Labour and the Economy — 28 September 2023 (43rd Legislature, 1st Session)
CET 2023-09-28
Quebec — Committees
(Onze
heures quarante-quatre minutes)
La Présidente (Mme
D'Amours) : Bonjour, tout le monde. Ayant constaté le quorum, je
déclare la séance de la Commission de l'économie et du travail ouverte.
La commission est
réunie afin d'entreprendre l'étude détaillée du projet de loi n° 17, Loi
modifiant diverses dispositions principalement aux fins d'allègement du fardeau
réglementaire et administratif.
Mme la secrétaire, y
a-t-il des changements... des remplacements — voyons! — s'il
vous plaît?
Secrétaire : Oui, Mme la Présidente. M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve) est remplacé par M. Bouazzi (Maurice-Richard).
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Avant de débuter les remarques préliminaires, je dépose le mémoire reçu
depuis la fin des auditions, soit celui du Conseil des vins du Québec.
Nous
débutons avec les remarques préliminaires. M. le ministre délégué à l'Économie,
vous disposez de 20 minutes. La parole est à vous.
M. Skeete :
Bonjour, Mme la Présidente. Salutations aux oppositions qui nous joignent à
nouveau pour ce projet de loi. Mes remarques
vont être brèves, à part pour dire merci à tout le monde. Vous voyez ici, Mme
la Présidente, tous les gens qui se déplacent pour nous appuyer, pour
nous aider dans un tel projet de loi. C'est quelque chose qui est beau à voir,
là, quand tous les ministères peuvent se réunir comme ça. Donc, seulement pour
dire merci à tout le monde qui a pris la
peine de se déplacer aujourd'hui pour suivre nos travaux, puis nous accompagner
dans ces travaux, et, voilà, souhaiter la bienvenue à mes collègues
également pour leur feedback que, je suis sûr, va être très pertinent et très
approprié pour nous aider. Voilà, merci.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci
beaucoup, M. le ministre. Maintenant, je cède la parole au député de
Marguerite-Bourgeoys pour vos remarques préliminaires pour 20 minutes
maximum.
M. Beauchemin : Merci, Mme la Présidente.
Merci à tous, effectivement, donc, d'être ici pour ce projet de loi. C'est un projet de loi qui est bon pour les
Québécois et Québécoises, surtout pour les petites entreprises du Québec, pour
nos municipalités. Il y a plusieurs
mesures qui sont en place qui vont aider, évidemment, à augmenter notre
productivité. On va être...
était consultés sur l'ensemble du projet, mais il y avait quelques éléments
qu'on a remarqués, qui étaient tout de même assez inquiétants. Quand on a
entendu justement l'UMQ mentionner 4 100 employés pour faire avancer
la bureaucratie au niveau municipal, avec
leur interprétation comme quoi que, potentiellement, au niveau du gouvernement,
le chiffre pourrait être similaire... On parle de, donc,
8 200 emplois pour faire de la reddition de comptes avec la
réglementation au niveau des municipalités. Juste ça, ça m'a comme un peu fait
réaliser l'ampleur du problème, puis évidemment on doit aider dans ce sens, absolument.
J'ai bien hâte de pouvoir parler d'alcool, j'ai bien hâte de pouvoir parler du timbre, de la Régie du bâtiment,
évidemment, aussi, puis on est corrects avec les changements, là, qui
ont été demandés. Donc, on n'a pas de problème avec ça puis on a bien hâte de
continuer dans ce projet de loi là.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci, M. le député. Maintenant, est-ce qu'il y a d'autres
membres qui souhaiteraient faire des remarques préliminaires? Avant de débuter
l'étude d'article par article, y a-t-il des motions préliminaires? M. le député
de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin :
Merci, puis je vais la lire.
Conformément à l'article 244 du règlement de l'Assemblée nationale, je
fais motion afin :
«Que
[...] la Commission de l'économie et du travail entende, dans le cadre [...] du
projet de loi n° 17, Loi modifiant
diverses dispositions principalement aux fins d'allègement du fardeau
réglementaire et administratif, la
Fédération des policiers et
policières municipaux du Québec ainsi que l'Association des [policiers] et
[policières] provinciaux du Québec.»
La Présidente (Mme
D'Amours) : ...
Beauchemin : La raison pour laquelle je veux avancer dans cette
direction, c'est... Depuis le début de l'étude
du projet de loi, on cherche, en fait, à comprendre qui est en faveur du
timbre. Tout le monde semble être contre. Le ministre, lui, semblait dire aux groupes que c'était encore une
nécessité, mais pour qui? De notre côté, on s'est demandé qui pourrait
encore avoir besoin du timbre de droits. On a entendu parler les restaurateurs
qui souhaitent absolument le retirer. On a entendu les producteurs qui
demandent absolument de le retirer. Pourquoi ils nous disent qu'ils veulent le
retirer? Bien, ils disent qu'ils veulent le retirer parce que c'est un système
qui est archaïque.
Aujourd'hui, on
appose encore à la main des timbres. Même s'il y a des améliorations dans le
projet de loi, bien, ce n'est pas assez,
c'est compliqué. Parfois, le timbre décolle, dépendamment du type de bouteille.
Par exemple, Châteauneuf-du-Pape, très bon vin, mais la bouteille, le
timbre ne colle pas dessus. Donc, ça ne colle pas longtemps, en tout cas, s'il tient. Aussi, quand on nettoie
les bouteilles, les propriétaires de ces établissements-là nous ont fait mention
du fait que, bon, bien, ils doivent nettoyer leurs bouteilles parce que ces
bouteilles-là attirent des mouches à fruits. Donc, ils doivent les nettoyer,
mais les timbres tombent souvent dans ces situations-là. On est la dernière
juridiction canadienne à maintenir ce système archaïque en place. On a des
moyens technologiques qui sont disponibles, des moyens comme le MEV, des moyens technologiques efficaces qui existent
déjà à plusieurs reprises... à plusieurs échelles.
Le ministre, lui,
parle pour l'ensemble du gouvernement et, comme je disais, il semble dire que
c'est encore utile, mais pour qui? Alors, je me dis : Bien, le seul
maillon dans la chaîne qu'on n'a pas entendu déjà, ce sont les personnes qui
sont sur le terrain puis qui font les inspections. Nous savons, là, de manière
générale, ce sont les policiers qui font ces
inspections-là. Alors, je propose que nous recevions ici, en commission, la
Fédération des policiers et policières municipaux du Québec ainsi que
l'association des policiers et policières provinciaux du Québec. Ça va nous permettre de comprendre si, de leur
perspective, c'est utile, au moins, lors de leurs inspections, d'avoir ces
timbres-là, comprendre pourquoi...
Quelles sont les restrictions? Qu'est-ce qu'ils voient, eux autres, sur le
terrain? Pensent-ils même qu'il y aurait des améliorations à faire au
système? Avoir leur point de vue, c'est une composante importante dans le
mécanisme du timbre.
Donc,
selon moi, c'est essentiel qu'on les entende, parce que, sans ça, bien, on aura
juste entendu une
partie de l'histoire. Sans ça, on n'aura pas entendu toute
l'information nécessaire pour prendre la bonne prise de décision puis, sans ça, bien, on va toujours se poser la
question : Mais qui... pour qui, vraiment, est-ce que ce système archaïque
là... à qui il sert? Donc, si le ministre ne veut pas les entendre, au
moins, pourrait-il nous expliquer, selon lui, pourquoi les personnes
responsables des inspections auraient encore besoin de voir des timbres
physiques? Au minimum, si vous ne voulez pas
les entendre, j'aimerais au moins avoir une explication de votre part, à
savoir... Mme la Présidente, j'aimerais avoir une explication de la part du ministre pour comprendre,
effectivement, donc, la raison pour laquelle ce mécanisme-là, lors des
inspections, pour les policiers... quelle en est l'utilité.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Commentaires, M. le ministre?
M. Skeete : Bien
sûr, Mme la Présidente. J'entends le collègue qui, comme le collègue de
Maurice-Richard, cherche l'unicorne. Écoutez, Mme la Présidente, on va se
dire les vraies choses. On est à un moment important par rapport à... le fameux
timbre. Il y a un momentum qui existe, là, pour justement revoir cette façon de
faire. La question qu'on doit poser
aujourd'hui, c'est : Est-ce que ça serait utile à nos travaux de retarder
lesdits travaux puis, en plus, ajouter des délais sur nos travaux pour
quelque chose où est-ce que le gouvernement est déjà en réflexion?
Alors, moi, je
rejoins le collègue pour dire que c'est... Le fameux timbre gagnerait à être
étudié. Je répondrai en lui disant :
Est-ce qu'un projet de
loi sur l'allègement réglementaire général est le forum
pour faire ça? Je ne le sais pas.
Peut-être. Peut-être, dans la prochaine mouture, ça pourrait être quelque chose
qu'on pourrait faire. On fait déjà des grandes avancées dans ce projet
de loi là, mais je ne suis pas certain que d'ajouter d'autres intervenants pour
venir nous parler de choses qu'on sait déjà,
ça contribuerait au débat, en toute sincérité. Alors, je suis d'accord avec le
collègue que l'enjeu et le sujet gagneraient à être étudiés davantage, mais je
ne vois pas comment rajouter un autre intervenant pourrait nous aider à
avancer aujourd'hui dans nos travaux.
La Présidente (Mme
D'Amours) : D'autres commentaires? M. le député d'Abitibi-Est.
Dufour : Bien, je pense que le ministre l'a présenté
lorsqu'on a eu des consultations. Il a mentionné qu'à chaque année il
veut travailler à avoir des nouveaux allègements réglementaires. Donc, je pense
qu'on a une porte aussi qui est disponible à ce moment-là
et je pense que le timbre, en soi, comme le ministre vient de le mentionner, il
est à étudier de façon sérieuse. Donc, je
pense qu'on a un beau... quand même, une amorce d'un beau projet de loi ici
avec les allègements réglementaires qui sont présentés. Donc, on devrait
poursuivre avec ce qui est sur la table présentement.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
D'autres commentaires sur le côté gouvernemental? Sinon, M. le député de
Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin :
Oui, merci, Mme la Présidente.
Bien, écoutez, j'ai écouté le ministre, mais je n'ai pas entendu de réponse, à
savoir quel est l'angle des policiers sur le sujet. Est-ce que vous, vous avez
une idée sur quelle est la raison pour laquelle les policiers, eux autres,
trouveraient ou pas utile l'application encore de cette... de ce modèle-là qui
date d'une autre époque? Pourquoi est-ce qu'on a besoin encore d'avoir le
timbre puis pourquoi on résiste à cette histoire?
La Présidente (Mme D'Amours) : Bon,
je suis désolée. C'est peut-être mon retour, puis je ne me souvenais plus, mais, quand il y a des motions préliminaires, vous
avez le droit à une parole une seule fois, 30 minutes, 30 minutes, le
ministre, et 10 minutes, les députés. Je vais m'en souvenir pour la
prochaine fois.
Donc,
ceci met fin à la discussion pour la motion préliminaire. Et je suis prête à
vous demander : Est-ce que la motion est adoptée?
M. Skeete : Non,
rejeté.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Non? Donc, elle est rejetée. La motion est rejetée.
Donc,
s'il n'y a... nous allons maintenant commencer l'étude détaillée du projet de
loi. Et je comprends que, selon... Il y a eu une entente, après les remarques
préliminaires et la motion préliminaire, qu'il faudrait que je vous demande...
de l'article 1 à 117, qu'elles soient... qu'ils soient suspendus et
qu'on débute l'étude avec l'article 118. Est-ce que j'ai l'assentiment de tout le monde? Consentement? Consentement, tout le monde? Merci. Donc, M. le ministre, on commence
avec l'article 118. Oui, M. le député de...
M. Beauchemin :
Tel que prévu à
l'article 245, et conformément à notre jurisprudence pour cette étude
détaillée, je demande à ce que les articles de ce projet de loi soient
étudiés alinéa par alinéa et paragraphe par paragraphe et à ce que chacun des articles qu'on propose de
modifier ou d'ajouter dans les lois existantes soit étudié séparément là où c'est
applicable.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Parfait, merci. Donc, M. le ministre, l'article 118,
s'il vous plaît.
M. Skeete : Merci
beaucoup, Mme la Présidente. Je vais lire l'article 118 :
L'article 7 de
la
Loi sur les compagnies (chapitre C-38) est modifié par la suspension du
troisième alinéa.
Je vous avertis, j'ai
de la misère avec ce mot-là. Je vais me tromper puis je vais m'enfarger tout le
long de nos travaux. Bien, écoutez, l'article 118 du projet de loi propose
de modifier l'article 7 de la
Loi sur les compagnies afin de retirer
l'obligation pour les requérants de transmettre au registraire un rapport de
recherche aux noms utilisés ou déclarés par
d'autres entreprises au registre des entreprises lors de leur demande de
constitution en personne morale.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Commentaires sur l'article 118? Pas de commentaire.
L'article 118 est-il adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) :
L'article 119, M. le ministre.
M. Skeete :
L'article 8
de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant :
«Toutefois, lorsque
la requête prévoit un nom réservé à la compagnie [et] conformément à
l'article 9.2, il n'est pas tenu compte du paragraphe 8° de
l'article 9.1 à l'égard de ce nom pour la délivrance des lettres
patentes.»
L'article 119 du
projet de loi propose de modifier l'article 8 de la
Loi sur les compagnies
afin que le registraire ne tienne pas compte, lorsque le nom visé par une
demande de constitution est un nom réservé à la compagnie, de la condition selon laquelle le nom de la compagnie ne doit
pas être identique à un nom utilisé par une autre entreprise. Cette
modification aura pour effet de rendre le service de réservation de noms plus
efficace.
Présidente (Mme D'Amours) : Commentaires sur l'article 119? S'il n'y a
pas de commentaire, l'article 119 est-il adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) :
L'article 120, M. le ministre.
M. Skeete :
L'article 9.1 de cette loi est modifié par
l'insertion, dans les paragraphes 8° et 9° et avant «utilisé», de
«réservé ou».
L'article 120 du
projet de loi propose de modifier l'article 9.1 de la
Loi sur les
compagnies afin qu'une entreprise ne puisse
utiliser un nom identique à un nom qui aurait été réservé par une autre
entreprise ni prêter à confusion avec un tel nom. Il s'agit d'une
harmonisation avec l'article 16 de la
Loi sur les sociétés par actions.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Commentaires sur l'article 120? Donc,
l'article 120 est-il adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) :
L'article 121, M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete :
L'article 9.2
de cette loi est modifié par le remplacement du deuxième alinéa par la
suivante :
refuse toutefois de réserver un nom qui n'est pas conforme à l'un des
paragraphes 1° à 6° ou 8° de l'article 9.1.
«Une mention
indiquant qu'un nom est réservé est portée au registre.»
La loi n° 121... pardon, l'article 121 du projet de loi
propose de modifier l'article 9.2 de la
Loi sur les compagnies afin de retirer la possibilité pour une
compagnie de demander au registraire d'effectuer un rapport de recherche
des noms utilisés et déclarés au registre
des entreprises en concordance avec la modification proposée par
l'article 118 du projet de loi. Il est également proposé de prévoir
clairement les cas où le registraire doit refuser de réserver un nom et
qu'une mention indiquant qu'un nom est réservé soit inscrite au registre des
entreprises.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Commentaires sur l'article 121? Pas de commentaire.
Donc, est-ce que l'article 121 est adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) :
L'article 122, M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete :
L'article 10.1
de cette loi est abrogé.
L'article 122 du
projet de loi propose d'abroger l'article 10.1 de la
Loi sur les
compagnies en concordance avec les modifications proposées par
l'article 118 du projet de loi.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Commentaires sur 122? Est-ce que l'article 122 est
adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) :
L'article 123, M. le ministre.
M. Skeete :
L'article 123.14
de cette loi est modifié par la suspension du paragraphe 2.1° du premier
alinéa.
L'article 123
du projet de loi propose de modifier l'article 123.14 de la
Loi sur les
compagnies en concordance avec les modifications proposées par
l'article 118 du projet de loi.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci. Commentaires sur 123?
Beauchemin : Pas de commentaire.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci. Donc, l'article 123 est-il adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) : 124, M. le député... M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete :
L'article 123.160
de cette loi est modifié :
1° par la suspension
du paragraphe 5°;
2° par l'ajout, à la
fin, de l'alinéa suivant :
«Toutefois, lorsque
le statut ou le document prévoit un nom réservé à la compagnie conformément à l'article 9.2, il n'est pas tenu compte du
paragraphe 8° de l'article 9.1 à l'égard de ce nom pour la délivrance
du certificat.»
L'article 124
du projet de loi propose de modifier l'article 123.160 de la
Loi sur les
compagnies en concordance avec les modifications proposées par les
articles 119 et 123 du projet de loi.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Commentaires sur 124?
Beauchemin : Pas de commentaire, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
D'Amours) :
L'article 124 est-il adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) : 125. M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete :
L'article 219
de cette loi est modifié par la suppression du paragraphe 3°.
L'article 125 du
projet de loi propose de modifier l'article 219 de la
Loi sur les
compagnies en concordance avec les modifications proposées par
l'article 118 du projet de loi.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Commentaires sur 125?
Beauchemin : Pas de commentaire. Merci.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci. Est-ce que l'article 125 est adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) : 126. M. le ministre.
M. Skeete :
L'article 227.4 de la loi est modifié par la
suppression de l'article, de... pardon, dans le deuxième alinéa, «et
d'un rapport de recherche des noms utilisés et déclarés au registre de toute
personne, société ou [...] tout groupement».
L'article 126
du projet de loi propose de modifier l'article 227.4 de la
Loi sur les
compagnies en concordance avec les modifications proposées par
l'article 118 du projet de loi.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci. Commentaires sur le 126?
Beauchemin : Pas de commentaire, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci. Est-ce que 126 est adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) : 127. M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete :
L'article 63
de la
Loi sur la publicité légale des entreprises (chapitre P-44.1) est
modifié :
1° par l'insertion,
dans le premier alinéa et après «vertu de», de «l'article 20 ou de»;
2° par l'ajout, à la
fin, de l'alinéa suivant :
«Lorsque
la radiation a été effectuée en vertu de l'article 20, l'assujetti doit
également déclarer un nouveau nom conforme aux dispositions des
paragraphes 1° à 6° du premier alinéa ou deuxième alinéa de
l'article 17.»
L'article 127 du
projet de loi propose de modifier l'article 63 de la
Loi sur la publicité
légale des entreprises afin que le registraire puisse, à la demande de
l'assujetti, révoquer la radiation effectuée en vertu de l'article 20 de cette loi. Dans un tel cas, au moment de sa
demande de révocation, l'assujetti devra déclarer un nouveau nom conforme aux
dispositions de la loi.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Commentaires sur l'article 127?
M. Beauchemin :
Oui, Mme la Présidente. Est-ce
que le ministre pourrait nous expliquer un peu plus?
L'article 20, dans
ça, qu'est-ce qu'on vient faire exactement?
M. Skeete : La
question que vous me posez, c'est que l'article 20... qu'est-ce qu'il fait
exactement?
Beauchemin : Oui, les ramifications de l'article 20 dans ça.
M. Skeete : Bien, avec la présidente... avec la permission de
la présidente, je voudrais laisser peut-être notre juriste nous aider
avec cette particularité-là, avec plaisir.
La Présidente (Mme D'Amours) : Parfait.
Madame, veuillez vous présenter et dire votre titre, s'il vous plaît.
Mme Desbiens (Geneviève) : Bonjour,
Geneviève Desbiens, je suis avocate au ministère de la Justice. Je vais tenter
de vous donner une réponse, mais, heureusement, j'ai des collègues beaucoup
plus expérimentés en la matière qui vont pouvoir me soutenir.
Donc, habituellement, l'article permet
seulement à l'assujetti dont l'immatriculation a été radiée en vertu de 59 de
demander la révocation de la radiation. L'assujetti dont l'immatriculation a
été radiée en vertu de l'article 20 de la
Loi sur la publicité légale peut continuer d'exploiter son entreprise.
Il devra recommencer le processus d'immatriculation, et ainsi obtenir un nouveau numéro d'entreprise,
et sera considéré comme une nouvelle entreprise. Donc, la proposition aura un impact favorable sur la qualité des
informations contenues au registre, mais également sur le fardeau administratif
des entreprises.
Donc,
l'article 20, là, c'est que le registraire peut demander à un assujetti de
remplacer ou de modifier un nom quand il déclare... s'il n'est pas
conforme aux dispositions de certains paragraphes de l'article 17 de la
Loi sur la publicité légale. Ça fait que c'est aussi simple que ça. Comme je
vous dis, si vous avez besoin d'autres explications...
Beauchemin : C'est parfait. Merci.
La Présidente (Mme
D'Amours) : D'autres commentaires, M. le député de Marguerite-Bourgeoys?
Beauchemin : Pas de commentaire.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci. Donc, l'article 127 est-il adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) : 128. M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete : L'annexe II
de cette loi est modifiée par la suppression de ce qui suit :
«Établissement
d'un rapport de recherche en regard d'un nom ou d'une version, incluant la
réservation d'un nom
«personne morale
[...] ou sans capital-actions 20 $».
L'article 128 du
projet de loi propose de modifier l'annexe II de la
Loi sur la publicité
légale des entreprises afin de retirer les droits exigibles associés au rapport
de recherche des noms utilisés et déclarés au registre des entreprises en
concordance avec les modifications proposées par l'article 121 du projet
de loi.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Commentaires sur l'article 128?
Beauchemin : Pas de commentaire, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci.
L'article 128 est-il adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) : 129. M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete : Ce
ne sera pas long.
L'article 474 de la
Loi sur les sociétés par actions
(chapitre 3-31.1) est modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Toutefois, lorsque
les statuts prévoient un nom réservé à la société conformément à
l'article 17, il n'est pas tenu compte du paragraphe 8° de
l'article 16 à l'égard de ce nom pour l'établissement du certificat.»
L'article 129 du
projet de loi propose de modifier l'article 474 de la
Loi sur les sociétés
par actions en concordance avec les modifications à la
Loi sur les compagnies
proposées par les articles 119 et 124 du projet de loi afin que le
registraire ne tienne pas compte, lorsque le nom visé par une demande de
constitution est un nom réservé à la société, de la condition selon laquelle le
nom de la société ne doit pas être identique à un nom réservé ou utilisé par une
autre entreprise. Cette modification aura pour effet de rendre le service de
réservation de nom plus efficace.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Commentaires sur l'article 129?
Beauchemin : Pas de commentaire. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci.
L'article 129 est-il adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) : 130. M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete :
L'article 3 du Règlement sur les dépenses de
formation admissibles (chapitre D-8.3, r. 3) est abrogé.
Cette
modification permet de retirer l'obligation à un employeur assujetti aux
obligations de la Loi favorisant le
développement et la reconnaissance des compétences de la main-d'oeuvre de
produire une déclaration annuelle sur les activités de formation
admissibles.
La Présidente (Mme D'Amours) : Commentaires
sur l'article 130?
M. Beauchemin : Oui,
Mme la Présidente. C'était quoi, la difficulté, là, pour les employeurs avec ça
initialement?
M. Skeete : Ça
cause un... ça cause un fardeau de déclarer à deux places. Ça fait que, là,
avant... le ministère du Revenu collecte ces
informations-là, le ministère du Travail également. Là, en enlevant cette
proposition-là, on déclare seulement
au ministère du Revenu. Donc, ça évite au citoyen corporatif, dans ce cas-ci,
de soumettre à deux places la même information.
Beauchemin : O.K. C'est bon.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci. Est-ce que l'article 130 est adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) :
L'article 131. M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete : La
Loi sur l'aménagement durable du territoire... Pardon?
M. Skeete : Ah!
on m'avise...
M. Skeete : On m'avise qu'on est dans un autre bloc, Mme la
Présidente, donc je pense qu'on devrait suspendre, question de
s'organiser un petit peu plus.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Parfait. Je suspends les travaux quelques minutes.
(Suspension de la séance à
12 h 09)
La Présidente (Mme D'Amours) : Nous
reprenons nos travaux. Et nous en étions à l'article 131. M. le ministre,
s'il vous plaît.
M. Skeete : Ça allait tellement bien, Mme la Présidente, qu'on
a changé de section, je ne m'en ai même pas rendu compte.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Allons-y.
M. Skeete :
131. La
Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier
(chapitre A-18.1) est modifiée par l'insertion, après l'article 83,
du suivant :
«83.1.
Le ministre peut, dans les cas ou les conditions qu'il détermine par règlement,
modifier un permis pour permettre le transfert d'une
partie de la
superficie [d'un] territoire sur lequel porte un permis.»
article propose l'ajout d'un
article à la
Loi sur l'aménagement durable du
territoire forestier afin de permettre au ministre des Ressources
naturelles et des Forêts de modifier un permis de culture et d'exploitation
érablière à des fins acéricoles pendant sa
période de validité. Cette modification pourrait être faite lorsque le
titulaire souhaitera transférer une
partie de son érablière. Les cas ou
les conditions pour procéder à cette modification au permis seront prévus par règlement. À l'heure actuelle, ce type de
transfert n'est pas possible, puisqu'il requiert l'augmentation ou la
diminution de la superficie sur laquelle porte le permis. Or, la
Loi sur
l'aménagement durable du territoire forestier ne permet pas une telle
modification. Les titulaires de permis de culture et d'exploitation érablière à
des fins acéricoles auront davantage de flexibilité pour vendre une
partie des
bâtiments et des équipements relatifs à l'érablière sur laquelle portent leurs
droits, notamment pour encourager la relève.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci. Commentaires sur l'article 131?
M. Beauchemin :
Oui, Mme la Présidente. Donc, ça
va être déterminé, là, par règlement. C'est quoi, les... J'ai deux
questions, là, est-ce que j'y vais les deux en même temps?
La Présidente (Mme
D'Amours) : Allez-y comme vous voulez, M. le député.
M. Beauchemin : Ou
je peux y aller, on règle une affaire puis on... oui, comme dialogue, un genre
de... Parfait. Excusez. Donc, quelles
sont les intentions ici au niveau... Parce qu'on dit qu'on veut déterminer, là,
par règlement. C'est quoi, les intentions par règlement?
M. Skeete : L'objectif, en gros, c'est de dire : Quand on
a un terrain acéricole qu'on veut scinder, notamment pour donner à la
relève, nos enfants ou quoi que ce soit, une
partie de notre terrain, en ce
moment, ce n'est pas possible parce que le
permis, il est pour le terrain au complet. Là, on ajoute une flexibilité, qu'il
reste à déterminer, qui va nous permettre de faire ça pour la relève.
raison que c'est souhaitable de procéder par règlement, c'est que ça permet de,
entre guillemets, «tweaker», au
besoin, pour être certain qu'on est capable de répondre à l'objectif premier,
qui est de permettre de scinder un terrain. Donc, ça nous permet
d'ajuster le tir et d'aller de l'avant pour l'objectif voulu.
Beauchemin : Et puis, si je prenais l'exemple, par exemple, là, des
érablières, là, l'impact spécifique sur les terrains en tant que tels... sur le
terrain en tant que tel, ça va être... sur le terrain dans l'ensemble, sur le
terrain québécois, là, en tant que tel, là, ça va donc être d'avoir plus de
flexibilité pour pouvoir agir plus rapidement.
M. Skeete : Je
vais donner un exemple facile à comprendre. Mettons que j'ai 100 hectares
de terrain acéricole, puis mon fils, qui a 18 ans, veut commencer à
exploiter son terrain, en ce moment, je n'ai pas le droit de scinder mon
terrain. Alors, soit que je lui vends au complet ou... puis je me retire ou il
doit acheter ailleurs. Là, je pourrais dire à mon fils : Écoute, Junior,
voici 200 hectares, puis commence avec ça, puis je vais pouvoir te le
vendre à un prix plus raisonnable que tout le terrain au complet, puis ça te
permet de commencer ton acquisition du terrain. C'est le genre de flexibilité
qu'on souhaite avoir. C'est un exemple.
Beauchemin : Donc, c'est dans un esprit de famille tout le temps ou ça
peut...
M. Skeete : Pas
toujours, pas nécessairement, ça peut être un tiers autre.
M. Skeete : En
fait, je... ça pourrait être un tiers autre qui pourrait être défini par le
règlement.
Beauchemin : ...choisi les érablières?
M. Skeete : C'est
quelque chose qui a été demandé pendant longtemps. Ça...
Beauchemin : Au nom de tous les agriculteurs, là.
M. Skeete : C'est
quelque chose qui est demandé depuis longtemps. Déjà, il y a des programmes,
pour le secteur de l'agriculture, qui permettent certains transferts des...
parfois même sans impôt, là, sans gain en capital. Dans le secteur agricole, ça existe déjà, ça fait que c'est assez bien
servi. Mais, dans cette matière-ci, c'est strictement le terrain qu'on voulait permettre l'exploitation.
N'oublie pas, pour les érablières, on parle d'arbres, on parle d'infrastructures
déjà montées, de scinder une
partie du terrain, c'était un enjeu pour eux au
lieu de vendre au complet.
Beauchemin : O.K. Merci. Je n'ai pas d'autre commentaire, Mme la
Présidente. Merci.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci. Est-ce que l'article... Oui, M. le député d'Abitibi-Est.
M. Dufour : Cher collègue, à
titre d'ex-ministre de la Forêt,
c'était une demande du... des PPAQ, des Producteurs et productrices
acéricoles du Québec, depuis quand même quelques années, comme l'a précisé le
ministre ici.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Commentaires, M. le député de Marguerite-Bourgeoys?
M. Beauchemin :
C'est parce que, justement,
son... mon collègue mentionne qu'effectivement c'est une demande de
l'ensemble du milieu agricole.
M. Dufour : Bien,
c'était une demande du milieu acéricole dans... La raison pourquoi qu'elle est
proposée comme ça, c'est parce que c'est le
milieu acéricole qui avait fait des représentations au ministère des Forêts, de
la Faune et des Parcs dans le passé.
Beauchemin : O.K. Mais c'est ça, mais c'est parce que ce n'est pas
juste... Comme vous avez mentionné, M. le
ministre, il y avait aussi, dans l'ensemble du milieu agricole, cette même
demande-là, c'est pour ça que je posais la question à savoir pourquoi ne pas la simplifier pour tout le milieu
agricole. Mais on semble dire qu'il y a des indications qui sont spécifiques, là, pour le milieu agricole
en général, qui arrivent... Est-ce qu'elles arrivent aux mêmes objectifs?
M. Skeete : Oui,
la réponse, c'est oui, il y a... Puis je me garde une certaine réserve parce
que je ne suis pas spécialiste de ce domaine. En ce moment, il y a des
capacités de vente de terrain dans le secteur agricole pour inciter la relève.
Ici, on parle d'une demande industrielle sur un enjeu particulier qui
permettrait aux acériculteurs de céder une
partie de leur terrain à un tiers.
Donc, ça permet de réduire le fardeau pour une personne qui est vieillissante,
un autre exemple : je vieillis, ça ne
me tente plus d'avoir un gros terrain, je peux céder une
partie de mon terrain
à un tiers. Ça va aussi encourager la relève ainsi. Ça fait qu'on est
dans cette logique-là, puis c'est une demande du secteur, là. On n'a pas
regardé les autres secteurs.
M. Beauchemin : Il y a des fortes
chances que les autres secteurs, une fois qu'ils voient ça, vont peut-être se
dire la même chose. On aura à le demander à...
M. Skeete : Bien, la bonne nouvelle,
collègue, c'est qu'on est ici à toutes les années avec un projet de
loi sur l'allègement
réglementaire. Ça fait que, si demande est faite, on va l'analyser.
M. Beauchemin : Parce que je pense
aux gros établissements de vaches laitières, par exemple, les vaches doivent se promener sur les terrains, ils ont des
étables un peu partout. Ça peut être applicable aussi dans ce contexte-là où est-ce que, justement, on peut décider de
couper l'infrastructure sur le nord-est du terrain avec une
partie qui
ira pour le fils, disons, ou à un étranger, et puis diviser le troupeau en deux,
puis tout ça, c'est...
M. Skeete : Je rajouterais une
précision pour le collègue. Puis, encore une fois, je ne suis pas expert dans
le domaine, mais ce n'est pas souhaitable dans le secteur agriculture en
général, parce que scinder des terrains réduirait l'emprise. Alors, mettons, je
cède une
partie de mon terrain agricole à mon fils puis... ou à quelqu'un, à un
tiers, là, on se retrouverait avec un lot qui est plus petit. Puis qu'est-ce
qui arrive quand que ces deux personnes-là ne sont plus là? Bien là, on a deux
lots qui, avant, n'étaient pas fractionnés. Je ne suis pas sûr que l'UPA serait
d'accord avec ce genre de fractionnement là parce qu'il y a des avantages à
avoir une plus grosse ferme. Je pense que la tendance est plutôt à l'inverse,
de grossir sa ferme et son niveau d'exploitation. Ça fait que le secteur
acéricole, je pense qu'il est différent pour des raisons différentes, parce que
c'est une différente sorte d'agriculture.
M. Skeete : Ah! puis on me rappelle
aussi que c'est seulement pour les terres publiques. Merci. C'est pour ça que
je me gardais de dire «céder», en passant, là, ce n'est pas une vente, là.
M. Beauchemin : C'est une bonne
réserve.
M. Skeete : Voilà. Merci à tout le
monde.
La Présidente (Mme D'Amours) : D'autres
commentaires?
M. Beauchemin : Plus de commentaire,
Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) :
Merci. Est-ce que l'article 131 est adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) : 132. M.
le ministre, s'il vous plaît.
Skeete :
L'article 109 de cette loi est modifié par
l'ajout, à la fin du premier alinéa, du paragraphe suivant :
«4° le bénéficiaire n'a pas déposé, alors que le
droit conféré par sa garantie est suspendu, un plan d'affaires sur la base duquel il entend reprendre ses
activités conformément au troisième alinéa de l'article 110 ou un délai de
30 jours s'est écoulé depuis qu'il a déposé ce plan.»
Cet
article propose d'ajouter, à
l'article 109 de la
Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier,
un nouveau cas pour lequel la garantie
d'approvisionnement peut être résiliée par le ministre. Celle-ci pourra être
résiliée lorsque...
M. Skeete : Pardon, je l'ai coché,
je n'ai pas cherché le bon. C'est beau. Désolé.
L'article 87 de cette loi est modifié par
l'insertion, après le paragraphe 2°, du suivant :
«2.0.1° déterminer
les cas et les conditions selon lesquels un permis de culture et d'exploitation
d'une érablière à des fins acéricoles peut être modifié pour permettre le
transfert d'une
partie de la superficie du territoire sur lequel porte
un permis;»
Cet
article propose une modification de
concordance à l'article 87 de la
Loi sur l'aménagement durable du
territoire forestier en raison de l'ajout du pouvoir de modification du permis
de culture et d'exploitation d'une érablière à des fins acéricoles prévu à
l'article 131 du projet de loi. Le ministre des Ressources naturelles et
des Forêts pourra déterminer les cas
et conditions pour lesquels un permis de culture et d'exploitation d'érablière
à des fins acéricoles pourra être modifié pendant sa période de validité
lorsque le titulaire souhaitera transférer une
partie de la superficie de
son érablière.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Commentaires sur l'article 132?
Beauchemin : Pas de commentaire, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci.
L'article 132 est-il adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) : 133. M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete : La
seule chose qui est pire que de le lire une fois, c'est de le lire deux fois,
Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
D'Amours) : On vous suit. On vous suit.
M. Skeete :
L'article 109 de cette loi est modifié par
l'ajout, à la fin du premier alinéa, du paragraphe suivant :
«4° le bénéficiaire
n'a pas déposé, alors que le droit conféré par sa garantie est suspendu, un
plan d'affaires sur la base duquel il entend
reprendre ses activités conformément au troisième alinéa de l'article 110
ou un délai de 30 jours s'est écoulé depuis qu'il a déposé ce
plan.»
Cet
article propose
d'ajouter, à l'article 109 de la
Loi sur l'aménagement durable du territoire
forestier, un nouveau cas pour lequel la
garantie d'approvisionnement peut être résiliée par le ministre. Celle-ci
pourra être résiliée lorsque le titulaire n'a pas déposé un plan
d'affaires sur la base duquel il entend reprendre ses activités lors d'une suspension de la garantie pour l'inactivité de son
usine de transformation. La garantie pourra également être résiliée même si
le titulaire dépose ce plan, lorsque le ministère le jugera opportun.
La modification
permet au ministre, dans le cas d'une interruption des activités de l'usine de
transformation du bois durant six mois, de suspendre d'abord la garantie,
exiger un plan d'affaires pour la reprise des activités, puis, si cela est
opportun à la lumière du plan ou à défaut d'en avoir un, de résilier la
garantie. La modification proposée permet ainsi une gradation des mesures
prises à l'encontre du titulaire de garantie de l'approvisionnement.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci. Commentaires sur l'article 133?
Beauchemin : Pas de commentaire, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci. Donc, l'article 133 est-il adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) : 134. M. le ministre.
M. Skeete :
L'article 110
de cette loi est modifié :
1° par le
remplacement, dans le paragraphe 1° du premier alinéa, de «et 2°» par «à
3°»;
2° par l'ajout, à la
fin, de l'alinéa suivant :
«Dans le cas d'une
usine qui n'est plus en activité depuis au moins six mois, le bénéficiaire
dispose [d'un] délai d'au moins six mois que
le ministre fixe dans sa décision pour déposer un plan d'affaires sur la base
duquel il entend reprendre ses activités.
Malgré le premier alinéa,
l'avis préalable n'a pas à indiquer l'exigence de déposer ce plan.»
Cet
article propose
de modifier l'article 110 de la
Loi sur l'aménagement durable du
territoire forestier afin de permettre au ministre des Ressources naturelles et
des Forêts de suspendre le droit conféré par la garantie d'approvisionnement
lorsque l'usine de la transformation de bois visée par sa garantie est en
inactivité depuis au moins six mois. À
l'heure actuelle, le ministre peut uniquement procéder à la résiliation de la
garantie d'approvisionnement dans un tel cas.
Cet
article propose
également d'obliger le bénéficiaire de la garantie d'approvisionnement,
suspendue pour l'interruption des services... pardon, l'interruption des
activités de son usine, de déposer un plan d'affaires sur la base duquel il entend reprendre ses activités. Le délai
sera déterminé dans la décision de suspension. Ce rapport permettra au ministre
d'évaluer les perspectives de reprise de l'activité et de déterminer la mesure
appropriée dans les circonstances, notamment la levée de la suspension
ou la résiliation de la garantie d'approvisionnement.
La suspension
permettra au bénéficiaire de conserver sa garantie d'approvisionnement et à
favoriser la relance des activités de
l'usine. Au cours de cette suspension, le bénéficiaire ne pourra pas exercer son
choix d'option d'achat annuelle de bois, mais aura à payer la... de
redevance... n'aura pas à payer de redevance. Ainsi, le ministre pourra rendre
disponibles les volumes de bois non consommés par l'usine aux autres
bénéficiaires. Le titulaire de la garantie
d'approvisionnement sera soulagé du paiement d'une redevance, ce qui pourra
faciliter la relance des activités de l'usine de transformation.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Commentaires sur l'article 134?
M. Beauchemin : Oui. M. le ministre,
est-ce que vous pouvez me donner un exemple? J'essaie de... j'essaie de visualiser, là, j'ai de la misère à visualiser
comment ça pourrait s'appliquer. Y
a-tu un exemple récent qui peut être expliqué,
qui me donnerait plus de substance, là, pour le comprendre?
Skeete : Il y a des exemples actuels où est-ce que c'est un
problème. Je ne veux pas nommer les entreprises pour ne pas leur causer un préjudice, mais un exemple, c'est qu'une
entreprise forestier cesse d'exploiter. En ce moment, c'est : on
opère ou on révoque le permis. Ceci nous permet la gradation, de dire :
Bien là, on va l'enlever puis on va permettre
de donner le quota à quelqu'un d'autre en attendant, le temps qu'on définisse
un plan d'affaires et un plan d'action qui va être acceptable par le
ministère.
Beauchemin : Ça, c'est dans le contexte... excusez, dans un
contexte où est-ce que l'entreprise forestière...
M. Skeete : Est en arrêt, est en
arrêt de production, là.
M. Beauchemin : Est en arrêt de
production.
M. Skeete : Elle n'est pas en
opération.
M. Beauchemin : Est en arrêt de
production pour quelle raison?
M. Skeete : Bien, ça peut être des
raisons financières, ça peut être d'autres raisons.
M. Beauchemin : O.K. Donc, la
business ne fonctionne plus.
M. Skeete : La business, pour peu
importe la raison, n'est pas en opération.
M. Beauchemin : O.K., dans ce
sens-là.
M. Skeete : Donc là, là, en ce
moment, c'est : on révoque le permis ou on ne fait rien. Puis là ça nous
permet de dire : Bien, on va suspendre
votre permis, on pourrait même donner votre quota à un tiers pour une saison,
le temps que vous définissiez un nouveau plan d'action. Ça fait qu'on ne perd
pas la saison, puis, en plus, ça nous permet d'être patient avec un
titulaire de permis.
M. Beauchemin : O.K. Merci.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
L'article 134 est-il adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) : La
suivante, 135. M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete : Ce ne sera pas long, il
y a beaucoup de pages, Mme la Présidente.
Bon.
L'article 20 de cette loi est modifié
par le remplacement, dans le paragraphe 11° du premier alinéa, de «et les
coûts des activités» par «et des activités».
Cet
article propose une modification de
concordance à l'article 120 de la
Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier en raison de la modification
de l'article 173 de cette loi proposée par l'article 136 du projet de
loi. Cette modification vise à
préciser que le Bureau de mise en marché des bois a pour fonction d'évaluer la
valeur des activités de protection des forêts.
Présidente (Mme D'Amours) : M. le ministre, vous aviez dit, au tout début :
L'article 20. C'est
l'article 120 tel qu'écrit dans le document.
Skeete : Je me reprends :
L'article 120 de cette
loi est modifié par le remplacement, dans le paragraphe 11° du premier
alinéa, de «et les coûts des activités» par «et des activités». Merci de me
reprendre, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Y a-t-il des commentaires sur l'article 135?
M. Beauchemin : Ça va. Merci
beaucoup, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
L'article 135 est-il adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) : Prochain
article, M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete :
L'article 173 de
cette loi est modifié par l'insertion, à la fin du paragraphe 6°, de «et
prescrire l'utilisation des valeurs évaluées par le Bureau de la mise en marché
des bois».
Cet
article propose de modifier
l'article 173 de la
Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier
afin de permettre au gouvernement de prescrire l'utilisation des valeurs
évaluées par le Bureau de la mise en marché des bois dans le calcul et la justification des dépenses de mise en valeur
et de protection admissible au remboursement des taxes foncières plutôt que de revoir ces valeurs directement dans le
Règlement sur le remboursement des taxes foncières des producteurs
forestiers reconnus (RLRQ,
chapitre A-18.1, r. 12.1).
L'objectif poursuivi est d'harmoniser les
valeurs des dépenses admissibles aux différents programmes d'aide financière
offerts aux producteurs forestiers reconnus afin de simplifier la gestion des
demandes par les bénéficiaires.
La Présidente (Mme D'Amours) : Commentaires
sur l'article 136?
M. Beauchemin : Pas de commentaire.
Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) :
L'article 136
est-il adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) : 137.
M. le ministre, s'il vous plaît.
La Présidente (Mme D'Amours) : Nous
allons suspendre nos travaux quelques minutes.
(Suspension de la séance à 12 h 31)
La Présidente
(Mme D'Amours) : Nous reprenons nos travaux. Nous sommes à
l'article 137. M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete : Merci, Mme la
Présidente.
L'article 147 de la
Loi sur les mines
(chapitre M-13.1) est remplacé par le suivant :
«147. Le bail
non exclusif débute à la date de la délivrance du certificat d'inscription du
bail par le registraire. Il se termine le 31 mars de l'année qui suit d'un
an, de deux ans ou de trois ans celle à laquelle il a débuté, au choix
du demandeur.
«Le bail est renouvelé pour des périodes d'un,
de deux ou de trois ans, au choix du locataire, pour une durée totale maximale
de 10 ans à compter du 31 mars de l'année suivant celle de la
délivrance du certificat d'inscription du bail, pourvu que le locataire :
«1° en ait demandé le renouvellement avant la
date d'expiration du bail;
«2° ait acquitté le loyer fixé par règlement;
«3° ait respecté les dispositions de la présente
loi et de ses règlements d'application au cours de la période de validité qui
se [détermine], notamment avoir fait rapport conformément à l'article 155;
«4° ait satisfait aux autres conditions de
renouvellement fixées par règlement.
«Toutefois, le bail ne peut être renouvelé si,
pendant la durée du bail précédent, le terrain visé a fait l'objet d'un bail
minier en faveur d'un tiers.
«Le ministre peut prolonger le bail après le
dernier renouvellement pour des périodes d'un an.»
Cet
article propose une modification de
l'article 147 de la
Loi sur les mines afin que la période de validité du bail non exclusif d'exploitation de substances
minérales de surface puisse être d'une durée d'un, de deux ou de trois ans. Il
en est de même pour la durée des renouvellements. Le demandeur pourra choisir
la durée du bail ainsi que celle de ses renouvellements. Toutefois, la durée totale du bail initial et de ses
renouvellements ne peut excéder 11 ans et trois mois. À l'heure actuelle, la durée du bail est limitée à
un an, et celle-ci peut être renouvelée jusqu'à 10 fois. Cette mesure
permet donc d'éviter d'avoir à procéder systématiquement à des
renouvellements annuels.
La Présidente (Mme D'Amours) : Des
commentaires sur l'article 137?
M. Beauchemin : Oui. Donc,
toutefois, la durée totale du bail initial et de ses renouvellements ne pourra excéder 11 ans et trois mois. À l'heure
actuelle, la durée du bail est limitée à un an, et celle-ci peut être
renouvelée jusqu'à 10 fois. Pourquoi mettre la limite de
10 ans, point?
M. Skeete :
Peut-être, je demanderais à nos experts de nous éclairer sur ça.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Est-ce que j'ai le consentement...
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Consentement.
M. Skeete :
Mme Labonté.
La Présidente (Mme
D'Amours) : ...de vous présenter et répondre à la question.
Mme Labonté
(Sara) : Oui. Sara Labonté, avocate au ministère de la Justice.
En fait, c'est une
technicalité, là, qui était présente avant, là. Mais là la première période de
validité du bail, on dit qu'elle est d'un an,
là, mais, dans les faits, puisqu'elle débute au moment de la délivrance du
certificat et se termine un an, le 31 mars de l'année qui suit
celle de sa délivrance... D'ailleurs, des fois, ça arrive que, bien, le un an
n'est pas de 12 mois comme on le connaît, mais peut être jusqu'à
15 mois, là, par exemple, si le certificat est délivré le 1er janvier
de l'année. Donc, on veut reprendre ce principe-là, que la première année peut excéder
12 mois, mais limiter le total, là, à
un an plus 10 renouvellements, ce qui revient à 11 ans et trois mois,
là, si on veut être vraiment exact, là, puis comprendre que la première
année peut excéder le 12 mois.
M. Beauchemin : ...ma question revient
spécifiquement à ça. Peut-être que c'est vous, le... On peut apprendre, là.
Pourquoi donc 10 ans? Pourquoi le faire
pour une période maximum de 10 ans? Pourquoi on a choisi 10 ans
initialement?
La Présidente (Mme
D'Amours) : M. le ministre.
M. Skeete : Je pense que Mme Garon serait peut-être la personne à qui on
devrait parler pour cette question-là.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Donc, j'ai le consentement pour qu'une autre personne
prenne la parole?
M. Skeete :
Elle pourrait vous aider, collègue.
M. Beauchemin :
Parfait. Merci.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Consentement?
M. Beauchemin :
Consentement, oui. Merci beaucoup.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Madame, veuillez vous identifier, s'il vous plaît, puis répondre à la
question.
Mme Garon (Renée) : Oui. Bonjour. Est-ce que
vous m'entendez? Oui? Renée Garon, directrice générale de la gestion du
milieu minier.
Sachez
que, de façon générale, ces BNE là, on en a 82 % des BNE qui se
renouvellent à l'intérieur de 10 ans. Donc, ils sont renouvelés une
fois dans un délai maximum de 10 ans. Puis l'autre raison pour laquelle on
met un maximum de 10 ans, c'est qu'à un
moment donné il faut aussi qu'on puisse intervenir puis faire cesser
l'exploitation si jamais, pour toutes
sortes de raisons, on n'a plus besoin d'en avoir, d'exploitation. C'est
vraiment une question, là, d'associer le besoin avec l'exploitation.
M. Beauchemin :
Ça aurait pu être huit ans, ça aurait pu être deux ans, ça aurait pu être
15 ans.
Mme Garon (Renée) : Oui, ça aurait pu être
ça, mais, en fait, le 10 ans, comme je vous dis, c'est parce que 82 %
des BNE sont... c'est... Il y en a 82 % qui sont à l'intérieur de
10 ans. C'est la norme maximale, 10 ans.
M. Beauchemin :
C'est la raison pour laquelle vous dites ça.
Mme Garon
(Renée) : Oui, on est allés avec le volume.
La Présidente (Mme
D'Amours) : D'autres commentaires, M. le député de Marguerite-Bourgeoys?
M. Beauchemin :
Non. Merci beaucoup, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci.
L'article 137 est-il adopté?
Présidente (Mme D'Amours) :
L'article 138. M. le ministre, s'il
vous plaît.
M. Skeete :
Oui, Mme la Présidente.
L'article 306 de cette loi, modifié par l'article 46 du
chapitre 8 des lois de 2022, est de nouveau modifié par
l'insertion, dans le paragraphe 3° et après «renouvellement», de «ou de
prolongation».
article propose une modification à l'article 306 de la
Loi sur les mines
afin de permettre au gouvernement d'encadrer par règlement la demande de
prolongation du bail non exclusif d'exploitation de substances minérales de
surface ainsi que le loyer exigible.
Cette mesure permet
de réglementer une pratique administrative actuellement mise en place par le
ministre et donc d'assurer davantage de prévisibilité dans son application.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Commentaires sur l'article 138?
M. Beauchemin :
Pas de commentaire sur l'article 138, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci. Est-ce que l'article 138 est adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) :
L'article 139. M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete :
L'article 49 du Règlement sur les substances minérales autres que le
pétrole, le gaz naturel et la saumure (chapitre M-13.1, r. 2) est remplacé
par le suivant :
«49. La demande de
bail non exclusif d'exploitation de substances minérales de surface doit
également être accompagnée du paiement du loyer pour toute la durée du bail,
lequel correspond à un montant de 327 $ pour la période se terminant le 31 mars suivant l'année de la délivrance du
certificat d'inscription auquel s'ajoute, le cas échéant, un montant de
327 $ pour chaque année subséquente du bail.»
Cet
article propose
une modification de concordance avec l'article 147 de la
Loi sur les
mines, modifié par l'article 137 du projet de loi, afin de soumettre le
demandeur au paiement d'un loyer selon la durée du bail choisie.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Commentaires sur 139? M. le député.
M. Beauchemin :
Oui, Mme la Présidente. Je suis curieux. 327 $, ça vient d'où, ce
chiffre-là? On a trouvé ça comment? Pourquoi c'est... Ça m'apparaît peu aussi,
là, mais y a-tu un hystérique qui peut nous expliquer pourquoi on est rendus à
327 $.
M. Skeete :
C'est-u un jeu de mots, «un hystérique»?
M. Beauchemin :
Ça pourrait. C'est un historique, mais de comprendre un petit peu la
tarification puis pourquoi on est là.
M. Skeete :
Bien, je vais répondre globalement, puis, peut-être, plus précisément, on
pourrait répondre par la suite. Mais, de
manière générale, le gouvernement du Québec a des frais qui ne sont pas trop
exorbitants, justement, dans le but de favoriser le développement
économique. Tu sais, je vous rappelle, là, pour aller chercher un registraire,
chez Revenu Québec, c'est à peine 50 $ parce qu'on veut encourager les
gens à se lancer en affaires. On est dans la même logique ici qu'on veut que
les gens prennent le temps de s'inscrire, et tout. Ça, c'est le principe
général, là. C'est pour ça que les tarifs
sont souvent plus bas. Mais peut-être que madame pourrait nous aider davantage,
avec votre permission, Mme la Présidente.
M. Beauchemin :
...effectivement, c'est ce qu'on souhaite tous, que les gens veulent
développer. Est-ce qu'il y a eu une
comparaison? Y a-tu des comparables qui ont été faits à savoir, en
Ontario, par exemple, combien, pour ce service équivalent là, l'Ontario
charge pour voir si on est, bien, compétitifs? Pas que ça... Je suis certain
que ça ne changera pas la décision d'affaires, là, O.K., mais juste pour
comprendre si on a au moins passé à travers cet exercice-là, de benchmarking, un
peu, là.
M. Skeete :
On aime ça se comparer à l'Ontario au gouvernement du Québec. Vous le
savez, c'est...
M. Beauchemin :
Bien, ce n'est pas moi qui a commencé, là, mais...
M. Skeete : Vous le savez. Mais, avec
votre permission, Mme la Présidente, peut-être on peut être éclairés par les
experts sur le sujet.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Qui prendrait la parole? Mme Garon? Oui, allez-y.
Mme Garon
(Renée) : Est-ce que je dois me...
Présidente (Mme D'Amours) : Non, pas du tout, il fallait le faire
seulement une fois.
Mme Garon
(Renée) : Parfait. Alors ça, c'est le coût du loyer, le 327 $.
Mais il faut savoir qu'ils paient aussi pour une redevance sur l'exploitation
qu'ils font. Ça fait que, dans le fond, la compensation pour l'utilisation du
territoire se fait par la redevance.
M. Beauchemin :
...fait
partie du Fonds des générations?
Mme Garon
(Renée) : Non.
M. Beauchemin :
Non? Non?
Mme Garon (Renée) :
Non, ça ne fait pas
partie du fonds, ça, hein? C'est le... Non.
Mme Garon
(Renée) : Le fonds, c'est pour les baux miniers. Le fonds dont vous
parlez, c'est pour les baux miniers.
M. Beauchemin :
Oui... O.K.
Mme Garon (Renée) :
Ça, c'est un bail d'exploitation de substances minérales de surface. Donc,
ce n'est pas un... Ça ne va pas dans le même fonds.
M. Beauchemin :
Ah, d'accord...
La Présidente (Mme
D'Amours) : D'autres commentaires?
M. Beauchemin :
Pas d'autre commentaire, Mme la Présidente. Merci.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci. Donc, l'article 139 est-il adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) :
L'article 140, M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete :
Oui, Mme la Présidente.
L'article 50 de ce règlement est modifié :
1° par l'insertion,
dans ce qui précède le paragraphe 1° du premier alinéa et après
«renouvellement», de «ou de prolongation»;
2° par le
remplacement du deuxième alinéa par les suivants :
«La demande de
renouvellement de bail doit être accompagnée du paiement du loyer pour toute la
durée du renouvellement du bail, lequel correspond à un montant de 327 $
pour chaque année.
«La demande de
prolongation du bail doit être accompagnée du loyer au montant de 327 $.»
Cet
article propose
une modification de concordance avec l'article 147 de la
Loi sur les
mines, modifié par l'article 137 du
projet de loi, afin de soumettre le demandeur au paiement du loyer selon la
durée du renouvellement choisie.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci. Commentaires sur l'article 140?
M. Beauchemin :
Pas de commentaire. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci.
L'article 140 est-il adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) :
L'article 141, M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete : Je me permets d'ajouter,
Mme la Présidente, que c'est vrai que 327 $, c'est un peu
arbitraire, hein? On jase, là, mais, en tout cas, je suis d'accord que
ça frappe, là, tu sais.
M. Skeete :
C'est l'indexation. On me dit que...
M. Skeete :
Et voilà. Puis on a la réponse.
M. Beauchemin :
Qu'est-ce que c'est?
M. Skeete :
C'était 200 $ puis c'est indexé automatiquement à...
M. Beauchemin :
Ah! d'accord. Ça fait que c'est la magie de la composition des taux
d'intérêt.
M. Skeete :
Depuis 2000. Voilà!
M. Beauchemin :
D'accord.
M. Skeete :
On va se coucher moins niaiseux à soir.
L'article 115 de ce règlement est modifié par l'insertion, après le
paragraphe 1° du premier alinéa, du paragraphe suivant :
«1.1° une somme
d'argent transmise par virement bancaire au ministre des Finances du Québec;».
Cet
article propose
de modifier l'article 115 du Règlement sur les substances minérales autres
que le pétrole, le gaz naturel et la saumure afin d'ajouter le virement
bancaire comme forme de garantie financière admise pour l'application de
l'article 232.4 de la
Loi sur les mines.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci. Commentaires sur l'article 141?
M. Beauchemin :
Oui. En fait, ça fait que, donc, le virement bancaire n'existait pas avant?
M. Skeete : C'est... (panne de son)
...effectivement. Je vous le dis, c'est la pandémie qui nous a enseigné ça,
que, finalement, c'était quelque
chose qui serait intéressant. Puis là ils ont dit que c'est tellement «hot»
qu'ils le refont, oui.
M. Skeete :
Non, je suis à la même place que vous, collègue.
Une voix : C'est
de l'allègement réglementaire.
M. Skeete :
C'est de l'allègement réglementaire.
M. Beauchemin :
Oui. Merci.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci.
L'article 141 est-il adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) : Je suspends les travaux quelques instants.
M. Skeete :
Parfait. Merci beaucoup, Mme la Présidente.
(Suspension de la séance à
12 h 45)
La Présidente (Mme D'Amours) : Nous
reprenons nos travaux. Et nous sommes maintenant rendus à l'article 142.
M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete :
L'article 148.0.2 du Code municipal du Québec
(chapitre C-27.1) est modifié :
1° par l'ajout, à la
fin du premier alinéa, de la phrase suivante : «Toutefois, lors d'une
année [électorale], le conseil peut adopter
le budget lors d'une séance, postérieure à la séance ordinaire de novembre,
tenue au plus tard un mois après celle-ci.»;
2° par l'insertion,
dans le troisième alinéa et après «novembre», de «, lors de la séance
postérieure visée au premier alinéa».
L'article 142
du projet de loi modifiant... modifierait, pardon, l'article 148.0.2 du
Code municipal du Québec afin d'accorder aux
municipalités régionales de comté un délai supplémentaire d'un mois pour
l'adoption de leur budget lors d'une année d'élections générales
municipales, soit la même prolongation de délai que celle qui est accordée aux
municipalités locales.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci. Commentaires sur 142?
M. Beauchemin :
Oui, Mme la Présidente. Merci beaucoup. L'UMQ, en fait, avait spécifiquement
parlé de cet article-là. La conséquence, selon l'UMQ, c'est que cette mesure
risque d'entraîner des retards dans l'adoption des budgets de municipalités qui
devront possiblement attendre un mois supplémentaire avant de recevoir leur
quote-part à verser à leur MRC. Les municipalités
ne pourront pas déposer leur budget avant d'avoir obtenu cette information,
puis, dans les circonstances, l'UMQ : «...nous croyons que ce délai
accordé aux MRC n'est pas justifié.» Ce qu'ils proposaient, c'était de
modifier, afin de le retirer... modifier l'article 149 et de le retirer.
Est-ce que vous êtes ouvert à ça?
M. Skeete :
On s'est penchés sur cette question-là, puis je l'ai posée après avoir
entendu l'UMQ. Vous savez, on est des élus,
vous et moi, collègue. Imaginez, vous gagnez une élection, puis vous arrivez en
poste, puis, en dedans de 30 jours, là, vous apprivoisez, là, les
lieux, là, puis, tout à coup, on vous dit qu'il faut adopter un budget sur
lequel vous allez être contraint de vivre
avec pendant un an. Puis vous arrivez là, puis on ne vous donne pas le temps de
faire le tour puis de vous assurer pourquoi que les choses et les choix qui ont
été faits sont faits. La réponse de l'UMQ, quand j'ai posé cette question-là, c'était de dire : Bien là, le
directeur général est encore là, puis ça va bien. Moi, je pense que les élus doivent avoir le temps de bien faire
les choses, ne serait-ce que par respect à la démocratie qui les a mis là.
Et je pense que ce n'est pas trop demander qu'on soit flexible, une fois aux
quatre ans, de permettre une flexibilité comme ça. C'est surtout pour le
respect du rôle de l'élu.
M. Beauchemin :
Oui. Je pense que c'est plus, aussi, une question de financement. Les MRC,
là, vont être en manque financier pendant une période de temps si on fait ce
délai-là, cet angle-là, surtout, là, je pense, qui était la raison du pourquoi
de leur commentaire.
M. Skeete :
Je n'adhère pas à la raison qu'ils ont donnée parce que je crois dans la
prépondérance des intérêts. Je pense que
c'est mieux d'avoir des élus qui savent le budget qu'ils vont voter aux quatre
ans puis je pense que ça va prendre
un peu de flexibilité, certes, de recevoir des paiements peut-être un peu plus
tard par la suite, mais je pense que le coût en vaut la chandelle, là,
parce que... Non, c'est le contraire, c'est la chandelle en vaut le coût
puis...
M. Skeete :
Non? C'est quoi l'expression, câline? C'est quoi? Y a-tu quelqu'un qui
peut...
M. Skeete :
La chandelle en vaut le coût, c'est ça. Bon. Ça fait que, pour moi,
c'est... ça va par le respect des élus, là.
Puis je trouve qu'une fois par quatre ans, puis même si ça chamboule un peu
l'horaire de gens, tu sais, je ne suis pas dans cette logique-là de
dire... Les gens vont s'ajuster, puis c'est important.
M. Beauchemin :
Ça, c'est... Bien, en fait, j'ai deux volets là-dessus. Je pense que le
premier volet... J'ai trois volets. Un, je comprends ce que vous dites...
M. Beauchemin :
Le jeu...
M. Skeete :
Le jeu en vaut la chandelle. Excuse-moi. L'anglophone, sors de ce corps!
M. Beauchemin :
La chandelle, elle ne vaut pas l'argent ou... En tout cas, je comprends ce
que vous dites. Est-ce qu'il y a des élus qui ont fait mention de ça comme
étant une situation problématique de par le passé, qui ont dit : Oh mon
Dieu! Je n'aurais jamais pu... dû faire ça ou... Y a-tu des exemples?
M. Skeete :
C'est un allègement. C'est un allègement qui vise à rendre ce moment-là
plus facile pour les élus. Mais, n'oubliez
pas, là, la majorité des élus qui rentrent en poste sont déjà là, tu sais. Il y
a beaucoup de... Ça fait que, tu sais, les délais qu'on nous évoquait,
là, ils vont être rarissimes.
M. Beauchemin : C'est un bon
point.
M. Skeete : Puis
moi, je pense que c'est un allègement qui est important pour donner le temps de
prendre le temps, là. Puis je pense que c'est ça qu'on veut de nos
municipalités, là.
M. Beauchemin : C'est un bon
point. Ça, je le comprends. Effectivement, je ne sais pas c'est quoi le niveau
de rotation, là, si on peut l'appeler comme ça, là. Mais, quand même, ici, on
parle de la quote-part qui est versée aux MRC, disons, spécifiquement, qui est
une fraction, donc, du budget. Alors, dans ce cas-là, il n'y aurait pas moyen
de peut-être juste considérer cette
enveloppe-là, l'isoler du processus, faire une modification, donc, pour faire
en sorte que tout le monde puisse
gagner. Ça aurait été, selon moi, acceptable pour l'UMQ. Ça aurait été, selon
moi, bien, acceptable pour tous les nouveaux élus qui arrivent dans le contexte
où est-ce que c'est des nouveaux qui arrivent. Je pense qu'on coche
toutes les cases de même, là.
M. Skeete : Sauf que, dans les
règles de gouvernance et politique, les budgets doivent être votés par les
conseils. Alors, on ne pourrait pas décider arbitrairement de dire : Bien
ça, ce montant-là, il suit tout le temps, puis vous n'avez pas voté dessus. Ça fait que l'applicabilité de cette
mesure-là, je ne suis pas certain, on doit toujours, en tant qu'élu,
garder le dernier mot pour voter ce qui va être transféré, surtout à un tiers.
Ça fait que moi, je suis surtout dans la logique
de dire la chose suivante : Un, c'est quelque chose qui arrive aux quatre ans. Deux, ça demande un peu de
souplesse et de patience, effectivement, mais je pense que la démocratie,
ça vaut la peine. Puis, trois, la majorité
des gens qui rentrent en poste sont des gens qui étaient déjà là. Donc, ça va
être infime, là, vraiment, le montant d'inconvénients que ça va causer
aux autres, là. Ça fait que moi, je pense que c'est une mesure qui est
importante.
M. Beauchemin : J'essaie juste
de... Je n'ai pas la... Je n'ai pas le chiffre en tête, là, je ne suis pas
capable de le visualiser, mais, pour les MRC qu'il y en a qui, financièrement,
c'est juste moins le fun que d'autres, là, ça leur entraîne des coûts sérieux.
Donc, est-ce que ça, cette application-là au niveau spécifique de la quote-part
pour les MRC, étant donné que c'est marginal
dans l'ensemble du budget, pourrait être votée de façon indépendante au niveau
municipal?
M. Skeete : Je vais mettre mon
chapeau de politologue, là. D'automatiser un paiement prévu à un budget, je ne
suis pas sûr que c'est légal, là. Je ne suis pas expert non plus, mais je ne
suis pas sûr que c'est légal parce que ces crédits-là
doivent être votés par les élus pour être envoyés, un. Deux, encore une fois,
je pense que c'est la prérogative des élus de déterminer et d'orienter
les budgets selon les priorités qu'ils auront mises là. La première occasion
qu'un nouveau maire ou une nouvelle mairesse
va avoir de mettre son empreinte sur sa vision de faire les choses va être à ce
premier budget là. Je ne pense pas que c'est extrême de permettre à
cette personne-là d'avoir un mois de plus pour être sûre que certains changements peuvent être faits. Je vous... Je
vous le dis, collègue, là, 30 jours... Si on suit l'argument de l'UMQ, bien, tu sais, le directeur général l'a
déjà tout fait, les équipes de finances, ça fait des mois qu'elles travaillent là-dessus,
tu sais. Puis ça va être juste une question de formalité, puis on vote ça, puis
ça passe.
Moi, je pense que le mois de plus, justement,
permet à ces gens-là de dire : Wo! Une seconde, là! Ça, cette mesure-là, je ne suis pas pour ça, là, tu sais.
Vous avez augmenté les taxes, là, moi, j'ai gagné sur un enjeu de réduction
de taxes. Moi, je... Non. Trouvez une autre manière. Puis là, si on crée un
sentiment d'urgence pour cette nouvelle personne
là qui est en poste, pour moi, ça me semble, puis je vais utiliser un gros mot,
là, mais antidémocratique. Il faut laisser le temps au temps. Et cette
personne-là va être contrainte par ces mesures budgétaires là, qui n'ont pas...
dans lesquelles ils n'ont pas participé. Ça
fait que moi, pour le respect de l'élu, puis je pense que c'est une mesure qui
est très importante et j'ai juste à me mettre dans la peau de cette
personne-là, je ne voudrais pas hériter de décisions dans lesquelles je n'ai
pas participé puis surtout, en plus, être pressé de les adopter telles quelles,
M. Beauchemin : Je ne suis pas
un expert...
Présidente (Mme D'Amours) : Je m'excuse, je veux juste donner la parole au
député de Nicolet-Bécancour, s'il vous plaît.
M. Martel : Oui. Merci. Bien,
peut-être... J'ai fait ça 19 ans, D.G. de MRC, puis je voulais juste
apporter peut-être mon témoignage. Il y a quelque chose de tout à fait logique
dans le sens que l'élu municipal, il est élu la première semaine de novembre. À moins que la loi ait changé, l'adoption
du budget de la MRC, c'est le quatrième mercredi de novembre. Ça veut
dire que ça fait trois semaines qu'il est élu, il prend connaissance de ses
dossiers municipaux, il arrive à sa première
réunion au conseil des maires parce que, souvent, il y en a juste une par mois,
puis on lui demande d'adopter le budget. Ça fait que, si c'est
retardé... Puis je suis à peu près certain que le... la justification de cette demande-là, c'est de dire : Regarde, on
peut-tu faire au moins un mois, aller à une séance de MRC, voir qu'est-ce qu'il
se passe, c'est quoi le projet de budget, puis, le mois d'après qu'on va
arriver, bien, on adoptera le budget? Ça fait que, pour moi, il y a
quelque chose de tout à fait sain et logique.
La Présidente (Mme D'Amours) : D'autres
commentaires sur 142?
M. Beauchemin : Non,
mais je comprends ce que mes collègues disent. Je me pose la question au niveau
de la légalité vis-à-vis de la quote-part. Est-ce que c'est une fonction
qui deviendrait automatique à ce moment-là? De tous les autres ensembles du budget, là, O.K., est-ce que
c'est effectivement quelque chose qu'il serait illégal de faire? Je ne
suis pas un expert, là, je suis nouveau dans ça. Ça fait que j'essaie de le
visualiser, mais...
M. Skeete :
On pourrait peut-être trouver la réponse, puis je m'engage à le faire par
la suite, là, si vous voulez. Mais je vais
poser la question autrement. Est-ce qu'on veut vraiment vivre dans un monde où
certaines mesures budgétaires sont automatiques, tu sais? Est-ce que le
droit de regard de l'élu n'est pas la dernière étape finale? Moi, je ne suis
pas sûr que je veux vivre dans un monde comme ça, même si c'est pour une
formalité.
M. Beauchemin : ...il faut payer nos
policiers, il faut payer nos pompiers, il faut payer nos cols bleus. Tu sais, comme
il y a des choses que, tu sais, on est comme un peu tenus de faire. Est-ce
qu'on leur augmente leur salaire cette année
ou versus l'année prochaine? Ça, ça peut être une question. Est-ce qu'on
augmente les taxes des citoyens? Ça, ça peut être une question. Bien, je ne dis
pas que c'est un automatique, que le salaire doit être garanti tout le temps.
Bien, je pense que c'est le cas, là, mais,
dans le cas spécifique de... des paiements automatiques, on peut être d'accord
sur le reste, là, mais...
M. Skeete :
Bien, je vais donner un exemple. Je vais donner un exemple concret puis...
concret, un exemple philosophique. Il y a un lock-out, puis là on ne paie plus
les employés. Mais, à cause qu'on a une loi qui nous dit qu'on paie
automatiquement certaines choses, bien, l'argent sort pareil. Puis là ça prend
une modification législative pour venir arrêter ça. C'est ça le problème que je
vois avec un automatisme, tu sais.
M. Beauchemin :
Oui, mais, dans le cas des quotes-parts...
M. Skeete :
C'est peut-être boiteux, là, mais...
M. Beauchemin : Mais dans quel cas des...
Dans le cas... Dans le cas des quotes-parts versées à des MRC, c'est...
La Présidente (Mme
D'Amours) : M. le député de Nicolet-Bécancour.
M. Martel : Bien, évidemment, comme
le budget de la MRC est adopté en novembre, le budget des municipalités
est adopté en décembre, les directeurs généraux qui préparent les budgets des
municipalités, c'est important qu'ils connaissent ça va être quoi la
quote-part. Parce que, lui, ça devient une espèce d'incompressible. Ça va être
adopté à la MRC. Donc, ça devient une
dépense incompressible. Ça fait que c'est sûr que les gens, ils vont continuer
de se parler dans la même mécanique.
Mais vous soulevez un bon point. Peut-être que les municipalités, il faudra
qu'elles attendent aussi à la fin du mois de décembre pour adopter leur
budget. Ce n'est pas impossible.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Sur ce, je vous remercie pour votre contribution, votre
collaboration. Compte tenu de l'heure, je suspends les travaux jusqu'à
14 heures. Merci, tout le monde.
(Suspension de la séance à
13 heures)
La Présidente (Mme
D'Amours) : La Commission de l'économie et du travail reprend ses
travaux.
Nous poursuivons
l'étude détaillée du projet de loi n° 17, Loi modifiant diverses
dispositions principalement aux fins d'allègement du fardeau réglementaire et
administratif.
Lors de notre
suspension, nous étions à l'article 142, en discussions, et j'aimerais
savoir s'il y a encore des commentaires sur 142.
M. Beauchemin :
Bien, en fait, juste pour
finaliser la conversation, M. le ministre, on avait... en fait, hors micro,
je l'ai entendu, mais, pour le faire sur le micro, dans le micro ou sur le
«tape», peu importe...
Beauchemin : Oui, exactement. Quel organisme a demandé, là, cette
modification?
M. Skeete : C'est
les MRC qui ont demandé cette disposition-là.
Beauchemin : O.K., parfait, merci.
La Présidente (Mme
D'Amours) : D'autres commentaires?
Beauchemin : Pas de commentaire, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Donc, l'article 142 est-il adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) : 143,
M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete : Oui, ça ne sera pas
long, Mme la Présidente.
L'article 473 de la
Loi sur les cités et
villes (chapitre C-19) est modifié :
1° par l'ajout, à la fin du paragraphe 1°,
de la phrase suivante :
«Toutefois, lors d'une année d'élection générale
au sein de la municipalité, ce délai est prolongé jusqu'au 31 janvier de
l'année suivante.»;
2° par la suppression du deuxième alinéa du
paragraphe 5°.
L'article 143 du projet de loi modifierait
l'article 473 de la
Loi sur les cités et villes afin d'accorder aux municipalités locales régies par cette loi un
délai supplémentaire d'un mois pour l'adoption de leur programme triennal
des immobilisations lors d'une année électorale... lors d'une année d'élection
générale municipale, soit la même prolongation du délai que celle qui est
accordée pour l'adoption de leur budget. Par ailleurs, afin de permettre à la ville de Québec de bénéficier de cette mesure, la
disposition particulière prévoyant l'adoption de son programme triennal d'immobilisations
au plus tard le 20 décembre serait abrogée.
La Présidente (Mme D'Amours) : Commentaires
sur l'article 143?
Beauchemin : La seule question, juste peut-être m'expliquer le
contexte en arrière de la demande spécifique de la ville de Québec.
M. Beauchemin : La ville de Québec,
la demande spécifique n'est pas...
M. Skeete : La ville de Québec
dispose d'une loi particulière à elle. Donc, ça nécessite qu'on vienne régler
sa loi à elle aussi directement pour qu'elle profite de la même chose.
M. Beauchemin : D'accord, merci.
La Présidente (Mme D'Amours) : D'autres
commentaires?
M. Beauchemin : Pas de commentaire,
Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Donc, l'article 143 est-il adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) :
L'article 144,
M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete :
L'article 953.1 du
Code municipal du Québec (chapitre C-27.1) est modifié par l'ajout, à la
fin du premier alinéa, de la phrase suivante : «Toutefois, lors d'une
année d'élection générale au sein de la municipalité, ce délai est prolongé
jusqu'au 31 janvier de l'année suivante.»
L'article 44 du projet de loi modifierait
l'article 953.1 du Code municipal du Québec afin d'accorder aux
municipalités locales régies par ce code un délai supplémentaire d'un mois pour
l'approbation de leur programme triennal des immobilisations lors d'une année
d'élection générale municipale, soit le même délai que de... que pour
l'adoption de leur budget, pardon.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Commentaires sur l'article 144?
M. Beauchemin : Il n'y a pas de
commentaire, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Donc, l'article 144 est-il adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) : Adopté.
L'article 145, M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete : Je me permettrais de
saluer mes collègues que je n'ai pas vus ce matin. Bonjour, content de vous
retrouver.
L'article 392 de la
Loi sur les élections
et les référendums dans les municipalités (chapitre E-2.2) est modifié par
la suppression, dans le premier alinéa, de «le trésorier et».
L'article 145
du projet de loi modifierait l'article 392 de la
Loi sur les élections et
les référendums dans les municipalités.
L'article 392 prévoit qu'un parti autorisé doit aviser le trésorier et le
Directeur général des élections, DGE, de toute nomination ou de tout
remplacement aux postes de chef de parti, de représentant officiel, de délégué
de ce dernier, d'agent officiel, d'agent de
ce dernier ou de vérificateur du parti, ainsi que toute vacance au poste
d'agent officiel. Ces renseignements
sont également inscrits au Registre des entités politiques autorisées du
Québec, REPAQ, par le DGE. Ce dernier
doit aviser le trésorier de toute modification aux renseignements contenus dans
le REPAQ pour sa municipalité. Puisque
le trésorier est avisé par le DGE de tout changement au REPAQ qui concerne sa
municipalité, il est superflu qu'il reçoive
également ces renseignements de la part des partis autorisés. Il est donc
proposé que ces renseignements soient fournis uniquement au DGE.
La Présidente (Mme D'Amours) : M. le
ministre, vous avez marqué... vous avez dit, pardon, dans vos commentaires,
au tout début, «l'article 45». Est-ce bien l'article 45 ou 145?
M. Skeete : C'est
l'article 145, Mme la Présidente. Votre rigueur, elle est appréciée.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci. Y a-t-il des commentaires sur l'article 145?
Beauchemin : Pas de commentaire, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Pas de commentaire? Donc, l'article 145 est-il
adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci.
L'article 146, M. le ministre, s'il vous
plaît.
M. Skeete :
L'article 393
de cette loi est modifié :
1° par la
suppression, dans le premier alinéa, de «le trésorier et»;
par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «au trésorier et au directeur
général des élections respectivement» par «au directeur général des
élections»;
3° par la suppression
du troisième alinéa.
L'article 146 du
projet de loi modifierait l'article 393 de la
Loi sur les élections et les
référendums dans les municipalités.
L'article 393 prévoit qu'un candidat indépendant autorisé doit aviser le
trésorier et le directeur général, DGE... pardon, le Directeur général
des élections, DGE, de toute nomination ou de tout remplacement à l'égard du poste de représentant officiel et d'agent
officiel. Ces renseignements sont également inscrits au registre des entités
politiques autorisées du Québec, le
REPAQ, par le DGE. Ce dernier doit aviser le trésorier de toute modification
aux renseignements contenus dans le REPAQ pour sa municipalité. Puisque le
trésorier est avisé par le DGE de tout changement au REPAQ qui concerne sa municipalité, il est superflu
qu'il reçoive également ces renseignements de la part des candidats
indépendants autorisés. Il est donc proposé que ces renseignements
soient fournis uniquement au DGE.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci. Commentaires sur l'article 146?
Beauchemin : Pas de commentaire, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Oui, Mme la députée de...
Mme Cadet : Bourassa-Sauvé.
La Présidente (Mme
D'Amours) : ...Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui,
merci, Mme la Présidente. J'ai juste une petite question ici. Je sais que, bon,
146, c'est le même que 145, essentiellement...
mieux comprendre... Donc, initialement, donc, pourquoi, donc, le trésorier,
donc, était avisé? Est-ce que c'est parce que l'avis par le DGE de tout
changement au REPAQ, donc, ça ne se faisait pas quand ce libellé, donc,
était inscrit dans la loi?
M. Skeete : C'est
un legs d'une ancienne façon de fonctionner où est-ce qu'auparavant les villes
étaient responsables de leurs propres élections. Depuis, le DGE s'est inséré
dans le processus. Donc, c'est un vestige d'une ancienne époque.
Mme Cadet : Je
comprends. Parfait, merci.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci. Est-ce que l'article 146 est adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) :
L'article 147,
M. le ministre, s'il vous plaît.
Skeete : Oui.
L'article 483 de cette loi est modifié
par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «trésorier» par
«directeur général des élections».
L'article 147 du projet de loi modifierait
l'article 483 de la
Loi sur les élections et les référendums dans les
municipalités.
L'article 483 prévoit qu'à tous les trois mois le
représentant officiel d'un parti doit remettre les reçus pour les contributions
recueillies au trésorier de la municipalité. Celui-ci en conserve une copie
pour une période de sept ans et en remet une
autre au Directeur général des élections. Or, le trésorier n'assume aucun rôle
dans la vérification de ces reçus. Il
agit simplement à
titre de courroie de transmission entre les représentants
officiels et le DGE. Il est donc proposé que le représentant officiel du
parti transmette les reçus de contribution directement au DGE.
La Présidente (Mme D'Amours) : Commentaires
sur l'article 147?
M. Beauchemin : Aucun commentaire.
La Présidente (Mme D'Amours) : Aucun
commentaire? Donc, l'article 147 est-il adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
148, M. le ministre.
M. Skeete :
L'article 606 de
cette loi est modifié par le remplacement de «trésorier» par «directeur général
des élections».
L'article 148 du projet de loi apporterait
à l'article 606 de la
Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités une modification de concordance avec
la modification proposée à l'article 483 de cette loi par
l'article 147 du projet de loi
où on a vu que, dorénavant, les documents mentionnés ne seraient que remis au
DGE et non plus au trésorier.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Commentaires sur l'article 148?
Beauchemin : En fait, oui, j'ai une question. Est-ce que ça
empêche quand même, par exemple, si, dans la procédure d'une ville
quelconque qui voulait quand même en donner une copie au trésorier... de se
faire?
M. Skeete : En fait, les trésoriers
vont être ravis d'être libérés de cette obligation.
M. Beauchemin : O.K., mais, pour
certains qui le désirent, ça empêcherait-tu que ça aille... une copie?
M. Skeete : Bien, puisque le
trésorier n'est plus requis par la loi, je doute qu'il recevrait les documents.
La Présidente (Mme D'Amours) : D'autres
commentaires? Non? Merci. Donc l'article 148 est-il adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) :
L'article 149,
M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete : Oui, Mme la Présidente,
ça ne sera pas long.
L'article
108.2 de la
Loi sur les cités et villes (chapitre C-19) est modifié par
l'insertion, à la fin du paragraphe 1°, de «, sauf ceux d'une telle personne morale qui est autrement tenue de
les faire vérifier par un vérificateur externe qui est membre de l'Ordre
des comptables professionnels agréés du Québec».
L'article 149 du projet de loi modifierait
l'article 108.2 de la
Loi sur les cités et villes afin de retirer à un
vérificateur externe d'une municipalité d'au moins
de 100 000 habitants régie par cette loi l'obligation de vérifier les
états financiers de certaines personnes morales liées à la municipalité lorsque
ces états financiers doivent autrement faire l'objet d'une vérification par un vérificateur
externe. Ceci éviterait un dédoublement des vérifications.
La Présidente (Mme D'Amours) : Commentaires
sur l'article 149?
M. Beauchemin : Pas de commentaire.
La Présidente (Mme D'Amours) : Pas
de commentaire? Donc, l'article 149 est-il adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) :
L'article 150,
M. le ministre, s'il vous plaît.
Skeete :
L'article 108.2.1 de cette loi est modifié
par l'insertion, à la fin du paragraphe 2°, de «, sauf ceux d'une telle personne
morale qui est autrement tenue de les faire vérifier par un vérificateur
externe qui est membre de l'Ordre des comptables professionnels agréés
du Québec».
L'article 150 du
projet de loi modifierait l'article 108.2.1 de la
Loi sur les cités et villes.
La modification proposée est le pendant de
la modification proposée à l'article 108.2 de cette loi pour les
municipalités de 100 000 habitants et plus régies par la Loi
sur les cités et villes.
La Présidente (Mme D'Amours) : Commentaires
sur l'article 150?
M. Beauchemin : Pas de commentaire.
La Présidente (Mme D'Amours) : Mme
la députée de Bourrassa-Sauvé.
Cadet : Oui. Quels sont les... Je lis ici, donc,
rapidement, donc : «[Les personnes morales] autrement [tenues] de
les faire vérifier par un vérificateur externe...» Donc, quelles sont ces
personnes morales?
M. Skeete : L'exemple qu'on
donnerait, c'est... Mettons, à Laval, la STL est une entité associée à la ville
de Laval. Donc, la STL, en ce moment, est tenue
de faire vérifier ses livres, et, après ça, la ville doit faire vérifier ses
livres par un vérificateur externe.
Donc, il y a deux vérifications externes qui se font pour une entité qui est
déjà soumise à une vérification. Donc, on vient alléger un de ces
processus-là.
Mme Cadet : D'accord, donc, et, par
le fait même, donc, réduire, donc, le coût de la vérification externe.
Skeete : Le coût, le temps, puis il n'y a pas de valeur
ajoutée si... Les deux sont approuvés par un membre de l'ordre des
comptables agréés du Québec.
La Présidente (Mme D'Amours) :
L'article 150
est-il adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) :
L'article 151,
M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete :
L'article 966.2 du
Code municipal du Québec (chapitre C-27.1) est modifié par l'insertion, à
la fin du paragraphe 1°, de «, sauf ceux
d'une personne morale qui est autrement tenue de les faire vérifier par un
vérificateur externe qui est membre de l'Ordre des comptables
professionnels agréés du Québec».
L'article 151
du projet de loi modifierait l'article 966.2 du Code municipal du Québec.
Cette modification est le pendant pour les municipalités régies par le
Code municipal du Québec de la modification proposée à l'article 108.2 de
la
Loi sur les cités et villes.
Présidente (Mme D'Amours) : Commentaires? S'il n'y a pas de commentaire,
est-ce que l'article 151 est adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
L'article 152, M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete : Oui, ça ne sera pas
long, Mme la Présidente.
L'article 263 de la
Loi sur la fiscalité
municipale (chapitre F-2.1) est modifié par le remplacement, dans le paragraphe 5° du premier alinéa, de «prescrire que
les opérations du calcul de la proportion médiane, y compris s'il y a lieu les
modifications à la liste des ventes, sont consignées sur une formule fournie
par le ministre, qui lui est transmise une
fois remplie dans le délai qu'il fixe» par «prescrire les règles relatives à la
transmission, au ministre, des renseignements requis aux fins de
l'établissement de la proportion médiane».
L'article 152 du projet de loi modifierait
l'article 263 de la
Loi sur la fiscalité municipale afin d'actualiser le
pouvoir réglementaire qui est prévu relativement à la manière dont les
renseignements relatifs à la détermination de la proportion médiane sont
transmis à la ministre des Affaires municipales. Actuellement, le pouvoir
réglementaire prévoit que ces renseignements
doivent être consignés sur une formule fournie par le ministre et qui lui est
renvoyée une fois remplie. La modification proposée permettrait
d'ajuster la réglementation applicable avec les pratiques actuelles, notamment
le recours au mode de transmission électronique.
La Présidente (Mme D'Amours) : Commentaires?
Oui, Mme la députée.
Mme Cadet : Oui, merci. En fait,
j'aurais besoin, donc, d'explications supplémentaires. Donc, je ne suis pas certaine de comprendre, bien, en fait, des deux
côtés, donc, ce qui est, donc, le texte actuel et ainsi que la modification. Donc,
peut-être, M. le ministre...
M. Skeete : Bon,
il y a actuellement un processus qui est opéré par le ministère des Affaires
municipales pour établir une formule pour
l'évaluation... le rôle d'évaluation des villes. Donc, ce processus-là, il est
déterminé par... Puis là donnez-moi
une seconde. Bien, si vous voulez, chère collègue, peut-être Me Desbiens ou
quelqu'un pourrait nous aider.
La Présidente (Mme D'Amours) : ...
M. Skeete : Parce que je ne le
trouve pas.
Mme Cadet : Oui, consentement.
La Présidente (Mme D'Amours) : ...vous
nommer et répondre à la question, s'il vous plaît.
Nadeau-Labrecque (François) : Oui, merci, Mme la Présidente. Alors, mon nom est
François Nadeau-Labrecque, avocat au ministère de la Justice.
La modification qui est apportée ici concerne
uniquement le mode de transmission des renseignements qui concernent l'établissement de la proportion
médiane. Actuellement, dans le pouvoir réglementaire, on évoque l'utilisation
d'une formule qui doit être remplie. Ça évoque un peu le mode papier, et ce
qu'on vient faire ici, c'est remplacer ça par
une règle plus générale qui permet... qui va permettre notamment de référer au
mode de transmission électronique. Actuellement, c'est déjà la réalité
qui se passe sur le terrain, et ça se fait depuis 1997 en vertu d'ententes qui
ont été prises avec chacun des organismes responsables des évaluations foncières.
Donc là, il faudrait reprendre des ententes avec
chacun de ces organismes-là et... alors que le pouvoir réglementaire qui est
prévu ici va permettre d'uniformiser la pratique sans avoir à refaire
ces ententes-là avec chacun des organismes.
Mme Cadet : D'accord, merci. Donc,
les ententes, elles, elles avaient une durée explicite?
M. Nadeau-Labrecque (François) : Il
y avait des durées, effectivement, qui étaient prévues. Certaines de ces ententes-là sont expirées. On continue quand
même de procéder en vertu des ententes parce que ça fait l'affaire de
tout le monde, mais elles ne sont plus à jour.
Mme Cadet : Oui, oui, de consentement,
tout est possible. Merci, c'est beaucoup plus clair.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Donc, l'article 152 est-il adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) : Adopté.
L'article 153, M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete : Oui, ça ne sera pas
long.
L'article 29.9.1 de la
Loi sur les cités et villes (chapitre C-19) est modifié
par l'insertion, après le premier alinéa, du suivant :
«Lorsqu'une
telle entente a pour objet l'amélioration du rendement énergétique
d'équipements ou d'infrastructures, elle peut comprendre le financement, par
l'entrepreneur, par le fournisseur ou par une tierce partie, des biens,
des travaux ou des services requis, à la
condition que le montant total que la municipalité s'engage à payer pour cette
amélioration n'excède pas celui des économies qu'elle réalise grâce à celle-ci.»
L'article 153 du projet de loi modifierait
l'article 29.9.1 de la
Loi sur les cités et villes. Cet
article prévoit
actuellement qu'une municipalité peut conclure avec l'Union des municipalités
du Québec, UMQ, ou la Fédération québécoise des municipalités locales et
régionales, FQM, une entente ayant pour but l'achat des biens meubles,
l'exécution des travaux ou l'octroi d'un contrat de fourniture de service au
nom de la municipalité. Une telle entente pourrait
ainsi viser la conclusion d'un contrat visant l'amélioration du rendement
énergétique des équipements ou des infrastructures de la municipalité.
Dans le cadre d'un tel contrat, la modification
proposée permettrait expressément à l'entente conclue avec l'UMQ ou la FQM de s'étendre au financement des
travaux des services par l'entrepreneur, par le fournisseur ou par une tierce personne. Le cas échéant, ces organismes
pourraient ainsi conclure des contrats visant le financement de ces travaux ou
services au nom des municipalités. Cette possibilité serait cependant
conditionnelle à ce que le montant total que la municipalité s'engage à
payer pour l'amélioration du rendement énergétique n'excède pas celui des
économies qu'elle réalise grâce à l'amélioration.
Présidente (Mme D'Amours) : Commentaires sur l'article 153? Oui, M. le député
de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Merci, Mme la
Présidente. Je trouve ça bon, là. C'est certain, je trouve ça optimal, mais le
maire de Varennes nous avait parlé justement de d'autres exemples, par exemple,
parce que lui, bon, il a des berges. Comment ça se fait que lui puis le maire
de Boucherville, le maire de Longueuil ne pouvaient pas justement pooler ces efforts d'analyse des berges, disons, O.K.,
pour faire en sorte que ça puisse faire de façon plus compétitive, justement,
la soumission des
études environnementales, par exemple? Donc, est-ce que ça, c'est quelque chose
qui... Là, on ne l'a pas là, O.K.,
mais c'est-tu quelque chose qui pourrait être considéré par la suite pour faire
justement... donner aux municipalités qui ont à répondre dans ces genres
de... la réglementation, là, qui leur est imposée, évidemment, mais de pouvoir
justement faire cet effort-là de façon commune pour réduire le coût, là, à
l'ensemble des municipalités?
M. Skeete : J'ai écouté avec intérêt le maire de Varennes
lorsqu'il a fait, justement, cette recommandation-là. Je dois dire, le
projet de loi n° 17 ne prétend pas être la référence de tout l'allègement
réglementaire qui doit se faire et qui va...
peut se faire dans le domaine du gouvernement. Donc, on fait un petit bout de
chemin. C'est clair qu'on a pris en note la recommandation du maire de
Varennes pour les prochaines itérations.
Par contre, le bémol
que j'apporterais, puis ça, c'est sans l'avoir évalué, c'est que ce qu'il
proposait comme allègement réglementaire est complexe parce qu'ici on parle de
travailler avec d'autres municipalités sur un enjeu d'environnement qui touche
les berges, donc les rivières, qui sont de juridiction partagée. C'est complexe.
Je ne dis pas que ça ne peut pas se faire
puis je ne dis pas que ce ne serait pas même optimal de s'harmoniser ainsi,
mais ce n'est pas quelque chose qu'on
peut ajouter en papillon, là, puis espérer que ça fonctionne, là. C'est le
genre de chose que je pense qui
pourrait... qui devrait être étudiée, et c'est quelque chose qu'on a pris en
note pour les prochaines itérations.
Beauchemin : Parce que la problématique... Je ne sais pas si vous vous
en rappelez, M. le ministre, mais la problématique,
c'était que, bien, des fois, ça devient quasiment impossible d'effectuer ces
analyses-là, par exemple, là, pour
les berges, parce qu'il y a comme 24 autres municipalités qui vont aller
voir les trois fournisseurs de ce service-là. Là, ils sont bouqués, là,
pour la prochaine année et demie. Ça fait que, pour éviter justement ce genre
de situation là, c'est à considérer, définitivement.
M. Skeete : Mais on l'a pris en note, puis c'est intrigant,
mais ça touche beaucoup de choses. Donc, je me disais : Il faut prendre le
temps de vraiment évaluer l'impact de ce changement-là. Je suis sûr que le
ministère de l'Environnement en aurait long à dire sur ce genre
d'allègement là.
Beauchemin : Oui, sûrement.
La Présidente (Mme
D'Amours) : D'autres commentaires sur 153? Merci.
L'article 153
est-il adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) : 154, M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete : Oui,
Mme la Présidente.
L'article 573.1.0.1
de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin du premier alinéa, de la phrase
suivante : «Dans le cas [où un] contrat
dont l'objet est l'amélioration du rendement énergétique d'équipements ou
d'infrastructures, un critère lié aux économies d'énergie projetées peut
remplacer celui du prix.»
L'article 154 du
projet de loi modifierait l'article 573.1.0.1 de la
Loi sur les cités et
villes. Cette modification permettrait aux municipalités locales régies par
cette loi de faire une demande de soumission publique fondée sur un système de pondération et d'évaluation des offres
qui utilisent un critère lié à l'amélioration du rendement énergétique
d'équipements et... pardon, ou d'infrastructures au lieu du prix.
L'article 573.1.0.1
de la
Loi sur les cités et villes, tel qu'il se lit actuellement, exige que le
critère du prix soit retenu. Ce mode
d'attribution de contrats permettrait, entre autres, aux municipalités de
qualifier des fournisseurs, de discuter avec ceux-ci et... de leur proposition initiale afin de préciser le
projet sur le plan technique ou financier et de négocier, tout en préservant les éléments fondamentaux de la
demande de soumission avec le fournisseur ayant obtenu le meilleur
pointage pour en arriver à la conclusion d'un contrat.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Commentaires sur l'article 154? Pas de commentaire.
L'article 154 est-il adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) :
L'article 155, M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete : Oui.
L'article 14.7.1 du Code municipal du Québec (chapitre C-27.1) est
modifié par l'insertion, après le premier alinéa, du suivant :
«Lorsqu'une
telle entente a pour objet l'amélioration du rendement énergétique
d'équipements ou d'infrastructures, elle peut comprendre le financement,
par l'entrepreneur, par le fournisseur ou par une tierce partie, des biens, des
travaux ou des services requis, à la condition que le montant total que la
municipalité s'engage à payer pour cette amélioration n'excède pas celui des
économies qu'elle réalise grâce à celle-ci.»
L'article 155 du projet de loi apporterait
à l'article 14.7.1 du Code municipal du Québec une modification ayant le
même effet que celle proposée par l'article 153 du projet de loi à
l'article 29.9.1 de la
Loi sur les cités et villes.
Il s'agit d'un pendant de l'article 153 du projet de loi pour les
municipalités assujetties aux dispositions du Code municipal du Québec.
La Présidente (Mme D'Amours) : Commentaires
sur l'article 155? Pas de commentaire?
M. Beauchemin : Pas de commentaire
pour le moment.
La Présidente (Mme D'Amours) : Donc,
l'article 155 est-il adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
L'article 156, M. le ministre, s'il vous plaît.
Skeete :
L'article 936.0.1 de ce code est modifié par
l'ajout, à la fin du premier alinéa, de la phrase suivante : «Dans le cas d'un contrat dont l'objet est
l'amélioration du rendement énergétique d'équipements ou d'infrastructures,
un critère lié aux économies d'énergie projetées peut remplacer celui du prix.»
L'article 156 du projet de loi apporterait
à l'article 936.0.1 du Code municipal du Québec une modification ayant le même effet que celle proposée par
l'article 154 du projet de loi à l'article 573.1.0.1 de la
Loi sur
les cités et villes. Il s'agit du
pendant de l'article 154 du projet de loi pour les municipalités
assujetties aux dispositions du Code municipal du Québec.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Commentaires sur l'article 156?
M. Beauchemin : Pas de
commentaire pour moi, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
Pas de commentaire. Donc, l'article 156 est-il adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) :
L'article 157,
M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete :
L'article 109 de la
Loi sur la
Communauté métropolitaine de Montréal (chapitre C-37.01) est modifié par l'ajout, à la fin du premier alinéa,
de la phrase suivante : «Dans le cas d'un contrat dont l'objet est
l'amélioration du rendement énergétique d'équipements ou
d'infrastructures, un critère lié aux économies d'énergie projetées peut
remplacer celui du prix.»
L'article 157 du projet de loi apporterait
un article... apporterait à l'article 109 de la
Loi sur la Communauté
métropolitaine de Montréal une modification ayant le même effet que celle
proposée par l'article 154 du projet de loi à l'article 573.1.0.1 de la
Loi sur les cités et villes. Il s'agit
d'un pendant... du pendant de l'article 154 du projet de loi pour
la Communauté métropolitaine de Montréal.
La Présidente (Mme D'Amours) : Commentaires
sur 157?
M. Beauchemin : Pas de
commentaire pour moi, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme D'Amours) : Pas
de commentaire. Donc, l'article 157 est-il adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) :
L'article 158,
M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete :
L'article 102 de la
Loi sur la Communauté métropolitaine de Québec
(chapitre C-37.02) est modifié par
l'ajout, à la fin du premier alinéa, de la phrase suivante : «Dans le cas
d'un contrat dont l'objet est l'amélioration du rendement énergétique
d'équipements ou d'infrastructures, un critère lié aux économies d'énergie
projetées peut remplacer celui du prix.»
L'article 158 du projet de loi apporterait
à l'article 102 de la
Loi sur la Communauté métropolitaine de Québec une amélioration ayant le même effet que
celle proposée par l'article 54 du projet de loi à
l'article 573.1.0.1 de la
Loi sur les cités et villes. Il s'agit du
pendant de l'article 154 du projet de loi pour la Communauté
métropolitaine de Québec.
La Présidente (Mme D'Amours) : Commentaires
sur 158? Est-ce que l'article 158 est adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
L'article 159, M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete : 159.
La
Loi sur les compétences municipales (chapitre C-47.1) est modifiée par
l'insertion, après l'article 16.1, du suivant :
«16.2.
Lorsqu'une municipalité locale confie à une personne la responsabilité
d'améliorer le rendement énergétique de
ses équipements ou infrastructures, elle peut également confier à cette
personne ou à une tierce
partie la responsabilité d'assumer le
financement des biens, des travaux ou des services requis, à la condition que
le montant total que la municipalité
s'engage à payer pour l'amélioration du rendement énergétique n'excède pas
celui des économies qu'elle réalise grâce à celle-ci.
Loi sur les travaux municipaux (chapitre T-14) ne s'applique pas aux
travaux effectués en vertu d'un contrat conclu conformément au premier
alinéa.»
L'article 159 du projet de loi prévoit
l'insertion d'un nouvel
article 16.2 à la
Loi sur les compétences
municipales. Dans le cadre d'un
contrat visant l'amélioration du rendement énergétique des équipements ou
d'infrastructures d'une municipalité
locale, les dispositions de cet
article permettraient expressément à la
municipalité de confier le financement des biens, des travaux ou des
services à son cocontractant ou d'une tierce personne. Cette possibilité serait
cependant conditionnelle à ce que le montant
total que la municipalité s'engage à payer pour l'amélioration au rendement
énergétique n'excède pas celui des économies qu'elle réalise grâce à
l'amélioration.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Commentaires? Oui, Mme la députée... Ah!
M. Beauchemin :
J'aimerais qu'on me donne un exemple pour comprendre.
M. Skeete : Ça, c'est... Les villes
elles-mêmes peuvent déterminer des projets ou peuvent sous-contracter des
projets qui peuvent réduire... qui peuvent réduire leur consommation
énergétique. Donc, ceci leur donne la permission de le faire sous les mêmes
critères que si elles le faisaient elles-mêmes.
M. Beauchemin :
Au niveau du financement?
M. Skeete :
Au niveau de pouvoir inscrire, dans le montage financier, la capacité
d'inscrire les bénéfices énergétiques dans le calcul financier.
M. Beauchemin :
Ah! O.K. Je comprends.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet :
Oui, merci. Donc, je comprends, donc... sous-traiter cette tâche. Là, donc,
il n'y avait pas le texte actuel. Comment
ça... Comment ça se passe en ce moment sur le terrain? Est-ce qu'on fait tout
simplement formaliser une pratique déjà existante?
M. Skeete :
Non, en fait, c'est pas mal nouveau. Donc, de plus en plus, les villes
veulent avoir des montages financiers qui leur permettent de faire des calculs
ainsi. Ça fait que c'est pas mal nouveau dans le sens que ça rend ces
rendements, ces améliorations du rendement énergétique de plus en plus
prioritaires. Mais, en ce moment, dans le
montage financier, ils n'ont pas le droit, selon la loi, d'inscrire les
économies futures dans le calcul financier. Là, on vient leur
dire : Bien sûr, si vous anticipez une réduction de x, vous pouvez
l'inscrire dans votre montage financier pour faire sûr que ça balance. Ça
favorise les projets.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Parfait. D'autres commentaires? Oui, M. le député.
M. Beauchemin : Spécifiquement là-dessus,
donc, si... supposons qu'il y a une économie qui est future, est-ce que l'actualisation de ce
bénéfice-là va être utilisée sur le même facteur d'escompte? Ça va-tu être le
même facteur d'escompte qui va être utilisé pour faire ça que pour,
justement, actualiser les paiements futurs d'intérêts?
M. Skeete :
Bien, en fait, en ce moment, ils n'ont même pas le droit d'en tenir compte.
C'est qu'ils n'ont pas le droit d'assumer le
déficit. Donc, le montage financier doit être viable sans l'économie projetée.
Donc, c'est sûr que ça double le fardeau, là, du projet. Alors, en leur
permettant d'inscrire les économies futures, bien là on peut inscrire un
bénéfice qui nous permet de faire le projet et d'avancer.
M. Beauchemin :
Parce que ma question n'est pas là. C'est comme quand on calcule le coût
financier d'un projet, on se sert d'un
rendement, un rendement interne de rendement, là, pour actualiser les coûts à
tous les six mois, là, par exemple, O.K.? Quel est le facteur pour
actualiser les économies futures? Est-ce qu'on va se servir du même? Parce
que... Est-ce que c'est le même coût de financement qu'on va utiliser pour
actualiser ou on va juste prendre les montants en absolu puis les réduire?
C'est plus une question vraiment financière que je pose.
M. Skeete : Bien, ça relève
surtout des normes comptables une fois qu'on a fait le montage financier. En ce
moment, ils ne peuvent même pas faire ça,
ils ne peuvent même pas prévoir ces économies futures là dans le montage
financier. Donc, la norme comptable qui va leur permettre
de dire comment rendre faisable le projet, elle n'est même pas permise en ce
moment. Donc, ce que vous dites n'est pas possible. Donc, le facteur de
rendement ne peut même pas être inclus. Et là on leur donne la permission de le
faire selon les normes comptables établies.
M. Beauchemin : Donc
une fois que c'est fait, l'utilisation pour actualiser va être celle utilisée
par les normes comptables ou...
M. Skeete : Oui. Ça ne sera pas
long, collègue.
M. Beauchemin : Pas de problème.
M. Skeete : En ce moment... Ça
fait que, juste pour revenir à ce que je disais, c'est qu'il y a des normes
comptables établies sur les rendements. Bon, ça nous permet d'actualiser nos
dépenses basées sur les économies futures
qu'on veut. En ce moment, les villes n'ont pas cette capacité-là. Donc, elles
doivent prendre un projet sans économies anticipées. Donc, des fois,
c'est plus élevé d'acheter des équipements qui leur permettent de sauver de l'énergie. Et là elles ne peuvent même pas inclure
les économies futures que ça va apporter. Donc, ça les pénalise dans la quête
de vouloir réduire leur empreinte énergétique. Là, on vient dire : C'est
sûr que vous pouvez l'inclure. Donc, ça permet de balancer l'augmentation du coût venu avec la technologie qui
est peut-être un petit peu plus dispendieuse sur le coup.
M. Beauchemin : Oui,
je comprends. Tu sais, je me suis mal exprimé. Ce que je veux dire, c'est
qu'imaginons un horizon 0-10 ans, O.K., puis, à chaque année,
on a des paiements d'intérêts à faire. Donc, quand on les actualise pour dire
la valeur nette aujourd'hui, en dollars d'aujourd'hui, le coût du montage
financier nous coûte aujourd'hui 10 millions
de dollars, O.K.? Bon, bien, les avantages, maintenant qu'on les inclut, on les
a dans le futur, mais l'argent dans
le futur, elle vaut moins que l'argent maintenant. Un 100 $ maintenant
vaut plus qu'un 100 $ dans 10 ans. Donc, en quoi est-ce qu'on escompte ces économies-là futures?
Avec quel facteur d'escompte on les amène? Est-ce qu'on utilise le même
facteur d'escompte ou on fait juste simplement additionner en absolu, peu
importe la valeur temps, les économies? Et
donc... Parce que, là, ce que ça se trouverait à faire, ça se trouverait à
amplifier la valeur actuelle, là, vraiment,
puis ça pourrait faire des mauvais calculs. C'est ça que je veux savoir.
M. Skeete : Bien, quand je
disais les normes comptables, c'est ce que je voulais dire. Donc, ce qu'on pourrait
imaginer dans le scénario décrit par le collègue, c'est de dire : En ce
moment, il y a une économie. Mettons que je
fais mon montage financier pour acheter un équipement. Bon, là, aujourd'hui, je
fais du mazout. Bon, j'achète. Le prix, ça coûte 100 $. Une
technologie plus verte va coûter 125 $.
M. Skeete : Oui. Non, mais laissez-moi terminer. Donc, moi,
je peux prendre mes économies futures, actualisées comme vous voulez selon le
projet, puis me permettre de... Ça va me permettre de faire le montage
financier en incluant cette réduction-là. Donc, peu importe la méthode
de calcul qu'on prend pour amortir ou escompter les économies futures, c'est secondaire au fait que, maintenant,
ils ont le droit de le faire. Donc, ici, on leur donne le droit de le faire
selon les normes comptables. Puis ils vont être en mesure eux-mêmes par
la suite d'entamer un travail qui va être approuvé par un financier, ou un banquier, ou quelqu'un, basé sur les économies
futures. En ce moment, ils n'ont même pas le droit d'entamer ce
processus-là puisque la loi ne leur permet pas.
M. Beauchemin : Je
comprends qu'on leur donne le droit, mais on ne les... on ne les guide pas à
savoir quelle méthodologie utiliser, O.K., parce que ce n'est pas...
M. Skeete : Le financement
varie comme chaque projet. Je vais donner un autre exemple. Si on décide de
lancer un projet de réfection d'une bâtisse via l'énergie verte, bien, ça va
être un montage financier qui va être basé avec un prêt du privé, peut-être un
peu gouvernemental. Donc, tout ça doit balancer. Mais eux, en ce moment, ils ne
peuvent même pas inclure les économies futures dans le modèle de l'emprunt. Ça
fait que, là, on leur donne la possibilité
de le faire. Donc, ce qui va se discuter avec la banque, le taux de rendement,
les OII, tout ça, ça va suivre après, mais c'est vraiment de leur donner
la permission d'entamer ces discussions-là.
Présidente (Mme D'Amours) : Merci. D'autres commentaires?
L'article 140... 159, pardon, est-il adopté?
Présidente (Mme D'Amours) :
L'article 160. M. le ministre, s'il
vous plaît.
M. Skeete : 160
L'article 101 de
cette loi est modifié par l'insertion, dans le premier alinéa et après «11,»,
de «16.2,».
L'article 160 du
projet de loi modifierait l'article 101 à la
Loi sur les compétences
municipales afin de permettre aux
municipalités régionales de comté de se prévaloir des dispositions nouvelles,
article 16.2 de cette loi, dont l'insertion est proposée par
l'article 159 du projet de loi.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Commentaires sur 160?
M. Beauchemin :
Pas de commentaire, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci.
L'article 160 est-il adopté?
La Présidente (Mme
D'Amours) :
L'article 161. M. le ministre, s'il vous plaît.
L'article 96 de
la
Loi sur les sociétés de transport en commun (chapitre S-30.01) est
modifié par l'ajout, à la fin du premier alinéa, de la phrase suivante :
«Dans le cas d'un
contrat dont l'objet est l'amélioration du rendement énergétique d'équipements
ou d'infrastructures, un critère lié aux économies d'énergie projetées peut
remplacer celui du prix.»
L'article 160 du
projet de loi apporterait à l'article 96 de la
Loi sur les sociétés de
transports en commun une modification ayant le même effet que celle proposée
par l'article 154 du projet de loi à l'article 573.1.0.1 de la Loi
sur les cités et villes. Il s'agit du pendant de l'article 154 du projet
de loi pour les sociétés de transports en commun.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Merci. Commentaires sur l'article 161?
M. Beauchemin :
Pas pour moi, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Pas de commentaire. Donc, l'article 161 est-il
adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) : Là,
j'ai une demande pour revenir à l'étude de l'article suspendu, de 96 à 117. Est-ce
que j'ai le consentement pour revenir à l'article 96?
M. Skeete :
Je voudrais suspendre, le temps de regarder, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Parfait. Je suspends les travaux quelques minutes.
(Suspension de la séance à
14 h 44)
La Présidente (Mme
D'Amours) : Nous reprenons nos travaux. Et j'aurais besoin d'un
consentement pour reprendre l'article qui était suspendu, l'article 96 à
117. Est-ce que j'ai le consentement?
La Présidente (Mme
D'Amours) : Consentement. Merci. Donc, M. le ministre, 96, s'il vous
plaît.
L'article 11.1
de la
Loi sur le bâtiment (chapitre B-1.1) est modifié par le remplacement
de «29, 41 et 42 et des règlements adoptés
en vertu des paragraphes 1° à 5° de l'article 182» par «41 et 42 et des
règlements pris en vertu des paragraphes 2° et 3° de l'article 182,
et des paragraphes 0.1°, 0.2° et 0.3° de l'article 185».
L'article 11.1
de la
Loi sur le bâtiment prévoit la compétence du Tribunal administratif du
travail d'entendre des questions portant sur l'interprétation ou l'application
de certains articles de la
Loi sur le bâtiment et sur les règlements adoptés en vertu de la loi. À cet
égard, le projet de loi propose de supprimer l'article 29 de la liste des
articles sous sa compétence, puisque cet
article est abrogé par
l'article 97 du présent projet de loi.
Le projet de loi
propose également des ajustements afin de tenir compte des modifications
apportées aux habilitations réglementaires par la Loi modifiant la
Loi sur le
bâtiment concernant principalement la modernisation des normes de sécurité,
2010,
chapitre 28.
Il s'agit donc ici de modification de
concordance.
La Présidente (Mme
D'Amours) : Commentaires sur l'article 96? Oui, madame la...
Mme Cadet : ...Mme la
Présidente. C'est juste qu'ici, donc, on prend donc une... On prendrait donc
une décision. Donc, on adopterait l'article
qui abroge, donc, l'article suivant, donc l'article suivant du projet de loi,
donc, pour prendre en considération...
Donc, il ne faudrait pas étudier l'article 97 puis ensuite revenir à 96
pour nous assurer que toutes les parties ont eu l'occasion, donc, de
s'exprimer sur l'article 97 du projet de loi?
M. Skeete : Si la collègue
veut, Mme la Présidente, pourvu que je ne sois pas obligé de la relire.
Des voix : Ha, ha, ha!
Mme Cadet : C'est la preuve
de...
La Présidente (Mme D'Amours) : Donc,
est-ce qu'on suspend l'article 96?
M. Skeete : Si ça plaît à la
collègue, avec plaisir.
La Présidente (Mme D'Amours) : Parfait.
Nous suspendons l'article 96 avec consentement. Maintenant,
l'article 97, M. le ministre.
M. Skeete :
L'article 29 de cette loi est abrogé.
L'article 29
de la
Loi sur bâtiment prévoit que le
chapitre III, «Sécurité du public»,
ne s'applique pas à certains bâtiments
qui y sont nommés. Afin de pouvoir appliquer les normes de sécurité prévues au
Code de sécurité uniformément à l'ensemble des bâtiments,
l'article 97 du projet de loi propose d'abroger l'article 29 afin
d'éliminer les exclusions qui y sont prévues.
La Présidente (Mme D'Amours) : Commentaires
sur 97? Oui, Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Merci, Mme la
Présidente. Donc, ici, donc, juste pour bien comprendre, donc, essentiellement,
donc, puisque, donc, avec le projet de loi,
donc, on veut appliquer... nous assurer, donc, que tout ce qui est prévu, donc,
au Code de sécurité, donc, s'applique aux
différentes municipalités, donc, on est en train, donc, de faire une
concordance ici. Je veux juste bien comprendre l'article qu'on abroge.
M. Skeete : Donc, c'est pour
harmoniser le code de bâtiment pour que ça soit uniforme un peu partout sur le territoire. L'exemple qu'on avait donné durant les
consultations, c'était la trousse de sécurité, là, la trousse de premiers
soins. C'est... On pouvait se retrouver...
On pouvait avoir un entrepreneur qui desservait plusieurs villes et, dans une
ville, on demande 32 diachylons
puis, dans l'autre, on en demande 35. Mais il fallait que l'entrepreneur sache,
premièrement, où est-que ce qu'il
était puis qu'est-ce qui était dans le code. Là, on vient harmoniser le tout.
Ça, c'est une disposition qui nous permet de le faire en réduisant et en
éliminant certaines choses pour les... afin de les harmoniser.
Mme Cadet : D'accord. Puis,
dans le fond, ici, je vois donc les... Donc, ces éléments-ci, donc, ces
bâtiments en tant que tels, donc, eux sont
exclus, donc, du Code de sécurité d'emblée. Donc, c'est cet élément de
concordance là qu'on vient confirmer.
Mme Cadet : Parfait. Merci.
M. Skeete : Avec plaisir.
La Présidente (Mme D'Amours) : Merci.
S'il n'y a pas d'autre commentaire, l'article 97 est-il adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) : J'ai
besoin du consentement pour revenir à l'article 96.
La Présidente (Mme D'Amours) :
Consentement. M. le ministre.
Présidente (Mme D'Amours) : M. le ministre, étant donné que vous l'avez lu,
cher collègue, est-ce qu'on est prêt à adopter l'article 96?
L'article 96 est-il adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) :
L'article 98.
M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Skeete : Oui. Mes pages
collent, Mme la Présidente, excusez-moi.
L'article 36 de cette loi est modifié
par la suppression du deuxième alinéa.
Il s'agit ici d'une modification de concordance
avec l'abrogation de l'article 29 de la
Loi sur le bâtiment par
l'article 97 du projet de loi étudié précédemment.
La Présidente (Mme D'Amours) : Commentaires
sur l'article 98? Pas de commentaire. Donc, l'article 98 est-il
adopté?
La Présidente (Mme D'Amours) : 99.
M. le ministre.
M. Skeete :
L'article 111 de cette loi est modifié :
1° par la suppression du paragraphe 4°;
2° par le
remplacement, dans le paragraphe 4.1°, de «identique à une norme contenue
dans le» par «prévue au Code de construction (chapitre B-1.1, r. 2)
ou au».
Le paragraphe 4° de l'article 111 de la Loi
sur le bâtiment prévoit que, pour la réalisation de sa mission, la régie a comme fonction, notamment, de favoriser la
délégation de ses fonctions aux municipalités locales. À cet égard,
l'article 99 du projet de loi propose la suppression de ce paragraphe pour
tenir compte du remplacement du régime d'entente
actuel prévu aux articles 132 à 139 de la
Loi sur