Institutions — 8 December 2021 (42nd Legislature, 2nd Session)
CI 2021-12-08
Quebec — Committees
(Onze heures trente et une minutes)
Président (M. Bachand) : À l'ordre, s'il
vous plaît! Bonjour à tout le monde. Ayant constaté le quorum, je déclare la
séance de la Commission des institutions ouverte.
La Commission est
réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 7, Loi
visant à faciliter le déroulement des prochaines élections générales
provinciales dans le contexte de la pandémie de la COVID-19 et modifiant la Loi
électorale.
M. le secrétaire, y
a-t-il des remplacements?
Secrétaire : Oui, M. le Président. Mme Lavallée (Repentigny) est
remplacée par Mme Mme Proulx (Côte-du-Sud); M. Lemieux (Saint-Jean) est
remplacé par Mme Boutin (Jean-Talon); M. Lévesque (Chapleau) est remplacé
par Mme Picard (Soulanges); M. Martel (Nicolet-Bécancour) est remplacé par
Mme Blais (Abitibi-Ouest); M. Benjamin
(Viau) est remplacé par M, Barrette (La Pinière); et M. Roussel (Vimont) est
remplacé par Mme Nichols (Vaudreuil).
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup. Y
a-t-il des droits de vote par procuration?
Le Secrétaire :
Oui, M. le Président.
Mme Lachance (Bellechasse) dispose d'un droit de vote par procuration
au nom de M. Lamothe (Ungava).
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Donc, lors de la suspension de nos travaux, nous en étions à l'étude de
l'article 53 du projet de loi. Mme la ministre, je crois que vous aviez un
amendement à proposer. À vous la parole.
Mme LeBel :
Oui, on avait suspendu pour discuter puis préparer un amendement suite aux
commentaires et discussions qu'on avait eus sur l'usage d'un terme, là, dans
les articles 53. Alors, suite à tout ça, je vais proposer l'amendement
suivant, M. le Président.
L'article 53 qui
concerne donc l'article 193 la Loi électorale : Insérer, après le
paragraphe 1° de l'article 53 du projet de loi, le paragraphe
suivant :
1.1˚ par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de «déposée» par «produite».
Président (M. Bachand) : Merci.
Interventions? Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols :
Merci, M. le Président. En fait, non. C'est ce qui était prévu hier, là,
c'était de moderniser, là, le vocabulaire et les méthodes technologiques.
Merci.
Président (M. Bachand) : Merci. S'il n'y a
pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'amendement à l'article 153 est adopté? Appel nominal, pardon. Je suis en
train de complètement virer à l'envers ce que je viens de vous dire au début de
la séance. Alors, M. le secrétaire, s'il vous plaît.
Le Secrétaire :
Oui. Pour, contre, abstention. Mme LeBel (Champlain)?
Le Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
Le Secrétaire :
Mme Picard (Soulanges)?
Le Secrétaire :
Mme Proulx (Côte-du-Sud)?
Mme Proulx (Côte-du-Sud) :
Pour.
Secrétaire : Mme Lachance (Bellechasse)?
Le Secrétaire :
Mme D'Amours (Mirabel)?
Le Secrétaire :
Vote par procuration, Mme Lachance (Bellechasse) pour M. Lamothe
(Ungava)?
Le Secrétaire :
Mme Nichols (Vaudreuil)?
Le Secrétaire :
Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce)?
Le Secrétaire :
M. Zanetti (Jean-Lesage)?
Le Secrétaire :
M. Bachand (Richmond)?
Président (M. Bachand) : Abstention. Donc,
l'amendement à 153 est adopté. Donc, on revient à 53 tel qu'amendé. Interventions? S'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. M. le secrétariat,
s'il vous plaît.
Secrétaire : Pour, contre, abstention. Mme LeBel (Champlain)?
Le Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
Le Secrétaire :
Mme Picard (Soulanges)?
Le Secrétaire :
Mme Proulx (Côte-du-Sud)?
Mme Proulx
(Côte-du-Sud) : Pour.
Le Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
Le Secrétaire :
Mme D'Amours (Mirabel)?
Le Secrétaire :
Vote par procuration, Mme Lachance (Bellechasse) pour le vote de M. Lamothe
(Ungava)?
Le Secrétaire :
Mme Nichols (Vaudreuil)?
Le Secrétaire :
Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce)?
Secrétaire : M. Zanetti (Jean-Lesage)?
Le Secrétaire :
M. Bachand (Richmond)?
Président (M. Bachand) : Abstention. Donc,
l'article 53, tel qu'amendé, est adopté.
Vous avez reçu une
feuille de route. Alors donc, si vous êtes d'accord, j'aurais besoin d'un
consentement, pour la séance, pour procéder avec la feuille de route qui vous a
été livrée, qui est une mise à jour, finalement, de la feuille de route d'hier.
Donc, ça va éviter de revenir toujours avec un consentement. Ça va? Alors, Mme
la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel :
Alors, conséquemment à ça, je vais vous demander de passer à l'article 56,
M. le Président.
Président (M. Bachand) : Merci.
Mme LeBel :
Merci. Alors,
article 56 :
L'article 206 de cette loi est
modifié :
1° par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «, par courrier ou par télécopieur»
par «ou par courrier»;
2° par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de «, par télécopieur ou par un procédé
électronique reproduisant la signature de la personne» par «ou par un
mode de transmission adapté à l'environnement technologique du Directeur
général des élections, déterminé par ce dernier»;
3° par la suppression
du cinquième alinéa.
Donc, les
modifications proposées visent donc à retirer la mention d'un télécopieur, là,
et à permettre une demande de révision en ligne pour l'ensemble des électeurs
ainsi qu'à supprimer la référence à la Commission de révision spéciale, là, qui
découle de l'amendement ou des discussions qu'on a eues conséquemment à
l'article 12 et 59 hier. Et ce qu'on fait, donc, c'est aussi remettre,
comme on a mis dans l'article 4, le mode de transmission adapté à
l'environnement technologique du Directeur général des élections déterminé par
ce dernier pour s'adapter à un nouvel environnement technologique potentiel.
Le Président (M. Bachand) : Merci. Interventions sur l'article 56? Mme la députée de Vaudreuil,
s'il vous plaît.
Mme Nichols :
Oui. Merci, M. le Président. Bien, dans le fond, je comprends, là, qu'on
était dans la section, évidemment, là, pour moderniser, entre autres, là, les
moyens de technologie... technologiques. La commission peut accepter qu'une
demande soit transmise par courrier ou par mode de transmission adapté à
l'environnement technologique du Directeur général des élections déterminé par
ce dernier. Le fait qu'on lui donne la possibilité tout de même de déterminer
le moyen, est-ce que ça veut dire que quelqu'un pourrait demander un autre
moyen que ceux qui sont prévus?
Mme LeBel : Bon,
l'article découle de deux choses. Naturellement, le fait qu'on ait supprimé la
section, comme vous vous en souviendrez,
hier, sur la commission de révision. Mais ici ce qu'on fait, c'est qu'on se
dit : Bon, écoutez, il y a deux moyens. On doit quand même
permettre un moyen non technologique. Beaucoup de gens n'ont peut-être pas accès ou la capacité de s'en servir.
Et la commission, donc, se donne le droit d'accepter les deux moyens,
c'est-à-dire une réception par courrier ou une réception par un tout autre
moyen technologique qui sera déterminé, vraisemblablement
potentiellement par courriel, là, mais il doit y avoir... je le dis à
titre
d'exemple, mais il doit y avoir, là,
une possibilité de voir aussi... Et ce type de formulation là permet de mieux
évoluer en fonction de l'environnement technologique plutôt que de le
fixer en disant «par courriel», à
titre d'exemple, dans la loi, ou «par
télécopieur» dans la loi. Et je l'ai vu quand j'ai modernisé aussi le Code de
procédure pénale dans une autre... il n'y a pas si longtemps, mais où on a fait
en sorte d'adopter un langage qui permet l'environnement technologique, mais
qui permet aussi à la loi d'évoluer sans qu'on ait des modifications
législatives à faire à chaque fois. Donc, ça donne deux modes de transmission,
un qui est beaucoup plus traditionnel et beaucoup plus accessible à l'ensemble
des gens et l'autre qui doit suivre, là, notre vie de 2021, là. Suivre, c'est
un grand mot, là, mais...
Mme Nichols :
Oui. Mais je voulais juste savoir, là, c'était plus dans le vocabulaire qui
est utilisé, là, «déterminé par ce dernier», là. On fait...
Mme LeBel : C'est
l'environnement technologique qui va être déterminé, pas le mode de
transmission. Ça va être par courriel... par courrier ou par un mode
technologique, et le mode technologique sera déterminé, parce qu'il faut que ça
soit l'environnement du DGE. Vous vous souviendrez, c'est exactement le même
vocabulaire qu'on a adopté dans l'article 4 qui modifiait à
l'article 3. C'est permettre de l'évolution, mais c'est... pas le DGE,
pardon, la commission qui devra dire : J'accepte par courriel ou... là, je
donne un exemple, là, qui est connu de tous, mais ou par tout autre moyen. Mais, pour être capable de le faire, il faut
qu'elle soit... la commission soit en mesure d'accepter. Donc, l'idée, c'est de dire en sorte qu'elle va
déterminer ce qu'elle peut accepter comme environnement technologique et
informer de dire : Voici, c'est par courrier, ou par courriel, ou par qui
sait où on sera rendus en 2022.
Mme Nichols : On ne retournera pas
aux pigeons voyageurs.
Mme LeBel : Non,
je ne pense pas. Électroniques, des pigeons électroniques
Le Président (M.
Bachand) : ...Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil : Bien, justement, est-ce
qu'on pourrait écouter le directeur général? Parce que dans le sens que je
trouvais ça quand même intéressant de pouvoir questionner directement ceux qui
sont aux premières lignes du processus
électoral, les observations qu'ils ont eues, peut-être, lors des dernières
élections municipales. Mais qu'est-ce qu'on entrevoit? Quelles sont les
méthodes? Est-ce que... Parce que c'est... entre autres choses, on parle du...
via un portail ou un formulaire en ligne,
mais on semble... l'article semble prévoir qu'il y aura peut-être d'autres
façons, mais, pour l'instant, c'est les seuls que vous entrevoyez, ce
qui est décrit, là, dans les...
Président (M. Bachand) :
Comme nous sommes en début de
séance, alors est-ce qu'il y a consentement pour permettre au DGE et de
son équipe de prendre la parole pour la séance? Oui, consentement. M. Reid,
s'il vous plaît.
M. Reid (Pierre) : Oui. Dans un premier temps, je pense que l'envoi pourrait
se faire par courriel, là. Mais c'est comme, M. le Président, comme on le
disait plus tôt, il y a différentes techniques qui vont évoluer. Donc, il
faudra... et pas être tenu de toujours revenir pour modifier la loi.
Le Président (M.
Bachand) : Interventions? S'il n'y a pas
d'intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 50... M secrétaire. Désolé, ça s'en vient. On va être corrects
d'ici ce soir.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Lebel, Champlain?
Le Secrétaire : Mme Blais
(Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) : Pour.
Le Secrétaire : Mme Picard
(Soulanges)?
Le Secrétaire : Mme Proulx
(Côte-du-Sud)?
Mme Proulx (Côte-du-Sud) : Pour.
Le Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
Le Secrétaire : Mme D'Amours
(Mirabel)?
Le Secrétaire : Vote par procuration,
Mme Lachance (Bellechasse) pour le vote de M. Lamothe (Ungava)?
Le Secrétaire : Mme Nichols
(Vaudreuil)?
Le Secrétaire : Mme Weil
(Notre-Dame-de-Grâce)?
Le Secrétaire : M. Zanetti
(Jean-Lesage)?
Le Secrétaire :
M. Bachand (Richmond)?
Président (M. Bachand) :
Abstention. Donc, l'article 56 est adopté. Merci. Mme la ministre, s'il
vous plaît.
LeBel :
Article 57, s'il vous plaît, M. le Président.
Donc, l'article 57 :
L'article 216 de cette loi est modifié
par la suppression du deuxième alinéa.
Donc, il s'agit tout simplement d'une
modification en concordance avec le fait qu'on a maintenant... on a abrogé,
dans l'article précédent, l'article 59 si je ne m'abuse, les
articles 220 à 228. Donc, il n'y a plus lieu de faire référence à quelque
chose qui n'existera plus à l'adoption de ce projet de loi.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Interventions?
Mme Nichols : ...la révision
spéciale.
Mme LeBel : Exactement. La
section 220 à 228 concernait effectivement la révision spéciale.
Président (M. Bachand) :
Merci. S'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. M. le secrétaire,
s'il vous plaît. Oui, Mme la députée Mirabel, s'il vous plaît.
Mme D'Amours : Oui. M. le
Président, avec l'accord de mes collègues, est-ce qu'on pourrait enregistrer le
même vote précédent pour ce vote-ci ou si on doit absolument faire le tour à
chaque fois? Si j'en fais la demande, là, je...
Le Président (M.
Bachand) : Si tout le monde est d'accord
avec ça. Essentiellement, c'est que, s'il n'y a pas d'accord, à ce moment-là,
on va redemander un vote par appel nominal.
Mme D'Amours : Exact. Mais,
s'il y a un accord, est-ce qu'on peut prendre... est-ce qu'on peut enregistrer
le même vote que précédemment?
Mme D'Amours : C'est ça. S'il y
a quelque chose de différent, bien, on pourra faire le vote, mais...
Le Président (M.
Bachand) : Parce que, souvent, on voit ça,
exemple, à la Chambre des communes où on est
trois cents quelques députés, mais ici on est un petit groupe. Alors donc, que
ce soit libre aux membres de décider. Donc,
s'il y a consentement, nous allons appliquer le même résultat à 57 que 56.
Merci. Donc, 57 adopté. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Alors, suivant l'ordre
du plan qui a été... de déroulement qui a été produit et soumis à mes
collègues, on est à 58, M. le Président. Donc, 58 :
L'article 218 de
cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier alinéa,
du «neuvième jour» par «troisième jour»;
2° par l'insertion, à la fin du premier alinéa,
de «et comporter les mentions relatives au vote par anticipation et au vote au
bureau du directeur du scrutin»; et
3° par la suppression, dans le deuxième alinéa,
de «spéciale».
Donc, on parle encore de modifications proposées
qui sont des modifications de concordance avec celles prévues à
l'article 59 du projet de loi, qui, encore une fois, je le répète, abroge
la section... les articles 220 à 228 de la Loi électorale qui concernaient
la
section sur la révision spéciale.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Interventions sur 58?
Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : Oui. Je veux juste
être certain de savoir, là, pourquoi... je reviens, là. Un, on peut régler tout
de suite la suppression de la révision spéciale, ça, ça me va, là.
Mme Nichols : Oui, ça, ça me va, le
deuxième alinéa. Les délais, pourquoi on change le neuvième jour pour le
troisième jour qui précède celui du scrutin?
Mme LeBel : Parce qu'on a, vous vous
souviendrez, puis je vais peut-être laisser compléter maître... oh! j'ai oublié
votre nom de famille, je suis désolée, parce que vous vous souviendrez qu'on
est rendus du quatorzième jour au quatrième jour. Donc, j'imagine que c'est une
suite par rapport à ça, mais on pourra peut-être préciser. Attends un petit
peu, je suis en train de le lire en même temps, là, mais...
Mme Nichols : Parce qu'on parle de
la transmission ici, on parle de transmettre la liste électorale révisée à
chaque candidat.
Mme LeBel : Oui, au plus tard le
troisième jour qui précède celui du scrutin. Il faut comprendre que... vous
vous souviendrez que la révision se termine le quatrième jour précédant le
scrutin. Donc, il faut terminer la révision de la liste.
Et, avant de la transmettre, j'imagine qu'il faut qu'elle soit complétée, la
révision. Et donc, à partir du moment où le quatrième jour précédent le scrutin
est la fin de la révision, c'est à partir du troisième jour précédent le
scrutin qu'on peut procéder à la transmission. Je vois des hochements de tête,
je me considère sur la bonne voie.
Le Président (M.
Bachand) : Je ne sais pas si maître...
peut-être vous présenter à nouveau.
Mme LeBel : Quel est le nom de
famille? J'oublie. Coulombe.
Le Président (M.
Bachand) : Me Coulombe, peut-être vous
présenter officiellement.
M. Coulombe (Benoît) : Merci, M. le
Président. Alors, oui, Me Benoit Coulombe, avocat au Directeur général des
élections. Je complète simplement Mme la ministre, parce qu'elle a fait pas mal
le tour, mais c'est parce qu'avant, avec la révision spéciale et la révision
dite ordinaire, il y avait deux envois de listes, dans le fond. Et là, comme il
n'y aura plus de période de révision spéciale, la période de révision du jour
moins 14 au jour moins quatre, ça va être une seule période de révision. Donc,
après la journée que les travaux de la commission de révision ont fini, le jour
moins quatre, le jour moins trois, il y a la liste électorale révisée qui est
envoyée en prévision, évidemment, du scrutin
qui se tient le lundi d'après. Alors, le changement du neuvième au troisième
est en relation avec l'abolition, on peut le dire, là, de période de
révision spéciale.
Le Président (M.
Bachand) : Ça va? Est-ce qu'il y a
d'autres interventions? Mme la députée de Vaudreuil, oui, allez-y.
Mme Nichols : Merci, M. le
Président. Donc, quand on dit qu'«au plus tard le troisième jour qui précède
celui du scrutin» la liste électorale révisée va être remise à chaque candidat,
donc on comprend, là, étant donné que... les diverses modifications qu'on a
faites, là, on comprend que ça va être la liste finale?
M. Coulombe (Benoît) : Oui, ça va
être la liste utilisée pour le jour du scrutin, qui est le lundi qui suit.
Mme Nichols : Parfait. Puis, quand
on dit que «cette liste doit permettre d'identifier les modifications apportées
lors de la révision et comporter les mentions relatives au vote par
anticipation et au vote au bureau du directeur
du scrutin», qu'est-ce que ça veut dire? Comment ça va être... Puis comment ça
va être mentionné? Puis qu'est ce que ça veut dire?
M. Coulombe (Benoît) : Bien, en
fait, après, M. Blanchet pourra compléter, mais n'oublions pas qu'au jour moins
trois, les jours de vote par anticipation de la fin de semaine, c'est-à-dire du
dimanche et lundi précédents, ont eu lieu.
Donc, la liste va indiquer quels électeurs ont voté. La même chose pour le vote
au bureau du directeur du scrutin, qui
a commencé au jour moins 10, si je ne me trompe pas, M. Blanchet pourra me
corriger, alors indiquer aussi les gens qui sont allés voter au bureau
du directeur du scrutin.
Le Président (M.
Bachand) : M. Blanchet, en vous
présentant officiellement, vous avez la parole.
M. Blanchet
(Jean-François) : Oui, M. le Président.
Jean-François Blanchet, adjoint au Directeur général des élections et directeur
des opérations électorales. Donc, juste pour résumer, au décret, il y a une
liste qui est produite, qui est donnée aux candidats. Il y en avait eu une
après la révision. Il y en avait eu une après la révision spéciale. On élimine
la révision spéciale, donc il n'y a plus de besoin, entre le décret et la fin
de la révision, de transmettre une nouvelle liste. Et la liste qui a les
marques de vote, c'était exactement comme ça après la révision spéciale, ça comportait déjà les marques des
électeurs qui avaient déjà... qui avaient voté dans les votes par anticipation.
Donc, ça, il n'y a pas vraiment de changement de ce côté-là.
Mme LeBel : ...les listes
précédentes étaient transmises avant le vote par anticipation. Donc,
présentement, compte tenu du recadrage de la
période de révision, qui nous amène au quatrième jour, bien là, comme... puis,
comme on a supprimé de 220 à 228, qui comportait, sur la liste spéciale, cette
mention-là, bien, il faut ramener cette mention-là à la seule et unique liste qui va être transmise
parce qu'elle sera transmise après que le vote par anticipation aura lieu.
Nichols : Donc, la dernière liste va vraiment être plus à
jour. Mais ça donne quand même plus de temps au Directeur général des
élections, là, pour la compléter.
Mme LeBel : Bien, le moment de la
transmission de la liste, elle va comporter les informations qui sont
disponibles, là, c'est-à-dire le vote par anticipation qui va avoir... on va
être après le vote par anticipation. Donc, il fallait ramener cette mention-là.
Cette mention-là existait, mais sur la liste suite à la révision spéciale,
parce que la révision spéciale se terminait après le vote par anticipation,
mais la révision régulière, avant qu'on refasse le ménage de tout ça puis qu'on rescinde, se terminait avant
le vote par anticipation, donc n'avait pas nécessairement cette mention-là.
En supprimant de 200 à 228, il faut
reprendre cette mention-là, la récupérer et la rattacher à la liste régulière,
je vais le dire comme ça, parce que, là, la liste régulière, la révision
régulière ou... va se terminer après le vote par anticipation.
Nichols : O.K. Pour être sûr de ne rien perdre, là, on prend, là, ce
qu'il y avait dans la commission... dans la révision spéciale puis on vient
le...
Mme LeBel : Oui,
qui est encore utile, puis on vient le regreffer à la liste qui reste.
Mme Nichols :
Ça fait que ce n'est pas du nouveau travail pour le DGE, là, il le faisait
déjà, même qu'il aura plus de temps, là, pour le faire, étant donné que...
bien, plus de temps, il y a une étape de moins quand même.
Mme LeBel : Il
transmettait trois listes, dans le fond. Il va en transmettre une.
Mme Nichols :
Juste une. C'est quand même moins de travail.
Mme LeBel : Moi,
c'est comme ça je le calcule, mais...
Mme Nichols :
C'est ça. Mais l'information, à ce que je comprends, là... puis ce que je
cherchais à savoir, c'est si l'information était pour être la même dans la
liste définitive. Pour ce qui est du temps du neuvième jour ou au troisième
jour, j'imagine, ça avait été discuté, parce que j'ai vu en bas, à droite,
qu'il y avait un consensus.
Mme LeBel : La
liste révisée... c'est parce que la liste révisée, au départ, était transmise
au neuvième jour. La liste qui sortait de... En tout cas, il y avait une liste,
au neuvième jour, qui n'avait pas ces mentions-là. On la ramène au troisième
jour parce que c'est cette liste-là qui est la liste principale, puis on
rattache les mentions qu'on a perdues, entre guillemets, en abolissant la
section 200 à 228. Ça fait qu'il y a du ménage à faire dans les articles
qui suivent pour qu'à la fin du travail on ait une période de moins 14 à moins
quatre, donc, à moins trois, on transmet, mais,
comme, à moins trois, on est rendu passé la période de vote par anticipation,
bien, la liste, qui est la seule qui va être transmise, et la seule période de
révision doit comporter toutes les mentions qui finissaient par être transmises,
mais attachées à un autre type de liste qui
découlait d'un autre type de révision, là. Je fais des grandes généralités, là,
mais...
Mme Nichols :
Parfait. Puis, un petit peu plus
loin dans l'article, là, puis là je regardais l'article, c'est 218, là, ces
listes-là sont évidemment... elles vous sont transmises par support
informatique, donc c'est transmis par courriel, mais que le candidat
peut en obtenir une copie sur support papier, puis ça, c'est... parfait...
Mme LeBel :
Oui. C'était déjà, ça ne change pas.
Mme Nichols : Parfait. Moi, ça me va.
Le reste, c'est de la concordance étant donné qu'on a abrogé de 220 à 228
et la suppression de 227.
Président (M. Bachand) : Est-ce qu'il y a
d'autres interventions? Est-ce qu'on est prêts... Donc, on est prêts pour la
mise aux voix. Est-ce qu'il y a consentement pour appliquer les résultats à 58
avec le vote précédent? Consentement. Merci. Adopté. Mme la ministre, s'il vous
plaît.
Mme LeBel :
Alors, toujours conformément au plan de match, je vous demanderais
d'appeler 61 et je vais procéder à la lecture.
L'article 231 de cette loi
est modifié :
1° par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «21e» par «14e»;
2° par la suppression
du deuxième alinéa.
Et on continue dans
la concordance suite au travail qu'on a fait à l'article 53 du projet de
loi, qui modifie l'article, là, 193 sur la
période électorale qui réduit la période de révision. Donc, ce qu'on enlève,
c'est qu'on ajuste, là... «14e» n'a plus sa place, là. «21e», pardon.
Oui, c'est ça, «21e» devient «14e» dans le premier paragraphe, donc le deuxième
paragraphe n'est plus utile.
Président (M. Bachand) : Merci.
Interventions?
Mme Nichols :
Oui, M. le Président. En fait, là, les demandes... Ah! peut-être
l'explication est là. Parce que c'est ça je me demandais, toutes les autres
demandes, en fait, vont pouvoir être traitées... ah! pourront être faites tout au long de la période de révision jusqu'au
quatrième jour qui précède celui du scrutin. Parfait. Moi, ça me semble clair.
Il n'y avait pas nécessairement de
problématique, là, entourant cette possibilité de le faire... de l'étaler,
cette demande-là, là, tout au long de la période de révision. Parfait.
Le Président (M. Bachand) : Ça va? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la
mise aux voix. Est-ce qu'il y a consentement pour appliquer le résultat
du vote à 61 avec le vote précédent? Adopté...
Président (M. Bachand) : Consentement.
Adopté. Donc, Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel :
Oui, alors je vous demanderais 72. Et je suis toujours, pour fin
d'enregistrement, la liste que je vous ai soumise, le plan de travail. L'idée,
naturellement, pour les gens qui nous occupent, c'est de travailler, là, dans
tous les articles qui sont interreliés entre eux et garder le même sujet le
plus possible. Donc :
L'article 265 de cette loi est modifié par la suppression de «spéciale» partout
où cela se trouve.
Donc, encore une
fois, compte tenu de l'abrogation des articles 220 à 228 sur la Loi
électorale qui concernent la révision spéciale, bien là, pour être sûr de bien
harmoniser tout ça, on n'a plus besoin d'y faire référence. On devient... on
retombe dans le cadre d'une révision, tout simplement, dans la période de moins
14 à moins quatre.
Président (M. Bachand) : Merci. Mme la
députée de Vaudreuil.
Mme Nichols :
Ça va. Ça va avec les explications-ci. On comprend que c'est de la
concordance. Oui, puis, pour les prochains
articles, là, on va consentir pour le vote, mais, pour les prochains articles,
est-ce qu'on peut revenir à l'appel nominal, M. le Président?
Président (M. Bachand) : Absolument, sans
problème. Donc, nous allons procéder à la mise aux voix de l'article 72.
Est-ce qu'il y a consentement pour appliquer à 72 le résultat du vote
précédent? Consentement. Donc, 72 est adopté. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel :
84. Alors :
L'article 301.26 de cette loi est modifié :
1° par la
suppression, dans le premier alinéa, de «spéciale»;
2° par la
suppression, dans le deuxième alinéa, de «spéciales».
Donc, ce sont
exactement les mêmes commentaires et le même type de modification de
concordance que le précédent article.
Président (M. Bachand) : Merci.
Intervention sur 84?
Mme Nichols :
Non, ça va, M. le Président, concordance.
Président (M. Bachand) : Donc, s'il n'y a
pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Donc, M. le
secrétaire, s'il vous plaît.
Secrétaire : Pour, contre, abstention. Mme LeBel (Champlain)?
Le Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
Le Secrétaire :
Mme Picard (Soulanges)?
Le Secrétaire :
Mme Proulx (Côte-du-Sud)?
Mme Proulx
(Côte-du-Sud) : Pour.
Le Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
Le Secrétaire :
Mme D'Amours (Mirabel)?
Le Secrétaire :
Vote par procuration, Mme Lachance (Bellechasse) pour le vote de M. Lamothe
(Ungava)?
Le Secrétaire :
Mme Nichols (Vaudreuil)?
Le Secrétaire : Mme Weil
(Notre-Dame-de-Grâce)?
Le Secrétaire :
M. Zanetti (Jean-Lesage)?
Le Secrétaire :
M. Bachand (Richmond)?
Président (M. Bachand) : Abstention. Donc,
l'article 84 est adopté. Merci beaucoup. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Oui, 86, s'il vous plaît.
Donc, l'article 86 :
L'article 301.28 de cette loi est modifié par la
suppression du paragraphe 3°.
Encore une fois,
c'est le même type de concordance, compte tenu qu'on a abrogé, par le biais de
l'article 59, les articles 220 à 228, qui faisaient référence à
révision spéciale. Le troisième alinéa de l'article 301.28 devient inutile
à toutes fins pratiques, faisant référence, lui, à des articles dans ladite
section.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Interventions? Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols :
Non. Ça va, M. le Président.
Le Président (M. Bachand) : S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. M. le secrétaire, s'il vous plaît.
Secrétaire : Pour contre abstention. Mme LeBel (Champlain)?
Le Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
Le Secrétaire :
Mme Picard (Soulanges)?
Le Secrétaire :
Mme Proulx (Côte-du-Sud)?
Mme Proulx
(Côte-du-Sud) : Pour.
Le Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
Le Secrétaire :
Mme D'Amours (Mirabel)?
Le Secrétaire :
Vote par procuration, Mme Lachance (Bellechasse) pour le vote de M. Lamothe
(Ungava)?
Le Secrétaire :
Mme Nichols (Vaudreuil)?
Le Secrétaire :
Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce)?
Le Secrétaire :
M. Zanetti (Jean-Lesage)?
Le Secrétaire : M. Bachand
(Richmond).
Le Président (M. Bachand) : Abstention.
Donc, l'article 86 est adopté. Merci. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Merci, M. le Président.
98, s'il vous plaît. Donc, l'article 98 :
L'article 327 de cette
loi est modifié par la suppression, dans le premier alinéa, de «spéciale».
Alors, ce sont exactement les mêmes motivations,
les mêmes commentaires.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Interventions?
Mme Nichols : Ça va, M. le
Président. Dans le fond, on comprend que... oui, c'est ça, c'est concordance.
On enlève «spéciale», puis ça continue à s'appliquer. Très bien. Merci.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Donc, s'il n'y a pas
d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. M. le
secrétaire, s'il vous plaît.
Le Secrétaire : Pour contre abstention.
Mme LeBel (Champlain)?
Le Secrétaire : Mme Blais
(Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) : Pour.
Le Secrétaire : Mme Picard
(Soulanges)?
Le Secrétaire : Mme Proulx
(Côte-du-Sud)?
Mme Proulx (Côte-du-Sud) : Pour.
Le Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
Le Secrétaire : Mme D'Amours
(Mirabel)?
Le Secrétaire : Vote par
procuration, Mme Lachance (Bellechasse) pour le vote de M. Lamothe
(Ungava)?
Le Secrétaire : Mme Nichols
(Vaudreuil)?
Le Secrétaire : Mme Weil
(Notre-Dame-de-Grâce)?
Le Secrétaire : M. Zanetti
(Jean-Lesage)?
Le Secrétaire : M. Bachand
(Richmond).
Le Président (M. Bachand) : Abstention.
Donc, l'article 98 est adopté. Merci. Mme la ministre, s'il vous plaît.
LeBel : Oui. Alors,
article 106, s'il vous plaît.
L'article 370.3 de cette loi est modifié par la suppression de
«spéciale».
Encore une fois, compte tenu de l'abrogation des
articles 220 à 228 concernant la
section Révision spéciale, cette mention
n'est plus utile, mais l'article 370.3 continue à s'appliquer.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Interventions?
Nichols : Ça va. Merci.
Président (M. Bachand) : S'il n'y a pas d'intervention, nous
allons procéder à la mise aux voix. M. le secrétaire, s'il vous plaît.
Secrétaire : Pour contre abstention. Mme LeBel (Champlain)?
Le Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
Le Secrétaire :
Mme Picard (Soulanges)?
Le Secrétaire :
Mme Proulx (Côte-du-Sud)?
Mme Proulx
(Côte-du-Sud) : Pour.
Le Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
Le Secrétaire :
Mme D'Amours (Mirabel)?
Le Secrétaire :
Vote par procuration, Mme Lachance (Bellechasse) pour le vote de M. Lamothe
(Ungava)?
Le Secrétaire :
Mme Nichols (Vaudreuil)?
Le Secrétaire :
Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce)?
Le Secrétaire :
M. Zanetti (Jean-Lesage)?
Le Secrétaire :
M. Bachand (Richmond).
Président (M. Bachand) : Abstention. Donc,
l'article 106 est adopté. Merci beaucoup. Mme la ministre, s'il vous
plaît.
Mme LeBel : 133,
s'il vous plaît, M. le Président. Donc,
article 133 :
L'article 553 de cette loi est modifié par la suppression, dans le
paragraphe 1°, de «spéciale».
Donc, on continue
avec la même logique que tantôt, compte tenu de ce qu'on a fait à 59 concernant
section 220 à 228.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Donc, interventions sur 133? Ça va? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous
allons procéder à la mise aux voix. M. le secrétaire, s'il vous plaît.
Secrétaire : Pour contre abstention. Mme LeBel (Champlain)?
Le Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) : Pour.
Le Secrétaire :
Mme Picard (Soulanges)?
Le Secrétaire : Mme Proulx
(Côte-du-Sud)?
Mme Proulx (Côte-du-Sud) : Pour.
Le Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
Le Secrétaire : Mme D'Amours
(Mirabel)?
Le Secrétaire : Vote par
procuration, Mme Lachance (Bellechasse) pour le vote de M. Lamothe
(Ungava)?
Le Secrétaire : Mme Nichols
(Vaudreuil)?
Le Secrétaire : Mme Weil
(Notre-Dame-de-Grâce)?
Le Secrétaire : M. Zanetti
(Jean-Lesage)?
Le Secrétaire : M. Bachand
(Richmond).
Le Président (M.
Bachand) : Abstention. Donc,
l'article 133 est adopté. Merci beaucoup. Mme la ministre, s'il vous
plaît.
Mme LeBel : Oui. Alors, considérant
qu'on va changer de sujet, on va vous demander, M. le Président, de revenir à
l'article 13, qui fait l'objet d'une autre modification. Donc,
article 13 :
L'article 48 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, dans le paragraphe 2°
et après «l'adresse» de, «et l'adresse électronique»;
2° par l'insertion, pardon, dans le paragraphe 4°
et après «les nom, adresse» de «, adresse électronique»;
3° par l'insertion, dans le paragraphe 5° et
après «les nom, adresse» de «, adresse électronique» — on
est toujours dans les virgules;
4° par l'insertion, dans le paragraphe 6° et
après «l'adresse» de «et l'adresse électronique».
Maintenant, les modifications proposées
permettraient au Directeur général des élections d'obtenir l'adresse électronique
du parti, de son représentant officiel et, le cas échéant, de ses délégués, du
chef et de deux dirigeants du parti, ainsi
que l'adresse électronique de ses bureaux permanents, s'il y a lieu. Donc, le
fait de pouvoir exiger leur adresse électronique
donnerait donc plus de flexibilité et d'efficacité au Directeur général des
élections dans ses communications avec
ceux-ci. Il faut comprendre qu'actuellement la Loi électorale, dans sa mouture
actuelle, ne permettait pas explicitement au Directeur général des
élections d'exiger des personnes et des entités assujetties à la communication
leur adresse électronique.
Donc, on vient ajouter cette option, et, bon, je
sais que ce n'est pas ce qui va guider toutes nos intentions, mais ça fait
partie, là... c'est ça qui était le consensus, c'est-à-dire de pouvoir fournir
une adresse électronique, et, je le disais, c'est surprenant, mais la rigidité
de la loi, là, du cadre, ne le permettait pas.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Mme la députée de Vaudreuil. Pardon.
Mme Nichols : Oui. Merci, M. le
Président. Bien, je vois à l'article 48, là, que c'est le parti qui
demande une autorisation qu'il doit fournir.
Donc, je comprends que ça va devenir... c'est «doit», là. Donc, il devra
obligatoirement fournir à... l'adresse électronique.
Mme LeBel : Oui. Maintenant, c'était
potentiellement, j'imagine, sur une base volontaire, rien n'empêchait quelqu'un
de la fournir, mais on ne pouvait pas l'exiger. Maintenant, ça va devenir une
exigence, l'adresse et l'adresse électronique, et ça fait
partie de ce qui a
été discuté, effectivement.
Nichols : Parfait. Oui, je le sais que ça a été discuté.
Mme LeBel :
Non, mais je ne dis pas ça pour... je dis juste qu'on n'a pas entendu personne
en consultation, à
part le Directeur général des élections du Québec. Donc,
quand je vous le véhicule, c'est simplement pour vous dire que, si on avait eu
une consultation et qu'on avait entendu les parties qui sont concernées au
premier chef, ils nous diraient qu'ils sont d'accord. Maintenant, ceci étant
dit, notre privilège parlementaire demeure, là, mais...
Mme Nichols :
Oui. Donc, ça va, c'est correct. En fait, c'étaient les adresses courriel pour
joindre le représentant officiel ou un agent officiel, et je comprends, là,
qu'ils ont un consensus, mais je me demandais : Est-ce qu'il y a une
problématique, là, qui entourait ça ou est-ce que... ou c'est... je présume que...
Mme LeBel :
La loi ne permettait pas de l'exiger. Maintenant, est-ce qu'il y avait un
problème autre? On peut peut-être... M. Blanchet ou M. Reid?
Mme Nichols :
Il y avait des délais qui étaient occasionnés parce que ça va beaucoup plus
vite, disons-le comme ça, là, ça va beaucoup plus vite quand il y a quelque
chose à signaler ou quoi que ce soit puis qu'on a l'adresse courriel.
Reid (Pierre) : En fait, c'est de faciliter les communications,
la rapidité des communications et puis même d'avoir la confirmation aussi quand
ils reçoivent un envoi, comme quoi ils l'ont bien reçu. C'est ce qu'on fait
avec l'ensemble des partis politiques autorisés déjà, de communiquer souvent,
là. Comme, là, je viens de convoquer une rencontre, on a des adresses courriel.
Donc, c'était vraiment de formaliser ça, donc, pour les partis à venir, aussi
les partis autorisés, d'obtenir leur adresse électronique.
Mme Nichols :
Et évidemment, là, la transmission des documents, quand il y a des changements,
tout ça, là, aux adresses électroniques, là, il n'y a pas à avoir... il n'y a
pas de formalité, là, on ne s'enfarge pas dans les fleurs du tapis, là. S'il y
a un changement à l'adresse courriel du représentant officiel ou de l'agent
officiel, là, il n'y a pas de... il n'y a pas de... c'est ça? Je veux dire,
on...
Mme LeBel :
Comme une adresse.
Mme Nichols :
C'est ça, on en informe le Directeur général des élections, puis il n'y a pas
de... Parfait.
Président (M. Bachand) : Mme la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil :
Donc là, pour bien comprendre, parce que, dans les notes explicatives, on parle
de consensus chaque fois où il y a eu un consensus puis on spécifie, donc,
jusqu'à date, on avait un consensus sur l'obtention des adresses courriel permettant de joindre un représentant officiel ou un
agent officiel. Donc, on rajoute d'autres personnes qui sont donc les mêmes, le
représentant officiel et du chef, donc représentant officiel. Donc, c'est juste
qu'on convertit en obligation. C'est bien ça? C'est tout ce qu'on fait?
D'accord, c'est bien.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Mme LeBel :
Est ce qu'il y a d'autres interventions? Donc, nous allons procéder à la mise
aux voix, M. le secrétaire, s'il vous plaît.
Secrétaire : Pour, contre, abstention. Mme LeBel (Champlain)?
Le Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) :
Pour.
Le Secrétaire :
Mme Picard (Soulanges)?
Le Secrétaire :
Mme Proulx (Côte-du-Sud)?
Mme Proulx
(Côte-du-Sud) : Pour.
Le Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
Le Secrétaire :
Mme D'Amours (Mirabel)?
Le Secrétaire : Vote par
procuration, Mme Lachance (Bellechasse) pour le vote de M. Lamothe
(Ungava)?
Le Secrétaire : Mme Nichols
(Vaudreuil)?
Le Secrétaire : Mme Weil
(Notre-Dame-de-Grâce)?
Le Secrétaire : M. Zanetti
(Jean-Lesage)?
Le Secrétaire : M. Bachand
(Richmond)?
Le Président (M.
Bachand) : Abstention. Donc, l'article 13 est adopté. Mme
la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Merci, M. le Président.
Article 14 :
L'article 52 de cette loi est modifié dans
le présent alinéa :
1° par l'insertion, dans le paragraphe 2° et
après «l'adresse», de «et l'adresse électronique»;
2° par l'insertion, dans le paragraphe 4° et
après «les noms, adresse», de «, adresse électronique».
Donc, on est toujours dans le même esprit de
faire l'adaptation nécessaire à tous les articles concernés.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Interventions? Mme la
députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : Oui, bon, je
comprends, là, que, dans le fond, là, les articles 13, 14, 16, 18, 36, là,
on est dans un bloc pour actualiser les dispositions.
Mme LeBel : L'obtention de l'adresse
électronique.
Mme Nichols : Oui, parfait. Ça fait
que, ça, peu importe, là, la
section qu'on sera, là, dans la Loi électorale,
là, ici, on est à l'article 52 de la Loi électorale pour l'autorisation
d'une instance du parti.
Mme Nichols : Donc, on veut... Dans
le fond, on veut s'assurer, là, d'avoir les adresses électroniques pour...
bien, on dit flexibilité, là, mais, surtout, moi, je pense que c'est
l'efficacité au Directeur général des élections, là, de communiquer avec les
partis. Moi, ça me va, M. le Président. Je n'avais pas...
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y
a d'autres interventions? Donc, nous allons procéder à la mise aux voix. M. le
secrétaire, s'il vous plaît.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Lebel (Champlain)?
Le Secrétaire :
Mme Blais (d'Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) :
Pour.
Le Secrétaire :
Mme Picard Soulanges)?
Le Secrétaire : Mme Proulx
(Côte-du-Sud)?
Mme Proulx (Côte-du-Sud) :
Pour.
Le Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
Le Secrétaire : Mme D'Amours
(Mirabel)?
Le Secrétaire : Vote par
procuration, Mme Lachance (Bellechasse) pour le vote de M. Lamothe
(Ungava)?
Le Secrétaire :
Mme Nichols (Vaudreuil)?
Le Secrétaire : Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce)?
Le Secrétaire :
M. Bachand, Richmond?
Président (M. Bachand) :
Abstention. Donc,
l'article 14 est adopté. Merci. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel :
L'article 16,
s'il vous plaît. Donc, l'article 59 de cette loi est modifié :
1° dans le premier alinéa :
a) par l'insertion, dans le paragraphe 1°
et après «de son domicile», de «, son adresse électronique»;
b) par le remplacement, dans le troisième paragraphe,
de «l'adresse à laquelle» par «l'adresse et l'adresse électronique auxquelles»;
c) par l'insertion, dans le paragraphe 5°
et après «les nom, adresse», de «, adresse électronique»;
2° par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de «sur la formule prescrite» par
«suivant la formule prescrite».
Donc, encore une fois, on parle de la même
adaptation que l'on fait depuis le début par rapport au fait qu'on veut
faciliter les échanges et insérer la notion d'adresse électronique et non pas
juste d'adresse physique.
Le Président (M.
Bachand) : Merci beaucoup. Interventions?
Mme Nichols : Bien, juste ici,
c'est un peu quand même... c'est un peu différent, là. Dans le fond, on
vient... Tu sais, les articles précédents, là, c'est qu'on donne la
possibilité... de la flexibilité au D.G.E., là, de communiquer parce qu'on...
parce que l'adresse...
Mme LeBel : On a le dépôt de la
candidature également qui découle également, là. Il y a eu des discussions.
Encore une fois, je ne fais que véhiculer, puis vous l'avez, l'information, de
toute façon, dans le cahier à l'effet qu'il y
a deux choses, là. Présentement, c'est l'obtention des courriers électroniques
qui permettent de joindre un représentant officiel, un agent officiel.
Mais il y a également la notion de la modification aux dispositions qui
concerne le dépôt d'une déclaration de candidature afin de permettre le dépôt
électronique, si je ne m'abuse, ce qu'on a fait dans l'article 4
précédemment.
Donc, cet
article 16 aurait pu se retrouver dans l'autre bloc, là, mais on l'a mis
dans celui où on fermait le bloc, dans le fond, vu qu'il concernait deux
enjeux.
Mme LeBel : Mais toujours une
question d'adresse électronique. Dans le fin fond, là, l'article 16 est
donc relié à l'article 4 également,
qu'on a fait. Mais le fait... l'avoir fait dans la mouvance de
l'article 4, on n'avait pas abordé encore l'histoire de fournir une
adresse électronique de l'agent officiel et de représentant officiel.
Maintenant, on peut le fermer entièrement, si on veut, parce que les deux
articles principaux ont été abordés. Je ne sais pas si c'était clair, là, mais
je pense.
Mme Nichols : Oui, c'est ça.
C'est juste que c'est...
Mme LeBel : Il y a deux
notions, effectivement.
Mme Nichols : C'est ça.
C'étaient deux notions...
Mme Nichols :
...deux notions totalement différentes. Bien, totalement, il y a un lien quand
même.
Mme LeBel : Il y a un lien, mais ça
découle de deux modifications, de deux... c'est ça, de deux intentions,
disons-le.
Mme Nichols :
Oui, allons-y comme ça. Mais la notion obligatoire reste là, là, parce
qu'actuellement la Loi électorale, elle ne permet pas au directeur général
d'exiger. Là, ici, cette...
Mme LeBel :
Excusez-moi, j'ai...
Mme Nichols :
Cette notion-là, là, de... Je veux dire le DGEQ peut toujours l'exiger, là,
cette adresse-là.
Mme LeBel :
Oui. Oui, mais là ce qu'on fait, c'est qu'on dit : Le Directeur
général des élections, donc, dans l'article tel que transformé, tel qu'amendé,
là, accorde une... bon... une demande écrite, et ils doivent fournir, donc, les
renseignements suivants. Donc, il y a les personnes qu'il désigne ou l'accord
d'une autorisation, bon, l'adresse, son
adresse électronique. On ajoute la notion d'adresse électronique. À chaque fois
qu'on demande une adresse, on ajoute la notion d'adresse électronique,
je peux le dire comme ça, là, sauf, naturellement, au quatrième paragraphe.
Vous voyez la logique. Quand on parle d'adresse où se trouvent les livres et
comptes relatifs, bien là... Non, mais c'est pour dire que c'est pour ça qu'on
ne peut pas faire dire, partout où est «adresse», ajouter «adresse
électronique». Mais dans les faits, quand que l'adresse est nécessaire pour
fins de rejoindre quelqu'un, on ajoute la notion d'adresse électronique.
Mme Nichols :
Oui, ça va.
Le Président (M. Bachand) : Des interventions? Donc, nous allons procéder à la mise aux voix. M. le
secrétaire, s'il vous plaît.
Secrétaire : Pour, contre, abstention. Mme Lebel, Champlain?
Le Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
Le Secrétaire :
Mme Picard (Soulanges)?
Le Secrétaire :
Mme Proulx (Côte-du-Sud)?
Mme Proulx
(Côte-du-Sud) : Pour.
Le Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
Le Secrétaire :
Mme D'Amours (Mirabel)?
Le Secrétaire :
Vote par procuration, Mme Lachance (Bellechasse) pour le vote de M.
Lamothe (Ungava)?
Le Secrétaire :
Mme Nichols (Vaudreuil)?
Le Secrétaire :
Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce)?
Le Secrétaire :
M. Bachand (Richmond)?
Président (M. Bachand) :
Abstention . Donc,
l'article 16 est adopté. Merci. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Merci,
M. le Président.
Alors,
l'article 18 — je
ne sais pas ce que j'ai fait avec mon propre plan de match :
L'article 65
de cette loi est modifié par l'insertion, dans le premier alinéa et après «nom,
adresse», de «, adresse électronique».
La modification
proposée ajouterait donc l'obligation de transmettre l'adresse électronique de
l'agent officiel des partis autorisés, des candidats et, le cas échéant, de ses
adjoints afin que ces renseignements figurent au registre d'entités autorisées,
et ça découle, encore une fois, là, du fait de pouvoir permettre l'obtention
des adresses électroniques des représentants officiels, agents officiels et,
naturellement, des gens qui en découlent, là.
Président (M. Bachand) : Merci.
Interventions?
Mme Nichols :
Non, M. le Président.
Mme Weil :
Mais peut-être...
Président (M. Bachand) : Oui, Mme la
députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil : Juste
peut-être me rappeler cette question de l'article 408 : «...ont suivi
ou non la formation prévue au premier alinéa...» Donc ça, c'est concordance
avec un article, c'est ça? De plus, on dit : «...les registres doivent
mentionner...» Est-ce que ça, c'était une modification? C'est nouveau?
Mme LeBel : Non,
ce n'est pas nouveau. La seule chose qui est de nouveau dans l'article, c'est
le fait d'ajouter, après «adresse»...
Mme Weil :
Tout ce qui est en noir, là, c'est tout. O.K.
Mme LeBel :
...«adresse électronique», c'est tout.
L'article en soi demeure intégralement
le même.
Mme Weil : Demeure,
d'accord.
Mme LeBel : Excusez-moi,
c'est parce que je n'avais pas... je n'entendais pas bien la...
Mme Weil : Comme
vous voyez, j'ai la vie dure et j'oublie.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Donc, nous allons procéder à la mise
aux voix. M. le secrétaire, s'il vous plaît.
Secrétaire : Pour, contre, abstention. Mme LeBel (Champlain)?
Le Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
Le Secrétaire :
Mme Picard (Soulanges)?
Le Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
Le Secrétaire :
Mme D'Amours (Mirabel)?
Le Secrétaire :
Vote par procuration, Mme Lachance (Bellechasse) pour le vote de M. Lamothe
(Ungava)?
Le Secrétaire :
Mme Nichols (Vaudreuil)?
Le Secrétaire : Mme Weil
(Notre-Dame-de-Grâce)?
Le Secrétaire :
M. Bachand (Richmond)?
Le Président (M. Bachand) : Abstention. Donc, l'article 18 est adopté. Merci. Mme la ministre,
s'il vous plaît.
Mme LeBel : Oui,
merci, M. le Président. À l'article 36, s'il vous plaît. Donc,
l'article 36 :
L'article 127.2
de cette loi est modifié par l'insertion, dans les premier et deuxième alinéas
et après les «les prénom, nom», de «, adresse électronique».
Donc, encore une
fois, la modification proposée permettrait donc au Directeur général des
élections d'obtenir l'adresse électronique de chaque candidat à la direction
d'un parti et celle de leur représentant financier. Donc, toujours dans le
même... découlant de la même intention, disons-le comme on l'a dit tantôt.
Président (M. Bachand) : Merci. Mme la
députée de Vaudreuil.
Mme Nichols :
Juste une question comme ça, là... Je comprends qu'on vient donner, là, le
pouvoir au D.G.E. d'exiger, là, le courrier électronique ou l'adresse
électronique, là. Mais est-ce que c'est déjà arrivé que quelqu'un ne veuille
pas transmettre son adresse électronique? Parce que, pour le domicile, ça
arrive, là, des fois, que... mais là je sais qu'on est quand même...
Mme LeBel : Mais
là on parle de gens, on s'entend qu'on prend le parti officiel, délégué,
candidats. Là, on n'est pas les citoyens.
Mme Nichols :
Oui, là, on est dans les partis politiques.
Mme LeBel : Oui,
c'est ça, on n'est pas dans les citoyens. Mais, je pense et j'ose espérer
que... Mais, dans les faits, la loi, on vient actualiser la loi, on s'entend,
là, puis on se permet de le faire. Ce qui ne veut pas dire que, dans la
pratique courante, ce n'était pas déjà fourni, mais, théoriquement, ça ne
pouvait pas être exigé. Maintenant, le D.G.E.
pourra le faire. Est-ce que, Me Coulombe, vous avez... Oui. Il me dit oui
de la tête. On me chuchote à la tête... à l'oreille.
Mme Nichols :
Signe verbal.
Mme Nichols :
...c'est bon. Merci.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
D'autres interventions? Donc, nous allons procéder à la mise aux voix. M. le
secrétaire, pardon.
Secrétaire : Pour, contre, abstention. Mme LeBel (Champlain)?
Le Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
Le Secrétaire :
Mme Picard (Soulanges)?
Le Secrétaire :
Mme Proulx (Côte-du-Sud)?
Mme Proulx
(Côte-du-Sud) : Pour.
Le Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
Le Secrétaire :
Mme D'Amours (Mirabel)?
Le Secrétaire : Vote par
procuration, Mme Lachance (Bellechasse) pour le vote de M. Lamothe
(Ungava)?
Le Secrétaire :
Mme Nichols (Vaudreuil)?
Le Secrétaire :
Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce)?
Le Secrétaire :
M. Bachand (Richmond?)
Le Président (M. Bachand) : Abstention . Donc, l'article 36 est adopté. Merci. Mme la
ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel :
Oui. Alors, on change
d'intention, de consensus, et on va avec l'article
Article 15, M.
le Président :
L'article 58 de
cette loi est modifié par le remplacement du premier alinéa par le
suivant :
«Les
représentants officiels du parti et des instances issues de la fusion doivent
produire les rapports financiers exigés par les articles 113 et
117, pour la
partie de l'exercice financier écoulée depuis la fusion, au plus
tard aux dates prévues à ces articles au cours de l'année qui suit celle de la
fusion.»
Donc, la modification
proposée fera en sorte d'accorder un délai de 30 jours afin que le parti
issu d'une fusion puisse intégrer dans son rapport financier les données
financières provenant du rapport financier de ces instances. Le libellé actuel
de l'article 58 de la Loi électorale prévoit que les représentants
officiels des partis et les instances qui sont donc issues d'une fusion
doivent, au plus tard le 1er avril de l'année qui suit la fusion, produire
le rapport financier du parti et ceux des instances.
Donc, les
modifications proposées feraient en sorte d'accorder un délai de 30 jours
pour que le parti issu d'une fusion puisse donc intégrer dans son rapport
financier les données financières provenant du rapport financier de ces
instances. Les dates de production du rapport financier des instances seraient
fixées au 1er avril de l'année qui suit la fusion, tel que prévu à
l'article 117 de la Loi électorale, et le rapport du parti devra être
produit au plus tard le 30 avril, tel que prévu à l'article 113.
Donc, j'imagine que
le problème était, quand une fusion arrivait trop près du 1er avril, il
n'y avait pas de jeu. Maintenant, on leur donne au moins 30 jours. Le 1er avril,
naturellement, mais au moins 30 jours si on est trop près du
1er avril. Est-ce que, Me Coulombe...
M. Coulombe
(Benoît) : Oui.
Mme LeBel :
Pas tout à fait?
M. Coulombe
(Benoît) : Un petit ajout, c'est qu'aussi l'article, tel qu'il était,
obligeait les représentants officiels et des instances au plus tard 1er, il n'y
avait pas de décalage entre l'obligation pour le parti d'avoir ces informations
de la part de ces instances puis de joindre ça à son rapport financier de
parti. Alors là, c'est pour ça qu'on dit que, dans le fond, le parti, il va
avoir un délai de 30 jours pour intégrer les données financières de ses ou
de son instance. Tandis que, là, la loi faisait comme s'il devait les avoir
instantanément. N'oublions pas que des instances
autorisées sont des entités qui peuvent aussi avoir des activités de
sollicitation, de contribution, de financement. Donc, le parti a besoin
des données financières de cette ou ces instances-là. Alors, c'est... On lui
donne un jeu... un jeu, excusez, un délai de 30 jours.
Président (M. Bachand) : Merci beaucoup.
Interventions? Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols :
Même le délai, le délai de 30 jours, ce n'est pas beaucoup, quand
même, là, 30 jours.
Mme LeBel :
Ça semble... En tout cas, ça semblait suffisant avec les gens qui sont en
charge de produire les rapports. Mais là moi, je ne suis pas experte pour...
Oui, Me Coulombe.
M. Coulombe
(Benoît) : C'est déjà une mécanique qui existe dans la loi pour les
rapports financiers usuels à chaque année.
Mme LeBel :
O.K. C'est juste que, là, le 1er avril, des fois, donnait moins de
30 jours quand on avait une fusion qui précédait.
M. Coulombe
(Benoît) : Pour des cas de fusion. Mais, pour le fonctionnement
normal, c'est déjà prévu dans la loi, les instances, le 1er, et les partis
le... excusez, le 30.
Mme Nichols :
Ah! bien oui, parce que l'article 58, il est à la
section IV de
la fusion des partis autorisés.
Le Président (M. Bachand) : Ça
va? Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Alors, nous allons procéder à la
mise aux voix. M. le secrétaire, s'il vous plaît.
Secrétaire : Pour, contre, abstention. Mme LeBel (Champlain)?
Le Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
Le Secrétaire :
Mme Picard (Soulanges)?
Le Secrétaire :
Mme Proulx (Côte-du-Sud)?
Mme Proulx
(Côte-du-Sud) : Pour.
Le Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
Le Secrétaire :
Mme D'Amours (Mirabel)?
Le Secrétaire :
Vote par procuration, Mme Lachance (Bellechasse) pour le vote de M. Lamothe
(Ungava)?
Le Secrétaire :
Mme Nichols (Vaudreuil)?
Le Secrétaire :
Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce)?
Le Secrétaire :
M. Bachand (Richmond)?
Le Président (M. Bachand) : Abstention. Donc, l'article 15 est adopté. Merci. Mme la ministre,
s'il vous plaît.
Mme LeBel :
Alors, on change de sujet et on va donc à l'article 17, s'il vous
plaît, M. le Président, qui se lit comme suit :
L'article 59.1
de cette loi est modifié par le remplacement, dans le quatrième alinéa, de
«Lors du dépôt de la déclaration de candidature,» par «Lorsqu'une déclaration
de candidature est produite,».
Donc, modification de
concordance avec la modification prévue à l'article 63 du projet de loi,
qui modifie l'article 239 la Loi électorale, qui autoriserait dorénavant
la production d'une déclaration de candidat de façon électronique. Et ça revient un peu à l'amendement qu'on a fait, aussi,
en début de séance, là. Donc, certaines expressions ont dû être
modifiées pour tenir compte de cette nouvelle possibilité. Et je pense que
c'était l'article 4 au départ, déclaration de candidature qu'on a faite,
dans lequel on a travaillé aussi.
Mme Nichols :
L'article 63, on ne l'a pas traité?
Mme LeBel : Non, mais c'est par...
non, mais ça découle de la production d'une déclaration de candidature de façon
électronique.
Mme Nichols :
C'est ça que je regardais. Le 63 a été adopté hier? Ah oui! Dans les
premiers, le 4, le 63. Oui, je m'excuse.
Mme LeBel : Oui. Non, c'est pour ça
je dis : Ça, avec l'article 4 du début, qui permettait... qui
couvrait le dépôt électronique ou par un moyen, là, adapté à
l'environnement électronique. Vous vous souvenez de l'expression?
Mme Nichols : Oui, dépôt,
produite...
Mme LeBel : Oui.
Et on a donc... On a changé les termes. On a changé les termes «déposé» par
«produit» parce que, là, il y a deux façons. Et on l'a fait, d'ailleurs, en
début d'ouverture de séance, pour un autre article, avec une... je pense que
c'était 53, je ne veux pas me tromper, ou 56, similaire. Donc, c'est
l'adaptation du langage à la nouvelle possibilité.
Le Président (M.
Bachand) : Est-ce qu'il y a d'autres
interventions? Alors, nous allons procéder à la mise aux voix. M. le
secrétaire, s'il vous plaît.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme LeBel (Champlain)?
Le Secrétaire : Mme Blais
(Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) : Pour.
Le Secrétaire : Mme Picard
(Soulanges)?
Le Secrétaire : Mme Proulx
(Côte-du-Sud)?
Mme Proulx (Côte-du-Sud) : Pour.
Le Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
Le Secrétaire : Mme D'Amours
(Mirabel)?
Secrétaire : Vote par
procuration, Mme Lachance
(Bellechasse) pour leur vote de M. Lamothe (Ungava)?
Le Secrétaire : Mme Nichols
(Vaudreuil)?
Le Secrétaire : Mme Weil
(Notre-Dame-de-Grâce)?
Le Secrétaire : M. Bachand
(Richmond)?
Président (M. Bachand) :
Abstention. Donc,
l'article 17 est adopté. Merci. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : 19, s'il vous plaît, qui
se lit comme suit :
L'article 70
de cette loi est modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de
«déposé» par «produit».
Donc, on continue le même exercice qui découle
donc de ce qu'on a fait à 4 et 63.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Interventions?
Nichols : En fait, à 70, on vient de dire que le Directeur
général des élections doit retirer son autorisation aux candidats indépendants
ou aux députés indépendants qui décèdent. Il doit en outre retirer son
autorisation à celui qui s'est engagé à se présenter comme candidat et qui n'a
pas produit de déclaration de candidature.
Mme LeBel : Le terme «déposé» était
utile avant parce qu'on y allait en... On allait, vous vous souviendrez, bien, on allait en personne, donc, déposer sa
candidature. Maintenant, on pourra l'acheminer par un moyen électronique.
Donc, les deux doivent être inclus. Donc, ça revient à dire : Si tu ne me
l'as pas amené en personne ou par le moyen électronique, bien, voilà, il y a
une petite conséquence de prévue. Ça ne change pas la substance de 70.
Mme Nichols : Non, c'est ça, ça ne
change... ça ne change en rien, là, le...
Mme Nichols : Il peut tout de
même... O.K. C'est juste... C'est juste la terminologie, là, qui...
Mme Nichols : Qui est conséquente
aux moyens technologiques utilisés.
Le Président (M.
Bachand) : Autres interventions? Donc,
nous allons procéder à de la mise aux voix. M. le secrétaire, s'il vous plaît.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme LeBel (Champlain)?
Le Secrétaire : Mme Blais
(Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) : Pour.
Le Secrétaire : Mme Picard
(Soulanges)?
Le Secrétaire : Mme Proulx
(Côte-du-Sud)?
Mme Proulx (Côte-du-Sud) : Pour.
Le Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
Le Secrétaire : Mme D'Amours
(Mirabel)?
Le Secrétaire : Vote par procuration,
Mme Lachance (Bellechasse) pour le vote de M. Lamothe (Ungava)?
Le Secrétaire : Mme Nichols
(Vaudreuil)?
Le Secrétaire : Mme Weil
(Notre-Dame-de-Grâce)?
Le Secrétaire : M. Bachand
(Richmond)?
Le Président (M.
Bachand) : Abstention. Donc, l'article...
Excusez, je suis mêlé, 17 est adopté. Désolé.
Président (M. Bachand) : 19?
Bien, on pourrait bien adopter toutes... 19. Désolé. Excusez-moi, j'étais mêlé
un peu. Merci beaucoup. Mme la ministre, s'il vous plaît. Pardon.
Mme LeBel : J'ai failli enregistrer
pour avant que vous retiriez l'option, mais je ne l'ai pas fait. Donc,
article 67, pour continuer dans la même... dans le même état
d'esprit :
L'article 245 de cette loi est modifié, dans le
premier alinéa :
1° par le remplacement de «Sur présentation de
la déclaration, le directeur du scrutin vérifie si, selon toute apparence,
elle» par «Le directeur du scrutin vérifie si, selon toute apparence, la
déclaration»;
2° par l'insertion, à la fin, de «et si le
candidat est inscrit sur la liste électorale».
Je m'excuse.
Alors, la modification proposée vise à prévoir l'obligation, pour le directeur
du scrutin, de vérifier si le
candidat est inscrit sur la liste électorale. Par ailleurs, une modification de
concordance relativement à la possibilité de présenter
une déclaration de candidature en ligne est également prévue. Donc, on a... Ça
découle de deux intentions. Cet article-là
fait... rejoint deux intentions, la première étant naturellement de faire notre
modification, je vais la qualifier de concordance, là, mais une suite logique
dans la modification de disposition qui concerne le dépôt d'une déclaration
de candidature pour permettre un dépôt électronique. Et l'autre, c'est l'ajout
de l'obligation, donc, d'être inscrit sur la liste électorale pour pouvoir...
devoir poser sa candidature.
Président (M. Bachand) : Merci.
Interventions? Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols :
Oui. On dit ici : «...le candidat est inscrit sur la liste
électorale.» Donc, est-ce qu'on rajoute à une étape supplémentaire?
Mme LeBel : Actuellement,
le directeur... le directeur du scrutin qui valide la déclaration, il n'a
pas... il n'a pas la... il n'a pas à vérifier. Il n'a pas cette obligation-là
de vérifier si la personne figure sur la liste électorale. Puis ce qu'on nous
dit, là, c'est que ça a amené par le passé à des situations où le candidat
n'était pas inscrit sur la liste électorale
puis que son inéligibilité n'a pas été connue qu'après l'application de l'avis
de scrutin. Parce que c'est quand même un motif pour être non éligible,
je n'aime pas dire inéligibilité, donc non éligible, mais cette vérification-là
n'était pas faite en amont, si je comprends bien, nécessairement.
Me Coulombe, vous avez l'air de... oui?
M. Coulombe
(Benoît) : Oui. C'est qu'avant la modification un candidat, pour
déposer sa candidature, n'était pas obligé d'être inscrit sur la liste
électorale. Donc, on n'avait pas d'idée... Bien, le DS n'avait pas d'idée s'il avait la qualité d'électeur ou pas. Ça ne
l'empêchait pas de déposer sa déclaration de candidature, mais c'est une
demande qui a été faite au Directeur général des élections lors de
comparutions, notamment devant la Commission des institutions, lors
d'auditions sur le rapport annuel, que les... on voulait exiger que le candidat
soit inscrit sur la liste électorale, et il peut donc... Avant de déposer sa
déclaration de candidature, il devra, s'il n'était pas inscrit, avoir présenté
une demande en révision pendant la période de révision pour être inscrit, et que
le directeur du scrutin puisse vérifier cette obligation-là.
Mme Nichols :
Donc, advenant que le candidat ne serait pas inscrit, là, la procédure
s'applique à lui pour pouvoir s'inscrire sur la liste électorale. Mais vous,
dans le fond, vous allez le mentionner ou vous allez le voir parce que vous
avez cette obligation-là de vérifier qu'il est sur la liste électorale, le
processus...
Une voix : En
fait, ça va devenir une condition de conformité de la déclaration de
candidature. Donc, si le candidat n'est pas inscrit, sa candidature ne sera pas
acceptée. Il lui restera du temps, évidemment, pour aller se faire inscrire et
revenir déposer sa déclaration de candidature. Mais, je le répète, c'est une
condition de conformité de la déclaration.
Mme Nichols :
Juste... peut-être juste un
rappel, là. Dans les délais, là, c'est quoi le délai après, là, pour lequel
il pourra aller s'inscrire? Parce que, là, on a changé les...
Mme LeBel : Bien,
l'inscription, c'est 14... de moins 14 à moins quatre. Puis le dépôt de la
candidature, c'est avant... c'est jusqu'à quand? Je veux dire, l'idée, c'est
qu'il va lui rester du délai pour faire cette demande-là. Mais il y a aussi une responsabilité sur un
candidat qui le sait qu'il doit être inscrit. C'est parce qu'à un moment donné la
notion de devoir être inscrit sur la liste électorale pour être candidat,
finalement, sur le bulletin de vote est connue. Donc, l'idée, c'est qu'avant on n'avait pas l'obligation de le vérifier,
puis, des fois, il y a des dépôts de candidatures qui pouvaient passer,
puis là tu te retrouvais avec une drôle de situation. Donc là, c'est qu'on va,
en amont... en amont, le vérifier.
Mme Nichols :
...des candidats qui ne le savaient même pas qu'ils ne sont pas sur la liste
électorale, là.
Mme LeBel : Oui,
mais là ça va leur donner deux choses, ça fait que, bon, nul n'est censé, mais
en même temps, on les aviser, disons-le.
Mme Nichols :
O.K. Bien oui, je comprends que ça va devenir une condition de conformité
qui va être sûrement soulevée... bien, qui va être soulevée par le directeur
général du scrutin parce qu'il va le vérifier. Ça, bien, je le sais qu'il y a eu des discussions, là, sur
le sujet, là, mais le directeur du scrutin vérifie si, selon toute apparence,
ça fait que le fameux «selon toute apparence» là, c'est tellement large,
là, puis je le sais qu'il y en a eu, des discussions là-dessus, là, mais
c'est...
Mme LeBel : Bien, l'idée, c'est que le directeur de scrutin,
lui, il prend une liste puis il ne va pas... tu sais, sa job, c'est de
regarder : Il est-tu sur la liste, puis j'ai-tu une liste, là?
Mme Nichols :
Il n'y a pas d'enquête.
Mme LeBel : Non, non, il n'y a pas
d'enquête. C'est toujours la notion du degré de vérification.
Le directeur de scrutin, il va regarder sa liste, le nom du
candidat. Il va dire : Il est dessus, il n'est pas dessus. Après ça,
naturellement, si... bien, je ne suis pas en train
de dire qu'il y en a une, mais, si le candidat, s'il dit : Je devrais être
inscrit, je ne devrais pas être inscrit, il va faire les démarches
supplémentaires pour vérifier pourquoi la liste ou pourquoi son nom n'est pas
sur la liste. Mais on ne peut pas demander au directeur de scrutin de faire une
enquête plus poussée que la vérification de la liste qui est déjà plus que ce
qui est fait actuellement.
Mme Nichols : Non, non. Puis ça
revient souvent, là, parce que je le sais que c'est justement, là, tu sais,
c'est très... c'est en apparence, là. Ça fait que, tu sais...
Mme LeBel : C'est une obligation de
moyens versus une autre obligation qu'on peut imposer à quelqu'un qui a en sa
possession le moyen de le faire, c'est-à-dire regarder une liste.
Mme Nichols : Non, mais c'est de
vérifier si les documents sont là. Ce n'est pas de vérifier si le document est bien complété, là. Ça, ça sera par la suite.
Mais, tu sais, ce que je comprends, c'est qu'il a l'obligation de
vérifier : Ah! Est-ce que le document qui porte le... mettons le document
a, il est là, le document a, il est là, de travail, et là on fait un
crochet. Mais le document a, il n'est peut-être pas complété, ou il n'est
peut-être pas conforme, ou il n'est peut-être pas valide. Mais ce qu'on
comprend, c'est que...
Mme LeBel : Oui, oui, c'est toujours
une première étape de vérification.
Mme Nichols : Oui, c'est ça, c'est
juste la base pour, disons, là...
Mme LeBel : J ' appelle ça un
premier filtre.
Mme Nichols : Il y avait peut-être,
oui, le directeur général qui voulait...
M. Reid (Pierre) :
M. le Président, pour... peut-être, avant de procéder à l'adoption, il faudrait
peut-être qu'on regarde. Il y a un problème avec la disposition, parce que, si
on lui demande de s'inscrire, il peut s'inscrire à compter de moins 14, alors
que les déclarations de candidature doivent être déposées au plus tard à moins
Mme LeBel : Donc, il n'y a pas de
problème avec le principe, il y a peut-être un problème avec le terme. C'est ça.
M. Reid (Pierre) :
Bien, c'est ça, parce que, si jamais on lui dit : Il faut que vous soyez
inscrit ...
LeBel : Il faut peut-être suspendre
pour s'assurer que le terme est conforme à la volonté, là. Ça, ça peut...
Mme Nichols : Pour le délai, là.
LeBel : Oui. Non, mais je suis tout à fait d'accord. Le
principe, on le comprend. Maintenant, il faut s'assurer que le terme
suit. Alors, est-ce qu'on pourrait peut-être clore au moins...
Président (M. Bachand) : On va suspendre quelques instants pour apporter les
corrections avec un amendement. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 30)
Président (M. Bachand) :
À l'ordre, s'il vous plaît! La commission
reprend ses travaux. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Oui. Merci, M. le
Président. Alors, effectivement, là, toutes les intentions que j'ai mises sur
la table, les déclarations, la raison pour
laquelle la modification est faite, demeurent. Mais, pour s'assurer que la
mécanique fonctionne et pour permettre, là, le temps suffisant au
candidat qui ne serait pas sur la liste, à
titre d'exemple, lors du dépôt de sa
candidature, on va vous demander, conséquemment, de suspendre l'article 67,
dont on faisait l'étude, et l'article 132,
qui faisait
partie du plan, de la feuille de route, comme étant le suivant du
même bloc, pour pouvoir appeler l'article n° 20,
M. le Président.
Le Président (M.
Bachand) : Est-ce qu'il y a consentement?
Des voix : Consentement.
Président (M. Bachand) : Consentement, merci beaucoup. Mme la
ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Alors,
l'article 20 :
L'article 85 de cette loi est abrogé.
Cette modification vise à abroger l'article 85
de la loi, qui est devenu obsolète, puisqu'il n'est plus nécessaire de produire
des certificats par l'entremise du ministre des Finances.
Donc, actuellement, les sommes versées par le
Directeur général des élections aux entités politiques, que ce soient
l'allocation, les revenus d'appariement, les remboursements de frais de
vérification et de dépenses électorales, sont payées par le ministère des
Finances, à la demande du Directeur général des élections. Les nouveaux moyens
de versement utilisés par le Directeur général des élections au bénéfice des
entités autorisées n'exigent plus la production du certificat par l'entremise
du ministre des Finances.
Conséquemment, donc, c'est pour s'adapter à la
réalité, si je comprends bien. Cette modification vise à abroger
l'article 85, qui n'a plus d'utilité.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Mme la députée de
Vaudreuil...
Mme Nichols : Oui, c'est ça. Bien,
dans le fond, je comprends que c'est... la procédure est la même, c'est juste,
là, il n'y a pas de certificat, là, qui est émis.
Mme LeBel : Parce qu'on passe par un
autre chemin. On arrive au même résultat, mais...
Mme Nichols : C'est ça. Mais c'est
quand même le ministre des Finances, là, qui verse les sommes. Mais il n'y a
pas de certificats qui sont émis?
M. Coulombe (Benoît) : En fait,
c'est pour éviter des transferts de sommes. Avant, c'était le DGE qui payait,
et le ministère remboursait. Là, c'est le ministère des Finances qui paie
directement.
Mme LeBel : ...on enlève un
intermédiaire.
M. Coulombe (Benoît) : Donc, on
enlève ces transferts de sommes là, qui n'étaient pas utiles, dans le fond, là,
donc, d'où la non-nécessité d'un certificat.
Mme Nichols : Oui, je comprends
pour le certificat. Mais, par curiosité, c'est quand même le DGE qui transmet
l'information au ministère des Finances quant aux montants à émettre?
Mme LeBel : Oui, bien oui.
Mme Nichols : C'est ça. Ça fait
que c'est la
partie certificat, là, qui n'est pas...
Mme LeBel : Oui.
Les sommes faisaient un détour, mais là on va les envoyer directement suite à
l'information qui va avoir été transmise par le DGE.
Mme Weil : ...excusez-moi, M.
le Président, c'est récent ou ça fait...
Mme LeBel : Ah! ça, par contre,
je ne pourrais pas vous dire.
Mme Weil : C'est assez récent,
ce changement?
M. Coulombe (Benoît) : En fait, la
modification est en retard sur ce qui se fait depuis plusieurs années.
Mme Weil : Depuis plusieurs
années.
M. Coulombe (Benoît) : Ça se fait
depuis plusieurs années, depuis qu'il y a des applications, excusez le terme
savant, là, stef-web, à un service Web sécurisé, là. Bon, alors, je ne le
connais pas par coeur. Donc, ça fait plusieurs années, donc on met à jour, dans
le fond, la loi.
Mme LeBel : Je pouvais vous
dire que ça existait déjà, mais je n'étais pas, en termes de... de mettre un
délai, c'est ça.
Le Président (M.
Bachand) : Est-ce qu'il y a d'autres
interventions? Donc, nous allons procéder à la mise aux voix. M. le secrétaire,
s'il vous plaît.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme LeBel (Champlain)?
Le Secrétaire : Mme Blais
(Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) :
Pour.
Le Secrétaire : Mme Picard
(Soulanges)?
Le Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
Le Secrétaire : Mme D'Amours
(Mirabel)?
Le Secrétaire : Vote par
procuration, Mme Lachance (Bellechasse) pour le vote de M. Lamothe
(Ungava)?
Le Secrétaire : Mme Nichols
(Vaudreuil)?
Le Secrétaire : Mme Weil
(Notre-Dame-de-Grâce)?
Le Secrétaire : M. Bachand
(Richmond)?
Le Président (M. Bachand) : Abstention.
Donc, l'article 20 est adopté. Merci. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Oui.
Article 21, s'il vous plaît, un petit moment. Alors :
L'article 88 de cette loi est modifié, dans le deuxième alinéa :
1° par l'insertion, après le
paragraphe 5°, du suivant :
«5.1. le prix d'entrée à une activité de
financement, lorsque ce prix n'excède pas le coût réel de cette activité, jusqu'à concurrence d'une admission par personne,
conformément aux directives du Directeur général des élections;»;
2° par
l'insertion, dans le paragraphe 6° et après «activité politique,», de «incluant le
prix d'entrée des enfants mineurs du participant,»;
3° par la suppression du paragraphe 10°.
Les «modications»... Voyons! J'ai sauté une
syllabe, pardon. Les modifications proposées visent à exclure le prix d'entrée
d'une activité de financement, qui ne serait donc plus considéré comme une
contribution politique, prévoir que
l'exception prévue pour le prix d'entrée à une activité politique inclut
également le prix d'entrée des enfants mineurs
du participant, supprimer le paragraphe 10°, qui n'est plus nécessaire,
compte tenu que les surplus des représentants financiers sont maintenant
remis au Directeur général des élections.
Donc, ça découle de trois intentions, je vais le
dire comme ça, puis, après ça, on pourra discuter plus avant. La première, c'est d'exclure le prix d'entrée lors
d'une activité de financement, qui ne serait plus considéré dans le total,
donc. Mais ça prend les coûts réels,
naturellement, mais, si une activité coûte 20 $, la contribution pourrait
être de 120 $, c'est-à-dire le montant déboursé, c'est de
120 $, parce que la contribution demeure à 100 $, et le 20 $
sert à payer ce qui se passe, là. Bon, c'est
très mal dit, mais vous me comprenez. L'autre, l'intention est de prévoir que
le prix d'entrée d'une personne
majeure peut inclure le prix d'entrée des personnes mineures. J'amène mes
enfants à l'activité, ils mangent également, ils consomment, donc ça
fait
partie de. Et l'autre intention est de modifier l'article 88 de la
Loi électorale afin d'abroger le paragraphe 10° du deuxième alinéa, considérant
que les surplus des représentants financiers sont maintenant remis au Directeur général des élections, donc il semblerait
que le paragraphe 10° n'est plus nécessaire, là. Donc, il y a
trois... je dirais, deux notions, là, dans cet article, dans les modifications
qu'on propose.
Le Président (M.
Bachand) : Merci. Mme la députée de
Vaudreuil.
Mme Nichols : Oui,
merci, M. le Président. Quand à 5.1, là, on vient dire que le prix d'entrée...
puis je comprends en
partie les explications, là, le prix d'entrée à une
activité lorsque ce prix n'excède pas le coût réel de cette
activité-là... là, je sais que la ministre
l'a ventilé dans ses explications, mais est-ce que c'est si clair que ça, là,
pour quelqu'un qui va lire l'article 5.1?
Mme LeBel : Oui.
C'est-à-dire que ce sont les coûts réels qui ne feront pas
partie de la
contribution. Donc, si les coûts réels de l'activité sont — naturellement,
j'invente des chiffres, là — de
15 $ par personne, 15 $ ne fera pas
partie
de la contribution, alors qu'actuellement, comme vous le savez, sur une
contribution de 100 $, bien, si l'activité coûte au candidat 20 $ par
personne, bien, 100 $ considère être une contribution politique, mais,
dans les faits, c'est 80 $ qui restent. Je sais que je simplifie à
outrance, mais on parle des coûts réels, non pas du coût qui est chargé pour
l'activité, mais le coût réel.
Mme Nichols : O.K. Puis je me
demandais, là, si...
Le Président (M.
Bachand) : Juste parce que le temps...
Mme LeBel : Mais on peut suspendre
puis reprendre la conversation.
Mme Nichols : Ah! on peut suspendre.
Le Président (M.
Bachand) : Je dois malheureusement suspendre les travaux
jusqu'à 15 heures.
Merci beaucoup, bon lunch.
(Suspension de la séance à 12 h 45)
Président (M. Bachand) :
À l'ordre, s'il vous plaît! Bon
après-midi. La Commission des institutions reprend ses travaux.
Nous poursuivons donc l'étude détaillée du
projet de loi n° 7, Loi visant à faciliter le
déroulement des prochaines élections
générales provinciales dans le contexte de la pandémie de la COVID-19 et
modifiant la Loi électorale.
Lors de la suspension de nos travaux, nous
étions à l'étude de l'article 21. Interventions? M. le député de
LaFontaine, s'il vous plaît.
M. Tanguay : Oui. M. le
Président, est-ce que je peux demander à la ministre d'avoir la gentillesse de,
sans le relire parce qu'il était lu, il a été lu ce matin, de me donner
peut-être les grandes lignes un peu? De ce que je comprends, là, c'est que je
vais vous résumer ça, dites-le-moi si je résume bien, la contribution reste à
100 $. La contribution sera toujours exclue d'un rabais ou d'un crédit
d'impôt. Le coût d'une activité ne sera pas absorbé par le 100 $. Si l'activité, c'est un brunch qui
coûte 25 $ puis que le prix d'entrée est 100 $, bien, à ce moment-là,
on pourra me dire, est-ce qu'on pourrait charger 125 $ ou est-ce
qu'on ramasse le 100 $, le parti pourrait par ailleurs payer le 25 $?
Il faudrait juste...
Mme LeBel : Les modalités, là,
ça vise vraiment à exclure le prix d'entrée de l'activité de financement qui
était compté à l'intérieur de 100 $ jusqu'à présent.
Mme LeBel : Donc, la
personne... Mon Dieu! Il me semble que ça raisonne plus que ce matin. Désolée.
La personne fournissait 100 $ comme...
Mme LeBel : Contribuait
100 $, et, à ce moment-là, si les coûts de l'activité réelle étaient de
20 $, ils étaient assumés à l'intérieur du 100 $, et 80 $, donc,
demeuraient dans le financement.
M. Tanguay : Mais le don était
plafonné à 100 $.
Mme LeBel : À
100 $. Présentement, le don comme tel est toujours plafonné à 100 $.
Donc, le candidat ne recevra jamais plus que 100 $, il faut
comprendre.
Mme LeBel : Mais, si l'activité
coûte 5 $, bien, on pourrait charger... on ne pourrait pas charger, mais
le don pourrait être de 100 $, et on
pourrait, en parallèle, charger le 5 $ de l'activité. Donc, théoriquement,
la personne paie 105 $, mais il y a une portion là-dedans, et le
don de 100 $ et 5 $, qui est le coût réel de l'activité.
M. Tanguay : O.K. Je vais
reprendre l'exemple, puis ça va démontrer si je comprends ou pas. Donc, moi, je
fais un brunch un dimanche matin, il me coûte 25 $. Puis moi, je veux
faire mon financement, je veux aller chercher mes
contributions maximales des participants, des participantes, de 100 $. Je
vais charger... je vais être capable de marquer sur le billet 125 $.
Mme LeBel :
Ah! bien là, oui. Bien, théoriquement. Je ne le sais pas. Bien, peut-être
que, probablement, il faudra que ça soit bien identifié que le don est
100 $, là, par contre. Mais....
M. Tanguay : Et la portion... Donc, je
pourrais charger, on pourrait faire un chèque au DGEQ de 125 $ ou pas?
Non, hein? Puis je ne sais pas si M. le DGEQ pourrait...
Mme LeBel : Non,
la mécanique, là, peut-être que le DGEQ pourra nous expliquer la mécanique, mais
vous savez que, jusqu'à présent, la personne ne pouvait... le citoyen ne
pouvait pas donner plus que 100 $.
M. Tanguay :
Ça, je le sais, oui.
Mme LeBel :
Mais on exclut, dans le fond, les coûts de... Des fois, il n'y en a pas
d'activité.
M. Tanguay :
Il y a deux façons de le faire.
M. Tanguay : Si
mon coût est 25 $, puis je veux... puis je peux... je peux avoir une
contribution de 100 $ qui exclut la compensation pour le coût, il y a
deux... il y a deux approches, deux options, un choix, charger 125 $, je
mets 100 $ pour... de financements et 25 $ pour assumer mon coût ou
je dis... je fais non, non, la personne va faire un chèque de 100 $. Je sais qu'au DGEQ le chèque va être traité
avec les informations disant, bien, que, là-dessus, il y a une portion de 25 $ qui était le coût, donc,
monsieur, madame a donné 75 $, il lui reste 25 $ à donner,
différemment. Je ne sais pas comment ça va être administré.
Mme LeBel : Oui.
Là, c'est le principe, ça. Maintenant, c'est de savoir la mécanique, là.
Président (M. Bachand) : Me Coulombe.
M. Coulombe
(Benoît) : Merci. En fait, il va y avoir une directive... oui,
excusez. En fait, il va y avoir une directive qui va encadrer tout ça, mais je
dirais que le 25 $ de coûts, comme ça ne fait pas
partie de la
contribution et que le DGE, on ne traite,
nous, que les contributions, hein, je pense qu'on n'aura pas un chèque ou un
montant de 125 $. Ça va être la contribution, et le 25 $, ça va être
dans les données financières du parti, hein, qui fait toujours des
rapports, avec son rapport financier, sur
les activités qui ont été tenues. Et c'est là que les coûts vont apparaître.
Mais je ne pense pas qu'on va prendre l'argent, la
partie de l'argent qui est
au coût, qui est le coût réel de l'activité, parce qu'il faut quand même que le parti ait cet argent-là pour
payer l'activité, le coût, hein, les coûts qu'il va falloir qu'il paie, le
parti.
M. Tanguay : Le
parti, il faut qu'il l'avance.
M. Coulombe
(Benoît) : Puis après il faut qu'il l'acquitte.
M. Tanguay : Oui. Autrement dit, premier principe, on ne va pas
changer la règle du 100 $, que tout le monde comprend, on ne va pas
commencer à faire signer des chèques de 120 $, 125 $ puis 150 $.
M. Coulombe
(Benoît) : Non.
M. Tanguay : Ça,
c'est la première chose. Vous faites une activité, qu'elle vous coûte 5 $
ou 25 $, vous chargez un maximum de
100 $. La personne qui est habilitée fait son chèque de 100 $, son
chèque personnel, puis ça, c'est sa contribution de 100 $.
Maintenant, nous... Vous dites que le parti, s'il y avait 10 participants,
puis ça a coûté 250 $, le parti va absorber le 250 $. Mais parce que,
là, ça reviendrait à la même affaire, là.
Mme LeBel : Non,
l'idée, c'est chaque parti décidera de sa mécanique, puis chaque activité, on
décidera d'une mécanique globale non pas dans... Mais, dans les faits, ce que
ça permet, ça permet de charger un prix d'entrée qui est supérieur à
100 $. là, pour l'activité. Mais je pense qu'il va y avoir... De quelle
façon les dons vont être acheminés, probablement qu'une première mécanique, une
activité, tu as un prix d'entrée de 105 $, bien, il y a un 100 $ qui
va être acheminé au DGEQ pour la portion du don politique, puis l'autre
5 $ va servir à l'activité. C'est sûr qu'il va falloir avoir des
directives pour encadrer la façon dont ça va se décliner sur le terrain, c'est
clair, puis les partis devront s'organiser pour le faire correctement.
Mais l'idée, c'est
que, jusqu'à présent, on absorbait les coûts de l'activité à l'intérieur des
dons. Donc, si tu ne faisais pas d'activité, tu peux ramasser 100 % du
100 $, mais, si tu fais une activité, le financement politique était
amputé du coût de l'activité. Ça, c'était clair.
M. Tanguay : Ça, je connais ça
parfaitement bien.
Mme LeBel : Mais
là le détail suivra, j'imagine, par directive, là.
M. Tanguay : Mais est-ce
qu'on a le détail ou on n'a pas le détail? Parce que, si...
M. Tanguay : Puis, dans mon exemple,
vous avez raison, il n'était pas bon, parce que c'est ce qu'on fait actuellement. Si je fais un brunch à 100 $,
puis il me coûte 25 $, je prends des chèques de 100 $. S'ils sont
10 $, puis moi, j'ai un coût de 250 $, bien, j'ai fait
1 000 $, moins 250 $, j'ai un profit de 750 $. Mais le DGEQ
a traité 10 contributions de 100 $. Ça fait que mon exemple n'était
pas bon, c'est de même aujourd'hui.
Par contre, si on dit : Il faut exclure le
coût, et, «over and above», si vous me permettez l'expression, des coûts, vous
pouvez ramasser une contribution de 100 $, est-ce à dire... Parce que, le
pratico-pratique, on est dedans, nous, à
l'année longue, là, il va falloir que la personne fasse un chèque au Directeur
général des élections pour 100 $, et, pour la portion de 25 $, elle
le paie différemment ou elle va faire un chèque de 125 $ au DGEQ, puis là
il va y avoir un traitement?
M. Coulombe (Benoît) : Je vous
dirais, là, qu'on est dans la modalité fine. L'important, ça va se faire en
collaboration, l'élaboration de la directive et de la mécanique, avec les
partis. Ce qu'il faut comprendre, c'est que la
partie de la contribution va
toujours être distinguée de la
partie qui est le coût, qui n'est pas la
contribution.
Maintenant, comment ça se fera, dépendant si
c'est une contribution donnée par chèque, par carte de crédit. On va-tu
demander à l'électeur de faire deux transactions de carte de crédit?
M. Tanguay : Ce serait compliqué.
M. Coulombe (Benoît) : C'est ça.
Alors, tout ça va s'élaborer en collaboration avec les partis, selon les modes
de versement des contributions. Mais il va y avoir une distinction, c'est
certain. C'est justement ça, l'idée de la
modification, de ne pas pénaliser et l'électeur et le parti, hein, qui
maintenant, avant la modification, devait absorber le coût de
l'activité, n'est-ce pas, à même le montant de la contribution.
M. Tanguay : O.K. Parce que, là, on
ajoute une nouvelle réalité administrative pour le DGEQ. Parce qu'avant vous ne
considériez pas le coût de l'activité. C'était un 100 $. Que moi,
j'appelle quelqu'un pour dire : Aïe! Veux-tu faire ton don?, et qu'il
fasse un don puis qu'il envoie un chèque au DGEQ de 100 $ pour le Parti
libéral du Québec, de LaFontaine, que je le fasse via une activité qui me coûte
5 $, ou 25 $, ou 50 $, le DGEQ gérait, pour cet électeur-là, le 100 $. Il a atteint son
maximum puis il faut s'assurer que, dans l'année, il ne va pas en faire
d'autres. Parfait. Ça, c'était simple.
Là, il y aura nécessairement, si on se dit...
parce qu'il y a deux options, encore une fois, si on se dit : On ne veut
pas... parce que ça serait compliqué, réellement, c'est déjà assez compliqué,
là, de faire une transaction, faire faire un
chèque, puis tout ça, si je lui explique : Bien là, il faut que tu me
fasses deux chèques, un chèque de 100 $ qui va aller au DGEQ puis
un chèque de 25 $ qui va aller à l'association, déjà là on pile sur
certains principes où le don se faisait via
le DGEQ, mais, de deux, moi, je pense, puis j'avance une hypothèse qui me
semble la seule, moi, je pense que ça
va être un chèque de 125 $, et là le DGEQ, avant de nous transférer
125 $, 100 $ pour le don, 25 $ pour le coût, il va
falloir, ce que vous ne faisiez pas du tout avant, c'est là mon lapin que je
sors du chapeau, il va falloir que nous, on
vous justifie le coût à 25 $. Il va falloir qu'on vous dise : Voici,
veuillez trouver ci-joint, pièce p1, le contrat du traiteur, location de la salle, location du son, assurances,
et ainsi de suite. Les factures totalisent un coût moyen de 23,75 $. Je
vous envoie ça. J'ai ramassé des contributions pour 123,75 $.
Nécessairement, là, parce vous disiez le fin
détail... parce que moi, je vous dirais que ça, pour nous, là, notre pain puis notre beurre, là, ce n'est pas le fin
détail, mais, quand on parle à Mme Bourret, puis qu'on y explique :
Bien là, vous allez faire deux chèques, Mme Bourret, vous allez
m'en faire un de 100 $ puis vous allez me donner 23,75 $, là, il va falloir penser par vous, mais vous, vous
êtes conscient qu'il va falloir avoir une autre aile administrative qui va
gérer puis qui risque peut-être de
nous challenger, hein? Parce que, si, moi, là... puis je ne dis pas que je vais
le faire, là, je ne suis pas
ratoureux de même, mais il va falloir que je vous justifie mes chèques à
125 $ puis que mon coût était réellement de 25 $. Parce que,
si je ne suis pas capable de vous justifier 25 $ de coûts, je vais être
illégal, moi, là. Voyons donc, M. le député!
Votre coût, là, c'était 15 $. Les factures que vous me présentez, c'était
15 $, vous avez changé 125 $. Ça ne marche pas, là. Il y a ça
qui va retomber dans vos...
M. Coulombe (Benoît) : Je vous le
répète, là, les... ça va s'élaborer en collaboration avec les partis. Ça
pourrait être votre hypothèse, un montant, et il faudrait peut-être... il
faudra peut-être préalablement...
M. Tanguay : Oui, je vous en prie,
allez-y. On est habitués de faire deux, trois choses à la fois.
M. Coulombe (Benoît) : Il faudra
peut-être préalablement que le parti nous ait informés de la tenue de
l'activité et du coût réel pour qu'on puisse tout de suite faire le calcul
entre le coût réel puis la contribution. Mais, comme je vous dis, là, on est à l'écoute de ce que vous nous nous
mentionnez. Ce sera tout élaboré avec les partis. La fine modalité, je vous le répète, il faudra
peut-être prévoir des modalités différentes selon la méthode que le
contribuable... excusez, l'électeur verse sa
contribution d'une façon générale. Tout ça sera mis dans la directive,
effectivement, parce qu'autrement, si on ne
fait pas la distinction entre le coût, l'activité puis la contribution, la
modification qu'on propose n'est pas utile, là. Voilà.
Président (M. Bachand) : Merci. Mme la
députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Weil : Oui. Alors, j'arrive, là, mais, en se quittant,
donc, on avait vu cet article-là. C'est fort intéressant, fort
intéressant pour les députés. Et, je voulais savoir un peu, donc là, vous
dites, les modalités de tout ça, vous n'en avez pas encore discuté, mais le
principe, il y a eu un accord entre les partis. Parce qu'honnêtement ça a
découragé beaucoup les événements. Et finalement, avec la COVID, l'expérience,
c'est beaucoup... c'est de faire des rencontres virtuelles, et donc il n'y a
pas de coût.
Mais, dans ces
activités-là, et je voulais savoir, je sais que vous ne pouvez pas aller dans
le détail, mais juste un peu la teneur, c'est important, je pense, que le
public se rende compte que c'est quelque chose, ça, c'est une contribution à la
démocratie. Et, en même temps, il y a une certaine lourdeur à tout ça. Et c'est
100 $. On se rappelle, on a modifié les lois il y a plusieurs années, mais
on n'avait pas vraiment, à l'époque, j'étais élue à l'époque où on a fait ces
changements, on n'a pas eu beaucoup de réflexion sur les coûts afférents à un
événement. Et là, je ne sais pas combien d'années plus tard, 10 ans plus tard,
neuf ans plus tard, cette suggestion est venue. Donc, est-ce que ça, c'est
suite à des discussions, ça a été soulevé par les partis politiques comme un
problème?
M. Coulombe
(Benoît) : ...spécifiquement une demande des partis politiques.
Mme Weil : Une
demande. Et là il y avait certainement...
M. Coulombe (Benoît) : ...à cause des
modifications aux limites de contribution. C'est vraiment une demande
des partis.
Mme Weil : Oui.
Alors, j'ai écouté mon collègue parler, donc, de s'assurer... donc, les partis
devront s'assurer qu'ils ont tous les reçus, hein? Dans la comptabilité de ça,
ça va être important. Donc, ce sera dans des directives
à venir? Comment vous faites quand vous avez à amener des précisions de ce
genre par rapport à un article? Vous avez parlé de directives, je crois.
M. Coulombe
(Benoît) : En fait, actuellement, c'est déjà prévu dans la loi, dans
les rapports financiers, que les partis
donnent des redditions de comptes sur les activités qu'ils ont tenues, le
nombre de participants, les coûts, etc. C'est déjà prévu. Là, on va
ajouter une donnée, évidemment, et on va surtout ajouter une donnée
préalablement à la tenue de l'activité pour être capable de bien distinguer le
coût de l'activité versus la contribution. Comme je vous dis, l'objectif, c'est
que les partis ne soient plus pénalisés, dans le montant qu'ils conservent à
titre de contribution, par le coût de l'activité, séparer ça, qui est la demande
des partis. Alors, c'est... les partis sont déjà habitués à garder les pièces
justificatives des activités, à en faire rapport. Donc, c'est déjà une
procédure, un processus qui est... que les partis sont habitués, là, de faire
des redditions de comptes sur toutes les activités de financement.
Mme Weil : Bien,
c'est très...
Président (M. Bachand) : Merci. J'ai la
députée de Mirabel. Excusez-moi. Mme la députée de Mirabel, s'il vous plaît.
Mme D'Amours : Oui. Moi, je veux bien...
peut-être que vous pouvez répondre à mon questionnement, parce que...
Le Président (M. Bachand) : Mme la députée de Mirabel, si vous pouvez juste descendre votre micro.
Merci beaucoup.
Mme D'Amours :
Merci. Dans les commentaires de la ministre, là, c'est l'exclusion du prix
d'entrée lors d'une activité de financement.
Si je comprends bien, c'est qu'on pourrait faire l'annonce d'une activité de
financement, exemple, de 125 $. Là, on n'enfreindrait plus la loi
parce qu'on pourrait dire : C'est 100 $ de contribution et 25 $
pour le repas ou l'entrée avec, bon, consommation x, là. Mais est-ce qu'à ce
moment-là on a besoin de l'article 21 pour faire ça? Puis les modalités
après, bien, ça ne serait pas, en fait, dans la loi, mais ça serait dans les modalités...
dans les directives, dans la loi. Est-ce que je comprends bien que c'est ça?
M. Coulombe
(Benoît) : Exact. Puis, actuellement, les partis, là, je vous rassure,
n'enfreignent pas la loi quand ils font une activité. C'est simplement que, sur
le montant de la contribution, ils doivent assumer le coût de l'activité, ce qui descend proportionnellement le
montant qui reste à
titre de contribution. Et c'est ce que les partis ont
demandé de pouvoir conserver, de mettre à
part le coût de l'activité.
Mme D'Amours : Mais, si on
regarde le commentaire de la ministre pour l'article 21, je vais répéter
parce que peut-être que je ne comprends pas ou je m'exprime mal, l'exclusion du
prix d'entrée lors d'une activité de financement, ce prix d'entrée ne serait
plus considéré comme une contribution.
M. Coulombe
(Benoît) : Voilà.
Mme D'Amours : Ça veut dire que
j'ai bien compris.
L'article 21, ça nous donne, comme parti politique, comme député, comme candidat à une élection, de
faire une activité, de dire de notre activité... on fait une publicité, là,
Facebook puis on dit : Venez en grand
nombre, ça coûte 125 $, on n'enfreint plus la loi parce qu'il y a toujours
le 100 $ qui est rattaché au financement et 25 $ pour le coût
du repas. Est-ce que c'est bien ce que je...
M. Coulombe (Benoît) : Bien,
écoutez, là, vous parlez de publicité Facebook, puis tout ça, là.
Mme D'Amours : Ah! bien là,
peut-être pas, là, mais...
M. Coulombe (Benoît) :
L'article,
c'est seulement pour les activités de financement.
Mme D'Amours : C'est ça.
LeBel : Les modalités vont être réglées avec les partis
politiques, mais l'idée de base, c'est que, présentement, si on
chargeait... je vais faire un grand enjeu, si on demandait 100 $ pour une
activité, qu'elle coûtait 25 $, on en... tu sais, il fallait assumer à
l'intérieur du 100 $. Et le donateur était capé à 100 $, là, parce
que c'était considéré avec son financement.
Maintenant, comment ça va se décrire? Comment on pourra l'afficher? Est-ce
qu'on pourra dire : Venez faire une
activité au coût de 25 $, plus un don politique ne dépassant pas vos
limites? Ce sera peut-être ça. Mais je pense que ça, ça va se régler
dans les modalités d'application.
L'idée...
pour répondre à une de vos sous-questions, oui, ça prend l'article 21
parce que, présentement, l'article... actuellement, toute contribution d'un
électeur était considérée comme du financement politique. Maintenant, on va
pouvoir faire la part des choses entre un financement et le paiement du coût
d'une activité. Maintenant, on devra discuter de la suite des
événements...
Le Président (M.
Bachand) : ...merci. Interventions? M. le
député de LaFontaine, s'il vous plaît.
Tanguay : Je veux juste voir la rédaction de 5.1. «Le prix
d'entrée à une activité de financement, lorsque ce prix n'excède pas le
coût réel...» Lorsque le prix n'excède pas le coût réel... Lorsque ce prix...
Mme LeBel : C'est
pour s'assurer que ce qu'on exclut, c'est le coût réel de l'activité et pas un
prix d'entrée mis aléatoire, dire : Je mets 25 $ pour mon prix
d'entrée.
Tanguay : Ah! excusez-moi, oui. Parce que c'est sous le
vocable «ne sont pas des contributions». O.K., je comprends.
LeBel : Voilà, voilà, voilà. Et, juste pour rassurer tout
le monde... bien, pas rassurer, mais pour informer tout le monde, c'est 90 jours après la mise en
vigueur de tout ça, là. Ça va prendre 90 jours avant la mise en application,
justement, pour se donner le temps de trouver comment... bien, pas nous, mais
avec les gens des partis et du DGEQ, comment on va opérationnaliser tout ça,
disons-le comme ça.
M. Tanguay : Puis la contribution
maximale de l'an prochain va être de combien?
Mme LeBel : Bien, je pense qu'on
n'est pas en année électorale l'an prochain. C'est un quiz.
Tanguay : En vertu de quel article? «...jusqu'à concurrence
d'une admission — la
ministre, elle connaît son dossier, M. le Président — par
personne...»
Mme LeBel : Ce bout-là du dossier,
oui.
Mme LeBel : Ce bout-là du dossier.
Tanguay : «...jusqu'à concurrence d'une admission...»
Parfait. Et je vois, puis je sais que vous en avez parlé : «Le prix
d'entrée [en] activité[...], incluant le prix d'entrée des enfants mineurs du
participant...» C'est réellement les enfants mineurs du participant, là, avec
le... Dans le projet de loi n° 2, on fait droit familial, la filiation,
alors là...
Mme LeBel : Bien, c'est parce qu'un
mineur ne peut pas être un contributeur politique, donc...
Tanguay : Non, mais mon point, c'est que c'est l'enfant mineur du
participant. Là, on est dans le droit de la filiation, là. Non, mais c'est
vrai, je veux dire, je ne peux pas être accompagné de ma nièce.
M. Tanguay : Non,
mais c'est quand même une bonne question, non?
Mme LeBel : Bien, je ne qualifierai pas vos questions. Tout à
coup que ça vous donne envie d'en poser d'autres.
M. Tanguay : Ah!
c'est ça, pour me reprendre. «...incluant le prix d'entrée des enfants
mineurs», O.K.
Mme LeBel : Mais
on comprend qu'un adulte pourrait être accompagné d'un enfant, puis là, je veux
dire, si on charge deux fois... Ça ne peut
pas non plus faire
partie de sa contribution, là. L'idée, là... Dans le fond,
l'idée de base, c'est qu'on participe, il y a une
section contribution,
puis il y a une
section pour défrayer les coûts du déjeuner ou du brunch que
vous pourriez offrir, cher collègue, dans le centre d'achat dans lequel vous
vous tenez régulièrement.
M. Tanguay : Nous sommes... «Une somme annuelle n'excédant pas
25 $ versée», O.K... Et ça, on voit bien, il n'y a pas de... puis les
partis, de toute façon, ne vont pas être déraisonnables quant au coût... on
voit qu'il n'y a pas de plafond. Tu sais, normalement, pour une
contribution de 100 $, ce serait un peu gênant...
Mme LeBel : Bien,
c'est parce que le but, c'est d'inciter les gens à venir, là, mais je pense
qu'il y a comme une question aussi...
M. Tanguay : Oui,
bien, c'est ça. Ça fait que, si tu faisais un coût de 150 $, puis...
Mme LeBel : Bien,
il y a comme...
M. Tanguay : De
toute façon, je répète, je suis certain que, le DGEQ, vous allez avoir une
section de gens qui vont réellement évaluer... ils vont faire des audits, là,
carrément, sur : Donnez-nous vos factures, justifiez le coût, puis justifiez le montant. Puis encore une fois,
je le sais, là, mais je réitère notre désir que ce soit une seule transaction,
le 100 $ plus le coût. Parce que, si on commence à en faire deux...
Une voix : Je
peux vous assurer que les gens qui ont travaillé sur cette modification-là sont
présentement à l'écoute de vos propos, M. le député, et en prennent bonne note.
M. Tanguay : C'est
bon. Comme un avis de la Commission de toponymie. Merci beaucoup.
Le Président (M. Bachand) : Merci. Interventions sur 21? S'il n'y a pas d'intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. M. le secrétaire, s'il vous plaît.
Secrétaire : Pour, contre, abstention. Mme LeBel (Champlain)?
Le Secrétaire :
Mme Proulx (Côte-du-Sud)?
Mme Proulx
(Côte-du-Sud) : Pour.
Le Secrétaire :
Mme Boutin (Jean-Talon)?
Le Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : Pour.
Le Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
Le Secrétaire :
Mme D'Amours (Mirabel)?
Le Secrétaire : Vote par
procuration, Mme Lachance (Bellechasse) pour le vote de M. Lamothe
(Ungava)?
Le Secrétaire : M. Tanguay
(LaFontaine)?
Le Secrétaire : Mme Weil
(Notre-Dame-de-Grâce)?
Le Secrétaire : M. Zanetti
(Jean-Lesage)?
Le Secrétaire : M. Bachand
(Richmond)?
Le Président (M.
Bachand) : Abstention. Donc, l'article 21
est adopté. Merci. Mme la ministre.
Mme LeBel : Oui. Vous vous
souviendrez, M. le Président, qu'on s'était laissés, à un certain moment donné,
dans le bloc commençant par l'article 17,
19, et on était à 67. On avait suspendu pour venir faire d'autres choses parce
qu'un amendement se préparait. Il est donc prêt. Si vous me permettez, je vais
le déposer. Je vais vous demander de reprendre l'article 67, qu'on avait
commencé à discuter, et déposer l'amendement qui a été préparé.
Le Président (M.
Bachand) : Est-ce que l'amendement est sur
Greffier?
Mme LeBel : Il est là, oui?
Président (M. Bachand) :
Alors, consentement, donc, parce
qu'on avait suspendu 67 et 132 aussi. Ça va?
M. Tanguay : Alors, je vous informe,
M. le Président, que vous avez notre consentement. Non, mais c'est important.
Le Président (M.
Bachand) : C'est crucial.
M. Tanguay : Non, c'est vrai.
Le Président (M.
Bachand) : Ça va? On revient à 67, sur
l'amendement. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Alors, je me sens
pleinement légitime... de le lire, M. le Président.
Article 67. Remplacer
l'article 67 du projet de loi par le suivant :
L'article 245 de cette loi est
modifié :
1° par le remplacement, dans le premier alinéa,
de «Sur présentation de la déclaration, le directeur du scrutin vérifie si,
selon toute apparence, elle» par «Le directeur du scrutin vérifie si, selon
toute apparence, la déclaration». Ça, ça ne change pas.
2° par l'insertion, à la fin du premier
alinéa, de ce qui suit :
«et si le candidat est inscrit sur la liste
électorale. Lorsque le candidat n'est pas inscrit sur la liste électorale, le directeur du scrutin peut procéder à son
inscription. Il exerce alors les mêmes pouvoirs et devoirs que ceux qui sont
confiés à une commission de révision pour le traitement d'une demande
d'inscription.»
Donc, cet
amendement vise à permettre au directeur de scrutin de procéder à l'inscription
sur la liste électorale d'une personne qui ne serait pas inscrite suite
à sa vérification et qui désire se porter candidat.
Pour les fins de tout le monde, ce matin, vous
vous souviendrez que la motion proposée visait deux choses. La première était,
dans la première partie, là, de dire qu'on adapte les dispositions à la
modification qui a été faite concernant le dépôt d'une déclaration de
candidature à l'article 4 et 63, mais il y avait également le fait qu'on
ajoutait... au niveau du directeur de scrutin, au moment de déposer la liste.
Pour être candidat sur le bulletin, il faut être inscrit sur la liste
électorale. Au moment où on se parle, le directeur de scrutin ne faisait même
pas la vérification, en recevant la candidature, si la personne était inscrite
sur la liste électorale, ce qui pouvait créer, à un moment donné, une
certaine... Dans les cas où tout le monde est inscrit, ça va bien. Dans les cas
où la personne n'est pas inscrite, ça créait une drôle de situation entre le
moment de la réception de la déclaration et le bulletin où on pouvait découvrir
que la personne ou réaliser que la personne n'était pas inscrite sur la liste
électorale.
Donc, ce matin, ce qu'on avait dans l'article
d'origine, c'est de dire : Et, si le... Il doit vérifier si le candidat
est inscrit sur la liste électorale. La question s'est posée :
Qu'arrive-t-il s'il constate qu'il ne l'est pas? Et, pour s'assurer que le
candidat a un délai raisonnable ou, correctement, pour le faire, ce qu'on fait
dans l'amendement, c'est qu'on vient donner
au directeur de scrutin les mêmes pouvoirs que la commission de révision. Donc,
il procédera donc à l'inscription. Il va dire : Bien, écoute, je
reçois ta candidature, je vérifie, tu n'es pas inscrit, procédons à ton inscription. Il aura le pouvoir de le faire, comme s'il
était à la commission de révision, pour s'assurer que le candidat a le délai correct pour régulariser sa situation
en vue de l'inscription sur le bulletin de vote. Je pense que j'ai fait le
tour.
Le Président (M.
Bachand) : M. le député de LaFontaine.
M. Tanguay : Et évidemment il
le peut. Alors, il pourrait... qu'à terme, finalement, le DGEQ, utilisant les
pouvoirs de la commission, pourrait dire : Bien, désolé, vous ne vous
qualifiez pas, alors...
Mme LeBel : Bien, pour les
raisons prévues à la loi, naturellement, oui, oui.
M. Tanguay : C'est ça, alors la
candidature est...
Mme LeBel : Mais il fera... il
pourra faire l'exercice.
M. Tanguay : Oui, l'exercice.
Et ça, dans ce contexte-là, ça ne change pas le délai maximal où il peut
déposer sa candidature, puis le temps de gestion de l'inscription ou non sera à
l'intérieur du délai, là.
Mme LeBel : Oui, et ça a
l'avantage de régler en une fois le statut du candidat. C'est-à-dire, tu
déposes, je... tu peux déposer ou tu ne peux pas déposer, finalement, plutôt
que de le laisser dans une espèce de limbo où il dépose et, par la suite, il
apprend, pour toutes sortes de raisons, qu'il ne pouvait pas être inscrit.
M. Tanguay : C'est ça. Mais,
ceci dit, il pourrait... le candidat en question pourrait déposer sa
candidature, la produire, sa candidature, produire à la dernière minute, puis
là ça prend une journée, au DGEQ, de tout faire ça, il est toujours dans les
délais. Il l'a déposée à la dernière minute, puis le temps de vérification, il
est sur le temps du DGEQ, autrement dit.
Mme LeBel : Oui, parce que la
fin du dépôt nous donne quand même le temps nécessaire à faire la vérification
jusqu'au moment du scrutin, là.
M. Tanguay : O.K. Et quels sont
les délais de dépôt d'une candidature, déjà? Je pense que c'est deux jours...
c'est jour...
Mme LeBel : Moins deux, moins
trois...
M. Blanchet (Jean-François) :
M. Tanguay : Pardon?
Excusez-moi, je n'entends...
M. Blanchet
(Jean-François) : Excusez. Moins 16, 14 heures.
Mme LeBel : O.K. Moins 16.
M. Tanguay : Moins 16. Ça veut
dire, à 16 jours du scrutin, 14 heures. Parfait. Puis la beauté là-dedans,
même, c'est qu'on est toujours dans les délais de...
Mme LeBel : On est même dans
les délais de la révision, qui sont 14 moins quatre... moins 14 moins
quatre.
M. Tanguay : Oui. Et, juste
pour ma gouverne, les... Oui? Non?
Mme LeBel : Moins 16,
14 heures, c'est ça que vous avez dit?
M. Tanguay : 14, deux? 14...
Mme LeBel : Ça, c'est pour le dépôt
des candidatures?
M. Blanchet (Jean-François) :
Oui.
Mme LeBel : O.K., parfait. Donc,
c'est bon, c'est beau. Oubliez ce que je viens de dire... mêlée.
M. Tanguay : Puis les délais,
je pense que c'est... C'est 12, quatre, ou 14, quatre, commission de révision?
M. Blanchet
(Jean-François) : Moins 14, moins quatre.
M. Tanguay :
Moins 14, moins quatre.
Le Président (M.
Bachand) : ...allez-y, M. le député de
Lafontaine.
M. Tanguay : Oui. Que
rétorquer?
Mme LeBel : C'est qui, ça, le
Canadien?
M. Tanguay : O.K. Non, c'est
bon. Ça me va, moi, M. le Président.
Le Président (M.
Bachand) : Donc, autres interventions sur
l'amendement? Donc, nous allons procéder à la mise aux voix. M. le secrétaire,
s'il vous plaît.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme LeBel (Champlain)?
Le Secrétaire :
Mme Proulx (Côte-du-Sud)?
Mme Proulx (Côte-du-Sud) :
Pour.
Le Secrétaire :
Mme Boutin (Jean-Talon)?
Le Secrétaire :
Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) :
Pour.
Le Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
Le Secrétaire : Mme D'Amours
(Mirabel)?
Le Secrétaire : Vote par
procuration, Mme Lachance (Bellechasse) pour le vote de M. Lamothe
(Ungava)?
Le Secrétaire : M. Tanguay
(LaFontaine)?
Le Secrétaire : Mme Weil
(Notre-Dame-de-Grâce)?
Le Secrétaire : M. Zanetti
(Jean-Lesage)?
Le Secrétaire : M. Bachand
(Richmond)?
Président (M. Bachand) :
Abstention. Donc, l'amendement à
l'article 67 est adopté. Donc, on revient à 67 tel qu'amendé.
Interventions? S'il n'y a pas d'intervention, nous allons procéder à la mise
aux voix. M. le secrétaire, s'il vous plaît.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme LeBel (Champlain)?
Le Secrétaire : Mme Proulx
(Côte-du-Sud)?
Mme Proulx
(Côte-du-Sud) : Pour.
Le Secrétaire : Mme Boutin
(Jean-Talon)?
Le Secrétaire : Mme Blais
(Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) : Pour.
Le Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
Le Secrétaire : Mme D'Amours
(Mirabel)?
Le Secrétaire : Vote par
procuration, Mme Lachance (Bellechasse) pour le vote de M. Lamothe
(Ungava)?
Le Secrétaire : M. Tanguay
(LaFontaine)?
Le Secrétaire : Mme Weil
(Notre-Dame-de-Grâce)?
Le Secrétaire : M. Zanetti
(Jean-Lesage)?
Le Secrétaire : M. Bachand
(Richmond)?
Président (M. Bachand) :
Abstention. Donc, l'article 67,
tel qu'amendé, est adopté. Merci. Mme la ministre, s'il vous plaît.
Mme LeBel : Merci. Alors, pour
suivre l'ordre qui a été... se conformer au plan de déroulement, là, qu'on a
soumis à tout le monde, on serait à 132, M. le Président. Donc :
L'article 552...
M. Tanguay : ...tente plus,
là, M. le Président? Le demandez-vous, le consentement?
Mme LeBel : Non, mais c'est parce
que, ce matin, votre collègue a donné consentement sur la liste.
Le Président (M.
Bachand) : Ce qu'on a fait...
M. Tanguay : Ah! vous avez
consentement général sur la liste?
Le Président (M.
Bachand) : ...avec la feuille de route qui
a été mise à jour, alors donc, on a demandé un consentement pour suivre la
feuille de route.
M. Tanguay : ...O.K., s'il y a
consentement. Donc là, on tombe à 22, c'est ça?
LeBel : Là, on vient de faire... Là, quand... Descendez la
liste. Quand... Il y en a un qui commence par 17...
M. Tanguay : Ah! j'ai la nouvelle
liste, c'est ça, là.
Mme LeBel : Oui. Un, deux, trois,
quatre, cinq, six, sept, huit... Neuvième thème. Ça commence par 17.
Le Président (M.
Bachand) : On est dans le sujet des dépôts
électroniques des déclarations.
M. Tanguay : Excusez-moi.
C'est ça, la nouvelle liste. O.K., on est... 17, 19, 67, 132, c'est ça?
Mme LeBel : Voilà. 20 est déjà fait,
puis 21 est fait également, mais là on termine 132 de cette...
M. Tanguay : O.K. On a fait 17, 19
et 67.
Mme LeBel : Voilà. Parfait?
M. Tanguay : O.K. Parfait.
Mme LeBel : Alors, je vais lire
132 :
L'article 552 de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le paragraphe
4°, de «qu'il connaît les personnes dont les noms apparaissent sur la déclaration
de candidature, qu'elles» par «que les personnes dont les noms apparaissent sur
la déclaration de candidature»;
2° par le remplacement, dans le paragraphe
8°, de «ou qui n'est pas accompagnée de tous les documents requis» par «, qui
n'est pas accompagnée de tous les documents requis ou qui est produite par un
électeur qui n'est pas inscrit sur la liste électorale».
Les modifications prévues à cet
article sont des
modifications de concordance avec celles apportées à l'article 243 de la
Loi électorale, tel que modifié par l'article 66, qu'on a vu précédemment,
si je ne m'abuse, du projet de loi, et celles apportées à l'article 245 de
la Loi électorale tel que modifié par le paragraphe 2° de l'article 67 du
projet de loi.
Dans le fond,
ce que ça fait, c'est une modification de concordance avec celles qu'on a déjà
faites à 243 et 245 et ça découle du consensus, simplement, à
titre
d'information, où on donnait l'obligation... on ajoutait l'obligation d'être
inscrit sur la liste électorale pour poser sa candidature. Donc, on est dans
cette concordance-là.
Le Président (M. Bachand) : ...LaFontaine, s'il vous plaît.
Tanguay : ...M. le Président. À 132, donc, il y a deux
modifs, hein, il y a une modif au quatrième paragraphe et au
huitième paragraphe?
M. Tanguay : O.K. Aïe! On a de la
suite dans les idées, là. Puis, je veux dire...
M. Tanguay : Non, mais, vous savez,
quand je vous disais de garder les originaux, comment c'est important, que,
s'il y a contestation... Aïe! Je suis au bat, là, pour peut-être, si je
récidive, jusqu'à 30 000 $, là... Je veux dire, c'est important de
garder les originaux puis... Bon, bien, alors, fin de l'éditorial.
Mme LeBel : C'est un excellent
amendement.
M. Tanguay : «Le candidat ou le
mandataire qui recueille des signatures d'appui et déclare faussement qu'il connaît les personnes dont les noms apparaissent
sur la déclaration», et ça, c'est devenu «que les [...] personnes [...] de
candidature» ont apposé leur signature. Donc, ça a peut-être été déjà dit,
auquel cas, excusez-moi, là, mais donc on... exit,
l'obligation de dire qu'on connaît les personnes, et maintenant c'est une
obligation que celles qui ont signé, bien, c'est bien elles?
Mme LeBel : Oui, c'est une
conformité de signature.
M. Tanguay : Parce que, dans le
centre d'achats, là, mon exemple, là, je ne connais pas tout le monde dans le
centre d'achats, là.
LeBel : Bien, moi, je vous aurais posé la question, mais
c'est possible que vous connaissiez tous les gens... tous les clients
d'un centre d'achats dans votre comté. Je veux dire, je ne mets pas ça en
doute, mais...
M. Tanguay : Mais savez-vous qu'une
personne qui veut signer, puis qui réside, puis qui est électeur, puis que je
ne la connais pas, j'aimerais ça la faire signer pareil?
M. Tanguay : Bien oui. «Le candidat
ou le mandataire qui recueille des signatures — mais c'était spécial,
"qu'il connaît les personnes" — d'appui et déclare faussement
qu'il connaît les personnes dont les noms apparaissent sur la déclaration de
candidature — que
les personnes dont les noms apparaissent sur la déclaration — ont
apposé leur signature en sa présence ou qu'elles sont
électrices...» O.K. Donc, la personne, c'est un ou l'autre, hein? Moi, je suis
dans le centre d'achats, je vois madame qui s'avance, elle dit : Ah! je
demeure sur telle rue. O.K., je ne vais pas lui demander de pièce d'identité.
Elle signe le bulletin. Et donc moi, je vois que... Je ne lui demande pas de
pièce d'identité, mais elle signe «Annie Desrochers» puis elle signe ça ou
Josette Duguay. Et là ce qui arrive, c'est que nous, par hasard... par
ailleurs, on fait... Parce que «que les personnes dont les noms apparaissent
sur la déclaration de candidature [...] ont
apposé leur signature», moi, je ne peux pas vérifier que c'est réellement elle,
là, qui a apposé... C'est une dame qui se... prétend s'appeler Ginette
Tremblay, puis c'est suffisant, là?
M. Coulombe (Benoît) : En fait,
on enlève un fardeau à la cueillette des signatures d'appui, parce qu'avant, avant la modification proposée, le candidat ou le
mandataire devait confirmer qu'il connaissait les personnes, et, justement,
ça imposait un fardeau d'être sûr que c'est bien la bonne... la personne qui
est devant vous qui signe par le nom qu'elle
indique, hein? Bon. Donc, ça, ça avait été demandé, d'enlever cette
condition-là, de simplement confirmer — et
ça, vous conviendrez, là, que c'est
nécessaire — que
la signature a été apposée devant le candidat ou le mandataire. Donc, c'est ça, la différence. Et évidemment, là, on
change l'infraction pénale, et l'article correspondant, statutaire, enlève
aussi cette condition-là de connaître la personne.
M. Tanguay : Puis pourquoi on ne le
rédigerait pas comme ça, comme vous l'avez dit, que c'est bel et bien la
personne qui a... c'est-à-dire que la personne qui a signé le bulletin l'a fait
devant le mandataire ou le candidat? Pourquoi on ne le rédigerait pas comme ça?
Parce qu'ici c'est dit que «les personnes dont les noms apparaissent sur la déclaration de candidature [...] ont apposé
leur signature». Si elle dit : Je m'appelle Ginette Tremblay, puis moi, je
ne le sais pas, si elle s'appelle Ginette Tremblay, je ne pourrai pas, donc,
vous certifier que Ginette Tremblay, c'est bien elle qui a signé. Vous comprenez? Alors, pourquoi ne
pas le dire comme vous l'avez simplement dit, que la personne qui signe
s'exécute devant vous, mandataire ou candidat? Parce que ce n'est pas la même
chose, là.
M. Coulombe (Benoît) : En fait,
si vous permettez, c'est ce que propose la modification à l'article 243.
M. Tanguay : 243. Ça, c'est
quel
article du projet de loi?
M. Coulombe
(Benoît) : Je vais vous donner l'article du projet de loi,
là, excusez. À l'article 66 du projet de loi.
M. Tanguay : Il a-tu été
adopté, lui, 66?
M. Coulombe (Benoît) : Au
deuxième alinéa du nouvel article, on dit : «De plus, chaque personne qui
recueille des signatures [...] atteste, sur chacune des pages de la déclaration
de candidature comportant des signatures d'appui, que c'est elle qui les a
recueillies.»
M. Tanguay : Ah! bien, raison
de plus. Pourquoi on ne prend pas cette rédaction-là puis qu'on ne l'importe
pas à 4°? Parce que c'est ça qui va ê