Transportation and the Environment — 1 May 2018 (41st Legislature, 1st Session)
CTE 2018-05-01
Quebec — Committees
(Dix-neuf
heures trente minutes)
Le Président (M.
Iracà) : À l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je
déclare la séance de la Commission des
transports et de l'environnement
ouverte. Je demande à toutes les personnes dans la salle de bien vouloir
éteindre la sonnerie des leurs appareils électroniques.
commission est réunie afin de poursuivre l'étude des crédits budgétaires du portefeuille
Forêts, Faune et Parcs pour l'exercice financier 2018‑2019.
Mme la secrétaire, y
a-t-il des remplacements ce soir?
La Secrétaire :
Oui, M. le Président. M. Habel (Sainte-Rose) sera remplacé par
M. Carrière (Chapleau) et M. Martel (Nicolet-Bécancour), par
M. Lefebvre (Arthabaska).
Président (M. Iracà) :
Excellent. Alors, puisque nous avons commencé à l'heure pile,
19 h 30, nous allons terminer à 21 h 30, pour un
bloc de deux heures.
Alors,
je souhaite la bienvenue à tous mes collègues. M. le ministre, bienvenue pour
ce dernier blitz d'étude des crédits vous concernant.
Alors, ce soir, nous
débutons avec un bloc d'échange du côté de l'opposition officielle — nous
en étions rendus là — avec
M. le député de Bonaventure. M. le député, la parole est à vous.
M. Roy : Merci,
M. le Président. Mes salutations
ainsi qu'à votre personnel. Salutations à M. le ministre ainsi qu'aux sous-ministres qui l'accompagnent et tout son personnel cadre, mes collègues de la
deuxième opposition ainsi que mes collègues du gouvernement.
D'entrée de jeu, M. le ministre, on va avoir une réponse à une question
qu'on vous a posée la semaine passée. Pour
revenir un peu sur le sujet, vous nous aviez confirmé que, des 1 218 dossiers liés à la non-traduction
de l'ordonnance sur les pêches... que
ces derniers avaient été comptabilisés dans le bilan du ministère, donc on
parle de plus de 20 % des dossiers
qui n'ont pas eu de suite, mais qui ont été introduits dans les statistiques.
On avait également élaboré, la semaine dernière,
sur les dossiers abandonnés à cause des délais déraisonnables ou communément
appelés, en matière criminelle, les
dossiers liés à l'arrêt Jordan. Mais la question était : Combien de
dossiers ont été abandonnés? Et je pense qu'on va avoir une réponse de
votre ministère.
Le Président (M.
Iracà) : Merci. M. le ministre.
M. Blanchette : Oui, on va... En fait, c'est le directeur général des agents de protection de la faune qui est allé chercher les
nouvelles auprès du ministère de la Justice, donc je lui céderais la parole,
avec votre autorisation.
Président (M. Iracà) :
Alors, je présume que j'ai le consentement. Ça va? Alors, simplement vous nommer
ainsi que votre
titre avant de répondre à la question, s'il vous plaît.
M. Rioux
(Réjean) : Bonsoir. Réjean Rioux, directeur général de la protection
de la faune.
Donc, à la question
posée, le Directeur des poursuites criminelles et pénales nous a répondu qu'en
2017, soit du 1er avril 2017 au
31 mars 2018, il y a eu 88 requêtes relatives à l'arrêt Jordan qui ont été déposées pour des dossiers issus de la protection de
la faune. Il y a 28 de ces requêtes-là qui ont été reçues par les juges favorablement
et il y a trois requêtes qui ont mené à
l'arrêt de procédures dans des dossiers par le DPCP lui-même. Donc, ça, je n'ai
pas la raison exacte, sauf que c'est
fort probablement parce que les délais semblaient déjà non défendables. Donc,
on parle de 31 dossiers de
poursuite qui ont été abandonnés pendant l'année en question. Et il faut mettre
en relation ce nombre de dossiers là avec la moyenne annuelle de
dossiers de 3 500 qui se rendent devant les tribunaux, donc.
Le Président (M.
Iracà) : Merci beaucoup, M. Rioux. M. le député.
M. Roy :
Bien, merci. Ça répond à la question.
J'ai
une question très pointue, M. le ministre : C'est quoi, la réglementation
pour les non-résidents par rapport au dindon sauvage?
Le Président (M.
Iracà) : Merci beaucoup, M. le député.
Président (M. Iracà) : Peut-être préciser la question, M. le député.
M. Roy :
Je vais préciser : Est-ce que les non-résidents ont le droit de chasser le
dindon sauvage au Québec?
M. Blanchette :
Ils ont droit de chasser, s'ils ont le permis, bien sûr.
M. Roy : Donc, oui, les permis sont en vente, sauf que,
dans la réglementation, ce n'est pas écrit. Donc, je pense que
vous aurez une petite correction à faire dans la réglementation, parce que les
non-résidents, selon la réglementation, n'ont pas le droit de chasser le dindon sauvage. Donc, à la limite, on
pourrait dire que la vente de permis est illégale, là, mais on ne dira pas ça à M. le chef des agents de
la faune. Mais, vous voyez, on a des très bons recherchistes, qui
fouillent et qui sont très efficaces.
Président (M. Iracà) : Merci, M. le député. Alors, M. le ministre, je ne sais pas si vous aviez un commentaire
suite à la question de M. le député.
M. Blanchette :
On va effectivement faire les clarifications. Si vous avez raison, on va faire
les correctifs nécessaires, là. Je ne
pensais pas qu'il y avait une faille dans la réglementation, ce qui se pourrait, là. On va le vérifier.
Le Président (M. Iracà) :
Merci. M. le député.
M. Roy : Les permis sont en vente actuellement, et la réglementation n'est pas adaptée. Donc, je ne sais pas
quelle sorte de situation que ça peut créer, là, au niveau légal, je ne suis
pas un juriste, mais je veux rien que vous dire qu'il y a de quoi là, là.
Le Président (M.
Iracà) : Merci. M. le ministre.
M. Roy :
C'est l'article 13.7.
M. Blanchette :
Est-ce que vous souhaitez avoir des clarifications? Je vais peut-être faire
intervenir la sous-ministre, mais elle-même... Écoutez, il faut
faire les vérifications. Si vous avez raison, on va faire les
correctifs. Si vous n'avez pas raison, bien, je vous ramènerai l'information.
Mais essentiellement moi, je n'ai pas ces clarifications-là, présentement.
Président (M. Iracà) :
Alors, je comprends que peut-être les recherches vont être faites, et ce sera
déposé au bureau de la secrétaire de
la commission pour les réponses en lien avec la question
qui vient d'être posée. M. le
député.
M. Roy : Bien, écoutez, c'est notre rôle, hein, de soulever ce genre
d'enjeu là. Puis on est devant une incohérence qui fait en sorte que... Bon, il
va falloir la régler, parce qu'il y a une situation d'illégalité, à la limite, qui est en train
de se créer actuellement au Québec.
M. Blanchette :
Juste...
Le Président (M.
Iracà) : Oui, M. le ministre.
M. Blanchette : Je l'entends très bien. Et, si jamais il y avait
des choses, là, inquiétez-vous pas, on va revenir là-dessus. Mais on va
acheminer les choses à la secrétaire.
Président (M. Iracà) :
Excellent. Donc, je comprends qu'il y
aura un suivi, là, avec la réponse à votre question au bureau de la
secrétaire de la commission.
M. Roy :
O.K. Le 9 avril 2018, le ministre des Forêts, de la... — excusez, je prends mon libellé, là, je ne
veux pas en oublier — le ministre des Forêts, de la Faune et des
Parcs a décrété plusieurs mesures pour favoriser la protection du saumon atlantique : étiquetage de poisson,
remise à l'eau, etc. La majorité de ces mesures étaient prescrites par le
Plan de gestion du saumon atlantique, et nous le comprenons.
le ministre a aussi ajouté à son décret que, dans la zone 23, 24, les
pêcheurs devront recourir aux services d'un pourvoyeur pour pêcher le saumon. On ne la comprend pas, on ne comprend
pas cette obligation, sur ce grand territoire là, de passer exclusivement par des pourvoyeurs pour
aller à la pêche au saumon. C'est comme... Voilà. La question, c'est :
Pour quelle raison avez-vous pris cette décision?
Le Président (M.
Iracà) : Merci, M. le député. M. le ministre.
M. Blanchette :
Je vais commencer à répondre, puis la sous-ministre à la Faune va pouvoir
compléter.
s'agit vraiment des zones 23 et 24. Pour les gens qui nous écoutent, c'est
effectivement beaucoup dans le Grand Nord,
ce sont les territoires Grand Nord, mais ça peut aussi descendre un peu plus
bas par la Côte-Nord en bout de ligne. Dans ces territoires-là...
M. Blanchette : C'est Daniel?
En tout cas, il y aura quelqu'un qui répondra.
Essentiellement,
comme c'est dans le Grand Nord, on veut favoriser les retombées économiques,
autant que faire se peut. Et on sait
que, le saumon de l'Atlantique, lorsqu'on se rend soit par avion... la plupart
du temps, étant donné les endroits
isolés qu'il faut que ça se rende. On voulait maximiser les retombées
économiques, donc, d'où la réglementation, d'un peu forcer les gens qui
se rendent à ce type de pêche là, qui est une pêche, disons-le, de luxe, entre
guillemets, à utiliser les services d'hébergement déjà structurés.
Vous savez,
le Grand Nord, ce n'est pas une clientèle de Wal-Mart, là, c'est vraiment une
clientèle triée sur le volet. Et la
maximisation des retombées économiques, c'était le but visé. On veut avoir un
type de pêche spécifique, donc on a resserré
les liens et on a demandé aux gens qui allaient à la pêche de pouvoir utiliser
les infrastructures d'hébergement là-bas.
Et, pour le
reste de la question, je ferais intervenir les opérations régionales à cet
effet-là, pour expliquer plus en détail la réglementation.
Le Président (M. Iracà) : Merci.
Alors, je présume que j'ai le consentement du député.
Le Président (M. Iracà) : Alors,
simplement votre nom et votre
titre avant de répondre à la question, s'il vous
plaît.
M. Richard
(Daniel) : Bonsoir, M. le
Président. Daniel Richard, sous-ministre associé aux Opérations
régionales.
Le Président (M. Iracà) : Alors,
bienvenue à l'Assemblée nationale. Je vous invite à répondre à la question du
député.
M. Richard
(Daniel) : Alors, il faut
tout simplement comprendre qu'on est en territoire conventionné, c'est-à-dire
la convention de la Baie James et le Nord du Québec. Alors, il y a un
article
très précis, l'article 24.8.8, qui stipule que le Québec doit s'efforcer, dans la mesure où il
existe des pourvoiries, bien, d'obliger les chasseurs et pêcheurs non
autochtones à les utiliser.
Il y a un deuxième
enjeu, qui est plus d'ordre opérationnel, celui-là, c'est que les données
concernant le saumon dans l'Ungava
sont insuffisantes. Donc, pour s'assurer d'avoir des données scientifiques les
plus robustes possible, il est, encore
une fois, retenu d'utiliser les pourvoyeurs pour, effectivement, suivre le
dénombrement des saumons recueillis dans ces eaux-là.
Alors, c'est les principales actions qui
soutiennent cette décision-là.
Le Président (M. Iracà) : Merci
beaucoup. Alors, M. le député.
M. Roy :
Bien, selon les informations que nous avons, ce sont des territoires très
giboyeux et poissonneux. Donc, vous
me parlez de données sur... bon, vous manquez de données pour comprendre un peu
le potentiel halieutique, mais ce qu'on a comme information, c'est qu'il
y a du poisson, là, là. Ça fait que vous voulez évaluer le plein potentiel? Là,
c'est juste que...
Le Président (M. Iracà) : M. le
ministre.
M. Blanchette : Je vais y
aller. Essentiellement, le dénombrement se fait dans les pourvoiries. À chaque
fois qu'il y a une prise, il y a un
enregistrement, ce qu'on n'aurait pas autrement. Donc, comme, le territoire du
Nord du Québec les zones 23 et
24 sont immensément larges, le fait d'avoir la collaboration de la part des
pourvoyeurs nous aide, dans le fond, à faire cet inventaire-là.
Et, en ce qui
concerne les populations autochtones, bien là on fait des estimations, comment
je pourrais dire ça, plus
scientifiques en fonction de leurs habitudes de subsistance, etc., mais, comme pour
les non-autochtones on n'avait rien,
en procédant de la sorte on se trouve à avoir un meilleur inventaire. Et c'est
comme ça... Au lieu de faire des prises en filet, etc., de toutes les façons, pour faire des échantillons, on demande la collaboration, ce qu'on a toujours
eu de la part des pourvoyeurs
du nord.
Est-ce qu'il y avait autre chose à compléter
ou...
M. Ric