Culture and Education — 2 October 2024 (43rd Legislature, 1st Session)
CCE 2024-10-02
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31e législature, 2e session (8 mars 1977 - 22 décembre 1977)
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27e législature, 5e session (22 octobre 1965 - 23 octobre 1965)
27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
27e législature, 3e session (14 janvier 1964 - 31 juillet 1964)
27e législature, 2e session (21 août 1963 - 23 août 1963)
27e législature, 1re session (15 janvier 1963 - 11 juillet 1963)
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25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
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Journal des débats de la Commission de la culture et de l’éducation
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43 e législature, 1 re session
(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
mercredi 2 octobre 2024
Vol. 47 N° 54
Étude détaillée du projet de loi n° 64, Loi instituant le Musée national de l’histoire du Québec
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
11 h
11 h 30
12 h
12 h 30
15 h
15 h 30
16 h
16 h 30
17 h
17 h 30
18 h
Journal des débats
11 h (version non révisée)
(Onze heures vingt et une minutes)
La Présidente (Mme Dionne) : Alors,
bon mercredi à tous. Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission
de la culture et de l'éducation ouverte.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 64, la Loi instituant le Musée
national de l'histoire du Québec.
Donc, Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, Mme la
Présidente. M. Asselin (Vanier-Les Rivières) est remplacé par M. Caron
(Portneuf); Mme Tremblay (Hull) est remplacée par M. Martel (Nicolet-Bécancour);
et Mme Ghazal (Mercier) est remplacée par M. Zanetti (Jean-Lesage).
La Présidente (Mme Dionne) : Merci,
Mme la secrétaire. Donc, lors de la suspension de nos travaux d'hier, nous en
étions à l'étude de l'article 3. Donc...
La Présidente (Mme Dionne) : ...donc,
M. le ministre, je vous laisse la parole.
M. Lacombe : Merci beaucoup,
Mme la Présidente. Donc,
article 3 :
L'article 41 de cette loi est modifié
par le remplacement de «et Musée de la civilisation» par «Musée de la
civilisation et Musée national de l'histoire du Québec».
Donc, c'est un
article qui vient préciser
que l'appellation Musée national de l'histoire du Québec ne pourra être
utilisée sans l'autorisation écrite de ce dernier afin de désigner un immeuble,
une entreprise ou un organisme quelconque.
La Présidente (Mme Dionne) : Des
commentaires sur l'article 3? Mme... Oui.
Mme Garceau : Bon matin à
tous. Je voulais juste poser des questions en termes de... le raisonnement
derrière cet article. Dans quelles circonstances?
M. Lacombe : C'est une
disposition qui existe déjà dans la loi pour les autres musées. Donc, c'est
simplement de l'ajouter aussi pour le Musée national de l'histoire du Québec
qu'on crée avec le projet de loi. C'est pour s'assurer qu'il ait le contrôle
sur son nom et que ce soit donc protégé.
Mme Garceau : Donc, voulant
dire que personne ne peut utiliser, la compréhension, le nom du Musée national
de l'histoire du Québec sans l'autorisation écrite de ce dernier, donc je
présume, du D.G. du musée.
M. Lacombe : Là, écoutez,
je... Oui. Bien, en fait, est-ce que c'est le D.G. ou pas? C'est l'institution,
là. Je ne sais pas exactement de quelle façon cette autorisation-là est
délivrée, là, puis je ne pense pas que c'est... que ça pose un problème. C'est
quoi? Sur résolution?
Une voix : Oui.
M. Lacombe : C'est ça. C'est
dans leur organisation interne, là. C'est à eux de définir ça.
Mme Garceau : O.K. Merci.
M. Lacombe : Bienvenue!
La Présidente (Mme Dionne) : D'autres
questions, commentaires sur l'article 3? Est-ce que l'article 3...
Oui, M. le député de Jean-Lesage.
M. Zanetti : Au fond,
l'article 3, ça fait juste dire... écrire le nom du musée dans la loi,
puis il n'y a pas d'autres conséquences à cet article-là si je comprends bien?
M. Lacombe : Bien,
c'est-à-dire, ça fait plus qu'inscrire le nom du musée dans la loi, ça vient
lui donner la même protection, quant à l'usage de son nom, que les autres
musées.
M. Zanetti : Ah! O.K. Je
comprends. Parfait. Merci.
La Présidente (Mme Dionne) : Donc,
est-ce que l'article 3 est adopté? Parfait. Nous passons à l'article
quatre. M. le ministre, je vous laisse en faire la lecture.
M. Lacombe :
Article 4 :
L'Annexe 2 de la
Loi sur
l'administration financière (Chapitre A-6.001), et modifiée par
l'article 884 du
chapitre 34 des lois de 2023, est de nouveau modifié
par l'insertion, selon l'ordre alphabétique, de «Musée national de l'histoire
du Québec».
Donc, c'est un
article qui propose
d'ajouter le Musée national de l'histoire du Québec à l'annexe deux de la Loi
sur l'administration financière, ce qui confirme donc, au même
titre que les
autres musées nationaux, son statut d'organisme autre que budgétaire.
La Présidente (Mme Dionne) : Questions,
commentaires sur l'article 4?
Mme Garceau : Oui.
La Présidente (Mme Dionne) :
Oui, Madame... Pardon, M. le ministre.
Mme Garceau : M. le ministre,
j'aimerais juste comprendre son statut d'organisme autre que budgétaire.
Qu'est-ce qu'on veut dire par ça?
M. Lacombe : Oui. Bien, c'est
une bonne question parce que je me la suis a moi-même déjà posée et évidemment
j'ai eu cette discussion-là avec... avec mon collègue le ministre des Finances.
C'est une discussion passionnante sur les finances du gouvernement et la
comptabilité, là, la façon de comptabiliser tout ça. J'avais une liste
d'ailleurs, là, je ne l'ai pas sous la main, mais d'exemples d'organismes
budgétaires, d'organismes autres que budgétaires. Nos sociétés d'État sont des
organismes autres que budgétaires, et des exemples d'organismes budgétaires,
c'est par exemple les fonds. Est-ce qu'on a la liste?
Une voix : ...
Mme Garceau : ...les
distinguer, je m'excuse, la distinction : statut d'organisme budgétaire et
autre que budgétaire, donc non budgétaire?
M. Lacombe : Bien, on
pourrait vous fournir la... on pourrait vous fournir la définition officielle,
mais tout ça est très, très, très administratif, là. La... la définition
d'ailleurs, elle est sur le... si ma mémoire est bonne, sur le site internet de
l'Assemblée nationale du Québec. On pourrait... on pourrait la sortir, puis
vous la... Est-ce qu'on peut la sortir peut-être pendant que... Oui.
La Présidente (Mme Dionne) : On
suspend quelques instants?
Mme Garceau : Oui, s'il vous
plaît, juste pour voir.
La Présidente (Mme Dionne) : D'accord.
La commission...
M. Lacombe : Bien, je vais le
googler.
La Présidente (Mme Dionne) : La
commission suspend ses travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 27
(Reprise à 11 h 28)
La Présidente (Mme Dionne) : La
commission reprend maintenant ses travaux. Donc, M. le ministre, je vous cède
la parole.
M. Lacombe : Merci, Mme la
Présidente. Regardez, j'ai peut-être une... je vous donne... je vous donne
l'explication que j'ai. Les organismes autres que budgétaires sont généralement
créés afin d'offrir des services particuliers à la population et disposent d'un
plus grand degré d'autonomie en matière de finances et de fonctionnement que
les organismes budgétaires, soit ceux qui sont financés à même les crédits
budgétaires d'un ministère. Leurs dépenses de fonctionnement ne sont pas
pourvues à même des crédits votés à cette fin, mais quand même, ces organismes
peuvent disposer de crédits de transfert. Donc, c'est une différence qui est
très administrative dans la façon dont a été faite la comptabilité de l'État.
Donc, moi, c'est la définition que je pourrais vous donner. Si vous voulez plus
d'informations, on... je pourrais demander à M. Tessier, qui est en charge des
sociétés d'État au ministère, de répondre à vos questions.
Mme Garceau : Non, c'est
juste que ce n'est pas... ce n'est pas clair en termes de quels sont les
bénéfices, quels sont les avantages liés à un statut d'organisme autre que
budgétaire. C'est vraiment ça, là, c'est...
M. Lacombe : Ce que je peux
vous dire, de façon plus générale, c'est qu'ils bénéficient habituellement
d'une plus grande autonomie. C'est ce qui est... c'est ce qui est inscrit à
leur définition. Mais je propose peut-être que M. Tessier puisse vous
expliquer, s'il y a consentement.
La Présidente (Mme Dionne) : Est-ce
qu'il y a consentement pour que M. Tessier prenne la parole?
Mme Garceau : Oui.
La Présidente (Mme Dionne) : D'accord.
M. Tessier, veuillez seulement vous présenter.
• (11 h 30) •
M. Tessier (Patrick) : Oui.
Bonjour, Patrick Tessier, je suis directeur général des sociétés d'État puis
des services aux entreprises, ministère de la Culture et des Communications.
Donc, la principale distinction qu'on peut faire au niveau budgétaire, c'est
que, un organisme budgétaire, son budget, il est voté... de dépenses, ses
revenus vont aller au fond consolidé du revenu, alors qu'un organisme autre que
budgétaire a des crédits votés... sont le budget de transfert qui lui est
transmis, là, par les ministres. Par contre, les revenus qu'il va générer,
autonome... puis il peut utiliser, les conserver pour ses activités, et, à la
fin de l'année, il doit produire un rapport annuel et des états financiers,
contrairement à un organisme budgétaire. Un organisme budgétaire va plus
s'apparenter, là, à... quelque part, un peu à un ministère, si on veut, alors
qu'une société d'État, c'est plus autonome au niveau budgétaire.
Mme Garceau : O.K. Merci.
La Présidente (Mme Dionne) : Est-ce
qu'il y a d'autres questions, commentaires sur l'article 4? Est-ce que
l'article 4 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Dionne) : Alors,
lecture de l'article 5. Là, M. le ministre, à vous la parole.
M. Lacombe : Merci, Mme la
Présidente. Donc,
article 5 :
L'article 243.6.1 de la
Loi sur la
fiscalité municipale (chapitre F-2.1) est modifié par l'insertion, après
le paragraphe 3°, du suivant :
«3.1° Musée national de l'histoire du
Québec;».
Donc : Cet
article propose d'ajouter
le Musée national de l'histoire du Québec à l'énumération de
l'article 243.6.1 de la
Loi sur la fiscalité municipale afin que, comme
pour les autres musées nationaux, le Musée national de l'histoire du Québec ne
puisse se voir accorder par la Commission municipale du Québec une
reconnaissance afin d'être exempté des taxes foncières ou de la taxe
d'affaires.
La Présidente (Mme Dionne) : Questions,
commentaires sur l'article 5? Mme la députée de Robert-Baldwin, oui, la
parole est à vous.
Mme Garceau : Je regarde
toujours mon collègue pour voir. Oui, toujours fascinant, la
Loi sur la
fiscalité municipale. Je voulais savoir, M. le ministre, entendre... Je
comprends que le musée sera... va être... minute, là, ne peut se voir... ne
sera... exact. Au niveau de la taxe d'affaires, on parle de...
Haut de la page
11 h 30 (version non révisé
e) Mme Garceau : ...quoi? Parce
que, là, il va devoir payer les taxes foncières, la taxe d'affaires au niveau d'un
musée.
M. Lacombe : La taxe d'affaires
selon la
loi sur la fiscalité municipale.
Mme Garceau : C'est ça,
municipal.
M. Lacombe : Est-ce qu'on a
un exemple de taxe d'affaires? Non, ce n'est pas notre loi, évidemment. Oui, c'est
ça. Bien, en fait, techniquement, il y a la taxe foncière, mais donc
techniquement, les municipalités peuvent imposer une taxe d'affaires. Et, bon,
là, c'est la
Loi sur la fiscalité municipale qu'évidemment je ne connais pas,
mais... Donc, voilà, on a le... on aura le même statut pour ce musée que pour
les autres.
Mme Garceau : Bien, c'est ça,
c'est... et donc j'étais pour demander : Est-ce que... les autres, est-ce
qu'il y a une taxe d'affaires, au Musée de la civilisation? On parle du
municipal, donc.
M. Lacombe : Oui, c'est ça. C'est
la... ce n'est pas le gouvernement qui décide, c'est les municipalités.
Mme Garceau : Non, non, la
municipalité.
M. Lacombe : On comprend...
on se comprend bien. Puis, dans le fond, nous, ce qu'on dit, c'est : Bien,
il n'y a pas d'exemption pour les musées nationaux.
Mme Garceau : Est-ce qu'on a
une idée des taxes foncières au niveau du séminaire?
M. Lacombe : Ce n'est pas une
information que j'ai à l'heure actuelle, mais, en fait, on est locataire, on
est locataire au séminaire, ça fait que je ne sais pas...
Des voix : ...
Mme Garceau : Donc là, vous
êtes là... bien, je vais juste... je vais juste continuer, parce que, là,
évidemment, taxes foncières, on parle propriétaire de l'immeuble. Donc, est-ce
que l'objectif du ministère, c'est de demeurer locataire, c'est ça, du séminaire?
M. Lacombe : Bien, pour l'instant,
il n'y a pas... il n'y a pas d'autre scénario, là, c'est ce qui... c'est ce qui
est en vigueur puis c'est ce qu'on... c'est ce avec quoi on travaille.
Mme Garceau : O.K. Est-ce qu'il
y a une possibilité d'acquisition? Est-ce qu'on est en train... parce qu'on
regarde le long terme?
M. Lacombe : Oui. Bien, pour
l'instant, je vous dirais que je n'ai pas d'autre commentaire à faire que c'est
le scénario qui est là. C'est celui sur lequel on travaille. Est-ce qu'un jour
on pourrait être propriétaire? Je pense qu'il ne faut pas l'exclure, mais ce n'est
pas des discussions qu'on a actuellement avec les propriétaires.
Mme Garceau : Ce n'est pas
dans les plans d'ici l'ouverture au printemps 2026.
M. Lacombe : Non, non, pas du
tout. Pas du tout. Vous avez l'air sceptique, mais ça appartient...
Mme Garceau : Non, je
parle... je parle...
M. Lacombe : Évidemment, on
ne peut pas pour obliger les gens à vendre.
Mme Garceau : Parce qu'évidemment...
sceptique... excusez, non, parce qu'on se comprend, j'aurais bien aimé avoir ma
réponse concernant la ventilation des coûts de 92 millions. Parce que le
92 millions, est-ce que c'est uniquement en termes de les rénovations
nécessaires pour l'ouverture d'un musée national de l'histoire du Québec au
printemps 2026? Est-ce que ça comprend les expositions? Est-ce que ça
comprend aussi le budget concernant les employés dédiés aux expositions? Il y a
tout ça. Donc, moi, je ne sais pas, en termes du 92, qu'est-ce que ça
représente. Et est-ce qu'il y a une marge de manœuvre? Est-ce que ça va être
tout dépensé? Est-ce que on a prévu un budget? C'est quoi, le budget en ce qui
a trait à d'ici et l'ouverture... est-ce qu'on a déterminé, évidemment, comme
un genre d'état financier, si je peux dire, là, en termes des coûts? Il me
semble que ce serait très important de le savoir, surtout à ce stade-ci. Et
même lorsqu'on regarde... Parce que, s'il y a une marge de manœuvre, est-ce qu'il
y a une possibilité, peut-être, d'acquisition similaire?
Des voix : ...
La Présidente (Mme Dionne) : M.
le ministre, avez-vous... voulez-vous répondre?
M. Lacombe : Bien, là, je
pense que ça, c'est une tout autre discussion, là, qui sort de l'étude de cet
article-là. Tout ce que je peux vous dire, c'est... Puis je vais m'arrêter là
après, parce qu'encore une fois cette discussion-là, évidemment, se
poursuivrait longtemps. Puis on n'est pas sur l'article, mais on a déjà indiqué
qu'actuellement l'estimation est de 92 millions. Ça, c'est du PQI, mais
officiellement, on n'est pas encore à l'étape où tout ça est passé en décret au
Conseil des ministres. Donc, on suit les règles habituelles. Il y a un tableau
de bord qui est disponible en ligne. Tout ça est normé par le Conseil du
trésor. On suit ces règles-là, puis, quand on franchira les étapes qu'on doit
franchir, on les rendra évidemment publiques, mais je pense qu'on est encore
plus transparent...
M. Lacombe : ...que ce que
nous pourrions être, là. On vous a donné le chiffre.
Mais sinon, sur l'article en question, si
on revient à ça, ce que je peux vous dire, c'est que, donc, on prend seulement
les dispositions pour que le MNHQ ait la... le même traitement que les autres musées
nationaux en vertu de la
Loi sur la fiscalité municipale.
La Présidente (Mme Dionne) : D'autres...
Mme Garceau : Bien...
La Présidente (Mme Dionne) : Oui,
allez-y.
Mme Garceau : Oui. Bien,
excusez. Je trouve que c'est quand même pertinent, la discussion, parce qu'on
parle de finances, on parle de budget. Dans mes remarques préliminaires, c'est
sûr et certain qu'on ne va pas se retrouver dans le sort des espaces bleus avec
l'estimé qu'on... l'estimé initial qui avait été vraiment sous-estimé. On ne
veut pas se retrouver dans cette situation-là au printemps 2026 ou même avant.
Et donc, pour moi, ça va en lien avec cet article-là, parce qu'il va falloir
payer possiblement des taxes foncières, et tout ça.
Donc, j'aimerais comprendre. En ce moment,
on parle d'un estimé, on a le montant, mais on pourrait très bien, M. le
ministre, avec grand respect, avoir un montant de 150 millions ou de 60
millions, parce qu'on se base sur quoi? On n'a absolument aucune information liée
à ce montant-là, à l'estimé, rien.
M. Lacombe : Bien, quand on
sera prêts à faire une mise à jour sur les coûts, on la fera. Puis évidemment
on est obligés de la faire, cette mise à jour. Donc, elle va venir. J'invite
juste ma collègue à être patiente. On suit les processus normaux, comme dans
tous les projets d'infrastructure, tous les projets au Québec.
Mme Garceau : Donc, compte
tenu qu'on prévoit ici une dépense, probablement une dépense importante, c'est
pour ça que je tente de voir, encore une fois. Ça veut dire que peut-être qu'il
va y avoir... Le 92 millions, c'est sous-estimé, compte tenu des dépenses
actuelles, mais aussi des dépenses à venir dans un avenir assez rapproché.
M. Lacombe : Mme la
Présidente, bien honnêtement, là, s'il y a une chose qui ne me stresse pas,
c'est la transparence au sujet des coûts de construction, parce que ce n'est
pas quelque chose qui est arbitraire, ce n'est pas quelque chose qui est
politisé, ce n'est pas quelque chose dont on peut se défiler. Tout ça est
encadré. On suit les mêmes étapes que dans tous les projets d'infrastructure au
Québec. Et, quand il y aura une mise à jour qui... quand on sera rendus au
moment où on devra faire une mise à jour en fonction de l'évolution des
travaux, c'est-à-dire après... bon, quand les appels d'offres seront terminés,
quand on sera rendus à l'étape où on doit aller de l'avant selon le Conseil du
trésor, on fera évidemment la mise à jour, parce qu'on doit la faire. Puis, à
ce moment-là, si ma collègue veut un briefing privé pour lui expliquer, parce
que c'est un sujet qui l'intéresse, ça me fera plaisir. Donc, il n'y a pas
de... il n'y a pas d'enjeu pour moi à ce niveau-là, on sera complètement
transparents.
• (11 h 40) •
Mme Garceau : Je ne pense pas
que c'est un enjeu qui... c'est seulement moi qui est intéressée par comment
nos fonds publics sont déboursés. Puis vous avez vu avec les articles, surtout
les sorties, ce matin, des artistes, tout le monde est très conscient et ils
veulent avoir des réponses en termes de déboursés, comment les sommes de fonds
publics sont déboursées pour satisfaire certaines dépenses et particulièrement
dans le domaine de la culture.
Et donc c'est pour ça que je reviens.
C'est bien beau, là : On va vous revenir, on va faire une mise à jour,
mais là on a commencé ça en 2021. Là, le séminaire, c'était l'emplacement pour
les Espaces bleus Québec. Donc, ça fait quand même, là... on est rendus à trois
ans. Donc, on devrait avoir pas mal une bonne idée. Puis là je ne sais pas
quelle est l'évolution des rénovations, et tout. Peut-être qu'on devra se
déplacer pour aller faire un tour.
M. Lacombe : ...
Mme Garceau : Oui, visiter.
M. Lacombe : Je n'ai pas de
problème avec ça. On pourra organiser une visite.
Mme Garceau : Je pense que ça
serait peut-être... Mon collègue, peut-être, on va faire une visite, mais...
M. Lacombe : ...avec la
Maison de la musique et de la chanson bientôt.
Mme Garceau : Oui, on le fait
le 4 novembre. Merci pour l'invitation.
M. Lacombe : Moi, je n'ai
aucun problème.
Mme Garceau : Oui. On fait...
J'ai bien hâte, mais je trouve que c'est quand même intéressant dans le sens
que ça, c'est... on a pris la décision de mettre fin au...
Mme Garceau : ...projet des
Espaces bleus, sauf que six semaines plus tard on est revenu avec l'annonce que
l'emplacement pour l'Espace bleu Québec va être converti en Musée national de
l'histoire du Québec. Et donc il y a quand même eu un travail, je présume, un
grand travail pour... en termes des expositions et tout, mais même aussi les
rénovations, parce que le Grand séminaire... le séminaire, c'est quand même
monumental comme immeuble, et donc c'est pour ça que je me demande : À ce
stade-ci, est-ce qu'on ne devrait pas avoir une mise à jour? Ça fait trois ans.
M. Lacombe : La SQI, qui est
en charge du... du projet, évidemment, avec le Musée de la civilisation, est en
train de préparer la prochaine mise à jour, et, quand on sera prêts à la faire,
parce qu'évidemment on le fait de façon rigoureuse, on pourra la faire.
Mme Garceau : Donc, est-ce
qu'on a une idée de quand est-ce que nous allons avoir cette mise à jour?
M. Lacombe : Je dirais dans
quelques semaines. Donc, on ne parle pas de l'année prochaine, là, mais dans
quelques semaines on devrait être capables de... Quelques semaines, ce n'est
pas deux semaines, mais dans quelques semaines on devrait être capables de
faire une mise à jour.
Mme Garceau : En novembre?
M. Lacombe : Je ne jouerai
pas à la boule de cristal, mais dans les prochaines semaines.
Mme Garceau : O.K. Est-ce que
ça va être rendu...
M. Lacombe : On m'a donné des
indications, mais je suis très prudent, parce que, si je l'ai dit, ça devient
l'attente, et je ne voudrais pas vous décevoir, Mme la députée.
Mme Garceau : Bien non,
évidemment.
M. Lacombe : Donc, on va
rester prudents, mais dans quelques semaines on devrait être capables de faire
une mise à jour.
Mme Garceau : O.K. Donc, ça
va être rendu public?
M. Lacombe : Au moment où...
Oui. Si ma compréhension du processus est la bonne, en vertu des règles du
Conseil du trésor, on devra faire cette mise à jour là au tableau de bord du Secrétariat
du Conseil du trésor, donc, qui est publié en ligne. D'ailleurs, le projet, il
est là actuellement, avec les derniers chiffres officiels qui ont été publiés,
c'est-à-dire, on est à 48 millions, je pense, de mémoire. Mais,
proactivement, voyez comment je suis transparent, je vous ai donné d'autres
chiffres.
Mme Garceau : C'est ça, là,
mélangez-moi pas, je ne peux pas être mélangée dans les chiffres : 48, 92.
Non. C'est... C'est intéressant, parce que
c'est sûr et certain que les Québécois et les Québécoises sont très préoccupés
par les déboursés de fonds publics, et surtout avec, on va se le dire,
qu'est-ce qui se passe cette semaine avec les matchs de hockey à
7 millions? Donc... Millions, 7 millions. Donc, c'est pour ça que je
pose la question concernant le budget et les prévisions dans la prochaine
année, pour qu'on s'assure qu'on reste toujours dans le 92 millions puis
qu'on n'a pas déjà débordé le 92 millions.
Et je comprends ce que vous avez dit
concernant... On suit les coûts de construction. Mais on suivait les coûts de
construction la dernière fois aussi, et on est allé des projets estimés à
259 millions de dollars, M. le ministre, vous savez, à
1 milliard de dollars, puis on suivait les coûts de construction à ce
moment-là aussi. Donc...
M. Lacombe : Respectueusement,
ce n'est pas du tout la même chose, là. Je comprends qu'on fait de la
politique, puis... puis on peut dire ça à la période de questions, puis... Mais
là, si on veut avoir la vraie discussion, on ne peut pas faire cette
comparaison-là.
Le réseau des Espaces bleus... on avait
quelques endroits bien définis, il y en avait quatre, mais pour le reste on ne
savait même pas encore dans quels bâtiments on s'installerait. Donc... Et ce
sont des bâtiments patrimoniaux, il fallait les cibler. Donc, on y est allés
d'une estimation, c'est-à-dire on a eu un budget de départ. Moi, je pense qu'il
aurait fallu le bonifier de toute façon. On s'est déjà tout dit ça, là, en
commission parlementaire dans le cadre de l'étude des crédits.
Donc, vous nous dites : On suivait
les chiffres. Bien, on ne pouvait pas suivre les chiffres de projets qui
n'avaient pas encore de bâtiment désigné. Là, on vous parle d'un bâtiment, on
suit ça avec attention. Ce projet-là chemine bien, ouverture prévue au
printemps-été 2026. Et est-ce qu'il y aura une facture plus élevée que le
92 millions que je prévois actuellement? Peut-être. On attendra la mise à
jour de la SQI plus officiellement pour... pour faire une annonce au moment...
une mise à jour au moment où on aura à la faire. Mais, je veux dire, on n'est
pas à l'abri...
M. Lacombe : ...c'est de la
surchauffe en culture, là. C'est la même chose que dans tous les projets, mais
aussitôt qu'on a l'information, on va pouvoir faire une mise à jour.
Mme Garceau : C'est sûr et
certain que je vous écoute, M. le ministre, et je comprends qu'en 2021, lorsque
le premier ministre, vous êtes sorti également avec... je pense que... le
premier ministre à ce moment-là, qui est sorti avec le 259, 260 millions,
c'était quand même un estimé estimé initial, mais c'était quand même fondé sur
des faits à ce moment-là. Et tout le monde croyait que c'était fondé sur des
faits en lien avec tout le projet des 17 espaces bleus, pas juste quelques
emplacements ou quelques immeubles. Donc, à ce jour, aujourd'hui, il me semble
que cet estimé-là de 92 millions, on connaît le bâtiment, on sait où
est-ce qu'on est, on travaille là depuis 2021. Donc, je vais présumer... Parce
qu'on veut éviter, puis je pense que c'est aussi notre rôle en tant que
parlementaires, c'est de faire... de questionner puis de faire des vérifications
concernant les dépenses. Et il me semble qu'à ce stade-ci j'ose croire que le
92 millions est un estimé assez précis, qui est fondé dans des faits, les
dépenses actuelles avec pas mal une bonne... une bonne idée de qu'est-ce qui
s'en vient, pour comparer à l'estimé des espaces bleus, que, là, je comprends,
était peut-être un petit peu plus flou qu'on pensait.
M. Lacombe : Bien, je ne suis
pas d'accord avec votre interprétation, mais je vous laisse... je vous laisse
continuer.
Mme Garceau : Bien, moi, Mme
la Présidente, je voulais avoir une réponse à ma question concernant le
92 millions. Est-ce que c'est un montant assez précis à ce stade-ci,
compte tenu qu'on est beaucoup plus au courant des données actuellement? Parce
qu'on connaît le bâtiment, on connaît les travaux qui ont été faits à date. On
est en train de travailler sur les expositions inaugurales. On doit avoir quand
même une bonne idée. On connaît les dépenses actuelles puis on devrait
connaître aussi les dépenses d'ici l'ouverture du musée. Donc, d'après moi, au
moins pour rassurer, nous assurer et assurer aussi la population qu'on ne va
pas se retrouver, dans deux ans, dans le même scénario que les espaces bleus,
puis qu'on va avoir dépassé largement l'estimé. C'est quand même assez
important, M. le ministre.
• (11 h 50) •
La Présidente (Mme Dionne) : M.
le ministre.
M. Lacombe : J'ai déjà
répondu à ça tantôt.
La Présidente (Mme Dionne) : D'autres
questions, Mme la députée?
Mme Garceau : Non.
La Présidente (Mme Dionne) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'article cinq? Est-ce que l'article cinq
est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Dionne) :
Article
six. M. le ministre, je vous laisse faire la lecture.
M. Lacombe : Oui.
Article
six, donc : L'annexe un de la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État,
chapitre G-1.02, modifié par l'article 1036 du
chapitre 34 des
lois de 2023, est de nouveau modifié par l'insertion, selon l'ordre alphabétique
de «musée national de l'histoire du Québec».
Donc, c'est un
article qui propose
d'ajouter le Musée national de l'histoire du Québec à l'annexe un de la
Loi sur
la gouvernance des sociétés d'État, au même
titre que les autres musées
nationaux, afin que les dispositions de cette loi, qui ont notamment pour objet
d'encadrer la nomination du conseil d'administration et du président-directeur
général et l'exercice de leurs fonctions s'appliquent aux musées.
La Présidente (Mme Dionne) : Questions,
commentaires? Oui, Mme la députée.
Mme Garceau : Oui, Mme la
Présidente. J'ai une question, si je peux dire, dans un sens plus large
concernant... Parce que je regardais, évidemment les autres articles, en termes
de la nomination aussi du premier directeur général, les premiers membres du
conseil de direction...
Mme Garceau : ...et donc... et
je regarde... est-ce que cet article-là... Non, je vais poser la question
autrement. Comment est-ce que le premier D.G. et les premiers membres du
conseil vont être nommés?
M. Lacombe : Bien, ils vont
être nommés en respect du projet de loi puis de la
Loi sur la gouvernance des
sociétés d'État. C'est à dire, il y aura des nominations qui seront effectuées
par le gouvernement en suivant évidemment les lois en vigueur. Donc, il n'y
aura pas... il n'y aura pas de... j'allais dire, de traitements de faveur, là,
il faut respecter... il faut respecter les lois.
Mme Garceau : Et donc, est-ce
que ça, c'est la nomination du directeur général du nouveau musée? Ça serait
selon les dispositions de la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État.
M. Lacombe : Bien,
c'est-à-dire, il y a des dispositions prévues dans le projet de loi qu'on
étudie actuellement, et nous serons par ailleurs soumis à la loi, comme tous
les autres musées, sur la gouvernance des sociétés d'État, comme tous les
autres musées nationaux. Donc, ce seront des nominations qui seront faites par
le Conseil des ministres.
Mme Garceau : Oui, mais là on
parle de l'article 6 en particulier en termes de... on va encadrer la loi.
Comment est-ce que la loi encadre la nomination du conseil d'administration et
du président? Là, je présume que c'est lié à la première nomination.
M. Lacombe : Bien, Mme la Présidente,
il y a des articles spécifiquement qui portent là-dessus plus tard. Là, tout ce
qu'on dit, c'est que, de façon générale, le musée va être soumis à la
Loi sur
la gouvernance des sociétés d'État. Mais sur les questions très précises de ma
collègue, il y a des articles qui portent là-dessus tantôt.
La Présidente (Mme Dionne) : Êtes-vous
à l'aise avec la réponse, Mme la députée?
Mme Garceau : Est-ce que, Mme
la Présidente, le ministre est ouvert... Je sais qu'avec... Évidemment, on a
suspendu l'article, mais il y a eu l'amendement que vous avez proposé
concernant les Premières Nations et les Inuits. Et donc, est-ce qu'il y a une
ouverture pour nous assurer... Et là il faudrait regarder, parce que c'est sûr
et certain qu'il y a un amendement concernant... Ils veulent faire
partie du
conseil d'administration. J'espère que ça va être le cas, et donc... Et là je
ne sais pas, est-ce qu'on suspend cet article-là pour aller à l'autre
article
concernant la composition des membres du conseil d'administration? Parce que
j'aimerais m'assurer que ça va inclure aussi les Premières Nations et les
Inuits.
M. Lacombe : Bien, si la
proposition de ma collègue, c'est de modifier la
Loi sur la gouvernance des
sociétés d'État, je ne pense pas qu'on peut faire ça en ce moment. Donc, si on
suspend l'article, ce serait quoi, le but? Ce serait parce qu'on n'est pas sûr
qu'on veut être soumis à la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État. Il faut
que le musée soit soumis à la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État. Je
pense que cette discussion... Et la
loi sur la gouvernance des sociétés d'État,
je fais la parenthèse, elle ne prévoit pas qu'on soit d'accord ou pas, elle ne
prévoit pas d'obligation de nommer une personne des Premières Nations et des
Inuits. Donc, la collègue pourrait déposer un projet de loi pour modifier la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, mais là, je pense que suspendre
l'article aujourd'hui, ça ne sert à rien, là, il faut que le musée soit soumis
à la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, il faut que ce soit le cas.
La Présidente (Mme Dionne) : D'autres
questions, Mme la députée?
Mme Garceau : Non.
La Présidente (Mme Dionne) : D'autres
interventions sur l'article 6? Est-ce que l'article 6 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Dionne) :
Article
7, M. le ministre.
M. Lacombe : À l'article...
Donc,
article 7, effectivement :
L'annexe C de la
Loi sur les régimes de
négociation des conventions collectives dans les secteurs public et parapublic
(chapitre R-8.2), modifié par l'article 1213 du
chapitre 34 des
lois de 2023, est de nouveau modifié par l'insertion, selon l'ordre
alphabétique, de «—Le Musée national de l'histoire du Québec».
Donc, c'est un
article qui propose
d'ajouter le Musée national de l'histoire du Québec à l'annexe C de la
Loi sur
le régime de négociation des conventions collectives dans les secteurs public
et parapublic, au même
titre que les autres musées nationaux, afin que le
régime de négociation créé par cette loi s'applique à la négociation des
conditions de travail des salariés du musée et à la conclusion d'une convention
collective...
La Présidente (Mme Dionne) : Merci,
M. le ministre. Des questions, commentaires sur l'article 7?
Mme Garceau : Mme la
Présiente, je voulais savoir, compte tenu que les employés qui travaillent en
ce moment, des employés qui étaient des... de l'Espace bleu, qui sont
maintenant au Musée de la civilisation, comment est-ce que le transfert va être
fait, là, lié à toute la question de leurs conditions de travail, les
conventions collectives. Comment est-ce que ça va... ça va se concrétiser ou le
processus, même?
La Présidente (Mme Dionne) : M.
le ministre.
M. Lacombe : Ça serait
l'article 11. Il y a un article, encore une fois, qui traite précisément
de ça plus tard, qui traite du transfert des employés. Maintenant, ce qu'on
dit, c'est que, nonobstant le transfert ou non d'employés, il faut que les
employés du Musée national de l'histoire, évidemment, puissent négocier,
puissent négocier une convention collective. Donc, ça, c'est le but de
l'article dont on parle actuellement, nonobstant les transferts ou l'absence de
transfert.
La Présidente (Mme Dionne) : D'autres
questions, Mme la députée?
Mme Garceau : Non.
La Présidente (Mme Dionne) : D'autres
interventions sur l'article 7? Est-ce que l'article 7 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Dionne) :
Article
8, M. le ministre.
M. Lacombe : Merci, Mme la
Présidente.
Article 8 : Les dispositions du paragraphe 4° de
l'article 7 de la
Loi sur les musées nationaux (chapitre M-44)
relatives aux profils de compétence et d'expérience des membres du conseil
d'administration nommés sur la recommandation du ministre ne s'appliquent pas
lors de la nomination des premiers membres du conseil d'administration du Musée
national de l'histoire du Québec.
Toutefois, le gouvernement doit, lors de
cette nomination, faire en sorte que les membres possèdent collectivement la
compétence et l'expérience appropriées dans les domaines suivants :
1° l'histoire du Québec;
2° la gestion muséale;
3° la gestion immobilière patrimoniale;
4° la gestion des ressources
informationnelles;
5° la gestion des finances et la
comptabilité;
6° la gestion des ressources humaines, les
relations de travail et le développement organisationnel;
7° la gouvernance et l'éthique;
8° l'audit ou la gestion des risques;
9° la communication, le marketing ou le
développement des affaires;
10° le droit.
Donc : Cet
article propose d'exclure
l'exigence de tenir compte du profil de compétence et d'expérience établi par
le conseil d'administration pour la nomination des membres du premier conseil
d'administration du Musée national de l'histoire du Québec en raison de
l'absence d'un conseil d'administration pour établir un tel profil.
L'article
exige cependant que les membres du conseil d'administration détiennent
collectivement des compétences et de l'expérience dans les domaines spécifiques
qui y sont énumérés.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci,
M. le ministre. Oui, M. le député Jean-Lesage.
M. Zanetti : Oui. Mme la
Présidente, j'aimerais déposer un amendement pour cet article.
La Présidente (Mme Dionne) : D'accord.
Est-ce que... Est-ce qu'il a été déposé? Non. D'accord.
Alors, on va suspendre quelques instants,
le temps de recevoir votre amendement.
(Suspension de la séance à 12 heures)
Haut de la page
12 h (version non révisée)
(Reprise à 12 h 04)
La Présidente (Mme Dionne) :
La commission reprend maintenant ses travaux dont nous avons reçu votre
amendement, M. le député. Donc, je vous invite à en faire la lecture.
M. Zanetti : Oui, pardon.
Alors, modifier l'article 8 du projet de loi par l'ajout à la fin du
paragraphe suivant :
«11° L'histoire des Premières Nations et
des Inuit du Québec.»
Et voilà. Donc, l'article 8, tel qu'amendé,
se lirait comme suit :
Les dispositions du paragraphe 4° de l'article 7
de la
Loi sur les musées nationaux (chapitre M-44) relatives aux profils
de connaissances et d'expérience des membres du conseil d'administration nommés
sur la recommandation du ministre, ne s'appliquent pas lors de la nomination
des premiers membres du conseil d'administration du Musée national de l'histoire
du Québec. Toutefois, le gouvernement doit, lors de cette nomination, faire en
sorte que les membres possèdent collectivement la compétence et l'expérience
appropriées dans les domaines suivants :
l'histoire du Québec; la gestion muséale;
la gestion immobilière patrimoniale;
la gestion des ressources
informationnelles;
la gestion des finances et la
comptabilité;
la gestion des ressources humaines, les
relations de travail et le développement organisationnel;
la gouvernance et l'éthique;
l'audit ou la gestion des risques;
la communication, le marketing et/ou le
développement des affaires;
le droit ;
l'histoire des Premières Nations et des
Inuits au Québec.
La Présidente (Mme Dionne) :
Merci, M. le député, Des questions, commentaires sur l'amendement? M. le
ministre, avez-vous des commentaires?
M. Lacombe : Oui, je ne
suis pas certain de comprendre. Vous enlevez des points donc dans la liste
aussi. C'est pas juste l'ajout d'un...
M. Zanetti : Non. C'est
simplement l'ajout d'un picot à la fin.
M. Lacombe : Pourquoi il
y a juste six points?
M. Zanetti : Ah! Il faut
juste scroller un peu. Faire défiler...
La Présidente (Mme Dionne) :
Oui, c'est à cause de l'écran, désolée.
M. Zanetti : Défiler,
pardon...
M. Lacombe : O.K.. Bien,
je vous demanderais de suspendre, Mme la Présidente, pour qu'on puisse discuter
de l'amendement de notre côté.
La Présidente (Mme Dionne) :
Parfait. Alors, la commission suspend ses travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 12 h 06)
(Reprise à 12 h 17)
La Présidente (Mme Dionne) : Donc,
la commission reprend maintenant ses travaux. Alors, M. le député Jean-Lesage,
je comprends que vous souhaitez retirer votre amendement.
M. Zanetti : Oui, Mme la
Présidente, je souhaite retirer mon amendement...
M. Zanetti : ...mon amendement
suite à une discussion qu'on a eue et en redéposer un autre similaire.
La Présidente (Mme Dionne) : Est-ce
qu'il y a consentement pour retirer l'article du député de Jean-Lesage? Est-ce
qu'il y a consentement pour retirer l'article...
M. Lacombe : ...
La Présidente (Mme Dionne) : ...pour
retirer l'amendement, pardon, pas l'article, l'amendement du député? Donc,
consentement. Parfait. Alors, oui, M. le député, vous pouvez poursuivre.
M. Zanetti : Je dépose un
autre amendement qui se lit comme suit,
article 8 : Ajouter, à la fin
du deuxième alinéa de l'article 8 du projet de loi, le paragraphe
suivant : «11° l'histoire des Premières Nations et des Inuits au Québec.»
La Présidente (Mme Dionne) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement déposé par le
député? Donc, est-ce que l'amendement est adopté? Oui, Mme la députée.
Mme Garceau : Je veux juste
mentionner. Merci pour l'amendement. Je crois que c'est important de le
mentionner parce que c'était une des recommandations très importantes qui a été
présentée par le conseil lors des consultations particulières. Et ça démontre
une ouverture de collaborer en termes... surtout des expositions que nous
allons avoir en termes du nouveau musée. Et donc on s'en va dans la bonne voie,
dans la bonne direction.
La Présidente (Mme Dionne) : Oui,
M. le ministre.
M. Lacombe : Bien, peut-être
juste un mot pour dire que je trouve aussi. C'était... Je vous dirais que
c'était mon objectif, mais je trouve que l'inscrire comme ça, ça a beaucoup de
sens, donc je suis assez d'accord.
La Présidente (Mme Dionne) : D'autres
questions, commentaires? Oui, M. le député.
M. Zanetti : Je n'ai même pas
défendu mon amendement, je l'ai juste comme déposé de même, puis j'ai comme
attendu qu'il y a des questions, puis là, finalement... je devrais peut-être
m'expliquer un peu. Bon, c'est un amendement qui a été en fait proposé par la
CEPN, les membres qui sont venus témoigner en audiences particulières, en
audiences publiques lors de ce processus d'étude du projet de loi. Et, je
pense, c'est important qu'il y ait dans le conseil d'administration des
personnes qui ont une expertise dans le domaine de l'histoire des Premières
Nations et des Inuits au Québec. Ça m'apparaît essentiel pour éviter des
erreurs, des biais coloniaux, toutes sortes de choses comme ça. Donc, je pense,
c'est vraiment quelque chose qui vient donner une assurance que les choses vont
être bien faites. Alors, je suis très content de l'accueil du ministre et de
notre collègue député de l'opposition officielle à cet article. Merci beaucoup.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci.
M. le député, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Dionne) : Est-ce
que l'article amendé est adopté,
article 8 amendé? Adopté. Alors, on est à
l'article 9... Oui, pardon.
• (12 h 20) •
Mme Garceau : Excusez, on a
adopté l'amendement?
La Présidente (Mme Dionne) : Oui.
Mme Garceau : Bon. Mais moi,
j'ai d'autres questions au niveau du...
La Présidente (Mme Dionne) : O.K.
Mme Garceau : ...s'il vous
plaît.
La Présidente (Mme Dionne) : Alors,
on a adopté l'amendement. Donc, question sur l'article, oui, le 8? Oui,
allez-y, Mme la députée.
Mme Garceau : On est allés un
petit peu... Merci beaucoup. J'avais des questions, M. le ministre, concernant
la façon que cette liste a été déterminée en termes de... les compétences et
l'expérience parce que c'est quand même dans des termes assez généraux, si je
peux dire, l'histoire du Québec, la gestion muséale, la gestion immobilière
patrimoniale, la gestion des ressources informationnelles, la gestion des
finances et la comptabilité, la gestion des ressources humaines, les relations
de travail et le développement organisationnel, la gouvernance et l'éthique,
l'audit, la gestion des risques, la communication, le marketing ou le
développement des affaires, le droit. Comment est-ce qu'on est arrivé... On
s'est basé sur quoi pour déterminer que ça, c'est les compétences dont on a
besoin pour ce musée?
M. Lacombe : C'est une
discussion qui s'est faite en collaboration avec le ministère du Conseil
exécutif, évidemment, pour cette question-là. La
Loi sur la gouvernance... en
fait, la
Loi sur les musées nationaux, ce qu'elle prévoit, c'est que les
conseils d'administration, eux-mêmes, donc pas le gouvernement, mais le conseil
d'administration d'un musée national doit se doter d'un profil de compétence,
donc, pour nommer les administrateurs. Et donc, évidemment, quand on nomme un
premier conseil d'administration, le conseil d'administration n'existant pas,
il n'a pas pu lui-même créer un profil de compétence. Donc, ce qui est... ce
qui est souhaité à ce moment-là, c'est que, dans le projet de loi directement,
qui institue un nouveau musée national, il y ait un profil de compétence, donc,
qui soit... qui soit, disons, un peu... bien, en fait...
M. Lacombe : ...ce ne serait
pas le mot... le terme «profil de compétence», mais, en fait, qu'il y ait des
compétences minimales, là, qui soient... qui soient exigées collectivement pour
la création du conseil d'administration. Donc, ça s'est fait en collaboration.
Mme Garceau : O.K. Je reviens
parce qu'on parle, évidemment, la création d'un nouveau musée. Je comprends
qu'il va y avoir une exposition, puis là je ne sais pas s'il va y avoir...
parce que ça vient vraiment au cœur, là, des compétences et des profils des
gens que nous voulons avoir au sein du conseil d'administration de ce musée,
surtout le premier conseil, le premier C.A., en termes de les différentes...
les différentes expositions qu'on va avoir, comme les expositions inaugurales,
parce que je présume que là... Le C.A. va être nommé quand?
M. Lacombe : Le conseil
d'administration...
Mme Garceau : Le premier,
oui.
M. Lacombe : ...il n'y a pas
de date qui est établie. On va y revenir dans un
article subséquent, plus tard
dans l'étude du projet de loi. On pourra en discuter peut-être plus longuement.
Mais je fais tout de suite la parenthèse suivante, là, puis c'est une mise au
point qui est importante, au bénéfice de ma collègue et des gens qui nous
écoutent. Le conseil d'administration ne conçoit pas les expositions. Ce n'est
pas son rôle. Son rôle, c'est d'assurer la gouvernance de l'institution. Donc,
j'oserais même dire que c'est important d'avoir des gens du milieu muséal puis
du milieu de l'histoire sur le C.A., mais son rôle, ce n'est pas de venir
s'ingérer dans les travaux du comité scientifique, par exemple, puis de la
direction du musée sur ce qui va se retrouver dans les expositions, c'est de
s'assurer que le musée est bien géré.
Mme Garceau : Oui. Mais,
ayant siégé sur quelques conseils d'administration, peut-être pas au sein d'un
musée... mais il y a quand même un aspect où c'est sûr et certain qu'il y a un
regard en termes des... du profit, les dépenses, mais aussi les retombées
financières. Et donc ça, ça vient en lien avec les expositions, parce que, de
temps à autre, il va y avoir des expositions qui vont être extraordinaires, et
on va avoir beaucoup de gens qui vont venir les voir puis peut-être d'autres
moins. Et donc, à un moment donné, il va y avoir un effet où ça va être lié
à... et c'est pour ça que...
Puis là je réfère à un mémoire en
particulier, celui de... du professeur Laurier Turgeon, professeur titulaire,
directeur de l'Institut du patrimoine culturel, Université Laval. Et j'avais
trouvé ses propos très intéressants au niveau de la composition du C.A. Et il
avait mentionné que ça serait important d'avoir moins de gestionnaires et plus
d'experts dans les différents domaines, évidemment liés à la création du musée.
Et évidemment, c'est un musée d'histoire.
Et donc c'est sûr et certain qu'on parle d'experts qui sont liés à l'histoire
du Québec et, fort bien, différentes composantes de cette histoire-là. Donc,
peut-être qu'on pourrait parler d'anthropologues, on pourrait parler de
sociologues. On sait déjà qu'on a eu le regroupement... un instant, le
regroupement des géographes du Québec, et ils ont quand même un mémoire assez
étoffé concernant l'importance et la pertinence de la géographie. Et ils
voulaient même que le musée soit et qu'on l'appelle le Musée de l'histoire du
Québec et de la géographie.
Et donc j'avais trouvé, M. le ministre,
quand même assez... non seulement intéressant, mais hautement pertinent en ce
qui a trait à la composition du C.A. de ce musée national, qui va avoir
évidemment dans son... sa mission plusieurs composantes. Et donc je voulais
voir avec vous est-ce qu'il y a une ouverture pour... Puis moi, je peux vous
poser des questions. Est-ce que c'est vraiment nécessaire d'avoir quelqu'un
responsable de la gestion immobilière patrimoniale?
M. Lacombe : Bien, ce qu'on
souhaite, c'est que ce soient des administrateurs qui soient là pour assurer la
bonne gouvernance...
M. Lacombe : ...du musée. Il y
aura toute une équipe d'experts, évidemment, dans le musée, je le disais hier,
ça deviendra un pôle d'expertise comme les autres musées en sont aussi dans
leur champ d'expertise... champ d'expertise respectif. Essayez de dire ça
rapidement. Mais est-ce que c'est le rôle du conseil d'administration d'être un
expert? Je prends le... Je suis allé ouvrir la page Web du conseil d'administration
du Musée national des beaux-arts du Québec, par exemple. La présidente, vous la
connaissez, c'est Christiane Germain, c'est une femme d'affaires. Vous regardez
les autres administrateurs, ce sont des avocats, un professeur de sociologie,
oui, des gens du milieu privé. Donc, il y a beaucoup de gens, évidemment, qui
ne viennent pas du milieu auquel s'intéresse le musée dans sa mission, parce
que leur rôle, c'est d'assurer la bonne gouvernance de l'institution. On veut
des institutions qui fonctionnent bien, qui sont bien gérées. Donc, pour ça, il
faut évidemment qu'il y ait un C.A. qui remplisse son rôle de gouvernance et
qui, plutôt que de se préoccuper des expositions, se préoccupe de la saine
administration de l'institution publique.
Mme Garceau : Je comprends
votre point, mais il me semble que le C.A. a un rôle, oui, gestion,
gouvernance, oui, mais je crois que c'est aussi... il y a quand même un lien
entre... Parce que le C.A, c'est sûr et certain qu'il pourrait avoir des idées
d'exposition parce que surtout si vous avez quelqu'un dans l'histoire du Québec
ou la gestion muséale, et quelqu'un, on va se le dire, là, parce qu'il y avait
quand même quelqu'un de l'agence Kabane qui était impliquée dans la conception
et tout ça du musée, je regarde, là, communication, marketing et développement
des affaires. Bien, oui, ça, c'est important, mais ça, c'est directement en
lien à comment est-ce qu'on va faire rayonner ce musée. Comment est-ce qu'on va
aller aussi attirer toute la question d'attraction des touristes, et tout. Ça
fait
partie des fonctions des gens qui font
partie de ce C.A.-là.
• (12 h 30) •
Et là, moi, à
titre d'exemple, les musées
régionaux, il me semble qu'il devrait y avoir un représentant avec tout ce
qu'on a entendu et aussi compte tenu que... puis vous l'avez mentionné, M. le
ministre, puis j'ai trouvé ça très intéressant en termes de... le pôle
d'expertise, le pôle d'experts du musée national et qui pourrait avoir un rôle.
Et je vais reprendre... je vais reprendre le terme qu'on avait utilisé, que
certains employés ou professionnels du Musée de la civilisation avaient
utilisé, puis c'était dans le mémoire, là, du syndicat des professionnels,
qu'on voyait le Musée national de l'histoire du Québec comme étant le petit
frère du Musée de la civilisation. Puis c'était dans ce mémoire, là. Moi, je ne
cite que ça. Et donc...
M. Lacombe : ...
Mme Garceau : ...non, mais
c'est ça. Moi, je le vois plutôt comme étant le grand frère, le grand frère,
peut-être même le père de, aussi l'écosystème, au Québec, muséal.
M. Lacombe : Je pensais que
vous alliez dire : Comme son jumeau, parce que vous dites que les missions
sont pareilles. Ça aurait été beau, ça.
Mme Garceau : Non, je ne m'en
allais pas là. Ceci étant dit, ce que vous avez dit hier en termes de pôle
d'expertise, d'experts, c'est important, c'est important concernant tous les
enjeux dont fait face les musées régionaux. Et donc je me demande si... parce
qu'on en avait parlé aussi, s'il va y avoir... et on a eu, là, quelques... on a
eu... un instant, M. Jean Hébert, Mme Gravel, du Regroupement des
géographes du Québec. On a eu également le groupe La Société du patrimoine
politique...
Haut de la page
12 h 30 (version non révisé
e) Mme Garceau : ...aussi que c'était
fort intéressant. Ce ne sont pas des gestionnaires, mais c'est quand même des
experts importants dans leur secteur qui peuvent bonifier, si je peux dire. Les...
Les échanges, les idées quant à, si je peux dire, le marketing du musée,
comment est-ce qu'on va faire que le musée, et surtout sur la scène
internationale et tout, on veut que ça fonctionne? On veut que ça soit un grand
succès, on veut que ça soit une fierté. Donc, il me semble que, pour atteindre
cet objectif, il faudrait intégrer des experts de différents secteurs au sein
du C.A. Et comme le mentionne le Pr Turgeon, qu'on ait un équilibre entre les
gestionnaires... On n'a pas besoin de tant de gestionnaires, ce qu'on a
besoin... comme il y en a 10, puis... Et là je le sais, on va y revenir. Mais
en termes de nombre, parce que je vois là que certains membres, on pourrait
avoir une personne qui va combler peut-être deux ou trois compétences, là, donc
je ne sais pas, en termes de taille, qu'est-ce qu'on regarde pour le C.A.
M. Lacombe : Entre 10 et 15.
Mme Garceau : C'est 15 au
total?
M. Lacombe : Entre 10 et
Mme Garceau : 10 et 15, O.K.
M. Lacombe : C'est ce qui est
prévu à la loi.
Mme Garceau : Dans la loi.
Donc, on a...
M. Lacombe : Entre 11, pardon,
et 15.
Mme Garceau : Bien, on a une
marge de manœuvre. On a une marge de manœuvre ici dans le sens que pourquoi
est-ce qu'on ne fait pas en sorte d'avoir un équilibre au sein de ce musée qui
va avoir cette expertise, qui va avoir une envergure incroyable au sein de l'écosystème
muséal au Québec. Et donc, pourquoi est-ce qu'on ne peut pas intégrer, si je
peux dire, des joueurs importants, des connaissances dans différents domaines
qui... tout ce que ça va venir faire, c'est de bonifier les expositions,
bonifier le rayonnement du musée. Moi, je trouve d'habitude que quelques têtes
c'est mieux qu'une tête. Je ne sais pas, mais quand j'ai... quand j'ai relu
certains aspects du mémoire du Pr Turgeon, et on parle ici des spécialistes des
sciences historiques, est-ce que... est- ce qu'ici... est-ce que ça reflète
vraiment cette recommandation-là, des spécialistes, au pluriel, des sciences
historiques? Je ne sais pas si on a une personne qui est compétente en histoire
du Québec. Il me semble qu'on pourrait élargir cet aspect-là pour inclure
quelques personnes qui sont experts dans différents secteurs de notre histoire.
La Présidente (Mme Dionne) : M.
le ministre, oui.
M. Lacombe : Bien, quand on
ouvre la Loi, là, sur la gouvernance des sociétés d'État puis on voit tout ce
que le conseil d'administration doit remplir comme obligations — il
faut juste faire l'exercice puis lire tout ça — on comprend que ça
prend des compétences et qu'il ne suffit pas d'être historien pour pouvoir
remplir ça. On parle de rémunération, de ressources humaines, de plan
stratégique. On veut des gens qui ont cette expérience-là. Il faut arriver à un
équilibre, je suis d'accord avec ma collègue, mais les critères qu'on a et qu'on
a déterminés, là, qui sont là, desquels on discute, moi, je pense, vont tout à
fait nous permettre, parce que c'est vrai qu'on a une flexibilité, là, comme ma
collègue l'a dit, moi, je pense qu'on va tout à fait être capables... Je veux
dire, on crée le Musée national de l'histoire du Québec, pensez-vous qu'on va
juste des gens du milieu des affaires sur le C.A.? Bien sûr que non, on va
nommer des gens qui ont une expertise. Mais il faut s'assurer qu'en commun ils
aient l'expertise dont on vient de parler puis qu'on a bonifiée avec l'amendement
du collègue de Jean-Lesage. Moi, je pense qu'on est tout à fait capables de
faire ça. En fait, ce que ma collègue veut qu'on fasse, on est tout à fait
capables de le faire avec ce qui est proposé, et c'est ce qu'on va faire, c'est
ce qu'on va faire.
Mme Garceau : Je pense que ça
serait... Je vais proposer un amendement, Mme la Présidente, compte tenu de
notre échange, si vous permettez. Donc, on va suspendre, s'il vous plaît.
La Présidente (Mme Dionne) : Alors,
la commission suspend ses travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 12 h 37
(Reprise à 12 h 47)
La Présidente (Mme Dionne) : La
commission reprend maintenant ses travaux. Donc, Mme la députée de
Robert-Baldwin, je vous laisse faire la lecture de votre amendement.
Mme Garceau : ...
La Présidente (Mme Dionne) : Mme
la députée, c'est juste parce que votre micro... êtes-vous capable de...
Mme Garceau : Je suis désolée...
La Présidente (Mme Dionne) : Non,
il n'y a pas de problème... O.K.
Mme Garceau : Un instant,
s'il vous plaît.
La Présidente (Mme Dionne) : Il
n'y a pas de problème...
Mme Garceau : ...ça, je le
vois, ça, moins... O.K. Le deuxième alinéa de l'article huit du projet de loi
est modifié par l'ajout, à sa fin, du paragraphe suivant :
«12 : La géographie;».
Donc, après le 11ᵉ, on mettrait «la
géographie».
La Présidente (Mme Dionne) : Merci
beaucoup. Alors, des questions, commentaires sur l'amendement?
Mme Garceau : Je vais
présenter le pourquoi.
La Présidente (Mme Dionne) : Allez-y.
Mme Garceau : Merci, Mme la
Présidente. J'ai trouvé très intéressant la consultation particulière ou le
témoignage que nous avons reçu de M. Hébert, il y avait Mme Gravel, qui
représentent le regroupement des géographes du Québec. Et on nous avait fait
part, et c'est dans leur mémoire également, je crois qu'il y avait une
pétition, plus d'une centaine de personnes, membres du regroupement et amoureux
de la géographie, ont signé une pétition en appui à ses recommandations. Et une
de ses recommandations, M. le ministre, c'était d'ajouter la géographie. On
aurait pu mettre «du Québec», mais je pense que ça va de soi, aux compétences
et expériences exigées par les membres du futur conseil d'administration du
musée. Et c'est dans... avec... compte tenu de l'échange que nous avons eu
concernant les experts du milieu, qui vient rejoindre un peu cet équilibre, dont
le professeur Turgeon avait mentionné.
Et à la lumière des... si je peux dire, de
la présentation de M. Hébert et de l'importance... Et on n'y pense pas, mais,
oui, ça a un impact fondamental, toute la question de la géographie et
l'histoire. Et même il l'avait mentionné dans son mémoire : «Sans
géographie, il n'y a pas d'histoire. La géographie permet aux citoyens et
citoyennes de connaître leur quartier, leur ville, leur région et leur pays. La
géographie est cette discipline qui nous permet de connaître notre territoire
et de le comprendre. Elle permet de savoir comment aménager et développer ce
territoire harmonieusement en protégeant son environnement et son patrimoine. À
toutes les échelles, le territoire du Québec donne à voir ce que... ce qu'est le
Québec et à comprendre qui nous sommes.»
• (12 h 50) •
Et j'ai trouvé cette
partie très
intéressante. Chaque territoire a son histoire et a sa géographie, et chaque
région du Québec a aussi une histoire et une géographie qui méritent notre
attention. Et, par la géographie, ça a un impact également en termes de
l'histoire des régions, qui pourrait faire évidemment
partie de certaines
expositions.
Je comprends qu'il y a un comité
scientifique, mais là, en termes de conseil d'administration et qu'est-ce que
quelqu'un qui fait
partie même de ce regroupement ou quelqu'un comme Jean
Hébert, qui pourrait apporter, je ne vous dis pas que ça devait être M. Hébert,
mais quelqu'un avec ce genre de formation, d'expérience également. Parce que je
vois là quand même qu'il a une grande expérience. Ça serait important d'avoir
quelqu'un de ce secteur qui ferait
partie du conseil d'administration.
La géographie peut donc ajouter à cette
compréhension des lieux qui manque à l'histoire du Québec. C'est une composante
additionnelle en termes de.. On a un expert de l'histoire du Québec, on devrait
également avoir un expert au niveau de la géographie du Québec. Je pense que
c'est un... comme on dit, un beau mariage compte tenu... compte tenu de la...
Mme Garceau : ...non seulement
la vision de ce qui a été présenté, mais de la pertinence dont la géographie
joue en termes de notre histoire. Et donc c'est pour cette raison-là que je
l'ai ajouté.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci,
Mme la députée. Des commentaires, M. le ministre?
M. Lacombe : Je trouve que
c'est intéressant. Je n'ai pas vraiment d'autres commentaires.
La Présidente (Mme Dionne) : Donc,
est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur l'amendement de Mme la députée?
M. Lacombe : En fait, oui,
j'aurais peut-être un commentaire plus technique. Est-ce que je peux voir la
façon dont il est introduit? Le deuxième est modifié par la géographie. O.K.
Bien, on va on va regarder notre côté comment ça peut être rédigé, parce que je
n'ai pas de problème sur le fond.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci.
Donc, la commission suspend ses travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 12 h 53)
(Reprise à 12 h 56)
La Présidente (Mme Dionne) : La
commission reprend maintenant ses travaux. Donc, avant de suspendre, M. le
député Jean-Lesage, vous aviez levé la main. Alors, je vous laisse la parole.
M. Zanetti : Oui. Bien, je
pose la question, là, sur la taille du conseil d'administration. Moi, ça me va.
La géographie, c'est pertinent. Je me demandais, bon, est-ce que, par exemple,
les membres des conseils d'administration de musée au Québec sont rémunérés ou
il y a-tu un un enjeu, là?
La Présidente (Mme Dionne) : M.
le ministre.
M. Lacombe : S'il y a un
enjeu? Oui, il y a une rémunération.
M. Zanetti : Bien, est-ce
qu'ils sont rémunérés? Oui. Ça ressemble à quoi, la rémunération?
M. Lacombe : C'est quelques
milliers de dollars, là. Je n'ai pas la... mais on a modifié la loi il y a
quelques années, puis les présidents de conseil d'administration...
M. Lacombe : ...ont une
rémunération, il me semble. Il faudrait... il faudrait voir. Puis, de mémoire,
c'est quelques milliers de dollars.
Une voix : ...
M. Lacombe : Oui, c'est
variable selon la société d'État parce qu'elles sont classées en fonction de
leur grosseur et...
M. Zanetti : O.K. Donc, moins
de 10 000 $ par personne par année, là?
M. Lacombe : Pour les
administrateurs, je ne veux pas vous induire en erreur, il faudrait vérifier,
là, mais je pense que oui et, pour les présidents, je pense que c'est un peu
plus élevé.
M. Zanetti : O.K. Bon. Donc,
il n'y a pas d'enjeu vraiment financier à rajouter.
M. Lacombe : Non, il n'y a
pas d'enjeu...
M. Zanetti : O.K., parfait.
Bien, je... Merci.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci,
M. le député. Mme la députée, j'ai cru comprendre que vous vouliez retirer
votre amendement.
Mme Garceau : Oui, je veux
retirer.
La Présidente (Mme Dionne) : Est-ce
qu'il y a consentement pour retirer l'amendement de Mme la députée de
Roberval-Baldwin. Donc, je vous laisse... je pense, vous aviez... vous vouliez
redéposer un amendement, alors je vous laisse... je vous laisse la parole.
Mme Garceau : Merci.
Donc : Ajouter, à la fin du deuxième alinéa de l'article 8 du projet
de loi tel qu'amendé, le paragraphe suivant : «12° la géographie du
Québec.»
La Présidente (Mme Dionne) : Des
questions, commentaires sur l'amendement de Mme la députée? Oui, allez-y, Mme
la députée.
Mme Garceau : Je remercie le
ministre pour cet ajout, je crois que c'est très important. Et je voulais juste
souligner un extrait du mémoire que je crois, à ce stade, est très
pertinent : «Le territoire du Québec est grand et nous en sommes fiers
mais il est méconnu. Il fait
partie de notre ADN sur les plans imaginaire,
culturel, historique et économique mais ses contours sont flous.» Donc,
j'espère qu'avec la présence de la personne ça va... très, très pertinent.
Merci.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci
beaucoup, Mme la députée. Alors, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Dionne) : Est-ce
qu'il y a d'autres questions, interventions sur l'article 8 amendé?
Malheureusement, je vais... Compte tenu de l'heure, je vais suspendre les
travaux jusqu'à 15 heures et on pourra reprendre la discussion.
Alors, la commission suspend ses travaux
jusqu'à 15 heures.
(Suspension de la séance à 12 h 59)
Haut de la page
15 h (version non révisée)
(Reprise à 15 h 04
La Présidente (Mme Dionne) : Alors,
bon après-midi à tous. La commission reprend maintenant ses travaux. Donc, nous
poursuivons l'étude détaillée du projet de loi n° 64,
Loi instituant le Musée national de l'histoire du Québec.
Je comprends qu'il y a consentement pour
que le député d'Hochelaga-Maisonneuve remplace le député de Jean-Lesage.
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Dionne) : Consentement.
Merci à tous.
Alors, pour... lors de la suspension de
nos travaux cet avant-midi, nous en étions à l'étude de l'article 8tel qu'amendé.
Donc, est-ce qu'il y avait d'autres questions, commentaires sur l'article 8
amendé?
Mme Garceau : Oui.
La Présidente (Mme Dionne) : Allez-y,
Mme la députée.
Mme Garceau : Merci, Mme la
Présidente. Donc, si je comprends bien à la lecture de cet article, et surtout
le début des dispositions du paragraphe 4° de l'article 7 de la
Loi sur
les musées nationaux, relatives au profil de compétence et d'expérience des
membres du conseil d'administration nommés sur la recommandation du ministre ne
s'appliquent pas lors de la nomination des membres du conseil d'administration
du Musée national. Donc, ça veut dire que les autres dispositions de la
Loi sur
les musées nationaux s'appliquent à la nomination de... parce que j'ai vérifié,
là, comme à
titre d'exemple, puis l'article 10 mentionne une nomination
des membres du conseil d'administration doit être représentative de la société québécoise
en s'assurant de la présence de personnes issues de communautés variées. Donc,
je veux juste clarifier que le reste des dispositions législatives de cette
loi,
Loi sur les musées nationaux, s'appliquent ou vont s'appliquer en ce qui a
trait à la nomination des membres du premier conseil d'administration du Musée
national de l'histoire.
M. Lacombe : Bien sûr, c'est
la loi.
Mme Garceau : C'est ma
compréhension. Je voulais juste m'assurer que c'est la vôtre également.
M. le ministre, je voulais voir avec vous
en termes de représentation des régions au sein du conseil d'administration,
parce qu'on comprend très bien les préoccupations des musées régionaux en ce
qui a trait à l'arrivée... à l'ouverture de ce musée, et je voulais voir avec
vous votre vision du rôle que ce musée pourrait jouer en ce qui a trait aux
musées régionaux et de voir est-ce qu'il n'y a pas une place pour une certaine
représentation des musées régionaux des régions à l'égard du conseil d'administration?
Je sais qu'à un moment donné le premier ministre avait parlé de peut-être il va
avoir des satellites, ce genre de choses là. Mais compte tenu des difficultés
qu'éprouvent les musées régionaux et l'idée de grand frère là-dedans, je me
demandais si on ne pourrait pas prévoir qu'un membre représente...
Mme Garceau : ...représente
les musées régionaux, qu'il y ait une représentation des musées régionaux ou
qu'il y aurait au moins, si je peux dire... je sais que le musée est ici, à
Québec, mais une certaine représentation régionale en termes des membres qui
vont faire
partie de ce conseil d'administration.
M. Lacombe : Bien sûr qu'il y
aura des gens des régions. Puis je ne pense pas qu'il faille réserver un siège,
donc, pour quelqu'un des musées régionaux. Si on voulait le faire, on pourrait,
là. Parce que, vous voyez, «gestion muséale», «histoire du Québec», c'est des
critères généraux.
Mme Garceau : O.K. Mais,
compte tenu qu'il y a une ouverture, est-ce qu'on ne pourrait pas le prévoir...
M. Lacombe : Non, je ne pense
pas que c'est nécessaire.
Mme Garceau : ...dans
l'article?
M. Lacombe : Moi, je vous le
dis tout de suite, je trouve qu'on a fait la... on est allés au bout de
l'exercice. La liste de départ me convenait. On a accepté un amendement d'une
part, on a accepté d'autre part, maintenant... c'est-à-dire de la deuxième
opposition, l'opposition officielle. Maintenant, je pense que la liste elle est
très, très complète, là.
Mme Garceau : J'aimerais
comprendre en termes du... un, du processus et le processus en termes de
choisir, de nommer ces membres du conseil. Quel sera le processus pour les
nommer, le premier conseil d'administration?
M. Lacombe : Bien, il va
avoir un processus comme dans toutes les nominations qui sont faites par le
gouvernement, peu importe le gouvernement, c'est-à-dire un processus avec les
emplois supérieurs, et ensuite de ça, ce sera une nomination au Conseil des
ministres.
La Présidente (Mme Dionne) : Mme
la députée, je veux juste vous dire qu'il vous reste quatre minutes pour cet
article.
Mme Garceau : Et en termes
de... Aussi, M. le ministre, le nombre, là, je ne sais pas, pour la durée d'un
mandat du premier, est-ce que ça, c'est prévu également?
M. Lacombe : C'est cinq ans,
c'est ce qui est prévu à...
Mme Garceau : C'est cinq ans.
M. Lacombe : ...à la
Loi sur
la gouvernance des sociétés d'État?
Mme Garceau : O.K. Merci.
La Présidente (Mme Dionne) : Est-ce
qu'il y a d'autres questions, commentaires? Oui, M. le député de
Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : Bien, bonjour, Mme
la Présidente. D'abord, merci de m'accueillir dans votre commission, là, je
remplace mon collègue le député Jean-Lesage qui est en train de faire la motion
du mercredi sur le dossier de l'enseignement supérieur. J'ai quelques questions
de compréhension. Je ne veux pas abuser de mon siège temporaire pour faire de
l'obstruction, là, ne vous inquiétez pas, mais je veux bien comprendre, bien
sûr, pour faire mon travail de législateur. Donc, on est sur l'article 8
qui propose un peu de donner les grandes, je dirais, orientations de ce qu'on
souhaite avoir comme bagage de compétences alentour de la table d'un conseil
d'administration du futur musée.
M. Lacombe : Conseil.
M. Leduc : Le premier
seulement, c'est une clause crépusculaire qui va disparaître?
M. Lacombe : Bien,
c'est-à-dire, après ce sera au conseil d'administration lui-même de fixer son
profil de compétence, comme c'est prévu à la loi actuellement. Donc, ce n'est
pas une modification, c'est comme ça que ça fonctionne déjà.
M. Leduc : Donc, c'est pour
ça que c'est une disposition transitoire et finale, ça va éventuellement... c'est
pour ça que je disais crépusculaire, ça ne sera plus... ça ne sera plus en
fonction à la fin de l'exercice du premier C.A.
M. Lacombe : Bien, c'est...
je ne sais pas si c'est pour ça, que c'est écrit «Dispositions transitoires et
finales». Oui, c'est pour ça? Oui, d'accord.
• (15 h 10) •
M. Leduc : Parfait. Donc,
pour le premier C.A. seulement, on met cette liste-là, puis après ça, le C.A.
se gouvernera pour la suite.
M. Lacombe : Lui-même.
M. Leduc : Comme c'est le cas
dans d'autres musées similaires.
M. Lacombe : Comme c'est le
cas dans tous les autres musées.
M. Leduc : Merveilleux. Dans
la liste qu'on a ici, devant nous, là, je comprends qu'il y a eu un...
M. Lacombe : Les musées
nationaux, finalement.
M. Leduc : Les musées
nationaux, j'entends, bien sûr. Mon collègue a fait adopter, si j'ai bien
compris, avec votre concours, un rajout, donc un 11ᵉ point. Je voulais juste
comprendre. Au numéro 10°, ici, il y a «le droit». Pourquoi on considère que
les membres du conseil d'administration doivent connaître le droit?
M. Lacombe : Bien, quand on
regarde la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, elle est assez complète
puis elle dresse vraiment le portrait du rôle du conseil d'administration.
Puis, quand on prend vraiment connaissance de son rôle, il est souvent très
technique, donc notamment la politique de ressources humaines... est-ce qu'on a
d'autres exemples, là, je ne voudrais pas dire n'importe quoi, approuver les règles
de gouvernance de la société, approuver le plan d'immobilisation, le plan
d'exploitation, les états financiers et le rapport annuel de gestion, le budget
annuel de la société, etc. Donc, on pense puis je pense que c'est de bon aloi
d'avoir quelqu'un qui maîtrise les notions de droit dans le conseil
d'administration, que c'est une bonne chose.
M. Leduc : Là, on parle ici
d'un avocat membre du Barreau, nécessairement, ou une avocate, bien sûr, ou ça
pourrait être un juriste...
M. Lacombe : Ça pourrait être
un notaire, j'imagine.
M. Leduc : Moi, j'ai un
certificat en droit du travail, par exemple, ça serait-tu pertinent?
M. Lacombe : Bien, cette
liste, elle est assez...
M. Lacombe : ...flexible,
c'est-à-dire, il faut évidemment... il faut qu'on retrouve ces compétences-là
en commun dans le conseil d'administration qui va être proposé. Mais, si on
juge que c'est quelqu'un qui pourrait remplir cette fonction-là, puis que ça
nous semble suffisant, ça pourrait être le cas, oui.
M. Leduc :
O.K. Merci. Pouvez-vous
m'expliquer un peu la séquence qui nous attend, là? Une fois qu'on va avoir
adopté le projet de loi, qu'il va être sanctionné par le lieutenant-gouverneur,
en termes d'espace-temps, là, qu'est-ce qui nous attend en matière de
consolidation de ce conseil d'administration là? Comment vous allez
fonctionner?
M. Lacombe : Bien, il faudra
prendre... Il n'y a pas de délai qui... qui est indiqué au projet de loi, il
faudra prendre le temps de... de s'assurer qu'on a justement le bon conseil
d'administration, qu'on remplit avec les ajouts qui ont été faits par la
deuxième opposition et par l'opposition officielle, qu'on a un conseil
d'administration constitué d'entre 11 et 15 personnes qui répond à tous ces
critères-là. Et on aura l'occasion d'en reparler, je pense que c'est au
prochain article, mais dans l'intervalle ce sera le ou la P.D.G., directeur
général, officiellement, ce qui est écrit dans les documents, qui... qui aura
les pouvoirs qui sont habituellement dévolus au conseil d'administration, le
temps qu'il soit formé.
M. Leduc : Justement, j'avais
la question du nombre. Vous me dites : entre 11 et 15. C'est peut-être
moi...
M. Lacombe : Exact.
M. Leduc : ...qui l'ai manqué.
C'était écrit dans... plus tôt dans le p.l.?
M. Lacombe : C'est dans la
Loi sur les musées nationaux ou la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État.
C'est dans la
Loi sur les musées nationaux.
M. Leduc : D'accord. Donc, il
y a déjà une loi qui explique quand même plusieurs détails, auxquels on rajoute
le Musée national d'histoire du Québec?
M. Lacombe : Tout à fait, et
comme le musée n'a pas encore de profil de compétence établi par le C.A., dans
le projet de loi il est de... de bon usage de... d'en donner un, disons, de
départ.
M. Leduc : Parfait. Est-ce
que ça va fonctionner par... je proposerais de dire «appel d'offres», là?
Est-ce qu'il va y avoir comme une ouverture de postes, là? Les gens qui sont
invités et sont intéressés à participer à ce C.A. en fonction de ces
critères-là peuvent écrire au... je ne sais pas, moi, au ministère de la
Culture ou au directeur général qui sera nommé plus tard, ou ça va être
vraiment une... quelque chose qui va se faire un peu par contact ou
informellement?
M. Lacombe : Bien, je dirais
que l'objectif, ça va être assez complexe à faire. Donc, l'objectif...
Évidemment, on aura des discussions avec nos partenaires, et il devra y avoir
une consultation qui est faite, c'est prévu à la loi aussi.
M. Leduc : Donc, en quelque
part, soit dans les journaux ou sur un site Internet, il y aura...
M. Lacombe : Ce n'est pas de
cette façon-là, mais le processus, il est... il est encadré, il est le même
pour nos autres sociétés d'État. À chaque fois qu'on a... on a des nominations
à faire, il y a une liste qui est constituée, elle est valide pour un an, donc
souvent il faut la remettre à jour. Il y a des consultations qui se font avec
les partenaires.
M. Leduc : Donc, une liste
est constituée à partir de différents profils qui se sont soit manifestés
eux-mêmes ou que quelqu'un, quelque part a démarchés?
M. Lacombe : On passe par nos
partenaires, on passe par les partenaires.
M. Leduc : Qui sont?
M. Lacombe : Bien, les
partenaires du musée, là, je n'ai pas... je n'ai pas la liste, là, mais...
Une voix : ...
M. Lacombe : Oui, c'est ça.
Mais il y a des consultations qui sont faites.
M. Leduc : O.K. Mais il n'y
aura pas d'appel d'offres public, il n'y aura pas une page dans le journal qui
dit : Si vous voulez être...
M. Lacombe : Bien... Non,
mais ce n'est pas de cette façon-là que ça fonctionne dans nos sociétés d'État,
effectivement.
M. Leduc : O.K. Bien,
c'est... je le demande par... je le demande par curiosité, là, par manque de
connaissances plus fines de ce volet-là. Parfait.
Et puis peut-être une dernière question de
compréhension. Il n'y a pas de délai, vous m'avez dit...
M. Lacombe : Pour la
constitution du premier conseil?
M. Leduc : Exact. Avez-vous
comme un souhait? Tu sais, là, on est...
M. Lacombe : Bien sûr.
M. Leduc : ...on est en
septembre. Est-ce que ça va être...
M. Lacombe : Bien sûr.
M. Leduc : ...complété d'ici
Noël?
M. Lacombe : Bien, j'aimerais
qu'on puisse le... Mon objectif, en tout cas, c'est qu'on puisse le... le faire
cette année. Bien, on verra si le projet de loi est adopté, je ne voudrais pas
présumer. Mais, dès l'adoption du projet de loi, je pense qu'il faut que le
mécanisme se mettre en branle, puis mon objectif, c'est qu'on puisse le faire
le plus rapidement possible pour qu'il soit fonctionnel, parce qu'en même temps
je pense que c'est sain d'avoir un conseil d'administration qui... qui va être
là pour assurer la gouvernance du musée et que ce ne soit pas le ou la P.D.G.
qui soit...
M. Leduc : Ce n'est pas
simple comme tâche pour le P.D.G.
M. Lacombe : Bien, ce n'est
pas simple non plus, puis on n'est jamais trop pour prendre de bonnes
décisions.
M. Leduc : Oui, oui. Ça fait
qu'il va... Là, on va en parler à l'article 9, j'imagine, mais il y aura un ou
une P.D.G... une D.G., plutôt, c'est ça, il n'y a pas de présidence, qui va
être nommé rapidement en premier?
M. Lacombe : Oui, exact.
M. Leduc : Et là, ensuite, il
y aura l'exercice de lui adjoindre un conseil d'administration...
M. Lacombe : Tout à fait.
M. Leduc : ...le plus tôt
possible, idéalement, j'imagine, comme on vient de le dire, avant Noël, puis là
le train est parti à ce moment-là?
M. Lacombe : Oui.
M. Leduc : O.K. C'est bon,
Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Dionne) : Est
ce qu'il y a d'autres questions, interventions? Oui. Oui, Mme la députée.
Mme Garceau : Oui, Mme la
Présidente. Je présume que le... Parce que vous allez passer, premièrement,
avec la nomination du directeur général, directrice générale. Donc, cette
personne-là va être impliquée également en termes du choix des membres du
conseil? Est-ce que ça, c'est prévu?
M. Lacombe : Ce n'est pas...
Ce n'est pas prévu.
Mme Garceau : Est-ce que
c'est souhaitable? Parce que...
M. Lacombe : Est-ce que c'est
souhaitable? ...
M. Lacombe : ...bonne
question. Je vous dirais que ce n'est pas. Je vous dirais que dans le P.D.G.,
la P.D.G. siège au conseil d'administration aussi. Donc, s'il a ou si elle a
des suggestions, on peut, on peut bien les écouter, mais à la fin, c'est le
gouvernement qui va nommer les membres du conseil d'administration en
collaboration avec aussi les suggestions qui nous auront été données par les
partenaires en vertu de ce qui nous est imposé comme processus.
Mme Garceau : O.K. et en
termes, c'est intéressant en termes des partenaires. Est-ce qu'on parle
d'université? Est-ce qu'on parle de musées régionaux? On parle de qui comme
partenaire?
M. Lacombe : Bien, ça
peut être des partenaires économiques, ça peut être des partenaires culturels.
L'idée, c'est d'aller vers la communauté. Il n'y a pas une liste. Évidemment,
tout ça est vivant, tout ça est dynamique. Mais ce qu'on souhaite, c'est avoir
des candidatures qui viennent du terrain et qui ne sont pas toujours dans les
mêmes cercles non plus. Il faut s'assurer de la compétence des gens. Donc on a
des. On a ces consultations-là qui nous permettent donc d'avoir une banque de
candidats. C'est comme ça pour toutes nos institutions.
Mme Garceau : Donc, ça
fonctionne comment, les consultations? Exactement.
M. Lacombe : Là, c'est
plutôt technique. Je pourrais. Je pourrais demander à mon collègue qui est
directeur des sociétés d'État.
La Présidente (Mme Dionne) :
Est-ce qu'il y a consentement pour que M. Tessier prenne la parole.
Consentement. Oui, oui. Allez-y, Monsieur...
M. Tessier (Patrick) : Je
m'identifie?
La Présidente (Mme Dionne) :
Oui, s'il vous plaît.
M. Tessier (Patrick) :
Patrick Tessier, je suis directeur général des sociétés d'État et des services
aux entreprises au ministère de la Culture et des Communications. Donc, la
consultation est faite par le ministre, par une communication écrite auprès des
organismes et autres identifiés.
Mme Garceau : C'est ça?
Je suis curieuse à savoir qui sont les… C'est quel organisme en particulier?
Comme là on parle de la création d'un nouveau musée, donc on pense à quel
organisme? Je présume qu'on a déjà. On s'est fait une tête là-dessus en termes
de qui on aimerait consulter.
M. Lacombe : Bien,
personnellement, là, moi, je ne me suis pas encore penché là-dessus, là, sur la
consultation. Je ne pourrais pas vous répondre à ce moment-ci sur les
partenaires, mais il y a des partenaires qui sont évidents, là, comme je ne
sais pas, la Société des musées par exemple. On verra, on verra, là. Est-ce
qu'on a des obligations de partenaires? Non, c'est ça. Mais on veut que ça
fonctionne. Donc, évidemment, on veut les meilleures candidatures possibles.
Donc on s'assurera d'avoir les meilleures suggestions des partenaires aussi.
• (15 h 20) •
Mme Garceau : Non, c'est
parce que lorsqu'on regarde la façon, parce que vous avez déjà déterminé ce que
vous recherchez en termes de compétences, cela, on en a 10, là, on en a ajouté
deux. Mais en termes des compétences, c'est quand même large. C'est vaste,
l'histoire du Québec. On va consulter quels genres d'organismes pour déterminer
qui va déterminer?
M. Lacombe : Ce n'est pas
déterminé pour l'instant.
Mme Garceau : C'est ça,
là. C'est quand même. Ça peut être assez complexe.
M. Lacombe : Bien, c'est
pour ça qu'on va prendre le temps que ça prend après pour constituer le conseil
d'administration. Mais, comme on dit, ce n'est pas notre premier barbecue, on
fait ça avec toutes nos sociétés d'État. Ça fait qu'on a un peu d'expérience
quand même. Faites-nous confiance.
Mme Garceau : Barbecue
ou rodéo. Je ne sais lequel.
M. Lacombe : On pourrait,
à l'occasion de l'ouverture, pourquoi pas? On pourrait en faire un barbecue.
Mme Garceau : Je
voulais, M. le ministre, en termes de l'article, mentionne l'expérience
appropriée. Il y a le côté de compétences, oui, mais et l'expérience
appropriée, c'est quoi? Quels sont les critères pour déterminer une expérience
appropriée?
M. Lacombe : On fait, ce
travail-là en collaboration avec le Secrétariat aux emplois supérieurs, puis on
s'assure, évidemment, c'est subjectif, mais on s'assure d'avoir les
candidatures qui répondent le mieux à ces critères-là, dans la mesure du
possible, évidemment, là parce qu'à l'impossible, nul n'est tenu. Mais moi, je
suis confiant qu'avec ce qu'on se donne comme obligation, on va être en mesure
d'avoir un bon conseil d'administration. Je ne dis pas que ce sera facile, mais
je pense qu'on est tout à fait capable.
Mme Garceau : Je voulais
juste savoir, parce qu'approprié évidemment. Est-ce qu'il y a une question
d'années d'expérience? Est-ce que pour vous c'est important qu'une personne,
compte tenu de l'envergure de ce musée, que ça soit quand même des personnes
qui vont être nommées au C.A. qui vont avoir peut-être, je vais le lancer comme
ça, au moins 10 ans d'expérience dans un dans un certain domaine.
M. Lacombe : Moi, je ne
m'aventurerai pas sur le terrain des nombres en ce qui a trait aux années
d'expérience. Vous savez, j'ai été nommée ministre à 30 ans et...
M. Lacombe : ...j'étais, en
2018, et je le suis toujours le plus jeune ministre du Conseil des ministres,
donc je pense que même si on est plus jeune et qu'on a moins d'expérience, on
peut tout à fait faire notre place. Puis d'ailleurs on veut plus de jeunes sur
les conseils d'administration de nos sociétés d'État. On a une obligation d'en
avoir au moins un, mais je pense que, tout comme à l'Assemblée nationale, on
est dans ce débat-là, dans cette discussion-là ces jours-ci, je pense que la
valeur n'attend pas le nombre des années.
La Présidente (Mme Dionne) : Il
reste moins d'une minute, Mme la députée.
Mme Garceau : Merci. Parlant
de jeunesse, un point très, très important, vous avez mentionné... Est-ce que
c'est prévu au niveau de la
Loi sur les musées nationaux, concernant qu'un
membre en termes d'âge? Je ne le sais pas, là.
M. Lacombe : Moins de
35 ans, c'est dans la
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État.
Mme Garceau : Moins, moins,
bon. Donc, un membre de ce conseil va avoir moins de 35 ans. C'est ça?
M. Lacombe : Exact.
Mme Garceau : Merci.
M. Lacombe : Bienvenue!
La Présidente (Mme Dionne) : D'autres
questions, commentaires sur l'article 8 amendé? Est-ce que
l'article 8 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Dionne) :
Article 9,
M. le ministre, je vous laisse faire la lecture.
M. Lacombe :
Article 9.
«Les dispositions de l'article 3.3 de la
Loi sur la gouvernance des
sociétés d'État (chapitre G-1.02 ) relatives à la recommandation du
conseil d'administration et au profil de compétences d'expérience du
président-directeur général d'une société d'État ne s'appliquent pas lors de la
nomination du premier directeur général du Musée national de l'histoire du
Québec.»
Donc, cet
article propose d'exclure
l'exigence de tenir compte du profil de compétence et d'expérience établis par
le conseil d'administration pour la nomination du premier directeur général du
Musée national de l'histoire du Québec en raison de l'absence d'un conseil
d'administration pour établir un tel profil.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci,
M. le ministre. Des questions, commentaires sur l'article 9? Oui, M. le
député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : Vérité, Mme la
Présidente, on a envoyé un amendement qui est déjà dans Greffier, je pense.
La Présidente (Mme Dionne) : On
va vérifier le tout.
M. Leduc : Je ne sais pas si
M. le ministre veut prendre le temps de le lire avant ou...
La Présidente (Mme Dionne) : Ah!
On vient... O.K. D'accord, je vais suspendre la commissions quelques instants.
M. Leduc : O.K.
(Suspension de la séance à 15 h 24
(Reprise à 15 h 26
La Présidente (Mme Dionne) : La
commission reprend maintenant ses travaux. Donc, M. le député
d'Hochelaga-Maisonneuve, nous avons bien reçu votre amendement. Alors, je vous
invite à en faire la lecture.
M. Leduc : Merci, Mme la
Présidente. Ça va comme suit;
Article 9. Modifier l'article 9
du projet de loi par l'ajout, à la fin, l'alinéa suivant :
«La nomination du directeur général du
Musée national de l'histoire du Québec doit, pour être valide, avoir été
approuvée par les deux tiers des membres de l'Assemblée nationale.»
Donc, c'est comme une phrase qu'on rajoute
à la fin de l'article 9 qui parle de faire abstraction, là, du profil de
compétence pour la première nomination. C'est un
article transitoire qui, qu'on
étudie en ce moment, l'article 9, qui est un
article crépusculaire aussi,
qui va donc disparaître, parce qu'une fois qu'on aura fait sa mission, à savoir
nommer le premier ou la première P.D... D.G., pardon, du musée, cet article-là
n'aura plus de sens, et on rajoute donc un élément. Pourquoi on arrive avec ce
deux tiers-là? D'une part, parce que c'est une procédure qui est déjà courante
pour différentes...
M. Leduc : ...à l'Assemblée
nationale. Je pense, entre autres... (Interruption) oh! pardon, à la
direction... merci beaucoup, la direction de la SQ, direction de l'UPAC, le
Secrétariat général de l'Assemblée nationale, les différents membres des... de
la Commission d'accès à l'information. Bref, il y a une batterie de postes,
fonctionnaires au sens large, de la haute fonction publique, de cadres de la
haute fonction publique qui sont nommés aux deux tiers par la Chambre. Donc,
c'est une procédure qu'on est habitué de connaître. C'est d'ailleurs une procédure
qui a été élargie comme projet de loi numéro un, d'ailleurs, c'était le p.l. 1
du premier gouvernement de la CAQ, là, en 2018. Je me rappelle, j'étais allé ai
siéger sur ce projet de loi là. Il rajoutait, là, de mémoire, la SQ, l'UPAC
puis un troisième poste qui m'échappe, dans cette logique-là d'élargissement
des fonctions aux deux tiers.
Le leader actuel du gouvernement, quand il
était dans l'opposition, avait déposé plusieurs projets de loi pour reprendre
cette logique-là du deux tiers sur plein d'autres types de hauts fonctionnaires
de l'État, dont je n'ai pas la numération exacte ici, mais bref, ça avait été
un de ses combats quand il était dans l'opposition. Tout ça pour vous dire, ça,
c'est un peu la mécanique. L'objectif, je dirais, politique, que nous
recherchons ici, avec cet amendement, c'est de dire : Faisons un constat
très... très cru par rapport à la réalité de ce nouveau musée. Je pense que
tout le monde est content qu'il y ait un nouveau musée. Moi, le premier, on
faisait la blague avant d'ouvrir que je suis un historien de formation. J'ai
moi-même travaillé comme guide animateur dans différents musées, dans ma prime
jeunesse. Et plus de nouveaux musées, c'est génial. Il y a tout l'enjeu du
financement des autres musées auquel je concorde comme enjeu, comme
préoccupation avec ma collègue l'opposition officielle. Soit... mais cela dit,
la création d'un nouveau musée d'histoire est en soi une bonne nouvelle.
Cependant, force est de constater que...
je ne ferai pas l'étalage, là, mais il y a eu deux, trois affaires qui ont été
échappées, peut-être, dans la conférence de presse au départ, qui fait en sorte
que ce n'est pas malheureusement un élément consensuel dans les circonstances.
Je pense qu'il va le devenir avec le temps, ce musée-là dans le futur, j'en ai
le souhait, en tout cas, j'en ai la conviction, mais j'en ai surtout le souhait
qu'il devienne consensuel dans le futur.
Pour que ça parte bien dans le bon sens et
de manière unanime, ce qu'on n'a peut-être pas tout à fait réussi à faire dans
le démarrage du projet, avant le dépôt du projet de loi, dans la conférence de
presse d'ouverture d'annonce de ce musée-là, je pense qu'il ne serait pas
inintéressant de se pencher sur cette idée, donc, que le tout premier ou la
première D.G. de l'histoire de ce musée soit une position qui soit consensuelle
entre les différents partis politiques. C'est toujours ça, la logique qui est
derrière une nomination aux deux tiers, de dire : On va, permettez-moi
l'expression, départisaniser une nomination, parce qu'elle est nommée aux deux
tiers, ça veut dire qu'elle a nécessairement plus qu'un parti politique qui y
souscrit. Idéalement, tout le monde est d'accord, ce qui arrive à peu près tout
le temps, là, sauf de rares exceptions, les nominations aux deux tiers au salon
bleu, maintenant au Salon rouge pour deux ans, sont unanimes.
• (15 h 30) •
Ils font en sorte par contre qu'il y a eu
un minimum de consultation des partis d'opposition. Souvent, on nous envoie
dans le fond le cv de la personne qu'on s'apprête à nommer. À l'époque, il y
avait eu toutes sortes de débats. On aimerait savoir, les oppositions, savoir
c'était qui, les autres prospects. C'est un débat qu'on a fait, qui est réglé,
qui est derrière nous. On a seulement la candidature de la personne qui est à
être nommée par la Chambre aux deux tiers, mais on a le temps de l'examiner,
d'en discuter. Il n'y a pas de, ce n'est pas comme une motion sans préavis qui
arrive le matin, puis qu'on est un peu coincé. Puis là il faut absolument... Tu
sais, il y a comme une démarche respectueuse. Du moins, c'est l'expérience que
j'en ai eue quand j'ai eu à traiter ça, quand j'étais responsable, notamment du
dossier de sécurité publique. Et c'est l'expérience que j'en ai de la part du
directeur du cabinet, du chef du deuxième... de la deuxième opposition. Dans
les dernières années, quand le gouvernement nous soumet des candidatures, il
nous laisse quand même évidemment, quelques jours avant d'effectivement le
déposer au salon bleu pour un vote aux deux tiers. Et ça nous donne, dans le
fond, une adhésion plus forte de la classe politique au complet à la nomination
d'une telle personne.
Et, encore une fois, j'insiste, dans le
contexte où le démarrage de cette idée de Musée national de l'histoire du
Québec a été... n'a pas été exempt de certains défis, on va le dire le plus
poli possible, ce serait une solution, je pense, pour mettre derrière nous cet
épisode peut-être moins agréable et partir... pour que le musée parte vraiment
sur des bonnes bases consensuelles de l'ensemble de la classe politique. Merci.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci,
M. le député. Est-ce qu'il y a des questions commentaires sur l'amendement?
M. Lacombe : Bien, peut-être
juste un mot pour dire, rapidement, je suis en désaccord parce qu'usuellement,
traditionnellement, les nominations aux deux tiers de l'Assemblée nationale
sont faites lorsqu'on nomme quelqu'un qui est à la tête d'une organisation qui
doit surveiller, par exemple, le gouvernement. Et on le fait parce qu'on veut
avoir un bras de distance. Là, on parle d'un musée national d'histoire...
Haut de la page
15 h 30 (version non révisé
e) M. Lacombe : ...je comprends
les préoccupations de mon collègue. Donc, je ne tourne pas la proposition au
ridicule. Je trouve que c'est légitime de le demander. Par contre, je ne suis
pas en accord avec cet amendement.
Puis je vous dirais qu'évidemment on veut
que ça fonctionne. Je pense que, depuis le début de l'article détaillé, je fais
preuve d'ouverture dans le sens où on veut répondre, dans la mesure du
possible, aux souhaits de tout le monde pour que ce soit le plus rassembleur
possible. J'ai même eu le grand bonheur de voir notre collègue de l'opposition
officielle nous dire qu'elle est d'accord avec la création d'un musée qui va
parler de l'histoire de la nation québécoise. Donc, je me réjouis de ça. Donc,
je pense qu'au-delà des mots, au-delà des interprétations, là, on commence à
débroussailler tout ça puis à voir que finalement on dit peut-être tous un peu
la même chose puis qu'on va arriver avec un projet qui va être rassembleur.
Et évidemment, l'objectif du gouvernement,
c'est que ça fonctionne. Imaginez-vous bien qu'on ne nommera pas à la tête du
Musée national de l'histoire du Québec quelqu'un qui va arriver dans la
polémique puis qui va créer de la turbulence et qui ne sera pas rassembleur.
Évidemment que le but, ce sera que ce soit quelqu'un de rassembleur. Mais,
comme c'est le cas pour toutes les sociétés d'État autres que celles qui ont un
rôle de surveillance, à moins que je me trompe, ça va, à mon sens, rester une
prérogative du gouvernement.
La Présidente (Mme Dionne) : Oui,
allez-y, M. le député.
M. Leduc : Je peux peut-être
répondre en partie, Mme la Présidente. D'abord, tu sais, vous disiez : On
ne nommera pas personne... Je comprends votre intention, mais chat échaudé
craint l'eau froide, là. Tu sais, il y a quelques mois, vous avez nommé à la
coprésidence de votre groupe de travail sur les avancées constitutionnelles du
Québec le professeur Guillaume Rousseau, qui écrit des chroniques incendiaires
à propos de Québec solidaire, là. Donc, je ne dis pas que c'est ce que vous
allez faire sur le dossier de l'histoire, mais il y a quand même un petit
précédent où ça n'a pas été particulièrement super le fun pour nous de voir que
le coprésident était quelqu'un qui écrivait des chroniques, qui continue d'ailleurs
à écrire des chroniques incendiaires sur Québec solidaire. Ce matin même, il en
écrivait une autre. Donc, moi, je me garde un petit bémol sur ce côté-là.
L'autre aspect de votre réponse, M. le
ministre, je suis allé vérifier, là, sur le site de l'Assemblée les postes qui
sont nommés aux deux tiers par résolution, évidemment, du premier ministre, là,
c'est la coutume. Vous dites : Ah! bien, ça, c'est des gens qui ont une
fonction de surveillance. Parfois, c'est le cas, mais parfois pas vraiment, tu
sais. Il y en a quand même plusieurs, là, et j'y vais. Commissaire à l'éthique
et à la déontologie, Commissaire à la langue française, Commissaire à la lutte
à la... contre la corruption, Commissaire au lobbyisme, Commissaire de la
Commission de la représentation électorale, Directeur des poursuites
criminelles et pénales, Directeur général de la Sûreté du Québec, Directeur
général des élections, Président et membre de la Commission d'accès à l'information,
Président et membre de la Commission de la fonction publique, Président et
membre de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse,
Président et membre des comités de surveillance des activités de l'Unité
permanente anticorruption, Président directeur général de l'Autorité des marchés
publics, Protecteur du citoyen et finalement Vérificateur général.
C'est vrai que certains de ces postes-là
nous vérifient...
M. Lacombe : ...99 %.
M. Leduc : Bien non, mais
99 %...
M. Lacombe : À part peut-être
un exemple.
M. Leduc : Le Commissaire de
la langue française ne nous vérifie pas, là.
M. Lacombe : Bien, c'est ce
que j'allais dire, peut-être...
La Présidente (Mme Dionne) : ...messieurs,
messieurs, messieurs, je vous laisse vous... échanger entre vous, mais un à la
fois, s'il vous plaît, sinon vous vous adresserez à la présidence. Merci.
M. Leduc : Donc, ce n'est
clairement pas une fonction essentielle d'une nomination aux deux tiers de dire
que c'est des gens qui nous surveillent. On pourrait très bien... En plus, je
ne suis pas en train de vous dire qu'on veut rendre ça permanent. On veut
rendre ça pour une seule fois. J'insiste, c'est une clause crépusculaire, une
seule fois. On essaie de corriger le démarrage qui n'a pas été dans... idéal de
cette idée de projet d'histoire nationale en mettant un «one shot deal» en bon
français, pour faire une blague sur la Commission de la langue française, le
fait que cette personne-là, elle est approuvée par essentiellement tout le monde,
ce qui est souvent le cas, donc le deux tiers de la Chambre, et on procède, et
on souhaite bonne chance à cette personne-là, en espérant, en effet, qu'elle
réussisse à s'entourer d'un bon conseil d'administration, avec l'appui, bien
sûr, du Conseil des... en fait, du ministère, qui va faire approuver ça au
Conseil des ministres par la suite.
Ça me semble une solution, je pense,
intéressante pour une seule fois. Je n'aurais pas proposé que ça soit
permanent. Je ne suis pas sûr que ça aurait été pertinent de rajouter ça dans
la liste des personnes qui sont aux deux tiers. Ce n'est pas du tout le même
type de personnes, ça, on s'entend là-dessus. Mais, pour une seule fois, pour
la première fois, on fait une exception. Vous-même vous faites une exception pour
que... ne pas prendre en compte le profil de compétence. Ça s'explique, ça se
comprend. Je vous propose de faire une autre exception, un vote aux deux tiers,
pour la première fois en donnant une crédibilité de la classe politique à sa
fonction.
La Présidente (Mme Dionne) : Merci,
M. le député. M. le ministre, voulez-vous rajouter quelque chose?
M. Lacombe : Bien, je fais
juste un petit clin d'oeil quand même, là. La liste, à part peut-être,
effectivement, le Commissaire à la langue française, ce sont tous des postes
où, évidemment, la personne doit être au-dessus de tout soupçon. Lobbyisme,
Commissaire à l'éthique, à la déontologie, Sûreté du Québec, UPAC, etc. Je
pense qu'il y avait probablement juste le Commissaire à la langue française.
Mais, ceci dit, je le dis vraiment
respectueusement, parce que je ne suis pas en train de dire que l'idée est
ridicule. Je fais... Je fais juste dire que je ne pense pas que c'est
nécessaire dans ce cas-ci. Puis je m'engage à ce que ce...
M. Lacombe : ...une nomination
qui soit le plus consensuelle possible parce que je veux que ça fonctionne.
La Présidente (Mme Dionne) : D'autres
commentaires? Allez-y, Mme la députée.
Mme Garceau : Bien, je vais
appuyer mon collègue dans cette... cet amendement en termes du deux tiers,
surtout, c'est parce qu'il y a peut-être un choix à faire, d'après moi, parce
que, là, tout ce qu'on a concernant la nomination d'un directeur ou directrice
générale de ce musée... pas grand-chose. Il y a un
article qui nous dit qu'il
va y avoir une nomination, mais, la façon que la personne va être nommée, le
profil, les compétences, l'expérience, il n'y a aucun détail. Donc, il me
semble que ce poste, qu'il va être excessivement important. Et, compte tenu des
responsabilités que cette personne va avoir, est-ce qu'on ne pourrait pas...
c'est peut-être un ou l'autre, là, au moins de s'assurer d'avoir un profil et
des compétences et que ça soit énuméré dans l'article, donc que ça soit
consensuel? Parce que, s'il n'y a rien, au moins on devrait avoir un droit de
regard concernant les compétences et le profil de la personne qui va,
ultimement, avoir ce rôle-là, cette position.
M. Lacombe : Mon dernier
commentaire, parce qu'on pourrait en discuter vraiment longtemps, mais mon
dernier commentaire sur cet amendement puis sur le processus de nomination en
général sera que tous les groupes, et, si je me trompe, corrigez-moi, mais tous
les groupes ou les individus qui sont venus, et qui avaient pris connaissance
du projet de loi, et qui ont été interrogés sur le processus de nomination,
notamment par notre collègue de Jean-Lesage, tous les intervenants ont dit
qu'ils étaient à l'aise, même les plus critiques, même ceux qui nous
disaient : C'est important, qu'il y ait un grand bras de distance entre le
gouvernement et les contenus, c'est important qu'on ne politise pas le Musée
national de l'histoire du Québec. Donc, même les plus critiques, tous ceux qui
ont été interrogés, de mémoire, et, comme je vous dis, corrigez-moi si je me
trompe, mais étaient à l'aise avec le processus en disant : Non, on a de
bons processus, puis on est à l'aise avec ça, puis on ne pense pas que ça pose
problème. Donc, sur cette base-là et sur la base du fait qu'on le fait déjà,
que ça fonctionne bien, qu'il y a déjà des balises et que ça n'a surtout, donc,
pas été remis en question par tous les intervenants qui sont venus ici et qui
se sont fait poser la question, que ces intervenants ont dit qu'ils étaient à
l'aise, moi, j'opte pour conserver ça tel que proposé.
• (15 h 40) •
Mme Garceau : Bien, avec
respect, M. le ministre, de mémoire, les gens, la préoccupation, la grande
préoccupation était plus en termes de comment est-ce qu'on va présenter
l'histoire, les composantes des Premières Nations. C'était vraiment le contenu
et non pas...
M. Lacombe : Exact.
Mme Garceau : Mais je pense
que, si on regarde, là, on peut retourner en arrière, c'est des... les
professeurs et tout, des experts. Ils sont venus pour nous donner leur position
vis-à-vis plus, on va se le dire, l'article 2.
M. Lacombe : Oui, Oui, tout à
fait. Je ne suis pas en train de dire...
Mme Garceau : O.K.? Les
autres... Il y en avait quelques...
La Présidente (Mme Dionne) : Un
à la fois, s'il vous plaît. Merci.
Mme Garceau : Il y en avait
quelques autres au niveau du C.A., donc c'est pour ça que j'ai repris, là, et
non... on a évidemment intégré la nomination des représentants des Premières
Nations, Inuits et aussi la géographie au niveau du C.A. parce que ça, ça émane
des mémoires également et des discussions que nous avons eues. Mais, en ce qui
a trait, si je peux dire, à la gouvernance, on n'a pas eu vraiment d'experts
qui sont venus nous parler de la gouvernance du musée, avec respect. Donc là,
on est dans la gouvernance, on est vraiment là. Donc, à part de quelques
représentations concernant le C.A., puis j'ai peut-être tort, peut-être...
est-ce qu'il y a eu un mémoire sur les 16 qui a parlé, mais d'après moi, surtout
en termes de la nomination du premier directeur ou directrice général, eh oui,
compte tenu de l'annonce et comment tout ça s'est... est sorti dans les médias
publiquement un consensus...
Mme Garceau : ...sur la
nomination de la chef d'orchestre, si on peut dire, de ce musée, je crois,
serait très pertinent. Et donc, oui, j'appuie la proposition de mon collègue.
Mais si, M. le ministre, vous n'êtes pas d'accord avec cet amendement et cette
proposition-là, il faudrait quand même déterminer un certain... certains
critères en termes de l'expérience et des compétences et tout que devrait avoir
cette première personne. S'il n'y a pas... ça ne sera pas approuvé par deux
tiers de l'Assemblée nationale, au moins qu'on puisse déterminer ensemble et on
recherche une personne avec telles ou telles compétences.
M. Lacombe : Je précise ce
que j'ai dit tantôt. Non seulement personne ne nous en a fait part
proactivement dans son mémoire, mais là je comprends que notre collègue nous
dit : Oui, mais ils avaient d'autres préoccupations. D'accord, mais
justement, ça ne semblait pas être une grande préoccupation parce que personne
ne nous a fait valoir ça dans son mémoire. Mais j'ajoute que le député de
Jean-Lesage a posé directement la question à plusieurs reprises à des
intervenants qui sont venus en disant : Est-ce que ça vous inquiète, la
façon dont les nominations vont être faites? Est-ce qu'ailleurs dans le monde,
rappelez-vous, il y a des meilleures façons de faire? Et à chaque fois, corrigez-moi
si je me trompe, mais à chaque fois, les gens se sont dits rassurés parce que
les processus qui sont en place au Québec fonctionnent bien. Puis on a
notamment eu M. Bergeron de la Chaire de recherche sur la gouvernance des
musées qui était ici. Donc, en parlant d'experts, on en avait un. Donc, pour
ces raisons là, moi, je suis fort du fait que, non seulement, ce n'étaient pas
des demandes du milieu de ceux qui sont venus nous voir, mais qu'en plus de ça,
lorsque questionnés ici, en consultations particulières, ils nous ont dit
qu'ils étaient à l'aise. Donc là, je pense qu'on a quelque chose qui s'approche
d'un consensus, sinon d'une unanimité des gens qui sont venus en consultations
particulières.
Et des nominations, j'ai 12 sociétés
d'État sous ma responsabilité. J'en fais depuis deux ans, notamment des postes
de P.D.G. Puis évidemment, à chaque fois, on s'assure de nommer des gens qui
sont compétents et ne créeront pas de remous pour créer des remous. Sinon, je
pense que vous en auriez entendu parler. Donc, pour cette raison-là, je suis en
désaccord avec l'amendement.
La Présidente (Mme Dionne) :
D'autres... Oui, M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : J'ai bien compris,
là, que l'amendement ne sera pas conservé ou, en tout cas, adopté. Est-ce qu'à
défaut d'avoir l'amendement, donc, du vote deux tiers, M. le ministre, vous
pouvez vous engager personnellement à faire en sorte que les collègues qui sont
responsables des dossiers culture, donc mon collègue de Jean-Lesage, j'imagine
que c'est vous au côté de l'opposition officielle, je ne sais pas qui est du
côté du Parti québécois, mais n'apprennent pas dans les journaux la nomination
de la nouvelle personne qui sera directeur ou directrice générale? Est-ce que
vous pouvez vous engager personnellement, à défaut d'un exercice de
consultation ou de vote aux deux tiers, à consulter informellement ou à parler
à vos vis-à-vis qui sont responsables du dossier culture pour les informer du
choix qui s'en vient puis que ce ne soit pas une nouvelle dans le journal qui
vont lire comme n'importe qui, finalement?
M. Lacombe : C'est une bonne
question parce que je ne veux pas avoir l'air fermé, évidemment. Je suis
certain que ce n'est pas une question qui est posée comme une question piège,
mais je vais... je ne suis pas fermé à vous informer, disons, avant que ça
sorte publiquement dans les journaux. Mais, maintenant, il faudrait que je
fasse des vérifications, à savoir qu'est-ce que je peux faire, qu'est-ce que je
ne peux pas faire. Puis évidemment, quand quelqu'un est nommé, ça a des
implications importantes sur son travail, surtout que la personne qu'on va
nommer, j'imagine bien, aura déjà un emploi. Donc, je vais voir c'est quoi, le
carré de sable qu'on a. Mais après, moi, je veux que ce soit bien accueilli,
là. Puis l'objectif, c'est de nommer quelqu'un qui va être bien accueilli.
Donc, si je peux en plus de ça être courtois avec tout le monde puis les
informer en amont et que ça ne cause pas d'enjeux, ça me fera plaisir. Mais est-ce
que ce sera une consultation pour mener à la décision? Ça, je ne m'engage pas à
ça, par contre.
M. Leduc : Mais peut-être que
le mot «consultation» dans ce cas-ci était un petit peu trop pointu, mais pour
bien comprendre, là, la personne que vous allez choisir pour qu'elle entre en
fonction, elle doit être nommée par le Conseil des ministres.
M. Lacombe : Bien, c'est ce
que j'allais dire. Effectivement, je me disais, là, en finissant de parler, que
je devrais être un peu plus clair. La façon dont les nominations fonctionnent,
c'est qu'on identifie la personne qu'on veut nommer, avec tout le processus
dont on parlait tantôt qui peut varier. Ensuite de ça, bon, le travail est fait
par le Secrétariat aux emplois supérieurs, qui fait cheminer ça dans le
dossdec, qu'on appelle, vers les instances, c'est-à-dire le Conseil des
ministres. Et évidemment, on ne peut pas présumer de la décision du Conseil des
ministres avant que la décision...
M. Lacombe : ...soit prise.
Donc, ça nous laisse une fenêtre qui est assez... qui est assez mince. Parce
que, si la nomination, elle est acceptée par mes collègues du Conseil des
ministres, quand elle sera prête, le Conseil des ministres, je ne sais pas, se
termine à 15 heures, souvent, puis la publication se fait en soirée.
Une voix : ...
M. Lacombe : À 16 heures. Et
ça, on n'a pas de contrôle là-dessus. C'est le ministère du Conseil exécutif
qui... Ça nous laisse une petite fenêtre.
M. Leduc : ...ça fait six ans
que vous êtes ministre, M. le ministre, ça ne doit pas être arrivé souvent
qu'une personne qui était prop