Institutions — 2 June 2022 (42nd Legislature, 2nd Session)
CI 2022-06-02
Quebec — Committees
(Onze
heures cinquante-sept minutes)
Président (M. Bachand) : À l'ordre, s'il
vous plaît! Merci. Bonjour, tout le monde. Ayant constaté le quorum, je déclare
la séance de la Commission des institutions ouverte...
Président (M. Bachand) : S'il vous plaît! Merci. La commission
est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet loi n° 29, Loi
visant à faciliter le déroulement des prochaines élections générales au Québec.
Avant de débuter, M.
le secrétaire, y a-t-il des remplacements?
Secrétaire : Oui, M. le Président. M. Martel (Nicolet-Bécancour)
remplace Mme Grondin (Argenteuil); M.
Barrette (La Pinière), par Mme Rotiroti (Jeanne-Mance-Viger);
M. Rousselle (Vimont), par M. Tanguay (LaFontaine);
M. Zanetti (Jean-Lesage), par Mme Ghazal (Mercier); et Mme Hivon
(Joliette), par M. Bérubé (Matane-Matapédia).
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Lors de l'ajournement de nos travaux, mardi, nous en étions à l'étude de
l'article 15 amendé du projet de loi. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel :
Oui. Merci, M. le Président. Donc, on a eu plusieurs discussions, avant la
clôture de la dernière... du dernier moment où on était ensemble. Suite à ces
discussions-là, mon collègue de LaFontaine, entre autres, vous vous
souviendrez, on avait discuté, à l'article 15, du matériel, là, qui se
trouverait dans l'enveloppe pour le vote par correspondance. J'essaie de refaire
un...
Donc,
ce que je m'apprête à déposer, M. le Président, et j'en ai donné des copies à
mes collègues, c'est, d'ailleurs, sur Greffier... Mais je veux faire une
petite introduction avant de le faire, là, parce que je vais peut-être donner
l'occasion au directeur général des élections de bien confirmer que c'est la
direction dans laquelle on doit aller. Puis c'est ce qu'il nous avait dit à la
dernière... Et ça donnera l'opportunité à mon collègue de LaFontaine d'en
rediscuter avec lui, le cas échéant. C'est de faire en sorte qu'au plus tard le
septième jour qui précède celui du scrutin... Et on sait qu'on peut demander
notre trousse par correspondance à plusieurs moments, dépendamment de si on est
une personne qui a ce que j'appellerai une
condition à risque ou si nous sommes en isolement. Et ce qu'on se prépare à
faire, c'est d'avoir, dans la trousse, le bulletin de vote le plus
officiel, le dernier bulletin de vote, donc, celui qui se retrouverait le jour
du scrutin, au lieu d'avoir un bulletin de vote qu'on appelle en blanc avec une
liste afférente. Et mon collègue avait exposé toutes les difficultés que
pourraient avoir certains citoyens à remplir ledit bulletin de vote.
Avant de déposer
l'amendement, qui demandera qu'on retire le précédent, je veux juste voir si le
DGE a quelque chose à ajouter. Parce qu'on a beaucoup discuté sur la
faisabilité, il est prêt, mais je veux juste m'assurer, au lieu de le déposer
et le retirer, d'annoncer mes couleurs. Donc, est-ce qu'il y a... On en a
beaucoup parlé, on est fort conscients que les délais postaux... Si vous
permettez... Oui, je peux lui adresser... Ça va?
Président (M. Bachand) : Oui, consentement? Consentement, oui.
Mme LeBel :
Que je lui parle, oui? Parfait. Merci. Je m'excuse, j'étais encore dans la
mouvance de la dernière session. Je m'en excuse, M. le Président.
On en a beaucoup
parlé, hein, il y a l'enjeu de l'équilibre entre la validité du vote, donc la
clarification de la capacité de voter ou la simplification du processus pour
l'électeur dans l'enveloppe, et il y a l'enjeu des délais postaux. Je pense que
tout le monde, y compris mon collègue de LaFontaine, est conscient qu'il y a un
jeu d'équilibre, hein, il y a les délais postaux versus la clarification du vote.
Mais je veux juste savoir si vous aviez quelque chose à ajouter pour alimenter
notre réflexion dans ce sens-là, puis on pourra, après ça, en discuter puis
prendre la décision, là, de l'amendement ou non. Mais il est disponible et il
est prêt, M. le collègue de LaFontaine.
Président (M. Bachand) : Merci. M. Reid.
M. Reid
(Pierre) : M. le Président, bien, comme j'en ai fait part mardi
dernier, l'enjeu des délais postaux me préoccupait beaucoup et me préoccupe
encore davantage, parce qu'on a communiqué avec des directeurs, directrices de
scrutin au niveau fédéral, qui font également... qui participent également lors
des élections provinciales, et on leur a
fait part de comment ça se déroulait au fédéral, parce qu'ils ont quand même
une expérience de vote par correspondance, et on nous disait que les délais postaux, c'est un grand enjeu. Même des
envois à moins 12 ou moins 13 posent un risque à cause des différences
qu'il peut y avoir dans les régions du Québec.
Donc,
nous, on veut éviter des iniquités à l'égard des électeurs. Et puis il faut
savoir que Postes Canada... Il faut parler
de jours ouvrables, parce que, les fins de semaine, donc, le samedi et
dimanche, il ne se fait pas de... il n'y a pas de travail, les bureaux
sont fermés. Puis il faut savoir également que... Par exemple, j'enverrais une
lettre à mon voisin à Québec, mais la lettre va devoir transiter par Montréal
avant de revenir... d'arriver chez mon voisin, là. C'est tous ces délais-là, et
moi, je vous dirais que c'est un peu là, l'enjeu.
Donc, moi, si on me
pose la question, je pense qu'on ne pourra pas garantir que les votes vont être
arrivés à temps au BVO le 3 octobre, là, à 20 heures. Et puis, aussi,
si un électeur, connaissant les délais postaux de son lieu de vie, qu'il fait une
demande à moins 21, moins 20, moins 18, bien, il va dire : Bien, moi, vous
allez m'envoyer ça le plus tôt possible, mais on va dire : Bien non, vous
allez attendre à peut-être moins 12, moins 11. C'est sûr que je reçois une
plainte... on reçoit une plainte à cet effet-là, puis je ne serai pas en mesure
de lui... donner suite à sa demande. Voilà, c'est pour ça que je dis :
Pour moi, c'est toujours aussi important. Puis les vérifications qu'on a faites
nous confirment effectivement que c'est très risqué.
Président (M. Bachand) : Des interventions
sur la discussion générale qu'on a présentement? Oui, M. le député de
LaFontaine.
M. Tanguay :
Je pense que, dans l'économie générale de la loi, effectivement, il faut
soupeser... et, le DGEQ a raison, il y a un risque, mais, quand on regarde que
le bulletin de vote pourra, dans plusieurs cas, sortir le 13e jour ou le
12e jour, être livré, le risque, on le prend déjà et pour beaucoup... pour
ceux qui vont s'inscrire au huitième jour puis qu'on va leur envoyer, le
septième jour, le paquet. Alors, moi, je serais quand même de l'école... Puis
j'ai eu l'opportunité de lire l'amendement de la ministre. J'avais moi-même
rédigé un amendement qui allait exactement dans ce sens-là. Là, c'était exactement le même texte. Alors, moi, à tout
considérer, comme législateur, j'irais en ce sens-là, donc, le bulletin
de vote ordinaire prévu à l'annexe III.
Président (M. Bachand) : D'accord. Donc,
je comprends qu'il y aurait une entente pour retirer l'amendement par
consentement puis déposer un nouvel amendement.
Mme LeBel :
...mais, écoutez, je suis tout à fait consciente... Je pense que c'est une
question de gestion du risque et une question de choix. On a une démonstration,
comme mon collègue en a fait, de LaFontaine, qu'entre autres, dans les
résultats, là, du nombre de rejets, je parle du fameux 20 %, auquel vous
faites référence à plusieurs reprises, qui est dans le rapport de mise en
oeuvre, et je pense... En tout cas, moi, je suis prête à prendre le pari ici
qu'avec les moyens que nous avons, d'être capables de dire : Bon, écoutez,
il risque... Il risque que des trousses...
Ce qu'on comprend,
puis je veux le nommer puis je veux voir si vous avez la même lecture, M. le
député de LaFontaine, il y a des risques que certaines trousses n'arrivent pas
à temps et ne reviennent pas dans les délais impartis. Je pense qu'on le
comprend. L'envers du décor, c'est qu'avec la formule de la complexité du
bulletin que vous avez mentionnée il y a également des risques très présents
que les bulletins soient rejetés. Donc, dans les deux cas, compte tenu qu'on a
voulu favoriser l'accès au vote et la facilité du vote, je pense que je vais y
aller de l'avant, M. le Président, et déposer l'amendement, donc, retirer
l'amendement précédent.
Président (M. Bachand) : Consentement?
Consentement. Merci. Donc, Mme la ministre, pour la lecture de l'amendement.
Mme LeBel :
Oui, j'en ai fait une lecture très
sommaire tantôt, mais je vais le faire de
façon officielle. Donc, remplacer l'article 15 du projet de loi par le
suivant :
«15. Au plus tard le
septième jour qui précède celui du scrutin, le directeur du scrutin transmet à
tout électeur inscrit sur la liste d'électeurs admissibles au vote par
correspondance le matériel nécessaire à l'exercice de son droit de vote,
incluant un bulletin de vote ordinaire conforme au modèle prévu à
l'annexe III de la Loi électorale.»
Donc, naturellement,
il y a la modification de concordance qui fait suite à la suppression de
l'article 9, qui représentait l'amendement précédent, mais on a tout fait
dans celui-là, et il y a le fait également qu'on enlève toute la notion qui
faisait référence au modèle du bulletin de vote hors circonscription, là, de la
Loi électorale, là, qui était le fameux bulletin de vote en blanc. Je fais une
règle simpliste, là, mais c'est ça.
Président (M. Bachand) : Donc, la lecture
officielle...
Mme LeBel :
C'est ce que je viens de faire. Oui, excusez-moi, je l'ai lu.
Président (M. Bachand) : O.K. C'est parce
que je ne l'ai pas vu à l'écran, désolé.
Mme LeBel :
Non, mais j'ai fait mes commentaires par la suite. Donc, ça se terminait
par : conformément «au modèle prévu à l'annexe III de la Loi
électorale.» C'est, à toutes fins pratiques, ce qui change.
Président (M. Bachand) :
Parfait, merci. Donc,
interventions sur l'amendement de la ministre? M. le député de
LaFontaine.
M. Tanguay : ...quand
on lit «au plus tard le septième jour», c'est pour prendre en considération les
cas d'inscriptions le huitième jour, qui, eux, sont les cas limites où
la limite est le septième, mais au plus tard... Il est entendu, bien
évidemment, que les directeurs de scrutin qui auront commandé dès le
15e jour leurs bulletins à être imprimés, qui les recevront le 14e, ou le
13e, ou le 12e, dans le pire des cas, où l'imprimeur n'est pas suffisamment
diligent pour x raisons de bonne foi, bien, ils pourront le poster. Évidemment,
ils ne vont pas retenir par-devers eux le septième jour, parce que ça, ce serait, je pense, une mauvaise
gestion, mais ils pourront les poster tantôt le 13, tantôt le 12, tantôt le
11, tantôt le 10 jours, sachant que, de toute façon, le 10e jour, le
bulletin de vote, il est obligatoirement nécessaire, parce que... les bureaux
de vote par anticipation. Alors, je suis... Voilà mes commentaires, M. le
Président.
Le Président (M.
Bachand) : Des interventions sur
l'amendement de la ministre? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'amendement à l'article 15 est adopté? Adopté. Donc, on revient à 15 tel
qu'amendé. Interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 15, tel qu'amendé, est adopté? Adopté. Merci. Mme la ministre,
s'il vous plaît.
Mme LeBel : Oui,
l'article 16.
Le Président (M.
Bachand) : Je voulais juste... parce
que...
Mme LeBel : Ah! 15.1, je suis
désolée. À ce stade-ci, j'aurais un amendement à 15.1, M. le Président. Donc,
il est déjà sur Greffier. Il devrait apparaître à l'écran, mais je me permets
d'en faire la lecture.
Donc, insérer, après l'article 15 du projet
de loi, l'article suivant :
«15.1. Lorsqu'un électeur visé au
paragraphe 2° de l'article 10 fait une demande de vote par
correspondance entre le septième jour et le jour [qui précède celui] du
scrutin, le matériel nécessaire à l'exercice de son droit de vote doit être
récupéré au bureau du directeur de scrutin de sa circonscription. Lorsque ce matériel
est récupéré par une autre personne que l'électeur, ce dernier doit, lorsqu'il
fait sa demande, mentionner le nom de la personne qui ira récupérer ce
matériel.
«La personne qui récupère ce matériel doit
s'identifier conformément au deuxième alinéa de l'article 337 de la Loi
électorale et elle ne peut récupérer le matériel nécessaire que pour un ou des
électeurs à la même adresse que la sienne ainsi que pour un ou des électeurs
d'une seule autre adresse que la sienne. Cette personne n'est pas considérée
porter assistance à l'un de ses électeurs conformément à l'article 19.»
Donc, ce que ça prévoit... Donc, il y a un
amendement à... Ah! excusez-moi, oui, j'ai fait une lecture de... J'ai ajouté
des mots, là. Donc, les mots que... Je vais relire la première phrase comme
elle devrait se lire, M. le Président. C'est de ma faute, là, j'avais la
mauvaise version entre les mains. Donc, la version... Tout ce que j'ai lu
intégralement est bon et je refais la phrase à refaire : «Lorsqu'un
électeur visé au paragraphe 2° de l'article 10 fait une demande de
vote par correspondance entre le septième jour et le jour du scrutin...» Donc,
je n'aurais pas dû dire «qui précède celui». Donc, «et le jour du scrutin». Le
reste est intégralement la bonne version, M. le Président, pour fins
d'enregistrement.
Donc, ce que cet amendement prévoit, c'est que
la trousse de vote par correspondance, là, doit être récupérée au bureau du
directeur du scrutin lorsqu'une demande de vote par correspondance est faite
entre le septième jour et le jour du scrutin. Donc, c'est particulièrement ce
que ça prévoit. Donc, quand ça... et, bon, il parle assez de... Je vous dirais
que le commentaire reprend, là, l'essentiel de l'article.
Le Président (M.
Bachand) : Interventions sur 15.1? M. le
député de LaFontaine.
M. Tanguay : Oui, oui, oui on
va y aller une étape à la fois, parce que j'ai des questions à gauche, ça fait
qu'on va tout répondre aux questions. 10.1°, rappelez-moi, c'est...
Mme LeBel : C'est les risques.
M. Tanguay : C'est les risques?
Parfait.
Mme LeBel : Et 2°, c'est
l'isolement.
M. Tanguay : 10.2°, c'est
l'isolement, parfait. Isolement, ça veut dire : isolement, ils ont la
COVID. 10.1°, c'est les risques, parfait. Lorsqu'un électeur visé au deuxième
paragraphe — alors,
ça, c'est l'isolement — fait
une demande de vote par correspondance, on sait que lui... et le jour qui
précède celui du scrutin... Là, ici, on avait amendé qu'il pouvait le demander
le jour même du scrutin.
Mme LeBel : ...là, ma lecture
était...
M. Tanguay : O.K., c'est ce que
vous avez... O.K.
Mme LeBel : Oui, ce que ça dit,
lorsqu'il a fait une demande de vote par correspondance entre le septième jour
et le jour du scrutin.
M. Tanguay : Est-ce
que c'est une...
Mme LeBel : Bien, à l'écran...
Oui, bien, vous avez fait la... Vous aviez le même document que moi entre les
mains, c'est pour ça.
M. Tanguay : Oui, c'est
Mme LeBel : Mais, à l'écran,
là, vous avez la bonne version, mais les seules différences entre votre version
et celle qui est à l'écran, c'est le fait... au lieu d'être «qui précède»,
c'est «le jour du scrutin». C'est la seule différence. Le reste de l'article
que vous avez entre les mains...
M. Tanguay : «Et le jour du
scrutin». O.K., ça fait que le reste de ma version est correct.
Mme LeBel : ...est correct,
oui.
M. Tanguay : «Et le jour du
scrutin». Parfait. Alors, lorsqu'un électeur visé au deuxième paragraphe...
Alors, il a la COVID ou il est... isolement, 10.2°, fait une demande de vote
par correspondance... et le jour du scrutin, le matériel nécessaire à
l'exercice de son droit de vote doit être récupéré au bureau du directeur de sa
circonscription. La personne qui fait la demande... Est-ce que le
commissionnaire qui va chercher ça peut faire la demande? Oui, hein?
Mme LeBel : Oui, on l'avait
réglé à... Je ne me souviens pas quel
article où on avait dit qu'il pouvait le
faire par téléphone, par Internet ou par demande. On avait réglé le fait que,
conformément à 209... 204, je n'étais pas loin, 204 de la Loi électorale, on
avait fait quelque chose de conforme où on permettait, oui, que la demande soit
faite par quelqu'un d'autre. Ça, ça règle la récupération de la trousse.
M. Tanguay : C'est ça. «Lorsque
ce matériel est récupéré par une autre personne que l'électeur, ce dernier
doit, lorsqu'il fait sa demande, mentionner le nom de la personne qui ira
récupérer ce matériel.» Autrement dit...
Mme LeBel : Il doit donner une
procuration verbale, je dirais. Là, je sais que ce n'est pas juridique, ce que
je dis, mais je dois dire : C'est mon conjoint qui va y aller pour ne pas
que...
M. Tanguay : Parce que... mais,
par contre, si c'est le conjoint, le conjoint peut...
Mme LeBel : Faire la demande.
M. Tanguay : ...faire la
demande par téléphone ou en personne.
M. Tanguay : Donc, le conjoint
pourrait y aller en personne dire : Bonjour, je suis le conjoint de madame
X...
Mme LeBel : Je fais la demande
et, en même temps, je récupère la trousse.
M. Tanguay : Je récupère, oui,
parce que ça, c'est comme si... «Lorsque ce matériel est récupéré par une autre
personne que l'électeur, ce dernier doit, lorsqu'il fait sa demande, mentionner
le nom de la personne qui ira récupérer...» Alors, ça, c'est le cas où
l'électeur appelle pour dire : Je veux voter par correspondance et je vais
envoyer mon conjoint X.
Mme LeBel : Mon conjoint.
M. Tanguay : Parfait.
Par contre, le conjoint X, sans que madame appelle, pourrait se présenter et
dire : Je représente madame, elle désire voter par correspondance, et
j'aimerais qu'on me donne une trousse.
Mme LeBel : Bien, moi, je le
comprends comme ça, parce que, si, dans la... si, dans le mot «électeur»,
j'inclus la possibilité que quelqu'un d'autre fasse la demande à ma place,
bien, naturellement, il faut qu'il l'identifie, donc, puis c'est limité, les
personnes, hein, qui peuvent faire la demande, c'est limité.
M. Tanguay : Conjoint, parent.
Mme LeBel : Ah! mais ce n'est
pas en personne. Ce n'est pas en personne, par contre... Vous avez raison.
C'est bon, la nuance est bonne.
L'article 12 dit : La demande de vote
par correspondance qui est faite par écrit, par téléphone ou par un mode de
transmission adapté. Ce n'est pas en personne. Donc, en principe...
M. Tanguay : O.K., une demande de
vote par... se fait par écrit.
Mme LeBel : Bien,
en principe, là, vous allez me dire... Bon, en principe, j'autorise mon
conjoint... c'est sûr que je l'autorise, là, mais mon conjoint le fait à ma
place parce que je n'ai pas la capacité de le faire. Tu sais, en isolement, là,
en principe, je suis capable de le faire. Si je suis très malade, je peux
demander à mon conjoint de le faire. Il va le faire pour moi. Il va pouvoir
aussi s'identifier comme étant la personne ayant à chercher la trousse. À un
moment donné, il faut que ça soit... Il faut qu'il y ait une logique à ça.
M. Tanguay : Est-ce à dire... à
12, là, est-ce à dire qu'on n'a pas prévu le cas d'une personne qui le ferait
pour elle-même en personne?
Mme LeBel : Non. Pourquoi?
M. Tanguay : Parce que ça
dit : «Une demande de vote par correspondance est faite par écrit, par
téléphone ou par [...] mode de transmission adapté à [la technologie].»
Mme LeBel : Oui,
mais qu'est-ce que vous lisez? On n'a pas... Bien, une personne peut toujours
le faire elle-même en personne.
M. Tanguay : Bien, l'article
dit qu'une demande de vote par correspondance...
Mme LeBel : Non, mais ce n'est
pas prévu à l'article 12, mais elle n'est pas empêchée de le faire, la
personne, elle-même en personne.
M. Tanguay : Bien, c'est ça.
Mme LeBel : Elle ne peut pas
faire une demande en...
M. Tanguay : Il faudrait le
prévoir.
Mme LeBel : O.K., ça a l'air
que non.
M. Tanguay : Il faudrait
peut-être le prévoir à ce moment-là.
Mme LeBel : Aller faire une
demande de trousse en personne?
Mme LeBel : Oui, peut-être leur
donner la parole juste pour qu'on comprenne. Moi, je pensais qu'on pouvait la
récupérer, là, mais allez-y.
Le Président (M.
Bachand) : M. Reid.
M. Reid (Pierre) : Bien, c'est que, normalement, c'est une personne qui est
auto-immune, immunosupprimée ou bien une
personne qui a la COVID. Normalement, si elle vote par correspondance, c'est
parce que de se présenter dans un
endroit comme le bureau du DS devrait poser un risque. Sinon, pourquoi faire la
demande par correspondance? Si elle se déplace
pour aller chercher sa trousse, elle est aussi bien d'aller se déplacer pour
aller dans un lieu de vote. Je ne sais pas.
M. Tanguay : ...au DS que le
jour J.
Mme LeBel : Oui, mais là il
aurait... Quand on parle du cas d'une personne isolée ou en isolement, c'est
très logique, tout à fait, donc, mais ça n'empêcherait pas... Est-ce que ça
empêche, par contre, le conjoint en question... Ce n'est pas la personne...
Dans le fond, est-ce que ça empêche le conjoint en question de faire la même
opération simultanément? C'est peut-être plus ça qui est la question. Je suis
isolée par choix ou par ordonnance de la Santé publique parce que j'ai la
COVID, peu importe. Naturellement, je peux... J'ai peut-être la capacité de
faire la demande par écrit ou par... électronique, mais, dans les faits, des
fois, il y a un deux pour un. Est-ce que je pourrais... mon conjoint pourrait
aller faire la demande et récupérer en même temps en personne...
M. Reid (Pierre) : Elle pourrait même aller voter. Elle peut voter au bureau
du directeur de scrutin jusqu'au jour moins quatre à 14 heures. Ça
vient...
Mme LeBel : Non, je suis
isolée, là. Là, dans le cas de figure que je vous présente, je suis isolée.
M. Reid (Pierre) : Ah! O.K.
Mme LeBel : Je
parle de la trousse, la récupération de la trousse. Est-ce que, dans ce qu'on a
prévu, là... j'ai l'air... mais je veux
comprendre, là. Est-ce qu'une personne pourrait... Est-ce que le conjoint... On
pouvait faire la même opération simultanément, la demande et la
récupération de la trousse, c'est un peu ce que vous dites, dans le fond, là.
M. Reid (Pierre) : La personne, oui, c'est ça, peut faire la demande au nom de
l'électeur par téléphone ou...
Mme LeBel : Oui, c'est ce que
l'article 12 prévoit, mais est-ce que le cas de figure du conjoint qui
fait la demande et qui récupère... Est-ce que le cas de figure du conjoint qui
dit : Je vais faire les deux en même temps, je ne vais pas téléphoner puis
me déplacer après, je vais me présenter, demander et récupérer... est-ce que
c'est possible puis est-ce qu'on a besoin de faire un amendement? Pour vous,
c'est possible.
M. Reid (Pierre) : Bien oui.
Mme LeBel : O.K., c'est juste...
c'est ça qu'il fallait comprendre. Merci.
M. Tanguay : Il faut que ça
soit, justement, clair, effectivement, parce que le... quand on conjugue
l'article 12 avec les autres articles, ça pourrait être interprété comme
étant : Non, vous devez le... vous devez... parce que, là, on a comme...
On a élargi à la possibilité pour le conjoint de faire la demande pour madame,
qui est un cas de 10.2°, qui est isolé. Donc, a fortiori, s'il peut le faire
par téléphone, il peut le faire en personne pour madame qui est isolée dans le
contexte, là...
M. Tanguay : Oui, ce sera ça,
M. le DGEQ, oui? Oui?
M. Reid (Pierre) : ...ça à la lettre, on dit : Bien, il faut qu'il fasse
une demande par téléphone. Bien, la personne qui serait en personne, pourquoi
on ne pourrait pas lui donner?
Mme LeBel : C'est ça, elle vous
téléphonera devant vous.
M. Reid (Pierre) : Bien, c'est comme si on disait : Bien, sortez, allez
téléphoner puis revenez. Non, non, il n'y a pas de problème.
Mme LeBel : Non, non, mais vous
comprenez, juste de la clarifier. Donc, vous dites que c'est possible. Dans
l'état actuel du projet de loi, ça va se faire, c'est parfait, c'est ça qu'il
faut couvrir et c'est dit maintenant.
Le Président (M.
Bachand) : ...juste vous assurer de garder...
Mme LeBel : Oui, vous avez
raison.
Le Président (M.
Bachand) : ...un peu de temps entre les
réponses des interventions parce qu'honnêtement c'est... et je regarde notre
ami technicien, là, il fait des miracles, là, mais... c'est ça, juste pour être
certain que tout le monde comprenne ce qui se dit ici. Alors donc, M. le député
de LaFontaine.
M. Tanguay : Lorsque... Puis là
je reviens à l'article 15.1 : «Lorsque ce matériel est récupéré par
une autre personne que l'électeur, ce dernier doit, lorsqu'il fait sa demande,
mentionner le nom de la personne qui ira récupérer ce matériel.» Comment se
vérifie l'identité, que monsieur est bien le conjoint de madame?
M. Reid (Pierre) : Bien, ça va être par l'adresse, l'adresse du domicile.
Donc, si la personne vient, on va lui demander : Vous venez pour qui et
fournissez-nous le numéro, le...
M. Tanguay : Puis il devra
décliner son identité, démontrer, prouver son identité, là, par une pièce
d'identité.
M. Reid (Pierre) : Oui. Normalement, il devra y avoir une pièce, là, qui...
M. Tanguay : Sinon, il n'aura
pas de trousse, parce qu'effectivement moi, je ne veux pas que personne ne
parte avec une trousse.
M. Reid (Pierre) : Bien, normalement, la... au moins, si ce n'est pas un
permis de conduire, une carte d'assurance maladie. Donc, quand on se présente
au bureau du DS, une des deux cartes devrait...
M. Tanguay : Mais la question,
c'est que vous, vous allez l'exiger.
M. Reid (Pierre) : Oui, pour éviter que quelqu'un vienne chercher sous de
fausses représentations...
M. Tanguay : Bien
oui, tout à fait.
M. Reid (Pierre) : On me donne le parallèle, c'est un peu comme quand vous
allez chercher un colis au bureau de poste, on vous demande une pièce
d'identité.
M. Tanguay : Parfait. Non, non,
c'est parfait, c'est ça qu'on veut, parce qu'on ne veut pas que Pierre, Jean,
Jacques aillent chercher des trousses au nom de Pierre, Jean, Jacques. Ça,
c'est une chose. Lorsque la personne récupère... doit s'identifier. Ça, c'est
le deuxième alinéa, comme disait la ministre. «Elle ne peut récupérer [que] pour
un ou des électeurs à la même adresse que la sienne ainsi que pour un ou des
électeurs d'une seule autre adresse que la sienne. Cette personne n'est pas
considérée porter assistance», parce qu'on va voir plus tard que porter
assistance, à 19, pour le vote, c'est une fois, là, tu ne peux pas...
O.K., maintenant, alors, le cas de figure,
j'essaie juste de voir, de la dame qui est en isolement, qui vit seule, qui
appelle, qui dit : Bonjour, je m'appelle madame X, je demeure à telle
adresse, oui, madame, je vous vois, vous êtes sur la liste électorale,
postez-moi une trousse, on va la poster, puis la trousse va se rendre à
l'adresse postale. Alors, on sait qu'elle va se rendre à l'adresse, et, de
toute façon, ce qui va revenir exigera qu'on le verra dans l'enveloppe,
identification de...
Mme LeBel : À l'intérieur de
l'enveloppe, oui.
M. Tanguay : Alors, ça, on est
corrects. Parfait.
Mme LeBel : Et, dans votre cas
de figure, juste pour alimenter... il sera posté entre 14 et sept jours, comme
on vient de le décider dans l'article précédent, juste pour...
M. Tanguay : Oui, oui, oui,
non, c'est ça. Et, si c'est monsieur, pour madame qui est malade, qui a la
COVID, puis qu'elle ne peut pas parler, puis qui le fait en son nom, en vertu
de 204, là, c'est la même chose, il va dire : Bonjour, je suis conjoint de
madame X, nous demeurons à la même adresse, et ainsi de suite, ou je cohabite,
parce que la personne qui cohabite... et là la trousse va aller... O.K. Je veux
juste m'assurer que ça se fasse. Puis le vote comme tel, bien, il va être... La
personne qui aura voté dans l'enveloppe, on va le voir, va être identifiée.
J'essaie juste de voir qu'il n'y ait pas de trou, là, je veux dire, qu'on soit
corrects, là. Et, 10.2°, il est clair que, si la personne appelle, bien, en
appelant... puis elle dit : Je préfère envoyer mon conjoint ou quelqu'un
qui se qualifie en vertu de 204, bien là elle pourra
le dire, le nom du... C'est ce qu'il fait, là, 15.1, premier alinéa. Là, à
moment-là, on va dire : O.K., bien, donnez-nous le nom de la personne.
Puis ce n'est pas parce qu'elle donne...
Mme LeBel : ...une fois rendu.
M. Tanguay : Ça ne lui... pas
de s'identifier, mais là, par contre, elle pourrait élargir au-delà de 204.
Elle pourrait envoyer le chauffeur de taxi.
Mme LeBel : Je ne pense pas. Je
pense que les deux alinéas s'appliquent. Elle doit identifier... Puis la
personne qui récupère doit aussi... ne peut pas récupérer plus qu'à son adresse
ou une... mais pourrait... oui, parce qu'elle pourrait... Dans votre question,
vous êtes... la réponse est oui, parce qu'il y a... on prévoit «ou des
électeurs d'une seule autre adresse que la sienne». Donc, par contre, le
chauffeur de taxi ne pourrait pas aller récupérer des trousses pour quatre
personnes à quatre adresses différentes.
M. Tanguay : O.K., là... Alors,
la personne vit...
Mme LeBel : Soit avec toi...
M. Tanguay : ...seule
puis dit : Moi, parfait, bonjour, j'ai la COVID, je suis en isolement, je
veux une trousse pour voter, je vais envoyer le chauffeur de taxi. Le chauffeur
de taxi, il arrive...
Mme LeBel :
Oui, untel.
Mme LeBel : En donnant son nom.
M. Tanguay : Oui, en...
monsieur X, chauffeur de taxi, c'est lui qui va récupérer la trousse, puis
monsieur X, chauffeur de taxi, récupère la trousse pour madame, mais qu'est-ce
qui empêchait... parce qu'on essaie toujours d'essayer de fermer la porte aux
fins finauds, là. Une personne se fait passer pour une dame, dit :
J'envoie le chauffeur de taxi, puis le chauffeur de taxi va récupérer. La seule
poignée qu'on a, c'est un registre qui fait en sorte que l'on sait que le
chauffeur de taxi, monsieur X, est venu chercher, prétendument, pour telle
adresse de l'électeur, une trousse. Donc, de un, lui, il peut... est-ce qu'il
peut le faire pour plusieurs électeurs?
Mme LeBel : Non,
un à la fois, parce qu'il peut le faire pour plusieurs à la même adresse que
lui ou un seul à une autre adresse.
M. Tanguay : C'est marqué où,
ça, le seul...
Mme LeBel : Oui, le
paragraphe 2°. «La personne qui récupère [le] matériel doit s'identifier»,
blablabla, «elle ne peut récupérer le matériel nécessaire que pour un ou des [...]
à la même adresse que la sienne [ou un] ou des...» mais à une autre seule
adresse. Donc, le chauffeur de taxi en question ne pourrait pas récupérer pour
cinq...
M. Tanguay : Il peut le faire
pour une adresse.
Mme LeBel : Pour une adresse.
M. Tanguay : Pour plusieurs
personnes à la même adresse, mais pour une adresse.
Mme LeBel : Oui, mais pour une
adresse ou la même adresse que la... bien, la sienne et une autre, autre que la
sienne, à
titre d'exemple. Et là, dans ce que vous dites, si on est dans la
notion du fin finaud et que ce n'est pas exact, bien, éventuellement, la dame X
va se représenter dans un bureau de vote. Son nom va être rayé de la liste. On va
lui dire : Bien, madame, quelqu'un a récupéré une trousse pour vous. Elle
va dire : Non, non, non. Elle va être assermentée, elle va voter, et là on
fera les enquêtes nécessaires.
M. Tanguay : Et
là il y aura une... Parfait. Et là, donc, c'est une question au
Directeur général des élections, celles et ceux qui vont se présenter pour récupérer des trousses, allez-vous
conserver, j'imagine que oui, un registre? Alors, vous allez savoir à qui vous avez donné des trousses.
Vous aurez vérifié cartes... Il va s'identifier en vertu de 337. Ça, ça
veut dire carte d'identité avec photo. Puis
là, s'il y a des fins finauds là-dedans... Veux-tu y aller? Tu as des
questions. Vas-y, vas-y.
M. Tanguay : Bien, juste
pour que... donc, sur... parce que, des fois, les réponses, juste pour que ce
soit «on record»... Donc, oui, ça va être ça?
M. Reid (Pierre) : Oui, il y aura un registre qui sera tenu pour la
récupération du vote de trousses.
M. Tanguay : Un registre, puis
ça, vous, au DGEQ, ça... Nous, évidemment, comme législateurs, on se dit :
Oh... Mais, vous, ça ne vous stresse pas? Vous avez suffisamment de confort
pour dire : Oui, il y a peut-être des gens qui vont s'essayer, mais à la
fin de la journée...
Mme LeBel : On va les
rattraper.
M. Tanguay : ...on a assez de
balises, puis on va les rattraper, puis on a assez de poids et de contrepoids.
Oui?
M. Reid (Pierre) : Bien, pour nous, c'est important de conserver les données,
donc, l'identification des personnes qui viennent récupérer pour telle personne
puis... de conserver ça, et, si, effectivement, on s'aperçoit que... par
exemple, quelqu'un pourrait dire : Je n'ai jamais reçu ma trousse, et
tout, bien, écoutez, on entreprendra les vérifications puis, ultimement, une
enquête, oui.
M. Tanguay : Les enquêtes, oui.
Le Président (M.
Bachand) : Donc, si je comprends, Mme la
députée de Jeanne-Mance—Viger,
vous avez une question? Oui, allez-y.
Mme Rotiroti : Bien, c'est juste une
petite question technique, parce qu'on reçoit par le DGEQ... quand on a des
votes itinérants, et tout ça, on les a... les organisations reçoivent pour
savoir... pour ne pas les appeler, le BVA, le jour J. Est-ce que ça fait
partie
de... On va recevoir ces listes-là pour les gens qui ont voté par
correspondance pour ne pas les déranger ou pour ne pas les appeler?
M. Reid (Pierre) : ...la liste des personnes qui sont admissibles à voter par
correspondance.
Mme LeBel : ...14 qui prévoyait
cette... Non, c'est correct, mais juste pour que vous soyez à la même page que
nous et vous rassurer...
M. Tanguay : ...le registre que
vous allez tenir de qui est venu, en s'identifiant, chercher des trousses,
est-ce que vous allez également le lier à : Il est venu chercher une
trousse, il s'est identifié et, prétendument, pour tel électeur? Vous allez
lier les deux informations, n'est-ce pas?
M. Reid
(Pierre) : Oui. En fait, une demande de
trousse pour monsieur ou madame X qui est venu, et ce sera monsieur ou madame
qui est venu récupérer avec l'adresse et... oui.
M. Tanguay : Exactement, pour
pouvoir, vous, constituer vos listes que vous allez communiquer, le 14e et le
septième jour, de qui est éligible à voter par correspondance. Là, on fait...
on boucle la boucle. O.K.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'amendement introduisant le nouvel
article 15.1 est adopté? Donc,
l'article 15.1 est adopté. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Parfait, 16 :
L'article... «L'électeur doit voter en inscrivant sur le bulletin de vote» les
prénom et nom... et le nom... Voyons, je
reprends : «L'électeur doit voter en inscrivant sur le bulletin de vote
les prénom et nom du candidat de son
choix. Il peut, de plus, indiquer la dénomination du parti politique ou le mot
"indépendant", selon le cas.»
Donc, ça prévoit dont... la manière...
l'électeur exerce son droit de vote par correspondance.
Bon, naturellement, compte tenu de ce qu'on
vient de discuter, il y aura un amendement, M. le Président, qui se lit comme
suit :
Remplacer
l'article 16 du projet de loi par le suivant : «L'électeur marque,
dans un des cercles, le bulletin de vote.»
Je pense que... de la concordance avec ce qu'on
vient de décider par rapport à la façon dont le bulletin de vote serait
constitué dans l'enveloppe.
Le Président (M.
Bachand) : M. le député de LaFontaine,
s'il vous plaît.
M. Tanguay : Pardon, excusez,
oui?
Le Président (M.
Bachand) : M. le député de LaFontaine,
pardon.
M. Tanguay : Ah! pardon. À quel
article de la loi... à quel
article standard de la loi... nous dit que
l'électeur, là, au-delà du vote par correspondance, là, marque son bulletin de
vote, là, le jour du vote, là, la façon très ordinaire de voter, là?
M. Tanguay : O.K., merci.
«L'électeur marque, dans un [cercle], le bulletin de vote» au moyen d'un crayon
que le scrutateur lui a remis... O.K., ça fait que c'est pour ça qu'il faut
aller revisiter ça, parce que je me suis dit : On va se rabattre sur la
règle générale. Alors là, l'amendement... le Directeur général des élections,
que l'on ajoute... parce que, vous savez, le... Vous savez mieux que moi, là,
au moyen d'un crayon que le scrutateur lui a remis... Il est clair, là, on ne
mettra pas de crayon dans l'enveloppe, là, mais, si d'aventure quelqu'un
marquait avec un crayon rouge, un crayon violet... Vous savez, le secret du
vote, ça, ce n'est pas quelque chose qui vous préoccupe?
M. Reid (Pierre) : Non, il n'y a pas d'enjeu pour ça.
M. Tanguay : Il n'y a pas
d'enjeu, parce que le but, je reviens à la règle de base, de tout avoir des
crayons standards, c'est que je n'irai pas voter, moi, avec mon marqueur jaune
puis je vais dire : Aïe! Ti-Gus, quand tu vas voir un vote jaune, là, je
te l'ai dit, hein, ça veut dire que j'ai voté pour toi, donc, mais ça...
Mme LeBel : ...contrepoids. Si
on se met à exiger un type de crayon...
M. Tanguay : Non, non, non, on
jase...
Mme LeBel : Mais vous avez...
Non, mais je le dis pour le dire, parce qu'effectivement moi-même, au début, je
me suis dit : Pourquoi on ne peut pas, sans mettre le crayon dans
l'enveloppe, préciser le type de crayon? Mais là on vient de faire en sorte
que, bon, avec un crayon HB, non...
M. Tanguay : Non, c'est ça.
Mme LeBel : ...favoriser le
vote, hein?
M. Reid (Pierre) : Et puis, lorsqu'il y aura la vérification lors de la
réception, c'est que l'enveloppe... la deuxième
enveloppe, l'enveloppe qui contiendra le bulletin de vote, bien, elle va être
déposée dans l'urne. Elle ne sera pas ouverte,
là. Donc, il n'y a personne qui va pouvoir voir la marque que la personne...
bien sûr, pour garder le secret du vote.
M. Tanguay : Oui.
Par contre, le secret du vote, c'est indépendamment... Vous pourriez noyer mon
vote dans 100 000 votes, puis, si je suis le seul au marqueur jaune, vous
allez savoir que c'est mon vote.
Mme LeBel : Donc,
statistiquement, il risque d'y avoir plus de ce type de vote là, hétéroclite,
que dans une boîte de scrutin.
M. Tanguay : Oui, oui, ils vont
s'entrecroiser. Non, non, je le sais, c'est juste que...
Mme LeBel : Mais on le met dans
le... Je mets ça dans l'air, là.
M. Tanguay : Puis, voyez-vous,
on parlait tantôt : Ah! les délais postaux, puis tout ça. On fait des
compromis, ce qu'on fait là. On fait des compromis. Tu sais, délais postaux...
On ne fournira pas le crayon puis on ne va pas leur dire : Allez acheter
ça à Bureau en Gros, tel type de crayon, 0,07.
Mme LeBel : Ça risque d'en
décourager certains.
M. Tanguay : Surtout s'ils sont
en isolement. Et, quand on dit... Donc, deux choses. C'est important de le
dire, puis qu'on le dise dans les micros, ne sera, donc, pas rejeté, parce que
c'est motif de rejet, quelqu'un, le jour du vote, que vous vous rendez compte
qu'il avait son stylo dans sa poche puis il n'a pas utilisé le crayon. Je pense
que... Corrigez-moi si j'ai tort, mais c'est un motif de rejet?
M. Reid (Pierre) : C'est un motif, oui, oui, très clair.
M. Tanguay : Parfait. Alors, on
s'entend, évidemment, là, vous allez avoir probablement plusieurs couleurs,
tous types de crayons, mais je parle sur la couleur du... qu'il soit rouge,
bleu, vert, ce ne sera pas un motif de rejet pour le vote par correspondance.
M. Reid (Pierre) : Je vous dirais, il n'y a pas un enjeu majeur, là, parce
que, comme vous je vous dis, les enveloppes vont être dans une urne puis... Où
est-ce qu'il pourrait y avoir, là encore, une fraude, il faudrait que le
scrutateur ou le secrétaire, qui sont recommandés par des partis politiques,
puissent faire un lien. Mais là c'est quasiment impossible parce que l'urne,
là, le scrutateur ne saura peut-être... qui va être affecté à ça ne saura
peut-être même pas dans quelle urne a pu être déposée une enveloppe, là. Il n'y
a pas d'enjeu.
M. Tanguay : Oui. Par contre,
les candidats, après, peuvent avoir accès aux bulletins de vote, là. C'est
parce qu'il va y avoir un scrutateur qui voit un représentant, lorsqu'il y aura
le dépouillement...
M. Reid (Pierre) : Oui. Ils peuvent être sur place.
M. Tanguay : ...alors, ils
pourraient constater que Ti-Gus a voté effectivement du bon bord. C'est juste
ça, là.
Mme LeBel : ...plus complexe
dans le cadre du vote par correspondance, parce que dans les scrutins, je vais
dire traditionnels, chaque boîte demeure intègre, est dépouillée au milieu de
chaque boîte, alors que là on noie une multitude de boîtes. On va savoir à la
grandeur de la circonscription. Mais, vous avez raison, il faut faire un compromis
à quelque part, là.
M. Tanguay : Non, non, c'est
ça, c'est ça. Alors, une fois qu'on est établi... puis corrigez-moi si j'ai
tort, donc, peu importe la couleur, correspondance, ça ne sera pas un motif de
rejet?
M. Tanguay : Parfait. Ce sera
quand même un motif de rejet, parce que là on revient... je pense que là on
peut revenir sur les règles usuelles. Une fois que j'ai dit ça, la personne, si
elle a fait un bonhomme sourire plutôt que de faire un X ou une marque
distinctive, ça, ça va être un motif de rejet?
Mme LeBel : Le libellé est le
même... Sauf l'usage du crayon, le libellé est le même, donc l'interprétation
devrait être la même pour le type de marque.
M. Tanguay : Oui, non, je sais,
mais j'aime autant le dire dans le micro.
Mme LeBel : Bien, c'est pour ça
que je réponds avec vous. Moi aussi, je veux parler.
M. Tanguay : Vous avez le droit
de participer.
Le Président (M.
Bachand) : ...
M. Reid
(Pierre) : 365 prévoit, au paragraphe 7°... c'est : «porte des inscriptions fantaisistes ou
injurieuses;».
M. Tanguay :
C'est ça, non. Autrement dit, tout le reste, à
part la couleur...
M. Reid
(Pierre) : La couleur.
M. Tanguay :
...tout le reste va être motif de rejet?
M. Reid
(Pierre) : Oui. C'est ce que les
électeurs, les électrices ont fait lors des élections municipales, et, ce qu'on
m'a dit, il n'y a pas eu d'enjeu par rapport à ça, donc je ne pense pas que ça
pose...
M. Tanguay :
Non, c'est ça. Ce n'est pas tellement le volume, c'est juste le principe
d'application. Puis vous allez dire : Ah! c'est l'Assemblée nationale,
c'est la loi. Mais on est législateurs puis si, dans la loi, on est en train de
dire... Ne serait-ce qu'un seul bulletin de vote sur les 4,5 millions, là,
je veux que, la loi, on soit tous à la même page : il est-tu bon, il n'est
pas bon. Donc, dans ce sens-là, au-delà de la couleur, il va être bon... C'est
à dire, pour la couleur, il va être bon, mais pour tout le reste, il va être
pas bon. C'est juste qu'on le dise au micro.
Mme LeBel :
...habituel s'applique pour tout le reste.
M. Tanguay :
S'applique, parfait.
M. Tanguay :
O.K. Ça va, M. le Président.
Président (M. Bachand) : Donc, est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement? S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'amendement à l'article 16 est adopté?
Président (M. Bachand) : Donc, on revient
à 16 tel qu'amendé. Interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce
que l'article 16, tel qu'amendé, est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci.
Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel :
Oui. Alors,
article 17, j'annonce tout de suite que j'aurai également
un amendement. Je pense qu'il est disponible, mais je commence par l'article
principal tel que déposé : «L'électeur doit insérer le bulletin de vote
dans une enveloppe intérieure ne pouvant l'identifier, la sceller et l'insérer
dans une seconde enveloppe.
insère également dans la seconde enveloppe une copie de l'un des documents
d'identification mentionnés au deuxième
alinéa de l'article 337 de la Loi électorale. Si le document ne reproduit
pas sa signature, l'électeur doit également insérer dans la seconde
enveloppe une copie d'un autre document d'identification sur lequel apparaît sa
signature.
«Malgré
le deuxième alinéa, un électeur domicilié ou hébergé dans un lieu visé au
paragraphe 1° ou 2° du deuxième alinéa
de l'article 9 qui est dans l'impossibilité de transmettre une copie de
l'un des documents mentionnés au deuxième alinéa doit insérer dans la
seconde enveloppe un document, dont la forme est déterminée par le directeur
général des élections, sur lequel il inscrit sa date de naissance et y appose
sa signature.
«Tout électeur doit
également insérer, dans la seconde enveloppe, une déclaration de l'électeur
prescrite par le Directeur général des élections, dûment signée et, le cas
échéant, signée par la personne qui lui a porté assistance.»
Cet
article prévoit
la procédure à suivre par l'électeur, donc, pour insérer son bulletin de vote,
son document d'identification et sa déclaration de l'électeur dans les
enveloppes correspondantes.
J'aurais un
amendement. L'amendement se lit comme suit : Supprimer le troisième alinéa
de l'article 17 du projet de loi.
c'est toujours en concordance avec ce qu'on a fait à l'article 9,
précédemment, et je parle du troisième alinéa.
Président (M. Bachand) : Merci. Donc,
interventions sur l'amendement? M. le député de LaFontaine.
M. Tanguay :
Oui. O.K. Là, détrompez-moi si j'ai tort, en tout cas, dans le rapport,
on... je l'ai constaté, dans le rapport, au niveau municipal, il y avait la
trousse standard puis la trousse simplifiée pour les gens en hébergement, en
maison d'hébergement. Quelle était la différence entre les deux trousses, au
niveau municipal?
Mme Ouellet
(Vicky) : Oui, je vais vous répondre. Vicky Ouellet, DGEQ. Donc, la
différence... en fait, la simplification venait du fait que les gens, au lieu
de fournir une pièce d'identité ou une copie d'une pièce d'identité, pouvaient fournir un document, sur lequel ils écrivaient
leur date de naissance puis signaient, donc, qui faisait... qui remplaçait,
dans le fond, la photocopie de la pièce d'identité.
M. Tanguay :
O.K. Et c'était quels documents, qui étaient acceptés?
Mme Ouellet (Vicky) : Bien,
c'est les documents usuels. La photocopie d'une pièce d'identité,
habituellement, c'est un permis de conduire, une carte d'assurance maladie, un
passeport, les documents comme ça. Mais, dans le cas des gens qui étaient en CHSLD ou en RPA, à ce moment-là, c'était une
feuille, là, dans le fond, qu'on leur avait préparée, qu'on leur
fournissait puis qu'ils signaient, avec leur date de naissance, là.
M. Tanguay :
Ah! O.K.
Mme Ouellet
(Vicky) : C'était un document d'identification. C'est une
simplification.
M. Tanguay :
O.K. C'est juste une déclaration, autrement dit?
Mme Ouellet
(Vicky) : Exactement.
M. Tanguay :
Je pensais qu'ils prenaient un autre de leurs documents, autre que 337, donc,
c'est... O.K. «337. L'électeur décline au scrutateur son nom, son adresse,
sa date de naissance.
«L'électeur doit en outre établir son identité à
visage découvert en présentant, malgré toute disposition inconciliable...»
Donc, ce qui est
accepté, c'est la carte d'assurance maladie, la RAMQ, son permis de conduire — puis
là je simplifie, là — permis
probatoire, «son passeport canadien ou tout autre document qui [est] délivré
par le gouvernement, un de ses ministères ou un de ses organismes ou
reconnu...» Avez-vous un exemple de «tout autre document»?
Mme Ouellet
(Vicky) : Oui.
M. Tanguay :
Oui, si vous en avez.
Mme LeBel :
Il y a le Certificat de statut de l'Indien, délivré aux personnes inscrites
au registre des Indiens en vertu de la
Loi sur les Indiens, là — ce
sont les termes, malheureusement, de la loi, que je dois employer — et la
carte d'identité des Forces canadiennes, à
titre d'exemple. Ce sont des
documents qui pourraient être autorisés pour fins d'identification, et ça fait
référence ça, là.
M. Tanguay : Parfait. «Un de ses
ministères...» Donc, 337, c'est : RAMQ, permis de conduire, passeport ou
autre document officiel, je vais dire ça de même. Alors, dans la trousse
simplifiée — c'est
Mme Ouellet ou Me Ouellet...
Mme Ouellet
(Vicky) : Me Ouellet.
M. Tanguay :
... — Me
Ouellet, pardon, ce n'était pas ça, c'était juste une page que vous ajoutiez,
puis là on demandait à madame, par exemple, de marquer son nom puis sa date de
naissance, tout simplement.
Mme Ouellet
(Vicky) : Exactement, ce qui allait servir à faire la comparaison avec
la signature sur la déclaration de l'électeur, à ce moment-là. Parce que la
pièce d'identité sert à ça, là, essentiellement, à faire une comparaison de
signatures.
M. Tanguay : O.K. Mais, dans les deux
cas, c'est la même personne qui signe, alors nécessairement la signature
sera la même. On ne peut pas comparer, si... Parce que l'objectif de comparer
avec un permis de conduire, c'est de savoir si la personne qui déclare est la
même qui s'est fait délivrer le permis de conduire. Mais là l'étape ne servait
pas à grand-chose. Si la personne signait deux fois... Le fraudeur va avoir la
même signature que le pape.
Mme Ouellet (Vicky) : Bien,
l'idée, c'était de faciliter, justement, l'exercice de ce droit de vote là de
ces gens-là qui, souvent, n'ont pas leurs pièces d'identité. Là, c'était
vraiment circonscrit pour les gens en CHSLD ou en RPA qui n'ont pas toujours
leurs pièces d'identité avec eux. Parfois, c'est le proche aidant. C'était dans
l'optique où est-ce qu'ils n'avaient pas accès à leurs pièces, là, pour ne pas
leur nier leur droit de vote, là.
Mme LeBel :
...précis, là?
Mme Ouellet
(Vicky) : Oui.
M. Tanguay :
Mais juste... puis on jase, là, je veux dire, ça ne servait à rien.
Mme Ouellet (Vicky) : Bien,
c'était une mesure dissuasive, mettons.
M. Tanguay : Ah!
O.K., en voulant dire : Faites l'effort, sinon fournissez ça. Mais déjà la
déclaration...
Mme Ouellet
(Vicky) : C'est parce que la contrepartie, c'était de
dire : Vous ne pouvez pas voter, vous ne pouvez pas fournir de
pièce d'identité, donc on vous refuse... on rejette votre vote, là.
M. Tanguay : Mais
oui, ou la contrepartie aurait pu n'être rien. Parce que, ça ou rien, quant à
la valeur ajoutée...
Mme LeBel : Bien, là-dessus, je
vais peut-être faire un commentaire, si on me permet de participer — c'est
une blague. Mais je pense que ça peut être... Vous avez raison. Quelqu'un qui
est déterminé à être malfaisant va l'être, malgré tous les pare-feu, il va l'être,
même si on demande une déclaration assermentée, on s'entend. Mais je pense que
ça prend un certain effort de l'électeur. Moi, ce que j'entends, c'est que
c'est le mitoyen entre ça ou rien, mais c'est circonscrit aux gens. Ici, on
n'aura pas ces cas de figure là, parce que ce n'est pas nécessairement des gens
dans des établissements comme les CHSLD. Donc, je pense que le temps... on peut
ne pas aller dans cette voie-là. Mais, vous avez raison, à quelque part, il y
a, dans beaucoup de cas, des actes de foi, puis vous avez... Mais je pense
qu'il faut... il faut demander un effort minimal, là.
M. Tanguay : Il
risque, par contre, d'arriver... Parce que les CHSLD, puis détrompez-moi si
j'ai tort, là, est-ce qu'ils seront tous couverts par un bureau de
vote...
Mme LeBel : C'est ce qu'on a
décidé.
M. Tanguay : ...itinérant, BVIH?
Mme Ouellet (Vicky) : Bien,
vous avez deux types de votes. Là, c'est sûr qu'il faut que le CHSLD soit au
registre, là, puis il faut qu'il y ait un minimum de gens, là, donc c'est 50,
puis une aire commune. Il y a des critères. Pour ceux qui ne remplissent pas
les critères, bien, il faut une demande de vote itinérant d'un électeur pour
amener le bureau de vote dans cette RPA là.
Mme LeBel : ...autant
qu'il y a de demandes, même s'il y en a une deuxième le lendemain. C'est ce
qu'on disait.
Mme Ouellet (Vicky) : Il
pourrait y avoir des demandes spontanées, là, d'autres gens qui n'ont pas pensé
faire la demande.
Mme LeBel : Mais les actuels,
qui se qualifient selon les trois critères que vous venez de nommer, vont être
des cas où, dans 100 % des cas, il va y avoir ce type de bureau là. Et, si
une personne à l'intérieur du CHSLD se retrouve en isolement, la mécanique
qu'on vient de... la mécanique unique va s'appliquer pour elle.
M. Tanguay : ...BVI, il
pourrait y avoir un établissement où il n'y aura pas eu de BVI.
Mme Ouellet (Vicky) : En fait,
si vous êtes dans.. Excusez-moi.
M. Reid (Pierre) : Non, vas-y.
Mme Ouellet (Vicky) : O.K. Si
vous êtes dans une RPA qui ne se qualifie pas aux critères, s'il n'y a jamais
eu de demande, s'il n'y a pas eu un électeur, au moins, qui a fait une demande
de bureau de vote itinérant, là, il n'y en aura pas d'établi. C'est comme ça.
M. Tanguay : O.K. Pourquoi...
où je m'en vais avec ça, c'est qu'il pourrait y avoir, donc, puis corrigez-moi
si j'ai tort... Au municipal, on envoyait la trousse simplifiée aux gens qui se
qualifiaient selon les établissements. Là, on retire ça. Est-ce qu'il pourrait
y avoir des cas où il n'y a pas de BVIH, il n'y a pas eu de demande de BVI, et
la personne vote par correspondance, dans le contexte provincial, et, si elle
l'avait fait dans le contexte municipal, elle aurait eu la trousse simplifiée,
mais, là, elle n'aura pas la trousse simplifiée? Ça peut arriver?
M. Tanguay : O.K. C'est ça, mon
enjeu, là. On est moins large et libéral, dans le sens légal de l'expression,
on risque d'être moins large et libéral, pour certains cas, puis on ne peut pas
les évaluer qu'au niveau municipal. En retirant... Je le sais qu'à
l'article 9, là... Autrement dit, on est sur l'amendement, là, on retire
le troisième alinéa, par concordance. Mais,
au-delà de la concordance, là, c'est qu'on retire également le bout où...
Transmet une copie de l'un des documents mentionnés... la forme... ou
selon lequel... sa date de naissance et y appose... On enlève la formule
simplifiée.
Mme LeBel :
...l'individuel des électeurs, ça va être plus complexe de savoir, à la base,
est-ce que c'est un cas de trousse simplifiée ou non, j'imagine? Je pose la
question. Alors qu'au municipal on visait les établissements, donc on savait, nécessairement, que tous ces gens-là... Donc,
comment je vais savoir, moi, si quelqu'un fait la demande pour autrui? C'est
une adresse, là. Que ça...
M. Tanguay :
...c'est clair que je suis conscient que... Qu'il y en ait 20 qui l'ont
fait simplifié, dans les 20 unités du CHSLD, je comprends la logique,
versus c'est clair que, là, vous comprenez qu'on en échappe, des simplifiés.
Mais, d'un autre côté, je veux que la personne qui vote, je veux qu'elle
établisse son identité. Je reviens au début de la conversation. Ça serait trop
facile pour elle de dire : Ah! bien, moi, c'est simplifié, j'en ai, des
pièces d'identité, mais je fraude, alors je marque «Joe Duquette» puis je
signe. Là, là, il vient de passer entre les mailles, là.
Mme LeBel :
Et voilà. Et éviter le risque, encore une fois, c'est une question
d'équilibre et de choix. Pour éviter le risque que des trousses simplifiées ne
s'en aillent pas pour les bonnes raisons au bon endroit, bien, je pense qu'il
vaut mieux faire en sorte qu'on revienne à une façon plus traditionnelle de
s'identifier. Et je pense que les cas vont être minimes. Mais, à un moment
donné, vous savez qu'on ne peut pas avoir 100 % de garantie, d'un côté ou
de l'autre, donc je pense que... Moi, je suis adepte de l'identification, là.
Je le sais que le droit de vote est important, mais le droit de vote par la
bonne personne, là, est aussi important.
M. Tanguay :
Êtes-vous d'accord avec ça, cette approche-là, M. le DGEQ? Avez-vous des
commentaires sur ce qu'on jase, là?
M. Reid
(Pierre) : Je pense que, dans les
circonstances, c'est vraiment de favoriser l'exercice du droit de vote. Mais je
vous rappelle qu'au niveau municipal, là, les gens qui étaient... il n'y en a
pas eu, de BVI ou de vote... c'était juste... la seule alternative, c'était le
vote par correspondance pour tout le monde, à moins que les gens sortent de
leur résidence et d'aller à un bureau de vote ordinaire, là.
Mme LeBel :
...c'est que ce n'était pas un choix...
M. Reid
(Pierre) : Ce n'était pas un choix.
Mme LeBel :
...c'était imposé
M. Reid
(Pierre) : C'était imposé.
Mme LeBel :
Alors qu'ici il faut revenir au paradigme de base. Les gens qui vont décider de
voter par correspondance vont avoir fait le choix de le faire.
M. Tanguay :
...10.1, 10.2, tu sais, ils n'ont pas le choix.
Mme LeBel :
Oui, bien, 10.1 est plus un choix, parce que, s'ils se considèrent à risque...
puis c'est à eux d'évaluer leurs propres risques, là.
M. Tanguay :
10.2, ils n'ont pas le choix.
Mme LeBel :
Mais on leur donne le choix de voter, mais on leur donne le choix aussi de
ne pas prendre le risque. 10.2 est moins un choix, parce que tu es en
isolement, là.
M. Tanguay :
Oui. Qu'est-ce qu'on fait? Puis est-ce qu'on les abandonne ou pas? Puis
c'est peut-être trop fort, là, mon terme, «abandonne». Bon, la dame est en...
Il n'y a pas de BVIH, il n'y a pas de BVI, même, la dame est à sa résidence,
là, puis pour x raisons, elle n'a pas de pièce d'identité, elle ne peut pas
faire de photocopie, elle est seule, elle vit seule, elle a la COVID, puis elle
n'a pas de photocopieur, puis elle ne va pas sortir, puis elle vit seule, elle
n'a pas de famille. Elle, il y a-tu quelque chose...
M. Tanguay :
Non, elle reste à domicile.
M. Reid
(Pierre) : À moins que ce soit... Mais le
vote à domicile demeure, là.
Mme LeBel :
...va vous expliquer comment se présenter, à cette personne-là qui a la
COVID. Donc, elle demeure avec une solution, là.
M. Tanguay :
Puis normalement on prend pour acquis aussi que, quand elle va recevoir sa
trousse puis qu'elle va réaliser ça, elle peut appeler au DS puis dire :
Écoutez, je n'ai pas ça. Puis là le DS pourrait peut-être trouver des solutions
avec elle, là.
M. Tanguay : Est-ce
que la personne qui va appeler — parce
qu'on a réduit les délais, il faut être conséquent — ...qui
va appeler pour avoir une trousse va pouvoir faire... se dire, de façon très
sommaire : On va vous envoyer une trousse, oui, vous faites la demande par
téléphone? Le DS pourrait lui dire : Sachez que vous aurez besoin... je
vous le dis rapidement, là, vous aurez besoin d'une pièce d'identité et d'une
copie. Est-ce qu'on pourrait... Puis là il dit : Ah! bien là, il va y
avoir un problème, plutôt que d'attendre à la dernière minute puis être hors
délai pour le vote à domicile. Je ne sais pas si on pourrait avoir ça comme
directive.
M. Reid
(Pierre) : Bien, je pense, afin de bien
informer l'électeur qui veut voter par correspondance de tout ce qui l'attend
comme, je dirais, exigences, bien, effectivement, c'est une information. Puis
c'est ça qu'on va regarder, pour que celui qui fait une demande de vote par
correspondance puisse déjà, en faisant sa demande, disons, par téléphone...
puisse savoir qu'est-ce qui... C'est bien important.
M. Tanguay :
Ce qui s'en vient.
M. Reid
(Pierre) : Ce qui s'en vient puis... Oui.
M. Tanguay :
Ah! c'est bon. Puis, après ça, bien, s'il dit : Bien là, je n'ai pas de
pièce d'identité; ah! bien, là, peut-être que vous seriez plus un cas de
domicile, à ce moment-là. Parfait. L'électeur, donc, doit insérer... Parfait.
Sur l'amendement, M. le Président, on peut en disposer puis, après ça, on va
revenir sur 17.
Président (M. Bachand) : Merci. Donc, s'il
n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement à l'article 17 est
adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Donc,
nous sommes à 17 tel qu'amendé. Interventions? M. le député de LaFontaine.
M. Tanguay :
Alors, on a reçu du Directeur général des élections... Parce que c'est
réellement ici, là, qu'on parle de la trousse, là. Alors, l'électeur...
Parfait. C'est réellement à 17, là, qu'on a, là, la nomenclature de ce qui est dans la trousse : «L'électeur doit insérer le
bulletin de vote dans une enveloppe intérieure ne pouvant l'identifier, la
sceller et l'insérer dans une seconde enveloppe.»
Alors, l'électeur,
quand il reçoit la trousse, il reçoit une bonne enveloppe. Il vide l'enveloppe,
il y a plein de documents. Alors, l'enveloppe de réception, il la jette, il a
vidé l'enveloppe de réception. Dans l'enveloppe de réception, il y a deux enveloppes, une plus petite, dans laquelle,
uniquement, il devra mettre le bulletin de vote et sceller après avoir
voté. Il met ça de côté. Après ça, il y aura une enveloppe de retour, qui est
déjà préaffranchie, puis, comme vous disiez, vous allez prendre poste
prioritaire... ce n'est peut-être pas le bon mot, mais aller-retour, ça va être
du prioritaire, ça ne sera pas de la poste standard. Et il y aura la
déclaration qu'il devra signer, puis il devra ajouter une photocopie d'une
pièce, qu'il devra signer également.
Alors, dans
l'enveloppe la plus grande, je mets mon bulletin de vote dans la petite enveloppe,
je mets ma déclaration, je mets trois documents et je mets mon identification.
C'est bien ça? Il la scelle puis il va porter ça... il peut décider d'aller
porter ça lui-même ou de faire... pas de lui-même, mais d'aller porter ça au
directeur de scrutin, par un tiers qui va pouvoir aller déposer l'enveloppe en
son nom. Dans le fond, vous n'allez pas... vous, le retour des enveloppes, vous
n'allez pas tenir un registre de ceux qui retournent des enveloppes. Vous, ce
qui vous intéresse, c'est l'enveloppe comme telle? Là, le chauffeur de taxi
pourrait retourner 30 enveloppes, là.
M. Reid
(Pierre) : Oui. Oui, je... Oui, nous, on
va recevoir ça, c'est après qu'on fera la...
M. Tanguay :
C'est là que ça se joue, là?
M. Reid
(Pierre) : Oui. Oui.
M. Tanguay :
O.K. Parfait. Et, s'il le poste, il va aller faire porter ça à la poste,
là, une boîte aux lettres normale, puis ça va être prioritaire, puis ça va se
rendre. Dans tous les cas d'espèce, l'adresse de retour revient d'où c'est
parti, de l'adresse du DS, n'est-ce pas?
M. Reid
(Pierre) : Oui.
M. Tanguay :
C'est réellement... O.K. Parfait. La déclaration. J'ai vu que vous nous
aviez communiqué une nouvelle version, qu'on a reçue le 30 mai, le
30 mai, la déclaration de l'électeur. Je ne sais pas si je vous donne les codes, en haut... J'ai DGEQ38VCVB2201. Parce que
moi, je vois des changements assez importants avec l'autre version que
j'avais. J'avais une déclaration de l'électrice, de l'électeur ou la personne qui
lui porte assistance. J'ai une version où
c'est peut-être au municipal, là, vous allez me corriger, là : «Je déclare
que je remplis les conditions requises. Je déclare que,
de plus, que je suis admissible au vote par correspondance puisque...» Puis là c'est
marqué «cocher» : CHSLD, hébergement, demande de vote à domicile. Ça, ça
devait être au municipal, n'est-ce pas? Est-ce que vous me permettez, M. le
Président... Pouvez-vous suspendre? On peut-tu suspendre deux minutes?
Mme LeBel :
Oui, on pourra vous donner une copie adéquate.
Président (M. Bachand) : On suspend quelques instants.
(Suspension de la séance à
12 h 52)
Président (M. Bachand) : La commission reprend ses travaux. Mme
la députée de Jeanne-Mance-Viger, s'il vous plaît.
Mme Rotiroti :
...M. le Président. Juste une petite clarification, parce que je
n'ai pas suivi tous les travaux jusqu'ici. On vient d'adopter, pour le vote
correspondance, en disant que quelqu'un peut aller chercher les bulletins de
vote, si c'est à la même adresse, pour les personnes qui habitent dans la même
adresse. Alors, si j'ai quatre personnes à la même adresse, la personne qui
vient chercher le bulletin peut chercher quatre bulletins de vote. Dans un cas
de résidence où est-ce qu'il n'y a pas un BVI qui est demandé, mais qu'il y a
certaines personnes qui sont inaptes à se déplacer pour le vote, et ils
demandent le vote à domicile, est-ce que la directrice de l'établissement a le
droit de demander ou de venir chercher ces bulletins de vote là?
Mme Ouellet
(Vicky) : Bien... Bon, donc, moi, si je relis 12, là, dans le fond,
pour pouvoir faire une demande à la place de
l'électeur, avec la modification qu'il y a eue, il faut être un parent, il faut
se qualifier en vertu de l'article 204, là. C'est la modification
qu'on avait faite. Donc, la directrice ne pourrait pas, pour l'ensemble des
électeurs de cette RPA là, par exemple, faire une demande, parce qu'elle ne se
qualifierait pas à 12, dernier alinéa, qu'on a adopté.
Mme LeBel :
...juste pour être sûre : elle ne peut pas faire la demande, mais elle
peut aller chercher. Parce que c'est ça, la nuance, elle ne peut pas faire la
demande pour l'ensemble de son monde, mais elle pourrait se présenter et dire :
Il y a eu 10 demandes dans mon établissement, et je viens chercher les 10.
Parce qu'une personne peut faire... peut ramasser pour une adresse autre que la
sienne.
Mme Rotiroti :
O.K. Ça fait que, si on continue la conversation, quelqu'un qui est dans
une RPA, un CHSLD, peu importe, qui n'a pas de parenté, qui est vraiment seul,
en principe, tu peux voter si quelqu'un... Tu sais, quelqu'un peut être
assermenté pour voter à ta place. Alors, si la directrice de l'établissement
arrive pour... elle ne peut pas aider la personne qui est seule dans son...
elle ne peut pas faire la demande pour elle, parce qu'elle n'est pas qualifiée
comme un membre de la famille. C'est ça, je comprends?
Mme Ouellet
(Vicky) : C'est qu'à ce moment-là c'est l'électeur lui-même qui va
devoir faire la demande.
Mme Rotiroti :
Mais, si l'électeur, il n'est pas apte, je veux dire...
Une voix : Pas
capable.
Mme Rotiroti :
...il n'est pas capable, on fait quoi, on... la personne ne vote pas, c'est
Mme LeBel : ...peut avoir une procuration
ou assermenter pour voter à la place de quelqu'un d'autre. Corrigez-moi
si je me trompe, mais quelqu'un peut prêter assistance, mais la personne doit
quand même garder son aptitude à voter. La qualité d'électeur, c'est d'être
apte à voter. Maintenant, si la personne a une difficulté motrice ou un autre
type de difficulté, mais qu'elle a son aptitude à voter, il y a une façon de
demander assistance, et ça pourrait être la personne de l'établissement.
Mme LeBel :
Hein? On va le voir à l'article 19 du projet de loi, mais...
M. Tanguay :
Bien, elle peut le faire une fois.
Mme Rotiroti :
...une fois.
Mme LeBel :
Peut le faire une fois, oui.
M. Tanguay : ...aider
un électeur à voter.
Mme LeBel : Bien là, on pourra
en débattre à 19, de... mais oui. Mais là il faudrait voir, parce qu'on vient
de réduire les possibilités de vote par correspondance et de ne pas les donner
dans un établissement global, il faut aussi... Moi, je suis très réticente à
donner à plusieurs personnes la possibilité d'aller chercher, d'assister. C'est
parce que...
Mme Rotiroti : Mais tu l'as,
cette possibilité d'aller chercher plusieurs bulletins de vote à la même
adresse... est déjà inscrite dans la loi. On vient de le faire, là.
Mme LeBel : Oui, mais la
demande est différente de la possibilité d'aller chercher les bulletins. À
partir du moment où l'électeur fait la demande lui-même, que quelqu'un ait
ramassé le lot, c'est tel que tel. Mais, si on est dans l'optique de la
malversation et de la fraude, si on permet à une personne de faire plusieurs
demandes puis à n'importe qui de faire plusieurs demandes, et aussi d'aller
chercher le lot, et en plus de voter et d'assister, je veux dire, là, on vient
de créer un environnement propice à...
Puis je vais prendre un exemple, puis on me
recorrigera, je vais prendre un exemple, puis naturellement il faut toujours
prendre l'exemple le pire. La directrice est mal intentionnée et elle veut
faire voter ses membres tous dans le même sens. Ça fait qu'elle fait la demande
pour tout le monde, elle va chercher la trousse à tout le monde puis elle
assiste tout le monde. Quand c'est un... une possibilité, un... je ne dis pas
que cette possibilité-là n'existe pas, mais elle devient limitée. Ça en prend
beaucoup, de personnes mal intentionnées pour envoyer du monde d'un bord. C'est
un peu comme le 100 $ versus 5 000 $, mais je n'entrerai pas
là-dedans, là.
Mais je pense
qu'il y a une évaluation du risque, mais peut-être que vous aurez... En
tout cas, spontanément, là...
M. Reid (Pierre) : Non, non, c'est bon.
Le Président
(M. Bachand) : Merci beaucoup. Compte
tenu de l'heure, la commission suspend ses travaux jusqu'à 15 heures. Bon appétit.
(Suspension de la séance à 13 heures)
Le Président (M.
Bachand) : À l'ordre, s'il vous plaît! Bon
après-midi. La commission des institutions reprend ses travaux.
Nous poursuivons, donc, l'étude détaillée du projet
de loi n° 29, Loi visant à faciliter le déroulement des prochaines
élections générales au Québec.
Lors de notre
suspension ce matin, nous étions à l'étude de 17 tel qu'amendé. Donc,
interventions? M. le député de LaFontaine, s'il vous plaît.
M. Tanguay : Merci, M. le
Président. On va remettre la main sur, c'est ça, l'amendement, dans le fond.
L'amendement a été adopté.
Mme LeBel : On était sur le
formulaire.
M. Tanguay : Oui. On était sur
le formulaire. Merci beaucoup. Et «l'électeur doit insérer le bulletin de vote
dans une enveloppe intérieure ne pouvant l'identifier[...].
«Il insère également dans la seconde enveloppe
une copie de l'un des documents», on les a vus, 337. S'il «ne reproduit pas sa
signature, l'électeur doit également insérer dans [...] une copie d'un autre
document d'identification sur lequel apparaît sa signature.»
Quand on
dit... 337, on l'a vu. 337, on l'a vu, je reprends mes notes, c'est RAMQ,
permis de conduire, passeport, autre
document officiel. Est-ce que la dernière phrase du deuxième alinéa... «Si le
document ne reproduit pas sa signature, l'électeur doit également
insérer», est-ce que c'est un document qui sortirait du cadre de 337, ou on
parle d'ici... «...doit également insérer dans la seconde enveloppe [...] d'un
autre document d'identification», mais qui correspond à 337, n'est-ce pas? Le
document auquel on réfère...
O.K., 337 liste les documents. Il y en a quatre,
essentiellement : RAMQ, permis de conduire puis passeport et autre
document officiel. Parfait. Gardons ça en tête, 337.
La deuxième phrase du deuxième alinéa de
17 : «Si le document ne reproduit pas sa signature, l'électeur doit
également insérer dans la seconde enveloppe une copie d'un autre document
d'identification sur lequel apparaît sa signature.» Est-ce que je sors du cadre
de 337 ou je reste dans le cadre de 337?
Mme Ouellet (Vicky) : On vise
un autre document que 337. Donc, c'est advenant le cas... Il faut que vous
produisiez une copie d'un document de 337. Mais, si les seuls...
Mme Ouellet
(Vicky) : Oui, c'est ça. Si les seuls documents que vous avez de 337,
par exemple, votre carte d'assurance maladie, ne comportent pas votre
signature, il faudrait que vous sortiez une autre pièce d'identité, là, soit
une carte de bibliothèque avec une signature ou une autre carte, là, qui a une
signature sur le document.
Mme LeBel : À joindre à 337?
Mme Ouellet (Vicky) : À
joindre. Il y aurait deux pièces.
Mme LeBel : Donc, il y aurait
deux pièces. O.K.
M. Tanguay : Ah! O.K. O.K. «Si
le document ne reproduit pas... l'électeur doit également insérer... un autre
document.» Donc, si... Et ça arrive, ça, qu'il y ait RAMQ, permis de conduire
ou passeport qu'il n'y ait pas...
Mme LeBel : Bien, dans la liste
que je vous ai mentionnée... Bien, peut-être que ceux-là sont plus évidents
puis ils ont habituellement des signatures, effectivement, mais, quand je vous
le mentionnais tantôt, le certificat de statut de l'Indien, qui peut être, qui
peut... je ne pense pas qu'il comporte une signature, ce certificat-là. Donc,
probablement que la personne... Puis peut-être qu'elle n'a pas de permis de
conduire ou peut-être qu'elle n'a pas en sa possession ces documents-là.
M. Tanguay : Parce que c'est
probablement, donc... À moins que je me trompe, est-ce possible, aujourd'hui,
d'avoir une carte... une RAMQ, permis de conduire... Passeport, il y a toujours
la signature. Permis de conduire, est-ce que ça se peut que l'on n'ait pas
renouvelé puis qu'il soit toujours valide? Parce que vous, vous voulez un
permis de conduire valide ou, à la limite, un permis de conduire non valide, un
ancien, sans signature?
Mme LeBel : Je peux vous
répondre. On est en train de vérifier l'âge, mais, à partir de 70 ou
75 ans, les personnes ne sont plus obligées de signer, 70 ans, le
permis de conduire et la carte d'assurance maladie, je pense. Donc, ce n'est
pas...
M. Tanguay : Ah?
Bizarre. O.K.
Mme LeBel : Ça, c'est une
autre... C'est la parenthèse pour une autre discussion.
M. Tanguay : Je n'ai pas
d'amendement pour la LSSSS.
Mme LeBel : Mais c'est ça que
j'allais dire : Bon, mon Dieu, je viens d'ouvrir une parenthèse. Non,
mais, donc, il pourrait y arriver qu'elle ait une autre carte, mais l'idée...
M. Tanguay : Ça se peut, ça,
que...
Mme LeBel : ...l'idée, c'est de
prévoir une alternative si le document ne comporte pas la signature. Mais ça
prend un document de 337, d'abord et avant tout, et un deuxième document.
M. Tanguay : Je comprends.
Parfait. Une fois qu'on a établi ça, alors vous dites : Ça peut être une
carte de bibliothèque municipale, ça peut être ce que la personne a sous la
main.
Mme Ouellet (Vicky) : Exactement.
Dans le fond, l'idée, c'est que, si sa pièce de 337 n'a pas de signature, qu'on
ait quelque chose pour comparer sa signature avec la déclaration de l'électeur,
un autre document, là.
M. Tanguay : Ah! je comprends.
Puis là, j'imagine, c'est assez large, ce que vous acceptez, à la limite. Donc,
vous parlez d'une carte de bibliothèque. Ça
peut être une carte de membership du Club Kiwanis, Chevaliers de
Colomb...
Mme LeBel : Bien, ça prend une
carte d'identification. On dit : «un autre document d'identification sur
lequel apparaît». Donc, une carte de bibliothèque, c'est une carte
d'identification pour aller...
Mais j'imagine que ça prend une photo sur la
carte ou, en tout cas, l'adresse ou un nom, mais que ça serve à identifier, là.
Est-ce qu'il y a une différence?
M. Tanguay : Pas besoin de
photo.
Mme LeBel : Bien, la question
se pose, là, mais...
M. Tanguay : Oui, oui. Je ne
suis pas en train de dire que vous n'avez pas des bonnes questions. Vous avez
de très bonnes questions.
Mme LeBel : Merci. J'espère
de... J'essaie de participer.
Mme Ouellet
(Vicky) : Non, mais c'est ça, c'est qu'il faut juste être capable de
faire le lien avec la pièce d'identité de 337 qui n'a pas de signature...
Mme LeBel : C'est ça. Il faut...
Mme Ouellet (Vicky) : ...puis
l'autre pièce qui est fournie. Il faut...
M. Tanguay : Vous voulez une
signature, dans le fond.
Mme Ouellet (Vicky) : C'est ça,
exactement.
M. Tanguay : À la limite...
Mme LeBel : Puis qu'il y a un
nom, au moins, sur la carte.
Mme Ouellet (Vicky) : Oui, oui.
Il faut faire un...
Le Président (M.
Bachand) : S'il vous plaît! S'il vous
plaît! Juste vous rappeler, juste vous rappeler... je vous aime beaucoup, là,
honnêtement, ce n'est pas ça, je vous aime beaucoup, mais juste pour penser à
ceux qui colligent vos grandes interventions. Alors, je ne sais pas, Me
Ouellet, si vous voulez ajouter quelque chose.
Mme Ouellet (Vicky) : Bien,
c'est ça, il faut qu'il y ait une correspondance entre la carte d'identité
fournie à 337 qui n'a pas de signature et la carte... La pièce qui est fournie
avec signature, il faut qu'au moins le nom apparaisse, ou l'adresse, ou... Ça
va être sûrement le nom de la personne.
M. Tanguay : Mais, je reviens
là-dessus, je ne sais pas si ça existe encore, une carte de membre du Club
Vidéotron, là, mais ça pourrait être ça, à la limite. Il n'y a pas... C'est
sans limites, là, ce que vous pouvez...
Mme Ouellet (Vicky) : Exactement.
Tant qu'on a le nom, là, de la personne puis...
M. Tanguay : C'est ça. O.K. Je
comprends.
M. Tanguay : Oui, mais ça se
peut que la personne l'ait toujours. J'espère qu'elle n'a pas un film en
retard.
Mme LeBel : Puis, si elle a
oublié, en plus, de le...
M. Tanguay : Puis que la cassette
n'est pas rembobinée? C'est ça? La Beta. O.K. Parfait. Je comprends.
«Tout électeur doit également insérer, dans la
seconde enveloppe, une déclaration de l'électeur prescrite [...] dûment
signée»... signée par la personne qui lui a porté... et signée, le cas échéant,
«par la personne qui lui a porté assistance». Là, on en parlait à la
suspension, de la fameuse dernière mouture.
Mme LeBel : De la déclaration
de l'électeur.
M. Tanguay : De la
déclaration de l'électeur. Je vais retrouver mon document.
Mme LeBel : C'est la longue
comme ça, hein?
M. Tanguay : Je l'ai, je l'ai,
je l'ai. Merci. C'est la longue. O.K. Ça, vous l'avez simplifiée, donc merci.
Je salue ça, de l'avoir simplifié. Telle qu'on la voit là, là, c'est la mouture
que l'on a, pensez-vous que vous pouvez la simplifier encore plus ou c'est pas
mal le maximum, là? Ça va être ça, là.
Sous réserve de ce qu'on va adopter au
projet loi n° 29, là, ce sera ça, là.
M. Tanguay : O.K.
Lorsque vous dites : « Déclaration de la personne qui assiste
l'électeur : Je déclare avoir porté assistance à l'électrice ou
l'électeur», qu'est-ce que vous entendez par «porter assistance»? Si la
personne... Accepteriez-vous que la
personne... oui, va l'aider à ouvrir son enveloppe, va lui expliquer, va
l'assister. Accepteriez-vous qu'une personne, parce que je pense que ça
doit être dit... si d'aventure la personne a le bras dans le plâtre, elle ne
peut pas signer, elle ne peut pas faire sa croix, la personne qui va l'assister
va lui dire : Pour qui tu veux voter? Pour Unetelle. Elle fait sa croix puis elle... physiquement, elle
fait sa croix. Ça, vous acceptez ça comme assistance dans votre
définition?
Mme Ouellet
(Vicky) : Bon. Donc, il y a déjà 347 qui permet l'assistance dans le
vote ordinaire lorsqu'on est au bureau du scrutin. La personne peut aller dans
l'urne assister l'électeur. Donc, c'est un peu la même chose ici, là, au niveau
du vote par correspondance, là. C'est pour ça qu'il y a quand même une limite
dans la loi de ne pouvoir assister qu'une seule personne qui n'est pas de la
famille, là, pour éviter, justement, là, qu'il y ait trop de...
M. Tanguay : Vous avez
dit la loi électorale?
Mme Ouellet (Vicky) : 347.
M. Tanguay : J'ai-tu la bonne
loi? Ah! non, je n'avais pas la bonne loi. Ça peut peut-être expliquer pourquoi
je ne voyais pas pourquoi.
Mme LeBel : Dans le fond, ce
qu'on voit à 347, porté assistance, au sens de la loi...
M. Tanguay : Oui, c'est
Mme LeBel : ...ça pourrait
aller jusqu'à marquer le bulletin pour l'électeur qui est apte à voter, on
s'entend, mais ça peut aller jusqu'à marquer le bulletin de l'électeur. Donc,
on reproduit la circonstance de l'urne, mais on la transpose dans la cuisine
avec l'enveloppe. Je vais le dire comme ça. O.K.
Et c'est pour ça qu'à 19 on va aller voir le
fait qu'il faut que la personne soit incapable... de se déclarer incapable de
remplir les formalités requises, là, au départ. Donc, ce n'est pas la simple
assistance de moi qui pourrait dire... qui pourrait lire le document à ma mère
puis expliquer : Bien, tu dois remplir ça, remplir ça, remplir ça, puis,
après ça, je quitte, puis elle fait ses choses elle-même, là.
Mme Ouellet (Vicky) : Ça peut
aller un petit peu plus loin que ça.
Mme LeBel : Ça peut aller plus loin. Au sens de la Loi électorale, ça peut aller... si les conditions sont remplies, si la capacité de l'électeur est avérée, mais que les
conditions sont remplies, ça peut aller jusqu'à faire la croix pour ma
mère.
Mme Ouellet (Vicky) : Pour
refléter l'intention de l'électeur, toujours, oui.
Mme LeBel : Oui, bien oui, tout
à fait, tout à fait. Quand je dis qu'elle est capable, elle est apte à voter,
c'est parce qu'elle me transmet son intention. Je suis son bras, dans les
faits, et non pas sa décision.
Mme Ouellet (Vicky) : Exactement.
Mme LeBel : Et c'est pour ça
que vous le disiez, puis on a eu la discussion en dehors des ondes tantôt, que c'est pour cette raison-là qu'on ne permet à une
personne de le faire qu'une fois pour une seule personne, pour s'assurer
que... On va pousser l'argumentaire parce qu'il faut toujours donner les cas de
figure les plus sombres pour comprendre : si je suis mal intentionné, que
j'influence le vote de ma mère, bien, à tout le moins, dans le pire des
scénarios, je n'aurais eu la capacité d'influencer qu'une seule personne. C'est
toujours une personne de trop, vous me direz, mais il faut.
Donc, c'est l'équilibre entre être capable de
permettre à ma mère ou à quelqu'un de mon entourage d'exercer son droit de vote
quand elle a l'incapacité physique, je vais le dire comme ça, de le faire et de
gérer le risque d'influence indue où je pourrais... de toute façon, hein,
d'influence indue ou de ne pas refléter l'intention de l'électeur, mais au
moins c'est limité à une seule fois.
Mme Ouellet (Vicky) : Exactement.
M. Tanguay : Et
qu'est-ce qu'il arrive si... Parce que la
section 3 du document Vote par
correspondance, déclaration de l'électeur ne sera pas toujours remplie,
là, je veux dire, c'est facultatif à la situation. Qu'est-ce qu'il arrive s'il
est avéré qu'une personne — parce
que c'est important de le savoir, là, ne serait-ce que sur des fins
pédagogiques, je vais vous poser ma question — que vous apprenez, donc, que
vous avez la démonstration qu'une personne en a assisté une autre mais n'a pas
rempli cette
section 3 là? Qu'est-ce qu'il arrive à ce moment-là?
Mme Ouellet (Vicky) : Bien
honnêtement, je pense que, là, il faudrait voir... dans un premier temps, il y
aurait une enquête, qu'est-ce que l'enquête va démontrer, là. Si elle a assisté
seulement une personne, qu'elle ne l'a pas déclaré, sous réserve de cas qui
ont... moi, je pense que ça... elle ne l'a pas... elle ne l'a pas déclaré, mais
elle n'a pas enfreint non plus parce qu'elle a porté assistance, ça va dépendre
du résultat de l'enquête, là. Mais c'est sûr qu'il y a une infraction, si je ne me trompe pas, qui est prévue dans la Loi électorale. Si tu portes assistance à plus de deux personnes, là ça va être
selon le résultat de l'enquête, là.
M. Tanguay : O.K. Et la
section
de la personne, quand on regarde...
M. Tanguay :
L'électeur, quand on dit... Pardon? Voulez-vous... Pardon? On parlait du
conjoint parent. On l'a à la première case. Après ça, on revient à 204,
là : «un électeur, ou qui cohabite avec un électeur». Alors, on devrait le
mettre, à ce moment-là, dans la deuxième catégorie, le cohabitant, là, une
autre personne que sa conjointe... que je n'ai pas assisté à un autre électeur,
là, c'est ça... la personne qui cohabite. Ça peut être, rendu là, même qui ne cohabite
pas, là. Ça peut être n'importe quel tiers.
Le Président (M.
Bachand) : ...vraiment important serait de
le dire au micro, officiellement, pour qu'on puisse enregistrer officiellement
les réponses. M. Reid, oui?
Le Président (M.
Bachand) : Merci.
M. Tanguay : Parce que les gens
vont lire ça plus tard puis ils vont dire : Il parle tout seul, lui.
M. Tanguay : C'est ça.
Bien oui. Je regarde les notes. On parlait, dans le rapport... Parce que c'est
réellement important, 17, là. Je veux dire, on est au coeur de la procédure.
Dans le rapport de vote par correspondance pour les élections municipales, j'en
suis à la page 11, dans le haut, là : «Malgré la présence d'un
document explicatif dans la trousse, plusieurs électrices et électeurs ont
demandé de l'aide pour comprendre les exigences liées à l'établissement de leur
identité. En dépit de l'accompagnement offert, un grand nombre d'enveloppes ont
été annulées à la suite d'une mauvaise compréhension des électeurs et des
électrices. Cela illustre la complexité du processus.» Pensez-vous qu'on est...
qu'on fait réellement tout ce qu'on peut faire? Puis je comprends, là, on ne va
pas... on ne va commencer, là...
Puis merci encore une fois. Ça, ce document-là
que vous nous avez transmis va, en plus, être dans l'enveloppe, le document qui résume avec les étapes. Alors, je
veux dire, on ne va pas commencer à enlever un des documents parce que je pense que tous les documents sont
nécessaires, je pense que leurs rédactions sont minimalistes au plus qu'on
peut.
À la lecture
de cela, malgré cela, on va en échapper, c'est sûr qu'on va en échapper.
Pensez-vous qu'on peut faire d'autre chose de plus? Avez-vous d'autres
idées? Vous dites : Bien, il y a quelque chose qu'on a testé entre nous,
mais, finalement, on a décidé de ne pas y aller, que vous pourriez peut-être
partager, ou on fait le maximum, là, je veux dire, puis l'élastique...
Une voix : Sans laisser tomber
l'exigence.
M. Tanguay : Non, c'est ça,
c'est ça, parce que je veux que la personne s'identifie, puis tu veux vérifier
la signature, puis tu ne veux pas juste marcher sur des photocopies de gens qui
n'auront pas signé puis déclaré.
M. Reid (Pierre) : Mais je pense que le document qui va accompagner la
déclaration, en fait, qui va indiquer aux électeurs comment procéder... puis on
a essayé... puis je ne vous dis pas... ce n'est pas la version finale, hein?
M. Tanguay : Non, c'est
ça. Oui, oui.
M. Reid (Pierre) :
Si on peut encore l'améliorer. Puis je comprends qu'avec les illustrations
qu'on y met, bien, déjà, je pense qu'il y a une compréhension qui devrait être
assez facile. Sinon, bien, on comprend que la personne va pouvoir se faire
assister, là. Donc, si la personne commence à lire sa déclaration de l'électeur
et elle a de la difficulté à comprendre malgré le document d'accompagnement,
bien, probablement que ça va requérir de l'assistance, là.
M. Tanguay : Oui. Je peux-tu
vous faire une suggestion? Puis là ce n'est pas le législateur qui parle, là,
c'est un citoyen intéressé, là. Puis merci pour ce document-là. Les six étapes,
vous avez mis chacune des photos, vous avez reproduit par des petits dessins,
je le mettrais à côté.
M. Reid (Pierre) : Le chiffre?
M. Tanguay : Je le mettrais à
côté du chiffre. Alors, quand vous parlez... remplissez le bulletin de vote,
c'est là que je mettrais la photo du bulletin de vote. Mais...
M. Tanguay : Ou avec un chiffre
en plus, mettez-le dans l'enveloppe, là je mettrais la photo de l'enveloppe,
quitte à mettre un chiffre, là. Puis je pense que... L'enveloppe, est-ce
qu'elle a un numéro? Je ne vois pas. Oui, elle a un numéro, enveloppe a. Alors,
je la mettrais là, puis là les gens... Parce que, savez-vous, les gens — moi,
je suis très visuel, au départ, là — ils vont dire : Ah! O.K.
Là, je vois bien qu'il y a deux enveloppes, mais... Puis vous forcez la note pour les distinguer, les enveloppes. Je vois que
l'enveloppe a, elle a une bande ombragée dans le haut. Parfait. L'autre ne l'a
pas. Je mettrais les icônes à côté.
M. Reid (Pierre) : Au lieu de les reproduire dans le losange?
M. Tanguay : Au lieu de les
mettre en haut puis...
Mme LeBel : Dans l'ordre des
étapes.
M. Tanguay : ...dans l'ordre
des étapes puis... Peut-être parce que j'aime ça, monter des meubles IKEA.
Alors, tu sais... Non, mais, je veux dire, si on est capable de monter un
meuble IKEA, on va être capable de suivre ça. Puis on le voit à
l'étape 12, là...
Mme LeBel : Pour pouvoir mettre
votre lecteur Beta.
M. Tanguay : Oui, c'est ça,
c'est ça.
M. Reid (Pierre) :
C'est intéressant, oui.
M. Tanguay : Je le
mettrais... C'est parce que je suis visuel. Puis l'exemple du meuble IKEA...
Puis les immeubles IKEA, je veux dire, ce n'est pas simple, là. Vous allez dire
que, comparativement à moi, il y en a pour qui c'est plus facile. Mais ils sont
capables de mettre ça... rendus à l'étape, tu as les... Puis je ne les
reproduirais pas, ce faisant, en haut, je les mettrais à côté.
Moi, honnêtement, M. le Président, là-dessus...
parce que c'était la discussion que nous devions avoir, je fais juste réviser
mes notes, là, on va en parler un peu plus tard, sur l'assistance, là, des
personnes qui travaillent au sein des centres d'hébergement, puis tout ça, on
va en parler plus tard, là, je ne pense pas que c'est ici qu'on... moi, je
pense que ça fait le tour.
M. Tanguay : Je pense
que ça va pour 17, oui.
Le Président (M.
Bachand) : O.K. Donc, est-ce qu'il y a
d'autres interventions sur 17 tel qu'amendé? S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que 17, tel qu'amendé, est adopté?
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci beaucoup. Mme la
ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel :
Article 18, M.
le Président. Alors, se lit comme suit l'article 18 : «L'électeur
doit transmettre la seconde enveloppe au directeur
du scrutin de sa circonscription afin que celle-ci soit reçue avant
20 heures le jour du scrutin.
«Cette enveloppe peut également être déposée,
dans le même délai que celui prévu au premier alinéa, à tout endroit déterminé
par le Directeur général des élections.»
Donc, ce que cet
article prévoit, M. le
Président, c'est le délai maximal dont un électeur dispose pour transmettre ou
déposer sa seconde enveloppe. C'est un peu ce qu'on disait quand on a parlé de
prendre l'enveloppe et d'avoir l'occasion d'aller chercher l'enveloppe jusqu'au
jour du scrutin. Bien, en autant qu'elle revient à 20 heures le jour du
scrutin, elle sera admissible.
Le Président (M.
Bachand) : Interventions? M. le député de
LaFontaine, s'il vous plaît.
M. Tanguay : Il n'y a pas
d'amendement, hein, à 18?
Mme LeBel : À celui-là, non. En
tout cas, j'ose espérer que celui-là, quand même, est assez...
M. Tanguay : «L'électeur doit
transmettre la seconde enveloppe au directeur du scrutin...» Donc, quand tu
dis : «L'électeur doit transmettre», soit qu'il envoie quelqu'un la
porter, qu'il la mette...
Mme LeBel : Bien, dans le mot
«électeur» est inclus les personnes qui peuvent porter...
M. Tanguay : Oui, oui, doit la
transmettre. Puis, comme vous le disiez, le DS, quand il va voir quelqu'un
arriver avec une enveloppe, il va la prendre. Il ne fera pas... Il ne va même
pas lui demander son identité, là. Il n'y aura pas d'enjeu là. C'est :
«soit reçue avant 20 heures le jour du scrutin. Cette enveloppe peut
également être déposée, dans le même délai...» Qu'est-ce
qu'on veut dire : «Cette enveloppe peut être également déposée, dans le
même délai que celui prévu»?
Mme LeBel : Avant
20 heures le jour du scrutin.
M. Tanguay : «...au premier
alinéa, à tout endroit déterminé par...»
M. Tanguay : «Cette enveloppe
peut également être déposée, dans le même délai que celui prévu au premier
alinéa, à tout endroit déterminé par le directeur...» Autrement dit, le
directeur général a des circonscriptions immenses, Ungava. Il n'y aura pas
juste un endroit, j'imagine, le DS. C'est à ça qu'on fait référence, là,
lorsque...
M. Reid (Pierre) :
Ça pourrait être tous les endroits de vote.
M. Reid (Pierre) :
Lors du BVO, les gens pourraient aller le porter, peu importe, là, au bureau du
directeur de scrutin, mais également dans tout endroit où va se tenir le vote.
M. Tanguay : C'est vrai que ça
pourrait peut-être même être une politique intéressante que les primos soient
habilités, lors des BVO, à recevoir de telles enveloppes.
M. Reid (Pierre) : Bien, c'est ce qui va...
M. Tanguay : C'est ce qui va
arriver, hein?
M. Reid (Pierre) : C'est ce qui qui va arriver.
Mme LeBel : Pratico-pratique.
M. Tanguay : Ils ne vont pas
revirer personne en disant : Revenez dans 10 jours. Perd l'enveloppe.
M. Reid (Pierre) :
Ah! non, non.
M. Tanguay : O.K. O.K.,
ça me va.
Le Président (M.
Bachand) : ...interventions sur
l'article 18? Est-ce que 18 est adopté?
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre,
pour 19, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Oui.
Article 19, bon, il y aura un amendement, je vous l'annonce, mais je vais
commencer par lire l'article principal tel que présenté dans le projet de loi.
Donc : «L'électeur qui déclare être
incapable de remplir une formalité requise pour l'exercice de son droit de vote
par correspondance peut se faire assister soit :
«1° par une personne qui est son conjoint ou son
parent au sens de l'article 204 de la Loi électorale;
«2° par une autre personne qui déclare sur la
déclaration de l'électeur prévue au quatrième alinéa de l'article 17
qu'elle n'a pas déjà porté assistance, au cours du scrutin, à un autre électeur
qui n'est pas son conjoint ou son parent au sens de l'article 204 de la
Loi électorale;
«3° par un responsable ou par un membre du
personnel de son lieu de domicile ou d'hébergement visé au paragraphe 1° ou 2° du deuxième alinéa de
l'article 9, lequel peut porter assistance à plus d'un électeur à
l'endroit où il travaille.»
L'amendement, M. le Président, qui a déjà été
transmis, d'ailleurs, sur Greffier, se lit comme suit :
Article 19 : À l'article 19 du
projet de loi :
1° remplacer, dans le paragraphe 2°,
«quatrième» par «troisième»;
2° supprimer le paragraphe 3°.
Donc,
c'est une modification, naturellement, de concordance à la suite de ce qu'on a
de fait comme travail, donc supprimer l'article 9 du projet de loi, et ça
fait en sorte qu'il n'y a pas de membre, de responsable ou de membre du
personnel qui pourrait le faire pour plusieurs personnes; pourrait toujours le
faire à
titre de personne qui porte assistance une seule fois mais ne pourrait
pas le faire pour plusieurs personnes dans le centre d'hébergement.
Et dans l'autre
paragraphe, là, on change «quatrième» pour «troisième» parce qu'à
l'article 17 on a supprimé le troisième alinéa. Donc, ça va se
lire : «par une autre personne qui déclare sur la déclaration de
l'électeur prévue au troisième alinéa de l'article 17». C'est de la
concordance. Dans les deux cas, c'est de la concordance, naturellement, avec la
suppression de 9 et les modifications à 17.
Président (M. Bachand) : ...interventions
sur l'amendement? M. le député de LaFontaine.
M. Tanguay :
Pour l'amendement, donc le 2°, le 2°... le premier élément, là, remplacer
«quatrième» par «troisième», pouvez-vous me dire c'était quoi déjà?
Mme LeBel :
Bien, c'est parce qu'à l'article 17 on a supprimé le troisième alinéa.
Donc, le quatrième devient le troisième.
M. Tanguay :
Il est tombé trois, O.K.
Mme LeBel :
C'est ça... oui, c'est ça, on a enlevé le troisième.
M. Tanguay :
Ah! O.K. Oui, c'est vrai. Je m'en rappelle.
Puis là, ici, «par un
responsable ou par un membre du personnel de son lieu de domicile ou
d'hébergement», on revient à la discussion qu'on avait plus tôt, pas parce
qu'on... on ne va pas dire, comme la première mouture du projet de loi, qu'ici, c'est tout par
correspondance, qu'il n'y aura pas, dans certains tels lieux, des opportunités
d'assister.
Une fois qu'on a dit
ça, moi, puis je pense tout haut, j'avais préparé un amendement, mais
voyez-vous que les discussions nous aident à cheminer? Puis, avec notre
collègue de Jeanne-Mance—Viger
aussi, je me disais : Pourquoi, pour l'avoir lu dans le rapport, que les
présidents disaient : C'est très... c'est épars, l'assistance que les
présidents d'élection ont eue d'un établissement à l'autre? Mais je pense que
le débat est au niveau de la direction, de l'accès aux lieux, plutôt que de dire :
Il n'a pas aidé tel électeur à voter, puis il n'a pas aidé tel électeur à
voter. Parce que, ça, je suis d'accord que, sur le principe, on ne veut pas un
superemployé qui dit, à la fin de la journée : Aïe! J'en ai dit 36 à
voter. Je n'aimerais pas entendre ça, et c'est ce que l'on vient empêcher en
retirant, je crois. Alors, sur l'amendement, M. le Président, je serais prêt à
voter. Puis on pourra peut-être poursuivre le débat sur...
Président (M. Bachand) : ...d'autre
intervention, est-ce que l'amendement à l'article 19 est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Donc, on
revient à 19 tel qu'amendé. M. le député de...
M. Tanguay :
Avez-vous dit Hochelaga, non? Vous avez dit...
Le Président
(M. Bachand) : Pardon?
M. Tanguay :
Vous n'avez pas dit Hochelaga-Maisonneuve, non? J'ai compris ça.
Président (M. Bachand) : Non, mais j'étais
mêlé un petit peu, je dois vous avouer.
M. Tanguay :
Non, non, non, c'est peut-être moi...
Le Président (M. Bachand) : Mais je sais vous reconnaître, M. le député de LaFontaine, il n'y a pas
de problème.
M. Tanguay : Oui,
oui. Vous en faites des cauchemars, vous avez hâte au 10 juin. Que
pensez-vous, que pensez-vous...
Mme LeBel :
C'est très large, comme question.
M. Tanguay :
Il y a des temps de... puis c'est ça qui est le fun avec cette
commission-là, c'est qu'il y a des moments de respiration qui nous permettent
de garder... «L'implication des responsables des centres reconnus.» Moi,
j'avais écrit un article, un amendement, là : «Cette personne doit
collaborer pleinement avec le directeur de scrutin dans l'exécution des obligations prévues par la loi.» Aimeriez-vous
ça... À la lumière du rapport, page 13, là : «Les présidentes
et présidents d'élection estiment — dans le domaine municipal — que
la réussite du vote par correspondance pour la clientèle se trouvant dans les établissements de santé admissibles,
dépend directement de l'implication et de la collaboration des
responsables des centres.»
Mais, ceci dit, vous allez peut-être m'aiguiller
ça veut dire quoi, ça,si j'exclus l'aide directe à un électeur, puis à un
autre, puis à un autre, à voter, ce qu'on ne veut pas, tu peux le faire une fois,
à quoi fait référence le rapport ici?
M. Reid
(Pierre) : En fait, c'était toute la... Vu
que c'était du vote par correspondance qui était obligatoire, global, donc
c'est évident que les... comment je pourrais dire, l'assistance ou l'aide qui
va être apportée aux gens qui étaient hébergés, bien, ça a varié d'une place à
l'autre. Et je comprends aussi qu'à cette époque-là ils étaient quand même dans
une condition sanitaire, là, difficile, puis avec ce que le personnel,
probablement, de ce lieu-là aurait pu vivre au cours des mois précédents. Donc,
c'est pour ça que ça a été difficile. Puis je vous dirais que même, même le
personnel, est-ce que le personnel était suffisamment bien formé ou informé
pour porter assistance, là.
Mme LeBel : ...peut-être me
permettre, M. le collègue de LaFontaine, l'assistance auquel on faisait
référence... à laquelle le rapport fait référence, ce n'est pas nécessairement
l'assistance telle qu'on l'a défini tantôt, c'est-à-dire de mettre la croix
pour la personne. C'était plutôt l'assistance d'aider les employés du DGE,
parce que c'était un vote entier de l'établissement, de distribuer des
enveloppes, récupérer les enveloppes, donner accès aux lieux, rencontrer les
gens. Donc, ce n'est pas l'assistance telle qu'on l'a définie tantôt, donc.
Parce que, tu sais, les mots sont importants et les... Non, mais c'est bon,
puis c'est bon qu'on le dise, donc. Et, quand on avait reproduit ça, nous, à
l'article 19, c'est parce que, dans les articles précédents de la mouture originale
du projet de loi tel qu'on l'étudie, on avait la possibilité, ce qu'on a
éliminé pour toutes sortes de raisons, de transformer complètement un
établissement et de dire : Vous allez voter par correspondance, point. Là,
comme on n'est plus dans ce paradigme de vote par correspondance obligatoire
total, quand je parle de total, je parle à l'intérieur d'un hébergement, la
notion d'assistance au sens du rapport et au sens de l'article 3, elle
n'est plus nécessaire, pour vous, à votre sens, ou elle n'a plus la même
portée.
M. Reid (Pierre) : Elle n'a plus la même... C'est pour ça que c'était deux
situations très différentes. Parce que là, on sait qu'on devrait avoir accès
aux lieux, et ça devrait être des cas exceptionnels, dans ces milieux-là, ou
des gens qui sont en isolement, ou...
Mme LeBel : Mais ça ne
demandera pas le même apport.
M. Reid (Pierre) : Non, non.
M. Tanguay : Moi, je veux juste
m'assurer que vos DS, nos DS aient toute la collaboration. Et une phrase que je
retiens, c'est la suivante, il y en a deux, là, je vais lire celle qui
précède : «Les présidents d'élection réclament plus de moyens afin de
pouvoir intervenir dans ce genre de situation — on parlait du manque de
collaboration. Ils déplorent notamment le fait qu'il n'y a aucun mécanisme
légal prévoyant la coopération des responsables des centres dans le contexte
électoral.» Ça, c'était dans le rapport.
Alors, mon point, c'est que vous allez
dire : Bien, ça, on n'aurait pas attendu novembre 2021, si c'était dans le
cadre d'une élection provinciale, parce que, là, on va revenir un peu pas mal
dans nos trails, là, si vous me permettez l'expression. Cous n'auriez pas
attendu ce rapport-là, à la page 13, pour dire : Bien là, nos DS, il
y a un problème, dans les huit dernières élections provinciales, on a eu de la
misère à rentrer, puis... Donc, de faire un
article qui mettrait le vent dans
le dos des DS, qui pourrait exhiber à des responsables de centres d'hébergement
pour lesquels, évidemment, par ailleurs, il n'y a pas d'autre obligation, à
coopérer. Vous n'avez pas besoin de... Vos DS n'ont pas besoin de ça.
Mme LeBel : ...texte normal.
M. Tanguay : Même dans le cadre
de la 29, là, de celle qu'on va faire, là.
Le Président (M.
Bachand) : M. Reid.
M. Reid (Pierre) : Non, parce qu'actuellement la Loi électorale prévoit quand
même des obligations sous peine de sanctions qui s'imposent aux administrateurs
de ces établissements-là.
M. Tanguay : Ah
oui !
Avez-vous des... Pour ma gouverne, je
ne sais pas si vous avez des exemples, s'il vous plaît.
M. Reid (Pierre) : C'est 301. Il y a 135.1, 196.1, en fonction des lieux, là,
avec la Commission de révision puis... lors du bureau de vote, là. 301.14,
301.18. Donc, ils doivent leur donner accès. Puis...qu'il y a des infractions
pénales très claires de rattachées à ces obligations-là.
M. Tanguay : O.K. Ça fait que
vous l'avez déjà. O.K. C'est bon. Ça me va.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup, M. le député.
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 19, tel
qu'amendé, est adopté ?
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci beaucoup, Mme la
ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : On
est à 20, là. Parfait. O.K.
Article 20 :
«Dépouillement des bulletins de vote par
correspondance —
article 20
«20. La vérification des enveloppes avant le
dépouillement commence aux jours et aux heures déterminés par le Directeur
général des élections.»
Donc, cet
article prévoit à quel moment débutera
la vérification des enveloppes de vote par correspondance, considérant que le
vote sera géré en circonscription.
Et cet article, juste pour fins d'illustration,
chers collègues, ça s'inspire de l'article 370.3 de la Loi électorale.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. M. le député de
LaFontaine, oui.
M. Tanguay : Pardon. Ça, c'est
le vote hors Québec, j'imagine, 370.3.
Mme LeBel : Oui, j'imagine,
parce que c'est la seule
section où il y a...
M. Tanguay : Alors, je regarde
dans ma loi.
Mme LeBel : Oui.
C'est le dépouillement des bulletins de vote. C'est dans la
section
Dépouillement des bulletins de vote reçus sous enveloppe, mais c'est...
M. Tanguay : Oui.
«La vérification des enveloppes...» Alors, «la vérification des enveloppes
avant le dépouillement...» «La vérification des enveloppes avant le...
commence aux jours et aux heures... aux jours et aux heures déterminés par le
Directeur général des élections; cette vérification ne peut débuter avant la
fin de la révision spéciale.» Ça, ça ne s'applique pas... Bien, ça ne
s'applique pas, ça, «cette
vérification ne peut débuter avant la fin de la révision spéciale»?
Mme LeBel : On n'a pas de
révision spéciale.
M. Tanguay : Il n'y a plus de
révision spéciale.
Mme LeBel : Pas dans ce cas-là,
en tout cas.
Le Président (M.
Bachand) : Oui, oui.
M. Bilodeau-Fortin
(Jean-Thomas) : Jean-Thomas Bilodeau-Fortin, Élections Québec. En
fait, ça peut de faire du moment qu'on commence à recevoir les trousses.
Nous, on peut commencer à faire la vérification des enveloppes.
Mme LeBel : Oui, c'est ça.
M. Tanguay : «La
vérification des enveloppes avant... O.K. Qu'est-ce qu'on entend par
«vérification des enveloppes»?
M. Bilodeau-Fortin (Jean-Thomas) : En
fait, c'est toutes les opérations qu'on va voir à l'article 22 plus tard.
M. Tanguay : O.K. On les ouvre
puis on vérifie si tout est correct.
M. Bilodeau-Fortin
(Jean-Thomas) : Oui. La seule chose qu'on n'ouvre pas, c'est
l'enveloppe qui contient le bulletin.
M. Tanguay : Qui contient le
bulletin. Et là, comme on se disait, je ne sais pas si vous avez statué de
façon définitive, si vous avez... si vous allez les garder jusqu'à
20 heures, dans les enveloppes d'origine, pour... Si d'aventure
Mme Bourrette, elle a voté à 3 heures, le jour du vote, puis qu'elle
en a envoyé une également, une enveloppe à son nom, mais qu'on puisse la
retirer.
M. Bilodeau-Fortin (Jean-Thomas) : C'est
sûr que les demandes de vote par correspondance reçues le jour zéro, le jour du
scrutin, celles-là, on va les garder jusqu'à la fin pour s'assurer que
Mme Bourrette, elle n'a pas voté en personne également. Ça, c'est sûr.
Mais les demandes qu'on a reçues avant le jour moins 1, il n'y a rien qui nous
empêche de commencer à faire les prévérifications à l'avance.
M. Tanguay : O.K. Parce que le
jour du vote, la liste, son nom est déjà rayé.
M. Bilodeau-Fortin (Jean-Thomas) : Exactement.
C'est ça.
M. Tanguay :
Et même si vous étiez capable... Oui... Parce que, je disais, même si vous
étiez capable de mettre la main sur le vote du nom rayé, qui avait été reçu par
correspondance, bien, là, vous allez faire un... O.K. Vous avez faire un cas de vérification. O.K. Et ça, ce sont... Qui
fait les vérifications des enveloppes, c'est des employés du DS, ce n'est pas
le scrutateur.
M. Bilodeau-Fortin
(Jean-Thomas) : ...le prochain article.
M. Tanguay :
Le directeur du scrutin désigne... O.K. Et ça, ce n'est pas des
scrutateurs, des...
Mme LeBel :
C'est des personnes désignées.
M. Tanguay :
C'est des personnes désignées par le DS. Donc, c'est des employés du DS. Ce
n'est pas scrutateur, secrétaire.
M. Bilodeau-Fortin
(Jean-Thomas) : Pas à cette étape-là ?
M. Tanguay : Pas à cette étape-là.
O.K. Avant le dépouillement commence...» Parfait. Ça me va, M. le
Président.
Président (M. Bachand) : S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'article 20 est adopté ?
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci.
Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel :
Article 21. Alors, on vient de le mentionner au passage, là, dans la
discussion parce que ce sont des articles quand même qui s'imbriquent les uns
dans les autres. Donc,
article 21 : «Le directeur du scrutin désigne
une ou plusieurs personnes pour procéder à la vérification des enveloppes.»
On parle de la
vérification prévue à l'article 20 qu'on vient d'adopter.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Mme LeBel :
Et ça s'inspire de 370.4.
Président (M. Bachand) : M. le député de
LaFontaine, s'il vous plaît.
M. Tanguay :
Non, c'est ça. Mais ce n'était pas pour ça que je disais ça. Dans le fond,
le régime actuel, 370.4, et ce régime-là... il va y en avoir deux régimes. Les
autres enveloppes, hors Québec, là, les enveloppes hors... autres que celles...
Vous allez avoir, dans le fond, deux gestions distinctes des enveloppes reçues.
M. Bilodeau-Fortin (Jean-Thomas) : Exact.
Comme d'habitude, le vote hors circonscription, le vote hors Québec va être reçu, va être dépouillé à Québec, au CDRL,
dans nos installations, et le vote par correspondance, en
circonscription.
M. Tanguay :
Ah! O. K. Là, vous m'apprenez de quoi. Donc, c'est vrai que hors Québec,
s'il y a une adresse de retour, elle est
centralisée. Vous ne faites pas les adresses de retour. Exemple, si vous aviez 1 000 électeurs
de Floride, ils ne renvoient pas ça dans les 125 circonscriptions.
O.K., vous avez déjà votre procédure, là-dessus, puis il y en aura une qui sera
au directeur de scrutin, celle-là, vous allez avoir... O.K., ça me va, M. le
Président.
Le Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 21 est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté. Merci.
Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Oui.
Article 22,
donc, on parle des étapes de vérification, mais il y aura également un
amendement. Par contre, l'article principal, l'article, tel que déposé, se lit
comme suit :
«22. La personne qui
procède à la vérification doit :
«1° s'assurer
que l'électeur est inscrit sur la liste électorale et que son nom figure sur la
liste d'électeurs admissibles au vote par correspondance;
«2° vérifier que
la copie du ou des documents d'identification prévue au deuxième alinéa de
l'article 17 ou, à défaut, le document sur lequel l'électeur a inscrit sa
date de naissance prévu au troisième alinéa de cet
article est joint et que sa
signature y figure;
«3° vérifier que la déclaration de
l'électeur prévue au quatrième alinéa de l'article 17 est jointe et que sa
signature y figure;
«4° vérifier
que la signature sur la déclaration de l'électeur correspond à celle
apparaissant sur la copie de l'un des documents d'identification prévue au
deuxième alinéa de l'article 17 ou, à défaut, sur le document sur lequel
l'électeur a inscrit sa date de naissance prévu au troisième alinéa de cet
article;
«5° vérifier que
la seconde enveloppe est reçue avant 20 heures le jour du scrutin;
«6° vérifier que
le bulletin de vote a été placé dans une enveloppe intérieure ne pouvant
identifier l'électeur et que cette dernière a été insérée dans la seconde
enveloppe.»
Donc, ça prévoit les
étapes de vérification telles que prévues par l'article 20, et la personne
qui sera nommée à l'article 21.
L'amendement, M. le
Président : À l'article 22 du projet de loi :
1° remplacer, dans le
paragraphe 2°, «ou, à défaut, le document sur lequel l'électeur a inscrit
sa date de naissance prévu au troisième alinéa de cet
article est joint» par
«est jointe»;
2° remplacer, dans le
paragraphe 3°, «quatrième» par «troisième»;
3° supprimer, dans le
paragraphe 4°, «ou, à défaut, sur le document sur lequel l'électeur a
inscrit sa date de naissance prévu au troisième alinéa de cet article».
Donc, c'est de la
concordance, là, avec ce qu'on a fait à 17. Donc, le passage de
paragraphe 4° à 3°, c'est parce qu'on a supprimé un paragraphe, et on
renumérote, dans le fond... et par la suite, aussi, pour ce qui découle,
pardon, de la suppression de l'article 9. Donc, les modifications sont de
concordance, puis, après ça, bien, il y a l'accord de «joint» en «jointe», là.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Sur l'amendement, M. le député de LaFontaine.
M. Tanguay :
Oui. Sur l'amendement, j'ai juste une question. Donc, le premier puis le
troisième élément, là, «ou, à défaut, le document sur lequel l'électeur a
inscrit sa date de naissance»...
Mme LeBel :
Oui, c'est la procédure simplifiée...
M. Tanguay :
Simplifiée...
Mme LeBel :
...qu'on n'aura plus ici, là.
M. Tanguay :
...qu'on n'aura plus.
M. Tanguay :
Parce qu'on l'intégrait... Si on avait fait la mouture initiale du projet
de loi...
M. Tanguay :
...on l'intégrait, on faisait miroir avec le municipal. Je comprends.
Mme LeBel :
Oui, parce qu'on avait le même type de vote global, je vais le dire comme
M. Tanguay :
O.K. Ça me va pour l'amendement, M. le Président.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement à
l'article 22 est adopté?
Président (M. Bachand) : Adopté, merci.
Donc, on revient à l'article 22, tel qu'amendé. M. le député de
LaFontaine.
M. Tanguay :
Merci, M. le Président. 22, 5°, là, «vérifie que la seconde enveloppe est
reçue avant 20 heures le jour du scrutin», donc, dans le fond, c'est l'enveloppe
de retour. J'imagine, ça, ça va se faire tout naturellement? J'imagine que,
quand l'enveloppe arrive au DS, que ce soit jour 10 ou... quelqu'un qui
est rapide, peu importe, il est allé la porter, jour 5, j'imagine que
c'est là que ça va se faire, la vérification. Il y aura comme une... J'ai déjà
travaillé dans des bureaux de correspondance, où on avait une étampe, c'était
«Reçu», là. C'est là que ça va se faire, là. Je veux dire, ce ne sera pas à
20 heures qu'ils vont se poser la question à quelle heure c'est... à
20 h 15...
M. Reid
(Pierre) : En fait, c'est les enveloppes
qui vont rentrer durant le... au BVO, les dernières, enfin, lorsqu'on va
lever... Si quelqu'un vient la porter à 20 h 01, il est trop tard.
M. Tanguay :
Il est trop tard, il est trop tard. O.K. «S'assurer que l'électeur est
inscrit», O.K., le reste, le reste, je n'avais pas d'enjeu particulier.
Évidemment, M. le DGEQ, vous avez vérifié 22, puis vous, ça vous va, c'est les
étapes usuelles, là, vous n'avez pas de...
M. Reid
(Pierre) : C'est les étapes, puis ça
reprend pas mal... C'est un peu une conciliation avec l'article, là, 370.5, là,
de la Loi électorale.
Mme LeBel : Une adaptation...
M. Reid (Pierre) : Une adaptation.
M. Tanguay : O.K. Puis
«s'assurer que l'électeur est inscrit et que son nom figure sur la liste
admissible au vote par correspondance». Donc, on va vérifier si son nom...
Autrement dit, s'il avait effectivement demandé la trousse, il faut que ça
corresponde. Puis, si vous voyez que son nom n'est pas sur la liste de ceux qui
avaient demandé, bien, j'imagine, vous allez communiquer avec cet électeur-là
pour lui demander... Parce que son bulletin pourrait être valide, son vote
pourrait être valide, même s'il n'est pas sur la liste.
M. Bilodeau-Fortin (Jean-Thomas) : Si
on reçoit une une trousse de vote par correspondance d'un électeur qui n'était
pas inscrit au vote par correspondance, la trousse va être rejetée.
M. Tanguay : Rejetée, même si,
par ailleurs, en l'ouvrant, vous dites : Bien oui, c'est Mme Bourret,
elle a tout parfait, là, puis elle est inscrite sur la liste, puis elle n'a pas
voté, puis tout est parfait. Vous allez le rejeter ou vous allez communiquer
avec elle?
M. Bilodeau-Fortin (Jean-Thomas) : On
va le rejeter, parce que ça pourrait même être passé le jour du... bien, pas
passé le jour, mais passé l'heure du scrutin quand on va faire cette
prévérification-là, ça fait qu'il va être trop tard de toute façon. Ça, ça va
être, tu sais, ça va être quelque chose qui va devoir être clair pour les
électeurs, c'est l'électeur qui fait la demande qui fait le vote.
M. Tanguay : Je ne comprends
pas. Oui, mais, si, pour x raisons, une erreur s'est glissée de votre côté, peu
importe, là, j'aurais de la misère à avoir une enveloppe. Puis
Mme Bourret, tout est dedans, là, sa photo de permis de conduire, tout est
parfait, tout est nickel. Puis vous dites : Ah! mais je n'ai pas
indication qu'elle l'avait demandé. J'aurais un petit peu de misère à rejeter.
Mme LeBel : ...si vous
permettez. Le problème, première chose, d'où vient l'enveloppe, si elle ne l'a
pas demandée puis elle n'est pas inscrite sur la liste de le demander?
M. Tanguay : Vous pouvez
l'appeler pour le demander.
Mme LeBel : Deuxième chose,
quand elle demande, c'est une question d'intégrité du vote, quand l'électeur
demande une enveloppe, il est automatiquement rayé de la liste comme ayant déjà
voté. Donc, si la personne n'a pas demandé d'enveloppe et, donc, elle aurait pu
se présenter dans un bureau de vote aussi puis voter, mais là il y a un
problème. Moi, je pense qu'il faut quand même garder une certaine intégrité du
vote. À un moment donné, il faut... On donne à la personne des outils pour
demander l'enveloppe. On lui donne de l'assistance pour demander l'enveloppe,
par 204, on permet de demander l'enveloppe par quelqu'un d'autre. À un moment
donné, il faut que la demande se fasse. Donc, je verrais mal qu'on accepte une
enveloppe, alors qu'on n'a même pas de trace que la personne l'a demandée
elle-même ou par le biais d'une personne autorisée à 204.
Là, jusqu'à présent, je vous suis dans l'accès,
là, au vote, mais là il faut une... Parce qu'à ce moment-là, pourquoi on fait
l'exercice de dire : C'est l'électeur qui peut demander l'enveloppe ou
quelqu'un d'officiellement désigné par 204? Sinon, on devrait ne pas se
préoccuper de la demande, là, et juste de se préoccuper du retour. Et là, à ce
moment-là, comment on va savoir que la personne n'a peut-être pas voté deux
fois, tu sais? Et est-ce Mme Bourret?
M. Tanguay : Non, mais c'est
ça, mais si, par ailleurs... En tout cas, le dossier est parfait, là, tu vois
la photo de Mme Bourret, tout concorde, là, sa signature. Mon point, c'est
qu'avant de le rejeter, ne devrions-nous pas l'appeler puis dire :
Qu'est-ce qui s'est passé? Parce que, j'imagine, vous allez vouloir savoir ce
qui s'est passé, là, il y a de quoi, il y a une irrégularité.
Le Président (M.
Bachand) : Mme la ministre.
Mme LeBel : Bien, la question
est peut-être plus dirigée vers les gens du DGE.
M. Tanguay : Moi, comme DS,
j'aurais le réflexe d'appeler parce que je voudrais savoir ce qui s'est passé,
là. Parce que, s'il y a de la fraude, je veux le savoir.
Mme LeBel : Bien, enquêter pour
savoir ce qui s'est passé, la réponse, c'est oui, admettre son vote, c'est une
autre étape. Donc, si la question est, et, j'imagine, je ne veux pas répondre
pour vous, M. le DGE, mais si la question est
que vous recevez une enveloppe sans avoir une trace de demande, j'imagine qu'il
y a une vérification ou une enquête, peu
importe, qui va s'enclencher par rapport à cette enveloppe-là, parce que :
D'où vient l'enveloppe? Comment l'avez-vous obtenue,
etc.? Pourquoi n'êtes-vous pas inscrit? Maintenant, ça, c'est une question. La
question d'accepter le vote... O.K., mais ce n'est pas d'accepter le vote,
parce que...
M. Tanguay : ...au moins,
d'abord, on va vérifier. Si on me dit : On ne vérifie pas puis on le
jette. Parce que, deux choses l'une, il y a eu une fraude ou il y a eu une
erreur.
M. Reid (Pierre) : ...effectivement, si de tels cas arrivent, je pense qu'on
ferait une vérification : Comment ça se fait qu'on a reçu une enveloppe?
Puis, comme vous l'avez présenté, elle est complète, là, il n'y a pas de
problème, mais elle n'est pas sur la liste. Pourquoi? À un moment donné, par
exemple, est-ce qu'on aurait oublié de l'inscrire sur la liste, ou bien que la
dame l'a remplie, parce qu'elle a trouvé une trousse, je ne sais pas, son mari
n'a pas voulu voter, puis elle a pris sa trousse puis elle a voté à sa place.
M. Tanguay : Parce que je suis
d'accord avec vous, tout ce qu'on fait là, on le fait pour de quoi, là, puis on
ne jase pas pour rien, là. Mais, si je vois qu'à la fin, il y a un manque, il y
a une coche mal taillée, j'aimerais ça, parce que je veux savoir ce qui s'est passé.
Mme LeBel : Ah! ça, j'en suis.
Mais qu'est-ce que vous faites? J'imagine qu'il y a une procédure similaire
pour le vote hors Québec. Il doit y avoir une demande de vote hors Québec, il
doit y avoir une demande, il doit y avoir une trace. Je veux dire, on se colle présentement sur un univers existant dans
le vote par correspondance. Qu'est-ce que vous faites si vous recevez un vote
par... un vote hors Québec qui est par correspondance nécessairement, et que
vous n'avez pas de trace d'une demande de vote hors Québec? Quelle est votre
procédure actuellement?
M. Bilodeau-Fortin (Jean-Thomas) : Il
est rejeté...
Mme LeBel : Il est rejeté.
M. Bilodeau-Fortin (Jean-Thomas) : ...mais
si on a des moindres doutes qu'il y a une manoeuvre électorale frauduleuse, on
va faire une enquête.
M. Tanguay : Est-ce que ça
arrive souvent, ça?
M. Bilodeau-Fortin (Jean-Thomas) :