House Proceedings — 19 September 2019 (42nd Legislature, 1st Session)
2019-09-19
Quebec — Debates (Hansard)
Alors, bravo à vous
tous et à toutes! Merci.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le
député de La Pinière. Maintenant, je me tourne vers M. le député de La Prairie
pour sa déclaration.
Dubé : Alors, merci beaucoup,
Mme la Présidente. Vous allez noter, aujourd'hui, dans nos
tribunes, que nous allons avoir la chance d'avoir des Filles du roi, les
Filles du roi qui vont fêter, cette année, un anniversaire de leur arrivée au Québec. En fait, c'est la
journée du 22 septembre, qui est maintenant inscrite officiellement au Répertoire du
patrimoine culturel du Québec.
Alors,
comme on le sait, ces dames-là sont arrivées il y a plusieurs années et ont
contribué à notre culture, ont contribué
à ce que nous sommes maintenant, notre langue, etc. Et j'ai eu la chance, au
cours des dernières semaines, d'en rencontrer plusieurs dans mon comté,
à La Prairie. Je suis même en train de travailler sur mon arbre
généalogique, parce qu'il y a plusieurs des
familles, au Québec, lorsqu'on remonte notre arbre généalogique — Mme la Présidente, je vois que vous
faites signe que oui — qu'on
a plusieurs de ces dames-là qui sont dans nos familles.
Alors,
au nom de tous les députés et au nom de l'Assemblée nationale, j'aimerais les
reconnaître encore une fois aujourd'hui.
Elles font
partie de notre patrimoine. Et, pour ceux de mes collègues députés
de tous les côtés, ce midi, on les a
invitées à dîner au café parlementaire. Alors, ceux qui voudront aller les
rencontrer, je veux les saluer et je vous invite à le faire avec moi.
Alors, mesdames,
merci beaucoup d'être là aujourd'hui. C'est un plaisir de vous avoir avec nous.
Merci.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Merci, M. le député. Et nous vous
souhaitons la bienvenue à l'Assemblée nationale.
Maintenant, pour la
prochaine déclaration, je vais céder la parole à M. le député de
Laval-des-Rapides.
Polo : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Je m'adresse aujourd'hui à
vous pour souligner les succès des équipes
du Québec lors des championnats nationaux juvéniles de basketball, qui avaient
lieu le 11 août dernier. Pour la première
fois de son histoire, les quatre équipes qui représentaient notre belle
province ont été sacrées championnes nationales.
tiens, tout d'abord, à féliciter les garçons des équipes U15, U17, qui ont
toutes deux disputé des finales éclatantes contre les favoris historiques, l'Ontario, avant de ramener les grands
honneurs au Québec. Les filles des équipes U15, U17 ont ensuite
conclu cette journée historique avec une impressionnante force de caractère, ce
qui leur a valu deux victoires convaincantes.
J'aimerais
féliciter deux jeunes athlètes issus du programme Nobel de Basketball Laval;
Cassandre Prosper et Freud St-Félix
ont, tous les deux, obtenu la mention joueuse et joueur par excellence dans la
catégorie U15. Ces brillantes réussites
témoignent évidemment du travail acharné des athlètes mais également du soutien
des parents, du dévouement des entraîneurs du Programme excellence de
Basketball Québec. Félicitations également à toute la communauté de
basketball du Québec, les programmes du réseau scolaire RSEQ, les programmes
civils et les programmes AAU!
En terminant, je dirais : «Respect the Q.»
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Merci beaucoup, M. le député de
Laval-des-Rapides. Maintenant, je cède la parole à Mme la députée de Bellechasse.
Lachance : Merci, Mme la Présidente. J'aimerais, Mme la Présidente, souligner la
créativité et l'entrepreneurship de
M. Pascal Charette, distillateur artisan des Etchemins qui, au terme de négociations, d'essais et de nombreux
tests, a fondé la distillerie de Sainte-Sabine, il y a tout juste un an. Les
amateurs d'eau-de-vie fine peuvent maintenant
déguster des produits uniques et distinctifs, aromatisés ou non, tous faits à
base de sirop d'érable. Pascal Charette peut être fier du concept identitaire qu'il a développé. En effet, ses
eaux-de-vie sont inspirées du terroir, de la géographie et de l'histoire de la localité. Elles sont
d'ailleurs commercialisées sous le nom de Rock, clin d'oeil à la Sainte-Sabine,
qui est bâtie sur le roc, dans une région couverte d'érablières.
Félicitations pour ce projet, résultat de
l'implication de toute la communauté de Sainte-Sabine! Merci.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la députée de
Bellechasse, et je cède maintenant la parole à Mme la députée de
Sherbrooke.
Labrie : Merci, Mme la Présidente. Vous savez, parfois, on rencontre
des citoyens qui vivent des difficultés face aux lacunes dans nos services publics, mais on rencontre aussi des citoyens
qui se mobilisent pour combler ces lacunes. Et, à Sherbrooke, on a deux femmes extrêmement dévouées, Keila et
Véronique, toutes deux éducatrices spécialisées et mères d'enfants à besoins particuliers, qui ont
mis sur pied une ressource adaptée aux réalités des familles comme la leur.
Elles ont créé La Libellule, qui offre des
services aux jeunes ayant, par exemple, un trouble de l'autisme, un retard de
développement ou une déficience ainsi qu'à leur entourage.
La Libellule
accueille des jeunes qui ne peuvent pas fréquenter l'école à temps plein ou un
service de garde à temps plein, des
jeunes qui vivent une rupture de fonctionnement et qui doivent quitter l'école
pour un moment et même des personnes de plus de 21 ans qui font souvent
face à un trou noir de services. C'est une ressource qui est inestimable pour
les familles de la région de Sherbrooke, et j'espère que le gouvernement sera
attentif au modèle développé à La Libellule,
qu'il reconnaîtra que c'est un complément essentiel à nos services publics, qui
méritent d'être financés, et qu'il s'en inspirera pour développer de
nouveaux services adaptés aux familles d'enfants à besoins particuliers.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la députée de
Sherbrooke. Et je cède maintenant la parole à Mme la députée de
Verchères.
Dansereau : Merci,
Mme la Présidente. Je salue et félicite
une jeune Julievilloise qui s'est démarquée de façon exceptionnelle lors de la finale provinciale du
Championnat international des jeux mathématiques et logiques. Laura
Higgins-Smith, étudiante en troisième secondaire, a remporté les honneurs parmi
plus de 21 000 participants. Grâce à
cet exploit, elle fut l'une des huit représentantes du Québec qui s'est mesurée
à l'élite des quatre coins du globe lors de la grande finale
internationale à Paris au mois d'août dernier.
Au nom de
toute la population du comté de Verchères et en mon nom personnel, nous tenons
à te féliciter pour ta soif
d'accomplissement, qui déborde nos frontières. Tu nous rappelles à tous que la
jeunesse inspire et façonne le Québec d'aujourd'hui et de demain. Bravo,
Laura! Nous sommes fiers de toi. Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la députée de Verchères. Je reconnais maintenant M. le député de René-Lévesque.
Ouellet : Merci, Mme la Présidente. En 2015, le traversier F.-A.-Gauthier entrait en
service sur le fleuve, entre Matane
et la Côte-Nord. Il s'en est suivi est une période de rodage, entremêlée
de bris de toutes sortes, qui a soulevé la colère et la déception chez les usagers. Trois ans plus tard, les deux
propulseurs du navire sont déjà en fin de vie. Le Gauthier est mis au rencart et laisse ainsi la population
de l'Est du Québec sans service de traversier fiable durant plus de
six mois.
Il s'ensuit
ensuite une suite de péripéties des plus rocambolesques, dignes d'une mauvaise
comédie et, encore hier, pour une
troisième fois, un navire frappe le quai. Bref, une succession de navires qui
peine à offrir un service fiable aux
citoyens et aux entreprises des deux rives. Du côté de Tadoussac, de longues
files de voitures peinent à traverser le Saguenay... ont encore
découragé de nombreux Nord-Côtiers et vacanciers de passage chez nous.
Mme la Présidente, je tiens à saluer le courage des usagers de la STQ, qui ont la vie
difficile cette année. Ils se sentent
prisonniers dans leur propre région; ils sont toujours en attente d'une
action gouvernementale pour dédommager les entreprises laissées pour
compte et d'un avancement de leur bureau de projet pour un pont sur le
Saguenay.
On ne lâche pas, Mme la Présidente, je suis avec
eux. Nous l'aurons, notre pont. Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le
député de René-Lévesque, et, maintenant, je me tourne vers Mme la députée de Berthier.
Mme Proulx
(Berthier) : Merci, Mme la Présidente. Le 13 septembre dernier, la Maison des jeunes Le
Gros Orteil de Saint-Jean-de-Matha — c'est chez moi, ça — dans
la belle circonscription de Berthier, a fêté son 25e anniversaire. Un quart de siècle, des jeunes, des ados de 12 à
17 ans, où l'apprentissage, le plaisir sont réunis, Mme la Présidente. Des équipes d'intervenants
aussi qui sont impliquées, à l'écoute des besoins de ces jeunes-là de 12 à 17.
Je tiens d'ailleurs à offrir mes
remerciements les plus sincères à cette équipe, qui est totalement
dévouée à la jeunesse de Saint-Jean-de-Matha. Des valeurs comme le respect, la démocratie — on parle d'autonomie, et de solidarité, et
de justice sociale — sont à
l'honneur dans cette maison-là. Tous
connaissent l'importance d'une telle ressource dans la communauté et dans la municipalité de Saint-Jean-de-Matha. Ces jeunes sont notre
avenir.
Donc,
j'aimerais, Mme la Présidente, dire merci aux jeunes également.
Merci de faire de nos maisons des jeunes des lieux pleins de vie, pleins de
sourires. Merci à vous tous, longue vie!
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la
députée de Berthier.
Maintenant, la prochaine déclaration sera celle de M.
le député de Saint-Jean.
Lemieux : Merci, Mme la Présidente. La Balade de rêve de la Fondation Le Renfort, à
Saint-Jean-sur-Richelieu, en était,
ce samedi, à sa 10e édition. La Balade de rêve, c'est une idée toute simple et tellement
efficace, parce que c'est la communauté qui commandite des propriétaires de
véhicules particuliers et de voitures d'exception pour faire faire des balades à plus d'une centaine d'usagers de la
fondation, qui aide les personnes vivant avec des déficiences intellectuelles
ou un trouble envahissant du développement et, bien sûr, leurs familles.
Vous devinez la suite : une journée de rêve pour
eux et des dizaines de milliers de dollars de plus pour permettre à la
fondation de continuer de les soutenir et de les encourager le reste de
l'année. La Balade de rêve, que l'on doit à M. Jacques
Charette, que je salue, en passant, c'est plus que du financement, c'est la
célébration et l'incarnation de ce que la communauté fait pour aider la
Fondation Le Renfort, que je remercie au nom des citoyens de Saint-Jean.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député
de Saint-Jean. Maintenant, pour clore cette rubrique de déclarations, je
cède la parole à M. le député de Chutes-de-la-Chaudière.
M. Picard :
Merci, Mme la Présidente. L'école secondaire Les Etchemins, située dans le
quartier Charny, célèbre, cette année, son 50e anniversaire.
Pour souligner l'événement, la
Fondation Défi Jeunesse a organisé une soirée retrouvailles qui aura lieu le 21
septembre. Anciens élèves, professeurs
et directeurs seront réunis pour partager de bons souvenirs en plus d'assister
au dévoilement du mur de l'excellence de l'ESLE, qui rend hommage à une
trentaine d'anciens étudiants qui se sont démarqués dans leur parcours
respectif.
Depuis sa création, l'école
a pour mission d'offrir aux jeunes un milieu de vie stimulant. Divers
programmes d'activités permettent aux jeunes
de développer leur passion, que ce soit en musique, en sport, en sciences et
même en entrepreneuriat. Je veux
souligner la présence de M. Yves Saint-Maurice, ancien directeur et
porte-parole de la soirée des retrouvailles, accompagné de
Mme Annie Dumont et de M. Gérard Fillion, représentants de l'école
secondaire.
Félicitations à
l'ESLE, qui a accompagné et motivé les jeunes dans leur parcours scolaire
depuis maintenant 50 ans! Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le
député. Et nous vous souhaitons la bienvenue à l'Assemblée nationale.
Ceci met fin à la
rubrique des déclarations de députés.
Et je suspends nos
travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à
9 h 53)
Le Président :
Mmes et MM. les députés, nous allons nous recueillir quelques instants.
Je vous remercie.
Veuillez vous asseoir.
Nous poursuivons les
affaires courantes.
Aujourd'hui, il n'y a
pas de déclarations ministérielles.
À la rubrique
Présentation de projets de loi, M. le leader du gouvernement.
Jolin-Barrette : Oui, M. le Président. Je vous demanderais d'appeler
l'article a, s'il vous plaît.
Président : À
l'article a du feuilleton, M. le
ministre des Finances présente le projet de loi n° 36,
Loi modifiant la
Loi sur les
compagnies concernant la participation et la prise de décision aux assemblées
des personnes morales sans capital-actions. M. le ministre.
Girard (Groulx) : Merci, M. le Président. Alors, projet de loi n° 36,
Loi modifiant la
Loi sur les
compagnies concernant la participation et la prise de décision aux
assemblées des personnes morales sans capital-actions.
projet de loi apporte des modifications concernant la participation et la prise
de décision lors des assemblées des conseils d'administration et des
membres des personnes morales sans capital-actions.
projet de loi prévoit que, sous réserve de dispositions contraires dans les
actes constitutifs de ces personnes morales ou dans leurs
règlements :
1° les
administrateurs ou les membres, selon le cas, pourront à l'aide de moyens
permettant à tous les participants de
communiquer immédiatement entre eux participer à distance à toute assemblée
sans que l'accord de l'ensemble des administrateurs ou des membres ne
soit requis;
2° les
participants à toute assemblée pourront voter par tout moyen de communication
permettant que les votes recueillis puissent être vérifiés subséquemment
et que le caractère secret du vote, s'il y a lieu, soit préservé.
projet de loi reconnaît par ailleurs que les résolutions écrites et signées par
tous les membres ont la même valeur que si elles avaient été adoptées au
cours d'une assemblée générale. Merci, M. le Président.
Le Président :
M. le leader de l'opposition officielle.
M. Tanguay :
Oui, merci, M. le Président. Évidemment, nous avons pris connaissance du projet
de loi et nous nous réservons l'option de demander, le cas échéant, des
consultations, M. le Président. Merci.
Le Président :
M. le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : Oui, M. le Président. Ce sera avec plaisir. Nous
échangerons entre les différents cabinets.
Le Président : Alors, la
question d'usage : Est-ce que l'Assemblée accepte d'être saisie du projet
de loi?
Le Président : Adopté. M. le
leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : Oui, M. le
Président. Je vous demande d'appeler l'article b, s'il vous plaît.
Président : À l'article b du feuilleton, M. le ministre de
l'Énergie et des Ressources naturelles présente le projet de loi
n° 35, Loi visant à moderniser certaines règles relatives à la publicité
foncière et à favoriser la diffusion de l'information géospatiale. M. le
ministre.
M. Julien : Oui, merci, M. le
Président. Donc, le projet de loi n° 35, Loi visant à
moderniser certaines règles relatives à la publicité foncière et à favoriser la
diffusion de l'information géospatiale.
Ce projet de
loi introduit diverses mesures visant à assurer l'implantation, à terme, de
l'obligation de transmettre les réquisitions d'inscription au Registre
foncier par un moyen technologique.
Le projet de
loi remplace les bureaux de la publicité des droits établis dans les
différentes circonscriptions foncières par le Bureau de la publicité
foncière.
Le projet de loi prévoit également des mesures
visant à limiter la présence, sur le Registre foncier, de certains renseignements personnels et de mentions relatives
à une atteinte à l'intégrité physique ou psychique d'une personne. Il précise que l'Officier de la publicité foncière
caviarde, sur demande, de tels renseignements apparaissant dans les documents
déjà publiés.
Enfin, des modifications sont aussi prévues pour
favoriser la diffusion de l'information géospatiale. Merci.
Le Président : M. le leader
de l'opposition officielle.
M. Tanguay : Quant à ce projet de loi, M. le Président, nous demandons la tenue de consultations
particulières et nous aimerions que le leader du gouvernement s'y
engage. Merci.
Le Président : M. le leader
du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : M. le
Président, nous aurons des échanges, et il y aura des consultations
particulières relativement au projet de loi.
Le Président : Est-ce que
l'Assemblée accepte d'être saisie de ce projet de loi?
Le Président : Donc, adopté.
À la
rubrique Dépôt de documents, M. le ministre de l'Environnement et de la Lutte
contre les changements climatiques.
M. Charette :
Merci, M. le Président. Je dépose le rapport annuel de gestion 2018-2019
du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement.
Le Président : Ce document
est déposé. Mme la ministre de la Justice.
Mme LeBel :
Merci, M. le Président. Je dépose les rapports annuels de
gestion 2018-2019 de la Commission des services juridiques, de l'Office des professions du Québec et du
Directeur des poursuites criminelles et pénales. Et je le fais en
français.
Président : Ces documents sont déposés. Mme la ministre des
Relations internationales et de la Francophonie.
Mme Girault :
Merci, M. le Président. Je dépose le rapport annuel 2018-2019 du ministère
des Relations internationales et de la Francophonie. Merci.
Le Président : Ce document
est déposé.
Pour ma part,
je dépose une lettre que m'a adressée M. le premier ministre dans laquelle il
m'informe des désignations suivantes
Chauveau, à
titre de membre permanent,
en remplacement de Mme Lise Lavallée, députée de Repentigny; Mme Lise
Lavallée, députée de Repentigny, à
titre de membre suppléant, en remplacement de M. Sylvain Lévesque, député
de Chauveau; et M. Bruno... Mario Asselin, je m'excuse, député de
Vanier-Les Rivières, à
titre de membre suppléant.
M. le premier vice-président de l'Assemblée et
député des Chutes-de-la-Chaudière.
Vice-Président (M. Picard) : M. le Président, je propose que ces
adoptées.
Le Président : Cette motion
est-elle adoptée?
Le Président : Adopté.
Je dépose une lettre que m'a adressée
Mme Lise Thériault, députée d'Anjou—Louis-Riel, m'informant de sa
démission à
titre de présidente de la Commission de l'aménagement du territoire
en date du 18 septembre dernier.
Je dépose le rapport d'activité 2018-2019
du Commissaire à l'éthique et à la déontologie.
Je dépose également le rapport d'activité 2018-2019
du Commissaire au lobbyisme.
À la rubrique
Dépôt de rapports de commissions, Mme la
présidente de la Commission de la
culture et de l'éducation et députée d'Anjou—Louis-Riel.
Thériault : Merci, M.
le Président. Je dépose le rapport de
la Commission de la culture et de l'éducation qui, le
18 septembre 2019, a procédé à l'élection à la présidence et à la
vice-présidence de la commission.
Merci.
Président : Merci. Ce
rapport est déposé. Mme la présidente de la Commission de l'aménagement du territoire
et députée des Mille-Îles.
Charbonneau : M. le
Président, je dépose le rapport de la
Commission de l'aménagement du
territoire qui, le 18 septembre 2019, a procédé à l'élection à
la présidence et à la vice-présidence de la commission.
Président : Merci. Ce rapport est maintenant déposé. Mme la
présidente de la Commission de l'économie et du travail et députée de
Huntingdon.
IsaBelle : Merci, M. le Président. Je dépose le rapport de la
Commission de l'économie et du travail qui, les 17 et 18 septembre 2019, a tenu des auditions publiques
dans le cadre de consultations particulières sur le projet de loi n° 33, loi modifiant le Code du travail
concernant le maintien des services essentiels dans les secteurs publics et
dans les secteurs public et parapublic.
Président : Merci. Ce rapport est maintenant déposé. Mme la
présidente de la Commission des transports et de l'environnement et
députée de l'Acadie.
St-Pierre : Merci,
M. le Président. Je dépose le rapport de la Commission des
transports et de l'environnement qui,
les 12, 13, 14 et 15 août 2019, a tenu des auditions publiques dans
le cadre de consultations
particulières sur le mandat d'initiative portant sur les enjeux de recyclage et de
valorisation locale du verre. La commission s'est également réunie en
séance de travail le 9 avril, les 12, 13, 14 et 15 août et les 17 et
18 septembre 2019 relativement à ce mandat. Ce rapport
contient neuf recommandations.
Le Président : Merci. Ce
rapport est déposé.
À la rubrique
Dépôt de pétitions, bien, aujourd'hui encore, plusieurs pétitions prévues. Comme le règlement
le prévoit, un maximum de
15 minutes, je le rappelle, est consacré à cette étape. Le cas échéant, le dépôt de certaines pétitions sera reporté à la prochaine
séance. Au départ, Mme la députée de Taschereau.
Mme Dorion : Merci, M. le Président.
Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par
74 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont les
suivants :
«Considérant que les déversements de pétrole causés par les
pipelines peuvent occasionner plusieurs problèmes à la faune et [à] la flore marine, soit des déformations, de l'érosion
des nageoires, des lésions ou des tumeurs causées à des poissons et la
baisse de la qualité de l'eau;
«Considérant que les pipelines, au Québec,
ont une capacité de transport maximale d'environ 578 000 barils
de pétrole par jour;
«Considérant que, chaque jour, plusieurs milliers de barils
de pétrole passent à proximité de la rivière des Prairies, de la rivière
des Outaouais, de la rivière Richelieu et de quatre autres cours d'eau importants;
«Considérant que la construction de nouveaux
pipelines fait beaucoup de bruit et de poussière, diminuant énormément
la qualité de vie des animaux, surtout pour les animaux marins, qui peuvent
même mourir à cause d'une trop grande exposition au bruit;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous, soussignés, demandons au gouvernement du
Québec :
«De faire une loi visant à interdire la
construction de nouveaux pipelines sur le territoire québécois;
«De raffermir
les lois déjà en
vigueur en matière de pipelines pour que ceux-ci soient plus sécuritaires et que les
compagnies soient sanctionnées plus sévèrement lors d'écart à la loi, pour
préserver l'environnement.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition.
Le Président : Cet extrait de
pétition est maintenant déposé. À nouveau, Mme la députée de Taschereau.
Mme Dorion : Merci,
M. le Président. Je dépose l'extrait
d'une pétition adressée à l'Assemblée
nationale, signée par
381 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont les suivants :
«Considérant
qu'avec l'application de l'alinéa 27.1 de l'article 111 du
Règlement sur l'aide aux personnes et aux familles ayant eu lieu le 1er janvier 2019, les prestataires d'aide de
dernier recours ont droit de recevoir des dons d'un maximum de 100 $
par mois avant de voir leurs prestations coupées;
«Considérant
que des personnes assistées sociales ont engendré des dettes en rapport à des
dons qu'elles ont reçus antérieurement à 2019;
«Considérant que le remboursement de
ces dettes se fait à même la prestation d'aide de dernier recours et que
ceci a un impact direct sur les conditions
de vie des personnes assistées sociales qui voient leurs prestations diminuées;
«Considérant
que la pénalisation des dons est un recours qui empêche la solidarité entre les
membres d'une société et entre les membres d'une famille;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au gouvernement du Québec d'ajuster les dettes des
personnes assistées sociales en
fonction de l'application actuelle de l'alinéa 27.1 de l'article 111
du Règlement sur l'aide aux personnes et aux familles rétroactivement au
1er janvier 2019.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
Le Président :
Cet extrait de pétition est déposé. Mme la députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy :
Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par
12 202 signataires... pétitionnaires, pardon.
Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant
que le Québec interdit le dépôt de garantie, alors qu'il est permis et
fonctionne partout ailleurs au Canada et dans le monde;
«Considérant qu'un
propriétaire sur trois a déjà exigé un dépôt;
«Considérant que les
dommages laissés par les locataires en quittant s'élèvent à 150 millions
de dollars par année et à 250 millions de dollars pour les loyers impayés;
«Considérant que seulement 6 %
des propriétaires [s'adressent] à la Régie du logement récupèrent leur argent;
«Considérant
qu'un dépôt favorise la conciliation et qu'une majorité de propriétaires
renonceraient ainsi au tribunal, évitant au locataire un dossier
judiciaire;
«Considérant
que les locataires ayant un
dossier de crédit plus faible auraient un meilleur choix de logements;
«Considérant le nombre de logements laissés dans un état
inacceptable par le locataire sortant, nuisant ainsi au
locataire entrant;
«Considérant les mécanismes éprouvés ailleurs, tel un compte
en fidéicommis;
«Considérant que le projet de loi n° 16, présenté en avril 2019,
n'aura aucun impact sur les délais après audience et les délais de
rigueur, responsables des deux tiers des loyers perdus;
«Considérant que
cette mesure, introduite progressivement, pourrait être incluse dans une clause
au bail;
«Et l'intervention réclamée
se résume ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au gouvernement du Québec :
«D'entreprendre
une modification législative afin qu'il soit permis d'exiger, lors de la
conclusion d'un bail de logement, un dépôt de garantie servant à
rembourser un loyer impayé ou tout autre dommage;
«Qu'il se porte
garant pour éviter aux locataires à faibles revenus de verser un dépôt.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition. Et j'aimerais aussi souligner
la présence de Benoit Ste-Marie, de la CORPIQ.
Le Président :
Cet extrait de pétition est maintenant déposé. Mme la députée de Gaspé.
Perry Mélançon : Merci, M. le Président. Je
dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée
par 941 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du
Québec.
«Les
faits invoqués sont les suivants :
«Attendu
que, depuis près de 14 ans, les préposées et préposés au retraitement des
dispositifs médicaux demandent une reconnaissance de leur profession;
«Attendu
que l'expertise acquise par les préposées et préposés au retraitement des
dispositifs médicaux lors de leur formation est unique et déterminante
dans la lutte contre les infections nosocomiales;
«Attendu
que les préposées et préposés au retraitement des dispositifs médicaux doivent
constamment s'adapter aux changements
dans les méthodes de chirurgie et des dispositifs médicaux ainsi qu'à la
résistance sans cesse grandissante des micro-organismes;
«Attendu
que, dans le cadre de leur travail, les préposées et préposés au retraitement
des dispositifs médicaux sont exposés
à des risques importants pour leur santé, notamment liés aux contaminants en
suspension dans l'air, aux agents pathogènes
transmissibles par le sang, aux produits chimiques ainsi que par la
manipulation d'instruments contaminés par des liquides biologiques;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au gouvernement du Québec : «D'entreprendre un
processus qui mènera à une reconnaissance professionnelle des préposées
et préposés au retraitement des dispositifs médicaux;
«De modifier
le
titre de la profession en remplaçant le terme "préposée et
préposé" par celui de "technicienne et technicien" au
retraitement des dispositifs médicaux;
«D'exiger dorénavant l'attestation
d'études collégiales en retraitement des dispositifs médicaux comme condition
d'entrée de la profession dans tout le réseau de la santé.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
Le Président :
Cet extrait de pétition est déposé. Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.
Massé : Merci, M. le Président. Je
dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée
par 844 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du
Québec.
«Les
faits invoqués sont les suivants :
«Considérant
qu'en plein coeur du Plateau—Mont-Royal se trouve l'ancien institut des sourdes-muettes — l'Institut
Raymond-Dewar et le 3725 Saint-Denis;
«Considérant
que le Comité logement du Plateau Mont-Royal et des membres de la communauté
sourde de Montréal se mobilisent pour s'approprier le site,
pratiquement inoccupé, en s'assurant qu'il conserve une vocation sociale,
publique et communautaire;
«Considérant
les besoins criants en logement social sur le territoire du Plateau—Mont-Royal et les besoins criants en
logement social et adapté de la communauté sourde;
«Considérant la
presque inexistence de terrains disponibles pour la construction de logements
sociaux sur le territoire du Plateau—Mont-Royal;
«Considérant l'attachement et l'histoire de la
communauté sourde pour le site de l'ancien institut des sourdes [et] muettes;
«Considérant
que le précédent gouvernement libéral s'était engagé publiquement à transférer le site
de l'ancien institut des sourdes [et] muettes à la ville de Montréal;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous, soussignés,
demandons au gouvernement du Québec :
«De transférer le
site de l'ancien institut des sourdes-muettes à la ville de Montréal et de
fournir les fonds nécessaires pour les rénovations majeures prévues sur
l'ensemble du site;
conclure la transaction en s'assurant que l'ancien institut des sourdes-muettes
garde une vocation sociale, publique et communautaire;
conclure la transaction en s'assurant qu'une
partie du site soit destinée à des
activités et services [...] pour la communauté sourde; et
conclure la transaction en s'assurant qu'une
partie du site soit réservée afin
de développer du logement social.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
Le Président :
Cet extrait de pétition est déposé. Mme la députée de Fabre.
Mme Sauvé :
Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée
par 193 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes
du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant
que les crues printanières de 2017 ont causé des dommages considérables et
qu'il faudra réparer d'autres dommages encore plus considérables suite
aux crues de 2019;
«Considérant que des
permis de construction ont été et sont encore délivrés dans les zones à risque;
«Considérant
que les changements climatiques laissent présager d'autres débordements dans les
prochaines années;
«Considérant que
notre territoire et ses communautés sont parmi nos biens les plus précieux;
«Considérant
qu'exproprier les habitants en offrant une somme trop peu élevée n'est pas une
solution viable pour tous;
«Considérant que le Québec
est hautement à risque en matière de réchauffement climatique;
«Considérant
que les digues temporaires installées montrent une bonne efficacité pour
protéger les résidences;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous, soussignés,
demandons au gouvernement du Québec :
«D'agir afin de
sécuriser de façon durable les citoyens qui vivent aux abords des cours d'eau;
«Qu'une consultation
publique soit tenue afin d'entendre les citoyens touchés en première ligne;
démarrer la construction de digues permanentes durables et en harmonie avec
l'environnement, d'améliorer les infrastructures nécessaires à la
gestion de la nappe phréatique, du système pluvial et des eaux grises;
«De se doter des
moyens nécessaires, en collaboration avec les municipalités, pour la pérennité
des rives, des riverains, de l'habitat et de l'économie locale.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
Le Président :
Cet extrait de pétition est maintenant déposé. À nouveau, Mme la députée de
Fabre.
Sauvé : Je dépose l'extrait
d'une pétition adressée à l'Assemblée
nationale, signée par
119 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont
les suivants :
«Considérant
que les crues printanières de 2017 ont causé des dommages considérables et
qu'il faudra réparer d'autres dommages encore plus considérables suite
aux crues de 2019;
«Considérant que des permis de construction ont
été et sont encore délivrés dans les zones à risque;
«Considérant
que les changements climatiques laissent présager d'autres débordements dans
les prochaines années;
«Considérant que notre territoire et ses
communautés sont parmi nos biens les plus précieux;
«Considérant qu'exproprier les habitants en offrant
une somme trop peu élevée n'est pas une solution viable pour tous;
«Considérant que le Québec est hautement à
risque en matière de réchauffement climatique;
«Considérant
que les digues temporaires installées montrent une bonne efficacité pour protéger
les résidences;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous, soussignés, demandons au gouvernement du
Québec :
«D'agir afin de sécuriser de façon durable les
citoyens qui vivent aux abords des cours d'eau;
«Qu'une consultation publique soit tenue afin
d'entendre les citoyens touchés en première ligne;
«De démarrer
la construction de digues permanentes durables et en harmonie avec
l'environnement, d'améliorer les infrastructures nécessaires à la
gestion de la nappe phréatique, du système pluvial et des eaux grises;
«De se doter des moyens nécessaires, en
collaboration avec les municipalités, pour la pérennité des rives, des
riverains, de l'habitat et de l'économie locale.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition.
Le Président : Cet extrait de
pétition est également déposé. Mme la députée de Marie-Victorin.
Fournier : Merci, M. le Président. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale et signée par 6 799 pétitionnaires. Désignation :
citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont les suivants :
«Considérant que, chaque année, des milliers de
chats adoptables et en parfaite santé sont mis à mort pour l'unique raison que
les services animaliers sont débordés;
«Considérant
que des colonies de chats dits errants se multiplient d'une manière
incontrôlable, leur imposant des conditions de vie et de mort horribles;
«Considérant que des citoyens incapables de
fermer les yeux sur cette situation d'errance féline tentent par tous les moyens de les sauver en dépensant temps
et argent, et ce, au détriment de leur santé financière et psychologique;
«Considérant
que la
Loi sur le bien-être et la sécurité de l'animal stipule que l'animal est
un être doué de sensibilité et une préoccupation sociétale;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous, soussignés, demandons au gouvernement du
Québec :
«D'imposer une réglementation uniforme pour la
stérilisation féline, sauf exception;
«De faciliter
l'accès à des cliniques fixes et mobiles dédiées à la stérilisation et au
micropuçage à prix abordable pour tous les citoyens, sans
discrimination, et d'offrir un soutien financier aux citoyens à faibles
revenus;
«D'encadrer et soutenir financièrement la mise en
place du système CSRM — capture, stérilisation relâche et maintien — dans
toutes les municipalités, de centraliser les résultats et statistiques obtenus
pour le gérer efficacement;
«De demander
l'implication de l'Ordre des médecins vétérinaires dans la solution en
procédant à la révision de ses règlements et politiques pour faciliter la
stérilisation et le micropuçage à prix abordable, accomplissant ainsi sa
mission d'assurer la santé et le bien-être des animaux et de veiller à
la santé publique.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition.
Le Président : Cet extrait de
pétition est déposé. Mme la députée d'Argenteuil.
Grondin : Merci, M. le Président. Je dépose l'extrait d'une pétition
adressée à l'Assemblée nationale, signée par 347 pétitionnaires.
Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont les
suivants :
«Considérant
qu'un grand nombre d'objets de plastique à usage unique échappent à tout
recyclage et s'accumulent dans l'environnement;
«Considérant
que de nombreux pays ont déjà interdit ces objets et que ceux-ci y sont
remplacés par des substituts biodégradables;
«Considérant
que les plastiques sont des matériaux pratiques, adaptables, utiles et
économiques, mais que leurs utilisation, réutilisation et recyclage
peuvent et doivent être optimisés;
«Considérant
qu'une telle optimisation permettrait de récupérer la valeur économique du
matériau, amoindrirait le coût de dépollution, tout en préservant la
nature;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au gouvernement du Québec :
«D'interdire
le plus rapidement possible les objets fabriqués de plastique à usage unique
comme les ustensiles, les assiettes,
tout récipient pour aliments et boissons, dont les verres, gobelets et tasses à
usage unique, notamment ceux en styromousse, leurs couvercles, les
pailles et les agitateurs de boisson;
«D'imposer
une consigne significative sur toutes les bouteilles de plastique à usage
unique, notamment sur les bouteilles d'eau, dans le but [d'augmenter]
considérablement les taux de récupération et de recyclage;
«D'exiger
que ces bouteilles de plastique à usage unique soient toutes constituées de polytéréphtalate
d'éthylène et qu'il soit imposé
qu'elles contiennent, de manière graduelle, de 30 % à 60 % de
produits recyclés dans leur fabrication.»
Je certifie que cet extrait
est conforme à l'original de la pétition.
Président : Cet extrait de pétition est maintenant déposé. Le
temps pour le dépôt de pétitions étant maintenant écoulé, je voudrais
dire que les autres pétitions pourront être déposées lors de la prochaine
séance.
n'y a pas de réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une
violation de droit ou de privilège.
vous avise également qu'après la période de questions et réponses orales sera
tenu le vote reporté sur la motion du député de Robert-Baldwin débattue
hier aux affaires inscrites par les députés de l'opposition.
suis maintenant prêt à rendre ma directive sur la question soulevée hier par le
leader de l'opposition officielle. Sa
question concerne l'intervention, sur Twitter, du ministre de l'Environnement
et de la Lutte contre les changements climatiques
au sujet des travaux entourant le rapport de la Commission des transports et de
l'environnement dans le cadre de son
mandat d'initiative portant sur les enjeux de recyclage et de valorisation
locale du verre. Le leader de l'opposition officielle reproche plus
précisément au ministre de s'être immiscé dans le travail de la commission.
rappelle tout d'abord brièvement les faits. La commission s'est dotée de ce
mandat d'initiative le 9 avril 2019. Ce mandat prévoyait qu'à
la suite des consultations qui ont été tenues en août dernier la commission
fasse rapport à l'Assemblée — j'ouvre les guillemets — «au plus tard à la troisième journée de
reprise des travaux en septembre 2019», c'est-à-dire aujourd'hui. Le
rapport vient d'ailleurs tout juste d'être déposé à la rubrique des dépôts
de rapports de commissions.
Dans
le cadre de ce mandat, les membres de la commission se sont réunis en séance de
travail mardi dernier pour discuter des
observations, conclusions ou recommandations qui pourraient être formulées dans
leur rapport. À la suite de cette rencontre, la députée de Maurice-Richard a publié un tweet dans lequel elle déplorait que,
et je cite, «la CAQ impose un rapport
vide en refusant que les membres de la commission fassent leur travail».
Fin de la citation.
lendemain, le ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements
climatiques lui a répondu ce qui suit
sur Twitter, et je cite également : «Vous avez jusqu'à 14 heures
aujourd'hui pour accepter que le rapport de la commission contienne de véritables constats et recommandations. Il est
temps pour vous d'agir comme la personne soucieuse de l'environnement
que vous dites être. La décision vous revient.» Fin de la citation.
Lors
des plaidoiries, il a été fait mention des discussions des membres de la
commission, en séance de travail, au sujet des observations, conclusions
et recommandations à inclure dans le rapport de la commission.
ce sujet, l'article 159 du règlement mentionne que — début de citation — «les séances des commissions sont publiques, sauf lorsqu'il s'agit de séances de
travail». Fin de la citation. Ainsi, par opposition aux séances des commissions,
qui sont publiques, les séances de travail
ont lieu en privé. Toutefois, le fait que ces travaux ne soient pas publics
n'en fait pas pour autant des séances à huis clos au sens de l'article 160
du règlement qui a pour effet de rendre secrets les témoignages entendus, les documents reçus et les délibérations. En droit
parlementaire, la notion de huis clos a une signification bien précise, et, comme l'a déjà mentionné la
présidence par le passé, et je cite : «...le fait de divulguer toute
information faisant l'objet d'un huis clos peut constituer un outrage au
Parlement.» Fin de la citation. Nous ne sommes pas ici en présence de travaux
qui ont été tenus à huis clos.
Maintenant,
il reste que les séances de travail ne sont pas publiques, et l'objectif du
caractère privé de ces rencontres est
notamment d'offrir un cadre favorisant les discussions franches et libres entre
les membres de la commission. Je compte sur les membres des commissions pour que ce but soit atteint et je leur
demande de bien mesurer l'effet d'en relater la teneur dans l'espace
public.
Cela
dit, l'article 176 du règlement prévoit que la commission détermine en séance
de travail les observations, conclusions ou recommandations qu'elle
entend formuler dans son rapport. Il importe ici de rappeler que, lorsqu'une
commission se donne un mandat d'initiative, aucun membre de l'Exécutif ne prend
part à ses travaux et qu'il revient exclusivement aux membres de la commission
de décider du contenu du rapport qui en découle.
Dans
une décision que je rendais en décembre dernier, je rappelais que les mandats
d'initiative avaient été introduits dans notre règlement en 1984 et
avaient notamment pour but de rehausser le rôle du Parlement et des députés en
leur donnant de nouveaux moyens pour exercer
leurs fonctions de façon plus efficace et avec une autonomie accrue vis-à-vis
l'Exécutif.
À la lumière de ce
principe, le tweet du ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les
changements climatiques était donc
inopportun puisque seule la commission pouvait déterminer le contenu de son
rapport et le délai à l'intérieur duquel elle devait convenir des
observations, conclusions et recommandations à y inclure.
Je terminerai
donc, comme je l'ai fait à plusieurs reprises déjà, en insistant sur le fait
qu'il ne devrait pas y avoir d'intervention de membres de l'Exécutif qui
pourrait avoir pour effet de nuire à l'autonomie de l'Assemblée et de ses
commissions parlementaires, car il en va du respect de la séparation des
pouvoirs.
Merci. M. le leader de l'opposition officielle.
M. Tanguay :
Merci, M. le Président. Très, très brièvement, alors nous prenons acte et nous
saluons votre décision. Et, de façon
très laconique, mais le plus fortement que nous pouvons le souligner, le
message est le suivant : M. le Président, ça fait plus d'une fois que vous le répétez, nous
espérons que, désormais, il y a un avant et un après. Ça ne peut pas être
plus clair, là, et nous espérons, nous
souhaitons que votre message sera entendu par le gouvernement. Merci, M. le
Président.
Le Président : M. le leader
du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : M. le
Président, pour la poursuite des travaux, j'invite tous les parlementaires de
cette Assemblée à travailler ensemble
lorsqu'il est question de mandats d'initiative. Je pense, M. le Président, que
ce sont les Québécois qui gagneront à faire en sorte d'avoir des conclusions,
des recommandations sur lesquelles l'ensemble des formations politiques s'entendent, comme c'est le
cas avec le rapport qui a été déposé. Les membres se sont rencontrés au
bénéfice des Québécois. Quand on travaille ensemble, on peut vraiment changer
les choses.
Le Président : M. le leader
du deuxième groupe d'opposition.
M. Nadeau-Dubois : Merci pour votre décision, M. le Président. J'aimerais que tout le monde ici et tous ceux qui nous écoutent notent
que c'est au moins, à mon souvenir, la seconde fois que vous rappelez, en cette
Chambre, l'importance de la séparation des
pouvoirs. Alors, j'espère que tout le
monde ici et tout le monde qui nous écoute va prendre note au moins de ce second
avertissement. Merci.
Le Président : M. le leader
du troisième groupe d'opposition.
M. Ouellet : Merci, M. le Président. Donc, j'invite cette
Assemblée à prendre acte de votre décision et de rappeler au gouvernement le principe, là, fondamental de
nos travaux, c'est-à-dire la séparation des pouvoirs. Merci, M. le
Président.
Le Président : Merci à tous
pour vos commentaires.
Nous en
sommes maintenant à la période de questions et de réponses orales. Je cède la
parole au leader de l'opposition officielle.
M. Tanguay :
Merci, M. le Président. Il y a une crise de confiance de la population envers
l'UPAC. Afin de rétablir cette
confiance, le gouvernement a déposé le projet de loi n° 1, qui établissait
la nomination du commissaire aux deux tiers de l'Assemblée nationale.
Nous avons voté en faveur du projet de loi.
Par contre,
l'histoire démontre qu'en commission parlementaire nous avons proposé des
amendements qui visaient à améliorer le processus et à mieux protéger la
confidentialité. Parmi ceux-ci, notons celui qui exigeait que le premier ministre ne soumette pas seulement un nom au
comité des députés, mais bien trois noms. D'ailleurs, au lendemain des élections, c'est à ça que s'engageait l'actuel
leader du gouvernement. Impatience de la ministre, rejet de notre proposition.
Dans le contexte actuel de la crise de
confiance envers l'UPAC, trois candidatures auraient permis, pour les députés,
de faire un choix.
La ministre reconnaît-elle aujourd'hui...
Le Président : Mme la
ministre de la Sécurité publique.
Mme Guilbault : Merci, M. le Président. Bien, je suis contente
que le leader de l'opposition officielle rappelle qu'ils ont voté en faveur du projet de loi
n° 1, projet de loi très important. Ça le dit, c'était le numéro un,
donc très symbolique pour le
gouvernement parce qu'il opérationnalisait une intention claire qu'on avait
manifestée à plusieurs reprises
depuis plusieurs années, soit d'avoir une nomination aux deux tiers du prochain
Commissaire à la lutte contre la corruption.
Rappelons
que le Commissaire à la lutte contre la corruption, le commissaire de l'UPAC, a
toujours été nommé unilatéralement
par les précédents gouvernements, tant libéraux que péquistes à leur époque, et
nous souhaitions qu'enfin ce dirigeant important pour la société québécoise
soit nommé avec l'assentiment des deux tiers de l'Assemblée nationale. Nous avons donc adopté ce projet de loi à
l'unanimité. Nous avons adopté, ce faisant, un processus pour la sélection et
la désignation du prochain
commissaire de l'UPAC. Le processus est en cours, et j'ai invité hier et je
vais réinviter en cette Chambre tous
les collègues qui participeront au processus en question à faire preuve de la collaboration, de la transpartisanerie et de toute l'objectivité nécessaires pour avoir un processus
qui soit salutaire pour le bien de la confiance du public à l'endroit de
l'institution qu'est l'UPAC.
Le Président : En terminant.
Mme Guilbault :
Et donc j'invite tout le monde à participer avec ces intentions au processus.
Le Président : Première
complémentaire, M. le leader de l'opposition officielle.
M. Tanguay :
M. le Président, mon point est très précis. Mardi, le premier ministre,
d'ailleurs, demandait quelles étaient
nos propositions constructives. Eh bien, soumettre trois noms au comité des
députés pour leur donner un choix était
l'une d'elles. La ministre doit reconnaître aujourd'hui qu'elle en a la
responsabilité. C'est sa part de responsabilité.
Est-elle aujourd'hui toujours fermée à améliorer
le processus de nomination?
Le Président : Mme la
ministre de la Sécurité publique.
Mme Guilbault : Oui, merci, M. le Président. Bien, pour un parti
politique qui, à l'origine, a toujours été contre la nomination aux deux tiers, je trouve spécial
qu'on insiste autant sur le fait de soumettre trois noms, alors qu'à l'époque
il ne voulait soumettre absolument aucune
information, sur rien, à personne. Mais, ceci étant dit, le débat a eu lieu en
étude détaillée dans le cadre de l'étude du projet de loi n° 1, à
savoir qu'un seul nom serait proposé.
Et, M. le
Président, je trouve aussi paradoxal, à la suite de ce qui s'est produit dans
les derniers jours et du fait que, malheureusement, des rumeurs se sont
ébruitées rapidement dans les médias après la divulgation d'un seul nom...
Imaginons si on donnait plus d'information.
Par respect pour les personnes qui postulent cet emploi important, je pense
qu'on va se contenter...
Le Président : En terminant.
Mme Guilbault :
...de la procédure qui a été adoptée encore une fois à l'unanimité.
Le Président : Deuxième
complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.
M. Tanguay :
Vous voyez mon ton, là. C'est la ministre qui est responsable. Elle est en
situation de crise parce qu'il y a
une crise à l'UPAC. Et vous savez ce qui s'en vient, M. le Président? Ce qui
s'en vient, ça va être la Sûreté du Québec,
le cas échéant, parce qu'il va falloir nommer un directeur, directrice de la
Sûreté du Québec. Est-ce que nous allons vivre la même crise, M. le
Président? La loi doit être revue.
La ministre peut-elle aujourd'hui s'engager à
revoir le processus de nomination, un choix pour les députés, trois noms, pas
juste un?
Le Président : Mme la
ministre de la Sécurité publique.
Mme Guilbault : Oui, merci, M. le Président. Je veux rappeler
qu'on partage tous ici la responsabilité. Désormais, à partir du moment où on a le projet de loi
n° 1, on partage tous la responsabilité très importante de la désignation
du prochain Commissaire à la lutte
contre la corruption. C'est un geste qui va être névralgique dans la reconquête
de la confiance du public à l'endroit de l'institution qu'est l'UPAC.
Alors, je
pense qu'aujourd'hui c'est le temps d'envoyer un message, comme je l'ai dit, de
transpartisanerie, un message de collaboration. Je souhaite qu'on puisse
nommer tous ensemble un prochain commissaire à l'UPAC pour qu'enfin il puisse
reprendre l'avenir de l'institution en main pour les sept prochaines années. Et
je pense que, pour le bien-être de la société, nous devrions nous concentrer à
avoir un message positif unanime...
Le Président : En terminant.
Mme Guilbault : ...un message
d'espoir pour qu'enfin l'UPAC puisse avoir un chef pour sept ans et...
Le Président :
Question principale, Mme la députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy :
J'entends le commentaire du leader du
gouvernement, qui nous invite à travailler ensemble. Nous,
en maternelle quatre ans, on ne demande que
ça. On veut travailler ensemble, mais avec un plan, puis surtout avec de la
transparence, puis, de temps en temps, d'avoir des vrais chiffres.
Dans le dossier des
maternelles quatre ans, encore une fois, j'ai dû travailler et mettre à jour
mon tableau en espérant qu'un jour le ministère
de l'Improvisation aura lui aussi un tableau. En campagne électorale, c'était
autour de 100 000 $, puis,
rapidement, ça a explosé, les coûts des maternelles quatre ans. Hier, le premier ministre s'est vanté d'être un comptable et qu'en plus de ça ça faisait longtemps
qu'on sait que ça coûtait 800 000 $.
M. le Président, si
ça fait tellement longtemps qu'on sait que ça coûte 800 000 $,
pourquoi qu'en campagne électorale il a dit
que c'était quelque 100 000 $ que ça allait coûter? Deux choses,
l'une : Est-ce que le premier ministre souffrait d'amnésie
volontaire ou très volontaire?
Président : Toujours, prudence dans les propos que l'on
accueille, une question de respect également, s'il vous plaît. Merci de
votre collaboration. M. le ministre de l'Éducation.
M. Roberge :
M. le Président, je pense qu'il y a peut-être une tentative de diversion parce
qu'ils aimeraient mieux qu'on ne
parle pas de ce qu'ils ont fait. Après un an, quand ils étaient au pouvoir dans
le dernier mandat, il y avait des chaînes humaines autour des écoles
pour protéger les écoles du gouvernement libéral...
Le Président :
S'il vous plaît!
M. Roberge :
Après un an de gouvernement de la CAQ, il y a des augmentations d'inscriptions
dans les facultés des sciences de l'éducation parce que l'espoir est revenu. Il
y a 2 600 à 2 700 enfants de plus qui ont des services dans
les écoles. Il y a près de 600 personnes qui sont embauchées.
puisque ma collègue aime bien les tableaux, j'en ai un pour elle. Ça, c'est les
investissements dans le PQI pour construire
des écoles, 500 millions, 550 millions, 400 millions. Oh! les
élections s'en viennent, 700 millions.
Dans notre première année de mandat,
on a plus d'argent pour construire et agrandir des écoles que dans trois années
libérales. Alors, je peux lui prêter mon tableau...
Le Président :
S'il vous plaît!
M. Roberge :
...puis poursuivons la discussion.
Président : S'il vous plaît! Réservez vos commentaires. S'il
vous plaît! Encore une fois, vous
connaissez les règles, réservez vos commentaires. Nous sommes attentifs
maintenant à la question complémentaire de la députée de Saint-Laurent.
Attention, s'il vous plaît!
Mme Rizqy : M. le
Président, maintenant,
moi, je comprends pourquoi qu'au budget le premier ministre disait :
Aïe! Les surplus vont s'envoler vite. C'est
sûr, à coups de 2 millions de dollars pour des classes de maternelle
quatre ans, l'argent va partir très, très, très vite. Une chance que vous avez ajusté votre PQI, tout s'en va pour les
maternelles quatre ans. Pendant ce
temps-là, votre rentrée scolaire était chaotique. Je vous rappelle qu'en ce
moment il y a plus de 300 personnes qui attendent
pour trouver des enseignants dans les classes.
Qu'est-ce
que vous faites? Demain, c'est quoi, votre chiffre magique? Après
2 millions pour une classe de maternelle quatre ans, est-ce que ça
va être 3 millions, 4 millions? Est-ce que vous avez une limite?
Le Président :
M. le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : M. le
Président, j'ai fait le rappel hier
au chef de l'opposition officielle. Ça serait approprié de s'adresser à vous
tel que le prévoit notre règlement.
Le Président :
Je l'ai rappelé à tous...
Le Président :
S'il vous plaît!
M. Tanguay : Si, à toutes les fois que le leader voit l'un de
ses collègues dans l'embarras, il se lève, il ne fait que
souligner cet embarras-là. Il va falloir qu'il comprenne un jour, là.
Le Président :
S'il vous plaît! M. le leader du gouvernement, et on retournera à la réponse,
elle est attendue.
M. Jolin-Barrette : M. le
Président, le collègue
de LaFontaine connaît le règlement, ça fait de
multiples années qu'il est ici.
Alors, lorsque je soulève une question de règlement, il connaît les règles, l'ensemble de ses collègues
de sa formation politique doivent s'adresser à vous, M. le Président. On veut simplement que le Parti
libéral respecte les règles
qui nous gouvernent. Ça serait approprié.
Le Président :
Au règlement 35.4°, vous le savez, on le connaît, je vous le rappelle également,
s'il vous plaît, votre collaboration, vous vous adressez à la présidence. Ça se fera
là, avec la réponse du ministre de
l'Éducation.
M. Roberge : M. le
Président, la question
du coût de la construction des classes, ça semble intéresser beaucoup les gens. Alors, au primaire et au
préscolaire, c'est en moyenne 800 000 $. Moyenne, là, ça s'apprend à
peu près en cinquième année du primaire,
première année du troisième cycle, et on comprend que, quand on calcule la
moyenne, il y a des chiffres qui sont plus élevés, des chiffres
qui sont inférieurs. Même les gens qui veulent voir des excès pourraient voir
qu'une moyenne, c'est une moyenne, et même
les gens qui ont des notions de fiscaliste devraient être capables de calculer
qu'une moyenne, c'est 800 000 $.
Ça peut être un peu plus, ça peut être un peu moins. Mais évidemment, de leur côté, l'éducation, ça coûte toujours trop cher.
Président : Deuxième
complémentaire. Encore une fois, s'il
vous plaît, soyez attentifs. Mme la députée de Saint-Laurent, vous êtes la seule à avoir la parole.
Mme Rizqy : C'est vrai que moi, je suis fiscaliste, puis on
ne m'a jamais congédiée, mais, si j'avais un comptable qui se trompait de 20 fois, je l'aurais
congédié solidement. En attendant, j'ai compris, j'ai trouvé le chèque en
blanc. Maternelle quatre ans,
ça coûtera ce que ça coûtera, même si c'est le gros prix.
Président : Je
comprends... Vous savez, une autre règle fondamentale : on ne montre que
les tableaux didactiques. Je ne pense pas que c'en soit un.
Le Président :
S'il vous plaît! Merci. De l'autre côté... M. le ministre de l'Éducation.
M. Roberge : M. le
Président, pour le Parti libéral du Québec, l'éducation, ça coûte trop cher. Pour les séraphins de l'éducation, ceux qui ont coupé dans les services aux élèves,
ceux qui ont dit qu'on n'avait pas besoin d'avoir des livres dans les classes, l'éducation, ça coûte trop cher.
J'ai l'impression que, si on allait au caucus libéral, on entendrait Séraphin
dire : L'éducation, ça coûte trop cher.
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation, s'il vous plaît!
Président : M. le ministre de l'Éducation, je suis debout. Je
vous demande votre silence à tous! Il y a des termes
à ne pas utiliser, «séraphin» en est un. Je m'excuse, là. Puis je reviens sur
la notion de respect. Nous sommes ici... respect fondamental, non pour
des termes à utiliser. Prudence, s'il vous plaît. Continuez et terminez.
M. Roberge : J'ai l'impression que M. Poudrier
dirait : L'éducation, ça coûte trop cher. On n'a pas les moyens de
se payer ça. On ne peut pas bâtir des écoles.
Le Président :
M. le leader de l'opposition officielle.
M. Tanguay :
...l'institution qu'est l'Assemblée nationale, une règle très claire, 32, qu'on
appelle de base, de décorum. Quand le
ministre agit de la sorte, puis j'allais le qualifier, mais je ne le ferai pas,
il vient attaquer la dignité de cette Assemblée.
Le Président :
M. le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : Bon, deux choses, M. le Président. «Séraphin»
n'est pas un propos non parlementaire prévu au recueil des décisions. Deuxièmement, s'il y a bien des individus qui
respectent l'institution, c'est bien le gouvernement, M. le Président. Durant des années, le Parti
libéral a mis à mal l'institution. Que ça soit au niveau de la police, que ça soit au niveau de la confiance des citoyens dans les institutions, il n'y a
pas de leçons à recevoir. Et, M. le
Président, je vous rappellerais, si on parle de décorum en cette
Assemblée, le député de LaFontaine n'a pas de leçons à nous donner. Et,
dans la préparation des questions, qu'il s'assure que ses députés posent
des questions qui sont respectueuses.
Président : S'il vous plaît! O.K. On doit rester sérieux dans nos interventions. Je
vous demande de revenir à la norme
que vous connaissez. La notion de respect est connue de tous. Je fais remarquer
que tout terme qui impute des propos indignes
et non parlementaires, pas seulement ce qui est au lexique à ce jour... Je vous
redemande de continuer à le faire en collaboration, dans le respect de
tous.
Question principale, M.
le député de Laval-des-Rapides.
M. Polo :
Merci beaucoup, M. le Président. La CAQ a promis beaucoup dans le dossier des
trop-perçus. On se souvient tous de
la députée de Saint-Hyacinthe qui disait dans l'opposition : Il faut que
ça cesse, il faut que le gouvernement fasse
un chèque et vous rembourse. Mais ce n'était que de la poudre aux yeux. La CAQ
n'a aucunement l'intention de vous
rembourser. C'est d'ailleurs la Fédération canadienne des contribuables qui
disait mardi soir dernier : «Le raisonnement selon lequel le gel tarifaire proposé pour l'année 2020
signifierait une épargne de 1 milliard [...] sur cinq ans repose sur
des prémisses boiteuses.» Elle a préféré, et
je cite : «...mettre [...] en garde [la commission] quant à la véracité du
chiffre avancé par le gouvernement.»
ministre doit faire preuve de transparence et déposer ici l'ensemble des
analyses qui démontrent que ce projet de
loi va rembourser l'argent aux Québécois plutôt que nous sortir des tableaux
incompréhensibles pour essayer de nous expliquer un projet de loi
bricolé sur un coin de table.
Le Président :
M. le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles.
M. Julien :
Merci, M. le Président. Écoutez, le p.l. n° 34, on est en pleines
consultations particulières, et, honnêtement, c'est un superprojet de loi, puis, je le réitère, là, il est très, très
simple. Il y a trois éléments dans ce projet de loi là, uniquement trois
éléments, qui sont importants : un remboursement de 500 millions
de dollars sur la première
facturation de l'ensemble de la clientèle d'Hydro-Québec, 500 millions,
un gel tarifaire qui, selon l'inflation projetée, représente 200 millions d'économies pour la clientèle
d'Hydro-Québec, et finalement ce gel tarifaire, quand on le répercute sur les
quatre années suivantes qui seront à l'inflation, donne un total de
1 milliard. Donc, 500 millions de remboursements, 1 milliard
d'économies sur cinq ans, 1,5 milliard.
fois qu'on a dit ça, quand mon collègue parle de complexité, pourtant, c'est
une courbe très simple. C'est une courbe
à l'inflation avec, après 60 mois, une clause tarifaire plutôt qu'aux
12 mois. Et je dirais à mon collègue que j'ai vu certains articles de
presse, et d'utiliser des propos grossiers dans son argumentaire n'augmente pas
la qualité de son argumentaire.
Président : Non! Je vous demande... Encore une fois, je vais
être obligé de demander de retirer «des propos grossiers». Je pense...
Le Président :
Non, non, non, ça ne se dit pas. Je m'excuse, c'est... M. le leader du
gouvernement.
M. Jolin-Barrette : M. le Président, le ministre de l'Énergie a fait
référence à un
article de presse dans lequel il trouvait que les propos étaient grossiers. Il n'a pas nommé ces propos,
il a fait référence à dire : On devrait s'élever et ne pas utiliser
ce genre de propos.
Le Président : M. le leader
de l'opposition officielle.
M. Tanguay : ...article
41 : «La décision du président [...] ne peut être discutée.» Qu'il retire
ses propos.
Le Président : M. le leader
du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : Je vous le dis, là, je n'aime pas beaucoup le ton
présentement qui a cours à l'Assemblée. Je comprends que le député de LaFontaine,
c'est sa première semaine, mais, si on veut que ça aille bien...
Le Président : S'il vous
plaît!
Le Président : S'il vous
plaît!
Président : Non, je vous demande... Et là c'est la règle
générale. Le respect, il est partout : dans la façon de le dire, de
choisir ses mots également. Alors, je vous envoie ce message à tous, tous
membres confondus, et je pense qu'il y a moyen de bien le comprendre et de le
mettre en marche.
Je vous
rappellerai qu'on ne doit pas imputer de motifs indignes, que ce soit
directement ou indirectement. Je demande
la collaboration de tout le monde. Vous devez, de part et d'autre, vous
respecter. Alors, je demande au ministre de retirer son propos.
M. Julien : Donc, M. le
Président, je retire mon propos sur les propos grossiers.
Le Président : M. le député
de Laval-des-Rapides.
M. Polo :
Merci beaucoup, M. le Président. Le projet de loi déposé par le ministre ne
permettra pas de rembourser les
Québécois, mais, en plus, il va retirer des pouvoirs à la Régie de l'énergie,
qui est le chien de garde des consommateurs.
Selon
Sylvain Audette de la Chaire de recherche en gestion du secteur de
l'énergie, il est faux de prétendre qu'il n'y aura plus de trop-perçus. Ils
seront simplement cachés ou invisibles pendant cinq ans dans le projet de loi
n° 34.
Le ministre va-t-il nous dire pourquoi il a déposé
ce projet de loi qui a pour conséquence de dissimuler de l'information au
public?
Le Président : M. le ministre
de l'Énergie et des Ressources naturelles.
M. Julien :
Oui. Merci, M. le Président. Écoutez, là, c'est un principe d'écarts de
rendement. Alors, la notion de trop-perçus n'existe pas. C'est des
écarts de rendement.
Ce qu'on veut
venir faire ici, c'est de corriger, en fin de compte, un mécanisme qui ne
fonctionnait pas. Et le gel tarifaire,
le gel tarifaire de 2020, représente 200 millions de dollars. Au cours des
15 dernières années, quand il y a eu des écarts de rendement positifs, la moyenne, c'est 94 millions. Donc,
la correction qu'on vient faire ponctuellement et qui se répercute sur toutes
les années suivantes est plus du double que les écarts de rendement moyens
observés. Et c'est comme ça qu'on corrige le mécanisme d'écarts de
rendement.
Le Président : Deuxième
complémentaire. La parole n'appartient qu'au député de Laval-des-Rapides.
M. Polo :
Au printemps dernier, la Fédération canadienne des contribuables a déposé au
bureau du premier ministre une
pétition avec 75 000 signatures pour rappeler à la CAQ son
engagement. Ce projet de loi doit être à l'avantage des consommateurs. Pourtant, le groupe Option
Consommateurs est venu témoigner hier en commission parlementaire, et vous savez ce qu'ils ont dit? Je cite : «...cette
[supposée] simplification est-elle à l'avantage des consommateurs? [Notre avis
est] que non.»
Comment le ministre
peut-il défendre ce projet de loi qui va à l'encontre de l'intérêt des
consommateurs?
Le Président :
M. le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles.
M. Julien :
M. le Président, je ne peux pas être d'accord avec les allégations de mon
collègue. Dans les 15 dernières années,
on a observé la courbe, si on avait appliqué l'inflation, l'inflation, ce qu'on
souhaite appliquer, plutôt que des hausses tarifaires basées sur des causes tarifaires faites par la régie,
l'économie pour l'ensemble de la clientèle d'Hydro-Québec aurait été de 2,4 milliards de dollars, selon
les estimations des intervenants. Les écarts de rendement étaient de
1,5 milliard de dollars. Donc,
on pense qu'en appliquant, dans les prochaines années, un tarif à l'inflation,
la clientèle est gagnante. Et, de
toute façon, après 60 mois, on sera en mesure d'avoir une cause tarifaire
avec la régie. Donc, la régie ne perd pas de pouvoirs.
Le Président :
En terminant.
M. Julien :
On augmente la périodicité des causes tarifaires. Tous les autres pouvoirs sont
préservés.
Le Président :
Question principale, M. le leader du deuxième groupe d'opposition, à vous la
parole.
M. Nadeau-Dubois : Merci, M. le Président. Il y a quelques minutes,
avec certains de mes collègues du caucus solidaire, on est allés remettre en
personne aux députés de la CAQ, à la sortie de leur caucus, une copie de
l'entente que le premier ministre a
signée en mai 2018 concernant la réforme du mode de scrutin. Il y en a qui
étaient contents de recevoir une copie, d'autres étaient un peu gênés. Puis on
les comprend parce que leur premier ministre, depuis les quelques derniers jours, nous parle beaucoup de respecter
ses promesses. Or, dans le cas de la réforme du mode de scrutin, c'est
un petit peu plus compliqué.
Alors,
j'ai une question sur ce sujet, M. le Président. Et, je le dis tout de suite,
ma question n'est pas pour la ministre de
la Justice, qui est responsable de ce dossier-là, puisque je sais qu'elle, elle
y croit, à la réforme du mode de scrutin, et je sais qu'elle, elle veut la faire, cette réforme. Non. Alors, ma
question, elle est pour les autres députés de la Coalition avenir Québec, plus particulièrement ses collègues
ministres, qui, si on en croit les journaux, font des pressions pour qu'ils ne
respectent pas leur promesse.
Alors,
ma question. Je me tourne vers eux, j'aimerais qu'un ou une ministre, sauf la
ministre de la Justice, se lève et réponde à une question simple :
Pourquoi hésitent-ils à respecter leur promesse?
Le Président :
Mme la ministre de la Justice.
Mme LeBel :
Écoutez, M. le Président, je vais quand même commencer en disant que c'est
paradoxal. Quand ce n'est pas mes dossiers, on insiste pour que je me
lève et, quand c'est mes dossiers, on me bâillonne. Alors...
Le Président :
S'il vous plaît! S'il vous plaît! S'il vous plaît!
Mme LeBel :
Alors, en espérant que le terme «bâillon» est parlementaire. Donc, je vais y
répondre. Effectivement, effectivement,
j'y crois, à cette réforme-là, M. le Président. Nous sommes à l'écoute. On
travaille fort. C'est une réforme qui
est sérieuse. J'ai eu l'occasion d'en parler avec la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques à plusieurs reprises. On en a parlé avec les autres partis. On aurait aimé
en parler avec le Parti libéral, mais ils n'ont pas... on n'a pas réussi à
s'asseoir ensemble. Mais c'est
correct, on va réussir à le faire pendant les consultations, j'en suis
certaine. Mais c'est une réforme qui est importante pour les Québécois,
qui est sérieuse, et on la prend au sérieux.
D'ailleurs,
on s'apprête à respecter notre promesse, à déposer un projet de loi. Mais non
seulement on va déposer un projet de
loi, mais on va déposer un projet de loi qui est crédible, qui répond aux
attentes, qui respecte les principes qui
sont dans la lettre du poids des régions, de la stabilité gouvernementale,
d'augmenter la proportionnalité, et le tout sera naturellement dévoilé
en temps et lieu.
Le Président :
Première complémentaire, M. le leader du deuxième groupe d'opposition.
M. Nadeau-Dubois :
Qu'on me comprenne bien, M. le Président, j'apprécie beaucoup la ministre de la
Justice et je crois en sa volonté à
elle de respecter l'entièreté de la promesse électorale, qui était, oui, de
déposer un projet de loi, mais également que la réforme soit effective
en 2022.
Je répète
donc ma question pour ses collègues, les autres membres du gouvernement, ceux
qui semblent commencer à hésiter à respecter un des aspects fondamentaux de
cette promesse électorale. Je repose ma question : Pourquoi hésitent-ils
à respecter cette promesse électorale?
Le Président : Mme la
ministre de la Justice.
Mme LeBel : Écoutez, M. le
Président, on est dans les... on suppute, hein? On est dans les spéculations.
Les entretiens que j'ai eus avec les membres
de la société civile, les membres de mon caucus, ont été des entretiens
constructifs. Comme je le disais,
c'est une réforme qui est sérieuse, que tout le monde prend au sérieux, et
c'est normal qu'on ait des préoccupations.
Mes collègues
députés avaient des préoccupations pour le maintien du poids des régions.
Alors, je les ai rassurés en leur
présentant des modalités qui vont respecter le poids des régions. Mes collègues
avaient des préoccupations par rapport
à leur rôle de député. Je les ai rassurés en leur présentant des modalités qui
leur expliquaient, là... qui allaient respecter le rôle des députés. Alors, on verra, M. le
Président, si on tient notre promesse ou non quand je déposerai un projet de
loi.
Le Président : Deuxième
complémentaire, M. le leader du deuxième groupe d'opposition.
M. Nadeau-Dubois :
M. le Président, le courage, quand on brise une promesse, c'est de le dire. Par
exemple, quand le premier ministre a
reconnu hier que ça faisait longtemps qu'il savait qu'une classe, ça vaut 800 000 $,
c'était courageux.
Alors,
aujourd'hui, j'aimerais qu'un ou une ministre
de ce même gouvernement ait le même courage, qu'il ou elle se lève ici et qu'il nous dise pourquoi, pour
quelle raison est-ce qu'on envisage, à la Coalition avenir Québec, de
briser une promesse électorale.
Le Président : Mme la
ministre de la Justice.
Mme LeBel : J'aimerais avoir la boule de cristal de mon collègue,
ça nous aiderait dans d'autres dossiers, mais, pour le cas, M. le Président, l'intention de la Coalition avenir Québec,
l'intention de mon gouvernement, notre intention
de notre gouvernement est de respecter notre
promesse. Et cette promesse sera respectée par le dépôt du projet de loi, et
vous aurez plus d'information sous peu.
Le Président : Question
principale, Mme la députée de Joliette.
Mme Hivon :
Dans le dossier des maternelles quatre ans, il n'y a toujours pas de plan, des
coûts qui explosent par 10, des
projets plus urgents sacrifiés et surtout un gouvernement qui est très, très
mal pris. Hier, tout le monde est resté consterné de voir le premier ministre lui-même, tentant de se sortie du
pétrin, affirmer : Je peux vous dire une chose : En moyenne, une classe, au Québec, ça fait longtemps
que ça coûte 800 000 $. Alors, ou bien sa déclaration était sciemment
inexacte en campagne électorale en affirmant que le coût, c'était
122 000 $, ou bien elle était sciemment inexacte hier. Alors,
c'est sérieux.
Est-ce que le
gouvernement, qui se prétend capable d'humilité, peut le prouver? C'est le
temps de faire la seule chose
responsable, mettre le dossier sur pause le temps de refaire les devoirs,
déposer un véritable plan pour la réussite de tous les enfants. On ne va pas vous le reprocher, on va vous
féliciter. Est-ce que vous pouvez faire ce pas de côté enfin?
Le Président : M. le ministre
de l'Éducation.
M. Roberge :
M. le Président, heureusement, on écoute nos collègues, mais on ne fait pas ce
qu'ils nous demandent. Il faudrait
faire pause, il faudrait faire un pas de côté, un pas de recul, un moratoire.
Ce n'est pas comme ça qu'on avance, avec des pas de côté, des moratoires
puis des pauses.
y a des dizaines de milliers d'enfants de quatre ans qui pourraient bénéficier
du service de maternelle quatre ans. Pourquoi n'y ont-ils pas accès en ce
moment? Parce que les deux derniers gouvernements, du Parti québécois et du
Parti libéral, ont été très, très,
très timides dans le déploiement de ce service. Ils disent qu'ils y croient,
mais ils ne l'implantent pas. Maintenant qu'on l'implante, ils trouvent
qu'on va trop vite, il faudrait qu'on fasse pause.
On a voulu
ouvrir 250 classes de plus cette année. Eh bien, il y avait de la demande
pour encore bien plus que ça. Les
commissions scolaires nous ont demandé : Aïe! Je pourrais en ouvrir une,
classe de plus, je pourrais en ouvrir une, classe de plus. Il y a des parents qui veulent s'inscrire, il y a des
parents qui veulent s'inscrire dans des milieux qui ne sont pas défavorisés parce que des besoins
particuliers, il y en a dans tous les milieux. Et on va dire oui à ces
parents-là, on va dire oui à ces
enfants-là dans les prochaines années parce que, non, on ne fera pas ni pause
ni un pas de côté. Il n'y aura pas de recul, on va avancer.
Le Président : Première
complémentaire, Mme la députée de Joliette. À vous la parole.
Mme Hivon :
Si les déclarations contradictoires du premier ministre ne convainquent pas le
ministre de battre en retraite, je
vais lui rappeler la sienne, tout aussi problématique. Au sujet des projets de
nouvelle école, il a dit, mardi, à
TVA : «Cette année, on n'a refusé aucune demande, de Gaspé à Gatineau.»
Or, je peux vous dire que, juste en m'arrêtant à trois commissions
scolaires, j'ai déjà sept projets qui n'ont pas reçu de réponse positive.
Si le
ministre continue de refuser de faire le pas de côté, est-ce qu'il peut
admettre qu'il a dit le contraire de la vérité?
Le Président : M. le ministre
de l'Éducation.
M. Roberge : M. le Président,
on a un budget, cette année, qui est sans précédent, pour le Plan québécois des
infrastructures. On voit ici les quatre
années libérales pour déployer des classes, ouvrir des classes, agrandir des
classes. Si on avait l'année du Parti
québécois, je pense qu'on serait encore en bas de ça. Ce ne serait pas rouge,
ce serait bleu pâle, puis ce serait bleu «manque d'ambition».
Alors, bien
sûr qu'on va construire des classes, qu'on va agrandir des écoles. Et, non, on
n'a pas refusé aucun projet d'agrandissement
d'école, de construction de classes, aucun projet qui était validé par une
étude démographique sérieuse, et on a accepté tous les projets. C'était
la première fois, c'était la première fois que ça arrivait.
Le Président : Deuxième
complémentaire, Mme la députée de Joliette.
Mme Hivon : Là,
il faudrait que le ministre arrête, là. J'ai, commission scolaire de Montréal,
trois écoles refusées : Sainte-Lucie,
Saint-Justin, La Dauversière. Commission scolaire Marie-Victorin : école
Saint-Laurent, école de Normandie.
Commission scolaire des Samares : école Notre-Dame-de-Lourdes et école
Saint-Côme, dans mon comté, donc je connais ça un petit peu.
Est-ce que le
ministre va arrêter d'essayer d'induire les gens en erreur, finalement prendre
ses responsabilités...
Le Président : M. le leader
du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : M. le Président, ce n'est pas permis de faire
cela. Et subsidiairement, aussi, je ne crois pas que ce soient des tableaux. Alors, vous avez fait déjà un précédent
rappel lors de la présente séance, j'aimerais que vous puissiez faire un
autre rappel à ce niveau-là, s'il vous plaît.
Président : Alors, j'ajouterais un rappel à l'attention de tous
sur, évidemment, l'utilisation des tableaux à être présentés, les formulations dans les propos également.
On doit prendre la parole des députés aussi. Alors, prudence dans les
propos, collaboration, attention. Et je vous rappelle également de vous
adresser à la présidence.
Poursuivez, Mme la députée.
Mme Hivon :
Est-ce que le ministre peut faire le pas de côté, et travailler pour tous les
enfants, et arrêter d'entraîner tout le Québec dans cet entêtement
irresponsable et idéologique?
Le Président : M. le ministre
de l'Éducation.
M. Roberge :
M. le Président, je prête toute la bonne foi possible à ma collègue, je la
crois quand elle dit qu'elle a appelé
des commissions scolaires, et qu'ils disent : Oui, ils m'ont refusé tel
projet d'école. Par contre, il faut comprendre comment ça marche. Plusieurs commissions scolaires demandent deux
agrandissements pour un même besoin. Ils vont dire : Bien, soit on rajoute trois classes à
l'école A, soit on rajoute trois classes à l'école B, et ils font les
deux demandes concurremment. Évidemment, au ministère, on n'agrandit pas deux fois des écoles pour des
mêmes élèves, hein, soit ils sont à l'école A, soit ils sont à
l'école B. Des fois, ils font des demandes pour lesquelles on ne s'entend
pas selon les prévisions démographiques. Toutes les demandes de besoins
reconnus ont été acceptées...
Le Président :
En terminant.
M. Roberge : ...et c'est la première fois qu'on investit
autant pour construire et agrandir des écoles que cette année.
Le Président :
Question principale, M. le député de Pontiac.
M. Fortin : M. le
Président, alors qu'ils étaient dans l'opposition, la question des frais de stationnement dans les hôpitaux
était primordiale pour la Coalition
avenir Québec, vous vous en souvenez,
M. le Président. Mais, depuis, plus rien. C'est comme
s'ils avaient oublié leur engagement.
Heureusement, M. le Président, il y a des gens qui n'ont pas oublié. Les gens du
FM 93, à Québec, ont lancé une pétition,
une pétition juste pour que la CAQ remplisse son engagement. Et, malgré cela,
la ministre de la Santé refuse de leur donner une seule entrevue.
Alors,
Sylvain Bouchard nous a fait parvenir une question pour la ministre.
La voici, M. le Président : «Pendant des années, et durant la campagne électorale, la CAQ, avec beaucoup
d'émotions, se sont indignés des frais de stationnement des hôpitaux. S'en est suivie une promesse formelle de la CAQ
à ce sujet, et, depuis, rien n'a été fait. À l'équipe du FM 93, la ministre
a mentionné n'avoir aucune ouverture pour même discuter du sujet.»
Maintenant
au pouvoir, est-ce que l'argent passe avant les patients, pour la CAQ? Est-ce que
la ministre peut nous dire précisément quand ils vont
remplir cette promesse?
Le Président :
Mme la ministre de la Santé et des Services sociaux.
Mme McCann : M. le
Président, bien, moi, je suis toujours
étonnée d'entendre mon collègue député de Pontiac. Parce que qui a augmenté les tarifs de stationnement
dans les dernières années? Le gouvernement libéral. Dans les quatre dernières
années, dans le dernier mandat, les tarifs de stationnement ont augmenté.
Mme McCann : Oui, explosé, explosé. Moi, cette année, j'ai
gelé les tarifs de stationnement, j'ai donné la directive à tous les
établissements de les geler. Pas d'augmentation de tarifs de stationnement.
Maintenant,
cette promesse, cet engagement de notre gouvernement, c'est clair, le premier ministre l'a dit aussi,
nous le ferons à l'intérieur de ce mandat. C'est clair, nous allons remplir cet engagement,
le réaliser. On sait à quel point c'est important.
je vais réitérer notre engagement : gratuit, le stationnement, pour les deux
premières heures, puis un plafond de 7 $ à 10 $ par jour, et
des tarifs réduits pour les malades chroniques, qui vont souvent à l'hôpital,
les gens qui sont hémodialysés aussi. Alors, c'est un engagement très important...
Le Président :
En terminant.
Mme McCann :
...parce que ça aussi, ça fait
partie de l'accès aux services.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de Pontiac.
Le Président :
S'il vous plaît!
M. Fortin :
M. le Président, on comprend que la ministre ne répond pas au FM 93, elle
ne répond pas aux signataires de la
pétition, elle ne dit pas quand elle va diminuer les frais de stationnement.
Pourtant, de tous ses engagements en santé,
c'est le plus simple à régler, avec un impact immédiat pour les Québécois. Il
n'y a pas d'enjeu de pénurie de main-d'oeuvre, il n'y a pas d'enjeu de négo avec
la fonction publique, il n'y a pas d'enjeu d'infrastructure; il y a juste
un enjeu de volonté.
Pourquoi elle ne veut pas réduire les frais de
stationnement maintenant?
Le Président : Mme la ministre
de la Santé et des Services sociaux.
Mme McCann : Bien, M.
le Président, il me semble que j'ai
répondu à la question clairement. J'ai bien dit que nous allons le faire à l'intérieur du mandat actuel, c'est clair. Et
c'est ce qu'on a dit pendant la campagne électorale. On va vraiment réduire les frais de stationnement de façon
majeure : le stationnement gratuit pour les deux premières heures, M. le Président — ça,
c'est une grande majorité de personnes, là, qui vont dans les centres hospitaliers — un
plafond de 7 $ à 10 $ par jour et des tarifs réduits pour les
gens qui doivent aller fréquemment à l'hôpital.
Alors, c'est sûr qu'on va devoir donner une
compensation aussi aux établissements...
Le Président : En terminant.
Mme McCann : ...on est en train
de travailler là-dessus, mais notre engagement est ferme.
Le Président : Deuxième complémentaire,
M. le député de Pontiac.
M. Fortin :
Oui, on commence à comprendre pourquoi la ministre refuse les demandes
d'entrevue là-dessus. M. le Président, le
porte-parole de la CAQ avait déchiré sa chemise pendant des mois. Il avait
déposé une pétition, il avait posé
des questions à répétition, il avait lancé un site Web à ce sujet. Ils ont
demandé aux Québécois de voter pour eux pour qu'ils diminuent les frais de stationnement, et, après un an, rien.
M. le Président, ils ont l'argent, ils ont pris l'engagement, tout le
monde attend.
Le Président : Mme la
ministre de la Santé et des Services sociaux.
Mme McCann :
Oui. Bon, M. le Président, moi, je suis toujours estomaquée. L'ancien
gouvernement a haussé les tarifs de
stationnement. Moi, je veux le rappeler à la population. Nous, là, on va
vraiment réaliser notre engagement à l'intérieur
du mandat, la population va voir un effet vraiment important. C'est l'accès,
hein, aux hôpitaux, on sait qu'il y a des gens qui doivent y aller aussi
régulièrement. Alors, nous, contrairement au gouvernement libéral...
Le Président : En terminant.
Mme McCann : ...on va réaliser
notre engagement et baisser les frais de stationnement.
Le Président : Question
principale...
Le Président : S'il vous
plaît! Question principale, Mme la députée de Taschereau.
Mme Dorion :
Il paraît que plusieurs acheteurs sont intéressés à racheter les six journaux
du Groupe Capitales Médias, alors
qu'est-ce qui va arriver? Est-ce qu'on va vendre ça à un autre magnat de la
presse ou quelconque conglomérat dont le but numéro un va être encore,
comme dans le vieux modèle qui ne marche plus, de faire faire du profit à des actionnaires puis de donner un gros salaire à un
grand patron ou bien, donc, est-ce qu'on va enfin mettre la fiabilité de
l'information et l'indépendance des journalistes au premier plan?
Je ne sais pas si vous le savez, il faut savoir
que tout ce qui bouge, à peu près, chez Groupe Capitales Médias, syndicats, cadres, non-syndiqués, se sont tous
rassemblés et ont dit : On n'a pas besoin d'un «big boss» du privé, on va
faire une coop de travailleurs, les profits
vont être réinvestis direct dans la qualité de l'information. Tous ces gens-là
sont en train de monter un projet
extrêmement sérieux avec les meilleurs de l'économie sociale au Québec et ils
veulent que ça marche.
Je veux juste
savoir : La ministre des Communications, est-ce qu'elle penche plus coop
ou est-ce qu'elle penche plus vieux modèle qui ne marche plus?
Président : Mme la ministre... M. le ministre des... Mme la ministre...
Bien, écoutez...
Le Président :
M. le ministre des Finances.
M. Girard
(Groulx) : Merci...
Le Président :
Bon, s'il vous plaît! S'il vous plaît!
M. Girard
(Groulx) : Merci, M. le Président. Alors, il y a un processus en
cours, et l'idée... Il y a plusieurs principes
qui motivent l'intervention que nous envisageons : l'équité, la pérennité
de la solution, l'urgence, la diversité de l'information, la qualité de l'information. Alors, ce que vous
mentionnez, la diversité des sources d'information, c'est extrêmement important — M. le Président, j'aurais dû m'adresser à
vous. C'est extrêmement important, la qualité de l'information. Et, le processus qui est en cours,
qui... pour ce faire, pour procéder, les acheteurs ont besoin de savoir quelle
sera la nature de l'aide du gouvernement,
alors, il y a un ordre dans les choses. Nous allons communiquer la nature de
notre aide prochainement, et tous les acheteurs pourront évaluer leurs options
en fonction de l'aide du gouvernement.
Président : Première complémentaire, Mme la députée de Taschereau.
Mme Dorion :
...de la part du ministre des Finances, mais ce n'est pas lui que je veux
entendre, je veux entendre la
ministre des Communications, parce que ce n'est pas un enjeu juste de cash,
c'est un enjeu démocratique superimportant et un enjeu culturel. Si on ne prend pas soin de notre conversation
collective à nous, si on l'abandonne à la course aux clics et aux profits, le
cynisme et la polarisation vont augmenter, les fausses nouvelles, les scandales
montés en épingle vont empirer,
l'intimidation de certains faiseurs d'opinion vont paralyser la liberté
d'expression même ici, entre ces murs. C'est un enjeu culturel
superimportant.
Quel est l'avis de la
ministre là-dessus?
Président : Mme la ministre de la Culture et des Communications.
Mme Roy :
Merci, M. le Président. Bien, je suis tout à fait d'accord avec les propos de
la députée de Taschereau, c'est
extrêmement important. Parce qu'ici de quoi il est question? Il n'est pas
question d'une entreprise mercantile, mais il est question de l'information, du droit à l'information dans chacune des
régions, à la grandeur du Québec. Et l'information, c'est un des piliers
de notre démocratie.
Alors,
pour répondre précisément à la question de la collègue, est-ce que c'est une
affaire de gros sous et d'un propriétaire,
bien au contraire, madame. Et je suis très positive et très confiante parce
qu'à l'heure actuelle les informations dont
nous disposons nous permettent de dire qu'il y a au moins une vingtaine
d'acheteurs potentiels intéressés. Ça, ça devrait vous réconforter, Mme
la députée...
Président : En terminant.
Mme Roy :
...et tous les gens qui nous écoutent actuellement. Ce n'est pas l'histoire
d'un magnat ou d'un propriétaire de presse, mais de l'information.
Président : Deuxième complémentaire, Mme la députée de Taschereau.
Mme Dorion :
Donc, pour suivre la logique de Mme la ministre... Je comprends, mais, pour m'en assurer, je lui demande clairement : Vous appuyez, vous donnez votre appui au projet
de coop défendu par à peu près tous les travailleurs? Qui
n'ont, en passant... Si vous leur... si elle ne leur a pas parlé, moi, je leur
ai parlé, ils ne sont pas intéressés par un rachat par un grand groupe
de presse. Donc, est-ce qu'elle appuie ce projet de coopérative?
Président : Je vous
rappelle de vous adresser à la présidence, pour tout le monde. Mme la ministre de la Culture et des
Communications.
Mme Roy : Merci
beaucoup, M. le Président. Je ne suis pas ici pour donner l'appui à un groupe ou à un autre
groupe, je suis ici pour m'assurer que les
meilleures personnes avec les meilleurs projets pourront reprendre, entre autres, les journaux du Groupe Capitales Médias.
Mais,
vous savez, la réalité est à l'effet que nous travaillons ensemble, je sais, ça
peut en surprendre plusieurs, là, nous
travaillons ensemble, Finances, Économie, Culture, Municipalités, on travaille en équipe, vous n'êtes pas habitués de voir ça. On veut trouver des solutions qui sont
équitables pour tous les joueurs de l'industrie, M. le
Président, parce que la problématique, elle est beaucoup plus grande que ce
qu'on voit. On parle ici de groupes de médias qui sont des groupes
privés...
Le Président :
En terminant.
Mme Roy :
...des entreprises privées, mais il y a aussi nos entreprises communautaires
qu'il faut protéger à la grandeur du Québec.
Le Président :
Question principale, M. le député de La Pinière.
M. Barrette :
M. le Président, mardi, sur le troisième lien, j'ai demandé au ministre d'être
transparent. Il n'a pas voulu. Et,
pire, en débat de fin de séance, il a dit que moi, parce que je réclamais cette
transparence, je voulais faire dérailler le projet. Vous rendez-vous compte, M. le Président? C'est rendu que la
transparence, c'est quasiment une nuisance à l'exercice de la démocratie. On le comprend. Si la population avait une
bonne information, on pourrait faire des choses très graves. Elle pourrait réfléchir, elle pourrait juger, elle pourrait
critiquer. Elle pourrait même, mais pas nécessairement, faire dérailler
le projet. Mais elle pourrait aussi améliorer le projet, M. le Président.
Nous,
de ce côté-ci de la Chambre, on est pour le projet, mais c'est l'usage qu'à
chaque étape d'un très grand projet comme celui-là les informations
soient rendues publiques. Ce n'est pas le cas.
Alors,
M. le Président, est-ce que le ministre des Transports peut nous dire pourquoi
il a tellement peur de la réaction de la population?
Le Président :
M. le ministre des Transports.
M. Bonnardel :
M. le Président, depuis le départ de Sébastien Proulx, qui était peut-être le
dernier défenseur du troisième lien
au Parti libéral du Québec, on voit un parti politique, aujourd'hui, qui vient
majoritairement de Montréal et qui
est contre le projet de troisième lien, M. le Président, qui veut, oui, faire
dérailler le projet, tout comme les partis d'opposition. L'ensemble des
oppositions, aujourd'hui, sont contre le tunnel Québec-Lévis.
l'ai dit dès le début, j'allais être transparent. Je l'ai été pour le pont de
l'Île-d'Orléans, parce que, soit dit en passant, la personne, le député qui est assis en arrière de vous n'a pas
dit la vérité, avant l'élection, sur le pont de l'île et les retards, et
les retards sur ce pont.
Président : Non. On
l'a dit il y a peu de temps, prudence aux propos. Et, ce qu'il
n'est pas permis de dire, vous le savez tous, vous le savez tous. Alors, on n'utilise pas ces propos-là, M. le ministre. Il me
semble que c'est bien clair également.
M. Bonnardel :
Alors, il n'a pas été assez transparent face à la population. On a dit la
vérité aux gens de l'île d'Orléans, que
malheureusement il allait y avoir un retard, dû au Parti libéral du Québec.
J'ai mis en place le bureau de projet.
On travaille ensemble, on a défini un protocole. J'ai dit, à la dernière
session, que ça allait être un tunnel. La prochaine étape, ce sera
l'évaluation des coûts, et on sera transparents pour la suite des choses.
Le Président :
Première complémentaire...
Le Président :
S'il vous plaît! Pas de commentaire en réaction. M. le député de
La Pinière.
M. Barrette : M. le Président,
ça fait un an qu'ils travaillent là-dessus; des millions de dollars investis, engloutis dans un silencieux bureau de projet. La
seule chose qui a été rendue publique, à date, c'est ça, un croquis — c'est-u assez brouillon? — une grosse flèche tracée au Crayola bleu
CAQ. C'est tout ce qu'on a eu, M. le Président, depuis le début.
Est-ce que c'est juste ça, à ça que la population
a droit, un croquis à 10 milliards de dollars?
Le Président : M. le ministre
des Transports.
M. Bonnardel :
Je vais vous dire une chose, M. le député, il y a eu quatre ministres des
Transports dans votre gouvernement, il n'y en a jamais un qui a avancé
aussi vite que nous l'avons fait à l'intérieur des 11 derniers mois, 11 derniers mois. On a fait ce que... à quoi la
population s'attend. On a été transparents sur le tunnel Québec-Lévis, on le
sera encore pour le futur. On va donner tous les chiffres en temps et lieu,
quand tout ça aura été passé au Conseil des ministres.
Président : La même règle pour tous, on s'adresse à la
présidence. Deuxième complémentaire, M. le député de La Pinière.
M. Barrette :
M. le Président, en ne répondant pas, le ministre oblige tout le monde à
spéculer. Un tunnel, c'est une ligne
droite entre deux points. Pas ici. Le tunnel va faire un détour par l'île
d'Orléans. Mais le ministre a dit que le tunnel ne desservirait pas
l'île d'Orléans, il doit bien y avoir une raison.
Alors, le
ministre peut-il nous dire, sur l'île, combien de personnes vont être
expropriées, où et sur quelle surface, qu'est-ce qui va y être installé
et à quel point l'île va être défigurée?
Le Président : M. le ministre
des Transports. Vous vous adressez à la présidence, s'il vous plaît.
M. Bonnardel :
M. le Président, j'ai dit dès le début que nous n'allions pas bulldozer l'île
d'Orléans, je pense qu'on a tenu
parole. Et, je le répète, en temps et lieu nous informerons les gens de l'île
sur la suite des choses. Tous les Québécois
qui sont d'accord, les gens de Lévis, les gens de l'Est du Québec, c'est un
projet économique important pour l'ensemble des Québécois, et, dans les
circonstances, on va faire les choses de bonne manière, on sera transparents
puis on donnera toutes les informations en temps et lieu. La prochaine
étape en 2020.
Le Président : Question
principale, M. le député de La Pinière.
M. Barrette : Le temps et le lieu, ça va être
le plus tard possible, évidemment, M. le
Président. Et, cet été, il y a
eu un temps et un lieu, puis tout ce qu'il y a eu, c'est un beau croquis
qui était un brouillon.
Et aujourd'hui le ministre, il a l'information. Et la réalité, M. le Président, elle est très
simple, elle est simple : il
une courbe dans son tunnel parce qu'il doit installer des infrastructures sur l'île d'Orléans. Et aujourd'hui il le sait.
M. le Président, tout ce qu'on demande, c'est de
la transparence. Et les infrastructures qu'il doit mettre sur l'île d'Orléans vont avoir un impact sur l'île
d'Orléans et sur les gens qui y
vivent. Aujourd'hui, le ministre peut très
bien, s'il a la volonté de le faire,
informer la population et il ne le fait pas. C'est quand même extraordinaire,
M. le Président, que, de tous les
endroits au Québec où l'information est la moins accessible, ce soit ici, dans
la supposée maison du peuple.
Est-ce que le ministre va corriger son attitude?
Le Président : M. le ministre
des Transports.
M. Bonnardel : Je
pense que, question
d'attitude, M. le Président, le
député n'est pas trop bien placé pour
parler.
Maintenant,
on va respecter le protocole. Comme je l'ai mentionné dès le début, on sera transparents jusqu'à la fin. On va informer tous
les Québécois, on va informer les gens de l'île d'Orléans. C'est un projet
extrêmement important, qui est appuyé par l'ensemble des gens de Québec,
des gens de Lévis, de l'Est du Québec.
Maintenant,
il y a une chose qui est certaine : vous souhaitez faire dérailler le
projet de tunnel Québec-Lévis, les oppositions
le souhaitent aussi, tout le monde comprend ça aujourd'hui. Maintenant, nous,
on va aller de l'avant parce que c'est un engagement du premier
ministre, c'est un engagement de notre formation politique...
Président : S'il vous plaît! S'il vous plaît! S'il
vous plaît! La période de questions n'est pas terminée. Pas de
commentaire et de réaction. Je n'ai pas mis fin à la période de questions. S'il
vous plaît! C'est très clair.
Cela met fin à la période de questions et de
réponses orales.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, comme annoncé
précédemment, nous allons maintenant procéder au vote reporté sur la motion du député de Robert-Baldwin débattue hier
aux affaires inscrites par les députés de l'opposition et qui se lit
comme suit :
«Que
l'Assemblée nationale mandate la Commission des finances publiques afin de
faire toute la lumière sur la protection des données des Québécois
détenues par les institutions publiques et privées et d'évaluer l'opportunité
de resserrer la
Loi sur la protection du
consommateur dans la foulée des événements survenus récemment, notamment chez
Desjardins, Capital One, Revenu Québec et Industrielle Alliance;
«Que dans le
cadre de ce mandat, la Commission procède à des consultations particulières et
tienne des auditions publiques et
entende : le Mouvement Desjardins, Capital One, l'Association des
banquiers canadiens, Equifax, TransUnion, l'Autorité des marchés
financiers, Benoît Boivin, dirigeant
principal de l'information du Québec, Revenu Québec, l'Office de la protection du consommateur, Option
Consommateurs, Union des consommateurs, la Sûreté du Québec, le Service
de police de la ville de Montréal, le Service canadien du renseignement de
sécurité, le Conseil canadien de l'identité et
de l'authentification numérique, MS Solutions, ARS Solutions, le Centre d'étude
en droit économique, Jean-Denis Garon, [Département des sciences économiques de l'UQAM], Benoit Dupont,
Université de Montréal, directeur scientifique du Réseau intégré sur la cybersécurité et titulaire
de la Chaire de recherche du Canada en sécurité, identité et technologie,
Michel Carlos, spécialiste en lutte contre la fraude, Steve Waterhouse, expert
en sécurité informatique, Paul Laurier, président de Vigiteck et ex-enquêteur
[de la] Sûreté du Québec, ainsi que toutes les personnes ou organismes qu'elle
jugera nécessaire de convoquer;
«Que l'organisation du mandat soit confiée aux
membres de la commission;
«Que la
commission fasse rapport à l'Assemblée au plus tard le 4 décembre 2019 à
moins que la Commission n'en décide autrement; et
«Enfin, que cette motion devienne un ordre de
l'Assemblée.»
Et que les députés en faveur de cette motion
veuillent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Arcand (Mont-Royal—Outremont),
M. Tanguay (LaFontaine), M. Leitão
(Robert-Baldwin), M. Barrette (La Pinière), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), Mme St-Pierre
(Acadie), Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce), Mme Nichols (Vaudreuil),
M. Rousselle (Vimont), Mme Montpetit
(Maurice-Richard), Mme Melançon (Verdun), Mme Ménard (Laporte),
Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne),
M. Fortin (Pontiac), M. Kelley (Jacques-Cartier), Mme Charbonneau (Mille-Îles), Mme Robitaille (Bourassa-Sauvé), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis),
M. Benjamin (Viau), M. Derraji (Nelligan), M. Polo (Laval-des-Rapides), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé
(Fabre), Mme Rizqy (Saint-Laurent), M. Ciccone (Marquette).
Mme Massé (Sainte-Marie—Saint-Jacques), M. Nadeau-Dubois (Gouin),
M. Marissal (Rosemont), Mme Labrie (Sherbrooke), Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue), M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve),
Mme Dorion (Taschereau), M. Zanetti (Jean-Lesage).
M. Bérubé
(Matane-Matapédia), M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski),
M. Roy (Bonaventure), Mme Hivon
(Joliette), M. Gaudreault (Jonquière), M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine),
Mme Perry Mélançon (Gaspé).
M. Ouellette
(Chomedey), Mme Fournier (Marie-Victorin).
La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :
Maintenant, que les députés contre cette motion veuillent bien se lever.
Secrétaire adjoint : M. Jolin-Barrette (Borduas),
Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville), Mme D'Amours (Mirabel), Mme Chassé
(Châteauguay), M. Girard (Groulx), Mme McCann (Sanguinet), Mme Roy (Montarville), M. Lemay
(Masson), M. Simard (Montmorency), M. Martel (Nicolet-Bécancour),
M. Roberge (Chambly),
Mme LeBel (Champlain), M. Bonnardel (Granby), M. Lévesque
(Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse), M. Charette
(Deux-Montagnes), M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant (Taillon),
Mme Blais (Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre
(Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Rouleau
(Pointe-aux-Trembles), M. Skeete (Sainte-Rose),
Mme Hébert (Saint-François), M. Dufour (Abitibi-Est), M. Lacombe
(Papineau), Mme Proulx (Berthier), Mme Charest
(Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), Mme Girault (Bertrand), M. Julien
(Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières), Mme Proulx (Côte-du-Sud),
M. Lafrenière (Vachon), M. Poulin (Beauce-Sud),
M. Émond (Richelieu), M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle
(Huntingdon), M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger
(Orford), Mme Picard (Soulanges), Mme Jeannotte (Labelle), M. Asselin (Vanier-Les Rivières), Mme Dansereau
(Verchères), M. Lévesque (Chapleau), M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay (Dubuc),
Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget), Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice), M. Caron (Portneuf), Mme Grondin
(Argenteuil), M. Girard (Lac-Saint-Jean), Mme Lecours
(Les Plaines), M. Lemieux (Saint-Jean),
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe (Ungava),
M. Bussière (Gatineau), M. Allaire (Maskinongé),
Mme Guillemette (Roberval), M. Provençal (Beauce-Nord),
M. Jacques (Mégantic).
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Y a-t-il des abstentions? Alors, pour le
résultat du vote, M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 44
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, la motion est rejetée.
la rubrique des motions sans préavis, en fonction de nos règles de l'ordre de
présentation, je vais céder la parole à un membre formant le deuxième
groupe d'opposition, et ce sera Mme la députée de Sherbrooke.
Mme Labrie : Merci,
Mme la Présidente. Je demande le consentement de la Chambre pour débattre de la motion suivante conjointement avec la
députée de Saint-Laurent, la députée de Joliette, le
député de Chomedey
et la députée de Marie-Victorin :
«Que l'Assemblée
nationale prenne acte des propos du premier ministre, selon lesquels il est
depuis plusieurs années au courant que le coût moyen d'une classe au Québec est
approximativement de 800 000 $;
«Que
l'Assemblée nationale rappelle qu'en campagne électorale la Coalition avenir
Québec s'est engagée auprès des Québécoises et des Québécois à réaliser
le projet des maternelles 4 ans au coût de 122 000 $ par classe;
«Que
l'Assemblée nationale demande au ministre de l'Éducation de présenter dans les
plus brefs délais au public les prévisions budgétaires définitives liées
au déploiement des maternelles quatre ans.»
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie. Y a-t-il
consentement pour débattre de cette motion?
M. Schneeberger :
Il n'y a pas de consentement.
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, il n'y a pas de
consentement. Pour la prochaine motion sans préavis, je vais céder la
parole à Mme la députée de Gaspé.
Mme Perry
Mélançon : Merci, Mme la Présidente. Je sollicite le consentement des
membres de cette Assemblée afin de
présenter, conjointement avec le chef de l'opposition officielle, la députée de
Rouyn-Noranda—Témiscamingue,
le député de Chomedey et la députée de Marie-Victorin, la motion
suivante :
«Que
l'Assemblée nationale rappelle que la région de la Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine est une région à part
entière avec des particularités, enjeux et besoins différents des régions
voisines;
«Qu'elle
demande au gouvernement de nommer un ou une ministre responsable de la région
de la Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine,
et de cette région seulement, pour mettre fin à la situation actuelle où la
ministre est responsable de trois régions en même temps.»
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la
députée. Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
M. Schneeberger :
Pas de consentement.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, il n'y a pas de consentement.
Maintenant, pour présenter la motion sans
préavis du gouvernement, je vais céder la parole à Mme la ministre responsable
des Aînés et des Proches aidants.
Mme Blais
(Prévost) : Merci, Mme la Présidente. Je demande le consentement de
cette Assemblée pour déposer la
motion suivante conjointement avec le député de Pontiac, le député de
Jean-Lesage, le député de Rimouski, le député de Chomedey, la députée de
Marie-Victorin.
auparavant, permettez-moi de souligner la présence dans les tribunes de
Mme Sylvie Grenier, qui est présidente de la Fédération québécoise
des sociétés Alzheimer, de M. Éric Maubert, coordonnateur du projet Plan
Alzheimer du RUIS McGill, et de Mme Guylaine Martin, présidente du
Baluchon Alzheimer.
«Que
l'Assemblée nationale souligne la journée mondiale de l'Alzheimer, qui aura
lieu le 21 septembre prochain;
«Qu'elle prenne acte de l'augmentation constante
de cette maladie évolutive et de ses répercussions sur le réseau de la santé,
sur les patients atteints et leurs proches;
«Qu'elle
reconnaisse la contribution de l'ensemble des acteurs au Québec qui oeuvrent à
soutenir les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ainsi que
leurs proches.»
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Maintenant, y a-t-il consentement pour
débattre de cette motion?
M. Schneeberger :
Il y a consentement, sans débat.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, cette motion est-elle adoptée?
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Adopté. Maintenant, s'il n'y a
pas d'autre... Ah oui! excusez-moi. La prochaine motion sans préavis
sera présentée par M. le député de Nelligan.
M. Derraji :
Merci, Mme la Présidente. Je sollicite le consentement des membres de cette
Assemblée afin de présenter la motion
suivante conjointement avec la députée de Gaspé, le député de Chomedey et la
députée de Marie-Victorin :
«Attendu que le premier ministre a demandé aux
partis fédéraux de s'engager, dans le cadre de la campagne électorale fédérale, à ce que le Québec
obtienne plus de pouvoirs en matière d'immigration, notamment le pouvoir de mettre en place une
évaluation du niveau de français et une évaluation des connaissances des
valeurs québécoises pour les immigrants;
«Attendu que
le projet de loi adopté par bâillon le 15 juin dernier
prévoit que le gouvernement peut, par règlement, mettre en place de tels tests;
«Attendu que
le contenu des tests de français et des valeurs pourra avoir des impacts
négatifs sur les entreprises qui font face à la pénurie de main-d'oeuvre
et qui sont actuellement en démarchage pour accueillir des immigrants;
«Attendu que le gouvernement caquiste n'a toujours
pas précisé ce que les tests contiendraient;
«Que l'Assemblée nationale demande au gouvernement de rendre public
immédiatement son test de français ainsi que son test des valeurs pour
les immigrants.»
Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le
député. Maintenant,
y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
M. Schneeberger :
Il n'y a pas de consentement.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Alors, il n'y a pas de consentement.
Alors, s'il
n'y a pas d'autre motion sans préavis, nous en sommes maintenant
à la rubrique des avis touchant les
travaux des commissions, et je vais céder la parole à M. le leader adjoint du gouvernement.
M. Schneeberger : Merci, Mme
la Présidente. Alors, j'avise cette
Assemblée que la Commission de
l'agriculture, des pêcheries, de
l'énergie et des ressources naturelles
poursuivra les consultations particulières sur le projet de loi n° 34, Loi
visant à simplifier le processus d'établissement des tarifs de distribution
d'électricité, aujourd'hui, de midi à 12 h 45 et de 15 à 18 heures, ainsi
que le vendredi 20 septembre 2019, de 9 h 30 à
11 h 45, à la salle Louis-Joseph-Papineau;
Cette même commission procédera aux auditions
publiques dans le cadre du mandat d'initiative portant sur l'examen des impacts des pesticides sur la santé
publique et l'environnement ainsi que sur les pratiques de remplacement
innovantes disponibles et à venir dans les secteurs de l'agriculture et de
l'alimentation, et ce, en reconnaissance de la compétitivité du secteur
agroalimentaire québécois le lundi 23 septembre 2019, de 14 à
18 heures, ainsi que le mardi 24 septembre, de 10 à
12 h 15, à la salle Pauline-Marois;
La Commission
des relations avec les citoyens poursuivra les consultations particulières du
projet de loi n° 18, Loi
modifiant le Code civil, le Code de procédure civile, la
Loi sur le curateur
public et diverses dispositions en matière de protection des personnes, aujourd'hui, de 12 h 15 à
13 heures et de 15 à 18 heures, ainsi que le mardi 24 septembre
2019, de 10 à 11 h 30, à la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine;
La Commission des transports et de
l'environnement poursuivra l'étude détaillée du projet de loi n° 17,
Loi concernant le transport rémunéré des
personnes par automobile, aujourd'hui, après les affaires courantes jusqu'à
13 heures et de 15 à
18 heures, à la salle Pauline-Marois, ainsi que le mardi 24 septembre
2019, de 10 à midi, à la salle Louis-Joseph-Papineau;
La Commission
des institutions entreprendra l'étude détaillée du projet de loi n° 25, Loi modifiant principalement la
Loi sur l'immatriculation des armes à feu, aujourd'hui, après les
affaires courantes jusqu'à 13 heures et de 15 à 18 heures, à
la salle Marie-Claire-Kirkland;
La Commission de la culture et de l'éducation poursuivra
l'étude détaillée du projet de loi n° 5, la Loi modifiant la
Loi sur l'instruction
publique et d'autres dispositions à l'égard des services de l'éducation
préscolaire destinés aux élèves âgés de 4 ans, le mardi
24 septembre, de 10 à midi, à la salle Marie-Claire-Kirkland. Voilà.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le leader adjoint du
gouvernement. Pour ma part, je vous avise que la Commission de l'agriculture,
des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles se réunira en séance de travail aujourd'hui, de
13 heures à 14 heures, à la salle RC.161, afin d'organiser le mandat d'initiative portant sur les impacts des pesticides sur la santé
publique et l'environnement ainsi que les pratiques de remplacement innovantes
qui sont disponibles et à venir dans les
secteurs de l'agriculture et de l'alimentation, et ce, en reconnaissance de la
compétitivité du secteur agroalimentaire québécois;
Cette même commission se réunira à la salle Pauline-Marois
le lundi 23 septembre, de 14 à 18 heures, et le mardi 24 septembre, de 10 heures à
12 h 15, afin de procéder aux auditions publiques dans le cadre de la
consultation générale sur les impacts des pesticides sur la santé publique et
l'environnement ainsi que les pratiques de remplacement innovantes disponibles et à venir dans les secteurs de l'agriculture et de
l'alimentation, et ce, en reconnaissance de la compétitivité du secteur
agroalimentaire québécois.
Nous en sommes maintenant aux avis touchant les
travaux des commissions toujours, et je vous avise que la Commission des institutions se réunira en séance de travail aujourd'hui, de 13 heures à 13 h 45, à la salle RC.171, afin de
statuer sur la possibilité que la commission se saisisse d'un mandat d'initiative
portant sur la protection des renseignements personnels des citoyennes
et des citoyens.
Nous en
sommes maintenant à la rubrique des renseignements sur les travaux de l'Assemblée. Et, s'il
n'y a pas de demande de renseignements, je vous avise
que l'interpellation prévue pour le vendredi 27 septembre 2019
portera sur le sujet suivant : L'improvisation du gouvernement caquiste dans la gestion des dossiers relevant du Secrétariat du Conseil du trésor.
M. le député de La Pinière s'adressera alors à M. le ministre responsable de l'Administration
gouvernementale et président du Conseil du trésor.
La période
des affaires courantes étant terminée, nous allons maintenant
passer aux affaires du jour, et je vais céder la parole à M. le leader
adjoint du gouvernement.
M. Schneeberger : Oui, merci,
Mme la Présidente. Alors, pour
débuter, je vous demanderais d'appeler l'article 17 du feuilleton.
La Vice-Présidente
(Mme Gaudreault) : À l'article 17 du feuilleton, l'Assemblée
prend en considération le rapport de la Commission de la santé et des services
sociaux sur le projet de loi n° 2, Loi resserrant l'encadrement du cannabis,
ainsi que les amendements transmis en
vertu de l'article 252
du règlement par M.
le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux et par
M. le député de Pontiac. Ces amendements sont déclarés recevables.
Maintenant, y
a-t-il des interventions sur ce rapport ainsi que sur ses amendements? Y a-t-il
quelqu'un qui désire prendre la parole? M. le ministre délégué de la
Santé et des Services sociaux.
M. Carmant :
Merci, Mme la Présidente. Chers collègues du gouvernement, chers collègues de
l'opposition et chers membres de la
Commission de la santé et des services sociaux, depuis bientôt un an, la
réalité est que nous devons composer
avec la légalisation du cannabis. Sans contredit, il s'agit d'un changement
considérable pour n'importe quelle société
qui en a fait le choix. Plusieurs enjeux et questionnements sont soulevés dans
la foulée de la législation et de la légalisation.
Notre priorité, comme gouvernement, a été de mettre en place un encadrement
permettant d'assurer la protection de la santé et de la sécurité de la
population, et tout particulièrement, comme vous le savez, celle de nos jeunes.
Dès mon arrivée comme ministre, on m'a confié le
mandat de veiller au développement des enfants et au bien-être des adolescents du Québec. Le premier ministre m'a aussi
confié le mandat de resserrer l'encadrement du cannabis. Resserrer l'encadrement du cannabis est une
volonté de la population du Québec. Nous avons fait le choix de la resserrer
par plusieurs mesures, dont deux principales : rehausser l'âge à
21 ans et limiter la fumée de cannabis dans les lieux publics, et je demeure persuadé que nous sommes en
phase avec ce que souhaite la population. Depuis le tout début, notre formation politique avait affiché ses couleurs.
Les changements que nous souhaitons apporter avec le p.l. n° 2
sont les changements que nous proposions dans l'opposition.
Je suis
conscient que c'est un enjeu polarisant. Avec mes collègues de l'opposition, on
a eu plusieurs occasions de débattre
sur plusieurs aspects du projet de loi, en fait, plus de 80 heures de
discussions en étude détaillée.
Malgré cette polarisation, je ne doute pas que tous les gens qui ont pris la parole
dans ce débat ont toujours défendu l'approche qu'ils jugeaient la plus adéquate. Nous sommes en
territoire nouveau. Le Canada est le premier pays du G7 à avoir légalisé le
cannabis non médical. Le monde nous regarde.
Nous
savons que nos jeunes sont plus vulnérables aux effets néfastes de la
substance. La littérature scientifique est
claire : la consommation de cannabis comporte plusieurs dangers sur le
développement du cerveau, tant au niveau de la santé mentale que des troubles scolaires, et autres. L'Enquête
québécoise sur le cannabis nous apprend d'ailleurs que 55 % des consommateurs de cannabis en ont consommé pour
la première fois avant l'âge de 17 ans. C'est vraiment beaucoup. Plus de la moitié de nos jeunes ont consommé du
cannabis avant d'avoir accès à la SQDC. Il faut donc faire plus. C'est justement pour retarder l'âge de la première
consommation que nous voulons rehausser l'âge à 21 ans, nous donner un
espace tampon pour prévenir la consommation
chez nos adolescents. Le gouvernement se doit d'envoyer un message fort
que le cannabis n'est pas une substance sans danger.
L'autre
mesure importante de ce projet de loi est l'interdiction de fumer du cannabis
dans les lieux publics. Pour nous,
comme pour le 21 ans, cette mesure répond à une préoccupation légitime de
la population du Québec. Il n'était pas question que nos familles, nos aînés, nos enfants ou les
non-consommateurs doivent composer avec la fumée secondaire de cannabis dans
les lieux publics. Un Québec sans fumée doit rester une des priorités de la
Santé publique du Québec.
Par contre,
nous avons entendu les différents intervenants, nous les avons écoutés et nous
avons bonifié notre projet de loi. En
introduisant un pouvoir municipal pour déterminer un parc dans lequel il sera
permis de fumer du cannabis, nous
répondons à d'autres préoccupations et reconnaissons les villes comme
partenaires. Avec ces nouvelles mesures, le Québec aura maintenant une approche plus précautionneuse face à la
légalisation du cannabis. Nous devons éviter les erreurs du passé avec d'autres substances comme le tabac et l'alcool et
avoir un cadre réglementaire strict dès le début pour ne pas avoir à
reculer plus tard.
L'encadrement
du cannabis au Québec sera maintenant un modèle pour les autres juridictions.
Et nous avons de quoi être fiers,
nous protégeons la santé de nos adolescents et leur donnons, à travers
différentes mesures, la chance de réaliser
leur plein potentiel, et vous savez que notre gouvernement a l'éducation de nos
jeunes et