Public Finance — 16 November 2016 (41st Legislature, 1st Session)
CFP 2016-11-16
Quebec — Committees
1° d'insérer, à
la fin du paragraphe 2° du deuxième alinéa, «et non d'intérêt public»;
2° d'insérer,
après le paragraphe 3° du deuxième alinéa, le suivant :
«3.1° que
l'objet de la divulgation met en cause l'efficacité, l'efficience ou le
bien-fondé des stratégies, orientations et opérations liées à des
activités d'investissement, de gestion de fonds ou de gestion de dettes de la
Caisse de dépôt et placement du Québec et d'Investissement Québec;»; et
3° ajouter, à la
fin, l'alinéa suivant :
«Lorsque
le Protecteur du citoyen met fin au traitement ou à l'examen d'une divulgation,
il transmet un avis motivé à la personne ayant effectué cette
divulgation, si son identité est connue.»
Alors,
qu'est-ce qu'on fait ici avec nos amendements,
M. le Président? Le premier et le troisième, en fin de
compte, ce sont des amendements, des ajouts qui avaient été discutés, qui
avaient été suggérés par le Protecteur du citoyen lui-même. Donc, ça faisait déjà
partie du nombre d'amendements qu'on avait déjà déposés en batch, si je peux utiliser un tel terme, il
y a déjà un certain temps. Mais ce
qui est nouveau aujourd'hui, donc ce que nous présentons aujourd'hui, c'est cet ajout de 3.1°, qui est entièrement en concordance avec ce qu'on
a fait à l'article 4 quand on a parlé, à ce moment-là, à
l'article 4, de la Caisse de dépôt et placement du Québec et
d'Investissement Québec. Alors, par concordance avec l'article 4, ici, à
l'article 11, nous introduisons ce 3.1°, voilà, par concordance.
Le Président
(M. Polo) : Est-ce que tous les collègues ont reçu une copie de
la proposition d'amendement? Parfait. Est-ce que quelqu'un souhaite intervenir?
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : Oui. Merci,
M. le Président. Là, bon, dans le fond, je comprends, c'est une concordance
avec l'article... ce qu'on a inséré... bien,
le 3.1°, c'est une concordance à ce qu'on a inséré dans un
article précédent.
Donc, on concorde à ce que vous aviez apporté déjà. Ça fait que je pense que
ça, c'est de l'arrimage. Pour l'avis : «Lorsque le Protecteur du citoyen met fin au traitement ou à l'examen d'une
divulgation, il transmet un avis motivé à la personne...», c'est un avis
écrit, ça? Est-ce qu'il faut... C'est un avis, normalement, c'est écrit. Juste
pour...
M. Leitão : Normalement, oui.
Mme Léger : O.K. J'aurais probablement un
amendement, là, un sous-amendement, là, mais on pourrait en discuter. Je
ne sais pas si mon collègue veut intervenir avant que je fasse le
sous-amendement, mais j'ai un sous-amendement à vous apporter.
Le Président (M. Polo) :
Parfait. M. le député de Beauce-Nord, souhaitez-vous intervenir?
M. Spénard :
Oui. Merci, M. le Président. Il y a juste, sur cet amendement-là, le quatrième
alinéa : «...il transmet un avis motivé à la personne ayant
effectué cette divulgation, si son identité est connue.» Après ça, est-ce que
cette personne bénéficie quand même de la protection usuelle en cas de... parce
que, j'imagine, si son identité est connue, elle
ne le sera pas juste du Protecteur du citoyen, elle peut être connue à
l'intérieur de son groupe où elle travaille. Est-ce que cette personne
continue à bénéficier d'une certaine protection?
Le Président (M. Polo) : M. le
ministre.
M. Leitão : O.K. Oui. Enfin,
oui et non. C'est-à-dire, ce dont on parle ici, cette phrase-là, «si son
identité est connue», ça se réfère au fait... si la divulgation n'est pas
anonyme. Donc, si une personne, un divulgateur, fait une divulgation
anonymement, donc, par définition, on ne connaît pas... donc, son identité
n'est pas connue. Mais, tant et aussi
longtemps que la divulgation se fait,
n'est pas anonyme, donc là, oui, on connaît son identité. Donc, ça, c'est la
seule... la seule précision, c'est celle-là. Quand on dit que... si son
identité est connue, c'est-à-dire si la divulgation a été faite ouvertement et
pas anonymement, parce que le divulgateur peut aussi choisir de faire une
divulgation anonymement, et, dans ce cas-là, c'est son droit de le faire. Mais, s'il la fait anonymement, on ne
connaît pas son identité, donc on ne pourra pas lui accorder les
protections.
Le Président (M. Polo) : M. le
député.
M. Spénard : Merci,
M. le ministre. Mais le Protecteur du citoyen est tenu, même s'il connaît
l'identité du dénonciateur... est tenu à garder confidentielle cette
identité-là toujours.
M. Leitão : Bien sûr. Absolument.
Toujours. Oui, bien sûr.
Président (M. Polo) : Merci beaucoup. Mme la députée de Pointe-aux-Trembles, souhaitez-vous présenter votre...
Mme Léger : Je veux questionner
le ministre, si vous permettez, M. le Président...
Le Président (M. Polo) :
Allez-y.
Mme Léger : ...avant de faire amendement parce que j'ai deux
sous-amendements, mais peut-être que ce n'est pas nécessaire, ou pas, dépendant
des réponses du ministre. D'abord, je voulais... Si je prends la SPGQ, dans son
mémoire, elle proposait, entre autres, d'ajouter après «Lorsque le Protecteur
du citoyen met fin au traitement ou à
l'examen d'une divulgation, il
transmet [avec diligence]»... ça, ce n'est pas le... je vais vous revenir, mais
«avec diligence», pour faire le même lien que nous avons avec l'article 26 du Protecteur du citoyen. D'ailleurs,
j'en ai deux dedans. Le Protecteur
du citoyen, il a inscrit... si je me réfère à l'article 26 du Protecteur du citoyen : «Lorsque,
après avoir procédé en vertu de la
section
V, le Protecteur du citoyen est d'avis qu'il n'existe aucune situation
préjudiciable ou qu'on a remédié adéquatement à celle qu'il a constatée,
il doit en aviser avec diligence les parties intéressées.» Donc, c'est dans la
Loi du Protecteur du citoyen.
De même,
l'article 19, je pense... attendez, 19.2 du Protecteur du citoyen, lui, il
indique aussi : «...lui indiquer le recours à exercer.» Donc, l'article que nous avons : «Lorsque le
Protecteur du citoyen met fin au traitement ou à l'examen d'une divulgation, il transmet — avec diligence, qu'on pourrait ajouter — un avis motivé à la personne ayant
effectué cette divulgation [et lui indique
le recours à exercer], si son identité est connue.» Dans le fond, c'est deux
petits bouts que j'ajouterais pour être conforme aussi avec la Loi du
Protecteur du citoyen.
Alors, ma question, avant de faire le
sous-amendement : Pourquoi que le ministre n'a pas indiqué le même
libellé que nous voyons dans la
Loi sur le Protecteur du citoyen?
Le Président
(M. Polo) : M. le ministre.
Mme Léger :
Je peux déposer un sous-amendement aussi tout de suite, mais, avant de le
faire, je voulais voir l'explication du ministre.
M. Leitão :
Oui. Enfin, parce que... D'ailleurs, on avait parlé un peu de ça hier. À
l'article 9, nous avons ajouté ça dans
les amendements, que... la divulgation d'un acte répréhensible au Protecteur du
citoyen et le traitement diligent de cette divulgation. Donc, c'est déjà
indiqué à l'article 9, donc ça serait, à notre avis, un peu redondant de
le répéter aussi à l'article 11.
Le Président
(M. Polo) : Mme la députée.
Mme Léger :
Sauf que... Ce que le ministre me dit, c'est que, comme c'est déjà dit, ça
devrait être naturellement explicable dans celui-ci. Mais là c'est quand
le Protecteur du citoyen met fin à un traitement ou à l'examen d'une
divulgation. Alors, c'est pour ça que je l'ajoutais, pour s'assurer qu'on reste
en concordance. Même si ça a été dit auparavant,
ce n'est pas pour rien nécessairement qu'on a ajouté ces mots-là. Moi, je
l'ajouterais quand même ici. Alors, pourquoi qu'il l'omet? Ça lui suffit
si c'est écrit avant?
Le Président
(M. Polo) : M. le ministre.
M. Leitão :
C'est ça. La conclusion à laquelle nous sommes arrivés, c'est que ça suffisait
de l'avoir indiqué comme ça à l'article 9 et que ce n'était pas
nécessaire de le rajouter.
Le Président
(M. Polo) : Mme la députée.
Mme Léger :
Ce qui veut dire que, dans l'article 9 lorsqu'on inscrit «avec diligence»,
tout ce que le Protecteur du citoyen peut faire, c'est toujours avec
diligence? En l'ayant mis à l'article 9, donc, tout ce qui suit, c'est
toujours... le protecteur sera toujours avec diligence? Ça suffit, dans
l'article 9, pour découler tout le reste du projet de loi, dans le fond,
qui touche le Protecteur du citoyen?
M. Leitão :
En effet, c'est l'information que j'ai, oui.
Mme Léger :
O.K. L'autre partie, c'est «et lui indique le recours à exercer». Ça, dans le
fond, c'est... après qu'il dit :
«...avec diligence un avis motivé à la personne ayant effectué cette
divulgation et lui indique le recours à exercer, si son identité est connue.» Là, vous ne l'avez pas du
tout dans votre amendement
que vous apportez. Donc, si je me fie à la
Loi sur le protecteur du citoyen,
celui-là, c'est inscrit dans la loi du protecteur du citoyen.
Le Président (M. Polo) :
M. le ministre.
M. Leitão :
Oui. Peut-être que je pourrais demander à Me Lavoie d'expliquer.
Mme Léger :
Consentement.
Le Président
(M. Polo) : Consentement.
Mme Lavoie
(Natacha) : Natacha Lavoie, de la Direction des affaires juridiques du
Secrétariat du Conseil du trésor.
Donc, au niveau des recours qui sont permis, déjà, dans l'article 9, on
vient établir que doit comprendre la procédure qui va être établie par le Protecteur du citoyen, et le Protecteur du
citoyen va avoir l'obligation de diffuser cette procédure-là également
auprès de toutes les personnes qui veulent faire une divulgation. Donc, dans
cette procédure-là, au paragraphe 6° qu'on a introduit hier, on prévoit que la
procédure devra indiquer les recours qui sont prévus en cas de représailles par la présente loi. Donc, déjà, de
cette façon-là, on vient indiquer à la personne qui fait la divulgation
quels sont les recours. C'est l'approche qui
a été privilégiée par rapport à d'autres approches qu'on peut retrouver, par
exemple, dans la
Loi sur le Protecteur du citoyen.
Le Président
(M. Polo) : Mme la députée.
Mme Léger : ...explication, ce qu'Étienne me dit, dans le fond, c'est... ce qu'on a devant nous, c'est quand ça touche vraiment une personne. Mais, si ça touche une municipalité ou si ça touche... D'ailleurs, j'attends toujours que le ministre des Affaires municipales dépose le projet de
loi sur les municipalités. Alors, on ne
l'a pas encore. Je tiens à redire au
président et au ministre que nous avançons quand même, alors on n'est pas à
l'article 1 et 2. On est quand même rendus à l'article 11. On avance. Mais je veux
m'assurer que... Alors, je ne sais si le ministre peut me répondre, si ça s'en
vient. Est-ce que c'est bientôt ou pas?
Le Président
(M. Polo) : M. le ministre.
M. Leitão : Sur la question des
municipalités, écoutez, c'est avec mon collègue. À ce que je sache, le processus avance. Oui, en effet, ils sont en train
de rédiger ces choses-là. Comme vous le savez certainement, il y a un
petit délai du côté de la rédaction du projet de loi maintenant, mais le
processus est en marche. Mais je ne peux pas m'engager plus que ça à ce
moment-ci.
Le Président (M. Polo) : Mme la
députée.
M. Leitão : On ne l'a certainement
pas oublié. Ça, c'est certain.
Mme Léger : O.K., parce que les municipalités, c'est important,
mais, dans cet aspect-là que nous avons devant nous... C'est sûr qu'avec la grève des juristes ça ne vient pas aider
non plus, là. Alors, je pense qu'il y
a beaucoup de choses dans la cour du ministre présentement. Alors, si on touche une municipalité ou une autre personne qui n'est pas dans
un organisme public, est-ce qu'on va lui
indiquer le recours à exercer malgré tout? Parce que vous faites référence au
9, qui sont plus avec les normes du travail.
Le Président (M. Polo) : M. le
ministre.
M. Leitão : Je pense qu'à l'article 9 c'est pour établir
les procédures contre les représailles, alors donc pour les employés des
organismes publics.
M. Leitão : Donc, ça concernerait aussi les employés, éventuellement, des municipalités, s'ils étaient victimes de représailles