Health and Social Services — 26 September 2023 (43rd Legislature, 1st Session)
CSSS 2023-09-26
Quebec — Committees
(Neuf heures
quarante-sept minutes)
Le Président (M.
Provençal)
: Bon
matin à tous. Merci beaucoup de votre présence. Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission de
la santé et des services sociaux ouverte. Je vous souhaite la bienvenue
et je demande à toutes les personnes dans la salle de bien vouloir et la
sonnerie de leurs appareils électroniques.
La commission est
réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 15,
Loi visant à rendre le système de santé et de services sociaux plus efficace.
Mme la secrétaire, y
a-t-il des remplacements?
La Secrétaire :
Oui, M. le Président. Alors, Mme
Caron (La Pinière) est remplacée par Mme
Setlakwe (Mont-Royal—Outremont).
Le Président (M.
Provençal)
: Merci
beaucoup. Alors, lors de notre ajournement, le 21 septembre dernier, nous
avons terminé notre journée de travail avec l'adoption de l'article 252.
Nous en sommes donc rendus à l'article 253, et je vais inviter de ce pas
M. le ministre à nous en faire la lecture.
M. Dubé : Très
bien. Peut-être, M. le Président, je pourrais vous demander... On va avoir,
aujourd'hui, en tout cas, dans les prochaines heures, une vingtaine de... pas
d'amendements, pas tout de suite, là, d'articles pour nous rendre jusqu'à peu
près 282, si vous regardez dans vos documents, où on va parler des
établissements regroupés. O.K.? Je ne veux pas nous faire d'objectifs, mais je
dis juste qu'on a peut-être, là, une trentaine d'articles à faire dans les
prochaines heures.
Le bloc sur les
établissements regroupés, là, on a peut-être une vingtaine d'amendements qu'on
va... que j'aimerais déposer officiellement ce matin pour que les gens de
l'autre côté puissent en prendre connaissance avant qu'on arrive là parce que...
Est-ce qu'on y arrivera en après-midi ou demain? Ça fait que je voudrais les
déposer tout de suite. On en a peut-être une
vingtaine, d'amendements sur... qui viennent un peu préciser certains... Je ne
me souviens pas du nombre, là,
mais... Alors, c'est ma suggestion que je fais ce matin, c'est de les déposer
tout de suite pour que...
Le Président (M.
Provençal)
: Oui, pas de problème, pour
qu'on puisse...
M. Dubé :
...les avoir en main.
Le Président (M. Provençal)
: ...que Mme la secrétaire
puisse les déposer sur Greffier, les rendre accessibles aux membres de
la commission. Ça me va.
M. Dubé : Tout
à fait, pour qu'ils puissent les avoir d'avance.
Le Président (M.
Provençal)
: Oui. Si
j'avais à vous taquiner ce matin, je vous dirais que je pense que ce n'est pas
un projet de loi qu'on a, c'est un projet d'amendements.
M. Dubé : Ah!
bien, écoutez, vous pouvez...
Le Président (M. Provençal)
: ...ce
n'est pas mal, mais c'est là qu'on voit que tout ce travail, il devient plus...
Comment vous dites ça?
M. Dubé : Perfectible,
puis qu'on est à l'écoute.
Le Président (M.
Provençal)
: Perfectible,
exact.
M. Dubé : C'est
ce que je dirais pour répondre à votre point.
Fortin : ...la démarche du ministre,
c'est-à-dire de nous donner un petit peu de temps pour regarder, et je dis un petit peu de temps... pour regarder le
tout, mais je trouve ça... Je vais le dire... Je vais le dire une fois,
M. le Président, je trouve ça particulier qu'en fin de semaine le
ministre parle de bâillon puis qu'aujourd'hui il nous arrive avec
20 amendements. Je trouve ça particulier.
M. Dubé : Je n'ai pas... J'ai
répondu... Je ne répondrai pas là-dessus, M. le Président.
M. Fortin : Non, non,
vous en avez assez dit là-dessus.
M. Dubé : Vous
aussi. Alors, M. le Président, moi, je suis prêt à commencer.
Le Président (M.
Provençal)
: Bien,
dans ce cas-ci, ça ne veut pas dire : qui ne dit mot consent.
M. Dubé : Et
voilà, exactement ça. Merci beaucoup.
Le Président (M.
Provençal)
: Ceci
étant dit,
article 253, M. le ministre.
M. Dubé : Avec
plaisir. Alors, l'article 253 se lit comme suit :
«Sous réserve du
règlement intérieur de l'établissement et sous l'autorité immédiate du
président-directeur général, le directeur des soins infirmiers doit :
«1° s'assurer de la
distribution appropriée des soins infirmiers au sein de l'établissement;
«2° planifier,
coordonner et évaluer les soins infirmiers en fonction des besoins de
l'établissement;
«3° gérer les
ressources humaines, matérielles et financières sous sa gouverne;
«4° assumer toute
autre fonction que lui confie le président-directeur général.»
Le Président (M.
Provençal)
: Et le
petit commentaire?
M. Dubé : Je ne l'ai pas devant moi. Je vais juste vous
demander... Alors, cet
article prévoit d'autres fonctions que doit
exercer le directeur des soins infirmiers, et ce, sous réserve du règlement
intérieur de l'établissement. Voilà, il n'y pas de...
Le Président (M.
Provençal)
: Alors,
première intervention, M. le député de Pontiac.
Fortin : Oui. Je vais commencer par
peut-être demander une... Bien, je vais commencer par souhaiter un bon matin, M. le Président, aux collègues aussi.
Peut-être commencer en demandant au ministre ou son équipe les raisons pour
lesquelles on vient dire : «Sous réserve du règlement intérieur de
l'établissement». Et là j'ai en tête les propos de l'Ordre des infirmières, qui
nous a demandé de retirer ça. J'aimerais savoir pourquoi vous considérez que
c'est nécessaire de garder ce passage-là qui vient, essentiellement, dire que
la DSI a des responsabilités, mais que c'est le règlement intérieur qui est...
qui prime essentiellement.
M. Dubé : Peut-être
Dr Bergeron, M. le Président...
M. Bergeron
(Stéphane) : Bonjour. Stéphane Bergeron...
Le Président (M.
Provençal)
: J'ai
consentement pour que le Dr Bergeron puisse s'exprimer, excusez-moi.
M. Bergeron (Stéphane) : Bonjour, Stéphane
Bergeron, sous-ministre adjoint, Direction générale des affaires
universitaires, médicales, infirmières et pharmaceutiques au ministère de la
Santé et des Services sociaux.
M. le Président,
donc, vous avez vu, dans l'article précédent et dans celui-là, qu'il y a une
séparation en deux du type de fonction et des responsabilités du directeur ou
de la directrice des soins infirmiers. Premièrement, il y en a un qui, pour nous, est un incontournable, un type,
là, ou un... ce sont les fonctions qui ont rapport avec la qualité du service,
de l'acte, le côté professionnel. Ça, il n'y a pas de «sous réserve du
règlement intérieur». Ce sont des fonctions très clairement... direction des
services infirmiers.
Dans cet
article 253, ce que l'on voit, ce sont des fonctions qui sont de
l'organisation du travail. On parle de gestion de ressources financières, de
gestion de ressources matérielles ou de gestion de ressources humaines. Un peu
comme on l'a fait dans nos discussions, dernièrement, pour dire que, parfois,
on peut avoir... on peut allier, pour la bonne gestion, ce qu'on va appeler de
la cogestion, mais, même à l'interne de l'établissement, donc, l'expertise
professionnelle avec l'expertise de gestion, ça ouvre la porte, effectivement,
à dire que, par exemple, les ressources financières du département des soins
infirmiers pourraient être gérées par le directeur des ressources financières
de l'établissement puis que le reste demeure à l'intérieur du giron de la
directrice ou du directeur des soins infirmiers.
Donc, pour moi, il y
avait l'aspect professionnel qui est campé très clairement pour dire que
personne d'autre ne peut exercer ses responsabilités, tandis qu'il y a une
autre partie, qui sont des parties de gestion où on laisse une possibilité à l'établissement de définir un modèle
qu'il considérerait plus adéquat à sa réalité en fonction, notamment, des
personnes qui sont là et de leurs compétences.
Fortin : Je vous fais part encore une
fois, là, des préoccupations de l'Ordre des infirmières, qui vient dire essentiellement : Oui, mais vous avez un
système à deux vitesses, là, parce que le directeur médical n'a pas les mêmes réserves,
disons.
Le Président (M.
Provençal)
: Docteur.
M. Bergeron
(Stéphane) : Merci, M. le Président. Ce commentaire-là, à mon avis,
est tout à fait adéquat, parce que le directeur médical n'a que des fonctions
de coordination, des fonctions professionnelles et n'a pas de fonction de gestion de ressources matérielles,
humaines et financières, notamment. Vous avez raison que c'est à deux poids,
deux mesures, parce qu'il y a des
responsabilités données au directeur des services infirmiers puis, on le verra
plus loin, au directeur des services multidisciplinaires qui ne sont pas
données au directeur médical de l'établissement.
M. Fortin : Oui, O.K., on peut l'expliquer comme ça, mais il y a des
fonctions qui sont données au directeur médical,
qui ne sont pas données au directeur des soins infirmiers aussi, là. C'est vrai
que ce sont des fonctions différentes.
Ceci étant, l'impression que ça donne, c'est que
le directeur des soins infirmiers a des responsabilités, mais qu'on peut en décider autrement, qu'on peut
décider de lui retirer certaines parties de ses responsabilités-là. Puis là
j'utilise l'exemple que le Dr Bergeron vient d'utiliser, c'est-à-dire la
gestion des ressources financières peut être faite par quelqu'un d'autre à
l'intérieur de l'établissement, mais c'est difficile de gérer les ressources
humaines sans gérer les ressources financières, c'est difficile de gérer la
distribution appropriée des soins infirmiers sans gérer les ressources
financières.
Alors, pour eux, pour l'Ordre des infirmières,
là, quand il nous fait leurs commentaires... puis on a écrit leur amendement,
M. le Président. On l'a déposé à la commission, mais je ne sais pas encore, je
veux voir... la discussion, si ça vaut la
peine de le présenter ou non, ou si la porte, elle est déjà bien fermée, là,
mais je veux qu'on comprenne que ça
vient mettre une espèce, disons, d'inquiétude auprès de ceux qui pourraient
accepter des rôles de directeur, directrice des soins infirmiers, parce qu'ils n'auraient, potentiellement, selon le
règlement interne, pas le plein contrôle de ce qu'on vient dire qu'un
directeur des soins infirmiers devrait avoir.
Le Président (M. Provençal)
: Dr Bergeron.
M. Bergeron (Stéphane) : Je me
permettrai un tout petit commentaire. Dans un établissement de santé, sous le
P.D.G., on retrouve un directeur des ressources financières, on trouve un
directeur des ressources humaines, on trouve un directeur, généralement, des
immobilisations ou quelque chose du genre. Donc, on voit qu'il est possible,
dans une organisation, de scinder cela et de travailler ensemble. Donc, je n'ai
pas d'autre commentaire à faire, à l'effet
qu'il y a des fonctions qui sont clairement de nature professionnelle, et qui
sont dévolues, et qui ne peuvent être attribuées à autres que le
directeur professionnel, dans ce cas-ci, directeur des soins infirmiers. Et le
projet de loi prévoit effectivement la
possibilité que des fonctions de gestion soient attribuées à d'autres, mais les
délègue, au premier regard, au directeur des soins infirmiers ou au
directeur des services multidisciplinaires.
M. Fortin : Je veux déposer notre amendement, M. le Président, à ce
moment-ci, si vous le permettez.
Président (M. Provençal)
: On va le projeter. Pendant qu'on projette les
amendements qui ont été... que le ministre
nous a fait parvenir, ils sont uniquement accessibles aux membres de la
commission. Donc, c'est important de vous le dire, mais ils sont sur
Greffier.
M. Fortin : Très bien. Alors, ça va, M. le Président?
Le Président (M. Provençal)
: Oui, allez-y, excusez-moi.
M. Fortin : Alors, ce qu'on vient proposer, c'est :
À l'article 253, supprimer, dans le premier
alinéa de l'article 253 du projet de loi, les mots «Sous réserve du
règlement intérieur de l'établissement et».
Et le commentaire : Le présent amendement
vise à uniformiser ce qui est prévu pour les différentes instances, notamment
entre le directeur médical et le directeur des soins infirmiers, au point de
vue de la gouvernance. Les responsabilités
du directeur des soins infirmiers, comme celles du directeur médical, sont
essentielles à la dispensation de soins de santé sécuritaires.
Et, M. le Président, dans la discussion qu'on a
eue avec l'Ordre des infirmières, c'est le dernier point qui est venu les
inquiéter particulièrement, là, c'est-à-dire qu'un directeur des soins
infirmiers qui ne pourrait, selon eux, pleinement assumer leurs... ses
responsabilités, que ce soit par, entre autres, la réglementation qui est
prévue dans le règlement intérieur, bien, ça pourrait compromettre la sécurité
des patients. Ça, c'est ce que l'ordre des infirmiers et infirmières nous dit,
et ça, ce n'est pas... Là, on ne parle pas des syndicats, là, on parle de
l'ordre.
Alors,
j'aimerais comprendre en quoi le Dr Bergeron ou le ministre est en désaccord
avec l'Ordre des infirmières quand ils avancent que le fait de
restreindre leur pouvoir d'assumer leurs responsabilités pleinement pourrait
mener à un enjeu de sécurité envers les patients.
Le Président (M. Provençal)
: Dr Bergeron.
M. Bergeron (Stéphane) : Bien, M. le
Président, je n'ai rien à rajouter à
part ce que j'ai mentionné. Et je suis en
désaccord à l'effet de dire que, si on retirait la possibilité, par exemple, de
gérer des ressources financières de la part d'un
directeur des services infirmiers... mettrait en péril la sécurité des
patients. Je ne peux que m'inscrire en faux face à cette pensée.
M. Fortin : De la façon que l'ordre
le présente, et je pense qu'ils ont raison là-dessus, là, ce n'est pas «un mène
automatiquement à l'autre», c'est «un peut mener à l'autre». Il peut y avoir
des enjeux de sécurité des patients, si le directeur
des soins infirmiers n'a pas la pleine autorité et pleine responsabilité sur
l'ensemble de ce qui est élaboré ici. Si on a pris le temps, à l'article 253 et, par le passé, là, à l'article
208 de la LSSSS, de mettre de l'avant l'importance de ces tâches-là,
c'est parce qu'on croit essentiellement que ça doit revenir au directeur des
soins infirmiers.
Alors, de
venir mettre un... Là, je cherche le terme en français. Je suis certain qu'il y
a des députés autour de la table qui pourraient m'aider. Bien, le caveat, là,
de venir mettre, disons, un bémol sur cette... sur ces responsabilités-là,
pour nous, on se doit d'entendre le point de vue de l'ordre, on se doit
d'entendre le point de vue de ceux qui se sont penchés exclusivement ou presque
exclusivement, dans le projet de loi, sur la façon qu'on offre les soins
infirmiers et de ne pas simplement
dire : Bien, non, il n'y en aura pas d'enjeu, mais de considérer
exactement ce que ça pourrait être.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va? Dr Bergeron.
M. Bergeron (Stéphane) : ...
M. Dubé : Bien, moi, la seule
chose que je rajouterais pour terminer mon commentaire, c'est que, dans la LSSSS actuelle, l'article 208 fait un... sous
réserve de ce que prévoit le règlement, etc. Et ça, cet article-là, cette
portion-là n'a jamais été utilisée, jamais utilisée à ce qu'on me dit.
Alors, je pense qu'ici on se donne juste un mécanisme, comme on a dans la LSSSS, que si des intervenants, comme en matière
financière, devaient intervenir, je pense qu'on se donne la flexibilité de pouvoir le faire, ce qui
n'est pas différent du tout de ce qui est dans la LSSSS actuellement, alors...
Puis je pense que c'est le commentaire que je voulais rajouter, M. le
Président. Je n'ai pas d'autre chose à rajouter.
Le Président (M. Provençal)
: Pas d'autre commentaire à côté? M. le
député.
M. Fortin :
Simplement pour dire que, pour quelque chose qui n'a jamais été utilisé, je
trouve qu'on en fait peut-être une... Justement, on y tient beaucoup, la
partie
gouvernementale, pour quelque chose qui n'a jamais été utilisé et qui, selon nous, on n'en voit pas l'utilité non plus. Alors,
on a peine à comprendre pourquoi le gouvernement y tient à ce point-là,
M. le Président.
Président (M. Provençal)
Y a-t-il d'autres interventions
en lien avec l'amendement du député de Pontiac? Alors, M. le député de
Rosemont, bon matin.
M. Marissal : Bonjour.
Bonne semaine à vous, chers collègues. Rebonjour. On est repartis pour une
semaine.
J'ai, moi aussi, sursauté un peu, là, en voyant
le nombre d'amendements, là, qui nous ont été déposés encore une fois ce matin,
là. On ne joue pas à armes égales ici, là. On est essentiellement deux avec des
moyens plus réduits de ce côté-ci de la table. Ça devient compliqué, là, pas de
farce, là. Puis vous allez me dire : Bon, on écoute puis on ajuste, là, mais cela dit, là, sur la trentaine
d'amendements que j'ai déposés depuis le début, à part deux amendements purement cosmétiques, aucun n'a été accepté par le
gouvernement. C'est correct, c'est la prérogative du gouvernement puis
ça marche avec les maths. Et si tu es plus nombreux d'un bord, c'est toi qui
gagnes. Je comprends ça.
Le Président (M. Provençal)
: ...sur l'article 167.
M. Marissal : Vous avez une
mémoire phénoménale, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Et c'était le 12 septembre en
plus.
M. Marissal : Arrêtez, là, je
vais me sentir mal. Mais je sais qu'on peut compter sur vous en toutes
circonstances, M. le Président. J'ai fait cette remarque-là parce que c'est un
peu une figure de style de dire qu'on a le temps de les étudier, là. Moi, comme
tout le monde ici, j'ai une journée à faire, là, puis on n'est pas mal moins nombreux que nos amis d'en face, là. Puis ma
collègue Audrey, ici, qui est extraordinaire et compétente, est
toute seule, ce qui n'est pas le cas du gouvernement.
Ça fait que je fais juste dire que ce n'est pas
la première fois. Là, on arrive le lundi matin avec notre petit paquet cadeau,
là, puis on recommence la semaine avec ça. Ce n'est pas juste l'avion qu'on
construit en vol, là, c'est l'aéroport aussi, là.
Président (M. Provençal)
...un certain laps de temps avant
de s'y rendre, là, parce qu'on a un bloc quand même assez important
d'articles à élaguer avant.
M. Marissal : Oui,
mais le sable coule dans le sablier. J'ai lu les mêmes articles que mon
collègue de Pontiac.
Le Président (M. Provençal)
: C'est beau.
M. Marissal : Et
puis, bon, j'ai réalisé au même moment qu'on avait passé le cap des
100 heures. Ce n'est pas une limite, hein? Ce n'est pas un
objectif non plus.
Président (M. Provençal)
: Non.
M. Marissal :
Ça prendra le temps que ça prendra. Sur l'amendement, M. le Président, j'ai
eu les mêmes échanges que mon collègue de
Pontiac, là. Donc, je partage sa préoccupation et je suis en faveur de son
amendement, mais j'ai entendu les mêmes explications. Ça fait que je
vais m'arrêter là pour tout de suite.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix de l'amendement qui a été déposé par le député de
Pontiac.
M. Marissal :
Par appel nominal.
Le Président
(M. Provençal)
: Par appel nominal,
Mme la secrétaire, s'il vous plaît.
Secrétaire : Oui. M. Fortin (Pontiac)?
Secrétaire : M. Dubé (La Prairie)?
Secrétaire : Mme Blouin (Bonaventure)?
Secrétaire : Mme Abou-Khalil (Fabre)?
Mme Abou-Khalil :
Contre.
Secrétaire : Mme Poulet (Laporte)?
Secrétaire : M. Chassin (Saint-Jérôme)?
Secrétaire : M. Marissal (Rosemont)?
Secrétaire : M. Provençal (Beauce-Nord)?
Le Président (M. Provençal)
: Abstention. L'amendement
déposé par M. le député de Pontiac à l'article 253 est rejeté.
Maintenant, nous
revenons à l'article 253. Y a-t-il d'autres interventions? S'il n'y a pas
d'autre intervention à l'article 253... Je peux vous laisser encore
quelques minutes, M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Bien, une différence, là, qui est notable, là, c'est le
quatrième paragraphe. On vient dire «assumer toute autre fonction que lui
confie le président-directeur général» puis, dans la LSSSS, on parlait d'un
plan d'organisation. Qu'est-ce qui se passe
avec ce plan d'organisation là? Il a-tu pris le bord en quelque
part le long de
la route, là?
Le Président
(M. Provençal)
: Alors,
maître, je vais vous demander de vous nommer. Je ne l'oublierai pas cette
fois-ci.
M. Paquin (Mathieu) : Oui,
M. le Président. Mathieu Paquin, de la Direction des affaires juridiques au
ministère de la Santé et des Services sociaux.
Alors, oui,
effectivement, là, comme on l'a vu précédemment, la notion de plan
d'organisation n'a pas été reprise dans le
projet de loi. C'est plutôt le président-directeur général qui va établir
l'organisation de l'établissement. Donc, c'est pour ça ici qu'on parle
directement des fonctions qui sont confiées par le président-directeur général.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va? Oui, M. le député de Rosemont.
M. Marissal :
Bien, toujours en référence, oui, en référence... j'allais dire
concordance, mais, en fait, plus en référence
à 208, j'ai une question technique, ici, là, le 5.1, avec un signe grec en
avant que je ne connais pas. Me Paquin va m'aider là-dessus,
j'imagine, là. Allez voir à 208 de la LSSSS, 5.1. Comment appelle-t-on le signe
qui est devant?
M. Dubé : Vous êtes de bonne
heure, ce matin... question existentielle.
Le Président (M. Provençal)
: Me Paquin.
M. Paquin (Mathieu) : Oui, M.
le Président. Sauf erreur de ma part, ce petit signe qu'on voit là, assez
bizarrement, on va l'utiliser pour un intitulé qui ouvre une sous-section, mais
le nom particulier du signe serait «paragraphe».
M. Marissal : O.K. Donc,
c'était simplement le
titre d'une sous-section qu'on a recopié tout simplement,
mais ça n'a aucun rapport avec 208, là.
M. Paquin (Mathieu) : Absolument,
M. le Président. Ça n'a aucun rapport.
M. Marissal : C'est bon. Je
trouvais que ça n'avait aucun rapport, mais je voulais l'entendre. O.K. C'est
bon pour moi.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va? Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur le 253? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 253 est adopté?
Une voix : Sur division.
Le Président (M. Provençal)
: Sur division. Très bien. 254, M. le
ministre.
M. Dubé : Bien.
«254. Un établissement de Santé Québec comprend un conseil des infirmières et
[des] infirmiers.
«Ce conseil est composé de l'ensemble des
infirmières et infirmiers qui exercent leur profession au sein de
l'établissement.»
Commentaire. Cet
article prévoit qu'un conseil
des infirmières et infirmiers est formé dans un établissement. Il précise la
composition d'un tel conseil.
Et l'amendement que je vais noter ici, si vous
permettez, M. le Président...
Le Président (M. Provençal)
: Oui, allez-y.
M. Dubé : Alors :
Insérer, dans le deuxième alinéa de l'article 254 du projet de loi, et
après «infirmiers», «incluant les infirmières praticiennes spécialisées,
ainsi que des infirmières et [des] infirmiers auxiliaires».
Le commentaire. Cet amendement vise à clarifier
que les infirmières et les infirmiers auxiliaires font
partie du conseil des
infirmières et infirmiers, de même que les infirmières praticiennes
spécialisées.
Et on voit, à l'écran, si on va un petit peu
plus bas, exactement, que maintenant le conseil, lorsqu'on prend en note
l'amendement qu'on vient de proposer, que le conseil est composé de l'ensemble
des infirmières, incluant des infirmières praticiennes spécialisées ainsi que
des infirmières et infirmiers auxiliaires. Voilà.
Le Président (M. Provençal)
: Y a-t-il des interventions sur
l'amendement? M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Est-ce que c'était juste un oubli ou si vous avez changé
d'idée en cours de route?
Le Président (M. Provençal)
: Je ne ferai pas de commentaire.
Dr Bergeron, s'il vous plaît.
M. Bergeron
(Stéphane) : Merci, M. le Président. Il ne s'agit pas d'un
oubli. C'était notre pensée dès le départ. Certains ont demandé à ce que
ce soit précisé encore plus clairement. C'est ce qu'on a fait, mais, pour nous,
ce n'est aucunement un changement d'orientation.
M. Fortin : O.K. Pour vous, c'était... infirmières, infirmiers, ça
incluait déjà les IPS et les auxiliaires.
M. Bergeron (Stéphane) : Tout à
fait.
M. Fortin : O.K. Pas d'enjeu. Pas d'enjeu particulier avec l'amendement qui vient
préciser la pensée de la
partie ministérielle.
Le Président (M. Provençal)
: M. le député de Rosemont,
est-ce que vous avez un... Oui, je pense que vous avez une intervention.
M. Marissal :
Bien oui, j'étais pas mal à la même place. Il y a... Je me rappelle
notamment du plaidoyer des infirmières
auxiliaires, qui étaient venues nous dire essentiellement qu'elles existaient
aussi puis qu'on avait tendance à les
oublier. Je m'étonne, parce que c'est quand même des entités distinctes, là,
infirmières puis infirmières auxiliaires. Elles ont leur propre... elles ont leur propre regroupement. Je
m'explique mal que, dans la LSSSS, ça allait de soi. Pour moi, ça ne va pas de soi, là, mais je pense que
c'est un ajout valable que de le mettre, là. Ça va rassurer les gens qui sont venus
nous dire qu'ils se sentaient négligés dans le...
Le Président (M. Provençal)
: Alors, y a-t-il d'autres
interventions sur l'amendement de M. le ministre à l'article 254?
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement à
l'article 254 est adopté?
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. Maintenant, sur
l'article 254 amendé, y a-t-il des interventions? M. le député de
Pontiac.
M. Fortin : Oui. Il y avait... Auparavant, là, dans l'article 219,
on disait qu'on venait former un conseil des infirmières
juste pour des centres où il y a au moins cinq infirmières qui travaillent. Là,
on a enlevé ça, là, je comprends, parce qu'on parle d'établissements qui
sont...
M. Dubé :
Vous avez dit 219?
M. Fortin : Bien, de la LSSSS, là, qui est dans la LSSSS.
M. Dubé :
Ah! de la LSSSS. Excusez-moi, excusez-moi.
M. Fortin : Oui. On venait dire que c'était uniquement pour les centres
où il y avait cinq infirmières qui travaillent.
Là, je comprends que, dans les établissements de Santé Québec, il va toujours y
avoir cinq infirmières, là, il y a... Ça va de soi.
M. Bergeron (Stéphane) : Je
dirais que dans les établissements de Santé Québec et dans Santé Québec, il va
y avoir beaucoup d'infirmières, plus que cinq.
M. Fortin : La pénurie de main-d'oeuvre est vraiment rendue une mosus
de bonne affaire, si on est à cinq, cinq infirmières ou moins. O.K. Ça va. D'accord.
Le Président
(M. Provençal)
: Y a-t-il d'autres
interventions sur l'article 254 amendé? S'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 254 amendé est adopté?
Le Président
(M. Provençal)
: Adopté.
Merci. 255, M. le ministre.
M. Dubé :
Avec plaisir, M. le Président. Alors :
«255. Conformément au
règlement intérieur de l'établissement, le conseil des infirmières et [des]
infirmiers est responsable envers le conseil interdisciplinaire d'évaluation
des trajectoires et de l'organisation clinique de donner son avis sur les
sujets suivants :
«1° en les
considérant du point de vue des infirmières et des infirmiers :
«
a) les trajectoires
de services cliniques au sein de l'établissement, notamment en ce qui concerne
leur pertinence et leur efficience;
«
b) l'organisation
technique, scientifique et clinique de l'établissement;
«
c) la distribution
des services cliniques; et
«2° tout autre sujet
que le conseil interdisciplinaire porte à son attention.»
Alors, vous ne serez
pas...
Le Président
(M. Provençal)
: Bien,
vous avez un amendement pour être en cohérence avec l'article 167.
M. Dubé :
Qui était d'ailleurs une suggestion du député de Rosemont.
Le Président
(M. Provençal)
: M.
le député de Rosemont... faite le 12 septembre.
M. Dubé : Faite le
12 septembre, dont on a parlé un petit peu plus tôt ce matin. Alors, j'ai
hâte de voir s'il va avoir un amendement à faire, mais c'est son amendement.
Alors, on remplace
l'article 255 du projet de loi par le suivant :
«Conformément au règlement intérieur de
l'établissement, le conseil des infirmières et des infirmiers est responsable
envers le conseil interdisciplinaire d'évaluation des trajectoires et de
l'organisation clinique de donner son avis sur les sujets suivants, en les
considérant du point de vue des infirmières et des infirmiers :
«1° les trajectoires de services cliniques au
sein de l'établissement, notamment en ce qui concerne leur pertinence et leur
efficience;
«2° l'organisation technique, scientifique et
clinique de l'établissement;
«3° la distribution des services cliniques; et
«4° tout autre sujet que le conseil
interdisciplinaire porte à son attention.»
Président (M. Provençal)
Y a-t-il des interventions
concernant l'amendement qui a été déposé par M. le ministre? M. le
député de Rosemont, je devrais peut-être vous le demander, parce que c'est
vraiment en cohérence avec ce que vous aviez suggéré à l'article 167.
M. Marissal : Oui, je... C'est
parfaitement en cohérence. Je n'ai rien à ajouter. Je garde généralement mes
incohérences pour la fin de la semaine. Là, on est au début de la semaine.
M. Dubé : On est au début, pas
mal.
M. Marissal : Ça me convient.
M. Dubé : C'est bon de rire, le
premier matin. C'est bon.
Le Président (M. Provençal)
: Alors, s'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'amendement déposé à l'article 255 par M. le
ministre est adopté?
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. Alors l'article 255
amendé est adopté. 256, M. le ministre.
M. Dubé : Très bien. Se lit
comme suit :
«Conformément au règlement intérieur de
l'établissement, le conseil des infirmières et des infirmiers est responsable
envers le directeur des soins infirmiers :
«1° d'apprécier, de manière générale, la qualité
des actes infirmiers posés au sein de l'établissement et des activités visées à
l'article 36.1 de la
Loi sur les infirmières et les infirmiers qui y sont
exercées;
«2° de faire des recommandations sur les sujets
suivants :
«
a) les règles de soins infirmiers applicables à
leurs membres au sein de l'établissement;
«
b) les règles relatives aux soins médicaux et à
l'utilisation des médicaments applicables à ses membres;
«
c) la distribution appropriée des soins
dispensés par ses membres au sein de l'établissement;
«3° de donner son avis sur les moyens à prendre
pour évaluer et maintenir la compétence des infirmières et des infirmiers;
«4° d'assumer toute autre fonction que lui
confie le directeur des soins infirmiers.»
Et je vais lire l'amendement qui s'y rapporte...
Le Président (M. Provençal)
: Oui, s'il vous plaît.
M. Dubé : ...où on ne fait que,
entre autres, à l'article 256 :
1° insérer, dans le paragraphe 2° :
a) remplacer, dans le sous-paragraphe a, «leurs»
par «ses»; et
b) remplacer, dans le texte anglais du
sous-paragraphe b, «their» par «its»;
2° ajouter, à la fin, l'alinéa suivant :
«Dans l'exercice
de ses responsabilités, le conseil des infirmières et des infirmiers tient
compte de la nécessité de rendre des services adéquats et efficients aux
usagers, de l'organisation de l'établissement et des ressources dont dispose
cet établissement.»
Le commentaire. Cet amendement vise à corriger
une rédaction fautive. Il vise également à ajouter une précision en concordance
avec l'article 168 du projet de loi. Il vise également à corriger le texte
anglais du projet de loi afin qu'il soit en adéquation avec la version
française.
Alors, je pense qu'on voit à l'écran l'ajout, au
petit a, donc, les règles des soins infirmiers applicables à ses membres. Et
deuxièmement, dans l'exercice de ses responsabilités, c'est le paragraphe qui a
été ajouté à 256.
Président (M. Provençal)
Interventions sur l'amendement de
M. le ministre à 256? M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Bien, d'abord, j'aime bien l'expression du ministre,
petit a, petit b, petit c. C'est la première fois que j'entends
ça en commission puis c'est exact.
Sur les corrections,
disons, là, de français et d'anglais, il n'y a pas d'enjeu. Sur la
partie qu'on
appelle une
partie de concordance avec les responsabilités du CMDP, donc
l'article 168, on s'entend sur la nécessité, là, que le conseil des
infirmières va rendre des services, les meilleurs possibles, mais ici, on vient
dire «adéquats et efficients». On ne fera pas le débat sur les mots, mais les
meilleurs services possibles.
Mais on vient aussi dire au conseil des infirmières
de faire attention aux ressources qu'on a, c'est-à-dire de ne pas... On ne peut
pas nécessairement proposer n'importe quoi parce qu'il faut tenir compte des
ressources dont dispose l'établissement.
Cette partie-là, j'y tiens moins que la première, là, parce qu'on vient un peu,
disons, baliser ce que le conseil peut mettre de l'avant. Ceci étant, je n'en
ferai pas un combat. C'est la même disposition qu'on a au 168, mais je vous
avoue que je l'aime moins que la première partie. J'aime moins tendre à baliser
ce que le conseil peut ou ne peut pas dire.
Le Président (M. Provençal)
: C'est une restriction qui vous rend
un petit peu mal à l'aise.
M. Fortin : Vous avez bien saisi mon propos, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Là, on est
toujours sur l'amendement?
Le Président (M. Provençal)
: Oui.
M. Marissal : Oui. Non,
j'aurais quelque chose sur le fond, 256. Merci.
Le Président (M. Provençal)
: Donc, on peut y aller pour
l'amendement?
Président (M. Provençal)
S'il n'y a pas d'autre
intervention sur l'amendement déposé par M. le ministre à
l'article 256, nous procédons à la mise aux voix. Est-ce que l'article...
l'amendement est adopté?
Président (M. Provençal)
Adopté. Merci. Alors, on revient
maintenant à l'article 256 amendé, et, M. le député de Rosemont,
vous aviez mentionné que vous auriez une intervention.
M. Marissal : Oui.
J'essaie de voir s'il y a une différence entre 221, 2°, de la LSSSS et le
troisième paragraphe de 256, c'est-à-dire que, dans la LSSSS, à 221, 2°, on
disait : les moyens à prendre pour évaluer et maintenir a compétence
des infirmiers... des infirmières et des
infirmiers, pardon. Troisième paragraphe de 256, on dit : «de donner son
avis sur les moyens à prendre pour
évaluer et maintenir la compétence des infirmières et des infirmiers». Il
semble y avoir une couche de plus, de donner son avis et puis des moyens
à prendre, là, mais peut-être que je le lis mal, là.
M. Dubé : Est-ce que je
pourrais demander au député de préciser? Je ne comprends pas... Je veux bien
comprendre votre question.
M. Marissal : O.K. Regardez le
cahier de concordance, là, que vous nous avez donné au début.
M. Dubé : Oui. On parle de
l'article 220, là.
M. Marissal : Moi, je regarde
256 du p.l. no° 15, puis évidemment c'était lié au 220 de la LSSSS. Ça
fait qu'à la toute fin du 220 de la LSSSS, on a 221, deuxième paragraphe. On y
indique les moyens à prendre pour évaluer et maintenir la compétence des
infirmières et des infirmiers. Est-ce que vous me suivez?
M. Dubé : Oui, très bien.
M. Marissal : D'accord.
Et, dans l'article 256, donc, qui est devant nous en ce moment, troisième
paragraphe, on dit plutôt «de donner son avis sur les moyens à prendre
pour évaluer et maintenir la compétence des infirmières et des infirmiers».
M. Dubé : ...M. le Président,
ça va.
Le Président (M. Provençal)
: ...Me Paquin.
M. Paquin
(Mathieu) : Oui, M. le Président. En fait, ici, et c'est
peut-être notre erreur, là, dans la confection du tableau qui fait les
comparaisons, c'est que, si on regarde à la toute fin de la colonne, vous voyez
l'article 221, et on vous cite le paragraphe 2°. Le membre introductif de l'article 221
de la LSSSS ne s'y trouve pas, et c'est dans cette... dans ce membre
introductif là de l'article 221 qu'on voit que le conseil des infirmières
et des infirmiers est responsable de donner son avis sur les questions
suivantes et, deuxièmement, les moyens à prendre.
Donc,
lorsqu'on prévoit, au paragraphe 3° de 256 du projet de loi, que le conseil
donne son avis sur les moyens à prendre, en fait, c'est la même chose.
M. Marissal : O.K. Je comprends qu'il
n'y avait pas de lien direct. Donc, vous avez mis 221 à la fin pour fins de
concordance, pour qu'il y ait un rapport avec 256.
M. Paquin
(Mathieu) : Oui, M. le Président.
Le Président
(M. Provençal)
: Autres
interventions sur l'article 256?
M. Marissal :
Oui. Sur le fond, là, je regarde les articles passés depuis tout à l'heure,
là, sur le conseil des infirmières et
infirmiers, puis il me semble qu'il y a quelque chose qu'on ne voit pas, qui
est pourtant cher au ministre puis dont il parle souvent. Peut-être que
ça ne va pas là, peut-être que ça va ailleurs, peut-être que ça ne va pas
dans...
Je parle de
l'autogestion des horaires, quelque chose qui revient souvent. Puis je ne vous
dirai pas que c'est la panacée, l'autogestion des horaires, là. J'ai vu des
endroits où ça marche super bien, j'ai vu d'autres endroits où c'est à peu près inapplicable, là, mais c'est
quelque chose dont on parle très souvent. Je ne vois rien qui semble s'approcher
de ça dans les articles qu'on traite ici.
M. Dubé :
Bien, écoutez, c'est une très
bonne question, mais c'est vraiment une question de convention collective. Vous
avez raison de dire que c'est très important pour moi, puis pour notre
ministère. Pour notre gouvernement, ça fait
partie des négociations,
mais c'est vraiment un enjeu de convention collective.
M. Marissal :
O.K. C'est bon pour moi pour le moment.
Le Président
(M. Provençal)
: Oui,
M. le député de Pontiac.
M. Fortin : ...des discussions avec l'Ordre des infirmières sur
l'article 256?
Le Président
(M. Provençal)
: Dr Bergeron.
M. Bergeron (Stéphane) : Nous
avons eu des échanges. Ils nous ont fait part de recommandations et de commentaires
sur l'article 256, oui.
M. Fortin : Que vous avez choisi de ne pas inclure, là, de toute
évidence.
Le Président
(M. Provençal)
: Dr Bergeron.
M. Bergeron (Stéphane) : M.
le Président, donc, comme pour toutes les personnes, tous les groupes qui nous
écrivent, ils ont été réfléchis et requestionnés. Et le positionnement, suite à
cette réflexion, est celui que vous lisez à l'article du p.l.
no° 15.
M. Fortin : O.K. Donc, vous avez choisi de vous en tenir à l'article
initial avec l'amendement, disons, plus général, là, qui a été mis de l'avant,
hein? Mais dans les recommandations de l'Ordre des infirmières, ils sont quand même assez directs avec la
partie gouvernementale,
M. le Président. L'Ordre des infirmières parle d'inclusion de façade
quand on vient parler, là, des conseils des infirmières et infirmiers, de
l'apport plus grand, parce que leur point de vue, et je dois me rallier à ça,
là, c'est de dire qu'ici, là, on donne le pouvoir au conseil des infirmières de
faire des recommandations sur les règles de soins infirmiers applicables, mais
ce qu'ils aimeraient, c'est pouvoir approuver des règles de soins infirmiers
applicables.
Alors, pourquoi
vous... Pourquoi vous n'entendez pas? Vous les entendez, mais pourquoi vous
n'acceptez pas d'inclure leur suggestion ici? Pour nous, là, si on veut donner
une réelle inclusion, un réel pouvoir au conseil des infirmières, bien, leur donner la possibilité d'approuver les règles de
soins infirmiers applicables à leurs membres, il me semble que c'est la
moindre des choses.
Le Président
(M. Provençal)
: Dr Bergeron.
M. Bergeron
(Stéphane) : Oui, M. le Président. Donc, effectivement, parmi les
commentaires qu'il y avait, il y en a deux qui ressortaient du lot. Il y en
avait un sur la manière dont était formulé le contrôle et l'évaluation de la
qualité de l'acte des membres du conseil qui diffère entre celui des
infirmières, celui des... et celui du CMDP. Dans les deux cas... et, pour l'autre, c'est effectivement comme vous avez
mentionné, on peut dire que la décision finale sur la règle de soins est
enchâssée différemment dans les deux conseils.
Dans les deux cas,
cela s'explique par, encore une fois, le fait que l'un des groupes soit des
travailleurs autonomes. Et donc, dans ce cas-ci, ce n'est pas le... Pour les
médecins, ce n'est pas le directeur médical qui est l'employeur
des médecins, et donc c'est un comité de pairs qui a la capacité d'évaluer la
compétence et les fautes de ses commettants,
le cas échéant. Dans l'autre cas, nous sommes dans une relation totalement
différente entre un employeur et ses employés, et il y a les droits qui
sont associés à cela, les droits de gérance, les droits de supervision de la
qualité du travail. Et il est... Il n'est pas considéré de retirer à
l'employeur, dans ce cas-ci l'établissement, la capacité d'évaluer la qualité
de ce que font ses membres ou de laisser les membres déterminer par eux-mêmes
ce que seront les règles qui vont les gouverner.
M. Fortin : Pouvez-vous répéter votre dernière phrase par rapport
aux...
M. Bergeron
(Stéphane) : Je parle des règles de soins infirmiers ici, donc qui sont
des règles qui gouvernent le travail
infirmier. On va parler d'une gouvernance professionnelle et non pas une
gouvernance organisationnelle. Là, on
parlait d'autogestion, c'est autre chose. Ce sont des matières de nature
syndicale. Mais même dans cette gouvernance-là,
ce que je disais, c'est que l'établissement allait... ne laisserait pas à ses
employés le pouvoir de déterminer les règles professionnelles qui les
guident.
Le Président
(M. Provençal)
: M.
le député de Pontiac.
M. Fortin : Oui. Tu sais, le message dans le... Le ministre envoie des
messages, disons, publiquement, depuis le
dépôt de son projet de loi, qu'il veut une collaboration plus grande, qu'il
veut un apport plus important, entre autres, des infirmières. Alors, je
peux comprendre, à entendre les propos du Dr Bergeron par rapport à la
décision qui a été prise sur la
recommandation de l'ordre, que ça apparaît comme une inclusion de façade. Je
peux comprendre qu'on ne se rend pas
au bout de l'argument ici, là. Puis de dire que, bien, parce que ce sont des
employés, ils ne devraient pas être en mesure, le conseil des infirmières ne
devrait pas être en mesure d'approuver, pas d'élaborer, là, juste d'approuver
les règles de soins applicables, disons que
ça donne l'impression qu'on a un discours d'ouverture mais que, dans
l'application du texte de loi, c'est autre chose. Dans l'application des
pouvoirs et des responsabilités qui incombent au conseil professionnel, c'est
autre chose.
Parce que la demande
qu'ils font aujourd'hui, M. le Président, c'est simplement dire : Est-ce
qu'on peut avoir un droit de regard, c'est-à-dire de les approuver, ces
règles-là? On ne veut pas les réécrire, on ne veut pas les amender, on ne veut
pas les modifier, on ne veut pas... On veut juste dire : Est-ce qu'elles
nous conviennent ou est-ce qu'elles ne nous conviennent pas? J'encouragerais la
partie gouvernementale à reconsidérer sa position, parce que c'est... ce n'est pas une demande qui est
excessive, ce n'est pas une demande qui est... C'est une demande qui est,
disons, en lien avec l'évolution du discours sur le rôle des infirmières
et les prises de position publiques du ministre.
M. Dubé : ...simplement signifier mon désaccord avec le
commentaire du député, puis je n'ai pas rien à ajouter. Je pense qu'on a
vraiment augmenté le rôle des infirmières à l'essentiel du p.l. n° 15. Il
reste un devoir d'employeur qui est important aussi. Puis je n'ai pas d'autre
commentaire.
Fortin : O.K. M. le Président, on va quand
même déposer l'amendement, permettre à tous les collègues autour de la table de
se prononcer de la même façon que le ministre vient de le faire.
M. Dubé :
Pas de problème.
Fortin : Ou d'une autre façon, si c'est leur choix.
Le Président (M.
Provençal)
: Alors...
M. Fortin : Bien,
pouvez-vous suspendre un petit instant? Juste parce qu'il faut juste que... je
veux juste nous... s'assurer que notre amendement est en lien avec
l'amendement qui a déjà été approuvé, là, par la commission.
Le Président (M.
Provençal)
: Oui, on
va suspendre, s'il vous plaît.
(Suspension de la séance à
10 h 33)
Le Président (M. Provençal)
: On reprend nos travaux.
Pour une question d'efficacité, j'ai demandé au député de Pontiac et au député de Rosemont si on pouvait
suspendre temporairement l'article 256, qui est déjà amendé, le temps
de finaliser puis de faire des vérifications. On traiterait 257 et 258 et,
après ça, on va revenir à 256. Consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M.
Provençal)
: Merci. Alors, 257, M. le
ministre.
Dubé : Merci beaucoup, M. le Président. Alors, 257 se lit comme
suit :
«Le conseil des
infirmières et infirmiers peut, avec l'autorisation du président-directeur
général, s'adjoindre tout expert ou toute
autre personne pour l'assister dans l'exercice de ses fonctions et pouvoirs.
Cet expert, au même
titre que le
conseil, a accès au dossier d'un usager lorsque les renseignements qu'il
contient sont nécessaires à l'exercice de ses fonctions.
«L'expert doit, avant
de commencer à exercer ses fonctions, prêter le serment prévu à
l'annexe I.
«L'expert ne peut
être poursuivi en justice en raison d'un acte accompli ou omis de bonne foi
dans l'exercice de ses fonctions.»
commentaire : Cet
article prévoit la possibilité, pour le conseil des
infirmières et des infirmiers, de requérir le soutien d'un expert ou d'une autre personne pour l'assister. Il
précise que l'autorisation du président-directeur général est alors
requise.
Le Président (M.
Provençal)
: Et vous
avez votre amendement.
M. Dubé : Je vais lire
l'amendement : Supprimer, dans le premier alinéa de l'article 257 du
projet de loi, «ou toute autre personne».
commentaire : Cet amendement vise à supprimer «ou toute autre personne»
dans le premier alinéa de cet
article en concordance avec ce qui est
prévu à l'article 169 du projet de loi.
Le Président (M.
Provençal)
: Alors,
on va...
M. Dubé : Puis
on se rappelle que 169, c'était le CMDP, là, c'étaient les mêmes règles.
Le Président (M. Provençal)
: Donc, vous avez la
modification. Oui... Interventions concernant l'amendement?
Fortin : Pas d'enjeu, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Il n'y a pas d'enjeu.
Alors, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'amendement déposé par
M. le ministre à l'article 257 est adopté?
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. Maintenant,
interventions sur l'article 257 amendé? Oui. M. le député de
Rosemont. Excusez-moi.
M. Marissal :
Oui. Dans notre feuille de route
comparative, là, projet de loi n° 15, LSSSS, ça n'existait pas dans
la LSSSS. Qu'est-ce que vous cherchez à corriger ou à améliorer qu'on n'avait
pas dans la LSSSS ici?
Le Président (M.
Provençal)
: Alors,
Dr Bergeron.
M. Bergeron
(Stéphane) : M. le Président, je pense que c'est un témoignage de
l'importance que l'on veut accorder dans les conseils d'infirmiers et
infirmières à l'évaluation de la qualité de l'acte et au renforcement de leur
capacité à évaluer, à apprécier la qualité de l'acte.
Donc,
c'est une fonction qui est essentielle, bien qu'on l'aborde différemment entre
le CMDP et le... et le CII. Il y
avait lieu, quant à nous, d'ajouter ce que la LSSSS ne prévoyait pas, la
possibilité d'avoir... de se doter d'une expertise, de doter le CII d'une
expertise, à sa demande, pour encore mieux se prononcer sur l'appréciation de
la qualité de l'acte et des recommandations.
M. Marissal :
Donc, c'est quelque chose qu'on ne pouvait pas faire avant. Vous voyez ça
dans quelle mesure où ce serait nécessaire
que le CII cohorte un expert à qui on donne quand même le droit de regard sur
le dossier d'un patient? Ça me paraît quand même être une mesure assez
exceptionnelle, là.
Le Président (M.
Provençal)
: Docteur.
M. Bergeron (Stéphane) : Merci, M. le Président.
Donc, vous avez raison que même pour cette possibilité-là, qui existait du côté du CMDP, c'est une expertise
qui n'est... à laquelle on ne fait pas souvent appel, d'autant plus dans la
réalité de grands établissements qui sont dotés de fortes compétences,
généralement, avec le nombre. C'est donc quelque chose auquel on peut
faire appel, ponctuellement, mais ce n'est pas prévu être la norme. C'est juste
une possibilité supplémentaire, au cas où un CII dit : Je suis appelé à me
prononcer ou à apprécier la qualité des soins infirmiers, émettre des avis, des
recommandations, mais je ne suis pas sûr que je n'aurais pas besoin d'avoir une
expertise de pointe pour un regard différent
pour nous éclairer puis donner un meilleur avis aux recommandations à la suite
de tout ça.
M. Marissal : Mais ici il ne s'agit
pas d'un mécanisme dans un processus d'appel. Par exemple, le CII ne serait pas
d'accord avec une décision disciplinaire, ferait réévaluer l'acte par
quelqu'un, c'est quelque chose qui se fait concurremment avec le processus en
place. Ça ne fait pas
partie d'un processus d'appel ou de contre-vérification.
M. Bergeron
(Stéphane) : M. le Président, effectivement, l'évaluation individuelle
de l'acte et le jugement sur la qualité
n'est pas du ressort du CII ici. C'est pour ça qu'on parle d'apprécier, de
manière générale, les choses. Mais parfois,
même pour apprécier de manière générale, il faut échantillonner des dossiers,
il faut regarder les dossiers pour voir qu'est-ce qui a bien été,
qu'est-ce qui a mal été non pas sur un cas en particulier, mais sur plusieurs.
Donc, en
clair, pour votre réponse, il ne s'agit pas d'un expert qui va être appelé à
évaluer un cas en particulier pour un ou une infirmière que l'on... sur
laquelle on questionne le geste. Ce n'est pas ce processus-là qui est en cause
ici.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va, M. le député?
M. Marissal : Oui. Merci.
Le Président (M. Provençal)
: Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur 257 amendé? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce
que l'article 257, amendé, est adopté?
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. 258. M. le ministre.
M. Dubé : Certainement. «En plus des
fonctions prévues aux articles 255 et 256, le conseil des infirmières et infirmiers exerce, à l'égard des personnes qui
exercent des activités d'infirmières auxiliaires ou d'infirmiers auxiliaires pour
l'établissement, les fonctions suivantes:
«1° apprécier la qualité des soins infirmiers qu'elles
posent;
«2° donner son avis sur les moyens à prendre
pour évaluer et maintenir leur compétence; et
«3° faire des recommandations sur la
distribution appropriée des soins qu'elles dispensent.»
article... Ça, c'est le commentaire, pardon. Cet
article précise certaines
fonctions que le conseil des infirmières et infirmiers exerce à l'égard des personnes qui exercent des activités
d'infirmières auxiliaires et infirmiers auxiliaires. Il énonce que ces
fonctions particulières s'ajoutent à celles prévues aux articles précédents,
soit les articles 255 et 256 du projet de loi.
Le Président (M. Provençal)
: ...un amendement, M. le ministre.
M. Dubé : J'ai un amendement pour
258, qui dit : Retirer l'article 258 du projet de loi.
Président (M. Provençal)
: Parce que, dans votre commentaire, on spécifie
qu'il y aura des précisions dans l'article 259.
M. Dubé : Et voilà, merci, M. le
Président. J'aurais dû le faire immédiatement.
Le Président (M. Provençal)
: Je m'excuse. Alors, y a-t-il des interventions concernant
l'amendement à l'article 258?
M. Fortin : C'est parce que vous allez avoir un amendement au 259.
C'est ça?
M. Dubé : Oui, parce qu'on va avoir
un amendement au 259, effectivement.
Président (M. Provençal)
: Qui parle vraiment, là... L'amendement est en lien
avec le conseil des infirmières et infirmiers.
Président (M. Provençal)
: S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement
à l'article 258 est adopté?
Président (M. Provençal)
: Adopté. Alors, ce qui signifie que
l'article 258, amendé, est adopté. Maintenant, est-ce qu'on peut
revenir...
Le Président
(M. Provençal)
: Donc, l'article... Oui, c'est vrai, merci.
L'article 258 est donc
retiré. Maintenant, nous n'avons pas reçu la version finale...
hein?
M. Fortin : On est
prêts, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Oui? O.K. Alors, on va
revenir à l'article 256. Nous allons recevoir l'amendement. Vous
nous l'envoyez? Merci. Donc, on... Vous allez faire les vérifications.
On va
suspendre quelques minutes, juste le temps de permettre à Mme la secrétaire de
faire une validation, s'il vous plaît.
(Suspension de la séance à
10 h 51)
Le Président (M.
Provençal)
: Nous
reprenons nos travaux. Alors, consentement pour revenir à l'article 256
amendé et permettre au député de Pontiac de s'exprimer? Consentement. Alors, M.
le député de Pontiac.
Fortin : Merci, M. le Président.
Effectivement, là, je pense qu'on avait... on avait l'intention initialement de présenter un amendement sur l'article 256
en lien avec la discussion qu'on a eue sur le pouvoir, pour les infirmières,
entre autres, de faire des recommandations, ce qui est prévu dans le projet de
loi, là, sur les... ou, disons, sur les règles de soins infirmiers applicables, sur les règles relatives aux soins
médicaux, donc les petits a et petits b, là, du deuxième paragraphe.
Je vous dirais,
cependant, que le propos du ministre est assez clair, le propos du
Dr Bergeron est assez clair. C'est malheureux. On aurait pu présenter
l'amendement, mais disons que c'est un petit peu plus compliqué qu'on pensait,
avec la balle courbe que le premier amendement du ministre nous a lancée.
Cependant, le point reste. Si on veut un réel... dire aux infirmières qu'on
leur donne un réel pouvoir, là, bien, celui d'approuver les propres règles de soins, il me semble que c'est la base. J'aurais
aimé, disons, une ouverture différente aux propos de l'Ordre des infirmières
de la part de la
partie gouvernementale. Ceci étant, ils ont été on ne peut
plus clairs. Alors, je pense qu'on est prêts à passer au vote, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Merci. M. le député de
Rosemont, est-ce que vous avez une intervention suite au commentaire du
député de Pontiac?
M. Marissal :
Non, si ce n'est que je suis d'accord avec mon collègue de Pontiac.
Le Président (M. Provençal)
: Merci. Alors, concernant
l'article 256 amendé, nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 256, amendé, est adopté?
Une voix :
Sur division.
Le Président (M.
Provençal)
: Sur
division. Très bien.
M. Dubé : Alors,
on passe à l'article 259, si...
Le Président (M.
Provençal)
: C'est ça.
M. Dubé :
Très bien. Ce ne sera pas long.
Le Président (M.
Provençal)
: 250...
oui, 259, c'est ça.
M. Dubé : 259,
merci, M. le Président.
Le Président (M.
Provençal)
: Excusez-moi.
M. Dubé : Il n'y a pas de problème. J'y arrive. Alors :
«Le conseil des infirmières et infirmiers doit constituer un comité des
infirmières et infirmiers auxiliaires chargé d'exercer les fonctions prévues à
l'article 258. Ce comité est composé
d'au moins trois personnes choisies par et parmi celles qui exercent des
activités relevant de sa compétence.
«Ce comité peut
adopter des règlements concernant sa régie interne, son fonctionnement et la
poursuite de ses fins. Ces règlements
entrent en vigueur après avoir été approuvés par le comité exécutif du conseil
des infirmières et infirmiers.»
Maintenant, je vais
aller tout de suite à l'amendement parce que c'est quand même un changement
qu'on fait, là : À l'article 259 du projet de loi :
1° remplacer le
premier alinéa par le suivant :
«Le conseil des infirmières et infirmiers peut
constituer un comité formé d'infirmières et [d'infirmières] auxiliaires ou un
comité formé d'infirmières praticiennes spécialisées et lui déléguer l'exercice
des fonctions prévues à l'article 256 à l'égard de
ces personnes. L'exercice de ces fonctions est soumis à l'approbation du comité
exécutif du conseil des infirmières et infirmiers.»;
2° supprimer, dans le deuxième alinéa, «du
conseil des infirmières et infirmiers».
Alors, le commentaire : Cet amendement vise
à conférer l'agilité nécessaire au conseil des infirmières et infirmiers afin
de former des comités particuliers à certains de ses membres. Puis on voit
bien, je pense, à l'écran l'impact, là, de cet amendement que l'on propose à
Le Président (M. Provençal)
: Merci. Interventions sur
l'amendement?
Fortin : Oui. J'ai déjà eu la chance de me prononcer sur notre
perspective par rapport aux fonctions prévues à l'article 256. Je
n'y reviendrai pas.
Cependant, si je comprends bien l'amendement qui
est présenté par la
partie ministérielle, c'est de dire que, non seulement il
peut y avoir un comité des infirmières auxiliaires, là, comme c'était
précédemment indiqué, mais qu'il peut aussi y avoir un comité des IPS. Ça nous
semble logique. Mais on vient retirer le «doit» pour un «peut», le bon vieux débat. Alors, j'aimerais juste
comprendre pourquoi on vient changer la perspective qu'on disait... on devait
avoir un conseil des infirmières auxiliaires
et là on dit : on peut avoir... ou un comité, pardon, des infirmières
auxiliaires, mais on n'est pas obligé de le faire.
Le Président (M. Provençal)
: Dr Bergeron.
Bergeron (Stéphane) : Merci, M. le Président. De un, je pense que la
réponse qui sous-tend ça, c'est l'agilité, donner l'agilité aux établissements d'établir la configuration qu'ils
veulent. On spécifie, effectivement, avant, il n'y avait qu'un seul comité, qui
était celui des infirmières et infirmiers. On ouvre la porte à avoir plus d'un
comité pour regrouper les différents champs professionnels entre eux et
les doter de fonctions propres qui sont déléguées à partir du comité exécutif.
Donc, je pense que c'est une question d'agilité.
Fortin : Je ne veux pas vous corriger, Dr Bergeron,
mais ce n'est pas une question d'agilité de l'établissement, là. C'est
une question d'agilité du conseil... de l'établissement n'a rien à voir
là-dedans.
M. Bergeron (Stéphane) : Vous avez
raison. Excusez, M. le Président. Bien, vous avez raison à l'effet que c'est le
conseil des infirmières et infirmiers qui est autonome là-dedans. C'est le
conseil de l'établissement.
M. Fortin : Ah!
d'accord.
M. Bergeron (Stéphane) : C'est ce
que je voulais dire, c'est-à-dire que ce n'est pas à sens unique pour les
34 établissements. Chacun des conseils peut décider en fonction de sa
réalité propre, selon qu'il comporte plusieurs ou peu d'infirmières auxiliaires
ou plusieurs ou peu d'infirmières praticiennes spécialisées.
M. Fortin : O.K. Ça va pour l'instant, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va. Oui. M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Comme je le lis, là,
l'amendement : «Le conseil des infirmières et infirmiers peut constituer un comité formé d'infirmières et d'infirmiers
auxiliaires ou un comité formé d'infirmières praticiennes», donc je comprends
que c'est l'un ou l'autre. Expliquez-moi.
C'est-tu vraiment l'un ou l'autre ou pas du tout en fait? Parce qu'il y a un
«peut», là.
Le Président (M. Provençal)
: Alors là, je pense qu'on va demander à Me Paquin de
nous clarifier le libellé.
M. Paquin (Mathieu) : Oui, M. le
Président. En fait, le «ou» ici laisse toutes les options ouvertes au conseil
des infirmières et des infirmiers. Donc, ils peuvent former tous les comités,
ils pourraient n'en former qu'un seul de ceux qui sont prévus ou n'en former
aucun et tout conserver au sein du grand conseil.
M. Marissal : Le
«ou» inclut un «et» ici. Donc, on pourrait faire les deux, mais on pourrait
aussi ne pas le faire.
M. Paquin (Mathieu) : Oui, M. le
Président.
M. Marissal : Mais c'est un peu
curieux de laisser le choix quand même. Pourquoi ce serait important dans un
établissement, pas dans l'autre? «Peut constituer un comité formé d'infirmières
et d'infirmiers auxiliaires et un comité formé d'infirmières», il semble que
ça, ça ne laisse pas de place à l'interprétation.
Le Président (M. Provençal)
: Dr Bergeron.
Bergeron (Stéphane) : M. le Président, donc, il s'agit d'un reflet des
différentes réalités des établissements, où on peut comprendre que le Nunavik
et la situation des infirmières auxiliaires, IPS et autres, en termes de
nombre, est fort différente de celle d'un établissement
comme le CHUM, par exemple. Donc, ça laisse la possibilité pour se modeler en
fonction de la réalité de l'établissement et du conseil infirmières, infirmiers
de l'établissement. Donc, c'est l'agilité.
M. Marissal :
Mais l'agilité, moi, je la trouve dans «peut», là, «peut constituer». Après
ça, on comprend que, s'il n'y en a pas, on
ne peut pas former un comité avec quelqu'un qui n'existe pas, là, avec des gens
qui n'existent pas, là. Ça me va...
Ça va de soi. Puis, de toute façon, l'exemple du Nunavut, on pourrait écrire
une
annexe juste pour ça, là. C'est tellement un endroit particulier et
distinct, là, du reste du réseau.
Enfin,
je n'ai rien d'autre à dire de plus que je trouve que ça ouvre la porte à une
interprétation qui pourrait, à un moment
donné, faire qu'on n'en aura pas, l'un ou l'autre, alors que je pense que, dans
le cas où ça s'applique, on peut constituer les deux.
Le Président (M. Provençal)
: Mais moi, ce que j'ai compris
de l'explication de Me Paquin, c'est que d'un point de vue
juridique, il n'y a pas d'interprétation possible. Me Paquin.
M. Paquin (Mathieu) : Effectivement, M. le
Président. Essentiellement, donc, le conseil est libre de constituer l'un ou l'autre ou les deux comités. Donc, c'est
une décision qui lui appartient, mais il peut avoir un comité d'infirmières
et d'infirmières auxiliaires et un comité formé d'IPS, selon ce qu'il décide.
M. Marissal :
On comprend la même chose. Ça, c'est le proverbial verre à moitié plein ou
à moitié vide. Moi, je le voyais d'une autre façon. C'est bon.
Le Président (M.
Provençal)
: Y a-t-il
d'autres interventions sur l'amendement déposé par M. le ministre? S'il n'y a
pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement déposé à l'article 259
est adopté?
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. On revient à l'article 259
amendé. Y a-t-il des interventions? Ça va? Alors, s'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'article 259 amendé est adopté?
Le Président (M.
Provençal)
: Adopté.
Merci. 260. M. le ministre.
M. Dubé : Certainement.
Alors, 260 se lit comme suit, M. le Président :
«Les fonctions du
conseil des infirmières et infirmiers sont exercées par un comité exécutif
formé d'au moins quatre infirmières ou infirmiers désignés par le conseil,
du président et d'un autre membre du comité des infirmières et infirmiers
auxiliaires, du directeur des soins infirmiers et du président-directeur
général de l'établissement.
«Le comité exécutif
dispose des pouvoirs du conseil des infirmières et infirmiers nécessaires à
l'exercice de ses fonctions. Il supervise et coordonne les travaux des autres
comités du conseil, le cas échéant.
directeur des soins infirmiers veille au bon fonctionnement des comités du
conseil des infirmières et infirmiers et s'assure que le conseil apprécie
adéquatement les actes infirmiers posés au sein de l'établissement.»
vais aller tout de suite à l'amendement, si vous permettez. Alors : Remplacer le
premier alinéa de l'article 260 du projet de loi par les alinéas
suivants :
«Les fonctions du
conseil des infirmières et infirmiers sont exercées par un comité exécutif
formé d'au moins quatre infirmières ou
infirmiers, dont une infirmière praticienne spécialisée et une infirmière ou
infirmier auxiliaire, désignés par le conseil, et du directeur des soins
infirmiers.»
président-directeur général de l'établissement ou la personne qu'il désigne
peut participer aux travaux du comité exécutif.»
amendement propose un ajustement à la composition du comité exécutif du conseil
des infirmières et infirmiers afin qu'une représentativité plus
équilibrée de ses membres soit établie.
De plus, il vise à
prévoir que le président-directeur général peut participer aux travaux du
comité exécutif du conseil des infirmières
et infirmiers sans que sa présence ne soit obligatoire. Il indique également
que le président-directeur général peut désigner une personne pour y
participer.
Et, encore une fois,
on voit à l'écran l'impact, là, de l'amendement proposé sur l'article 260.
Le Président (M. Provençal)
: Alors, s'il vous plaît, on va garder
la partie... Excellent, merci.
M. Dubé : C'est
beau. Merci beaucoup.
Le Président (M. Provençal)
: Alors, vous avez
maintenant à l'écran l'essentiel de l'amendement. Y a-t-il des
interventions concernant l'amendement à l'article 260?
Dubé : ...M. le Président, qu'un peu plus bas on voit le
parallèle entre 224 et 260, là, pour mes collègues de la commission.
Le Président (M.
Provençal)
: Ah!
reviens à l'autre. C'est ça. Merci.
Fortin : Le «au moins», là, est-ce qu'il s'applique aux
infirmières praticiennes spécialisées et aux infirmières auxiliaires
aussi? C'est-à-dire, est-ce qu'on limite le nombre d'IPS et d'infirmières
auxiliaires, là, à une?
Le Président (M. Provençal)
: Me Paquin.
M. Paquin (Mathieu) : Oui, M. le
Président. En fait, le «au moins» s'appliquerait à tous les infirmières et infirmiers qui sont dans l'énumération. Donc, je
dois avoir au moins quatre infirmières ou infirmiers, dont une infirmière
praticienne spécialisée et une infirmière ou un infirmier auxiliaire. Donc,
dans le cas où je n'ai que quatre membres qui sont des infirmières ou des infirmiers dans le
conseil et... dans le comité exécutif, j'aurai au moins, donc, dans ce cas-là, une IPS et une infirmière ou un infirmier
auxiliaire. Si j'ai plus d'infirmières au total, le nombre d'IPS et d'infirmières
ou d'infirmiers auxiliaires pourra augmenter.
M. Fortin : O.K. Donc, il pourrait y avoir un comité exécutif formé de
quatre infirmières, dont deux sont IPS et deux sont infirmières
auxiliaires?
M. Paquin (Mathieu) : Oui.
M. Fortin : O.K. Vous enlevez, à travers votre amendement, là... par
votre amendement, vous enlevez la notion
d'une autre personne, à l'article 260, là, initialement, dans la
formulation initiale : doit être composé d'au moins quatre infirmières désignées par le conseil, du
président et d'un autre membre du comité des infirmières et infirmières
auxiliaires. Donc, il n'y a pas une autre personne, là, il y a vraiment
juste... puis c'est correct, là, parce qu'on inclut la notion d'infirmières
auxiliaires, mais il y a vraiment juste quatre personnes et le président
au minimum, là, disons, quatre personnes et le président.
Le Président (M. Provençal)
: Me Paquin.
M. Paquin (Mathieu) : Oui, M. le
Président. En fait, c'est une modification qui découle du fait qu'on a retiré
l'article 258, qui prévoyait la formation obligatoire d'un comité des
infirmières et des infirmiers auxiliaires. Et donc,
là, plutôt que d'avoir un membre de ce comité-là qui est membre du comité
exécutif, on atteint le même résultat en disant : Il doit y avoir
au moins une infirmière ou une infirmière auxiliaire qui est membre du comité
exécutif.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va, M. le député?
M. Fortin : Oui, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: M. le député de Rosemont.
M. Marissal :
L'article 260 est
moins directif que 224 de la LSSSS sur la présence du directeur général. Je
comprends que, dans 260, c'est facultatif, c'est au choix. Juste m'expliquer
pourquoi on a fait ce choix-là.
M. Dubé : C'est quoi, l'autre
article, M. le député, que vous avez mentionné?
M. Marissal : 224 de la LSSSS
M. Dubé : Ah! de la LSSSS.
Le Président (M. Provençal)
: Dr Bergeron.
M. Bergeron (Stéphane) : M. le
Président, donc, il s'agit d'une discussion que nous avons déjà tenue en rôle... en regard du CMDPSF, notamment sur le fait
qu'en ce qui concerne les trajectoires de soins le CII peut également se prononcer sur les trajectoires de soins. Ça
remonte au... ces avis et opinions là remontent au conseil interdisciplinaire
sur lequel le P.D.G. est, tandis qu'au niveau du conseil des infirmières et
infirmiers, pour la portion qui est pratiques professionnelles, compétences,
donc toutes ces choses-là, c'est plus en relation avec le directeur
professionnel, dans ce cas-ci, le directeur des soins infirmiers. C'est
exactement la même logique qui a été faite au niveau du CMDPSF qui est
appliquée ici, au CII, puis qui va être appliquée également dans les conseils
multidisciplinaires.
M. Marissal : C'est bon. Je
comprends. Je vais me référer de nouveau à mon organigramme que j'avais mis de
côté. Juste pour être sûr, là, dans le libellé, là : «260. Les fonctions
du conseil des infirmières et infirmiers sont exercées par un comité exécutif formé d'au moins quatre infirmières
ou infirmiers désignés par le conseil, du président», on parle du
président du conseil?
Le Président (M. Provençal)
: Me Paquin. Est-ce que c'est...
M. Marissal : «Du
président ou d'un autre membre du comité des infirmières», donc... Puis on fait
référence à président de quoi ici?
M. Dubé : Là, vous lisez l'amendement,
c'est ça?
M. Marissal : Ah! non, je suis dans
le texte, là.
Président (M. Provençal)
: Dans le premier alinéa : Par le conseil, du
président ou... et d'un autre membre du comité des infirmières et des
infirmiers, on est dans le...
Marissal : Ah! mon erreur, ça vient de sauter dans
l'amendement. C'est bon, c'est bon, c'est bon. J'étais... C'est bon,
allons-y.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va?
Le Président (M. Provençal)
: Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'amendement de M. le ministre? S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'amendement à l'article 260... 260, excusez-moi,
est adopté?
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. Maintenant, y a-t-il des
interventions sur l'article 260 amendé? S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'article 260 amendé est adopté?
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. 261 maintenant.
M. Dubé : Merci. «Le conseil des
infirmières et infirmiers peut adopter des règlements concernant sa régie interne, la création et le fonctionnement des
comités en plus du comité exécutif et du comité des infirmières et infirmiers
auxiliaires ainsi que la poursuite de ses fins.
Ces règlements entrent en vigueur après avoir été approuvés par le directeur
des soins infirmiers de l'établissement.»
Cet
article prévoit la possibilité, pour le
conseil des infirmières et infirmiers, d'adopter des règlements concernant
notamment sa régie interne et la création de comités. Il précise que ces
règlements doivent être approuvés par le directeur des soins infirmiers pour
entrer en vigueur.
Je vais lire l'amendement tout de suite.
Le Président (M. Provençal)
: ...
M. Dubé : Bien oui, certainement.
Alors : À l'article 261 du projet de
loi :
1° supprimer «et du comité des infirmières
et infirmiers auxiliaires»; et
2° insérer, après «Ces règlements»,
«doivent prévoir des règles de désignation du président du conseil et du
président de son comité exécutif. Ils».
Commentaires.
Cet amendement en est un de concordance avec les amendements proposés aux
articles 258 et 259 du projet de loi.
Il prévoit
aussi que les règlements de régie interne du conseil doivent prévoir les règles
de désignation du président du conseil et du président de son conseil
exécutif.
Puis on voit bien à l'écran, ici, l'impact de
cet amendement-là sur l'article 261.
Le Président (M. Provençal)
: Interventions sur l'amendement que
M. le ministre vient de déposer?
M. Fortin : Pas à ce moment-ci, M. le Président.
Président (M. Provençal)
: Non, ça va? Ça va. Alors, s'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'amendement à l'article 261 est adopté?
Président (M. Provençal)
: Adopté. Interventions maintenant sur
l'article 261 amendé? M. le député de Pontiac, ça va? M. le député
de Rosemont?
Président (M. Provençal)
: Ça va. Alors,
s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 261 amendé est
adopté?
Le Président (M.
Provençal)
: Adopté.
262. M. le ministre.
M. Dubé : Oui.
«Lorsqu'une recommandation du comité des infirmières et infirmiers auxiliaires
n'est pas retenue par le comité exécutif du conseil des infirmières et
infirmiers, elle doit être transmise au président-directeur général de
l'établissement accompagnée [...] de la décision.»
Alors, un peu comme
on l'a fait pour d'autres comités, à l'article 262, on propose
l'amendement suivant : Remplacer, dans l'article 262 du projet de
loi, «du comité des infirmières et infirmiers» par «un comité formé en
application de l'article 259».
Cet amendement
propose un ajustement en concordance avec l'amendement proposé à
l'article 259.
Et on voit, encore
une fois, à l'écran l'impact de cet amendement-là sur l'article 262. Merci
beaucoup.
Le Président (M.
Provençal)
: Alors,
on peut voir à l'écran les changements apportés par l'amendement à l'article 262. Y a-t-il des interventions sur
l'amendement déposé par M. le ministre? Ça va. M. le député de Rosemont,
est-ce que ça va?
Le Président (M. Provençal)
: Alors, s'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'amendement à l'article 262 est adopté?
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. Maintenant, y
a-t-il des interventions sur l'article 262 amendé? S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'article 262 amendé est adopté?
Le Président (M.
Provençal)
: Adopté.
Merci. 263. M. le ministre.
M. Dubé : «Le conseil des infirmières et infirmiers doit
faire un rapport annuel au directeur des soins infirmiers concernant
l'exécution de ses fonctions et des avis qui en résultent.
comité des infirmières et infirmiers auxiliaires, dans la forme et selon la
teneur et la périodicité déterminées par le comité exécutif du conseil
des infirmières et infirmiers, lui fait rapport.»
article prévoit l'obligation, pour le conseil des infirmiers et infirmières, de
faire un rapport annuel au directeur des soins infirmiers.
prévoit également que le comité des infirmières et infirmiers auxiliaires doit
faire rapport au comité exécutif du conseil des infirmiers.
L'amendement qui s'y
rattache est le suivant : À l'article 263 :
1° insérer, dans
le premier alinéa et après «soins infirmiers», «et au conseil d'établissement»;
2° supprimer le
deuxième alinéa de l'article 263 du projet de loi.
Cet amendement
propose un ajustement en concordance avec l'amendement proposé à
l'article 259 du projet de loi. Par
ailleurs, l'article 261 du projet de loi permet au conseil des infirmières
et infirmiers de prévoir une telle obligation dans ses règlements.
Il vise également à
prévoir la transmission du rapport annuel au conseil d'établissement.
rajouterais, comme on l'a fait pour les autres conseils, effectivement, que le
rapport annuel doit se rendre jusqu'au conseil d'établissement.
Le Président (M.
Provençal)
: Oui, M.
le député de Pontiac.
M. Fortin : Bien,
quand le ministre dit : comme on l'a fait pour les autres conseils, je
comprends qu'il va le faire pour les autres... On l'a fait pour le CMDP,
mais on va le faire pour les autres conseils, comme... Oui?
M. Dubé : Exactement,
M. le député. C'est ça.
Fortin : O.K. Mais notre... Le point qu'on
a fait lors de l'étude de l'article sur le CMDP vaut toujours ici pour le conseil des infirmières et infirmiers. Pas
contre l'ajout qu'on envoie le rapport annuel au conseil d'établissement,
mais on se souvient tous, M. le Président, que le conseil d'établissement n'a
pas les mêmes pouvoirs qu'un conseil d'administration,
donc n'a pas les mêmes pouvoirs décisionnels qu'un conseil d'administration,
c'est-à-dire : Qu'est-ce qu'ils
vont faire avec le rapport annuel lorsqu'ils vont le recevoir? C'est là où
notre enjeu demeure, et, encore une fois, puisqu'il reste beaucoup
d'étude du projet de loi, on aura la chance d'y revenir.
Président (M. Provençal)
: Ça
va, M. le député de Rosemont?
Le Président (M. Provençal)
: Ça va. Alors, s'il n'y a
pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement déposé par M. le
ministre à l'article 263 est adopté?
Le Président (M.
Provençal)
: Adopté.
Y a-t-il des interventions sur l'article 263 amendé? S'il n'y a pas
d'autre intervention...
Le Président (M.
Provençal)
: Oui,
allez-y, excusez.
Fortin : ...M. le Président, puis
peut-être qu'on l'a manqué, dans le cas du CMDP, là... O.K., mais le conseil des infirmières, lui, doit faire un rapport
annuel au directeur des soins infirmiers. Les sous-comités... là, je comprends
qu'on enlève la
partie sur le comité des
infirmières auxiliaires, là, mais des comités, que ce soit d'infirmières
auxiliaires ou d'IPS, qu'on aura choisi de faire, eux n'ont pas cette
obligation-là?
Le Président (M.
Provençal)
: Me Paquin.
M. Paquin
(Mathieu) : Oui, M. le Président. En fait, le... Si on veut leur
imposer formellement, elle pourra être prévue dans le règlement qui sera pris
par le conseil des infirmières et des infirmiers, qui va créer ces comités-là. Donc, en venant créer le comité, on va donner ces
obligations et on pourra prévoir qu'il doit rendre compte annuellement
au conseil des infirmières et des infirmiers, qui pourra, lui, ensuite, prendre
les renseignements de ce rapport-là pour les inclure dans le sien, qui est
transmis au directeur des soins infirmiers et au conseil d'établissement.
M. Fortin : O.K.,
mais avant d'accepter l'amendement, là, vous l'aviez, là, le comité des infirmières
auxiliaires. À tout le moins, là,
eux, ils devaient faire, puis selon la périodicité qu'ils voulaient, là,
mais... dans la forme qu'ils voulaient, mais ils devaient quand même
leur faire rapport. Là, on vient enlever cette obligation-là.
M. Paquin
(Mathieu) : En fait, M. le Président, certes, il y avait l'obligation,
mais la forme, la teneur et la périodicité étaient déterminées non pas par le
comité des infirmières et des infirmières auxiliaires, mais par le comité
exécutif du conseil des infirmières et des infirmiers. Donc, normalement, il y
avait une décision du conseil exécutif du CII, qui venait dire : Bien,
voici la fréquence, la teneur, ce que je veux comme rapport annuel.
Là, on ne le prévoit
pas expressément, mais ça pourrait être prévu, toujours par le conseil, qui
agit par son comité exécutif, lorsqu'il va créer un comité d'infirmières
praticiennes spécialisées ou un comité d'infirmières et d'infirmières
auxiliaires.
M. Fortin : Mais
je n'ai pas d'enjeu, puis on l'a enlevée, là, la
partie sur le rapport,
appelons ça obligatoire, là, du comité des infirmières auxiliaires, mais
l'enjeu, là, c'est que, si, dans le règlement, on vient dire quelque chose qui ressemble à ça, que le comité des infirmières
auxiliaires puis le comité des IPS fait rapport selon des modalités qui sont
déterminées par le CII, ça veut dire que le comité des infirmières auxiliaires,
le comité des IPS n'est pas maître de ce qu'il peut acheminer au conseil des
infirmières, là.
Si le comité des IPS
voit quelque chose d'aberrant puis qu'il dit : Moi, je veux faire rapport
au comité des infirmières, bien, c'est le
comité exécutif du CII qui décide quand, comment et sous quelles circonstances
il peut lui faire ce rapport-là.
Le Président (M.
Provençal)
: Me Paquin.
M. Paquin
(Mathieu) : Écoutez, M. le Président, sur cet élément-là, je pense
qu'il faut quand même faire attention sur les interprétations, a contrario,
qu'on pourrait vouloir faire des dispositions du projet de loi, en ce sens que, si on oblige le comité des infirmières et des
infirmiers auxiliaires, ou un autre comité, ou le comité des IPS à faire rapport,
à un moment donné, ce qu'on veut, c'est un rapport annuel, mais ça ne veut pas
dire qu'ils sont obligés de se taire et de ne parler que dans ces rapports-là,
s'il y a quelque chose à dire, d'autant plus que le comité exécutif du conseil des infirmières et des infirmiers comprend
minimalement une IPS et une infirmière ou un infirmier auxiliaire. Donc,
ils sont représentés sur le conseil exécutif. Donc, ils sont capables de faire
valoir leur point de vue à cet égard-là.
Fortin : Représentés mais fort très...
fort probablement minoritaires. Donc, c'est pour ça qu'on vient... entre autres, là, c'est pour ça qu'on vient dire
qu'un comité des infirmières auxiliaires ou un comité des IPS est possible
et souhaitable dans la grande majorité des cas, probablement.
Alors, je comprends ce que vous dites. Ce n'est
pas une obligation. Ils ne sont pas obligés de se taire, mais, en même temps, on ne vient pas leur donner la
possibilité de le faire. On vient dire : C'est le règlement qui viendra
décider du tout ça. Pour quelque chose qu'on avait
dans le projet de loi, peut-être pas sous la meilleure forme possible, je trouve que c'est un recul, là, ce qu'on vient
dire. On ne leur donne même plus, à travers le projet de loi, la possibilité de
le faire. On dit : Le règlement viendra décider de tout ça.
Le Président (M. Provençal)
: Dr Bergeron, avez-vous la même
lecture que le député de Pontiac?
M. Bergeron (Stéphane) : M. le
Président, je me souviens, il y a quelque temps, quand on a discuté de pourquoi
faire un rapport annuel, par exemple, au directeur médical ou au directeur
professionnel associé, on a discuté que le rapport annuel, ce n'était pas juste
l'état des travaux du comité exécutif, mais que ça représentait l'état des
travaux de tous les sous-comités qui doivent être là. Donc, à mon avis, ça fait
partie du rapport annuel du grand conseil que d'explorer et d'expliquer
qu'est-ce que ces sous-comités ou les comités de travail ou les comités de
professionnels ont fait.
Par ailleurs, il m'apparaît qu'il ne faut pas
oublier la mesure importante qu'on a mise à 262, qui est assez unique, à savoir qu'en ce qui concerne les comités
ou les sous-comités formés dans le CII... on rappelle que, lorsqu'une
recommandation n'est... d'un de ces comités-là n'est pas retenue par le comité
exécutif, elle doit être transmise au P.D.G.
Donc, je crois qu'on n'est pas dans la volonté d'éviter, de taire certains des
enjeux, mais je pense qu'on est dans une gouvernance normale de conseil
et de rapports annuels.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va-tu, M. le député?
M. Fortin : Oui, M. le Président.
Président (M. Provençal)
: Autres interventions sur l'amendement à
l'article... Oui, M. le député de Rosemont.
M. Marissal : Oui. C'est peut-être
le libellé, là, qui laisse entendre qu'on pourrait ne pas... Je comprends qu'a contrario Me Paquin nous dit que ça va
de soi puisqu'ils sont membres d'office. Je comprends bien, mais il aurait
peut-être été plus clair d'écrire : concernant l'exécution de ses
fonctions touchant tous ces professionnels ou des avis qui en résultent touchant tous ces professionnels, c'est-à-dire que, là,
à ce moment-là, on s'assure de couvrir tout et tout le monde.
Rappelons-nous,
là, puis je l'ai dit tout à l'heure, mais je pense que c'était vrai, là, quand
les... en particulier, les infirmières auxiliaires sont venues nous voir pour
nous dire qu'elles se sentaient un petit peu comme la cinquième roue du carrosse,
là, puis qu'on les oubliait régulièrement. Je répète, je comprends, là, des
articles précédents qu'elles sont incluses dans le conseil, mais... dans
le comité, c'est-à-dire, mais moi, je l'aurais précisé ici.
Le Président (M. Provençal)
: Me Paquin, est-ce que c'est
nécessaire?
M. Paquin (Mathieu) : Écoutez, M. le
Président, certains ne seraient pas forcément tous d'accord avec ça, mais, si on parle de l'exécution de ses fonctions,
il n'y a rien, dans le texte du premier alinéa de 263, qui vient limiter ou
restreindre la portée du mot «ses fonctions». Donc, il faut donc les
interpréter dans leur contexte et chercher à leur donner un sens qui va générer un résultat. Le conseil des infirmières et
des infirmiers comprend les IPS, il comprend les infirmières et les infirmiers auxiliaires, il peut former des comités,
mais tout ça fait
partie de l'exercice de ses fonctions. Donc, la généralité de «l'exécution de ses
fonctions» devrait comprendre tous les professionnels qui font
partie du comité
à l'égard de toutes les fonctions du comité.
Le Président (M. Provençal)
: Merci, maître. Est-ce que ça va, M.
le député de Rosemont?
Le Président (M. Provençal)
: Merci. Alors, est-ce qu'il y a
d'autres interventions sur l'article 263 amendé? S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'article 263 amendé est adopté?
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. Maintenant, nous allons
débuter la
section qui va parler des règles particulières au personnel
multidisciplinaire des services de santé, et on commence avec
l'article 264, en lien avec le directeur du personnel multidisciplinaire
des services de santé. M. le ministre.
M. Dubé : Écoutez, M. le Président,
je vous demanderais peut-être, si les membres de la commission sont d'accord, d'inviter Mme Catherine Lemay, qui
est la sous-ministre adjointe puis qui va peut-être pouvoir répondre plus aux
questions de... matières au personnel multidisciplinaire. Alors, peut-être pour
donner...
Le Président (M. Provençal)
: Les articles qui sont en lien avec
les services sociaux.
Le Président (M.
Provençal)
: Qui sont
plus aux alentours de 273 et suivants.
Dubé : Oui, c'est ça. Alors, oui, si vous
permettez, on va donner un petit congé au Dr Bergeron, mais il ne sera
pas loin.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va.
M. Dubé : Il ne sera pas loin.
Alors, est-ce que je peux y aller avec...
Le Président (M. Provençal)
: On va attendre que madame s'installe.
M. Dubé : Bonjour, Catherine.
Mme Lemay (Catherine) : Bonjour.
Le Président (M. Provençal)
: Mme la sous-ministre, bonjour.
Mme Lemay (Catherine) : Bonjour.
Le Président (M. Provençal)
: Alors, M. le ministre, 264.
Dubé : Très bien. Alors, on est dans le bloc...
Maintenant qu'on connaît le petit logo qu'on nous a expliqué ce matin,
donc c'est l'article 4. C'est bien ça, Me Paquin?
M. Paquin (Mathieu) : Oui.
Dubé : Les règles particulières au personnel
multidisciplinaire des services de la santé. On commence avec le
directeur du personnel multidisciplinaire. Alors, 264 se lit comme suit :
président-directeur général d'un établissement de Santé Québec nomme un
directeur du personnel multidisciplinaire des services de santé.»
Commentaire.
Cet
article prévoit qu'un directeur du personnel multidisciplinaire des
services de santé est nommé par le directeur général.
Il n'y a pas d'amendement à cet article.
Le Président (M. Provençal)
: Y a-t-il des interventions sur
l'article 264?
M. Fortin : Pas d'intervention, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Non? Bien, attendez, bien, je
veux vérifier auprès du député de Rosemont.
Marissal : Oui, M.
le Président. C'est parce que,
là, on part du principe que tout le monde... tout le monde a une
connaissance intime, là, de tout le jargon puis que tout le monde sait très
bien ce que c'est que le personnel multidisciplinaire des services de
santé. Moi, j'en ai une assez bonne idée, là, mais je baigne là-dedans, là,
depuis un petit moment, là. Peut-être nous faire le portrait, là.
M. Dubé : Oui, puis on pourrait
peut-être faire le lien... c'est un bon point ça, M. le député, puis de faire
le lien peut-être avec le quatrième bloc
lorsqu'on ira spécifiquement sur les services sociaux, qui est quand même un
enjeu. Pouvez-vous peut-être expliquer un peu la philosophie qu'on a eue
de... bien, suite à des demandes qu'on a eues, de séparer le multidisciplinaire, d'y sortir les services sociaux? Je
pense, c'est un peu ça qui est votre question. Puis, après ça, on pourra
revenir sur...
Président (M. Provençal)
: Mme la sous-ministre, pouvez-vous vous nommez,
s'il vous plaît, et votre fonction?
Mme Lemay
(Catherine) : Oui, bonjour.
Alors, Catherine Lemay, sous-ministre associée aux Services sociaux et
directrice nationale de la protection de la jeunesse.
Alors, peut-être un petit peu d'historique, là,
pour comprendre dans quel contexte on arrive aujourd'hui avec une demande de créer un directeur des services
multidisciplinaires santé et services sociaux dans la loi. En 1991, il y a
eu la création officielle des
conseils multidisciplinaires. À l'époque, les établissements n'étaient pas
fusionnés, donc on avait des
hôpitaux, des CLSC, des centres jeunesse, des centres en déficience
intellectuelle. Donc, chacun avait son CMDP, son conseil des infirmiers
et infirmières et, en 1991, un conseil multidisciplinaire.
Dans les
établissements où il y avait une vocation forte sociale, par exemple, un centre
jeunesse ou un centre en déficience
intellectuelle, c'était majoritairement du personnel social qui y travaillait.
Donc, les conseils multidisciplinaires étaient essentiellement formés
d'éducateurs, de travailleurs sociaux, de psychoéducateurs, hein, parce qu'il
n'y avait pratiquement pas d'autres titres
d'emploi, et les centres qui avaient des infirmières, au moins
cinq infirmières, avaient un conseil des infirmiers
et des infirmières. Mais, si tu n'avais pas au moins cinq infirmières, tu
n'avais pas de conseil infirmiers et infirmières.
En 2015, avec la création des CISSS et des
CIUSSS, les conseils multidisciplinaires, qui sont essentiellement formés de
tous ceux qui ne sont pas couverts par le CMDP et par le conseil des infirmiers
et des infirmières. Tous les autres types
d'emplois, techniciens ou professionnels, qui sont en appui aux soins et
services cliniques se sont retrouvés sous
l'égide d'un conseil multidisciplinaire, donc, à plus ou moins 30 disciplines,
30 professions différentes, autour de 76 000 employés. Donc, vous comprenez qu'avec la discussion qu'on a
eue ce matin sur assurer que chacun des infirmiers et infirmières,
infirmières auxiliaires, infirmières praticiennes spécialisées soit représenté,
dans un contexte où on représente
30 professions différentes, ça devient complexe de pouvoir assurer que la
représentativité et la contribution spécifiques de chacune des
disciplines soient mises à contribution de façon forte.
Donc, ce
qu'on vient faire ici, c'est de venir faire en sorte que les 30 personnes
qui se retrouvaient formées dans les conseils multidisciplinaires soient
désormais sous deux égides différentes. Dans un premier temps, les conseils
multidisciplinaires à vocation, disons, plus santé, on va le dire comme ça, là,
sans... il ne faut pas le prendre au sens littéral
du terme, mais on a essayé de faire des regroupements qui font du sens sous
l'angle de la contribution spécifique de
chacun des... chacune des disciplines. Donc, dans ce groupe-là, vous
retrouveriez majoritairement les ergothérapeutes, les audiologistes, les
physiothérapeutes, tous les... dans le fond, toutes les professions qui
viennent davantage en appui au secteur de
santé. Et vous allez avoir, sous l'égide du conseil qui regroupe des
disciplines plus de nature... des services sociaux, les travailleurs
sociaux, les psychoéducateurs, les éducateurs, les criminologues, pour, dans le
fond, assurer non seulement la représentativité plus grande de chacune de ces
disciplines-là, mais aussi la contribution spécifique qu'un travailleur social
puis un... Donnons deux exemples. Un travailleur social puis un
physiothérapeute, ça n'a pas la même contribution dans une équipe de soins,
mais ces équipes... ces contributions-là sont tout à fait essentielles et
complémentaires, et il faut que chacun puisse mettre de l'avant davantage sa
contribution.
Donc, c'est pour ça, aujourd'hui, qu'on vous
arrive avec non seulement la création de deux conseils distincts, mais
également des directeurs qui y sont associés, qui vont voir au développement, à
la qualité de la pratique et à l'amélioration continue de leurs membres
respectifs, mais qui également vont faire
partie de l'équipe de direction d'un
CISSS et d'un CIUSS. J'ai pris beaucoup de temps pour expliquer, mais je pense
que...
Mme Lemay (Catherine) : Voilà.
Président (M. Provençal)
Essentiellement, c'est ce qu'on
va reprendre dans les prochains articles. Allez-y, M. le député.
M. Marissal : Je suis un
mauvais élève, là, et je m'en excuse. Votre nom déjà, madame?
Mme Lemay (Catherine) : Catherine
Lemay.
M. Marissal : Je suis désolé
pour ça, je ne l'avais pas noté. Bien, bienvenue. Merci pour l'explication. Ce n'est pas si long que ça parce que ça... je pense
que c'était nécessaire quand même de camper le décor pour la suite des choses.
Puis j'avais une question, mais je crois que j'y ai autorépondu à
l'article 274, c'est-à-dire qu'on va bel et bien séparer les deux. Ça fait
que, pour moi, ça va pour le moment. Merci.
Le Président (M. Provençal)
: Oui, M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Merci. Merci de l'explication, Mme Lemay. Est-ce que
c'est possible d'avoir, justement, cette liste-là de professionnels, de part et
d'autre, là, qui sont représentés à l'intérieur de chacun des comités?
Mme Lemay (Catherine) : Je peux
y aller?
M. Dubé : Ah oui! Mais il va
peut-être vous demander de l'avoir par écrit aussi, je ne sais pas. Je le
connais un peu, là. Ça fait que préparez-vous ou...
M. Fortin : Une chose à la fois, quand même, mais oui, mais oui.
Mme Lemay (Catherine) : Merci,
M. le...
M. Dubé : Non, mais allez-y parce
que vous êtes très connaissante de votre secteur.
Mme Lemay
(Catherine) : Alors, volontairement, on n'a pas inclus, dans la
loi, la déclinaison de l'ensemble des professions qui se retrouveraient de part
et d'autre. Il y a des naturels, mais il y a des opportunités également.
Donc, si vous me demandez une liste, on en a
fait une, je vous dirais, pour les fonctions de travail, mais on n'a pas
vraiment volontairement inscrit dans la loi pour deux raisons. La première,
c'est que, compte tenu que c'est nouveau, il
faut se permettre de travailler davantage avec l'ensemble, et, deuxièmement, il
faut se donner l'opportunité aussi que, s'il y
avait émergence de nouveaux titres d'emploi, parce qu'on travaille beaucoup en
ce moment sur la déclinaison de
différentes... différents contributeurs pour répondre aux soins et services,
avec la pénurie de personnel, bien,
il faut prévoir qu'on va être capables de rallier dans un conseil ou un autre
et éviter d'être obligés de réouvrir la loi à chaque fois.
M. Fortin : Cette deuxième
partie là, Mme Lemay, fait beaucoup de
sens, là. Des titres nouveaux, ça arrive. Ça arrive régulièrement avec des
avancées, donc on peut comprendre.
La première
partie de votre explication,
c'est-à-dire la première raison pour laquelle vous avez choisi de ne pas l'indiquer, je ne suis pas certain que je
comprends ce que vous voulez dire. Vous avez dit : C'est nouveau, puis on veut
se permettre de travailler avec l'ensemble. J'essaie juste de comprendre.
Mme Lemay (Catherine) : Bien,
en fait, il y a des naturels, hein? Travailleur social, psychoéducateur, c'est clair que ça se retrouve du côté des services
sociaux. Il pourrait y avoir certaines disciplines ou certaines professions où
on pourrait se dire : La contribution pourrait être d'un côté ou
d'un autre.
Prenez, par exemple, les psychologues,
d'ailleurs les psychologues qui ont dit : Bien, d'abord, nous, on voudrait
faire
partie du CMDP, sinon on voudrait faire
partie du conseil du côté de la
santé. Or, quand on regarde les données objectives, sur les
2 000 psychologues qui existent dans les établissements, en ce
moment, 80 % d'entre eux travaillent essentiellement dans des... du côté
des services dits sociaux dans les établissements. Mais, en même temps que je vous dis ça, je pense que nous, on milite
en faveur qu'ils se retrouvent du côté des services sociaux, mais, de leur
point de vue, de l'Ordre des psychologues, ils se disaient : Bien, nous,
on pourrait se retrouver de l'autre côté aussi. C'est pour ça que...
C'est un exemple que je vous donne, là, de liste qui n'est pas exhaustive.
M. Fortin : O.K., mais est-ce que ça veut dire qu'on pourrait se retrouver dans une
situation où, je ne sais pas, moi, le conseil des services sociaux du Bas-Saint-Laurent inclut les psychologues, puis celui de l'Abitibi ne les inclut pas?
Mme Lemay (Catherine) : Non.
Dans le fond, on va s'assurer qu'on prend ces décisions-là à plus haut niveau
pour, dans le fond, avoir le plus d'homogénéité et d'harmonisation possible
dans les différents conseils, mais qu'on puisse laisser de la marge de
manoeuvre aussi pour discuter.
M. Fortin : O.K. Puis ça va être pris... Quand vous dites : Ça va être pris à
haut niveau... mais ça va être indiqué en quelque part, ça. Vous allez
le faire par règlement éventuellement? Comment est-ce que...
M. Dubé : On va le voir, tout à
l'heure, à 266, entre autres, là, qui le... qui va être défini...
M. Dubé : Oui. Mais il faut
lire l'amendement que vous avez eu. Je m'excuse, vous avez raison, il faut lire
avec l'amendement. C'est là que ça va être précisé.
M. Fortin : O.K. Parfait. Bon, bien, on y arrivera à 266 alors.
Le Président (M. Provençal)
: Il y aurait une intervention de la
part du député de Rosemont à 264.
M. Marissal : Oui,
bien, j'insiste, là, les 30 disciplines, là — vous avez dit plus ou moins 30, là — je
préférerais avoir un plus précis que plus ou
moins parce qu'on va perdre du monde là-dedans, là. Ça, ça existe, là. Je veux
dire, je comprends qu'il y a des gens qui peuvent être un petit peu sur la
ligne, mais on ne peut pas avoir une moitié de profession, là. Ils ont une
profession, ces gens-là. Donc, la liste existe, les 30. Est-ce qu'on peut la
consulter, ne serait-ce que pour déterminer avec vous où est-ce qu'on les
mettrait?
Mme Lemay (Catherine) : O.K. On
va vous... Je peux y aller?
Le Président (M. Provençal)
: Oui, Mme Lemay.
Mme Lemay (Catherine) : Merci,
M. le Président. On va vous trouver cette liste-là. J'ai déjà mon équipe qui
écoute et...
M. Marissal : Parfait. Merci.
Le Président (M. Provençal)
: Y a-t-il d'autres interventions sur
le 264? M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Non. Simplement en appui à l'échange entre le député de
Rosemont et la directrice nationale de la
protection de la jeunesse, là, parce qu'effectivement, bien, vous l'avez vu, M.
le Président, depuis le début du projet de loi, il y a des gens qui nous ont dit :
Nous, on aimerait mieux être dans tel secteur, dans le secteur. Alors, de
pouvoir... de pouvoir comprendre, et
d'obtenir cette liste-là, et de valider avec les groupes aussi qu'ils sont
confortables là où ils seront, ce n'est pas une mauvaise chose du tout.
Le Président
(M. Provençal)
: Ça
va. Bien, moi, je comprenais que la liste existait déjà, mais elle était
vraiment d'un niveau administratif pour... C'est ça?
Mme Lemay
(Catherine) : C'est bien dit.
M. Fortin : Alors, elle va être déposée à la commission, si je
comprends bien?
M. Dubé :
On va avoir la liste puis on pourra la déposer, la liste complète.
Le Président
(M. Provençal)
: Oui,
mais elle sera pour nos... les membres de la commission.
M. Fortin : Pas de problème, M. le Président.
Le Président
(M. Provençal)
: Ça
va? Alors, est-ce qu'il y a d'autres interventions sur le 264? S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que le...
article 264 est adopté?
Le Président
(M. Provençal)
: Adopté.
265, M. le ministre, et vous avez un amendement.
M. Dubé :
Merci, M. le Président. Merci beaucoup. Alors, 265 : «Sous réserve du
règlement intérieur de l'établissement et
sous l'autorité immédiate du président-directeur général, le directeur du
personnel multidisciplinaire des services de santé doit :
«1° surveiller et
contrôler la qualité des actes posés [...] le personnel visé au paragraphe 3°
du premier alinéa de l'article 154;
planifier, coordonner et évaluer l'exercice des activités de ce personnel en
fonction des besoins de l'établissement;
«3° gérer les
ressources humaines, matérielles et financières sous sa gouverne;
«4° contribuer au
développement et au soutien du service multidisciplinaire des services de santé
au sein de l'établissement; et
«5° assumer toute
autre fonction que lui confie le président-directeur général.»
Le Président (M.
Provençal)
: Et votre amendement...
M. Dubé : Je
vais aller à l'amendement tout de suite. Merci. À l'article 265 du projet
de loi :
remplacer, dans le paragraphe 1°, «des actes posés par le personnel visé au
paragraphe 3° du premier alinéa de l'article 154»
par «services fournis par le personnel membre du conseil multidisciplinaire des
services de santé visés à l'article 266»;
2° insérer, après le
paragraphe 1°, le suivant :
«1.1° s'assurer de la
distribution appropriée des services fournis par le personnel membre de ce
conseil au sein de l'établissement;» et
3° remplacer, dans le
paragraphe 4°, «multidisciplinaire des services de santé au sein de
l'établissement» par «membre du conseil multidisciplinaire des services de
santé».
Le commentaire :
Cet amendement propose des modifications en concordance avec l'amendement
proposé à l'article 154 du projet de loi. Il ajoute également une fonction
à ce directeur. Et on le voit bien à l'écran, l'impact de l'amendement qui est
proposé ici sur 265.
Le Président (M.
Provençal)
: Alors,
on voit très bien à l'écran où se situent les modifications apportées par
l'amendement. Y a-t-il des interventions sur l'amendement à l'article 265?
Fortin : Oui. Services fournis puis... En
fait, on vient remplacer les «actes posés par le personnel» par des «services
fournis par le personnel». Est-ce que c'est juste parce que c'est un enjeu de
terminologie qui est plus approprié ou... En fait, j'essaie juste de comprendre
la nécessité de ce changement-là.
Le Président (M.
Provençal)
: Alors,
Mme Lemay.
Mme Lemay
(Catherine) : Oui. Alors, votre réponse est la bonne. En fait, c'est
davantage en concordance avec le type de
soins ou de services qui est donné par les professionnels ou les techniciens
qui oeuvrent dans ce secteur-là. «Actes» fait plus référence aux
médecins et aux infirmières.
Fortin : O.K. Pouvez-vous descendre juste
un petit peu, M. le Président? Le quatrième point, là, «contribuer au
développement et au soutien du personnel, membre du comité multidisciplinaire»,
pourquoi on insère ça ici, alors qu'on n'avait pas fait ça pour les
infirmières, M. le ministre? Ce point-là, il n'existait pas, là, dans le même
article, là, l'article qui énumère les fonctions. C'est le 253.
Dubé : C'est quoi... C'est une bonne question. Laissez-moi
vérifier. Qu'est-ce qu'on a fait pour les infirmières? Je peux peut-être
demander à Me Paquin de m'aider là-dessus, là, mais votre question est
bonne. Ça, c'était pour le conseil des infirmières ici. Est-ce que j'ai
l'amendement...
Le Président (M. Provençal)
: C'est 253, qui est en lien avec la
LSSSS, 208.
M. Dubé : Et rappelez-moi votre
question. Vous dites?
M. Fortin : Bien là, ici, au 265, qui est un nouvel article, là, qui ne
se réfère à rien à la LSSSS, là, on vient dire,
le 4° paragraphe, «contribuer au développement et au soutien du personnel
multidisciplinaire»... bien, en fait «du personnel membre du conseil multidisciplinaire des services de santé»
avec l'amendement que vous proposez. Mais tout ce point-là, là, il n'existait pas lorsqu'on venait parler des
responsabilités du directeur des soins infirmiers, soit contribuer au développement et au soutien du personnel. On vient
l'ajouter ici, mais on ne l'a pas demandé au directeur des soins
infirmiers. Je trouve que c'est positif, là.
Je me pose la question : Est-ce qu'on a
manqué quelque chose pour les infirmiers, infirmières?
M. Dubé : Parfait. Allez-y donc.
Mme Lemay (Catherine) : En fait,
c'est vrai que c'est un nouvel amendement parce que ce n'était pas des
fonctions qui existaient dans la loi. Et autant... c'est vrai autant pour le
conseil multidisciplinaire des services de santé
que des services sociaux. Toute la notion de développement, de soutien et
d'amélioration continue, on est venus enchâsser ça de cette façon-là
pour vraiment venir camper cette responsabilité spécifique là, surtout dans un
contexte de nouveaux personnels, de mouvements de personnel.
Alors, on est venus inscrire ça de cette façon,
et c'est de nouvelles responsabilités, donc il fallait venir les décrire de façon spécifique. C'est vrai qu'on
s'est organisés pour qu'il y ait le plus de ressemblance possible entre les
quatre conseils, mais, en même temps, le
développement de la pratique, du point de vue des services multidisciplinaires,
se fait à géométrie variable, contrairement à tout le monde médical et
infirmier, où c'est très, très soutenu et organisé avec les instituts
universitaires, les maisons de recherche, les maisons d'enseignement. Du côté social
et d'autres professions de santé, c'est plus à géométrie variable. Donc, il
faut absolument que les établissements s'impliquent davantage dans tout le développement et le soutien à la pratique, ce qui
est déjà tout organisé, structuré de l'autre côté.
M. Fortin : Bien, je suis d'accord avec vous que l'établissement a
peut-être besoin d'en faire davantage au niveau du multidisciplinaire, au
niveau des services sociaux. Là où je ne suis pas certain, c'est quand vous
dites que c'est vraiment... c'est peut-être
encadré. Est-ce qu'on va au maximum? Puis est-ce que le directeur des soins
infirmiers, entre autres, ne devrait pas avoir quand même, comme
partie
de ses responsabilités, de contribuer... pas de s'assurer, il a déjà une
fonction, là, mais de contribuer au développement puis au soutien du personnel?
C'est vrai qu'il y a des établissements universitaires qui en font un bout.
C'est vrai qu'il y a un encadrement différent, que ce soit de l'ordre ou d'autres, mais il me semble que ça revient aussi...
parce que votre idée est bonne, là. Votre idée pour les services sociaux,
pour le multidisciplinaire, elle est bonne, mais j'ai de la difficulté à croire
que c'est déjà tout fait parfaitement du côté des infirmières puis que le
directeur ne devrait pas avoir cette réflexion-là ou cette responsabilité-là,
également, d'y contribuer.
M. Dubé : Mais je pense ici... je
vais juste faire le commentaire que c'est pour ça qu'on l'a ajouté ici, étant
donné toutes les bonnes raisons qui ont été données. Ça ne veut pas dire qu'en
vertu des CI il ne devrait pas le faire, mais, dans un environnement, comme
elle a dit, M. le député, beaucoup plus contrôlé et organisé par les
différentes professions beaucoup plus
spécifiques qu'on a dans les soins infirmiers, je pense que c'est un très bel
ajout à 265, mais qui était peut-être moins nécessaire à... comme vous
l'avez dit, là, à 253.
M. Fortin : Ça va pour l'instant, M. le Président, si les collègues ont
autre chose.
Le Président
(M. Provençal)
: Oui, M. le député de Rosemont, commentaires sur l'amendement de
l'article 265.
M. Marissal : Oui. Pouvez-vous
monter un peu, s'il vous plaît, retourner vers le 1°?
Le Président (M. Provençal)
: Ça, c'est la première portion.
M. Marissal : Oui,
c'est ça que je voulais. Merci. «Services fournis», donc ça inclut les actes
posés ou on réserve «actes posés» à ce qu'on appelle l'acte médical ou l'acte
infirmier, là?
Mme Lemay (Catherine) : C'est, dans
le fond, la transposition en termes de terminologie pour les services qui sont
donnés par ces groupes de professionnels ou techniciens là. C'est comme ça
qu'on vient le libeller.
M. Marissal : Oui, parce que, tu
sais, un service fourni... tu sais, prenons un physio, là, ou une physio, là,
qui est en pure réadaptation, une ergo, il y a de la manipulation, là, ça
ressemble plus à un acte. Est-ce que ça couvre ça, «services fournis»?
Mme Lemay (Catherine) : Ça couvre
tout ce qui est fait par les professionnels en termes d'intervention, que ce
soit de l'intervention de manipulation physique ou de l'intervention de... plus
de type psychosocial, là.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va, M. le député?
M. Marissal : Ça va pour
l'amendement, oui, merci.
Le Président (M. Provençal)
: Est-ce qu'il y a d'autres
interventions?
S'il n'y a
pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement déposé par M. le ministre à
l'article 265 est adopté?
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. On revient à
l'article 265 amendé. Y a-t-il des interventions? Oui, M. le député de
Rosemont.
Marissal : ...là, je vais planter cette graine-là, qui va peut-être
fleurir dans les prochains articles, là, et pour la suite, là. Puis ça
fait un moment que je l'ai en arrière de la tête, là.
Là, je comprends qu'on est en train de séparer,
là, santé, services sociaux. C'est-tu une bonne idée? C'est-tu une mauvaise idée? Il y a eu des débats un peu
philosophiques là-dessus. Ce n'est pas là que je m'en vais ce matin, là. Je comprends, là, tu sais. Donc, santé, santé, là,
purement, là... santé, des fois, on pourrait dire maladie, en fait, le curatif,
là, d'abord. Services sociaux, ça aussi, là, pour le moment, ça va, avec
les nuances que Mme Lemay nous a précisées tout à l'heure.
Mais tout ce qui est recherche et prévention...
parce que de prévention on ne parle pas souvent, hein, et ce n'est pas un terme
qui revient très, très, très souvent. Ça, on trouve ça où? Plus loin, ou
ailleurs, ou d'autres façons?
Le Président (M. Provençal)
: M. le ministre.
M. Dubé : Oui. Bien, écoutez, toute
la question de la recherche... puis c'est d'ailleurs pour ça qu'on a pris un
petit peu de recul par rapport à la
section sur les conseils d'établissements,
M. le député, là, qu'on a mis...
M. Marissal : Les centres de recherche,
oui.
M. Dubé : ...vous allez voir qu'on
la traite abondamment.
Dans les discussions qu'on a eues avec les
instituts, entre autres... comme, je pense, l'Institut de cardiologie, deuxièmement, les grands... nos grands hôpitaux,
comme... je pense au CHUM, CUSM, etc., Sainte-Justine, qui ont une
fonction recherche très importante, très, très, très importante, et cette
fonction recherche là, elle est, entre autres, financée soit par des fonds de recherche ou par des programmes
gouvernementaux fédéraux, donc fondations, et programmes fédéraux, et
même des fonds de recherche québécois.
On l'a mis sur pause lorsqu'on a pris la
décision de regarder pour les conseils d'établissement. Puis, sans vous donner trop de détails aujourd'hui, mais je
vous dirais qu'on a... on est prêts à revenir sur le sujet, comme j'avais
dit, lorsqu'on aura fini la
section ici,
pour traiter toute la question de recherche, comment on va faire. Parce qu'un
des enjeux qu'on avait, qui, à mon
avis, est très important, c'est qu'il y a beaucoup de recherche qui se fait
dans nos différents
établissements, mais on n'a pas grand, comment je dirais, vision globale de ce
qui se fait au complet. On a des informations, mais on n'en a pas beaucoup... qui
se fait en termes de recherche, d'innovation. Alors, on a pris la décision,
puis d'ailleurs vous l'avez acceptée, là, de mettre ça sur pause, il y a
quelques semaines.
Alors, on va vous revenir avec ça, mais ce n'est
pas par le rôle d'un conseil interdisciplinaire, je pense, qu'on peut l'accomplir, mais à prendre les meilleures
pratiques qu'il y a en ce moment dans ces grands instituts, je vais le dire
comme ça, et avec qui on a eu beaucoup de
discussions, dans le dernier mois, pour en arriver à quelques amendements, là,
qu'on vous déposera dans les prochains jours. Ça va?
M. Marissal : Ça va pour la
partie
recherche. Puis la
partie prévention?
M. Dubé : Bon, la
partie prévention,
vous savez qu'on a déjà fait deux annonces importantes, là, sur toute la
question du programme de prévention en santé, avec le Dr Arruda, puis etc. On a
fait, pour un programme qui est... qui se termine pour 2025. Alors, on en parlait
encore dans un comité de gestion hier, il y aura un autre... Mais toute la question
de la prévention, du rôle de la Santé publique, là, je pourrais vous en
reparler plus abondamment, mais, encore une fois, ici, ce n'est pas au niveau
des conseils disciplinaires ou multidisciplinaires. C'est vraiment dans le
rôle, entre autres, de la Santé publique, je dirais, principalement de la Santé
publique, et avec la vision qu'il y aura... je l'ai toujours dit puis je vais
le redire, qu'il va y avoir, après ça, un changement assez important au niveau
de la Santé publique. Mais on voulait, à un moment donné, prendre un certain nombre
de bouchées, mais toute la question de la prévention est au niveau de la Santé
publique.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va?
M. Marissal : Oui. Merci.
Le Président (M. Provençal)
: Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'amendement à l'article 266? S'il n'y a pas d'autre
intervention...
Le Président (M. Provençal)
: 265. Excusez.
M. Dubé : Tel qu'amendé.
Le Président (M. Provençal)
: Tel qu'amendé.
M. Dubé : On a voté l'amendement de
265 puis, là, on est à voir si... Vous vouliez juste voir si on suit, hein?
C'est ça?
Le Président (M. Provençal)
: Non, mais c'est parce que je suis en
train de refaire une lecture pour bien m'assurer. Alors, c'est moi qui est
coupable.
Alors, concernant l'article 265 amendé, est-ce
qu'il y a d'autres interventions?
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 265 amendé est adopté?
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. Merci.
M. Dubé : Très bien. Merci beaucoup.
Le Président (M. Provençal)
: 266.
M. Dubé : Alors, 266 se lit comme
suit :
«Un établissement de Santé Québec comprend un
conseil multidisciplinaire des services de santé.
«Ce conseil
est composé de l'ensemble des personnes visées au paragraphe 3° du premier
alinéa de l'article 154.»
Je veux juste
voir avant... Il y a un amendement. Je vais aller lire l'amendement tout de
suite, si vous permettez, parce qu'on remplace le dernier alinéa, là.
Je lis l'amendement de l'article 266,
pardon :
Remplacer le dernier alinéa de l'article 266 du
projet de loi par l'alinéa suivant :
«Ce conseil
est composé de l'ensemble des personnes titulaires d'un diplôme de niveau
collégial ou universitaire exerçant,
pour l'établissement, des fonctions caractéristiques du secteur d'activités visé par ce diplôme et liées directement aux services de santé ou à la recherche ou à l'enseignement dans ce
domaine à l'exception de celles qui sont membres du conseil des médecins,
dentistes, pharmaciens et sages femmes, du conseil des infirmières et
infirmiers ou du conseil multidisciplinaire des services sociaux.»
Donc, le
commentaire est le suivant : Le deuxième alinéa de l'article 266 du
projet de loi comprend un renvoi au paragraphe 3° de
l'article 154 du projet de loi afin d'identifier les personnes membres du
conseil multidisciplinaire des services de santé. Considérant les
modifications proposées à l'article 154 du projet de loi par amendement
qui ont pour effet de remplacer ce paragraphe, il est nécessaire de modifier
l'article 266 du projet de loi afin de reprendre la description des personnes
membres de ce conseil. Il précise également que sont membres de ce conseil ceux
liés à la recherche ou à l'enseignement dans le domaine des services de la
santé.
Président (M. Provençal)
Est-ce qu'on peut aller... Merci.
Alors, nous avons maintenant, projeté à l'écran, le coeur de l'amendement proposé à l'article 266. Y a-t-il des
interventions? Est-ce qu'on peut parler d'un arrimage, en même temps,
avec l'article 154?
M. Dubé : Oui. Me Paquin,
voulez-vous commenter là-dessus ou... Excusez-moi, vous aviez l'air...
Président (M. Provençal)
: Maître, s'il
vous plaît.
M. Paquin
(Mathieu) : Oui, M. le Président. En fait, c'est qu'à
l'article 154 du projet de loi, tel qu'il était présenté, c'est là qu'on avait l'énumération, en termes généraux, des
membres du conseil multidisciplinaire des services de santé. On a refait
l'article 154, vous vous en souviendrez, M. le Président, de telle sorte
qu'on ne peut plus y faire renvoi. Alors, la description, toujours en termes
généraux, des personnes qui composent le conseil multidisciplinaire des
services de santé a été intégrée à l'article 266 avec l'amendement qui est
sur la table en ce moment.
Le Président
(M. Provençal)
: Merci.
M. Fortin : Ce n'est pas clair, hein? C'est... Disons que c'est moins
clair que pour des médecins, dentistes, pharmaciens
et sages-femmes puis pour les infirmières. Puis je comprends que c'est un
secteur qui est différent, là, bien évidemment.
On appelle ça «multidisciplinaire» en partant, alors on s'entend qu'il y a
beaucoup de disciplines différentes, sauf...
Puis j'ai entendu l'explication plus tôt, là. On a entendu l'explication, à
savoir pourquoi ce n'était pas idéal de le mettre dans la loi tout de suite,
mais je pense que ce serait important d'envoyer un signal aux différents
professionnels, aux différents travailleurs, d'où ils vont se situer
dans ce mammouth-là, là.
M. Dubé :
Moi, je suis d'accord avec vous. Je pense que le... Je vais commencer par
dire que, si on prend l'article 226 de
la LSSSS habituelle... actuelle, pardon, je m'excuse, ce n'est pas différent
parce que, dans ce temps-là, on n'avait pas les services sociaux, on
n'avait pas le quatrième conseil. Vous êtes d'accord avec ça? Ça fait que, là, dans le fond, on fait la même chose. On dit...
mais on exclut ceux qui vont être dans les travailleurs sociaux. C'est un peu
la même approche pour se donner la
flexibilité et l'agilité, quand on va finaliser où se retrouvent chacun, de
dire : Bien, ce qui n'est pas dans un est dans l'autre. Il faut
qu'il soit à quelque part.
fait que c'est pour ça que c'est un peu la même approche que la LSSSS, je le
dirais comme ça, mais il y aura une décision à prendre par les deux
conseils de qui fait
partie de... parce que, si vous lisez la LSSSS, là,
l'article 226, vous voyez que la...
sensiblement la même approche. Puis je ne sais pas si, Me Paquin, vous voulez
commenter là-dessus.
M. Fortin : Mais la décision ne sera pas prise par les deux conseils,
là, comme vous dites, là.
M. Dubé :
Bien, écoutez, ce qu'on a dit tout à l'heure... Puis peut-être que
Mme Lemay peut le repréciser, comment va se faire ce processus-là, là,
dans les...
Mme Lemay
(Catherine) : En fait... Excusez, je ne veux pas vous couper.
M. Dubé :
Non, non. Allez-y, allez-y.
Mme Lemay
(Catherine) : Merci. En fait, ce qui est important, puis j'ai eu un
bon mentor en matière de loi, mon ancienne
patronne me disait : Quand il y a des choses qui sont en évolution, il
faut s'assurer qu'on ne s'enchâsse pas les deux mains liées dans la loi. Donc,
pour la séparation... puis, M. le
ministre, je ne veux pas vous
corriger, mais, en fait, on est... Les services sociaux étaient inclus
dans le conseil multidisciplinaire.
M. Dubé :
Ils étaient dedans, mais là on les sépare.
Mme Lemay
(Catherine) : On vient donner la juste place à chacun pour permettre
de jouer le maximum de rôles, parce qu'on se
souvient, là, ce qu'on veut, c'est améliorer les services à la population. Ça
fait que, si on veut que chacun soit contributif, bien, ça leur donne davantage
d'espace puis de marge de manoeuvre pour faire valoir leur rôle dans le
continuum.
Maintenant, comme je
le disais tantôt, il y a des naturels à séparer. Il y en a pour qui ça pourrait
être autant un avantage d'être du côté des
services sociaux que du côté des services de santé. Puis comprenons-nous,
l'idée, ce n'est pas de venir créer des silos dans les établissements. Au
contraire, l'idée, c'est de mettre tout ce monde-là à contribution dans le c