Labour and the Economy — 20 November 2019 (42nd Legislature, 1st Session)
CET 2019-11-20
Quebec — Committees
La raison est que, premièrement,
un occasionnel, où c'est un contrat avec une fin déterminée au gouvernement, donc même eux, à l'intérieur du gouvernement, n'ont pas le droit... ils n'ont pas accès aux mutations entre les ministères,
donc il faut qu'ils rappliquent sur des
contrats à chaque fois. Donc, ce qui va se passer, s'il y a
des occasionnels qui sont transférés,
IQ va honorer le contrat jusqu'à sa fin, mais, à la fin du contrat, dans le fond, comme c'était au gouvernement,
ils doivent réappliquer sur d'autres postes.
M. Ouellet : O.K. Donc, pouvez-vous me dire, s'il vous plaît, à quel endroit, ce que vous venez de me dire, il est dans le projet
de loi, c'est-à-dire qu'IQ va honorer les contrats des occasionnels qui seraient intégrés
dans IQ? Est-ce que vous pouvez me pointer à quel endroit?
M. Bahan
(David) : C'est dans les conventions collectives.
M. Ouellet : Dans les conventions
collectives. Donc, comme il y a
intégration... parce que je veux juste qu'on me situe bien, là. J'ai cru comprendre que c'était IQ qui allait faire le
choix des employés qui allaient... Non, ce n'est pas ça? O.K.
M. Bahan (David) : Non. Dans le fond, c'est le sous-ministre de l'Économie qui va
décider des gens qu'ils vont transférer en fonction des mandats. Donc, ce n'est
pas arbitraire, c'est vraiment en fonction des mandats que le projet de loi prévoit qu'ils vont être transférés
chez Investissement Québec.
Ces gens-là vont
avoir le droit d'y aller ou de ne pas y aller. C'est eux qui vont décider.
S'ils décident de ne pas y aller, ils vont
pouvoir se retrouver un poste dans la fonction publique. S'ils y vont, ils sont
permanents, temporaires, ils ont un droit de retour dans la fonction publique.
S'ils sont occasionnels, dans le fond, en vertu des conventions, IQ va
honorer le contrat jusqu'à sa fin.
M. Ouellet :
O.K. Dans ce cas-là, juste pour aider ma compréhension, s'ils sont
occasionnels, gouvernement, ils s'en vont
occasionnels IQ, et qu'il y aura... on va honorer le contrat. Après la fin de
contrat, ces employés-là ont l'occasion d'être embauchés, s'il y a
effectivement des possibilités chez IQ, mais aussi dans la fonction publique?
M. Bahan (David) : Oui, mais ces gens-là vont devoir faire les concours comme ils devaient
le faire de toute façon dans la fonction publique, là. Il n'y a pas de
différence, là.
M. Ouellet : O.K. Donc, je vais essayer d'être plus précis. Le fait qu'ils sont
occasionnels et qu'ils sont choisis... parce que, dans le projet, leurs tâches
concordent avec ce qu'Investissement Québec va faire, ils sont choisis pour
aller chez IQ. Ils l'acceptent, c'est
leur choix, puis ils y vont, mais, en aucun cas, ce choix-là va les
disqualifier de leur désir de repostuler que ce soit dans la fonction publique
ou dans une nouvelle opportunité qui pourrait apparaître effectivement du côté
d'IQ.
M. Bahan
(David) : Non, ça ne les pénalise pas.
M. Ouellet : O.K. Donc, c'est peut-être ça qui est important
que je comprenne bien, les occasionnels sont tous des contractuels.
C'est ce que je comprends.
M. Bahan
(David) : Oui, oui.
M. Ouellet :
Et quelle est la différence entre les temporaires?
M. Bahan
(David) : Un temporaire est quelqu'un qui est en voie d'obtenir une
permanence. Donc, il y a une période de deux
ans, différents critères, et, à la fin de la période de deux ans, s'ils
réussissent les évaluations, ils deviennent permanents. Donc, c'est quelqu'un
qui est en voie de devenir permanent, mais qui ne l'est pas encore.
M. Ouellet :
O.K. Et donc ce processus-là, je présume que j'étais en voie de devenir
permanent dans la fonction publique, je m'en vais chez IQ, c'est la même
période qui continue, il n'y a pas de rupture du lien de probation. Donc, les gens qui ont un an et demi de fait à la fonction publique, s'en vont du côté de chez IQ, continuent la concordance de leur
temps pour que, si effectivement ils pourraient être déclarés permanents chez IQ, même
s'ils ont commencé, il y a de cela un an et demi, du côté de la fonction
publique. C'est ce que je comprends.
M. Bahan
(David) : Tout à fait.
M. Ouellet :
O.K. Et ce choix-là, lorsqu'il est annoncé par IQ, les gens ont le désir d'y
aller ou pas, ils y vont et ils auront deux
ans. Après deux ans, ils vont pouvoir décider s'ils restent de façon
permanente chez IQ ou ils sortent et retournent à la fonction publique.
C'est ça que je comprends.
M. Bahan
(David) : Vous faites référence aux permanents ou aux temporaires? Les
permanents, c'est à vie. Temporaires, il
faut qu'ils finissent leur stage probatoire avant parce qu'il faut être
permanent pour avoir ce droit de retour. Donc, ils vont devoir finir la période, ils vont devoir finir le stage
probatoire avant de pouvoir revenir, mais c'est à vie... une fois que
c'est acquis, ils peuvent revenir à vie.
M. Ouellet :
O.K. Ils peuvent se promener de chez Investissement Québec ou dans un ministère.
M. Bahan (David) : Mais chez Investissement
Québec, ils vont devoir repostuler
pour le poste. S'ils reviennent dans
la fonction publique... dans la fonction publique, les gens
peuvent avoir des mutations puis changer de ministère, le processus est assez simplifié, mais pour retourner
chez Investissement Québec, bien là, ils vont devoir réappliquer sur un poste
puis, tout dépendant le processus en cours, ils vont devoir le réaliser, là.
M. Ouellet : O.K.
Donc, la nuance est importante. Ce que vous me dites, c'est que je suis
fonctionnaire de l'État, je décide d'aller du côté d'IQ, après deux ans, ça ne
me plaît pas, je reviens fonctionnaire de l'État, je fais trois, quatre ans là, et j'aimerais ça retourner chez
IQ... et là il n'y a pas cette mobilité complète, il devra postuler
sur un emploi disponible chez IQ. Et à ce moment-là, s'il postule ou s'il revient, ses droits d'ancienneté, tout ce qu'il a
accumulé du côté de la fonction publique, est-ce qu'il est transféré encore chez IQ? Tu sais, j'ai des
problèmes complexes, mais je me mets à la
place d'un employé qui pense que c'est une bonne chose; après deux ans, finalement,
il décide : Non, je veux retourner puis, finalement, j'aimerais ça
revenir chez IQ. Je veux juste voir si...
M. Bahan (David) : Bien, c'est les
conventions d'Investissement Québec qui vont s'appliquer à son retour. Dans le fond, il va repostuler sur un poste, tout dépendant le type de poste, parce que
le principe, c'est selon la complexité de la tâche, s'il y a des
conditions de rattachées. S'il décide de changer de classe d'emploi, bien là,
il peut y avoir des changements dans les
conditions. S'il décide de postuler sur un poste supérieur, bien là, il va y
avoir des gains. Donc, c'est vraiment le poste sur lequel il applique
puis les conventions de cette époque-là qui vont s'appliquer, là.
M. Ouellet : O.K. C'est-tu le même
syndicat entre IQ puis le gouvernement?
M. Bahan (David) : Fonctionnaires,
oui, mais pas professionnels.
Ouellet : O.K.
Puis ça, les professionnels, juste me dire ça couvre quels cadres de métiers,
ça, s'il vous plaît.
M. Bahan
(David) : Bien,
professionnels, c'est tout ce qui est des économistes, des experts financiers,
des experts dans des domaines précis, de certains domaines, de certains
secteurs : sciences de la vie, des choses comme ça, là.
M. Ouellet : O.K. Mais ça peut être
des techniciens aussi, quand vous dites... Non? O.K.
M. Bahan
(David) : Non.
Techniciens... dans le fond, adjointes administratives, adjoints
administratifs ou technicien, c'est fonctionnaire; professionnels, c'est
les analystes financiers, les économistes, etc.
Ouellet : O.K. Y a-tu
une grande différence dans les conditions salariales entre un... pour le même
emploi, là, un fonctionnaire de la fonction publique et chez IQ?
M. Bahan (David) : Dans le fond, la
grosse différence, c'est le boni qui est possible, qui est chez IQ. Le chiffre qu'on a donné hier, c'est à peu... l'estimation,
c'est 8 % de plus. En tenant
compte des bonis qui sont liés au rendement, là, il y a un potentiel de
l'augmenter en allant chez IQ. Mais au jour 1, le salaire de base, c'est
pas mal équivalent, là.
Ouellet : O.K. Donc,
quelqu'un qui choisit de quitter la fonction publique et d'aller chez IQ,
au-delà du fait qu'il est dans une nouvelle organisation, qu'il y a des
nouveaux mandats qui lui sont confiés, donc que l'employé y voit un défi professionnel, du côté salarial, il a
l'opportunité de mettre la main sur des bonis annuels, si je comprends,
relatifs au rendement personnel ou au rendement de l'organisation.
M. Bahan (David) : C'est les deux.
M. Ouellet : C'est les deux. O.K.,
c'est un boni croisé.
M. Bahan
(David) : Qu'il soit...
C'est des formules... puis ça peut évoluer dans le temps aussi, là. C'est basé
sur les conventions aussi, là.
Ouellet : O.K.
Mais les échelles salariales, pour le même type d'emploi, sans dire qu'elles
sont égales, seraient comparables?
M. Bahan
(David) : Dans le fond, il n'y a personne qui va perdre. Les gens vont maintenir
au minimum. Les premières analyses qu'on a faites, dans le fond, si les gens maintiennent les mêmes tâches, le salaire devrait être équivalent,
mais c'est... dans les classes... certaines classes d'emploi chez Investissement
Québec peuvent aller plus... des salaires plus
élevés. Ça fait que, selon l'évolution de la personne
dans le temps, il y a des possibilités de gains par rapport à ça, mais, si la
tâche est maintenue, les estimations qu'on a, c'est que les salaires vont être
sensiblement les mêmes. C'est vraiment
le boni au rendement, là, qui va changer, qui va pouvoir augmenter la
rémunération, là.
Ouellet : Et les avantages
sociaux, autres que le boni, les avantages sociaux, programmes d'assurances,
tout ça est comparable, similaire ou légèrement différent?
M. Bahan
(David) : Dans le fond, c'est comparable, puis on transfère toutes les banques de congés de
maladie ou de vacances qui étaient accumulés. Ça va être transféré.
M. Ouellet : O.K. Monsef, peut-être...
Excuse, député de...
La Présidente (Mme
IsaBelle) : ...la parole est au député de Nelligan.
Derraji : Merci, Mme la Présidente. C'est presque la même logique, à part hier, où le ministre
a parlé que les gens d'Export Québec,
eux, 100 % vont être transférés à Investissement
Québec. Moi, ce qui m'intéresse, vous
voyez ça venir, donc, au niveau
du changement d'Investissement Québec, avez-vous répertorié les classes d'emplois,
genre, qui seront impactées par ce transfert du MEI à Investissement
Québec? On parle de combien?
M. Bahan (David) : Combien de
personnes, vous voulez dire?
Derraji : Bien, personnes,
mais aussi... Je ne sais pas comment dire, au niveau ressources humaines... C'est des professionnels...
M. Bahan
(David) : Bien, dans le fond, ça part de technicien à adjoint administratif, professionnels
à cadres, là... Dans le fond, c'est...
M. Derraji : On parle de combien?
M. Bahan
(David) : Dans le fond, au total, les bureaux régionaux et Export Québec, c'est environ
200 personnes, un petit peu moins que 200.
M. Derraji : Donc,
200 personnes ciblées par le transfert.
M. Derraji :
O.K. Et, sur les 200 personnes ciblées par le transfert, ça, c'est au
niveau national, donc, incluant les bureaux au niveau régional, si j'ai
bien compris, encore une fois, vous allez offrir la possibilité aux gens soit
de rester à MEI ou bien être transférés. Donc, il n'y a pas une obligation de
transfert.
M. Bahan (David) : Tout à fait.
M. Derraji : O.K. Donc, il n'y
a pas d'obligation de transfert.
Dans le cas où la personne accepte le plan et
elle est transférée à Investissement Québec, elle passe du temps, donc, ça vient avec une augmentation, ça vient avec tout ce que la nouvelle structure offre, et il veut
revenir à la fonction publique, est-ce que c'est quelque chose qui est
envisageable?
M. Bahan
(David) : C'est tout à fait possible de revenir. C'est ça qui est prévu, sauf que, là, il