Labour and the Economy — 1 May 2024 (43rd Legislature, 1st Session)
CET 2024-05-01
Quebec — Committees
(Onze heures vingt minutes)
La Présidente (Mme D'Amours) : Bonjour,
tout le monde. Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission
de l'économie et du travail ouverte.
La commission
est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 51, Loi modernisant
l'industrie de la construction.
Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements?
Secrétaire : Oui, Mme la Présidente. M. Tremblay (Dubuc) est remplacé par Mme Mallette (Huntingdon).
Présidente (Mme D'Amours) : Merci. Lors de l'ajournement de nos travaux
d'hier, selon notre plan de travail, nous étions rendus au
sujet IV, portant sur les définitions. Plus précisément, nous étudions...
à l'étude... Nous étions, pardon, à l'étude
de l'article 1, et la députée de Bourassa-Sauvé venait d'indiquer son intention de déposer un
amendement. Mme la députée, veuillez nous en faire la lecture, s'il vous
plaît.
Mme Cadet : Merci
beaucoup, Mme la Présidente. Un instant... parfait. Parfait. Donc, je le vois à
l'écran. Merci.
Donc, Loi modernisant l'industrie de la
construction, à l'article
Article 1 de la
Loi sur les relations de
travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d'oeuvre dans
l'industrie de la construction.
L'article 1 du projet de loi est
modifié :
1° par la suppression du paragraphe p.2;
2° par le remplacement, dans le
paragraphe p.3, des mots «une personne immigrante» par les mots «un
résident permanent, un ressortissant étranger».
L'article modifié se lirait comme suit :
L'article 1 de la
Loi sur les relations de
travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d'oeuvre dans
l'industrie de la construction (chapitre R-20) est modifié, dans le
premier alinéa :
1° par le remplacement, dans le
paragraphe i.1 de «42» par «41.2.1»;
2° par l'ajout, après le paragraphe p.1, du
paragraphe suivant :
«p.2) "personne représentative de la
diversité de la société québécoise" : un autochtone, une personne
faisant
partie d'une minorité visible ou
ethnique, un résident permanent, un ressortissant étranger ou une personne
handicapée;».
La Présidente (Mme D'Amours) : ...
Mme Cadet : Oui, merci. Merci,
Mme la Présidente. Donc, M. le ministre, donc, hier, donc, nous avions, donc,
la conversation sur les définitions prévues à l'article 1. Mon
argumentaire était à l'effet que chacun, donc, des groupes, donc, vivant, donc, des dynamiques distinctes, donc, les unes
des autres, qu'il était peut-être plus opportun, donc, de conserver, donc, une
dénomination unique afin, donc, de bien... de bien, donc, statuer, donc, ces
différenciations-là, donc, de façon granulaire.
J'ai entendu l'argumentaire du ministre, donc,
par rapport à la simplicité et le fait que dans le cadre, donc, du projet de loi, donc, les différentes... les
différentes mesures visant à intégrer, donc, au sein, donc, de la
main-d'oeuvre, donc dans le secteur de la construction, beaucoup plus,
donc, de personnes, dites représentatives de la diversité de la société
québécoise. Donc, le fait, donc, de vouloir, donc, le faire, donc, quand même,
avec une certaine, donc, simplicité, donc, sur le plan de la législation, et
que ce terme parapluie existe, donc, à l'égard, donc, de la
Loi sur la
gouvernance des sociétés d'État, qui est, aussi, donc, reproduit, donc, à la
loi R-20 en ce qui a trait aux modifications qui ont été faites, lors de
la dernière modification de cette dite loi, pour y inclure donc les personnes
représentatives de la diversité de la société québécoise, donc, au sein, donc,
du conseil d'administration de la CCQ.
J'entends le ministre au niveau, donc, de sa
volonté, donc, de conserver un terme parapluie. Donc, j'arrive avec une position disons, donc, mitoyenne, le... à
l'égard, donc, de tout ce qui s'est retrouvé dans les différents mémoires
des groupes ayant déposé ces documents, dans le cadre des consultations
particulières que nous avons menées, afin de conserver, donc, cet aspect de
simplicité, donc nous assurer que les mesures qui soient visées pour favoriser,
donc, cette insertion professionnelle des
personnes représentatives de la diversité québécoise, donc, puissent se faire,
mais tout de même assurer, donc, un souci de cohérence. Et c'est à cet
égard que je... Je reprends un peu, donc, la conversation que nous menions hier, donc sur le terme «personne
immigrante», donc, qui se retrouve, donc, au paragraphe, donc, p.2, du
projet de loi, donc, à l'article 1, un terme qui n'est pas nécessairement
défini, donc, dans ce sens, ailleurs dans la législation.
Le ministre l'a bien mentionné, donc, à la loi, donc, fédérale, donc, sur
l'immigration et le statut du réfugié, donc,
on définit ce qu'est un résident permanent, donc c'est très clair. Un
ressortissant étranger, donc, est également, donc, défini
dans notre corpus législatif, donc cet élément-là, donc, l'est aussi. Mais je
ne pense pas que la loi R-20 soit l'outil qui devrait, donc, amener, donc,
cette espèce, donc, de... bien, en fait, cette définition-ci, donc, de
«personne immigrante», alors que ce n'est pas l'objectif, donc, de la
loi R-20.
Considérant
les mesures, donc, de... qui favorisent, donc, cette participation à l'emploi,
donc ce plein épanouissement à
l'emploi, donc, des personnes représentatives de la diversité de la société
québécoise qui sont incluses dans le projet de loi, objectif que je
partage, et je l'ai mentionné maintes fois et je le répète, j'arrive donc avec
cette proposition d'amendement, donc, qui,
encore une fois... donc, qui est plutôt mitoyenne et nous permettrait de ne pas
créer, donc, d'incohérence législative, de conserver... de conserver,
donc, le terme que le ministre souhaite conserver dans le projet de loi afin, donc, d'assurer cette simplicité, cette
simplicité, mais de... d'avoir une vision, donc, plus à long terme, donc, sur l'ensemble, donc, des éléments,
puisqu'il n'y a pas de nécessité, là, même dans ce qui a trait, donc, au projet
de loi, donc, de définir «personne immigrante». Donc, je préférerais que, donc,
les termes... «résident permanent», qui existe, existe en vertu, donc,
de la
loi sur l'immigration et le statut du réfugié, le terme «ressortissant
étranger», qui existe lui aussi, donc, qui se retrouve, donc, avec une
définition uniforme, ailleurs dans notre corpus, donc soient tout simplement
indiqués et compris dans «personne représentative de la diversité de la société
québécoise», qui... donc, qui, déjà, dans sa
mouture initiale, allait... était plus large que ce qu'on retrouve, donc, à la
politique qui a mené, donc, à ce terme, dans la
Loi sur la gouvernance
des sociétés d'État.
J'espère que le ministre entendra
l'argumentaire. Il ne s'agit pas, donc, d'une modification de... qui change et qui aura, donc, une incidence sur la capacité de
ces personnes-là, donc, d'accéder, donc, aux mesures que nous verrons plus tard, donc, en matière de mobilité par
exemple, ou d'ouverture des bassins, ou de référence de la main-d'oeuvre. Merci,
Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Commentaires sur l'amendement de la collègue? M. le ministre.
M. Boulet : Bien, assez
brièvement. Bonjour, Mme la Présidente. Bonjour à tout le monde. En fait, la
notion de «personne immigrante», le concept
en soi, il existe à 10 reprises dans le corpus législatif québécois. Notre
définition, comme j'ai mentionné hier, elle est large, mais elle vise à
servir la finalité, c'est-à-dire faciliter la mise en place de mesures et de
normes de reconnaissance. Donc, c'est pour bien répondre aux objectifs visés
qu'on avait une définition de cette nature-là. D'ailleurs, ce qu'on a mis, dans
cet
article 1, a été convenu avec le ministère de l'Immigration,
Francisation, Intégration. Et juste rappeler qu'au plan pratique, la CCQ, qui va
s'assurer du respect des normes de reconnaissance, formation et expérience...
Les mesures visent tant les ressortissants étrangers que les résidents
permanents, donc sous... Il n'y a pas de mesure distincte pour les
ressortissants et d'autres mesures pour les résidents permanents, d'où, un, la
simplicité, la largesse de la définition, pour répondre, ultimement, à nos
finalités. Donc, je comprends l'amendement,
mais, pour ces raisons, nous maintenons le libellé que nous avons, Mme la
Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
D'autres commentaires? Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui. En fait, donc,
le terme, donc, il est mentionné ailleurs, mais il n'est pas... à mon... de mon
expérience, donc, en fait, de mes recherches, donc, il n'est pas défini. Je
sais qu'il est mentionné, mais est-ce que, donc, le... la définition, donc, qui
est prévue ici, donc «personne immigrante», donc étant «ressortissant étranger»
et «résident permanent», est-ce que cette définition-là, telle qu'on la
retrouve dans le projet de loi ici... est-ce qu'elle se retrouve ailleurs?
M. Boulet : ...répondu par la
négative, hier, à la même question.
Mme Cadet : OK. Donc, voilà.
Donc, elle n'est pas définie.
M. Boulet : Non. C'est une
définition convenue, suffisamment large, mais compatible et respectueuse des
finalités et objectifs que nous visons ici. Et il n'y a pas personne qui est
mis de côté. C'est une définition qui est vraiment inclusive et qui vise, comme
vous le savez, objectif avec lequel vous êtes totalement d'accord, à faire de
cette industrie une qui est inclusive et diversifiée.
La Présidente (Mme D'Amours) : ...
Mme Cadet : M. le ministre, je
réitère le fait que je vous entends et, encore une fois, que, donc, vous venez de le rementionner, donc, nous partageons les
objectifs. Je pense tout simplement que je ne pense pas que la loi R-20,
donc, soit le bon véhicule pour introduire cette définition-là dans le corpus.
J'essaie de comprendre, en fait, ce que ça... en fait, qu'est-ce que ça change
pour vous de... Je comprends. Je comprends donc que les préoccupations qui ont
été soulevées de ne pas avoir une définition parapluie pour «personne
représentative de la diversité de la société québécoise», donc, c'est un enjeu
pour vous. Ça, je l'entends. C'est pour ça que, cet amendement-ci, donc, à
l'issue de la conversation que nous avons eue hier, donc le débat que nous
avons tenu sur l'article 1, sur les définitions, j'ai saisi cette
préoccupation-là et puis c'est pour ça que j'arrive avec quelque chose qui
viendrait donc y répondre. Donc, j'essaie de comprendre, pour vous, quelle est
l'importance d'introduire cette définition-ci, puisque d'une part, si on la met, donc, dans le parapluie de «personne
représentative de la diversité de la société québécoise», qu'on retrouve
à p.3 dans votre projet de loi, donc, dans le projet de loi, donc, on vient
créer, donc, cette première définition pour ensuite l'inclure, donc, à... au deuxième
parapluie. Donc, j'essaie de saisir l'importance pour vous, donc, de le conserver
sur le fond. Qu'est-ce que mon amendement viendrait modifier pour vous?
M. Boulet :
Je n'ai pas d'autre commentaire. Je n'ai rien à ajouter.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci.
Mme Cadet :
Bien, je pense que ma question est tout de même pertinente pour ceux qui
nous écoutent.
M. Boulet :
Ce serait les mêmes réponses que j'ai données hier. C'est une définition
qui vise à répondre aux objectifs, à la
finalité recherchée. C'est simple, c'est inclusif, c'est diversifié. Puis pour
chacun des mots, j'ai exprimé l'appui
sur lequel ça se fondait et la réalité humaine que ça visait. Donc, c'est sûr
que je pourrais reprendre ce que je vous ai expliqué hier, mais c'est
une...
Mme Cadet :
Ma question était distincte.
Mme Cadet : En fait, ma question,
c'est de savoir qu'est-ce que mon... En quoi mon amendement, ma proposition
d'amendement, vient modifier vos objectifs?
M. Boulet :
Puis elle ne modifie rien. Pourquoi la modifier? L'amendement, il a été
fait. Il a été convenu, notamment avec la Commission de la construc