Culture and Education — 2 February 2021 (42nd Legislature, 1st Session)
CCE 2021-02-02
Quebec — Committees
La Présidente (Mme Guillemette) :
Donc, nous reprenons les travaux. Mme la députée d'Acadie, si vous voulez
nous présenter votre... l'article, le 11.6.
St-Pierre : 11.6,
oui. Alors, merci, Mme la Présidente. Je salue aussi les collègues qui
sont ici, à cette commission parlementaire. J'ai eu le plaisir d'avoir la
responsabilité, à nouveau, du portefeuille ou, enfin, de l'opposition
officielle en termes de porte-parole en matière de culture et je suis très,
très heureuse parce que c'est un projet de
loi que je trouve fort intéressant.
Et la ministre peut être assurée de toute notre collaboration pour
l'élaboration et l'adoption de ce projet de loi. Tout est perfectible. J'en
conviens, la loi initiale était excellente, mais tout est perfectible. Et il
n'y a rien de parfait dans la vie, alors on va continuer ce beau travail.
Cet amendement, Mme la Présidente, c'est un
amendement, tout simplement, qui parle... en fait, qui fait appel à la
transparence. Je pense que c'est peut-être un terme qui est très répandu ces
jours-ci, ces années-ci, «la transparence». La population québécoise veut
savoir exactement comment les choses se passent, qu'est-ce qui se discute et
comment on peut élaborer certaines politiques. Alors, je pense que ça serait
intéressant de voir que les documents qui sont élaborés par la ministre ou le
ministre... c'est-à-dire, dans les lois, on utilise encore le masculin, je
pense qu'il va falloir qu'un jour on corrige ça. Alors, les documents
élaborés par le ministre, en vertu du présent article, doivent faire l'objet
d'une étude.
Donc, je pense que je dois lire mon amendement
pour être vraiment dans les normes. Donc, l'amendement se lit comme suit,
Mme la Présidente :
Insérer,
après l'article 11.5 proposé par l'article 5 du projet de loi, le
suivant :
«11.6. Les documents
élaborés par le ministre en vertu du présent
article doivent faire l'objet
d'une étude par la commission compétente de l'Assemblée nationale pour une
durée de trois heures, avant leur première adoption.»
Alors, je pense que
c'est une question de transparence. J'invite la ministre à donner son accord à
cet amendement-là. On vient ici encore plus, je pense, bonifier la loi et
donner aussi un accès encore plus grand et plus large à la population. Et un
débat de trois heures, en commission parlementaire, ce n'est pas exagéré.
Trois heures, ça passe vite. C'est un sujet aussi qui est très, très, très
important dans l'esprit des Québécois. Alors, je pense qu'on peut y aller de
façon, je dirais, constructive, et c'est un amendement qui, à notre avis, vient
ajouter à l'article 5 et aux articles qui ont été proposés par la ministre
à l'article 5.
Tous les débats ont
été faits, je pense, sur cet article-là. Nous, on n'a pas d'autre commentaire à
faire sur les autres articles, sauf celui d'y ajouter une pierre
supplémentaire, à cet édifice, pour vraiment donner à l'ensemble de la
population québécoise des informations pertinentes : des informations qui
touchent la grille de catégorisation, des informations qui touchent les
méthodes d'évaluation, des informations qui touchent peut-être une politique de
consultation. Alors, on peut donner beaucoup, beaucoup d'informations lors de
ces commissions parlementaires, et je pense qu'on est ici en droit de
s'attendre à ce qu'on donne le plus d'informations possible.
La Présidente (Mme
Guillemette) : Oui. D'autres interventions? Mme la députée de
Bourassa-Sauvé.
Mme Robitaille :
Oui, Bonjour. Bonjour, Mme la Présidente. Bien, bonne année à tous, hein,
à toutes. On n'a pas eu l'occasion de se souhaiter une bonne année. Un plaisir
de vous retrouver, tout le monde.
Oui, je me souviens
qu'avant les fêtes on avait justement discuté longuement de l'article 11.
On avait posé beaucoup de questions à la ministre, et c'étaient des éléments
nouveaux que la ministre amenait à l'article 11, des éléments importants.
On parle, justement, de cette politique de consultation, méthode d'évaluation,
grille de catégorisation. On a posé beaucoup de questions à la ministre sur la
fameuse table des partenaires, sa méthode de faire cette grille-là, de
catégorisation, la méthode d'évaluation, et, bon, la ministre...
Bon, c'était nouveau,
on n'avait pas toujours une information très précise, de là la nécessité de cet
alinéa 11.6 aussi pour aller... pour continuer sur les explications de ma
collègue. C'est des éléments nouveaux dans la
loi, et le fait de, justement, amener ces trois éléments-là à la commission
pour une première fois, pour asseoir la base de ces trois éléments-là,
nous semble évidemment essentiel pour, justement, bonifier le projet de loi.
Donc, c'est tout à l'avantage du ministère de la Culture, de la ministre
d'aller de l'avant avec cet alinéa-là, 11.6, pour justement plus de transparence, pour s'assurer que tout est en place
et tout est là pour que cet article, 11.1, 11.2, 11.3, 11.4,
11.5, puissent fonctionner, puissent être là pour longtemps et puis que ce
qu'on adopte, cette politique de consultation, cette méthode d'évaluation
là, cette grille de catégorisation, bien, soit bien entier et puisse
porter pendant longtemps.
La Présidente
(Mme Guillemette) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions? Mme la ministre.
Mme Roy :
Oui. D'abord, vous allez me permettre, Mme la Présidente, un, de vous
saluer, naturellement, de saluer tout le monde, de saluer l'équipe du
gouvernement, mon collègue, maître et les avocats qui sont avec nous. Vous les
connaissez aussi. Mme la députée de l'Acadie, contente de vous voir, parce
que je pense que vous êtes une des personnes ici qui connaissez probablement le
mieux le patrimoine, puisque c'est de votre projet de loi dont nous allons...
c'est de votre projet de loi, pardon, que nous parlons, dans la mesure où nous
bonifions, où nous tentons d'améliorer ce projet de loi, dont l'esprit, qui se
trouve à l'article 1, comme vous avez pu le constater, n'a pas été
modifié, parce que l'esprit de la loi, on y est et on veut protéger le plus de
bâtiments possible.
Vous avez compris
également qu'à la lumière du rapport de la Vérificatrice générale, bien, on a
inséré, à cet
article 5, plusieurs
choses qu'elle nous demandait, entre autres, et vous mentionniez la
transparence. Effectivement, la Vérificatrice
générale nous parlait d'un manque de
vision, d'un manque de transparence. Donc, c'est pour ça qu'on arrive avec un
article 5 qui, comme votre collègue
l'a mentionné, de Bourassa-Sauvé, que je salue d'ailleurs, est très
exhaustif.
Dans cet article, 11.1,
11.2, 11.3, 11.4 et 11.5, donc, qui constituent l'article 5 du projet de
loi, on a mis en place, et c'est ce que nous croyons, toutes les mesures
nécessaires pour qu'il y ait, justement, cette transparence. Nous créons une
politique de consultation, une méthode d'évaluation et une grille de
catégorisation.
Je comprends l'idée
que vous soulevez de soumettre tout ça à la commission. Je vous partagerai
cependant le fait que l'arbitrage du contenu de ces documents sera fait, entre
autres, par la table des partenaires que nous avons créée, comme vous avez pu
le constater à 11.2, alinéa 3. Donc, l'arbitrage de savoir ce qui se
trouvera dans ces documents sera fait de concert avec les partenaires qui, eux,
nous le demandent et le demandent depuis des années. Et nous avons acquiescé à
leur demande dans cet article.
Par ailleurs, en ce
qui a trait à votre argument de transparence, eh bien, j'invite la députée de
l'Acadie à lire l'article 11.5 de l'article 5, et nous devons tout
rendre publics les documents qui seront créés.
Alors, pour ces
motifs, ce sont les commentaires que j'avais à faire sur votre amendement. Je
considère que cet amendement-là est superflu compte tenu que nous avons mis le
maximum d'éléments dans l'article 5. Voilà.
La Présidente (Mme
Guillemette) : Merci. Oui, Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
Robitaille : Oui. Bien, j'ai une question pour la ministre, parce
qu'on dit : «Le ministre rend publiques la politique...» Oui, mais une
fois qu'elle est rendue publique, elle est rendue publique, on ne peut plus la
bonifier, on ne peut plus l'amender. On ne peut rien faire.
Donc, est-ce que... Alors
donc, le 11.6 permettrait de rajuster le tir, s'il y a amélioration à faire.
Donc, une fois qu'on la rend publique, on la rend publique, là. On ne peut plus
la changer.
La Présidente (Mme Guillemette) :
Mme la ministre.
Mme Roy : La politique sera
rendue publique. C'est un exercice de transparence.
La Présidente (Mme Guillemette) :
Merci. Oui, Mme la députée de l'Acadie, la parole est à vous.
St-Pierre :
Merci, Mme la Présidente. Alors, j'entends bien la ministre. Ce que je
voulais ajouter, ce que nous voulions ajouter, avec cet article-là, c'est
aussi, bien sûr, connaître les éléments, la façon dont les documents ont été
élaborés, mais aussi faire en sorte que les députés, à l'Assemblée nationale,
puissent jouer leur rôle. Les députés, à l'Assemblée nationale, hein, ont un
rôle à jouer, et je pense que ça aurait été intéressant de pouvoir, en
commission parlementaire, pouvoir avoir un peu plus d'informations et donner de
l'information, également, aux partenaires. Mais on va être bons joueurs.
Alors, on va... Moi, je suis prête, si vous
voulez bien, à passer au vote de notre amendement.
La Présidente (Mme Guillemette) :
Parfait. Donc, ce sera vote par appel nominal.
La Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, Mme St-Pierre (Acadie)?
Mme St-Pierre :
Pour.
La Secrétaire : Mme Roy
(Montarville)?
Mme Roy : Sur l'amendement?
Contre.
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, M. Lemieux (Saint-Jean)?
La Secrétaire : Mme Guillemette
(Roberval)?
Présidente (Mme Guillemette) : Abstention. Donc, l'amendement est rejeté. Donc, nous pouvons... Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'article 5? Oui? Non, pas d'autre intervention. Donc, nous pouvons maintenant
voter l'article 5 amendé. Mme la secrétaire, par appel nominal, s'il
vous plaît.
La Secrétaire : Mme Roy
(Montarville)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, M. Lemieux (Saint-Jean)?
La Secrétaire : Pour les
membres de l'opposition officielle, Mme St-Pierre (Acadie)?
Mme St-Pierre :
Abstention.
La Secrétaire : Mme Guillemette
(Roberval)?
Présidente (Mme Guillemette) : Abstention. Donc, l'article 5 amendé est adopté. Nous passons maintenant
à l'article 6. Mme la ministre, voulez-vous nous présenter l'article 6,
s'il vous plaît?
Mme Roy : Oui. Merci,
Mme la Présidente. Alors, c'est un
article qui est beaucoup plus simple.
On s'en va pratiquement dans de la concordance.
L'article 6, tel
qu'amendé, alors : Le ministre peut... Oui?
La Présidente (Mme Guillemette) :
Article 6, donc on n'a pas d'amendement encore. On présente.
Mme Roy : Je présente l'article 6,
oui.
La Présidente (Mme Guillemette) :
D'accord, merci.
Mme Roy : J'avais
entendu «tel qu'amendé».
La Présidente
(Mme Guillemette) : Oui, j'avais entendu «l'article 6
amendé».
Mme Roy : Non, non, non.
La Présidente (Mme Guillemette) :
Parfait. Excusez-moi, Mme la ministre. Je vous laisse la parole.
Mme Roy : Il y a un...
c'est très fort, le son.
Alors,
article 6, voilà, de base. Alors,
allons-y, disposition qui se lirait comme suit : «Le ministre peut, de sa
propre initiative ou sur proposition de toute personne intéressée et après
avoir pris l'avis du conseil, désigner des éléments du patrimoine immatériel,
un personnage historique décédé, un événement ou un lieu historique.»
Maintenant, pour le bénéfice des collègues, les
commentaires. Alors, bien que le pouvoir de protection du patrimoine soit la
responsabilité de la ministre et apparaisse comme sa prérogative — ici,
on l'a mis au féminin, la ministre — la modification confirme que
la population peut participer à cette mission importante en