Transportation and the Environment — 9 April 2025 (43rd Legislature, 1st Session)
CTE 2025-04-09
Quebec — Committees
Journal des débats de la Commission des transports et de l'environnement
Version préliminaire
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43 e législature, 1 re session
(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)
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mercredi 9 avril 2025
Vol. 47 N° 93
Étude détaillée du projet de loi n° 81, Loi modifiant diverses dispositions en matière d’environnement
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Journal des débats
11 h (version non révisée)
(Onze heures dix-neuf minutes)
Le Président (M. St-Louis) : Alors,
bonjour à tous! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission
des transports et de l'environnement ouverte.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 81, Loi modifiant
diverses dispositions en matière d'environnement.
Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. M. Montigny (René-Lévesque) est remplacé par Mme Jeannotte
(Labelle); M. Derraji (Nelligan) est remplacé par Mme McGraw
(Notre-Dame-de-Grâce); M. Grandmont (Taschereau) est remplacé par M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve); et M. St-Pierre Plamondon (Camille-Laurin) est
remplacé par M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine).
Le Président (M. St-Louis) : Merci
beaucoup. Lors de l'ajournement des travaux d'hier, nous étions à l'étude de l'article 120
du projet de loi. Y a-t-il d'autres interventions sur cet article? M. le député
d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : ...on s'est
quitté, hier, M. le Président, j'en étais à déposer un amendement qui a été
complété entre-temps. Il est dans Greffier. Je ne sais pas si vous pouviez le
mettre à l'écran.
Le Président (M. St-Louis) : Parfait.
• (11 h 20) •
M. Leduc : On a dû le
retravailler au regard de ce qui avait été discuté au préalable par mes
collègues de l'opposition officielle et en retirer certains éléments qui ont
été tranchés pour n'en garder qu'un seul. Ça va comme suit : À l'article 46.0.3
de la loi modifié par l'article 120 du projet de loi, retirer, au premier
paragraphe introduit par le deuxième paragraphe, les mots «au maximum».
Donc, on à 2.1, qui dit la chose suivante,
là, «un document démontrant que le projet a été conceptualisé de sorte à éviter
au maximum l'atteinte à des milieux humides et hydriques, lequel comprend»,
puis là, il y a une description en A et B. Et nous, on veut retirer le «au
maximum». Pourquoi on fait ça? Ça fait un peu écho à un débat qu'on a eu plus
tôt dans le projet de
loi sur toute la... D'ailleurs, c'est une suggestion d'Eau
secours, l'organisme Eau secours qui nous rappelle les fondements de la
doctrine, en quelque sorte, éviter, minimiser et compenser, qui dit que, dans
ce genre de dossier là, où est-ce qu'on a des projets, on devrait toujours
faire la chose suivante, donc tenter d'éviter, minimiser et compenser, mais on devrait
le faire dans cet ordre-là...
M. Leduc : ...donc, on devrait
tout faire pour, d'abord, éviter ensuite tout faire pour minimiser et tout
faire pour... à la fin, donc, compenser s'il n'y a absolument aucune
alternative. Et la manière dont c'est écrit dans l'article du projet de loi du
ministre, c'est comme si tout cela s'équivalait puis qu'on passait directement
à la compensation, en disant «de sorte à éviter au maximum». C'est le «au
maximum» qui, clairement, laisse entendre que, oui, bien, tu sais, si ça marche
plus ou moins, ce n'est pas grave, on fera autre chose. Ça ne nous semble pas
le bon message envoyé, en particulier, dans la loi. C'est rare qu'on donne des
affaires comme ça «au maximum». D'habitude, on a des trucs plus clairs, plus
concis. Donc si on dit que «de sorte à éviter l'atteinte à des milieux humides,
hydriques», le cadre conceptuel me semble plus rigoureux, plus solide, et c'est
quelque chose, je pense, qui mériterait donc l'attention du ministre d'où notre
amendement. Merci, M. le Président.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le député. M. le ministre.
M. Charette : Merci. Bonjour,
d'abord, à M. le Président, bonjour aux collègues également. On a eu cet
échange-là, avec l'opposition officielle, hier notamment, mais j'apprécie
l'échange qui le permet aujourd'hui. On ne peut pas accepter l'amendement pour
une raison fort simple, si c'était évité, donc si on enlevait «éviter au
maximum», si on devait uniquement se limiter «à éviter», bien, il n'y aurait pas
de demande d'autorisation nécessaire. Une atteinte qui est évitée est une
atteinte qui n'existe pas et qui ne nécessite pas de demande d'autorisation.
Donc, c'est la raison pour laquelle on ne pourrait pas retenir cette
proposition du collègue.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? M. le député.
M. Leduc : Oui, bien, c'est
parce qu'on se fait indiquer, dans certains mémoires, qu'il y a vraiment un
nombre élevé d'autorisations, là, de projets en milieux humides qui obtiennent
une autorisation en échange d'une compensation monétaire. Ça fait que c'est...
c'est ce qu'on nous livre comme impression, que visiblement c'est trop facile,
la compensation monétaire, c'est trop... la piste d'atterrissage, je vous
dirais quasiment cliché d'un projet : Oui, oui, c'est bon, on va faire la
compensation, puis que c'est comme si se... collectivement, là, je n'accuse pas
des personnes en particulier, mais c'est comme si collectivement on ne se mettait
pas la barre plus haute pour dire : Non, non, non, il faut vraiment mettre
un effort supplémentaire pour éviter que ce soit la compensation.
Je lis un extrait d'un rapport, là :
«De manière contemporaine, malgré l'adoption de la Loi concernant la conservation
des milieux humides et hydriques en 2017, un nombre élevé d'autorisations pour
des projets impactant les milieux humides continuent d'être accordés. Entre
2017 et 2022, le ministère aurait accordé 1331 autorisations pour des
projets en milieux humides contre une compensation monétaire, et seulement 29
auraient été refusés, ce qui représente un taux d'acceptation de 98 %.»
Puis, pour des chiffres plus contemporains, «de janvier 2023 à octobre 2022, le
ministère aurait accordé 1114 autorisations ministérielles permettant
d'empiéter sur des milieux humides et hydriques. Il n'y a donc pas de
ralentissement au niveau de la destruction des milieux humides et hydriques de
la part du Québec.» Donc, je citais un extrait du mémoire qui, je pense,
toujours, était d'Eau secours.
C'est un peu contre cette tendance forte
là qu'on en a, M. le Président, et qu'on propose cette manière-là de procéder.
Si le ministre trouve qu'il y a une autre façon de l'écrire qui atteindrait le
même objectif, je suis bien sûr ouvert à le retirer et à le réintroduire rédigé
d'une manière différente.
Le Président (M. St-Louis) : M.
le ministre.
M. Charette : Merci, M. le
Président. Encore une fois, l'échange est pertinent. Donc, on ne pourrait pas
accepter l'amendement, là, pour les raisons que j'ai évoquées. On ne saurait en
proposer un autre, compte tenu que le libellé nous semble bon. Mais, les
chiffres qu'utilise le collègue, il ne le fait pas à mauvais escient, là, je
suis convaincu, peuvent être trompeurs.
Par contre, ce qu'on a mentionné à
plusieurs reprises, se limiter au nombre de projets acceptés versus le nombre
de projets refusés est trompeur. En ce sens qu'il y a plusieurs projets qui ne
sont tout simplement pas déposés parce que les initiateurs potentiels savent
qu'ils ne seraient pas conformes. Donc, on évite beaucoup de projets à travers
la réglementation et la législation, là, qui a été développée au cours des
dernières années. Et, même lorsqu'un projet est accepté, ça ne veut pas dire
qu'il ne l'est dans la forme qu'il avait été déposé initialement. On parlait,
encore hier, de l'accompagnement qui peut être offert aux initiateurs de
projets pour les amener à minimiser les impacts de leurs initiatives sur les
milieux humides et hydriques. Donc, oui, des projets acceptés, mais des projets
acceptés...
M. Charette : ...après qu'ils
aient été bonifiés pour limiter leur impact sur les milieux, là, que l'on
souhaite... pour lesquels on souhaite assurer, là, une surveillance
particulière.
M. Leduc : Bien, on a
peut-être une discussion méthodologique en ce moment, M. le ministre, dans le
sens où vous dites : il y a plein de projets qui n'aboutissent pas puis
qui ne font pas
partie de votre calcul. Bien, en effet, là, ça veut dire qu'ils
n'ont pas une autorisation avec une compensation plutôt qu'une autre mesure. On
peut échanger longtemps sur ce débat-là, mais, à la limite, moi, ce qui
m'intéresse, M. le ministre, c'est de savoir : Est-ce qu'il y a un
objectif, ne serait-ce qu'un objectif philosophique chez vous et votre
ministère de dire : Bien, c'est vrai qu'on y va beaucoup par compensation,
il y a-tu moyen de faire des efforts pour qu'il y ait plus souvent les autres,
l'évitement et... c'est quoi le troisième, minimiser, éviter, minimiser? Est-ce
que c'est... Est-ce qu'il n'y aurait pas un objectif d'avoir au
ministère : Il faudrait qu'on ait plus souvent ces deux-là plutôt que
systématiquement tomber ou presque systématiquement tomber dans la
compensation?
M. Charette : Peut-être,
juste nous inviter et nous rappeler qu'on a eu l'occasion d'aborder ces
questions-là, et c'est des échanges qui étaient et qui demeurent légitimes,
mais largement à travers des articles qui ont été adoptés déjà. Donc, ce n'est
pas parce qu'on reparle des milieux humides et hydriques que l'on doit
reproduire ou refaire les mêmes échanges que l'on a eus. La stratégie et
l'approche gouvernement a été largement présentée, elle a été aussi, cette
approche, bonifiée au cours des dernières années à travers des modifications au
niveau des systèmes d'approbation, et elle est de nouveau modifiée à travers
d'autres articles de l'actuel projet de loi. En même temps, ce que l'on a eu
l'occasion de réitérer à plusieurs reprises, c'est que la proposition du
gouvernement en est une qui est équilibrée. Très conscient que certains groupes
font la promotion d'un refus complet de projets lorsqu'ils sont en milieux
humides et hydriques, ce n'est pas à la perspective gouvernementale, parce
qu'on se... on se refuserait, pardon, à des projets importants. Mais, malgré
tout, ce n'est pas non plus un bar ouvert. Il y a des... un encadrement qui est
quand même très bien établi à ce niveau-là. Et, au final, on a une approche qui
est équilibrée, qui nous permet de démontrer l'importance, là, qui est accordée
aux milieux humides et hydriques, mais on ne va pas dans une approche de
refuser toute possibilité dans des secteurs avec milieux humides et hydriques.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. S'il n'y a pas d'autres interventions sur l'amendement déposé
par le député d'Hochelaga-Maisonneuve, je le mettrais aux voix. Donc, est-ce
que cet amendement...
M. Leduc : ...
Le Président (M. St-Louis) : Par
appel nominal, Mme la secrétaire, s'il vous plaît.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve)?
M. Leduc : Pour.
La Secrétaire : M. Charette
(Deux-Montagnes)?
M. Charette : Contre.
La Secrétaire
: Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice)?
Mme Tardif : Contre.
La Secrétaire
: M. Lemay
(Masson)?
M. Lemay : Contre.
La Secrétaire
: Mme Grondin
(Argenteuil)?
Mme Grondin : Contre.
La Secrétaire
: M. Bernard
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
M. Bernard : Contre.
La Secrétaire
: Mme Jeannotte
(Labelle)?
Mme Jeannotte : Contre.
La Secrétaire
: Mme Dufour
(Mille-Îles)?
Mme Dufour : ...
La Secrétaire
: Mme Dufour
(Mille-Îles)?
Mme Dufour : Oui, j'attends
le micro. Abstention.
La Secrétaire : Mme McGraw
(Notre-Dame-de-Grâce)?
Mme McGraw : Abstention.
La Secrétaire
: M. St-Louis
(Joliette)?
Le Président (M. St-Louis) :
Abstention. Donc, l'amendement tel que déposé est rejeté, ce qui nous ramène à
l'étude de l'article lui-même. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la
députée de Mille-Îles.
• (11 h 30) •
Mme Dufour : Donc, là on
retourne sur l'article principal?
Le Président (M. St-Louis) : Absolument.
Mme Dufour : Une question.
J'en ai posé déjà beaucoup, ça fait que ça devrait être une des dernières. Le
dernier paragraphe complètement de cet article, on dit : «Malgré le
premier alinéa, le demandeur n'a pas à fournir le document mentionné au
paragraphe 2.1». Et le document en question, c'est celui qui démontre que
le projet a été conceptualisé de sorte à éviter au maximum l'atteinte des
milieux humides et hydriques. Et là on dit : «lorsqu'il démontre que la
nature du projet nécessite qu'il soit réalisé dans des milieux humides et
hydriques». Quel genre de projet...
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11 h 30 (version non révisé
e) Mme Dufour : ...nécessitent qu'ils
soient réalisés dans les milieux humides et hydriques?
M. Charette : Naturellement,
il y a des projets qui ont besoin de milieux particuliers, là, pour se
développer ou se réaliser. Un exemple que l'on pourrait donner, c'est l'exploitation
de la tourbe, par exemple. Donc, on a besoin, pour ce type de projet là, de
présence de milieux humides. Donc, on ne saurait demander, pour un projet de
cette nature-là, comment éviter d'aller en milieux humides, alors que c'est la
caractéristique qui est nécessaire.
Mme Dufour : Vous avez parlé
des... d'exploitation de tourbe. D'ailleurs, ça a fait l'objet, là, de
toutes... plusieurs discussions lors du projet de
loi sur les mines, parce qu'il
y avait des dispositions qui touchaient, là, les producteurs de tourbe. Mais
ici, je peux... en tout cas, je me pose la question : Est-ce que tous les
projets d'exploitation de tourbe sont... sont octroyés ou autorisés? Si, par
exemple, on se retrouve dans une région qui a été fortement altérée, qu'il ne
reste presque plus de milieux humides, est-ce qu'on va aller... on va donner
une autorisation pour exploiter de la tourbe?
M. Charette : Ça ne veut pas
dire qu'il n'y a pas de questionnement ou que le projet est automatiquement
accepté, là, au contraire, ça dit juste que ce document-là ou cette
démonstration-là n'a pas à être fait, mais tous les autres critères continuent
à s'appliquer. Essentiellement, ce que dit l'article : En temps normal, le
promoteur, l'initiateur doit fournir une démonstration qu'il a tenté d'éviter,
mais, lorsque c'est un projet qui doit se réaliser en milieux humides, on
comprend que cette démonstration-là n'est pas... n'est pas à faire, mais ça ne
veut pas dire que le projet est accepté pour autant. Donc, il y a les mêmes
conditions qui vont s'appliquer, les mêmes validations, les mêmes... les mêmes
critères au niveau de la caractérisation, là, qui devra se faire malgré tout, sauf
que le document en question ne serait pas pertinent compte tenu qu'il a besoin
de milieux humides. Ça, c'est un exemple que je donnais en milieux humides.
Mais, par contre, si on parle de milieux hydriques, si c'est de bâtir un pont,
naturellement on n'a pas démontré qu'on a évité la rivière parce qu'on veut la
traverser, cette rivière-là. Donc, c'est dans cette perspective-là.
Mme Dufour : Mais il reste
que, quand il y a un pont, par exemple, il y a quand même des empiétements en
rive qui sont... qui sont compensés, qui peuvent être... avoir à être compensés.
Donc, il y a des scénarios, quand même, alternatifs qui peuvent être discutés,
là. Je me souviens, l'autoroute 19, là, ça faisait
partie des questionnements,
là, on empiétait dans l'habitat du poisson, par exemple.
M. Charette : Bien, c'est... ce sont deux choses. Les compensations se font malgré tout. On parle
réellement de la démonstration où on a voulu éviter le milieu en question qui n'a
pas à être faite étant donné qu'on est en milieu hydrique, si on veut traverser
une rivière, ou, pour un milieu humide, l'exemple d'une exploitation de tourbe.
Mais, encore là, ce n'est pas parce que ce document-là en particulier n'est pas
requis que la... le reste de la démonstration ne doit pas être fait.
Mme Dufour : Oui. Bien, en
fait on parle du document qui démontre «que le projet a été conceptualisé de
sorte à éviter au maximum l'atteinte des milieux humides et hydriques». ...donnait
l'exemple d'un pont. Bien, il y a des endroits que le pont peut traverser puis
il peut y avoir plusieurs scénarios et plusieurs types de conception. Donc,
selon le type... Puis ça, c'est quelque chose que le BAPE regardait, de mémoire.
Donc, je me pose la question s'il n'y a pas des cas où c'est quand même
nécessaire, même si ça veut dire que le projet se fait naturellement en milieu
humide et hydrique.
M. Charette :
Mais les
autres éléments, on parlait, là, des critères en a, en b, en c, en d, vont
continuer de s'appliquer, et les subséquents également. Donc, c'est juste :
le type de milieu qui est requis pour ce type de projet là ne peut pas être
évité complètement. Ça ne veut pas dire que l'impact ne peut pas être minimisé.
Lorsqu'il est question d'un pont, effectivement, peut-être, si un type de
construction peut avoir moins d'impact que d'autres, ça, ça peut... ça peut
faire
partie des autres critères, mais c'est sur l'évitement ou la
conceptualisation ou le lieu retenu, ça fait
partie de la caractéristique même
ou de la finalité ou du pourquoi du projet. Mais, encore une fois...
M. Charette : …toutes les
autres étapes de validation et toutes les autres formes de démonstration
doivent être faites au même type… au même
titre que les autres… les autres
projets.
Mme Dufour : O.K., c'est bon.
Le Président (M. St-Louis) :
Merci, M. le ministre. Merci, Mme la députée. S'il n'y a pas d'autre
intervention sur l'article 120, nous allons procéder à sa mise aux voix.
Est-ce que cet
article est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. St-Louis) :
Merci. Donc, nous allons poursuivre…
Une voix : …
Le Président (M. St-Louis) :
Sur division. Merci. Nous allons poursuivre avec l'étude de l'article 121.
M. le ministre.
M. Charette : Merci, M. le
Président. 121 :
L'article 46.0.4 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, dans le paragraphe 1°
et après «visé» de « de leur zone d'alimentation en eau, le cas échéant»;
2° par le remplacement du paragraphe 2°
par les suivants :
«2° la possibilité d'éviter de porter
atteinte aux milieux humides et hydriques dans le cadre de la réalisation du
«2.1 La possibilité de minimiser
l'atteinte aux milieux humides et hydriques dans le cadre de la réalisation du
projet.»
Et le commentaire. Cet
article modifie
l'article 46.0.4 de cette loi afin de préciser les éléments que le
ministre doit prendre en considération lors de l'analyse d'une demande
d'autorisation ministérielle en concordance avec les modifications apportées à
l'article 46.0.3 de cette loi par l'article précédent du projet de loi.
Ces modifications prévoient que le ministre doit considérer, lors de son
analyse, les caractéristiques et les fonctions écologiques des zones
d'alimentation en eau des milieux humides et hydriques lorsque ces zones
existent. Ces modifications clarifient que le ministre doit considérer la
possibilité d'éviter que le projet porte atteinte à des milieux humides et
hydriques, ainsi que la possibilité de minimiser l'atteinte du projet sur de
tels milieux.
Le Président (M. St-Louis) :
Merci, M. le ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : Merci, M. le
Président. J'aimerais comprendre, là, à... au deuxième alinéa, vous retirez la
référence aux espaces disponibles. Tu sais, l'original, en fait, là,
disait : «La possibilité d'éviter de porter atteinte aux milieux humides
et hydriques dans le cadre de la réalisation du projet et, le cas échéant, les
espaces disponibles pour les fins du projet ailleurs sur le territoire de la
MRC concernée.» Les espaces disponibles ailleurs disparaissent, parce que, là,
vous faites… vous remodelez, là, ce 2 en un 2 plus court, puis vous faites
un 2.1, mais qui ne reprennent pas cette… cette référence-là à… d'un espace
disponible ailleurs. Pourquoi?
M. Charette : Le projet peut
se réaliser tout simplement ailleurs, sans que ce soit précisé, là, que ce soit
sur le territoire de la MRC elle-même concernée. C'est la raison pour laquelle
on lit plutôt «la possibilité d'éviter de porter atteinte à des milieux humides
et hydriques dans le cadre de la réalisation du projet». Et 2.1 : «La
possibilité de minimiser l'atteinte aux milieux humides et hydriques dans le
cadre de la réalisation du projet.» Donc, on n'a pas mentionné que ça doit
forcément être ailleurs sur le territoire de la même MRC. C'était… c'était un
ajout qui… bien, dans les faits, on arrive à la même finalité, possibilité
d'éviter, mais on n'a pas précisé que ça doit être sur le territoire d'une même
MRC, si le projet peut se réaliser dans un autre environnement, ou autres.
Donc, c'est un ajout, là, qui n'était pas indispensable à la portée visée, là,
de l'article.
M. Leduc : Bien, vous
comprendrez, M. le ministre, que, dans le cadre des discussions houleuses que
nous avons eues ici sur le projet Stablex, le fait qu'il y avait un projet
alternatif, c'est… quasiment sur le site même, là, on n'est peut-être plus dans
le cadre de la MRC, mais évidemment, c'était dans… c'était sur la MRC, même si
c'était juste à côté. Le fait que, là, ça disparaisse, qu'on n'a plus besoin de
prendre en compte le fait qu'il y aurait peut-être une alternative pour ce
projet-là dans un territoire donné, ce n'est plus une variable sur lequel on se
penche, ça me fait sourciller, on va le dire comme ça.
• (11 h 40) •
M. Charette : Honnêtement,
avec beaucoup, beaucoup d'efforts, je n'arrive pas à établir de parallèle avec
Stablex et cet article-là. Mais on peut aussi mentionner que
l'article 120, qu'on a adopté précédemment, doit être aussi pris en
compte. On ne peut pas prendre un
article isolément, c'est un effet cumulatif,
et tous les efforts pour éviter — d'ailleurs, c'était l'objet, là, de
l'amendement du collègue — sont faits, mais si un projet peut être
évité ou déplacé, que ce soit sur un même territoire ou ailleurs, c'est bien
tant mieux. Mais on n'a pas à préciser où que ce… où ce projet…
M. Charette : ...doit être
relocalisé pour autant, là. Mais ça peut... ça n'exclut pas, ça peut être sur
le territoire d'une même MRC, mais ça peut être complètement ailleurs aussi que
le projet se réalise.
M. Leduc : Bien, soyons
concrets, là, d'un point de vue législatif, le deux original faisait référence
à porter atteinte et le fait d'avoir des alternatives, là, des espaces
disponibles pour mettre le projet ailleurs. Vous, vous dites : On refait
le deux. Vous gardez le «porter atteinte», vous rajoutez la référence à
minimiser l'atteinte, ça, c'est très bien, mais vous retirez la référence aux
espaces disponibles ailleurs. Il y a comme une intention législative là. Vous
me dites : Non, ce n'est pas grave, on va le faire pareil. O.K., mais
pourquoi vous le retirez de la loi si vous dites qu'on va le faire pareil?
C'est un peu particulier.
M. Charette : Échange
intéressant, mais on ne veut plus uniquement faire l'évitement sur la base du
projet lui-même, mais c'est aussi sur la base de la conceptualisation du
projet, sur la base locale, donc, mais le principe est le même, là. On veut
d'abord et avant... d'abord et avant tout éviter. Mais je nous rappelle ce
qu'on vient juste d'être adopté aussi, c'est la suite de ça. Donc, un projet
peut... peut être pensé dans un milieu x mais pourrait très bien être aussi
implanté dans un milieu qui est... qui est tout autre, sur un autre territoire
de MRC, là, tout simplement.
M. Leduc : M. le Président,
on a un amendement. Je voulais d'abord un peu comprendre la philosophie du
ministre, mais je vais... mais je le remercie pour l'échange, je vais déposer
l'amendement, à ce moment-ci, en lien avec ce qu'on est en train de discuter.
Le Président (M. St-Louis) : Parfait.
Mme la députée de Mille-Îles, aviez-vous des questions à cet article? Parce
qu'on... durant la réception de l'amendement, on pourrait poursuivre.
Mme Dufour : Oui.
M. Leduc : ...
Le Président (M. St-Louis) :
Ah! on l'a déjà? Parfait. O.K. Bon, bien, on va... Bon, il est déjà à l'écran.
Merci. Désolé, je pensais qu'il était à venir.
M. Leduc : Alors, à
l'article 46.0.4 de la loi, modifié par l'article 121 du projet de
loi, ajouter, à la fin du paragraphe deux du premier alinéa, les mots
suivants : «et, le cas échéant, des espaces disponibles pour les fins de
projet ailleurs sur le territoire de la municipalité régionale de comté concernée;»
Le ministre vient nous dire que c'est
quelque chose qui va être fait de toute manière. Donc, pourquoi le retirer si
ce n'est pas... si ça ne pose pas problème? On préfère ne pas avoir une drôle
d'interprétation de l'intention du législateur, qu'on vient de se faire
confirmer que c'était correct, qu'il n'y avait pas de malaise avec le texte
original. Parfait. Gardons-le alors. Il n'y aura pas de mésinterprétation quant
au fait que, pour éviter de porter atteinte aux milieux hydriques, bien, on
peut, en effet, se pencher sur les espaces disponibles pour les fins du projet
ailleurs sur le territoire de la MRC concernée. Merci.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le député. M. le ministre.
M. Charette : Ce que je
mentionnais tout à l'heure continue de s'appliquer. Pour cette raison-là, on ne
pourra pas accepter l'amendement. Dans le fond, le collègue propose d'enlever
la modification que nous proposons. Cependant, cette formulation-là, elle est
beaucoup... plus limitative en termes de capacité de limiter, ultimement, ou
d'éviter que ce que nous proposons. Donc, pour cette... pour ces raisons, en
fait, on ne pourrait pas appuyer l'amendement en question.
M. Leduc : En quoi il est
limitatif? J'ai mal compris.
M. Charette : Bien, vous proposez,
encore une fois, de regarder sur... que le projet... les possibilités que le
projet se réalise ailleurs sur le territoire de la municipalité régionale de
comté concernée, mais ça peut être ailleurs sur le territoire de la MRC
régionale de comté concerné, mais ailleurs complètement aussi de la MRC.
M. Leduc : Parfait.
M. Charette : Donc, c'est pour
ça que c'est une limitation, là, qui n'est pas... qui ne sert pas l'exercice de
vouloir, à la base, éviter.
M. Leduc : Dans ce cas-là, on
va le... on va le retirer, M. le Président, puis on va arrêter à «ailleurs». On
va dire : «et, le cas échéant, les espaces disponibles pour les fins du
projet ailleurs».
M. Charette : Et ce sera...
Bien, c'est-à-dire, vous avez tout à fait la possibilité de le faire, mais ce
sera aussi un refus, parce qu'on arrive avec une formulation, celle qui est
proposée, qui arrive à ces fins-là sans que le texte ne soit inutilement
alourdi. Mais je ne restreins pas la possibilité du collègue de déposer un
autre amendement, mais j'indique déjà, là, que c'est un amendement qui ne
pourrait pas être accepté.
M. Leduc : Bien, c'est parce
que, là, vous me donnez des pistes d'atterrissage que, finalement, ce n'est
plus des pistes d'atterrissage. Expliquez-moi, dans ce cas-là, pour que je
comprenne bien. Dans votre nouveau deux, vous dites : Ça, ce n'est plus
pertinent. Mais en quoi votre nouveau deux vous donne l'obligation, en quelque
sorte, de considérer les autres sites disponibles si on n'y fait pas du tout
référence? Dans le nouveau deux, vous dites... vous reprenez un peu l'original
mais à moitié, vous dites : «la possibilité d'éviter de porter atteinte à
des milieux humides et hydriques dans le cadre de la réalisation du projet»,
point. Ça ne vous oblige pas à regarder s'il y a des sites ailleurs ou à
prendre...
M. Leduc : ...en considération
qu'il y a des sites ailleurs.
M. Charette : Mais, encore
une fois, je comprends que c'est souvent nécessaire, là, de revenir aux
articles précédents, mais c'est dans l'article 120 qu'on a adopté,
là, il y a quelques instants.
M. Leduc : Bien, je vais
peut-être laisser la collègue pendant que je vérifie la référence à 120.
Pouvez-vous me pointer exactement où à 120, M. le ministre.
Le Président (M. St-Louis) : Je
cède la parole à la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Je vais attendre
la réponse. Je veux l'entendre. C'est quel... quel bout de l'article 120?
M. Charette : Dans le deux.
Est-ce qu'on revient sur l'amendement du collège?
Mme Dufour : ...répondre à la
question.
Le Président (M. St-Louis) :
Oui, on va revenir.
M. Charette : Mais si on
retourne à 120, le deuxième : «une démonstration que les milieux humides
et hydriques d'importance pour la conservation connue dans la MRC concernée ont
été considéré lors du choix du lieu où sera réalisé le projet, de sorte qu'il
soit évité».
Mme Dufour : Moi, ce n'est
pas du tout la même chose, là. Je vais juste souligner, là. Ce qu'on parle ici
c'est qu'on démontre qu'on a pris en compte les milieux humides d'importance,
alors que dans l'autre paragraphe, et ce que l'amendement du collègue tente de
faire, c'est plutôt de dire, mais qu'on a vraiment tenté d'éviter de porter
atteinte au milieu humide en question qui est touché en regardant ailleurs sur
le territoire. Alors que, dans l'article 120, on ne parle que des milieux
humides d'importance. Ce n'est pas la même chose.
M. Charette : De sorte qu'ils
soient évités.
Mme Dufour : Oui, mais
seulement ceux d'importance. Il n'y a pas que ceux-là qu'il faut préserver, M.
le ministre. Avec toutes les pertes qu'on a déjà eues, on ne peut pas se
limiter à ceux d'importance, sinon il n'y aura plus rien.
M. Charette : Encore une fois,
c'est cumulatif : «2.1. Un document démontrant que le projet a été
conceptualisé de sorte à éviter au maximum l'atteinte des milieux humides et
hydriques», lequel comprend ce qui a été lu précédemment à travers a et b.
Donc, c'est cumulatif.
Mme Dufour : On n'est pas
dans la conceptualisation ici, on est dans l'analyse des terrains disponibles
sur un énorme territoire. Est-ce qu'on s'est assuré que le projet s'insère dans
l'endroit, le seul endroit possible ou il y avait d'autres possibilités? On
n'est pas dans ça non plus, dans le 2.1, là, on parle juste sur le terrain, là,
est-ce qu'on l'a conceptualisé, s'assurer qu'on réduit l'atteinte dans ce
milieu-là. Mais là c'est la démonstration puis c'est ce que la VG, la
Vérificatrice générale a dit, il faut démontrer qu'il n'y a vraiment aucune
autre option sur le territoire. Et ça, cette démonstration là, dans le passé,
n'a pas été faite. En venant enlever, et je partage absolument, là, la
préoccupation du collègue, en venant enlever, tu sais, le territoire de la MRC,
bien, on le laisse à dire : Bien, la possibilité d'éviter de porter
atteinte aux milieux... à des milieux humides dans le cadre de la réalisation
du projet. Mais le projet, c'est quoi? C'est celui qui est présenté, on n'est
pas en train de dire : c'est le projet en regard de tous les terrains d'un
secteur donné. Donc, et évidemment, quand on parle de propriétaires terriens,
ils vont dire : Bien, moi, le seul terrain que je possède, c'est celui-là,
puis ça adonne qu'il y a un milieu humide là, ça fait que c'est là qu'il faut
que je fasse mon projet. Et donc la... ce qu'il y avait précédemment, au
minimum, il y avait une note qui disait qu'il fallait qu'il regarde ailleurs
sur le territoire, même si ce n'était pas démontré, là, dans les faits. En tout
cas, je pense qu'on a un recul ici, là.
M. Charette : Et, pour
revenir à la préoccupation, je ne dis pas qu'elle n'est pas légitime, je dis
juste qu'elle est déjà couverte. Si on relit le a dans le 120 : «une
description des scénarios alternatifs étudiés, incluant notamment les autres
localisations considérées. Une explication selon laquelle le scénario choisi
est celui qui porte le moins atteinte à des milieux humides et hydriques».
Donc, je veux bien, et l'échange est pertinent, mais c'est déjà largement
couvert et avec la même intention, là, qui est voulue par les collègues, je
pense bien.
• (11 h 50) •
Mme Dufour : Donc, ici, on
est dans les autres localisations considérées. Comme je disais hier et j'ai
posé la question : Comment on valide que les autres scénarios sont
vraiment ceux qui puissent être considérés pour une alternative? Si on veut
absolument faire notre projet à un endroit, comme propriétaire, c'est normal,
on va donner les scénarios qui ne seront pas réalisables. Mais alors qu'ici,
l'article 121, on est plutôt dans le fait de dire, de démontrer qu'on a
regardé l'ensemble de territoire, pas juste les scénarios alternatifs...
Mme Dufour : …choisi. Moi, à
mon avis, il y a une distinction.
M. Charette : C'est tout à
fait correct… correct de le penser. À ça, je répondais aussi qu'il y a un
travail d'accompagnement avec le ministère, là. On ne prend pas tout pour
acquis lorsque des dossiers nous sont présentés. Donc, il y a une possibilité
d'analyse, il y a une possibilité de contre… non pas contre-questionner, mais à
tout le moins de contre-valider des informations transmises, d'en demander de
nouvelles et, au final, prendre la décision, là, qui se veut la plus éclairée
possible.
Mme Dufour : Oui, mais on l'a
vu où ça nous a menés jusqu'à maintenant. Les pertes sont immenses, immenses,
et donc, si on réduit encore plus les barrières, je crains que ça ne dégénère
encore… tu sais, qu'on en perde encore plus, alors qu'on ne peut plus se
permettre d'en perdre dans certaines régions.
M. Charette : Bien, encore là…
Mme Dufour : En tout cas, moi,
je vais appuyer, si le collègue redépose un nouvel amendement. Je vais
l'appuyer, définitivement.
M. Leduc : …
Mme Dufour : …
M. Leduc : …en effet, M. le
Président, on va retirer puis redéposer. Le courriel est en train d'être
acheminé à l'instant.
Le Président (M. St-Louis) :
Pour le retrait de l'amendement, j'ai besoin du consentement des membres de la
commission. Consentement. Donc, nous allons retirer cet amendement. Nous allons
suspendre quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 11 h 52)
(Reprise à 11 h 58)
Le Président (M. St-Louis) : À
l'ordre, s'il vous plaît! Alors, la commission reprend ses travaux. Messieurs,
je vous demanderais, s'il vous plaît, de bien vouloir nous rejoindre. Alors, au
moment de la suspension, il y avait dépôt d'un amendement. M. le député,
voulez-vous nous le présenter, s'il vous plaît?
M. Leduc : Bien sûr. À
l'article 46.0.4 de la loi, modifié par l'article 121 du projet de
loi, ajouter, à la fin du paragraphe deux du premier alinéa, les mots suivants
«et notamment, le cas échéant, les espaces disponibles pour les fins du projet
ailleurs au Québec.»
Je suis un bon élève. J'écoute ce que le
ministre m'a dit et je l'applique. Il faut donc élargir à la réalité des MRC,
immédiate, alors ailleurs au Québec. Il faut aussi élargir, pas juste l'enjeu
des projets d'espaces disponibles, d'où le «notamment». Je pense que j'ai une
note A en matière d'écoute du ministre. Je ne sais pas s'il va me mettre un
petit collant dans mon cahier. On va voir.
M. Charette : En fait, je ne
sais pas si...
Le Président (M. St-Louis) : ...M.
le ministre.
M. Charette : Je ne sais pas
si je peux accorder une note, parce que j'avais mentionné qu'il serait refusé
si on était dans les mêmes... dans les mêmes eaux, et on est dans les mêmes
Ce que l'on va proposer, par contre, dans
les prochains instants... et malheureusement, on ne peut pas le projeter à
l'écran, mais c'est une belle illustration. Parce qu'un terrain ailleurs...
c'est-à-dire un terrain ou un emplacement ailleurs, ça peut être sur le même
terrain qui était initialement visé. Et c'est là où le travail du ministère
peut faire toute la différence. Et c'est ce sur quoi on veut mettre l'emphase,
autant l'article 120 qu'on a étudié que l'article 121 qui est
présentement à l'étude. Donc, j'avais souhaité que l'on puisse l'imprimer dans
les prochains instants. Donc, je pense que c'est envoyé au secrétariat. Mais
c'est de dire : C'est dans la conceptualisation qu'on peut arriver avec un
impact beaucoup moindre dans certains cas. Et, sinon, lorsqu'on parle d'éviter,
ça peut être évité dans une autre région ou ramené dans une autre région, ça ne
l'interdit pas. Mais il faut lire 120 et 121 dans son ensemble. Et, quand je
fais référence à 120, les paragraphes deux et 2.1 ont toute leur pertinence
à ce niveau-là.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. M. le député, est-ce que vous aviez...
• (12 heures) •
M. Leduc : ...ce n'est pas un
autre amendement, là. C'est comme une espèce de présentation de la manière dont
fonctionne le ministère.
M. Charette : Exact. De façon
plutôt pédagogique. Parce que, dans les faits, à notre sens, un nouvel
amendement, là, ne serait pas... ne serait pas nécessaire ou n'apporterait pas
les changements recherchés. Mais c'est davantage le petit tableau, là, qui
pourrait être intéressant à partager. Si jamais on n'est pas prêt à l'imprimer
maintenant, on peut poursuivre les échanges et revenir à cette question-là par
la suite.
Le Président (M. St-Louis) : Est-ce
que... sur l'amendement?
Mme Dufour : ...
Haut de la page
12 h (version non révisé
e) Le Président (M. St-Louis) : ...O.K.
Bon. C'est en lien avec l'amendement, donc allez-y, oui.
Mme Dufour : Bien, ce n'est
pas tant, mais c'est avec le schéma qu'on nous dit qu'on va nous présenter.
Est-ce que c'est... c'est ce qui va s'appliquer après l'adoption du projet de
loi ou on voit... on va voir ce qui se passe actuellement?
M. Charette : Je dirais qu'actuellement,
au niveau des échanges avec l'initiateur, c'est déjà possible de le faire. Mais
là, les articles 120 et 121 vont nous aider à mettre l'emphase sur ce type
d'accompagnement là, compte tenu des obligations.
Mme Dufour : O.K. Donc, le
schéma va nous montrer... va nous montrer ce que... le potentiel, une fois ces
articles adoptés?
M. Charette : C'est déjà
possible. Mais, avec un renforcement, là... là, je ne le relirai pas, mais ce
que j'ai relu déjà pour 120 et ce que l'on apporte à 121 va nous aider à mettre
l'emphase sur ces possibilités-là. Naturellement...
Mme Dufour : Bien, si c'est
déjà possible... si c'est déjà possible, je ne comprends pas pourquoi on en
perd autant depuis que... depuis l'adoption de la loi, là, depuis 2018, en
fait, on doit dire?
M. Charette : Comme?
Mme Dufour : Si c'est déjà
possible de les accompagner pour limiter, éviter et minimiser, comment ça se
fait qu'on a autant de pertes?
M. Charette : Ça va nous
mettre... Ça va nous permettre de mettre l'emphase sur cette possibilité-là.
Ou, sinon, cette obligation de la part... parce que la... au niveau de la
conceptualisation, au niveau des évitements qui... ou des impacts moindres, c'est
des nouveaux libellés, là, qui sont apportés à travers les articles que l'on
propose en 120 et 121. Donc, il y a une portée plus grande. Je ne dis pas que c'était
impossible avant, mais ça va nous aider à réaliser ce potentiel-là avec ce qui
est proposé. Encore une fois, c'est un cas de figure, là, pour un... ou un type
de terrain en particulier, mais ça illustre bien le type d'accompagnement, là,
que le ministère pourra faire en renforcement aux articles s'ils devaient être,
les deux, adoptés.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. Ma compréhension, puis corrigez-moi si je me trompe, même l'explication,
avec le tableau qui sera distribuée, ne change en rien l'adoption ou pas de l'amendement
déposé. Donc...
M. Charette : Exact. Ça ne
change rien et ça n'enlève rien à toute l'estime que j'ai pour le collègue qui
a présenté l'amendement aussi.
Le Président (M. St-Louis) : Ceci
dit, je... s'il n'y a pas d'autre intervention, je... Allez-y, M. le député.
M. Leduc : ...rapide, là, M.
le Président. C'est que je suis tombé sur un extrait de mémoire qui faisait...
qui citait lui-même le Commissaire au développement durable qui disait :
«Le Commissaire au développement durable a observé que le ministère n'applique
pas cette séquence, là, la séquence en trois temps qu'on évoquait tantôt, dans
l'ordre. Lors de l'analyse des demandes d'autorisation, près de 70 % des
autorisations ministérielles auditées étaient accompagnées d'une justification
de réaliser le projet à l'endroit prévu, plutôt qu'une réelle démonstration de
l'impossibilité d'éviter l'atteinte aux milieux humides.» C'est... Ça reprend
les propos de ma collègue de l'opposition officielle à l'instant. C'est un gros
chiffre, quand même, 70 %. Ça fait que c'est un peu là qu'on... il y a
comme une fatigue, je pense, du milieu alentour de ces genres de chiffres là,
où on dit : Oui, oui, il y a une... il y a une volonté de volonté, mais
les résultats sont... ne sont pas au rendez-vous.
M. Charette : À ça, je
répondrai, sans les relire, que l'article 120 apporte des précisions,
voire des obligations importantes, l'article 121 est complémentaire et
intéressant aussi à cet effet-là. Donc, on vient renforcer justement le
mécanisme qui est... qui est actuellement en place.
Le Président (M. St-Louis) : Donc,
comme il n'y a pas d'autre intervention sur l'amendement déposé par le député d'Hochelaga-Maisonneuve,
je vais le mettre aux voix. Est-ce que cet amendement est adopté? Rejeté...
Rejeté sur division?
Des voix : Ha, ha, ha!
Le Président (M. St-Louis) : Non.
Il est rejeté. Je m'excuse! Donc, l'amendement est rejeté. Nous allons revenir
à l'article. Mais il y avait les explications qui devaient venir de la
banquette gouvernementale.
M. Charette : ...les échanges
entre-temps. Je comprends que ça a été envoyé. Il faut se laisser le temps de l'imprimer
maintenant. Mais on peut poursuivre, là, les échanges dans l'intervalle ou, s'il
n'y en a plus, suspendre quelques instants. C'est pour... C'est pour vous.
Le Président (M. St-Louis) : Donc,
on nous dit que le tableau va être projeté plutôt que distribué.
Donc, nous allons suspendre quelques
instants. Merci!
(Suspension de la séance à 12 h 05)
(Reprise à 12 h 16)
Le Président (M. St-Louis) : La
commission reprend ses travaux. Au moment de la suspension, il y a des
discussions qui ont eu lieu hors micro, donc, de part et d'autre. Je vous
demanderais peut-être de résumer brièvement, pour le bénéfice des gens qui nous
écoutent et le bénéfice de la commission, les discussions, M. le ministre.
M. Charette : Sans problème
et avec plaisir, M. le Président. Ce que l'on mentionnait à l'appui,
c'est-à-dire avec l'aide d'une illustration que, malheureusement, on ne peut
pas projeter à l'écran pour celles et ceux qui nous écoutent, c'est le type
d'accompagnement que le ministère offre qui est renforcé avec les études...
c'est-à-dire avec l'étude et l'adoption de l'article 120 et l'adoption
possiblement prochaine de l'article 121, c'est-à-dire des obligations
supplémentaires de la part... pour les initiateurs de projet, pour les promoteurs
de projet, mais avec un même accompagnement.
Et, au final, ce que l'on voit comme
potentiel, c'est une atteinte nettement imitée ou sinon complètement évitée au
niveau de certains milieux humides. Cet accompagnement-là était déjà proposé
par le ministère, mais il est renforcé justement avec les modifications, là,
qui sont présentement apportées à travers le projet de loi n° 181.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. Est-ce que, du côté de l'opposition officielle et de la
deuxième opposition, vous aimeriez ajouter des commentaires aux discussions
hors micro?
Mme Dufour : Bien, je pense
qu'on a bien exprimé nos craintes. En tout cas, moi, j'ai exprimé que j'étais
loin d'être rassurée, là, par ce qu'on nous a présenté. On dit : Le passé
est garant de l'avenir, là, je vous avoue que le passé n'est pas glorieux de ce
côté-là, et ça... j'ose espérer que ça va changer. Mais quand on me dit qu'il y
a des choses qu'on pouvait déjà faire, malheureusement, ça n'a pas donné
d'excellents résultats. Alors, j'espère, j'espère que ça va s'améliorer, mais
je n'en suis pas convaincue à ce stade-ci.
Le Président (M. St-Louis) : D'accord.
Donc, nous allons revenir aux interventions reliées directement à l'article.
Donc, nous poursuivons l'étude de l'article 121. Suite aux explications, est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Comme il n'y en a pas, je vais mettre
l'article 121 aux voix. Est-ce que cet
article est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. St-Louis) : Adopté.
On poursuit l'étude avec l'article 122. M. le ministre.
M. Charette : Merci, M. le
Président. Donc, l'article 46.0.5 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, après le deuxième
alinéa, du suivant :
«Malgré les premier et deuxième alinéas,
dans le cas d'une demande d'autorisation relative à une activité découlant d'un
projet pour lequel le gouvernement a pris une décision à l'égard de mesures de
compensation en vertu du premier alinéa de l'article 31.5.1, le ministre est
lié par cette décision.»;
2° par la suppression du quatrième alinéa.
• (12 h 20) •
Et le commentaire. Cet
article ajoute un
nouveau troisième alinéa à l'article 46.0.5 de cette loi pour clarifier que,
pour une activité assujettie à une autorisation ministérielle qui découle d'un
projet assujetti à la procédure d'évaluation et d'examen des impacts sur
l'environnement pour lequel le gouvernement a pris une décision quant aux
mesures de compensation exigibles en vertu du nouvel
article 31.5.1 de cette
loi, telle que modifiée par l'article 90 du projet de loi, le ministre doit
appliquer cette décision dans le cadre de la délivrance de l'autorisation
ministérielle, et ce, malgré les premier et deuxième alinéas de l'article
46.0.5 de cette loi. Il supprime le dernier alinéa afin de corriger une
redondance, puisque le paragraphe 10 de l'article 15.4.40 de...
M. Charette : ...la
Loi sur
le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs prévoit
déjà que les sommes perçues en application de la
Loi sur la qualité de
l'environnement ou de l'un de ses règlements sont versées au Fonds de
protection de l'environnement et du domaine hydrique de l'État. De plus,
l'article 15.4.41.1 de cette loi, tel que modifié par l'article 72 du
projet de loi, prévoit également que les contributions financières perçues à
titre de compensation pour l'atteinte à des milieux humides et hydriques en
application de la
Loi sur la qualité de l'environnement sont affectées au
financement de projets visant la restauration ou la création de milieux humides
et hydriques, notamment ceux admissibles à un programme élaboré en vertu de la
Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et favorisant une
meilleure gouvernance de l'eau et des milieux associés.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 122? Mme
la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui. Merci.
Le Centre québécois du droit de l'environnement soulignait que... bon, on dit
que «l'article 46.0.5 énonce les situations dans lesquelles l'autorisation
est subordonnée à la compensation. Il ne s'agit... Il ne s'agit pas d'un
pouvoir discrétionnaire. Les modifications proposées... proposées font en
sorte, là, que le ministre serait lié par cette décision et incapable d'exiger
la compensation lors de la délivrance des autorisations ministérielles.» Est-ce
que vous pouvez commenter cette affirmation?
M. Charette : J'ai un
complément, là, de note. C'est par cohérence, essentiellement. Donc, ce que
la... ce que ça dit, c'est : À partir du moment où il y a une décision qui
est rendue par le gouvernement en vertu d'un des articles, là, 31 et... 31.5,
31.7.1 et 31.7.2, ça lie le ministre. On ne peut pas aller à l'encontre d'un
décret gouvernemental. Naturellement, nous sommes liés aux... nous sommes tous
liés aux décrets gouvernementaux. Et, par la suite, ça... je continue de lire
la notre... la note, c'est-à-dire... exerce, par la suite, les pouvoirs dans le
cadre du régime d'autorisation ministérielle et des déclarations de conformité.
Donc, il y a un décret. Le ministère de l'Environnement est assujetti à ce
décret-là par la force des choses. Mais, par la suite, il y a quand même les
pouvoirs, là, qui s'appliquent en vertu, là, du régime d'autorisation
ministérielle et des différentes déclarations de conformité.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. Mme la députée.
Mme Dufour : Oui. Mais, en
fait, ce que je lis, puis je veux juste bien comprendre... parce que ce qu'on
nous dit ici, c'est qu'il semble que ce ne serait pas possible d'exiger de
compensation lors de la délivrance des autorisations ministérielles. Là, on
parle de décret. Est-ce que c'est l'intention que, par décret, on détermine que
des projets ne soient pas admissibles à une compensation financière?
M. Charette : C'est-à-dire,
si le décret précise qu'il n'y en a pas, on ne peut pas aller à l'encontre du
décret, mais ça dépend quelle est la portée du décret. On peut, par exemple,
autoriser un projet sans qu'il y ait d'exclusion par rapport aux compensations
qui seraient à verser. Mais tout ça pour dire que le ministère de
l'Environnement ne peut pas aller à l'encontre d'un décret gouvernemental. Mais
ce n'est pas tout décret qui exclurait d'emblée toute forme de compensation.
Là, naturellement, c'est une formulation qui est générale, qui peut couvrir
différents types de projets, mais je ne peux pas... je ne peux pas répondre par
l'affirmative, ne sachant pas, là, quelle serait la portée d'un éventuel
Mme Dufour : Pourquoi on
enlève le dernier paragraphe?
M. Charette : Ça, dans les
faits, on a le... c'est mentionné dans le commentaire, là, on supprime le
dernier alinéa afin de corriger une redondance. C'est qu'on a ces
dispositions-là ailleurs dans le... dans la loi ou dans le projet de loi. Je ne
relirai pas le commentaire, là, mais c'est tout simplement prévu où sont
destinées les sommes qui sont... qui sont recueillies, là, à travers les...
Mme Dufour : ...parce que le
Centre québécois du droit à l'environnement nous recommandait de retrancher
cet... en fait, le deuxième alinéa qui supprime cet article... ce bout de
paragraphe là. Je comprends que, peut être, qu'il n'avait pas les notes, là,
qui nous disent que c'est de la redondance parce que ça se retrouve ailleurs.
M. Charette : Juste, sans
relire en entier, juste une petite, petite portion du commentaire. Le
paragraphe 10 de l'article 15.4.40 de la
Loi sur le ministère du Développement
durable, de l'Environnement et des Parcs prévoit déjà que les sommes perçues en
application, et là ça décline le reste, mais c'est déjà... c'est que ça se
retrouve ailleurs, tout simplement. Donc, ce volet-là en est réellement un, là,
de correction de redondance.
Mme Dufour : Oui, je pense,
c'est vraiment... La plus grande inquiétude, évidemment, c'est l'article qui
dit... bien, la portion qui dit : «Malgré les premier et deuxième alinéas,
dans le cas d'une demande d'autorisation...», bon, en fait, le ministre est
lié par cette décision. C'est la crainte que, finalement, on utilise cette
disposition pour éviter d'avoir à exiger des compensations financières, là.
C'est ce que je comprends.
M. Charette : Naturellement,
on parle de mesures... Ce serait exceptionnel de dire : Le gouvernement
passe outre un cadre établi par décret, c'est exceptionnel. Et même s'il y
avait pareil décret, ça ne veut pas dire qu'il n'y aurait pas de compensation
qui serait exigée. Et, pour le premier volet de la collègue, là, l'article 72
du projet de loi précisait justement la direction des sommes recueillies à
travers les compensations. Donc, c'est réellement pour éviter une redondance.
Mme Dufour : C'est bon.
Le Président (M. St-Louis) : Merci.
S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix de
l'article 122. Est-ce que cet
article est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. St-Louis) : Merci.
Poursuivons avec la lecture de l'article 123. M. le ministre.
M. Charette : Merci, M. le
Président.
L'article 46.0.6 de cette loi est modifié :
1° par l'ajout, au début, de l'alinéa suivant :
«Le ministre refuse de délivrer ou de
modifier une autorisation relative à un projet dans des milieux humides et
hydriques lorsque le demandeur refuse de payer la contribution financière
exigée en vertu du premier alinéa de l'article 46.0.5.»;
2° par le remplacement, dans ce qui
précède le paragraphe 1°, de «Outre» et de «une autorisation relative à un
projet dans des milieux humides et hydriques» par, respectivement, «De plus,
outre» et «ou de modifier une telle autorisation»;
3° par le remplacement, dans le
paragraphe1° de ce... dans le paragraphe 1° - pardon - de «qu'il ne peut, pour
les fins de son projet, est par le paragraphe un qu'il ne peut, pour des fins
de son projet, éviter de porter atteinte aux milieux» par «que son proje, évite
au maximum l'atteinte à des milieux humides et hydriques»;
4° par le remplacement, dans le paragraphe
2°, de «d'atténuation proposées par le demandeur ne permettent pas de réduire
au minimum» par «proposées par le demandeur ne permettent pas de minimiser»; et
5° par la suppression du paragraphe 4°.
Et le commentaire. Cet
article modifie à
l'article de cette loi pour clarifier que le ministre doit - et non peut -
refuser une demande d'autorisation lorsque le demandeur refuse de payer la
contribution financière exigée en vertu de l'article 46.0.5 de cette loi. Les
modifications proposées clarifient également que les motifs de refus prévus par
le deuxième alinéa sont applicables à une demande de modification d'une
autorisation ministérielle. Les modifications aux paragraphes 1° et 2° du
deuxième alinéa découlent de celles apportées à l'article 46.0.3 et à l'article
46.0.4 de cette loi. Il vise à clarifier les motifs de refus relatifs à
l'effort d'évitement et aux mesures de minimisation proposées.
• (12 h 30) •
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui, merci, M.
le Président. On constate... On nous dit, là, à l'article : «Outre les
motifs de refus prévus par d'autres dispositions, le ministre peut refuser de
délivrer.» Puis là il y avait une option qui était... si le demandeur refuse,
de payer la contribution financière. Ça, ce n'est pas expliqué dans la note
explicative. Pourquoi on enlève ça...
Haut de la page
12 h 30 (version non révisé
e) Des voix : ...
M. Charette : ...j'entends les
explications de ma collègue et je les valide aussi en même temps, c'est qu'on l'a
juste plus haut, dans le premier... dans le premier paragraphe, c'est mentionné :
«Le ministre refuse de délivrer ou de modifier une autorisation relative à un
projet dans des milieux humides et hydriques lorsque le demandeur refuse de
payer la contribution financière en vertu du premier alinéa.» C'est juste pour
une meilleure... une meilleure disposition, là, du texte, mais on a la même
finalité, là, juste un petit peu plus haut.
Mme Dufour : Excusez-moi, M.
le ministre, c'est où que vous voyez que ça dit : Lorsqu'il refuse de
M. Charette : En fait, le
premier, premier paragraphe de 46.0.6 du nouveau texte proposé.
Mme Dufour : Ah! O.K., O.K., O.K.
Excusez-moi, je ne l'avais pas vu. O.K. Donc, ça, c'est la première raison de refus.
Puis là, en plus, on dit : Il peut refuser... mais je ne sais pas pourquoi
qu'on l'a changé, mais en tout cas. O.K. Ensuite, on dit... on a changé le fait
qu'il ne peut, pour les fins de son projet, éviter de porter aux milieux... il
ne peut éviter de porter atteinte, c'est ça, aux milieux, on l'a changé par «que
son projet évite au maximum l'atteinte». Ça, pourquoi on a fait ce changement-là?
Parce que c'est un peu la crainte, je pense, qui est évoquée, c'est de dire :
Bien, avant, c'était... il fallait éviter de porter atteinte, là on dit :
Bien, éviter au maximum. C'est moins, c'est... on baisse la barre.
M. Charette : Pas du tout. C'est
un petit peu ce qu'on a mentionné, et c'est par souci de cohérence, dans les
articles précédents aussi. À partir du moment où c'est totalement évité, il n'y
a pas d'autorisation qui est requise. Là, on est dans un contexte d'autorisation.
Donc, pour autoriser, il faut démontrer, là, qu'on a tenté d'éviter au maximum.
Mais, si c'est totalement évité, bien, il n'y a tout simplement pas d'autorisation,
là, requise.
Mme Dufour : D'accord. Écoutez...
En tout cas, je... tu sais, je pense, le Centre québécois du droit de l'environnement
l'a mentionné, là, que c'était un... c'était un enjeu, là, la façon que c'était
écrit. Je suis consciente qu'il y a parfois des moments où on ne peut pas... ce
n'est pas possible d'éviter à 100 %, c'est pour ça que je n'ai pas proposé
l'option d'enlever «au maximum», parce que ça, ça voudrait dire : Bien, un
centimètre ne serait pas possible, mais ça reste que, comme je disais, on... j'ai
hâte de voir les résultats, mais jusqu'à maintenant on n'est pas impressionnés des
résultats.
M. Charette : Mais, pour cet
article-là, comme pour les 120 et 121 discutés précédemment, on est dans un
contexte d'autorisation, et, si c'est 100 % évité, il n'y a pas d'autorisation
nécessaire. Donc, c'est la raison pour laquelle la précision est faite.
Mme Dufour : C'est bon.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. Mme la députée, est-ce que vous avez d'autres interventions?
Mme Dufour : Pas pour cet
article.
Le Président (M. St-Louis) : Je
vais mettre l'article aux voix. Donc, est-ce que l'article 123 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. St-Louis) :
Nous poursuivons avec l'article 124. M. le ministre.
M. Charette :
Article pour
lequel nous aurions un amendement, M. le Président. Je vais d'abord lire la
version originale. Donc :
L'article 46.0.9 de cette loi
est modifié :
1° par la suppression de la dernière
phrase du premier alinéa;
2° par l'insertion, après le premier
alinéa, du suivant :
«À défaut, l'autorisation pour l'activité
qui porte atteinte à des milieux humides et hydriques est annulée de plein
droit. Le ministre rembourse, sur demande du titulaire, toute contribution
financière que ce dernier a versée en vertu du premier alinéa de l'article 46.0.5,
sans intérêts, dans les 30 jours de sa demande.»
Et le commentaire : Cet
article
modifie l'article 46.0.9 de cette loi afin, notamment, de clarifier que la
période de validité prévue à cet
article ne s'applique qu'à l'égard de
l'activité à être réalisée dans les milieux humides et hydriques et ne
s'applique pas à la réalisation des autres activités visées par l'autorisation,
le cas échéant.
De plus, les modifications proposées
prévoient que, pour obtenir le remboursement de la contribution financière dans
le cas d'une annulation de plein droit, le titulaire de l'autorisation doit en
faire la demande. Et les modifications prévoient également que le ministre aura
30 jours suivant la demande de remboursement pour effectuer le remboursement.
Le Président (M. St-Louis) : Je
vous remercie, M. le ministre, Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui. Me
laissez-vous le temps de prendre connaissance...
M. Charette : Et je vais
M. Charette : ...
Mme Dufour : ...l'amendement?
Le Président (M. St-Louis) : Oui.
Allez-y. On va...
Mme Dufour : Oui. Bien, c'est
ça, moi, je suis... j'étais rendue à essayer de lire l'amendement. Ça fait
Le Président (M. St-Louis) : Parfait.
Donc, nous allons suspendre quelques instants. Merci.
Mme Dufour : Bien non.
Le Président (M. St-Louis) : Non?
Mme Dufour : Non, non. Je
pense qu'il va le lire.
M. Charette : Je fais la
lecture de l'amendement? On pourra...
Mme Dufour : C'est ça.
Pendant qu'il va le lire, je vais pouvoir...
Le Président (M. St-Louis) : O.K.
Je pensais que c'était... Excusez-moi. Je pensais que c'était fait. Allez-y.
M. Charette : Parfait. Non.
Donc, remplacer le paragraphe un de l'article 124 du projet de loi par le
suivant :
«1 dans le premier alinéa :
«
a) par le remplacement de "relative
à un projet dans des milieux humides et hydriques que doit débuter l'activité
concernée" par "délivrée en vertu de l'article 22 doit débuter
l'activité portant atteinte à des milieux humides et hydriques";
«
b) par la suppression de la dernière
phrase.»
Et le commentaire : C'est une
question de concordance, donc en concordance avec la modification proposée par
le projet de loi au deuxième alinéa de l'article 46.0.9 de la loi.
L'amendement vise à clarifier que cet
article ne s'applique pas à l'égard de
toutes les activités composant le projet autorisé par le ministre en vertu de
l'article 22 de la loi, mais uniquement à l'égard de l'activité réalisée
dans les milieux humides... dans les milieux humides et hydriques.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. Mme la députée.
Mme Dufour : Oui. J'ai quelques
questions, peut-être, par rapport au changement. On dit que «le ministre
rembourse toute contribution financière sans intérêt.» Ça, c'est. Si la... dans
le fond, là, l'activité est annulée, là, l'autorisation de plein droit est
annulée. Actuellement...
M. Charette : Et je n'ai pas
de difficulté à voir... à avoir cet échange-là. Mais on peut se concentrer sur
l'amendement, dans un premier temps, parce...
Mme Dufour : Sur
l'amendement. O.K. C'est parce que je le regardais... Bien, c'est... c'est
difficile de le prendre juste sur l'amendement, parce que là, on doit discuter
de l'article et de l'amendement. On n'a pas fait ni l'un ni l'autre comme...
M. Charette : Effectivement.
Mais pour... Et l'échange se déroule bien, là, je n'ai pas de problème avec ça.
Cependant, l'amendement n'aborde pas la question soulevée par la collègue, là.
C'est réellement une petite précision, là, de concordance. Mais, après, on
pourrait revenir à l'article, là, comme tel sans problème.
Mme Dufour : Bon. Bien,
peut-être expliquer la... en vertu de l'article 22, on parle de
l'article 22 de quoi? De la LQE?
M. Charette : C'est
l'article 22 de la LQE.
Mme Dufour : Oui. C'est ça.
Généralement, on le... on le précise. Là, c'est parce qu'on est à l'intérieur
de la même loi qu'on ne le précise pas? O.K. J'ai vu la juriste en arrière qui
a dit oui. D'accord.
M. Charette : En fait,
c'est... c'est formidable, vous avez une vue que moi, je n'ai pas. Je comprends
qu'il y a plein de têtes qui hochaient va dans le bon sens.
Mme Dufour : O.K. C'est ça.
Puis on enlève «relatives à un projet... des milieux humides... doit
débuter...» Ça fait que, quand c'est délivré en vertu de l'article 22,
c'est nécessairement un projet dans les milieux humides et hydriques?
M. Charette : Que c'est
l'atteinte uniquement, là, aux milieux humides et hydriques, là, qui est... qui
est visée, là, par...
Mme Dufour : Parfait. Je n'ai
pas d'enjeu avec l'amendement. Tu sais, je ne sais pas pourquoi qu'on a senti
le besoin de le changer parce qu'on dit sensiblement la même chose, là.
M. Charette : Sans doute des
clarifications légistiques de concordance, là, comme ça le mentionne dans le
commentaire.
Mme Dufour : C'est ça. Mais
ça veut dire la même chose?
M. Charette : Oui. Non,
effectivement. C'est... C'est l'avantage...
Mme Dufour : Parce que...
Parce que je vous ai entendu souvent dire : Quand ça ne change pas le
sens, ne n'est pas nécessaire de le faire, le changement.
M. Charette : Non. Mais,
c'est-à-dire, c'est une question de concordance. C'est ce qu'on a aussi souvent
dit des omnibus législatifs. C'est rare, donc ça permet de faire le ménage, un
petit peu, là, dans les articles de loi.
Le Président (M. St-Louis) : ...adopté?
Merci. Nous allons retourner à l'article 124 tel qu'amendé. Mme la
députée.
• (12 h 40) •
Mme Dufour : Oui. Donc, je
repose ma question. Donc là, on est dans le remboursement. Ça, c'est quelque
chose qu'on dit. Avant... Avant... Précédemment, ça disait, bon, l'autorisation
est annulée de plein droit. Là, on change... ça semble être sensiblement la
même chose, là, où on dit que, si, dans les deux ans de la délivrance de
l'autorisation, les travaux ne sont pas effectués, bien là, l'autorisation est
annulée de plein droit. Puis, ça, est-ce que c'est l'annulation... est-ce qu'il
y a cette annulation pour l'article 22 ou c'est... Parce qu'en fait, ça,
c'était un des enjeux. C'est que les certificats... les certificats d'autorisation,
en vertu de l'article 22, dans le passé, ils n'avaient pas de date
d'échéance. Là, est-ce qu'on comprend avec ça que c'est après deux ans, il y a
échéance?...
Des voix : ...
M. Charette : En fait, c'est
uniquement au niveau de l'intervention dans les milieux humides qui doit se
faire dans les deux ans et non pas... si jamais il y avait d'autres volets à
l'autorisation, là, ça n'implique pas les autres volets, c'est uniquement le
volet milieux humides et hydriques a une période, là, de deux ans pour
maintenir sa validité.
Mme Dufour : Oui, mais c'est
ça. Donc, ça vient me confirmer... et s'il y a une autorisation de destruction
de milieux humides, si ce n'est pas fait dans les deux ans, ça vient à
échéance, cette autorisation, ce qui n'était pas le cas avant. Là, ça... je ne
sais pas à quel moment ça a été changé, là, la loi, ici, l'article 46.0.9
avant, mais, de mémoire, à Laval, on avait des autorisations qui datait de 10,
11, 12 ans puis qui étaient encore en vigueur.
M. Charette : Si on
regarde... Par contre, il y avait quand même une période qui était précisée. Si
on regarde dans le texte actuel, celui qui est en vigueur, là, au début du
46.0.9, c'est quand même indiqué, là, que le titulaire d'une autorisation relative
à un projet dans des milieux humides et hydriques doit débuter l'activité
concernée dans les deux ans de la délivrance de cette autorisation ou, le cas
échéant, dans un tout autre délai prévu à l'autorisation.
Mme Dufour : Et c'est ce que
je disais, je demandais : ça, ça date de quand, cette disposition-là?
Parce que ça n'existait pas avant, là. Mais quand je dis avant, je parle il y a
longtemps, là.
M. Charette : Ça date de
2017, mais avec l'entrée en vigueur en 2018.
Mme Dufour : O.K. Donc, ça
explique. O.K. Puis là on dit «sans intérêt... toute contribution, là,
rembourse toute contribution financière sans intérêt». Juste une question,
parce que là, on... on a fait référence un peu plus tôt au fonds, le fonds pour
les milieux humides et hydriques, là, le nom exact, là, je ne m'en rappelle
pas, mais si une contribution versée au fonds, prenons l'exemple que les fonds
ont été utilisés, là, ce n'est pas le cas actuellement, mais prenons l'exemple
qu'enfin les fonds sont utilisés, là, il y a une contribution qui faite, qu'il
y a plein de projets puis que là ça bouge, est ce que ça veut dire qu'il faut
attendre deux ans avant d'utiliser les sommes de chacun des projets? Qu'est ce
qui arrive si les sommes ont été utilisées dans des projets mais que,
finalement, la destruction n'a pas eu lieu et qu'on rembourse, là, il y a plus
d'argent dans le fonds? Tu sais, c'est hypothétique, parce que, comme j'ai dit,
il ne manque pas d'argent actuellement, mais advenant le cas où est-ce que toutes
les sommes étaient utilisées, c'est comment la mécanique de ça?
M. Charette : Ce n'est pas
une situation, là, qui est susceptible d'inquiéter le ministère. Ce sera
remboursé selon le montant payé. Si jamais c'était deux ans après, bien, ce sera
le montant payé et non pas les intérêts qui auraient pu courir entre temps, là.
Mais il n'y a pas d'inquiétude au niveau du ministère à ce niveau-là.
Mme Dufour : O.K. Mais si le
fonds n'a plus de sous à ce moment là, tu sais, je comprends qu'éventuellement
il va se renflouer avec des nouvelles demandes, mais...
M. Charette : C'est un fonds
qui est continuellement alimenté par les autorisations, là, qui sont délivrées.
Mme Dufour : O.K. Ça fait
qu'on pense qu'il n'y aura pas d'enjeux, mais s'il n'y avait pas d'argent dans
le fonds, on trouverait une autre source, j'imagine, pour rembourser.
M. Charette : Oui, mais il
n'y a pas d'inquiétude, effectivement, là, du côté du ministère.
Mme Dufour : O.K.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. Mme la députée, ça concluait vos interventions? Donc, je vais
mettre l'article aux voix, est-ce que l'article 124 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. St-Louis) :
On poursuit avec l'article 125, M. le ministre.
M. Charette : Merci, M. le
Président.
L'article 46.0.11 de cette loi est abrogé.
Commentaires : Cet
article supprime
l'article 46.0.11 de cette loi. Cette suppression est requise puisque son
contenu est modifié et déplacé dans la
section applicable à la procédure
d'évaluation et d'examen des impacts sur l'environnement au nouvel
article 31.5.1 proposé à... par l'article 90 du projet de loi. Et
j'ajouterai :
article qui a été adopté.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre.
Des voix : ...
Mme Dufour : Ici.
Mme Dufour : ...ce qu'on
abroge, ça... en fait, je vais vous lire les mots du Centre québécois du droit
de l'environnement. Le 46.0.1 qu'on abroge dit que le gouvernement peut déterminer
si une contribution financière est exigible ou si des travaux de compensation
peuvent la remplacer. Ce qu'on nous dit, c'est que le 31.5.1, ce n'est pas tout
à fait du même ordre. On donne plutôt au gouvernement le pouvoir de décider
qu'aucune compensation n'est requise, ni en argent ni en nature. Ce n'est pas
la même portée, qu'un cas on dise qu'on peut déterminer si une contribution
financière est exigée ou des travaux de compensation puis, dans l'autre cas,
c'est décider qu'aucune compensation n'est requise. Comment on juge que c'est
équivalent, les deux, là?
Des voix : ...
M. Charette : 31.5.1 a déjà
été adopté.
Mme Dufour : ...
M. Charette : Donc, c'est...
Mme Dufour : Peut-être juste
vous lire, là, le 31.5.1, là, un résumé, là, ce que ça dit, c'est :
Lorsque le projet porte atteinte à des milieux, le ministre décide si des
mesures de compensation sont exigibles, alors que l'article qu'on vient abroger
ici disait finalement que... on dit que, si une contribution financière est
exigible ou si le paiement peut être remplacé, en tout ou en partie, par
l'exécution de travaux visés au deuxième alinéa... Ce n'est pas la même chose,
Des voix : ...
M. Charette : En fait, il
faut aussi y aller, là, en vertu de l'application des articles 46.0.4 et
46.0.6, selon les objectifs de 46.0.1, donc dans une perspective où les cas,
là, sans compensation ne sont pas... ne sont pas fréquents, mais c'est des
éléments, là, qui avaient été déjà discutés, là, précédemment.
Mme Dufour : Vous avez dit
quels articles?
M. Charette : 46.0.4 et
46.0.6, selon les objectifs qui, eux, étaient précisés en 46.0.1. Et
l'article 46.0.11 indiquait, là, que le gouvernement déterminait si
contribution financière était... si la contribution financière était requise.
Donc, c'est réellement, là, des questions qui avaient été abordées, là, dans
les articles précédents.
Mme Dufour : Oui. C'est juste
que je me réfère au commentaire qui est ici, et le commentaire nous dit que,
bien, tout ça n'est plus nécessaire parce que c'est prévu au nouvel
article 31.5.1. Moi, ce que je dis : 31.5.1 ne fait pas la même
chose. 31.5.1 dit que le ministre détermine si des mesures de compensation sont
exigibles, alors qu'ici on dit que, s'il y en a une, ça peut être remplacé,
c'est soit un ou soit l'autre. On n'est... On n'est pas à la même place, là.
M. Charette : Oui. En fait,
on est à la place, parce que je mentionnais, en 31.5.1, à travers les articles
qui ont déjà été adoptés, les circonstances dans lesquelles ça s'appliquait.
C'est rare, mais ça peut arriver, et ça avait été discuté, là, lors de ces
articles-là.
Mme Dufour : Je devais... Je
ne devais sûrement pas être d'accord. Ça fait qu'on va... on va passer au vote
pour ça.
M. Charette : Et c'est la
beauté de la chose. On n'est pas obligés d'être d'accord sur tout,
l'important...
Mme Dufour : Je vais prendre
un vote par appel nominal, M. le Président.
• (12 h 50) •
Le Président (M. St-Louis) : D'accord.
Juste avant de procéder à la mise aux voix de l'article 125, juste...
précision, l'article 124 avait été adopté tel qu'amendé. Donc, maintenant,
nous allons procéder à la mise aux voix par appel nominal pour
l'article 125. Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Charette (Deux-Montagnes)?
M. Charette : Pour.
La Secrétaire
: Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice)?
Mme Tardif : Pour.
La Secrétaire
: Mme...
La Secrétaire : ...Mme Grondin
(Argenteuil)?
Mme Grondin : Pour.
La Secrétaire
: M. Bernard
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue)?
M. Bernard : Pour.
La Secrétaire
: Mme Jeannotte
(Labelle)?
Mme Jeannotte : Oui... Pour.
La Secrétaire
: Mme Dufour
(Mille-Îles)?
Mme Dufour : Contre.
La Secrétaire
: M. St-Louis
(Joliette)?
Le Président (M. St-Louis) : Abstention.
Donc, l'article est adopté. Nous allons poursuivre l'étude avec l'article 126,
M. le ministre.
M. Charette : Merci, M. le
Président. Donc,
L'article 46.0.22 de cette loi est modifié par le
remplacement, dans le paragraphe 4°, de «par le ministre en vertu de la
Loi sur
les espèces menacées ou vulnérables à l'égard d'une espèce floristique menacée
ou vulnérable ou par le ministre responsable de la Faune, notamment lorsqu'une
activité est réalisée dans un habitat faunique visé par» par «en vertu de la
Loi sur les espèces menacées ou vulnérables».
Et le commentaire. Cet
article modifie le
paragraphe 4° de l'article 46.0.22, en concordance avec les modifications
proposées à l'article 18 de la
Loi sur les espèces menacées ou vulnérables par
l'article 58 du projet de loi. La modification vise à préciser les lois en
vertu desquelles une contribution ou une compensation d'un autre type pourrait
être exigée plutôt que de verser... de viser par quel ministre elles sont
exigées.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. Mme la députée.
Mme Dufour : Non, je n'ai pas
de commentaire, M. le Président.
Le Président (M. St-Louis) : Parfait.
Donc, nous allons mettre cet
article aux voix. Est-ce que l'article 126 est
Des voix : Adopté.
Le Président (M. St-Louis) : Merci.
Nous allons poursuivre à l'article...
M. Charette : ...on suspendrait,
avec la permission des collègues, pour changer les équipes.
Le Président (M. St-Louis) : Parfait.
Donc, nous allons suspendre brièvement. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 53)
(Reprise à 12 h 55)
Le Président (M. St-Louis) : La
commission reprend ses travaux. Au moment de la suspension, nous en étions à
l'étude de l'article 127. M. le ministre.
M. Charette : Merci, M. le
Président. Donc,
L'article 46.8.1 de cette loi est modifié par le
remplacement, dans le troisième alinéa, de «ou la recherche et le développement
dans ce domaine» par «, le retrait de tels gaz de l'atmosphère ou la recherche
et le développement dans ces domaines ».
Et le commentaire. Cet
article modifie le
troisième alinéa de l'article 46.8.1 de cette loi afin de permettre que des
projets pouvant être réalisés par un émetteur assujetti au système de
plafonnement et d'échange de droits d'émission avec les normes recueillies en
application de cette disposition. Il vise aussi le retrait des gaz à effet de
serre de l'atmosphère.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui. Il y avait
un commentaire dans le mémoire du...
Mme Dufour : …Conseil patronal
de l'environnement du Québec. Je ne sais pas si vous en avez pris connaissance,
mais ils disaient… Parce que, là, on parle d'ajouter, dans le fond, le retrait
des gaz de l'atmosphère. On dit, là, que, les sommes, dans le fond, ça fait
référence ici l'article, là, aux sommes qui sont utilisées, là, du fonds… en
fait… du carbone, là, ce que je comprends, de ce qui… de ce qui vient de là. Et
là on nous dit : «L'expression retrait de l'atmosphère ne semble pas a
priori permettre d'utiliser les sommes mises en consigne pour la réalisation de
projets de captation à la cheminée des GES en vue de permettre leur stockage ou
une utilisation future.» Ils disent : «En effet, considérant que les gaz
captés à la cheminée ne sont jamais rejetés dans l'atmosphère, ils ne peuvent pas
être… ils ne peuvent être techniquement retirés. Si bien qu'aucun indicatif…
incitatif financier ne serait disponible pour favoriser la réalisation d'un tel
projet, faisant des projets de captation directe du carbone dans l'air les
seuls couverts dans… par le nouveau libellé.» Je… Loin de moi d'être une
experte, là, ça fait que je le lis, mais je ne suis pas certaine, là, de…
M. Charette : …il y a
consentement?
Mme Dufour : Oui, oui, tout à
Le Président (M. St-Louis) :
Consentement pour l'intervention de notre collègue. Donc, je vous demanderais
simplement de vous présenter, nom et fonction, s'il vous plaît.
M. Gibeault (Jean-François) :
Oui. Bonjour, Jean-François Gibeault, sous-ministre adjoint responsable de la
transition climatique et énergétique. C'est simplement que les dépenses
admissibles pour l'utilisation de la consigne vont être définies dans le projet
de règlement. Donc, normalement, il va y avoir un élargissement aussi pour
l'utilisation afin que les activités de retrait de l'atmosphère, capturées à la
cheminée par exemple, enfouissement géologique également, puissent être
admissibles. Donc, ça va… Il y aura des consultations à cet effet-là,
notamment, là, du CPEQ, pour préciser par exemple sur les questions où les
retraits de carbone ne sont pas permanents, parce qu'on fait, par exemple, des
biocombustibles avec, évidemment, il y a réémission du carbone à l'émission.
Donc, ça va demander des… je dirais, des précisions, puis des définitions qui
vont être à discuter de manière plus détaillée, je dirais, là, mais donc, là,
en gros, ça va venir via la réglementation et non pas la législation.
Mme Dufour : O.K., donc ça, je
pense que ça va les rassurer, là. Puis là je comprends que vous allez les
consulter. L'échéancier qui est prévu ou qu'on estime, là, possible pour ce
règlement, une fois l'adoption du projet de loi?
M. Gibeault (Jean-François) :
Bien, pour son édiction, là, on a une période, je pense… mais on pense que,
dans environ deux ans, l'ensemble des changements vont… pourront être
complétés.
Mme Dufour : Mais le règlement
qui va venir préciser la notion de retrait de l'atmosphère, ça, ce serait
M. Gibeault (Jean-François) :
Il faudrait qu'on précise l'échéancier, là.
Mme Dufour : Mais on est-tu
dans un échéancier de deux ans, quatre ans, six ans?
M. Gibeault (Jean-François) :
Bien, comme je vous disais, environ deux ans.
Mme Dufour : O.K. Avant… d'ici
deux ans, O.K., parfait. Parfait, je pense que ça répond à leurs
questionnements, là.
Le Président (M. St-Louis) :
Merci. Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, je mettrais… je vais mettre
l'article 127 aux voix. Est-ce que cet
article est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. St-Louis) :
Alors, compte tenu de l'heure, je suspends les travaux. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 59)
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15 h (version non révisée)
(Reprise à 15 h 11)
Le Président (M. St-Louis) : Alors,
la Commission des transports et de l'environnement reprend ses travaux. Nous
poursuivons l'étude détaillée du projet de loi n° 81, Loi modifiant
diverses dispositions en matière d'environnement. Lors de la...
Le Président (M. St-Louis) : ...suspension
de nos travaux cet avant-midi, nous en étions à l'étude de l'article 128.
Est-ce qu'il y avait lecture, interventions, je me...
Une voix : ...
Le Président (M. St-Louis) :
M. le ministre.
M. Charette : Merci, M. le
Président. Bonjour, tout le monde. Donc,
L'article 53.28 de cette loi
est modifié : 1° dans le premier alinéa :
a) par le remplacement,
dans ce qui précède le paragraphe 1°, de «des contenants, emballages, matériaux
d'emballage, imprimés ou autres produits qu'il désigne» par «l'offre de vente,
à la vente, à la distribution ou à toute autre forme de mise à la disposition
des contenants, emballages, imprimés ou autres produits qu'il désigne, ainsi
que des matériaux de ces derniers»;
b) par le remplacement des paragraphes 1° et
2° par les suivants : 1° fixer la proportion minimale de matériaux ou
d'éléments récupérés, recyclés ou autrement valorisés, qui doit être respectée
dans la fabrication, l'offre de vente, la vente, la distribution ou dans toute
autre forme de mise à disposition des contenants, emballages, imprimés ou
autres produits désignés, ainsi que des matériaux de ces derniers; 2° interdire
pour la fabrication, l'offre de vente, la vente, la distribution ou pour toute
autre forme de mise à la disposition des contenants, emballages, imprimés ou
autres produits désignés, ainsi que des matériaux de ces derniers, certains
matériaux ou certains mélanges ou association avec d'autres matériaux ou
éléments;
c) par le remplacement dans le paragraphe 3° de «ou emballages» par
«emballages, imprimés ou autres produits»; 2° par le remplacement, dans le
deuxième alinéa, de «ou emballages» par «emballages ou autres produits».
Et le commentaire : Cet
article
modifie l'article 53.28 de cette loi pour permettre au gouvernement de
déterminer par règlement les conditions ou les prohibitions applicables non
seulement à la fabrication des contenants, des emballages, des imprimés ou
d'autres produits que le gouvernement désigne mais également à l'offre de
vente, à la vente, à la distribution ou à toute autre forme de mise à la
disposition de ces derniers, et ce, dans le but de réduire davantage la
production de matières résiduelles. Ainsi, le pouvoir réglementaire prévu au
paragraphe 1° du premier alinéa de l'article 53.28 s'appliquera, d'une
part, non seulement aux matériaux ou aux éléments récupérés, comme c'est le cas
actuellement, mais également à ceux qui sont recyclés ou autrement valorisés.
Et d'autre part, il ne se limitera pas à la fabrication de ces derniers.
L'offre de vente, la vente, la distribution ou toute autre forme de mise à la
disposition des produits désignés, des matériaux dont ils sont composés seront
elles aussi visées. Quant à l'interdiction prévue au paragraphe 2° du premier
alinéa de l'article 53.28, elle visera aussi l'offre de vente, la vente,
la distribution ou toute autre forme de mise à la disposition des produits
désignés et des matériaux dont ils sont composés.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur cet article? Mme la
députée.
Mme Dufour : Oui. Merci, M.
le Président. Alors, d'abord, peut-être des questions : Pourquoi on ajoute
«à l'offre de vente et à la vente»? Parce qu'en toute franchise, ça se
ressemble beaucoup.
M. Charette : Avec le
consentement, on pourrait céder la parole à notre collègue.
Mme Dufour : Consentement.
Le Président (M. St-Louis) : ...de
la commission. Je vous invite à vous présenter, nom et titre, s'il vous
plaît... fonction.
Mme Boivin (Gitane) : Gitane
Boivin, directrice principale des matières résiduelles. En fait, pour répondre
à votre question, on a voulu viser le plus large possible, ça fait que l'offre
de vente et la vente, c'est vraiment dans l'objectif de viser le plus large
possible, couvrir toutes les possibilités. C'est aussi plus large que la
fabrication puis c'est dans le but que ce soit uniforme sur tout le territoire
du Québec, pas juste les fabricants qui fabriquent au Québec mais c'est aussi
ceux qui peuvent importer des produits, par exemple, puis que ce soit aussi
l'offre de vente de ces produits-là qui soit dans le pouvoir qu'on se donne
dans cet article-là.
Mme Dufour : Est ce que ça
peut couvrir... puis, tu sais, en toute franchise, offre de vendre puis vente,
pour moi, ça... j'ai l'impression que c'est pas mal la même chose. Mais,
mettons, je comprends que pour offre de vente, c'est plus large, est ce que ça
voudrait dire des sites à l'étranger par exemple, que les gens commandent?
Puis, tu sais, je vais être directe, là, Shein, Temu, c'est deux ce genre de
site là qui envoient beaucoup, beaucoup, beaucoup de vêtements...
Mme Dufour : ...de gamme qui
finissent dans nos rebuts. Est-ce que, ça, c'est le genre de choses qui
pourraient être couvertes par «offre de vente»?
Mme Boivin (Gitane) : Ça
pourrait être couvert aussi. Oui, en fait, là, des sites Web transactionnels,
par exemple, des gens au Québec qui achètent via des sites Web transactionnels,
ça pourrait être inclus là-dedans. Oui.
Mme Dufour : O.K. Excellent.
Donc, Amazon aussi?
Mme Boivin (Gitane) : Pardon?
Mme Dufour : Amazon aussi?
Mme Boivin (Gitane) : Oui,
peu importe le site Web transactionnel, ça pourrait. Oui.
Mme Dufour : O.K. Excellent.
Peut-être une autre question. On a... On a transformé la façon, là, qu'on écrit
certains paragraphes, là... on les a réécrits, plutôt. Puis on a rajouté, dans
«fixer la proportion minimale de matériaux». Avant, on disait «ou d'éléments
récupérés». Là, on a rajouté «d'éléments récupérés, recyclés ou autrement
valorisés». Pourquoi on a... on a eu besoin de rajouter ces deux éléments là,
«recyclés» puis «autrement valorisés»?
Mme Boivin (Gitane) : C'est
aussi pour couvrir, là, le plus large possible pour ne pas échapper, si je peux
dire, certains... certains produits. Ça fait que c'est vraiment dans cet
esprit-là. Oui. C'est pas mal ça.
Mme Dufour : Pour faire le
plus large.
Mme Boivin (Gitane) : Oui.
Mme Dufour : Il y a eu
beaucoup, beaucoup, beaucoup de commentaires dans les mémoires concernant cet
article-là. Donc, ça a généré beaucoup d'intérêt, parfois du positif, parfois
moins. Est-ce que... Peut-être mentionner d'abord le premier commentaire, qui
venait de l'Association canadienne du médicament générique, qui nous
disait : «Les fabricants ne peuvent pas développer des emballages uniques
uniquement pour le marché québécois. Si cette disposition s'appliquait aux
produits pharmaceutiques, elle perturberait la chaîne d'approvisionnement
internationale et augmenterait les risques de pénurie ou de rupture de stock au
Québec.» Quand je lis, j'avoue que je ne pense pas que ça... c'est modifié, à
«outre offre de vente et la vente», mais tout le reste était déjà... il y avait
déjà la possibilité de régir les emballages. Est-ce qu'actuellement le Québec
se distingue des autres provinces canadiennes dans ses normes d'emballage?
Mme Boivin (Gitane) : C'est
une question large que je n'ai pas la réponse exacte. Mais c'est vraiment dans
l'objectif que tout le monde soit égal sur le territoire du Québec, que la
portée de ce qu'on mettrait dans un futur règlement s'appliquerait à tout le
monde. Ça fait qu'est-ce que ces entreprises-là pourraient être touchées? Ça se
pourrait. Oui.
Mme Dufour : O.K. Mais ça va
être par règlement.
Mme Boivin (Gitane) : Oui.
Mme Dufour : Donc, on...
Avant. Mais là, actuellement, est-ce qu'il existe, ce règlement-là?
Mme Boivin (Gitane) : Non. Il
n'y a pas de règlement pris en vertu de cet article-là actuellement.
Mme Dufour : O.K. Donc,
l'article 53.28, jusqu'à maintenant, il n'y a pas eu de règlement. Mais,
la crainte c'est que... je pense, c'est qu'il vienne en place. Mais, s'il
venait en place, à ce moment-là, il serait consulté.
Mme Boivin (Gitane) : Oui.
Mme Dufour : Il y a la
Fédération québécoise des municipalités qui suggérait de «prévoir un mécanisme
de certification et de normalisation afin d'assurer que la proportion minimale
fixée soit respectée.» Est-ce que, ça, c'est quelque chose que vous avez
regardé? Ça peut être, j'imagine, dans le règlement, là.
Mme Boivin (Gitane) : Pouvez-vous
répéter votre question? Juste pour être sûre que j'ai bien compris.
Mme Dufour : La... Ils
demandent de «prévoir un mécanisme de certification et de normalisation afin
d'assurer que la proportion minimale fixée soit respectée.»
Mme Boivin (Gitane) : Oui.
Mme Dufour : Tu sais, parce
qu'on parle... c'est le un, là, «fixer la proportion minimale de matériaux
recyclés... récupérés, recyclés ou autrement valorisés.» Je comprends
qu'actuellement ça n'a pas été fait. Mais, si c'était mis en place, une
telle... si on fixait une norme, c'est... la question, c'est : Comment on
fait pour s'assurer que c'est respecté? Et je comprends que ce n'est pas
simple. Donc...
Mme Boivin (Gitane) : Il y a
déjà des travaux qui ont été faits avec le Bureau de normalisation du Québec
pour développer une certification sur le contenu recyclé. Ça fait qu'on est
vraiment en lien avec eux puis on travaille avec eux là-dessus.
• (15 h 20) •
Mme Dufour : O.K. Donc, ça
pourrait faire
partie du règlement, qu'il y ait une... que la norme soit en
vertu de... Bien, en fait, est-ce que ça deviendrait une norme du... c'est
BANQ. C'est-tu ça? Non...
Mme Boivin (Gitane) : En
fait, de la façon qu'on le ferait, ce serait probablement... puis là, c'est
utopique, mais on le ferait dans le règlement puis on référerait probablement à
la norme BNQ qui existe sur un pourcentage x de contenu recyclé à introduire
dans un produit.
Mme Dufour : O.K. Donc, ce
seraient eux qui seraient responsables à ce moment-là de valider. Est-ce que ce
serait l'organisme... tu sais, on... de certification? Parce que là, on parle
de normalisation, mais ils parlent aussi d'un mécanisme de certification.
Mme Boivin (Gitane) : En
fait, ce que ça pourrait faire, c'est un producteur, quelqu'un qui met en
marché un produit pourrait vouloir être reconnu pour la norme. Ça fait que
c'est lui qui aurait à faire les démarches auprès du BNQ, dans l'exemple qu'on
prend, pour avoir la certification...
Mme Dufour : …O.K. Ici, on
dit… là, on fixe la proportion minimale de matériaux récupérés ou recyclés,
mais est-ce qu'on peut interdire certains éléments? Je pense que oui, ici,
c'est le deux, hein? Interdire… Oui, pour la fabrication, certains matériaux ou
certains mélanges. Est-ce qu'on a déjà des choses en tête ici?
Mme Boivin (Gitane) : On
commence à avoir des choses en tête. Mais, oui, vous avez raison, c'est le
paragraphe 2 qui viendrait interdire la mise en marché de certains
produits. On pourrait penser à des produits en plastique à usage unique, qui se
fait sur certains… dans certaines municipalités du Québec, où on viendrait, là,
faire la même chose dans un règlement qui serait applicable sur l'ensemble du
territoire du Québec. Ça fait que ça, ça pourrait être un exemple, produit à
usage unique, on peut penser à des fourchettes en plastique, là, pour consommation
d'aliments.
Mme Dufour : Là, mais là, on
est dans un produit qui pourrait être interdit, mais est-ce qu'on pourrait
interdire, de la façon que c'est écrit, des éléments dans la fabrication de
certains produits?
Mme Boivin (Gitane) : Je
crois que oui, parce qu'il me semble que c'est… «ainsi que des matériaux de ces
derniers».
Mme Dufour : …ainsi que des
matériaux de ces derniers. Ça fait que ça, c'est considéré comme des
ingrédients d'une recette, ça pourrait être ça.
Mme Boivin (Gitane) : Oui.
Mme Dufour : Les matériaux.
M. Charette : Peut-être une
autre illustration aussi. On sait que certains types de plastique peuvent être
plus facilement valorisés que d'autres. Sans faire la nomenclature des numéros
de plastique, il y en a qui sont plus problématiques. Et, à travers la REP sur
la modernisation de la… de la collecte sélective, à travers d'autres règlements
aussi qui pourraient être développés, on pourrait faciliter la… justement, la
connaissance par rapport à ces types de produits là et faire en sorte que ceux
qui ne peuvent pas être recyclés ou valorisés ne soient tout simplement pas mis
en marché.
Mme Dufour : Mon Dieu! Ça fait
des années que j'en rêve.
M. Charette : C'est quelque
chose qu'on vivra peut-être ensemble, qui sait?
Mme Dufour : Tu sais, ceux,
là, qui… le six, le six et le sept.
M. Charette : Oui, déjà, déjà,
et là, je déborde un petit peu de l'étude de l'article en question, avec la
modernisation de la collecte sélective, dont une nouvelle étape a été franchie
le 1er janvier dernier, il y a cette responsabilité qui est donnée aux
producteurs, et ils ont moins en moins d'intérêt à mettre en marché des
produits, justement, qui ne se recyclent pas, parce que ça devient de plus en
plus pénalisant pour eux, mais la réglementation, notamment à travers cet
article-ci, nous permettrait d'être encore plus directifs.
Mme Dufour : Et justement,
Éco-entreprise Québec, c'était le prochain commentaire que j'allais mentionner,
les deux… ils nous disent : «Les deux modifications proposées pourraient
être utilisées comme véhicule pour implanter des mesures touchant à plusieurs
produits visés par la REP, collecte sélective, ce qui pourrait entraîner des
répercussions importantes sur la modernisation du système déjà bien entamée.
Pour ces raisons, EEQ recommande que des précisions additionnelles soient
apportées aux articles modifiés afin d'en préciser la teneur ou pour
circonscrire la nature des mesures qui pourraient être prises.» Là, on a eu des
exemples, mais je comprends que c'est… Est-ce que… est-ce que vous avez eu des
échanges avec eux depuis qu'ils ont soumis ce mémoire?
M. Charette : Régulièrement,
nous sommes en contact avec éco-entreprise Québec, notamment sur la question de
la modernisation de la collecte sélective, mais c'est réellement… on doit lire
l'article 128 comme étant un pouvoir habilitant pour développer de la
réglementation, donc c'est une réglementation qui va suivre, et, dans tout
processus de développement de réglementation, il y a des discussions en amont,
qu'on peut appeler de la… de la cocréation, pardon, et définitivement
Éco-Entreprise Québec sera de la partie, là, pour ces volets-là.
Mme Dufour : Mais est-ce que
vous avez eu des échanges précisément suite à leur mémoire sur cette crainte-là
qu'ils ont émise par rapport à l'article tel qu'il est rédigé?
M. Charette : Personnellement,
non, au niveau du ministère, là, certainement.
Mme Dufour : Certainement.
Donc, à…
M. Charette : Je confirme
qu'il y a des échanges par rapport au projet de loi, et il y en a eu avant même
leur… le dépôt de leur mémoire.
Mme Dufour : Oui, mais ça ne
les pas empêchés de faire ce commentaire-là, donc, visiblement, les échanges au
préalable ne les ont pas rassurés.
M. Charette : On parle, et on
l'a évoqué encore hier, du principe des bretelles et de la ceinture. Donc,
chaque occasion est bonne pour réitérer les points de vue des uns et des
autres, mais je les rassure, tout comme je nous rassure…
M. Charette : ...c'est un
pouvoir habilitant avec une réglementation à développer. Donc, Éco Entreprises
Québec sera forcément mise à contribution à ce niveau-là.
Mme Dufour : O.K. Le Conseil
patronal de l'environnement du Québec, lui, il disait... il se demandait
l'objectif que le gouvernement poursuit lorsqu'il propose de réglementer la
composition, la forme, le volume, la dimension et le poids. Moi, je n'ai pas vu
le volume, la dimension, le poids là-dedans. Est-ce que c'est l'intention qui
est visée?
M. Charette : C'est-à-dire
c'est une extrapolation, à partir du moment où on parle de contenants
d'emballage, imprimés ou autres produits... suppose qu'il peut y avoir
justement des conditions posées au poids des emballages ou des contenants et
autres. Mais, encore là, c'est un pouvoir qui serait confirmé à travers le 128,
mais il n'y a rien d'applicable sans l'édiction préalable de règlements à ce
niveau-là.
Mme Dufour : Et ma
compréhension, c'est que ça aurait été possible de le faire avant, vu qu'il
était déjà... il y avait déjà la possibilité de déterminer les conditions
applicables à la fabrication des contenants et emballages. Donc, c'est...
M. Charette : Effectivement.
Tout à fait.
Mme Dufour : O.K. Parfait. Ma
compréhension est la même que la vôtre. Le Front commun québécois pour une
gestion écologique des déchets, ce qu'ils nous disent, puis ils l'ont dit en
commission, qu'il faut faire attention dans le fond... Je résume, là :
Avant d'interdire des plastiques à usage unique, c'est de s'assurer qu'il y ait
une alternative. Puis là ils donnaient comme exemple, leur mémoire, «d'exclure
notamment des secteurs comme le domaine médical, où il n'y a pas d'alternative
convenable aux produits à usage unique».
M. Charette : Entièrement
d'accord. Je pense qu'à travers un
article on avait aussi évoqué la crainte que
nous partageons, si le produit de remplacement est aussi dommageable ou sinon
pire que l'effet causé par le produit lui-même, on ne fait pas de gain si on
remplace des produits par d'autres qui sont, par exemple, imperméabilisés avec
des PFAS, on n'a pas fait de gains a priori. Donc, c'est là où il faudra être
prudent et c'est là où la réglementation va guider les actions à poser.
Mme Dufour : Oui,
effectivement. Est-ce qu'on prévoit interdire la fabrication ou l'utilisation
de PFAS dans certains produits?
M. Charette : En fait, c'est
toutes des considérations qui sont possibles et qui le seront aussi à travers
les articles en question. Et c'est un...
Mme Dufour : Mais est-ce que
c'est déjà envisagé?
M. Charette : Bien,
c'est-à-dire il y a des réflexions, au ministère, sur la gestion des PFAS, très
certainement.
Mme Dufour : Mais dans la
fabrication des emballages, par exemple.
M. Charette : Ça peut aller
aussi loin que ça. Je ne serais pas en mesure aujourd'hui de vous parler de
calendrier, quelle forme exacte que ça prendrait. Mais, oui, il y a des
réflexions à ce niveau-là.
Mme Dufour : Et ce
règlement-là, on le prévoit sur quel horizon? Parce que je ne sais pas de quand
date l'article d'origine, mais, s'il n'y avait pas encore de règlement...
Est-ce que là il est en rédaction?
M. Charette : On n'est pas en
mesure de préciser un calendrier arrêté, là. On a eu l'occasion d'en parler
avec... à travers les différents articles. On a beaucoup, beaucoup de dossiers
en cours, mais on peut se donner à peu près le même échéancier qui a été évoqué
ce matin, un horizon de deux ans ou à peu près.
Mme Dufour : O.K. Il y a un
commentaire qui nous est venu de la Ville de Montréal, «le contenu recyclé
postconsommation ici d'un même produit doit être privilégié puisqu'il est l'un
des meilleurs moyens de stimuler la création de débouchés locaux et
circulaires». Donc... Puis là ils parlent même de la collecte des textiles.
Est-ce qu'il y a quelque chose d'envisagé pour les textiles à travers ce
règlement-là?
• (15 h 30) •
M. Charette : Pour la
collecte des...
Mme Dufour : Bien, eux, ils
parlaient de «contenu recyclé postconsommation issu d'un même produit doit être
privilégié parce que c'est un meilleur – ils disent, c'est -le meilleur moyen
pour stimuler la création de débouchés locaux et circulaires», là ils disent
«notamment pour les produits de plastique issus de la collecte sélective ou de
la collecte des textiles».
M. Charette : Dans le cas des
textiles, il y a... En fait, je ne nommerai pas de secteur en particulier. Je
vais vous parler d'un principe. On a ajouté, au cours des dernières années, des
nouvelles REP, des nouvelles responsabilités élargies des producteurs. Certains
dossiers sont en réflexion à ce sujet-là. On a ajouté de nouvelles REP.
Textile, c'est difficile, là, de l'associer directement à...
Haut de la page
15 h 30 (version non révisé
e) M. Charette : ...une REP à ce
moment-ci, mais c'est un des outils, là, à notre disposition, mais je ne serai
pas en mesure d'aborder la question précise des textiles aujourd'hui.
Mme Dufour : O.K. Mais ce
temps réflexion.
M. Charette : D'ajouter des
nouvelles REP, oui, très, très clairement.
Mme Dufour : O.K. Mais peut-être
pas... textile.
M. Charette : Comme je vous
dis, les textiles, c'est un domaine qui peut être très, très vaste.
Mme Dufour : Effectivement. Peut-être,
une question aussi, puis c'est toujours avec la question des plastiques à usage
unique, si on veut les interdire, puis il y a... plusieurs municipalités l'a
fait... l'ont fait déjà. Par contre, ce qu'on se rend compte, c'est que celles
qui ont le meilleur effet, puis il y en a que c'est ça qu'ils nous mentionnent,
ils disent, je pense, c'est regroupement national des conseils régionaux de l'environnement,
ils disent : Bien, tu sais, c'est bien beau, là, si on finit par interdire
quelque chose qu'au bout du compte c'est juste un autre produit jetable qui...
tu sais, le plastique qui est juste remplacé par un autre produit jetable. L'exemple,
c'est... tu sais, on voit, là, ici, au... le café Le parlementaire, on a des
petites cuillères en bambou, tu sais, que c'est absolument impossible de manger
avec ça, de la soupe, là. Moi, je m'en vais toujours chercher celle-là en métal
parce que c'est impossible. Ça fait que, tu sais, on développe des choses que,
finalement, ça se jeter dans... être dans les poubelles aussi. La Ville de
Terrebonne... Mascouche? Mascouche, si je ne me trompe pas.
M. Charette : Terrebonne.
Mme Dufour : Terrebonne.
Terrebonne a mis en place un système, tu sais, de... en fait, de réutilisation
qu'on sait que c'est le meilleur système. Est-ce que le gouvernement, s'il
arrive avec une interdiction comme ça, va accompagner les commerces pour faire
une transition puis aller, tu sais, faire un peu comme la ville de Terrebonne,
avoir finalement un système de récupération plutôt que de juste du jetable?
M. Charette : Bien, trois
éléments, peut-être, de réflexion à se partager. Et ce n'est pas de la mauvaise
volonté, mais il faut faire attention aux fausses bonnes idées. Mais, justement,
si on interdit un produit et que son équivalent, on le mentionnait tout à l'heure,
et aussi sinon plus dommageable, là, on est... on ne s'est pas aidé. Donc, avant
de parler d'interdiction, bien, il faudra s'assurer, justement, que l'alternative,
elle existe, qu'elle est applicable, cette solution-là, et qu'elle est réaliste
aussi. Je ne pense pas que le gouvernement lui-même ait la possibilité et même
l'intention de mettre en place un vaste système, là, de retour de contenants.
Les municipalités, par contre, et des commerces... les commerces eux-mêmes ont
la possibilité de le faire et plusieurs ont commencé à intégrer des pratiques
semblables. Donc, c'est certainement des initiatives qui peuvent être
encouragées et peut-être même éventuellement supportées financièrement, mais ce
n'est pas le gouvernement du Québec qui va se mettre à gérer ce type d'initiative
là, mais elles peuvent être encouragées et même soulignées, là, certainement.
Mme Dufour : Mais en fait ce
qui est intéressant avec la ville de Terrebonne, c'est qui ont pu démontrer que,
pour une majorité de restaurateurs, ça s'est avéré plus économique à long terme
parce qu'ils ont réduit leur facture de rebuts. Puis c'est quand même assez
cher, là, la gestion, les coûts de gestion des déchets. Mais pour la société en
général, c'est aussi un gain si on réduit réellement ce qui va à l'enfouissement.
Donc, on a un intérêt. Peut-être que la redevance pourrait servir, la redevance
sur l'enfouissement pourrait servir à financer une
partie de ce genre d'initiatives
là, par exemple.
M. Charette : Les redevances
d'enfouissement ont été augmentées ces dernières années avec l'intention
confirmée de les augmenter de nouveau. En fait, il y avait une certaine
stagnation depuis des années. Donc là, il y a une indexation qui est prévue. Et
les revenus de ces redevances-là peuvent être utilisés à différentes fins. On
regarde avec Recyc-Québec, justement, actuellement, là, comment être plus
efficace sur ces questions-là. Mais oui, c'est un outil de financement
possible.
Mme Dufour : O.K. C'est
intéressant. On parle de combien que c'est que c'est rendu, la redevance?
M. Charette : Mais il y a
différents types de redevances à l'enfouissement. On pourrait... je n'ai pas l'information,
là, en tête, là, mais on pourrait déposer l'information, là, à travers le
secrétariat sans problème, en fait, c'est l'engagement qu'on prend.
Mme Dufour : Merci. On va se
sauver du temps aux crédits. Ce sera déjà demandé.
M. Charette : Pardon?
Mme Dufour : J'ai dit :
On va sauver du temps aux crédits, on l'aura déjà demandé.
M. Charette : Et on aura les
réponses aux crédits également.
Mme Dufour : Merci.
M. Charette : Mais c'est un
beau sujet de discussion aux crédits. On peut faire le...
M. Charette : ...là-dessus
sans problème.
Mme Dufour : Je pense, ça
complète, M. le Président, mes questions.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
Mme la députée. S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons mettre
l'article 128 aux voix. Est-ce que cet
article est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. St-Louis) :
Adopté. Nous allons poursuivre avec l'article 129. M. le ministre.
M. Charette : Merci, M. le
Président. Donc :
L'article 53.29 de cette loi est
modifié :
1° par le remplacement, dans le paragraphe
1°, de «, des matériaux d'emballages, des imprimés ou d'autres produits» par «,
des imprimés ou d'autres produits désignés ainsi que des matériaux de ces
derniers»;
2° par le remplacement, dans le paragraphe
2°, de «ou les emballages» par «, des emballages ou d'autres produits».
Commentaire : Cet
article modifie
l'article 53.29 de cette loi afin que l'interdiction qui est prévue au
paragraphe 1° soit applicable à davantage de produits désignés et aux matériaux
qui les composent et que celle qui est prévue au paragraphe 2° soit applicable
non seulement aux produits qui sont dans des contenants et des emballages, mais
à d'autres produits que le gouvernement pourra déterminer par règlement en
application du premier alinéa de l'article 53.28 de cette loi. Ces
modifications assurent de plus la concordance avec celles proposées à
l'article 53.28 par l'article 128 du projet de loi.
Le Président (M. St-Louis) : Merci,
M. le ministre. Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Merci. Là, il y
a quand même un ajout majeur, qui est : on élargit beaucoup à d'autres
produits, ce qui n'était pas le cas. Avant, c'était limité aux contenants ou
emballages, ce qui pouvait être, pardon, interdit de vente si ça ne respectait
pas les normes réglementaires. Qu'est-ce qu'on a en tête? Parce que, là, c'est
beaucoup, beaucoup plus large.
Mme Boivin (Gitane) : On
vient, en fait, vraiment élargir, là, vous avez raison, la portée de cet
article-là, oui, par concordance avec 53.28 qu'on vient... qu'on vient
d'ajuster, mais on pourrait viser des produits dans des produits, par exemple,
ça fait que couvrir large. Pour vous donner un exemple plus précis, là, on
pourrait... Tu sais, il y a des vapoteuses qui ont une batterie à l'intérieur
de la batterie qui est indissociable, là, de la vapoteuse. Ça fait qu'on vient
ajouter ça pour élargir ou pour venir viser, par exemple, ce type de produit
là, des... tu sais, un