Agriculture, Fisheries, Energy and Natural Resources — 30 April 2015 (41st Legislature, 1st Session)
CAPERN 2015-04-30
Quebec — Committees
Lessard : Remarques
préliminaires, oui.
La Présidente (Mme Léger) : M. le
ministre.
Lessard : Tu étais
prêt à poser des questions, hein, c'est ça?
Présidente (Mme Léger) :
Alors, M. le ministre, vous avez 12 minutes si vous voulez faire des remarques.
Lessard : Alors, merci,
Mme la Présidente. Oui, je vais en
faire quelques-unes juste pour l'ouverture, parce qu'on va
essayer de laisser le plus de temps possible à nos collègues pour poser des questions.
Premièrement, merci, Mme la Présidente. On a eu nos crédits Forêts... de Faune mardi
soir, donc ils se sont bien déroulés.
Donc, aujourd'hui, nous abordons l'aspect Forêts, donc, de l'ensemble
des opérations, autant la forêt publique que la forêt privée.
M'accompagne aujourd'hui, pour les fins d'enregistrement
puis s'il y a des échanges éventuellement, donc le sous-ministre en
titre à la...
chez nous, donc M. Savard. On a le sous-ministre associé, aussi, à la Forêt, M.
Brizard. Nous accompagnent aussi, derrière, le directeur à l'administration, et
le directeur général à l'attribution des bois et à l'administration des bois, et les équipes de soutien, et ma chef de
cabinet, Mme Lizotte, qui va faire les travaux avec nous.
Je veux
saluer aussi les collègues, parce que, je pense, d'entrée de jeu, il faut
saluer notre monde qui, de part et d'autre,
travaille aux questionnements sur l'aspect de la forêt, le travail qui peut
être fait, les travaux qui sont réalisés, les investissements qui sont faits, parce qu'il y a
des gens qui nous écoutent à la maison ou des organisations. Alors, je
veux saluer, donc, le porte-parole officiel
de l'opposition officielle, le député de Bonaventure, donc, qui travaille ces
dossiers, qui va aux rencontres. Alors,
j'apprécie quand on est ensemble dans différents regroupements. Donc, ça donne
aussi le pouls pour des questions ou des interventions. Alors donc, on
aura des échanges là-dessus. On a aussi la porte-parole officielle du côté de
la CAQ, là, la députée d'Arthabaska...
Mme Roy (Arthabaska) : ...
Lessard :
... — et
Lotbinière, c'est moi maintenant, c'est ça, pour ceux qui ne le savent pas,
c'est qu'avant c'était Lotbinière, maintenant j'ai
Lotbinière-Frontenac — et
le député de Drummond—Bois-Francs
qui nous accompagne aujourd'hui. Du côté gouvernemental, donc, mon collègue de
Beauce-Sud, et voisin, de Chapleau, mon collègue
d'Abitibi-Est, de Montmagny-L'Islet, de Richmond, et adjointe parlementaire, et
mon collègue de Dubuc, qui est un ancien
ministre de la Forêt, Faune et Parcs, donc qui a fait à peu près les mêmes
responsabilités. Tantôt, quand vous avez donné les notes d'ouverture, il
a failli prendre la parole puis donner les remarques préliminaires.
Donc, grosso
modo, donc, on va parler probablement aussi, donc, durant nos travaux, de
l'activité... Le premier ministre nous
a confié la responsabilité de créer un nouveau ministère, le ministère des
Forêts, Faune et Parcs, et honnêtement
je vais toujours lui recommander de maintenir ces trois missions-là ensemble.
Depuis qu'on a passé la
loi sur
l'aménagement durable des forêts, on n'interpelle pas seulement la forêt, on
interpelle la faune, ses utilisateurs, donc que ce soit pour la constitution de parcs, que ce soit pour tous les
éléments fauniques, les fédérations. Parce que, derrière la
planification forestière, il y a aussi avant tout les individus qui y
travaillent, qui y habitent et qui collaborent, donc, à faire en sorte qu'on puisse faire un aménagement durable des forêts,
sans oublier les communautés autochtones, là, qui peuplent l'ensemble des territoires, pour
lesquelles, donc, on a aussi des responsabilités et des devoirs qui sont
partagés. Alors donc, voici le portrait dans lequel on va travailler.
Je veux juste rappeler rapidement que, dans une
année comme l'an passé et les prochaines, on a quand même une amélioration du marché américain sur la mise
en chantier qui sollicite la demande intérieure sur la forêt. C'est un
secteur qui va bien, qui a ses enjeux puis
ses défis. Puis, de l'autre côté, il y a le secteur des pâtes et papiers qui,
lui... Dans le papier journal,
nécessairement, la demande mondiale est à la baisse, ce qui crée des impacts de
fermeture d'entreprises parce qu'on a
quand même, au Québec, les trois plus grands producteurs de papier journal,
probablement, au monde, dont Résolu
qui a une stature internationale. Alors donc, d'un côté, on peut dire que ça va
bien; de l'autre côté, on dit : On a des défis, il faudra
nécessairement transformer nos entreprises ou les rendre très performantes.
Dès le début de l'année, connaissant la demande
sur les produits intérieurs, on a demandé au Forestier en chef, donc, de nous donner la possibilité
forestière. Je tiens à le saluer, il est ici aujourd'hui. Donc, on a la chance
d'avoir un Forestier en chef au Québec, et donc on a fait une demande formelle
dès le début. Quand j'ai commencé, après ma nomination, je l'ai rencontré
personnellement au Lac-Saint-Jean et j'ai demandé, au nom des entreprises qui
nous demandaient de la prévisibilité, de nous donner la possibilité forestière,
ce qu'il a fait, par la suite les volumes non récoltés,
ce qu'il a fait, donnant ainsi la meilleure perspective possible aux
entreprises de déterminer, un, leur garantie d'approvisionnement, des volumes additionnels lorsque disponibles,
dépendamment comment la forêt s'est comportée d'est en ouest, du nord au sud. Ça nous a menés, donc, à être sollicités
par les entreprises. Donc, les premiers volumes non récoltés en Abitibi,
donc à Senneterre, pour autant Tembec que Résolu, les 200 000 premiers
mètres cubes ont été attribués là. Et, tout au long de l'année, nécessairement,
les entreprises nous ont sollicités partout sur le territoire.
Ça nous a
amené aussi trois chantiers principaux qui étaient en branle après le rendez-vous de la forêt qui avait eu lieu
juste avant les élections, trois chantiers, donc, majeurs : le chantier
Beauregard sur la production de bois, dont il vient de faire la présentation récemment
à la Table nationale sur la valeur en
bois, la production de valeur et non
pas la production de volume. Il y a
des défis importants. Il y avait le rapport Têtu aussi sur l'amélioration du régime, parce que j'ai
reçu le mandat de le faire, d'améliorer un
régime qui peut être plus performant, de diminuer le coût des intrants et
d'améliorer la planification forestière principalement. Donc, on a aussi le
rapport sur la forêt privée. Donc, c'est un rapport qui a été déposé à la table nationale forêt où l'ensemble des
intervenants sont conviés. À partir de là, on a déclenché des processus pour être capable d'intégrer l'ensemble de ces
recommandations-là de façon continue à l'intérieur du nouveau régime
forestier. Grosso modo, c'est ce qui s'est passé.
Sur la forêt
privée, il y avait un déficit de représentation. Rappelez-vous
que le Sommet sur la forêt a amené la table nationale. Donc, il y a un forum Québec, gouvernement, donc, entreprises.
Alors donc, je copréside un comité avec l'industrie, donc, de
transformation avec M. Richard Garneau, de Résolu. Donc, la forêt publique a
une tribune directe avec le ministre. C'est ce qui avait été constitué
et ce qu'on a respecté. Il y a eu deux rencontres à date. Il y en a une prochaine, au mois de mai, qui devrait se tenir. Mais
la forêt privée n'avait pas son pendant. Donc, on a créé une table de forêt privée qui regroupe l'ensemble des
intervenants, les agences, les groupements forestiers, les entreprises
de travaux sylvicoles, la Fédération des producteurs forestiers. Donc,
on s'est créé une table où est-ce qu'on peut discuter des enjeux de la forêt privée, qui font moins de
livraisons que prévu. Donc, il faut stimuler ces entreprises-là à aller faire
des livraisons du bois de proximité. On a eu
deux rencontres à date et on a un plan
d'action qu'on pourra peut-être déposer avec des échéanciers, parce
qu'on pense qu'on peut faire plus en forêt privée.
Par la suite, avec
les difficultés qu'ont eues certaines certifications... ou certaines entreprises
pour l'obtention de leur certification, le
maintien, alors, nécessairement, on a créé aussi le réseau de l'information forestière municipale. Donc,
avec la Fédération québécoise des
municipalités, qui participe à la
table de forêt privée, on s'est donné l'objectif qu'à toutes les fois
qu'il y aura une table sur la forêt... sur la Fédération québécoise des
municipalités, on traitera de la question forestière. Donc, ce réseau-là a été développé
avec l'ensemble des municipalités qui vivent à tous les jours de la forêt, ainsi qu'une promotion du régime
forestier autant aux délégations du Québec à l'étranger que les nombreuses missions
que le sous-ministre a pu faire au nom et pour l'entreprise, les entreprises
qui rencontrent des clients à l'international lorsque, parfois, nos marques de
commerce sont attaquées par différents groupes. Alors, on doit faire les représentations à l'international pour s'assurer que l'État est capable de présenter l'état
de la forêt publique. Alors donc, ça a été fait à de nombreuses
reprises, puis on va le faire autant de fois que le requiert...
a lancé aussi, pour la prévisibilité des entreprises, après les
garanties, la possibilité et les volumes non récoltés, nécessairement
des travaux sylvicoles pour 450 millions de dollars. Donc, c'est-à-dire,
les deux prochaines années, on a annoncé que
les budgets étaient fixes, donc les entreprises de travaux sylvicoles pouvaient rapidement,
donc, obtenir, un, la répartition
régionale et les ententes de travaux sylvicoles. Ça permet de maintenir, premièrement, un, ton marché, deuxièmement, la rétention de tes employés et une meilleure planification sur l'ensemble du territoire. Et on a apporté une série de mesures aussi avec les travaux sylvicoles
pour s'assurer que le respect des conditions salariales est fait lorsque
les entreprises vont en appel d'offres pour la portion... les 15 % de
portion de travaux qui sont mis en concurrence.
Donc,
dans l'ensemble, Mme la Présidente, c'est pas mal ce qu'on a fait, là, durant
les derniers mois, en plus de faire
une tournée, après la réévaluation des garanties, dans l'ensemble des régions
du Québec. On l'appelle la tournée «Faire +». C'est assez simple,
«Faire +», c'est : Qu'est-ce qu'on peut faire plus quand on se met
tous ensemble en planification forestière,
en mise en commun des entreprises qui sont intégrées au Québec? Un scie du
feuillu, l'autre scie du résineux, puis,
bon, les essences, parfois, se chevauchent, alors donc, le meilleur bois aux
meilleures entreprises pour être rentables et compétitifs. Donc, la tournée «Faire +», à destination, ça améliore
les pratiques forestières, la planification. On a signé même une entente avec le Conseil de l'industrie
forestière pour s'assurer que le Bureau de mise en marché des bois
travaille bien, donne la prévisibilité sur
les lots qu'il va réserver pour mettre aux enchères, ça nous permet d'avoir une
planification pour plus d'un an, donc aussi
pour dire aux entreprises vers quel espace on va se diriger pour faire la planification. Ça a mis l'industrie assise à côté du ministère
pour s'assurer qu'on fasse comme une coplanification même si on garde la responsabilité de faire les prescriptions sylvicoles. On a fait la tournée des
champions des meilleures cultures à travers le Québec en prenant ce que font
de bien déjà les représentants du ministère
dans certaines régions. Et, avec le Conseil de l'industrie forestière, on s'est assuré de continuer de faire de l'enseignement pour que ces meilleures pratiques là puissent s'appliquer et que les entreprises
puissent, quand ils vont en forêt... Quand on a mieux planifié, quand on a
mieux travaillé, bien, on perd moins
de sous à la récolte et à l'approvisionnement des usines. Alors, c'est de ça qu'on va discuter aujourd'hui, et puis on va don