Institutions — 31 October 2024 (43rd Legislature, 1st Session)
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36e législature, 1re session (2 mars 1999 - 9 mars 2001)
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32e législature, 3e session (9 novembre 1981 - 10 mars 1983)
32e législature, 2e session (30 septembre 1981 - 2 octobre 1981)
32e législature, 1re session (19 mai 1981 - 18 juin 1981)
31e législature, 6e session (5 novembre 1980 - 12 mars 1981)
31e législature, 5e session (24 octobre 1980 - 24 octobre 1980)
31e législature, 4e session (6 mars 1979 - 18 juin 1980)
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30e législature, 1re session (22 novembre 1973 - 22 décembre 1973)
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29e législature, 1re session (9 juin 1970 - 19 décembre 1970)
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28e législature, 4e session (25 février 1969 - 23 décembre 1969)
28e législature, 3e session (20 février 1968 - 18 décembre 1968)
28e législature, 2e session (20 octobre 1967 - 20 octobre 1967)
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27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
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27e législature, 1re session (15 janvier 1963 - 11 juillet 1963)
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26e législature, 1re session (20 septembre 1960 - 22 septembre 1960)
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25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
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20e législature, 1re session (7 octobre 1936 - 12 novembre 1936)
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15e législature, 3e session (10 janvier 1922 - 21 mars 1922)
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13e législature, 2e session (11 novembre 1913 - 19 février 1914)
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(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
jeudi 31 octobre 2024
Vol. 47 N° 93
Étude détaillée du projet de loi n° 67, Loi modifiant le Code des professions pour la modernisation du système professionnel et visant l’élargissement de certaines pratiques professionnelles dans le domaine de la santé et des services sociaux
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
11 h 30
12 h
12 h 30
13 h 30
14 h
14 h 30
15 h
15 h 30
Journal des débats
11 h 30 (version non révisée)
(Douze heures une minute)
Le Président (M.
Bachand) : À l'ordre, s'il vous plaît!
Bonjour, tout le monde. Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la
Commission des institutions ouverte.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 77, Loi modifiant le Code
des professions pour la modernisation du système professoral et visant l'élargissement
de certaines pratiques professionnelles dans le domaine de la santé et des
services sociaux.
Mme la députée... Mme la secrétaire, y
a-t-il des remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. Mme Bourassa, Charlevoix-Côte-de-Beaupré, est remplacée par M.
Allaire, Maskinongé; Mme Schmaltz, Vimont, est remplacée par M. Provençal,
Beauce-Nord; Mme Maccarone, Westmount-Saint-Louis, est remplacée par Mme Caron,
La Pinière.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Alors, je vous
rappelle que nous étudions le projet de loi n° 67 par sujet. De façon plus
précise, lors de l'ajournement de nos travaux, nous en étions à l'étude de l'amendement
proposé par la ministre, introduisant le nouvel
article 9.1 au projet de
loi. Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
La Secrétaire : ...
Le Président (M.
Bachand) : Ah! il y a un autre
remplacement. Ah! tout le monde va venir à la Commission des institutions, c'est
ça, l'affaire.
Des voix : ...
Le Président (M.
Bachand) : Ah! merci, M.... Ah! c'est l'Halloween.
Mme la secrétaire.
La Secrétaire : M. Zanetti,
Jean-Lesage, est remplacé par M. Cliche-Rivard, Saint-Henri-Sainte-Anne.
Le Président (M.
Bachand) : Quel... Content de vous
accueillir. Donc, est-ce qu'il y a intervention sur l'amendement 9.1?
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention,
est-ce que l'amendement introduisant le nouvel
article 9.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Donc, le nouvel
article 9.1
est adopté. Mme la ministre.
Mme LeBel : ...
Le Président (M.
Bachand) : Oui. Exactement.
Mme LeBel : Oui. Alors, nous
allons passer, M. le Président, avec la permission de tout le monde, comme on l'avait
déterminé, au bloc Personnes morales sans but lucratif et donc à l'article 23,
qui aura également un amendement. Mais je vais lire l'article principal.
Donc... voyons, donc - j'ajoute des voyelles -
article 23...
Haut de la page
12 h (version non révisé
e) Mme LeBel : ...l'article 187.11
de ce code est modifié :
1 : par l'insertion, dans ce
paragraphe... par l'insertion de ce qui précède le paragraphe un et après «fin»
de «ou au sein d'une personne morale sans but lucratif constitué principalement
ou en
partie à cette fin»;
2 : dans le paragraphe un :
a) par l'insertion, dans le paragraphe un,
et après p), de «du premier alinéa» et après «société» de «ou d'une telle
personne morale»;
b) par l'insertion, à la fin, de «ce
règlement lorsqu'il concerne une personne morale sans but lucratif, doit
favoriser l'accessibilité du public aux services professionnels fournis par les
membres de l'ordre au sein d'une telle personne morale»;
3 : par l'insertion dans le
paragraphe deux et après «telle société» de «ou d'une telle personne morale» et
après «pour cette société» de «ou cette personne morale»;
4 : par l'insertion, dans le
paragraphe trois, et après «société» de «ou d'une telle personne morale».
Cet
article modifie l'article 187.11
du Code des professions pour ajouter la personne morale sans but lucratif aux
sociétés au sein desquelles un membre d'un ordre peut être autorisé à exercer
sa profession. Ainsi, les modifications... principalement de concordance,
visent à permettre aux membres, en outre, de pouvoir exercer leurs activités
professionnelles au sein d'une société en nom collectif à responsabilité
limitée ou d'une société par actions, de les exercer au sein d'une personne
morale sans but lucratif, sous réserve du respect des conditions énumérées à l'article 187.11.
Le paragraphe un de cet
article précise
que la personne morale sans but lucratif doit être constituée principalement ou
en
partie aux fins d'exercer des activités professionnelles, puisque'une telle
personne morale, contrairement à la société en nom collectif, à responsabilité
limitée et à la société par actions, offre habituellement divers services à la
clientèle et n'est pas constituée uniquement aux fins d'offrir des services
professionnels. Le sous-paragraphe b du paragraphe deux de cet
article ajoute
au paragraphe deux de l'article 187.11 du code en ce qu'il précise que,
lorsqu'un tel règlement concerne une personne morale sans but lucratif,
celui-ci doit favoriser l'accessibilité du public aux services professionnels
fournis par les membres de l'ordre au sein d'une telle personne morale.
Tel qu'annoncé, on a un amendement, M. le
Président, à déposer. Donc,
article 23, l'amendement : Remplacer l'article 23
du projet de loi par le suivant. Donc :
L'article 187.11 de ce code est
remplacé par le suivant :
«187.11.
Sous réserve des dispositions d'une
loi, les membres d'un ordre peuvent exercer leurs activités professionnelles au
sein d'une organisation conçue principalement à cette fin, quelle qu'en soit la
forme juridique si les conditions suivantes sont réunies : ils se
conforment aux dispositions du présent
chapitre et, le cas échéant, du
règlement de l'office pris en application de l'article 12.0.2 lorsqu'un
tel règlement détermine des conditions, modalités ou restrictions suivant
lesquelles les activités professionnelles peuvent être exercées au sein d'une
organisation ou de certains types d'organisation;
«2 : Ils se conforment, le cas
échéant, aux dispositions du règlement pris par le conseil d'administration de
l'ordre en application du paragraphe p du premier alinéa de l'article 94
lorsqu'un tel règlement détermine des conditions, modalités ou restrictions
suivant lesquelles les activités professionnelles peuvent être exercées au sein
d'une organisation ou de certains types d'organisation;
«Ils maintiennent... 3 : Ils
maintiennent, lorsque l'organisation dans laquelle ils exercent leur profession
est une personne morale ou une société en nom collectif à responsabilité... à
responsabilité limitée, une garantie contre la responsabilité professionnelle
qu'elle peut encourir en raison des fautes commises par les membres dans l'exercice
de leur profession au moins équivalente à celle prescrite dans un règlement
pris en application du paragraphe
d) de l'article 95 ou, le cas échéant,
conformément aux exigences supérieures prescrites dans un règlement visé au
paragraphe un ou deux.»
Donc, commentaires, après analyse des
mémoires qui ont été reçus et des commentaires colligés lors des consultations
particulières, il est apparu que le système professionnel avait avantage à
donner plus d'agilité aux professionnels dans la forme juridique qu'ils
peuvent... qu'ils peuvent choisir pour... l'exercice de leur profession afin d'assurer
un meilleur accès à leurs services.
Donc, les articles 187.11 et 187.11.1
du Code des professions introduisent... introduits par les articles 23 et
24 du projet de loi tel qu'amendé, répondront aux demandes des ordres et du
Conseil professionnel du Québec. En gros, on permet toutes les formes juridiques
possibles dans le Code des professions et on demande aux ordres professionnels
de réglementer les formes juridiques, soit en les... soit en les interdisant ou
les restreignant ou ne... ou pas du tout, selon le cas. Donc, de se gouverner
selon leur type de profession, selon les... les actes réservés de leurs
professionnels et ce sera les ordres... ce sera aux ordres de décider comment
on encadre les différents...
Mme LeBel : ...les différents
types juridiques par lesquels nos professionnels pourront désormais exercer.
Le Président (M.
Bachand) : Merci.
Mme LeBel : S'ils le
peuvent...
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Donc,
interventions sur l'amendement de la ministre? M. le député de l'Acadie.
M. Morin : Oui, merci. Merci,
M. le Président. Alors, je comprends, Mme la ministre, que votre amendement
permet entre autres à des professionnels qui agiraient et qui exerceraient,
mais au sein, par exemple, d'une coopérative, une société d'économie sociale,
comme on nous l'a souligné, de pouvoir continuer au sein de ces organismes-là.
Est-ce que c'est ce que votre amendement va permettre de faire? Parce que je me
souviens que... et c'était dans leurs mémoires, mais ils sont venus aussi nous
l'expliquer en commission, que, pour certaines coops, c'était un enjeu
important. Alors, je veux simplement m'assurer que ces professionnels-là qui,
au fond, rendent déjà des services importants à la population, puis c'est
l'objectif du projet de loi, qu'ils ne seront pas restreints dans ce qu'ils
veulent faire.
Mme LeBel : Il n'y a rien,
là, qui ne les restreigne dans ce cas-là. Au contraire, toutes les formes
juridiques étant permises maintenant, celles qui... les professionnels qui
avaient déjà, de par... de par leurs professions et les lois de leurs ordres
professionnels, la capacité de le faire continueront de le faire.
M. Morin : D'accord. Donc, ça
va inclure les coopératives. On a parlé de société d'économie sociale et
autres. Ça, il n'y aura pas... il n'y aura pas de souci?
Mme LeBel : Ça inclut toutes
les formes juridiques possibles, dont celles que vous mentionnez.
M. Morin : Parfait. Je vous
remercie.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. M. le député de
Saint-Henri — Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Oui.
Merci, M. le Président. Pour clarifier, là, vous dites, donc, ils vont
restreindre ou ils vont interdire, mais, s'ils ne font rien, c'est correct
aussi.
Mme LeBel : Oui, ils peuvent
et non pas doivent...
M. Cliche-Rivard : Ça fait
qu'on va rester dans le statu quo jusqu'à tant qu'un ordre pourrait décider de
le faire. Puis là vous soulignez une différence avec la
Loi sur le Barreau ou
une autre loi qui, elle, le prévoyait déjà. Ça fait que, là, comme, il y
aura-tu une superposition possible ou, finalement, les ordres vont se gérer
autonome ou selon leur loi habilitante?
• (12 h 10) •
Mme LeBel : Les ordres
devront gérer les conditions dans lesquelles ils permettent ou non ou... Elles
peuvent ne rien faire. Si les ordres ne font rien, bien, le code permet toute
forme juridique sans restriction. Donc, ce n'est pas une obligation, pour un
ordre professionnel, de restreindre parce que ce n'est pas : doivent
restreindre ou doit, c'est : peut restreindre ou peut encadrer, donc. Et
je tiens pour acquis que les professionnels qui ont déjà l'occasion d'exercer
au sein de... de forme juridique quelconques sont déjà encadrés par leurs
ordres professionnels. Et, à moins que l'ordre ne le décide, cette situation-là
ne vient pas les affecter. Cet amendement-là ou le fait de l'introduire dans le
Code des professions ne vient pas changer leur quotidien, à moins que l'ordre
décide quoi que ce soit, mais ils avaient déjà cette...
M. Cliche-Rivard : Mais là
certains ordres avaient déjà ce pouvoir-là.
Mme LeBel : ...
M. Cliche-Rivard : ...de par
leur loi...
Mme LeBel : De par leur loi.
Maintenant, tout le monde y aura accès.
M. Cliche-Rivard : Puis là on
vient le donner à tout le monde.
Mme LeBel : Voilà. On vient
élever au sein... au niveau du Code des professions la possibilité pour tous.
Maintenant, ce sera à chacun des ordres de décider dans quel cadre ce sera
approprié de le faire pour leurs professionnels.
M. Cliche-Rivard : Là, au premier
point, on parle de règlement de l'ordre, donc le... de l'office, pardon,
l'office aura un pouvoir également, puis ensuite, au deuxième, c'est les C.A.
des ordres. Ça fait qu'il y a l'office et il y a l'ordre.
Mme LeBel : Effectivement.
M. Cliche-Rivard : Mais
comment on...
Mme LeBel : Les deux pourront
le faire.
M. Cliche-Rivard : Les deux
pourront le faire?
Mme LeBel : Oui, c'est ce que
j'en comprends. Est-ce que... je vais juste vérifier.
M. Cliche-Rivard : Oui, oui.
Des voix : ...
Mme LeBel : L'office pourrait
décider de le faire également.
M. Cliche-Rivard : Et là on a
vu un petit peu plus tôt, là, ou, en tout cas, dans les dernières semaines,
quand il y avait potentiellement conflit ou contradiction entre le règlement de
l'office puis le règlement de l'ordre. C'est qui qui va primer ou lequel va
avoir préséance?
Mme LeBel : C'est un
règlement de l'office. Et c'est déjà le cas, là, quand il y a quelque chose
en... un règlement d'un ordre, les règlements de l'office, c'est le règlement
de l'office...
Des voix : ...
Mme LeBel : Non, mais... Puis
on va y répondre plus précisément dans un autre amendement, mais c'est déjà une
certaine priorité, là.
M. Cliche-Rivard : O.K. Et la
réponse, c'est que c'est l'office.
1lebc Oui.
M. Cliche-Rivard : Ça fait
que, même si le Barreau, via sa loi habilitante, venait faire quelque chose
d'autre...
Mme LeBel : Là, c'est une
loi.
M. Cliche-Rivard : C'est ça.
Mme LeBel : On parle des
règlements entre eux.
M. Cliche-Rivard : O.K. Sous
réserve de leurs règlements entre eux.
Mme LeBel : Oui.
M. Cliche-Rivard : Bien, le
Barreau le prend dans sa loi, qu'il doit référer à un règlement. Je devine
bien, là, c'est le règlement du Barreau qui le permet par la loi habilitante.
Mme LeBel : Non. Bien, c'est
parce que, là, il y a le Code des professions et les règlements pris en vertu
du Code des professions. Dans cette lignée-là, on va préciser que c'est le
règlement de l'office qui a préséance quand il y a un conflit, naturellement...
M. Cliche-Rivard : Exact.
Oui, oui, oui.
Mme LeBel : ...de la même
façon qu'on a précisé plus tôt que c'était... bon. Par contre, là, on parle
d'une loi versus...
Mme LeBel : ...un règlement.
La loi est... même si c'est un... une loi qui concerne un ordre professionnel,
elle est quand même une loi du législateur. Donc là, la hiérarchie n'est pas la
même, là on parle vraiment de... O.K.
M. Cliche-Rivard : La
Loi sur
le barreau permet, par exemple, à l'ordre de prendre des règlements de... par
exemple de pratique.
Mme LeBel : Oui, qui sont
approuvés par l'office, de toute façon.
M. Cliche-Rivard : Exactement.
Ça fait que là on n'entrevoit pas de possibilité de conflit. Et si on devait en
entrevoir un, ça demeurerait le règlement de l'office ou là c'est la loi
habilitante qui va primer?
Mme LeBel : Bien, je ne vois pas
où il y aurait un conflit, là, ça va être... mais là je ne ferai pas...
Ensemble, on pourrait faire une petite séance d'interprétation des lois, là,
mais, tu sais, il faut prévoir, il faut prévoir une règle de conflit, mais
on... on n'envisage pas que ce soit le cas. Et, de toute façon, dans le cas de
ce que vous mentionnez, des règlements qui vont découler de la
loi sur un
ordre, il est approuvé par l'office, donc l'office va toujours bien
probablement gérer les conflits potentiels à la source. Je l'imagine
parfaitement bien, là.
M. Cliche-Rivard : O.K. Le
troisième point où vous mentionnez qu'il faudra aller chercher une garantie
contre la responsabilité professionnelle, on le prévoit pour les personnes
morales puis les sociétés en nom collectif, parce qu'en responsabilité limitée
ces deux formes juridiques là, parce que ce sont celles qui créent finalement
une personnalité morale distincte de celle du professionnel.
Mme LeBel : Et elles étaient
déjà prévues dans le code. On fait juste le ramener, le maintenir. Oui.
M. Cliche-Rivard : O.K. Là,
vous dites que c'était en consultation du... des demandes des ordres puis du
Conseil interprofessionnel. Il y avait, si je ne me trompe pas, le Conseil des
coopératives, est-ce qu'eux étaient consultés ou...
Mme LeBel : Bien, on a tenu
compte de tout ce qui a été dit en consultation. Je n'ai pas nommé personne,
j'ai dit qu'on a tenu compte de tous les commentaires. Certains commentaires
étaient sur la PMSBL comme telle, certains étaient sur le fait qu'on devrait
permettre à tout le monde, certains disaient qu'on devrait ajouter juste les
coopératives, ce qu'on... donc... Et certains... et plusieurs ordres ou groupes
avaient des enjeux différents. En permettant tout et en donnant le pouvoir
réglementaire aux ordres de se gérer individuellement, bien, si certains
pensent que certaines formes juridiques ne conviennent pas pour la confiance du
public, la protection du public, à leur type de profession, ils feront un
règlement en conséquence, là.
M. Cliche-Rivard : Exactement.
Donc, vous, vous le... vous donnez le feu vert, puis donc eux sont rassurés ou
inclus de par la modification. À partir de là, les autres se géreront selon ce
qui est applicable dans chacune de leur situation.
Mme LeBel : Voilà.
M. Cliche-Rivard : Merci, M.
le Président. Merci, Mme...
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions sur l'amendement à l'article 23? S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'amendement à l'article 23 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Donc, d'autres interventions
sur l'article 23 tel qu'amendé? S'il n'y a pas d'autre intervention,
est-ce que l'article 23, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci, Mme la ministre,
s'il vous plaît.
Mme LeBel : Oui, on ira à
l'article 13, M. le Président. Donc, l'article 13, l'article 94
de ce code est modifié dans le paragraphe p du premier alinéa : 1 dans ce
qui précède le sous-paragraphe 1 :
a) par le remplacement de «ou
d'une société par actions constituée à cette fin» par «d'une société par
actions ou d'une personne morale sans but lucratif, conformément aux dispositions
de l'article 187.11»;
b) par l'insertion après «au sein d'une société par
actions» de «ou d'une personne morale sans but lucratif»; 2 par le remplacement
des sous-paragraphes 1 à 5 par les suivants : 1 déterminer les normes
relatives au nom de cette société ou de cette personne morale; 2 définir, s'il
y en a, les professions, métiers, industries, commerces, charges ou fonctions
incompatibles avec le statut d'employé, d'actionnaire, d'administrateur, de
dirigeant ou de représentant de la société par actions ou la personne morale
sans but lucratif; 3 dans le cas d'une société par actions :
a) fixer
selon que les actions de la société sont inscrites ou non à une bourse de
valeurs mobilières, la proportion des actions avec droit de vote qui doit être
détenue par des membres de l'ordre;
b) fixer selon que les actions de la
société sont inscrites ou non à une bourse de valeurs mobilières. La proportion
ou le nombre d'administrateurs de la société qui doivent être membres de
l'ordre;
c) déterminer selon que les actions de la société sont inscrites ou
non à une bourse de valeurs mobilières. Les conditions et, s'il y a lieu, les
mobilités... les modalités, pardon, et restrictions quant au transfert
d'actions ou de certaines catégories d'actions et quant à l'exercice du droit de
vote rattaché aux actions de l'actionnaire dont le droit d'exercer des
activités professionnelles est limité ou suspendu, ou qu'il n'est plus membre
de l'ordre. 4. Dans le cas d'une personne morale sans but lucratif :
a) fixer la proportion des membres de la personne morale sans but lucratif qui
doit être membre de l'ordre;
b) fixer la proportion ou le nombre
d'administrateurs ou de la personne morale sans but lucratif qui doivent être
membres de l'ordre;
c) déterminer les conditions et, s'il y a lieu, les
modalités et restrictions quant au droit du membre de l'ordre dont le droit
d'exercer...
Mme LeBel : ...des activités
professionnelles, est limitée ou suspendue ou qui n'est plus membre de l'ordre,
d'être... d'être membre de la personne morale sans but lucratif et d'exercer le
droit de vote qui y est rattaché.
Donc, cet
article modifie le paragraphe p
du premier alinéa de l'article 94 du Code des professions pour permettre
au conseil d'administration d'un ordre professionnel d'autoriser par règlement
ses membres à exercer leurs activités professionnelles au sein d'une personne
morale sans but lucratif et de déterminer les conditions et les modalités et
les restrictions suivant lesquelles ces activités pouvaient être exercées.
Donc, en plus des modifications de concordance apportées à la disposition, les
sous-paragraphes de l'habitation... de l'habilitation, bon, sont réorganisés.
Il y a un amendement, compte tenu de ce
qu'on vient de faire, M. le Président, à l'article 13 : Remplacer
l'article 13 du projet de loi par le suivant, donc :
«L'article 94 de ce code est modifié
par le remplacement du paragraphe p du premier alinéa par le paragraphe
suivant :
«"p déterminer en outre de ce que
prévoit le règlement de l'Office pris en application de l'article 12.0.2."
«Les autres conditions et modalités ainsi
que les autres restrictions suivant lesquelles les membres de l'ordre peuvent
exercer des activités professionnelles au sein d'une organisation ou de
certains types d'organisations, notamment l'obligation de fournir et de
maintenir pour l'organisation une garantie contre la responsabilité
professionnelle qu'elle peut encourir en raison des fautes commises par les
membres qui exercent leur profession au moins équivalente aux exigences prévues
par le règlement pris en application du paragraphe d de l'article 93. Un
tel règlement peut prévoir que l'exercice des activités professionnelles est
interdit au sein de certains types d'organisations.»
Donc, ça remplace le paragraphe p du
premier alinéa de l'article 94 du Code des professions pour permettre au
conseil d'administration d'un ordre de déterminer d'autres conditions,
modalités ou restrictions suivant lesquelles les membres de l'ordre peuvent
exercer les activités professionnelles au sein d'une organisation ou de
certains types d'organisations, conformément à l'article 187.11, là, qu'on
vient d'introduire par l'article 23 du projet de loi tel qu'amendé. Donc,
c'est la suite...
Une voix : ...
• (12 h 20) •
Mme LeBel : C'est beau. C'est
la suite finalement de ce qu'on vient de faire pour élever au niveau du Code
des professions la capacité d'exercer dans tout type de forme juridique et de
ramener au niveau réglementaire et au niveau des ordres la capacité d'encadrer
ou de restreindre ou même d'interdire, le cas échéant, ou de ne rien faire.
C'est important. La capacité de ne rien faire.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup, Mme la
ministre. Donc, interventions sur l'amendement? M. le député de l'Acadie.
M. Morin : Oui, merci, M. le
Président. Donc, par cet amendement-là, là, vous venez de le dire, vous allez
permettre finalement aux ordres de prendre des règlements. Ça peut inclure
toute forme, en fait, juridique dans laquelle un professionnel peut exercer.
Mais l'amendement à p aussi fait référence à d'autres choses, dont
«l'obligation de fournir, de maintenir pour l'organisation une garantie contre
la responsabilité professionnelle qu'elle peut encourir en raison des fautes
commises.» Donc, cet article-là vise, en fait, à permettre à un ordre et ou à
l'office - vous pourrez, s'il vous plaît, préciser - entre autres, d'adopter
des règlements pour garantir la responsabilité professionnelle. Mais ce que
vous... faire... ce que vous venez faire, par votre amendement, c'est l'élargir
et donc inclure tout type d'organisation sous différentes formes juridiques
sous lesquelles un professionnel peut exercer. Est-ce que c'est bien ça?
Mme LeBel : Oui. Ça vient
dire... Ça vient... Ça vient déterminer, là... Ça vient donner au conseil
d'administration, là, la possibilité de déterminer... Attends un petit peu. Je
veux juste revenir en arrière deux secondes. Je vais aller à l'article 94,
là, comme tel.
M. Morin : Je suis à 94.
Mme LeBel : Oui. C'est l'habilitation...
Je vais le résumer en disant : C'est l'habitation réglementaire du conseil
d'administration dans le cas de la mise en place de la capacité de pouvoir
exercer dans toute forme juridique, là. Et on dit que «notamment l'obligation
de fournir», mais c'est «notamment». Donc, c'est pour illustrer le type de
modalités que... ou de restrictions que pourrait décider le conseil
d'administration, là, dépendamment de la forme juridique, naturellement, là.
M. Morin : D'accord. Oui,
parce que, quand on... à 94 du Code des professions, on est dans, finalement,
l'autorité que le conseil d'administration a pour établir des règlements. Puis
vous l'avez souligné, c'est un «peut», ce n'est pas un «doit», donc il n'est
pas obligé. Mais vous venez modifier. Parce que p, actuellement, dans le Code
des professions, réfère à une société en nom collectif à responsabilité limitée
ou d'une société par actions constituée à cette fin...
M. Morin : ...et donc là, ce
que je comprends, ce que vous faites, c'est que vous allez l'étendre à d'autres
types de sociétés pour inclure d'autres organismes qui ont une autre,
finalement, forme juridique pour permettre aux professionnels dans... au sein
de ces organisations-là de pouvoir exercer leur profession.
Mme LeBel : Oui, ce ne sera
plus limité à ce que
p) précisait avant, comme ce n'est plus limité à ce que...
Comme dans le code, ce n'est plus limité. Donc, le pouvoir réglementaire doit
aussi ne plus être limité à une seule forme juridique. Donc, c'est vraiment la
concordance avec ce qu'on vient de faire. Donc, le pouvoir réglementaire doit
suivre le... ce qu'on demande aux ordres de faire.
M. Morin : Aux ordres de
faire. Et donc, évidemment... et la méthode que vous utilisez, ça va être donc
un règlement de l'office ou si c'est un règlement du conseil d'administration
des différents ordres? Parce qu'au départ on dit : «En outre, ce que
prévoit le règlement de l'office pris en application de...»
Mme LeBel : Bien, 94 débute
par «le conseil d'administration peut par règlement», et ça, c'est le p). Donc,
le p), c'est... c'est... Il y a a), b), c),
d) avant, là. C'est le
p) de ce
qu'il peut, p comme un pouvoir.
M. Morin : Oui, tout à fait.
Je suis tout à fait d'accord avec vous, par opposition à doit comme dans
devoir, ça, on est d'accord, on est d'accord.
Mme LeBel : ...oui, oui,
c'est la liste de que le conseil d'administration a sous sa juridiction
réglementaire.
M. Morin : O.K. Oui, exact,
mais, dans 94 du code, 94 parle, donc, vous l'avez dit, «le conseil
d'administration peut par règlement». Puis présentement on parle d'autoriser
des membres de l'ordre à exercer leur activité professionnelle au sein d'une
société. Là, ce que vous venez faire, c'est déterminer en outre ce que prévoit
le règlement de l'Office pris en application de 12.0.2, les autres conditions
et modalités. Donc, je comprends qu'il y aura un règlement général de l'office,
puis après ça, le conseil d'administration pourra lui-même adopter un règlement.
Est-ce que je lis bien ou... parce que ça, il y a modification.
Mme LeBel : Bien, parce que,
dans l'article précédent, je vous rappellerai qu'on a mentionné que l'office et
l'ordre pouvaient encadrer. Donc, il faut préciser ici qu'il y a quand même un
règlement de l'Office qui pourrait... qui pourrait exister pour un encadrement.
Donc, ils doivent en tenir compte dans leur réglementation.
M. Morin : Dans leur
réglementation, donc, parce qu'au fond vous autorisez l'office et l'ordre professionnel
à éventuellement adopter des règlements pour qu'il y ait une concordance. Vous
devez donc faire une référence à l'office et au conseil d'administration des
ordres, c'est bien ça?
Mme LeBel : Compte tenu qu'on
vient d'ouvrir le Code des professions à toute forme juridique d'exercice,
naturellement.
M. Morin : Parfait. Merci.
Merci.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. M. le député de
Saint-Henri–Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Merci, M.
le Président. Justement, le C.A., donc, de l'Ordre y va. On vient de discuter
d'une... de l'habilitation aussi de l'Office. Le pouvoir de l'office, lui, de
dicter ces règles-là, il existe aussi?
Mme LeBel : Oui, c'est le
prochain.
M. Cliche-Rivard : C'est le
prochain. O.K., ça fait qu'on va modifier pour que l'office l'ait aussi.
Mme LeBel : Oui, exact,
exact.
M. Cliche-Rivard : Je veux
être certain. Là, dans le fond, ce qu'on avait, c'est un 94
p) assez détaillé
sur en SPA, c'est ça, SENC, c'est ça, tatata. Finalement, on vient comme tout
regrouper ça, dans certains critères, vous ouvrez la porte, finalement, les
offices établiront ce qu'ils établiront.
Mme LeBel : Les ordres, oui.
M. Cliche-Rivard : Les
ordres, oui.
Mme LeBel : Donc, dans le
fond, dans le... dans l'article premier qu'on vient de faire, le précédent, là,
23, on a dit : Office et... on a dit : Toutes les formes juridiques,
offices et ordres peuvent encadrer. Je simplifie à outrance, là, offices et
ordres, peut encadrer. Maintenant, on vient... on vient... on vient faire de la
concordance dans la capacité, là, de... réglementaires de l'ordre. Et, après
ça, dans le prochain, on va faire... on va faire... on va faire la concordance
dans la capacité réglementaire de l'office, en précisant la hiérarchie quand il
y a conflit. Mais ici, quand même, on vient dire à l'ordre... à l'office...
Voyons, il ne faut pas que je me trompe, au C.A. de l'ordre, qu'ils doivent
tenir compte du règlement de l'office, donc.
M. Cliche-Rivard : Puis là,
tout ce qui était, là, fixé, la proportion des membres de la personne morale,
tout ce qui est la question du multidisciplinaire, tout ce qui est... etc., ça,
ça continue, c'est juste comme ramassé dans p), qui est un petit peu plus
large. Là, vous avez dit que, tant qu'il n'y a pas de règlement qui viendra le
restreindre, c'est quand même permis, là. Qu'arrive-t-il dans l'intervalle? Dès
que ça, ça entre en vigueur et que l'ordre n'a pas encore émis de restriction,
on peut penser qu'il y aura une période où il y a du monde qui vont se créer
en... et opérer en SENC ou en PMSBL, qui vont peut-être, six mois, un an plus
tard, se faire dire : Bien, finalement, ça ne marche pas, ton affaire.
Mme LeBel : Oui. Bien, il y a
déjà beaucoup de formes qui sont... bien... quelques formes qui sont permises
dans le... dans le code...
Mme LeBel : ...dans le code.
Donc, pour ces formes-là, ce ne devrait pas être un enjeu. Et il y aura des
mesures transitoires de prévues pour les questions de responsabilité
professionnelle, etc. Mais les ordres, là, sont au courant de ça et demandaient
même l'ouverture. Donc, j'imagine qu'elles sont prêtes avec leurs règlements,
là, mais, tu sais...
M. Cliche-Rivard : Mais ça se
peut qu'on ait un genre de... une période d'incertitude ou du monde qui vont se
constituer en se disant : Tiens, enfin, on peut le faire, on s'en va en
SENC, là, par exemple, puis, bien, l'ordre...
Mme LeBel : Bien, c'est déjà
permis, ça.
M. Cliche-Rivard : C'est
déjà... Bien, O.K.
Mme LeBel : Donc, ça devrait
déjà l'être, encadré.
M. Cliche-Rivard : Le PMS,
alors le PMSBL ou...
Une voix : ...
M. Cliche-Rivard : ...ou la
coop, ça se peut qu'il y en ait qui se constituent...
Mme LeBel : Oui, mais la
majorité, là, sont déjà permises pour beaucoup... pour beaucoup de
professionnels, là.
M. Cliche-Rivard : O.K. Donc,
on invite quand même les professionnels à garder peut-être contact avec leur
ordre à savoir si ça s'en vient ou pas, quelle est l'intention de l'ordre.
Parce qu'évidemment vous avez raison de dire que le règlement s'en vient, mais
vous aviez jasé aussi tantôt de la liste de règlements à approuver qui n'est
pas... qui n'est pas si courte.
Mme LeBel : Oui. Moi, si
j'étais un ordre professionnel, je... et que je... que je vois passer ça
aujourd'hui... parce que c'était une demande du... puis des ordres
professionnels, donc ils ne seront pas surpris, là. Dans le fond, les gens nous
incitaient à aller plus vite que ce qu'on avait mis dans le projet de loi.
Donc, je... les ordres, selon les conversations qu'on a avec le conseil et les
ordres, ils sont prêts, O.K., à cette éventualité-là. Maintenant, c'est sûr
que, si je suis un ordre professionnel et que je n'ai pas l'intention de
réglementer, je pourrais peut-être le dire tout de suite. Et, si j'ai
l'intention de réglementer, je pourrais peut-être envoyer... je pourrais
peut-être envoyer un avis à mes professionnels à dire... en disant : Halte
là! Je vais réglementer. Mais, je veux dire, je ne suis pas un ordre
professionnel.
M. Cliche-Rivard : O.K. Mais
ça, c'était ce qu'on... on allait arriver...
Mme LeBel : ...
M. Cliche-Rivard : Oui, vous
n'êtes pas un ordre professionnel, en effet. Mais c'est ce que vous avez dit,
dans le fond. Du moment où on a reviré la table de bord en disant :
Réglementez-vous, c'est sûr qu'il allait peut-être y avoir une période, un
petit peu, de transition.
Là, on a... Je reviens à une discussion
préalable en commission parlementaire, notamment avec les médecins, là, puis le
lien avec la difficulté d'opérer la discipline à l'intérieur des SPA ou à
l'intérieur des sociétés qui ne sont pas directement liées par le code de
profession. Est-ce que, genre, l'ordre va pouvoir émettre un peu... Ou comment,
bref, on pourrait s'assurer que cette affaire-là, qui nous a été soulevée deux,
trois fois, ça n'arrive plus finalement, là?
• (12 h 30) •
Mme LeBel : Bien, je vais
vous dire qu'on travaille, là, ça. Ça va probablement faire l'objet d'un projet
prochain de loi... prochain projet de loi. On demeure encore... En tout cas,
moi, je demeure encore, au moment où on se parle, sur la position, et c'est ce
qui est dans le code, que c'est le professionnel qui est tributaire de son
environnement professionnel. Je pense que les cas qui nous ont été amenés, et
je n'en... pour l'instant, bien que problématiques, sont marginaux, mais on
travaille sur comment on peut... sur des solutions qui feront
partie du
prochain p.l. Mais, encore aujourd'hui, moi, j'en appelle à chacun des
professionnels qui existent dans ce type d'entités là. Je veux dire, vous êtes
le professionnel responsable de votre code de déontologie, là.
M. Cliche-Rivard : Puis
l'ordre, essentiellement, peut dire si...
Mme LeBel : Suspendre.
M. Cliche-Rivard : ...si le
véhicule dans lequel vous opérez votre profession ne respecte pas...
Mme LeBel : Vous n'opérez
plus votre profession.
M. Cliche-Rivard : Vous
n'opérez plus votre profession.
Mme LeBel : Et voilà!
M. Cliche-Rivard : C'est ce
qui... C'est ce qu'on... C'est ce qu'on avait ressorti, je pense, de nos débats
et discussions, mais je trouvais ça important que vous le resouligniez. Ceci
dit, vous soulignez quand même qu'il y a certains éléments que vous regardez, à
savoir si on pouvait donner un coup de vis ou un élément supplémentaire, parce
qu'au cœur de cette affaire-là, finalement, ce qui nous intéresse, c'est la
protection du public, puis c'est ça, l'important. Merci.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Autre intervention sur
l'amendement? M. le député de l'Acadie.
M. Morin : ...suite à
l'intervention de mon collègue le député de Saint-Henri-Sainte-Anne. Au fond,
ce que vous dites, Mme la ministre, quand on a... on a entendu, évidemment, ces
cas-là de médecins, entre autres, qui pratiquaient dans différents types de
société, c'est : Si vous êtes le professionnel, si vous décidez d'aller
pratiquer là-dedans, bien, assurez-vous que vous allez être... vous allez bien
comprendre dans quelle, finalement, organisation et dans quelle... organisation
qui a un cadre juridique qui fonctionne, et puis, à ce moment-là, bien,
n'oubliez pas votre code de déontologie parce que lui, il vous suit partout. Et
finalement, après ça, si jamais l'entreprise... Parce que j'ai cru comprendre
qu'à un moment donné, il y avait même accès... c'était difficile pour le
Collège des médecins d'accéder à des dossiers. Bien, vous, professionnels,
comme on dit, gouvernez-vous en conséquence puis assurez... assurez-vous que
vous allez être capables de répondre à votre ordre, en fait. Je comprends que
c'est... c'est le message... en fait, je paraphrase, mais que vous envoyez
aujourd'hui puis dire : Bien, comme ça on va... on va protéger le public.
Mme LeBel : Oui. On ne fera
pas l'économie d'une réflexion supplémentaire pour voir si on est capables
de...
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12 h 30 (version non révisé
e) Mme LeBel : ...à cet enjeu-là.
Mais moi, je demeure persuadée que le système professionnel s'adresse aux
professionnels, et ce sont les professionnels qui doivent s'assurer d'évoluer
dans un environnement qui respecte à la fois leur code des professions et leur
code de déontologie. Étant moi-même une professionnelle, j'en suis convaincue.
Maintenant, on va faire une réflexion
quand même, supplémentaire, pour voir s'il est possible de faire, je dirais, un
tour de roue, un tour de vis supplémentaire, mais je pense que ça... on ne peut
pas dégager les responsables... les professionnels de leur responsabilité. Je
pense que ce n'est pas le cas.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'amendement à l'article 13? S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'amendement à l'article 13 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Donc, autres
interventions à l'article 13, tel qu'amendé? S'il n'y a pas d'autre intervention,
est-ce que l'article 13, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté, merci. Mme la ministre,
s'il vous plaît.
Mme LeBel : Donc, j'ai un
amendement qui introduit un nouvel article, qui est l'article 0.1, donc,
naturellement, il vient avant l'article 1. Donc :
Ajouter, avant l'article 1 du projet de
loi, l'article suivant :
0.1. Le Code des professions est modifié
par l'insertion, après l'article 12.0.1, du suivant :
«12.0.2. L'Office peut, par règlement,
déterminer certaines conditions et modalités ainsi que certaines restrictions
suivant lesquelles les membres des ordres ou de certains ordres peuvent exercer
des activités professionnelles au sein d'une organisation ou de certains types
d'organisations.
«En outre, le règlement peut prévoir que l'exercice
d'activités professionnelles est interdit au sein de certains types d'organisations.
«Les dispositions du règlement prévues par
le premier alinéa s'appliquent malgré toute disposition inconciliable d'un
règlement pris en application du paragraphe p du premier alinéa de 94 - qui
est, donc, le règlement du conseil d'administration de l'ordre, tel qu'on vient
de le discuter.»
Cet
article prévoit une habilitation
permettant à l'Office des professions d'adopter un règlement qui détermine des
conditions, modalités, restrictions, etc.. suivant lesquelles les activités
professionnelles des membres des ordres peuvent être exercées au sein de l'organisation
ou de certains types d'organisations. Ça s'avère nécessaire en raison du
remplacement de l'article 187.11 actuel par un nouvel
article 187.11, qui a
été introduit par l'article 23 du projet de loi, tel qu'amendé, qui permet aux
membres des ordres professionnels d'exercer leurs activités professionnelles au
sein d'une organisation, quelle que soit sa forme juridique, et qui prévoit
donc que l'Office peut adopter un règlement déterminant des conditions, etc.,
modalités, restrictions. Et ça permet de voir la cohabilitation entre un
règlement de l'office et un règlement de l'ordre. Donc, je pense... bon, ce n'est
pas parce que je ne veux pas qu'on en discute, mais ça vient compléter les
commentaires, là, que l'on fait depuis tantôt, là, sur la... c'est ça, l'habilitation
de l'office. Voilà. Merci.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Intervention sur l'amendement?
M. le député de l'Acadie.
M. Morin : Oui. Oui,
brièvement, vous l'avez souligné, Mme la ministre, ça, c'est le corollaire pour
l'office. Maintenant, est-ce que ça veut dire que l'office pourrait décider,
par règlement, de déterminer des conditions et d'interdire certaines choses qui
s'appliqueraient à l'ensemble des ordres professionnels ou à un ordre
professionnel, étant entendu que ce qu'on vient d'adopter, c'est de permettre
aux ordres professionnels de se gouverner eux-mêmes? Donc, est-ce que l'Office
a une espèce de rôle...
Mme LeBel : Dans le fond,
votre question, juste pour que je sois certaine, là, c'est : Est-ce que l'office
peut faire un règlement, c'est : Est-ce que le règlement de l'office s'applique
nécessairement à l'ensemble des professionnels ou elle pourrait le faire pour
un certain secteur?
M. Morin : En fait, c'est les
deux, c'est... et est-ce qu'ils peuvent faire un règlement général qui s'appliquerait
à l'ensemble ou s'ils peuvent viser certains... en fait certains ordres?
Mme LeBel : ...les règlements
de l'ordre... de l'office, dans ce cas-ci, ce serait... seraient toujours
applicables à l'ensemble des professionnels.
M. Morin : O.K. Et non pas à
un ou deux ordres professionnels en particulier.
Mme LeBel : Non. Non.
M. Morin : Et ça...
Des voix : ...
M. Morin : Bien, c'est pour
ça. Moi, je ne sais pas, là, mais je lis ça, là...
Mme LeBel : Je suis désolée,
là, mais oui, là, puis j'aurais dû moi-même faire la première règle : bien
lire mon article, là, même si je l'ai lu à haute voix. Ils pourraient y aller
pour un secteur. À
titre d'exemple, certains ordres professionnels pourraient dire :
La santé, pourraient dire... parce que les ordres professionnels sont quand
même par secteur, là, mais pourraient faire de certains ordres... Le mot le
dit, je m'en excuse, là, c'est moi qui...
M. Morin : Non, non, ça va,
je vous comprends... alors c'est pour ça que je voulais m'assurer que c'était
précis...
Mme LeBel : Vous avez bien
fait.
M. Morin : ...puis clair pour
tout le monde, là. Ça mérite une précision. Donc, au fond, c'est comme si l'office
avait une espèce de rôle aussi de réguler l'ensemble, l'ensemble des ordres.
Mme LeBel : Je serais
étonnée, là...
M. Morin : Oui.
Mme LeBel : ...ce qui ne veut
pas dire qu'il n'y a pas la capacité, que l'office viendrait cibler un ordre
professionnel particulier. Ce n'est pas son rôle, c'est le rôle du conseil d'administration,
mais l'office pourrait venir cibler un secteur, dire... je dis... je dis n'importe
quoi, pour fins d'enregistrement, dans le sens que ce n'est pas... mais
pourrait dire : Dans le secteur de la santé, ils ne peuvent pas œuvrer
dans tel type ou, s'ils veulent œuvrer dans tel type de...
Mme LeBel : ...forme
juridique, voici les modalités. Bon. Mais... Puis je dis secteur de la santé
parce que c'est le premier qui me vient... qui me vient en tête, mais pourrait
dire dans le secteur des sciences plus sociales, santé mentale, peut-être, bon,
peu importe, mais ne viendrait pas... Je vois mal l'office, puis ce n'est pas
le but de l'exercice ici, dire : Tel ordre professionnel. C'est le conseil
d'administration qui devra le faire.
M. Morin : Oui. Je vous... Je
vous comprends. Je vous écoute attentivement. Mais est-ce qu'il y a une
disposition dans la loi, par ailleurs, qui vient, au fond, expliquer à l'office
ou inviter l'office à... si jamais ils adoptent un règlement, de s'assurer que
ça va être un groupe d'ordres que... Vous l'avez mentionné. Parce que là, comme
c'est là, je comprends qu'il pourrait cibler un ordre.
Mme LeBel : Bien non parce
c'est marqué «les membres d'un ordre ou des certains ordres». Alors, je ne vois
pas... je ne vois pas la possibilité de le faire pour un ordre particulier, là.
M. Morin : Pour un ordre?
Mme LeBel : En tout cas, le
législateur vient de dire qu'il pense que non. Bien, c'est parce que je
pense... quant à moi, là, c'est... c'est... c'est de la... c'est de la
juridiction d'un ordre professionnel de réglementer son ordre professionnel
particulier, là.
M. Morin : O.K., oui, exact.
Mme LeBel : Bon. Maintenant,
il faut donner à l'office la capacité de faire un certain groupe pour un
secteur particulier. Je pense que c'est... c'est ça que ça dit. C'est tout le
monde ou certains... ou certains ordres.
M. Morin : O.K. Bon. Puis je
suis... En fait, je suis content de vous l'entendre dire, parce
qu'effectivement il me semble que le conseil d'administration d'un ordre
devrait, au premier plan, être capable de gérer l'ordre. Je comprends que vous
voulez laisser une possibilité ou une discrétion à l'office également.
Mme LeBel : Oui. Mais, à
titre d'exemple, si l'office décide de ne réglementer que sur un certain
secteur pour une certaine forme juridique, les ordres professionnels de ce
secteur-là devront tenir compte du règlement de l'office, par contre.
M. Morin : D'accord. Je vous
remercie.
Le Président (M.
Bachand) : M. le député de
Saint-Henri-Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Brièvement,
brièvement, Mme la ministre. L'office peut-elle demander aux ordres de faire
telle affaire, genre, le règlement de l'office dit : Je demande aux ordres
de définir le maximum de pourcentage de membres du C.A., ou l'ordre le fait
directement?
• (12 h 40) •
Mme LeBel : Non, je pense
que... Moi, ma lecture, puis je vais revérifier, là, mais ma lecture, c'est que
l'ordre peut déterminer non pas de demander un ordre de déterminer selon des
paramètres. L'ordre peut déterminer...
M. Cliche-Rivard : L'office.
Mme LeBel : ...certaines
conditions. Maintenant, je vais revérifier, on va faire une petite pause de
deux minutes pour revérifier, mais l'ordre pourrait déterminer des conditions
d'un secteur à l'intérieur des...
M. Cliche-Rivard : L'office
ou l'ordre...
Mme LeBel : L'office, oui, l'office,
excusez.
M. Cliche-Rivard : Oui, c'est
bon... moi aussi, là, mais je veux juste être sûr qu'on dit la même affaire.
Mme LeBel : Oui, oui. Non,
vous avez raison, là, parce que ça commence les deux par «o», en plus , là. Ça
fait que laissez-moi...
M. Cliche-Rivard : Je veux
juste être sûr, moi aussi.
Mme LeBel : On va suspendre
puis on va repréciser.
Le Président (M.
Bachand) : Parfait. Alors, on va suspendre
quelques instants. Merci beaucoup. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 41)
(Reprise à 12 h 42)
Le Président (M.
Bachand) : À l'ordre, s'il vous plaît! La
commission reprend ses travaux. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Donc, c'est
exactement le même pouvoir d'encadrement, c'est-à-dire mêmes modalités,
conditions ou restrictions. Si l'office décide qu'il est opportun de
réglementer pour une forme juridique quelconque, pour l'ensemble, pour certains
ordres, naturellement, l'office ou les offices concernés devront tenir compte
du règlement... Non, les ordres... O.K. Je reprends.
Des voix : ...
Mme LeBel : O.K. Je voulais
voir si tout le monde suivait finalement. O.K. Non, mais j'ai vu les yeux
s'écarquiller, M. le Président. Alors, je me suis dit : Oh! mon Dieu. Oui,
c'est ça. O.K. Bon, je reprends. Tant l'office que les ordres ont le même
pouvoir de fixer modalités, conditions ou restrictions. Une fois que j'ai dit
ça...
Mme LeBel : ...quand l'Office
décide de réglementer pour une forme juridique quelconque, pour l'ensemble des
ordres ou pour certains ordres. Les ordres visés ou les ordres concernés
devront tenir compte du règlement de l'Office dans les conditions, modalités ou
restrictions qu'ils veulent imposer ou non. Et s'il y a un conflit entre une
condition ou une modalité, c'est le règlement de l'Office qui prévaut.
Maintenant, naturellement, l'ordre pourrait être plus restrictif que l'Office,
mais ne pourrait pas être plus large que l'Office. On se comprend? Donc...
M. Cliche-Rivard : C'est
important, ça.
Mme LeBel : Oui. Donc,
l'Office peut décider de ne pas réglementer et l'ordre peut décider de
restreindre. L'Office peut décider de restreindre ou d'interdire. L'ordre ne
pourrait pas permettre. Donc, on se comprend. Ça va-tu, là? Je me suis démêlée
entre Office et ordre? Oui. Merci beaucoup.
Le Président (M.
Bachand) : M. le député de
Saint-Henri-Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Mais
l'ordre... l'Office...
Des voix : Ha, ha, ha!
M. Cliche-Rivard : C'est un
virus qui circule. L'Office peut-il, par règlement, déterminer que les ordres
devront trancher?
Mme LeBel : Non.
M. Cliche-Rivard : Non. Elle
le fait.
Mme LeBel : L'Office tranche
ou ne tranche pas.
M. Cliche-Rivard : Voilà.
Donc, elle ne peut pas supra dire : Par ailleurs, les ordres détermineront
individuellement le nombre maximum de médecins, c'est un membre du CA de la
compagnie.
Mme LeBel : Si l'Office pense
que, dans un secteur donné ou pour l'ensemble des ordres, il est opportun de
mettre une restriction, une condition ou une modalité, l'Office mettra à ladite
condition restriction ou modalité.
M. Cliche-Rivard : Excellent.
C'est clair.
Mme LeBel : L'Office,
toujours l'Office.
M. Cliche-Rivard : L'Office.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Autres interventions sur
l'amendement? M. le député de L'Acadie.
M. Morin : Oui. Bien, en
fait... en fait, c'est... c'est juste une précision, parce que vous avez le
privilège d'avoir des légistes avec vous, et je ne suis pas nécessairement un
expert en interprétation des lois. Dans la
Loi sur l'interprétation, ça dit, à
l'article 54 : «Le nombre singulier s'étend à plusieurs personnes, à
plusieurs choses de même espèce. Chaque fois que le contexte se prête à cette
extension, le nom pluriel peut ne s'appliquer qu'à une seule personne, qu'à un
seul objet si le contexte s'y prête.»
Donc, quand vous écrivez un texte au
pluriel, certains ordres, est-ce que ça peut s'appliquer à un seul ordre?
Mme LeBel : Bien, et si on se
fie à la
Loi sur l'interprétation, oui. Mais je vois mal les cas où l'Office va
décider de cibler un seul des 46 ordres.
M. Morin : Je comprends. Puis
là je comprends que...
Mme LeBel : Mais la
possibilité est là, puis on n'interdira pas à la l'Office de le faire, parce
que l'Office a quand même un rôle de contrôle et de s'assurer de la confiance
du public. Puis je pense qu'il n'est pas opportun de restreindre l'Office à ne
pas faire pour un ordre. Mais entre vous et moi, pour faire un règlement de
l'Office qui ne va viser qu'un seul ordre professionnel, d'après moi, les cas
sont très marginaux, parce qu'il y a d'autres pouvoirs d'action de l'Office
dans le Code des professions pour cibler un ordre professionnel quand le...
quand c'est opportun de le faire.
M. Morin : D'accord.
Mme LeBel : Mais vous avez
raison au niveau de l'interprétation. Ce que je disais tantôt, c'est que je ne
vois pas... j'ai mal à imaginer des cas de figure alors que l'ordre a le propre
pouvoir de le faire, ou l'Office va dire : Bien, moi, pour l'ordre des...
je ne sais pas, je décide que cet ordre-là ne fait pas de règlement, je vais
donc en faire un pour un seul ordre. Ce n'est pas impossible. C'est peu
probable...
M. Morin : D'accord, je vous
remercie d'avoir précisé là-dessus.
Mme LeBel : ...mais c'est
possible strictement.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Autres interventions sur
l'amendement? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement
introduisant le nouvel
article 0.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
M. Bachand : Donc, le nouvel
article 0.1 est adopté. Mme la ministre, s'il vous plaît!
Mme LeBel : 12, quelle page,
madame? 9.1, 13, ça va à 13, là. C'est comme avant 13, là. Parfait.
L'article 12, y-a-tu un amendement?
Une voix : Oui.
Mme LeBel : O.K.
Article 12 principal, et il y aura également un amendement.
L'article 93 de ce code est modifié : 1° par l'insertion, à la fin du
paragraphe C.2, de «le conseil d'administration doit, avant d'adopter un
règlement en vertu du présent paragraphe, consulter le ministre des Relations
internationales au moins 30 jours avant son adoption».
2° dans le paragraphe g :
a) par l'insertion après «pour la
société», de «ou la personne morale sans but lucratif»;
b) par l'insertion après «de la société»,
de «ou de la personne morale sans but lucratif»;
c) par l'insertion après «contre la
société», de «ou la personne morale sans but lucratif».
Donc, la modification proposée au premier
paragraphe est en...
Mme LeBel : ...en lien avec
l'allègement du processus d'approbation des règlements de mise en œuvre, des
arrangements de reconnaissance mutuelle, aussi appelés ARM, tel que proposé à
l'article 15 du projet de loi qui modifie l'article 95.2 du code. La
consultation des ministres intéressés est remplacée par une consultation plus
ciblée du ministre des Relations internationales au moins 30 jours avant son
adoption.
Et les modifications proposées par le
second paragraphe sont des modifications de concordance concernant l'exercice
d'une profession en personne, en personne morale sans but lucratif. Les membres
d'un ordre exerçant au sein d'une personne morale sans but lucratif devront
donc être visés par le règlement sur l'assurance de la responsabilité
professionnelle que doit prendre l'ordre à l'égard des membres exerçant en
société.
Amendement. Remplacer le paragraphe 2° de
l'article 12 du projet de loi par le suivant : «2° par la suppression des
paragraphes g et h.
Donc, la modification proposée par le
paragraphe 2° de l'article 12 constitue une modification de concordance, là,
concernant l'exercice d'une profession au sein d'une organisation.
Donc, on vient enlever toute la question
qui était plus ciblée sur les personnes morales sans but lucratif pour venir...
comme les personnes en vertu de 187.11, là, qui est introduit par 23 pourront
exercer au sein de toute forme juridique, bien, ce sera les modalités qui
seront prévues, là, pour la suite, là.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Interventions
sur l'amendement? M. le député de Saint-Henri -- Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Donc, on
lit, en retirant... juste pour bien comprendre, le fait de retirer «contre la
société. «ou la personne morale sans but lucratif», ça ouvre à tout type, tout
type de formation de l'organisation juridique.
Mme LeBel : Ça retombe sur
187.11.
M. Cliche-Rivard : O.K. Ça
fait que là il n'y a plus de limitation...
Mme LeBel : Non.
M. Cliche-Rivard : ...sur le
type de personne. Excellent.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Interventions sur
l'amendement? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci. Autres
interventions à l'article 12 tel qu'amendé? S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'article 12, tel qu'amendé, est adopté?
• (12 h 50) •
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre,
s'il vous plaît.
Mme LeBel : Oui, on va à
l'article 15, et il y aura également un amendement, si je ne me trompe pas.
Donc,
article 15, principal :
L'article 95.2 de ce code est modifié :
1° dans le premier alinéa :
a) a par l'insertion, après «b, » de
«c.2,»;
b) par le remplacement de «n ou o» par «n,
o ou p du premier alinéa»;
c) par la suppression de la dernière
phrase; et
2° par l'insertion, après le deuxième
alinéa, du suivant :
«L'office doit, avant d'approuver un
règlement concernant une personne morale sans but lucratif adopté par le conseil
d'administration en vertu du paragraphe p du premier alinéa de l'article 94,
consulter les ministres intéressés.».
Donc, quant au paragraphe a du paragraphe
1°, il s'agit d'une modification en lien avec les modifications apportées au
paragraphe c.2 de l'article 93 du code concernant les règlements de mise en
œuvre des ARM, tel que modifié par l'article 12 du projet de loi. Donc, a, ces
règlements seront désormais assujettis à la procédure d'approbation par
l'Office des professions, prévue à l'article 94... 95.2, pardon, du Code des
professions. Et quant aux sous-paragraphes b et c du paragraphe 1°, ces
modifications, ça concerne l'approbation des règlements sur l'exercice au sein
d'une société en nom collectif, à responsabilité limitée ou d'une société par
actions. Quant au paragraphe 2°, prévoit l'ajout d'un troisième alinéa à
l'article 95.2 du code, lequel vise à ce qu'un règlement adopté par un ordre
professionnel autorisant l'exercice d'une profession, au sein d'une personne
morale sans but lucratif, fasse l'objet d'une consultation formelle des
ministres intéressés.
Mais on a un amendement qui va venir
nettoyer tout ça, compte tenu de ce qu'on vient de faire dans les articles
précédents et de ramener toute forme juridique. Donc,
article 15, l'amendement :
Remplacer l'article 15 du projet de loi par le suivant :
L'article 95.2 de ce code est modifié,
dans le premier alinéa :
1° par le remplacement de «d, e, f, g ou
h» par «c.1, d, e, ou f»... J'ai dit point 2... J'ai dit point 1, hein? J'ai
dit point 1, je voulais dire point 2. Donc : 2° par le remplacement de «n
ou o» par «n, o ou p du premier alinéa»;
3° par la suppression de la dernière
phrase.
Donc, il s'agit d'une modification de
concordance toujours, considérant l'abrogation des paragraphes g et h de
l'article 95... 93 du Code des professions. Donc, le retrait du troisième
alinéa, tel qu'initialement proposé par l'article 15 du projet de loi, est
nécessaire, puisque la consultation du ministre de la Justice demeure prévue,
pour le nouvel
article 131 de la
Loi sur le Barreau et le nouvel
article 26 de
la
Loi sur le notariat.
Donc, c'est que ça va demeurer dans la Loi
sur le Barreau et le notariat, cette question-là. Mais, pour tous les autres
ordres professionnels, on retombe sur le principe de base, ce sera les ordres
professionnels de décider si c'est opportun ou non. Et, je pense, c'est la
question du coût modique, entre autres...
Le Président (M.
Bachand) : ...de votre intervention à
l'amendement. M. le député de l'Acadie.
M. Morin : Merci. Quand vous
parlez du coût modique, c'est parce qu'il y avait eu, je pense, une
intervention du Barreau là-dessus. Donc, je comprends, je comprends que dans le
cas de la
Loi sur le Barreau, la
Loi sur le notariat, ils vont... ils vont garder...
il n'y aura pas de modification à ce niveau-là, mais, pour les autres ordres,
ils pourront effectivement modifier.
Mme LeBel : Oui, oui,
absolument, absolument. Le principe, là... On va ajuster ce qu'il faut ajuster
au fur et à mesure, là, mais l'idée, c'est que c'est prévu dans la
Loi sur le
Barreau et sur le notariat, et donc ce sera avec le ministre responsable de la
loi de deux de ces deux entités-là et le ministre de la Justice, de regarder
avec eux ce qui va être fait. Si, un jour, ces lois-là sont modifiées, bien,
ils retomberont sur ce que le Code des professions dit, mais, maintenant, au
niveau du Code des professions, c'est... ce n'est pas... ce n'est pas
déterminé. Ça devra être déterminé par leur loi particulière ou la réglementation
du conseil d'administration, la pertinence d'être à coût modique ou non, dans
une entité juridique ou non, une forme d'entité juridique ou non, là. Et on l'a
vu, hein, la demande était... pas que c'était quelque chose à... Bon. Outre
la... outre la discussion sur la notion de coût modique, là, qu'ils pourront
faire maintenant à leur niveau, on se comprend, outre cette discussion-là,
l'autre commentaire était : Ça ne s'applique pas à tous, cette notion-là.
Donc, le fait de l'introduire dans... Ce n'est pas le fait qu'elle existe pour
certaines professions, cette notion, c'était le fait de l'introduire au niveau
des codes de professions. Et je travaille toujours, moi, au niveau du code de
profession, donc pour l'ensemble des professionnels... ordres professionnels,
je dis bien, ordres professionnels. Donc, maintenant, si c'est pertinent de le
faire, les ordres professionnels qui voudront l'encadrer parce que c'est dans
l'intérêt du public, pour la protection du public, le feront.
Maintenant, comme c'est déjà prévu dans la
Loi sur le Barreau, la
Loi sur le notariat, bien, ça va demeurer prévu dans la
Loi sur le Barreau et la
Loi sur le notariat. Il y aura d'autres amendements,
là, pour venir ajuster en fonction du principe que je viens d'énoncer, là.
M. Morin : Parfait. Je vous
remercie.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Autres interventions sur
l'amendement? M. le député de Saint-Henri-Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Oui. Dans
«consulter les ministres intéressés», là, qui disparaît, finalement, alors
qu'on incluait, là, c'était directement quand la loi prévoyait qu'ils étaient
consultés ou c'est à chaque fois qu'ils sont intéressés, là, genre le ministre
de la Santé pour tout ce qui touche le Collège des médecins?
Mme LeBel : ...je vais
juste... À quel endroit, là, on...
M. Cliche-Rivard : Vous,
vous...
Mme LeBel : Oui, je l'enlève.
M. Cliche-Rivard : La version
initiale, là, qui... bie, du projet de loi qui modifiait 95.2, vous alliez
inclure un alinéa, le troisième, là, qui exigeait une consultation des
ministres intéressés.
Mme LeBel : Oui, c'est parce
que, là...
M. Cliche-Rivard : Là, là,
ça, ça disparaît.
Mme LeBel : Oui.
M. Cliche-Rivard : C'était-tu
tous les ministres liés, genre le ministre de la Santé lié à une modification
de règlement du Collège des médecins ou c'est juste le Barreau, puis Justice,
puis notaires, ce qui était visé par ça?
Mme LeBel : Ça pouvait être
dans tous les secteurs, dans ce secteur-là, mais maintenant ça va être à la
discrétion de l'office de voir, parce qu'on... comme on a ouvert aussi sur
plusieurs formes, il y avait une forme très restreinte ici, là, mais bon, là,
non.
Est-ce qu'on peut suspendre deux minutes
parce qu'il y a quelque chose à... moi, je veux éclaircir dans ma propre tête
avant d'avancer.
(Suspension de la séance à 12 h 56)
(Reprise à 12 h 57)
Le Président (M.
Bachand) : À l'ordre, s'il vous plaît. La commission reprend
ses travaux. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : O.K. Je reprends.
Comme on ramenait au niveau du Code de profession une notion qui existait dans
certaines lois particulières, et je vais prendre, à
titre d'exemple, la
Loi sur
le Barreau et la
Loi sur le notariat, et que ces lois-là demandent la
consultation du ministre sectoriel, on ramenait la notion de consultation.
Comme on a... on laisse les lois particulières vivre, je vais le dire comme
ça... et si elles ont cette notion-là et qu'elles veulent le changer, elles
devront avoir la consultation...
Mme LeBel : ...du ministre, ça
va... dans le fond, on fait redescendre cette consultation au niveau des lois
particulières qui le prévoient déjà, et on donne à l'Office l'agilité de
consulter ou non... le cas échéant. Mais c'était vraiment ramener... parce
qu'on ramenait ou on prenait ce qui était dans des lois particulières où
certains ministres sectoriels ont déjà cet... pas pas ce pouvoir-là, mais sont
déjà consultés. Il y a déjà une obligation de consulter. On ne voulait pas leur
enlever, là, donc, mais là on leur laisse, mais elle retombe au niveau de la
loi particulière des ordres. Et le meilleur exemple, c'est que le ministre de
la Justice est consulté, donc il va demeurer consulté.
M. Cliche-Rivard : Parce que,
dans le libellé, de consulter les ministres intéressés, visait ceux qui ont une
obligation légale ou ceux qui ont un pouvoir légal d'être consultés et non pas
tout simplement à chaque fois que c'est leur ministre sectoriel.
Mme LeBel : Non, bien, ça
nous... ça donnait... ça donnait l'idée de quand le sujet... quand ce
sujet-là... quand on est dans un sujet qui tombe dans leur secteur, ils
seront... on aurait pu marquer «concerné», là, mais devait être consulté. Mais
c'était pour être capable de ramener. Parce qu'on venait aussi modifier la loi,
là, les lois sur le notariat et le... Donc, c'était parce que, comme on
ramenait la notion de coût modique à tous, on en... on ne voulait pas enlever
des choses qui existaient déjà, là. Donc, on l'a ramené au niveau du Code des
professions, mais moi, je pense que ce n'est pas... Une fois qu'on le laisse au
niveau des lois, on n'a pas à le ramener au niveau du Code des professions, là.
M. Cliche-Rivard : Donc,
statu quo.
Mme LeBel : Statu quo.
M. Cliche-Rivard : Statu quo.
Mme LeBel : Pour ceux... pour
ceux pour qui ça existe déjà.
M. Cliche-Rivard : Jusqu'à ce
que l'office en décide autrement, le cas échéant.
Mme LeBel : Bien, décide de
quoi?
M. Cliche-Rivard : Bien, si
l'office devait émettre qu'une modification réglementaire...
Mme LeBel : Oui, bien,
absolument, mais...
M. Cliche-Rivard : ...ou une
condition doit passer par le sectoriel.
Mme LeBel : Oui, la seule
chose, c'est qu'on ne changera pas une loi par un règlement.
M. Cliche-Rivard : Non, non,
non. Parfait. Merci.
Le Président (M.
Bachand) : Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'amendement? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions à l'article 15 tel qu'amendé? S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'article 15, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Et, compte tenu de
l'heure, la commission suspend ses travaux jusqu'à 14 heures. Merci
beaucoup. À tantôt.
(Suspension de la séance à 13 heures)
Haut de la page
13 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 14 heures)
Le Président (M.
Bachand) : À l'ordre, s'il vous plaît! Bon
après-midi à tout le monde. La Commission des institutions reprend ses travaux.
On poursuit donc l'étude détaillée du projet de loi n° 67, Loi modifiant le
Code des professions pour la modernisation du système professoral...
professionnel, pardon, et visant l'élargissement de certaines pratiques
professionnelles dans le domaine de la santé et des services sociaux. Lors de
notre suspension cet avant-midi, nous étions à la lecture de l'article 24. Mme
la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : ...M. le
Président. Donc,
article 24 :
L'article 187.17 de... du code est modifié :
1° par l'insertion, après «actions», de
«ou d'une personne morale sans but lucratif»;
2° par l'insertion, après «obligations de
la société», de «de la personne morale»;
3° par l'insertion, après «au sein de la
société», de «ou de la personne morale».
Donc, c'étaient des modifications de
concordance à l'article 187.17 du Code des professions quand on ajoutait la
personne morale sans but lucratif à la société par actions qui était déjà visée
par cet article-là en responsabilité professionnelle. Mais, comme on a élargi,
il y a un amendement, M. le Président.
Donc, remplacer l'article 24 du projet de
loi par le suivant :
24. Ce code est modifié par l'insertion,
après l'article 187.11, du suivant :
«187.11.1. Dans l'exercice de leurs
activités professionnelles au sein d'une organisation visée à l'article 187.11,
les membres se conforment aux obligations prévues par les dispositions du
présent code, de la loi constituant l'ordre dont ils sont membres ou des
règlements adoptés conformément au présent code ou à cette loi, et s'assurent
que cette organisation leur permet de les respecter.»
L'article 24 tel que proposé par le projet
de loi, modifiant l'article 187.17 du Code des professions, est remplacé
puisque sont conservé tels quels les articles 187.12 à 187.17 du code. Il est
donc proposé de prévoir une disposition prévoyant une obligation pour les
membres exerçant au sein d'une organisation de respecter leurs diverses
obligations professionnelles et de veiller à ce que leur organisation leur
permette de le faire.
Donc, ça vient répondre à la... à ce qu'on
discutait tantôt par rapport au Collège des médecins, et je pense que ça vient
réaffirmer l'obligation du professionnel de s'assurer que l'univers dans lequel
il évolue est conforme à son code de déontologie, hein? Et il est... il est le
professionnel membre d'un ordre, donc c'est à lui de respecter ça. Maintenant,
je le dis, on ne fera pas l'économie de la réflexion pour la suite des choses,
mais on vient bien enchâsser ce principe.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Mme la députée de...
Haut de la page
14 h (version non révisé
e) Le Président (M. Bachand) : ...s'il vous plaît.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Alors, je comprends que cet ajout-là, que... du cadre, bien, en
fait, s'assure que cette organisation leur permet de les respecter. Ça vient
aussi répondre à la question qui avait été soulevée, par exemple, de possibles
difficultés, selon le milieu où un professionnel exerce, d'obtenir les données,
par exemple, dans le cadre d'une inspection professionnelle ou d'un accès qui
pouvait être peut-être plus problématique dans certains cadres. Donc, dans...
avec cet amendement-là, c'est clair que le professionnel a une responsabilité
là-dedans et puis qu'il doit... qu'il doit la respecter. Donc, les inspections
pourront se faire comme il se doit, s'il y a des données ou des choses qui
concernent la gestion, par exemple, des dossiers, bien, il faut que ce soit
fait comme c'est prévu dans les règlements, et que cet accès-là... L'organisme,
le professionnel ne peut pas se cacher derrière l'organisme... l'organisation,
et l'organisation ne peut pas empêcher l'accès en raison du type d'organisation
qu'elle est. C'est un peu ce que je dis.
Mme LeBel : Bien, je
vous dirais, le professionnel doit exercer au sein d'une organisation qui lui
permet de respecter son code et ses règlements ainsi que son code de
déontologie. Ça ne contraint pas les organisations à se conformer adéquatement.
Mais si un professionnel évolue dans une organisation où, à
titre d'exemple, le
Collège des médecins était capable d'obtenir les dossiers de ses patients,
bien, la responsabilité incombe au professionnel de lui donner accès ou de
quitter. Je ne peux pas être... Je pense que ça ne peut pas être plus clair,
bien, plus clair dans le sens plus simple, comme... comme principe, en fait.
Mais ça ne contraint pas les organisations. Ça, c'est la... C'est l'enjeu pour
lequel on doit continuer la réflexion, mais comme je le disais, la juridiction
des ordres est sur leurs professionnels.
Le Président (M. Bachand) : M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Merci,
M. le Président. 187.11, là, c'est dans la
section du
chapitre VI.3. C'est
sur les sociétés en nom collectif, la responsabilité limitée ou la S.P.A. J'imagine
que vous avez l'analogue pour ce qui suit, c'est ça?
Mme LeBel : ...corrigé,
M. Cliche-Rivard : Pas
mal les corriger partout dans les sections.
Mme LeBel : Oui.
M. Cliche-Rivard : Parce
que c'est sûr que, quelquefois, certains arrivaient avant que la correction
générale était faite, mais on va corriger partout pour que ça s'applique
maintenant à toute forme d'exercice, là, sous réserve de ce qu'on a dit, c'est-à-dire
de règlement de l'office ou de l'ordre.
M. Cliche-Rivard : Puis
là vous étiez à modifier 187.17 pour inclure la personne morale sans but non
lucratif. Là, par l'amendement, on fait la même chose indirectement en ce
moment.
Mme LeBel : Bien, c'est
parce qu'on enlève la spécificité, parce qu'il n'y aura plus de... On y va plus
largement et on répond, là, à un commentaire par le fait même.
M. Cliche-Rivard : Merci.
Le Président (M. Bachand) : Autres interventions sur l'amendement? S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'amendement à l'article 24 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Bachand) : Adopté. Donc, interventions sur l'article 24 tel qu'amendé?
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 24 tel qu'amendé
est adapté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel :
Article 27, M.
le Président. Il y aura également un amendement, je pense. Oui, absolument.
Donc : Ce code est modifié par l'insertion, après l'article 187.19,
du suivant :
«187.19.1. Un membre exerçant ses
activités professionnelles au sein d'une personne morale sans but lucratif ne
doit pas permettre que soient exigés, en considération des activités
professionnelles, qu'il y exerce ou à l'occasion de celles-ci, des honoraires
ou des frais qui, globalement, excèdent un coût modique. Le remboursement des
déboursés, le cas échéant, peut toutefois être exigé du client.»
Donc, ça reprenait le principe, là, qu'il
y avait dans la
Loi sur le barreau et sur le notariat. Et vous comprendrez que,
compte tenu des commentaires précédents, il y a un amendement.
Donc, amendement : Retirer l'article 27
du projet de loi.
Et je verse mes commentaires précédents
sur cet article.
Le Président (M. Bachand) : Merci. Interventions sur l'amendement? M. le député de...
M. Morin : Ah bien!
Acadie. Ah bon! Bien...
Le Président (M. Bachand) : Ah! allez-y. Oui.
M. Morin : Je pense que
mon collègue avait levé la main.
Le Président (M. Bachand) : M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : J'aurais
juste voulu, Mme la ministre, que vous précisiez le chemin, là. Parce que je
vois dans les commentaires, là, en détail, que ce retrait découle de l'introduction
de 187.11 qui, lui, permet... Peut-être juste... Merci.
Mme LeBel : Je vais le
lire. Je vais lire le commentaire. Vous avez raison, je m'excuse. Donc, ce
retrait découle de l'introduction au Code des professions du nouvel
article 187.11
qu'on a introduit par l'article 23, tantôt, précédemment. Et bon, bien,
tel qu'amendé naturellement, qui permet maintenant aux membres d'un ordre
professionnel d'exercer leur activité au sein de toute organisation qu'elle
soit... quelle que soit sa forme juridique. Donc, un coût modique ne peut s'imposer
à toutes les formes d'exercice d'une profession et pas... et je dirais même, ce
coût modique ne peut pas s'exercer à toutes les formes de profession dans
toutes les formes juridiques. Donc, on va y aller encore plus large. Donc, par
contre, comme je l'avais dit précédemment sur un autre
article où c'était
pertinent, la notion de coût modique est conservée, là, dans la
Loi sur le
Barreau et dans la
Loi sur le notariat lorsqu'il est question de l'exercice de
la profession d'avocat de notaire au sein d'une...
Mme LeBel : ...une PMSBL. Ça
fait que c'est très précis dans la
Loi sur le Barreau, aux PMSBL, et, quand on
tombe sur les autres formes juridiques, si jamais le Barreau le considérait
pertinent, il pourrait faire une réglementation sur une autre forme juridique.
M. Cliche-Rivard : Et
l'ensemble des ordres pourraient faire la même chose?
Mme LeBel : Pourraient faire
la même chose pour la PMSBL ou...
M. Cliche-Rivard : Ou les
autres?
Mme LeBel : ...une autre
forme juridique, oui.
M. Cliche-Rivard : Donc,
le... le concept de «coût modique», le... tel qu'il était à l'article précédent
ou, en tout cas, l'article qui va être abrogé disparaît...
Mme LeBel : Du code.
M. Cliche-Rivard : ...du
code, tout simplement...
Mme LeBel : Du code, pour
être...
M. Cliche-Rivard : ...et tout
ça sera déféré aux ordres, le cas échéant...
Mme LeBel : Voilà.
M. Cliche-Rivard : ...qui
viseront ou pas aussi à réglementer ou à définir «coût modique», parce que, ça,
ça a été une autre grosse
partie de discussion, ça voulait dire quoi, là.
Mme LeBel : Absolument. Oui.
Bien, on ne leur dit pas de garder la notion de «coût modique» sous cette
forme-là, mais on l'avait intégrée, vous comprenez, au code à l'époque parce
qu'elle... et on prenait ce qui était déjà dans certaines lois, dont la
Loi sur
le Barreau et la
Loi sur le notariat, en disant : On leur amène cette
notion-là de... d'«abordabilité», si je peux le dire comme ça, au sein du code,
et les termes qui ont été choisis en 2022 et débattus étaient les termes «la
notion de coût modique».
Maintenant, je vais employer «coût
modique» pour les fins de la discussion, mais la notion de «coût modique» au
sens large, la pertinence de l'avoir ou non pour un ordre professionnel dans
une PMSBL ou une autre forme juridique appartient à l'ordre, et définir la
notion d'«abordabilité» - je peux-tu le dire comme ça? - appartiendra à l'ordre
aussi. Peut-être que certains pensent que «coût modique» leur convient,
peut-être que d'autres... que non. Ils se gouverneront en conséquence.
M. Cliche-Rivard : Et ça,
vous le faites évidemment, puis on l'a souligné, puis vous l'avez dit aussi,
là, suivant plusieurs recommandations, plusieurs demandes, notamment du CIQ.
Mme LeBel : Et commentaires,
oui.
M. Cliche-Rivard : Et
commentaires. Merci.
Le Président (M.
Bachand) : M. le député d'Acadie.
• (14 h 10) •
M. Morin : Oui, parfait.
Bien, en fait, brièvement, parce que Mme la ministre a répondu en grande
partie
aux questions que j'avais, effectivement, on se rappellera, lors des
consultations particulières, ce concept-là de «coût modique» avait soulevé
plusieurs questionnements de la part de plusieurs associations ou ordres. Donc,
je comprends que vous le retirez complètement du projet de loi et, comme vous
l'avez expliqué, vous laissez aux ordres le soin éventuellement, s'ils le
veulent, de réglementer cette notion-là. Finalement, plusieurs nous ont dit que
cette notion-là était... en fait, c'était difficile à la définir, c'était
imprécis. Alors donc, chaque ordre aura le loisir, s'il le souhaite, de le
définir.
Mme LeBel : Et... Ou de
l'appliquer.
M. Morin : Ou de l'appliquer.
Puis le rôle de l'office là-dedans, c'est... Si jamais un ordre décidait,
est-ce que l'office peut intervenir? Est-ce que...
Mme LeBel : Bien, c'est un
règlement qui est approuvé par l'office.
M. Morin : Par l'office? O.K.
Mme LeBel : Donc, il... c'est
en... naturellement, c'est un... Comme tous les règlements approuvés par
l'office, l'office jouera son rôle.
M. Morin : Parfait. Je vous
remercie.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Donc, l'article 27
est retiré. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : 35, M. le
Président — donnez-moi juste le temps de le repérer dans mon cartable — et
il y aura également un amendement. 35 :
La
section XIII.1 de cette loi,
comprenant les articles 131.1 à 131.4, est abrogée.
Donc, les modifications apportées aux
articles 93, 94, 95.2, 187.11 et suivants au code... aux suivants du Code
des professions par les articles 12, 13, 15 et 22 à 28 du projet de loi
entraînent l'abrogation des dispositions au même effet contenues dans la Loi
sur le Barreau, puisque les dépositions de même nature se retrouvent dorénavant
dans le code et s'appliqueront à tous les ordres professionnels.
Donc, vous devinez certainement la nature
de l'amendement. Donc, amendement :
Remplacer l'article 35 du projet de
loi par le suivant :
L'intitulé de la
section XIII.1 de
cette loi est modifié par l'ajout, à la fin, de «ou d'une coopérative».
Une voix : ...
Mme LeBel : Oui. Donc,
exercice de la profession d'avocat dans... Ce n'est pas le bon... Ce n'est pas
le bon amendement, ça. Oui. Non, c'est... Oui, mais je veux écrire ça, quelque
chose, si vous permettez. Est-ce qu'on peut suspendre 30 secondes? Mais ça va
dans le sens que vous dites, là.
Le Président (M.
Bachand) : Alors, on va suspendre quelques
instants. Merci.
(Suspension de la séance à 14 h 12)
(Reprise à 14 h 15)
Le Président (M.
Bachand) : À l'ordre, s'il vous plaît. La
commission reprend ses travaux. Mme la ministre, pour l'amendement.
Mme LeBel : Donc, c'est
vraiment un amendement qui s'adresse à la
Loi sur le barreau, et c'est
simplement une concordance dans le titre, là, pour s'assurer que le ministre...
que, maintenant, les coopératives sont également comprises, là... hein? Dans le
titre, dans le titre, c'est tout, une correction dans le titre.
Le Président (M. Bachand) : Merci. M. le député de Saint-Henri–Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Et vous
ajoutiez, hors micro, Mme la ministre, que la PMSBL est incluse dans la
coopérative de par l'interprétation, c'est-tu bien ça? Exact.
Mme LeBel : Donc, il faut
ajouter le
titre en conséquence.
M. Cliche-Rivard : Ça fait
que toute forme juridique est là, on n'oublie personne.
Mme LeBel : Mais là c'est la
loi sur le Barreau, tout simplement.
M. Cliche-Rivard : Sur la Loi
sur le Barreau.
Mme LeBel : Et pour... on
parle de l'exercice de la profession d'avocat, et c'est... Le chapitre, là, la
section de la
Loi sur le Barreau, c'était l'exercice de la profession d'avocat
au sein d'une personne morale sans but lucratif. Mais cette personne morale
sans but lucratif là comprenait également une coopérative. Donc, on vient juste
corriger le
titre pour dire que la
section de la
Loi sur le Barreau s'applique
aux deux formes juridiques. C'est tout ce qu'on fait ici, là.
M. Cliche-Rivard : Excellent.
Là, on avait... Là on a l'article 35.
Mme LeBel : Oui, on va
revenir, oui.
M. Cliche-Rivard : Mais là on
remplace l'article 35 du projet de loi.
Mme LeBel : Non... Oui, oui,
on n'a plus besoin du reste.
M. Cliche-Rivard : Qui
parlait de 131.4 à... 131.1 à 131.4. Là, on était aussi dans la
loi sur le
Barreau.
Mme LeBel : Oui, on ne les
abroge plus, parce qu'on le... on laisse le coût modique et tout ce qui était
dans la
loi sur le Barreau, on le laisse. Dans l'exercice précédent, le projet
de loi abrogeait ce qu'il y avait dans la
loi sur le Barreau pour le ramener au
niveau du Code des professions. À partir du moment où je dis : J'enlève la
notion de coût modique dans le Code des professions et que je la laisse dans la
loi sur le Barreau, je n'abroge plus les sections de la
Loi sur le Barreau. Par
contre, au passage, je viens ajuster un
titre qui avait besoin de l'être.
M. Cliche-Rivard : Voilà, une
pierre deux coups, comme le souligne savamment mon collègue à la recherche.
Merci.
Le Président (M.
Bachand) : Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'amendement? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'amendement à l'article 35 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Donc, on est à 35 tel
qu'amendé. Autres interventions? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'article 35 tel qu'amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : 63, M. le
Président. Alors : Le règlement sur l'exercice de la profession d'avocat
au sein d'une personne morale sans but lucratif est réputé avoir été adopté et
approuvé conformément au paragraphe G et h de l'article 93, au paragraphe
p du premier alinéa de l'article 94 et à l'article 95 du Code des
professions.
Donc, en raison de l'abrogation par
l'article 35 du projet de loi des dispositions de la
section 13.1 de
la
Loi sur le Barreau, cet
article prévoit que le règlement sur l'exercice de
la profession d'avocat au sein d'une personne morale sans but lucratif est
réputé avoir été adopté et approuvé conformément au paragraphe G et h de
l'article 93, au paragraphe p du premier alinéa de l'article 94 et à
l'article 95 du Code des professions. C'était pour en assurer la survie.
Maintenant, on prend un petit pas de
recul. Amendement :
Article 63 : Supprimer, dans
l'article 63 du projet de loi, «au paragraphe G et h de l'article 93».
Donc, c'est une modification de
concordance en raison de l'abrogation par l'article 13 du projet de loi
tel que modifié des paragraphes g et h de l'article 93 du Code des
professions. Donc, cet
article prévoit que le règlement sur l'exercice de la profession
d'avocat au sein d'une personne morale sans but lucratif est réputé avoir été
adopté et approuvé conformément au paragraphe p du premier alinéa...
Mme LeBel : ...l'article 94
à l'article 95 du Code des professions afin d'en assurer la survie. Donc,
c'est un ajustement, compte tenu qu'on ne vient plus abroger certaines
sections, là, et qu'on vient même ramener, au niveau du code, certaines
notions. C'est de la pure concordance, je dirais, dans ce cas-ci, là.
Le Président (M. Bachand) : Merci. Interventions sur l'amendement? S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'amendement à l'article 63 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. On revient à 63, tel
qu'amendé, autres interventions? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'article 63, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre.
Mme LeBel : 64 avec
amendement. Donc, 64 : Le règlement sur l'exercice de la profession de
notaire - c'est le corollaire - au sein d'une personne morale sans but lucratif
est réputé avoir été adopté et approuvé conformément au paragraphe g et h de
l'article 93, au paragraphe p du premier alinéa de l'article 94 et à
l'article 95 du Code des professions.
Je vous dirais que le commentaire
précédent s'applique, mais avec les adaptations nécessaires à la loi, aux
règlements et à la
Loi sur le notariat.
Donc, amendement : Supprimer, dans
l'article 64 du projet de loi, aux paragraphes g et h de
l'article 93.
Donc, il s'agit de la même modification
qu'on vient de faire, mais dans le cas de... des notaires.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Interventions?
M. le député d'Acadie, oui.
M. Morin : Juste brièvement,
puis peut-être que c'est un peu différent dans la
Loi sur le notariat, mais
dans la séquence pour la
Loi sur le Barreau, vous avez d'abord modifié le
titre, est-ce que c'est la même affaire?
Mme LeBel : ...
M. Morin : Ce n'était pas
nécessaire dans la
Loi sur le notariat?
Mme LeBel : Non.
M. Morin : O.K. Parfait.
Merci.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Donc, autres
interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement à
l'article 64 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions à 64 tel qu'amendé? S'il n'y a pas d'autre intervention,
est-ce que l'article 64, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre,
s'il vous plaît.
Des voix : ...
Mme LeBel : O.K.
Articles 64.1, 64.2 et 64.3. Je peux en faire trois en même temps?
Le Président (M.
Bachand) : Non. C'est un amendement à la
fois.
Mme LeBel : C'est ça, là, je
ne peux pas faire ça, là.
Le Président (M.
Bachand) : Donc, ce serait un amendement
pour créer un nouvel article, 64.1.
Mme LeBel : Là, expliquez-moi
la procédure, là. Moi, j'ai le même... j'ai trois articles sur la même feuille,
donc qu'est-ce que vous voulez... Qu'est-ce que je dois faire? En mettre un
après l'autre?
Le Président (M.
Bachand) : Bien, moi, ce que je comprends
ce qu'on a différents amendements créant 64.1.
Mme LeBel : Oui.
Le Président (M.
Bachand) : Puis vous avez d'autres
amendements créant 64.2.
Mme LeBel : Oui.
Le Président (M.
Bachand) : Puis un amendement créant 64.3?
Mme LeBel : Non. Peut-on suspendre
pour des fins d'intendance, s'il vous plaît? Parce que... bien comprendre.
Le Président (M.
Bachand) : O.K. On va suspendre quelques
instants. Merci.
(Suspension de la séance à 14 h 20)
(Reprise à 14 h 22)
Le Président (M. Bachand) : À l'ordre, s'il vous plaît. La commission reprend ses
travaux. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Alors, parce
qu'il y a consentement de tout le monde, je vais me permettre de lire trois
amendements qui introduisent, après l'article 64, trois articles. Donc...
M. Morin : ...
Le Président (M.
Bachand) : Un seul amendement qui
introduit plusieurs articles
Mme LeBel : Vous avez raison,
trois articles après l'article 64. Donc, insérer, après l'article 64 du
projet de loi, tel qu'amendé, les suivants : 64.1. Un règlement pris en
application du paragraphe g ou h de l'article 93 ou du paragraphe p du
premier alinéa...
Mme LeBel : ...de
l'article 94 du Code des professions, tel que ces paragraphes se lisent le
(indiquer ici la date qui précède celle de la sanction de la présente loi) est
réputé être pris en application du paragraphe p du premier alinéa de
l'article 94 de ce code, tel qu'édicté par l'article 13 de la
présente loi.
«64.2. Tout membre d'un ordre
professionnel qui, le (indiquer ici la date qui précède celle de la sanction de
la présente loi), exerce ses activités professionnelles au sein d'une personne
morale constituée principalement à cette fin doit, s'il n'est pas visé par un
règlement pris en application du paragraphe g de l'article 93 du Code des
professions, tel que ce paragraphe se lit à cette date, souscrire, pour cette
personne morale, une assurance de la... de responsabilité professionnelle
conformément aux dispositions du paragraphe 3 de l'article 187.11,
tel qu'édicté par l'article 23 de la présente loi, avant le (indiquer ici
la date qui suit de trois mois celle de la sanction de la présente loi) et en
fournir la preuve à l'ordre de la manière que l'ordre l'exige.
«64.3. Jusqu'au (indiquer ici la date qui
suit de deux ans celle de la sanction de la présente loi), à moins que le
contexte n'y s'oppose, toute référence à l'exercice en société prévue dans un
règlement adopté en application du Code des professions ou d'une loi constituant
un ordre doit être lue comme s'appliquant à l'exercice dans un organisme au
sein de l'article 187.11 de ce code tel que modifié par l'article 23
de la présente loi, avec les adaptations nécessaires.
«Donc, le premier alinéa ne s'applique pas
à un règlement pris en application du paragraphe p du premier alinéa de
l'article 94 du Code des professions, tel que modifié par
l'article 13 de la présente loi. Toutefois, pour la même période, dans un
tel règlement, une référence au paragraphe g ou h de l'article 93 du Code
des professions est une référence au paragraphe p du premier alinéa de
l'article 94 de ce code, tel que modifié par l'article 13 de la
présente loi, avec les adaptations nécessaires.»
Vous l'aurez deviné, nous sommes dans des
articles transitoires et non pas des articles qui modifient le Code des
professions. Donc, c'est de la transition.
Commentaires sur 64.1 :
L'article 64.1 du projet de loi a pour but d'assurer la survie des
règlements pris en vertu des paragraphes g et h de l'article 93 et du
paragraphe p du premier alinéa de l'article 94 du Code des professions
dont les habitations sont abrogées ou remplacées. Donc, tous ces règlements
seront désormais réputés pris en vertu du paragraphe p du premier alinéa de
l'article 94 tel que remplacé par l'article 13 du projet de loi tel
qu'amendé. Il appartiendra aux ordres de déterminer si ces règlements doivent
être abrogés, modifiés ou remplacés. Le cas échéant, ces changements seront
soumis, donc, à l'approbation de l'office conformément à l'article 95.2 du
Code des professions et tel que modifié par l'article 15 du projet de loi
tel qu'amendé.
Pour ce qui concerne 64.2,
commentaires : Dès la sanction du projet de loi, le membre d'un ordre
professionnel qui exerce ses activités professionnelles au sein d'une personne
morale constituée principalement aux fins des services professionnels devra
fournir et maintenir, pour cette personne morale, une garantie contre la
responsabilité professionnelle qu'elle peut encourir... conforme aux prescriptions
du paragraphe 3 de l'article 187.11 du Code des professions tel que
modifié par l'article 23 du projet de loi tel qu'amendé. Donc, si ce n'est
pas déjà le cas au moment de l'entrée en vigueur du projet de loi, le membre
aura trois mois pour souscrire une telle garantie et en fournir la preuve de
l'ordre... à l'ordre.
64.3, commentaires : Cette
disposition est de nature interprétative. Elle permettra, pour une période de
deux ans, d'assurer une lecture large et cohérente avec les changements apportés
par le présent projet de loi des dispositions de divers règlements des ordres,
comme les... comme les codes de déontologie, qui réfèrent d'une manière ou
d'une autre à l'exercice en société. Une telle mesure interprétative ne visera
cependant pas les règlements spécifiques à l'exercice en société par actions ou
en société en nom collectif à responsabilité limitée, afin... afin d'éviter
d'imposer involontairement des règles qu'il n'y a pas lieu d'appliquer à
l'exercice sous d'autres formes d'organisation.
Donc, transition, interprétation, mais,
dans le fond, c'est pour permettre, là, la survie de certains règlements. Il
n'y a pas de vide juridique, finalement. Et on vient être capables d'assurer
une cohérence d'interprétation tant que tout ça ne rattrapera pas, là.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Alors, si vous êtes
d'accord, on va y aller étape par étape. Donc, 64.1, interventions? M. le
député de l'Acadie, s'il vous plaît.
M. Morin : ...M. le
Président, parce que sinon on risque de se perdre. Alors, à 64.1, donc vous
n'avez pas besoin de limite de temps parce que tout va continuer à s'appliquer
puis ça va être l'ordre.
Mme LeBel : C'est l'ordre qui
décidera.
M. Morin : O.K., mais
l'ordre... Donc, il n'y a pas de balise de temps. Donc, l'ordre peut prendre le
temps qu'il veut pour décider puis s'adapter.
Mme LeBel : Mais on vient
transférer certains règlements qui étaient pris en vertu d'un article, 93, qui
vont être transférés à 94. Mais, tu sais, si l'ordre considère que ce
règlement-là est toujours approprié, elle pourra... l'ordre pourra...
Mme LeBel : ...de ne pas agir,
l'ordre pourrait décider de le... l'abroger, pourrait décider de le modifier.
Mais, dans le fond, comme on vient faire des modifications par rapport au
pouvoir réglementaire, il faut que les règlements en vigueur aujourd'hui, qui
découlent d'un pouvoir délégué, hein, de par le code, suivent, là, la
délégation de pouvoir. Donc, on... on change l'endroit où on délègue aux ordres.
Donc, je le fais à haut niveau, là. Donc, on prend les règlements qui étaient
là, bien là, qui deviennent, genre, orphelins, de délégation, on les rattache
aux pouvoirs délégués et on les fait survivre ainsi.
Maintenant, comme dans tout règlement d'un ordre,
c'est à... c'est à l'ordre de décider ce qui va advenir de ce règlement-là pour
la suite, là.
M. Morin : Parfait.
Mme LeBel : Mais il
pourrait... l'ordre pourrait décider qu'il est toujours approprié, oui, parce
qu'on est passé d'un «doit» à un «peut» maintenant.
M. Morin : Oui, exact.
Mme LeBel : Sur certains
aspects. C'est tout.
M. Morin : Oui, c'est vrai,
tout à fait. Puis je vous remercie.
Le Président (M.
Bachand) : Est ce qu'il y a d'autres interventions
sur 64.1? Donc, on va aller, donc, à 64.2... Interventions? M. le député
d'Acadie, oui.
M. Morin : ...encore là, vous
dites : «Indiquer ici la date qui précède celle de la sanction de la
présente loi». Je veux juste m'assurer qu'il n'y aura pas... il n'y a pas de
règlements qui vont tomber, justement, orphelins, à quelque part, puis que les
ordres vont avoir suffisamment de... de temps puis de latitude pour pouvoir
agir.
Mme LeBel : Bien, 64.2, ça
vise le professionnel qui exerce au sein d'une personne morale, constituée
principalement aux fins d'offrir des services professionnels, de s'assurer de
fournir ou de maintenir, là, sa... sa garantie contre la responsabilité
professionnelle. Et ça dit aussi, bien, si le... si ce n'est pas déjà le cas,
bien, le professionnel a trois... tu sais, il ne sera pas sanctionné le
lendemain, là, mais il a trois mois pour se conformer, là, et souscrire à une
telle garantie, et fournir une preuve à l'ordre. C'est une... ça, c'est
vraiment de la transition, là.
• (14 h 30) •
M. Morin : O.K., oui. Donc,
clairement, là, moi, ce que je veux m'assurer, c'est que le trois mois,
c'est... c'est suffisant. Je comprends que nul n'est censé ignorer la loi.
Mme LeBel : Bien, surtout pas
un...
M. Morin : Les professionnels
sont supposés connaître leurs lois...
Mme LeBel : Encore plus.
M. Morin : ...c'est clair,
encore... Bien, tu sais, c'est sûr que, pour certains professionnels qui ont un
background juridique — je pense aux notaires, aux avocats — mettons
qu'on a un intérêt particulier pour ce genre de choses. Ce n'est peut-être pas
tout le monde. Alors, je voudrais juste m'assurer, autant pour la protection du
public que pour le professionnel, que trois mois, ça va être suffisant. Puis
qu'est-ce qui est envisagé? Est-ce que les ordres vont en être avisés? Ils
vont-tu aviser leurs membres ou...
Mme LeBel : ...l'ordre.
M. Morin : Oui, bien, c'est
ça, mais ça, c'est le professionnel.
Mme LeBel : Bien, ça... ça,
il s'agit d'une demande du CIQ. Bien oui, les autres vont être avisés des
modifications, puis, je veux dire, si on... Bien, oui, oui.
M. Morin : O.K., parfait.
Mme LeBel : Et le
professionnel doit... a trois mois, là, pour souscrire à ça. C'est quand même
un bon délai. Et il doit fournir la preuve à l'ordre par la suite.
M. Morin : Parfait, merci.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. S'il n'y a pas d'autre
intervention à 64.2, 64.3.
M. Morin : Même chose. Vous
prévoyez une date qui suit de deux ans celle de la sanction de la présente loi,
donc ça, ça devrait être suffisant, j'imagine?
Mme LeBel : ...je le pense,
M. Morin : O.K. Puis pourquoi
deux ans?
Mme LeBel : Là, on parle
d'une mesure d'interprétation, là, pour une période de deux ans, d'assurer
que... tu sais, qu'on n'ait pas... qu'on n'ait pas besoin d'aller faire des
modifications de concordance précises dans tous... dans tous les endroits où il
y a des références à l'exercice en société. Mais on dit que deux ans va quand
même être un bon délai pour être capables, par la suite, s'il y a vraiment
besoin d'un ajustement, que l'ajustement soit fait, là. Mais, pour l'instant,
c'est une notion de dire : Bien, partout où on va voir les mots «exercice
en société», il faut le lire en concordance avec ce qu'on vient de faire dans
le code et la réglementation qui pourrait être faite par les offices... par
l'office ou par les ordres, là.
M. Morin : Donc, c'est une
espèce de... de clause résiduaire, qui viendrait assurer un filet de protection
si jamais il y a un ordre qui n'avait pas modifié... ou qu'il y avait une
concordance qui ne fonctionnait pas, interne.
Mme LeBel : Ou s'il y a un
terme qui pourrait porter à confusion, l'interprétation doit se faire en
cohérence avec les mouvements qu'on vient de faire aujourd'hui.
M. Morin : Oui, donc...
Mme LeBel : C'est un... c'est
vraiment une... c'est vraiment une... une modalité interprétative, là, comme
on... un peu à l'instar de ce que vous m'avez lu, tantôt, pour la
loi sur
l'interprétation.
M. Morin : Oui, parfait. Je
vous remercie.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions sur l'amendement? S'il n'y a pas d'autre intervention,
est-ce que l'amendement introduisant les nouveaux articles 64.1.2 et 64.3 sont
adoptés?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Donc, les articles 64.1, 64.2
et 64.3 sont adoptés. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Oui. On revient
un petit peu en arrière et on va aller à l'article 8, M. le Président, et il y
aura un amendement :
L'article 46 de ce code — le
Code des professions — est modifié par l'insertion, dans le paragraphe
3°, et après «société», de «ou de la personne morale sans but lucratif».
Donc, c'était... c'était une modification
de concordance, à l'origine, qui suivait... qui était en lien avec la
possibilité, pour l'ensemble des ordres professionnels, d'encadrer, par
règlement...
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14 h 30 (version non révisé
e) Mme LeBel : ...l'exercice d'une
profession, précisément au sein d'une personne morale sans but lucratif, tel
que prévoyaient, là, les articles du projet de loi, mais vous comprendrez que,
comme on élargit, il y a un amendement.
Donc, remplacer l'article 8 du projet
de loi par le suivant :
L'article 46 de ce code est modifié
par le remplacement, dans le paragraphe 3, de «la société, conformément au
paragraphe d ou g de l'article 93 par «l'organisation au sein de laquelle
elle exerce ses activités professionnelles, conformément au paragraphe d de l'article 93
ou, selon le cas, du paragraphe 3 de l'article 187.11 ou d'un règlement
visé au paragraphe 1 ou 2 de cet
article en raison du remplacement de l'article 187.11
du Code des professions par le nouvel
article 187.11 qu'on introduit par
23, vous vous rappellerez... du projet de loi, tel qu'amendé.
L'article 8
du projet de loi doit aussi être amendé.
Donc, on est dans la concordance, à l'article 46
du code, afin de viser les membres qui exercent leurs activités
professionnelles au sein d'une organisation et non pas précisément, mais quelle
qu'elle soit, conformément à l'article 187.11.
Et les règlements mentionnés, là, visés au
paragraphe 1 et 2 de l'article 187.11, c'est quand on parlait tantôt
des règlements de l'office ou de l'ordre qui fixera modalités, conditions ou
restrictions.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Interventions
sur l'amendement? S'il n'y a pas d'intervention sur l'amendement, est-ce que l'amendement
à l'article 8 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Bachand) : Adopté. À l'article 8, tel qu'amendé, interventions? S'il
n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 8, tel qu'amendé, est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci. Mme le ministre,
s'il vous plaît.
Mme LeBel :
Article 9,
il y aura également un amendement, toujours suivant la même logique. Donc :
L'article 85.2 de ce code est modifié
par l'insertion, dans le premier alinéa et après «société» de «ou d'une
personne morale sans but lucratif».
Il s'agissait ou il s'agit d'un
article de
modification de concordance. Quand on... Au moment où le projet de loi
précisait qu'on introduisait la possibilité à tous d'exercer leurs activités au
sein d'une personne morale sans but lucratif... Maintenant, compte tenu de la
décision qui a été prise et des amendements précédents, il y a un amendement.
Donc, remplacer l'article 9 du projet
de loi par le suivant :
L'article 85.2 de ce code est
modifié, dans le premier alinéa :
1° par le remplacement de «des paragraphes
d et g de l'article 93» par «du paragraphe d de l'article 93 et du
paragraphe p du premier alinéa de l'article 94 ou en application du
paragraphe 3 de l'article 187.11;
2° par le remplacement de «paragraphe de l'article 93
par paragraphe p du premier alinéa de l'article 94;
3° par le remplacement de «société» par
«organisation». Donc, on est toujours dans la concordance, compte tenu des
amendements précédents qui ouvrent les possibilités à toute forme juridique, le
tout très simplement et succinctement résumé.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Donc,
interventions à l'amendement à l'article 9? S'il n'y a pas d'intervention,
est-ce que l'amendement à l'article 9 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Donc, on revient à l'article 9
tel qu'amendé. Interventions? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 9,
tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Mme la ministre, s'il
vous plaît.
Mme LeBel :
Article 10,
qui aura également un amendement, M. le Président, l'article... toujours
suivant la même logique que celle précédemment exposée dans les autres
articles.
L'article 86.6 de ce code est modifié
par l'insertion, dans le deuxième alinéa et après «société», de «une personne
morale sans but lucratif».
Donc, c'était de la concordance qui
était... qui était logique avec la décision prise dans le projet de loi.
Maintenant, compte tenu de l'ouverture sur d'autres formes juridiques, on prend
un pas de recul, et il y a un amendement...
L'article 10 du projet de loi
par le suivant... l'article 10 :
L'article 86.6 de ce code est modifié
par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «société ou un autre groupe de
professionnels» par «organisations visées au
chapitre VI.3.»
Donc, c'est toujours une modification de
concordance, compte tenu de ce qu'on a fait par l'article 23, tel qu'amendé,
là, à 187.11.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Donc,
interventions sur l'amendement? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'amendement
à l'article 10 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Donc, on revient à l'article 10
tel qu'amendé. Interventions? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 10,
tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci, Mme la ministre.
Mme LeBel : Alors, toujours
sur la même logique, et mes commentaires pourront même s'appliquer, là, avec
les adaptations nécessaires, à l'article 10... 11, pardon, il y aura
également un amendement...
L'article 86.8 de ce code est modifié par l'insertion,
après «société» de «au sein d'une personne morale sans but lucratif».
C'était de la concordance avec ce qui
existait dans le projet de loi précédemment. Donc, compte tenu des actions qu'on
vient de faire et des amendements, il y a un amendement, remplacer l'article 11
du projet de loi par le suivant :
L'article 11 :
L'article 86.8
de ce code est modifié par le remplacement de «en société ou dans un groupe de
professionnels» par «au sein d'une organisation», pour inclure toutes les
formes juridiques d'organisations possibles.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Interventions
sur l'amendement? S'il n'y a pas d'intervention à l'amendement à l'article 11,
est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Donc, on revient à l'article 11
tel qu'amendé. Interventions...
Le Président (M.
Bachand) : ...s'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 11, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Bachand) : Adopté. Merci. Mme la ministre,
s'il vous plaît.
Mme LeBel : Alors il y
aura...
article 16, et qu'il y a également un amendement.
Le Président (M.
Bachand) : Juste peut-être revenir, parce
que là, on...
Mme LeBel : Vous voulez que
je revienne?
Le Président (M.
Bachand) : Non, mais on serait à
l'article 12.
La Secrétaire : ...
Le Président (M.
Bachand) : Il est adopté. O.K. C'est beau.
Parfait.
Mme LeBel : Ça va?
Le Président (M.
Bachand) : Allez-y, Mme la ministre.
Mme LeBel : Il n'y a aucun
enjeu, M. le Président. Donc, on serait à l'article 16?
Le Président (M.
Bachand) : Exactement.
Mme LeBel : Parfait. Merci.
Donc,
article
L'article 108.3 de ce code est modifié par l'insertion,
dans le troisième alinéa et après «société», de «ou une personne morale sans
but lucratif».
C'était à l'origine une modification de
concordance compte tenu de la décision d'introduire la possibilité d'être dans
une personne morale sans but lucratif.
Compte tenu de la modification apportée à
l'article 23, tel qu'amendé, il y a un amendement nécessaire. Donc :
Remplacer l'article 16 du projet de loi par le suivant :
«L'article...
L'article 103... 108...
Je reprends.
L'article 108.3 de ce code est modifié par le remplacement,
dans le troisième alinéa, de «sociétés visées au chapitre... au
chapitre 6.3 ou
un... ou un autre groupe de professionnels» par «organisations visées au
chapitre 6.3».
Donc, les mêmes commentaires. Et j'en
perds mon latin, et je parle des chiffres, mon romain je dirais, même. J'en
perds mon romain.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Donc,
interventions sur l'amendement à l'article 16? M. le député de l'Acadie.
M. Morin : Votre romain
risque d'être du latin, en fait.
Mme LeBel : ...
M. Morin : Ceci étant, là je
comprends que ce n'est pas exactement la même chose. Donc, le fait
d'indiquer...
Mme LeBel : ...
M. Morin : C'est la même
logique. Et votre amendement va donc faire en sorte qu'on va utiliser «une
personne morale sans but lucratif» comme expression? Je veux juste m'assurer.
• (14 h 40) •
Mme LeBel : Bien, c'est parce
que l'amendement qu'on faisait disait... oui, le «précédemment», le précédent,
qui amendait 108.3, venait introduire la notion de personne morale sans but
lucratif.
M. Morin : Exact. C'est ce
qu'on avait au départ dans le projet de loi.
Mme LeBel : Oui. Maintenant
qu'on prend... on s'élève même au-dessus, donc on... elles sont incluses, elles
sont moindres et incluses à la notion d'organisation, mais qu'on vient inclure,
dans le Code des professions, «tout type d'organisations sous toute forme
juridique qu'elles soient», bien, on vient dire dans le code... dans
l'article 108, bien, c'est maintenant «toute organisation». C'est la même
logique, là.
M. Morin : O.K. C'est la même
logique.
Mme LeBel : Et ça... ce qui a
fait en sorte que les renseignements qui permettent d'identifier une société en
nom collectif à responsabilité, etc., bon, déclare... confidentiel le seront
dorénavant à l'égard de toute organisation. C'était déjà prévu pour certaines
formes juridiques. On venait ajouter les PMSBL. Et là on prend deux pas de
recul. C'est-à-dire on... il y avait certaines formes juridiques pour
lesquelles c'était prévu, on amenait les PMSBL, mais maintenant on dit c'est
toutes les formes juridiques, ça fait qu'on fait deux pas de recul et on dit :
C'est toutes les organisations.
M. Morin : Parfait.
Mme LeBel : Ça vous... Je ne
sais pas si c'est...
M. Morin : Oui. Je vous
remercie.
Mme LeBel : Parfait.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Autres interventions sur
l'amendement à l'article 16? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce
que l'amendement à l'article 16 es