House Proceedings — 2 November 2021 (42nd Legislature, 2nd Session)

2021-11-02

Quebec — Debates (Hansard)

House Proceedings — 2 November 2021 (42nd Legislature, 2nd Session)

2021-11-02

Quebec — Debates (Hansard)

Donc, le fait de développer... de renoncer à

développer cette filière-là, on envoie deux signaux, essentiellement. À la planète, comme quoi les énergies fossiles ne

doivent plus faire

partie du développement. On en a toujours besoin et on en aura toujours besoin pendant

un certain nombre d'années, mais on ne misera plus sur ces énergies pour notre

propre développement économique. Donc, premier signal, certainement très fort. Mais autre signal, c'est de rassurer, justement, les citoyens, les citoyennes des basses terres du Saint-Laurent, qui voyaient un potentiel d'exploitation, dans certains cas, dans leur cour arrière, littéralement. Donc, on vient rassurer aussi ces gens-là, qui, au cours des dernières

années, ont milité de façon assez intensive et avec beaucoup de force

contre un éventuel développement.

Donc, c'est

ce qui a marqué, peut-être, le message au moment du discours inaugural, mais il ne faut pas perdre de vue ce qui est à la base de notre stratégie au niveau

de la lutte aux changements climatiques, c'est-à-dire opter pour les énergies renouvelables. On a naturellement un potentiel, en

matière d'hydroélectricité, qui est formidable au Québec. Donc, vous allez nous entendre parler, M. le Président,

dans les prochaines semaines, les prochains mois, notamment avec notre collègue aux Ressources naturelles, de l'hydrogène

vert. C'est quelque chose qui fera

partie de notre discours. C'est quelque

chose qui, aussi, représente un potentiel formidable.

En fait, à

l'échelle internationale, l'hydrogène est appelé à prendre plus d'importance,

très certainement, mais on aura un

avantage réel au niveau québécois, c'est-à-dire cet hydrogène-là sera fabriqué

à partir de l'hydroélectricité. Donc, sa

production, elle, la production elle-même, sera aussi carboneutre. Et, l'hydrogène,

ce qu'il y a de formidable, c'est qu'on peut l'emmagasiner, on peut l'exporter, et ça va nous aider à assumer

notre transition écologique, très certainement, mais ça va aider aussi

des partenaires potentiels qui pourraient être intéressés par cette source

d'énergie.

J'entends encore le premier ministre parler

d'électrification des transports. Il faut le répéter, les transports

constituent 45 % de nos émissions de gaz à effet de serre. Donc, si on

veut atteindre notre cible de 37,5 % de réduction d'ici 2030, on ne peut pas ne pas s'attaquer à cette source d'émissions

là qu'est le transport. Donc, c'est la raison pour laquelle on mise

beaucoup sur l'électrification.

a une norme VZE, qui sera d'ailleurs renforcée dans les prochains mois, qui

nous permettrait, normalement, en 2030,

d'avoir le tiers des voitures sur nos routes qui seront électriques. Ça

représente essentiellement 1,5 million de voitures. Et, en 2035, on

est les premiers en Amérique du Nord à avoir précisé cet échéancier-là,

d'autres se sont collés sur nous par la

suite, notamment le gouvernement canadien, mais, à partir de 2035, on ne pourra

plus vendre de véhicules à essence au

Québec, neufs, ce qui fait que les diminutions seront considérables, là, dès

les prochaines années, oui, mais ça va aller en s'accroissant de façon

significative à partir du moment où on ne pourra plus vendre de véhicules à

essence.

Certains peuvent

s'inquiéter. On reçoit, et moi le premier, comme députés, des appels de

citoyens qui peuvent être inquiets, qui

disent : Oui, mais, compte tenu de mes besoins, moi, je ne peux pas

retenir une voiture électrique. J'essaie de rassurer ces personnes-là.

Les grands constructeurs, ne serait-ce que les constructeurs nord-américains,

Ford, GM, pour ne nommer que ceux-là, ont

déjà pris l'engagement de ne plus produire de modèles, dans certains cas à

partir de 2030, dans d'autres à

partir de 2035... donc il n'y aura plus de production de voitures à essence à

partir de ces années-là, et, dans l'intervalle,

la technologie va littéralement avancer à vitesse grand V. On le voit,

l'autonomie des batteries, en quelques années à peine, a littéralement doublé, et ce, sur les modèles de base, et on a

déjà, aujourd'hui, des voitures, là, qui ont 800 kilomètres d'autonomie, notamment. Donc, c'est dire que la

technologie évolue et c'est dire à quel point, en 2035, dans quelque

14 ans d'aujourd'hui, cette technologie aura aussi avancé, là, de

façon considérable.

Donc,

un discours d'ouverture qui a fait une belle place à l'environnement, et c'est

en continuité, je vous dirais, avec les

actions des dernières années. C'est bon de se le rappeler, on a adopté

différentes mesures, qui, dans certains cas, ont retenu l'attention médiatique,

dans d'autres cas qui sont passées un petit peu sous silence, mais qui valent

la peine d'être répétées, au niveau, notamment, de l'interdiction de

l'utilisation du mazout au Québec.

toutes les énergies fossiles utilisées au Québec, c'est sans doute le mazout

qui représente la principale source d'émissions.

Donc, avec le collègue aux Ressources naturelles, toujours, on a pu modifier la

législation, la réglementation à ce niveau-là.

Avec une entrée

progressive, on a, je pense, en avril dernier ou, à tout le moins, le printemps

dernier, avec mon collègue aux Transports,

annoncé, et ça aussi, c'est une petite révolution dans nos

façons de faire, la fin de la vente des autobus scolaires à

essence, parce que, oui, il y avait des programmes qui existaient depuis un

certain nombre d'années, pour aider au

financement d'autobus scolaires électriques, mais, sans incitatif, ces

programmes-là trouvaient très, très peu de preneurs. Il ne se vendait que quelques véhicules à essence... à

électricité par année. Là, la réglementation, dorénavant, l'interdit.

on a vu l'impact. Une entreprise comme Girardin, notamment, au départ, se

montrait un petit peu sceptique. Ça lui a permis de faire une acquisition au

niveau des États-Unis. Et aujourd'hui Girardin, je pense, annonçait,

là, un contrat, là, de près de

500 autobus scolaires électriques. Donc, ce qui était, au départ, perçu

comme une source d'inquiétude devient une

opportunité formidable pour nos entreprises d'ici, avec un résultat très, très

clair au niveau de nos émissions de

gaz à effet de serre.

Donc,

ce sont des règlements, des lois qui sont modifiés, qui apportent un changement

réel au niveau de comportements, oui,

mais qui affectent positivement nos émissions

de gaz à effet de serre. Et on n'a

pas le choix, la planète, au moment

où on se parle, se réunit sur le côté de Glasgow, en Écosse, pour aborder cet

enjeu-là. On peut parler d'urgence climatique,

on peut parler de crise climatique. Donc, on doit montrer l'exemple. Et on peut

se targuer, le Québec, d'être, au niveau du continent nord-américain,

l'endroit où on émet le moins d'émissions de gaz à effet de serre par habitant.

Donc, nous sommes clairement des leaders. On

nous regarde d'ailleurs de près. On veut suivre notre exemple, mais on doit

quand même redoubler d'efforts. Et c'est un petit peu l'engagement que prenait

le premier ministre. C'est un peu ce que

confirme aussi le Plan pour une économie verte, qu'on a présenté il y a un

petit peu moins d'un an maintenant. Donc, cette urgence, cette crise

climatique nous oblige à assumer un leadership encore plus important.

là le temps file, malheureusement. Je ne peux pas ne pas parler de lutte au

racisme. Ça a aussi été mentionné dans le

discours d'ouverture, notamment le travail de rapprochement qui doit se

poursuivre avec nos concitoyens et concitoyennes d'origine autochtone et inuite. On a un collègue, ici, ministre

responsable au Secrétariat aux

affaires autochtones qui fait

un travail formidable à ce niveau-là. Mais il faut prendre conscience de cette

réconciliation qui n'est pas encore complétée, il y a encore des plaies qui sont très, très vives. Donc, il faut en

prendre conscience pour pouvoir adapter notre comportement en

conséquence et tout mettre en oeuvre pour lutter contre certaines

discriminations. Là, je vous parle des autochtones, je vous parle des Inuits, mais aussi tout groupe minoritaire. Et c'est

le mandat, dont j'ai hérité, avec une mission très, très, très claire, qui nous a été confié, au député de Sainte-Rose,

donc mon collègue, et à moi, pour mettre en oeuvre les 25 actions qui sont contenues dans le Groupe d'action contre le

racisme. Et le premier ministre a été très clair à ce niveau-là : on ne choisit pas laquelle ou lesquelles de ces

25 actions là on doit mettre de l'avant, en fonction d'une préférence ou

ce qui est plus facile à faire, on

doit réaliser ces 25 actions. Et, dans les prochaines semaines, on sera en

mesure de faire une mise à jour, dire, en quelque sorte, où nous en

sommes, et c'est encourageant. C'est certain qu'il y aura du racisme encore,

malheureusement, dans la société québécoise, mais on a réellement pris des

moyens très forts pour enrayer autant que possible

cette réalité, qui est une tache sur notre bilan, sur ce qu'on est comme société,

ce qu'on est comme nation. Donc, de

belles avancées, mais certainement du travail à faire à ce sujet-là pour les

prochaines années. Mais il y a, au Québec, une volonté

politique comme il n'y en a jamais eu, sur cet enjeu-là, et convaincu qu'on

pourra faire des avancées très importantes, là, et ce, dès les prochains

mois, les prochaines années. Merci, M. le Président.

Vice-Président (M. Picard) : Merci, M. le ministre. Merci. Je

suis maintenant prêt à reconnaître Mme la députée d'Argenteuil.

Mme Grondin :

Merci, M. le Président. Je suis ravie de pouvoir prendre la parole aujourd'hui

dans le cadre du discours

d'ouverture, un discours de notre premier ministre qui m'inspire. Depuis trois

ans, je me concentre à être une bougie d'allumage pour initier des projets

mettant en valeur les talents, les compétences et la créativité des gens

d'Argenteuil. C'est ce leadership rassembleur qui nous motive au bureau. Et,

pour cela, M. le Président, je souhaite prendre le temps de remercier mes

fidèles complices depuis le tout début, soit Catherine, Evelyne et Désirée.

Elles connaissent bien le territoire et les communautés qui y habitent, elles

sont sensibles, humaines et curieuses. Merci, mes amies, pour tout.

L'un

des précieux outils que j'ai à ma disposition, M. le Président, pour être cette

bougie d'allumage est le programme de soutien à l'action bénévole, le SAB. Vous

savez, comme députés, nous avons tous été interpelés, depuis 20 mois,

par les organismes de première ligne, comme

les banques alimentaires, les maisons d'hébergement pour les femmes victimes de

violence. J'ai donc, avec le SAB, prêté main-forte à ces organismes, qui voyaient

les besoins de nos communautés grimper en flèche.

Pour

mettre un peu de soleil dans le quotidien des résidents de CHSLD, j'ai financé

des activités de loisir et des sorties

spéciales. Pour dédramatiser les changements provoqués par les mesures

sanitaires, j'ai contribué au financement de capsules Web humoristiques

réalisées par des créateurs d'Argenteuil.

Être

à l'écoute des voix plus discrètes, c'est aussi défendre, M. le Président, les régions et les petites municipalités, et, à

ce chapitre, je suis fière de nos réalisations. J'ai eu le grand bonheur de

régler différents dossiers déterminants en attente depuis trop

longtemps, comme ceux de la maison de la famille et le canal historique du

village de Grenville.

S'il

y a un carcan, M. le Président, qui emprisonne l'épanouissement de mon comté, et

ce, dans toutes les activités, et que

la pandémie a exacerbé, c'est bien l'accès à un service Internet haute vitesse fiable et abordable. Notre premier ministre a pris le dossier en main personnellement, et, avec son leadership et la

collaboration de mon collègue député d'Orford, nous aurons enfin, M. le Président, Internet

haute vitesse d'ici septembre 2022.

gouvernement a mis en place un programme dédié aux municipalités de 5 000 habitants et moins. Cette approche

avant-gardiste a permis à de nombreuses petites municipalités au Québec de

redynamiser leurs espaces publics. Dans Argenteuil, M. le Président, c'est

14 municipalités sur 17 qui ont bénéficié de ce soutien inouï. Et, pour

cela, bravo!

J'ai

fait un choix difficile. J'aurais pu continuer à vous expliquer pourquoi je me

sens ancrée dans mon milieu, et ce, grâce

à ces trois grandes dames qui sont à mes côtés. J'ai choisi de vous parler

d'environnement parce qu'à l'instar de mon collègue député de Bourget

je suis vraiment tannée d'entendre ces voix qui parlent à travers leur chapeau

et qui radotent que l'environnement est un angle mort à la CAQ. C'est

tellement faux.

suis de celles qui... convaincue que le changement que l'on doit faire pour

mieux protéger l'environnement passe par

nos comportements, nos pratiques et notre savoir-faire. Il est certes salutaire

de guider nos grandes politiques publiques sur des constats scientifiques, mais le réel changement se réalise sur

le terrain, avec les gens, au quotidien. Notre gouvernement a posé, à

mes yeux, l'un des plus grands gestes des plus structurants en ce sens, soit

celui de décloisonner l'environnement. L'environnement

est un enjeu transversal, et je milite depuis très longtemps pour que

différents ministères l'intègrent dans leurs sphères d'activité.

Prenons

l'exemple de la biodiversité. Cet enjeu, M. le Président, a fait couler

beaucoup d'encre, et pour cause, la science

décrit que le quart des espèces sur terre est menacé de disparaître. Au Québec,

c'est 664 espèces qui sont sur la corde raide, M. le Président.

En 2020, nous avons

atteint nos cibles d'aires protégées, des cibles internationales. Nos efforts

se concentrent notamment dans le

Nord-du-Québec, en terres publiques. Oui, différents projets demeurent encore

en attente d'un dénouement, dont le symbolique projet de la rivière

Péribonka. Nous y travaillons, M. le Président.

peut bien déchirer sa chemise pour des symboles, mais parlons de science, M. le

Président. Vous savez, au Québec, le

territoire qui possède la plus riche biodiversité, le territoire où cette

biodiversité est la plus grandement menacée, c'est le sud du Québec. Et,

quand je parle du sud, je parle des basses terres du Saint-Laurent et de ses

pourtours.

Le lynx, l'orignal,

la chouette rayée sont des espèces qui ont besoin de grands espaces de quiétude

et sont particulièrement vulnérables aux perturbations. Dans mon comté, où la

majorité des terres sont privées, il ne reste plus beaucoup de grandes forêts d'intérieur, elles sont morcelées par nos

activités agricoles, touristiques, nos développements résidentiels, nos

routes, nos corridors énergétiques.

Protéger

la nature en territoire public comporte son lot de défis puisqu'il faut

harmoniser les vocations forestières, minières,

acéricoles, de plein air, de chasse, de pêche, de trappage. Protéger la nature

sur un territoire densément habité et fragmenté par l'activité

anthropique et où le droit de propriété foncière est sacré nécessite une tout

autre approche.

C'est

une chose de protéger des espèces et leur habitat, mais encore faut-il que ces

espèces soient capables de se déplacer

en sécurité et de migrer vers d'autres territoires pour enrichir leur

génétique. Il faut donc connecter les

territoires protégés entre eux par des corridors écologiques.

Notre

gouvernement comprend que, pour protéger la nature dans le sud du Québec, il

faut travailler autrement. Nous avons

mis en place divers moyens pour interpeler les intervenants qui façonnent notre

territoire. En

matière de lois, par exemple, avec le ministère

de l'Environnement, nous avons

modifié la

Loi sur la conservation du

patrimoine naturel pour accélérer, certes, le processus

de création d'aires protégées, mais aussi pour élargir l'éventail d'outils

capables de protéger et de restaurer

des milieux naturels en dehors des aires protégées. Avec le ministère des Transports, nous avons intégré dans la réforme de la

Loi sur les véhicules hors route l'obligation pour les VTT et les motoneiges de minimiser leurs perturbations

dans la nature.

Parmi les actions ministérielles les plus

prometteuses pour réduire l'impact de nos activités sur la nature et favoriser la connectivité écologique, je pense

à la future politique d'architecture et d'aménagement, le Plan de protection du territoire face aux inondations, le Plan d'agriculture durable, le Plan d'action pour un tourisme responsable et durable,

le projet de règlement qui reconnaît à la

bourse du carbone enfin les activités de boisement et de reboisement sur terres

privées, le Forum d'action sur l'eau.

En même temps que nous bonifions nos politiques

publiques, nous n'avons pas oublié de soutenir nos organismes

experts, qui portent de belles solutions. Je pense notamment

à Conservation de la nature Canada, Nature Québec, au consortium de recherche

Ouranos et, tout récemment, à la

section Québec de la Société

pour la nature et les parcs.

Voilà donc un

exemple de décloisonnement en environnement où l'agriculture, le tourisme, les transports récréatifs, le développement de nos municipalités sont directement interpelés pour changer leurs pratiques et protéger notre biodiversité.

Vous savez, M. le Président, je suis honorée de

travailler pour les gens d'Argenteuil. Je suis impressionnée par les Québécois et Québécoises, qui sont restés

soudés devant cette pandémie mondiale. Et je salue mes collègues députés

de tous les partis politiques d'avoir accompagné leurs citoyens pendant ces

moments pénibles.

Je suis

fière, M. le Président, de notre premier ministre. Je me suis

lancée en politique après une carrière de 25 ans comme biologiste pour mieux protéger notre nature

au Québec. J'avais peur au début, peur de l'immobilisme, peur de me tromper

de trajectoire, mais cette peur s'est transformée en ravissement. Notre gouvernement

se préoccupe et s'occupe d'environnement.

S'il y a

une phrase, dans le discours d'ouverture du premier

ministre, qui m'emballe au plus haut

point, qui nous projette dans

l'avenir et qui ouvre des portes, c'est bien celle-ci : «On va [...]

mettre en place des projets, dans les différentes régions du Québec, pour que les Québécois

aient davantage accès à la nature [et] profitent [...] de la

beauté de notre territoire.»

En terminant,

je souhaite offrir toute ma tendresse aux familles des Québécoises

et Québécois décédés, à ce jour, de la COVID-19. Merci,

M. le Président.

Vice-Président (M. Picard) : Merci, Mme la députée. Je cède maintenant la parole à M. le député de Portneuf.

M. Caron : Merci,

M. le Président. Très heureux de

prendre la parole aujourd'hui à l'occasion de cette réplique au discours inaugural, un moment extrêmement important, un tournant du présent mandat, mais aussi l'occasion de

dresser un bilan et de se projeter

vers l'avenir. Bien entendu, je salue l'ensemble de mes collègues

parlementaires présents ce matin. Tout le monde a pris la parole ou tout

le monde le prendra, au sein de notre formation politique.

Je ne me priverai pas de faire un parallèle, M.

le Président. Je me souviens de cette première intervention que j'avais dû faire au salon bleu au lendemain de

notre élection, en 2018. C'était la première fois que j'intervenais, et je peux

vous assurer que mes genoux frottaient les

uns contre les autres. J'avais même hâte que ce moment se termine. Mais depuis,

eh bien, je me suis affranchi un petit peu.

J'ai appris et puis j'ai compris, surtout, que cette maison, cette maison du

peuple, c'est la mienne, c'est la nôtre et qu'ici, dans le respect des

choses, on peut s'exprimer sans préjugé et sans a priori.

Je suis fier d'appartenir à cette équipe, M. le

Président. Le premier ministre, alors qu'il était candidat, a choisi lui-même l'ensemble de ses candidats pour

l'entourer. Et aujourd'hui, eh bien, ce constat est là, le constat d'une

équipe solide, d'une équipe soudée,

d'une grande famille, d'une grande et belle famille. Cette famille est

solidement ancrée, présente et déterminée à agir. Notre équipe est

surtout empreinte d'humilité, à l'image de ce que présente notre premier

ministre, à l'image de ce qu'est notre premier ministre, finalement.

Nous sommes

proches de notre population. La population l'apprécie beaucoup. Souvent, j'entends

dire que, par le passé, trop de représentants à l'Assemblée nationale étaient quelque peu déconnectés de la réalité du terrain. Et je

constate, moi, pour suivre notamment

sur Facebook beaucoup de mes collègues parlementaires ici, députés de

Beauce-Sud, d'Arthabaska, enfin tous mes collègues ici présents ce

matin, à quel point ils sont présents sur le terrain, à quel point ils sont

solidement ancrés au sein de leur population.

Bien entendu,

je voudrais faire aussi un petit clin d'oeil, je vois qu'on est quelques

représentants, ce matin, du caucus de

la Capitale-Nationale, dire à quel point ce caucus est soudé, uni dans

les dossiers que nous avons à défendre, notamment un dossier qui fait couler beaucoup d'encre en ce

moment, le dossier du troisième lien. Mais je remercie d'ailleurs le ministre des Transports de toujours nous

tenir au fait de l'évolution de ce dossier.

Je suis fier

de notre bilan, M. le Président. Nous avions pris des engagements clairs et

précis. Il y en a un que je retiens

particulièrement, c'est sûr que je ne pourrai pas vous dresser la liste, la

longue liste, plutôt, de l'ensemble des projets que nous avons déposés, mais le projet

de loi n° 21 sur la laïcité

représente quelque chose d'important pour moi. Les valeurs, les

traditions, la défense de notre langue française sont des choses essentielles

et sont ces choses qui m'ont incité à m'impliquer

en politique. Ceux qui me connaissent savent que ces dossiers sont largement

importants dans mon esprit, mais aussi

qui étaient attendus dans la population. Et je sais, pour discuter très

régulièrement avec mes concitoyens, à quel point ils sont fiers que nous

soyons allés de l'avant avec ce projet de loi.

Vous le

savez, M. le Président, je suis issu de l'immigration, et je pense qu'on peut

mieux accompagner nos nouveaux immigrants. Et, pour moi, lorsque je me

suis installé, lorsque j'ai posé mes deux valises ici, au Québec, je me suis

fait une promesse, je me suis dit que

c'était à moi de m'adapter au Québec et non pas au Québec de s'adapter à moi.

Et j'espère... en tout cas, j'ai l'impression que l'élection

d'octobre 2018 a été le témoignage de cette intégration. Et je pense que

c'est en continuant de travailler, en

démontrant à notre immigration qu'on est un peuple ouvert, mais qu'il y a aussi

des règles... en tout cas, des valeurs qui nous sont chères ici et qu'il

est important de respecter.

Autre

engagement qui m'est très cher en politique, M. le Président, c'est la lutte

contre toute forme de discrimination et

de racisme. Tout à l'heure, j'entendais notre ministre responsable de la Lutte contre le racisme intervenir. Et je me rappelle toujours que, quelle que soit la couleur de notre

peau, quelle que soit la couleur de notre genre, quelle que soit, toujours, la

couleur... notre

orientation sexuelle, eh bien, c'est la même couleur de sang qui coule dans les

veines de toute l'humanité. Et ça,

c'est ce qu'il faut qu'on retienne à tout moment dans l'action de notre

gouvernement. Et je sais que cette position, cette vision est une vision

partagée du gouvernement et est une volonté politique.

Je ne peux

pas passer, bien entendu, sous silence, M. le Président, les nombreux investissements qui ont été réalisés par

notre gouvernement pour entretenir nos routes qui sont, pour

certaines d'entre elles, en décrépitude, pour entretenir nos établissements de santé. Je me fais une fierté de savoir que, désormais,

dans Portneuf, par

exemple, il y a

eu la concrétisation d'un projet tant

attendu, le TACO, et l'ajout de services au bénéfice de la population, mais aussi les moyens financiers qui ont été engagés par notre gouvernement

pour entretenir nos écoles. J'aurai prochainement l'occasion, d'ailleurs,

d'aller annoncer 14 millions de dollars étalés sur trois ans pour entretenir nos écoles

qui ont été, pour certaines, laissées à l'abandon. On parle ici tout

simplement de rénovations de toiture ou de chauffage, M. le Président.

Bien entendu,

il reste beaucoup de choses à faire, et il y a

eu un tournant radical. Moi, je me souviendrai toujours de cette soirée du

caucus de mars 2020, quand on est entrés au salon rouge, et j'ai lu sur le

visage de notre premier ministre

cette gravité dans les traits, qu'il

laissait apparaître. On savait dès cet instant-là que notre premier ministre avait pris l'ampleur de la situation

et avait pris la mesure de la gravité de la situation qui s'annonçait. Et cette

détermination à agir et à accompagner notre

population est demeurée, jusqu'à la fin... et demeure, puisque

la pandémie n'est pas complètement terminée, mais est demeurée ce qui a guidé complètement l'action de notre premier ministre. Et vraiment

c'est toute une fierté pour moi de savoir

qu'un homme de ce gabarit, qui a été capable de mener le bateau dans la tempête...

cet homme a vraiment, selon moi, l'étoffe des grands hommes,

l'étoffe des hommes d'État.

Bien entendu,

M. le Président, la gestion... si on nous pose la question,

et on nous la pose de temps en temps, tout n'a

pas été parfait. Bien entendu, la pandémie n'est pas arrivée avec un manuel

d'instruction. On a peut-être fait quelques erreurs,

en tout cas, on en tirera les enseignements, mais ce qu'il

faut retenir de tout ça, c'est qu'on a fait de notre mieux. À la fois notre premier ministre mais la ministre de la Santé qui a débuté cette lutte contre la pandémie et notre ministre de la Santé actuel ainsi que l'ensemble

des ministres qui se sont impliqués dans ce dossier ont fait

de leur mieux pour protéger notre population et nous aider à traverser

cette tempête.

Bien entendu,

dans Portneuf, et j'imagine que l'ensemble des parlementaires qui sont ici rassemblés ce matin ont vécu la même chose, j'ai

passé certaines nuits à mal dormir ou à ne pas dormir du tout parce que j'avais

forcément des pensées pour des amis à moi

qui résident dans des RPA, qui résident dans des CHSLD. On avait tous peur.

Chaque matin, je me renseignais, je lisais, avec tellement de terreur

parfois, ce chiffre qui grandissait, ce chiffre de personnes qui décédaient. Et je sais à quel point beaucoup

d'efforts ont dû être réalisés sur le terrain. Je pense notamment

aux gens qui résident dans ma circonscription, à L'Estacade, à la résidence

le Château, à la résidence O'Sommet

ou dans les CHSLD. Je pense, bien entendu, à nos citoyens qui nous

appelaient chaque jour pour nous lancer des cris du coeur, des au secours.

Je pense, bien entendu, aux entrepreneurs, qui avaient aussi, eux, de la difficulté à savoir comment mettre en

place ces mesures qui étaient

évolutives d'un jour à l'autre, parce que, encore une fois, on ne savait

pas comment aller de l'avant parce qu'il n'y avait pas de manuel

d'instruction.

Je veux

remercier, bien évidemment, les gens qui travaillent avec moi, et c'est

vraiment la représentation de la

société, qui est à mon bureau. Je

parle de Sabrina, par exemple, qui a une enfant de quatre ans immunosupprimée,

qui, chaque matin, se levait avec cette peur au ventre d'avoir sa petite fille

qui tomberait plus malade qu'une autre. Je pense à Joëlle, qui est une maman monoparentale, qui a dû vivre, elle

aussi, avec ces situations où l'école était fermée, où il fallait concilier la famille et le travail. Je pense, bien entendu, à

Nicole, qui avait sa maman dans un CHSLD, maman qui est malheureusement décédée depuis. Je pense à Benoît, qui avait sa

fille qui habitait... qui habite toujours au Nouveau-Brunswick et qui est

devenu papi, qui n'a pas pu serrer

son petit-fils lorsqu'il est né. Je pense à Guillaume, qui, comme moi, est issu

de l'immigration et qui a ses parents en France, qui n'a pas pu les serrer dans

les bras depuis un bon moment. C'était, par jour, certaines fois, plus de 100 messages qui arrivaient au bureau

de circonscription, M. le Président, et je me suis toujours fait un point

d'honneur à répondre à chacun d'entre

eux. Parfois, des personnes nous appellent pour dire qu'elles sont satisfaites,

mais parfois d'autres personnes nous appellent pour nous dire qu'elles

sont insatisfaites, mais, selon moi, chacun et chacune d'entre elles méritent d'être accompagnés. Donc, je remercie

sincèrement l'ensemble de mon équipe, qui a travaillé sans compter et

avec beaucoup de détermination pour accompagner notre population de Portneuf.

On a eu des acteurs, et ma collègue d'Argenteuil

en parlait tout à l'heure, des acteurs essentiels, les gens qui travaillent dans les organismes communautaires. Là

encore, je veux leur adresser un très sincère remerciement. Vraiment,

sans l'implication de tout le monde, nous n'aurions pas pu traverser la crise

de cette manière.

Écoutez, M.

le Président, pour terminer, parce que c'est ça aussi, l'équipe, c'est partager

notre temps, je sais qu'en politique, et vous le savez aussi bien que moi — c'est ce qui fait d'ailleurs, selon moi,

votre longévité — c'est qu'on est toujours condamnés à faire mieux, à faire plus. Et j'ai Portneuf

chevillé au coeur, j'en suis fier, j'irais même jusqu'à dire que j'ai Portneuf en cathéter. Je vais continuer de

travailler au bénéfice de ma population et poursuivre mon travail. Et je veux

mériter plus que jamais cette confiance que m'a accordée la population

en octobre 2018. Merci beaucoup, M. le Président.

Vice-Président (M. Picard) : Merci, M. le député. Merci. Je

cède la parole à M. le député de René-Lévesque. Vous

disposez de 7 min 51 s.

M. Ouellet : Merci

beaucoup, M. le Président. Donc, à

mon tour de prendre la parole pour le Parti

québécois. Je suis le dernier,

après que mes collègues aient, ici, pris la parole.

Et j'aimerais tout d'abord paraphraser M. Yvon Deschamps, parce que j'ai eu à répondre à

cette question, hein, la prorogation, «qu'ossa donne». Bien, «qu'ossa donne»? Pour M., Mme Tout-le-monde, dans les circonscriptions, ça n'a rien changé de leur situation. Comme mon collègue des Îles-de-la-Madeleine

a pu le dire, il y a toujours des pénuries de main-d'oeuvre en santé, il y a toujours

du temps supplémentaire obligatoire, il y a toujours des familles qui cherchent

encore un médecin de famille. Comme

ma collègue de Joliette l'a dit, en éducation, il manque toujours de

professeurs. Dans les CPE, les

parents sont toujours à la recherche d'une place, des services de garde

continuent de fermer, et nos éducatrices ne sont pas encore payées à leur juste valeur, nos éducatrices

spécialisées non plus, ainsi que tout le personnel de soutien à l'intérieur de nos CPE. Pour ce

qui est des aînés, toujours plus de béton, moins de soins à domicile, ma

collègue de Duplessis en a fait

mention. Du côté de l'environnement, le troisième lien existe toujours. Il n'y

a pas encore de véritable transition juste

et verte offerte aux salariés et aux employés qui vont vivre les

transformations économiques dans les prochaines décennies. Pour ce qui est de la langue française, pour nous,

le projet de loi en question ne va pas assez loin, et il y aura

effectivement un déclin de la langue dans les prochaines années, les

démographes nous l'ont dit et nous le répètent. Du côté, du développement économique régional, ma collègue de Gaspé a

soulevé, effectivement, que les vols d'avion sont toujours encore à des prix faramineux. Il n'y a

pas encore de système de mis en place pour favoriser l'augmentation des vols à moindre coût. Même chose pour la

décentralisation, elle n'a pas lieu, présentement. Et, pour ce qui est des

emplois des fonctionnaires de retour

en région, bien, malheureusement, le bilan est encore à zéro. Et,

pour ma part, moi, pour ce qui est

d'être porte-parole du milieu communautaire, évidemment, le financement

d'urgence est toujours présent, mais le financement à la mission et l'essence même de leur travail n'est pas

reconnu à leur juste valeur. Lorsque la première ligne se fragilise, le milieu communautaire est là pour

resserrer les liens du filet pour que personne ne soit laissé derrière dans

cette relance postpandémique, mais

malheureusement, dans cette prorogation, le milieu communautaire est laissé de

côté. Ça, c'est ce qui se passe au national.

qui se passe dans la région de la Côte-Nord, la circonscription que je

représente, René-Lévesque, bien, je n'ai toujours pas de pont entre Tadoussac

et Baie-Sainte-Catherine. Donc, je suis toujours victime des attentes et du

bris des traversiers du côté de la STQ. Même chose du côté de

Baie-Sainte-Catherine... même chose du côté de Matane, pardon, et Baie-Comeau, on est toujours victimes du

F.-A.-Gauthier, c'est-à-dire de sa piètre qualité et du fait qu'il passe plus

souvent du temps en cale sèche qu'entre les deux rives. Même chose du

côté de la relance économique verte, ma papetière est toujours fermée, j'ai 225 travailleurs qui ont dû se relocaliser

ailleurs, mais malheureusement, pour cette grande transformation de

l'industrie forestière, il n'y a rien qui a changé avec cette prorogation. J'ai

toujours des familles qui cherchent des médecins

de famille, et on a appris, dans les dernières semaines, que c'est aussi dû au

fait que le premier ministre et le ministre de la Santé ont reparamétré l'arrivée de médecins en Côte-Nord pour les

envoyer ailleurs, ce qui est extrêmement dommageable pour ma population. Même chose du côté des CPE. Même si on a

eu, hier, des annonces supplémentaires pour des places, malheureusement,

ça fait trois ans qu'on attend.

Donc,

M. le Président, cette prorogation n'a rien changé. Ce «Control-Alt-Delete» ou

ce redémarrage du gouvernement n'a pas donné, au lendemain de ce

redémarrage-là, plus de certitudes, plus de services, plus d'humanité dans nos soins de santé, plus de reconnaissance dans

nos services publics. Bref, ce reformatage n'aura servi à rien, si ce n'est

que de permettre au gouvernement de mettre de l'avant un nouveau bilan à

défendre pour l'élection de 2022.

M. le Président,

nous, on est au travail depuis 2018. Il n'y a rien qui a changé. Cette

prorogation-là, pour le Parti québécois, ne change absolument en rien notre

travail. Vous allez encore nous entendre, avec mon collègue des

Îles-de-la-Madeleine, pour trouver une nouvelle façon, plutôt que

l'affrontement entre les médecins, d'organiser les systèmes de santé pour que les citoyens puissent avoir accès à des

soins, oui, à un médecin, mais, dans certains cas, à des infirmières praticiennes spécialisées, les

fameuses IPS. Oui, on veut mettre fin au TSO, oui, on veut mettre fin aux

agences privées, mais la meilleure façon de le faire, c'est de transformer le

système et non pas de se mettre dans ce système de confrontation.

Vous

allez nous entendre encore du côté des CPE. Ma collègue de Joliette aura encore

des propositions, parce qu'il reste

encore un grand pas à faire pour compléter le réseau. Ce n'est pas vrai qu'avec

ce qui nous a été présenté on va réussir à résorber cette crise. Il y a

plusieurs choses à faire, donc ma collègue de Joliette sera encore là.

Même

chose pour ma collègue de Duplessis. On a eu des échanges avec la ministre des

Aînés — d'ailleurs,

je lui souhaite un prompt rétablissement — mais, pour nous, il y

a des sommes colossales à investir en soins de longue durée, il faut les tripler. L'avenir de notre population,

c'est de demeurer à la maison et de vieillir en santé, et la meilleure avenue

pour le faire, c'est ne pas se rendre dans

la maison des aînés et ne pas se rendre

dans les CHSLD, c'est plutôt de rester le plus longtemps possible à la

maison.

Même

chose pour mon collègue de l'environnement, mon collègue

de Jonquière, qui était en point de presse, ce matin, a fixé cinq conditions essentielles pour que le Québec

joue un rôle moteur pour la transformation juste et verte, pour qu'on

obtienne les pleins pouvoirs d'Ottawa, pour qu'on soit les maîtres d'oeuvre de

notre politique environnementale, qu'on verdisse

de plus en plus nos infrastructures, en promettant plus de 1 milliard par

année, justement, pour le verdissement.

Donc,

le Parti québécois est un parti pragmatique, est un parti de

convictions. Et nous serons courageux, M.

le Président, pour les

prochaines années, pour se rendre à la date de 2022, pour proposer aux Québécois

et Québécoises un véritable modèle de

société qui, vous le savez, fait

partie aussi de notre leitmotiv de transformer

le Québec en un pays indépendant.

M. le Président, on ne changera pas, on est collés sur nos convictions, on sera là à

chaque jour, chaque semaine, et ce, jusqu'à

la date de l'élection de 2022, pour proposer aux Québécois une alternative au gouvernement actuel, une alternative qui

est pragmatique, qui a des solutions concrètes et qui, surtout, est en accord

avec les attentes et les prétentions de sa population.

M. le Président, en terminant, j'aimerais déposer une motion de grief à ce discours

d'ouverture et qui se lit comme suit, M. le Président :

«Que l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour le sous-financement

chronique imposé aux organismes

communautaires, en dépit de leur apport essentiel dans le contexte de pandémie

et de l'explosion des besoins des populations en situation de

vulnérabilité.»

Donc, M. le

Président, on aura un prochain rendez-vous, tous, ici, en 2022, et ce sera le

choix des Québécois et des Québécoises, de décider la différence entre un

gouvernement qui a malheureusement, dans certains cas, trop attendu et

un gouvernement en attente qui, lui, ne

voudra pas baisser les bras pour être courageux, pour que le Québec

d'aujourd'hui fasse face à ces enjeux. Merci, M. le Président.

Vice-Président (M. Picard) : Merci, M. le député. Votre motion

est déposée sous réserve de sa recevabilité. Et je suis maintenant prêt

à reconnaître Mme la députée de Jean-Talon.

Mme Boutin : Merci, M. le

Président. Vous savez, le 4 février 2020, j'avais l'opportunité de faire

ma première allocution ici, au salon bleu, et, je m'en souviens comme si

c'était hier, j'étais très nerveuse parce que j'étais très impressionnée par le lieu, par mes collègues

parlementaires. Puis là on était les 125, en plus, c'était encore plus

impressionnant. Et je dirais que je

suis encore aujourd'hui très choyée, impressionnée, touchée d'être ici, d'avoir

été choisie par les citoyens de

Jean-Talon, qui ont fait, pour la première fois de leur vie, un choix différent

que par le passé. Après une longue campagne électorale, palpitante, qui fut vraiment une expérience humaine

extraordinaire, ils ont fait ce choix-là. Et aujourd'hui comme il y a deux ans, presque deux ans, pour moi, c'est

un immense privilège de les représenter ici. Et, je le dis souvent, c'est

un privilège de représenter des citoyens,

d'être choisi par des citoyens, mais ça vient aussi avec une immense responsabilité,

celle d'être cohérent, d'être franc, d'être

vrai, de les représenter avec passion mais surtout celle de livrer la

marchandise, parce que les citoyens ont des attentes.

Bien entendu,

mon collègue de Portneuf l'a un peu mentionné, on était loin de se douter

qu'en mars... en fait, je me souviens du 13 mars 2020 précisément, là, que

tout allait basculer. On se souvient, on était ici, au salon rouge, à côté,

plusieurs collègues. On n'en revenait

tout simplement pas, notre vie a basculé puis la vie de gens partout à travers

la terre a basculé, la vie des Québécois,

et puis, soudainement, il a fallu se mettre en gestion de crise, la plus grande

gestion de crise de l'histoire du Québec.

Rapidement,

au niveau de nos comtés, je pense que tous les 125 députés, peu importe le

parti politique, se sont mis en action pour trouver des solutions, parce que, dans l'immédiat, des

gens ont perdu leur emploi, des gens ont dû rester à la maison, ont dû gérer leurs enfants avec l'école,

ça a été vraiment un branle-bas de combat. Et puis, je me souviens, avec

mon équipe, on s'est vraiment tournés en

mode action, là, pour les citoyens de Jean-Talon, puis j'ai des petites anecdotes qui vont vraiment faire

partie du livre de ma vie.

Par exemple, je sais qu'on a manqué un petit peu de matériel

au début de la pandémie, on manquait de masques, on manquait de Purell. Puis

moi, j'ai des centres d'hébergement de femmes battues qui m'ont dit : Je refuse des femmes parce que je manque de Purell,

des femmes qui se sont sauvées de chez elles, parce que je manque de Purell. Puis, dans l'immédiat, on

n'avait pas d'accès au Purell, les CIUSSS en manquaient, tout le monde en manquait. Donc, je me souviens, avec mon équipe, d'avoir carrément

acheté du gin, acheté... fait affaire avec des distilleries, commandé...

puis j'en avais, là, des caisses dans mon coffre, et puis on a fait de la

distribution de Purell à des centres d'hébergement. Et j'ai même appelé,

contacté la collègue de Taschereau, puis on ne fait pas

partie du même parti, pour

distribuer, là, partager, là, mon Purell.

Donc, ça, ça va rester des souvenirs gravés à vie. Mais c'est pour montrer que

parfois on se présente en politique pour devenir député, on aime ça, le

côté législateur de l'État et tout, tu sais, développer des politiques

publiques, mais on n'est jamais... je n'aurais jamais pu me douter que, parmi

mes tâches, j'aurais fait du commerce de Purell presque illégalement,

finalement.

Aussi,

plusieurs de mes organismes se sont mobilisés de façon remarquable. Je ne

peux pas ne pas mentionner un organisme que j'ai particulièrement à coeur, Ressource Espace Familles, qui ont été

au rendez-vous, parce que, on se souvient, plusieurs personnes âgées étaient, bon, très

vulnérables, donc, dans certains organismes, comme les Saint-Vincent-de-Paul, bon, ils ont manqué de bénévoles, ils ont dû

fermer des comptoirs alimentaires, et cet organisme-là de mon comté ont

vraiment pris sur eux de pallier au

manque. Donc, Cindy-Lee McKenzie, qui est la directrice générale de Ressource

Espace Familles, a fait un travail

absolument exceptionnel, puis je ne vais jamais oublier ce qu'elle a fait pour

les gens du comté. Elle a pallié... vous n'avez même pas idée jusqu'à

quel point elle a été pour soutenir les gens défavorisés de mon comté. Je pense

à La Fondation de l'Université Laval, qui a

levé 1 million de dollars en très peu de temps pour soutenir les étudiants

qui étaient dans le besoin dans l'immédiat, c'est absolument incroyable.

Vous savez, M. le Président, la solidarité, dans le comté de Jean-Talon, elle est

naturelle, elle est palpable, on le ressent toujours. Plusieurs

initiatives ont été mises en place. Puis là je regarde déjà le temps, je me dis :

Mon Dieu! je vais manquer de temps. Je pense

à des étudiants de la Faculté de médecine qui ont lancé... alimenté la première

ligne, ils ont été porter des rapports personnels de santé. Des entrepreneurs

comme Surmesur, Vincent Thériault, notamment, ils ont été capables de faire un pivot d'entreprise pour

produire des masques, produire des blouses pour, justement, les hôpitaux.

Très, très rapidement, ils ont été au

rendez-vous. Des organismes communautaires comme La Baratte, encore. Je pense

au personnel de la santé, parce que,

dans le comté de Jean-Talon, il y a énormément de personnel soignant. Tout ce

que vous avez fait dans les centres

hospitaliers... j'ai le CHU de Québec, j'ai l'IUCPQ, j'ai des CHSLD. C'est

incroyable, qu'est-ce qu'ils ont été capables de faire, de mettre des petites unités d'urgence

qui se sont déplacées dans les RPA. Vraiment, je vous remercie pour ce

que vous avez fait, puis vous êtes encore au rendez-vous aujourd'hui.

Dans

Jean-Talon, j'ai 47 000 électeurs, mais, si je compte tout le monde,

on est une équipe de 62 000 personnes, puis je suis extrêmement fière

de vous représenter. Je le dis souvent, moi, je suis la députée de tout le

monde — une

fois qu'on a été élu, on représente tout le monde — puis gênez-vous jamais

pour m'appeler ou me contacter, on est ouverts 24 heures sur 24 ou presque.

Maintenant,

dans les coulisses d'un bureau de comté, il y a une équipe, puis je ne peux pas

ne pas remercier mon équipe. Je pense

à ma directrice, Anne-Marie Mongrain, à Jean-Philippe Provost, qui est mon

attaché, ainsi que Marc-Antoine Bélanger.

Je vais y aller à la bonne franquette : Merci de m'endurer, merci d'être

joyeux, d'être positifs, de toujours être là pour les citoyens de Jean-Talon. Nous sommes rendus une équipe

extrêmement soudée, une petite famille, puis, peu importe le futur, vous allez être toujours dans mon coeur.

Votre dévouement indéfectible fait en sorte qu'on est capables de livrer

la marchandise dans Jean-Talon.

Puis, maintenant,

mettons que je veux parler un petit peu de mon bilan, moi, je suis arrivée un

an après les autres, tu sais. La

première année, j'ai été défaite, j'ai été nommée directrice de cabinet. Après

ça, j'ai eu la chance de rentrer dans une

partielle. Mais je m'étais dit : Il faut que je sois capable d'en faire

autant que les autres, je suis en mode rattrapage, là, en partant. Donc, c'était un petit défi que je

m'étais donné. Puis je suis une fille d'actions concrètes puis de terrain, donc

c'était important.

Pour vous nommer quelques-uns de nos

accomplissements, l'année dernière j'ai eu la chance aussi d'avoir une stagiaire de la Fondation Jean-Charles-Bonenfant,

Sandrine Jouis, puis je lui avais confié un petit projet qui était quand même porteur mais superrassembleur,

qui s'appelait #avancerensemble. Donc, on a été capables d'identifier des

organismes communautaires et des entreprises et de les mailler ensemble, parce

qu'il y avait un manque à gagner, étant donné qu'on

était en pleine pandémie, qu'il n'y avait plus d'événements au privé. Je

voulais aller chercher un petit peu plus d'argent pour ces organismes-là. Puis ça nous a permis, en quelques

jours, de ramasser un 22 000 $

supplémentaire, en plus de ce qu'on

donne dans notre soutien à l'action bénévole, pour 11 organismes

communautaires. Puis ce maillage-là a perduré dans le temps. Souvent, c'étaient des entreprises qui

ne soutenaient même pas des organismes. Donc, c'est un maillage qui a perduré

dans le temps, j'en suis très fière.

Je suis fière d'avoir eu la première pelletée de

terre... bien, la première annonce de maison des aînés dans mon comté, en compagnie de la ministre des Aînés.

C'est une maison des aînés qui va accueillir 96 résidents. Vous savez,

j'ai un comté quand même âgé, donc c'était vraiment une priorité, dans

mon comté. On a toujours voulu traiter les aînés avec bienveillance, ce qu'on

fait.

phase III de la promenade Samuel-De Champlain, on a décrié, dans le passé,

que ça n'avançait jamais, mais là ça avance, là, puissance grand V,

vous n'avez même pas idée, M. le Président. Ça va être exceptionnel. Ma

collègue d'Argenteuil parlait de donner accès à la nature. Bien, je

pense qu'on peut aussi donner accès à la nature dans des milieux urbains. Puis donner accès au fleuve avec un aussi

beau projet, c'est aussi une manière. On va avoir d'autres projets dans le futur, là, mais on va se garder une petite

marge de manoeuvre pour la campagne électorale, mais j'aimerais que les villes

deviennent aussi des poumons urbains.

Donc, c'est

ça, je suis très fière d'avoir porté aussi le projet de loi privé qui a permis

la fusion de la SSQ et de La Capitale pour donner naissance à Beneva. C'est

quand même 5 000 employés dans la région de Québec, presque tous

dans mon comté, en fait, donc ça en fait la

plus grande mutuelle au Canada. Donc, c'est une fierté, une compagnie

québécoise qui va se positionner comme les leaders mondiaux.

Il y a

énormément d'autres initiatives que je pourrais mentionner, mais j'aimerais

parler un petit peu de ma fierté, également,

de faire

partie d'un gouvernement qui ose aller de l'avant avec des solutions

innovantes. On parle souvent, le ministre des Finances en parlait la

semaine passée, de l'importance de créer de la richesse, puis il nous est

arrivé avec une belle équation, que je ne

vais pas réitérer, mais je pourrais un peu l'expliquer. L'objectif, en fait, de

créer de la richesse, c'est de

permettre à des employeurs d'avoir... de produire une plus grande valeur

ajoutée, de donner les outils nécessaires aux entreprises de pouvoir, justement, performer un petit peu plus,

pouvoir engager des travailleurs qualifiés, des ingénieurs, notamment. Puis il y a un investissement, qui a eu

lieu dans mon comté, de 800 000 $ pour la compagnie Laklé — je

salue d'ailleurs Mario et Audrey, qui

sont, justement, les propriétaires de cette entreprise-là — puis

eux, ils avaient un enjeu de main-d'oeuvre,

mais ces investissements-là ont permis d'acheter des machines robotisées, des

robots, en fait, pour produire plus puis continuer de se positionner

comme des leaders dans leur domaine.

On investit

dans des écoles dans mon comté, parce que, on le sait, les écoles sont en

décrépitude à travers le Québec. Mais

c'était avant notre arrivée, puis nous, on est en mode action, donc on se met à

agrandir des écoles, rénover des écoles, c'est superimportant. Moi, j'en

ai deux qui ont bénéficié, dans mon comté.

Et je ne peux

pas ne pas mentionner notre désir de contribuer à l'environnement, notamment

par des projets de transport collectif. Moi, j'ai le tramway de Québec qui va

passer dans mon comté. Notre gouvernement, dans les prochaines années, va

investir 55 millions de dollars en projets de transport collectif, c'est

du jamais-vu dans l'histoire du Québec. Et moi, je suis très fière

d'avoir un de ces projets-là dans mon comté.

Maintenant,

il ne me reste plus trop de temps, puis j'aimerais ça parler de nous, les

Québécois. Je pense que, dans les

dernières années, on a un petit peu oublié qui nous étions, malgré notre passé

de défricheurs, de bâtisseurs, puis de notre côté... notre identité, qui est unique en Amérique du Nord. On a un

petit peu oublié, puis c'est sûr, parce qu'on s'est laissé un petit peu aller dans les 15 dernières années.

Je pense aux infrastructures, je pense à tout ce qui... même au niveau

de notre langue, et je pense que c'est le

temps de se le rappeler. Je pense qu'ensemble, la pandémie, la campagne de

vaccination, ce qu'on est en train de faire en ce moment est en train de

nous redonner un petit peu cette fierté-là puis de montrer qu'on est capables d'accomplir

des choses absolument exceptionnelles tous ensemble. Mais, comme le premier

ministre l'a dit, si on veut faire

ça, il faut laisser aller nos vieilles manières de faire, nos vieilles méthodes

de faire. Il faut oser, il faut innover, il faut travailler ensemble

pour, justement, être capables de retrouver cette fierté-là. On ne peut pas

continuer comme on faisait avant. Puis je

pense qu'il faut arrêter de se comparer, aussi, à l'Ontario et aux autres

provinces. Moi, je pense qu'il faut viser beaucoup plus haut que ce

qu'on n'a jamais imaginé.

a une fierté, nous sommes un peuple exceptionnel. Nous avons la capacité de

rayonner à l'international au niveau de

notre culture, nos entreprises, notre territoire. On est en train de prendre

soin de notre Québec, puis, bon, dans la prochaine campagne électorale, on va le montrer encore plus.

On est en train de se remettre beaux puis d'être fiers. Puis je pense que,

plus que jamais, on peut démontrer au reste du monde, pas juste au reste du

Canada, à quel point on est exceptionnels. Mais,

pour ça il va falloir prendre soin de nous, notre identité, notre langue, on en

a parlé, d'aller plus loin que ce qui a été fait, justement, dans le passé,

parce que je sens que notre société québécoise, plus que jamais, une société

qui est dynamique, unique, innovante,

a une soif de vivre, une soif de s'émanciper et de s'affirmer comme société

francophone en Amérique du Nord et de

montrer à la terre entière à quel point nous sommes un peuple exceptionnel,

capable de relever tous les défis.

Pour

terminer, M. le Président, pour paraphraser ma nouvelle stagiaire Bonenfant,

Victoria Thân, je crois que le meilleur est à venir. Merci.

Vice-Président (M. Picard) : Merci, Mme la députée. Je reconnais

maintenant M. le député de Beauce-Sud.

M. Poulin :

Merci beaucoup, M. le Président. C'est un plaisir de pouvoir intervenir avec

mes collègues de la

partie gouvernementale

sur le discours inaugural de notre premier ministre. C'est agréable d'entendre

les collègues, de voir leur vision des choses à la suite des derniers

mois et, évidemment, des dernières années, qui ont été assez spectaculaires.

Vous

me permettrez d'adresser mes premiers mots pour les citoyens de Beauce-Sud, que

j'ai l'immense privilège de représenter ici, à l'Assemblée nationale du Québec.

C'est une région que j'habite, que je vis, où ma famille est depuis de

nombreuses années, et c'était pour moi un rêve, un objectif de pouvoir

représenter ma circonscription ici.

Sachez

que je ne m'attendais pas, comme plusieurs collègues, à vivre un mandat aussi

particulier, aussi difficile. Mais,

somme toute, je tente de rester sur le positif, sur nos nombreux

accomplissements dans la circonscription de Beauce-Sud, et j'aurai la chance d'y venir au cours de mon

intervention. Évidemment, je vous parlerai de notre premier ministre, un

homme incroyable, du Secrétariat à la

jeunesse, puisque je suis son adjoint parlementaire, et de notre Plan d'action jeunesse, et de multiples éléments, évidemment,

qui ont marqué les dernières années, et aussi parler, évidemment, de l'avenir.

Vous

savez, M. le Président, je suis un gars extrêmement déterminé. Vous

êtes membre du caucus de Chaudière-Appalaches, vous

le savez. Vous avez été là avec moi, tous les lundis matin, lors de nos

rencontres régulières de caucus à la fois sur les enjeux de santé mais sur l'ensemble

de la région, et vous m'avez entendu parler souvent des dossiers qui sont

importants à défendre pour ma région.

Lorsque je suis

arrivé, il y avait zéro projet de la circonscription de Beauce-Sud dans le PQI,

dans le programme québécois des

infrastructures. Nos projets étaient

en attente, ou n'étaient pas déposés, ou encore on n'avait pas eu des bonnes

nouvelles. Et moi, je suis fier, M. le Président, de pouvoir dire qu'on a investi des sommes records dans Beauce-Sud

depuis notre arrivée, donc depuis les trois dernières années.

réalisation dont je suis fier, particulièrement — et je vais vous les

énumérer, parce qu'il y en a

énormément — c'est

le complexe multisport qui est présentement

en construction du côté de Saint-Georges. J'y étais, d'ailleurs, hier. Ça se

passe très bien, une piscine

semi-olympique, on va construire quatre nouvelles classes, un gymnase double

qui sera relié à la polyvalente Saint-Georges. C'est majeur, c'est un

des plus gros chantiers de l'histoire de la Beauce. C'est le premier complexe

multisport qu'on construit. C'est des sommes importantes pour notre

gouvernement, et j'en suis très fier.

Vous

m'avez aussi entendu défendre le prolongement de l'autoroute 73, et je

vous vois sourire, parce que je l'ai fait

avec passion, avec conviction, vous en parlerez avec les gens au ministère des

Transports, vous en parlerez, évidemment, aux collègues. Ça débute déjà, les tests de sol, les projets pour

décider du bon tracé. C'est une route de contournement de 7,5 kilomètres que nous allons réaliser pour

contourner la ville de Saint-Georges. C'était voulu, c'était demandé. On vient

réparer une erreur historique où une

autoroute arrêtait en plein quartier, et je suis fier de ça parce qu'évidemment

on l'a mis dans le projet de loi

n° 66, et les travaux débuteront en 2024, et ça fera toute une différence

pour détourner le trafic lourd de notre ville.

même temps, un sujet qui était attendu depuis les 30 dernières années en

Beauce, et je vais vous faire sourire, mais

c'est la synchronisation des feux sur le boulevard Lacroix. Ça a fait sacrer

bien des gens au cours des dernières années, puis je me permets de dire le mot, parce que c'est un fait. Et on a

investi 1 million de dollars, M. le Président, et ça va débuter en

printemps prochain, où on va refaire l'ensemble des feux de circulation qui

appartient à notre gouvernement sur le boulevard

Lacroix à Saint-Georges. Ça va faciliter, évidemment, l'est-ouest, ça va

faciliter le déplacement des véhicules. Et ça, on agit à ce niveau-là

sur une nouvelle technologie qui était fort attendue.

Évidemment,

pour nos familles, j'inaugurerai, dans les prochaines semaines, avec mon

collègue le ministre de la Famille,

un tout nouveau CPE à Saint-Georges, un autre projet qui était attendu, de

44 places dans le secteur ouest. Lorsqu'on est arrivés, on s'est

mis rapidement au travail, et on va pouvoir l'offrir à notre population.

maison des aînés qui est également en construction dans la circonscription de

Beauce-Sud. Là, encore une fois, on a

travaillé du côté de Saint-Martin pour offrir une quarantaine de places,

évidemment, à notre population dans

le tout nouveau concept que vous

connaissez. C'est un ajout important pour la municipalité, mais c'est un

ajout important pour la Beauce, puisque ce sera la première maison des

aînés sous ce concept sur notre territoire.

a investi des sommes majeures, et je vois mes collègues qui sont particulièrement

dans les milieux ruraux, auprès de

nos plus petites municipalités, à la fois pour les aqueducs, les égouts, pour

la voirie rurale. On a été au rendez-vous pour défendre leurs projets et faire une différence. Maintenant, ça fait en

sorte que nos plus petites municipalités ont également les moyens de

leurs ambitions. On n'a oublié personne.

J'ai ouvert

également, M. le Président, la première maison de répit pour les proches

aidants en Beauce, la Maison Gilles-Carle, où on a... — oui, on peut être fiers, on peut être

fiers — où on a

signé, M. le Président, une entente sur les 10 prochaines années afin d'avoir du personnel qualifié pour

prendre soin de nos proches aidants mais prendre soin également des gens qui ont des défis de santé, ne serait-ce

que la maladie d'Alzheimer ou autres. Alors, imaginez, depuis trois

ans, comment on est dans les premières, dans la circonscription de

Beauce-Sud. Et je me permets d'en être très fier.

On va

également construire une nouvelle unité de traitement de cancer, c'est

7 millions de dollars. On rénove le pont patrimonial Perrault, le

deuxième plus long au Canada, c'est 2 millions de dollars. Une nouvelle

piste cyclable à Saint-Georges, 1 million. 4 millions pour la

nouvelle caserne des pompiers de Saint-Georges, qui était fort attendue, M. le Président. D'ailleurs, hier soir, les

pompiers ont entré pour la première fois à l'intérieur de la caserne, et je... — oui, on peut être fiers aussi — et je

l'inaugurerai avec la ministre des Affaires municipales au cours des prochains

mois.

On a également annoncé 900 000 $ pour

la revitalisation du centre-ville de Saint-Georges pour se faire un plan, 600 000 $ pour la rénovation du CHSLD de

Saint-Prosper. On refait nos cours d'école. On a annoncé des sommes pour

le pavillon de la zec Jaro. On a également

annoncé, avec le ministre délégué à la Santé et Services sociaux, encore une

fois une première, une première aire

ouverte pour nos jeunes de 12 à 25 ans en Beauce, où on aura sept

professionnels à temps plein pour les

appuyer, ne serait-ce qu'en termes d'enjeux physiques ou de santé mentale.

Bien, ça, on le fait également avec le ministre délégué à la Santé et

aux Services sociaux.

Sur le plan

national, parce que ça a eu des répercussions dans Beauce-Sud et dans

l'ensemble des circonscriptions, on a

diminué les tarifs de stationnement à l'Hôpital de Saint-Georges. On a diminué

les taxes scolaires partout sur le territoire, ça a eu un impact important. On a investi des sommes importantes pour

revoir la mission des carrefours jeunesse-emploi dans toutes les circonscriptions au Québec. On a investi pour le retour

des jeunes en région avec Place aux jeunes. On a rehaussé le financement à nos organismes communautaires et, croyez-moi,

M. le Président, on va continuer de pouvoir les appuyer et les accompagner. Est-ce que j'ai oublié des choses? Il y en a

tellement, M. le Président, qu'on a accomplies, dans Beauce-Sud, parce

qu'on s'est mis au travail jour et nuit pour arriver à des résultats.

Ah oui! Un

autre élément fort important, ce sont nos entreprises et la rareté de

main-d'oeuvre. L'automatisation, la numérisation

est extrêmement importante. On a accompagné de nombreuses entreprises. C'est

plus d'une dizaine de millions de

dollars qui sont investis, depuis notre arrivée dans plusieurs industries, pour

assurer l'automatisation et contrer

la rareté de main-d'oeuvre. Sachez

que ça va se continuer. On travaille actuellement d'autres dossiers et on

pourrait faire des annonces sous peu.

Alors, le

souhait que j'avais, M. le Président, malgré la pandémie, c'est d'amener ma

région encore plus loin, c'est de la

propulser encore plus loin. Et on l'a fait avec nos municipalités, avec nos

organismes communautaires, avec le Conseil économique de Beauce, avec le centre de services scolaire, avec des

partenaires qui travaillent dans la même direction que nous pour pouvoir

amener notre région encore plus loin. Et ça, permettez-moi d'en être

extrêmement heureux.

Et vous savez,

la pandémie, ce que ça a fait. C'est sûr que ça a amené une pression. Le député

de Portneuf le disait tout à l'heure à quel point

qu'on a eu de nombreux messages, des centaines de... des centaines

quotidiennement, qui devenus des milliers

assez rapidement, en termes de questions, en termes d'enjeux. On a été là. Et

ça, M. le Président, ça ne passe pas

toujours aux nouvelles, hein? Des fois, on dit : Le député, il fait quoi,

aujourd'hui? Bien, M. le Président, il règle des dossiers, il fait

la différence au quotidien.

Et on le

fait, évidemment, avec les gens de notre équipe. Vous me permettrez de pouvoir

les saluer, nos équipes en circonscription,

qui font un travail formidable. Nos équipes aussi en cabinet, M. le Président,

qui ont travaillé jour et nuit en

termes d'enjeux sanitaires et de consignes sanitaires. On peut également saluer

le personnel du whip, les recherchistes, le personnel du leader parlementaire, qui a travaillé aussi très fort. Ce

sont toutes des équipes, M. le Président, qui travaillent dans l'ombre, qu'on

ne voit pas aux nouvelles, mais qui sont avec nous et qui nous permettent de

faire en sorte d'accomplir notre travail, et on se doit de les remercier

et de les saluer, M. le Président.

En même temps

de tout ça, j'étais l'adjoint parlementaire, et je le suis encore, du premier

ministre, responsable des dossiers

jeunesse, et j'ai proposé le plan jeunesse le plus ambitieux, M. le Président,

qui s'est jamais fait, 300 millions de dollars sur trois ans, qui va rejoindre 500 000 jeunes en termes

d'activités, de programmes et d'aide. On s'est assurés de créer un

premier volet environnemental, où on a annoncé récemment 60 écoles qui

verront leur bilan environnemental amélioré. J'ai annoncé un volet en culture

pour que nos jeunes soient encore plus fiers de parler français, qu'ils

puissent davantage être en contact avec la

culture québécoise. Je vous parlais des carrefours jeunesse-emploi, M.

le Président, qui sont importants. On a revu leur mission. On veut

travailler davantage avec eux pour contrer le décrochage scolaire.

Et je veux saluer les équipes du Secrétariat à

la jeunesse, M. le Président, ils sont une vingtaine, M. Boulanger, qui

est là, j'ai travaillé également avec M. Houle pendant de nombreuses

années. Ce sont des gens formidables qui ont à

coeur, tout comme nous, l'intérêt de la jeunesse québécoise. On a lancé un

programme d'infrastructures, qu'ils sont en train d'analyser, ces jours-ci, pour, justement, rénover nos espaces

jeunesse à travers le Québec. Plusieurs de mes collègues et de l'ensemble des collègues de l'Assemblée nationale en ont profité. Pourquoi? Parce que nos jeunes

sont importants, nos jeunes sont une priorité pour notre gouvernement. Et, je

le dis souvent, les jeunes, ce n'est pas juste l'avenir, c'est le présent,

à tous les jours il faut s'en occuper. Puis c'est une responsabilité que tous

les élus de l'Assemblée nationale, évidemment, partagent. Et on sait que ça a

un impact, les actions que l'on porte et que l'on fait.

Le premier ministre a

présenté un discours inaugural extrêmement ambitieux, qui vient tracer

l'ensemble des mandats que nous avons. Et,

M. le Président, vous connaissez très bien le premier ministre, c'est un homme

qui est dévoué, présent auprès de ses collègues, des

collègues du caucus, du Conseil des ministres, parce qu'il veut que les

dossiers avancent, il veut que les

dossiers progressent. On a rarement rencontré, dans l'histoire du Québec, un

premier ministre autant déterminé sur

les objectifs et l'avancement des dossiers. Il a été à mes côtés pour faire

avancer les dossiers de la circonscription de Beauce-Sud. Il est à mes côtés pour faire avancer les dossiers qui

concernent la jeunesse. Il est surtout aux côtés des Québécois, où il a dit clairement, malgré la pandémie, qui

était inattendue, malgré le fait qu'il a fallu prendre des décisions

extrêmement difficiles... nous sommes

restés sur nos objectifs, et encore on va plus loin, en termes de nouvelle

économie, en termes de fabriquer

québécois, en termes de défis de main-d'oeuvre, qui sont grands dans tous les

secteurs, pour faire face au vieillissement de la population.

Et, M. le Président,

je me sens, comme citoyen québécois, comme citoyen de la Beauce, en selle, au

cours des prochaines années, avec un

gouvernement, une équipe gouvernementale extrêmement compétente et un premier

ministre qui aime profondément les Québécois dans toutes les régions et

qui a le goût plus que jamais de développer le Québec. Merci, M. le Président.

Et ensemble on regarde vers l'avenir.

Vice-Président (M. Picard) : Merci, M. le député. Merci. Je

suis... Merci. Je suis maintenant prêt à reconnaître M. le ministre

délégué à la Transformation numérique et député de La Peltrie.

Caire : Oui, M. le Président. En fait, député de

La Peltrie et ministre délégué à la Transformation numérique, mon

titre de député étant et sera toujours le plus beau

titre que j'aurai jamais

eu, M. le Président, en politique.

le Président, au discours inaugural, le premier ministre a annoncé la création

du ministère de la Cybersécurité et du Numérique, qui, je dois le dire, a été

reçu extrêmement positivement dans la société, mais qui amène son lot de

questions.

Bon, pourquoi on crée

un ministère de la Cybersécurité et du Numérique? Pour répondre à cette question-là,

M. le Président, vous me permettrez de faire

peut-être une petite mise en contexte quand on est arrivés, quand la CAQ est

arrivée au gouvernement, au mois d'octobre,

quel était l'état des lieux. En fait, je ne retrouvais, et ma collègue de

Jean-Talon s'en souviendra,

puisqu'elle occupait d'autres fonctions à ce moment-là, hein... on ne

retrouvait la notion de cybersécurité nulle part au sein du

gouvernement. On parlait de la sécurité des systèmes, sécurité de

l'information, mais la notion de «cybersécurité» n'existait pas dans l'ensemble

des documents, directives du gouvernement du Québec. Donc, une des premières choses que nous avons faites, c'est de

travailler à l'élaboration d'une politique de cybersécurité. Il faut, il fallait donner des orientations en matière de

cybersécurité aux différents ministères et organismes du gouvernement

du Québec.

Maintenant,

ce qu'on réalisait aussi, c'est qu'une politique qui devient un peu l'affaire de tout le monde, ce n'est l'affaire de personne.

Alors, combien de politiques sont restées... de très bonnes politiques sont

restées sur les tablettes parce qu'il

n'y avait pas vraiment quelqu'un qui était mandaté pour s'assurer du respect de la

politique? Donc, on a créé le Centre gouvernemental de cyberdéfense, une organisation qui devenait le vaisseau amiral en matière de cybersécurité, qui avait comme outil la politique de cybersécurité et

le mandat de la mettre en application. M.

le Président, je vais garder une

petite gêne, mais dire qu'il y avait beaucoup de travail à faire, c'est un doux euphémisme. Il

y avait vraiment beaucoup de travail à faire pour améliorer la

cybersécurité et la protection de nos systèmes d'information.

M. le Président, j'ai eu, au début de mon mandat, l'occasion de rencontrer quelqu'un

qui a été victime d'un vol d'identité.

Et, juste pour qu'on comprenne à quel point c'est important, juste vous décrire

quel est l'enfer que cette personne-là

vit : recevoir des factures pour des biens qu'on n'a pas consommés — puis on parle milliers de dollars — recevoir des comptes de carte de crédit pour une

carte de crédit qu'on n'a jamais possédée, se promener sur la

voie publique et être arrêté par la police. Vous vous faites arrêter par la

police, amener au poste, et là vous êtes soupçonné de tel ou tel délit que vous n'avez jamais commis,

dans des endroits où vous n'êtes jamais allé. Ça, c'était le quotidien de

cette personne-là.

Aujourd'hui, cette personne-là, pour qui le vol d'identité est avéré, là, on le

sait, c'est connu, c'est reconnu, c'est avéré, aujourd'hui encore cette personne-là doit se promener avec

une lettre officielle qui dit qu'elle est victime d'un vol d'identité. Elle doit se promener avec des

documents officiels qui prouvent son identité parce qu'elle est encore

susceptible d'être arrêtée pour des

gestes qu'elle n'aura jamais commis. Est-ce

qu'on peut s'imaginer, M. le Président, l'enfer que ça représente? C'est difficile, mais c'est un

enfer. C'est un enfer.

Alors,

collectivement, on a tous vu, à travers des événements qu'on connaît, du vol

d'information. On a eu récemment, à

l'émission J.E. , des allégations, ça reste à prouver, mais, mettons,

bien étoffées, sur le fait que des gens auraient réclamé de la PCU, alors qu'ils ne l'ont jamais fait, notamment

un journaliste du Groupe Québecor qui dit : Je n'ai jamais demandé de PCU. Pourtant, il reçoit des revenus de PCU

qu'il doit déclarer sur son rapport d'impôt. Alors, c'est ça, le vol

d'identité.

gouvernement du Québec, M. le

Président, possède la plus grande

banque d'informations au Québec. Le volume de données que nous avons, il est exponentiel, et donc la menace, elle

est en proportion, parce que la menace est en proportion de l'intérêt,

et, croyez-moi, il y a beaucoup d'intérêt pour les informations que le gouvernement

du Québec possède.

Donc,

j'en reviens à pourquoi un ministère de la Cybersécurité et du Numérique. Parce

qu'être excellent en matière de

sécurité, ce n'est plus une option. C'est une nécessité, c'est une obligation,

c'est un devoir sacré, c'est une mission de l'État. Et c'est très exactement ce que le premier ministre nous a

demandé de faire, en créant le ministère de la Cybersécurité et du Numérique, de faire en sorte que le vol de

données soit chose rare, voire exceptionnelle. Je ne dirais pas impossible,

parce qu'à l'impossible nul n'est tenu, mais

on peut faire en sorte, M. le

Président, que ces événements-là

deviennent des épisodes anecdotiques. Ça, on peut faire ça, et on va le

faire.

Maintenant, il y a

aussi... il y a un autre volet, M. le Président, qui a peut-être

un peu moins capté l'attention, mais qui,

à mon avis, est tout aussi important et qui justifie le

premier, c'est la transformation numérique. On a besoin de cybersécurité

parce qu'on se livre à une transformation numérique, évidemment.

Encore

là, M. le Président, vous dire que le gouvernement du Québec a quand même

deux ou trois petites étapes à franchir, ça aussi, c'est un doux

euphémisme. Juste peut-être quelques anecdotes personnelles. Mon fils, qui

était au primaire, s'inscrit au secondaire,

et là la saga de l'inscription commence. Alors, ça prend son certificat de

naissance. Donc, je vais demander à

une entité du gouvernement de me donner un certificat de naissance pour la

fournir à une autre entité du gouvernement. Parlez-vous. Bien non, ça ne marche pas comme

ça. Je vais remplir un nombre incalculable de formulaires, quatre — pour

moi, c'est quatre de trop — dans lesquels on va me poser quoi comme

questions? Dans les quatre, là, sans exception :

son nom, son prénom — je

viens de te le dire — son

adresse, son sexe, sa date de naissance. Il faut le répéter quatre fois parce que ça ne s'en va pas aux mêmes

entités, qui travaillent toutes pour le gouvernement, soit dit en passant.

Après ça, il faut que je fournisse le

bulletin, le dernier bulletin. Ça fait que je vais demander au ministère de

l'Éducation de me fournir un bulletin

pour le fournir à une autre entité du ministère de l'Éducation. Ça, c'est un

exemple parmi tant d'autres.

On pourrait parler du

parcours du combattant que c'est, d'aller à l'hôpital, avec, tu sais, les

petites cartes de plastique, au

XXIe siècle, M. le Président. Puis ça, c'est moderne, parce que n'oublions

pas que le ministère de la Santé communique

régulièrement par fax. La dernière fois que j'ai vu un fax, M. le Président,

j'étais au Musée de la civilisation.

Caire : Merci, chère collègue. Mais en même temps ce n'est

pas drôle, je veux dire, c'est... en même temps ce n'est pas drôle, je

veux dire.

J'ai

une petite anecdote. J'avais une

conseillère, quand on a commencé le mandat, qui sortait de son bureau, elle

riait. Pourquoi tu ris? Bien, elle dit :

C'est parce que ma fille s'inscrit à un endroit X, dont je tairai

le nom, ils lui ont demandé des documents,

puis ils lui ont demandé d'envoyer les documents par fax. Et sa fille de dire : Maman, c'est

quoi, un fax? La génération de mes enfants ne sait même pas ce que c'est. Puis

tant mieux, c'est correct, là, ils ne perdent rien là. Mais on utilise

encore ça dans le réseau de la santé.

Bon,

alors, M. le Président, la transformation numérique, ce n'est pas une option, c'est une nécessité. La

société est rendue là. Nos jeunes et

moins jeunes, on travaille tous avec nos téléphones intelligents puis nos

tablettes. On veut avoir accès à des

services au bout du pouce. Et c'est exactement ça, le défi, M. le Président, de la transformation numérique, c'est d'être

capable de simplifier la vie de nos concitoyens, c'est d'être capable de rendre le gouvernement accessible 24 heures sur

24, sept jours sur sept, au bout du pouce. C'est d'arrêter de prendre une

demi-journée de congé parce qu'il faut aller renouveler tel ou tel permis, ou aller chercher tel ou tel document,

ou rencontrer telle ou telle entité du gouvernement

du Québec. On n'est plus là, M. le Président. Et la

pandémie, qui avait un paquet de mauvais côtés, nous aura mis en face d'une

réalité : la transformation numérique, c'est une nécessité. C'est une

nécessité, M. le Président.

Alors, c'est quoi, le

défi? Bien, le défi, on a commencé à le relever tranquillement pas vite, malheureusement,

en 2018, en nommant le Centre québécois

d'excellence numérique, parce

que le problème qu'on a, puis ça

revient un peu avec la cybersécurité, c'est d'avoir cette

expertise-là, oui, mais dispersée aux quatre coins du gouvernement du Québec. Donc, on

dilue l'expertise au lieu de la concentrer et de la mettre au service de l'ensemble.

Première chose qu'on a réglée, avec le Centre québécois d'excellence numérique,

comme on l'a fait avec le Centre gouvernemental de cyberdéfense : de se donner une stratégie, mais une stratégie

commune, des objectifs communs. Qu'est-ce

que ça veut dire, la transformation numérique? Ça va se

quantifier comment? Ça va se mesurer comment?

Quand on parle de

services de numériques de bout en bout, ça veut dire que je ne commence pas le service

numériquement, puis, oups! à un moment

donné j'imprime un document.

Ça, M. le Président, si vous voulez me faire changer d'humeur,

vous me dites : Je vais aller l'imprimer. Pourquoi?

Petite

anecdote, M. le Président. D'ailleurs, j'ai trouvé ça tellement savoureux. J'ai une

rencontre, un briefing, et on me

donne un document papier, et je dis : Non, moi, je travaille

avec la version numérique. Ah! mais c'est parce qu'on ne l'a pas. Bien, vous n'avez pas fait ça à la

dactylo, là, il y a un document numérique. Alors, c'est pour vous dire comment c'est

ancré dans les habitudes.

Alors

donc, M. le Président, se donner une stratégie, se donner un

vaisseau amiral qui va, lui aussi, avoir le mandat de la transformation numérique. Et arrive l'idée

du ministère, comme avec la question de la cybersécurité, M. le Président,

c'est de se rendre compte que ces outils-là,

oui, ont été mis en place, mais on arrive au bout de leur capacité à agir. Là,

il faut aller à une étape plus loin si on veut l'accélération de la

transformation numérique, M. le Président.

Quelques chiffres

pour vous dire à quel point on peut faire beaucoup plus. On investit chaque

année 4 milliards, 4 milliards

dans la transformation numérique. Le gouvernement du Québec emploie

18 000 personnes, 4 000 consultants, 22 000 personnes travaillent à la

transformation numérique du gouvernement du Québec. Est-ce que vous avez

l'impression que le gouvernement du

Québec a une transformation numérique qui est à la hauteur de cet effort

colossal? La réponse à ça, c'est non.

Pourquoi, M. le Président? Parce que chaque ministère et organisme, individuellement, voit à sa transformation

numérique, voit à sa cybersécurité, alors que le numérique, l'idée même du numérique,

c'est la collaboration, c'est le partage,

c'est la mise en commun. On travaille à

contresens de ce que c'est, la transformation numérique. Et c'est pour ça que

les résultats qu'on obtient ne sont pas à la hauteur des investissements

et des efforts qu'on y déploie.

ministère va avoir ce mandat-là, coordonner, réaliser ce qui est commun, pas

demander à tel ministère de le faire pour

tout le monde, ce n'est pas leur mandat. Ce sera le mandat de ce ministère-là.

Ce que nous avons en commun, nous allons

le faire. Et nous allons le mettre au service de la communauté et du

gouvernement du Québec. Et ça, ça va nous permettre d'avoir une véritable transformation numérique.

Et, au final, l'objectif, il est simple : simplifier la vie des citoyens,

leur donner des services 24 heures sur 24, sept jours sur sept, et

surtout s'assurer qu'ils sont cyberprotégés. Merci, M. le Président.

Vice-Président (M. Picard) : Merci, M. le ministre. Merci. Je

cède la parole à M. le député de Pontiac et leader de l'opposition

officielle. Vous disposez de 8 min 36 s.

M. Fortin : Merci. Merci, M. le Président. M. le Président,

je suis ici aujourd'hui pour donner ma perspective sur le discours qui a été prononcé par le premier ministre

il y a quelques semaines déjà, discours important. Moi, ça fait sept ans que je siège ici, à l'Assemblée

nationale. C'est la première fois qu'un premier ministre utilise cette

procédure-là, de mettre une fin à nos

travaux parlementaires pour pouvoir offrir un nouveau discours, une nouvelle

avenue, une vision sur le choix, les

actions que le gouvernement va prendre au cours de ce qui va être la prochaine

année, essentiellement l'année d'ici la fin de son mandat.

C'est aussi

une occasion pour le premier ministre de nous parler de ses valeurs, de nous

parler de ce qui l'habite. Et, M. le Président, pour les gens qui n'ont

pas eu la chance de voir soit son discours ou celui de la cheffe de

l'opposition, j'encourage les gens à aller

écouter les deux discours, à se pencher sur les valeurs qui sont véhiculées

dans les deux discours et à voir

quelle option ils préfèrent entre les deux. Il y a beaucoup à gagner à entendre

le discours qui a été fait par la cheffe de l'opposition officielle. Et,

pour moi, là, c'est un moment de définition des deux formations politiques.

Parlant des

enjeux qui sont importants, le premier ministre a choisi de mettre de l'avant

un certain nombre d'enjeux au cours

de son discours. Je suis porte-parole en transport, M. le Président. Dans les

prochaines secondes, je vais prendre le même nombre de temps pour parler des enjeux de transport que le premier

ministre : Un bateau, deux bateaux, fini, ma vieille référence au

football d'école secondaire, là, mais c'est tout, M. le Président, rien de

plus, deux secondes sur le transport. Il

nous a parlé d'électrification des transports. Très bien. Il nous a parlé des

industries associées à ça. Très bien. Mais,

sur la mobilité des gens, sur comment les gens se déplacent au Québec, sur les projets

qu'il veut voir naître, absolument rien, M. le Président.

On n'a pas

parlé du projet de transport en commun à Gatineau, dans ma circonscription,

dans celle de votre collègue de Hull,

de notre collègue de Hull. On n'a pas parlé de ça. Pourtant, c'est un enjeu

majeur pour les gens de la région de l'Outaouais.

On n'a pas parlé de la ligne bleue. Le premier ministre ne nous a pas parlé de

son projet de tunnel à 10 milliards. À 10 milliards, c'est un gros chiffre, hein? 10 milliards,

c'est un chiffre énorme. Il n'y en a pas beaucoup, des projets de 10 milliards, au Québec. Et le premier

ministre n'en a pas fait mot une seule fois. Et je sais à quel point c'est

important pour plusieurs des

collègues d'en face, notamment le dernier orateur à s'exprimer, le ministre de

la Transformation numérique. Alors,

moi, j'étais surpris de ne pas voir ça dans le discours du premier ministre, un

élément si central à tous ses discours au

cours des dernières années, à ceux des députés de la région de Québec. Ça ne

fait plus

partie du discours. Un discours de 1 h 30, là, 1 h 30 sur les actions à prendre, un

projet de 10 milliards, on n'en parle pas, silence radio. Rien non plus

sur l'interrégional, rien sur le transport aérien. Pour les gens qui ont

des enjeux de mobilité, au Québec, les gens qui veulent épargner du temps de déplacement, les gens qui veulent qu'on prenne un

virage vers le transport en commun, rien, mais absolument rien dans le

discours du premier ministre. Ça en dit long sur sa vision à ce niveau-là.

M. le

Président, je vais vous parler quelques secondes des enjeux, je viens d'en

aborder un, l'enjeu du tramway à Gatineau, mais qui sont importants pour

ma circonscription. L'agriculture, M. le Président, dans le discours du premier

ministre, voici le temps qu'il a passé sur

l'agriculture : Un bateau, deux bateaux, fini. Rien sur l'agriculture. Il

nous a parlé de souveraineté

alimentaire, là, à peu près pendant ça, deux secondes. Mais c'est quoi, dans

mon comté, l'industrie la plus stable,

dans le Pontiac rural? C'est l'agriculture. C'est quoi, l'industrie qui peut

faire revenir des jeunes en région, qui peut intéresser les gens à

revenir en région? Chez nous, c'est l'agriculture. C'est là où il y a un

potentiel immense.

Alors, quand

le premier ministre nous dit : Bien, on va regarder — ça, c'était dans son discours — MRC par MRC, on va avoir un plan pour faire du développement économique à certains

endroits, on va avoir un plan pour améliorer les choses à d'autres endroits, bien, un des enjeux les plus importants,

c'est celui de l'agriculture, comment on va soutenir nos agriculteurs,

comment on va soutenir la relève agricole. À ce niveau-là, rien, M. le

Président. Deux bateaux.

foresterie, comté forestier, foresterie : Un bateau, deux bateaux, fini.

Et là je suis généreux. M. le Président, moi, il y a des travailleurs dans ma région, dans la région de l'Outaouais,

dans le comté représenté par le ministre responsable de l'Outaouais qui ont perdu leur emploi il y a un

certain temps déjà, il y a environ deux ans, et, depuis ce moment-là — 300 travailleurs dans sa circonscription, à l'usine de

Fortress — depuis

ce temps-là, le gouvernement leur dit : Donnez-nous quelques mois, on va

arriver avec une solution. Donnez-nous quelques mois, on va trouver un acheteur

pour votre usine. Donnez-nous quelques mois, là, gardez espoir, on va arriver

avec une solution pour vous. Depuis ce temps-là, de report en report... Donnez-nous plus de temps, s'il vous plaît. C'est

ça qu'on entend, c'est ça que les travailleurs entendent. Ces gens-là, ils

aiment ça, travailler dans ce secteur-là.

C'est un bon métier, avec des bons revenus, dans leur communauté. Le

gouvernement leur dit : Attendez. Ça ne marche pas, ça, M. le

Président, ça ne marche pas pendant si longtemps que ça.

Puis, pendant

ce temps-là, pendant que le gouvernement dit : Attendez, on est en train

de regarder une solution pour cette

usine-là, bien, il y a un paquet d'autres projets que le ministre de la

foresterie, le ministre de la Forêt, Faune et les Parcs, laisse sur la table, des projets qui ne

sont pas analysés, qui ne sont pas étudiés, en ce moment, parce qu'on attend la

solution pour Fortress. Ça, c'est des

projets pour la Haute-Gatineau. Ça, c'est des projets pour chez nous, dans le

Pontiac, des gens qui attendent

depuis longtemps. Des communautés dévitalisées, en voulez-vous, M. le

Président? Il y en a dans la

Haute-Gatineau, il y en a chez nous, des gens qui veulent retourner en emploi

dans la foresterie. Mais tout ça est bloqué parce qu'on ne prend pas

action pour une usine dans le comté de Papineau.

le Président, enjeu important dans mon comté, la santé, important pour tout le

monde en Outaouais. L'obstétrique est fermée dans ma circonscription,

l'urgence est fermée dans le comté de Chapleau 14 heures par jour, il y a 100 lits de fermés en Outaouais, nos

opérations sont au ralenti plus que n'importe où au Québec. Est-ce que le

premier ministre nous a parlé de ces enjeux-là? Absolument pas, M. le

Président. Est-ce qu'il a présenté des solutions à ces enjeux-là pour les gens de chez nous? Absolument pas, M. le Président.

Il nous parle de décentralisation. Ça, c'est le terme qu'il a lancé au cours de son discours. Je vais

lancer un mot, là, puis, bien, j'espère que ça va pogner. M. le Président, le

lendemain, le ministre de la Santé est sorti sur la place publique pour dire :

Oui, décentralisation, on va faire à peu près la

même affaire qu'on fait en ce moment,

on va mettre un gestionnaire ici, on

va en mettre un autre là, puis ça va être ça. Ça,

c'est la même chose que le gouvernement précédent faisait à la fin du mandat, on va

mettre un gestionnaire ici. Mais ça ne peut pas être ça. Son grand thème

de centralisation, là, ça ne peut pas être que ça.

Alors, s'il y

a une vraie vision pour la décentralisation, moi, je l'attends encore. Moi, je

veux l'entendre, je veux la voir. Puis les gens de mon comté veulent

savoir c'est quoi puis ce que ça va vouloir dire pour tous ces projets-là, pour

l'urgence, pour l'obstétrique, pour les 100 lits

qui sont fermés, en Outaouais, pour les opérations qui sont au ralenti par

manque de personnel. Il est temps. Ça

fait deux ans et demi, à peu près, deux ans et demi que l'obstétrique, elle ne

fonctionne pas à plein régime chez nous. Je m'attends à des solutions de

la part du gouvernement.

M. le

Président, en terminant, je veux demander aux gens, comme je l'ai fait d'entrée de jeu, de retourner écouter les

deux discours, celui du premier

ministre, celui de la cheffe de l'opposition. Ils verront bien quelle vision concorde avec la leur. Pour moi,

le choix est évident.

M. le Président, je termine en déposant une

motion de grief. Et je vous la lis, M. le Président :

«Que l'Assemblée

nationale blâme sévèrement

le gouvernement caquiste pour son manque de vision — et je pèse mes mots, manque de vision — en

matière de mobilité visant à réduire les temps de déplacements des usagers.»

Je vous remercie, M. le Président.

Le Vice-Président

(M. Picard) : Merci, M. le député. Votre motion est déposée sous

réserve de sa recevabilité. Et je

cède maintenant la parole à M. le député d'Arthabaska et whip en chef du

gouvernement. Vous disposez de 13 min 15 s encore pour

votre groupe.

M. Lefebvre :

13 min 15 s?

Le Vice-Président (M. Picard) :

13 min 15 s.

M. Lefebvre : Merci, M. le

Président. Écoutez, c'est un grand plaisir et un privilège, de conclure ce

discours d'ouverture, M. le Président. Tout

d'abord, permettez-moi de saluer... parce qu'on ne peut pas mentionner

lorsqu'un député est absent, vous le

savez, ça fait

partie de notre règlement, alors permettez-moi de saluer les

députés de l'opposition qui sont avec

nous aujourd'hui, mais particulièrement les députés du gouvernement qui sont

avec nous aujourd'hui pour la conclusion de ce discours d'ouverture.

M. le Président, je veux saluer le travail,

d'entrée de jeu, des 124 députés, le travail qui a été fait au cours des 20 derniers mois. On a tous notre histoire,

M. le Président. Et, en 1998, j'étais, à l'époque, pompier et j'ai vécu la

crise du verglas, une crise qui a

amené 5 millions de Canadiens dans la noirceur. Et je me disais, à cette

époque-là, que ce serait sûrement la

plus grosse crise que j'aurais à vivre de ma vie. Et, non, malheureusement, M.

le Président, il y avait beaucoup plus gros qui nous attendait avec cette crise mondiale de la pandémie que nous

avons vécue au cours des 20 derniers mois. Mais je veux me faire rassurant en disant que je suis persuadé que nous sommes présentement à la sortie de cette pandémie-là.

La semaine dernière, le premier ministre nous a exposé sa vision pour le Québec,

sa vision pour le Québec de demain, pour les générations futures. Et, je le dis souvent, et je sais que

souvent mes collègues le disent, eux aussi, si on fait de la politique,

aujourd'hui, c'est pour nos enfants. C'est eux, le Québec

de demain. Et c'est un privilège que nous avons, d'être au gouvernement pour pouvoir travailler et se tourner vers

l'avenir, leur donner de l'espoir, à nos jeunes. Et le privilège que nous avons tous ici, c'est d'être les yeux, la

voix et les oreilles de nos concitoyens, de nos concitoyennes mais également

de nos enfants.

Chaque

semaine, M. le Président, dans nos bureaux de circonscription, on reçoit une panoplie d'appels de gens qui ont besoin d'aide, que ce soient des gens qui

nous appellent pour des cas personnels... on appelle ça, hein, des cas de

comté, où est-ce qu'on accompagne nos citoyens, nos citoyennes dans la machine gouvernementale du mieux qu'on

le peut. Et les gens n'ont pas toujours

conscience du type de cas qu'on peut avoir, mais ce qui m'avait marqué, dans

mes premières années, il y avait une citoyenne qui était débarquée au poste de police puis qui

était complètement désemparée, puis le policier avait dit : Madame, je ne peux pas vous aider, puis

la dernière porte que vous avez à cogner, c'est celle de votre député. Ça fait que la dame était arrivée chez nous

désemparée, et on était sa dernière porte, sa dernière bouée de sauvetage pour

aider cette citoyenne-là. Et c'est un

privilège de pouvoir aider ces gens-là. Et j'aurais... On a tous et toutes des

anecdotes qui nous ont amené les

larmes aux yeux parce qu'on a réussi à aider des citoyennes

et des citoyens de notre comté. Également, nos entreprises qu'on accompagne, également, dans les différents

programmes d'aide pour nos entreprises, nos organismes communautaires, qu'on supporte, naturellement, par notre soutien à l'action bénévole mais également

dans les différents programmes.

Et mes collègues

l'ont fait au cours des dernières interventions, et je vais le faire, moi

aussi, le travail qui est fait par

nos équipes de comté est un travail colossal, quotidien, d'écoute et d'accompagnement, et je ne peux pas passer sous

silence le travail qui est fait dans le

comté d'Arthabaska-L'Érable par Caroline, Adam, Pierre-Luc et David. Ce que

vous faites dans le comté est

absolument incroyable. J'ai le privilège d'être accompagné par des gens de

coeur, des gens déterminés qui sont

là pour les bonnes raisons. Et, pour avoir la chance de côtoyer les équipes,

également, de mes collègues du côté gouvernemental,

je peux vous dire que l'ensemble des employés des bureaux de circonscription

font un travail colossal, et c'est

vraiment des gens de coeur. Et je

pense qu'on peut applaudir tous et toutes les employés de toutes les circonscriptions.

M. le Président, j'aimerais saluer quelques initiatives citoyennes qui ont eu lieu

pendant la pandémie. Et je commencerais tout d'abord avec un de mes collègues, amis, Yannick Fréchette,

conseiller municipal à la ville de Victoriaville. Pendant la pandémie, Yannick a installé un système de son

dans son camion et il se présentait devant les résidences pour personnes âgées

pour mettre de la musique des années 60, 70, pour les résidences de

personnes âgées. Les résidents sortaient sur le bord de leurs balcons pour danser, écouter de la musique.

Juste ça, ça donnait un baume. Il se promenait également dans les rues

de la municipalité, et là tu te demandais, à un moment donné, qu'est-ce qui se

passait, tu entendais de la musique. Bien, c'était lui qui se promenait avec

son camion pour divertir les gens.

C'est des

petits gestes comme ça. Il y en a plusieurs. Et celui... le prochain, je suis persuadé qu'il

y en a plein dans votre comté, les

clubs de fermières, également les Filles d'Isabelle, qui ont confectionné des

masques en grandes quantités. Et,

moi, tous mes clubs de fermières, Filles d'Isabelle, ont confectionné des

masques, je me suis assuré d'acheter ce qu'ils ont confectionné pour remettre à nos gens les plus démunis qui devaient

se procurer des masques. Et, pour certains, là, chaque dollar que coûtait un masque était un dollar de trop, qu'ils

n'avaient pas, pour se procurer cet outil-là, qu'on devait... était indispensable.

Je veux

saluer Éric Lecompte, chez nous, les Magasins Lecompte, qui a remis 25 000 chocolats dans les résidences pour personnes âgées, dans les paniers pour les

gens les plus démunis; la compagnie Sani Marc, une compagnie au niveau international, chez nous, qui produit des produits

de désinfection, qui a remis des produits de désinfection à tous les commerçants de ma région gratuitement pour les

aider dans les défis qu'on rencontrait; Mathieu Gosselin, dans son quartier,

qui a entretenu des sentiers pédestres pour

que les gens puissent sortir, prendre l'air, parce qu'on le sait, la pandémie a

eu des effets très difficiles au

niveau psychologique, au niveau mental, et ce qu'a fait Mathieu, bien, ça a

permis aux gens de sortir, de s'oxygéner et de se changer les idées.

Alors, je pense qu'il y a des valeurs... Quand

on fait un peu de recul, là, par rapport à la pandémie, je pense qu'on a retrouvé certaines valeurs qu'on avait

peut-être un peu perdues, des valeurs d'entraide, des valeurs d'empathie, des

valeurs de... l'écoute, le respect et le

travail d'équipe, et je pense que ça, ce sera un point positif qui restera de

cette pandémie-là.

Et, en

parlant de travail d'équipe, je veux remercier mon collègue de Beauce-Sud,

tantôt, qui l'a souligné, mais je veux

également, moi aussi, souligner le travail, là, du cabinet du whip. C'est un

travail qui est dans l'ombre, comme le disait

mon collègue, mais, quand la pandémie a débuté, là, ces gens-là ont été au

travail sept jours sur sept, 24 heures sur 24. On divisait l'équipe du cabinet du whip de jour,

de soir, de nuit, de fin de semaine pour pouvoir répondre à l'ensemble des

préoccupations qui arrivaient dans nos

bureaux de comté. Et c'est un travail colossal et, je le répète, comme mon

collègue le disait, c'est un travail dans l'ombre, mais je veux

remercier sincèrement toute l'équipe du cabinet du whip. Dans les 20 mois de pandémie, vous avez fait un

travail qui est exceptionnel. Il y avait une pression qui arrivait avec des

questions qui n'étaient pas faciles.

On l'a souvent dit, la pandémie a été... on avait un livre blanc, hein, on ne

savait pas à quoi on avait affaire. Alors, vous avez fait un travail

colossal, et je tiens à vous en remercier sincèrement.

M. le

Président, je veux rendre hommage aux femmes et aux hommes qui ont accepté de

se mobiliser, qui ont accepté l'invitation

par la plateforme Je contribue. Ça a été une mobilisation sans précédent. On a

15 000 personnes qui ont accepté de se rendre disponibles pour nos cliniques de vaccination. Et, dans nos

cliniques de vaccination, on me disait que c'était à peu près 80 % des

gens qui revenaient, des gens qui avaient été à la retraite, qui avaient quitté

le réseau puis qui sont venus vraiment prêter main-forte, mettre la main

à la pâte pour les centres de vaccination.

Et, dans tous les centres de vaccination, que j'ai

entendu parler, au Québec, là, ce que les gens me disaient, ils disaient : On rentrait là, on était bien

accueillis. Les gens avaient le sourire, les gens étaient contents d'être là et

de mettre l'épaule à la roue. Il y avait... Ça aurait été facile d'avoir

une ambiance qui aurait pu être lourde, hein, avec ce qu'on vivait, là, ça aurait pu être très lourd, la

présence dans les centres de vaccination, mais au contraire on rentrait dans

les centres de vaccination, les gens

étaient fiers d'être là, étaient fiers de prêter main-forte au gouvernement du

Québec et d'aider tous les Québécois et Québécoises.

Nos préposés,

8 500 proposés, on en a 1 500 supplémentaires d'embauchés qui sont à

compléter leur formation. Donc, on va avoir les

10 000 préposés qu'on avait prévus.

Alors, si on

parle du réseau de la santé, là, c'est près de 40 000 personnes qui

ont été de retour, au niveau du réseau de

la santé, incluant nos centres de vaccination et nos préposés. Alors, c'est

colossal. Et merci à tous ceux qui ont contribué.

Je veux

saluer également, naturellement, nos entreprises, qui ont été en mode solution — on le sait, nos entrepreneurs, ce sont des gens

qui sont créatifs, qui, malgré les épreuves qu'ils ont au quotidien, ont su

être très créatifs — nos

organismes communautaires qui étaient là en première

ligne pour nous supporter, supporter souvent nos gens qui sont les plus

vulnérables. Notre milieu culturel,

qui a été tellement créatif. On a eu

des spectacles virtuels qui nous ont été offerts. Est-ce que

c'était l'idéal? Non. Est-ce que c'était une belle alternative dans ce

cas-là? Oui. Et moi, je l'ai vécu, chez nous, des amis qui nous offraient des spectacles virtuels. Et

souvent, ces gens-là, bien, c'est leur gagne-pain, mais ce qu'on faisait, chez

nous, là, il y avait

une compagnie qui n'était pas affectée par la pandémie, qui commanditait le

spectacle pour payer les gens au niveau culturel,

pour offrir un spectacle gratuit à tous les citoyens. Alors, on se

retrouvait souvent, le jeudi, le vendredi soir, 800, jusqu'à 2 000 personnes du comté qui écoutaient

un spectacle gratuit virtuel. Alors, ça a été... c'est un bel exemple,

chez nous, qui s'est passé.

Le premier ministre dit souvent : On a toujours eu comme objectif de vouloir garder nos enfants à l'école durant

la pandémie, et, lorsque

ça n'a pas été possible, bien, on s'est tournés vers l'éducation en ligne. M. le Président, vous le savez, ma conjointe est enseignante, j'ai eu la chance de la voir enseigner

chez nous en ligne avec les enfants, et nos enfants ont tellement

une capacité d'adaptation incroyable. Ça a été difficile pour eux, et aujourd'hui, de la part de tous mes collègues, là, je veux remercier nos enfants, qui

ont su s'adapter, malgré ces moments difficiles là. Et je veux remercier tous

les enseignantes et enseignants. Je sais qu'on vous a demandé des efforts qui

sont considérables, que vous avez dépassé, naturellement, vos heures, vos tâches, votre façon de faire, mais vous l'avez fait pour et avec nos enfants. Alors, du fond

du coeur, de la part de tous les collègues, merci beaucoup.

M. le Président, notre gouvernement a une vision qui est pragmatique de ce qu'on veut

du Québec pour les années à venir, pour la nation québécoise. Et un des dossiers qui était important pour moi,

à l'époque que j'étais dans l'opposition, c'était

Internet haute vitesse. On en a parlé, les gouvernements précédents ont tout fait, ils nous l'ont annoncé plusieurs

fois, sans jamais livrer la marchandise. Mais cette fois-ci, M. le

Président, c'est avec grande fierté qu'on a annoncé qu'en octobre 2022 déjà

l'ensemble des foyers québécois vont être couverts par Internet haute vitesse.

Et on parlait, dans les années 70, de

l'électricité, et, dans les années 2000, naturellement, c'était

Internet, le dossier n'était pas réglé, mais nous, comme gouvernement,

on va le régler pour donner Internet haute vitesse à l'ensemble des Québécois

et Québécoises.

M. le Président, notre gouvernement a bien

entendu les demandes et les besoins des Québécoises et Québécois, que ce soit en matière de santé, d'éducation, au

niveau de la culture, au niveau de l'environnement, bien

sûr, et de l'économie, et on entend bien répondre à

toutes ces demandes-là.

M. le Président, je vais terminer en citant notre premier ministre, qui résume très bien

son discours et notre vision. Le premier ministre a dit : Je veux

un Québec plus prospère, un Québec plus vert et un Québec plus fier.

Le Vice-Président (M. Picard) :

Merci, M. le député. Merci.

Je comprends

que le groupe parlementaire formant le

gouvernement ne compte pas se

prévaloir de son droit de

réplique. Est-ce bien ça, M. le leader adjoint du gouvernement?

Vice-Président (M. Picard) : Merci. Cela met fin au débat sur le discours d'ouverture prononcé

le 19 octobre 2021.

Nous sommes

rendus à l'étape de la mise aux voix. Et je constate que l'un des groupes parlementaires n'est pas représenté

pour la mise aux voix.

Je suspends donc les travaux pour un maximum de

temps de 10 minutes.

(Suspension de la séance à 11 h 43)

Vice-Président (M. Picard) : Je vous informe que les motions formulant un grief présentées dans le

cadre du débat sur le discours

d'ouverture sont toutes recevables, sauf celle présentée par

Mme la députée d'Iberville, car elle contient des propos non parlementaires. En effet, la motion a pour effet

d'imputer des motifs indignes au gouvernement, ce qui n'est pas permis

dans notre règlement.

Conformément

à l'article 50.1 de notre règlement, nous allons maintenant procéder au

vote sur les motions formulant un

grief présentées dans le cadre de ce débat ainsi que sur la motion de

M. le premier ministre proposant que l'Assemblée approuve la

politique générale du gouvernement.

Je mets

maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la cheffe de

l'opposition officielle. Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le premier ministre pour avoir présenté

un bilan d'actions gouvernementales

sans qu'il soit accompagné d'une réelle vision ambitieuse et innovante pour le

futur du Québec et de solutions aux

deux grandes crises auxquelles le Québec fait face : la lutte aux

changements climatiques et la pénurie de main-d'oeuvre.»

En application de

l'ordre spécial, j'inviterais les leaders parlementaires à m'indiquer le vote

de leurs groupes sur cette motion. M. le leader de l'opposition

officielle?

Le Vice-Président (M. Picard) :

M. le leader adjoint du gouvernement?

M. Schneeberger :

Contre.

Le Vice-Président (M. Picard) : M.

le député de Jean-Lesage?

Le Vice-Président (M. Picard) :

M. le leader du troisième groupe d'opposition?

Le Vice-Président (M. Picard) :

La motion est rejetée.

Je mets maintenant

aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys. Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour l'absence

de vision et de plan d'avenir pour l'essor de l'enseignement supérieur

au Québec.»

En application de l'ordre spécial, j'inviterais

les leaders parlementaires à m'indiquer le vote de leurs groupes sur

cette motion. M. le leader de l'opposition officielle?

Le Vice-Président (M. Picard) :

M. le leader adjoint du gouvernement?

M. Schneeberger :

Contre.

Le Vice-Président (M. Picard) : M.

le député de Jean-Lesage?

Le Vice-Président (M. Picard) :

M. le leader du troisième groupe d'opposition?

Le Vice-Président (M. Picard) :

La motion est rejetée.

Je mets maintenant

aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le député de Jonquière. Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour son manque

de vision et d'ambition en matière de

protection de l'environnement et de lutte contre les changements climatiques,

ainsi que pour l'absence d'un plan sérieux et crédible pour faire face à

l'urgence climatique.»

application de l'ordre spécial, j'inviterais les leaders parlementaires à

m'indiquer le vote de leurs groupes sur cette motion. M. le leader du

troisième groupe d'opposition?

Le Vice-Président (M. Picard) :

M. le leader adjoint du gouvernement?

M. Schneeberger :

Contre.

Le Vice-Président (M. Picard) :

M. le leader de l'opposition officielle?

Le Vice-Président (M. Picard) :

M. le député de Jean-Lesage?

Le Vice-Président (M. Picard) :

La motion est rejetée.

Je mets

maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la députée

de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement de la Coalition avenir

Québec pour son incapacité à identifier les causes qui fragilisent la

santé mentale et le bien-être de nos jeunes adultes et à agir en cette

matière.»

application de l'ordre spécial, j'inviterais les leaders parlementaires à

m'indiquer le vote de leurs groupes sur cette motion. M. le député de

Jean-Lesage?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader adjoint du gouvernement?

M. Schneeberger :

Contre.

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader de l'opposition officielle?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader du troisième groupe d'opposition?

Le Vice-Président

(M. Picard) : La motion est rejetée.

mets maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la

députée de Verdun. Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour son manque

de cohérence en matière de lutte aux changements climatiques et

l'absence d'un plan concret pour atteindre les cibles québécoises de réduction

d'émission de GES.»

application de l'ordre spécial, j'inviterais les leaders parlementaires à

m'indiquer le vote de leurs groupes sur cette motion. M. le leader de

l'opposition officielle?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader adjoint du gouvernement?

M. Schneeberger :

Contre.

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le député de Jean-Lesage?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader du troisième groupe d'opposition?

Le Vice-Président

(M. Picard) : La motion est rejetée.

mets maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée

par M. le député de Laurier-Dorion.

Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement de la Coalition avenir

Québec pour son déni de la crise du logement touchant tout le Québec.»

application de l'ordre spécial, j'inviterais les leaders parlementaires à

m'indiquer le vote de leurs groupes sur cette motion. M. le député de

Jean-Lesage?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader adjoint du gouvernement?

M. Schneeberger :

Contre.

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader de l'opposition officielle?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader du troisième groupe d'opposition?

Le Vice-Président

(M. Picard) : La motion est rejetée.

mets maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le

député de Mont-Royal—Outremont.

Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour le choc

tarifaire que les ménages et les entreprises

du Québec devront subir en avril 2022 en raison du bond substantiel que la

facture d'électricité fera en pleine reprise économique.»

En application de l'ordre spécial,

j'inviterais les leaders parlementaires à m'indiquer le vote de leurs groupes

sur cette motion. M. le leader de l'opposition officielle?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader adjoint du gouvernement?

M. Schneeberger :

Contre.

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le député de Jean-Lesage?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader du troisième groupe d'opposition?

Le Vice-Président

(M. Picard) : La motion est rejetée.

mets maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la

députée de Mercier. Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement de la Coalition avenir

Québec pour son manque de vision pour la nécessaire transition

écologique de notre économie.»

application de l'ordre spécial, j'inviterais les leaders parlementaires à

m'indiquer le vote de leurs groupes sur cette motion. M. le député de

Jean-Lesage?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader adjoint du gouvernement?

M. Schneeberger :

Contre.

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader de l'opposition officielle?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader du troisième groupe d'opposition?

Le Vice-Président

(M. Picard) : La motion est rejetée.

mets maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la

députée de Gaspé. Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour son manque

de vision et d'intérêt en matière de

développement régional et d'occupation du territoire, notamment en ce qui a

trait à la rétention et l'attraction des jeunes dans les régions du

Québec.»

application de l'ordre spécial, j'inviterais les leaders parlementaires à m'indiquer

le vote de leurs groupes sur cette motion. M. le leader du troisième

groupe d'opposition?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader adjoint du gouvernement?

M. Schneeberger :

Contre.

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader de l'opposition officielle?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le député de Jean-Lesage?

Le Vice-Président

(M. Picard) : La motion est rejetée.

Je mets

maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le député de

Nelligan. Cette motion se lit comme suit :

«Que l'Assemblée nationale blâme

sévèrement le gouvernement caquiste pour son manque de vision en matière

économique et son refus systématique de

reconnaître le problème n° 1 de nos entreprises, soit, la pénurie de

main-d'oeuvre dans toutes les régions du Québec.»

application de l'ordre spécial, j'inviterais les leaders parlementaires à m'indiquer le vote de leurs groupes sur cette motion. M. le

leader de l'opposition officielle?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader adjoint du gouvernement?

M. Schneeberger :

Contre.

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le député de Jean-Lesage?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader du troisième groupe d'opposition?

Le Vice-Président

(M. Picard) : La motion est rejetée.

Je mets maintenant

aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la députée de

Rouyn-Noranda—Témiscamingue.

Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement de la Coalition Avenir

Québec pour son manque d'ambition à lutter contre la crise climatique et

la crise de la biodiversité, deux crises indissociables l'une de l'autre.»

application de l'ordre spécial, j'inviterais les leaders parlementaires à

m'indiquer le vote de leurs groupes sur cette motion. M. le député de

Jean-Lesage?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader adjoint du gouvernement?

M. Schneeberger :

Contre.

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader de l'opposition officielle?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader du troisième groupe d'opposition?

Vice-Président (M. Picard) : La motion est rejetée. Je mets

maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la

députée de l'Acadie. Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour son manque

de vision pour soutenir les créateurs et le milieu culturel et pour

préserver le patrimoine québécois.»

application de l'ordre spécial, j'inviterais les leaders parlementaires à

m'indiquer le vote de leurs groupes sur cette motion. M. le leader de

l'opposition officielle?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader adjoint du gouvernement?

M. Schneeberger :

Contre.

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le député de Jean-Lesage?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader du troisième groupe d'opposition?

Vice-Président (M. Picard) : La motion est rejetée.

mets maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le

député de Robert-Baldwin. Cette motion se lit comme suit :

«Que l'Assemblée

nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour son manque de

profondeur quant à la lutte aux changements climatiques et les principes

d'écofiscalité.»

En application de

l'ordre spécial, j'inviterais les leaders parlementaires à m'indiquer le vote

de leurs groupes sur cette motion. M. le leader de l'opposition officielle?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader adjoint du gouvernement?

M. Schneeberger :

Contre.

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le député de Jean-Lesage?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader du troisième groupe d'opposition?

Le Vice-Président

(M. Picard) : La motion est rejetée.

Je mets maintenant

aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le député de

D'Arcy-McGee. Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour son

inaction devant l'ampleur de la crise en santé mentale engendrée par la

pandémie et face aux délais d'attente grandissants pour l'accès à des

services.»

application de l'ordre spécial, j'inviterais les leaders parlementaires à

m'indiquer le vote de leurs groupes sur cette motion. M. le leader de

l'opposition officielle?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader adjoint du gouvernement?

M. Schneeberger :

Contre.

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le député de Jean-Lesage?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader du troisième groupe d'opposition?

Le Vice-Président

(M. Picard) : La motion est rejetée.

mets maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la

députée de Westmount—Saint-Louis.

Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour l'absence

de mesures fortes afin de soutenir les personnes en situation de

pauvreté en raison de la hausse du coût de la vie.»

application de l'ordre spécial, j'inviterais les leaders parlementaires à m'indiquer le vote de leurs groupes sur

cette motion. M. le leader de l'opposition officielle?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader adjoint du gouvernement?

M. Schneeberger :

Contre.

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le député de Jean-Lesage?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader du troisième groupe d'opposition?

Le Vice-Président

(M. Picard) : La motion est rejetée.

mets maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée

par M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve. Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement

le gouvernement de la Coalition avenir Québec pour son refus de procéder à une

hausse substantielle du salaire minimum afin de contrer les effets de la hausse

du coût de la vie.»

application de l'ordre spécial, j'inviterais les leaders parlementaires à m'indiquer le vote de

leurs groupes sur cette motion. M. le député de Jean-Lesage?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader adjoint du gouvernement?

M. Schneeberger :

Contre.

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader de l'opposition officielle?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader du troisième groupe d'opposition?

Le Vice-Président

(M. Picard) : La motion est rejetée.

mets maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par Mme la

députée de Joliette. Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste dont la

négligence et l'inaction ont conduit à la pire crise de l'histoire des

services de garde éducatifs à la petite enfance au Québec, alors qu'un nombre

record de parents attendent une place

subventionnée pour leurs enfants et que la pénurie d'éducatrices est telle que

les ratios d'éducatrices qualifiées ont été abaissés et que des bris de

services sont constatés chaque jour.»

application de l'ordre spécial, j'inviterais les leaders parlementaires à

m'indiquer le vote de leurs groupes sur cette motion. M. le leader du

troisième groupe d'opposition?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader adjoint du gouvernement?

M. Schneeberger :

Contre.

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader de l'opposition officielle?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le député de Jean-Lesage?

Le Vice-Président

(M. Picard) : La motion est rejetée.

mets maintenant aux voix la motion formulant un grief

présentée par M. le député de René-Lévesque . Cette motion se lit

comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour le

sous-financement chronique imposé aux

organismes communautaires, en dépit de leur apport essentiel dans le contexte

de pandémie et de l'explosion des besoins des populations en situation

de vulnérabilité.»

application de l'ordre spécial, j'inviterais les leaders parlementaires à

m'indiquer le vote de leurs groupes sur cette motion. M. le leader du

troisième groupe d'opposition?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader adjoint du gouvernement?

M. Schneeberger :

Contre.

Vice-Président (M. Picard) : M. le leader de l'opposition

officielle?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le député de Jean-Lesage?

Le Vice-Président

(M. Picard) : La motion est rejetée.

mets maintenant aux voix la motion formulant un grief présentée par M. le

député de Pontiac. Cette motion se lit comme suit :

«Que

l'Assemblée nationale blâme sévèrement le gouvernement caquiste pour son manque

de vision en matière de mobilité visant à réduire les temps de

déplacements des usagers.»

application de l'ordre spécial, j'inviterais les leaders parlementaires à

m'indiquer le vote de leurs groupes sur cette motion. M. le leader de

l'opposition officielle?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader adjoint du gouvernement?

M. Schneeberger :

Contre.

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le député de Jean-Lesage?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader du troisième groupe d'opposition?

Le Vice-Président

(M. Picard) : La motion est rejetée.

mets maintenant aux voix la motion de M. le premier ministre proposant que

l'Assemblée approuve la politique générale du gouvernement.

application de l'ordre spécial, j'inviterais les leaders parlementaires à

m'indiquer le vote de leurs groupes sur cette motion. M. le leader

adjoint du gouvernement?

M. Schneeberger :

Pour.

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader de l'opposition officielle?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le député de Jean-Lesage?

Le Vice-Président

(M. Picard) : M. le leader du troisième groupe d'opposition?

Le Vice-Président

(M. Picard) : La motion est adoptée.

Et, compte tenu de

l'heure et afin de permettre, cet après-midi, la tenue des affaires courantes,

les travaux sont suspendus jusqu'à 13 h 40.

(Suspension

Document details

CollectionQuebec — Debates (Hansard)
Citation2021-11-02
Typehansard
Volume / chapterfr travaux-parlementaires assemblee-nationale 42-2 journal-debats 20211102 310761
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifierfd2dfc8ffd08a8a45096514da8355828b7f137a3

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