Public Finance — 14 November 2013 (40th Legislature, 1st Session)

CFP 2013-11-14

Quebec — Committees

Public Finance — 14 November 2013 (40th Legislature, 1st Session)

CFP 2013-11-14

Quebec — Committees

Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements?

La Secrétaire : Oui, M. le

Président. M. Chapadeau (Rouyn-Noranda—Témiscamingue) est remplacé par M. Goyer (Deux-Montagnes); M. Pelletier

(Rimouski), par Mme Champagne (Champlain); M. Therrien (Sanguinet), par

Mme Bouillé (Iberville); et M. Dubé (Lévis), par M. Picard

(Chutes-de-la-Chaudière).

Le Président (M. Morin) :

Merci, chère madame. Avant l'ajournement des travaux, mardi soir dernier, Mme

la ministre, vous aviez lu l'article 94, et nous entamions les débats. Mais je

vous donne la parole quand même.

Maltais : Merci,

M. le Président. Alors, l'article

94 énumère les pouvoirs qui sont spécifiques à l'exercice des fonctions de la Régie des rentes, tout simplement. Elle peut notamment, en plus des pouvoirs qui lui sont

conférés par la

Loi sur le régime de rentes — parce qu'elle a déjà des pouvoirs grâce à sa

Loi sur le régime de

rentes — donner

des instructions pouvant prendre diverses

formes, comme des bulletins d'information, par

exemple, préparer ou faire

préparer la déclaration annuelle de renseignements et les rapports financiers

audités, un autre exemple, ou exiger des frais à l'administrateur pour faire l'inspection d'un régime de retraite. C'est

ce dont on parlait lorsqu'on a ajourné nos travaux.

Le Président (M. Morin) : Ça

va. M. le député de Verdun.

Gautrin :

Merci, M. le Président. Donc, le seul élément sur lequel nous avions discuté,

c'était le 3°, le 3° sur… Là, on ne dit même pas… «...préparer ou faire

préparer, aux frais de celui qui est tenu de [lui] fournir, tout document

prévu par la présente…» Ça veut dire quoi, ça? Pourquoi vous avez besoin de

marquer «aux frais de celui qui est tenu de le fournir»? Parce qu'implicitement, si vous avez l'obligation de fournir

un document, vous n'êtes pas… on ne va pas vous payer, enfin, vous ne l'achetez

pas… Alors, essentiellement, les obligations de fournir, ce sont les

administrateurs qui l'ont ou, éventuellement, les participants au régime. On ne

va pas leur…

Maltais :

M. le Président, je pense que c'était là aussi. Est-ce que c'était là dans la

Loi sur les RCR? Oui, c'était là.

Parce que… au cas où il y aurait un administrateur qui ne voudrait pas fournir

des documents sur la base de «trop coûteux»,

et tout ça. C'est simplement un mécanisme qui permet à la régie d'exiger des

frais qu'on lui obligerait à tenir.

Gautrin : Mais

est-ce qu'il y a d'autres personnes que les administrateurs qui sont couverts

par la loi? Autrement dit, la question, je vais vous dire très

précisément — alors,

je pourrais relire la loi en fonction de cet article-là — je veux m'assurer que, si on demande… la

régie demande à des participants des documents, ça ne soit pas

nécessairement aux frais du participant. Est-ce que vous comprenez ma question,

Mme la ministre?

Maltais :

Oui. Je comprends tout à fait ce que vous voulez cibler, M. le… C'est :

Qui vise cet article, en plus des administrateurs?

Gautrin :

Non, non. Mais, si c'est les administrateurs, je pense que ça ne pose aucun

problème. Mais, si on est rendus à devoir… Et souvent les participants

ou les employeurs peuvent être des gens extrêmement petits, excusez, là, parce

que c'est l'objectif actuellement du régime de rentes. Est-ce qu'on n'est pas,

là, peut-être… de créer, par ce biais-là, une charge importante sur les

personnes?

Maltais :

M. le Président, la régie ne demande jamais et n'a aucun… dans tout ce qu'on

vient d'écrire comme loi, n'a pas de relation directe, ne demande pas de

documents à des participants. Elle travaille…

Gautrin : Ni à des

employeurs.

Maltais :

Jamais, jamais, jamais. Ni aux participants ni à l'employeur. C'est à

l'administrateur qu'elle fait ça.

Gautrin :

Vous ne… C'est… Je prends votre parole.

Maltais : …pour l'employeur,

on peut aller vérifier. Mais, pour le participant… Je vous confirme qu'il n'y a

pas de relation directe avec le participant dans ce cas-là.

Gautrin : Et il

faut le vérifier aussi pour l'employeur. Je suis prêt à prendre votre parole,

il n'y a aucun problème là-dessus.

Maltais :

Pour l'employeur, ce qui pourrait arriver, c'est… On va aller voir si jamais il

y a… Dans les clauses qu'on a vues,

c'est à l'administrateur d'exiger à l'employeur une cotisation. Maintenant,

est-ce que la… Si un administrateur ferait défaut, est-ce qu'elle

pourrait discuter avec l'employeur? C'est ce que je vais aller vérifier.

Gautrin :

Parce que, vous me permettez, Mme la Présidente… M. le Président, excusez-moi.

Parce que, si…

Gautrin :

Excusez-moi. Mme la ministre… Parce que le 4°, tel qu'il est rédigé

actuellement…

Gautrin : Je m'excuse.

Est-ce que… Je peux attendre que le…

Le Président (M. Morin) :

Allez. Attendons.

Gautrin : …d'avoir

l'intérêt de…

Le Président (M. Morin) : Je

suspends quelques instants.

(Suspension de la séance à 12 h 30)

Gautrin : …«de l'administrateur»,

donc, ça va, «d'un régime», c'est très correct, «ou d'un employeur». Alors, vous êtes conscients que, dans ce cas-ci, les

employeurs peuvent être des gens extrêmement petits, hein, puisque c'est des gens qui ont un petit commerce de trois à

quatre employés. Alors, est-ce que… et «aux conditions et dans les délais[…], tout document ou renseignement…». C'est ça qui m'inquiète parce que, vous voyez, vous

utilisez déjà le mot «employeur» dans le 4°.

Maltais : Mais, M.

le Président, c'est que… Je vais

demander l'article, là. Bien, la seule chose, d'après la loi, que… la seule relation que peut avoir la

régie avec un employeur, c'est sur un avis. Il y a un avis qui est dans la

loi, c'est dans l'article

42, je crois. Est-ce

que c'est ça? En tout cas, on va vous donner le numéro de l'article. Or, ces avis

qu'il faut que remplisse l'employeur seront sur le site Internet de la Régie des

rentes. Donc, la Régie des rentes va

fournir la documentation de base pour que ça ne coûte rien. Alors, c'est dans l'article

42. Je pense que ça vaut la peine d'aller le voir.

Gautrin :

Je vais regarder 42, parce que, voyez-vous, vous avez pris… le 4° de l'article

94 est très général tel qu'il est écrit et que…

Maltais : Alors,

42, vous avez : «Un employeur doit, au moins 30 jours avant de

souscrire un régime volontaire […] auprès

d'un administrateur d'un tel régime, aviser chacun de ses employés.» Or, nous

allons émettre les types d'avis sur

le site Internet pour que les employeurs connaissent bien… aient accès

facilement à la documentation qui pourrait

être produite. Mais, normalement, il y a peu de relations. Les relations avec

la régie sont surtout des relations avec l'administrateur.

Maltais :

…aussi qui nous dit : L'employeur doit aviser l'administrateur du régime

de la cessation d'emploi. Ce sont

aussi des documents qui devront être produits par l'employeur, mais qui, encore

une fois… le type de document, les choses

seront sur le site Internet de la régie. Quant aux cessations d'emploi, bien,

ça, il y a déjà des règles qui couvrent les cessations d'emploi.

Gautrin : Alors, M. le Président, je suis prêt, moi, à

adopter l'article 94 tel qu'il est, avec l'élément qui est le suivant, si la ministre était d'accord, si jamais

on voit... Parce que je n'ai pas regardé en détail 111 et 112. 111 et

112, c'est la panoplie

des éléments réglementaires que vous donnez. À ce moment-là, il y a quelque

chose qui touche et qui peut toucher

monétairement les employeurs. Et, il faut que vous compreniez, on est dans un

régime de retraite souvent pour des

petits commerçants qui ont trois, quatre, ou cinq, six employés, et ce n'est

pas nécessairement des gens qui peuvent fournir des documents en les payant,

etc. C'est ça que je dois essayer de protéger à l'intérieur. Mais, si jamais il

y a un problème, on s'entend qu'on pourra… éventuellement, on reviendra sur l'article.

Maltais :

Tout à fait.

Gautrin :

Merci.

Le Président (M.

Morin) : Donc, on est conscients qu'on est prêts à voter l'article

Le Président (M.

Morin) :

L'article 94 est-il adopté?

Le Président (M.

Morin) : Adopté. Donc, à l'article suivant, Mme la ministre.

Maltais : «95. La

Régie peut rendre une ordonnance prescrivant à l'administrateur d'un régime ou

à un employeur de prendre, dans les

délais et conditions qui y sont fixés, toute mesure régulatrice qu'elle indique

lorsqu'elle est d'avis que, selon le cas :

«1° sa conduite est

contraire à de saines pratiques financières;

le rapport financier prévu au deuxième alinéa de l'article 23 n'est pas

conforme aux principes comptables généralement reconnus;

le régime ou son administration ne sont pas conformes à la présente loi,

notamment quant au caractère peu coûteux du régime;

«4° le contenu d'un

document prévu par la présente loi ou exigé par la Régie n'est pas [...] de

cette loi ou à celles de la Régie.»

Alors, on prévoit les

circonstances pour lesquelles la régie peut rendre une ordonnance, ce dont on a

déjà échangé sur les ordonnances dans nos échanges passés.

Le Président (M.

Morin) : M. le député de…

Gautrin :

…Mont-Royal, puis après, moi, je vais intervenir.

Le Président (M.

Morin) : …Mont-Royal.

Arcand :

Bien, moi, j'avais simplement une question : Comment vous évaluez le

«caractère peu coûteux» du régime? Quelle est la façon? Quand on dit «le

régime ou son administration ne sont pas conformes[...], notamment quant au

caractère peu coûteux du régime», de quelle façon on définit le caractère peu

coûteux?

Le Président (M.

Morin) : Mme la ministre.

Maltais :

Moi, je propose qu'on suspende ça vu que ça correspond à l'article 26, où on a

inscrit ça.

Gautrin :

…est-ce qu'on peut poser d'autres questions avant qu'on suspende, si vous me

permettez?

Maltais :

Bien sûr.

Gautrin : Je ne connais… Est-ce que… Et je vais vous

demander, Mme la ministre, peut-être votre collègue juriste pourra… Le pouvoir d'ordonner, ça donne

quoi? Au point de vue juridique, émettre une ordonnance, ça donne… c'est quoi? Est-ce que ça… C'est quoi, le

caractère que ça a sur le plan juridique? Je comprends que vous allez

dire : Ça ordonne de… Mais

c'est… C'est-à-dire, ne pas satisfaire à une ordonnance, est-ce que c'est

assimilable à un mépris de cour? Autrement dit… Alors, allez-y.

Maltais : M. le Président, si vous voulez, on peut passer la

parole à Me Lafond, de la Régie des rentes,

qui pourra nous donner une opinion.

Président (M. Morin) :

Me Lafond, si vous voulez vous identifier, étant donné que c'est la

première fois que vous intervenez en commission ce matin.

Mme Lafond (Isabelle) : Oui.

Isabelle Lafond, de la Régie des rentes. Alors, une ordonnance, en réalité, c'est une décision qui est un peu assimilable, si

on peut dire, à une injonction. Dans

le fond, c'est pour forcer l'administrateur à faire

ou à ne pas faire quelque chose. Alors, la régie peut, à ce moment-là, émettre

une ordonnance. On va émettre une ordonnance et en lui imposant un délai

pour se conformer.

Gautrin : Et en cas… Ou en cas de non-respect d'une

ordonnance? Autrement dit, on est dans une situation où la régie

ordonne, je comprends, et ça a bien du bon sens… Et, en cas de non-respect de l'ordonnance,

quel est… les étapes qui se… Est-ce qu'on est dans une situation assimilable à un mépris de cour, si vous voulez? Autrement dit, lorsque vous avez un jugement et que vous

ne respectez pas un jugement, il y a la possibilité…

Gautrin : Non? Est-ce

que vous permettez? Non, c'est bon pour clarifier pour le…

Maltais : Allez,

Me Lafond.

Mme Lafond

(Isabelle) : Alors, dans la mesure où un administrateur ne se

conformerait pas à une ordonnance de la

régie, il y a plusieurs mécanismes dans la loi qui existent, dont notamment

l'administration provisoire, qu'on va voir plus loin, là. Alors, ça va être dans les articles qui vont venir. La

régie pourra prendre l'administration provisoire du régime si un

administrateur, vraiment, ne se conforme pas à une ordonnance. Ça peut être un

moyen, entre autres.

Une voix : …un avis d'injonction.

Mme Lafond

(Isabelle) : Une injonction aussi dans la loi. Alors, il y a plusieurs

mécanismes, comme je vous dis, qui existent dans la loi, qu'on n'a pas

vus encore.

Gautrin :

…autrement dit, s'il y a un non-respect d'une règle, il faudrait qu'elle aille

devant un tribunal pour obtenir une injonction.

Mme Lafond

(Isabelle) : Une injonction. Mais pour l'administration provisoire,

par contre, on n'a pas besoin d'aller devant le tribunal.

Mme Lafond (Isabelle) : Non.

Le Président (M. Morin) :

Bon. Est-ce qu'on suspend toujours l'article 95?

Le Président (M. Morin) :

Oui?

Maltais :

Est-ce qu'on peut quand même regarder l'amendement de 95, qui ne touche pas au

fond? Parce que c'est un changement, une concordance avec la langue

anglaise.

Le Président (M. Morin) : On

regarde l'amendement.

Maltais :

Article

L'article 95 est modifié par le remplacement, dans le texte anglais

de ce qui précède le paragraphe 1°, des mots «by the régie» par les mots

«in the order». Est-ce que ça va?

Le Président (M. Morin) :

Oui. M. le député de Verdun.

Gautrin :

Bien, on va… D'abord, est-ce que… Vous savez comment je suis un individu qui a

beaucoup de choses dans la tête. Je n'ai malheureusement pas emmené avec

moi vos amendements, et vous les… Est-ce que vous pourriez me redonner…

Maltais :

…monsieur, on en a une copie, on va vous les donner, mais c'est simplement… On

va vous en donner. Ça, c'est simplement un amendement, on change «by the

régie» par «in the order».

Gautrin : Merci.

Maltais : Dans la

version anglaise.

Gautrin : Parfait.

Maltais :

Merci. Est-ce qu'on peut adopter l'amendement?

Le Président (M. Morin) :

Donc, ça va pour l'amendement? Donc, l'amendement est-il adopté?

Le Président (M. Morin) :

Adopté.

Gautrin : La

question…

Le Président (M. Morin) :

Oui, M. le député de Verdun.

Gautrin :

M. le Président, je veux simplement vérifier. Les avis ont été émis pour notre

commission. Là, il y a des gens qui

nous… Est-ce qu'on peut siéger ou pas, alors que la Chambre… Je ne sais pas,

moi, je pose la question.

Maltais : Bien

oui.

Le Président (M. Morin) : On

m'informe qu'on avait l'avis pour commencer…

Gautrin : Oui. Oui,

oui, j'étais là, c'est pour ça que je disais ça.

Gautrin : Oui? Bon,

alors, correct. Mais je n'ai pas…

Maltais : Il est tout

à fait d'usage, M. le Président, que, même quand le salon bleu est fermé, les commissions

parlementaires continuent.

Le Président (M. Morin) : Ça

Maltais : Bien,

voilà.

Le Président (M. Morin) :

Donc, on passe à l'article… L'amendement a été adopté?

Gautrin : Mais on

suspend l'article…

Le Président (M. Morin) : 95,

oui.

Gautrin : On a

précisé, à la demande de mon collègue de Mont-Royal, le sens de «peu coûteux».

Le Président (M. Morin) : Ça

va.

L'article 96, Mme la ministre.

Maltais : «96.

Aucun document relatif à une matière visée par la présente loi n'engage la

régie ni ne peut lui être attribué s'il

n'est signé par le président de son conseil d'administration, par son

président-directeur général ou par un membre de son conseil d'administration

ou de son personnel, mais, dans le cas de ce membre, uniquement dans la mesure

prévue par l'acte lui déléguant des pouvoirs ou par les règlements intérieurs

de la régie.»

Alors, il

s'agit simplement d'un

article qui énumère les personnes dont la signature

engage la régie. C'est équivalent dans la

Loi sur les régimes

complémentaires de retraite.

Le Président (M. Morin) : M.

le député de Verdun.

Gautrin : Je n'ai

pas de commentaire.

Le Président (M. Morin) : Ça

va? Donc, on est prêts à adopter l'article 96?

L'article 96 est adopté?

Le Président (M. Morin) : Adopté.

L'article 97, Mme la ministre.

Maltais : «97. Un

inspecteur nommé par la régie peut, aux fins d'une inspection concernant un

régime, pénétrer, à toute heure raisonnable,

dans un lieu où l'administrateur du régime ou l'employeur, selon le cas,

détient un document relatif au régime, examiner ce document et en

prendre un extrait ou une copie.

«Celui

qui a la garde, la possession ou le contrôle de ce document doit, sur demande,

en donner communication à l'inspecteur et lui en faciliter l'examen.

«Sur demande, un inspecteur doit s'identifier et

exhiber un certificat délivré par la régie attestant sa qualité.»

Alors, il

s'agit simplement d'énumérer les pouvoirs d'un inspecteur qui est nommé par la

régie. En même temps, ça

encadre les pouvoirs. Ça les énumère et ça les encadre. Et le droit de l'inspecteur,

il peut s'exercer à l'égard de tout document détenu par l'administrateur ou l'employeur,

mais qui concerne spécifiquement le régime, bien sûr.

Gautrin : M. le

Président.

Le Président (M. Morin) :

Oui, allez-y, M. le député de Verdun.

Gautrin :

C'est peut-être mon ignorance : Est-ce qu'au point de vue législatif le

terme «heure raisonnable», ça correspond

à quelque chose? Moi, par exemple, qui me lève très tôt, 5 h 30, 6

heures, c'est une heure raisonnable. Quand j'essaie d'appeler les gens,

des fois, à 6 h 30 ou à 7 heures, des fois…

Le Président (M. Morin) :

Vous avez des problèmes de réception.

Gautrin :

Il y a des problèmes de réception. Alors, est-ce qu'il y a un sens juridique?

Parce qu'en fait de la loi ici, c'est raisonnable.

Le Président (M. Morin) : Mme

la ministre.

Maltais :

Un sens juridique? Jusqu'ici, c'est exactement les termes qui étaient utilisés

dans la

Loi sur les RCR, «heures raisonnables». Le sens usuel, c'est sur

les heures de travail.

Gautrin : Oui, mais

pourquoi on ne dit pas «sur les heures de travail», qui serait, à mon sens, à

ce moment-là, de 9 heures à 5 heures?

Maltais : Qu'est-ce

qu'on fait s'il y a des employés un samedi de façon exceptionnelle?

Gautrin :

Je ne sais pas, là, mais vous comprenez bien l'abus qu'on peut avoir sur

«heures raisonnables», hein?

Maltais : C'est

plus large. Parce que c'est un peu plus large, «raisonnables». Un peu plus

large. C'est parce qu'il faut… C'est

exactement ce que je disais, c'est ce que… Il faut qu'il y ait quelqu'un sur

place pour permettre à l'inspecteur d'entrer. Alors, on peut contacter,

par exemple, un administrateur de régime, lui demander d'avoir des employés présents. Mais, si on demande ça à 4

heures du matin, on est un peu déraisonnables. Mais, si on demande ça,

je pense, moi, un vendredi et qu'il est 4

heures et que les employés sont partis, on peut redemander quand même qu'il y

ait quelqu'un. Il y a une raisonnabilité dans ce qui est exigé, et c'est d'être

capable d'assurer la présence d'employés. Parce qu'un inspecteur ne rentre pas

seul, évidemment, dans un lieu comme ça.

Gautrin : Mais

est-ce que… M. le Président?

Le Président (M. Morin) :

Allez-y.

Gautrin :

Mme la ministre, est-ce que… Et je ne voudrais pas bloquer cet

article pour

cette… Mais j'imagine qu'il doit y avoir une jurisprudence quelque part

sur le sens qu'on accorde à «raisonnables»?

Maltais : Ce que

je me demande, c'est s'il y a déjà eu contestation sur cette base-là.

Gautrin :

…contestation sur cette base-là?

Maltais : On peut

aller vérifier ça, mais, jusqu'ici, c'est une décision…

Gautrin : …mais c'est,

pour moi… Écoutez, si c'est… Oui, vas-y.

Le Président (M. Morin) : M.

le député de Mont-Royal.

Arcand : Bien, moi,

j'avais…

Maltais : O.K.

Bien, M. le Président, c'est juste pour vous dire…

Arcand : Bien, je

vais laisser madame…

Maltais : …pour

compléter ce petit débat, là…

Le Président (M. Morin) :

Oui, un instant, Mme la ministre. Ça va?

Gautrin : Non, mais

elle veut compléter...

Maltais :

Juste compléter le débat. C'est que c'est… On confirme que c'est le vocable

usuel dans plusieurs lois quand on…

Gautrin : Est-ce qu'on

l'a testé sur le plan juridique, ou pas?

Gautrin : Non, non,

mais est-ce qu'il y a quelqu'un qui a contesté…

Maltais : Il n'y a

personne qui n'a jamais contesté.

Gautrin : Ah bon!

Donc, on n'a jamais eu un juge qui s'oppose, de dire…

Maltais : À

déraisonner.

Gautrin :

À déraisonner ou… Parce que, des fois, on peut dire, par exemple, à midi, parce

que c'est l'heure du lunch... se dire entre eux : C'est

déraisonnable. Comme nous, on siège à 12 h 45, alors qu'on a tous

faim. Est-ce que c'est raisonnable?

Le Président (M. Morin) : M.

le député de Mont-Royal, aviez-vous une question?

Arcand : Oui. Moi,

j'avais juste une question, qui touche, en fait, la pratique qui se fait dans

certains cas. Lorsqu'on décide d'aller chez

un employeur, est-ce que… Je comprends que c'est pour des fins d'inspection,

mais est-ce qu'on prévient, à un

moment donné? Est-ce que la pratique veut que l'on prévienne, ne serait-ce que

24 heures avant, qu'on va entrer? Est-ce qu'il y a quelque chose à cet égard-là

au niveau de la pratique? Parce qu'on parle de petits employeurs, dans

certains cas, qui n'ont pas nécessairement un service de comptabilité.

Maltais : Écoutez,

on va… Oui, mais, M. le Président, on travaille sur tous les administrateurs de

régime. Il faut bien comprendre, là, que la

régie, elle ne rentre pas chez tous les participants et elle ne rentre pas chez

tous les employeurs, surtout dans le cas

d'un RVER. C'est beaucoup l'administrateur du régime qui est ciblé. Et

deuxièmement, oui, on prévient les gens parce qu'on veut être sûrs qu'il y ait

quelqu'un sur place puis on veut que le document soit disponible.

Arcand : Mais on

juge donc que ce n'est pas nécessaire de le mettre dans la loi, qu'on puisse

prévenir ne serait-ce que 24 heures à l'avance, ou quelque chose comme ça?

Maltais :

C'est parce que… Imaginez qu'il y ait malversation. On prévient puis on

intervient rapidement. Ce sont des pouvoirs d'inspection, là. C'est

toujours délicat. Il faut agir…

Arcand : …question

de principe, là. Je fais juste vous poser la question.

Maltais :

Non, non, mais la question est très, très, très pertinente. Mais on me dit que,

jusqu'ici, il n'est jamais arrivé — ce qu'on me dit à la régie,

là — de

moments où on n'ait pas eu à aviser les gens, là.

Le Président (M. Morin) :

Donc, ça va pour l'article 97? Oui, M. le député de Verdun.

Gautrin : Ça va, M.

le Président. On aurait peut-être pu préciser, mais coudon.

Le Président (M. Morin) : Ça

va? Donc…

Gautrin : C'est-à-dire…

C'est comme dans toute chose : à partir du moment où on le fait avec bon

sens, il n'y a pas de problème, tu sais. Mais, si, par contre, l'inspecteur

arrive dans un petit restaurant où il y a plein de clients, puis avec six…

Maltais : J'espère que le propriétaire, le serveur ou la

serveuse vont lui envoyer une volée de bois vert s'il arrive quand il y

a plein de clients, à un moment déraisonnable.

Gautrin : Oui, ou

bien, enfin, va l'inviter à prendre un verre d'abord.

Le Président (M. Morin) :

Donc, ça va?

L'article 97 est adopté?

Le Président (M.

Morin) : 98. Mme la ministre.

Maltais : «98. La

régie publie périodiquement, sur son site Internet, un bulletin

contenant les instructions générales visées au paragraphe 1° de l'article

94 et tout autre renseignement prévu par règlement.»

Alors,

l'article impose à la régie l'obligation de publier périodiquement, sur son

site Internet, un bulletin sur les instructions

générales. C'est que la Régie des rentes — et d'ailleurs, c'était une demande du rapport

D'Amours — divulguera,

sur son site Internet, les frais et les

charges réduisant le rendement de l'actif du fonds. Alors, le règlement

prévoira donc que la régie publie

annuellement des frais d'administration chargés par chaque administrateur du

RVER. Ça va permettre aux employeurs

et aux participants de choisir un régime et de veiller à conserver un régime

dont les frais seront peu coûteux.

Gautrin : Je suis d'accord avec vous, chère madame, mais

c'est pour ça que, justement, même à l'intérieur d'un… un administrateur pourrait avoir plusieurs régimes, et de pouvoir,

à ce moment-là, permettre aux gens de choisir le régime en question... C'est

un débat qu'on reprendra, j'imagine, à un moment ou l'autre, entre nous.

Le Président (M. Morin) :

Ça va, M. le député de Verdun?

Gautrin :

Oui, madame…

Le Président (M.

Morin) : «Oui, madame.» Donc…

Gautrin :

C'est parce que… Mme la ministre et M. le Président.

Le Président (M.

Morin) : Et au… M. le Président. Ça, je comprends bien ça.

L'article

98 est-il adopté?

Le Président (M.

Morin) : Adopté.

Article 99. Mme la ministre.

Maltais :

«99. La régie peut, par requête, demander à un juge de la Cour supérieure de

prononcer une injonction dans toute matière visée par la présente loi.

«La requête en

injonction constitue une instance par elle-même.

«La procédure prévue

au Code de procédure civile s'applique, sauf que la régie ne peut être tenue de

fournir un cautionnement.»

Gautrin :

…dernier point sur ça.

Le Président (M.

Morin) : Mme la ministre, est-ce que vous avez des

explications?

Maltais : Bien, c'est à l'instar de ce qui est prévu dans la

Loi sur les régimes complémentaires de retraite.

Gautrin :

Oui, mais pourquoi est-ce que vous… Évidemment, là, ça clarifie toute la

question autour du concept de l'ordonnance,

à l'heure actuelle. Donc, vous réglez… par ce pouvoir-là, vous allez même très

spécifiquement… Pourquoi il ne doit pas être tenu de fournir un cautionnement?

C'est quoi que vous voulez couvrir?

Maltais :

Je suis sûre que Me Lafond va pouvoir répondre directement à cette question

avec plaisir.

Le Président (M.

Morin) : Oui, Me Lafond.

Lafond (Isabelle) : Oui. Alors, c'est parce que la régie, dans le

fond, est, comme on dit, pérenne, là, elle ne s'en ira pas avec… elle ne

se sauvera. Alors, c'est simplement pour ça.

Maltais :

Je regarde le vice-président de la régie et je pense qu'il est d'accord.

Gautrin :

Bien, on ne sait jamais, il pourrait peut-être un jour…

Le Président (M.

Morin) : Il ne sait pas voler, il ne s'envolera pas.

Maltais :

Il s'est éloigné à cause du changement de salle, mais je n'irais pas jusqu'à

dire qu'il avait le goût de s'enfuir.

Gautrin : Mais sérieusement, là, pourquoi vous avez besoin

de le mettre ici, alors que ce que vous me dites, c'est une situation

qui a l'air tellement évidente que c'était… C'est évident qu'on doit... La

régie ne pourrait pas partir avec…

Maltais :

Oui, mais sauf que, comme on dit que «la procédure prévue au Code de procédure

civile s'applique», il faut enlever de cette procédure la

partie du

cautionnement dans la phrase, puisqu'il s'agit d'une exception au code.

Gautrin :

Oui, mais je ne vois pas un juge demander un cautionnement à la régie parce

que, pour que la régie vienne témoigner… Enfin, écoutez, si vous y

tenez, il n'y a pas de problème, là.

Le Président (M. Morin) : Je

rappelle qu'on a un amendement à l'article 99.

Maltais : Ah! Il y

a un amendement à l'article 99, à l'anglais. Écoutez,

article 99 :

L'article 99

est modifié par le remplacement, dans le texte anglais du deuxième alinéa, de

«application» par «motion».

Le Président (M. Morin) :

O.K., donc ça va pour l'amendement? L'amendement est adopté?

Le Président (M. Morin) : Et

l'article 99, tel qu'amendé, est adopté?

Le Président (M. Morin) :

Adopté.

L'article 100. Mme la ministre.

Maltais : «100. La

régie peut, d'office et sans avis, intervenir dans toute instance où est

soulevée une question relative à la présente loi.»

Alors, ça

permet à la régie d'intervenir dans toute instance où serait soulevée une

question qui est relative à la présente loi. Ça lui permet d'être

présente sans avoir à suivre les règles habituelles prévues par le Code de

procédure civile. Ainsi, la régie a

automatiquement l'intérêt suffisant pour intervenir, et les parties ne

pourraient s'y opposer. Donc, la régie peut aller donner une opinion,

car elle est, ne l'oublions pas, celle qui protège les petits épargnants. C'est

conforme à l'article 256 de la

Loi sur les

RCR, 231 de la

Loi sur la distribution de produits et services financiers et

208 à 215 du Code de procédure civile.

Le Président (M. Morin) : M.

le député de Verdun.

Gautrin : Je me pose une question par rapport à

l'autorité. Quand même, elle a un ministre de tutelle, la

régie, et vous me dites : «Peut d'office intervenir». Sans l'autorisation

de son ministre de tutelle? Vous comprenez ce que je veux dire? Parce que… Prenons un cas où il peut y avoir… à ce qu'une

intervention… ce qui serait… Je ne dis pas que ça peut arriver, mais un cas où la régie veut

intervenir sur, par exemple, un projet

de loi ou une activité qui soit

reliée à la loi, sans l'autorisation de son ministre de tutelle, je ne

suis pas sûr que j'aimerais beaucoup que ce soit ça.

Maltais : Oui. Ça serait… M. le Président, ça fait

partie effectivement des pouvoirs de la régie. Elle n'a pas d'autorisation à demander au ministre

pour intervenir. Ça fait vraiment

partie de la pratique et des pouvoirs de la

régie. Moi, je suis à l'aise avec ça,

puisqu'il s'agit d'intervenir en fonction de la présente loi. Il ne s'agit pas

de venir en commission parlementaire,

même si la position du vice-président de la régie actuel nous pourrait laisser à croire qu'il veut

intervenir en commission parlementaire, puisqu'il est quasiment dans le siège des

auditions, mais, non, il s'agit bien, de façon plus sérieuse…

Gautrin : Alors là… Non, mais, sérieusement, là, vous me

dites, à l'heure actuelle, que c'est dans la loi de la régie qu'elle

peut intervenir sans l'autorisation de son ministre de tutelle?

Maltais :

Article

256, on a le même libellé.

Mme Lafond (Isabelle) : Oui,

exactement.

Gautrin : De la loi

sur la Régie des rentes.

Mme Lafond (Isabelle) : Non, la loi

sur les régimes complémentaires.

Maltais : …régimes

complémentaires de retraite.

Gautrin : Mais est-ce

que, dans le passé, ça s'est passé souvent ou pas?

Maltais : Écoutez, je vais vous dire que ça ne fait pas très longtemps

que j'occupe cette fonction, mais on me dit que ce n'est pas arrivé

souvent, mais que c'est arrivé.

Gautrin : Oui?

Sans…

Maltais :

Sans l'autorisation des ministres.

Gautrin : Est-ce

que vous pourriez me documenter? Moi, j'ai souvenance, par exemple, à l'époque

où Mme Goupil était ministre

responsable de la régie, moi, j'étais critique, et d'avoir eu des longues

discussions en commission avec M.

Morneau. Ça devenait quasiment des dialogues de… entre le président de la régie

et moi. Mais, à chaque fois, la ministre était présente, même si elle n'intervenait pas.

En l'occurrence c'était l'ancienne députée de Lévis, Mme Goupil. Elle

n'intervenait pas, mais elle était au courant…

Le Président (M. Morin) : Mme

la ministre.

Gautrin : …puisque

le débat était présent.

Le Président (M. Morin) : Un

instant, M. le député de Verdun. Mme la ministre.

Maltais : M. le

Président, effectivement, on pourrait donner l'information aux parlementaires. Le problème que j'ai actuellement, c'est que la personne qui

pourrait donner cette information n'est pas présente dans cette salle.

Alors, il faudrait remettre ça à cet après-midi.

Gautrin :

Très bien, alors on peut adopter l'article 100, si je comprends… Puisqu'il est

là, comme ça, je ne voudrais pas… on a déjà commencé, on a pas mal…

Maltais : Pas mal

d'articles suspendus.

Gautrin :

…suspendus. Mais simplement pour ma gouverne et, si vous me dites que c'est une

pratique courante… Mais c'est rare qu'un organisme puisse intervenir sans l'autorisation

de son ministre de tutelle.

Maltais : Mais je

veux savoir, juste pour… On adopte... Bon, on adopte l'article, mais… O.K.,

adopté, M. le Président?

Gautrin : Mais on

convient que la ministre a la gracieuseté de donner une…

Maltais : Donc, je

fais venir la personne responsable de la fonction? Parfait. Je voulais juste

vérifier.

Gautrin : …je ne

voudrais pas retarder pour ça, pour le plaisir.

Le Président (M. Morin) :

O.K., donc, si j'ai bien compris, l'article 100 est adopté?

Le Président (M. Morin) :

Adopté. Et avec retour…

Gautrin :

…mais simplement pour voir. C'est bizarre dans le… et quitte à ce que, si on

doit le modifier un jour, bien, on modifiera la

Loi sur les RCR puis on

modifiera ça, le cas échéant.

Le Président (M. Morin) : Ça

va. Mme la ministre, l'article 101.

Maltais : M. le

Président, je vais lire 101 et l'amendement qui est à 101. Alors :

«101. La

Régie peut assumer, pour la période qu'elle fixe, l'administration provisoire

de tout ou

partie d'un régime, ou la confier à celui qu'elle désigne,

dans les cas suivants :

«1° lorsqu'elle-même, ou l'enquêteur qu'elle a

désigné, enquête sur la conformité du régime avec la loi ou sur son administration;

«2° lorsqu'elle estime que le régime ou son

administration n'est pas conforme à la présente loi;

lorsqu'elle estime qu'il y a malversation, abus de confiance ou autre inconduite

de l'administrateur d'un régime;

«4° lorsqu'elle constate que l'administrateur d'un

régime omet de se conformer à une ordonnance qu'elle a rendue;

«5° lorsque l'autorisation est suspendue ou

révoquée par l'Autorité des marchés financiers en vertu du paragraphe 1° de l'article

«6° lorsque l'autorisation est révoquée par l'autorité

en vertu du premier alinéa de l'article 33.

«Les articles 184 à 186, le premier alinéa de l'article 188

et le deuxième alinéa de l'article 192 de la

Loi sur les régimes complémentaires de retraite (chapitre R-15.1) s'appliquent à

la présente loi, avec les adaptations nécessaires, lorsque la régie

requiert la nomination d'un administrateur provisoire.»

Alors, je lirai l'amendement, M. le Président,

si vous permettez?

Gautrin :

...commencer par l'amendement d'abord.

Maltais :

Article 101 : Le premier alinéa de l'alinéa de

l'article 101... C'est bien comme ça que c'est noté? Ce n'est pas une

erreur?

Maltais : Le

premier alinéa de l'alinéa de l'article 101 est modifié... C'est une

erreur?

Une voix : C'est une erreur.

Maltais : Le

premier alinéa de l'article 101 est modifié :

1° par le remplacement du paragraphe 5° par le

suivant :

«5° lorsque l'autorisation d'un administrateur

est suspendue, révoquée ou annulée par l'Autorité des marchés financiers»;

2° par la suppression du paragraphe 6°.

Alors, dans un premier temps, la modification

proposée au paragraphe 5°, l'article 101 du projet de loi, est de concordance avec celles qui ont été apportées aux

articles 31, 32, 33. On a voté 31 et 33; on a suspendu 32, mais

pour d'autres raisons. De plus, il est

proposé de joindre au paragraphe 5° le cas de l'annulation de l'autorisation par l'autorité qui est prévu au paragraphe 6° de cet

article, ce qui a pour conséquence la suppression du paragraphe 6°. Donc,

tout simplement, au lieu d'avoir le paragraphe 6°, on introduit la même

notion au paragraphe 5°.

Par ailleurs,

la suppression des références aux articles permet au paragraphe 5° de

l'article 101 d'être plus évolutif, ce qui nous permet, en cas d'ajout, de suppression, de cas d'annulation,

de révocation, de ne pas avoir à rouvrir la loi. Voilà pour cette

première partie, pour l'amendement.

Le Président (M. Morin) :

Oui, M. le député de Verdun.

Gautrin :

Bien, M. le Président, l'amendement, si je comprends bien… Donc, si on passe la

première

partie de l'amendement, la deuxième est passable… concordance,

puisqu'on a donné...

Maltais : Tout

simplement.

Gautrin :

Bon, l'avantage qu'il y a dans l'amendement, si je comprends bien. c'est de

donner beaucoup plus de champ éventuellement… au lieu de limiter la

suspension en fonction de certains articles de la loi. On dit : Toute suspension qui pourra arriver pour toute autre

raison, à ce moment-là, la régie peut... à ce moment-là. Donc, je pense

qu'on est en train d'avoir une... au lieu de

pouvoir... quelqu'un qui pourrait plaider contre... parce que la suspension n'a

pas eu lieu en fonction de

l'article 33 ou de l'article 32,

à ce moment-là, on évite ce cas-là. Je pense

que l'amendement a plein de bon sens, M. le Président.

Le Président (M. Morin) :

Bon. J'entends bien que l'amendement à l'article 101 est adopté?

Gautrin : Il serait

adopté…

Le Président (M. Morin) : Est-ce

qu'il y a d'autres discussions sur l'article 101?

Gautrin : Oui, oui,

bien sûr. Je pense que l'article 101 mérite quand même qu'on essaie de le

regarder étape par étape, puisqu'il a une importance, si vous me permettez,

puisqu'il permet... C'est réellement le moment où la régie va se substituer, en quelque sorte, à

l'administrateur d'une manière provisoire pour gérer, en quelque sorte, le

régime. On se comprend?

Maltais : On se

comprend très bien, c'est exactement ça.

Gautrin :

Bon. Alors là, je voudrais savoir qu'est-ce que ça veut dire «tout ou

partie

d'un régime». Alors, comment vous

voyez... On a essentiellement un... Qu'est-ce que c'est qu'une

partie de régime?

Essentiellement, vous comprenez, le régime, tel qu'il est conçu, c'est

un régime dans lequel les gens vont pouvoir cotiser d'une manière ou d'une...

Mais, une

partie de régime, est-ce que ça voudrait dire : pour une

partie

des cotisants, et une autre

partie des cotisants

ont ce... Je ne sais pas si vous comprenez, M. le Président, le mot «partie de

régime»… inclut. Alors, «l'administration provisoire de tout...» Tout un

régime, ça va, mais «partie» m'ennuie.

Le Président (M. Morin) : Mme

la ministre.

Maltais : M. le

Président, c'est que... j'aimerais mieux que les juristes nous expliquent, mais

c'est définitivement... Le mot «partie d'un régime», c'est... Ça pourrait être

une

partie de l'administration d'un régime. Ça pourrait être un compte, ça pourrait être tout simplement les relations

avec les participants. Mais je vais demander à...

Gautrin :

Mais ça ne pourrait pas être une

partie des participants. Vous comprenez bien,

c'est ce qui m'inquiète actuellement...

Maltais : Non,

non, c'est...

Gautrin : ...c'est l'interprétation qu'on pourrait faire

ici, en disant, bon : Le régime tient un certain nombre de participants. Et on pourrait administrer seulement

une

partie des participants, ce qui, à mon sens, n'aurait pas de sens.

Maltais : Ça n'aurait

pas de sens. Mais, Me D'Amours, est-ce qu'il y a quelque chose à ajouter?

Le Président (M. Morin) : Mme

la ministre, compte tenu de l'heure, à moins d'avoir le consentement...

Maltais : Bien, à

moins qu'on puisse adopter l'article si...

Gautrin : Bien,

non, je pense qu'on a d'autres questions sur l'article.

Le Président (M. Morin) : On

peut attendre puis reprendre?

Maltais : O.K.

Parfait.

Gautrin : Regardez…

Il va falloir qu'on regarde. Moi, je...

Maltais : Une

fille s'essaie.

Gautrin : Hein?

Non, non, mais... On n'essaie pas de retarder. Je ne sais pas ce...

Le Président (M. Morin) :

O.K. C'est parce que je...

Maltais : Non,

non, non. Tout à fait. Je vais voir.

Le Président (M. Morin) : J'ai

une problématique. Votre président n'a pas été nommé comme remplaçant. Donc

là...

Maltais : Ah! C'est

avec plaisir que nous allons agir rétroactivement.

Le Président (M. Morin) :

Oui, merci.

Gautrin : Mais

est-ce qu'on peut laisser nos affaires ici, Mme la Présidente… M. le Président?

Président (M. Morin) : Donc, compte tenu de l'heure, la

commission suspend ses travaux jusqu'à 15 heures.

(Suspension de la séance à 13 h 1)

Président (M. Morin) :

Donc, je déclare la séance de la Commission

des finances publiques ouverte.

Comme à l'habitude, tout le monde vérifie leurs téléphones cellulaires. Donc,

on entreprend nos travaux.

M. le député de Verdun, vous aviez une question

à me poser, une question de procédure.

Gautrin : Voici, là, nous siégeons, et je ne voudrais

surtout pas retarder les travaux de la commission, et, si jamais

vous rendez une décision qui n'est pas celle selon laquelle on peut siéger, on

pourra... Je ne voudrais pas qu'on annule

tout le travail qu'on a fait ce matin, mais les informations que j'ai de la

part de nos spécialistes en procédure, c'est à l'effet que, les affaires courantes n'étant pas terminées, la commission, malgré le fait que le leader

adjoint avait donné les avis, ne pouvait pas siéger tant que les affaires

courantes n'étaient pas terminées et qu'on n'avait pas commencé les affaires du

jour.

Alors,

pourriez-vous vérifier si cette question-là, M.

le Président, est que… savoir si on a

le droit de siéger ou pas? Et, si jamais vous me dites qu'on n'avait pas

le droit de siéger, on pourrait, à ce moment-là, s'entendre pour adopter en bloc tout le travail qu'on avait fait

ce matin, puisque nous n'étions pas

en droit de siéger. Vous comprenez, M. le Président?

Le Président (M. Morin) :

Oui.

Gautrin : Alors, j'attendrai

une décision de votre part.

Président (M. Morin) : O.K. Là, vous me demandez, compte tenu

que les affaires courantes ne sont pas terminées… vous nous dites qu'on n'avait

pas le droit de siéger. C'est ce que vous me répétez?

Gautrin :

C'est ce que j'essaie, sans être un spécialiste de procédure, de vous

transmettre ce qu'on m'a dit de vous transmettre.

Le Président (M.

Morin) : Je comprends. O.K. Madame, on peut en discuter

quelques instants?

Maltais : Bien, écoutez, c'est normal. Mon collègue invoque

ça; moi, j'invoque que l'Assemblée nationale a accepté une motion disant

que nous siégions et a ouvert les commissions. Donc, nous avons travaillé sur

ordre de l'Assemblée nationale, motion adoptée par l'Assemblée nationale, à l'unanimité,

donc nous pouvons... Il n'y a pas eu de protestation sur cet avis. Tout a

continué, et les avis que nous avons, nous, de notre côté sont à l'effet que

nous pouvons siéger.

Gautrin :

Pourriez-vous donc prendre une décision, M. le Président?

Président (M. Morin) : Oui, je vais suspendre quelques instants

et je vais prendre les informations requises pour être capable de vous

répondre correctement.

(Suspension de la séance à

15 h 12)

Président (M. Morin) :

Bonne fin d'après-midi, mesdames, messieurs. Les affaires courantes

étant terminées, nous reprenons nos travaux. Mme la ministre.

Maltais : M. le Président, ça fait 1 h 20 min qu'on attend. Je voudrais dire que,

pendant qu'on attendait, ça veut dire qu'il y a 16 personnes ici,

de la Régie des rentes, qui étaient mobilisées, étaient en attente, pendant

cette heure 20 minutes. Nous avons interrompu nos travaux, alors que,

dans toutes les autres commissions de l'Assemblée nationale, les travaux ont

continué.

n'est pas la faute du député de Verdun, c'est un gentilhomme que je connais

très, très bien, ni du député de Mont-Royal.

C'est des gens qui sont raisonnables et qui apprécient quand les travaux se

passent bien et que les travaux se continuent, mais il y a eu un appel

du leader de l'opposition officielle à l'effet d'arrêter nos travaux sous un

prétexte qui était que les affaires

courantes n'étaient pas terminées. Pour les citoyens, ça n'a l'air de rien;

pour l'Assemblée nationale, ça peut être important.

seul problème, c'est que j'étais en haut, tout à l'heure, à l'Assemblée

nationale, j'ai demandé au président : Est-ce qu'on pouvait

continuer nos travaux? Il dit : Bien sûr. J'espère que vous avez continué

vos travaux. Donc, le président de

l'Assemblée nationale, lui, était convaincu que les travaux continuaient. J'ai

demandé au secrétaire exécutif de l'Assemblée nationale, j'ai dit :

Est-ce que vous pensez que les travaux continuaient...

Maltais :

Je suis en train de parler, M. le Président.

Le Président (M.

Morin) : Oui, Mme la ministre...

Maltais :

Et le secrétaire de l'Assemblée nationale...

Le Président (M.

Morin) : Mme la ministre...

Maltais : ...m'a dit : Mais non! J'espère que vous avez

continué vos travaux, il n'y avait aucun problème, on avait pris la

peine de le demander. Mais semble-t-il que, du côté du leader de l'opposition

officielle, on avait décidé que ces

16 personnes et les parlementaires qui étaient ici pouvaient perdre

1 h 20 min. Je trouve ça dommage et je continue à dire

que ce n'est pas un blâme au député de Verdun ni au député de Mont-Royal, qui

sont des gentilshommes qui essaient de faire progresser les travaux le plus

rapidement possible de leur côté. Ça m'a fait du bien.

Gautrin :

M. le Président?

Le Président (M.

Morin) : Oui, M. le député de Verdun.

Gautrin :

...M. le Président, je comprends que, des fois, le parlementarisme nous amène à

avoir des retards, etc. Malheureusement,

nous avons un règlement et qu'en général nous devons appliquer

le règlement. Et c'est ce que nous avons fait, en l'occurrence.

Président (M. Morin) : Oui. C'est ce que j'ai constaté ce

matin... cet après-midi, qu'on avait simplement respecté le règlement. Donc,

Mme la ministre, s'il vous plaît, revenons à nos travaux.

Maltais :

Tout à fait. J'ai respecté. Moi, je pense que, quand le président de

l'Assemblée nationale me commente une situation, je pense que le règlement doit

être respecté. C'est le président de l'Assemblée nationale.

Alors, on était à l'article

Le Président (M.

Morin) : Oui, M. le député de Verdun.

Gautrin : Le président de l'Assemblée nationale peut dire ce

qu'il veut. Il dit officiellement par décision. Or, il peut raconter ce qu'il veut, il y a un

règlement, et le président de l'Assemblée nationale n'est pas autorisé en

aucune manière de changer l'interprétation du règlement.

Le Président (M.

Morin) : Bon, s'il vous plaît! Est-ce qu'on peut revenir à nos

travaux?

Maltais :

Bien, nous sommes en plein... au coeur de nos travaux, M. le Président.

Le Président (M.

Morin) : Mme la ministre, s'il vous plaît! On était à l'article

Maltais :

Alors, monsieur... Je suis... Tout à fait... Ça fait 1 h 20 qu'on

devrait être l'article 101.

Président (M. Morin) : Mme la ministre, on a appliqué le

règlement qui, normalement... en ayant les avis de commencer les travaux, ça se fait normalement,

traditionnellement. Mais là, pour l'instant, on a respecté le règlement.

Maltais :

Donc, l'autre commission, on n'a pas respecté le règlement.

Président (M. Morin) : Mme la ministre... C'est ça, c'est ça,

les autres commissions n'ont pas respecté le règlement. Mais, de

convention...

Maltais :

Nous pouvons tout faire.

Le Président (M.

Morin) : Et, voilà, mais en respectant le règlement. Là, on a appliqué

le règlement. On en convient, tout le monde? Vos états d'âme ont été exprimés?

On continue, s'il vous plaît.

Maltais :

J'attends des questions sur l'article 101.

Le Président (M.

Morin) : Bon. M. le député de Verdun.

Gautrin : Je pense

que, M. le Président, on a échangé déjà sur l'article

101. Il restait une question qui venait de mon collègue de Mont-Royal

sur le 3°, en passant, sur le concept, je crois, d'abus de confiance.

Arcand :

Non, non, ça va. C'était sur la non-conformité, d'essayer de définir qu'est-ce

que vous voulez dire par

non-conformité. Et, M. le Président, la ministre, tout à l'heure, a répondu à

la question... peut-être hors ondes, là, mais elle a répondu à la

question, et, en ce sens-là, j'étais satisfait.

Gautrin :

M. le Président...

Le Président (M.

Morin) : Oui.

Gautrin :

...je crois qu'implicitement — puisqu'on a quand même travaillé sans qu'on

existait — on

avait convenu de rouvrir l'article 100 et de

reprendre, dans l'article 100, le même que l'article 256, qui était la Loi

sur les RCR. Alors, à ce moment-là, je pense qu'on pourrait peut-être rouvrir l'article

100 et introduire, dans la rédaction de l'article 100, l'article 256 sur les

RCR.

Le Président (M.

Morin) : Oui, Mme la ministre.

Maltais :

Est-ce qu'on adopte le 101 puis on fait 100 après?

Gautrin :

Pas de problème.

Le Président (M.

Morin) : On est d'accord pour adopter le 101? Donc... Pardon?

Maltais :

Tel qu'amendé.

Le Président (M. Morin) : Tel

qu'amendé, oui. Donc, l'article 101, tel qu'amendé, est adopté?

Le Président (M.

Morin) : Bon.

L'article 101 est adopté.

Maltais :

Pour le 100, M. le Président, quelle est la procédure?

Président (M. Morin) :

Si j'ai consentement, on peut rouvrir l'article 100, mais il a été adopté. Consentement?

Donc, on est à l'article 100, on reprend l'article 100.

Maltais : Alors, M. le Président, j'aurais un amendement pour l'article 100, qui se libellerait comme suit :

L'article 100 est

remplacé par le suivant :

«La régie peut, d'office

et sans avis, intervenir dans toute instance civile ou arbitrale touchant la

présente loi pour participer à l'enquête et à l'audition.»

C'est

exactement le libellé dont on a parlé tout à l'heure, qui était dans la

Loi sur les régimes complémentaires de

retraite.

Le Président (M.

Morin) : Ça va. Est-ce que... Oui, vous le déposez, votre amendement,

Mme la ministre?

Maltais :

Tout à fait.

Le Président (M.

Morin) : ...faire une copie. Je suspends quelques instants.

(Suspension de la séance à

16 h 28)

Le Président (M.

Morin) : Donc, ici, nous avons l'amendement de l'article 100,

qui est remplacé par le suivant : «La

régie peut, d'office et sans avis, intervenir dans toute instance civile ou

[arbitraire] touchant la présente loi pour participer à l'enquête et à l'audition.»

C'est bien ça, Mme la ministre?

Maltais :

Tout à fait.

Le Président (M.

Morin) : M. le député de Verdun, qu'est-ce que vous avez à dire

sur cet amendement?

Gautrin :

Aucun commentaire.

Le Président (M.

Morin) : Donc, l'article 100, tel qu'amendé... L'amendement est-il

adopté?

Le Président (M.

Morin) : Adopté. Donc, l'article 100, par le fait même, est adopté.

Le Président (M.

Morin) : On est rendu à l'article 102?

Le Président (M.

Morin) : Ça va.

Maltais : «La

Régie détermine la rémunération et, le cas échéant, les allocations et

indemnités à verser à l'administrateur provisoire désigné.» Je pense que

ça se passe de commentaire. C'est clair?

Gautrin :

Pas de commentaire, M. le Président.

Le Président (M.

Morin) :

L'article 100...

Gautrin :

...pas nécessairement faire des commentaires pour faire des commentaires.

Le Président (M.

Morin) :

L'article 102 est-il adopté?

Le Président (M. Morin) : Adopté.

L'article 103. Mme la ministre.

Maltais : «103. Les dépenses engagées pour l'administration

provisoire d'un régime sont supportées par l'administrateur du régime ou, en

cas d'insolvabilité de celui-ci, sont prises sur l'actif du régime.»

Écoutez,

c'est simplement… Il faut prescrire que, si on nomme un administrateur provisoire, c'est quand

même… les frais d'administration vont encore au régime, comme ça aurait été le

cas avec l'administrateur normal.

Maltais :

Eh non.

Le Président (M.

Morin) : Oh! Ça va bien. Donc…

Maltais :

…tant mieux.

Le Président (M.

Morin) : Oui. Tant mieux. Ça va bien.

Mme Maltais :

On réchauffe l'atmosphère, M. le Président.

Le Président (M.

Morin) : Oui. On en a bien besoin. Donc, l'article 103 est

adopté?

Le Président (M.

Morin) : Adopté.

L'article 104, chère madame,

chapitre X.

Maltais :

«104. Les fonctions et pouvoirs conférés à l'Autorité des marchés financiers en

vertu des lois qu'elle administre

conformément à l'article 7 de la

Loi sur l'Autorité des marchés financiers

(chapitre A-33.2) à l'égard d'un

assureur, d'une société de fiducie ou d'un gestionnaire de fonds

d'investissement, sont applicables à l'administrateur qui a obtenu une

autorisation en vertu de la présente loi, avec les adaptations nécessaires.

surplus, les dispositions des articles 329 à 336 de la

Loi sur les sociétés de

fiducie et les sociétés d'épargne s'appliquent à l'administrateur visé

au paragraphe 1° du deuxième alinéa de l'article 13.»

Alors,

l'article 104 prévoit, d'une part, que l'AMF exerce… à l'administrateur d'un RVER les

fonctions et pouvoirs qui lui sont conférés en vertu des lois — ça, c'est

vraiment tout simple; d'autre part, que l'administrateur des RVER est un

assureur et que les articles de la

loi sur les sociétés de fiducie et sociétés

dites d'épargne s'y appliquent.

Gautrin :

Qu'est-ce que disent 329 à 336 sur la loi…

Maltais : Bien, les… Mme D'Amours pourrait nous expliquer ce

détail. Ah oui! M. le Président, il y a des gens de l'Autorité des

marchés financiers. Ils pourraient plus… Ils seraient plus à même de répondre à

ces questions sur leur loi.

Gautrin :

Bon, bien, ils ont attendu assez longtemps.

Le Président (M.

Morin) : Si vous voulez vous identifier, chère madame.

Mme Desbiens

(Geneviève) : Bonjour. Mon nom est Geneviève Desbiens. Je travaille

comme avocate à l'Autorité des marchés financiers.

Le Président (M.

Morin) : Allez-y.

Mme Desbiens (Geneviève) : Alors, 329, je l'ai devant moi. Je peux vous le

lire si vous voulez. Il est un peu long.

Maltais :

Non. Mais expliquez-nous donc, plutôt.

Mme Desbiens

(Geneviève) : Alors, je vais vous l'expliquer. Dans le fond, c'est…

Gautrin :

…parce que, là, vous en avez beaucoup à lire…

Maltais :

C'est ça. Expliquez-nous plutôt l'esprit.

Mme Desbiens (Geneviève) : Non. Mais en fait c'est plus 329 qui est

l'essence. Dans le fond, quand les gens ont des biens, c'est des ordonnances de blocage : quand les gens ont

des biens en leur possession, on peut les bloquer pour ne pas qu'ils s'en

départissent, le temps qu'on intervienne.

Étant donné que les assureurs n'ont

pas ce type de disposition dans leur loi, que les sociétés de fiducie, elles,

ont ces dispositions-là et que les mêmes

dispositions se retrouvent dans la

Loi sur les valeurs mobilières pour les

gestionnaires de fonds d'investissement, il fallait les transposer aux

assureurs par cet article-là.

Gautrin :

Autrement dit, c'est parce que les assureurs n'avaient pas ces…

Mme Desbiens

(Geneviève) : Non, c'est ça.

Gautrin :

…ces éléments-là que vous les incorporez actuellement dans la loi.

Mme Desbiens

(Geneviève) : Et voilà. Contre le renvoi.

Gautrin :

Merci.

Le Président (M.

Morin) : Ça va? Autres questions?

L'article 104 est-il adopté?

Le Président (M.

Morin) : Adopté.

L'article 105. Alors, madame…

Maltais : «105. L'Autorité peut prescrire les formulaires

nécessaires à l'exercice de ses fonctions et pouvoirs en vertu de la

présente loi.»

Alors, c'est vraiment

habiliter l'Autorité à prescrire les formulaires nécessaires. Pas plus

compliqué que ça.

Gautrin : Parce qu'on pourrait… Si jamais on voulait

bloquer, on pourrait parler pendant je ne sais combien de temps, hein?

Le Président (M.

Morin) : Ce n'est pas votre intention, je remarque.

Gautrin :

Pas du tout. C'est pour ça que je ne parle pas.

Le Président (M.

Morin) : Ça va? Donc, l'article 105 est adopté?

Le Président (M.

Morin) :

L'article 106. Mme la ministre.

Maltais :

106. Il y aura un amendement.

«L'Autorité est…»

Tout d'abord l'article.

«106. L'Autorité est

responsable de l'administration des articles 13, 27 à 40, 104, 105, 110, 112,

113, du paragraphe 8° du premier alinéa de l'article 115 et des articles 119,

133 et 136.»

L'amendement, M. le

Président, si vous me permettez, dirait ceci :

L'article 106 est

modifié par la suppression de «110,».

Donc,

l'article 106 précise les articles du projet de loi dont l'administration

relèvera directement de l'Autorité des marchés financiers, tout

simplement. Si on enlève 110, c'est une modification de concordance, compte

tenu de la suppression que nous suggérerons de l'article 110.

Gautrin :

M. le Président.

Le Président (M.

Morin) : Oui, M. le député de Verdun.

Gautrin : On va remarquer, dans les articles qui vont venir,

le même type de rédaction, c'est-à-dire qu'on a, dans les articles, énoncé des éléments qui étaient propres à l'Autorité

des marchés financiers, puis, après, on a un

article qui les reprend tous. Alors, ceci n'est strictement

qu'en concordance avec ce qu'on a déjà accepté dans chacun des articles,

où on donnait… on dit… on faisait une

délégation à… Donc, si on était contre ça, il aurait fallu qu'on revienne en

arrière et… Donc, ça a déjà été… Autrement dit, le débat sur ces articles a

implicitement été fait, on ne fait strictement que les reprendre ici.

Le Président (M.

Morin) : Donc, l'amendement…

Maltais :

Amendement…

Le Président (M.

Morin) : …est adopté?

Gautrin : Pour le

moment, je ne sais plus qu'est-ce qu'il disait, l'amendement.

Maltais : Le 110,

c'est l'article qui dit : «Toute décision rendue par

l'Autorité des marchés financiers en vertu de la présente loi est

assujettie à la

Loi sur l'Autorité des marchés financiers et peut être révisée

conformément à cette loi.» Bien, écoutez…

Maltais : Allez

donc.

Le Président (M. Morin) :

Oui, madame.

Desbiens (Geneviève) : Dans le fond, la

Loi sur l'Autorité des

marchés financiers régit l'organisme, donc on n'a pas besoin de le

répéter dans la

Loi sur les RVER.

Gautrin : Vous l'avez

déjà répété. Déjà, tout cet

article est une répétition, je vous dirais.

Maltais : Ça fait

qu'on ne répétera pas une répétition, en plus.

Mme Desbiens (Geneviève) : Bien, c'est

ça. Nos procédures de révision sont déjà prévues dans la loi.

Gautrin : Vous

savez, on fonctionne avec une ceinture de chasteté, des bretelles, etc.

Le Président (M. Morin) :

Bon, l'amendement à l'article 106 est adopté?

Le Président (M. Morin) :

L'article

106, tel qu'amendé, est adopté?

Le Président (M. Morin) :

Adopté avec les bretelles.

L'article 107.

Maltais : «107. La

Commission des normes du travail surveille le respect des obligations prévues

au deuxième alinéa de l'article 41, à

l'article 42 lorsque…» Ah! Écoutez, M. le Président, vu que ça se réfère à 41,

je vous suggère qu'on le suspende. Il suivra les travaux qui concernent

l'article 41.

Gautrin : Si vous

voulez. Mais, encore là, on l'a dit, M. le Président, on est vraiment dans un

endroit récapitulatif. Vous récapitulez actuellement ici ce que vous avez déjà

inscrit dans le 41, dans le 42.

Maltais : Je

préférerais vraiment qu'on attende de voir 41.

Gautrin : Alors, qu'on

suspend… suspendons. Moi, je voulais diminuer le nombre de suspensions.

Le Président (M. Morin) :

Donc, l'article 107 est suspendu.

L'article 108, lui.

Maltais : «Les articles 103 à 110 de la

Loi sur les normes

du travail s'appliquent aux enquêtes que peut faire la commission aux

fins de l'application des articles visés à l'article 107, compte tenu des

adaptations nécessaires.»

Gautrin : Alors, est-ce

que… Mais là je ne connais pas bien

la

Loi sur les normes du travail. C'est quoi, 103 à 110 sur les normes

du travail? Ah! C'est vous, madame, qui arrivez. Vous êtes la madame des normes

du travail?

Maltais : Les articles 103 à 110. Vous êtes des normes du travail? On a

quelqu'un des normes du travail ici. Alors, chère

dame, veuillez vous identifier pour les fins…

Gautrin : Je n'ai

pas attendu pour rien.

Le Président (M. Morin) :

Oui, c'est ça. Mme la ministre, je vais lui demander si… Allez-y.

Mme Bolduc (Caroline) : Caroline

Bolduc, je suis avocate à la Commission des normes du travail.

Le Président (M. Morin) :

Bon, bienvenue, Mme Caroline.

Bolduc (Caroline) : Merci.

Donc, les articles 103 à 110 font

partie de la

loi sur les normes

dans la

section des recours civils. En fait, particulièrement 103 à 110,

c'est relativement au processus d'enquête à la commission des normes. Donc, sur

réception d'une plainte, la commission fait enquête. Il y a aussi le pouvoir de

la Commission des normes

de faire enquête de son propre chef. Et aussi, dans les articles

103 à 110, ce qui est important, c'est 108 et 109, si vous… 108, c'est que les inspecteurs enquêteurs de

la commission sont investis, aux fins d'une enquête, des

pouvoirs ou de l'immunité accordés en vertu de la

Loi sur les commissions d'enquête. Et 109, c'est qu'à l'occasion

d'une enquête ça permet à nos

inspecteurs enquêteurs de pénétrer à une heure raisonnable en tout lieu du

travail ou établissement d'un employeur et de faire l'inspection

des livres, et tout ça, et ça permet aussi à nos inspecteurs de prendre copie

des livres et registres.

Gautrin :

Vous savez qu'il y a des ados pour qui une heure raisonnable, ça commence à

midi, hein?

Le Président (M. Morin) :

D'autres observations, madame? Ça va?

Mme Bolduc

(Caroline) : Non, ça va.

Le Président (M.

Morin) : O.K. Interrogation, monsieur…

Gautrin :

«Les adaptations nécessaires», pourquoi on met ça?

Maltais : Quelles

sont les adaptations nécessaires? Ça, j'avoue que je n'ai pas posé la question

quand on a regardé… Je ne me souviens pas de… Quand on a utilisé le… «Compte

tenu des adaptations nécessaires», pourquoi on a mis ça?

Le Président (M.

Morin) : Il y a quelqu'un qui peut nous répondre?

Maltais : Est-ce que

c'est au fait que ce soient des employeurs de cinq employés et plus seulement?

Parce que 41 traite de ça, hein, traite du nombre d'employés.

Gautrin :

…le temps qu'on cherche la réponse, est-ce que… 101?

Maltais :

On suspend?

Gautrin :

Mais on suspend pour deux minutes…

Le Président (M.

Morin) : Est-ce qu'on a la… Est-ce qu'on a la réponse? Oui, on

l'a.

Maltais :

On l'a.

Le Président (M.

Morin) : Mais on présume, on présume.

Gautrin :

… avoir tous les avocats qui sont…

Le Président (M.

Morin) : Bien, ça va valoriser leur après-midi.

Gautrin :

Oui. … vous, c'est le Code civil…

Le Président (M.

Morin) : Oui. Madame, si vous pouvez vous identifier.

Mme Durocher

(Stéphanie) : Stéphanie Durocher. Je suis avocate-conseil pour le

ministère du Travail.

Le Président (M.

Morin) : Oui, Mme Stéphanie, allez-y.

Mme Durocher (Stéphanie) : En fait, c'est une formulation qu'on utilise

usuellement pour être certains, étant donné qu'on procède par renvois,

que les articles s'appliquent bien à la

loi sur laquelle on les applique.

Gautrin : Donc, c'est courant dans… ça n'ajoute pas rien de…

si ce n'est qu'une manière de fonctionner?

Mme Durocher

(Stéphanie) : Oui, oui, oui. C'est ça.

Maltais :

Merci beaucoup.

Gautrin :

Alors, on est prêts à adopter 108, M. le Président.

Le Président (M.

Morin) : Merci, chère madame. Donc, l'article 108 est adopté?

Le Président (M. Morin) :

Adopté.

Chapitre XII. Recours.

L'article 109.

Maltais :

«109. Une personne intéressée peut contester une décision ou une ordonnance de

la régie devant le Tribunal administratif du Québec dans les 30 jours de

sa notification.»

Alors,

on a déjà parlé de la possibilité de faire appel d'une décision de la régie. On

a ici la modalité, c'est-à-dire : devant le TAQ, et c'est 30 jours.

Le Président (M.

Morin) : M. le député de Verdun, qu'est-ce que vous avez à

redire là-dessus?

Gautrin :

Pas de commentaire.

Le Président (M.

Morin) : Pas de commentaires?

L'article…

Gautrin :

Je ne suis pas obligé de faire des commentaires à chaque fois, hein?

Le Président (M.

Morin) :

L'article 109 est adopté?

Le Président (M.

Morin) : Adopté.

Article 110. Mme la ministre.

Maltais : «110. Toute décision rendue par l'Autorité des marchés

financiers en vertu de la présente loi est assujettie à la Loi [de] l'Autorité

des marchés financiers et peut être révisée conformément à cette loi.»

J'ai un amendement,

M. le Président.

Le Président (M.

Morin) : Oui.

Maltais :

L'article 110 est abrogé.

Gautrin : C'est bien, parce que j'allais vous poser la

question pourquoi il est nécessaire de l'avoir, mais…

Le Président (M.

Morin) : Donc, l'amendement se lit comme suit :

L'article

110 est abrogé. L'amendement est adopté?

Le Président (M.

Morin) : Adopté.

Maltais :

Je pense qu'on aime bien quand les législateurs ne parlent pas pour ne rien

dire.

Gautrin :

C'est un fait. M. le Président, compte tenu de notre désir d'avancer avec

célérité, je voudrais dispenser la ministre de la lecture de l'article 111.

Maltais :

J'apprécie cette suggestion, M. le Président, et, de consentement, j'accepte.

Gautrin : Alors, pour vous expliquer, M. le Président :

l'article 111 est essentiellement une table des matières des règlements que nous avons déjà inclus au fur

et à mesure des articles que nous avons déjà passés. C'est intéressant

pour le lecteur de la loi de voir le pouvoir

réglementaire qu'il y a, mais chacun des pouvoirs réglementaires a déjà été

adopté par cette commission au moment où il devait... Alors, je vous demande…

Il y a trois pages de… mais je… à moins que la ministre veuille le lire…

Maltais :

M. le Président, je pense que le député de Verdun a bien compris le sens de

l'article 111. Il l'exprime bien en disant

que c'est un peu une table des matières des règlements. C'est efficace, par

contre, pour… par exemple, les gens veulent suivre si la réglementation

a toute été adoptée, des choses comme ça, mais c'est redondant par rapport au

débat, puisqu'on a débattu chacun des alinéas.

Le Président (M.

Morin) : La décision vous appartient.

Maltais :

Alors, je suis d'accord pour ne pas lire et même pour adopter, si le député le

désire.

Gautrin :

Et le député est prêt à adopter.

Le Président (M.

Morin) :

L'article 111 est-il adopté?

Le Président (M. Morin) :

Adopté.

Maltais : Ah! Pardon. Il y avait un amendement.

Le Président (M.

Morin) : Bon.

Maltais :

Oh ! Je l'ai manqué, celui-là, M. le Président.

Le Président (M.

Morin) : Ce n'est pas grave, l'amendement n'est pas adopté.

Maltais :

L'article 111 est modifié par plusieurs éléments.

L'article 111 est

modifié :

par l'insertion, dans le sous-paragraphe a du paragraphe 1° et après «régime

volontaire d'épargne-retraite» de «et de ses modifications»;

2° par la suppression

du sous-paragraphe b du paragraphe 1°;

3° par le

remplacement du paragraphe 8° par le suivant :

prescrire, pour l'application de l'article 23, les droits [que] doivent

accompagner la déclaration annuelle ainsi que les renseignements que devra présenter l'état de l'évolution de

l'actif net disponible pour le service des prestations [et les cas dans

lesquels le rapport n'a pas à faire l'objet d'un audit par un comptable];»;

par le remplacement, dans le paragraphe 11° et après «ainsi que», de «les frais

que l'administrateur d'un régime peut

imposer aux participants et ceux qui peuvent être déduits du rendement de

l'actif du fonds» par «la nature ou le montant des frais qui peuvent être déduits du rendement de l'actif et des frais

que l'administrateur peut imposer aux participants»;

4° par l'insertion,

après le paragraphe 11°, du suivant :

«11.1° prévoir, pour

l'application de l'article 41.1, les renseignements que doit contenir l'entente;»;

5° par le

remplacement, dans le texte anglais du paragraphe 27°, de «employee's» par

«member's».

Alors,

les modifications proposées aux paragraphes 1°, 8°, 11° et 11.1° sont de

concordance avec celles apportées aux articles 3, 23, 26 et 43.1. O.K.?

C'est de la concordance.

Gautrin :

C'est parce que, quand je lis comme ça — à moins qu'on ait déjà fait

le débat, mais je ne m'en souviens

plus — vous

dites par… vous remplacez. Disons que je suis 3°. 3°, ça va? Donc on est au

paragraphe 8°, on se comprend? On

modifie le paragraphe 8°, ça va? Et là, au paragraphe, vous rajouterez, après

le remplacement de… Donc, ça, ça va, c'est correct.

Alors, c'est 3°, par

le remplacement, dans le paragraphe 11°, «établir, pour l'article 26, des

critères servant à déterminer le caractère

peu coûteux du régime…» Donc on est encore dans un phénomène peu coûteux. Vous

comprenez qu'on n'a pas clarifié le «peu».

Maltais :

En fait, l'amendement que j'apporte touche, et étonnamment, tous des articles

que nous avons suspendus.

Gautrin : Oui.

Mais vous comprenez bien que c'est

ça, mon problème que j'ai à l'heure actuelle, mais je ne voudrais

pas revenir, retarder le débat sur ça. Mais on peut suspendre, mais on ne fera

pas le débat sur ça. La seule chose que j'avais, c'est : vous

rajoutez «la nature ou le montant des frais». Est-ce qu'on peut payer les frais

en nature?

Des voix :

Ha, ha, ha!

Champagne :

Très bonne question.

Maltais : Cher collègue,

la nature des frais, quand même. Je sais qu'on peut… On défraie en nature,

mais on parle de la nature des frais.

Gautrin :

C'est bien ce que j'ai compris.

Président (M. Morin) :

…avocate, Mme la ministre. Votre président se retient pour ne pas embarquer dans la

conversation.

Gautrin :

C'est bien ce que je comprends.

Champagne :

Retenez-vous, cher Président.

Le Président (M.

Morin) : Donc…

Gautrin :

Mais un jeudi en fin d'après-midi, on peut se permettre.

Maltais :

Voulez-vous qu'on l'adopte ou qu'on le suspende?

Gautrin :

Moi, ça m'est égal si on s'entend que, si jamais on modifie les articles... Et,

comprenons-nous bien, moi, je ne voudrais pas retarder indûment, actuellement,

là, cet

article qui est long. Moi, ce que je suggère, c'est qu'on l'adopte avec l'élément qui est, si on modifie certains des articles

suspendus, lorsqu'on y arrivera, on soit en mesure de faire la

concordance nécessaire dans cet article-là.

Maltais :

En fait, oui, la concordance va être par rapport aux modifications qu'on va

apporter, parce que ce sont des…

Gautrin :

Qu'on apportera le cas échéant. Ça va pour vous?

Maltais :

Oui, oui. Moi, ça me va.

Le Président (M.

Morin) : Vous calculez que c'est sage?

Maltais :

Mais j'ai un doute. Moi, je trouve que ça va être… J'ai peur que ça soit

complexe.

Gautrin :

Alors, suspendons, M. le Président.

Maltais :

Suspendons.

Le Président (M.

Morin) : Je pense que ça serait plus logique.

Maltais :

Ce serait plus sage, sinon on va se perdre.

Le Président (M.

Morin) : C'est logique, c'est logique.

Gautrin :

Alors, suspendons.

Le Président (M.

Morin) : Donc, on fait un virage à 360 degrés, on suspend l'article

Maltais :

À 180°, M. le Président, parce qu'à 360° on revient au même point.

Le Président (M.

Morin) : Non, non, mais c'était pour…

Gautrin :

360… Non, non. Si vous êtes intéressé par les groupes d'homotopie…

Champagne :

Ce n'est pas adopté, là?

Gautrin :

S'il s'intéresse à la théorie de l'homotopie, je peux vous en parler.

Le Président (M.

Morin) : Non, non, merci. On passe à l'article 112.

Maltais :

«112. L'Autorité des marchés financiers peut, par règlement :

«1° prévoir, pour l'application

de l'article 27 :

«

a) les droits

et les frais à joindre à la demande d'autorisation pour agir comme

administrateur d'un régime volontaire d'épargne-retraite;

«

b) les

montants visés au paragraphe 2° du deuxième alinéa de cet article;

«

c) les

exigences auxquelles doit satisfaire le contrat d'assurance qui doit être

souscrit par un administrateur de régime;

«

d) les autres

documents qui doivent être joints à la demande d'autorisation d'agir comme

administrateur;

prévoir, pour l'application de l'article 30, les exigences relatives au

maintien, par l'administrateur d'un régime, de sa couverture d'assurance

responsabilité.»

Alors,

c'est pour l'application des articles 27 et 30 du projet de loi qui sont sous

l'Autorité des marchés financiers, pour lui donner le moyen de prendre

des règlements pour les appliquer.

Président (M. Morin) : … qu'on le suspende? M. le député de Verdun.

Gautrin :

Je m'excuse.

Le Président (M.

Morin) : Oui, on reçoit vos excuses.

Gautrin :

Je viens de voir qu'il y a des choses que je n'aime pas beaucoup.

Le Président (M.

Morin) : O.K. Bon.

Gautrin :

Oui, mais ça n'a rien à voir avec vous.

Maltais :

Ah! J'étais suspendue à vos lèvres.

Gautrin :

Moi aussi. Ça fait

partie des choses que…

Le Président (M.

Morin) : Eh, ça va bien après-midi.

Gautrin :

C'est des choses que je n'aime pas.

Le Président (M.

Morin) : Oui, mais l'article 112, qu'est-ce qu'on fait avec…

Gautrin :

Excusez-moi, je ne suis pas content. Il n'y a pas de problème sur 112.

Le Président (M.

Morin) : Ah bon. Bien, c'est là-dessus que je veux le savoir.

Donc, on est prêts à adopter l'article 112?

Le Président (M.

Morin) : Ça va bien, M. le député de Verdun.

Maltais :

Adopté.

Le Président (M.

Morin) : Adopté.

Gautrin :

Non, non, ça n'a rien à voir avec vous non plus, M. le Président.

Le Président (M.

Morin) : Non, non, ça va. On comprend. J'essaie de vous faire

revenir dans…

Gautrin :

Non, non, mais c'est parce qu'on m'a montré quelque chose que…

Le Président (M.

Morin) : 113. Mme la ministre.

Maltais :

O.K. «113. Un règlement pris par l'autorité en application des sous-paragraphes

b à d du paragraphe 1° et

du paragraphe 2° de l'article 112 est soumis à l'approbation du ministre

des Finances et de l'Économie, qui peut l'approuver avec ou sans

modification.

«Toutefois,

un règlement pris par l'autorité en application du sous-paragraphe a du

paragraphe 1° de l'article 112 est soumis à l'approbation du

gouvernement, qui peut l'approuver avec ou sans modification.

«Un projet de

règlement visé au premier alinéa ne peut être soumis pour approbation ou être

édicté avant l'expiration d'un délai de 30

jours à compter de sa publication au bulletin de l'autorité. Il entre en

vigueur à la date de sa publication à la Gazette officielle du Québec

ou à toute autre date ultérieure qui y est déterminée. Les articles 4 à 8, 11

et 17 à 19 de la

Loi sur les règlements ne s'appliquent pas à ce règlement.

«Le ministre peut

prendre un règlement visé au premier alinéa à défaut par l'autorité de le

prendre dans le délai qu'il indique.

gouvernement peut prendre un règlement visé au deuxième alinéa à défaut par

l'autorité de le prendre dans le délai qu'il indique.»

Écoutez, je… C'est

assez complexe.

Gautrin :

C'est que, M. le… Est-ce que je peux poser une question…

Maltais :

Oui, je pense…

Gautrin : …parce que la confusion que je vois, moi,

là-dedans, c'est à la fois l'avant-dernier paragraphe, qui… Mais, dans le fond, le ministre, ici, ça va être

le ministre responsable de l'application de la loi. Alors, déjà, dans le

premier paragraphe, on parle du ministre des Finances. Vous comprenez mon

problème, un peu?

Maltais :

Oui, mais, justement, moi, je pense… Non, le ministre qui peut «prendre un

règlement visé au premier alinéa à défaut par l'autorité», c'est le

ministre des Finances et de l'Économie. C'est le premier alinéa.

Gautrin : Oui, mais est-ce que… Et, puisqu'on est dans la

Loi sur les RVER, on va avoir un

article à la fin. Le ministre responsable de l'application de la

loi, de cette loi-là, c'est le ministre… Excusez-moi, vous voyez ma

question?

Maltais :

Je comprends tout à fait votre question, mais ce que je comprends de l'article

113, c'est qu'il dit qu'il y a des

règlements qui sont sous l'autorité du marché des financiers et que ces

règlements sont donc maintenant… cette

partie-là est sous l'autorité du ministre des Finances et de l'Économie et non

pas… ces règlements-là ne sont pas pris sous l'autorité et ne doivent

donc pas être approuvés par…

Gautrin : Tout ça, j'ai compris ça, là. Mais c'est pour ça

que vous dites : Le ministre serait le ministre des Finances, puisque, là, on fait référence au

ministre des Finances. Et j'ai l'impression que, dans la loi, lorsque, dans

une loi qui est… quand on fait de la législation, lorsqu'on marque «le

ministre» dans une loi, M. le Président, sans préciser quel ministre c'est, c'est

implicitement le ministre responsable de la loi.

Maltais : Mais, M. le Président, le député de Verdun est

tout à fait juste. C'est pourquoi, à l'article 137, il y a un

article

qui exprime quelles sont les responsabilités du ministre de l'Emploi et de la

Solidarité sociale et quels sont les articles qui relèvent de la responsabilité

du ministre des Finances et de l'Économie.

Gautrin :

Et celui-ci a rapport à 113?

Maltais :

113 y est.

Gautrin :

Bon. Mais j'avais quand même une bonne question.

Maltais :

C'était une très bonne question. J'ai couru, heureusement, à l'article 137.

Une voix :

Il était défini.

Gautrin :

Bon. Alors… Est-ce que… Autre question, si vous voulez. Quelle est l'idée

de — un

moment — prendre

un règlement sous l'autorité du gouvernement et l'approuver sous l'autorité du…

Comme on dit, après le premier et le

deuxième alinéas, parce que... «Toutefois, un examen pris par l'autorité en

application du sous-paragraphe [...]1°» doit être soumis à l'approbation

de la totalité du gouvernement. Il y a une raison pour ça?

Maltais : Oui, c'est parce que ce paragraphe concerne des

droits et des tarifs. Et, pour les droits, les frais, les tarifs, c'est

le gouvernement qui doit les prendre, puisque c'est le…

Gautrin :

Je sais.

Maltais :

Vous connaissez la règle.

Le Président (M.

Morin) : Ça va mieux quand tu as des gens qui connaissent bien

le domaine.

Gautrin : Non, non, mais ça va. C'est parce que je ne savais

pas exactement comment ça portait… D'accord.

Le Président (M.

Morin) : Ça va pour l'article 113? Pas d'autres questions?

Le Président (M.

Morin) :

L'article 113 est-il adopté?

Maltais :

Adopté.

Gautrin :

Dispositions pénales.

Le Président (M.

Morin) :

L'article... Oui, vous me devancez, M. le député de Verdun.

Gautrin :

Bien oui, je vous ai dit qu'on allait finir à...

Le Président (M.

Morin) :

L'article 114.

Maltais :

«114. Commet une infraction et est passible d'une amende de 1 000 $ à 75

000 $ :

l'administrateur d'un régime qui contrevient aux articles 18, 20, 21, 22

ou 23, au premier alinéa de l'article 24,

aux articles 25, 56, 58, 59 ou 61, au deuxième alinéa des articles 62

ou 63, au troisième alinéa de l'article 64 ou aux articles 80, 81, 82,

87, 89 ou 92;

l'administrateur d'un régime qui néglige ou refuse de fournir un avis ou un

relevé prévu par la présente loi;

l'administrateur d'un régime qui néglige ou refuse de produire à l'Autorité des

marchés financiers ou à la régie un état ou un rapport exigés par la

présente loi;

«4° quiconque, autre

qu'un administrateur, entrave ou tente d'entraver toute personne qui accomplit

des fonctions que la présente loi l'oblige ou l'autorise à accomplir.»

«En cas de récidive,

les montants d'amende prévus au premier alinéa sont portés au double.»

Quelques commentaires

pour vous aider à vous y retrouver. Les lois administrées par l'Autorité des

marchés financiers ne prévoient pas d'amende dont le montant est inférieur à 1 000 $.

Déjà, première règle. Deux, le montant de

75 000 $ correspond au montant de l'amende maximum prévu à

l'article 258 de la

Loi sur les régimes complémentaires de

retraite. Ça, c'est notre maximum.

Dans

la

loi sur les régimes de retraite, l'amende minimale était de 500 $. Là,

un montant plus élevé ici se justifie par le fait que, dans la loi RCR, c'est un comité de retraite qui administre

un régime, alors que les RVER vont être administrés par des assureurs,

des sociétés de fiducie ou des fonds d'investissement, donc qui sont un peu

plus capables... qui normalement sont

capables d'assumer de plus grosses pénalités parce qu'ils ont d'ailleurs entre

les mains beaucoup plus de fonds. De

façon générale, ces derniers ont plus de moyens et de connaissances dans ce

domaine. Ils devraient donc ne pas enfreindre la loi. Donc, on est au

maximum de la loi des RCR et au minimum de la loi... Pour le reste, on...

Gautrin :

...passer au pilori?

Maltais :

Au quoi?

Gautrin :

Au pilori.

Maltais :

Ah! Vous voyez mon sourire.

Gautrin :

Mon collègue de Mont-Royal a des questions.

Arcand :

Non, moi, ma question...

Maltais : Nous avons un amendement, toutefois, M. le

Président. Est-ce que vous voulez qu'on regarde l'amendement?

Gautrin :

Ah! J'imagine, c'est le...

Maltais :

L'article 114 est modifié par le remplacement, dans le texte anglais, du paragraphe 1°, de «commits an offence under» by... par

«contravenes». Simplement un corrigé du libellé anglais.

Le Président (M.

Morin) : Donc, est-ce que...

Maltais :

Est-ce qu'on adopte l'amendement?

Le Président (M.

Morin) : L'amendement est adopté?

Le Président (M.

Morin) : L'amendement et adopté. M. le député de Mont-Royal.

Arcand :

Moi, j'avais juste une question sur la nature des amendes. Je sais, entre

autres, que, quand on avait fait la

loi sur les augmentations des amendes dans le domaine de l'environnement, à

l'époque, j'avais piloté ce dossier-là, et, à un moment donné, si ma

mémoire est bonne, il y avait comme une charte. Il y avait quatre niveaux d'amende,

entre tel montant et tel montant. Et, moi,

tout ce que je veux savoir, c'est : Qu'est-ce qui justifie une amende

minimale? Est-ce qu'il y a des amendes moyennes? Est-ce qu'il y a des amendes

plus grandes? Est-ce qu'il y a une charte qu'on pourrait voir à l'intérieur de

ça pour pouvoir regarder exactement quelles sont les... le degré d'infraction.

Est-ce qu'il y a deux, trois, quatre degrés

d'infraction? Qu'est-ce qui constitue une amende grave? Qu'est-ce qui constitue

une amende mineure? Qu'est-ce qui constitue une amende moyenne?

Le Président (M.

Morin) : Une bonne question.

Maltais : Il est clair qu'on va voir, dans le cas de

l'employeur par exemple, d'autres niveaux d'amende, O.K.? Mais, pour ça, on laisse le juge décider en

général, et c'est le juge qui décide en fonction, par exemple, de la

lourdeur de la faute. Il peut décider aussi en fonction

de si c'est un récidiviste. Donc, il y a une marge de manoeuvre qui est laissée au juge, sachant que, d'abord, on ne peut

pas aller en bas de 1 000 $. Pour l'AMF, ça serait impossible, ça

serait un précédent. Deux,

75 000 $ est le maximum de la Régie des rentes. Donc, là-dedans,

c'est la liberté laissée au juge, mais c'est dans ce type d'infractions

là qui sont visées... Pour le reste, vous allez voir, il y a d'autres niveaux d'amende.

Le Président (M.

Morin) : Est-ce que le... Oui? Ça va, M. le député de...

Arcand :

Ça va, ça va.

Le Président (M.

Morin) : Ah oui? Donc le... Oui?

Ménard : Quand on dit «dans ce type d'infraction», alors, on

parle toujours de rapports non fournis, un bilan qui serait faux,

fautif... C'est dans ce sens-là qu'on...

Maltais :

Oui, c'est dans ce sens-là. Puis, on voit aussi... Il y a plein d'articles, là,

18, 20, 21, 22, 23. Il faut référer, là, à

tout ce qui est là. En général, c'est ce qui concerne le relevé. On ne veut pas

qu'il y ait d'erreur là-dedans spécifiquement les avis écrits, les renseignements

fournis. Il faut… Voilà.

Ménard : …75 000 $, là, ça prend une grosse faute,

là. Quand vous avez établi ces montants-là, pour vous,

75 000 $ s'appliquerait à quel genre de faute?

Maltais :

Écoutez, il faudrait que je vérifie auprès de la Régie des rentes s'il y a déjà

des jugements qui se sont rendus jusqu'à

75 000 $. C'est sûr que, comme c'est le montant le plus élevé, c'est

la faute la plus grave. Alors, je vais demander à la régie si c'est

arrivé qu'on se rende jusqu'à ce maximum. Non? Ce n'est jamais arrivé.

Président (M. Morin) : Mais l'article… le dernier… «En cas de

récidive, les montants d'amende prévus au premier alinéa sont portés au

double.» Ça commence à faire mal, ça, là.

Maltais :

Oui, mais le minimal devient de 2 000 $. Alors, la deuxième fois, ça

pourrait être… s'il y a eu seulement

1 000 $, il pourrait être 2 000 $. Donc, vous comprenez, ça

peut quand même… il y a quand même, là, la responsabilité… Il y a une

jurisprudence qui s'installe.

Le Président (M.

Morin) : Ça va?

L'article 114 est adopté?

Le Président (M.

Morin) : Adopté.

L'article 115.

Maltais :

«115. Commet une infraction et est passible d'une amende minimale de

5 000 $ et d'une amende maximale de 75 000 $ pour une

personne physique et de 200 000 $ dans les autres cas :

«1° l'administrateur

d'un régime qui contrevient à une ordonnance rendue en application de la

présente loi;

«2° l'administrateur

qui contrevient à l'article 26;

quiconque, dans l'intention de se soustraire à l'application de la présente

loi, détruit, altère, cache ou falsifie un dossier, un écrit ou tout

autre document ou en dispose de quelque autre façon;

quiconque agit à

titre d'administrateur d'un régime ou laisse croire qu'il est

un tel administrateur sans détenir l'autorisation prévue à l'article 13;

«5° quiconque offre

un régime volontaire d'épargne-retraite sans que celui-ci soit enregistré

conformément à la présente loi;

«6° quiconque fournit

à l'Autorité des marchés financiers ou à la régie ou à un membre de leur

personnel, à l'occasion d'activités régies

par la présente loi, un faux document ou un faux renseignement ou leur donne

accès à un tel document ou renseignement;

l'administrateur qui entrave ou tente d'entraver toute personne qui accomplit

des fonctions que la présente loi l'oblige ou l'autorise à accomplir;

«8° quiconque

contrevient à l'article 39.

«En cas de récidive,

les montants d'amende prévus au présent

article sont portés au double.»

Alors, il y a un

amendement. L'amendement de l'article 115 : Le premier alinéa de l'article

115 est modifié :

1° par le

remplacement du paragraphe 6° par le suivant :

quiconque fournit, de quelque manière que ce soit, des informations fausses ou

trompeuses à l'Autorité des marchés financiers ou à la régie à l'occasion

d'activités régies par la présente loi;»;

2° par le

remplacement, dans le paragraphe 8, de «l'article 39» par «l'article 40».

Alors,

la modification proposée vise à supprimer, dans le paragraphe 6°, «ou à un

membre de leur personnel», car, lorsqu'une disposition législative

réfère à l'autorité ou à la régie, les membres du personnel de ces organismes

sont également visés sans qu'il ne soit

nécessaire de le préciser. Je pense, c'est assez simple. On a réalisé qu'on avait

mis «fournit à l'Autorité [...] ou à

un membre de leur personnel». On n'a pas besoin… L'autorité… Un membre du

personnel représente l'autorité ou la régie. Il était déjà couvert.

L'autre,

elle a pour objectif de remplacer les mots «un faux document ou un faux

renseignement ou leur donne accès à un tel document» par «des

informations fausses ou trompeuses», qui simplifient la formulation utilisée et

qui ont la même signification, mais qui introduisent donc automatiquement

d'autres types de… comme des informations verbales,

par exemple, autant qu'écrites. C'est inspiré de l'article 66 de la

Loi sur les

entreprises de services monétaires.

Enfin, la

modification proposée au paragraphe 8°, c'était une erreur. On ne faisait pas

référence au bon article.

Gautrin :

…mon intervention. D'ailleurs, à l'article 39… Je veux dire, comment on peut

être en défaut sur…

L'article 40, lui, porte sur les conseillers.

Maltais : Oui,

tout à fait. Donc, qui est autorisé à conseiller.

Gautrin : Donc, c'est

quelqu'un qui, à ce moment-là, se fait passer pour un conseiller en placement

sans avoir les autorisations nécessaires.

Maltais : Voilà.

Tout à fait.

Le Président (M. Morin) : Ça

va? Donc, l'amendement à l'article 115 est adopté?

Président (M. Morin) : Est-ce que vous avez d'autres questions sur l'article 115? Ça

va? Donc, l'article 115, tel qu'amendé, est adopté?

Le Président (M. Morin) : À l'article

Maltais : 116, qui

aura un amendement. Alors :

«116. Commet une infraction et est passible d'une

amende de 800 $ à 10 000 $ l'employeur qui fait défaut de verser

une cotisation comme le requiert l'article 54 ou le troisième alinéa de l'article

«En cas de récidive, les montants d'amende

prévus au premier alinéa sont portés au double.»

Alors, l'amendement.

Article 116 :

L'article 116 est modifié par

la suppression, dans le premier alinéa, de «ou le troisième alinéa de l'article

66».

C'est une

concordance parce que rappelez-vous qu'on a abrogé la

section V du

chapitre IV concernant la cessation du versement des cotisations. Vous

savez, on a dit… on est tombés… on a gardé le 0 % au lieu… Parce qu'il y

avait un peu confusion, là. Dans les deux, c'était très près, là. Alors, cette

référence au troisième alinéa de l'article 66, il faut l'enlever parce qu'on a

abrogé l'article 66. Ça, c'est pour l'amendement.

Président (M. Morin) : Est-ce qu'il y a des questions sur

l'amendement? M. le député de Verdun, ça va? Quand vous ne parlez pas,

là, ça veut dire que ça va? Donc, l'amendement…

Le Président (M. Morin) :

Bien, je vérifie. Donc, l'amendement à l'article 116 est adopté?

Le Président (M. Morin) :

L'article

116, tel qu'amendé, est adopté?

Gautrin : Un

instant!

Le Président (M. Morin) :

Bon.

Gautrin :

Bon, 54, c'est le versement, hein? «…au plus tard le dernier jour du mois [...]

de la perception des cotisations…» On a déjà débattu là-dessus. Là,

celui qui fait défaut de verser une cotisation… Bon, c'est des grosses

pénalités si jamais vous avez quelques jours de retard, hein?

Maltais : C'est l'article

61 de la

Loi sur l'administration fiscale.

Gautrin : C'est ce

que… C'est courant, ce…

Maltais : C'est la

référence identique. C'est ce qu'on m'écrit.

Gautrin : On peut

aller jusqu'à — si

vous avez deux jours de retard — 10 000 $ d'amende?

Maltais : Non, non! 800 $, peut-être.

Gautrin :

Si c'est identique, il n'y a pas de problème, M. le Président.

Le Président (M.

Morin) : Oui, Mme la députée de Laporte.

Mme Ménard :

Juste pour me rappeler, là : quand on avait parlé qu'il y avait des frais

pour l'employeur qui faisait ses remises en retard, on parlait des intérêts qu'il

devait ajouter. Là, ici, c'est autre chose. Là, on parle : en plus des

intérêts, il pourrait avoir une amende.

Maltais :

C'est-à-dire que les intérêts dont on parle, c'étaient des intérêts qui doivent

être versés aux participants. Parce que, sinon, c'est l'employeur qui aurait

conservé les intérêts.

Mme Ménard :

Oui. Ça, c'est correct.

Maltais :

Ça, c'est simplement de redonner aux participants les intérêts auxquels ils avaient

droit.

Mme Ménard :

Ce qui leur revient.

Maltais :

Ça, c'est l'amende.

Mme Ménard :

Oui. O.K. Alors, ça, c'est autre chose.

Maltais :

C'est autre chose.

Mme Ménard :

C'est un ajout.

Maltais :

Tout à fait.

Mme Ménard :

Il faut qu'il paie à l'employé ce qu'il lui doit, plus une amende parce qu'il

est en retard.

Maltais :

L'amende à l'AMF, oui.

Mme Ménard :

O.K. Parfait.

Le Président (M.

Morin) : Pas d'autre questionnement? Oui, M. le député de

Mont-Royal.

Arcand :

Ma seule question, c'est… Je comprends, là, que c'est nouveau, les régimes

volontaires d'épargne retraite. Mais est-ce que, dans d'autres cas où l'employeur

a des remises à faire, il y a une expertise ou une tolérance parfois sur le

nombre de jours dans l'application pratique des choses? Comme l'a mentionné le

député de Verdun tout à l'heure, lorsqu'on fait deux jours, on est en retard de

deux jours, est-ce qu'on a une… Est-ce qu'on est un peu comme sur la route où

les policiers, parfois, sur quelques kilométrages supplémentaires, font preuve

de tolérance et, lorsqu'on atteint une

certaine limite, ne font plus preuve de tolérance? Alors, je voulais juste voir

quel est le niveau de…

Gautrin :

De tolérance.

Arcand :

…tolérance. Parce que je suis un peu d'accord que ces amendes-là m'apparaissent

importantes si c'est un péché véniel.

Le Président (M.

Morin) : J'ai bien connu ça, ces péchés.

Maltais : M. le Président, je vais… Je demande, moi, là, à

des gens d'étudier actuellement, là, la chose. C'est clair que, quand on

parlait du ministère du Revenu, effectivement, la faute est coûteuse, et c'est

dans l'intérêt des contribuables que la

faute soit coûteuse. Mais là comment il va y avoir une application dans les

débuts des RVER, où les gens vont

être moins habitués? Mais toutefois je rappelle que ces cotisations-là

n'appartiennent pas à l'employeur. Elles appartiennent aux employés

parce que les gens y cotisent pour leurs employés. Alors, il faut absolument

empêcher toute pratique qui consisterait à conserver les cotisations des

employés et de ne pas les verser.

Arcand :

Non, non. Sur le principe, on est d'accord. C'est simplement le…

Maltais :

Vous trouvez que l'amende est trop élevée?

Arcand : Bien, c'est-à-dire

que je trouve que ce n'est pas tellement que l'amende est trop élevée

comme… Encore une fois, si la faute est mineure, est-ce qu'on a un degré de

tolérance un peu pour… Parce qu'encore une fois on parle de petites entreprises

et on parle d'entreprises qui n'ont pas nécessairement, M. le Président, un

système de comptabilité

toujours à la perfection. Parfois, vous avez des comptables qui entrent une

fois par semaine, des gens aux ressources humaines qui sont là et ne

font pas ça nécessairement à tous les jours.

Alors, moi,

ma question porte sur… Et, particulièrement dans ce cas-ci, on parle de très

petites entreprises où les services de comptabilité ne sont pas présents

à tous les jours. Alors, il se pourrait qu'il y ait, je pense, certains délais

parfois. Si ces délais ne sont pas abusifs, il ne faudrait pas que les gens

soient pénalisés de façon indue.

Maltais : Oui. M.

le Président, ce qu'on me disait, c'est que, par rapport à l'application de la

loi RCR par la Régie des rentes, quand les employeurs ne paient pas les

cotisations des employés ou les intérêts, la régie est très sévère. Mais, quand il s'agit de retards, elle est

très souple parce qu'elle peut comprendre cette chose-là. Alors, la

pratique de la Régie des rentes, c'est exactement ce qu'on vient d'exprimer.

Donc quand il s'agit de conserver les cotisations des intérêts, là, des

employés, par rapport à ça, il y a une pratique de… surtout quand ils

travaillent avec des très petites entreprises.

Arcand : C'est ça.

Et moi, M. le Président, je voulais simplement souligner à Mme la ministre que

je n'ai pas d'amendement à proposer de façon

spécifique. Mais, encore une fois, particulièrement dans le cas du RVER, on

risque de se retrouver avec des très petites entreprises qui n'ont pas des

gens, nécessairement, pour faire l'administration quotidienne des choses. Ils ont une opération à faire et parfois ils

embauchent, encore une fois, des gens pas nécessairement à tous les jours : parfois qu'un comptable

vient une fois par semaine ou quelque chose comme ça. Alors, Je demande

juste à ce que l'application soit faite de façon quand même tolérante.

Maltais :

M. le Président, ce qu'on dit, c'est qu'on est sévères parce que c'est un

régime obligatoire. Ils sont obligés

d'inscrire leurs employés, alors… et qui ne sont pas, eux, obligés de cotiser.

Donc, comme ce n'est pas l'argent des contribuables… Mais, si vous

voulez, on peut réviser le montant de base. Le montant d'en haut, il faut y

aller au cas où il y a vraiment difficulté.

Le Président (M. Morin) : Un

instant!

Gautrin : On est

sur 117, hein?

Le Président (M. Morin) :

Gautrin : Ah,

excusez!

Le Président (M. Morin) :

Mais on a une question du député de Mont-Royal.

Maltais :

…mais on a essayé de référer aux lois équivalentes, aux obligations

équivalentes. Voyez, au RQAP, c'est 500 $ minimal mais le maximal

monte jusqu'à 25 000 $.

Maltais : O.K. Ça

fait que le RQAP est à 500 $.

Arcand : Alors, peut-être

qu'on aurait intérêt à baisser un peu l'amende minimale, parce qu'encore une

fois je me fais ici un peu le défenseur de ces petites entreprises qui…

Maltais : M. le Président, comme je viens d'apprendre que le RQAP est

à 500 $... Moi, j'avais demandé d'être plus sévère ici. Je le dis,

que j'ai une responsabilité, c'est-à-dire que je voulais qu'on soit sévères

envers, entre autres, les sociétés

d'investissement, les sociétés de fiducie, puis j'avais demandé qu'on resserre

les amendes s'il y avait… vraiment

pour protéger la cotisation des employés. Maintenant, on peut prendre le modèle

sur le RQAP et arriver à 500 $. Qu'en pensez-vous, chers collègues?

Une voix : Beaucoup, beaucoup

de bon sens.

Maltais : Ça a du

bon sens?

Une voix : Tout à fait.

Arcand : Oui. Et

surtout, Mme la ministre, c'est que…

Maltais : On

prépare un amendement.

Arcand : C'est ça. S'il y a une récidive, déjà, ce

montant-là est double.

Le Président (M.

Morin) : Ça va? Monsieur…

Maltais :

Alors, on va s'enligner sur le RQAP…

Président (M. Morin) : Oui. J'ai une question du député de

Chutes-de-la-Chaudière. Ça s'en venait, M. le député, là.

M. Picard :

C'est pour rassurer peut-être le député de Mont-Royal. Dans la pratique, même

au ministère du Revenu, lorsqu'ils reçoivent les montants, exemple des retenues

à la source, avant d'imposer des pénalités… Oui, ils en imposent au début,

mais, dans notre travail de député, on réussit des fois à les faire enlever

parce qu'ils regardent l'historique. Parce

que quelqu'un… que ça lui arrive une fois par 10 ans, là, l'appareil

administratif a quand même une certaine

tolérance. Mais je comprends les appréhensions du député de Mont-Royal, mais

seulement, là, pour lui expliquer que, dans la vraie vie, là, les

gens qui gèrent ça aussi ont une certaine latitude, là.

Président (M. Morin) : Moi, j'ai un questionnement. Vu que

c'est un régime volontaire, si je comprends bien, est-ce que ça peut

rebuter des petites PME à ne pas s'inscrire ou…

Maltais : M. le Président, honnêtement, la pratique veut qu'il y ait quand même

une certaine compréhension, une certaine tolérance. Ça semblerait

étonnant. Et jusqu'ici ça n'a pas été considéré comme un frein dans les autres

exemples, dans les autres régimes, entre autres.

J'aurais donc un amendement :

L'article 116 est modifié par le remplacement de «800 $» par «500 $».

Le Président (M.

Morin) : Est-ce que ça vous va pour l'amendement?

Le Président (M.

Morin) : Donc, l'amendement est adopté. Donc, est-ce qu'il y a

d'autres questionnements sur 116?

Gautrin :

Moi, c'est sur 117.

Le Président (M.

Morin) : Non, non! On n'est pas rendus là, mon cher! On arrive.

Le 116, tel qu'amendé, est adopté?

Le Président (M.

Morin) : Bon! 117, Mme la ministre. On se dépêche. Le député de

Verdun veut en parler absolument.

Maltais : «117.

Commet une infraction et est passible d'une amende de 600 $ à

1 200 $ l'employeur qui :

contrevient au deuxième alinéa de l'article 41, aux articles 42, 43, 44, 45,

47, 48 ou 49, au deuxième alinéa de l'article 52 ou aux articles 53, 55

ou 84;

«2° contrevient à une

ordonnance rendue en application de la présente loi.

«En cas de récidive,

les montants d'amende prévus au premier alinéa sont portés au double.»

Gautrin :

Bien, moi, j'ai une question.

Maltais :

L'amendement considère… est sur la version anglaise. Voulez-vous qu'on l'adopte

après?

Gautrin : Oui. Parce que

moi, j'ai une question de fond à soulever ici. Entre les articles

41 et 42, l'article 41 m'a l'air

particulièrement important; et, en particulier, dans 41, celui qui est le

deuxième alinéa. Autrement dit, il y a des technicalités

qui vont venir dans 42, 43, 44. Par

contre, l'obligation que tout employeur va avoir pour offrir un RVER à ses employés lorsqu'il

a… à mon sens, c'est quelque chose de très important, et qu'on traite ceci

comme quelque chose de banal qui peut… Moi,

j'aurais augmenté les pénalités par

rapport à l'article

41, particulièrement le deuxième alinéa. Je me permets de vous le rappeler, le deuxième

alinéa, qui est : tout «employeur qui, au 31 décembre, compte cinq

employés visés ou plus à son service doit, dans l'année qui suit, souscrire un

régime volontaire d'épargne-retraite»... C'est le coeur même de notre projet de

loi. Comprenez-moi bien, là, si c'est le coeur du projet de loi, dans ce qu'on

fait… Je m'excuse, M. le Président…

Le Président (M.

Morin) : Non, non. Allez-y…

Gautrin :

Alors, dans le coeur du projet de loi, à l'heure actuelle, c'est que c'est un

régime volontaire d'adhésion par les

employés. Mais c'est un régime obligatoire pour les employeurs de souscrire à

un régime qu'ils offrent à leurs employés, qui vont pouvoir y adhérer ou

non adhérer. C'est ça, le coeur du projet de loi, actuellement, dans les RVER.

Alors, je trouve que les pénalités, pour quelqu'un qui ne se conformerait pas à

cette disposition, qui, Mme la ministre, m'apparaît être une disposition fondamentale à

l'heure actuelle dans le projet de loi… C'est-à-dire que l'obligation de l'employeur d'offrir un RVER… qu'après il soit en retard parce qu'il n'a pas transmis le bon papier, bien

là, c'est une autre affaire, mais

l'obligation… Et moi, je voudrais quand même que cette obligation que les

employeurs qui ont cinq employés ou plus… soient suffisamment pénalisés,

en quelque sorte, si jamais ils ne s'y conforment pas.

Alors, vous

les traitez sur la même base. Regardez, c'était même moins pénalisant ici de ne

pas s'y conformer que de… Tout à

l'heure, c'était 800 $, maintenant on l'a baissé à 600 $. Vous

comprenez, Mme la présidente? Et, à mon sens, je séparerais l'article 41, deuxième alinéa, compte tenu de son importance,

voyez-vous, dans les pénalités, par rapport aux autres qui sont des… Je

me permets de vous le soumettre, là, à l'heure actuelle. Est-ce que vous

comprenez mon argumentation, M. le Président?

Le Président (M. Morin) :

Oui, je la comprends très bien.

Gautrin :

Parce que c'est le cas… Chers collègues, il faut bien le comprendre, c'est le

coeur du projet de loi, hein?

L'obligation que les employeurs vont avoir, c'est d'offrir ce régime. Les

employés pourront décider d'y participer ou non. Ça, c'est une autre

question.

Maltais :

M. le Président, c'est que… D'abord, généralement, sur l'économie, c'est que,

sur l'économie de la loi, sur

l'économie de l'article puis les amendes de 600 $ à 1 200 $, on

a calqué sur la Commission des normes du travail. Donc, on considère ça

comme tout aussi… comme une équivalence, O.K.?

Maltais : C'est

ça. Pour 41, ce qui va arriver, c'est la répétition qui va revenir à un moment

donné : quelqu'un qui va arriver avec

des montants d'amendes qui commencent à 600 $; après ça, c'est

1 200 $. Parce qu'on va revenir…

la régie va revenir régulièrement auprès des employeurs pour les aviser de

souscrire. Il va y avoir une période d'adaptation

nécessaire. Puis, à un moment donné, quand les amendes vont arriver, elles vont

arriver de façon régulière. Alors, ça

va être… Peut-être que… Une amende n'est peut-être pas lourde, mais, si elle se

répète, elle va devenir très lourde. L'employeur va avoir très... va

avoir vraiment intérêt à agir rapidement.

Gautrin : …parce

que je pense qu'on a… Bon, on poursuit le même objectif à l'heure actuelle.

Est-ce qu'il n'y aurait pas lieu de pouvoir mieux préciser cet article-là? Là,

vous l'assimilez aux normes du travail, hein? Moi,

j'ai l'impression que cet

article 41, qui est central pour moi… Bon, vous allez

me dire : Bon, si quelqu'un y fait défaut, il a une première… Mais là on ne parle pas non plus à quel moment on

pourra contester, puis etc. Moi, j'ai l'impression…

Vous

comprenez bien, c'est le coeur actuellement du projet de loi.

L'article 41,

deuxième alinéa, c'est le coeur du projet

de loi. Alors, si on a simplement une petite pénalité, comme on a pour les

normes du travail, moi, j'aurais, M. le Président… pour franchement montrer l'importance qu'on accorde à cet

article-là. Si la ministre était prête, moi, je serais prêt à accepter

un amendement, de retirer «41» dans le 117 et lui demander de réécrire à ce

moment-là, pour un autre moment, un

article

qui toucherait spécifiquement le deuxième alinéa de l'article 41. Vous

comprenez ma position, là?

Maltais : Oui,

oui. Tout à fait. Mais en fait ce que je comprends très bien : Est-ce qu'il

devrait y avoir une amende plus forte si

quelqu'un n'offre pas à ses employés un RVER? Parce que c'est ça, la base, là.

C'est sûr qu'il faut voir qu'est-ce qu'on… Il va y avoir toute une campagne d'information,

il va y avoir des applications, là. C'est la

Loi des normes du travail qui va… C'est la Commission des normes du travail qui

va voir à appliquer cela : la première

année, il va peut-être y avoir une tolérance; la deuxième année, il va y avoir

une amende; la troisième année, elle va

passer au double. Ça va commencer à devenir coûteux. Est-ce qu'on augmente

l'amende pour ne pas offrir… Mon problème, c'est pour l'entrée en

fonction, c'est au début, là, pour les erreurs, là.

Gautrin : Moi, je

suis bien d'accord avec tout ça, là. C'est pour ça que je voudrais qu'on

réfléchisse sur cette portée de cet

article 41, qu'on voie quelles sont les

dispositions pénales et qu'on le retire de 117. Parce que les autres sont des articles… Une fois qu'on a mis le

régime en place, bon, il faut qu'on l'offre, on transmet des avis, etc.

Mais le principe, Mme la ministre…

Maltais : J'ai une

proposition.

Gautrin :

Moi, je l'aurais fait… J'aurais amendé et retiré 41 ici, dans 117 ici, et avoir

un 117.1 après où on aurait bien

spécificité… bien spécifié — excusez-moi — les dispositions pénales en cas de

non-respect de l'article 41, deuxième alinéa.

Maltais : M. le

Président, pour simplifier notre

travail, et tout à fait dans l'esprit de ce que propose le collègue

de Verdun, moi, ce que je proposerais, c'est de le retirer de 117 et de

l'introduire dans 116, qui s'adresse aussi à l'employeur,

mais qui permet d'aller… On commence à 500 $ — d'ailleurs on vient de

le baisser, mais ce n'est pas loin de 600 $ — mais on peut aller

jusqu'à 10 000 $. Donc, on permet à ce moment-là une action plus

forte s'il y a véritablement récidive ou…

Gautrin : Mais,

alors là, tout simplement ce 41 que vous mettriez dans le 116…

Maltais : Dans le

Gautrin : On

mettrait 41 dans le 116?

Maltais : Tout à

fait.

Gautrin : Est-ce

que vous pourriez, à l'instant, nous réécrire ça? Moi, j'ai… Ce serait clair

pour moi.

Maltais : Je

pense, ça serait clair.

Gautrin : Et on

retirerait 41 de 117.

Maltais : Tout à

fait.

Maltais : Ça

serait l'esprit pour… Ça irait plus rapidement.

Gautrin : Moi, ça

me satisfait.

Le Président (M. Morin) :

Bon.

Gautrin : …que c'est

écrit, M. le Président…

Le Président (M. Morin) :

Oui. Est-ce que je pourrais m'introduire dans la discussion?

Président (M. Morin) : Une PME qui administre, pour ses

employés, un fonds de pension auquel la PME ne participe pas, est-ce que la PME est obligée de s'inscrire quand même,

même s'il y a déjà ça dans son administration?

Maltais : S'il y a

déjà un fonds…

Le Président (M. Morin) : Il

y a déjà un fonds de pension administré par l'organisme, mais que la PME ne

participe pas, c'est simplement les employés qui y participent, ça n'enlève pas

l'obligation de s'inscrire?

Maltais : Non,

elle n'a pas… Non, pas du tout, parce qu'il y a déjà un fonds de pension pour

les employés. Le RVER est là pour les entreprises où il n'y a aucun fonds de

pension.

Le Président (M. Morin) : Ça

va. Vous m'aviez bien compris.

Maltais : Tout à

fait.

Président (M. Morin) : Un fonds de pension qui est administré

par la PME, dont la PME ne souscrit pas, c'est simplement les argents

des travailleurs.

Maltais : Tout à

fait, mais qui a un fonds de pension enregistré auprès de la Régie des rentes.

Le Président (M. Morin) : Ah?

Maltais :

Parce que, s'il y a un fonds de pension, normalement il est enregistré auprès

de la Régie des rentes. Ce n'est pas n'importe quoi, là. C'est un fonds

de pension enregistré auprès de la Régie des rentes, quand même.

Le Président

(M. Morin) : O.K. Je vais vérifier. Merci. Donc, est-ce que

juste… On continue ou je suspends?

Maltais : On

pourrait faire 117 en anglais?

Le Président (M.

Morin) : O.K., oui.

Maltais :

L'article 117 est modifié par le remplacement, dans le texte anglais du

paragraphe 1°, de «commits an offence under» par «contravenes». On l'a adopté?

Le Président (M. Morin) :

Non, on ne l'avait pas adopté.

Maltais : On ne l'a

pas adopté.

Le Président (M. Morin) :

Donc, l'amendement sur 117 est adopté?

Le Président (M. Morin) :

O.K.

Gautrin :

…on se comprend? On va avoir deux autres amendements sur 117 : de retirer

41 de 117 et de le réintroduire dans 116. Ça va?

Gautrin : Parfait.

Le Président (M. Morin) :

Donc on suspend 117 pour l'instant?

Gautrin : 117, et

on va rouvrir 116 à ce moment-là. C'est bon.

Le Président (M. Morin) : Ah oui! Merci, madame. On peut tout

faire avec un consentement, puis ça va loin.

Gautrin : Vous

savez, M. le Président…

Le Président (M. Morin) : Ah

oui? Donc, on est à 118? Mme la ministre, le 118, est-ce qu'on continue?

Le Président (M. Morin) :

O.K.

Maltais :

«118. Quiconque, par un acte ou une omission, aide ou, par un encouragement, un

conseil, un consentement, une

autorisation ou un ordre, amène une autre personne à commettre une infraction

visée à l'article 114 ou 115 commet lui-même cette infraction.»

C'est le type d'article qu'on voit

régulièrement. C'est très courant, très courant.

Gautrin : …parce

que je ne connais pas assez… «Une omission», je trouve que c'est un peu fort,

mais…

Maltais : Écoutez,

moi, régulièrement, M. le député de Verdun, j'enlève «omission».

Gautrin : Bien, moi

aussi. C'était la même chose, moi aussi.

Maltais : Très

régulièrement, «omission» me fatigue.

Gautrin :

Mais est-ce qu'on doit… Est-ce qu'on l'a… Moi aussi, c'est celui qui m'a

fatigué. On l'abroge, là?

Maltais : Mais je

voudrais avoir un échange avant pour voir pourquoi on a couvert «omission»

aussi.

Maltais :

C'est délicat dans ce cas-ci, me disent les juristes, parce qu'on pourrait

omettre d'envoyer des infos, des choses

comme ça. Dans ce cas-là, dans ce… qui fermerait les yeux et qui omettrait de

dire… Enfin, j'ai un doute moi-même sur «omission». Même mes propres

juristes ne me convainquent pas de l'omission.

Gautrin :

Bien, moi non plus, hein?

Maltais : Je le sais. C'est pour ça que je le fais enlever

partout.

Le Président (M.

Morin) : Je vais suspendre quelques instants.

(Suspension de la séance à 17 h 29)

Le Président (M.

Morin) : On reprend nos travaux. Madame… Monsieur…

Gautrin :

Non, non! Mais on fait ça sérieusement. Si on ne le fait pas avec un peu d'humour…

Le Président (M.

Morin) : Bien oui! On peut travailler en s'amusant. Je suis

tout ouïe, chère madame.

Mme Desbiens (Geneviève) : Alors, nous, à l'autorité, on a ça dans nos lois.

Parce qu'en matière de marchés financiers

quelqu'un qui se tait volontairement et qui sait qu'il y a une infraction qui

va se commettre omet finalement de faire quelque chose pour empêcher

cette infraction-là. Donc, il aide à la commission de l'infraction. C'est très,

très important, dans nos lois, d'avoir ce mot-là, étant donné l'importance des infractions qui peuvent se

commettre dans le secteur financier.

Gautrin :

Bon, écoutez, moi, je vous fais confiance, hein? Écoutez, je pense que je vous

fais confiance, parce que je pourrais débattre longtemps, mais je ne

connais pas assez le sujet.

Une voix : Écoutez, moi, cher

collègue...

Gautrin : Je ne

connais pas assez le sujet. Je veux dire, honnêtement, je ne perçois pas...

Maltais :

En toute autre matière, je suis très prudente sur le mot «omission», mais,

comme dans les lois de l'AMF il y a ça, moi, je veux plutôt protéger.

Gautrin : Non, non,

écoutez. Moi, je vais faire... J'ai la même réaction que vous, Mme la ministre.

Mais comprenez bien qu'on pourrait débattre pendant longtemps et d'une manière

très humoristique.

Le Président (M. Morin) :

Bon.

Gautrin : O.K.

Donc, M. le Président, on va accepter le mot «omission».

Le Président (M. Morin) :

Oui. Donc, on va accepter... adopter l'article 118 avec euphorie.

Le Président (M. Morin) :

Adopté. 119.

Maltais : «119.

Une poursuite pénale pour une infraction visée au paragraphe 8° du premier

alinéa de l'article 115 peut être intentée par l'Autorité des marchés financiers.

«L'amende imposée par le tribunal est remise à l'autorité

lorsqu'elle a assumé la conduite de la poursuite.»

Mais, M. le Président, j'ai un amendement pour

cet article.

Gautrin : ...l'envoyer

à la ministre pour son fonds discrétionnaire.

Maltais :

L'article

119 est modifié par le remplacement du premier alinéa par le suivant :

«119. Une poursuite pénale pour une

infraction visée au paragraphe 6° de l'article 115, en ce qui concerne les

renseignements fournis à l'Autorité des marchés financiers, ou au

paragraphe 8° de cet

article peut être intentée par l'autorité.»

Alors, il

s'agit de permettre à l'Autorité des marchés financiers d'intenter une

poursuite lorsqu'on lui fournit des informations fausses ou trompeuses.

Gautrin : Mais vous

n'acceptez pas mon sous-amendement?

Gautrin : L'amende

imposée par le tribunal est remise au fonds discrétionnaire de la ministre?

Des voix :

Ha, ha, ha!

Maltais :

M. le Président, je n'accepte pas une telle responsabilité.

Le Président (M. Morin) : C'est

bien, ça, Mme la ministre. Je suis d'accord avec vous. Donc...

Gautrin : Donc, je

ne ferai pas d'amendement... de sous-amendement.

Le Président (M. Morin) :

O.K. M. le député de Verdun, avez-vous de quoi à redire sur l'amendement de Mme

la ministre?

Gautrin : Non, M.

le Président.

Le Président (M. Morin) : Ça

va? Donc, l'amendement à l'article 119 est adopté?

Le Président

(M. Morin) : Est-ce qu'on a d'autres questions sur l'article

119? Donc, l'article 119 adopté tel qu'amendé?

Le Président (M. Morin) : Ça

va.

Chapitre XV. Dispositions diverses.

Maltais : M. le

Président, j'aurais un article... j'aimerais, par un amendement, ajouter l'article

119.1.

Le Président (M. Morin) :

O.K.

Gautrin : Est-ce qu'il

est dans la liste que vous nous avez donnée ou c'est nouveau?

Maltais :

Oui. Je crois que oui. Alors : 119.1. Insérez, après l'article 119, le

suivant : «119.1. Une poursuite pénale pour la sanction d'une

infraction à une disposition de la présente loi se prescrit par trois ans

depuis la date de la connaissance par le

poursuivant de la perpétration de l'infraction. Toutefois, aucune poursuite ne

peut être intentée s'il s'est écoulé plus de cinq ans depuis la date de

la perpétration de l'infraction.» Ce sont donc...

Gautrin : Autrement

dit, c'est les...

Maltais : La date

de péremption.

Gautrin : La date

de péremption.

Le Président (M. Morin) : Ça

va? Donc l'amendement à l'article 119.1 est adopté?

Le Président (M. Morin) :

Donc, l'article 119.1 est adopté.

Gautrin : Bon!

Alors, on a...

Le Président (M. Morin) : On

est rendus au

chapitre XV.

L'article 120. Mme la ministre.

Maltais : Alors,

«120. L'exercice financier d'un régime volontaire d'épargne-retraite se termine

le 31 décembre de chaque année. Il ne peut, sans l'autorisation de la

régie, excéder 12 mois.»

Alors, c'est

un

article qui est nécessaire pour déterminer le moment où l'administrateur de

RVER devra transmettre une déclaration annuelle, parce qu'il y a un

lien, là, avec la fin de l'année financière.

Gautrin :

Question, question. Pourquoi vous prenez la fin de... Non, ce n'est pas la fin

de l'année financière, ça, c'est la fin de l'année civile.

Maltais : C'est la

fin de l'année civile, pardon.

Gautrin : Pourquoi

vous ne prenez pas la fin de l'année financière?

Maltais :

Parce que les années financières ne sont pas toutes à la même date, alors la

Régie des rentes, elle, part de la fin de l'année civile pour que tous

les délais soient toujours à partir de la fin de l'année civile, pour ne pas dépendre des bilans... des états... des dates

d'année financière de chacune des entreprises avec laquelle fait affaire la

régie.

Gautrin :

Pour avoir été critique en éducation, de voir tout ce qui était le problème

entre les années financières et les

années, et la théorie de la bascule pour comprendre, réussir à déterminer, dans

les crédits de l'éducation, ce qu'on peut comprendre des crédits de l'éducation

à cause de la bascule, c'est assez complexe, M. le Président. Ça va.

Le Président (M.

Morin) : Mais là on ne bascule pas là.

Gautrin :

Non, non, on ne bascule pas là, c'est correct.

Le Président (M.

Morin) : O.K. Donc, l'article 120 est-il adopté?

Le Président (M.

Morin) :

L'article 120 est donc adopté.

L'article 121, Mme la

ministre.

Maltais :

«121. Sauf dispositions contraires de la loi, est incessible et

insaisissable :

«1° toute cotisation

versée ou qui doit être versée au régime, ainsi que les intérêts accumulés;

«2° toute somme

remboursée ou prestation versée en vertu de la présente loi;

toute somme attribuée au conjoint du participant à la suite d'une cession de

droits visée au

chapitre VI, avec les intérêts accumulés, ainsi que

les prestations constituées avec ces sommes.

«Sauf dans la mesure

où elles proviennent des comptes non immobilisés des participants, l'incessibilité

et l'insaisissabilité valent également à

l'égard de ces sommes lorsqu'elles ont fait l'objet d'un transfert dans un

régime de retraite prévu par règlement avec les intérêts accumulés et à

l'égard de tout remboursement de ces sommes.»

Alors,

l'article 121 a trait… il confère aux sommes qui y sont

mentionnées, là, deux qualités qui les distinguent de la majorité des

autres biens que peuvent définir les participants : elles sont incessibles

et surtout insaisissables.

Gautrin :

Et, M. le Président, ça a l'air facile, mais, au contraire, ça peut créer des

problèmes, et je vous explique pourquoi.

Regardez la situation. Vous avez, à l'heure actuelle — et on a accepté, si vous vous rappelez — le

principe fixé, donc, de la

non-immobilisation. Ça marche? Donc, c'est non immobilisé. Lorsque, par

exemple, quelqu'un voudrait mettre…

enfin, aller à une banque pour faire un prêt et pouvoir mettre en… il ne pourra

pas mettre en garantie ce qu'il a dans un RVER, sauf à moins d'utiliser

la possibilité, puisque les fonds ne sont pas immobilisés, de les sortir.

n'a l'air de rien, mais, vous comprenez, supposons, par exemple, que vous vouliez

faire un emprunt, et on fait état de vos actifs. Madame ma collègue qui

a travaillé dans la banque doit le savoir. Alors, vous ne pouvez pas, dans vos actifs, faire état, à l'heure actuelle, des

sommes que vous aviez dans vos RVER. Et pour pouvoir... à l'avoir, l'utiliser

dans un prêt bancaire, il faudrait, à ce

moment-là, que vous le sortiez, puisqu'on a accepté la non-immobilisation,

vous comprenez bien? Vous pouvez le sortir

maintenant à n'importe quel moment. Alors, si vous vouliez, par exemple,

avoir un prêt bancaire pour acheter un bien qui soit un peu plus important,

vous ne pouvez pas l'avoir… utiliser les sommes que vous avez dans un RVER

comme garantie par rapport à votre prêt bancaire.

Ça a l'air facile, M.

le Président, mais, pour moi, ça peut gêner et ça peut forcer, à ce moment-là,

l'individu à décaisser son argent dans son RVER au lieu de pouvoir le mettre en

garantie par rapport à un prêt bancaire.

Le Président (M.

Morin) : Mme la ministre. Ah! On a quelqu'un…

Maltais :

M. le Président, un instant.

Le Président (M.

Morin) : Oui.

Gautrin :

Vous comprenez ma question, hein?

Maltais : Oui, mais je vérifie par rapport… Oui, tout à

fait, elle est très pertinente. Je regarde par rapport à la Loi des RCR.

57 499

Le Président (M. Morin) : Mme la

ministre.

Maltais : M. le

Président, peut-être, si le député de Verdun veut ajouter des questions à nos

juristes, il n'y a pas de problème, Mme D'Amours pourra répondre. Mais, déjà,

dans la

Loi sur les régimes complémentaires de retraite, les types de cotisations volontaires, par exemple dans le

régime de retraite simplifié, sont protégés par la même clause :

incessible et insaisissable. C'est pour ça que je veux que vous parliez véritablement

avec Mme D'Amours.

Gautrin : Un instant! Un instant! Un instant! Dans les

régimes simplifiés, je me permets de vous dire que les régimes simplifiés n'ont pas cette clause de... il y a possibilité d'immobiliser dans les RSS et une

possibilité d'immobiliser au choix de

l'employeur. Donc, à

l'heure actuelle, on se trouve... Là,

vous comprenez bien la situation. Là, on sait qu'on a... Je ne refais pas le débat qu'on a eu hier ou

avant-hier, je ne sais plus, ou dans lequel... sur l'immobilisation. Donc,

moi, j'étais... je

voulais maintenir l'immobilisation, on s'est... on arrivait à une position de

compromis, à l'heure actuelle. Mais je voudrais

éviter qu'une personne qui... et je voudrais freiner en quelque sorte les tendances que pourrait avoir quelqu'un de décaisser sur l'argent

qu'il a dans

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCFP 2013-11-14
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cfp-40-1 journal-debats CFP-131114
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifieref11c27d949515b097e9d4026c9844a26358804d

Source file is stored in the law ingest library (html).