CAT — 17 May 2017 (41st Legislature, 1st Session)
CAT 2017-05-17
Quebec — Committees
Comme
je le mentionnais auparavant, plusieurs municipalités ont vu leurs nombres de
citoyens doubler, voire même tripler
ces dernières années. Vous comprendrez, M. le Président, que cette croissance
fulgurante amène énormément de
pression sur les services publics. Le réinvestissement, à notre avis, puis
après avoir mesuré les chiffres, le réinvestissement n'est pas à la hauteur des besoins. Nous le disons
depuis plusieurs années. Nous ne devons pas seulement être en mode
réaction, nous devons être en mode prévention. La ministre responsable des
Laurentides doit être proactive. Elle doit sensibiliser
les ministres concernés au sein de son gouvernement afin qu'une stratégie
globale soit mise en place pour répondre adéquatement et rapidement aux
nombreux problèmes que vivent et vivront dans les prochaines années les citoyens des Basses-Laurentides. Dans les minutes
qui vont suivre, M. le Président, mes confrères le député de Labelle et
le député de Saint-Jérôme présenteront les
conséquences de cette augmentation démographique sur la santé, sur
l'éducation, sur le réseau routier, sur les
services de sécurité publique, sur les services sociaux, sur le transport
collectif, sur l'environnement, voire
même l'agriculture. Nous constatons aussi que le déploiement concernant les
services Internet est toujours
déficient dans beaucoup de zones des municipalités qui sont au nord des
Basses-Laurentides, si on peut s'exprimer ainsi, dans la région de Saint-Jérôme,
Saint-Hippolyte. Une fois le sous-financement... et, encore une fois, on
rappelle, là, puis nous allons rappeler le sous-financement des organismes
communautaires par le gouvernement libéral, nous rappellerons aussi le projet Énergie Est, pour lequel nous sommes
complètement en désaccord, nous, du Parti québécois.
Plusieurs
questions restent sans réponse. C'est pourquoi aujourd'hui, dans cette
interpellation, nous demandons à la ministre régionale d'être à l'écoute
de nos revendications, de porter nos préoccupations, surtout celles des
citoyens et des citoyennes des Laurentides, au Conseil des ministres afin que
des mesures concrètes soient prises rapidement.
meilleur indicatif, M. le Président, de cette croissance, c'est l'autoroute des
Laurentides. Tous les jours, voire même
les fins de semaine, la densité du trafic démontre l'urgence d'agir. Cette
importante route, peut-être une des plus fréquentées du Canada, devient chaque jour un énorme stationnement
pendant plusieurs heures. Le nombre d'heures de travail perdues en attente inutile est incalculable. La pollution
atmosphérique engendrée par les gaz à effet de serre sur cette autoroute
met à risque la santé publique. Rapidement, des solutions durables doivent
apparaître. Le transport collectif est une priorité incontournable. Nous devons
immédiatement prendre des décisions réfléchies afin d'offrir aux citoyens des
Basses-Laurentides une alternative efficace et sûre.
L'investissement routier pour 2017‑2018 est bien
en deçà de l'année précédente. On rappelle qu'en 2016‑2017 nous avions
242 millions pour la région des Laurentides. Aujourd'hui, en 2017-2019, on
nous annonce 189 millions. C'est 52 millions
de moins en investissement routier. La ministre doit être consciente, par
exemple, qu'une révision adéquate et pressante du TAC, le transport
adapté aux besoins de la collectivité, est une priorité.
cite, M. le Président, une pétition portée par des jeunes des
Basses-Laurentides qui soulèvent un réel problème auquel il faut répondre, une pétition de 700 noms,
de jeunes qui nous disent qu'il y a «une carence du service de transport
lors des périodes de pointe et d'urgence,
horaires restrictifs et pénalisants, rigidité de la réglementation,
non-fiabilité et irrégularité du
service», impossible de... déplacement entre les municipalités. Une mise en place d'un service d'autobus le long de la
117 doit être prévue, et c'est urgent.
gouvernement doit investir dans le transport collectif adapté, et ce, le plus
rapidement possible. Les citoyens
et les citoyennes des
Basses-Laurentides ont peine à se déplacer d'une ville à l'autre parce qu'il y a un flou entre les différents organismes de transport sur le territoire.
La situation a été rapportée l'automne dernier au ministre des Transports. Malheureusement, le problème reste entier. Nous avons eu une situation,
l'année dernière, où des handicapés intellectuels avaient la possibilité de partir de Saint-Jérôme, leur lieu d'habitation,
puis aller travailler dans la région de Prévost. C'est 10 minutes.
Malheureusement, pas de transport. C'est le vice-président de l'entreprise qui
faisait le transport pour deux personnes qui avaient été recommandées par le
Florès, et puis le Florès, à ce moment-là, a dit au propriétaire de l'entreprise : On est prêts à vous fournir
d'autres personnes pour les réintégrer dans le marché du travail, alors, mais
le transport est déficient. Nous demandons à la ministre d'intervenir
rapidement auprès de son confrère afin que des modifications, des corrections
soient apportées rapidement. Un réinvestissement plus important s'impose avec
des consignes claires pour qu'il y ait une
véritable harmonisation entre le TAC, le transport adapté et collectif, le
transport intermunicipal, la CIT des
Laurentides, et de l'AMT. Le transport collectif est un dossier chaud, d'une
grande importance dans les Basses-Laurentides.
dossier du sous-financement des organismes communautaires nous préoccupe au
plus haut point. Présentement, Mme la
ministre, il manque 12 millions de dollars pour soutenir à 85 % la
mission de nos 141 organismes reconnus. Nous sommes très loin de
répondre au cadre de référence 2010‑2015 présenté par le gouvernement
Charest. Le soutien à la mission de ces
organismes couvre 56 % seulement des 85 % nécessaires pour rendre les
services à la population. Nous avions
espoir que le dernier budget couvrirait ce manque à gagner important.
Malheureusement, l'augmentation, cette année,
pour les organismes communautaires de la région des Laurentides, comme partout
à travers le Québec, n'a été que de 0,7 %,
sous les coûts d'inflation. Comment, Mme la ministre, offrir des services
adéquats en déficience intellectuelle et physique pour les jeunes en
difficulté, pour les personnes en perte d'autonomie, pour les aînés si le
financement est déficient, d'autant plus que
la croissance démographique, et je le répète encore, est fulgurante dans les
Basses-Laurentides?
Nous
vous demandons, Mme la ministre, d'intervenir auprès de votre confrère le
ministre des Finances pour qu'il ajoute
ces 11 millions manquants au PSOC, le Programme de soutien aux organismes
communautaires, pour la région des
Laurentides. C'est bien évident que le problème est partout à travers le
Québec, mais il faut prendre en compte que la région des Laurentides est en pleine croissance démographique, ce qui
ajoute à la problématique. D'autres secteurs sont aussi en manque de financement :
l'hébergement alternatif, il manque 800 000 $; la formation au
soutien, 400 000 $; le transport
des denrées alimentaires, 400 000 $. Le total global, c'est
12,6 millions en manquement, puis tous les partenaires du milieu
sont d'accord avec ces chiffres, les partenaires.
Alors, nous vous
demandons, Mme la ministre, de défendre ces demandes légitimes pour le bien de
la population des Laurentides et en particulier des Basses-Laurentides. Merci.
Le Président
(M. Auger) : Merci, M. le député de Bertrand. Également, Mme la
ministre, pour 10 minutes.
Mme St-Pierre :
Merci. Merci, M. le Président. Je veux d'abord saluer mes collègues de
l'Assemblée nationale qui sont ici présents ce matin pour cette
interpellation.
Ça me fait plaisir de
parler de la région des Laurentides. Je suis ministre responsable des
Laurentides depuis le 19 mai 2015 jusqu'à aujourd'hui et j'ai eu à
faire un total de 170 activités pendant cette période. Je pense que, la situation dans les
Basses-Laurentides, je la connais très bien. Je vais beaucoup sur le terrain.
Ces activités comprennent des
rencontres, des annonces, des rencontres avec les journalistes, des téléphones.
En fait, d'être au courant de tous les menus
détails de la situation dans les Basses-Laurentides, c'est mon objectif, et
évidemment je suis accompagnée d'une équipe pour le faire.
pense que le député, qui dresse son bilan à lui de la situation dans les
Basses-Laurentides, en tout respect, ne donne pas une lecture claire de la situation, parce qu'il y a eu beaucoup d'investissements qui ont été faits en
santé. J'ai fait moi-même des rencontres aussi avec la Direction
régionale de la santé avec mon collègue le ministre de la Santé. Évidemment,
on comprend, on le sait, que l'enjeu démographique est là. On le constate. On
est heureux de voir évidemment qu'il y a de jeunes familles, que la population
est jeune, la population est dynamique. Le taux de chômage a baissé énormément
dans la région. Et on est conscients également des enjeux de transport. Je pense que ça serait
vous mentir de dire que, lorsqu'on va dans les Basses-Laurentides... De ne
pas voir les enjeux de transport, ça serait de dire, bien, que je n'y vais pas souvent. J'y vais régulièrement. Et
on voit les enjeux de transport, et ce sont des discussions que j'ai
avec mon collègue le ministre des
Transports. Nous avons également eu la visite du premier
ministre, aussi qui a fait plusieurs rencontres
dans la région. Il a rencontré la Chambre de commerce, il a rencontré les
intervenants locaux, et évidemment ces questions-là ont été soulevées.
Nous
avons fait aussi des investissements importants dans le domaine de l'économie.
Je pense à Bell Helicopter. Hier, justement, on parlait de Nova Bus, un
investissement de 15 millions de dollars pour Nova Bus, qui est propriété de Volvo. Le grand patron était là. C'est un
investissement majeur, c'est un investissement de 90 millions de dollars.
Le gouvernement du Québec y va avec
15 millions de dollars. On solidifie des emplois, mais on va également
être créateur d'emplois. Que dire de
Bombardier, de la CSeries? Nous avons appuyé le développement de cet avion, qui
est un modèle en termes d'avion
écoénergétique, également qui est une fierté, et qui pourra générer, sur une
période de 15 ans, au moins 1 000 emplois. Cet
investissement dans Bombardier, bien, on le fait non seulement pour l'ensemble
du Québec, mais évidemment pour l'ensemble de la population des
Basses-Laurentides.
Bell Helicopter. Nous
sommes allés chercher une usine de montage du nouveau modèle d'hélicoptère de
Bell Helicopter qui était en Louisiane. Ma
collègue ministre de l'Économie est allée chercher cette chaîne de montage
que nous avons ajoutée à la chaîne de
montage de Bell Helicopter, ce qui fait que nous solidifions des emplois et
également nous allons en créer une
centaine. Aussi, ça profite également aux fournisseurs. Je dois vous dire que
j'étais très émue lorsque nous sommes
allés, sur le terrain, à Bell Helicopter, et voir que les employés qui étaient
tout autour et qui assistaient à cette
annonce étaient très fiers de voir que la compagnie transférait les activités
de cette nouvelle chaîne de montage mais aussi qu'on reconnaisse la qualité du travail de ces travailleurs
hautement spécialisés. Je pense que c'était un beau geste, puis on était
très, très fiers d'eux. Il y a eu des investissements également, dans une usine
de revêtements et poutres avancées, à Saint-Eustache, de 10 millions de
dollars.
a fait plusieurs investissements dans la région. Je pense que c'est pour faire
en sorte que la région soit bien positionnée
en termes de nouvelles technologies, d'innovation. C'est une région qui est
très, très, très active et productive également. Dans le domaine des
sports, ça a été la même chose. Ce n'est pas dans les Basses-Laurentides, mais
mon collègue de Labelle se souvient très
bien, lorsq