Labour and the Economy — 27 August 2019 (42nd Legislature, 1st Session)

CET 2019-08-27

Quebec — Committees

Labour and the Economy — 27 August 2019 (42nd Legislature, 1st Session)

CET 2019-08-27

Quebec — Committees

(Quatorze heures une minute)

La Présidente (Mme IsaBelle) :

Bonjour, tout le monde. Alors, bon retour des vacances pour ceux qui arrivent

tout juste de leurs vacances.

Alors, écoutez, ayant constaté le quorum, je

déclare la séance de la Commission de l'économie et du travail ouverte. Je demande à toutes les personnes qui ont

un appareil cellulaire de le mettre en mode vibration ou de l'éteindre. Merci.

La commission

est réunie afin de procéder aux consultations

particulières et aux auditions publiques sur le projet de loi n° 15,

Loi sur la Société de développement et de mise en

valeur du Parc olympique.

Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements?

La Secrétaire : Oui, Mme la

Présidente. M. Jacques (Mégantic) remplace M. Bélanger (Orford); M. Lefebvre (Arthabaska)

remplace Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré);

M. Bussière (Gatineau) remplace M. Lévesque (Chauveau);

Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé) remplace Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne); M. Benjamin (Viau) remplace

Mme Sauvé (Fabre); M. Marissal (Rosemont) remplace M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve); et Mme Perry Mélançon (Gaspé) remplace

Mme Richard (Duplessis).

Présidente (Mme IsaBelle) :

Merci. Alors, nous débutons cet après-midi par les remarques préliminaires, puis nous entendrons la Chambre de

commerce de Montréal métropolitain.

Nous débutons

avec les remarques préliminaires de la ministre, alors je vous invite, Mme la ministre

du Tourisme, de faire vos remarques, vous avez une durée de six minutes.

Mme Proulx (Berthier) : Merci, Mme

la Présidente. Tout d'abord, permettez-moi de souhaiter la bienvenue, chaleureuse bienvenue à tous les représentants

d'organismes, de divers horizons, qui participent à ces consultations particulières. Merci beaucoup de votre présence.

Merci également à mes confrères, consoeurs, collègues députés de prendre

le temps de venir nous présenter votre point

de vue sur le projet de loi n° 15. Très hâte de vous entendre à ce sujet,

d'ailleurs.

Quelques

secondes pour vous présenter les gens qui m'accompagnent aujourd'hui : M.

Michel Labrecque, président-directeur

général de la Régie des installations olympiques, et Mme Mee-Rang

Ricard-Bouillon, qui est la directrice de

mon cabinet, ainsi que d'autres représentants du ministère du Tourisme, qui ont

fait un exceptionnel travail. Je me retourne vers eux pour les saluer et

les remercier.

Donc, ces

consultations qu'on amorce aujourd'hui, c'est un moment d'autant plus

important, Mme la Présidente, parce

qu'il s'agit de la première étape du processus législatif qui entoure le tout

premier projet de loi que j'ai déposé en tant que ministre du Tourisme,

ce projet de loi là qui était attendu depuis très longtemps, puisque, depuis sa

fondation, un an avant les Jeux olympiques

de 1976, la loi constitutive de la Régie des installations olympiques n'a

jamais été mise à jour, et ce, malgré

les appels répétés de plusieurs experts en ce sens. Et pourtant, en près de 45

ans, inutile de vous dire, Mme la

Présidente, que la mission a considérablement évolué. Concrètement, la régie

est passée d'un rôle de régisseur de chantier

titanesque des jeux à un rôle de développeur du Parc olympique. Il est donc

devenu plus que nécessaire de revoir le

rôle de la RIO afin de lui confier les responsabilités, qui vont bien au-delà

de l'entretien et du maintien des actifs, pour y inclure, entre autres, le développement, la mise en valeur et la

préservation de cette véritable icône de Montréal à l'échelle mondiale

qu'est notre Parc olympique, avec son stade, l'architecture unique et son

emblématique tour penchée.

La société

d'État doit disposer de la marge de manoeuvre et de tous les leviers

nécessaires pour pouvoir lancer des initiatives

ou conclure des partenariats qui sont rentables, qui sont durables, dans un

marché, on le sait, hautement concurrentiel. Nous souhaitons faire du Parc olympique un véritable pôle urbain, sportif,

culturel et événementiel, et on a l'ambition d'en faire la locomotive du

développement économique et social de l'est de Montréal.

Notre message

est donc très clair, nous allons développer le Parc olympique, Mme la

Présidente. C'est important par contre

de préciser, toutefois, que ce développement va se faire en harmonie avec les

résidents des environs. Le Parc

olympique entend demeurer le bon voisin qu'il a toujours été dans le quartier.

D'ailleurs, le projet de loi prévoit que trois membres du conseil

d'administration seraient nommés après consultation des représentants du

milieu. Je tiens à préciser également

que j'ai vécu et grandi à l'ombre de ce géant toute mon enfance. Je connais très bien

le Parc olympique.

La société d'État, donc, doit pouvoir optimiser le rendement de ses actifs immobiliers,

de générer davantage de résultats

financiers qui seront susceptibles d'alléger la subvention de fonctionnement que le trésor public, donc, lui verse annuellement. Votre

gouvernement a été élu pour bien gérer l'argent des Québécois, c'est ce que

nous visons avec ce projet de loi

n° 15. C'est dans ce contexte que le projet de loi propose d'abolir la

Régie des installations olympiques pour la remplacer par

la Société de développement et de mise en valeur du Parc olympique. Cette

nouvelle entité serait investie d'une

double mission actualisée, soit de développer, gérer, promouvoir et exploiter

le Parc olympique et de mettre en valeur le patrimoine et l'héritage

olympiques.

conclusion, je souhaite rappeler à tous que peu de villes dans le monde, très

peu de villes dans le monde peuvent se

targuer de faire

partie du club sélect des villes qui ont eu la chance

d'accueillir les Jeux olympiques. Avec ce projet de loi, nous voulons que les Montréalais et tous les

Québécois se réapproprient enfin ce témoin privilégié de notre histoire

nationale. Ce projet de loi est

résolument tourné vers l'avenir. Il a pour objectif premier d'insuffler un

nouvel élan à un site qui est incomparable,

afin d'exploiter son plein potentiel économique, récréotouristique et

communautaire, et ce, au bénéfice de tous les Montréalais et de tous les

Québécois.

Avec ce projet de loi

n° 15, votre gouvernement répond aux attentes de la population, qui est en

droit d'exiger, Mme la Présidente, un

meilleur retour sur l'investissement collectif. Je vous remercie de votre

temps, Mme la Présidente.

Présidente (Mme IsaBelle) : Merci, Mme la ministre. Alors, j'invite

maintenant le porte-parole de l'opposition officielle en matière de tourisme et député de Viau à faire ses

remarques préliminaires, pour un maximum de quatre minutes.

Benjamin : Merci, Mme la Présidente. Mme la ministre, chers collègues,

je salue aussi la présence de M. Michel Labrecque ainsi que de tous les

groupes qui sont présents cet après-midi, donc, pour participer à ces

audiences, à ces consultations, donc je vous remercie, ceux qui ont envoyé des

mémoires, ceux qu'on aura à rencontrer.

crois qu'il faut situer le contexte de ces consultations, donc, mais derechef,

avant même de parler du contexte, je tiens

à saluer, dans la précédente déclaration de la ministre, la volonté, justement,

que les citoyens, donc, il y ait... que cette installation continue de se rapprocher des citoyens, donc, notamment au

niveau du cadre de gouvernance. Je tiens à saluer cette ouverture. Nous aurons d'ailleurs, dans le

cadre de ces consultations, à faire des propositions, sûrement, en ce sens,

donc, nous avons déjà entendu plusieurs voix.

Maintenant,

historiquement, il faut le rappeler, donc, Mme la ministre l'a rappelé

d'ailleurs avec raison, mais cependant il

faut préciser que... Si, depuis 1975, donc, il y a cette loi qui a instauré la

Régie des installations olympiques, qui

n'a pas été révisée, il faut dire aussi que les dirigeants de cette régie-là

n'ont pas attendu un nouveau projet de loi pour agir, pour travailler. Et je tiens à saluer, je tiens à saluer tout le

travail réalisé déjà par la Régie des installations olympiques,

notamment en termes de développement, notamment en termes de rapprochement avec

les citoyennes et les citoyens. Et j'en veux

pour preuve, puisque je fréquente cette installation-là particulièrement l'été,

donc j'en veux pour preuve tout ce

qui a été réalisé au niveau culturel, tout ce qui a été réalisé au niveau

événementiel, et particulièrement les initiatives avec les organismes et les partenaires du milieu, les

commissions scolaires... la commission scolaire, entre autres, et aussi Espace

pour la vie. Et ça, je pense que c'est très important de le rappeler.

En mai 2018, à

la demande de la ministre Julie Boulet, il y a un rapport qui a été déposé, et

la recommandation principale de ce rapport,

c'est à l'effet que le gouvernement change la dénomination sociale de la régie

pour la Société de développement et

de mise en valeur du Parc olympique. Et aujourd'hui c'est ce projet de loi là

que nous avons devant nous. Donc, il faudrait aussi saluer le travail

accompli par les personnes qui ont précédé la ministre dans le fauteuil qu'elle

occupe aujourd'hui.

que nous allons faire, ce que nous entendons faire au cours des prochains

jours, c'est de regarder... c'est d'entendre les différents partenaires,

les différentes personnes intéressées qui se présenteront devant nous pour

regarder ce projet de loi là. Nous serons

ouverts d'esprit pour comprendre mieux comment une société comme la société de

développement... une future société de développement et de mise en

valeur du Parc olympique pourra être non seulement une instance importante pour

le développement économique de l'est de Montréal, pour le pôle économique, pôle

culturel, que nous souhaitons, tous, qui

soit consolidée à Montréal, et aussi évidemment comment nous entendons

contribuer à ce que cette installation-là continue, j'ai bien dit

continue, d'être une installation proche de son milieu, donc.

pour terminer, donc, je veux en particulier souligner aussi tout le travail qui

est accompli par les gens qui nous accompagnent aujourd'hui, donc, au

niveau du Secrétariat des commissions. Merci beaucoup, Mme la Présidente.

La Présidente

(Mme IsaBelle) : Merci, M. le député. Alors, j'invite maintenant

le porte-parole du deuxième groupe d'opposition, le député de Rosemont, à faire

ses remarques préliminaires, pour une durée d'une minute.

M. Marissal :

Eh boy! Une minute. Vous comprendrez que je ne vous saluerai pas tous et

toutes, néanmoins bon retour à l'Assemblée nationale.

Remarques

préliminaires en une minute, ça va être assez rapide. Le Stade olympique, qui

n'est pas directement dans mon comté,

il est chez Alexandre Leduc, dans Hochelaga-Maisonneuve, mais, dépendant

de l'heure de la journée, l'ombre du

mât est dans mon comté, et on le voit partout de mon comté aussi. C'est quelque

chose... c'est un endroit que je fréquente assez régulièrement.

suis content qu'on puisse parler de l'avenir du Stade olympique. Je suis

content qu'on puisse le faire de façon sereine.

J'ai assez confiance à l'équipe qui est là en ce moment en train de redonner un

souffle à cet endroit souvent mal aimé. Et je note, parce que les secondes s'effritent, la volonté de la

ministre de garder cette vocation de bons voisins, parce qu'on en parle

beaucoup ces temps-ci, surtout dans Rosemont. On s'est déjà entendus pour

être...

La Présidente

(Mme IsaBelle) : Je vous invite à conclure.

M. Marissal : ...capables de le

faire de façon sereine. C'est ce à quoi je m'engage ici. Merci.

La Présidente (Mme IsaBelle) :

Merci, M. le député. J'invite maintenant la porte-parole du troisième groupe d'opposition en matière de tourisme et députée de

Gaspé à faire ses remarques préliminaires, pour une durée d'une minute.

Mme Perry

Mélançon : Merci, Mme la Présidente. Donc, je salue également, à mon

tour, tous les membres de la commission et tous ceux qui se sont

déplacés pour venir nous présenter leurs mémoires.

Alors,

rapidement, de mon côté aussi, bien sûr, on salue l'initiative de revoir toute

la question de gestion, la question de

l'appellation, mais de donner beaucoup plus d'autonomie à la régie, à RIO,

actuelle. Et puis, bien évidemment, on reconnaît tout le caractère unique, le caractère culturel. Ça dépasse les événements

sportifs. Il y a vraiment quelque chose et un gros potentiel touristique à ce niveau-là. Alors, on

sera bien sûr à l'affût de tout ce qui se dira sur le développement durable,

par exemple, sur le caractère patrimonial, comment préserver le patrimoine

de ce bâtiment-là.

Alors, bien

sûr, on participera de manière positive... et puis, bien, d'entendre comment

les acteurs qui sont plus au niveau économique, culturel, touristique

pourront s'arrimer avec les besoins des résidents du quartier. Merci.

La Présidente (Mme IsaBelle) :

Merci, Mme la députée.

Alors, nous

allons maintenant commencer la période d'audition, si vous voulez. Je souhaite

la bienvenue à M. Michel Leblanc,

président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal

métropolitain. Alors, je vous rappelle

que vous disposez de 10 minutes pour votre exposé, et ensuite nous

procéderons à la période d'échange avec les membres de la commission. Je

vous invite donc à vous présenter puis à commencer votre exposé.

M. Leblanc

(Michel) : Alors, merci, Mme

la Présidente. Je suis Michel Leblanc, président et chef de la direction

de la Chambre de commerce du Montréal

métropolitain. C'est le plus important organisme représentant le secteur privé

au Québec, et il va avoir près de 200 ans en 2022. En fait, il va

avoir 200 ans en 2022, on y est tout près.

C'est une

organisation qui représente le milieu des affaires de la région métropolitaine,

plus de 7 000 membres, et c'est

une organisation qui se préoccupe beaucoup du développement économique,

évidemment du développement économique

du territoire. On a pris position sur plusieurs endroits, plusieurs projets.

Et, dans ce cas-ci, nous avions été étroitement

associés à l'exercice qu'avait mené Mme Bissonnette et qui avait mené au

rapport en 2011. J'avais même conseillé à Mme Bissonnette des noms

qui se sont retrouvés sur le comité lui-même.

Et une des

raisons pour lesquelles, je vous dirais, on s'est préoccupés depuis longtemps,

puis je vais commencer par le difficile, c'est que le milieu des affaires,

pendant très longtemps, a dit : Pourquoi on ne le détruit pas? Pourquoi on

s'entête? Il y a des coûts de

maintien des actifs exorbitants. Il y a une mission qui n'est absolument pas

claire. Il y a un rôle qui n'est pas

clair. Et, prenant pour acquis que ces sommes-là pourraient être investies dans

la ville, dans des activités, dans des actifs eux-mêmes, il y avait un

choix, à l'époque, qui était de dire : On devrait faire autre chose de cet

argent.

Les choses

ont changé. Les choses ont évolué. D'abord, depuis facilement 24 mois, il

y a clairement, dans le milieu des

affaires, une volonté de se pencher sur l'est de l'île, et on a examiné tous

les actifs de l'est de l'île. J'ai présidé un comité de travail, à la

demande de la mairesse de Montréal, sur le développement économique du

territoire, et on s'est penchés notamment

sur les éléments de renforcement de l'est de l'île, et c'est clair que le Stade

olympique, ce qu'il y a autour aussi, les

installations récréotouristiques qu'on y retrouve, le Jardin botanique sont des

actifs uniques dans l'est, qui peuvent servir de base de développement

économique.

La deuxième

chose qui a changé, et c'est un coup d'éclat qui nous a tous surpris, ça a été

l'arrivée de Desjardins dans la tour.

Le milieu des affaires, ça parle. Quand un joueur important décide de se

localiser dans un endroit, c'est qu'il estime que c'est un bon endroit pour mettre ses travailleurs. Quand ça

marche... puis on a eu l'occasion au Québec d'avoir des projets qui n'ont pas marché, mais là ça a marché.

Ça a mis en évidence la qualité de la gestion, de l'organisation autour du

Stade olympique. Et là je vais rendre hommage aux politiciens que vous êtes

tous. Michel Labrecque a été nommé sous un gouvernement péquiste, maintenu sous un gouvernement libéral et est

accompagné par un gouvernement caquiste, et moi, je rends hommage aux politiciens quand ils ont cette sagesse de

reconnaître la compétence, de reconnaître l'importance de maintenir les

personnes en place.

Le rapport

que nous avons produit sur l'aménagement... Et je sais qu'il est là, puis il

rougit un peu. Il peut boire de l'eau. Dans le rapport que nous avons produit sur

l'aménagement économique du territoire, nous avons souligné l'importance

du leadership, et, pour nous du milieu des

affaires, lorsque nous examinons la feuille de route de Michel Labrecque, je l'apparente à celle d'un autre leader d'un pôle de

développement économique, qui s'appelle Christian Yaccarini et qui, sur

l'espace de Montréal, est capable de rallier des institutions, des entreprises,

des partenaires externes vers une vision commune et de l'engagement. Et, à travers ce projet de loi là, une chose qui est

essentielle, et je veux insister sur des principes, puisque vous avez reçu le projet de loi, c'est de

s'assurer qu'au-delà de la gouvernance les individus comptent, ceux qui

assument le leadership comptent et ils doivent avoir et

l'autonomie et la confiance pour pouvoir agir, et c'est essentiel. Il y a

plusieurs endroits, à Montréal, qui n'ont pas réussi et qui ne réussissent

toujours pas, et ce qu'on estime être le premier ingrédient qui manque,

c'est ce type de leadership.

deuxième élément, et là je vais raconter des histoires qui me touchent

personnellement : toutes les organisations, incluant les organisations sportives qui sont dans ce quadrilatère, nous

demandent, à la chambre de commerce, de faire tout ce qu'on peut pour amener les gens d'affaires. Et la

difficulté, c'est d'amener des gens d'affaires dans une place dans l'île

qu'ils trouvent un peu loin du centre-ville,

où ils trouvent que les services ne sont pas adéquats. Si j'amène des gens

d'affaires voir un match, juste avant, ils vont se préoccuper où est-ce qu'ils

se stationnent, où est-ce qu'ils vont manger, est-ce qu'il y a un restaurant de cette qualité, si, après le

spectacle ou après la partie, il y a un endroit où on peut aller prendre un

verre, finir des discussions. Bref,

tout le tissu commercial autour de cet actif doit être rehaussé à la hauteur de

ce qu'on veut en faire. Et donc, dans

l'optique de ce projet de loi, il faut s'assurer que la société pourra établir

des partenaires, pourra travailler avec le milieu. C'est clair que la perception du milieu va être importante.

S'il y a un rejet de cette vision d'une activité commerciale d'un autre niveau, ça ne va pas fonctionner. Mais,

si ça ne fonctionne pas, je vous dis, le milieu des affaires ne s'y rendra pas,

et là on va rater une opportunité.

travers le temps aussi, je me suis beaucoup penché sur l'attraction de foires

commerciales internationales. J'ai dirigé jadis une grappe, la grappe

des sciences de la vie, et on se préoccupait d'essayer d'attirer Bayo à

Montréal, et Montréal n'a pas de centre de foire de très grand volume. Et la

question de transformer potentiellement, peut-être, le Parc olympique en espace pour accueillir ces foires-là... Ce n'est pas

l'espace, le premier enjeu, c'est le fait qu'il n'y a aucun hôtel. Il n'y a pas une foire commerciale d'envergure,

en Amérique du Nord, qui va se localiser dans un endroit où les participants

vont devoir voyager en métro pour se rendre, ça n'arrivera juste pas. Et donc

il y a, à travers ce qu'on dit, la nécessité de travailler la trame

commerciale immédiate, qui doit faire en sorte qu'on puisse y accueillir des

gens qui vont venir contribuer au succès des

installations et qui par la suite vont permettre d'avoir toutes les autres

activités dont le voisinage va pouvoir bénéficier.

Maintenir une esplanade, maintenir un stade

olympique en l'état simplement pour faire quelques spectacles d'été sur l'esplanade, aussi utile soit-il pour la

population locale, ça n'a aucun sens du point de vue du coût, du point de vue

de l'investissement. Et donc, si on

veut investir dans ce maintien d'actif, il faut qu'on puisse y attirer

l'activité économique qui va faire en sorte que par la suite il va y

avoir toutes les activités dont les résidents vont pouvoir bénéficier.

L'autre

message de principe qui est extrêmement important, c'est l'intégration à

travers les multiples actifs qu'il y a dans

l'endroit. On le voit un peu, mais physiquement ce n'est pas rendu. La

partie

nord, pour tous ceux qui sont... qui fréquentent...

la

partie nord du Parc olympique n'a aucun lien facile, fonctionnel, logique

avec le Jardin botanique, on déambule entre

des édifices qu'on a conçus, qui sont en soi chacun très intéressants. Ça prend

une vision intégrée et une société qui a les pouvoirs de le faire. Donc, il faut,

encore une fois, qu'il y

ait l'autonomie, qu'il y ait la capacité de livrer cette intégration

complète du site.

dernier point, le dernier principe, c'est l'extension vers l'est du pôle. On a

à l'est des espaces intéressants qui sont

disponibles, qui sont utilisés partiellement. Et, quand je parle d'améliorer la

trame commerciale, je parle d'améliorer le pôle d'emploi. Je pense que c'est vers l'est immédiat de la zone

olympique qu'il faut regarder. Et là c'est de travailler avec les pouvoirs municipaux puis c'est de faire en sorte qu'il puisse y avoir à la fois

une vision, un renforcement du pôle qui va amener les sommes, qui va amener la capacité, par la suite, de soutenir

un pôle d'activité socioculturelle intéressant pour les résidents.

Voilà. Vous avez le

mémoire. Si vous voulez discuter, évidemment, de recommandations spécifiques,

je suis parfaitement ouvert, évidemment.

Présidente (Mme IsaBelle) : C'est bien, merci. Alors, je vous

remercie pour l'exposé intéressant. Nous allons maintenant débuter la période

d'échange. Mme la ministre, la parole est à vous. Vous disposez de 16 min 30 s

Mme Proulx

(Berthier) : Merci

infiniment, M. Leblanc, de votre présence aujourd'hui. C'est vrai qu'il y a

eu de la continuité entre le Parti québécois, le Parti libéral et la Coalition

avenir Québec d'avoir continué de

nommer Michel Labrecque, exceptionnel

gestionnaire de la RIO. N'en déplaise à mes collègues, c'est quand même

la Coalition avenir Québec qui a réussi à déposer le projet de loi n° 15 pour faire avancer le développement économique de ce formidable lieu et de continuer à

développer économiquement.

J'aime

beaucoup vous entendre sur le développement de l'est. Ça a toujours été un engagement électoral de notre parti de redynamiser l'est de Montréal. Et, comme mon confrère de Rosemont

le disait, moi aussi, j'ai l'ombre de la tour qui vient me chatouiller le soir.

Ça a toujours été une volonté, donc, de notre gouvernement de continuer et de pousser davantage le développement

économique de l'est de Montréal.

C'est un joyau qu'on a à Montréal, c'est l'emblème touristique que l'on voit

à travers le monde, c'est la fameuse tour inclinée, la plus haute tour inclinée

au monde.

je suis heureuse de vous entendre dire que, pour une vision, ça prend de l'autonomie,

et, avec le projet de loi n° 15, c'est

ce qu'on va offrir donc à une société

d'État qui demande de tous les Québécois...

qu'elle soit performante et qu'elle soit

rentable. Donc, avec le dépôt du projet

de loi n° 15, c'est ce que nous

souhaitons, donner tous les outils à la Société de développement, ça le dit bien, et de mise

en valeur du Parc olympique, donc les outils pour qu'elle ait cette autonomie

qui va répondre à une vision de développement économique, particulièrement

à l'est de Montréal.

J'aime

beaucoup vous entendre sur l'expansion vers l'est, le pôle

pour les employés vers l'est. Vous comprendrez que moi aussi, comme ministre

du Tourisme, j'aimerais qu'on amène davantage, et qu'on développe davantage cet

axe ouest-est de Montréal,

de développement touristique. Alors, j'aimerais avoir un peu plus de nourriture pour que vous puissiez nourrir mes réflexions sur

l'expansion vers l'est, avec un pôle, entre autres, sur le travail.

M. Leblanc (Michel) : Deux choses. D'abord, j'ai bien entendu que vous

avez utilisé le mot «un pôle rentable». Le milieu des affaires ne s'attend pas à ce que cette société-là,

à cause du maintien des actifs, ne soit jamais rentable. Je vous le dis d'avance, probablement qu'on ne construirait pas un stade olympique comme pôle si on visait de

la rentabilité, c'est juste trop

coûteux. Mais déjà, dans sa

partie opérations, de réussir à

dynamiser l'activité, ce serait déjà un très bon pas,

avec une vision claire de ce qu'on veut accomplir.

Pour ce qui

est d'allongement vers l'est, il y a deux concepts, puis vous faites... je pense qu'on n'a pas parlé du même. Il y en a un premier qui est clair, que

d'amener le touriste vers l'est, vers la zone du Stade olympique, possiblement

avec une navette fluviale vers

Pointe-aux-Trembles, ça fait

partie de ce qu'on devrait viser à faire, et

Tourisme Montréal le dit clairement, c'est de sortir les touristes du

centre-ville puis les étendre sur tout le territoire.

Et là je

reviens sur la trame commerciale. Un des défis va être d'allonger la durée de

visite touristique autour du Stade olympique. C'est peut-être d'en

attirer plus, mais c'est surtout de faire en sorte qu'au lieu de venir deux

heures... S'ils peuvent y venir, s'ils

peuvent y dormir, s'ils peuvent y trouver des restaurants de qualité, s'ils

peuvent avoir envie de déambuler dans les rues puis de trouver des

boutiques à leur goût, ça va enrichir tout le quartier puis ça va changer la

dynamique de fréquentation. Donc, au lieu du nombre, j'essaierais d'étirer la

durée.

Ce à quoi je

faisais allusion, moi, c'est plutôt dans l'espace géographique, c'est quand on

regarde où est-ce qu'on les mettrait, ces hôtels, où est-ce qu'on mettrait, à

proximité, certains services. Et là

je dis : On peut toujours envisager qu'on change la rue Hochelaga puis qu'on change les hauteurs permises, ou on

regarde juste à l'est et on regarde comment on peut déployer sur l'est, sur

certains terrains qui sont zonés industriels présentement, des capacités

d'accueil, des capacités commerciales

qui vont faire en sorte que ce pôle-là... C'est souvent comme ça à

travers le monde, quand on localise des actifs de cette nature, qu'on

envisage le développement urbain autour, on identifie des zones en relative

friche ou des zones industrielles qu'on va

requalifier de façon à enrichir la trame urbaine autour de cet actif. Quand on

pense à localiser un stade de

baseball au bassin Peel, on ne regarde pas juste un stade de baseball au bassin

Peel, c'est clair qu'il y aurait toute une trame autour qui se constituerait sur les terrains en friche. Donc,

c'est dans cet esprit-là que je parlais d'étirer aussi la zone vers

l'est.

Mme Proulx

(Berthier) : Je partage complètement vos observations parce que, dans le mandat qui m'est conféré par le premier ministre du Québec, évidemment, c'est d'avoir davantage de touristes internationaux qui s'amènent au Québec, à

Montréal, étant l'une des trois portes d'entrée, d'allonger le séjour, d'avoir

un plus grand nombre et plus de dépenses,

évidemment. Le pôle récréotouristique, sportif, toute la valeur, l'héritage

patrimonial de tout le Stade olympique s'inscrit

là-dedans. Je suis très heureuse d'entendre, donc, que la Chambre de commerce du

Montréal métropolitain est favorable

à ce dépôt du projet de loi n° 15. Merci de vos commentaires, ils étaient

très précieux aujourd'hui pour continuer de nourrir notre réflexion sur

le dépôt du projet de loi n° 15.

Présidente (Mme IsaBelle) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a,

donc, des députés qui veulent intervenir? Alors, nous cédons la parole à

la députée d'Abitibi-Ouest.

Mme Blais

(Abitibi-Ouest) : Bonjour. Alors, tout changement de ce beau projet là

dit souvent «acceptabilité sociale». Comment

allez-vous faire pour... Quelles seront les méthodes d'acceptabilité sociale...

Parce qu'on sait que, lorsqu'il y a certains événements, ça dérange les

gens autour. Alors, comment prévoyez-vous...

Leblanc (Michel) : Je pense

que tout changement mérite du leadership, et le leadership du changement, c'est

d'admettre que des gens, dans l'immédiat,

vont avoir certaines craintes, il faut les écouter. C'est sûr qu'à Montréal il

y a un phénomène particulier présentement, puis c'est une certaine peur

de gentrification. Régulièrement, je viens parler de créer du développement économique, de créer des emplois, de créer un

certain type de commerces qui vont attirer des gens qui vont vouloir déambuler, consommer, et ça crée

chez certains la peur qu'on dénature le quartier, qui, par ailleurs, vit

parfois d'une certaine pauvreté, d'une

certaine misère. Alors, le grand défi, c'est d'expliquer, et on va le faire,

nous, dans quelle mesure les

changements proposés vont renforcer la vie sociale et la trame urbaine autour,

vont l'embellir. Et on a, je pense,

une administration, à l'Hôtel de Ville de Montréal, qui est très préoccupée

d'essayer de maintenir les gens dans leur quartier, et c'est cette

rencontre.

Alors, vous

me demandez ce qu'on va faire. Nous, ce qu'on va essayer d'illustrer, c'est

l'évolution économique du quartier, comment ça peut être favorable. Je pense

qu'il faudra travailler avec les groupes locaux. Puis je pense que la

régie, actuellement, la société dans le

futur, le fera, pour bien démontrer que c'est à l'avantage de tous. Il va y

avoir des enjeux certains au niveau, par exemple, du stationnement,

c'est déjà un enjeu, mais ça pourrait le redevenir si on a un quartier qui est très dynamique, où des gens viennent.

Souvent, on parle des touristes, eux viendront peut-être en taxi, on parle des

Montréalais, eux viendront peut-être en

métro, mais on parle aussi des autres Québécois, le 450, les gens du Québec

qu'on va vouloir accueillir, et eux,

probablement, vont venir en voiture. Est-ce qu'ils se mettront à l'extérieur,

viendront en métro? On verra.

Mais donc, de ce point de vue là, il y a aussi à

bien voir venir. Qui dit activité commerciale, activité économique accrue dit

aussi plus de gens, plus d'accompagnement de leurs besoins.

Mme Blais

(Abitibi-Ouest) : Merci. Avez-vous des commentaires à formuler

concernant la structure administrative?

Leblanc (Michel) : Écoutez,

à travers le temps, ce que j'ai pu observer, puis ça a été souligné tantôt, c'est

qu'il y a eu des volontés d'agir, de la part de la régie actuelle, qui ont

démontré que, si elle prenait des risques, ça pouvait marcher, mais elle était toujours

à risque de se faire dire non par le Conseil du trésor, non par des

fonctionnaires, et, dans certains cas, ça a beaucoup ralenti certaines

décisions. Ils ont fait ce qu'ils avaient à faire, j'étais tenu au courant,

parfois on est intervenus pour aider

sur des dossiers. L'objectif étant, cette fois-ci, je pense, de s'assurer que,

dorénavant, la structure, elle est claire, les pouvoirs sont clairs et

le niveau d'autonomie est clair.

J'ai regardé,

j'ai vu des questionnements sur la composition du conseil d'administration. On

n'a pas d'opinion qui devrait en faire partie, on prend bonne note que la

ville désirait en faire

partie puis on pense que c'est peut-être de bon augure que la ville fasse

partie des discussions.

Mais je pense que ça va être inévitable, il n'y a pas un projet qui va se réaliser sans que la ville soit d'accord.

C'est trop central.

Le dernier

point, c'est... On s'est posé la question par rapport au Jardin

botanique et par rapport à la possibilité de dire : On voit ça comme un tout, avec une

société qui deviendrait celle qui chapeaute l'intégration de toutes ces

visions, de toutes ces missions, et

là on est dans le domaine de l'acceptabilité sociale. J'ai l'impression que de

créer une société qui chapeauterait des actifs... appelons-le sociosportif et

des actifs d'ordre appelons-le socioécologique pourrait amener certains à y voir des mauvais côtés, et je ne suis

pas sûr que la bataille en vaut la chandelle. Il s'agit de nommer des

dirigeants qui collaborent bien ensemble, et ça peut faire le travail.

Mme Blais (Abitibi-Ouest) : Merci

beaucoup.

Présidente (Mme IsaBelle) :

Merci à la députée Abitibi-Ouest. Maintenant, nous laissons la parole à la députée de Labelle.

Jeannotte : Alors, bonjour. Dans le fond, pour continuer dans la même

veine... Dans le fond, si je comprends bien,

la notion de pouvoir élargi, c'est... Pouvez-vous élaborer là-dessus? Dans le

fond, vous ne voyez pas vraiment plus de pouvoirs élargis que plus

d'autonomie, ou est-ce que vous voyez plus de pouvoirs élargis à la société?

Leblanc (Michel) : En fait,

le pouvoir élargi, pour moi, qui est important, c'est que la société puisse

conclure des partenariats avec des

acteurs externes, incluant des acteurs privés, qui engagent la société sur le

long terme. Il y a eu, par exemple,

des cas de succès de collaborations sur la mise en valeur de l'esplanade et de

ses activités. Ce qu'on pense, c'est que, pour attirer des

investissements privés majeurs, il va peut-être falloir aller en appel d'offres

en disant : Voici le type de partenaire

privé qu'on recherche, et, à partir de ce moment-là, que la société ait

l'autonomie de choisir le partenaire, basé sur l'appel de candidatures

ou l'appel d'offres, de s'engager à long terme et de pouvoir, à ce moment-là,

procéder à soit ses investissements ou, dans une logique de co-investissement,

au développement du site.

Et c'est pour

ça que c'est l'autonomie et c'est l'élargissement de son mandat via sa

possibilité d'établir ses partenariats à long terme avec des règles de

gouvernance très saines.

Mme Jeannotte : Ce qui n'était pas

le cas...

M. Leblanc (Michel) :

Ce qui n'était pas le cas. Exact.

Jeannotte : D'accord. Et puis, en ce qui a trait aux infrastructures

physiques du Parc olympique, j'aimerais vous entendre là-dessus. Est-ce que vous avez des idées sur les

changements qui pourraient être apportés aux infrastructures physiques

du Parc olympique?

M. Leblanc (Michel) :

Je vais paraphraser bien librement quelqu'un qui a fait de la politique

longtemps, qui s'appelait Line Beauchamp, et j'espère qu'elle ne

m'en voudra pas de dire ce qu'elle m'avait dit. Elle m'avait dit : Michel, j'ai passé des décennies, un peu

comme tout le monde qui habite dans le quartier, à réfléchir. Si la solution

était simple, si la solution était facile, on l'aurait trouvée.

Nous,

notre position, c'est que les installations physiques actuelles, qui pourront

peut-être servir temporairement si jamais une équipe de baseball revient à Montréal, devraient avoir la

capacité de demeurer flexibles et souples dans leur utilisation, de

permettre, donc, si jamais il y a un mondial, d'avoir des parties, de répondre

aux besoins sportifs. Mais, s'il y avait la

possibilité d'y conjuguer la possibilité de tenir des foires commerciales d'une

certaine taille, ce serait utile.

Le Palais des congrès répond à certains besoins mais

pas à tous. Il y a des types d'expositions qui pourraient y avoir lieu, mais il

ne faut pas réfléchir à l'envers. Ce n'est pas les expositions qui vont emmener

les hôtels, c'est les hôtels qui vont

faire en sorte que, dans le pitch de vente que va pouvoir faire Michel

Labrecque auprès des organisations, ça va être logique de tenir des

événements là.

Et donc il

faut qu'il y ait la possibilité de générer des investissements économiques dans

les capacités d'accueil, dans les capacités de restauration pour amener

ensuite le type d'événements qui pourraient s'y loger.

Mme Jeannotte : Merci beaucoup.

La Présidente (Mme IsaBelle) :

Merci. Nous donnons la parole à la ministre.

Mme Proulx (Berthier) : Merci, Mme

la Présidente. M. Leblanc, à cet égard-là, je peux... Lorsque vous faites référence aux foires, aussi, qui pourraient être

tenues dans la société de développement... dans la RIO, qui deviendra la

société de développement, je veux vous dire

aussi qu'on a exécuté récemment une mission à l'international avec M. Mercure, qui, comme vous le savez,

depuis un an, est le nouveau président du Palais des congrès de Montréal. Et M.

Labrecque et M. Mercure travaillent

en étroite collaboration pour pouvoir s'échanger, donc, des foires et des

événements qu'un ou l'autre ne peut pas tenir. Alors, à cet égard-là, il

y a une belle, belle collaboration entre les deux sociétés d'État.

Vous parliez

d'être flexible, d'être souple avec ce nouveau projet de loi là pour, entre

autres, répondre aux besoins sportifs. Oui, vous parlez de foires qui

pourraient être tenues du côté de la RIO, mais vous avez aussi amené dans votre

mémoire, si vous me passez l'expression, une

espèce de hub sportif que pourrait être la société. J'aimerais vous entendre

davantage là-dessus.

Leblanc (Michel) : Oui. Et

d'ailleurs ça explique... Parce qu'on a examiné une possibilité qui était de

dire... Vous avez parlé de M. Mercure et de la Société du Palais des

congrès. Il y a des gens de la communauté d'affaires qui ont dit : Pourquoi on ne fait pas une société

responsable de nos actifs pouvant accueillir des événements d'envergure de

nature foire commerciale, exposition,

congrès? Et donc l'idée, c'était de dire... Là, vous dîtes que vous avez voyagé

avec les deux. La question qui s'est

posée dans le milieu, c'est de dire, bien : Vous auriez pu voyager avec

un, qui aurait représenté les deux types d'actif.

Mme Proulx (Berthier) : J'ai voyagé

juste avec un.

M. Leblanc (Michel) :

Bon, juste avec un, alors voilà. Mais l'hypothèse, c'est que vous auriez dans

l'avenir peut-être à voyager avec les deux. La conclusion, ça a été de dire que

les vocations peuvent être quand même assez différentes,

dans la mesure où les installations olympiques doivent et devraient continuer

de répondre à un besoin auquel elles

sont les seules... C'est les seules installations qui peuvent répondre au

besoin sportif. Et là c'est le défi, puis je vous le dis, j'avance, là, la ligne est fine, c'est...

parce qu'on est au problème du mandat de la vision claire. Et, si c'était

simplement un centre sportif, la

vision serait claire. Si c'était simplement un centre de foire commerciale, la

vision serait claire. Là, on est dans

une espèce de multiplication des possibles, qu'on veut tous essayer de

réaliser. Et c'est pour ça qu'on a besoin de ce gars-là, là, puis, ceux qui ne me voient pas, je pointe Michel

Labrecque. On a besoin de quelqu'un qui va savoir naviguer dans

l'équilibre de ce que ça prend, étant donnée la réception dans le marché.

Et le secteur

privé va être super sollicité. Si les foires commerciales arrivent puis que ça

marche, bien, il va y avoir de la

recherche de commandites, la recherche de partenaires. Si les occasions

sportives arrivent, il va y avoir la même chose. Donc, le milieu des affaires va être sollicité, puis la promesse d'un

succès va être importante, et c'est là où la question de la vision est

si difficile.

Donc, moi, je

pense qu'on n'a pas le choix — je vais répondre rapidement — je pense qu'on n'a pas le choix, il faut

maintenir la vocation, et l'accentuer,

sportive, mais cet actif-là peut et doit servir à d'autres vocations, il faut

réunir ça dans une vision.

Mme Proulx

(Berthier) : C'est la raison pour laquelle on a présenté le projet de

loi n° 15, hein? Développement et

mise en valeur, donc, qui répond spécifiquement ce à quoi vous faites

référence, M. Leblanc. Naviguer cet équilibre-là, Michel Labrecque, dont le mandat a été renouvelé

pour un nouveau cinq ans, correspond tout à fait, c'est une espèce de fil de fériste ,

M. Labrecque, qui, avec ce nouveau projet de loi là, va permettre... donc, de

permettre à la société d'avoir toute la latitude et la flexibilité à

laquelle vous faisiez référence...

La Présidente (Mme IsaBelle) : Merci...

Mme Proulx (Berthier) : Merci

infiniment de votre mémoire, M. Leblanc, aujourd'hui.

Présidente (Mme IsaBelle) : Merci. Je vous invitais à conclure, il

restait quand même 10 secondes, je m'excuse. Alors, nous y allons maintenant... nous

poursuivons avec... Nous laissons la parole au porte-parole de l'opposition

officielle. M. le député, vous disposez de 11 minutes.

Benjamin : Merci, Mme la Présidente. Merci, M. Leblanc, pour ce

mémoire, donc, mémoire étoffé comme le sont

comme d'habitude les mémoires de la Chambre de commerce du Montréal

métropolitain. Je constate que, dans un premier temps, ce n'est pas... l'intérêt de la Chambre de commerce du

Montréal métropolitain ne date pas d'aujourd'hui, puisque c'est un intérêt qui date de longtemps.

Déjà en 2011, il y a eu ce premier rapport que vous avez présenté, et dans

lequel rapport, d'ailleurs très intéressant,

vous présentiez très bien ce qu'est l'est de Montréal. Je peux vous confier,

j'ai parfois quelques difficultés à

faire comprendre à certains de mes collègues que l'est de Montréal n'est pas

que... n'est pas le bout de l'île,

n'est pas que Pointe-aux-Trembles, n'est pas qu'Anjou, mais c'est aussi, par

exemple, la circonscription de Rosemont,

c'est aussi la circonscription de Viau, donc, l'est de Montréal. Donc, dans ce

précédent document, vous le décrivez très bien.

Ce que

j'aimerais... Dans un premier temps, la première question que j'aimerais vous

poser, M. Leblanc... Vous savez, le

Parc olympique se situe dans l'arrondissement de Mercier—Hochelaga-Maisonneuve, où il y a un débat, un

débat parfois acrimonieux, autour des questions relatives à la gentrification.

Et comment vous, comme acteur privilégié de la scène publique montréalaise, comment vous perceviez, comment vous avez

perçu jusqu'à présent les efforts entrepris par la ville de Montréal et

par cet arrondissement-là, au cours des dernières années, sur les enjeux de

mixité, cohabitation, économiques, résidentiels, etc.? Comment vous percevez

tout ça?

Leblanc (Michel) : Je ne me sens pas à l'aise à ce moment-ci de

poser un jugement sur les comportements de

la ville de Montréal, si ce n'est que pour dire qu'on sent leur grande

préoccupation à essayer de trouver des moyens à la fois de soutenir le développement économique et de

rassurer la population qu'elle va en bénéficier. Le défi, c'est un défi de légitimité du message et ce que nous, on pense,

c'est que c'est à l'usage qu'on va être à même de démontrer que ça se passe bien dans certains quartiers, malgré ce

qu'en disent certains. On le voit, il y a des quartiers qui sont déjà bien

avancés, le Sud-Ouest étant de ceux-là.

Moi, j'habite Verdun,

je vois ce qui se passe à Verdun. On est dans des zones où ces phénomènes se produisent. Et on a l'exemple typique de ce qui

s'est passé sur Le Plateau—Mont-Royal, où j'ai habité toute ma vie avant Verdun

et où j'ai bien vu que, là, la gentrification a vraiment tassé les gens. Et je

pense que Le Plateau, avec tous ses discours d'acceptabilité, diversité, bien, est un endroit où, finalement,

la population qui y vivait, et moi, et j'y habitais depuis les

années 80, s'est vraiment fait tasser.

Donc, ces

craintes, elles sont réelles. On a un historique où, dans certains quartiers,

les gens se sont fait tasser. On a en

même temps des nouveaux quartiers qui se développent, avec une nouvelle préoccupation... Et là la preuve est à faire, et là mon message, c'est que c'est à l'usage de ce qui se passe dans les

quartiers qui sont un petit peu plus avancés que, là, il faut essayer de tenir les stats, savoir les

vrais faits, avoir les vraies discussions sur ce qui est maintenu comme logements abordables, l'évolution des loyers, l'évolution des salaires et surtout quelle est la population locale qui, avant,

gagnait un salaire faible et qui se met à gagner un salaire plus élevé.

On est

serveur dans un restaurant, peut-être chez Tim Hortons, ou caissier chez McDonald et on

bascule dans un autre type de restaurant sur la même avenue. C'est toujours

un emploi dans la restauration, mais il est possible que les revenus soient bien supérieurs pour le même

individu qui habite dans le même quartier. Donc, il y a de la documentation, et j'ai l'impression que

c'est là qu'on doit trouver la solution. Ce n'est pas simple. Si c'était

simple, on l'aurait fait.

Benjamin : Merci. Ma

prochaine question, le projet

de loi, c'est le projet de

loi sur la Société de

développement et de mise en valeur du

Parc olympique. Dans le mémoire que vous nous avez présenté, tout l'aspect

développement, j'ai trouvé là, vraiment, des éléments... de très bonnes idées,

de bonnes orientations, de très bonnes pistes sur la mission du

développement, mais j'aimerais vous entendre davantage sur la vocation de

l'héritage du Parc olympique.

Leblanc (Michel) : Vous avez

dit tout à l'heure : Montréal est une des rares villes qui est une ville

olympique. Ce qui est encore plus

rare, c'est des villes qui ont un stade des années 70 qui tient encore

debout. Il faut y penser. À travers le

monde, là, on les détruit, les stades. À un moment donné, ça finit, sa durée de

vie, puis on les détruit. Nous, parce que c'est un stade olympique,

parce qu'il est costaud, puis il est massif, puis parce que le coût de le

détruire est exorbitant, on a décidé de ne

pas le détruire et, ce faisant, on a un actif qui commence à... je pense que

c'est caricaturé à l'extrême de dire

que c'est notre colisée, mais on commence à avoir un artéfact sportif du passé

qui peut devenir aussi une carte de visite dans la durée. Dans 50 ans, ce stade-là, bien, il va en avoir 50 de

plus, puis, d'après moi, il va être encore debout, puis il va encore

avoir sa tour penchée.

Et donc je

pense que la valorisation de l'actif, cette vision à long terme de comment il

va évoluer, puis on ne sait peut-être

pas ça va être quoi, la société, dans 50 ans, mais 10 ans... par

tranche de 10 ans, on peut le voir venir, nous, on encourage ça. Il a franchi sa période de grande

vulnérabilité où on ne trouvait pas que c'était bien intéressant de le garder,

puis là on tombe dans la période où, là, on sait qu'on a un héritage du passé

qui a de la valeur, qui est unique sur la planète

et qui va être un héritage des années 70 qu'on ne retrouve pas ailleurs.

Et donc, de ce point de vue là, on appuie. C'est juste que ça coûte tellement cher à maintenir qu'il faut qu'il y ait une

vocation autre que d'être simplement un édifice qu'on observe puis qui

est un artéfact du passé.

M. Benjamin : Lorsqu'on est

concrètement autour du Parc olympique, mettons qu'on arrive sur la route

Pierre-De Courbertin, donc à l'est de Viau,

il n'y a à peu près, visuellement, je pense, que deux ou trois terrains qui ont

des potentiels de développement. Si on va plus au nord, donc au coin de

Sherbrooke et Viau, il y a un hôtel, je crois, si je ne me trompe pas. Alors, est-ce que cette vision que vous nous

dites, de développement vers l'est du Parc olympique, concerne ces deux ou

trois terrains là ou ça va au-delà, donc, notamment par un effort de

revitalisation dans d'autres secteurs?

Leblanc (Michel) : Alors, ça

va au-delà, et je pense que... Je me suis posé la question : Est-ce que

j'arrive ici avec des solutions? La réponse est non. J'arrive ici avec un

potentiel, et moi, je pense qu'il faudra l'examiner, et c'est au niveau municipal, et probablement qu'on pourrait

appeler à contribution le gouvernement du Québec et le gouvernement

fédéral aussi.

Mais c'est

clair que c'est dans cette revitalisation dans l'est, partant immédiatement à

partir du Stade olympique, pour ce

qui est de ce pôle-là, qu'on pourrait faire des gains majeurs dans, je dirais,

le pôle lui-même, dans cette partie-là. Donc, ces terrains-là, oui, la

réponse est oui, il faut regarder ça, c'est potentiellement intéressant.

Benjamin : Vous avez abordé un aspect qui est très important pour moi,

c'est l'aspect de la complémentarité. Quand

on regarde toute la plateforme du développement touristique de Montréal,

comment voyez-vous cette complémentarité-là agir entre, par exemple,

d'un côté, une société comme la Société du Palais des congrès et la nouvelle

société?

Leblanc (Michel) : Bien, des

complémentarités... Il y a des rôles uniques. J'ai bien des installations sportives, il y a

des rôles qui lui sont propres. Il y

a des capacités uniques, j'ai parlé

de choses que le Palais des congrès ne pourrait pas accueillir et

qu'avec certaines conditions de trame commerciale autour le stade pourrait

accueillir. Je dirais que la complémentarité,

elle peut se construire encore davantage. Il y a des périodes extrêmement creuses dans

l'année, dans l'utilisation des installations

olympiques et de l'esplanade, mais je

pense que, dans ces complémentarités,

c'est une complémentarité dans le temps aussi. J'imagine que la société

va se pencher sur ces questions-là, qui sont : Qu'est-ce que les

Montréalais auraient envie de faire dans le

mois de novembre ou dans d'autres périodes de l'année? Et est-ce que les

installations olympiques pourraient

être le terrain où ces activités-là ont lieu? Donc, c'est de la complémentarité

dans le temps aussi qu'il

faudrait examiner.

Benjamin : Le temps file. Avez-vous l'impression, M. Leblanc, que le

cadre de gouvernance, tel que présenté dans l'actuel projet de loi, donnerait

ou donnera toute la latitude nécessaire à la nouvelle société pour agir dans le

sens du développement de la métropole?

M. Leblanc (Michel) : Je crois que oui. La nomination des

administrateurs va être importante et, je le dis, de plus en plus. Pour

toutes sortes de raisons, on a nommé toutes sortes d'administrateurs dans notre

histoire, surtout dans les institutions qui relevaient

de l'État. Je nous invite à nous assurer qu'au niveau des administrateurs il y

a un engagement envers cette mission

puis cette volonté de réussir. Évidemment, tous les administrateurs vont dire

qu'ils l'ont, là, mais je pense qu'on peut

faire du discernement. La gouvernance va reposer, entre autres, sur la capacité

d'action, puis la capacité d'action va nécessiter un conseil

d'administration volontaire pour que les choses bougent.

Benjamin : La dernière question

que j'aimerais vous poser, M. Leblanc : Donc, suite à la présentation de

ce mémoire, quelle a été la réaction

de vos membres, les membres de la chambre

de commerce, suite au dépôt du projet de loi et suite à la présentation du

mémoire?

M. Leblanc (Michel) : C'est ce que j'ai dit tout à l'heure, c'est quelque chose qui a changé. Ce que j'ai eu comme message, c'est : Ça vaut la peine, on va

l'appuyer. Il fut un temps, je vous le dis, là, il y a huit ans, neuf ans, là,

je me souviens, c'est Raymond Bachand qui nous disait : Ça n'a pas

de bon sens, Michel, que tu dises ça publiquement, mais je disais : Le milieu des affaires veut qu'on arrête de le

soutenir, qu'on le laisse en l'état se dépérir, mais qu'on arrête d'y investir,

il n'y a pas de mission, on ne

sait pas quoi faire avec. Et ça, ça a complètement changé avec le temps. Et donc, à ce moment-ci, ma présence... Et

relativisons les choses, là, je suis ici pour un projet de

loi sur un édifice à

Montréal... ou sur une petite installation. D'habitude, la chambre

de commerce ne viendrait pas pour ça,

c'est juste parce qu'enfin, après toutes ces années, il semble y avoir une

capacité de changer la vocation et donc ça vaut la peine d'être ici.

M. Benjamin :

Merci. Merci. Merci, Mme la Présidente.

Présidente (Mme IsaBelle) :

Merci. Oui. Alors, nous donnons maintenant la parole au deuxième groupe d'opposition. M. le député, vous disposez de

2 min 45 s

Marissal : Merci. Merci, M.

Leblanc, pour la présentation. Je ne ferai pas dans les fioritures parce que je

n'ai pas beaucoup de temps, puis je trouve votre mémoire intéressant.

J'ai l'impression qu'on est un peu dans un remake de Field of dreams , là, vous le construisez, puis ils vont venir.

Sauf que, là, ça fait 50 ans qu'il est construit puis ça ne vient pas encore. Je fais référence, par exemple, aux hôtels autour, c'est vrai que c'est un désert d'infrastructures. C'est l'oeuf ou la poule,

là, on construit les hôtels, puis ça

va venir ou on fait des conférences,

puis les hôtels vont venir. Et vous avez fait référence tout à l'heure à de l'aide de l'État, soit le gouvernement fédéral, soit le gouvernement provincial. Qu'est-ce que vous vouliez

dire par ça?

M. Leblanc (Michel) : Bien, deux choses. Le «field of dreams», bon,

supposément, ils viendront, là. Il y

a eu quelque chose qui s'est appelé Desjardins, puis ça c'est un

«game changer» qui n'existait pas il

y a 10 ans ou il y a

15 ans. Il y a quelqu'un qui est venu, et ça, ça change la perception du

coin. La deuxième, c'est qu'évidemment c'est l'oeuf et la poule. Demander à un

hôtelier d'aller s'installer là en disant : Dans cinq ans, il va y avoir

des foires commerciales puis il va y avoir du monde, c'est demander à une

chaîne ou à un hôtelier de prendre un énorme risque. Mais il n'y aura pas les événements

s'il n'a pas les capacités.

là c'est là où moi, je pense que l'État peut jouer un rôle qui est de

dire : Moi, je veux stimuler, je veux, en anglais, faire un «kick-start», je veux lancer l'initiative

et, par conséquent, je vais être un co-investisseur, d'une certaine façon, on

trouvera les moyens, mais un co-investisseur

qui va permettre de construire des actifs qui vont éventuellement partir la

machine, mais le privé ne prendra pas à lui seul le risque d'une vision encore

relativement incertaine.

Marissal : Merci pour la réponse claire et courte, j'apprécie, ça me

permet d'en poser une autre. Vous avez dit qu'il y a eu un changement de

mentalité dans le milieu des affaires, on a rangé la dynamite, c'est une bonne

chose, là on a sorti les planches à

dessin, c'en est une autre, bonne chose. Mais, d'un autre côté, est-ce qu'il n'y a pas un double message

du milieu des affaires, qui n'arrête pas de

dire : C'est impensable que les Expos retournent là? Est-ce que le milieu

des affaires ne coupe pas les ailes

au Stade olympique en disant : Non, non, ça prend un nouveau stade puis ça

ne sera jamais le Stade olympique.

M. Leblanc (Michel) : Écoutez, c'est un dossier que j'ai suivi, vous vous

rappellerez qu'on a fait l'étude de faisabilité il y a quelques

années, qu'on a cofinancée, en fait, on est un des principaux financeurs.

Toutes les analyses qu'on a faites sont à l'effet que la ligue de baseball ne

confiera pas à Montréal une équipe si elle doit jouer là. Tous les

nouveaux modèles sont des stades différents, des stades à proximité, des stades

qui s'ouvrent et des stades plus petits. Et il n'y aura pas d'équipe de baseball à Montréal si la seule possibilité, c'est de jouer là. Donc, ce n'est pas le milieu des affaires de Montréal,

le milieu des affaires de Montréal...

La Présidente (Mme

IsaBelle) : Nous essayons de conclure.

M. Leblanc (Michel) : Le milieu des affaires de Montréal

veut que cet actif stratégique revienne, une équipe de baseball, et, pour

ce faire, elle ne peut pas aller au Stade olympique.

La Présidente (Mme

IsaBelle) : Merci. Alors, nous donnons maintenant la parole au troisième

groupe. Vous disposez, vous aussi, de 2 min 45 s

Perry Mélançon : Merci. M.

Leblanc, bonjour. Vous avez parlé... vous avez une recommandation, là, qui dit, recommandation 5 : «Promouvoir l'innovation

et les technologies émergentes à travers le site du Parc olympique.»

Puis je me demande pourquoi elle est écrite

tel quel. Avez-vous des membres ou des gens qui... des promoteurs qui ont des

projets, là, en tête déjà pour le parc?

M. Leblanc (Michel) : Ah! j'apprécie quand quelqu'un

lit vraiment le mémoire, c'est la chose, dans toutes mes

notes, que je n'ai pas dite. Écoutez, c'est un message qu'on veut porter, qui

est que Montréal est en train de réussir un positionnement

planétaire comme étant une ville d'innovation qui fait les choses un peu différemment. C'est

l'intelligence artificielle, c'est le

pont Jacques-Cartier, c'est la Biosphère illuminée, c'est le type d'entreprises

qu'on a. Et ce qu'on va dire maintenant,

et vous allez le retrouver souvent, c'est que, quand on en train de développer

un actif, ce qu'on voudrait, c'est

que cet actif-là fasse

partie de la signature du Montréal créatif, du Montréal

innovant. Et on pense, particulièrement

dans l'est, où il y a

peu d'actifs de nature stratégique,

que le Parc olympique, et cette zone-là, peut, dans sa programmation, dans ses installations physiques, dans des

équipements temporaires ou permanents, être une incarnation de l'innovation

dans la métropole, et on pense que ça va être positif et pour les

résidents et pour l'image de Montréal auprès des touristes.

Perry Mélançon : Merci. Et, comme vous avez déposé, je pense, un

mémoire... bien, en fait, vous avez participé au plan d'action 2017-2022 pour la stratégie patrimoniale ou... en

tout cas, de la ville de Montréal. Comment on préserve, justement, le

caractère patrimonial tout en lui donnant une espèce de caractère plus

innovant, plus moderne?

M. Leblanc (Michel) : Oui. Le grand défi, puis vous avez raison de le

souligner, parce qu'on a été actifs là-dedans, c'est... La préservation du patrimoine ne veut pas dire qu'on crée des

musées immuables qui font en sorte que les actifs vont devenir soit

désuets dans leur utilisation ou non pertinents. Et donc il va falloir trouver

l'équilibre entre préserver et, en même

temps, rendre pertinent, ce qui veut peut-être dire, à certains endroits, de

changer la physionomie relative du lieu ou l'habillage intérieur. Donc,

il y a des changements à apporter, mais c'est clair qu'à la fin, dans la préservation

du patrimoine, il y a des experts, il y a

des spécialistes qui vont dire ce qu'il est essentiel de maintenir. Donc, c'est

de maintenir l'essentiel, mais

d'admettre de la flexibilité et dans l'aménagement et l'usage. Donc, on est

dans cette zone-là. Ça prend du jugement.

Mme Perry

Mélançon : Merci. J'imagine qu'il ne reste plus temps, là?

La Présidente (Mme

IsaBelle) : 25 secondes.

Perry Mélançon : Bien, rapidement, saison hivernale, vos suggestions

pour qu'on développe, parce que je sais que c'est une volonté de notre

milieu du tourisme, là, de développer...

La Présidente (Mme

IsaBelle) : En 15 secondes.

Leblanc (Michel) : Je n'ai pas la réponse.

Des voix :

Ha, ha, ha!

M. Leblanc (Michel) : Je n'ai pas la réponse. J'ai le besoin, j'ai le

besoin. Je pense, dans la complémentarité, que c'est essentiel, je pense qu'il

faut qu'on s'approprie l'hiver, puis c'est un lieu qui devrait le réussir, mais

je n'ai pas la réponse sur quoi faire.

La Présidente (Mme

IsaBelle) : Merci. Merci, M. Leblanc, pour votre précieuse

contribution à la commission.

Nous allons suspendre

les travaux quelques minutes, le temps de donner la chance au deuxième groupe

de s'installer.

(Suspension de la séance à

14 h 54)

Présidente (Mme IsaBelle) :

Bonjour. Alors, nous recommençons. Nous souhaitons la bienvenue à Mme Manuela Goya, vice-présidente, Développement

de la destination et affaires publiques de Tourisme Montréal. Je vous rappelle que vous disposez de 10 minutes. Je vous invite d'abord à vous

présenter et ensuite de commencer votre exposé.

Mme Goya

(Manuela) : Bonjour, Mme la

Présidente. Bonjour, mesdames et messieurs, membres de la commission. Très émue et très honorée de venir vous présenter

le mémoire de Tourisme Montréal pour ce que j'appelle personnellement, et vous allez m'excuser juste de faire un aparté,

un symbole, pour moi, de la ville de Montréal. C'est le symbole qui m'a fait ouvrir les yeux sur Montréal quand j'étais

encore dans ma Roumanie natale, donc j'ai un parti pris, que je déclare

d'emblée, là-dessus.

Donc, je suis

Manuela Goya, je suis de Tourisme Montréal, je suis vice-présidente. Et je suis

accompagnée aussi par Sarah

Justine Leduc-Villeneuve, qui a fait part aussi de ce... dans ce projet de

mémoire.

Tourime-Montréal

vient devant vous parce qu'on peut se

demander... On peut se poser la question : Pourquoi nous sommes ici? Parce que, si vous voyez la première

page, nous avons plusieurs orientations stratégiques, dont je me permets

de faire la lecture pour ne rien

omettre : «Optimiser la performance commerciale de Tourisme Montréal», ça,

c'est quelque chose tout à fait normal dans la gestion d'un organisme

comme Tourisme Montréal, mais notamment les trois points suivants : «Faire rayonner l'authenticité, la

vivacité et la créativité de Montréal; placer l'expérience du visiteur au coeur

des interventions de Tourisme Montréal; et contribuer activement au

développement de la destination urbaine.»

Au fil des

ans, Tourisme Montréal a prouvé que ses implications au niveau de la

communauté, au niveau de la ville de

Montréal sont pertinentes, que Tourisme Montréal travaille en étroite

collaboration avec des partenaires, et vous avez la preuve, la chambre de commerce étant ici, je les

prends comme témoins, Tourisme Montréal a toujours voulu collaborer et faire des partenariats fructueux avec les

intervenants de Montréal, mais bien entendu avec le gouvernement du Québec,

pour attirer non seulement des touristes,

mais... Ce qu'on dit de plus en plus : Ce qui est bon pour les touristes

est surtout très bon pour les Montréalais. Donc, on ne fait pas fi des

besoins des Montréalais et du développement économique, social, culturel et touristique de Montréal. Donc, maintenant, on a

prouvé, et depuis un certain temps, que le tourisme est une composante de tous ces développements fructueux

entre l'économie, la culture, et ce qu'on appelle le milieu social. Donc,

à ce niveau-là, nous accompagnons depuis des années des projets qui sont en

cours, des projets à venir.

Tourisme

Montréal, comme beaucoup d'autres entités dans le tourisme, nous regardons les

tendances mondiales et nous revenons à nos sources, donc Montréal pour

nous, pour voir la pertinence de certaines et pouvoir les implanter. Dans le cas qui nous préoccupe aujourd'hui, le

stade, nous n'avons pas besoin d'aller plus loin, nous n'avons pas besoin

de réinventer la roue. Nous avons un symbole, nous avons une entité qui, de

manière, vous allez me permettre, un peu anachronique, avait un statut qui

faisait en sorte que ce joyau était pris dans une sorte de gangue

réglementaire. Par l'adoption du projet de

loi, avec un nouveau statut, nous pensons que cette limitation va être enlevée,

et on va donner la force et le

pouvoir du Parc olympique de faire... d'influencer non seulement son propre

devenir, mais d'influencer, de manière pérenne, tout un territoire, ce qu'on

appelle parfois l'est de Montréal, un territoire qui, parfois, a été mal aimé, et

un territoire qui, surtout avec le stade, avait déclenché dans l'esprit

des Montréalais une relation d'amour-haine.

Donc, moi, je ne suis pas du tout là-dedans, je

suis venue trop tard, donc je n'ai eu que du bonheur à voir... C'était ma première visite, quand j'ai voulu voir

où s'est passé le célèbre 10 sur 10 de Nadia Comaneci. Et, chaque fois que j'ai

de la famille qui vient d'Europe, c'est là où on me demande de les amener.

C'est là, certes, mais malheureusement je

dois pratiquement m'excuser pour un désert, pour un désert commercial,

pour «on prend où un café? Bon, pas tout de suite, allons au

centre-ville ou au... essayons...» Donc, il y avait depuis des années ce désir

que j'avais personnellement, avoir ce

symbole de Montréal mis en valeur. Bon. Et je vais arrêter avec les trucs

persos, parce que je ne suis pas là pour Manuela Goya, je suis pour

Tourisme Montréal, vous allez juste m'excuser.

Pour Tourisme

Montréal, bien entendu, nous avons développé et nous continuons à développer

non seulement le centre-ville, mais

les quartiers culturels, les quartiers de Montréal. On parle parfois, à tort,

de surtourisme. Ce n'est pas le cas

chez nous, et ce ne sera pas le cas, parce qu'au-delà de la concentration évidente des touristes dans les

centres-villes, ce que nous voulons,

c'est amener les touristes ailleurs, là où la chose se passe, là où les

Montréalais vivent, là où il y a des symboles de notre histoire, de notre

devenir comme peuple et comme métropole de l'Amérique du Nord.

Donc, essentiellement, nous avons beaucoup développé le nord-sud, ou plutôt

sud-nord, du fleuve à la montagne. C'est

effectivement exceptionnellement beau et plein, aussi,

d'histoire et de vie. Mais dorénavant, à Tourisme Montréal, on veut aussi

développer l'axe est-ouest, ou plutôt ouest-est, si vous voulez. Pourquoi je

parle d'ouest? Parce que, dans l'arrondissement de Verdun, nous avons enfin une très belle plage, donc une sortie, un

contact avec le fleuve, qui est aussi l'âme

de Montréal. Donc, pour amener des touristes vers l'est,

parce qu'on a encore des joyaux, il faut que le pôle du stade soit un pôle fort, d'autant plus que nous trouvons

beaucoup d'institutions, institutions très importantes. L'Espace pour la vie, c'est un attrait qui attire bon an, mal an plus

que 1 million, 1,5 million... toutes institutions, Insectarium, Biodôme, qui est fermé maintenant, bien, il sera

ouvert. Donc, il y a un vrai moteur touristique.

Mais, ma foi, quand je parle tourisme, je parle

des Montréalais également, parce que les Montréalais sont très importants.

Bien, justement, il faut les retenir, il faut les retenir plus.

Donc, le stade, grande institution montréalaise, québécoise et canadienne, peut entrer dans cette expérience.

On parle beaucoup

d'expérience touristique, et c'est de plus en plus galvaudé, mais si... En

effet, ce n'est pas juste une visite, c'est une expérience. On peut commencer, au petit matin, au

Jardin botanique, à Espace pour la vie, prendre un café ou un lunch à la

tour — je

rêve — et

après faire le tour de ce qui était le tour mythique des grands athlètes de ce

monde.

Et on a, et

je reviens à mon mémoire, le tourisme sportif. Montréal fait

partie du club

très sélect des villes olympiques. Ça,

on l'oublie souvent. Et c'est la seule ville au Canada qui a reçu les Jeux

olympiques d'été, qui... on sait très bien, je ne juge pas, mais c'est toujours plus exubérant que

ceux d'hiver, mais je ne vais pas juger là-dessus. Donc, nous avons quand

même une responsabilité aussi par rapport à une expérience olympique. Moi, quand

j'ai vu que la torche était juste... pardonnez-moi,

peut-être que maintenant ça a changé, mais la torche, célèbre torche signée par

Dallaire, était presque dans un cagibi, j'ai eu mal à ma montréalité.

Donc, il y a... Excusez-moi, je ne vois pas

jusque-là.

La Présidente (Mme IsaBelle) : Une

minute. Il vous reste 55 secondes.

Mme Goya

(Manuela) : Oh mon Dieu! Donc,

pour nous, le tourisme sportif est pratiquement primordial. Je ne vais pas

énumérer bon nombre de compétitions sportives, je ne vais pas énumérer les

championnats qui arrivent à Montréal, mais,

pour nous, le stade représente un potentiel excessif pour faire, après Montréal

métropole culturelle, Montréal capitale de la gastronomie, éventuelle,

et ville sportive, c'est un point focal. Également, bien sûr, la portée

culturelle, la portée culturelle, on peut en parler. Il y a déjà des

manifestations. Tout ça avec une acceptabilité sociale non équivoque.

La Présidente (Mme IsaBelle) : Je

vous invite à conclure, il vous reste six secondes.

Mme Goya

(Manuela) : Et donc vous avez

sûrement lu notre mémoire, il y a, bien entendu, beaucoup de choses à dire dans

la mobilité, je vais conclure là-dessus, et la conclusion, c'est que, oui, nous

appuyons, à Tourisme Montréal, grandement

ce changement de statut, et nous nous sommes engagés également, auprès du

gouvernement et auprès de ceux qui voudront le faire, à collaborer pour

rendre cet espace incontournable, voire symbolique de Montréal.

La Présidente (Mme IsaBelle) : Merci

beaucoup. Alors, nous allons maintenant débuter la période d'échange. Mme la

ministre, à vous la parole, et vous avez 16 min 30 s.

Mme Proulx

(Berthier) : Merci, Mme

Goya. Merci de votre présence. Heureuse de vous voir ici. On va revenir sur la mobilité un petit peu plus tard, dans la

perspective où vous parlez, avec Tourisme Montréal et la Régie des

installations olympiques, de cette

volonté de développer donc de l'ouest vers l'est. Mais, d'abord et avant tout, je veux vous parler de

Tourisme Montréal qui a une responsable au développement sportif à

Tourisme Montréal, et j'étais curieuse de savoir comment vous travaillez avec la Régie des installations olympiques,

comment vous travaillez avec Michel, sur quel type de calendrier, parce qu'on parle des événements

sportifs qui drainent beaucoup de touristes internationaux ici, au Québec.

Sur quel type de calendrier vous travaillez, avec les diverses fédérations,

pour amener, donc, des événements sportifs à Montréal et, à terme, des

événements qui pourraient être tenus au Stade olympique de Montréal?

Mme Goya

(Manuela) : Merci beaucoup, Mme

la ministre. Nous travaillons... ce sont presque des... C'est un travail

pratiquement de l'ombre. Pourquoi je dis ça? Parce que, souvent, nous ne sommes

pas les premiers engagés là-dedans, il y a

des associations canadiennes, québécoises, il y a des associations, bien

entendu, internationales. Et nous voyons très loin, par exemple pour la FIFA,

pour des championnats, peut-être, cyclistes. Nous voyons venir de loin un peu...

Comme les congrès, nous travaillons

aujourd'hui même pour des congrès en 2032. Alors, il est certain qu'ils vont

arriver, ils sont pratiquement

signés, mais nous voyons toujours un peu à l'avance ce qui peut arriver, parce

que, pour un championnat de taille mondiale, il faut que nous soyons à

la hauteur.

Donc, avec la Régie des installations

olympiques, nous avons une collaboration pratiquement, je dirais, de tous les jours. Au moment où nous avons vent d'un

championnat, nous avons vent des possibilités d'événements, c'est souvent

avec eux, pratiquement tout le temps avec eux pour voir si les installations

peuvent fonctionner. Et justement, avec un changement

de statut, on pourrait travailler encore plus, parce que ce qui est bon pour le

stade va être bon pour Montréal. Et

cette dualité stade, c'est... Québec, à côté ville de Montréal, bien, cette

dualité-là, ça doit s'estomper doucement. Donc, on doit travailler ensemble, et on travaille déjà, de toute façon, pour

compétitionner pratiquement bon nombre de villes de par le monde et à

l'intérieur du Canada également.

À ce sujet-là, nous sommes vus et jugés par des

événements mieux que Toronto pour l'infrastructure sportive. D'ailleurs, dernièrement, dans l'ancien site de la

FINA 2005, au parc Jean-Drapeau, il y a eu, ma foi — je ne savais même pas que ça existe — une compétition extrêmement intéressante vue

de par le monde, très instagrammable, bon, c'est l'air du temps, escalades et plongeons dans la piscine,

des grands sportifs d'escalade qui sont venus à Montréal, avec des images

à couper le souffle. Donc, autant nous

sommes, Tourisme Montréal, dans une démarche d'un sport classique et autant

nous avons aussi des visées et le

regard vers des sports de compétition un peu qui sortent de l'ordinaire et qui

amènent beaucoup de jeunes à Montréal.

Mme Proulx (Berthier) : Et, à la

lumière de tout ça, des événements sportifs, la coupe du monde de planche à roulettes, oui, qui a eu lieu à Montréal, au

Stade olympique, et d'ailleurs qui sera présentée aux prochains Jeux olympiques

de Tokyo. Nous avons d'ailleurs rencontré la

gouvernance de la métropole de Tokyo, qui est de 30 millions de personnes,

donc Tokyo, c'est la population,

littéralement, du Canada, et qui nous ont rencontrés pour nous demander comment

on pérennisait nos installations, ils

sont très soucieux de ça à Tokyo. Donc, en 2020, Tokyo va avoir la compétition

internationale olympique

de planche à roulettes. Et M. Labrecque, ici, après cette compétition

internationale là, a décidé de modifier le terrain pour donner accès aux gens de la population, à la population

avoisinante du stade de Montréal ou tout amoureux de planche à roulettes

de pouvoir aller s'y exprimer sainement sur l'Esplanade du Parc olympique.

Je veux

parler de mobilité, bien sûr. Il y a des travaux qui sont en cours

maintenant — M. le

député de Rosemont et M. le député de

Viau, j'imagine que vous les vivez quotidiennement — sur l'avenue Pie-IX, donc, pour le service

rapide de bus qui va permettre

d'amener des gens, donc, du nord de la métropole vers l'esplanade, le Stade

olympique. Évidemment, il y a le métro qui est là, en fonction depuis

1976, pour le Stade olympique.

Vous parlez

d'une mobilité différente, par contre, en partant de l'ouest de l'île de

Montréal, en les amenant vers l'est

de l'île de Montréal. Quel plan, quelle idée êtes-vous à développer avec M.

Labrecque, et la RIO, et Tourisme Montréal pour favoriser cet accès-là?

Mme Goya

(Manuela) : Il est certain que,

chaque fois qu'on parle du stade et de l'est, malgré le métro qui y va,

on parle de problèmes de mobilité. Et, point de vue anecdotique, il y a

surtout, ne me demandez pas pourquoi... ou tout simplement c'est comme ça, il y

a une certaine clientèle touristique, surtout des Allemands, qui aime faire à

pied du centre-ville de Montréal au Stade olympique. On leur dit que c'est un

peu longuet, mais rien n'y fait, c'est comme ça. Alors, tout simplement,

Tourisme Montréal, on regarde aussi les haltes qu'on peut avoir du centre-ville

jusqu'au Stade olympique, que ça soit par

vélo, que ça soit en bus électrique, que ça soit à pied, que ça soit en

trottinette — on n'a

pas pensé encore, il faudrait, bon, qu'on sache exactement comment ça

fonctionne — puis...

Bon. Mais, néanmoins, nous, on regarde

un tout, un tout qui se tient, du centre-ville au Stade olympique, pas

seulement une navette désincarnée qui va à vitesse grand V du centre-ville, pouf, au quartier olympique. Montréal

vit entre les deux. Alors, nous, on pense plutôt que ça soit des haltes,

que ça soit des oasis de fraîcheur, à un moment donné, des cafés éphémères.

Et ce n'est pas anecdotique du tout, c'est aussi

l'air du temps qu'on vit. Il faut que les touristes sachent aussi comment nous vivons ici, et que nous, comme

Montréalais, on puisse les intégrer de manière très naturelle — nous sommes des gens très hospitaliers et très ouverts — donc, du coup, cette balade centre-ville—le stade, que ça fasse une expérience, une

vraie, pour arriver à cette chose qui émerveille encore le monde aujourd'hui,

le Stade olympique.

Donc, au

moment où ça sera le cas, avec M. Labrecque, c'est sûr que nous, on va

travailler selon nos expériences, selon l'expérience aussi du touriste,

parce qu'on le connaît assez bien puis on sait comment il bouge dans la ville,

pour l'amener non pas à, et pardonnez

l'anglicisme, un «one-shot deal» et le retourner aussitôt à l'hôtel. Il faut,

et on peut, le retenir plus dans un

quartier qui est exceptionnel et qui est, quelque part, un des berceaux de la

ville de Montréal. Il faut qu'on soit fier.

Donc, oui, on

va travailler avec eux. Pour être plus claire là-dessus, il faut juste qu'on

arrive à la rivière avant de la traverser.

Tourisme Montréal, on est très, très ouverts à collaborer pour cette mobilité.

Et d'ailleurs nous avons fait appel à

une entreprise montréalaise très, très intéressante pour amener des touristes

d'ici à Mont-Tremblant et retour, les NANA, pour ne pas les nommer, une entreprise très innovante qui ont une

navette, et là on circule les touristes. Mais il faut quelque chose de

plus durable que juste une navette. Ce n'est pas l'idée.

Mme Proulx (Berthier) : Oui.

Définitivement, les Allemands sont friands, parce que des stades olympiques... Ils ont très, très bien conservé leurs stades, les

Allemands. D'ailleurs, pour en avoir visité un, c'est toute une expérience.

Et je pense qu'avec ce projet de loi là... pas je pense, je sais qu'avec ce

projet de loi là... Le député de Rosemont, il faisait référence, au début de

l'intervention, qu'on arrive à un moment charnière où, là, le Stade olympique,

si vous me passez l'expression, devient presque vintage, que les milléniaux

vont vouloir se l'approprier parce que c'est un monument très instagrammable. Je ne peux pas croire que je

parle comme ça, mais c'est quand même la réalité. C'est un moteur très, très

important, les moments Instagram, pour développer l'offre touristique à

Montréal.

Je veux vous

entendre brièvement, avant de passer la parole à mes collègues, sur

l'expérience client, tu sais, bon, d'avoir autre chose qu'une navette

qui les mène de l'ouest à l'est, mais sur tout le parvis du Stade olympique, en

allant jusqu'au parc lui-même, là, le formidable parc. Comment croyez-vous

développer cette finesse-là pour encore raffiner davantage l'expérience client?

Mme Goya (Manuela) : Permettez-moi, juste

pour revenir sur le Jackalope, c'est comme ça qu'il s'appelle, c'est une invention, le Jackalope qui, pour moi,

représente aussi un problème qui, finalement, revient à être une occasion,

une occasion non seulement

d'affaires, mais une occasion pour remplir ce grand pavé bétonné des

années 70. C'est souvent comme

ça qu'on construisait en Amérique du

Nord, c'est du béton, puis béton,

puis béton. Et justement cela n'aurait pas pu exister si le béton n'était pas là. Donc, vous avez créé quelque chose

qui est dans l'air du temps, et qui donne des instagrammables, et qui

attire beaucoup de monde, et qui sera au Japon. Parce qu'au début M. Taillibert

parlait d'un parc autour... en fait,

végétalisé, quelque chose d'exubérant avec une nature exubérante, comme les

activités du stade pouvaient amener,

donc mens sana in corpore sano, et ainsi

de suite. Donc, on ne l'a pas, c'est

là où il faut justement faire conjuguer cette expérience du stade

avec le parc.

Et là-dessus

je vais vous parler juste 10 secondes de l'expérience que nous avons eue

ici, ma collègue et moi, quand nous

sommes entrées au parlement, que je connaissais d'une autre vie, mais une

expérience, quand j'ai pénétré dans cette institution, par une voix qui

faisait appel à l'histoire, et ça, c'est de l'expérience, ce n'est pas la

visite, c'est une expérience que j'ai vécue.

Alors, il

faut trouver justement des expériences qui vont amener non seulement

le visiteur à venir une fois, mais à

revenir au Stade olympique, à conjuguer sa visite avec l'Insectarium,

Planétarium et aussi le stade de l'Impact, on voit, il y a une masse

critique sportive qui s'est installée, veux veux pas. Alors, peut-être, et je

l'espère, avec un hôtel, avec une offre d'hébergement à côté, pour avoir, toujours dans le même

style, dans le même esprit, cette expérience d'une ville, d'une ville saine, d'une ville où il fait bon

vivre. Nous sommes comme ça, il faut comme démontrer ça aux gens qui vont

venir nous rendre visite.

Donc, c'est

cette expérience de ville ouverte, de ville accueillante et de ville sportive,

il faut que tout transparaisse là-dedans, les entreprises, les institutions,

les commerces, on peut faire quelque chose de très intéressant là-dedans.

Présidente (Mme IsaBelle) :

Merci. Nous donnons maintenant la parole au député de Gatineau.

Je veux souligner qu'il reste trois minutes.

M. Bussière : Bonjour, Mme Goya,

qu'on dit, oui?

Mme Goya (Manuela) : ...

Bussière : Un plaisir de

faire votre connaissance et bienvenue chez vous. Dites-moi, de quelle façon le projet de loi pourrait-il favoriser l'amélioration

de l'offre commerciale et d'hébergement autour des installations olympiques?

Mme Goya

(Manuela) : Ça a été avec

surprise que je me suis plongée dans la lecture, en fait, du projet de loi pour apprendre que la Régie des installations olympiques, non désuète, de surcroît, n'avait pas la latitude

de signer des contrats à plus long terme. Donc, il y avait, là-dedans,

une sorte de paradoxe, on veut quelque chose de pérenne, on veut bâtir quelque chose, mais en même temps nous n'avons pas les outils pour cela. Donc, déjà à

la base, j'étais surprise et je me suis

dit : Oui, c'est un anachronisme, bon, peut-être un oubli, faisons au

moins cela. Donc, d'emblée, c'est permettre à la société de développement, comme le nom l'indique... C'est tellement

intéressant, parfois on se confond dans des explications, mais le simple... c'est plus simple parce que la

«Régie des installations» veut tout dire, des installations olympiques, et la

«société de développement», c'est pour le

développement, la mise en valeur. Donc, avec ça, déjà, j'étais très, très

ouverte à voir la suite.

Bien sûr que ce statut va changer et va donner aussi des

responsabilités à la nouvelle société, surtout. Ce n'est pas «a walk in the park», c'est : vous avez des

responsabilités, et les responsabilités sont pour le développement, avec un plan bien précis, et un plan qui sera accepté par tout

le monde.

On parle de Montréal, mais on parle aussi de

l'est de Montréal et on parle aussi des gens qui sont là depuis pratiquement 44 ans, et bien même avant,

mais, je veux dire, depuis que ce quartier a vu le jour à l'aube des Jeux

olympiques. Donc, ce changement de

statut vient avec des responsabilités, d'après moi, accrues et c'est cela que,

bien, il faut... non, pas «surveiller», mais il faut participer à ce développement-là.

La Présidente (Mme IsaBelle) : Il

reste 28 secondes.

Bussière : Au sein de la société

de mise en valeur du Parc olympique, quelle place devrait être accordée aux

différentes facettes des installations

olympiques, sportives, culturelles, communautaires, et autres, et

certaines devraient être priorisées probablement ou...

Présidente (Mme IsaBelle) :

Très belle question. Nous trouverons sûrement un moyen de trouver

une réponse... Vous trouverez sûrement moyen de donner la réponse éventuellement,

Alors, nous

devons donner la parole au porte-parole de l'opposition

officielle. Alors, vous disposez de

11 minutes.

Benjamin : Merci. Merci, Mme la Présidente. Merci

beaucoup, Mme Goya. Merci pour votre

présentation. J'ai particulièrement apprécié que vous nous rappeliez

quelques souvenirs personnels. Je pense que, souvent, les souvenirs personnels sont les teintes de notre attachement,

notre attachement à une installation,

un monument patrimonial, une ville, une

province, un pays. Donc, je pense que c'est très important, les souvenirs. Et,

vous savez, les Jeux olympiques de 1976, donc, pour beaucoup, c'est Nadia Comaneci, mais, pour certains, c'est

«Sugar» Ray Leonard, pour d'autres qui sont de passage, par exemple, que ce

soit le long de la rue Sherbrooke pour voir les drapeaux déployés des pays participants,

c'est quelque chose qui est très évocateur aussi. Et donc merci d'avoir

partagé ces souvenirs avec nous.

Le mémoire

que vous nous présentez, dans ce mémoire-là... Je crois que Tourisme Montréal,

une de ses vocations, c'est de

pouvoir agir aussi comme aiguilleur pour la métropole, en ce qui a trait au

développement de l'offre touristique. Alors, la première question j'ai le goût

de vous poser : Avez-vous eu l'occasion, par exemple, de faire des

analyses comparatives entre Montréal,

avec ses installations olympiques et dans sa volonté... le Québec, dans sa

volonté de revitaliser ou, du moins, de

donner une nouvelle vie à ces installations olympiques, avec d'autres villes?

La ministre vient d'évoquer tout à l'heure l'expérience berlinoise, donc

est-ce que vous avez pu regarder, faire ces comparaisons-là?

Mme Goya

(Manuela) : Vous me permettrez,

s'il vous plaît, de vous revenir avec ça parce que... bon. Et ce n'est pas une

excuse, je viens d'arriver à Tourisme Montréal, je n'ai pas pu me plonger vraiment

dans les statistiques passées. Mais,

au moins, dans tout ce qui est sports, Tourisme Montréal a déjà un département

des événements sportifs, comme nous avons d'ailleurs une vice-présidence

pour les congrès, et sur la base de très, très bonnes statistiques comparatives

avec l'Amérique du Nord, avec le Canada et

l'Amérique du Nord, il y a des avantages indéniables pour Montréal. Je me

permettrais, si vous voulez bien, de

vous envoyer ces statistiques dans la semaine pour prendre vraiment

connaissance, et de l'ampleur aussi, de l'avantage comparatif que nous

avons pour Montréal.

M. Benjamin : Alors, je

suggère fortement, peut-être, de l'envoyer au secrétariat de la commission afin

que l'ensemble des membres puissent en bénéficier. Donc, je vous

remercie pour cela.

Avez-vous

eu l'occasion ou l'opportunité, puisque, vous savez, je l'ai mentionné tout à

l'heure, lors de mes propos d'ouverture

de la séance, rappelé que... — et là c'est l'occasion qui m'est offerte une

fois de plus de saluer le leadership de Michel Labrecque — donc,

de rappeler que la Régie des installations olympiques n'a pas attendu un projet

de loi pour commencer son développement, pour commencer à travailler au

rapprochement. Avez-vous eu l'occasion de regarder qu'est-ce qui se fait actuellement, en termes des efforts déployés

jusqu'à présent, et comment... Quel est le regard que Tourisme Montréal

porte sur tous ces efforts?

Mme Goya (Manuela) : Tout à fait. Vous avez tout à fait raison, malgré ce statut qui

limitait ses mouvements, la régie, M.

Labrecque et son équipe ont fait des efforts considérables, considérables, pour

rendre l'endroit agréable, et ne

serait-ce que pour le célèbre, maintenant, concert de musique de l'OSM. Donc, tout le côté... La musique

classique, rien de plus apaisant et plus... bon, à la limite élitiste,

mais c'est devenu pratiquement un rendez-vous incontournable des Montréalais. J'ai été complètement subjuguée par

tout ce que j'ai vu, ce géant de béton qui était illuminé bleu, avec maestro

Nagano et avec un parterre rempli de Montréalais.

Donc,

oui, pour répondre à votre question, la musique, des événements culturels, sans

doute, mais, aussi et surtout, et j'espère que... sans parler de proportion,

j'espère que le sport va garder vraiment la place belle dans cet écrin qui est le sien, dans ce quartier qui est le sien. Donc, moi,

je vous dirais qu'on regarde... Et d'ailleurs le stade fait

partie de notre offre touristique

partout dans le monde. Mais, oui, les événements culturels, événements

sportifs, surtout, parce que nous avons

à Montréal un quartier des spectacles qui fonctionne non

seulement bien, mais qui est déjà un emblème, un symbole. Avoir du sport au

stade, c'est presque... bon, c'est pratiquement naturel, mais avoir un mixte,

c'est encore mieux.

Également,

pour les familles... La famille doit avoir un lieu aussi de retrouvailles,

autant pour les petits, pour les grands,

les vieux, les jeunes, peu importe, et cet espace complet entre l'Espace pour

la vie et le stade donne cette... a cette capacité d'accueillir les

familles de manière très ouverte et très intéressante. Mettez là-dedans une

offre intéressante, commerciale, parce que

nous avons besoin de commerces, des commerces de qualité, une gastronomie comme

Montréal nous habitue, avec restaurants et terrasses, et

avec une mobilité à toute épreuve, de l'est à l'ouest, du nord au sud, et là

vous avez les ingrédients de

réussite, une réussite de destination, une réussite qui va rayonner

pratiquement à travers le monde. Et,

Tourisme Montréal, c'est vers ça qu'on voudrait bien aller, avec, bien entendu,

le partenariat de tout le monde, et nous nous engageons aussi à travailler

là-dessus.

Benjamin : Je salue, en

fait, cet engagement-là, mais, en lisant votre mémoire... Vous semblez miser beaucoup

sur cette nouvelle société dans le développement du tourisme sportif. Ça semble être... parce que

c'est revenu à deux ou trois reprises dans votre mémoire. Un des axes,

pour vous, majeurs de compétence de cette nouvelle société serait l'axe sportif. Or, j'ai l'impression que, plutôt, ce projet de loi vise à donner un peu les coudées franches à la nouvelle société pour

être... pour aller plutôt dans un cadre de

tourisme événementiel, donc beaucoup plus large que l'axe du tourisme sportif. Alors,

qu'est-ce que vous en dites?

Mme Goya (Manuela) : Écoutez, ce sont des

recommandations que nous faisons ici, et on se base sur les pôles

d'attraction de Montréal. Montréal, comme j'ai mentionné tout à l'heure, est

une ville, une métropole culturelle. Nous

avons travaillé beaucoup, que ce soit le gouvernement du Québec, la

ville de Montréal, pour établir les forces de Montréal métropole culturelle, et, si c'est

toujours un projet, c'est déjà une réalité.

Pour

le tourisme sportif, nous avons l'écosystème qui est pratiquement rempli. Nous

avons des sportifs de haute qualité et

de haute performance. Nous avons des événements sportifs exceptionnels à Montréal,

ne serait-ce que la Coupe Rogers, bon, la F1... bon, mais F1 également,

mais nous avons un florilège d'événements sportifs.

Nous

pensons que, si on donne la priorité, pour ce quartier, d'avoir une marque

spéciale, le quartier sportif ou le quartier

olympique... Juste le quartier olympique, c'est déjà du sport. Ça peut être

des olympiades de mathématiques aussi, mais, bon, pour l'instant, c'est

un quartier sportif, c'est un quartier olympique.

Alors,

nous trouvons que, oui, il faudrait, à notre avis, que ça soit une nuance

événementielle, toujours, bien

sûr, mais peut-être un 51 % vers le sport. C'est cette nuance

sportive qu'on voudrait retrouver, pour qu'on puisse l'affirmer, comme on a parlé de métropole culturelle pour Montréal,

que c'est une ville sportive, et de se présenter comme ça dans le monde, pour qu'on attire des événements

sportifs. Donc, c'est une question de «branding», de marque, mais elle est importante.

M. Benjamin :

Merci. Dans votre mémoire, et je vais prendre le temps de citer, «Tourisme Montréal

appuie favorablement le projet de loi n° 15, dans la

mesure où ce dernier dotera la nouvelle [entité] de nouveaux outils pour développer le Parc olympique». Quel genre d'outils

qui vous vient à l'esprit quand vous parlez de nouveaux outils visant à faciliter cette mise en oeuvre? Quel genre

d'outils que vous pensez... Quel genre de leviers qu'on devrait donner? Donc,

est-ce que ça semble indiquer que... Le projet de loi, tel qu'il est actuellement formulé, est-ce qu'il vous semble donner toute

la latitude nécessaire ou, du moins... Voyez-vous d'autres éléments?

Mme Goya (Manuela) : À la lumière du projet de loi, il nous semble que le projet de loi donne les outils nécessaires à la

régie pour faire la transition, mais surtout pour aller vers la mission qui

sera sienne, de développer et de mise en valeur. Nous n'avons pas pensé

à d'autres outils que, oui, dans un premier temps, des contrats, mais aussi,

surtout, un plan stratégique sur le long terme, chose que... Jusqu'à maintenant,

je ne pense pas que la chose était aussi simple à faire.

Benjamin : Quels sont les

enjeux que vous verriez, donc, en termes de synergie, par rapport au développement de

l'offre touristique montréalaise?

Présidente (Mme IsaBelle) :

Je veux vous souligner qu'il vous reste 40 secondes pour répondre à la question.

Mme Goya (Manuela) : Parfait. Synergie en

premier lieu, synergie pratiquement fusionnelle entre l'Espace pour la vie et le stade, la régie, en fait, la société.

Synergie aussi avec la communauté, qui est très,

très importante, et bien

entendu avec Montréal et tous les acteurs montréalais, également avec les

régions du Québec. Ça, c'est très important, il

faut que le stade devienne aussi un lien avec ce qui se passe dans toutes les

régions du Québec et qu'on puisse attirer des talents pour

contribuer à notre rayonnement québécois partout à travers le monde.

La Présidente (Mme IsaBelle) :

Merci. Merci.

Mme Goya (Manuela) : Merci. Merci

beaucoup.

La Présidente (Mme IsaBelle) :

Alors, la parole est maintenant au député du deuxième groupe d'opposition pour

2 min 45 s

Marissal : Merci, Mme la Présidente. Mme Goya, bonjour, merci d'être là. Votre présentation est intéressante. Vous avez noté, comme le

témoin précédent, M. Leblanc, là, de la Chambre de commerce de Montréal,

ce que j'appellerais le désert d'infrastructures hôtelières, outre

l'hôtel, là, dont j'oublie le nom, Gouverneur, je crois, là...

Mme Goya (Manuela) : Universel.

Marissal : Universel, oui, qui est au coin de Viau, qui aurait aussi

probablement besoin d'un petit rafraîchissement, à mon avis. Comment on fait venir les hôtels, comment on crée, à partir

de maintenant, une infrastructure hôtelière digne de ce nom, qui semble,

selon votre présentation, essentielle au renouveau et à la relance du Parc

olympique?

Mme Goya

(Manuela) : Les membres de

Tourisme Montréal, qui sont plus de 900, dont beaucoup, beaucoup, beaucoup

d'hôteliers, sont très réceptifs au développement de Montréal en général.

D'ailleurs, dans deux semaines, je vais faire une présentation devant ces membres des projets à venir dans un

horizon très rapproché, 2020, 2021, pour leur présenter ce qui va arriver à la ville de Montréal, que ça

soit des infrastructures, que ça soit des nouveaux chantiers aussi, mais qui...

Les chantiers, oui, c'est une nuisance, mais

ça va être réalisé dans deux ou trois ans, cinq ans plus tard, donc ça va

apporter aussi un intérêt de leur part.

Alors, ils

sont très opiniâtres là-dedans. Et, quand ils vont voir... Et je ne parle pas à

travers mon chapeau, quand ils voient

qu'il y a du mouvement dans des quartiers... Il faut dire que pratiquement

toute l'offre hôtelière est pas mal au centre-ville

et que dans les quartiers, il y a peu d'hôtels. Dorénavant, avec un quartier

aussi grand et aussi éloigné... Parce que

ça aussi, ça va être intéressant, c'est un problème qui va devenir une

opportunité, le quartier est tout de même éloigné du centre-ville de

Montréal, un peu, ce n'est pas juste à côté, mais peut-être, justement,

l'avantage de s'établir dans ce périmètre-là,

pour un hôtelier, va être encore plus grand que s'il était juste collé à Montréal,

au centre-ville de Montréal. Donc, ils

sont en train de regarder, de vous regarder, de nous regarder et de dire

qu'avec ce qui peut arriver, un quartier sportif, un quartier avec des événements

culturels, avec une certaine population

touristique qui va arriver, ça va être intéressant pour eux d'investir,

et nous avons des messages qui sont à cet effet.

Présidente (Mme IsaBelle) :

Merci. Alors, merci pour l'échange. Nous y allons maintenant

avec la députée du troisième groupe d'opposition. Vous

disposez de 2 min 45 s

Mme Perry

Mélançon : Merci. Bonjour,

Mme Goya. Très intéressant et pertinent de vous avoir avec nous pour ce projet de loi. Loin de moi l'idée de vouloir faire de la controverse dans un projet

qui n'est pas controversé, là, de ce que je comprends jusqu'à maintenant, vous êtes quand même justement,

là, les représentants, Tourisme

Montréal, de plusieurs membres qui

viennent de différents quartiers. Chez nous, en région, c'est des guerres de

clocher, ailleurs c'est peut-être des

tensions entre quartiers. Et vous avez dit que vous avez quand même un intérêt

à ce qu'on développe davantage le côté événementiel,

culturel. Comment on fait pour s'assurer de préserver l'harmonie entre tous les

quartiers? Par exemple, vous avez

mentionné le Quartier des spectacles tout à l'heure, alors, pour vous,

avez-vous des craintes par rapport à ça, si on tente d'élargir la

mission et la vocation du Parc olympique?

Mme Goya (Manuela) : Nous avons regardé

de manière très, très... plus qu'intéressée les développements, justement,

les événements qui ont eu lieu cette année pour la première

fois au Stade olympique, sur l'esplanade. Et j'ai envie de vous dire que, nous sommes en 2019, bientôt

en 2020, pour moi, avoir des événements qui n'ont pas l'acceptabilité sociale, ce n'est plus possible, ce n'est plus possible. On

a la chance... malheureusement, on l'a vécu, on a eu des problèmes

entre Saint-Lambert et le parc

Jean-Drapeau, ces problèmes semblent du passé depuis que des nouvelles tours

de son ont été installées.

J'ose croire,

mais ce n'est pas juste «j'ose croire», nous, nous serons très proactifs là-dessus

pour que tout événement qui va être... bien entendu, c'est notre pain et notre beurre d'amener des touristes à

Montréal, mais que tous les événements qui

vont avoir lieu aient non seulement l'acceptabilité sociale, que ça s'inscrive

donc par rapport à la communauté, mais que ça

s'inscrive dans — encore

un mot galvaudé, mais qui va bien dans mes propos — l'authenticité

montréalaise. Qu'est-ce qui se passe?

Qu'est-ce qui peut se passer sur ce parvis qui est énorme? Donc, on regarde de

manière très, très appuyée pour que la communauté soit investie, parce

que c'est seulement à...

La Présidente (Mme IsaBelle) : ...conclure,

il reste 25 secondes.

Mme Goya

(Manuela) : ...c'est seulement à

ce prix-là qu'on va avoir des événements pérennes, et qui va être payant en

termes de touristes et en termes de Montréalais. Les Montréalais aussi veulent

être touristes dans leur propre ville.

La Présidente (Mme IsaBelle) : Merci.

Il reste sept secondes.

Mme Perry Mélançon : Merci.

La Présidente (Mme IsaBelle) :

Alors, merci, Mme Goya, pour votre contribution très intéressante.

Nous allons donc prendre une pause de quelques

minutes, le temps au troisième groupe de s'installer.

(Suspension de la séance à 15 h 44)

Présidente (Mme IsaBelle) :

Attention! Nous reprenons. Je vous invite, tout le monde, à bien

respecter votre temps et, quand on vous informe qu'il vous reste

30 secondes, essayer de bien conclure.

Alors, nous y

allons maintenant. Nous souhaitons la bienvenue à M. Pierre

Lessard-Blais, maire de l'arrondissement Mercier—Hochelaga-Maisonneuve.

Je vous rappelle que vous disposez de 10 minutes. Avant de commencer votre

exposé, je vous demande de bien vous présenter, et ensuite vous pourrez

commencer.

M. Lessard-Blais (Pierre) : Merci beaucoup,

Mme la Présidente. J'ai le bonheur d'être accompagné par Laurence Lavigne Lalonde, elle aussi conseillère

municipale de l'arrondissement Mercier—Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, et responsable, à la ville de Montréal,

de la transition écologique, de la résilience et d'Espace pour la vie.

Merci beaucoup, chers parlementaires, de nous recevoir, recevoir notre délégation

montréalaise aujourd'hui pour parler d'une institution tellement importante à

Montréal, soit le Parc olympique et son stade. On en a déjà parlé pendant la

commission, on a eu des relations sentimentales difficiles avec notre stade

depuis sa construction, mais on continue de croire

que le Parc olympique est une institution très importante pour le rayonnement

de Montréal, pour le développement de l'est de Montréal et pour la

qualité de vie des quartiers aux alentours.

Je rappelle

que le Parc olympique est... il y a plusieurs institutions qui le voisinent, ou

qui en fait partie. Je pense, entre autres, au parc Maisonneuve, il y a

l'aréna Maurice-Richard, le Stade Saputo, le Centre Pierre-Charbonneau, les quatre installations d'Espace pour la vie, dont ma

collègue va vous parler un petit peu plus tard. Il y a aussi des bâtiments

du mouvement City Beautiful. Bref, le stade s'installe dans un quartier vivant

mais qui, parfois, sa relation avec les quartiers

avoisinants... ne sont pas toujours naturelles, mais on y travaille. On sent

que les dernières années, sous la gouverne du président-directeur

général, M. Michel Labrecque, et de son conseil d'administration, ont fait

changer la situation. On a vécu un

revirement ces dernières années, il y

a vraiment du bon travail qui a

été fait au niveau événementiel pour que les Montréalais se

réapproprient leur Parc olympique. On pense avec l'esplanade Sun Life, que ce

soit l'OSM, dont madame de Tourisme Montréal en parlait tantôt, les

premiers vendredis du mois.

Il y a vraiment eu du bon travail qui a été fait, et vraiment, à la ville de Montréal, on reçoit très favorablement le projet de loi n° 15. On

remercie la ministre Proulx pour son travail dans ce sens-là et aussi

son engagement pour le toit du stade. Ce sont des éléments qui, vraiment,

contribuent au renouvellement du Parc olympique et qui confirment notre intérêt

pour cet actif vraiment important pour Montréal, mais aussi pour tout le Québec.

Deux éléments en particulier qu'on souhaite

aborder avec vous aujourd'hui : premièrement, la gouvernance, deuxièmement,

la vocation du Parc olympique.

Donc, en premier lieu, sur la gouvernance du

Parc olympique, tel qu'on a déjà communiqué avec certains parlementaires de la commission,

concernant la demande de la ville de

Montréal d'ajouter un siège pour un représentant de la ville de Montréal sur le conseil

d'administration du Parc olympique, vraiment,

à différents niveaux, là, ce siège-là va aider qu'il y ait une cohérence, premièrement, entre la planification urbaine du Parc olympique et de la ville de Montréal. Déjà

qu'on parle de près de 1 milliard d'investissement, là, entre 2016 et 2023, on doit se parler le

mieux possible. Il y a déjà

une bonne collaboration, mais on doit se parler mieux et plus souvent.

Quand on

parle de développement de zones commerciales, quand on parle de lien

vert entre le Parc olympique et des

zones de développement autour d'Assomption Nord, Assomption Sud, pas

loin de là, on doit assurer une bonne cohérence dans la planification, et un siège attitré à la ville de Montréal aiderait beaucoup cette cohérence-là. Deuxièmement, quand on parle de gestion d'événements,

eh bien, à la fois pour assurer que le développement d'événements soit optimum pour le quartier, mais aussi s'assurer de la réduction

des nuisances, un siège pour la ville

de Montréal aiderait beaucoup.

Et on est en plein dans la recommandation 6 du rapport de Mme Bissonnette, de 2011, qui, elle, recommandait

un cadre formel de consultation et d'évaluation des impacts sur son quartier d'accueil. Donc, on

continue dans ces propositions-là et on pense que la gouvernance du

stade et du Parc olympique en serait grandement améliorée.

Deuxième élément que je voulais... qu'on

souhaitait soulever avec vous aujourd'hui, c'est sur la vocation du Parc olympique. On parle de plus en plus de

tourisme événementiel, on parle de plus en plus de grands événements.

Moi, je tiens à saluer... Il y a

eu vraiment de la créativité, ces dernières années, pour

remettre le Parc olympique au coeur des intérêts des Montréalais. Il y a

vraiment de plus en plus de gens qui vont au Parc olympique, qui en profitent

partout, pendant tout l'été, on en a eu plusieurs.

Mais on doit se poser la question : Quel avenir pour le Parc olympique? Est-ce

qu'on... en étant un actif important pour l'État québécois, on va s'assurer

de le rentabiliser le plus possible? Est-ce qu'on va vouloir le

rentabiliser en faisant le plus d'événements possible, des événements mondiaux,

des événements à caractère touristique, ou

on souhaite développer une vocation, pour le Parc olympique, qui soit cohérente

avec son patrimoine, son passé

olympique, les activités et les événements qui ont déjà lieu mais qui

donneraient vraiment des activités centrales au Parc olympique et donneraient donc moins d'importance à des grands

événements, à constamment créer... à s'assurer que le Parc olympique ne

soit pas nécessairement une infrastructure 100 % événementielle?

Donc, je vais passer la parole à ma collègue

Lavigne Lalonde pour compléter notre présentation.

Mme Lavigne Lalonde (Laurence): Merci

beaucoup. Donc, en lien avec la vocation, j'aimerais revenir sur deux éléments, en fait, premièrement sur certaines

recommandations du rapport L'Achèvement, l'avenir , le rapport

Bissonnette de 2011, et ensuite sur le patrimoine et l'héritage

olympique.

Dans le

rapport Bissonnette, il y a plusieurs recommandations qui sont très

intéressantes. Certaines touchent la gouvernance,

mais d'autres touchent plus précisément la vocation du site. Et j'aimerais revenir sur trois, la recommandation 8, la 11 et la 12, qui, clairement,

mentionnent l'importance d'une vocation familiale et éducative sur ce site et

qui mentionnent aussi l'importance du respect des principes de tourisme

durable et de valorisation de la biodiversité, autant dans les infrastructures qui peuvent se développer sur ce site-là, dans le quadrilatère, mais

aussi sur les services qu'on offre, les événements qu'on peut offrir sur

ce site.

Et, en

dernier lieu, dans les recommandations, donc, on parle, à la recommandation 12, d'une démarche intégrée avec les établissements du

parc. Dans le quadrilatère, qui est bien mentionné dans le projet de loi, c'est

important de mentionner la présence de deux infrastructures importantes d'Espace pour la vie, soit le Biodôme qui, on

se rappellera, est aussi un legs des Olympiques et dans lequel la ville

investit actuellement 37 millions

de dollars dans le projet de

migration du Biodôme, et aussi la

présence du Planétarium sur le même site. La mission principale d'Espace pour la vie

est une mission vraiment... en fait, la mission est de reconnecter

l'humain à la nature, une mission de recherche. Il y a beaucoup

de recherche qui se fait, pas

simplement à l'Institut de recherche en biologie végétale du Jardin botanique,

mais dans chacune des quatre institutions d'Espace pour la vie, on fait

de la recherche et on a aussi un grand volet d'éducation qui est très important.

Donc, oui, Espace pour la vie est un ensemble muséal qui a une vocation touristique, mais, pour

nous, pour la ville de Montréal, c'est aussi un lieu de mobilisation citoyenne en faveur de la biodiversité, qui se déploie

dans les quatre musées, mais qui se déploie aussi à la grandeur de la ville par

d'autres projets citoyens au coeur de nos quartiers et de nos ruelles.

Et dernier

élément, j'aimerais revenir... on le mentionne clairement dans le projet de loi : le patrimoine et l'héritage olympiques,

donc, c'est au coeur de la mission du Parc olympique, et, pour nous, ça ne se

transmet pas simplement dans la préservation

du bâti, mais aussi dans les valeurs, dans l'héritage olympiques. Et je pense

qu'on peut se rappeler qu'à chaque Olympique...

Les Olympiques sont ancrés dans un contexte souvent politique

particulier, et il y a énormément d'humanité qui arrive avec les Olympiques, on peut penser à 1968 à Mexico, on peut

penser, en 2008, à Beijing, sur toute la question des droits de

l'homme. Et les valeurs olympiques sont des valeurs de justice, de paix, de

respect, d'excellence. Pour nous, aujourd'hui, ces valeurs-là, dans le contexte mondial, actuellement, doivent absolument être traduites par des actions en lien avec... en faveur de l'environnement, en faveur de l'écologie, en faveur de la biodiversité. Les changements climatiques, c'est

la crise de notre époque, et on croit réellement que, si on veut faire vivre ces valeurs-là,

l'héritage olympique, ça passe aussi par une réflexion sur la justice,

la paix, le respect, dans cet esprit-là.

Donc, au niveau de la vocation, on ne vient pas

vous dire aujourd'hui : Il faut absolument que ce soit cette vocation-ci, on ne l'a pas nommée, ce qu'on dit,

c'est qu'il faut avoir une réflexion sérieuse sur la vocation et

que celle-ci doit se faire en lien

avec justement cet héritage, ces valeurs que je viens de

mentionner, mais aussi en lien avec les partenaires à l'extérieur du site et ceux qui vivent au

quotidien sur... dans le quadrilatère du Parc olympique que sont Espace pour la

vie.

Présidente (Mme IsaBelle) :

C'est tout. C'est bien. Merci pour l'exposé. On vous remercie. Maintenant,

la parole est à Mme la ministre. Vous disposez encore de

16 min 30 s.

Mme Proulx

(Berthier) : Merci, Mme la Présidente. Merci à vous deux de vous être présentés, très

inspirant. Je vais commencer par

vous, parce que j'y étais en 1976, aux Olympiques, je garde d'exceptionnels

souvenirs. On parle de la préservation du patrimoine bâti, sincèrement ce building-là est d'une exceptionnelle qualité, on dira ce qu'on

voudra. Heureusement, vous n'étiez pas là à l'époque de la construction,

mon confrère de Rosemont y était, on se rappelle de souvenirs assez disgracieux, si je peux utiliser le mot. C'est vrai

qu'on n'est pas uniquement dans la préservation du bâti, vous parlez des

missions, des valeurs, hein, de la tenue des Jeux olympiques, vous parlez de sa

responsabilité, de son écoresponsabilité. On

le voit, hein, dans les Jeux olympiques, on était en mission au Japon, et le développement responsable de la tenue des

Jeux olympiques fait vraiment

partie maintenant d'une ville qui se portera candidate pour la

tenue desdits jeux. Parenthèse, à

Tokyo, chacune des médailles est faite à partir de matières recyclées de téléphones cellulaires. Alors, les médailles d'or, d'argent et de bronze sont

prises à partir de cellulaires qu'on n'utilise plus, et on prend les

matériaux précieux pour couler les médailles. C'est une façon de faire du développement durable et d'être responsable dans la tenue de tels jeux.

Moi,

je veux saluer Michel... M. Labrecque, pardon, ici présent, Michel, qui a pris

à bout de bras le Stade olympique qui

brûlait beaucoup, beaucoup, beaucoup... qui émettait beaucoup de CO 2 et qui a, pendant quelques années, mis tout son coeur et son âme avec les ingénieurs pour en faire

du développement durable et être responsable. Et, à cet égard-là, je vais passer la parole à

Michel, parce que c'est très technique, c'est très compréhensible mais c'est

très technique, comment Michel, avec

la RIO, la Régie des installations

olympiques, s'assure qu'il y ait

du développement durable qui soit fait à travers la RI.

M. Labrecque

(Michel) : Merci, Mme la ministre. Mme la...

La Présidente (Mme

IsaBelle) : Alors, un instant. Je dois d'abord demander le consensus.

M. Labrecque

(Michel) : Désolé, désolé. C'est vrai.

Présidente (Mme IsaBelle) : Est-ce que tout le monde accepte que M.

Labrecque puisse prendre la parole? Oui. Je vous invite aussi, M.

Labrecque, à bien vous présenter...

M. Labrecque (Michel) : Michel Labrecque, je suis président-directeur

général du Parc olympique depuis 2014.

le maire, Mme la conseillère, écoutez, j'ai vraiment, dans votre intervention...

Je ne l'avais pas vu comme ça, l'héritage

olympique, au sens des grandes valeurs. On l'a vu de façon plus générale sur

l'histoire, les médailles, les drapeaux. On a tout nommé les noms des

athlètes autour de la place Nadia-Comaneci. Mais c'est très intéressant.

Deuxième

élément, le développement durable au parc, c'est extrêmement complexe. Vous

comprendrez que ce n'est pas un

bâtiment LEED, loin de là, mais on s'est bien associé à Espace pour la vie. On

a un protocole d'entente avec Espace

pour la vie, adopté par le conseil municipal, de cinq ans. Et ils nous ont

inspirés, avec tout ce qu'ils ont fait en termes de captation, hein, vous savez, avez les puits de captation, toute la

rénovation du Biodôme. On s'en est inspiré pour faire un grand, grand

projet au Parc olympique. Donc, c'est l'équivalent, à peu près, du retrait de

1 500 voitures, par année, de la

route, toute la centrale énergétique, 14 000 tubes néon pour des DEL.

Donc, c'était la phase I, elle vient de se terminer, un projet de 24 millions, qui a été fait dans

le temps. Et donc ça, c'est un élément que je veux ajouter en termes très, très

concrets, pratiques.

Un autre qui... puis

j'en avais parlé à la ministre, vous savez, la notion de développement durable

avec ses composantes, de Mme Brundtland, à l'époque, hein, sociale,

économique et... j'en oublie une, il y en a trois... non, pas culturelle...

toute la dimension sociale, toute la dimension économique et toute la dimension

environnementale. Le Parc olympique... C'est

incroyable, j'ai été invité à siéger au CIO, parce que le Parc olympique, après

43 ans, a une valeur d'usage, le centre sportif est utilisé tous

les jours par les gens du quartier et les athlètes olympiques.

Donc,

d'avoir une valeur d'usage, c'est au coeur de la réflexion : Qu'est-ce

qu'on fait avec les équipements après? Est-ce qu'on les démantèle? Donc,

je trouve que ces éléments-là sont très, très forts présentement dans notre

réflexion. Mais, bien évidemment, de vos

commentaires, je vais ajouter une réflexion beaucoup plus profonde sur les

grandes valeurs, puis le CIO se remet en question, mais donc de paix, de

respect, et tout ça. Très, très intéressant. Merci.

Mme Proulx

(Berthier) : Merci, M. Labrecque. Je vais revenir aussi sur

l'élément numéro un, M. le maire, Mme

la conseillère, que vous avez amené, sur la gouvernance. Vous savez que la

Société de développement et de mise en valeur

du Parc olympique sera assujettie à la

Loi sur la gouvernance des sociétés

d'État. Vous savez qu'on cherche à avoir des membres qui vont siéger sur le

conseil d'administration de toutes nos sociétés d'État qui ont un profile de

compétence. C'est vraiment

l'expérience, la compétence qu'on va chercher de l'individu, de la femme et de

l'homme, qui va primer sur sa nomination. Ici, on a un dossier très particulier

qui s'appelle le Stade olympique de Montréal, il a une valeur patrimoniale,

on parle de l'héritage également.

Donc,

on va réfléchir à tout ça. On partage vos préoccupations, on les entend. On est

présentement, là, dans les consultations

particulières, le processus va avancer, on va... je souhaite franchir l'étape

de l'étude de règlement par règlement, et il nous fera plaisir

évidemment de tenir... d'avoir des conversations avec la ville de Montréal.

D'ailleurs,

un peu plus tôt, M. le président-directeur général de la RIO me

laissait... m'a présenté qu'il y avait un renouvellement d'une durée de

cinq ans d'une entente-cadre de partenariat entre la ville de Montréal et la

Régie des installations olympiques visant à

formaliser et à promouvoir leur volonté de collaboration axée sur le partage

d'une vision commune du Parc

olympique et de l'Espace pour la vie. Alors, on pourra peut-être le déposer,

mais, si jamais nous devions le

signer à nouveau, sachez que nous serons heureux de renouveler une telle

entente, qui a été signée en février 2017, donc qui est là pour une

durée de cinq ans.

M. Labrecque

(Michel) : Cinq ans.

Mme Proulx

(Berthier) : Exact, une durée de cinq ans.

M. Labrecque

(Michel) : Puis là on va pouvoir signer plus longtemps.

Mme Proulx

(Berthier) : Oui, exact, parce que, là, on va avoir le pouvoir de

pouvoir signer plus longtemps.

La réduction des nuisances, je vous ai entendu

là-dessus. Lorsque vous dites que nous ne souhaitez pas que le Parc olympique, et le Stade olympique, soit 100 % événementiel, il ne l'est pas. D'ores et

déjà, vous avez remarqué qu'on a enlevé — M. le député de Rosemont, je pense que vous

le remarquez, vous aussi, M. le député de Viau — il y a quelques années, les fameuses

clôtures qui bordaient la rue Rosemont et la rue Viau. Ça a été un des beaux

gestes de la direction générale de

M. Labrecque pour ne pas être dans le 100 % événementiel, mais donner

le parc aux citoyens, aux Montréalais, à

tous les Montréalais de pouvoir utiliser ce parc-là. Donc, il y a encore une

volonté de développer non seulement le 100 % événementiel, mais de

redonner ce parc-là aux gens, de pouvoir l'emprunter à l'année.

Je suis

heureuse d'entendre que des citoyens s'expriment sur des problèmes ou des

inquiétudes face à la nuisance sonore. Je suis très heureuse que le citoyen se

lève, aille voir son maire ou sa mairesse d'arrondissement et lui fasse

part de ses inquiétudes. Chacune des

inquiétudes qui a été présentée auprès de M. Labrecque ont été entendues

et ont été adressées. D'ailleurs, à la lumière de ces expériences-là et des

témoignages des citoyens, M. Labrecque s'est engagé avec moi que, chacun des événements qui sera tenu au Parc

olympique, on va s'assurer qu'il y ait une acceptabilité sociale au niveau du

son. Alors, des très graves, des très

basses ont donné une expérience plutôt déplaisante pour certains citoyens, et,

pour d'autres, ils ne l'ont pas entendu. Donc, c'est vraiment à

géométrie variable, là, la nuisance sonore.

Mais on

travaille ensemble, avec M. Labrecque, avec moi-même, donc, pour s'assurer

que chacun des citoyens puisse, un,

participer à ces événements-là et, deux, que les autres qui ne souhaitent pas y

participer puissent vivre sainement leur vie de quartier. Je vous en

prie.

Mme Lavigne Lalonde (Laurence): Par

rapport à l'événementiel...

Mme Proulx (Berthier) : Je ne

vous entends pas, excusez-moi, le micro n'est pas ouvert.

Mme Lavigne

Lalonde (Laurence): Ah! il vient

de s'ouvrir. Par rapport aux événements, en fait, oui, il y a des citoyens qui sont venus nous rencontrer, qui se

sont exprimés. Notre inquiétude, elle est aussi... pas simplement sur le nombre

de décibels, mais les inquiétudes des

citoyens étaient beaucoup sur la récurrence. Vivre avec, une fin de semaine, un

festival, peut-être. Vivre toutes les

fins de semaine de l'été avec des festivals à chaque... qui se répètent,

c'était beaucoup là, l'inquiétude. Je voulais simplement ajouter cette

précision-là, que ce n'est pas seulement un moment, le son, mais la récurrence

de ces événements.

Mme Proulx

(Berthier) : Vous savez, le projet de loi n° 15 va bien au-delà

des événements, hein? La mission de Michel...

de M. Labrecque — pardonnez-moi, M. Labrecque — avec le projet de loi n° 15, c'est la

Société de développement et de mise en valeur du stade olympique.

On a une vision également pour la tour

olympique, qui est un signe incontournable de l'industrie touristique, rentabiliser notre tour, non seulement avec

Desjardins, qui s'y est installé il y a quelque temps à peine, mais on parlait

un peu plus tôt, entre autres, avec

Tourisme Montréal, l'Alliance de l'industrie touristique subséquemment en

parlera... Les gens veulent vivre des

expériences. Et, avec le projet de loi n° 15, ça permettra à

M. Labrecque et à toute son équipe de pouvoir faire vivre des expériences à travers la tour, je laisserai le

soin à M. Labrecque, en temps et lieu, de parler de ses projets d'animation de la tour, et de faire vivre,

donc, des expériences aux touristes québécois, montréalais, mais également à

l'international.

La Présidente (Mme IsaBelle) :

Merci. Alors, la parole est au député de Mégantic.

M. Jacques : Merci, Mme la

Présidente. Je regarde dans votre mémoire que vous nous avez donné plus tôt que le Parc olympique doit jouer son rôle de moteur

de développement économique au niveau du quartier, qui est Hochelaga-Maisonneuve—Mercier. Rosemont n'est pas loin. J'ai eu la

chance d'ailleurs d'étudier trois ans au collège de Rosemont, donc je

connais le quartier assez bien.

De quelle

façon, selon vous, là, les défis d'intégration de toute la communauté des

événements, du Parc olympique avec

les gens qui résident près... Quelle façon l'intégration doit, peut-être,

favoriser... Puis de quelle façon on doit faire pour que ça se fasse de

la bonne façon?

M. Lessard-Blais

(Pierre) : Merci beaucoup, M. le député, pour votre question. Eh bien,

ma réponse s'inspire du rapport de

2011 de Mme Bissonnette, là, que la recommandation 6 portait...

proposait un cadre formel de consultation et d'évaluation des impacts sur son quartier d'accueil, en privilégiant le

désenclavement, l'accessibilité et la participation du quartier à

l'animation.

Après ça,

comment ce cadre formel là doit se développer

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CollectionQuebec — Committees
CitationCET 2019-08-27
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cet-42-1 journal-debats CET-190827
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifiere3d5c8f4b7a70fd378c9dfc2927f34c19665d808

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