CAT — 9 June 2021 (42nd Legislature, 1st Session)
CAT 2021-06-09
Quebec — Committees
voulais juste... J'avais quelques petites questions, parce que
je regardais, entre autres, là, l'article 165... bien, c'est
l'article 15, là, mais c'était l'article 165 de la LERM. On vient
enlever, entre autres, là, la notion, là, d'acceptation... d'accepter, là,
sur-le-champ. Je me demandais... Mais on vient dire, là, quand même, là, qu'on
va, là, émettre tout de même, là, les... on
va quand même délivrer, là, l'avis de conformité puis l'avis de
réception de candidature. Je me demandais : Est-ce qu'il y a un
délai qui est prévu? La personne qui va arriver, qui va déposer sa déclaration
de candidature, comment ça va fonctionner?
La Présidente (Mme
Boutin) : Mme la ministre.
Laforest : Oui. Au niveau des délais, je... Au niveau des... Le but de
l'article, en fait, c'est qu'on le sait que les candidats sont acceptés, comme
on le dit, là, dans l'article, comme c'est mentionné.
Maintenant, les
délais à savoir au niveau de... parce qu'il va avoir une liste d'inéligibilité
qui sera fournie maintenant avec le projet
de loi. Donc, on va pouvoir voir avec cette liste-là si les candidats sont
inéligibles ou non. Le temps pour rendre... ou de rédiger cette liste
d'inéligibilité, le temps à prendre, c'est sûr que c'est nouveau. C'est une
nouvelle mesure. Combien de temps ça prendrait, Me Paradis? Est-ce qu'on a
des délais, considérant que c'est nouveau, ou...
La Présidente (Mme
Boutin) : Est-ce que nous avons consentement pour entendre
Me Paradis?
Laforest : Bonne question.
Mme Nichols :
Consentement jusqu'à 22 h 30 ce soir.
La Présidente (Mme
Boutin) : Parfait.
Laforest : 22 h 30.
La Présidente (Mme
Boutin) : Excellent. Je vous invite à vous présenter. C'est une
nouvelle séance.
M. Paradis
(Nicolas) : Merci, Mme la Présidente. Nicolas Paradis, sous-ministre
adjoint aux politiques au ministère des Affaires municipales et de
l'Habitation.
n'y a pas en soi de délai, là. Ça peut se faire séance tenante, là.
«Sur-le-champ» était plus dans une idée... L'acceptation
sur-le-champ, dès lors que la... Dans la disposition actuelle, là, dès lors que
la candidature était déposée, ils l'acceptaient, ça signifiait sans
faire de vérification à l'égard des modalités préalables.
Alors, est-ce que...
On peut imaginer que la plupart des cas vont se faire séance tenante, là. Ils
vont examiner est-ce que l'adresse est
située sur le territoire de la municipalité. Ils constatent l'adresse. Le
nombre de signatures, il a besoin de x signatures, il les a. Vous avez
la pièce d'identité — le
permis de conduire, à
titre d'exemple — qui atteste qu'il est majeur.
Donc,
ce n'est pas une question de délai, de jours, là, c'est plus... on retire la
notion d'acceptation sur-le-champ, qui était le corollaire de «sans
vérification». Alors, ici, il y a une vérification qui est effectuée. Donc, il
n'y a pas de délai pour autant, ça va se faire très rapidement. Et la liste en
question, ils vont pouvoir vérifier : Est-ce que le nom est sur la liste du DGE? Non? Bien, alors, ils
vont pouvoir donner l'avis de réception de la candidature en
conséquence.
Mme Nichols :
Merci. Bien là, je comprends l'acceptation sur-le-champ, là, c'est surprenant
même encore d'utiliser ce terme-là, là. Moi, je conviens qu'on peut l'enlever,
mais je veux juste... je veux savoir... c'est quand même au moment où le
candidat va aller déposer sa déclaration de candidature qu'il va y avoir la vérification.
Je veux dire, ça va être fait... on dit
séance tenante, là, mais ça va être fait sur place. Tu sais, je ne veux pas
dire : Ça doit être fait en dedans de 60 minutes, ce n'est pas
ça que je veux dire, mais, je veux dire, c'est fait au moment où il y a le
dépôt de la déclaration. Ça prendra le temps que ça prendra. Si ça prend une
heure, ça prend une heure, si ça prend 30 minutes, ça prend
30 minutes, mais ça va être fait à ce moment-là où on va venir valider que
l'adresse fournie du candidat se situe sur le territoire, que le nombre de
signatures est suffisant. Ça va être quand même fait là à ce moment-là. Ça ne
sera pas... je veux dire, ça ne sera pas pris en délibéré, là, pour utiliser
des termes juridiques, là, mais ça ne sera pas... tu sais, ça ne sera pas, là,
déposé, pris en délibéré, puis, après ça, il y aura des vérifications puis on
va vous revenir, là. Je veux dire, ça va être quand même fait sur place.
M. Paradis
(Nicolas) : Oui, ça va se faire sur place. Il n'y a pas d'analyse, là,
hein? On comprend, là. C'est purement factuel. On regarde les éléments qui sont
là, c'est présent, oui, j'accuse réception de ta déclaration de candidature.
Mme Nichols :
O.K., parfait. Quand... parce qu'on dit un petit peu plus loin, là, bien, au 3 ° ,
on dit : prévoir la délivrance d'un avis de conformité et d'un avis de
réception de la candidature. Donc, il va avoir la délivrance de deux avis.
Donc, ces deux avis-là vont être délivrés... bien là, je vais utiliser, là,
«sur-le-champ», là, même si on... juste pour qu'on se comprenne, là, mais, en
fait, ces deux avis-là, l'avis de conformité puis l'avis de réception de
candidature. Puis pourquoi deux avis? Pourquoi pas un avis avec les deux
informations? Pourquoi deux avis?
La Présidente (Mme
Boutin) : Me Paradis, est-ce que vous voulez répondre?
Paradis (Nicolas) : C'est dans la même logique. Je ne sais pas,
peut-être que Me Delisle pourra compléter. À ma connaissance, c'est dans la même logique que ce
que nous avons dans la Loi électorale, qui vise à avoir formellement
l'acceptation et le reçu. Puis on me confirme que c'est conforme aux
différentes modalités qui sont prévues.
Je vous dirais...
Prenons la situation de la vérification sur place, là. On peut s'attendre à ce
que 95 %, 98 %, 99 % des cas, ils vont être capables de le
vérifier sur place. S'il se trouvait que, pour une raison, ils ne sont pas à
même de faire la vérification sur place, bien là, à ce moment-là, le président d'élection
a cette latitude-là de prendre... de
dire : Écoutez, là, je vous donne tout de suite votre accusé de réception,
je... reçu, puis l'avis de conformité, il y a un élément que je ne suis
pas à même de vérifier. Supposons que, je ne sais pas, là, il y a une
difficulté d'identification à l'égard du nom de la rue, à l'égard du fichier
qu'il y a dans sa municipalité, ce qui est très peu probable, mais, à ce moment-là,
il pourrait faire la vérification le lendemain et remettre, à ce moment-là, l'avis de conformité le lendemain.
On peut s'attendre à
ce que l'avis de réception et de conformité puisse être combiné lors d'un même
dépôt. Mais, s'il s'avérait qu'une vérification était requise, soit un délai un
petit peu plus long que le sur place, bien là, à ce moment-là, ces avis-là
seraient distingués.
Laforest : ...un petit ajout sur ce que Me Paradis a avancé, parce
que, bien, j'ai l'exemple ici, en 2017, pourquoi on fait cet article-là. C'est
qu'en 2017...
La Présidente (Mme
Boutin) : ...
Laforest : Oui, vous êtes d'accord, Mme la Présidente, oui?
La Présidente (Mme
Boutin) : Allez-y.
Laforest : O.K. Alors, lors de l'élection générale de 2017, le DGEQ a
émis une directive à tous les présidents d'élection concernant les
recevabilités d'une déclaration de candidature déposée par une personne
déclarée coupable en force de chose jugée d'une infraction constituant une
manoeuvre électorale frauduleuse. La lettre était accompagnée d'une liste de personnes
inhabiles pour motif de manoeuvre électorale frauduleuse. La mesure proposée
aurait pour effet de pérenniser dans la loi. Donc, ça se faisait déjà, ça s'est
fait en 2017. Qu'est-ce qu'on vient ajouter? C'est qu'on vient vraiment le
noter, l'obliger dans la loi.
Alors, pour le moment, une
liste de personnes reconnues coupables en force de chose jugée de manoeuvre électorale frauduleuse pourrait être établie avec
un degré de certitude répondant à des critères élevés. Dans les
prochaines années, les capacités technologiques pourraient permettre de
raffiner une liste de candidats inéligibles pour d'autres motifs prévus à la
LERM. Donc, pour cette raison, les motifs d'inéligibilité à partir desquels la
liste serait constituée ne sont pas précisés dans la loi. Ici, on vient le
préciser dans la loi.
Donc, c'est pour des raisons, en 2017, que le
président... le DGEQ avait émis la directive à tous les présidents d'élection
concernant la liste d'irrecevabilité. C'est une directive qui a été demandée
par le DGEQ en 2017. Maintenant, ici, on
vient l'ajouter, là, directement dans la loi. Est-ce que... Bien, c'est un bon
exemple, quand même, c'est important de...
La Présidente (Mme Boutin) : Mme la
députée, oui.
Mme Nichols : Bien, je m'en venais,
là, avec mes questions relativement à la liste d'éligibilité, là. Je voulais juste finir... Mais merci, là. Je voulais juste
finir avec les avis de conformité puis les avis de réception de la
candidature, parce que je me dis : C'était peut-être un petit peu plus
facile à régler, là. Mais donc l'avis de conformité, là, c'est nouveau, là,
parce qu'on donnait juste un avis de réception. Donc, l'avis de conformité, là,
c'est une nouvelle notion, là, qu'on introduit dans l'article 15.
La Présidente (Mme Boutin) : Mme la
ministre? Ou Me Paradis, oui?
M. Paradis
(Nicolas) : Oui, c'est une nouveauté, effectivement, l'avis de
conformité qui est lié à la vérification qui s'effectue à l'égard des
conditions.
Mme Nichols : Je vais revenir. Là,
j'ai d'autres choses qui me trottent dans la tête.
Relativement à la liste d'inéligibilité, là, il
me semble que c'est... je ne sais pas pourquoi, là, ça va être beau à
10 h 30, mais cette liste-là, là, je comprends, là, qu'elle existe ou
elle n'existe pas? J'ai plein de questions, là, sur cette liste-là, là. Puis je
comprends que c'est une recommandation de 2017, mais cette liste-là, elle
existe ou elle n'existe pas? C'est quoi, les critères qui sont dessus? C'est
que...
Puis je lisais... tu sais, je lisais un peu, là,
de jurisprudence, de contestations, ces choses-là, là, puis, tu sais,
évidemment, quand ton président d'élection n'a pas remis les rapports à date,
toutes des choses comme ça, mais c'est quoi,
cette liste-là? Ça vient d'où? Qui va la tenir? Elle est déjà compilée? Elle ne
l'est pas? Les nouveaux candidats sont vérifiés
comment, à savoir si elle est là, pas là? Les anciens candidats... est-ce que,
si, par exemple, il n'avait pas déposé,
là, son rapport à la fin de
l'élection précédente, il le fait, il va être retiré de la liste? Dans quel
délai? J'ai plein de questions, là,
relativement à cette liste-là. Est-ce qu'il y a une place qu'on peut mieux la
définir ou nous donner plus d'information?
Parce que je ne voudrais pas non plus que ça
serve pour... C'est important, là, il y a des cas que c'est important, de personnes qui sont inhabiles à
siéger, là, puis c'est important, là, cette liste-là. Mais il y a d'autres
choses, des fois, là, puis on le voit, là, c'est une peccadille qui l'empêche
de se présenter comme candidat. Ça fait qu'on pourrait se priver de bons
candidats pour, des fois, là, un point...
La Présidente (Mme Boutin) : Mme la
ministre.
Mme Laforest : Oui, bien, en fait,
ici, on propose d'attribuer au président d'élection la responsabilité de
vérifier la conformité des déclarations des candidatures qui sont soumises. Par
le passé, il y a des candidats, oui, qui ont été acceptés, si je peux dire,
pour être candidats aux élections, mais par la suite on a vu que les candidats n'étaient... ne pourraient être éligibles. Alors,
ici, c'est... on vient retirer l'acceptation sur-le-champ, comme on le
disait précédemment, pour permettre au président d'élection de faire des
vérifications, ce qui n'était pas le cas avant. Oui, le président d'élection le faisait, mais ici, on vient vraiment
l'ajouter dans la loi pour que le président d'élection puisse faire des
validations.
C'est important de préciser que le président
d'élection doit valider si les renseignements qui figurent à la déclaration de
candidature sont exacts avant de procéder à son acceptation, parce
qu'auparavant c'était... comme on le disait, comme vous l'avez mentionné,
c'était accepté sur-le-champ. Donc, ici, on vient donner le pouvoir au
président d'élection de vérifier les coordonnées, l'adresse, le nombre de
signatures d'appui, les pièces d'identité, le nom du candidat, et ensuite on va
pouvoir délivrer l'avis de réception et l'avis de conformité de la candidature.
Alors, les renseignements qui sont à valider ont
été déjà sélectionnés en raison de la capacité du pouvoir du président
d'élection. Et donc on lui... on vient ici instaurer dans la loi certains
pouvoirs. On donne des outils de plus au président d'élection, qui se faisaient
en 2007, comme je le disais, avec le DGEQ, mais maintenant on vient vraiment le
pérenniser avec cette loi-là.
La Présidente (Mme Boutin) : Merci,
M. le ministre. Oui, Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel.
Mme Thériault : Oui, merci,
Mme la Présidente. J'entends ce que la ministre dit, il n'y a pas de problème.
Par contre, je suis obligée de réitérer la question de ma collègue, peut-être
un peu de la préciser, parce qu'avant c'était sur-le-champ. Là, c'est correct,
on fait un avis de conformité, un avis de réception, il faut prendre le temps
de vérifier s'ils sont sur la liste d'inéligibilité. C'est bien correct, pas de
problème. Mais le président d'élection, il a combien de temps pour dire : Tu es candidat
reçu, correct, validé, vérifié? Trois jours? Cinq jours? Parce que la
question se pose, là.
Normalement, dans un calendrier électoral, tu as
le dépôt de la candidature puis tu as une date fixe pour déposer ton dépôt de candidature avant que la candidature
devienne officielle, qu'on puisse l'imprimer sur les listes de bulletins électoraux, etc. Donc, est-ce qu'on
prévoit un temps minimum pour faire une vérification? Ça peut être juste
24 heures, là, il n'y a pas de
problème, mais c'est important, parce que vous le savez comme moi que ça arrive
qu'il y a des candidats qui vont déposer leur bulletin de candidature la
dernière journée. Il faut prendre le temps de les vérifier, là.
Ça fait que moi, je veux bien qu'on prenne du
temps pour vérifier, mais là c'est juste qu'on prévoit la délivrance. On ne donne pas un 24 heures au
moins pour que le président des élections puisse vérifier. Ça fait qu'à
mon avis il faudrait le prévoir, parce que... comment je peux bien vous dire?
Nous, au provincial, on a nos directeurs de scrutin
dans chacun des comtés, qui sont branchés directement avec le Directeur général des élections, puis ils ont des directeurs de scrutin adjoint, un ou deux, ça dépend du comté, là, mais
il y a... tu sais, ils peuvent se répartir les choses puis ils le font
assez rapidement.
Quand on parle d'un président d'élection sur
plus que 1 000 municipalités, bien, c'est sûr que, là, tu as 1 000 personnes en même temps qui, la
même journée, peut-être, vont vouloir faire des vérifications, savoir si les
gens sont sur une liste d'inéligibilité. Ça fait qu'il faudrait peut-être
prévoir un délai de temps ou s'assurer qu'il y a un... et s'assurer qu'il y a
un mécanisme. Parce que vous avez dit : Le Directeur général des élections
peut envoyer ceux qui sont rendus inéligibles parce que ça, tu l'as, avec le
code postal, tu es capable de dire dans quelle région, quelle municipalité ces
gens-là pourraient être inéligibles. Mais, je pense, dans l'autre sens, c'est
si c'est les bulletins de candidature sont
déposés une demi-heure avant la date limite et l'heure limite puis qu'on se
ramasse avec 300 bulletins à vérifier,
ce n'est comme pas drôle. Tu sais, nous... moi, habituellement, j'essaie d'être
la première à déposer mon bulletin de candidature, ça fait qu'il n'y en
a pas, de problème. J'ai plus de signatures, on a le temps de faire la
vérification. Ça fait qu'il faudrait juste prévoir un laps de temps du même
moment que... Quand, Mme la Présidente, on doit donner 150 signatures pour
appuyer notre candidature, bien, il y a une vérification qui est faite, tu
sais. On prend rendez-vous avec le directeur du scrutin, il sait qu'on va
déposer un bulletin. Ça peut prendre une heure, il va vérifier tout de suite dans la liste électorale, il
s'assure d'avoir le monde pour faire les vérifications pour être sûr
que les gens, ils ont la qualité
d'électeur. Ça fait que, moi, c'est juste parce que c'est... dans l'organisation, je pense qu'il faut le prévoir.
Parce que
125 candidats, c'est une chose quand on est en élection provinciale, mais,
quand tu parles en élection municipale, là, c'est des milliers de
candidats, tu sais, au niveau de la mairie, puis des conseillers, puis... ça,
c'est les postes. Ça fait que, quand on parle... Tu sais, oui, je suis
correcte, là, il y a des endroits où c'est élu par acclamation, mais il faut quand
même vérifier pareil, élu par acclamation. Quand même, là. Ça fait que c'est
juste au niveau de la procédure comme telle. Mais je pense vraiment qu'on
devrait prévoir un temps, parce que, là, il y a une question de quantité de
candidatures qu'on n'a pas comme quand c'est pour le provincial. Ça, c'est le
premier commentaire.
Je vais avoir d'autres commentaires à faire sur
la liste des facteurs qui fait qu'une personne pourrait ne pas être éligible,
mais j'aimerais peut-être avoir une réponse par rapport à ça.
La Présidente (Mme Boutin) : Mme la
ministre, est-ce que vous souhaitez répondre à Mme la députée d'Anjou—Louis-Riel?
Mme Laforest : Oui... mais c'est
parce qu'on est en train de valider. On ne peut pas donner de délai comme tel,
évidemment. On est en train de discuter, parce que, s'il y a des vérifications
à faire avec le président d'élection, c'est le président d'élection qui, lui,
doit donner la réponse le plus rapidement possible au candidat, évidemment. Un
délai minimum, un délai maximum, est-ce qu'on embarque là-dedans ou ce serait
trop complexe?
Mme Thériault : ...ce n'est
même pas une question de si c'est complexe ou pas, c'est une question de
candidatures puis de démocratie. Ils peuvent savoir si la candidature est
valide ou si elle ne l'est pas, puis c'est parce que... Je vais faire une
comparaison, O.K.?
Mme Laforest : Bien, je vais juste
donner mon exemple avant. Quelqu'un qui, peu importe, était inéligible, et là
on a certaines vérifications à faire, le temps qu'on valide le dossier de la
personne, si on dit, admettons, dans 30 jours,
mais les réponses qu'on doit recevoir pour la personne qui veut être candidat
arrivent après 40 jours, qu'est-ce
qu'on fait? Parce qu'ici... Là, c'est sûr qu'avant c'était sur-le-champ, évidemment,
puis c'est ça qu'on veut enlever parce qu'il y a des candidatures qui
n'auraient pas dû être acceptées, si je peux dire. Mais, en même temps, si on
dit, comme ça : Il y a une vérification à faire... on parlait des
candidats qui étaient inéligibles qui sont devenus éligibles, puis il y a des vérifications
à faire, si parfois, le temps des vérifications, on dépasse un délai, est-ce
que c'est bon de mettre, dans la loi, un délai maximum? Je me pose la question
aussi, là.
Thériault : Mais je suis à la même place que vous, sauf que,
pour que les règles soient claires, connues pour tout le monde puis que ça soit la même chose, parce que, d'un
président d'élection, ça peut varier, là... Honnêtement, souvent, les
présidents d'élection, c'est les directeurs généraux dans les plus petites municipalités.
Souvent, c'est eux autres les... bon. Puis je ne veux pas dire qu'ils sont
poignés entre l'arbre et l'écorce, là, mais on comprend qu'un directeur général
d'une ville, d'une petite municipalité, c'est lui qui fait office de président
d'élection avec une équipe d'élus qui est en place puis une autre équipe qui
arrive de l'autre bord. Tu sais, c'est comme... moi, je pense qu'il faut juste
que les règles soient claires pour ne pas qu'il y ait de confusion au niveau
des rôles.
Ça fait qu'à mon avis...
Je comprends qu'il y a d'autres vérifications qui peuvent prendre plus de
temps, mais, à partir du moment où ce que vous avez, là, comme critères... au
moins que le président du scrutin, il sait qu'il a 24 heures pour
vérifier. Ça fait que, s'il le sait, bien, avant même de commencer, il va
prévoir que, si, à la date limite de dépôt de candidatures, il pense qu'il va y
avoir trois équipes municipales à sept conseillers plus un candidat maire, bien, il sait très bien qu'il va y avoir
24 vérifications de bulletins à faire au top, au maximum, avec les
critères. Ça fait que je pense que peut-être un 24 heures, peut-être un
48 heures, moi, ça... Le temps, ça ne me dérange pas. Je dis juste que,
dans la procédure comme telle, tu sais, il faut que les gens sachent il y a
combien de temps. Puis je vais le dire pourquoi, Mme la Présidente, puis vous
allez comprendre. O.K?
À la dernière élection municipale, O.K. — puis
là je ne lance pas de pierre à personne, là, je fais juste un état, ici, de
situation d'une chose qui est vraiment arrivée, O.K? — à
Laval, M. Demers s'est présenté à la mairie. M. Demers, là, il ne
demeurait pas à Laval depuis un an. Il n'avait pas la qualité d'électeur puis
il pouvait encore moins se présenter, O.K? La vérification, pourquoi ça n'a pas
été fait, je n'en ai aucune idée puis je ne veux même pas le savoir, je fais
juste donner le cas, O.K.? Puis je comprends que, dans la loi, on va changer le
un an à six mois, là, puis c'est la qualité d'électeur, comme pour la personne
qui peut se présenter, mais il y a eu un jugement dans son cas, mais,
techniquement, il était inéligible. Il ne demeurait pas à Laval. Il ne
demeurait pas à Laval, ça fait qu'il était inéligible. Mais la vérification,
pourquoi elle n'a pas été bien faite, je n'en ai aucune idée, mais n'empêche
qu'il y a eu un jugement qui a statué qu'il avait été élu, puis c'est correct.
Même s'il passait outre les règles de la loi, il est resté maire pareil,
pourquoi? Parce qu'on ne voulait pas repartir une autre campagne électorale à
cause du montant d'argent que ça pourrait coûter. Je comprends les
considérations, là.
Moi, là, je ne suis pas une députée de Laval. Je
suis très mal placée pour évaluer la qualité du travail des élus de Laval, Mme
la Présidente, puis ce n'est pas mon but, là, ce n'est pas ça que je veux faire
ici, là. Puis je veux qu'on m'entende bien, là, je ne remets pas en cause ça.
Je parle du processus et je parle d'un exemple. Donc, quand tu vérifies si les
gens sont éligibles ou pas, bien, il faut que tu le fasses comme il le faut,
puis il faut que tu aies du délai de temps pour être capable de le faire. Ça
fait que mon point, il est là-dessus pour commencer. Ça fait que c'est pour ça.
Je comprends que, peut-être, on n'avait pas vu cette possibilité-là, mais, avec
ce qui s'est passé à Laval, c'est un exemple comme flagrant. Tu sais, moi, je
comprends que te présenter à Montréal, toujours bien que tu demeures à Montréal,
puis, peut-être, pour te présenter dans l'arrondissement d'Anjou, bien, il faut
que tu restes dans l'arrondissement d'Anjou pour représenter les citoyens, vous
comprenez? Ce qui est bien normal, là. Voyons donc! Tu ne restes pas dans
l'arrondissement de Mercier pour défendre les arrondissements... les citoyens
d'Anjou et vice versa, là, tu sais, à mon avis.
Bon, là, ici, c'est écrit «municipalité». C'est
une question que j'aie, comme ça, que j'aimerais peut-être qu'on m'éclaire pour
ceux qui ont des arrondissements, mais ce n'est pas grave, là. Là, on a
vraiment un cas flagrant pour constater si c'est, oui ou non, une candidature
qui est recevable avec une date de temps limite pour être capable de
dire : Oui, c'est recevable, pour s'assurer que les vérifications soient
faites. Parce que, si les vérifications n'ont pas été faites, honnêtement, je
me pose la question : Pourquoi? Mais je ne suis pas Laval, là. Ça fait
quasiment quatre ans qu'ils fonctionnent comme ça, puis c'est correct. Le
jugement, il a été rendu, puis on vit avec le jugement rendu, mais il y a des
gens qui auraient peut-être voulu se présenter si les règles auraient été différentes,
là. La seule chose qu'on sait, c'est qu'au départ la candidature n'aurait pas
dû être reçue, parce que monsieur ne demeurait pas à Laval depuis un an, et
c'est la règle, c'est écrit dans la loi.
Puis je ne veux pas me faire la justicière, là, sauf
qu'évidemment, Mme la Présidente, vous comprenez qu'avec le cas du maire de
Laval, bien, ça pose des questions pour : On a combien de temps pour
vérifier, pour valider les candidatures? Ça fait que moi, je n'ai absolument
pas de problème. Mais, tu sais, on sait tous que, quand c'est nos directeurs du
scrutin à nous, comme élus provinciaux, là, c'est des personnes qui sont vraiment
apolitiques, tu sais, mais les directeurs généraux des villes qui font des
présidents d'élection, des fois... Puis je ne veux pas mettre en doute la
conduite des gens, Mme la Présidente, là, pas du tout, tu sais, mais la ligne
est mince quand ça fait 25 ans, tu travailles avec la même équipe d'élus,
là, des fois, tu sais. Ça fait que c'est pour ça que je me pose vraiment la question.
Mais on peut suspendre aussi, là. Si on a des vérifications à faire, on peut
suspendre.
La Présidente (Mme Boutin) : Mme la
ministre, est-ce que vous vouliez intervenir ou...
Mme Laforest : Non. Bien, c'est important
de discuter quand même parce qu'on est en train de valider. Puis c'est la même
chose pour les élections provinciales, en fait. Ça fait que, si on se base sur
la
loi sur les élections, c'est la même
chose, il n'y a pas de délai. Le Directeur
général des élections a mentionné que
ça n'a jamais été un problème. Puis, de toute manière, quand il y a
l'avis public pour le dépôt des candidatures avec le nom des candidatures,
bien, c'est comme une obligation du président des élections de faire ça
rapidement. Parce que, veux veux pas, il n'a pas le choix de mettre le nom du
futur candidat sur l'avis de scrutin, en fait. Ça fait que, s'il tarde à faire
ses vérifications, bien, les noms ne seront pas dans l'avis de scrutin, donc
les candidats ne pourraient être éligibles aux élections.
Puis c'est la même chose pour la
loi sur les
élections, la loi provinciale, puis on n'a jamais eu de problème avec ça. Si on
ajoutait «dans les meilleurs délais»... C'est toujours important d'y aller dans
les meilleurs délais à cause du respect de l'avis de scrutin, parce
qu'imaginez, là, le président tarde à rendre éligible une candidature, et la
personne ne peut être dans la liste pour l'avis de scrutin.
Mme Thériault : Je comprends
ce que vous dites, mais je pense à l'inverse aussi. C'est qu'on a rendu des
gens éligibles, alors qu'ils ne l'étaient pas.
Mme Laforest :
Non, mais, avec cette liste-là, avec cet article-là, ils deviendront
inéligibles, parce que, vous allez voir, dans le projet de loi, aussi, on parle
des territoires possibles, là, pour être candidat. Ça fait que ça aussi, on va
le voir dans un
article ultérieur.
Je comprends votre question. En fait, vous posez
des questions qu'on... on va le voir ici, dans un article. Je ne sais pas c'est
quel article, Me Delisle ou Me Paradis, mais ça, on en parle vraiment.
Pour être éligible dans un comté particulier ou une municipalité en
particulier, on en parle aussi dans le projet de loi. Mais là on parle vraiment
du délai pour rendre éligible une personne. Je vois mal, si on commence à faire
des changements par rapport à la loi, qu'est-ce que... On peut suspendre, on
peut suspendre, mais...
La Présidente (Mme Boutin) : On peut
suspendre quelques instants si vous voulez faire des vérifications.
Mme Laforest : On va faire des
vérifications. O.K.
(Suspension de la séance à 11 h 53)
La Présidente (Mme Boutin) : Alors,
c'est reparti. Me Paradis, vouliez-vous nous faire un petit résumé, là, de
la conversation? À vous la parole.
M. Paradis
(Nicolas) : Merci, Mme la Présidente. Oui, dans le fond, la
Loi sur les élections et les référendums
dans les municipalités, telle qu'elle est en vigueur, elle est montée actuellement
et, je vous dirais, bonifiée avec les éléments qu'il y a dans le projet de loi n° 49, notamment à l'article 15. Dans le fond, c'est
un fin équilibre qui existe pour faire en
sorte que le président d'élections ait une vérification factuelle à faire
à l'égard d'éléments qui sont compris dans une déclaration de candidature.
Ce que fait le 49 à l'article 15... vient bonifier les éléments de la
déclaration de candidature pour assurer une vérification de ces renseignements-là
qui sont fournis au président d'élections pour permettre que ces conditions
minimales là soient, à tout le moins, constatées dans la déclaration de
candidature.
S'il s'avérait par malheur qu'une fausse
déclaration était effectuée par un candidat, à
titre d'exemple, que ce soit en lien avec ses pièces d'identité ou encore
son lieu de... il fournit une fausse adresse de résidence, bien, à ce moment-là, ce serait alors considéré
comme étant une fausse déclaration dans le cadre de son formulaire de
déclaration, de sa candidature, et il
pourrait alors s'en trouver que... par l'effet notamment d'une modification, qu'on verra un petit peu plus loin, à l'article 28, qu'il
serait de ce fait inhabile car ayant posé sa candidature se sachant inéligible.
Donc, les liens sont ainsi faits.
Et l'article 315 actuel de la
Loi sur les
élections et les référendums dans les municipalités prévoit également que le
mandat de l'élu, à supposer qu'il a été élu et que son mandat est commencé,
prend fin sur constatation de cette inhabileté ou sur dépossession de sa
charge. Donc, si on constate qu'il était inéligible, il deviendrait inhabile.
Donc, du fait de 315, son mandat prendrait fin. Bien entendu, si la personne
persiste et signe, bien là il y a un recours qui serait pris pour le déposséder
de sa charge et, après ça, que le poste devienne formellement, légalement,
vacant, et une élection partielle se tiendrait pour pouvoir être comblé à
nouveau.
Mme Thériault : Et les frais
juridiques?
M. Paradis
(Nicolas) : S'il y avait des
frais juridiques, bien entendu, le régime de protection des élus
s'applique tel quel, donc ils pourraient
être assumés, mais, s'il se trouve que la personne a posé un acte, donc, une
faute de la nature de fausse déclaration, bien là, à ce moment-là, la municipalité
pourrait formuler une demande de remboursement à l'égard des frais afférents
qu'elle aurait assumés.
Mme Thériault : Donc, ce qui
fait que, exemple, si le ou la candidate qui a perdu dépose une plainte parce
que la personne qui a gagné a fait une fausse déclaration, bien, s'il y a des
frais juridiques de cette personne-là parce qu'elle a été lésée sur la base
d'une fausse déclaration, ce n'est pas à elle à payer les frais juridiques.
C'est qui qui va payer les frais juridiques? Exemple, moi, je suis candidate au
Saguenay—Lac-Saint-Jean,
dans la municipalité où demeure le ministre, puis je dis que je reste là, mais
je ne reste pas là ou je dis que je reste là depuis six mois, mais je ne reste
pas là depuis six mois. Bon, je me présente puis je le sais que j'ai fait une
faute.
Mme Thériault : C'est ça. Ça
fait que je ne pourrais pas dire que je reste là, mais, en tout cas, tu sais,
dans... n'importe où. Je vais dire que j'ai un chalet, tiens, O.K., et que je
me présente, bien, je l'ai fait sur une fausse déclaration. Puis la personne...
Puis je gagne. Le monde, ils m'aiment, ils me trouvent «willing» puis ils
trouvent que je suis une bonne défenderesse des intérêts des gens. Ils votent
pour moi. Je gagne. La personne qui s'est présentée contre moi, elle, elle
dit : Bien, voyons donc! Ça ne faisait pas un an qu'elle restait sur le
territoire, elle. Aïe! Ce n'est pas vrai, ça, c'est une fausse déclaration.
Enclenche un processus, mais c'est le candidat qui va l'enclencher, ce ne sera
pas nécessairement la municipalité. Mais c'est le candidat qui a perdu qui va
l'enclencher. Ça fait que, là, ça veut dire que le
candidat qui a gagné, c'est une fausse déclaration. Donc, moi, mes frais
seraient payés par la municipalité s'il y avait quelque chose qui se passe au
niveau juridique parce qu'il y a une demande de, puis là, bien, si je perds, je
rembourse. Mais la personne qui, elle, a dénoncé cette situation-là parce que
l'élection s'est faite sur la base d'une fausse déclaration, donc il y a eu une
fraude, là, tu sais, de même... tu sais, on va appeler ça une fraude. C'est une fraude électorale, en fait. C'est que
j'ai faussé la vérité pour pouvoir me présenter parce que j'ai moi-même
fait une fraude. Ça fait que la personne qui va l'apporter en cours, tu sais,
c'est comme elle, elle va payer des frais juridiques, c'est comme... il y a une
espèce de non-sens quelque part.
Mme Laforest :
En même temps, ça revient au président d'élection quand il a validé des
informations aussi, là.
Mme Thériault : Sauf que
lui, il a juste une check-list.
17913 18561 La
Présidente (Mme Boutin) : Me Paradis, voulez-vous clarifier?
Mme Laforest :
La municipalité pourrait défendre le candidat à ce moment-là si la municipalité juge qu'il y a eu
erreur avec le candidat qui voulait se présenter ou qui a perdu.
Mme Thériault : C'est pour ça
que je pose la question.
M. Paradis (Nicolas) : Le recours pourrait être pris par un citoyen, vrai, là, le recours
comme tel, mais il y a aussi et, je vous dirais, surtout... ces situations-là
seraient plus... On rencontrerait plus la situation suivante : une plainte
qui serait formulée par le citoyen qui... plainte qui serait acheminée au DGE,
qui, lui, examinerait le volet, la situation pénale de la chose, et le simple
constat de l'aspect pénal de la chose par le DGE, puis c'est ce qu'il fait
lorsqu'il y a des plaintes comme ça, permettra avec 28, comme on le mentionne,
s'il est déclaré coupable pénal, pénalement... mais là, à ce moment-là, se
sachant inéligible, il perd sa charge. Et, dans un tel recours, ce n'est pas un
candidat, un citoyen qui prend la poursuite, c'est le Directeur général des
élections.
Mme Thériault : Parfait, c'est clair.
M. Paradis (Nicolas) :
Mais il n'est pas impossible qu'un candidat puisse prendre un recours civil
pour faire reconnaître une situation, mais
ça, c'est vrai à l'égard de n'importe quel autre recours. Mais c'est plus... je
vous dirais, usuellement, c'est une plainte qui est formulée au DGE,
puis lui s'occupe du recours pénal afférant.
Mme Thériault : O.K., O.K., ça me va. Si c'est le Directeur général des
élections, ça me va. Il y a toujours une possibilité de recours si jamais il y
a quelqu'un... a fait de la malversation pour se présenter quelque part puis
qu'il ne répondait pas aux critères tels que définis déjà dans la loi. O.K., ça
va. Ça va pour ça.
Petite question. Là, c'est parce
qu'on l'a sur le formulaire. Je comprends qu'on va probablement le faire
ailleurs quand on part des critères qui fait que les gens peuvent se présenter,
mais ça va vous permettre de réfléchir d'avance à... et d'avoir une réponse un
peu plus tard. Je vois ici que l'adresse fournie par le candidat se situe sur
le territoire de la municipalité et je porte
à votre attention est-ce que la municipalité... pour te présenter à Montréal,
il faut que tu demeures à Montréal,
mais, pour te présenter dans un arrondissement, est-ce que tu dois demeurer
dans l'arrondissement que tu te
présentes? Et c'est vrai à Montréal, c'est vrai dans l'arrondissement de
Longueuil, c'est vrai dans les municipalités où il y a d'autres arrondissements. Il y en a une au Saguenay—Lac-Saint-Jean aussi.
Vous avez un arrondissement là-bas, là. Est-ce que la
notion d'arrondissement, elle est aussi quelque part dans... Je me présente
dans l'arrondissement d'Anjou parce que je demeure dans l'arrondissement
d'Anjou ou je peux demeurer à DDO, à Dollard-Des Ormeaux, dans l'ouest de l'île
complètement, puis me présenter à Anjou parce que j'y travaille, mettons, ou la
qualité première pour pouvoir te présenter, c'est de demeurer également dans
ton arrondissement? On sait tous qu'au provincial ce n'est pas le cas. On n'est
pas obligé de demeurer dans nos comtés respectifs. Plusieurs personnes ne
demeurent pas dans leur comté, puis je ne
m'amuserai pas à donner de noms, c'est dans toutes les formations politiques,
de toute façon. Sauf que le municipal, bien, c'est pour les intérêts de
la place, là, tu sais, l'arrondissement. Moi, je me vois mal... Tu sais,
il me semble que, quand... tu ne peux pas demeurer dans un arrondissement de
Westmount—Saint-Louis,
mettons, puis être conseiller municipalité pour le district n° 3
d'Anjou, là, tu sais, c'est...
Bien, je soulève la question parce que, pour
moi, ce n'est pas clair, parce qu'ici je ne vois pas aucune notion
d'arrondissement. Donc, je pose la question par rapport à ce que j'ai là. Mais,
si vous me dites qu'on va le voir avec les critères d'«inégibilité»... Aïe!
Oui, hein? Vous aviez raison, hein, à 10 h 30, ça va être beau, ça.
Mais on va avoir réglé ce bloc avant 10 h 30, je pense qu'on n'aura
peut-être pas besoin de s'amuser à le répéter tranquillement. Donc, à ce
moment-là, si, pour répondre à ma question, vous me dites : On va voir ça
dans l'autre
article un peu plus loin, ça me va, je n'ai pas de problème, on
peut...
M. Paradis (Nicolas) : On ne revoit
pas... Donc, si on se présente à un poste au conseil municipal de la ville de
Montréal, on peut rester dans n'importe quel arrondissement, on peut se
présenter sans difficulté.
Pour la question de l'arrondissement, j'essaie
juste de mettre la main... je peux vous revenir dans quelques instants, si vous
voulez, je pourrai vous revenir ultérieurement. On ne touche pas à cet
aspect-là, on ne touche pas aux conditions d'éligibilité à l'égard des
arrondissements, je pourrai vous le confirmer.
dépend des villes, hein? La notion d'arrondissement n'a pas la même connotation
d'une ville à l'autre. Montréal, il y a des maires d'arrondissement. À Québec,
à
titre d'exemple, il y a des conseillers d'arrondissement. Les conseillers
d'arrondissement, eux, sont élus en fonction de leur district, et donc chaque arrondissement
compose un certain nombre de districts. Donc, c'est la règle liée au district
où la personne se présente, là.
Mme Thériault :
En partie. Quant à Anjou, c'est le district 1, 2, 3. Il y a trois
conseillers qui siègent à l'arrondissement, plus une conseillère de ville qu'on
appelle «conseiller de ville», ils n'ont pas féminisé les termes, plus le maire
d'arrondissement, qui, d'office, lui, siège aussi au conseil de ville de
Montréal. Donc, le maire et la conseillère de ville siègent et à
l'arrondissement et au conseil de Montréal.
Mais, pour être
conseiller de district, district 1, 2, 3, est-ce qu'il faut demeurer dans
le district d'Anjou ou au moins dans l'arrondissement d'Anjou pour pouvoir se
présenter? Parce que, sinon, tu restes dans l'arrondissement de Saint-Léonard
puis tu t'en viens défendre les intérêts d'Anjou à côté. Il me semble qu'il y a
quelque chose qui ne marche pas. Au moins pour les postes de conseiller, là, de
district, qu'ils soient dans l'arrondissement.
Donc, je pose la
question tout simplement parce qu'il me semble que c'est très logique que tu
demeures dans ton arrondissement quand tu te présentes comme conseiller
d'arrondissement. Puis là, ici, c'est parce que ce qu'on voit, c'est juste le
territoire municipal. Il n'y a pas de notion d'arrondissement.
M. Paradis
(Nicolas) : Je vais vous revenir avec la réponse claire à cet égard-là
quand la distinction entre les districts, les arrondissements... Puis il peut y
avoir une distinction en fonction de la nature du poste électif, là. Ça fait
que je préfère vous revenir pour vous donner l'information juste.
Mme Thériault :
Parfait. Pas de problème, parce que je comprends qu'on va le voir ailleurs
aussi au niveau des critères. L'autre questionnement que j'avais,
c'était par rapport aux facteurs d'inéligibilités, parce que
ma collègue en a parlé aussi. Est-ce que ça, il y a une liste qui
existe? Oui, hein? Vous m'avez répondu oui ailleurs.
Laforest : ...on l'a déjà, la liste. On pourrait vous la fournir
aussi.
Mme Thériault : On aimerait ça l'avoir. Oui, parce que
je pense que Me Paradis a dit qu'on était pour
ajouter quelque chose un peu plus loin. Ça fait que peut-être, si on peut
l'avoir avant, ça va nous aider à cheminer dans notre cheminement, cheminer
dans notre cheminement... à avancer dans notre cheminement — oui,
ça va vraiment être beau à 10 h 30
ce soir — vers
les différentes choses qu'on a besoin pour rendre quelqu'un
inéligible à un poste électif. Ça me va pour moi sur les commentaires
sur l'article.
La Présidente (Mme
Boutin) : Mme la députée de Vaudreuil, oui, allez-y.
Mme Nichols :
Oui. Bien, vu qu'on parlait de la liste, là, puis je ne prononcerai pas le mot,
j'ai de la misère, à moins que j'y aille par syllabe, mais, en tout cas, vu
qu'on parle de la liste, là, qui va justement est transmise par la DGEQ, ce que je comprends, c'est qu'elle existe déjà,
là, cette liste-là? Puis, dans le
fond, elle existe déjàé.
Elle existe depuis quand? On s'en
servait comment? Puis là, dans le
fond, on vient rendre, comme... parce que
c'est le seul critère pour lequel on
peut refuser, hein, tu sais, dans l'article 15, là : «Le président d'élection doit
[...] refuser la production de la déclaration [...] dont le nom apparaît sur une
liste de personnes inéligibles constituée et transmise par le Directeur général des élections.»
Donc, je présume que c'est une liste qui est à jour. Moi, je voudrais avoir le
plus de détails, là, relativement à cette
liste-là, là. Elle existe depuis quand? Qui est sur la liste? Les facteurs, ça,
j'ai compris qu'on va les revoir ailleurs.
La Présidente (Mme
Boutin) : Mme la ministre, allez-y.
Laforest : Oui. Bien, la
première des choses, c'est que, dû à l'article qu'on est en train d'étudier, la liste sera confectionnée, là, évidemment,
avec les présidents d'élection. Pour la liste des critères d'inéligibilité, en
fait, c'est des articles, les articles 62 à 67. Mais je vais... on va vous
les transférer... transférer, oui... Aïe! 10 h 30 ce soir, ça va être
quelque chose, hein? Alors, on va transférer, Mme la Présidente, les articles
de 62 à 67 parce que de 62 à 67, dans les articles, tout est bien indiqué, à
savoir les critères d'inéligibilité.
La Présidente (Mme
Boutin) : Est-ce que vous allez les déposer sur l'adresse de la commission?
Laforest : Oui. Puis, pour la liste également, la liste sera
transférée par le DGEQ. Après notre projet de loi, quand il sera étudié, on va
établir les critères ensemble, et, évidemment, le DGEQ, lui, a sa liste déjà. Ça
fait que... comme j'avais mentionné, en 2017, qui avait travaillé la liste pour
les élections de 2017.
La Présidente (Mme
Boutin) : Merci beaucoup. Mme la députée, oui.
Mme Nichols :
Donc, je comprends que cette liste-là, elle existe depuis 2017.
Laforest : Il y en a
une qui était déjà en fonction en 2017. Maintenant,
c'est certain que, là, avec
l'article qu'on adopte, là, on ajoute certains critères d'inégibilité, et,
c'est ça, la liste sera corrigée et la liste sera transmise par le DGEQ par la
suite.
Mme Nichols :
Parfait. Cette liste-là, on s'en servait pourquoi, là? Parce qu'il y a une
liste qui existait déjà, là. Ici, on... Parce qu'à l'article 15 on va s'en
servir pour refuser la production de la déclaration, là, ça va être... c'est
clair, là. Si ton nom est sur la liste, c'est un refus, là, automatique, là.
Après ça, on verra s'il y a une possibilité de contestation ou pas, mais c'est
un refus automatique si ton nom est sur la liste. On va s'en servir pourquoi de
cette liste-là, là, si elle existait déjà? Puis est-ce qu'elle est accessible, cette
liste-là? Comment ça fonctionne? Il faut demander... quelqu'un qui veut
savoir... Comme moi, là, mettons, là, ça se prépare à des élections municipales
sur le terrain, là. Quelqu'un qui dit : Bien, moi, je pense que lui, il
veut se présenter, mais je pense qu'il n'est pas éligible à siéger ou il n'est
pas éligible à être candidat, à déposer sa candidature, est-ce que nous autres,
on pourrait lui dire : Bien oui, tu peux aller voir la liste? Bien, est-ce
qu'elle est accessible? Elle est où, cette liste-là? Est-ce qu'il faut faire
une demande d'accès à l'information pour l'avoir dans 90 jours?
La Présidente (Mme Boutin) :
Allez-y, Me Paradis.
M. Paradis (Nicolas) : Merci. Cette
liste-là n'existe pas encore, parce le DGE, lui, ce qu'il avait fait en 2017,
il en avait confectionné une et, par pouvoir de directive, il avait donc
dit : Voici les gens qui sont inéligibles, inéligibles en fonction des
renseignements qui sont portés à sa connaissance, là. Il n'ira pas faire une
enquête à la grandeur de la province en
continu pour trouver toutes les situations. C'est essentiellement, comme vous
le savez, toutes les responsabilités liées aux rapports financiers,
l'absence de déclaration de rapport des dépenses électorales ou des situations
qui lui auraient été mises au fait, et donc inscription à cet égard-là.
Donc, lui, ce qu'il va produire dans le contexte
où, ici, à l'époque, c'était lui qui avait, de son propre chef, créé cette
liste-là, émit une directive pour faciliter le travail des présidents
d'élection, là, il va en créer une sous le même angle, mais là la loi, elle dit
qu'il va avoir cette liste-là, puis les présidents d'élection vont s'y référer.
Il va donc la produire avant la période de candidature pour que les citoyens...
les présidents d'élection puissent y accéder. Bien entendu, ce sont des
renseignements qui sont, par ailleurs, publics, là. Ce n'est pas, je veux dire,
privé, là. C'est inévitablement accessible. Ce sont des renseignements publics
qui, par ailleurs... est-ce que la liste, elle est publiée ailleurs? Ça, je ne
pourrais pas vous l'attester pour le DGE, là, mais elle serait, par ailleurs,
accessible sans difficulté.
Mme Laforest : Par contre, ça doit
être quand même confidentiel, Me Paradis? C'est peut-être accessible, mais
la liste des personnes, je ne sais pas, est-ce qu'il y a une certaine
confidentialité?
M. Paradis (Nicolas) : C'est lié à
des manquements, c'est lié à des manquements légaux.
Mme Laforest : Et ça, c'est public?
M. Paradis (Nicolas) : Et ça, oui,
c'est public, oui, sans problème à cet égard-là.
Mme Laforest : O.K. Bon.
Mme Nichols : Donc, ce n'est pas une
liste, là... il y a déjà une base, là, de cette liste qui était montée par les données, là, qui arrivaient... qui étaient
soumises à... qui étaient soumises au DGE, là, ça fait qu'il y avait
déjà une... on a déjà une base. Bon,
là, je ne sais pas, j'imagine qu'on va, là, valider la base pour ne pas qu'il y ait
nécessairement d'erreurs, mais là ce que je comprends, c'est qu'on va
compiler... Cette liste-là, là, ça va être la compilation des refus de déclaration?
M. Paradis (Nicolas) : Bien, c'est
une compilation des situations d'inéligibilité principalement en vertu de 64,
65 de la LERM, qui visent les éléments où le DGE a une connaissance de
manquements qui entraînent l'inéligibilité, comme le défaut lié au rapport
financier ou les rapports de dépenses électorales. Ça, il va les compiler là-dedans.
Le DGE ne peut pas faire... Comme je dis, là, il y a...
Mme Nichols : Bien non, il ne peut
pas faire ce qu'il ne sait pas, là.
M. Paradis (Nicolas) : Je vais vous
donner un exemple bien simple. Les juges de tribunaux judiciaires ne sont pas
éligibles. Le DGE lui-même, les ministres des gouvernements du Québec, Canada
ne sont pas éligibles pour les postes
municipaux. Bien entendu, cette liste-là n'identifierait pas l'ensemble de ces
personnes titulaires de fonction. Tu
sais, je veux dire, c'est un état de fait, ça va de soi, mais c'est plus
sur le caractère plutôt pénal lié aux éléments portés à sa connaissance
qu'il a... il fait cette compilation.
C'est donc...
Tout ça, dans sa globalité, ce sont plein de renseignements qui sont mis à
la disposition du président d'élection pour assurer la
plus grande protection possible, à tout le moins la plus grande conformité possible
des déclarations qui lui sont soumises.
Mme Nichols : Parfait. Quand quelqu'un,
là, remplit, là, sa déclaration de candidature, là, est-ce qu'il a toute cette information-là? Je veux dire, tu sais, quelqu'un
pourrait décider : Bien, moi, je veux... je vais faire ma déclaration,
puis là, bien, quand... je ne sais pas, là,
quand il dépose à... Est-ce qu'il sait les motifs? Est-ce que c'est annexé? Ou
est-ce qu'il y a quelque chose qui dit : Bien non, tu ne peux pas être
candidat à cause de ça, ça, ça, tu vas te voir refuser pour tel, tel, tel
motif?
Mme Nichols : Quand on va chercher,
entre autres, là, le...
La Présidente (Mme Boutin) : ...la
technique pour enregistrer.
Présidente (Mme Boutin) :
Bien, parce que, des fois, vous vous interrompez, puis c'est
supercordial, c'est juste que, pour la technique, c'est difficile, des
fois, d'enregistrer vos propos. Monsieur... Qui veut répondre? M. Paradis.
M. Paradis (Nicolas) : Bien, je vous
dirais, c'est sa responsabilité de s'assurer de son éligibilité à l'égard des
conditions, là. Et il y a plusieurs éléments, bien entendu, là, ça fait qu'il
n'y a pas un formulaire qui est donné avec l'ensemble des caractéristiques,
c'est l'effet de la loi, puis, lorsqu'une personne veut se porter candidat,
elle s'assure de son éligibilité à l'égard des règles applicables, là.
Mme Laforest : C'est exactement
comme le provincial, en fait.
M. Paradis (Nicolas) : Oui, absolument,
absolument.
Mme Nichols : ...nul n'est censé
ignorer la loi, sauf que, tu sais, des fois, quand on s'en va pour un poste à
la mairie, là, c'est un poste, disons-le, un
peu plus important, ça fait que, oui, on prend, là, toute l'information, mais
quelqu'un qui... Tu sais, dernière minute, il me manque un candidat dans mon
équipe pour tel... pour le district 5, puis, dans les municipalités, là,
il peut être... il n'est pas obligé d'habiter le district 5, là, mais en
tout cas, puis là il soumet sa candidature,
puis... Ça fait que c'est pour ça que je me demandais : Quand on donne le
bulletin, ce n'est pas nécessairement indiqué ou il n'y a pas une
référence relativement, là, aux critères... auxdits critères.
M. Paradis (Nicolas) : Mais ce ne
sont pas des éléments qui posent problème, hein, qui posent problème en soi,
parce que ce qui pose... ce qui suscite des questionnements habituellement,
c'est la question de la résidence. La question des fonctions que les gens
occupent, là, toute la nomenclature, tu es un fonctionnaire, tu es un élu d'un
autre palier électif, tu occupes une position qui ne te permet pas d'avoir un
poste électif municipal, ça va de soi, et les gens le savent usuellement, là.
Et puis, après ça, il y a toute une série,
également, d'inéligibilités. Les membres du personnel électoral de la
municipalité, ils ne peuvent pas se présenter, mais c'est le corollaire. Et
après ça c'est dans des situations plus pénales.
Tu as commis un certain nombre d'infractions, là tu ne peux pas te présenter.
Et là, à cet égard-là, bien, dans ces situations-là aussi, normalement,
la personne le sait, et là, si elle se présente malgré cette situation-là, elle
commet une fausse déclaration. Donc...
Et c'est pour
ça que la disposition ici permet d'apporter ces précisions-là clairement quant
à différentes exigences pour lesquelles l'élu va mettre l'accent, parce
que c'est essentiellement les éléments qu'on veut s'assurer de vérifier, là, tu
sais, la question de la résidence, la question d'est-ce qu'il est majeur,
pièces d'identité, est-ce qu'il a le nombre de signatures requises, pour éviter
qu'on ait des candidatures qui soient erronées.
Nichols : O.K.
J'ai une autre question. Dans l'article actuel, là, pas dans l'article
avec les modifications proposées, là,
on fait référence, entre autres, à : «...pour accorder l'autorisation du
candidat indépendant.» On parle ici : «Il ne peut refuser une déclaration de candidature pour le motif qu'elle
ne contient pas tous les renseignements requis pour accorder
l'autorisation du candidat indépendant.» Donc, dans le fond, ce que je
comprends, c'est qu'on vient appliquer les mêmes règles ou on vient mettre tout
ça dans le même bassin?
M. Paradis (Nicolas) : ...vous
pourriez peut-être reposer ou repréciser votre question, s'il vous plaît?
Nichols : Oui, bien, c'est
parce que... Bien, je vais le lire, là. On fait référence, entre autres, à l'autorisation du candidat indépendant. On dit que... c'est
dans l'ancien article, là, on vient dire que «le président d'élection doit
sur-le-champ — puis
là ça, je comprends, on l'enlève — accepter la production de la déclaration
de candidature qui est complète et accompagnée des documents requis. Il ne peut
refuser une déclaration de candidature pour le motif qu'elle ne contient pas
tous les renseignements requis pour accorder l'autorisation du candidat
indépendant.»
Mme Nichols : C'est ça. Le fait
qu'on précisait le «candidat indépendant», je me demandais : Est-ce que
c'est une notion qu'on vient plutôt, là, inclure dans les nouvelles
modifications de l'article 15?
Mme Laforest : Pour la journée, là,
Me Delisle aussi pourrait prendre les réponses.
La Présidente (Mme Boutin) : Oui,
tout à fait. Est-ce qu'on consent à entendre Me Delisle?
Mme Nichols :
Bien sûr. Consentement jusqu'à 22 h 30.
La Présidente (Mme Boutin) :
Parfait. Je vous invite à vous présenter.
Mme Delisle (Élène) :
Alors, mon nom est Élène Deslisle. Je suis avocate au ministère de la Justice.
Donc, l'autorisation dont on parle ici, là,
c'est l'autorisation que peut obtenir un candidat qui veut faire... qui veut
obtenir du financement, donc faire des dépenses électorales puis recueillir des
contributions. Donc, il y a... ce n'est pas... C'est vraiment cette
expression-là, là.
Donc, si la personne dépose sa candidature mais,
par ailleurs, qui n'a pas tous les renseignements requis pour demander son
autorisation à faire des dépenses électorales et à recueillir du financement,
bien, le président d'élection n'est pas... il ne peut pas refuser sa
déclaration de candidature, parce qu'il peut déposer sa déclaration de
candidature en même temps que sa demande d'autorisation, ça peut être fait de
façon concomitante. Donc, s'il manque des renseignements pour son autorisation,
le président d'élection ne refusera pas sa déclaration de candidature. Est-ce
que ça va? Ça n'a pas l'air.
Mme Laforest : Ça, c'est pour les
candidats qui sont déjà indépendants, qui se représentent?
Mme Delisle (Élène) :
Bien, c'est pour envoyer un candidat qui ne fait pas
partie d'un parti
politique, qui est indépendant mais qui, par ailleurs, veut recueillir des
contributions électorales pour faire des dépenses électorales pour sa campagne
électorale. Parce qu'il y en a, des candidats qui ne feront pas aucunement de
dépense, donc qui ne se font pas autoriser à... Donc, à ce moment-là, étant
donné... Il y a un article, là, il faut je le retrouve, là, qui dit que le
candidat peut déposer sa demande d'autorisation en même temps que la... C'est
ça qu'il faut que je retrouve, là.
Mme Nichols : ...le temps que vous
cherchez, là, je veux juste être certaine, parce que, là, on parle...
L'article 165, là, dans le fond, on parle de la déclaration de candidature
où le président d'élection va vérifier si, selon toute en apparence, là...
j'aime ça, «toute en apparence», bien, va vérifier, là, certains faits, puis là
ils sont énumérés. Suite à ces vérifications, le président d'élection délivre
un accusé de réception et un avis de conformité qui fait preuve de la
candidature. Le président d'élection doit toutefois refuser la production de la
déclaration, mais... Parce que, dans l'ancien article, on parlait justement de
l'autorisation du candidat indépendant, là, qui était... Je comprends, là, c'est différent, mais on ne le reprend pas.
Donc, est-ce que c'est parce qu'on va le traiter ailleurs, ou on
abandonne cet aspect-là, ou c'est inclusif puis on l'inclut, ou on le traite
différemment?
Puis les candidats indépendants, là, en tout
cas, la plupart des municipalités, là, c'est... Tu sais, les grosses municipalités,
c'est souvent, là, en équipe, là, mais, sinon, là, la plupart des
municipalités, c'est des candidats indépendants puis, évidemment, là, qui
travaillent en équipe après, là, mais qui sont... qui ne font pas
nécessairement
partie de... ne font pas partie,
là... ne sont pas dans un parti politique en tant que tel. Ça fait que je pense
que c'est important de le traiter ou, en fait, de garder cette notion-là
de candidat indépendant.
Mais c'est ça, je ne comprends juste pas
pourquoi qu'il a été enlevé puis qu'on ne le retrouve pas.
La Présidente (Mme Boutin) :
Me Paradis, allez-y.
M. Paradis (Nicolas) : En réalité,
c'est une bonification qu'on fait de la loi pour distinguer deux choses. On a
la déclaration de candidature qui dit : Je me porte candidat et j'ai des
conditions d'éligibilité. Et là... Et il y a l'autre volet qui est la...
appelons-la... je vais résumer ainsi, disons, la demande d'autorisation ou la
déclaration à
titre de candidat indépendant, qui vise une fin particulière,
comme Me Delisle évoquait, liée plus au financement, là, aux dépenses électorales. Alors là, on le distingue
dans le cadre de la déclaration de... formellement dans le nouvel
article. On n'en parle plus, de ce volet-là, parce que c'est abordé dans d'autres
articles de la LERM, notamment à l'article 400, qui dit que «le DGE accorde une autorisation au candidat indépendant qui
lui en fait une demande écrite [concernant] les renseignements
suivants». Ça fait qu'on vient distinguer ça.
Et ce que ça faisait auparavant dans la logique
où les gens produisaient, dans le fond, l'ensemble de ces renseignements-là au
moment de leur déclaration de candidature, là, c'était pour s'assurer que, si
tu ne fournissais pas l'ensemble des
renseignements liés à la demande d'autorisation de candidat indépendant, bien,
on pouvait... On ne refusait pas ta déclaration de candidature pour ce
motif-là, alors qu'à l'époque c'était... c'était comme... on acceptait sur-le-champ. Donc, on disait : Bien, tu n'as
pas ce volet-là? Je ne peux pas te l'accepter parce que tu n'as pas la question
de demande d'autorisation de candidat
indépendant. On le dissocie, dans le fond. On dit : Déclaration de
candidature, traitons-le, puis l'autre volet, il va être régi par les
règles usuelles liées à la demande qui est faite au DGE à 400 de la LERM.
Mme Nichols : Donc, on
abandonne la notion de candidat indépendant.
M. Paradis (Nicolas) : Non.
Mme Nichols : On l'inclut dans la déclaration
de candidature. La déclaration de candidature va être autant pour une déclaration
de candidat indépendant puis de... Parce que les dépenses, les... Tu sais, je
comprends, là, on va commencer à faire des dépenses électorales une fois que...
une fois qu'on est autorisé, là, évidemment, mais je ne comprends juste pas pourquoi...
Mme Laforest :
Bien, en fait, si je comprends bien, peut-être, c'est qu'on vient élargir la possibilité
aussi pour le candidat indépendant.
L'article 15 qu'on ajoute est aussi
bon pour le candidat indépendant, ce qui n'était pas le cas avant. Ça fait que c'est
ça qu'on vient... on va plus loin, donc on vient encadrer aussi la possibilité
d'éligibilité d'un candidat qui est indépendant automatiquement. Donc, on ne se
base pas juste sur le financement, on vient ici l'inclure dans
l'article 15. C'est bien ça dans mes...
M. Paradis
(Nicolas) : ...on ne fait plus de distinction entre candidat
indépendant, candidat d'un parti politique pour la déclaration de candidature,
là, on s'entend, là. Tu sais, il y a toutes les... L'élu... Le candidat va
l'identifier, par ailleurs, qu'il veut être candidat, puis il va... mais on
fait cette distinction-là parce que ça n'a pas le même objectif. C'est pour ça
qu'on vient juste scinder puis... En réalité, auparavant, là, c'était
juste : On ne peut pas refuser ta déclaration de candidature si tu n'as
pas fourni tous les renseignements à
titre de candidat indépendant. Ça fait que c'était comme un peu... c'est un élément
de protection supplémentaire à l'égard des candidatures, des
déclarations de candidature auparavant. Ça fait que, là, on clarifie le tout
pour l'avenir.
Nichols : ...loi, là, je ne peux pas dire que je la comprends toute,
parce qu'il y a beaucoup de références, là, tu sais, ça renvoie, là, un
petit peu partout puis c'est vraiment assez dur de suivre, mais, tu sais, je
l'ai lue, la loi. Je veux juste comprendre, parce qu'ailleurs, là, on continue
à... on en parle, du candidat indépendant, là, entre autres quand on vient
parler du financement, quand on vient parler...
Ça fait que je
comprends, là, ici, là, qu'on vient le dissoudre dans la déclaration de
candidature? Parce que, dans le fond, quand on parle de déclaration de
candidature, là, peu importe si c'est une déclaration de candidature, peu
importe que tu sois indépendant, que tu fasses
partie d'une équipe, ça me va.
Ça fait qu'on abandonne... Ce que je comprends, c'est que, dans cet article-là,
on abandonne cette notion-là, mais on va quand même le retrouver ailleurs, là,
dans la loi, là, les autorisations puis les notions relatives aux candidats
indépendants.
Laforest : En fait, c'est comme si, dans l'inscription d'un candidat,
on inclut les candidats indépendants, mais,
pour la suite, dans le projet de loi, toutes les notions importantes pour le
candidat indépendant sont encore présentes.
Nichols : O.K. On est certain, par exemple, qu'il n'y aura pas de...
ça ne sera pas conflictuel, là, il n'y aura pas d'ambiguïté, là? Je ne
sais pas pourquoi, là, je fais des liens avec d'autres parties de la loi puis
j'ai l'impression qu'à un moment donné...
Laforest : Non, bien, en fait, là, c'est sûr que, si on regarde les
trois, en fait, on parle juste de l'adresse, le nombre de signatures, la
pièce d'identité, bref les critères de base pour être éligible. Ça fait que
c'est vraiment sur ça que, présentement, on tablette. Et ça inclut le candidat
indépendant. Ça fait que c'est vraiment concentré sur ces vérifications-là qui
sont faites, au départ, avec le président des élections. Par la suite, le
candidat indépendant est autant respecté dans le projet de loi.
Mme Nichols :
O.K. Bien, écoutez, si c'est... Et on a deux légistes, là, qui nous... et la ministre,
là, qui nous confirment que c'est...
Mme Laforest : La légiste dans ses mots... la ministre dans ses
mots et les légistes dans les explications plus détaillées.
Mme Nichols :
Dans les termes juridiques.
Laforest : Dans des termes juridiques, oui. Mais, en fait, c'est
important, parce que...
Mme Nichols :
Oui, c'est important, parce que...
Laforest : C'est important, parce qu'en fait, si on ne le faisait pas,
c'est vraiment qu'il aurait fallu quand même dire que l'article 15
s'applique autant pour les candidats indépendants. Ça fait que, là, évidemment,
on l'inclut automatiquement pour que lui aussi, il ait les notions et les
obligations de l'article 15.
Mme Nichols :
O.K. Si vous me dites : C'est juste ici, là, qu'on vient intégrer, là...
qu'on vient appliquer aux candidats indépendants les mêmes notions mais
qu'ailleurs il y aura des distinctions puis que ça ne rentre pas en...
Laforest : On ne met pas du tout de côté les candidats indépendants
puis, tu sais, on ne met pas les candidats indépendants dans une classe à part.
C'est ça qu'il faut voir.
La Présidente (Mme
Boutin) : Avez-vous terminé? Oui. Mme la députée Anjou—Louis-Riel,
allez-y.
Mme Thériault :
Moi, je le comprends vraiment que les candidats indépendants, plus loin, on va
les voir ailleurs dans la loi. Parce qu'il y a quand même certaines données,
notamment au niveau des dépenses électorales, notamment au niveau du financement.
Donc, ils doivent s'inscrire comme candidats indépendants.
Mais
je comprends qu'également... que la manière dont vous le formulez, avant,
avant, le président d'élection pouvait refuser un candidat pour prétexte
qu'il était indépendant parce que la balance de ses papiers n'était pas faite,
donc son autorisation à faire des dépenses électorales puis son autorisation à
ramasser de l'argent. Moi, c'est de même que je le comprends, j'espère que
c'est ça.
Mme Laforest : ...pour la raison du
manque de renseignements.
Mme Thériault : Pour la
raison du manque de renseignements, dont les renseignements financiers,
exemple.
Mme Thériault : O.K. Parfait.
Ça fait que, là, ça fait juste dire que tous les candidats peuvent déposer
quand même leur candidature. On ne fait plus de distinction entre : Tu es
indépendant, woups! tu as-tu cette affaire-là? On fait vraiment... C'est tous les candidats, peu importe qu'ils soient en
équipe ou indépendants. Puis on va revoir ailleurs la notion de ce qu'on
demande aux indépendants quand même. Parce que, là, tu as un traitement qui est
différencié, si tu es dans une équipe ou si tu es un candidat indépendant, par
rapport au plafond de dépense puis aux campagnes de financement ou peu importe,
là. J'imagine, ça prend des autorisations quand même, que c'est ailleurs dans
la loi. Ça fait que c'est correct, ça, c'est juste pour la mise en candidature.
Ça va.
Mme Laforest : Pour
l'article 15, exactement.
Mme Thériault : Oui. Là, j'ai
juste un questionnement qui va vous sembler bien bizarre, parce que le
président des élections, lui, il doit valider la check-list. Puis là c'est
écrit que «l'adresse fournie par [les candidats] se situe sur le territoire de
la municipalité», ça va, que «le nombre de signatures»... que «la pièce
d'identité permet d'établir que» la personne est majeure puis que le nom du
candidat ne figure pas sur une liste d'inéligibilité. O.K.
Mais il n'y a absolument rien qui parle de son
nom, son vrai nom, son nom usuel. Exemple, là, O.K., il y a du monde qui
s'appelle, mettons, Lise M. Thériault. Il y a un «M» sur le permis de
conduire, sur le passeport, dans la pièce que tu vas utiliser, mais usuellement
le «M» n'est pas là. Ou bien tu as deux noms de famille, tu en utilises un seulement,
tu veux en voir juste un sur ta pancarte, exemple, au lieu de voir les deux. Il
n'y a aucune vérification qui est faite par rapport au nom utilisé du candidat
comme tel.
Puis vous allez trouver ça drôle, là, O.K.,
mais, quand on remplit les bulletins de candidature, si tu as un accent sur ta
pièce de naissance, il faut que tu le mettes, ton accent. Si tu ne l'as pas, tu
ne l'as pas, tu sais. Et, quand tu dis : Je me présente dans Anjou—Louis-Riel,
il faut qu'Anjou—Louis-Riel
soit écrit correctement, avec les bons traits d'union aux bonnes places, sinon,
tu sais, ça ne marche comme pas, là. Tu sais, ils sont très pointilleux par
rapport aux choses qu'on doit écrire.
Ça fait que, là, je fais juste me demander, au
niveau du nom comme tel, tu sais, il y a-tu une vérification quelconque qui est
faite par le président? Alors qu'on ne l'a pas ici, là, on ne l'a juste pas.
Billy Joe, tu sais, c'est mon nom usuel, mais mon nom de famille, ce n'est pas
Joe, c'est Joseph.
Mme Laforest : La question... Non,
mais je me demande si c'est une vraie question, parce qu'en fait le nom du
candidat, c'est certain qu'il est validé aussi avec le président des élections
avec les pièces d'identité.
Mme Thériault : Ce n'est pas
écrit. Bien, c'est parce que ça n'est juste pas écrit, c'est juste la pièce
d'identité pour dire qu'il est majeur.
Mme Laforest : La pièce d'identité
permet d'établir que le candidat est majeur, donc...
Mme Thériault : Majeur, mais
pas son identité.
La Présidente (Mme Boutin) :
Mesdames, mesdames, excusez-moi. Essayez juste de parler chacune votre tour,
parce que, sinon, on ne comprend pas, puis les gens qui écoutent... c'est vraiment,
là... Parce que c'est télédiffusé à des nombreux téléspectateurs qui nous
regardent.
Mme Laforest : O.K. Il y a un
article, là, qui va répondre à votre question, Mme Lise M. Thériault.
Mme Thériault : Non, il n'y a
pas de «M», moi, j'ai juste Lise dans mon baptistaire.
M. Paradis (Nicolas) :
L'article 154 de la
Loi sur les élections et les référendums dans les
municipalités indique que «la déclaration [...] mentionne le nom du candidat,
sa date de naissance, son adresse et le poste auquel il pose sa candidature et
comprend une attestation, appuyée de son serment, de son éligibilité.
«La déclaration [...] produite par un candidat indépendant qui désire être autorisé...»
Ça, c'est lié à l'autorisation, c'est autre chose.
«Une
personne — 155 — peut
poser sa candidature sous son nom usuel, à la condition qu'il soit de notoriété
constante dans la vie politique, professionnelle ou sociale et qu'elle agisse de
bonne foi.»
Mme Thériault :
Parfait. Donc, il y a vraiment une notion quelque part pour qu'on puisse
vérifier. Parce que le but de ma question, c'est de dire : Oui, mais, sur
ton certificat de naissance ou sur des papiers d'identité, ce n'est pas le même
nom que tu as écrit sur ton bulletin. C'est juste ça, là, tu sais. Je ne veux
juste pas qu'on perde des bons candidats potentiels parce que je n'ai pas mis
mon prénom du milieu, ou bien que je n'ai pas mis le deuxième prénom, ou que je
n'ai pas mis le deuxième nom de famille. Tu sais, moi, mon fils porte les deux
noms de famille, mais, s'il veut en utiliser juste un dans sa vie courante de
tous les jours, pas de problème, il n'est pas obligé de donner les deux noms, là. Ça fait que le questionnement, il était à ce
niveau-là. Vous me dites que c'est fait ailleurs, parfait.
Mais, c'est ça, je
constate juste que le président d'élection doit s'assurer que la personne est
majeure, en fait, mais pas que son nom est écrit correctement, mais c'est
correct. Tu sais, je me dis, dans le bulletin, si vous l'avez ailleurs, ça va,
là. Sauf qu'on a pris la peine de préciser ici qu'il avait l'âge requis. Ça,
c'est parce qu'on ne veut pas qu'il y ait du monde mineur qui se présente,
j'imagine. Ça doit être pour ça?
Mme Thériault :
D'accord, c'est beau. Ça fait que, si on a une place ailleurs où on ne
disqualifie pas les gens parce que c'est prévu que le nom usuel est reconnu et
non pas le nom tel qu'écrit sur le certificat de naissance, ça me va, pas de
problème.
La Présidente (Mme
Boutin) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Oui, Mme la députée
de Vaudreuil.
Mme Nichols :
Juste une dernière question. Je suis sûre que ce n'est pas compliqué, là. La
preuve de candidature, là, parce qu'on dit qu'«à la suite [des] vérifications,
le président d'élection délivre [l'accusé] de réception puis [l'avis] de
conformité qui fait preuve de la candidature», est-ce que la preuve de
candidature, c'est ce document-là qui autorise, là, justement, là, le candidat
officiellement à... tu sais, à se lancer, là, dans la course à... les dépenses,
relativement aux dépenses, relativement...
Mme Nichols :
Parce que c'est un document officiel, mais est-ce que c'est le document...
Laforest : C'est le document pour la preuve de candidature, mais ça ne
concerne pas les dépenses dans la preuve de candidature, c'est la mise en...
bref, la mise en candidature seulement.
La Présidente (Mme
Boutin) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions pour
l'article 15? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à
la mise aux voix de l'article 15. Par appel nominal, Mme la secrétaire.
La Secrétaire :
Pour, contre, abstention. Mme Laforest (Chicoutimi)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
La Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, Mme Nichols (Vaudreuil)?
La Secrétaire :
Mme Boutin (Jean-Talon)?
La Présidente (Mme
Boutin) : Abstention. Alors, l'article 15 est adopté. Maintenant,
Mme la ministre, je comprends que vous voulez présenter un amendement qui
introduit l'article 15.1. Peut-être que vous pourriez nous le présenter,
nous l'expliquer, ensuite on va le déposer sur Greffier puis on va suspendre.
Laforest : Oui. Alors, l'article 15.1... Alors, est-ce qu'il est
sur Greffier? Oui.
L'article 15.1 : Insérer, après l'article 15
du projet de loi, l'article suivant :
15.1.
L'article 171 de cette loi est modifié par le remplacement du
paragraphe 3° du premier alinéa par le paragraphe suivant :
«3° l'adresse
de chacun des candidats indépendants au même poste qui portent le même nom, le
cas échéant;».
Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Boutin) : Merci. Est-ce
que vous voulez suspendre, le temps
d'en prendre connaissance, ou...
On va suspendre quelques
instants.
(Suspension de la séance à
12 h 54)
La Présidente (Mme
Boutin) : Alors, c'est reparti pour la commission. Me Paradis,
j'aimerais vous donner la parole pour que vous nous expliquiez l'amendement.
M. Paradis
(Nicolas) : Merci, Mme la Présidente. Alors, l'amendement, c'est une
modification qui est effectuée à l'article 171 de la
Loi sur les élections
et les référendums dans les municipalités. Cet
article prévoit le contenu de l'avis public qui se... qu'on identifie
comme étant l'avis de scrutin. Cet avis doit comprendre un certain
nombre de renseignements permettant de savoir à quel moment aura lieu le vote
ainsi que qui sont les candidats. La loi prévoit
actuellement que les noms et candidats de chacun des... à
chacun des postes doit être identifié ainsi que leur adresse.
Alors, l'amendement a
l'effet suivant, donc, de ne plus obliger la publication de l'adresse de chacun
des candidats dans l'avis de scrutin, à l'exception, dans la situation très
rare mais potentielle, possible, où on aurait deux candidats indépendants
possédant le même nom qui se présentent au même poste électif. Alors, dans ce
seul cas là, l'adresse serait publiée pour permettre, bien entendu, de
dissocier chacun des candidats, le tout suivant la même logique que celle qui
apparaît à 196 de la LERM, qui prévoit, dans le fond, la même situation pour
cette exception précise là.
La Présidente (Mme
Boutin) : Merci, Me Paradis. Qui aimerait intervenir? Oui,
allez-y, Mme la députée de Vaudreuil.
Nichols : Oui, merci, Mme la Présidente. Donc, à l'article 171,
là, il y a huit critères, puis je comprends, là, que c'est au troisième, quand on parle des adresses, là, qu'on vient
juste modifier... Dans le fond, l'adresse n'apparaîtra pas, sauf dans le cas mentionné, là, par
Me Paradis. C'est ce que je comprends? Oui, on me fait signe que oui,
parfait.
Bien, moi, Mme la Présidente, je vous dirais que
c'est un élément important, entre autres, là, à la demande de plusieurs candidats, là, qui... et de leurs familles aussi,
là, qui avaient vécu, là... disons-le, hein, en rendant publique comme ça,
dans l'avis de scrutin, là, leur adresse, là, avaient vécu des situations, là,
assez embarrassantes. Donc, je trouvais important qu'on apporte cette
modification-là. On en avait parlé, on avait dit qu'on le mettrait à 15.1.
Donc, je vous remercie.
Laforest : ...sera très heureuse.
Mme Nichols :
Oui. Oui, peut-être qu'elles se présenteront au municipal, donc, ou, sinon,
elle reviendra peut-être au provincial l'année prochaine.
Laforest : Donc, il ne faut pas qu'elle ait d'inquiétude, on l'a
entendue.
La Présidente (Mme
Boutin) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions? S'il n'y a pas
d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix de l'amendement
qui introduit l'article 15.1.
La Secrétaire :
Pour, contre, abstention. Mme Laforest (Chicoutimi)?
Secrétaire : Pour les membres du groupe parlementaire formant
le gouvernement, M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
La Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, Mme Nichols (Vaudreuil)?
La Secrétaire :
Mme Boutin (Jean-Talon)?
La Présidente (Mme
Boutin) : Abstention. Alors, l'amendement qui introduit
l'article 15.1 est adopté. Nous en
sommes maintenant à... Ouf! On n'aura pas vraiment le temps, je pense, en
30 secondes, là. Je vais décider... je vais...
Compte
tenu de l'heure... Je vous remercie de votre grande collaboration. Compte tenu
de l'heure, la commission va suspendre ses travaux. Merci.
(Suspension de la séance à 13 heures)
Présidente (Mme Boutin) :
Alors, à l'ordre, s'il vous plaît! La Commission
de l'aménagement du territoire reprend ses travaux.
Nous
poursuivons l'étude détaillée du projet
de loi n° 49, Loi modifiant la
Loi sur les élections et les
référendums dans les municipalités, la Loi
sur l'éthique et la déontologie en matière municipale et diverses dispositions
législatives.
Alors, lors de notre suspension, ce matin, nous
en étions à l'étape de la présentation de l'article 26. Alors, Mme la
ministre, je vous inviterais à en faire la lecture.
La Présidente (Mme Boutin) : Pendant
que vous le cherchez, je peux préciser que la liste des critères
d'inéligibilité va être déposée sur Greffier, dans Correspondance, et
accessible aux membres de la commission. Alors, voilà, j'ai réussi à le dire. À
vous, madame...
Mme Laforest : Bravo, Mme la
Présidente!
La Présidente (Mme Boutin) : Merci.
À vous, Mme la ministre.
Laforest : Alors, l'article 26 :
Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 278, du
chapitre
suivant :
«Fonds réservé aux dépenses liées à la tenue
d'une élection.
«278.1. Toute municipalité doit constituer un
fonds réservé au financement des dépenses liées à la tenue d'une élection.
«278.2. Le
fonds est constitué des sommes qui y sont affectées annuellement et des
intérêts qu'elles produisent.
«Le conseil
doit, après consultation du président d'élection, affecter annuellement au
fonds les sommes nécessaires afin
qu'il soit suffisant, l'année où doit être tenue la prochaine élection
générale, pour pourvoir au coût de cette élection.
«Dans le cas où le fonds est utilisé pour
financer une élection partielle, le conseil doit pourvoir au remboursement des
sommes utilisées d'ici la tenue de la prochaine élection générale.
«Pour l'application du deuxième alinéa, le coût
de la prochaine élection générale est présumé au moins égal au coût de la
dernière élection générale ou de celle précédant cette dernière, selon le plus
élevé des deux.»
Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Boutin) :
Voulez-vous lire la note explicative, Mme la ministre?
Mme Laforest :
L'article
L'article 26 propose d'introduire dans la LERM un nouveau
chapitre afin
que les municipalités aient l'obligation de prévoir les sommes nécessaires pour
la tenue d'une élection. Le conseil devrait, après consultation du président
d'élection, affecter annuellement à un fonds réservé les sommes nécessaires
afin qu'il soit suffisant pour pourvoir aux coûts de la prochaine élection
générale. Ces coûts seraient présumés être au moins égaux au montant le plus
élevé entre les montants respectivement encourus pour la tenue des dernières
élections générales. Le fonds pourrait être utilisé pour la tenue d'une
élection partielle, mais, le cas échéant, il devra être renfloué avant la
prochaine élection générale.
Ces mesures s'appliquent également aux MRC
élisant leur préfet au suffrage universel, comme nous le verrons à
l'article 128 du projet de loi.
Alors, ici, on vient faciliter l'exercice de la
fonction du président d'élection lors de la tenue d'un scrutin électoral. On
vient permettre au président d'élection de disposer des fonds requis pour tenir
les modalités de vote qu'il juge
appropriées. Alors, la mesure prévoit que la municipalité devrait
constituer un fonds réservé au financement des dépenses et à la tenue
d'une élection partielle ou générale.
Chaque année, le conseil devrait pourvoir le
fonds des sommes requises, de sorte qu'en prévision de la prochaine élection
générale le fonds ait été constitué d'un montant équivalent au coût de la
dernière élection générale ou de la précédente, selon le montant le plus élevé
des deux. La mesure prévoit que le président d'élection soit consulté sur les
sommes requises en cohérence avec son rôle de responsable du bon déroulement
des élections.
La disponibilité des fonds requis serait de
nature à atténuer les risques de tension entre le président d'élection et les
élus et s'inscrirait dans une perspective de saine gestion municipale. La
mesure permettrait au président d'élection d'offrir les modes de votation les
plus appropriés à ses électeurs en permettant que les sommes requises soient
disponibles.
Alors, ici, il y a une mesure qui serait
équivalente qui est prévue dans le cas où la municipalité régionale de comté
élirait son préfet au suffrage universel. Alors, la MRC devra également prévoir
la constitution d'un tel fonds. Et cette mesure est complémentaire à l'article 17,
qui prévoit que le président d'élection peut tenir un bureau de vote au bureau
du président d'élection et un bureau de vote au domicile de l'électeur.
Alors, voilà.
Merci, Mme la Présidente. On avait un enjeu particulier qu'on avait
discuté et qu'on, possiblement, discutera ensemble. Est-ce qu'on avait
un amendement qui était prêt, Me Paradis? Oui.
Laforest : O.K., on l'expliquera dans l'article suivant, mais c'est
important, parce que, quand on parle de prévoir un fonds pour les élections et
de prendre les montants sur les deux dernières élections générales, il faut
être prudent parce qu'ici les élections... Nous sommes en pandémie. Alors,
c'est sûr que les montants qui sont prévus pour les élections, si on se fie aux
élections de 2021, novembre 2021... c'est certain que ce n'est pas une année à
prendre en exemple. Alors, moi, j'avais demandé à mon équipe de vérifier que ce
soit la dernière élection plutôt que celle de 2021, et c'est ça qu'on a au
prochain article. Alors, merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
Boutin) : Merci, Mme la ministre. Y a-t-il des interventions? Oui, Mme
la députée de Vaudreuil, à vous la parole.
Nichols : Merci, Mme la Présidente. J'ajouterais aux commentaires de
la ministre que ce n'est peut-être pas représentatif non plus, parce
qu'il y a peut-être des élections où il y a des candidats qui rentrent, là, par
acclamation. Je comprends que la ville doit quand même faire les élections,
mais il y a quand même... les frais sont quand même moins quand il y a des
maires ou des élus, là, qui sont élus par acclamation. Donc, ce qu'on comprend,
c'est qu'on va regarder les deux dernières années les plus élevées... les
montants dépensés par la municipalité dans les deux dernières années, puis
qu'on va retenir le montant le plus élevé, puis on va demander à la
municipalité de créer un fonds à la hauteur de ce montant-là. C'est ce que je
comprends?
Laforest : Exactement.
Mme Nichols :
Parfait. Ça, ça va se faire comment? Là, je le sais qu'on le met dans un...
Parce que c'est nouveau, ça, là, dans le... Il faut le dire, là, c'est nouveau
dans le projet de loi, là. On n'a jamais demandé aux municipalités de créer un
fonds. Il y a des municipalités qui le faisaient déjà, mais là on va demander
aux municipalités d'affecter... parce qu'on le dit, là, d'affecter
annuellement, là, au fonds les sommes nécessaires. Donc, ça va fonctionner
comment? On va leur demander, par résolution, de créer un fonds? Comment ça va
fonctionner?
Mme Laforest :
Oui. Alors, la municipalité devra, par résolution, créer le fonds pour les
prochaines élections. À ce moment-là, la municipalité va décider elle-même...
Parce que ce sera les sommes les plus élevées des deux dernières élections, et
on va mettre de côté l'année 2021 au prochain article, vous allez voir,
mais, en même temps, c'est important que ce soit réglé, là. Ça fait des années
et des années, ça fait longtemps, ça, que c'est demandé dans le milieu
municipal. Alors, maintenant, il y a un fonds qui sera prévu pour les
élections, et, oui, ce sera adopté par résolution au conseil municipal.
Mme Nichols :
Donc, les municipalités vont avoir, là, le temps, entre les deux élections,
pour renflouer le fonds. C'est ce que je comprends. Puis une municipalité, ça
parle par résolution, donc c'est par résolution qu'ils vont créer ce fonds-là,
mais ils ne peuvent pas s'engager d'avance à dire combien par budget ils vont
mettre pour le fonds.
Laforest : Bien, il y aura
une évaluation, là, sûrement de la municipalité à savoir c'est quoi, les montants des deux dernières élections, la moyenne.
C'est sûr que les montants seront décidés par la municipalité, ce sera
calculé par la municipalité, puis, à ce moment-là, les montants seront
déterminés comme... comme ceci. Excusez.
Mme Nichols :
Puis, présentement, il y a des municipalités, là, qui le font déjà, là, qui ont
déjà, là... qui se créent déjà, là, un fonds, là, pour...
Laforest : Il y en a, hein? On a-tu la liste? Non?
Mme Nichols :
Oui, oui, il y en a, là. Ils se créent déjà un fonds pour les prochaines
élections. Là, ce que je comprends, c'est qu'on va le rendre obligatoire pour
toutes les municipalités du Québec.
Mme Nichols :
S'ils ne le font pas?
Laforest : Bien, avec
l'article là, ils n'ont pas le choix de le faire, là, c'est sûr que ça va être
obligatoire. Parce que c'est assez problématique. Quand on parle des élections, bien, vous le savez, comment ça se passe,
là. Veux veux pas, les citoyens,
parfois, voient les élections comme soit que c'est très dispendieux ou soit que
c'est une mesure nouvelle qui arrive comme ça tout d'un coup, mais on
n'a pas le choix, c'est la démocratie. Donc, maintenant, on veut que ce soit vraiment
bien établi dans chaque municipalité, que les élections soient prévues.
Puis, étant donné
qu'ils vont déterminer selon les deux dernières... normalement, c'étaient les
deux dernières élections ou la dernière élection si on oublie 2021, bien, les
sommes prévues seront connues, là. Ça fait que les citoyens ne pourront pas
dire : Bien, le fonds est énorme. Bien, ils vont se baser sur les quatre
dernières années... la dernière élection.
Mme Nichols : C'est parce que les
montants peuvent fluctuer, là. Ça peut varier, là, d'élection en élection, de
quatre ans aux quatre ans, parce que... Puis il peut y avoir, justement, des
partielles aussi. Puis je sais qu'il y a un article, là,
relativement, là, aux partielles, là, qu'il faut renflouer... je ne me souviens
pas si c'est celui-là ou l'autre après, là, qu'il faut renflouer le fonds.
Mais, tu sais, je trouve que... Et puis je le
dis d'emblée, là, c'est un bon article, puis c'est une demande, là... je pense qu'il
y avait une demande, là, d'ailleurs, quand on a eu les auditions en commission
parlementaire, mais c'est relativement au fonctionnement où je trouve que c'est
très «at large». Mais est-ce que c'est ce qu'on veut faire? Est-ce que
c'est ce que vous voulez faire, de déléguer ça aux municipalités, de dire : Vous créez un fonds par résolution, puis vous prenez le montant prévu, puis
arrangez-vous? Puis est-ce que ça ne va pas soulever, après, des contestations
si on dit que, voilà deux ans, ça a coûté, je ne sais pas, moi, 40 000 $
à la municipalité, faire des élections à l'ensemble, puis là, deux ans plus...
pas deux ans, là, mais un mandat plus tard ou deux mandats plus tard, ça en
coûte 100 000 $? Est-ce que... Tu sais, est-ce que ça ne pourrait pas
être un aspect pour les citoyens de dire... Tu sais, est-ce que ça ne pourrait pas être préjudiciable, là, pour les élus
qui sont en place, qui étaient là, de... tu sais, de soulever cet aspect-là?
Tu sais, je ne voudrais pas qu'on vienne non
plus se tirer dans le pied ou... bien, pas nous autres, là, on n'est pas des
élus municipaux, mais, tu sais, je ne voudrais pas qu'on vienne créer un
préjudice à ceux qui se représentent, tu sais, en dévoilant ces chiffres-là,
là, en dévoilant. Parce que ça va apparaître, là, dans le budget de la municipalité,
là. Quand on fait les postes, c'est tous des postes détaillés, là, les budgets
dans les municipalités, là. Il va y avoir un fonds créé pour les élections. Ça
fait que ça va être facile de mettre le doigt dessus puis de dire : Bien
là, ce montant-là, eh! pourquoi on n'arrive pas au même montant? Ou est-ce que
les montants sont encadrés?
Mme Laforest : Les montants, c'est
certain qu'ils ne sont pas encadrés, parce que c'est le conseil municipal qui va les décider. Donc, les montant ne sons pas
encadrés. Les montants seront encadrés à la suite du travail que le
conseil municipal fera pour déterminer les montants de ce fonds pour les
prochaines élections.
Oui, c'était une demande... votre question, oui,
c'était une demande l'UMQ qui demandait, avec le projet de loi n° 49, si
on pouvait préciser les sommes des fonds pour financer les prochaines
élections. Puis ils ont demandé également que ces fonds-là seraient égaux aux
élections les plus élevées qu'on avait eues dans les deux dernières années. Donc, c'est certain que, nous, avec
l'année 2021, les élections, évidemment, avec les mesures de
distanciation qu'on a prises, le projet de loi n° 85, ce n'est pas une
année pour prendre en exemple les élections de 2021. Donc, les municipalités
prendront en exemple la dernière... les deux dernières élections précédentes.
La Présidente (Mme Boutin) : Mme la
députée d'Anjou—Louis-Riel,
à vous la parole.
Mme Thériault : Oui. Merci,
Mme la Présidente. J'ai plusieurs questions, mais je vais essayer d'en poser
juste une à la fois. Parce qu'honnêtement je trouve ça correct, là, qu'on
puisse constituer des fonds, je trouve, c'est une bonne mesure, mais j'ai plein
de points d'interrogation parce que j'essaie de voir toutes les options
possibles.
Là, on dit : «Toute municipalité doit
constituer un fonds réservé au financement des dépenses liées à la tenue d'une
élection.» Donc, on voit qu'il y a une obligation. Parfait. Je me pose la
question par rapport au montant parce qu'on dit : «Le fonds est constitué
des sommes qui y sont affectées annuellement et des intérêts qu'elles produisent.»
Parfait. Pas de problème. Ça fait que, techniquement, si ça a coûté
40 000 $... on va prendre des chiffres ronds, si ça a coûté
40 000 $ pour organiser la dernière élection, 35 000 $ pour
organiser l'avant-dernière élection, on va prendre la plus élevée des deux, on
va dire : C'est 40 000 $, 10 000 $ par année, on
envoie ça dans un fonds, et ça devrait... Normalement, sur une période de
quatre ans, on va aller mettre l'argent pour payer la prochaine élection.
Avec les intérêts, on peut présumer que, s'il y a des petites augmentations
normales, là, en quatre ans, les intérêts pourraient probablement
compenser.
Ma première question, c'est : Qu'est-ce qui
arrive si ça coûte plus cher que l'argent qu'on a mis dans le fonds? La
municipalité va-t-elle reporter la dette, O.K., dans le... la dette ou le
montant qu'elle aurait dû payer, qu'elle va payer? Parce que ça peut arriver
que ça coûte plus cher, ne serait-ce que l'augmentation des salaires des gens dans le personnel électoral ou le fait que tu
vas avoir une personne de plus pendant un mois qui va venir donner un coup de main aux présidents d'élection. Ça
pourrait arriver que, malgré le fait qu'on va s'être basé sur les deux
dernières campagnes électorales, ça coûte plus cher pour faire une élection.
Mais je comprends très bien aussi qu'on ne peut
pas se baser sur ce qui a eu lieu en temps de pandémie. C'est normal. Ça peut
avoir été plus ou moins. Ça fait que la vraie question, c'est : On fait
quoi si l'argent qu'on a mis de côté, ce
n'est pas assez pour payer? Est-ce qu'on va s'empêcher... Parce qu'elle est là,
la vraie question. Est-ce qu'on va
s'empêcher de faire une dépense parce qu'on n'a pas l'argent dans le compte de
banque? Ou on va pouvoir faire la
dépense quand même pour le bon déroulement de l'élection, puis, à ce moment-là, bien, l'excédent que ça aura coûté, on va le reporter dans le
prochain fonds qu'on doit constituer avec cet argent-là? Ça, c'est la première
question.
Laforest : Excusez. Alors...
Bien, en fait, les montants pour créer le fonds, les montants seront connus
dans le rapport financier de la municipalité
dans les premiers mois qui suivent l'élection. Donc, les montants seront
connus. Si les montants sont plus élevés, normalement on va l'accorder, avec le conseil municipal, pour des dépenses supplémentaires... supplémentaires. Parce que, là, il faut s'entendre quand
même que là les municipalités vont créer le fonds.
Et c'est vraiment ce qu'on veut éviter, et aussi
avec le président d'élection, parce que, souvent, le directeur général, dans
une petite municipalité, est le président des élections. Ça fait que c'est sûr
que ça, c'était vraiment problématique. Puis c'est pour ça aussi, en majeure
partie, la raison pourquoi on a eu cette demande-là. Donc, considérant le
malaise qu'il y avait entre le D.G. et le même D.G. président d'élection,
c'était important que le fonds soit prévu d'avance.
Si les montants sont plus
élevés, bien, il y a des dépenses qui seront associées pour payer le surplus
des élections. Parce que c'est certain que, la première fois qu'on va établir
ce fonds-là, il faut comprendre que les municipalités... on l'annonce comme ça,
en même temps, dans le projet de loi n° 49, partout
au Québec, c'est certain qu'il va y avoir des ajustements, là, mais, encore là,
il va falloir que ce soit adopté au conseil municipal, puis la municipalité
déterminera les montants supplémentaires que les élections auront coûtés.
Mme Thériault : ...ma préoccupation,
c'était vraiment : si on budgète x montant de milliers de dollars puis
qu'en fait la campagne coûte beaucoup plus cher, est-ce qu'on va pénaliser la
campagne ou ne pas mettre toutes les ressources parce qu'on n'a pas l'argent ou
si on permet de pouvoir faire en sorte que ça coûte plus cher pour x nombre de raisons? Puis là, bien, le président de
l'élection, il se justifiera quand on se ramassera après, pas de
problème, mais le but de la question,
c'était vraiment de dire : Ce n'est pas vrai qu'on va couper
dans des postes parce qu'on n'a pas mis l'argent comme il se devait dans
le compte de banque. Ça fait que vous me rassurez, il n'y a pas de problème.
Là, on dit : «Toute municipalité — là,
je reviens — doit
constituer un fonds [de réserve] au financement [lié à] dépenses [d'une] tenue
[de l'élection].» On dit qu'il faut s'enligner sur la dernière ou
l'avant-dernière élection. Qu'est-ce qu'on fait dans le cas où les gens ont été
élus par acclamation? Parce qu'il y a certaines municipalités que les gens sont
élus par acclamation depuis plusieurs élections aussi, ou que le poste de maire
est élu par acclamation puis que les postes de conseillers ne sont pas élus par
acclamation, ou juste, dans un district, tu vas avoir une élection dans un
district mais pas tout partout parce que les autres sont élus par acclamation.
Ça fait que c'est là... Là, encore une fois,
c'est comme à géométrie variable, parce que tu peux t'essayer de te baser sur
des chiffres, mais, si les chiffres n'existent pas parce que tout le monde a
été élu par acclamation, bien, c'est assez difficile de mettre de l'argent dans
un compte de banque pour au cas où qu'il y ait une campagne quand ça fait deux,
trois, quatre élections que c'est élu par acclamation. Ce que je ne souhaite
pas, honnêtement, pour la démocratie, là. Je pense que c'est sain d'avoir un
certain roulement d'élus à un moment donné, mais on va se dire la vérité, il y a des municipalités où il n'y en a
pas, de monde qui veulent la faire... qui veulent faire le travail de
conseiller municipal aussi. Parce qu'il y a des gens qui sont fatigués, ça fait
longtemps qu'ils sont là, puis il n'y a pas de relève. Ça fait qu'il faut aussi
travailler sur la relève, puis autant l'UMQ que le FQM travaillent là-dessus
aussi.
Mais le questionnement, il est tout
entier : Si on ne peut pas se baser sur les deux dernières campagnes
électorales, on se base sur quoi? Est-ce que... O.K., puis là je dis : On
se base sur quoi? Est-ce que ça sera possible, exemple, que la FQM ou bien que l'UMQ puisse avoir différents scénarios
pour des municipalités de taille semblable avec la même quantité d'élus?
Parce que ça pourrait être quelque chose, là. Ça fait que c'est bien évident
que la ministre pourrait aussi demander,
elle, à ses partenaires du monde municipal : Est-ce que vous pourriez voir
qu'est-ce qui est suggéré, qu'est-ce qui est recommandé?
Puis là je ne dis pas de le mettre dans la loi,
là, je ne suis comme juste pas là, mais je veux juste m'assurer qu'on puisse
avoir des scénarios de rechange, parce que, des fois, les gens peuvent très
bien dire : Bien là, il n'y en a pas, d'élections, ici. Ce n'est pas vrai
qu'on va prendre 100 000 $ ou 200 000 $, qu'on va mettre
dans un compte de banque qui va dormir pendant quatre ans. Vous me comprenez?
Puis, je comprends, une petite municipalité aussi, ils ont d'autres choses à
faire avec l'argent que de la laisser là, là. Sauf qu'à quelque
part il faut
quand même payer pour les élections. Donc, le questionnement, c'est : On
fait quoi quand il n'y a pas de... il n'y a pas rien sur quoi on peut se baser
pour prévoir comment on va payer les élections?
Mme Laforest : Oui. Bien, c'est
certain que la première des choses, c'est qu'il y aura une moyenne à prendre sur les montants des dernières élections.
Deuxième des choses, oui, la FQM est totalement... comment je pourrais dire, tout à fait en mesure de donner des
exemples, par exemple, de certaines élections dans d'autres municipalités.
Parce que, oui, ça se peut que, parfois, il
y ait eu des élections par acclamation, donc on va... les municipalités vont
l'évaluer.
Donc, oui, c'est un nouveau fonds, mais, en même
temps, la FQM pourra être consultée, puis il va y avoir des exemples de
municipalités, le nombre de conseillers. Et évidemment tout ça sera évalué dans
le prochain fonds.
Mme Laforest : Bien oui. Ça fait
que, tu sais, ce sera évalué, il va y avoir une moyenne. En même temps, c'est
certain qu'entre vous et moi c'est un fonds... c'est un montant minimal, c'est
un fonds minimal à établir parce que... pour
enlever le malaise du président des élections. Ça fait que ça, c'était
important. Donc, ça touche énormément la FQM, considérant que la FQM,
c'est des plus petites municipalités, qui est... la FQM en a beaucoup plus.
Alors, oui, ça touche la FQM. Ça fait que la
FQM pourrait faire des comparables puis donner des exemples à la municipalité,
mais c'est certain que, s'il y a eu... s'il n'y a pas eu d'élection comme
telle, seulement par acclamation, bien, ils vont juger aussi de cette
situation-là, ils vont donner plus de montants dans le fonds, ils n'auront pas
le choix, là. Ça fait que...
Puis après ça
il va y avoir des informations qui vont circuler pour... avec le ministère des Affaires
municipales, parce que, pour nous aussi, c'est nouveau. Ça fait que c'est
important, on va donner de l'information si ça se passe bien puis comment ça
s'est passé aussi. Ça fait qu'on va donner des brides d'information, dans le
milieu, express, puis il va y avoir aussi des consultations particulières
sûrement pour... Ah! dans les... non, dans les consultations particulières, je me rappelle, ça avait été
demandé aussi par l'UMQ. Parce que ce n'est pas juste la FQM, parce que,
si je me rappelle, l'UMQ aussi l'avait demandé. Ça fait que c'est vraiment les
deux unions qui en ont fait la demande.
Mais, pour les montants comme tels, c'est
certain, je ne peux pas vous le dire, mais vous comprenez qu'il y a une moyenne
à faire puis il y a un calcul à faire, puis après ça ce sera adopté par le
conseil.
Mme Thériault :
Moi, je veux juste m'assurer qu'une municipalité qui n'a pas de quoi pour
pouvoir se baser, tu ne peux pas prendre les
coûts de la troisième avant-dernière campagne, là, ça ne marche pas, c'est...
Dans le temps, ça ne marche pas. Les
prévisions ne sont pas bonnes. Ça fait que je veux juste m'assurer qu'au niveau
des deux associations municipales on
puisse au moins avoir des espèces de scénario sur un minimum ou un plancher, un
prix plancher, je vais le dire comme ça, de ce que peut coûter une
élection selon l'expérience des autres municipalités de taille identique.
Parce que c'est sûr que, pour quelqu'un qui...
C'est par acclamation, puis le président d'élection, il n'en a pas eu à organiser,
là. Ça fait que, là, au bout de huit ans ou de 10 ans, on lui dit :
Bien là, on organise des élections parce qu'il y a du monde qui se présente, ça
fait que ça te prend de l'argent dans ton compte de banque. Il va voir où, lui?
Ça fait qu'il faut toujours bien qu'il ait l'information pour se baser. Ça fait
que c'est pour ça que je pose la question.
Là, au niveau des arrondissements, parce que,
là... Vous allez me trouver tannante avec les arrondissements.
Mme Laforest : Non, il n'y a pas
d'obligation.
Mme Thériault : O.K. Ça fait
que c'est... Ça fait que ce qui veut dire comme, mettons, Anjou, ce n'est pas
l'arrondissement qui va ramasser de l'argent dans son budget.
Mme Laforest : Ah! pour le fonds?
Mme Thériault : Oui, pour le
fonds, c'est ça, là, au niveau des arrondissements. Parce que ce n'est pas la
même chose. Tu as le municipal, ça fait que tu as la grosse campagne à
Montréal, puis, après ça, tu as aussi par arrondissement. Ça fait que est-ce
que les arrondissements sont soumis, eux aussi, à la même règle? Parce qu'ici
on parle de fonds puis de municipalité.
Est-ce que c'est... Est-ce que l'argent
va être dans le fonds de la grande... Tu sais, comme, est-ce que l'argent va être dans le fonds de Montréal
ou si les arrondissements de Montréal, que ce soit Anjou, Saint-Léonard, Mercier—Hochelaga-Maisonneuve,
Pointe-aux-Trembles, Rivière-des-Prairies, Montréal-Nord, on va tous les
nommer, là, est-ce que chacun des arrondissements doit travailler sur son fonds
pour son arrondissement puis que la ville de Montréal, elle, a le même devoir à
faire pour la campagne de Montréal ou pas?
Mme Laforest : C'est la même chose.
L'arrondissement est comparable à une municipalité en soi, donc
l'arrondissement devra aussi avoir ses montants prévus pour les élections.
Mme Thériault : O.K. À ce
moment-là...
Mme Laforest : Et Montréal, pour
Montréal, bien, Montréal... Montréal, ça fait... C'est la même chose pour
Montréal, mais Montréal, évidemment, ce ne sera pas les mêmes... disons, les
mêmes montants, là, mais les arrondissements sont calculés comme des
municipalités en soi. Ça fait que les arrondissements...
Mme Thériault : O.K., mais
c'est ça, je me pose la question parce que, si les élections à Montréal, pour
la ville de Montréal... La ville de Montréal n'est composée que de ses
arrondissements, O.K.? Donc, l'organisation se fait localement dans les
arrondissements. Donc, les présidents d'élection, c'est dans les
arrondissements que tu vas les avoir. Ça
fait qu'est-ce que Montréal va avoir le même fonds accoté des élections, ou
s'il y a un autre fonctionnement, ou s'il n'y a pas d'argent du tout?
Parce que c'est la municipalité, c'est la grande municipalité, c'est Montréal
qui est par-dessus les arrondissements, puis après ça tu as chacun des
arrondissements qui a son propre président d'élection.
Ça fait qu'étant donné que c'est nouveau je veux
juste savoir : C'est-u Montréal qui a la responsabilité ou chacun des
arrondissements? Est-ce que Montréal doit surveiller chacun des arrondissements
pour... C'est parce que c'est sûr que, mettons, l'arrondissement d'Anjou, tu as
beaucoup moins de population que l'arrondissement de Montréal-Nord ou bien de Mercier—Hochelaga-Maisonneuve.
Ce n'est pas le même budget, ce n'est pas la même organisation, tu sais. C'est
sûr que c'est un président d'élection, mais tu as moins de monde sur la liste,
le bureau de vote, dans la grandeur, puis etc., ça fait que ça ne peut pas
coûter la même chose.
Ça fait que, là, si c'est l'arrondissement qui
ramasse l'argent, est-ce que c'est Montréal qui va le surveiller? Parce que
Montréal, techniquement, ce n'est pas lui qui paie les présidents d'élection. À
moins que, s'il les paie, bien là c'est Montréal qui ramasse l'argent, ce n'est
pas les arrondissements. C'est des questions complexes, mais c'est nouveau
comme législation. Donc...
Mme Laforest : Oui. C'est ça qu'on
me mentionnait, parce que, oui, les arrondissements sont vus comme des municipalités.
Le fonds, dans cet article-là, pour les élections... Montréal aura son fonds,
donc son fonds incluant tous les arrondissements. Maintenant, comme je le
disais tantôt, si les arrondissements demandent un fonds particulier pour son
arrondissement, à ce moment-là, c'est sûr qu'il y aura des discussions avec la
ville de Montréal, mais, pour l'instant, il y a un fonds global pour la ville
de Montréal.
Mme Thériault : O.K., mais c'est
qui qui va mettre l'argent dans le fonds? Est-ce que c'est la ville de Montréal
qui est responsable de trouver l'argent à mettre dans le fonds ou si c'est
une responsabilité d'arrondissement?
Parce que, là, moi, ce que je veux savoir... En fait, le président d'élection, est-ce
que c'est le D.G. de chacun des arrondissements qui va arranger ça ou si c'est le D.G. de la ville de Montréal qui va
être le président d'élection, qui, lui, va «dispatcher» dans les
arrondissements? Auquel cas, ce n'est pas les arrondissements... (Interruption)
...excusez, ce n'est pas les arrondissements qui vont
mettre l'argent dans le fonds mais la ville de Montréal, parce que c'est son
président d'élection. C'est comme... c'est un peu différent, là.
La Présidente (Mme Boutin) :
Allez-y, Me Paradis.
M. Paradis (Nicolas) : Merci, Mme la
Présidente. Il y a un président d'élection, à Montréal, qui se trouve en
l'occurrence à être, si mon souvenir est exact, le greffier. C'est sûr qu'il y
a toujours la distinction entre chacun des... Chaque ville avec arrondissement,
comme vous savez, il y a des particularités selon que c'est Québec, Montréal,
Saguenay ou d'autres, là, mais la loi... la Charte de la Ville de Montréal
prévoit que le budget de la ville de Montréal comprend les budgets
d'arrondissement. Dans le fond, la ville adopte son budget à l'intérieur
desquels il y a les budgets d'arrondissement.
Ce que ça prévoit ici, c'est une obligation pour
chaque municipalité. Vous savez, les arrondissements ont des compétences
particulières, des pouvoirs particuliers, mais ils n'ont pas de personnalité
juridique distincte de la ville. C'est la ville qui, elle, agit par les
divisions territoriales avec des instances décisionnelles, mais c'est la ville
de Montréal tout le temps. Ça fait que c'est la ville de Montréal qui a
l'obligation d'avoir un fonds destiné aux élections.
L'élection générale, on va avoir un président d'élection pour la ville de
Montréal puis on comprend qu'il répartit tout à l'intérieur du
territoire parce qu'il doit s'assurer du fonctionnement. Il y a des conseillers
d'arrondissement qui sont juste à
l'arrondissement, il y a des conseillers d'arrondissement qui sont au conseil
de la ville, maires d'arrondissement, maires de la ville, en tout cas.
Ça fait qu'il y a toutes ces... c'est dans le cadre de tout ça. Ils vont prendre
en considération c'est quoi, l'enveloppe
globale requise pour l'ensemble de cette élection générale indépendamment de
la nature du poste, pour que ça puisse... ils puissent pourvoir le fonds
normalement.
Si vous me permettez, j'ajouterais que, dans
l'idée, c'est qu'actuellement ils doivent pourvoir les dépenses... aux dépenses
nécessaires. Compte tenu qu'il n'y a pas cette obligation-là, strictement
parlant, d'un strict point de vue juridique, je ne vous parle pas comptable,
là, mais, juridiquement, la municipalité pourrait attendre la dernière année,
dans la loi actuelle, pour financer à la dernière année. Là, ça permet de le
répartir, puis ça oblige de le répartir à tout le moins, puis... Mais, pour
Montréal, il va y avoir un fonds constitué pour tenir compte de tout ça.
Est-ce que Montréal pourrait avoir intérêt, dans
le cadre de son fonds... pouvoir indiquer que, sur le... je ne connais pas le budget de Montréal, là, mais je
vais y aller avec un montant dérisoire, 1 million, c'est nettement plus
élevé que ça, mais 1 million pour les
élections, 10 arrondissements, à
titre d'exemple, qui auraient
1 million par arrondissement... 10 millions pour
1 million par arrondissement. Bon, ils pourraient bien le séparer comme
ils veulent, là, ça, c'est la gestion interne, mais un fonds pour l'ensemble
des élections de la ville.
Mme Thériault : Ça m'apporte
certains éclaircissements, mais ça m'apporte d'autres questions aussi. Parce
que, je vais le dire comme ça, quand on a fait les fusions municipales, on a
regardé ce qu'il y avait, comme, dans les compétences.
Les comités de transition ont fait en sorte qu'on a fait un partage de
compétences entre l'arrondissement et la
grande ville. Qu'on soit d'accord ou pas, on s'en fout, il y a un partage de
compétences qui a été fait, ça fait qu'il y a des compétences qui
relèvent de Montréal, des compétences qui relèvent des arrondissements.
À partir du
moment où il y a une nouvelle compétence qui arrive qui n'était pas là à partir
du... quand on a fait le partage des
compétences au début des années 2000, là... Quand on a fait le partage de
compétences, ça, cette compétence-là, elle
n'était peut-être pas là. Puis ce que je veux m'assurer, c'est que,
si c'est Montréal qui organise, c'est qu'on ne refile pas... là, je vais le dire comme ça, gentiment, on
ne refile pas une facture ou un compte de taxes supplémentaire ou une taxe spéciale aux arrondissements pour être
capable de payer les élections. Vous comprenez ce que je veux dire? Puis que, si jamais il y a un
partage de facture puis que, oui, c'est le cas, bien, que ça se fasse au
prorata de ce qu'aura vraiment coûté une élection dans Anjou, qui coûte pas mal
moins cher que dans Mercier—Hochelaga-Maisonneuve
de par la densité, de par l'étendue du territoire, de par la quantité de
population.
Moi, je veux
bien qu'il y ait un partage, mais, tu sais, on ne peut toujours pas faire un
partage de 1 million par arrondissement.
Il y en a 10, là. Je sais que ce n'est pas ce que M. le sous-ministre nous
a dit, là, ne soyez pas inquiets, sauf qu'il
faut quand même qu'il y ait... Tu sais, tu ne peux pas le faire juste au
prorata avec : Bien, ça marche de même. Tu sais, la réalité, c'est que ça coûte tant pour arranger... tu sais, pour
s'assurer qu'il y a un bon déroulement d'élection dans Anjou, puis ça
coûte tant dans Mercier—Hochelaga-Maisonneuve,
puis ça coûte tant dans Le Plateau—Mont-Royal, Rosemont, puis ça coûte tant dans
Parc-Extension. Ça fait que c'est à géométrie variable selon les régions.
Ce qu'il faudrait éviter, c'est qu'Anjou se
ramasse avec la facture de Mercier—Hochelaga-Maisonneuve. Parce que c'est un petit
arrondissement, ça fait que ce n'est pas aux citoyens d'Anjou d'avoir une
surtaxe, mettons, pour payer l'élection de l'autre à côté. Ça, c'est quelque
chose qui va vraiment avec le coût réel si, en bout de ligne, ça... Parce que,
j'imagine, ça représente beaucoup d'argent pour l'île de Montréal, là, quand
même, là, tu sais, pour la ville de Montréal, ça représente beaucoup d'argent.
Ça fait que c'est : soit tu le prends dans
le budget de la grande ville, puis ça s'atteint comme ça, parce que c'est le
coût que la démocratie coûte, ou bien, si tu refiles la facture aux
arrondissements, on va s'assurer que ça soit fait vraiment au prorata du coût
réel de ce qu'aura coûté l'élection. Vous comprenez ce que je veux dire,
Me Paradis, Mme la ministre, là? Tu sais, parce qu'honnêtement ça ne
serait pas fair-play d'envoyer la grosse facture à Anjou, là, hein? On
comprend. Là, je prêche vraiment pour ma paroisse, là, honnêtement. Puis, tu
sais, moi, j'ai une petite portion de Mercier—Hochelaga-Maisonneuve, mais c'est
une infime portion pour la balance de l'arrondissement de Mercier—Hochelaga-Maisonneuve.
J'ai un petit bout de Mercier, ça fait qu'il y a deux gros bouts que je n'ai
pas, puis j'ai peut-être 25 % de Mercier dedans mon comté.
Donc,
c'est sûr qu'à un moment donné ce qui m'inquiète, c'est que, là, c'est comme si
on arrive avec une nouvelle affaire, parce que c'est une nouvelle facture qui
n'existait pas dans le temps, puis que, là, on répartit la facture quelque
part. Je veux juste qu'elle soit au bon endroit puis que les règles du jeu
soient claires pour que ce soit le bon payeur qui paie, entre guillemets, je
vais le dire comme ça, tu sais. On sait que ce n'est pas toujours juste, des
fois, les formules de calcul, hein, sur... Ton assiette fiscale, c'est une
chose, ta population, ça en est une autre. Quand tu le prends sur le salaire
moyen ou le revenu familial, c'est une autre chose. Ça fait que c'est...
Je veux juste bien
m'assurer que, s'il y a une facture à payer, en bout de ligne, pour les
différents arrondissements... qu'ils ne se ramassent pas avec des surprises non
plus ou, au moins, qu'ils aient leur mot à dire sans que ce soit Montréal qui
va dire : Bien là, tu as tant qu'il faut que tu mettes dans un compte de
banque, tu sais, si ce n'est pas réaliste. Si c'est Montréal qui organise les
élections, là, dans tous les arrondissements, parfait, il n'y en a pas, de
problème, tu sais, mais ça va aller avec le coût réel. Parce que les élus
municipaux vont poser la question, eux autres : Ça a-tu vraiment coûté ça
dans Anjou? Parce que, là, ils vont vouloir répartir des factures pour tout
Montréal, exemple, qu'on va inclure dedans les arrondissements. Le questionnement...
Montréal, c'est gros, tu sais, c'est quand même 25 % de la population, là,
tu sais.
Laforest : Oui. Bien, en fait, je veux vraiment rassurer ma collègue
parce qu'il n'y a pas de facturation qui est
prévue, pas de facturation particulière pour les arrondissements. Et encore,
avec l'article qu'on va adopter, bien, c'est
encore mieux, parce qu'on vient prévoir les montants, on vient prévoir le
fonds, donc il n'y aura pas de surprise. Ça fait que c'est excellent, puis c'est pour ça qu'on a mis l'obligation de
se fier aux dernières élections. Ça fait qu'il n'y a pas de montants qui
ne seront pas validés comme tels, parce qu'évidemment on se fie sur les
dernières élections. Puis, pour les arrondissements, il n'y a pas de facturation
non plus, pas de facturation particulière.
Mme Thériault :
Parfait, ça me rassure. J'aime bien l'entendre dans le micro. Donc, comme ça,
si jamais il y a une facture qui arrive, je peux vous dire qu'on saura quoi
faire avec.
dernière question qui a «popé» comme ça par rapport... les projets pilotes puis
les projets spéciaux. Quand on parle de prévoir les coûts, mais on les
prévoit avec les dernières élections, il n'y a absolument rien qui prévoit que,
peut-être, on pourrait avoir un projet pilote qui va coûter un peu plus cher.
Est-ce que ça serait possible d'ajouter...
Parce que, là, on
dit : «Pour l'application du deuxième alinéa, le coût de la prochaine
élection générale est présumé au moins égal au coût de la dernière élection
générale ou celle précédant cette dernière, selon le plus élevé des deux.»
J'aimerais ça qu'on puisse voir un petit alinéa supplémentaire, qu'on
dise : Pour l'application d'un projet pilote, il est permis de pouvoir...
Tu sais, parce que, là, ce n'est pas prévu dans la loi qu'on puisse
provisionner pour un projet pilote qui pourrait coûter plus cher. J'aimerais ça
qu'on le prévoie dans la loi. Est-ce que c'est possible?
Laforest : C'est quand même délicat. Par contre, c'est certain que, si
on ajoute, dans le fonds minimal, la possibilité d'un futur projet pilote, il
faut quand même que le projet pilote... Là, on vient d'adopter la possibilité
d'avoir des projets pilotes, donc... C'est un montant minimal, là, qu'on
demande aux municipalités de mettre dans le fonds, puis, si les municipalités...
Je le dis, là, c'est certain que, si les municipalités veulent ajouter un
montant pour un projet pilote, par contre, bien à elles de le faire, parce qu'on va les laisser décider, vous savez,
hein, l'autonomie 122, alors on va les laisser faire.
Maintenant, de
prévoir un montant pour un projet pilote, non, mais, si les municipalités
veulent prévoir des sommes dans le fonds pour un projet pilote... Il faut
toujours penser que les municipalités, c'est le montant minimal, parce qu'on se réfère avec ce que ça a vraiment
coûté. Donc, même si une municipalité voulait dire : Moi, le fonds,
par exemple, serait doublé... Et en plus les montants seraient énormes pour un
projet pilote. Il y a une question aussi ici de toujours avoir en tête que
c'est des montants vraiment minimums, une prévision minimale. Ça fait que...
Mais votre question : Est-ce qu'on pourrait prévoir un projet pilote? Oui,
c'est certain qu'on pourrait...
Mme Thériault :
En fait, Mme la Présidente, je pense que je serais très rassurée si je pouvais
voir, dans la loi, un petit paragraphe qui permet de... Parce qu'on a la
possibilité, maintenant, de faire des projets pilotes, que c'est possible aussi
de mettre l'argent dans le fonds par rapport à ça... O.K., là, je n'ai
peut-être pas la bonne formulation, là, mais parce qu'ici c'est juste
écrit : «Pour l'application [...] le coût de la prochaine élection [...]
est présumé au moins égal [à] la dernière [...] ou [l'autre qui la précède].»
Ça fait que nulle part on parle de projet pilote. Puis le projet pilote, ce
n'est pas juste la dernière élection, ça peut être un référendum aussi. Ça
coûte de l'argent. Donc, c'est pour ça que
j'aimerais ça voir, O.K., que, pour l'application d'un... tu sais, pour les
coûts reliés à un projet pilote, ils ont la permission de le faire,
c'est possible de le faire, de prévoir, de créer un fonds.
Laforest : C'est une bonne idée, mais ça ne peut pas s'appliquer, dans
le sens que, là, on vient remplacer... on viendrait remplacer le conseil
municipal. Parce que c'est le conseil municipal aussi qui doit prendre la
décision, c'est lui qui doit aussi adopter la résolution. Ça fait qu'ici, si on
ajoutait les projets pilotes comme tels...
Et en plus il y a un
autre point qui est important de mentionner. Les projets pilotes, c'est tout à
fait nouveau, nouveau. Alors là, quels
seraient les projets pilotes que les municipalités prévoiraient dans les fonds
pour les élections? Ça fait que moi,
présentement, j'aurais un grand malaise parce qu'on donnerait peut-être
l'occasion à toutes les municipalités de dire : Bien, moi, je vais
mettre x montant de plus parce que je vais sûrement avoir un projet pilote
puis je veux l'ajouter tout de suite dans mon fonds.
Moi, je pense qu'en tout respect pour les
citoyens on crée un fonds pour les élections, ce qui est parfait. On donne la
possibilité à la municipalité de faire des projets pilotes. Puis, en fait, on
ne peut pas prendre la décision d'un conseil municipal
ici, là, à l'Assemblée. Donc, moi... il faut laisser quand même le conseil
municipal décider par lui-même du projet pilote qu'il mettrait dans un f