Public Finance — 16 September 2020 (42nd Legislature, 1st Session)

CFP 2020-09-16

Quebec — Committees

Public Finance — 16 September 2020 (42nd Legislature, 1st Session)

CFP 2020-09-16

Quebec — Committees

Le Président (M. Simard) : Merci,

Mme la députée. M. le ministre.

M. Dubé : Premièrement,

j'aimerais saluer la députée de Maurice-Richard...

Dubé : Là, on a un petit

enjeu de micro. C'est correct? C'est bon? Alors, j'aimerais la saluer. Merci beaucoup.

Non, je pense

qu'il n'y a pas d'incongruence du tout. J'ai expliqué en

Chambre ce matin qu'on était transparents. Il faut comprendre que nous

avons plusieurs endroits où l'information peut être

disponible. On a notamment le site

Web de Québec.ca. Il y a aussi l'information qui est disponible

sur différentes statistiques qui nous viennent du site de l'INSPQ. Et

nous avons aussi le travail qui est fait par l'INESSS.

Alors, ce que

je me suis assuré ce matin, après avoir eu la question de la députée, c'est de

m'assurer que toute l'information, qui est notamment sur les prévisions

que l'on reçoit de l'institut de l'INESSS en particulier, que cette information-là

soit publique, puis ça se fera au cours des prochaines heures, parce que cette

information-là, elle est disponible puis elle a toujours été disponible au

public.

Le Président (M. Simard) :

Merci, M. le ministre. Mme la députée.

Mme Montpetit : Vous allez vous

assurer que l'information soit disponible ou elle est déjà disponible?

M. Dubé :

J'ai dit : Je vais m'assurer. L'information, elle est disponible pour nous

parce que nous avons un contact avec

l'INESSS. Habituellement, cette information-là, elle est transférée au site de

l'INSPQ. Et, quand j'ai vérifié ce matin, l'information n'était pas

passée entre le site... entre les gens de l'INESSS et les gens de l'INSPQ.

Alors, j'ai

demandé à m'assurer que l'information que nous avons, avec laquelle nous

travaillons actuellement, soit disponible au public, autant avec

l'INESSS qu'avec l'INSPQ.

Le Président (M. Simard) :

Merci.

Mme Montpetit :

Parfait, je vous remercie. On va attendre ça avec impatience. Je pense que ça

va venir clarifier plusieurs éléments. Et je comprends que c'est des

projections du même ordre que celles qui étaient publiques au mois de mai et au mois de juin dernier. Juste

pour qu'on soit sur la même longueur d'onde, c'est bien le même type de

projections dont il est question?

M. Dubé :

Tout à fait, Mme la députée.

Mme Montpetit :

Parfait. Je vous remercie beaucoup, M. le ministre. Une bonne chose de réglée.

Au niveau aussi de

certaines incohérences qu'on retrouve, je veux revenir à la question de la

liste des écoles avec des cas de COVID. Il y

a eu pas mal de cafouillage autour de ça, je pense que c'est une information

qui mérite d'être connue. Je vous ai

entendu répondre que les parents,

dans les écoles, sont informés quand il

y a un cas. C'est effectivement une très bonne chose, mais je pense qu'il faut aussi avoir un portrait

plus complet pour voir s'il y a, des fois, une éclosion dans plusieurs

écoles, par exemple, d'un même quartier ou dans l'école qui pourrait être à

côté de celle que fréquente un enfant, pour

s'assurer que les parents aient vraiment un portrait exact de la situation,

par exemple, dans leur quartier.

Présentement, sur la

liste du ministère, il y a 223 écoles qui rapportent un cas, alors que,

dans celle qui est alimentée par Olivier

Drouin, et qu'on sait qui est très exacte, il y a 330 écoles avec un

cas confirmé. C'est une grosse différence. J'aimerais ça que vous

puissiez nous expliquer comment vous soutenez cette différence.

Le Président (M.

Simard) : Merci.

Dubé : M. le Président, il faudrait juste peut-être que la députée fasse attention à ses termes quand elle parle

d'incohérence, de cafouillage. Je pense

que... J'aimerais préciser, entre

autres, que le ministère de l'Éducation fait tout son possible pour informer les parents

de la meilleure façon possible. On est dans une situation qui ne s'est jamais

vue. On a ouvert plus de 3 000 écoles au cours des dernières

semaines. Je pense que tout le monde fait son possible. Je voulais juste

clarifier quelques éléments de terminologie.

Bon,

tout d'abord, ce qu'il faut comprendre, c'est que nous avons, encore une fois,

été très transparents avec les gens,

avec les parents en envoyant rapidement, par l'intermédiaire des écoles, une

lettre à tous les parents lorsqu'il y avait une classe ou un cas dans les écoles. Ça, c'est la première source

d'information qu'on s'était assurée, parce que c'est ce qu'on avait entendu durant la préparation du plan

pour l'éducation, et ça, on commence à le faire. On l'a fait depuis le

début, depuis l'ouverture de la première classe, premièrement.

Deuxièmement,

M. le Président, ce qui est arrivé... Puis moi, je salue l'initiative de

M. Drouin, parce que je pense qu'il était important d'avoir des

initiatives, des citoyens qui disent : Il y a une préoccupation puis on

veut avoir de l'information, mais où ça nous a joué un tour un peu, c'est qu'il

y a une différence entre... je vais l'appeler la liste de M. Drouin, qui

l'a fait pour les très bonnes raisons, mais elle est faite particulièrement à

travers les lettres qui ont été envoyées

auparavant. L'enjeu, puis ça, c'est un des enjeux, ce n'est pas le seul, c'est

que, souvent, les lettres qui ont été envoyées aux parents, il n'y a pas eu

encore de confirmation de la part de la Santé publique, soit sur une base

régionale, qui avait effectivement un cas COVID confirmé. Alors, on

s'est rendu compte très rapidement qu'il pouvait y avoir... M. le Président, je vais l'appeler la liste de M.

Drouin, mais aussi une autre liste qui, elle, nous, était basée sur des questionnaires qui étaient envoyés par les écoles.

Alors, je pense qu'il y a une explication logique pour les différences

qu'il y a en ce moment, que nous sommes en train de réconcilier.

Le Président (M.

Simard) : Merci, M. le ministre. Mme la députée.

Montpetit : Donc, ce que le ministre... Je veux juste être sûre de

bien comprendre sa réponse. Ce que vous me dites, c'est que le

chiffre, présentement, qui est sur le site du ministère, de 223 écoles

avec un cas confirmé est un chiffre qui est exact, et celui de

330 écoles, dans le fond, ne représente pas la situation présentement.

M. Dubé :

Ce que je réponds, M. le Président, c'est qu'en ce moment on est en train

d'essayer de fermer la différence entre les deux. Est-ce que c'est celui qui

est basé sur les lettres qui ont été envoyées, où les cas n'ont pas toujours

été confirmés pas la Santé publique, alors qui est 300 quelques cas, ou est-ce que

c'est le cas... la liste que l'on a

avec les fameux questionnaires qui ont été envoyés? Puis malheureusement toutes les écoles ne nous ont pas envoyé leur questionnaire complété,

c'est ce qui fait qu'on a des différences, et... avec la liste de la Santé

publique.

Alors,

ce que je répondrais, M. le député, c'est que nous travaillons très fort au cours des

prochains jours à réconcilier ces

deux listes pour savoir... Puis probablement que la vérité est entre les

deux, mais on a besoin encore de quelques jours pour y arriver.

Le Président (M.

Simard) : Merci. Mme la députée.

Montpetit : Je suis un peu

surprise de la réponse que fait le ministre, qui explique la différence par le fait que la liste de M. Drouin contiendrait des

écoles pour lesquelles les cas n'ont pas été confirmés parce qu'il se base sur

les lettres qui sont envoyées par les écoles et qui sont toutes des lettres qui

sont des cas confirmés de COVID. Donc, les

écoles écrivent : Un résultat positif à un test de COVID-19

a été déclaré dans notre école. Et c'est là-dessus qu'il se base. Donc, il a 330 écoles avec un cas

confirmé. Donc, est-ce que le ministre est en train de me dire que les lettres qui

sont envoyées par les écoles ne sont pas exactes?

Dubé : Alors, M. le Président, je vais continuer de répondre. J'ai dit que c'était une des raisons où

il y avait des différences entre la liste, et, encore une fois, je le

salue, de l'initiative de M. Drouin, mais de ce qui est complété par le ministère

de l'Éducation... Je veux expliquer

que souvent, lorsqu'un parent communique qu'il pense avoir un enfant qui est, par

exemple, contagieux, et que, là,

l'école décide d'envoyer une lettre, la Santé publique n'a pas toujours

eu le temps de confirmer, de faire le dépistage nécessaire et de

confirmer l'information.

Alors,

ce n'est pas parce qu'un groupe ou l'autre essaie d'envoyer de la mauvaise

information, c'est qu'on a dit qu'on voulait être agile, puis, lorsque

l'information est connue de l'école, on aime mieux être plus prudent puis

informer les parents qu'on a eu cette

information-là — et

quand je dis «qu'on a eu», que l'école, que le ministère de l'Éducation a eu.

Alors, nous, ce qu'on essaie de faire maintenant,

M. le Président, c'est de réconcilier ces deux listes là le plus rapidement

possible.

Le Président (M. Simard) : Merci.

Montpetit : Puis on aura

l'occasion d'y revenir, mais je veux juste informer le ministre, là, pour qu'on

soit bien clairs, que la liste qui est mise à jour, elle est mise à jour

par Olivier Drouin sur la base de lettres qui sont émises par les écoles sur des cas qui sont confirmés.

Donc, il y a 330 écoles dans lesquelles il y aurait des cas confirmés. La

liste du ministère est à 223. Donc,

vous aurez à rendre des réponses là-dessus, sur la raison pour laquelle il y a

encore des enjeux sur la justesse des données.

M. Dubé : ...M. le Président, parce

que vous revenez là-dessus, Mme la députée, puis je vais expliquer au président

clairement que j'ai dit que ce n'était pas la seule raison. On a bien expliqué

qu'on avait 3 000 écoles dans les

deux premières semaines à qui on demandait de remplir un questionnaire

tous les jours. On a regardé, au cours des derniers jours, comment on

pouvait faciliter la réponse des écoles pour s'assurer qu'ils avaient le temps

de faire ces réponses-là, et je pense que ça va être aussi un élément de

réconciliation qu'on va faire dans les prochains jours.

Le Président (M. Simard) : Merci.

Mme Montpetit : Je vous remercie. Il

ne me reste pas beaucoup de temps, mais je voudrais vraiment revenir sur le document qui a été publié par le

Dr Déry sur Twitter sur le code d'alerte de couleur orange, vert, jaune,

qui a été publié par le gouvernement

mardi dernier. Malheureusement, on est très restreints dans le temps pour

l'exercice qu'on fait, mais je pense

que le ministre aura l'occasion de s'expliquer au courant de la journée.

Honnêtement, moi, je veux vous donner

mon opinion là-dessus. Je trouve ça inacceptable, mais absolument inacceptable

que des documents de la sorte sortent

sur des médias sociaux, alors que ça fait une semaine qu'on demande de la

transparence au gouvernement, qu'on demande de les obtenir.

Et là je veux juste bien comprendre. Ma

question, elle va être très, très simple. Je sais que le ministre n'a pas

beaucoup de temps pour y répondre, mais je pense que la réponse sera simple,

là. Je comprends qu'il a dit que c'était un document de travail. La Fédération

des médecins spécialistes s'est fait présenter ce document-là avant-hier. Donc,

est-ce que c'est à me dire qu'un document

officiel — ou ce

n'est pas un document officiel, on ne le sait plus — a été présenté aux médecins spécialistes de la province alors que ce n'est

pas un document officiel? Ça, j'aimerais ça que vous me le clarifiez. Et

qu'est-ce qui a changé dans ce plan-là s'il n'est plus exact?

Le Président (M. Simard) : Merci.

M. Dubé : Alors, M. le Président, si

la députée de Maurice-Richard réfère au document que nous

avons présenté au public, il y a environ une

dizaine de jours, sur le niveau d'alerte, moi, je salue son intérêt pour ce

document-là, parce que je pense que

les gens ont beaucoup apprécié qu'on présente clairement quel était le niveau

d'alerte entre les différentes zones, document qu'on a vraiment besoin

de se servir ces temps-ci avec la situation.

Bon,

maintenant, il y a un document de travail qui avait été discuté à l'interne,

comme n'importe quel document de travail, qui avait certains détails

d'information, mais, je le répète, ce que j'ai dit ce matin, cette information-là

était discutée au mois d'août entre la Santé

publique et les différents intervenants du ministère. Les discussions ont

avancé, ça fait plus d'un mois qu'on

travaillait sur ce plan-là, ce que j'avais expliqué. Donc, je pense qu'il est

tout à fait normal... Qu'il ait

coulé, ça, c'est... aucun problème avec ça, mais on va continuer d'être très

transparents avec les gens sur les zones d'alerte qu'on utilise.

Le Président (M. Simard) : Mme la

députée.

Mme Montpetit : Je vous

demanderais... Il me reste combien de temps, monsieur?

Le Président (M. Simard) :

30 secondes.

Mme Montpetit : 30 secondes.

Bien, je vous demanderais, bien respectueusement, M. le ministre, de la même façon que pour les scénarios de projection,

je vous demanderais de déposer le nouveau document de votre tableau. Parce que le pire élément qui nous guette, dans cette pandémie, c'est d'avoir de l'information... je ne dirai pas erronée, mais

pas à jour ou confuse qui est en train de circuler, et là c'est le cas. Ce

tableau-là est en train de circuler. Je pense que votre responsabilité, comme ministre, ce serait de déposer le tableau à jour. Merci.

Le Président (M. Simard) : Merci à

vous.

M. Dubé : Je rappellerais, M. le

Président...

Le Président (M.

Simard) : En conclusion.

Dubé : Je rappellerais à la députée

que le document officiel, c'est celui qu'on a présenté la semaine dernière.

Président (M. Simard) :

Merci, M. le ministre. Je cède maintenant la parole à la députée de Charlevoix—Côte-de-Beaupré—Île-d'Orléans.

Mme Foster : Merci, M. le Président.

Salutations à tous mes collègues de la

partie gouvernementale et des

oppositions ainsi que tout le personnel qui nous accompagne. On est réunis ici

ce matin pour parler santé.

Vous savez

que les derniers mois, depuis mars, ça a été très mouvementé et ça a été très

mouvementé pour tout le monde, ça a demandé des adaptations à l'ensemble de la

société. Je pense que, psychologiquement, ça nous a tous mis à rude épreuve, tout le monde, je pense, chacun et

chacune dans nos sphères d'activité, dans nos vies personnelle et professionnelle. C'est une situation qui est

exceptionnelle à laquelle nous sommes confrontés. C'est loin d'être terminé,

mais, chose certaine, je suis très fière du

travail qu'on fait comme gouvernement. On a su s'adapter très rapidement aux

défis qui se sont présentés à nous et à la société québécoise.

Depuis le

début de la crise, comme gouvernement, on fait ce qu'on attend de nous, on fait

ce que les Québécoises et les

Québécois attendent de nous : on gouverne. On prend des décisions dans des

contextes qui évoluent rapidement, et même

la science évolue elle-même rapidement, au fur et à mesure des connaissances

qu'on acquiert sur le virus. C'est une

situation inédite à laquelle le monde est confronté, il faut se souvenir,

depuis 100 ans, là, depuis la grippe espagnole.

À travers

toute cette crise, les oppositions aussi, bien sûr, font leur travail. Ils

critiquent le travail du gouvernement, remettent en question nos décisions.

C'est correct. Ça fait partie, en démocratie, du rôle des oppositions.

Cependant, quand j'entends «le manque de transparence», moi, j'ai un peu

de misère. Je ne suis pas d'accord.

Je pense que, depuis le début de la crise, notre

gouvernement a vraiment été transparent, a fait des mises à jour chaque jour, a fait des points de presse

chaque jour, qui sont très écoutés, d'ailleurs, par la population. Et, si

l'opposition demande une commission d'enquête sur ce qui n'a pas

fonctionné dans les CHSLD, bien, il faudrait remonter dans les 15, 20,

25 dernières années, parce que je pense qu'il y a eu des coupures, des

restructurations qui ont contribué, malheureusement,

à mener également là où on est, je pense. Je pense qu'il faudrait examiner ce

rôle-là aussi si commission il y avait.

M. le

Président, tout récemment, le ministre de la Santé a déposé un plan d'action

pour une deuxième vague, qui contient

plusieurs axes qui détaillent nos objectifs, nos actions, parce qu'on est un

gouvernement qui est près des gens, qui est en action, qui est prêt pour une

deuxième vague. Donc, j'aimerais aujourd'hui profiter du temps qui nous est

alloué pour que le ministre puisse nous exposer davantage quel est le plan pour

la deuxième vague, et quelles sont ces mesures qui ont été annoncées, et

les objectifs qui sont poursuivis.

Le Président (M. Simard) : Merci. M.

le ministre.

Dubé : Très bien. Alors, je

voudrais... Merci beaucoup, Mme la

députée. Et j'aimerais peut-être

représenter aux Québécois... Là, on me donne une copie ici du plan d'action

qui a été déposé quand même déjà il y a plus de trois semaines, qui a été fait non seulement en collaboration avec tous les gens du

ministère... la plupart des sous-ministres associés sont ici, qui ont

collaboré à ce document-là. Et on a passé beaucoup de temps, vous l'avez bien

expliqué, à travailler sur neuf axes d'intervention. Puis on a résumé...

Et d'ailleurs, pour les gens qui seraient intéressés d'aller le consulter, on a publié un document, un napperon

qu'on appelle chez nous, là, mais un napperon qui permet de résumer quels sont nos axes d'intervention pour être

capables de voir comment on peut suivre maintenant l'évolution si évolution

de la deuxième vague pouvait s'avérer importante.

Alors, puis

je les répète, les axes, pour que les gens sachent sur quoi on travaille en ce

moment, et on travaille depuis, d'ailleurs, plusieurs mois. Les milieux de vie

pour les aînés, les gens ne seront pas surpris que c'est, pour nous, un des

grands axes d'intervention, plus particulièrement les clientèles vulnérables,

qui est deuxième axe.

main-d'oeuvre. On sait qu'on a eu des enjeux importants, notamment, avec les

préposés aux bénéficiaires. On sait maintenant qu'il y a eu une intervention

majeure, il y a 7 000 préposés aux bénéficiaires qui ont commencé à travailler hier. Alors donc, ça, le troisième

enjeu, c'était la main-d'oeuvre, on continue de travailler. Il y avait les

enjeux de mobilité de

main-d'oeuvre... lequel on a discuté avec nos P.D.G. comment trouver des

solutions pour ça, ce qui est en train d'arriver.

Le dépistage. J'ai répété, le dépistage, on

n'est pas rendus exactement où on voulait mais on a déjà avancé beaucoup. Les gens le savent. On avait une moyenne

de 12 000 tests il y a quelques mois seulement et maintenant on est

rendus à plus de 20 000 tests par

jour. On pourrait aller plus vite, on veut essayer d'améliorer aussi la façon

dont on répond à ces tests-là le plus

rapidement possible. Je l'ai expliqué, puis on va travailler très fort dans les

prochains jours.

Le cinquième

élément, c'est la prévention et la gestion des éclosions. Ça, ce que ça veut

dire, c'est comment on a appris de la première vague, un virus qui est...

j'aillais dire qui est virulent, mais qui est vraiment sournois. Comment on

protège autant les patients dans les CHSLD,

dans les RPA. En fait, dans tout le réseau, comment on protège non seulement

nos patients, mais notre personnel du réseau de la santé en respectant des

règles sanitaires très strictes, qui n'étaient peut-être pas au bon niveau, particulièrement dans les CHSLD. On avait

vraiment des techniques de prévention d'éclosion dans des milieux de

soins, mais on ne l'avait pas autant dans les milieux de vie, donc les CHSLD,

les RPA. On a fait énormément de discussions là-dessus pour arriver à un plan d'action très précis. Il y a même un

plan spécifique de PCI qui a été déposé par le sous-ministre associé,

M. Desharnais.

Sixième élément, toute la question

de l'offre clinique, c'est-à-dire comment on travaille au niveau des chirurgies,

d'imagerie pour être capables d'être plus efficaces, ça, pour moi, c'est

excessivement important.

Bon,

l'approvisionnement. Pourquoi qu'on rentre l'approvisionnement? C'est

toute la question, Mme la députée, des EPI, des équipements de protection

individuelle. On sait qu'au début de la pandémie il y a eu des enjeux, non

seulement... Des fois, le personnel disait qu'il manquait d'EPI dans certains

sites. Est-ce que c'était souvent un enjeu de

distribution? Qu'est-ce qui était disponible au niveau d'un établissement — un établissement, c'est habituellement

un CISSS, mais, entre l'établissement et les installations, c'est-à-dire le

CHSLD lui-même? Alors donc, on a...

Le Président (M.

Simard) : En conclusion.

Dubé : Et le dernier élément, c'est la gouvernance, et je pense que,

là-dessus, on a travaillé avec le rapport de Mme Savoie sur la gouvernance à Montréal, qui avait été un enjeu. Donc,

je pense, les gens peuvent voir qu'on a un plan très précis.

Président (M. Simard) : Merci, M. le ministre. Merci beaucoup. Je cède

maintenant la parole au député de Jean-Lesage.

Cher collègue, vous disposez d'une période de 4 min 30 s. Et

d'ailleurs, bienvenue, on ne vous reçoit pas assez souvent à notre

commission.

M. Zanetti :

Merci beaucoup, M. le Président, pour votre accueil chaleureux. Merci. Je remercie

aussi le ministre de la Santé de se rendre disponible pour répondre à nos

questions, ça ne doit pas être facile en temps de pandémie. Et je vais vous donner une pause de COVID-19 pour vous parler

d'un autre sujet, parce que, de toute façon, on aura l'occasion d'en reparler

cet après-midi, plus tard, un sujet dont je ne sais pas à quel point vous êtes

au courant, je sais qu'il y a des

gens de votre cabinet qui sont au courant, mais vous avez beaucoup de choses à

faire ces temps-ci. Et moi, je veux vraiment prendre ce temps-là pour vous

sensibiliser sur un enjeu ultrafacile à régler, qui va faire l'unanimité.

Alors, ça ne court pas les rues ces temps-ci, ces enjeux-là, et je vous invite

à le saisir.

y a 850 femmes, au Québec, qui se sont fait installer, dans les dernières

années, une bandelette d'incontinence urinaire.

C'est un dispositif médical utilisé pour contrer l'incontinence à l'effort.

Cette bandelette-là, c'est efficace pour certaines femmes, mais, pour 10 % d'entre elles, ça ruine complètement

leur vie. Elles ont, ensuite de ça, des douleurs pelviennes, une perte

de fonctionnalité des membres inférieurs, érosion de la paroi vaginale,

perforation de l'urètre et des douleurs qui

durent toute la vie et qui ne partent pas. Il n'y a pas une journée qui se

passe sans qu'elles n'aient pas ces douleurs-là. C'est un calvaire.

puis ces bandelettes-là, qui ont été conçues, là, par des pharmaceutiques,

elles ont été conçues pour être installées, mais pas pour être désinstallées.

Et, au Québec, à l'heure actuelle, il n'y a aucun urologue qui est capable

d'enlever complètement ces

bandelettes-là sans créer des douleurs et des préjudices extrêmement importants aux femmes, sans couper les muscles à l'intérieur. Je ne vous donnerai pas les muscles parce que

ça dépasse mes compétences, mais il

faut savoir que cette bandelette-là, elle s'incruste dans les

muscles et dans la chair, puis, quand on la retire, ça fait des séquelles qui

sont permanentes. Et il n'y a pas un urologue qui est capable de l'enlever au

Québec.

Alors,

il y a des femmes qui sont allées au Québec pour tenter de se faire enlever

ça, et puis là elles ont des douleurs encore. Alors là, l'urologue leur dit des

fois : Bien, on l'a enlevée au complet, il n'en reste plus, la douleur est

dans votre tête. Et ça, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Il y a des

urologues qui mentent à ces femmes-là. Pourquoi on le sait? Parce qu'après ça ces femmes-là, elles vont voir un

spécialiste aux États-Unis qui, lui, réussit à l'enlever au complet, la

bandelette qui était supposément disparue, puis, dans les jours qui suivent,

ces femmes-là, bien, elles n'ont tout à coup plus de douleurs, puis là

elles réalisent que ce n'était pas dans leur tête.

en ce moment, il y a comme un problème. Cette affaire-là a fait l'enjeu d'un

reportage... de deux reportages à Enquête , et il y a même eu

un rapport du Collège des médecins, publié le 16 juin dernier, qui a donné

raison à ces femmes-là et qui a émis 17 recommandations. Et, parmi

ces 17 recommandations là, il y en a deux, là, qu'il faudrait... qu'il est

extrêmement urgent d'appliquer.

Premièrement, d'autoriser le remboursement par la RAMQ des frais médicaux

encourus par les patientes qui se sont rendues à l'extérieur du Québec afin

d'obtenir une chirurgie de retrait total de même que pour les patientes qui

subiront cette intervention d'ici à ce que les centres d'expertise soient

pleinement fonctionnels. Et la deuxième

chose, c'est d'imposer dès maintenant un moratoire sur la pose des bandelettes

les plus problématiques, celles qui sont de type TOT et TVTO.

Alors, ça, c'est

deux choses qui peuvent se faire extrêmement rapidement et qui est

essentiel. Je sais qu'en ce moment ce

dossier-là a été référé à la RAMQ, mais ce que ça fait, c'est que ça patiente

pour rien. Et là il y a des femmes qui souffrent énormément. Il y en a

90 parmi ces 850 qui sont allées se faire opérer puis qui ont des bons

résultats. Elles ne savent pas si elles vont

être capables de se faire rembourser. Il y en a qui voudraient y aller, mais

elles n'ont même pas les moyens d'avancer ces sommes-là parce que c'est

plusieurs dizaines de milliers de dollars.

moi, ce que je vous demande aujourd'hui, M. le ministre, c'est vraiment

d'appliquer ces recommandations-là. Alors,

ma question serait : Est-ce que vous pourriez reprendre le dossier en

main, vous-même, personnellement, et appliquer, d'une part, ce moratoire

et rassurer les femmes qui sont concernées là-dessus, pour qu'elles puissent se

faire opérer...

Président (M. Simard) : Bien, il faudrait laisser le temps au

ministre de pouvoir répondre. M. le ministre, il vous reste à peine

10 secondes.

M. Dubé :

Oh! O.K. Alors, bien, écoutez, je connais bien le dossier. Parce qu'il y a

deux enjeux : il y a les opérations qui ont été effectuées

avant le 16 juin puis après le 16 juin. On a un devoir de

respecter...

Président (M. Simard) : ...M. le ministre...

Le Président

(M. Simard) : ...mais le temps qui vous est imparti est révolu.

M. Dubé :

...que nous sommes sur le dossier et très au courant de...

Le Président (M.

Simard) : D'accord.

M. Dubé :

...d'une solution qu'on va essayer de trouver dans les prochaines semaines.

Le Président (M.

Simard) : Le message est bien entendu. Merci. Je cède maintenant la

parole au député des Îles-de-la-Madeleine pour une période de

4 min 9 s.

M. Arseneau :

Merci beaucoup, M. le Président. Alors, je vais y aller sans plus de préambule

avec certaines préoccupations. Revenir sur le code d'alerte régional. En fait, lorsqu'il

a été publié il y a environ une semaine, bien, il y avait des grandes zones

de flou, et, malheureusement, malgré toutes les questions qu'on a pu poser

depuis une semaine, elles demeurent. Et là, ce qui rajoute à la

confusion, c'est qu'il y a une version explicative sur le code initial qui a

été présentée dont on ne sait pas si elle est la version finale, si elle est

officielle.

Alors,

je sais que la question vous a été posée de différentes façons, mais je ne sais

pas comment la clarifier pour avoir

une réponse aussi claire que possible. Le document qui a été déposé la semaine dernière, ce n'est pas un document final, il y avait certains exemples

qui étaient donnés sur ce qui pourrait arriver lorsqu'on passe d'une

couleur... d'un code de couleur à un

autre. Est-ce que les explications complémentaires, pour le bien de

la population, qui souhaite savoir ce que signifie ce code de couleur là... Si on veut

responsabiliser la population, il faut quand

même les informer des conséquences

d'un comportement qui ne serait pas conforme aux consignes qui sont données.

Alors, est-ce que ce

document-là, complémentaire, il est en votre possession? Est-ce qu'il est sur

Twitter aujourd'hui? Est-ce qu'il nous sera remis bientôt?

Le Président (M.

Simard) : Merci.

Dubé : Bon. Je vais répéter

puis mettre... Merci de reposer la question, parce que ça va me

donner peut-être le temps de compléter ce que j'ai voulu dire tout à l'heure. Le document officiel, il y

en a un, puis c'est celui qu'on

a déposé la semaine dernière, M. le député. Ça, c'est très clair. Je peux vous dire qu'on a eu

des discussions importantes au cours

du dernier mois, puis d'ailleurs le document qui est circulé, qui est loin d'être

un document officiel, c'est un document de travail, de discussion qui donnait

certains critères. Puis je veux le rappeler aux gens, parce que

vous l'avez bien dit, on a expliqué clairement

la semaine dernière qu'il y

avait trois types de critères

qui étaient importants, puis je vais les répéter.

nature, la photo de l'épidémiologie en date x, ça, c'est combien de cas il y a

par jour, quel est le facteur Rt, tous ces indicateurs-là à l'intérieur

de ce premier critère là.

Deux, le deuxième

critère, c'est des critères... À quelle vitesse avance la pandémie. Là, on est

plus de façon à trouver, par exemple,

qu'est-ce qui se passe, combien... le

nombre d'éclosions, la taille des éclosions. Puis, si vous remarquez,

hier au point de presse, et j'ai fait la même chose la semaine dernière, j'ai

expliqué comment le nombre d'éclosions avait

évolué depuis deux semaines, on passait de quelques éclosions par jour à

plusieurs éclosions. Donc, ça, c'est le deuxième critère.

le troisième critère, c'est : Quel est l'état du réseau de la santé dans ces régions-là?

Alors... Et ça, on le voit, par

exemple, à Québec,

je l'ai expliqué, on voit déjà qu'il y

a une pression énorme sur le système

de santé à Québec. Lorsqu'il

y a plus de cas, il y a

plus de gens qu'on doit dépister, ça l'a un impact sur le réseau de santé, les

infirmières, etc.

Alors,

je pense qu'on a été très clairs lorsqu'on a publié le document dont vous

parlez, le niveau d'alerte qu'on a appelé, que les critères étaient très

connus, et les gens le savent. Maintenant, notre devoir, c'est de continuer à leur

montrer comment évolue la pandémie au cours des prochains jours.

Le Président (M.

Simard) : Merci, M. le ministre. M. le député.

M. Arseneau :

Oui. Écoutez, mais, justement, si on parle de la capacité du réseau... Je vous

donne l'exemple de ma circonscription, les Îles-de-la-Madeleine. Le réseau

local de santé, il est à 225 kilomètres des côtes du Québec continental et

il doit être vu comme étant un réseau autonome, évidemment. Et on a posé la

question immédiatement, la semaine dernière,

à savoir si on pouvait avoir une précision davantage régionale lorsqu'il est

question d'appliquer les codes de

couleurs. Est-ce que vous êtes prêt à le faire dans l'ensemble du Québec, de

moduler en fonction de la réalité territoriale?

Le Président (M.

Simard) : En conclusion, M. le ministre.

Dubé : ...le député, parce qu'on manque de temps, là, j'ai dit,

lorsqu'on passerait du code vert au code jaune, qu'on aurait une idée de sous-régions, parce que c'est lorsqu'il va y

avoir des mesures spécifiques, quand on va passer à l'orange, qu'on

pourra avoir des sous-régions.

Président (M. Simard) : Merci, M. le ministre. Je cède maintenant la

parole à la députée de Soulanges. Vous disposez de 6 min 45 s.

Mme Picard :

Merci, M. le Président. Tout d'abord, bonjour à tous. Ça me fait plaisir d'être

ici avec vous aujourd'hui, M. le Président,

M. le ministre, chers collègues de l'opposition et chers collègues de la

banquette gouvernementale. J'ai

rarement l'occasion d'être à la Commission des finances publiques, mais c'est

une belle opportunité pour moi d'être ici pour les crédits budgétaires

Santé étant donné que je suis l'adjointe parlementaire du ministre de la Santé.

ce, M. le Président, je vais entrer dans le vif du sujet, car je souhaite

interpeller directement le ministre à propos d'un dossier qui me tient

beaucoup à coeur, c'est celui des soins à domicile et ainsi que la situation

engendrée par la COVID-19 sur les personnes vulnérables ou en situation de

handicap comme ma fille.

Pour vous témoigner

rapidement de situations au début de la pandémie, avant la pandémie, un enfant

comme ma fille qui a un lourd handicap... En

fait, lorsqu'elle va à l'école, c'est sûr qu'elle a une panoplie de

stimulations. Donc, l'enseignante

chante, elle fait de la physio, de l'ergo. Elle a vraiment, vraiment beaucoup de

stimulation à l'école. Donc, quand elle arrive à la maison le soir, elle est

fatiguée et elle fait des superbelles nuits parce qu'elle a été stimulée toute

la journée. Donc, lorsque la pandémie est arrivée, c'est sûr que son... elle a

été toute déréglée, là, au niveau des stimulations de jour, et puis, moi, en

faisant du télétravail, c'est sûr que je n'avais pas toujours le temps de faire

de la stimulation, des chants et de la

physio. Donc, ça faisait un télétravail un peu périlleux, et toute la famille a

été chamboulée.

le ministre a quand même gardé certains services accessibles. Je suis, je

crois, l'une de parmi plusieurs familles qui ont fait un peu une pause de certains services à domicile étant

donné qu'on avait peur un peu... la propagation, là, on avait peur que les gens entrent à domicile. Je

sais aussi que, lorsqu'on a déconfiné graduellement, on a fait beaucoup de

pression... en fait, on a beaucoup regardé à l'intérieur du gouvernement, à

savoir comment on peut remettre les camps spécialisés rapidement pour permettre un répit aux familles, et puis

différents ministères et la Direction de la santé publique a été

superouvert d'esprit pour remettre ça sur pied rapidement.

le sait que le réseau était très fragile depuis des années, en fonction de

l'inaction des libéraux et des coupes des précédents gouvernements. Donc, il y

a un travail vraiment très colossal qui a été fait au niveau du réseau,

des partenaires, du ministère dans ce

dossier. Les familles avaient des grands défis à relever, surtout ceux qui ont

plusieurs enfants, dont un qui vit avec un handicap. C'était très

exténuant, tant physiquement que psychologiquement. Donc, c'est sûr que ça a

été à un niveau beaucoup plus élevé à cause de la pandémie.

Étant consciente

qu'on est à une époque charnière au niveau de la COVID-19 et puis qu'on arrive

peut-être à une nouvelle étape, j'aimerais

savoir... s'il est possible de savoir si... c'est quoi, les actions qui ont été

entreprises avant l'éclosion pour aider les familles qui vivent avec un

enfant qui ont un handicap ou qui offre... et qui ont recours à des soins à

domicile.

Dubé : Bon, écoutez, c'est

une question qui est très large, puis je connais personnellement votre intérêt

pour les soins à domicile et pour tous les types de patients, parce que je sais

que vous avez un intérêt pour ça, puis je vais essayer de résumer ça pour les gens qui nous écoutent aujourd'hui. Parce

que, pour moi, et tous les gens ici, du ministère, le savent, la solution, une des solutions

importantes pour améliorer l'ensemble des soins à nos patients, c'est

d'augmenter les soins à domicile. Parce qu'on sait, premièrement, que

les gens veulent être servis chez eux, ils veulent rester à la maison le plus longtemps possible, peu importe

qu'ils aient un handicap ou non ou peu importe leur âge, les gens préfèrent

rester à la maison. Alors, c'est pour ça...

puis je vous dirais qu'on a mis des sommes très importantes, plus de

280 millions, depuis que nous

sommes au gouvernement. Alors, ça, c'est des gestes très concrets. Est-ce que

c'est suffisant? C'est déjà plus que

l'engagement que nous avions pris, si vous vous souvenez. On avait parlé de

200 millions lors de notre engagement électoral et on est déjà rendus à plus que ça avec la moitié du mandat,

puis je pense que, dans l'année 2021, on aura des montants

supplémentaires.

Bon, maintenant, ce

qui est arrivé avec la première vague, puis vous l'avez bien mentionné, on

avait tous ces projets-là en tête, mais là

est arrivé un facteur que tout le

monde comprend, là, il y a un facteur

de prévention et de contrôle des infections qui a fait qu'on avait des

gens qui travaillaient aux soins à domicile, puis on s'en est rendu compte, malheureusement, dans certains cas, trop tard, qui

pouvaient être porteurs du virus et qui pouvaient amener la contagion

dans les personnes qu'ils servaient sur place. Je pense que ça, malheureusement,

on s'en est rendu... Mais le service ou les

soins à domicile ne sont pas différents de ce qu'on a vécu dans les CHSLD ou

dans les résidences pour personnes âgées qu'on appelle les RPA.

Donc, ce que nous

sommes en train de faire, au-delà des centaines de millions qui ont été mis,

c'est de nous assurer — puis ça, c'est important pour que les gens

le comprennent — qu'on va

avoir des mesures en termes de PCI. Je reviens souvent avec cette

expression-là, mais en termes de prévention et contrôle des infections, que nos

gens, que ça soit des infirmiers, des infirmières, des préposés, que ça soit

des volontaires, parce qu'on en a beaucoup dans le communautaire qui nous

aident dans le soin à domicile, que ces personnes-là, Mme la députée, puissent

le faire dans des conditions de travail qui

sont correctes, mais qui nous permettent de continuer à faire des soins à

domicile, mais en respectant les

nouvelles mesures que l'on a mises, de PCI, de la même façon que j'expliquais

tout à l'heure, là, dans notre plan d'action à l'autre députée.

Alors

donc, je vous dirais qu'on va continuer à faire cet effort-là à plus long

terme. Puis, moi, ce que j'appelle long terme, là, c'est passé la COVID, là, puis je pense que je le dis souvent :

Il faut travailler sur ce qui est urgent, puis c'est de se préparer pour la deuxième vague. Je viens de dire que la PCI va être importante dans le soin à domicile,

mais j'aimerais ça aussi qu'on puisse en reparler avec vous, là, je vois qu'on

manque de temps. Merci beaucoup.

Président (M. Simard) : Très

bien. Merci, M. le ministre. Alors, ceci met un terme au mandat de notre

commission.

J'ajourne nos

travaux jusqu'à demain. Nous aurons une rencontre de travail, non? Bon, on ne

le sait pas encore, ce n'est pas officiel, vous aurez l'information sous

peu. À suivre. Au plaisir!

(Fin de la séance à 13 h 03)

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCFP 2020-09-16
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cfp-42-1 journal-debats CFP-200916-2
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifieref7ea29efbe5d15216629d913904384b77c8ffba

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