean-Lesage),
M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Dorion (Taschereau),
M. Marissal (Rosemont), M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve).
M. Roy
(Bonaventure), Mme Samson (Iberville).
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Maintenant,
que les députés contre cette motion veuillent bien se lever. Y a-t-il
des abstentions?
La Secrétaire adjointe : M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine),
M. Ouellet (René-Lévesque), Mme Perry Mélançon (Gaspé),
Mme Hivon (Joliette), M. Gaudreault (Jonquière), M. Bérubé
(Matane-Matapédia).
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, M. le secrétaire général, pour le
résultat du vote.
Secrétaire : Pour : 86
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, ces amendements sont adoptés.
Je mets maintenant
aux voix les amendements proposés par M. le ministre responsable de la Langue
française modifiant les articles 15 et 19 du projet de loi.
L'amendement à
l'article 15 se lit comme suit :
l'article 15 du projet de loi tel qu'amendé, insérer, dans le
sous-paragraphe f du paragraphe 2° du premier alinéa de
l'article 15 de la Charte de la langue française qu'il propose et après
«autre fin», «, compatible avec les objectifs de la présente loi,».
L'amendement à l'article 19
se lit comme suit :
l'article 19 du projet de loi tel qu'amendé, remplacer, dans ce qui
précède le paragraphe 1° de l'article 29.19 de la Charte de la
langue française qu'il propose, «deuxième» par «quatrième».
mets donc aux voix les amendements que je viens de lire. Et que les députés en
faveur de cette motion veuillent bien se lever.
La Secrétaire adjointe : M. Jolin-Barrette (Borduas),
Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville), Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), Mme D'Amours (Mirabel),
M. Girard (Groulx), M. Fitzgibbon (Terrebonne), Mme Roy
(Montarville), M. Lemay (Masson), M. Simard (Montmorency),
Mme Lavallée (Repentigny), M. Martel (Nicolet-Bécancour),
M. Roberge (Chambly), Mme LeBel (Champlain), M. Lévesque
(Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse),
M. Charette (Deux-Montagnes), M. Lamontagne (Johnson),
M. Carmant (Taillon), Mme Blais (Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre
(Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Laforest (Chicoutimi),
M. Dufour (Abitibi-Est), Mme Hébert
(Saint-François), Mme Lecours (Les Plaines), Mme Charest
(Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), Mme Girault (Bertrand),
M. Julien (Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières),
M. Lafrenière (Vachon), Mme Proulx
(Côte-du-Sud), M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond (Richelieu),
M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon), M. Chassin
(Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), Mme Picard (Soulanges),
Mme Grondin (Argenteuil), M. Caron (Portneuf), M. Asselin
(Vanier-Les Rivières), M. Reid (Beauharnois), Mme Dansereau
(Verchères), Mme Jeannotte (Labelle), M. Tremblay (Dubuc),
Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget),
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice),
M. Jacques (Mégantic), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac), Mme Boutin (Jean-Talon), M. Girard
(Lac-Saint-Jean), M. Allaire (Maskinongé), M. Lemieux (Saint-Jean),
M. Bussière (Gatineau), M. Provençal (Beauce-Nord),
Mme Dorismond (Marie-Victorin).
M. Fortin (Pontiac), M. Leitão (Robert-Baldwin),
M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), M. Tanguay (LaFontaine),
Mme St-Pierre (Acadie), M. Derraji (Nelligan), Mme Rotiroti
(Jeanne-Mance—Viger), Mme Melançon (Verdun), Mme Maccarone
(Westmount—Saint-Louis),
Mme Ménard (Laporte), Mme Charbonneau (Mille-Îles), M. Kelley (Jacques-Cartier), M. Benjamin
(Viau), Mme Sauvé
(Fabre), M. Polo
(Laval-des-Rapides), Mme Rizqy
(Saint-Laurent), M. Rousselle (Vimont).
Mme Labrie (Sherbrooke), Mme Ghazal
(Mercier), M. Zanetti (Jean-Lesage), M. Fontecilla (Laurier-Dorion),
Mme Dorion (Taschereau), M. Marissal (Rosemont), M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve).
M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine), M. Ouellet (René-Lévesque), Mme Perry
Mélançon (Gaspé), Mme Hivon (Joliette), M. Gaudreault
(Jonquière), M. Bérubé (Matane-Matapédia).
M. Roy
(Bonaventure), Mme Samson (Iberville).
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Y
a-t-il des députés contre cette motion ou des abstentions? Il n'y en a
pas. Alors, M. le secrétaire général, pour le résultat du vote.
Secrétaire : Pour : 92
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, ces amendements sont adoptés.
mets maintenant aux voix l'amendement proposé par M. le ministre responsable de la Langue française modifiant l'article 58 et qui se lit
comme suit :
l'article 58 du projet de loi tel qu'amendé, remplacer le deuxième alinéa
de l'article 88.0.8.2 de la Charte de la langue française qu'il
propose par l'alinéa suivant...
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Là, est-ce que je pourrais, s'il vous plaît, avoir le silence? Je vous
remercie.
«Lorsqu'il
détermine un contingent particulier d'étudiants recevant l'enseignement
collégial en anglais pour une année
scolaire, le ministre s'assure que, pour cette année scolaire, l'ensemble de
ces contingents particuliers n'augmente pas et n'excède pas la moindre des proportions suivantes de l'ensemble
des contingents particuliers de tous les établissements
francophones :
«2° la
part de l'ensemble des contingents d'étudiants recevant l'enseignement
collégial en anglais particulier des établissements francophones pour
l'année scolaire précédente sur l'ensemble des contingents particuliers de tous
les établissements francophones pour cette même année scolaire.»
Et que les députés en
faveur de cette motion veuillent bien se lever.
La Secrétaire adjointe : M. Jolin-Barrette (Borduas),
Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville), Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), Mme D'Amours (Mirabel),
M. Girard (Groulx), M. Fitzgibbon (Terrebonne), Mme Roy
(Montarville), M. Lemay (Masson), M. Simard (Montmorency),
Mme Lavallée (Repentigny), M. Martel (Nicolet-Bécancour),
M. Roberge (Chambly), Mme LeBel (Champlain), M. Lévesque
(Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse),
M. Charette (Deux-Montagnes), M. Lamontagne (Johnson),
M. Carmant (Taillon), Mme Blais (Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre
(Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Laforest (Chicoutimi),
M. Dufour (Abitibi-Est), Mme Hébert
(Saint-François), Mme Lecours (Les Plaines), Mme Charest
(Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), Mme Girault (Bertrand), M. Julien
(Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières), M. Lafrenière (Vachon),
Mme Proulx (Côte-du-Sud), M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond
(Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon),
M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), Mme Picard
(Soulanges), Mme Grondin (Argenteuil), M. Caron (Portneuf),
M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Reid (Beauharnois),
Mme Dansereau (Verchères), Mme Jeannotte (Labelle), M. Tremblay
(Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget),
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice),
M. Jacques (Mégantic), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac), Mme Boutin (Jean-Talon),
M. Girard (Lac-Saint-Jean), M. Allaire (Maskinongé), M. Lemieux
(Saint-Jean), M. Bussière (Gatineau), M. Provençal
(Beauce-Nord), Mme Dorismond (Marie-Victorin).
Mme Labrie
(Sherbrooke), Mme Ghazal (Mercier), M. Zanetti (Jean-Lesage),
M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Dorion (Taschereau),
M. Marissal (Rosemont), M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve).
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) :
Maintenant, que les députés contre cette motion
veuillent bien se lever. Ah! vous voulez voter sur cette... D'accord.
Secrétaire adjointe : M. Roy
(Bonaventure).
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Maintenant, que les députés contre veuillent
bien se lever.
La Secrétaire adjointe :
M. Fortin (Pontiac), M. Leitão (Robert-Baldwin), M. Birnbaum
(D'Arcy-McGee), M. Tanguay (LaFontaine),
Mme St-Pierre (Acadie), M. Derraji (Nelligan), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Melançon
(Verdun), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis),
Mme Ménard (Laporte), Mme Charbonneau (Mille-Îles), M. Kelley
(Jacques-Cartier), M. Benjamin (Viau), Mme Sauvé (Fabre), M. Polo (Laval-des-Rapides), Mme Rizqy
(Saint-Laurent), M. Rousselle (Vimont).
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Maintenant, y a-t-il des abstentions?
Secrétaire adjointe :
M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine), M. Ouellet (René-Lévesque), Mme Perry
Mélançon (Gaspé), Mme Hivon (Joliette), M. Gaudreault
(Jonquière), M. Bérubé (Matane-Matapédia).
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Maintenant, M. le secrétaire général, pour le
résultat du vote.
Secrétaire : Pour : 68
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, cet amendement est
adopté.
Je mets maintenant aux voix
l'amendement proposé par M. le ministre
responsable de la Langue française
modifiant l'article 201 et qui se lit comme suit :
À l'article 201 du projet de loi
tel qu'amendé, remplacer, dans le paragraphe 4.2°, «le
deuxième alinéa de l'article 88.0.2,» par «les deuxième et
troisième alinéas de l'article 88.0.2, l'article 88.0.2.1 et».
Et que les députés en
faveur de cette motion veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Jolin-Barrette (Borduas),
Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville), Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), Mme D'Amours (Mirabel),
M. Girard (Groulx), M. Fitzgibbon (Terrebonne), Mme Roy
(Montarville), M. Lemay (Masson), M. Simard (Montmorency),
Mme Lavallée (Repentigny), M. Martel (Nicolet-Bécancour),
M. Roberge (Chambly), Mme LeBel (Champlain), M. Lévesque
(Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse),
M. Charette (Deux-Montagnes), M. Lamontagne (Johnson),
M. Carmant (Taillon), Mme Blais (Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre
(Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Laforest (Chicoutimi),
M. Dufour (Abitibi-Est), Mme Hébert
(Saint-François), Mme Lecours (Les Plaines), Mme Charest
(Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), Mme Girault (Bertrand),
M. Julien (Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières),
M. Lafrenière (Vachon), Mme Proulx
(Côte-du-Sud), M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond (Richelieu),
M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon), M. Chassin
(Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), Mme Picard (Soulanges),
Mme Grondin (Argenteuil), M. Caron (Portneuf), M. Asselin
(Vanier-Les Rivières), M. Reid (Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères), Mme Jeannotte
(Labelle), M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest),
M. Campeau (Bourget), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), M. Jacques (Mégantic), Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac), Mme Boutin
(Jean-Talon), M. Girard (Lac-Saint-Jean), M. Allaire (Maskinongé),
M. Lemieux (Saint-Jean), M. Bussière (Gatineau),
M. Provençal (Beauce-Nord), Mme Dorismond (Marie-Victorin).
Mme Labrie
(Sherbrooke), Mme Ghazal (Mercier), M. Zanetti (Jean-Lesage),
M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Dorion (Taschereau),
M. Marissal (Rosemont), M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve).
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine), M. Ouellet
(René-Lévesque), Mme Perry Mélançon (Gaspé), Mme Hivon
(Joliette), M. Gaudreault (Jonquière), M. Bérubé (Matane-Matapédia).
M. Roy
(Bonaventure), Mme Samson (Iberville).
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Maintenant,
que les députés contre cette motion veulent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Fortin (Pontiac), M. Leitão
(Robert-Baldwin), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), M. Tanguay
(LaFontaine), Mme St-Pierre (Acadie), M. Derraji (Nelligan),
Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger),
Mme Melançon (Verdun), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis), Mme Ménard (Laporte), Mme Charbonneau
(Mille-Îles), M. Kelley (Jacques-Cartier), M. Benjamin (Viau),
Mme Sauvé (Fabre), M. Polo (Laval-des-Rapides), Mme Rizqy
(Saint-Laurent), M. Rousselle (Vimont).
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Y
a-t-il des abstentions? Il n'y en a pas. Alors, M. le secrétaire général,
pour le résultat du vote.
Secrétaire : Pour : 75
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, cet amendement est adopté.
mets maintenant aux voix l'amendement proposé par Mme la députée de
Marguerite-Bourgeoys, introduisant l'article 164.1, et qui se lit comme
suit :
Ajouter,
après l'article 164, l'article 164.1qui se lirait comme suit :
«164.1.
Malgré les
articles 88.0.2 et 88.0.12 de la Charte de la langue française,
l'établissement qui donne en anglais
l'enseignement collégial peut permettre à un étudiant admissible à recevoir
l'enseignement en anglais conformément à
la
section I au
chapitre VIII du
titre I de cette charte de
substituer aux trois cours donnés en français visés à ces articles trois
cours de français.
«Ces cours de
français s'ajoutent aux cours de langue seconde.»
Et maintenant que les députés en faveur de cette
motion veuillent bien se lever.
Le Secrétaire
adjoint : M. Fortin (Pontiac), M. Leitão
(Robert-Baldwin), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), M. Tanguay (LaFontaine), Mme St-Pierre (Acadie),
M. Derraji (Nelligan), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Melançon (Verdun), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis), Mme Ménard (Laporte), Mme Charbonneau
(Mille-Îles), M. Kelley (Jacques-Cartier), M. Benjamin (Viau), Mme Sauvé
(Fabre), M. Polo (Laval-des-Rapides), Mme Rizqy
(Saint-Laurent), M. Rousselle (Vimont).
Mme Labrie
(Sherbrooke), Mme Ghazal (Mercier), M. Zanetti (Jean-Lesage),
M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Dorion (Taschereau),
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve).
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Maintenant, que les
députés contre cette motion veuillent bien se lever.
Secrétaire adjoint : M. Jolin-Barrette (Borduas),
Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville), Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), Mme D'Amours (Mirabel),
M. Girard (Groulx), M. Fitzgibbon (Terrebonne), Mme Roy
(Montarville), M. Lemay (Masson), M. Simard (Montmorency),
Mme Lavallée (Repentigny), M. Martel (Nicolet-Bécancour),
M. Roberge (Chambly), Mme LeBel (Champlain), M. Lévesque
(Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse),
M. Charette (Deux-Montagnes), M. Lamontagne (Johnson),
M. Carmant (Taillon), Mme Blais (Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre
(Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Laforest (Chicoutimi),
M. Dufour (Abitibi-Est), Mme Hébert (Saint-François), Mme Lecours
(Les Plaines), Mme Charest (Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs),
Mme Girault (Bertrand), M. Julien (Charlesbourg), M. Boulet
(Trois-Rivières), M. Lafrenière (Vachon),
Mme Proulx (Côte-du-Sud), M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond
(Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon),
M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), Mme Picard (Soulanges),
Mme Grondin (Argenteuil), M. Caron (Portneuf), M. Asselin
(Vanier-Les Rivières), M. Reid (Beauharnois), Mme Dansereau
(Verchères), Mme Jeannotte (Labelle), M. Tremblay (Dubuc),
Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget),
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice),
M. Jacques (Mégantic), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac), Mme Boutin (Jean-Talon), M. Girard
(Lac-Saint-Jean), M. Allaire (Maskinongé), M. Lemieux (Saint-Jean),
M. Bussière (Gatineau), M. Provençal (Beauce-Nord),
Mme Dorismond (Marie-Victorin).
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Y a-t-il des abstentions?
Le Secrétaire adjoint : M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine),
M. Ouellet (René-Lévesque), Mme Perry Mélançon (Gaspé),
Mme Hivon (Joliette), M. Gaudreault (Jonquière), M. Bérubé
(Matane-Matapédia).
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, M. le secrétaire général, pour le
résultat du vote.
Secrétaire : Pour : 24
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Cet amendement est rejeté.
Je mets maintenant aux voix les amendements
proposés par Mme la députée de Mercier.
Je mets d'abord aux voix l'amendement modifiant
l'article 15, qui se lit comme suit :
Dans le
sous-paragraphe c du paragraphe 2° du premier alinéa de l'article 22.3
introduit par l'article 15 du projet de loi, remplacer «six
premiers mois» par «deux premières années».
Et que les députés en faveur de cette motion
veuillent bien se lever.
Secrétaire adjoint : Mme Labrie (Sherbrooke), Mme Ghazal
(Mercier), M. Zanetti (Jean-Lesage), M. Fontecilla
(Laurier-Dorion), Mme Dorion (Taschereau), M. Marissal (Rosemont),
M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve).
M. Fortin (Pontiac), M. Leitão (Robert-Baldwin), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), M. Tanguay
(Lafontaine), Mme St-Pierre (Acadie), M. Derraji (Nelligan),
Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger),
Mme Melançon (Verdun), Mme Maccarone
(Westmount—Saint-Louis),
Mme Ménard (Laporte), Mme Charbonneau (Mille-Îles), M. Kelley
(Jacques-Cartier), M. Benjamin (Viau),
Mme Sauvé (Fabre), M. Polo (Laval-des-Rapides), Mme Risky (Saint-Laurent),
M. Rousselle (Vimont).
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Maintenant, que les
députés contre cette motion veulent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Jolin-Barrette
(Borduas), Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville),
Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), Mme D'Amours (Mirabel), M. Girard
(Groulx), M. Fitzgibbon (Terrebonne), Mme Roy (Montarville), M. Lemay (Masson),
M. Simard (Montmorency), Mme Lavallée (Repentigny), M. Martel (Nicolet-Bécancour),
M. Roberge (Chambly), Mme LeBel (Champlain), M. Lévesque
(Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse), M. Charest (Deux-Montagnes), M. Lamontagne
(Johnson), M. Carmant (Taillon), Mme Blais (Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre (Arthabaska),
M. Dubé (La Prairie), Mme Laforest (Chicoutimi), M. Dufour
(Abitibi-Est), Mme Hébert
(Saint-François), Mme Lecours (Les Plaines), Mme Charest
(Brome-Missisquoi), M. Scheenberger (Drummond—Bois-Francs), Mme Girault (Bertrand), M. Julien (Charlesbourg),
M. Boulet (Trois-Rivières), M. Lafrenière (Vachon), Mme Proulx (Côte-du-Sud),
M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond (Richelieu), M. Bachand
(Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon), M. Chassin
(Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), Mme Picard (Soulanges), Mme Grondin (Argenteuil),
M. Caron (Portneuf), M. Asselin (Vanier-Les Rivières),
M. Reid (Beauharnois), Mme Dansereau
(Verchères), Mme Jeannotte (Labelle), M. Tremblay (Dubuc),
Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice),
M. Jacques (Mégantic), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac), Mme Boutin (Jean-Talon), M. Girard
(Lac-Saint-Jean), M. Allaire (Maskinongé), M. Lemieux (Saint-Jean),
M. Bussière (Gatineau), M. Provençal (Beauce-Nord),
Mme Dorismond (Marie-Victorin).
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Y a-t-il des abstentions?
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Vous votez contre? D'accord. Alors, toujours
pour le vote contre.
Le Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine),
M. Ouellet (René-Lévesque), Mme Perry Mélançon (Gaspé),
Mme Hivon (Joliette), M. Gaudreault (Jonquière), M. Bérubé
(Matane-Matapédia), M. Roy (Bonaventure).
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Y
a-t-il des abstentions? Alors, pour le résultat du vote, M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 25
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, cet amendement est rejeté. Je mets
maintenant aux voix les amendements proposés par Mme la députée de... Non, je
viens de passer celui-là. Je m'excuse.
Je mets maintenant
aux voix l'amendement modifiant l'article 68 et qui se lit comme
suit :
L'article 68
du projet de loi qui modifie l'article 97 de la charte est modifié par le
remplacement de «qui réside à l'extérieur du Québec et n'y exerce» par
«lorsqu'elle exerce».
Que les députés en
faveur de cette motion veuillent bien se lever. M. le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : ...avec l'accord de tous,
je proposerais qu'on reprenne le même vote que... pas celui qu'on vient
de prendre, mais l'autre d'avant, donc le cinquième vote.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Y a-t-il consentement pour...
M. Fortin : Je veux juste m'assurer du vote auquel fait référence le
leader.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : C'était le cinquième.
M. Jolin-Barrette : ...le gouvernement avait
voté contre, le Parti libéral a voté pour, Québec solidaire a voté pour,
et le Parti québécois s'est abstenu.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : C'était...
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : C'est ça. C'était...
M. Jolin-Barrette :
Oui. 164.1.
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : De
Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys. Y a-t-il consentement pour que nous puissions enregistrer le même vote?
Consentement. Alors, cet amendement est rejeté, c'est ce que je comprends...
Ou il faudrait que je demande le résultat. Le résultat du vote, M. le
secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 24
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, cet amendement est rejeté.
Je mets maintenant aux voix l'amendement
modifiant l'article 81 et qui se lit comme suit :
Le premier paragraphe de
l'article 81 est modifié par le remplacement de «25» par «10».
Et que les députés en faveur de cette motion
veuillent bien se lever.
Secrétaire adjoint : Mme Labrie (Sherbrooke), Mme Ghazal
(Mercier), M. Zanetti (Jean-Lesage), M. Fontecilla (Laurier-Dorion),
Mme Dorion (Taschereau), M. Marissal (Rosemont), M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve).
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Maintenant, que les députés contre cette motion veuillent bien se
lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Jolin-Barrette (Borduas),
Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville),
Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), Mme D'Amours (Mirabel),
M. Girard (Groulx), M. Fitzgibbon (Terrebonne),
Mme Roy (Montarville), M. Lemay (Masson), M. Simard
(Montmorency), Mme Lavallée (Repentigny), M. Martel
(Nicolet-Bécancour), M. Roberge (Chambly), Mme LeBel (Champlain),
M. Lévesque (Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse), M. Charette (Deux-Montagnes), M. Lamontagne
(Johnson), M. Carmant (Taillon), Mme Blais (Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre
(Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Laforest (Chicoutimi),
M. Dufour (Abitibi-Est), Mme Hébert
(Saint-François), Mme Lecours (Les Plaines), Mme Charest
(Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), Mme Girault (Bertrand), M. Julien
(Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières), M. Lafrenière (Vachon),
Mme Proulx (Côte-du-Sud), M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond
(Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon),
M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), Mme Picard
(Soulanges), Mme Grondin (Argenteuil), M. Caron (Portneuf),
M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Reid (Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères),
Mme Jeannotte (Labelle), M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais
(Abitibi-Ouest), M. Campeau
(Bourget), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), M. Jacques
(Mégantic), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac), Mme Boutin (Jean-Talon), M. Girard
(Lac-Saint-Jean), M. Allaire (Maskinongé), M. Lemieux (Saint-Jean),
M. Bussière (Gatineau), M. Provençal (Beauce-Nord),
Mme Dorismond (Marie-Victorin).
M. Fortin
(Pontiac), M. Leitão (Robert-Baldwin), M. Birnbaum
(D'Arcy-McGee), M. Tanguay (LaFontaine), Mme St-Pierre (Acadie),
M. Derraji (Nelligan), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Melançon (Verdun),
Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis),
Mme Ménard (Laporte), Mme Charbonneau (Mille-Îles), M. Kelley (Jacques-Cartier), M. Benjamin (Viau), Mme Sauvé (Fabre), M. Polo (Laval-des-Rapides), Mme Rizqy (Saint-Laurent), M. Rousselle (Vimont).
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Y a-t-il des abstentions?
Secrétaire adjoint : M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine),
M. Ouellet (René-Lévesque), Mme Perry Mélançon (Gaspé),
Mme Hivon (Joliette), M. Gaudreault (Jonquière), M. Bérubé
(Matane-Matapédia).
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Maintenant, pour... Mme
la députée d'Iberville, est-ce que vous souhaitez enregistrer votre vote
sur cette motion?
Mme Samson : Abstention.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Abstention. Je vous
remercie. Alors, maintenant, pour le résultat du vote, M. le secrétaire
général.
Secrétaire : Pour : 7
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, l'amendement est rejeté.
Je mets
maintenant aux voix les amendements proposés par M. le député de
Matane-Matapédia. Je mets d'abord aux voix l'amendement modifiant
l'article 15, qui se lit comme suit :
L'article 22.2, introduit par
l'article 15 du projet de loi, est modifié par le retrait du deuxième
alinéa.
Et que les députés en faveur de cette motion
veuillent bien se lever.
La Secrétaire adjointe : M. Arseneau
(Îles-de-la-Madeleine), M. Ouellet (René-Lévesque), Mme Perry
Mélançon (Gaspé), Mme Hivon (Joliette), M. Gaudreault
(Jonquière), M. Bérubé (Matane-Matapédia).
Mme Labrie
(Sherbrooke), Mme Ghazal (Mercier), M. Zanetti (Jean-Lesage),
M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme Dorion (Taschereau),
M. Marissal (Rosemont), M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve).
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :
Maintenant, que les députés contre cette motion veuillent bien se lever.
La Secrétaire adjointe :
M. Jolin-Barrette (Borduas), Mme Guilbault (Louis-Hébert),
M. Laframboise (Blainville), Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles),
Mme D'Amours (Mirabel), M. Girard (Groulx), M. Fitzgibbon (Terrebonne), Mme Roy (Montarville),
M. Lemay (Masson), M. Simard (Montmorency), Mme Lavallée
(Repentigny), M. Martel
(Nicolet-Bécancour), M. Roberge (Chambly), Mme LeBel (Champlain),
M. Lévesque (Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse), M. Charette (Deux-Montagnes), M. Lamontagne
(Johnson), M. Carmant (Taillon), Mme Blais (Prévost),
M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre (Arthabaska), M. Dubé
(La Prairie), Mme Laforest (Chicoutimi), M. Dufour (Abitibi-Est), Mme Hébert (Saint-François),
Mme Lecours (Les Plaines), Mme Charest (Brome-Missisquoi),
M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), Mme Girault
(Bertrand), M. Julien (Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières),
M. Lafrenière (Vachon),
Mme Proulx (Côte-du-Sud), M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond
(Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon), M. Chassin
(Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), Mme Picard (Soulanges),
Mme Grondin (Argenteuil), M. Caron (Portneuf), M. Asselin
(Vanier-Les Rivières), M. Reid (Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères), Mme Jeannotte
(Labelle), M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest),
M. Campeau (Bourget), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), M. Jacques (Mégantic), Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac), Mme Boutin
(Jean-Talon), M. Girard (Lac-Saint-Jean), M. Allaire (Maskinongé),
M. Lemieux (Saint-Jean), M. Bussière (Gatineau),
M. Provençal (Beauce-Nord), Mme Dorismond (Marie-Victorin).
M. Fortin
(Pontiac), M. Leitão (Robert-Baldwin), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee),
M. Tanguay (LaFontaine), Mme St-Pierre (Acadie), M. Derraji
(Nelligan), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Melançon (Verdun),
Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis),
Mme Ménard (Laporte), Mme Charbonneau (Mille-Îles), M. Kelley (Jacques-Cartier), M. Benjamin (Viau), Mme Sauvé (Fabre), M. Polo (Laval-des-Rapides), Mme Rizqy (Saint-Laurent), M. Rousselle (Vimont).
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Y a-t-il des abstentions?
Il n'y en a pas. Alors, pour le résultat du vote, M. le secrétaire
général.
Secrétaire : Pour : 14
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, l'amende