Transportation and the Environment — 1 June 2017 (41st Legislature, 1st Session)
CTE 2017-06-01
Quebec — Committees
(Onze heures vingt-cinq minutes)
Le Président
(M. Iracà) : À l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de
la Commission des transports et de l'environnement ouverte. Je demande à toutes les personnes dans
la salle de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs téléphones
cellulaires et appareils électroniques.
La commission est réunie afin de procéder à l'étude
détaillée du projet de loi n° 132, Loi concernant la conservation des
milieux humides et hydriques.
Alors, Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements aujourd'hui?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. M. Boucher (Ungava) sera remplacé par M. Habel
(Sainte-Rose).
Président (M. Iracà) :
Merci. Je dépose les mémoires qui ont été reçus après les auditions que nous
avons tenues. Alors, il s'agit de l'Association des producteurs
maraîchers du Québec, la Table des préfets et des élus de la couronne sud et
l'Association minière du Québec.
Alors, ça me fait plaisir, je souhaite la
bienvenue à tous, M. le ministre, les députés, les collègues députés de l'opposition, les recherchistes, tout le
monde qui vous accompagne, les gens
de l'Environnement. Alors, je vous salue, ça me fait plaisir
de vous revoir. Nous allons débuter une commission extrêmement collaborative,
j'en suis certain, dynamique en étude détaillée. Alors, j'ai très hâte de vous
entendre.
Nous allons débuter avec les remarques
préliminaires. M. le ministre, vous disposez de 20 minutes pour vos
remarques.
M. Heurtel : Alors, M. le
Président, mes remarques préliminaires vont être très brèves. Je vais référer
la commission aux remarques préliminaires que j'ai faites lors de l'étude
détaillée. Merci.
Président (M. Iracà) : Merci, M. le ministre. Effectivement, c'est un
maximum, là, il n'y a pas de minimum. Alors, M. le...
M. Heurtel : ...excusez-moi, M.
le Président, lors de la consultation particulière.
Le Président (M. Iracà) : Oui,
bien entendu.
M. Heurtel :
Merci, M. le député Jonquière. C'est parce que, vu la compression au niveau du
temps, on vient de faire la consultation particulière, on a fait
l'adoption de principe cette semaine. Alors, oui, merci, je vais référer...
Le Président (M. Iracà) : Il y
a beaucoup de choses...
M. Heurtel :
Je vais référer la commission à mes commentaires que j'ai faits lors de ces
deux exercices-là. Merci.
Président (M. Iracà) : Disponibles sur le site Web de l'Assemblée
nationale en vidéo, mesdames et messieurs. Alors, maintenant, je vais
inviter le porte-parole de l'opposition officielle à faire ses remarques
préliminaires.
M. Gaudreault :
Oui. Bonjour, M. le Président. Merci de nous réunir aujourd'hui. Je veux saluer
les collègues. D'ailleurs, le
ministre va voir que je l'écoute. Alors, je l'ai référé lui-même à son propre
discours lors de l'adoption du principe
et je veux donc en profiter pour saluer le ministre, les gens qui
l'accompagnent, du cabinet et du ministère, les collègues députés qui sont ici. Je veux également saluer, évidemment, le
collègue de la deuxième opposition, député de Masson, la jeune personne qui l'accompagne, les gens qui m'accompagnent,
évidemment, et vous, du secrétariat de la commission, M. le Président, et également les gens
qui vous accompagnent. Donc, merci beaucoup. Et c'est avec beaucoup de
plaisir que nous allons entamer les travaux
article par
article autour du
projet de loi n° 132.
Je dis avec
plaisir, mais aussi avec la rigueur que vous nous connaissez, M. le Président,
avec la rigueur dans notre travail,
mais aussi l'attitude professionnelle, toujours dans le souci, le seul souci,
au fond, qui se décline en deux volets, évidemment d'être toujours
concentrés sur l'objet qui nous réunit ici, c'est-à-dire la protection et la
conservation des milieux humides et hydriques, mais aussi, deuxième volet,
c'est dans le souci d'améliorer, de bonifier, de s'assurer, comme parlementaires, d'avoir le meilleur projet
de loi qui va garantir la protection, la conservation des milieux humides et
hydriques. Je pense que c'est la seule chose qui doit nous guider ici, et c'est
dans cet esprit que nous allons travailler tout au long des séances de
cette commission sur le projet de loi n° 132.
D'entrée de
jeu, M. le Président, je veux vous demander — et là je ne connais pas trop la
procédure — en vertu
de l'article 245 du règlement de
l'Assemblée nationale, qu'on étudie
article par article, alinéa par alinéa,
paragraphe par paragraphe. Alors, je
fais cette demande formelle. Je me souviens que nous l'avions fait également
lors de l'étude du projet de loi
n° 102. Alors, on a l'habitude, là, de procéder comme ça, mais c'est juste
qu'il faut techniquement le demander, là,
ici, en commission. Donc, je le demande en vertu de l'article 245,
article
par article, alinéa par alinéa et paragraphe par paragraphe. Alors,
c'est fait.
Pour les
travaux qui nous attendent maintenant, nous sommes encore une fois dans un
processus de modernisation d'une
pièce législative importante qui s'appelle la Loi concernant la conservation
des milieux humides et hydriques. On a fait tout ce travail également de
modernisation de la
Loi sur la qualité de l'environnement, que nous avons
débuté l'automne dernier, que nous avons terminé au mois de mars 2017, mars
dernier, qui s'est soldé, évidemment, par une adoption
quasi à l'unanimité de l'Assemblée nationale pour la modification de la
Loi sur
la qualité de l'environnement. Ça a
été un travail rigoureux encore une fois, mais un travail qui nous a demandé
beaucoup de concentration, qui nous a
demandé beaucoup de préparation, qui nous a demandé aussi beaucoup, je dirais,
de bonne entente entre les groupes parlementaires qui sont ici.
Vous savez, quand j'étais prof au cégep puis que
j'avais l'occasion d'expliquer à mes étudiants le système parlementaire québécois, là, je parlais des
commissions parlementaires. Je prenais l'exemple, pour illustrer c'est quoi,
une commission parlementaire, l'exemple de
l'élastique qu'on tire chacun de notre bord. Hein, c'est souvent ça en
politique, là, un groupe tire d'un
côté l'élastique. De l'autre côté, il y a un autre groupe qui tire au maximum.
Mais la commission parlementaire, à
un moment donné, on lâche chacun nos extrémités, nos bouts de l'élastique, puis
ça donne un résultat dans le milieu qui est, au fond, le compromis
d'avoir étiré, chacun de notre bord, nos demandes.
Alors, je
pense que c'est dans cet esprit-là aussi que nous devrons travailler, donc dans
cet esprit d'être capables de trouver
les meilleurs amendements. Parce que je vous annonce qu'on va en avoir, là, des
amendements sur ce projet de loi. On
va en avoir plusieurs qui découlent notamment de ce qu'on a entendu lors des
auditions publiques. Puis je vous rappelle
que, dans ces auditions, on a entendu quand même 19 groupes, allant de Canards
illimités au Regroupement des organismes
de bassins versants, le Regroupement national des conseils régionaux de
l'environnement, l'APCHQ, l'UPA, FQM,
UMQ, puis j'en passe, là, M. le Président. Je veux souligner, en passant,
Ouranos, quand même, qui a été important, qui nous a amené beaucoup
d'éclairage, je dirais, sur le rôle absolument essentiel que jouent les milieux
humides et hydriques dans le climat. Et,
bon, évidemment, on a entendu tout le monde municipal, je le disais, FQM, UMQ,
mais les villes de Montréal, de
Québec et de Laval qui, chacune à leur manière, ont réclamé, évidemment, un
rôle plus important des municipalités
à l'intérieur de cette gouvernance des milieux humides et hydriques. On va
avoir l'occasion d'y revenir, mais ça reste que c'est un élément
absolument important.
Je m'en
voudrais, M. le Président, de ne pas souligner que nous sommes le
1er juin. Là, vous allez dire : Tiens, tiens, ce n'est pas une nouvelle, là, il y a un 1er juin à chaque
année. Le 29 février, c'est plus rare, mais le 1er juin, c'est
annuel. Mais je tiens à le souligner parce
que c'est le début du mois de juin, et moi, j'ai déposé un projet de loi, le
projet de loi n° 795, 795, qui
vise à faire du mois juin le Mois de l'eau. Alors, si on avait eu l'ouverture
du gouvernement — puis
j'ai eu l'occasion d'en parler lors de l'étude des crédits — on
aurait pu faire ça rapidement et adopter un projet de loi faisant... décrétant, au fond, le mois de juin
comme le Mois de l'eau. Bien, on serait aujourd'hui dans cette première journée
du premier Mois de l'eau au Québec, et, malheureusement, le gouvernement n'a
pas manifesté cette ouverture.
Il nous reste
deux semaines de travaux, à peu près. On termine le 16, il nous reste deux
semaines de travaux. Il ne serait pas
trop tard pour convoquer l'Assemblée, pour appeler, comme on dit dans le jargon
parlementaire, le projet de loi n° 795 pour l'étudier, pour faire
du mois de juin le Mois de l'eau. Considérant surtout les dernières semaines
que nous avons connues avec des inondations
importantes, considérant qu'on est maintenant sur le projet de loi n° 132,
qui concerne la conservation des
milieux humides et hydriques, il me semble qu'il aurait été logique, il aurait
été approprié, il aurait été normal de faire un pas de plus sur le plan du symbole, sur le plan du message à envoyer.
C'est comme le meilleur moment de faire en sorte que les Québécois et les Québécoises comprennent l'importance, soient sensibilisés
à l'aspect absolument crucial, vital, sécuritaire d'une bonne gestion de l'eau.
On va le
faire avec la conservation des milieux
humides et hydriques, mais on
s'entend qu'il y a beaucoup d'aspects techniques là-dedans, puis c'est tout à fait normal, il y a
même des formules d'algèbre, là, pour la période transitoire sur la compensation. Je me souviens de l'association des producteurs forestiers qui sont venus nous voir ici, qui nous ont
dit que la définition était, par
bouts, trop technique pour eux. Alors, on va essayer de voir comment on pourra
modifier cette définition, le cas échéant.
Mais ce que je veux dire par là, c'est qu'on ne
peut pas faire en sorte que la loi en elle-même sans avoir une spécification,
disons, à l'intérieur... que la loi en elle-même décrète, tel qu'elle est
rédigée actuellement... le projet de loi
n° 132 décrète que le mois de juin est le Mois de l'eau. Alors, c'est pour
ça qu'on avait un projet de loi à part. Je trouve que ça aurait été un beau signal à envoyer. On va
essayer de voir si le ministre est ouvert. On pourrait même, à travers le projet de loi n° 132, amener des
amendements ou des modifications pour faire en sorte que, via le projet de loi
n° 132, on reconnaisse le mois de juin comme le Mois de l'eau. Ce
serait un bon coup à faire. Je pense, ce serait une bonne nouvelle. Je pense que, justement, on est le
1er juin, le 1er juin de ce mois que nous voulons faire le Mois de
l'eau. On a le Mois de l'arbre au Québec. Alors, me semble que c'est...
M. Gaudreault :
Oui. Le député de Dubuc dit : C'est toujours le mois de l'eau, il mouille
tout le temps. C'est pour ça qu'on
veut que ça soit le mois de juin, le Mois de l'eau. Mais le député de Dubuc, je
suis sûr aussi que c'est au mois de juin qu'il ouvre sa piscine.
M. Gaudreault :
En tout cas, il n'a pas de piscine, mais il doit y avoir quelques piscines dans
sa famille, chez ses enfants ou chez
ses voisins. Mais en général, au mois de juin, les gens ouvrent les chalets
parce qu'ils ont accès aux plans
d'eau, ils ouvrent leurs piscines. Donc, c'est le mois idéal pour sensibiliser
sur l'importance de l'eau. Alors, c'est pour ça qu'on veut le faire.
je profite de l'occasion pour dire, M. le Président, que, la semaine dernière,
j'étais en mission parlementaire en
Belgique et Luxembourg et j'ai rencontré à l'occasion de cette mission des parlementaires
de la Wallonie, le Parlement wallon.
Et on a rencontré peut-être six, sept parlementaires, c'était extrêmement
intéressant, et je leur ai parlé du projet de loi. Il